iii'iJUllMil'iiSüti
Univ.of
Toronto
Library
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■^
ßOMÄlSCHE FORSCHUNGEN
ORGAN
FÜR ROMANISCHE SPHACHEN, VOLKS- UND MITTELLATEIN
herausgegp:ben
VON
KARL YOLLMÖLLER.
XXXII. BAND.
-\a,/rW%pSr
ERLANGEN.
Verlag von Fr. J u n f^ e.
1913.
3
RS
K. B. Hof- und Universitäts-Buchdruckerei von Junge & Sohii, Erlangen.
Inhaltsverzeichnis.
Seite
Vaganay, llugues, Pour l'Ilistoire du Frangais Moderne .... 1—184
Adam, Jobs., Übersetzung und Glossar des altspaniscIienPoema delCid 185 — 388
Pult, G., Über Ämter und Würden in romanisch Bünden .... 389 — 480
Ott, Andreas C, Das altfranzösische Eustacliiusleben (L'Estoire
d'Eustacliius) der Pariser Handschrift Nat.-Bibl. fr. 1374 . . 481—607
Schmitz, Michael, Herkunft des altfranzösischen Wortes tafur . . G08— 612
Sicardi, Enrico, La „giema laziosa" di Ciacco deH'Anguillaia . . 613—622
Bai st, Gottfried, Ferropea 622—623
— , — , Beffe 628—624
— , — , Calina 624
— , — , Verandah 624
Fourmanu, Jakob, Über die Sprache des Mystere de S. Bernard
de Menthon mit einer Einleitung über seine Überlieferung . 625 — 747
Daune, Ferdinand, Das altfranzösische Ebrulfusleben, Eine Dichtung
aus dem 12. Jahrhundert. Nach dem Manuskript 19867 der
Nationalbibliothek zu Paris mit Einleitung und Anmerkungen
neu herausgegeben 748—893
Bai st, Gottfried, Zum „Stamm" barr 894—896
Becker, Walter, Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der alt-
französischen Literatur 897 — 972
Bardola, C, Sonets 973—980
Pour THistoire du PranQais Moderne.
Par
Uugues Vaganay.
La partie la plns neuve du Dictionnaire gSneral de la langue fran-
galse que MM. Hatzfeld et Dnrmesteter entreprirent en 1888 et qua
MM. Thomas et Sudre ont niene ü bouue flu etait assurcmeut Tindication
de la date la plus ancieune ä laquelle remontait le mot 6tudi6. Mal-
heureusement les travaux de ce genre ^taient trop peu nombreux pour
que le travail füt definitif et, quand il y aura lieu de pioceder ä une
refoute, les trois quarts des dates seront ä modifier.
M. Delboulle qui avait ete un des principaux ouvriers de cette
Oeuvre, avait tres bien compiis l'insuffisance des depouillemeuts de
textes faits ä ce point de vue special. Renon9ant, f;iute de trouver un
editeur, ä publier ce Recueil de vieiix mots dont le titre revient si fre-
quemment dans le Dictionnaire, il avait, des la fondation de la SocictS
d'Bistoire litteraire de la France, en 1894, donue, dans la Revue de la
dite Societe, des Notes lexicologiques destinees ä remedier ä cette
insuffisance. La mort est venue le prendre en 1906, alors que la pub-
lication de ces Notes en est restee au mot Fuyant, et il est assez pro-
bable que la suite ne paraitra pas.
Ces quelques pages seront donc un compleraent du travail de
M. Delboulle pour la fin de l'alphabet et, en meme (emps, un Supplement
a la partie dejä publice. En effet, ces travaux de depouillemeuts de
textes n'offrent rien de particulieremeut interessant et il est prudcut
de n'affirmer point qu'on est complet: la traduction de la Cite de Dieu
par Gentian Hervet etait bien connue de M. Delboulle qui l'a citee
maintes fois (voir avant-scene, histrion, incorruptibilite, immanent,
mimique, oxyton, pantomime, stoiquement, dans le Dictionnaire generul) ;
on rencontrera pourtant plus loin une trentaine de mots extraits de ce
v^nerable in-folio, d'apres la seconde edition de 1578 dont la pagination
correspond exactement ä celle de la premiere publice en 1570. De
meme, M. Delboulle avait eu sous les yeux le IV« livre des Kpistres
dorees de Guevare traduit par Jean de Barraud, Bourdelois et publik
ä Paris en 1584 (voir hiimaniser et lethifere dans le Dictionnaire general)]
Romanische Forschang^en XXXII. 1
2 Hugues Vaganay
un depouillement complet de ce voliime, tres curieux an point de vue
de la langue, a fourni iine vingtaine de raots qui n'avaient ete lus
jusqu'iei qiie daüs Cotgrave.
La Mer des Hisfoires, dout l'edition de 1491 m'u ete tres libera-
lement commimiquee., est Tadaptation frangaise du Rudimentum nooici-
orum imprime ä Lübeck en 1475. La premiere edition, de 1488, a 6te
connue de Godefroy, et, d'aprfes son Dictionnaire^ le Dlctionnaire general
l'a mentionnee aux mots enigmatiquement, formateur, houorifiquement.
Cette Histoire generale du monde ne nous präsente pas moins de deux
Cents exemples. Elle est precieuse par la determination exacte de
l'emploi de tel ou tel mot : nous n'avons point lä, en effet, une röim-
pression, plus ou moius rajeunie, d'iin texte medieval, mais bien un
texte authentique de la langue ecrite au dernier quart du XY« siecle
daus la France du nord-est,
Le Guidon ou la Chirurgie de Guy de Chauliac est restee incounue
des redacteurs du Dictionnaire general et pourtant la refonte que
Laurent Joubert en fit en 1579, leur a procure au moius un vocable.
D'autre part, le mauuscrit 24.249 de notre Bibliotheque Nationale,
manuscrit qui coutient la Chirurgie et que M. E. Nicaise a imprime
en 1891, a fourni commissure, complicatioU; congestion, muscillage. II
est singuüer, pour ne pas dire plus, que les editions de la fin du XV®
ou du debut du XVP siecle soient demeurees ignorees: elles auraient
permis de preciser la date de plus de trois cents mots pour lesquelles
le Dictionnaire general indique vaguement: XVI* siecle, Pare. Et Pare
se rejouira de voir rendre ä son maitre la part que Guy de Chauliac
eut daus sa formation scientifique. L'edition parisieune de 1534 que
j'ai depouillee reproduit assez exactemeut l'edition lyonnaise de 1503:
de plus, M. J. Baudrier a bien voulii, avec son accoutumee bienveillance,
mettre ä ma disposition une edition de Lyon, 1490 et une autre de 1520
que Ton trouvera citees quelquefois. La Chirurgie de Mondeville, ecrite
en 1314, a ete publice par le D*" Bos en 1897 et l'on y retrouvera
probablemeut plus d'un mot lu daus le Guidon : les redacteurs du
Dictionnaire General y ont trouve le mot sjjongieux.
Monsieur Abel Lefranc, professeur au College de France, a bien
voulu nous commuuiquer un precieux exemplaire des Ödes de Eonsard,
l'edition priuceps : nous y avous releve une vingtaine de mots. De meme
aussi, nous avons ä remercier M. Roux qui nous a permis de consulier
ä loisir l'edition des Oeuvres de Pare par le D' Malgaigne et de con-
stater que ces trois volumes ne repondaient nullement aux desiderata
de. l'erudition moderne. Eutin, M. F. Gaiffe nous a autorise ä signaler,
d'apres sa cousciencieuse publication, la trentaine de mots qui n'ont
pas encore ete trouves avaut l'Art Poetique frangoys de Thomas
Sebillet (1548).
Ahhorrer I'onr l'llistoire du Frangais Modenie 3
Quaut aux vocables dont le Dictionnaire Ghih'al fait remonler ä
Amyot le premier emploi et pouv lesquels la prcsente liste fournit iin
exemple plus ancien, il y aura lieii de vörifier s'ilö ue se reucontrent
poiut dejä dans les manuscrits d'Amyot autcrieurs ä 1559 (Voir Kenc
StureK Jacques Amyot traducteut- des Vies paralleles de Plidarque).
Des travaux de ce geiire ne valent qne par leur precision, aiissi
ont et6 röserv^s tous les niots : qiiatre ä cinq ccuts, poiir lesquels le
Dictionnaire general ne fournit qu'iine date imprccise „XV« siöcle,
XVP sifecle", et dont, peut-etre, nous avons sous les yeux un exemple
antcrieur.
La typographie, etiidiee co vue de douner le maximum de clarte,
ressemble ä celle des Notes Lexicoloyiqiies de M. Delboulle, sauf que
nous avons cru bon d'y ajouter entre [ | la reference dounee par
le Dictionnaire general, afin d'^viter de fastidieuses recherches.
Une partie de ces Notes a dejä paru dans V Universite catholique
de Lyon en 1907 et 1908: c'est cette pubücation, arretee au niot Per-
niutable qu'a signalee M. F. Biunot au tome III, p. 271 de sa monu-
mentale Histoire de la langiie fra?i(;aise. Des recherches plus appro-
fondies ont permis d'accroitre ici le nombre des exemples et celui des
mots qui n'est pas ^loigne d'atteiudre quinze cents.
Abhorrer. [1539. R. Estieune. Dictionnaire frangois-latin.]
1488. Par quoy est bon de veoir ung peu des dieux des payens
pour les abhorrer.
{La Mer des Histoires, I, 36b, edit. 1491).
Abnegation. [1492. Catholicon abbreviatum.\
1488. Laquelle chose [du repos du septiesnie jour] peult estre
exposee en cinq mani^res. En la preniiere negativement, pai aiiisy
qu'il y a abnegation de la part de la crealure.
[La Mer des Histoires. I, 6 b, edit. 1491).
Abominablement. [1653. Oudin.]
1570. II est tout manifeste combien ceux-cy Tont honorö: c'est
ä dire, combien vilainement et abominablement.
{La Cife de Dien, trad. G. Hervet. I, 212a, B).
Aborig^ne. [1694. Thomas Corneille.]
1488. Iceulx Romains estoient aborighies rustiques et estrangers.
{La Mer des Histoires, I, 185 d, 6dit. 1491).
1582. Et pour ce sout ils nommez Aborigines, ou originaircs du licu.
(L, Guicciardin. Description du Pat/sBan, trad. F. deBelle-Forest,265).
Aboiitir. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1488. Nous avons fait mentiou de plusieurs niontaignes, y-^es,
1*
4 Hugues Vaganay Ahoutir
et fleuves en tractaut des rögions, et en döelarant leurs extremites
et limites oii elles joingnent et aboutissent.
{La Mer des Histoires. I, 73 b, edit. 1491).
Abrutissement. [1608. S. Fran^. de Sales. Introduction ä la vie devote.
III, 20.]
1586. Quel abrutissement est ee lä en un homme raisonnable!
(I. Lambert. Discours evangeliques. \, 120 b).
Abscision. [1554 Thevet. Cosmographie de Levant^ 157.]
1503. Le regime propre [de eure de paralisie] comprent quatre
choses. La premi^re est esgallemeut de la matiere. La seeonde est
abscision d'elle.
{Le Guidon en francoys, 169 c, 6dit. 1534).
Absorption. [1751. Encyclopedie.]
1586. II [Suso] veid son ame . . . joinete ou unie au eoeur divin,
et lä en certaine ecstase, absorption, ou ravissement cachee et en-
dormie entre les bras du tres-amiable Sauveur.
{Oevvres spirituelles de H. Suso, trad. N. Le Cerf, 166).
Absurde. [1549. R. Est. Dict. frangois-latin.]
1548. La couppe femenine . . . doit estre [gardee] par toy, ne
. fut que pour eviter le son absurde, pour lequel sont moins prises
aujourd'huy aueuns Poetes qui ne l'observent.
(Th. Sebillet. Art poetique, p. 55, edit. Gaiffe).
Academiquement. [1690. Furetiöre.]
1570. Geste dispute a este prinse des Academiques et Stoiques,
laquelle Ciceron poursuit Stoiquement au premier des Offices, et au
troisiesme des Eins : et au cinquiesme des Eins, academiquement.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 333 a, E, edit. 1578).
Acassia = ? acacia. [1680. Richelet.]
1503. Unguent faict de acassia aloe thure et sarcocolla.
{Le Guidon en francoys, 257 a, edit. 1534).
Accidentel [XVI« s. Pare. XX, 6.]
1490. Sourdesse accidentelle . . . peut estre curee.
{Le Guidon en francois, y 7 c.)
Acclamation [XVI*^ s. Rabelais. IV, 3 ]
1546. Lors Palmerin un peu houteux de teile aclamacion, respondit.
{Palmerin d'Olive., 71 b.)
Accolade [XVIe s. 0. de Magny. ödes II, 218.]
1546. Apres luy uvoir donne plusieurs baisers et acolades.
{Palmerin d'Olive, 125 a).
Adorateur Pour rHistoiie du Fian9ai8 Moderne 5
Äccortement. [1587. La Noue. Discours poiifiques, p. 220.]
1570. Je ne sgay qiiel pirate ayant cstö pris, lespondit accoiic-
ment et veritablement au grand Alexandre.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 109 a, D, edit 1578).
Accourcissement. [XVP s. Par6. XVII, 13.]
1503. Maladies dedans l'oeil esqiielles vient foiblesse et acoiir-
cissement de veue.
{Le Guidon en francoys, 29 b, edit. 1534).
Accroupissement. [1635. Monet. Invant. des deux lang.]
1555. Leur curieux accroupissement [des poiilles| sur la couvce.
(Billon. Le Fort itiexpugnable, 166 b).
Acerbe. [XVI« 8. Liebault. Maison rustique. III, 47 ]
1523. Puis qu'en mon cas accerbe et violent
Tu me accompaigne de cueur tres vigilent.
{Parthenice mariane, trad. J. de Mortieres, 77 a).
Acidife. [XVI« s. Pare. VI, 23.]
1557. Le meillenr [Bdellium] est celuy qui est amer sann acidite.
(Ch. de l'Escluse, dutis Dodoens. Hist. des Flantes., 554).
Acroamatique. [XV 1^ s. Bouchet. Serees^ pref.]
1560. Vous n'avez pas bien fait de pubiier par tout les dispu-
tations Acroamatiques.
{Zonare, trad. I. Miliet, I; 71 G.)
AdhSsif. [Neologisme.]
1503. Sans le [sang] evaporer en usant de unguentz et de huylle
ayant vertu emplastique c'cst ä dire adhesive.
{Le Guidon en francoys., 247 d, edit. 1534).
Adipeux. [XVI« s. Pare. I, 25.)
1503. La macule est adipose et est plaiue de gresse.
{Le Guidon en francoys., 261 a, edit. 1534).
Adjudicataire. [1611. Cotgrave.]
1596. Tel aoheteur est adjudicataire.
(Guenoys. Conference des coustumes . . . de France, 316 b).
Adjiiration. [XVI« s. Kabelais. I, 43.)
1488. Est escript de Salomon qu'il fist exorcismes et adjurations.
{La Mer des Histoires, I, 169 b, edit. 1491).
Adorateur. [XVI« s. Amyot. Nmna, 25.]
1488. Nul nc povoit faire teile translation .s'il n'estoit adorateur
dicelluy vray Dieu.
{La Mer des Histoires, U, 36 a, edit. 1491).
6 Hugiies Vaganay. Adulte
Adulte. [1611. Cotgrave.]
1570. Jupiter Vadulte, c'est ä dire, qui est d'aage.
{La Cife de Dieu, trad. G. Hervet. [, 126 a,, D, edit,. 1578).
Aere. [XVI« s. Rabelais. III, 23. j
1503. Humidite aeree subtile chaulde.
{Le Guidon en francoys^ 243 a, edit. 1534).
Affaire.
1584. 11 faut avoir quelque valet de chambre, qui n'ait autre
soing (et encores assez affaire et embesoigue).
{Guevarre. Epistres dorees. lY, trad. J. de Barraud, 21 b).
Aff'aissement. Affaisser. [1539. R. Estienue. D/ct. Francois-latin\.
1538. Sedimentum. Aff'aissement de quelque grande chose pesaute,
quand eile s'est abbaiseee et affaissee.
(R. Estienne. Did, Latinogallicun)^ 659 a).
Affectionne [? 1572. Nuits de Strapar. II, 48.]
1568. La ville de Florence est fort affectionnee au nomdes FrauQois.
{F. Guicciardin. Hist. d'Italie^ trad. H. Chomedey, 16 aj.
Affermissement. [XVI" s. 0. de Serres. IV, 9.]
1584. Se gabionner contre ses adversaires ä Vaffermissement et
stabilite de leurs Monarchies.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 235 b).
Agrafer. [1549. R. Estienne.]
1546. Le Turcq . . . ayant fait agraffer le uavire de Palmerin,
le mena droit ä Olimael.
{Palmerin d'Olive, 202 b).
Agregatif. [XVI« s. Rabelais. V, 30.]
1503. II convient . . . raser les cheveux ou oster tous les poilz
et les froter et apres les oingdre avec cbose qui ayt vertu attractive
et aggregative attemperement.
{Le Guidon en francoys, 252 c, edit. 1534).
AgrSgation. Aggregation. [1552. J. Peletier. Arithmetique, p. 20.]
1488. Les montaignes . . . sont generatifz de vapeurs et exa-
lations, par Vagregation et assemblee des quelles choses sont engen-
drees les nuees en l'air.
{La Mer des Hisfoires. I, 73 b, edit. 1491).
1488. Le tiers ciel est le ciel empire ouqiiel est estat parfait et
aggr^gation de tous biens.
{Ibid. I, 3 b).
Ällduya I'üur rilistoire du Frainjais Modoinc 7
1503. Mcus iiCist jiutic chosc siuon usscmblcineut cl aygreyatioii
de toutes Ics vertus sensitives interioresi.
{Le Giädon en francoys, 24 a, edit. 1534).
Agricultarc. [KVI^ s. Kabelais. I, 24.]
1488. La quarte [art mcchaniquej est agriculture, c'est ä diie
labourer les terres.
{La Mer des Histoires. \, 37 a, edit. 1491),
Alambiquer.
1584. La vertu sc debilitant et alambiquant, Tamitie aussi se
resoult et aneantist.
{Gucvare. Epistres dorees. IV, frad. J. de Barraud, 200 b.)
1586. Traite . . . leqiiel j'ay jauge et tirö et (s'il faiit dire)
alemhyque d'im labyriuthe et dedaliis de eeste matiere.
(1. Benedict], Somme des pechcs, 681, edit. 1595.)
Alhig'ineux. Albuymeux. [XV 1^ g. Pare. IV, 6.]
1503. L'humeur albigineux fait comme le blanc d'ung- oeuf : le(iucl
est pour hiimccter et g-arder de desiccation Phumeur cristalin.
{Le Giddon en francoys, 49 a, edit. 1534).
1503. Par adventiirc avec eaue ysseroit liors rbumeur albitgineux.
{Ibid. 263 a).
Allegorique. [XV!** s. Pasquier. Recherches. III, 12.]
1488. Le sens all/^gorique . . . monstre les mystcres qu'ou doit
eutendrc et croiie par rEscripture.
[La Mer des Histoires. I, 1 b, edit. 1491),
1510. Sens auagogique tropologique allegorique et moral.
(P, Desrey, daos le Triumphe des Dames (1901), 103, 6).
Allegor iquement. 1 1520. Fabri. Bhetorique.]
1488. Quaud le Souveraiu Cröateur es six premiers jours eust...
cree . . . le eiel et la lerre, il se reposa ou vü^ . , . Laqiielle chose
peult estre expoi-ee en cinq manÜTes . . . Quintcmcnt est entcndii
allegori'iiiement et ainsy signifin qiie Ihesiicrist ou vii« jour reposeroit
üu söpulc'brc.
{La Mer des Histoires. I, Hb, edit. 1491).
Allehiya. 2. [XVI« s. Du Pinet. Dioscoride. lU. 106.]
1049. Alleluya, herbe, oxytripliyllon. Vulgö dicitur Pauis cuculi:
in officiuis Acelosuni tripliyllon et Alleluya.
(R. Estienne. Dict. Francois-latin, 26 a,)
8 Hugues Vaganay. Allusion
Allusion.
1574. Aiant egard ä l'etymologie,
Allusion, et propre analogie
De vostre titre.
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers, 6.)
Alopide. [XVI« s. Pare. XVIII, 1.]
1503. Galien tesmoigne que les alopicies commancentes sont gue-
ries par purgation.
(Le Guidon en francot/s, 252 d, edit. 1534).
Altercds. [XVI« s. J. Mavot, dans La Curne.]
1523. Deslier les cas
Des loix obscurs sans aulcuns alfercas.
{Parthenice Mariane, trad. J. de Mortieres, 30a.)
AUernatif. [XVI« s. Meilin de Saint Gelays. III, 233.J
1488. Plus est delectee la veiie par le regard alternatif de di-
verses Couleurs que de une seulement.
{La Mer des Histoires. I, 108 c, edit. 1491).
Alternation. [XVI« s. Rabelais. III, 3.]
1501. Qui ue feroit tousjours que une Operation, sans alternation,
Variete et mutation, on viendroit tantost en ennuy.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, d 8 b.)
Alumineux. [1549. Tagault. Instit. chirurg. 158.]
1490. Son boire soit vin ou eaue aluminense.
{Le Guidon en francois, f. 5 c.)
Amateur. [XVP 8. Rabelais, II, 18.]
1488 Est ung roy requis d'avoir pitie et clemenee, affin qu'il
soit doulx amateur des indigents et souffreteux.
(La Mer des Histoires, I, 198 a, edit. 1491).
Amigdalle. [XVI« s. Pare. I, 17.]
1503. L'aposteme appert seulement vers jenes et am/ gdalles (innnt
la langue est compreincte.
[Le Guidon en francoys, 137 c, edit. 1534).
Amnistie.
1584. Faute, laquelleon doit plustost oublier,selon \&\oyA' amnistie.
(Benedicti. Somme des pechez, 503, edit. 1595.)
Amputation. [XVI« s. Pare. X, 21.]
1503. Le membre en peuit mourir par la empidation des voyes
par oü vient la vie.
{Le Guidon en francoys, 187 b. edit. 1534).
Anchois Püiir l'llistoire du FruuQais Moderne 9
Amulete. [1611. Cotgrave.J
1558. Les philtres, brevets, ou amuletes . . . ont im briiit sans eff'eet.
(Pontus de Tyard. Mantice, dans ses Discours phtlosophiques, 135.)
Anagogique. [1566. H. Estienne. Apologie ijoür Herodote. II, 178].
1488. Saiuc't Augustin fast cviagogique interprötant ladictc Saincte
Escripture selou les choses haultes et diviues.
{La Met' des Histoires. T, 1 a, edit, 1491).
Anagrammatiser. [XVI« s. P. de L'Estoile. I, 199.]
1550. Terpandre est vivant et resucitc par Ronsard, anagram-
matisant netqoq PMVUaqdoq ])ar ^oiq 6 TiqnavÖQoq.
(I. IM. P., dans Ödes de Ronsard, 159 b.)
Anagramme. [XYI** s. Bouchet. Serees. I, 1.]
1571. II [Ronsard] se jouesur Vanagramme [1560. 1567: anag-ram-
matisme] du uom de Marie.
(BelleaU; dans Amours de Ronsard, 342.)
Analogie. [XVI^ s. Rabelais. I, 10.]
1503. La cause par laquelle les maladies fönt plus grande afflic-
tion en une heure que eu l'autre . . . c'est Vanalogie propriete occulte
et forme specifique des humeurs.
{Le Guidon en francoys, 85 b, 6dit. 1534).
Analogue. [1690. Fureti^re.]
1503. Selon d'aucuns le terme analogue est moyen entre l'univo-
que et l'equivoque.
{Le Guidon en francoys, 156 b, edit. 1534).
Anatomiser. [XVI« s. Rabelais. IV, 66]
ir;03. Les OS sont dernierement anafhomisez car ilz sont au par-
fond du Corps.
{Le Guidon en francoys, 40 b, edit. 1534.)
Anatomiste. [XVP s. Parc. I, 1.]
1503. Quant tu SQauras toutes les deux : c'est assavoir la science
et l'experience, tu scras parfait anathomiste.
{Le Guidon en francoys, 32 a, edit. 1534.)
1555. Anatomistes, c'est ;i dire ceux qui out mis leur estude ä
voir les parties intcrieures des animaux.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 24.)
Aiichois. [1564. J. Thierry. Dict. fran<\-latin.\
1546. Halec Une sorte de petit menu poisson semblable ä baran,
qu'on appelle Anchois.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 588 b.)
10 Hugiics Vaganay Anfractueux
Anfractueiix. [XVP s. Pare. II, 3.]
1503. Les oreilles sont cartilagineuses et enfractiieuses.
{Le Guidon en francoys^ 50 a, edit. 1534).
AnfractuosiU. [XVI« s. Bouchet. Serees. III, 272.]
1503. La pia mater ... est panDicule . . . lequel peuetre dedans le
eerveau par toutes les anfractiiositez et eavernositez du cerveau.
{Le Guidon en Jrancoys, 45 c, edit, 1534.)
1503. Les pertuys et les enfratuositez et substance de l'oreille.
{Ibid., 263 d.)
1555. L'oii trouve beaueoup de revolutions et anfractiiositez,
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 16.)
Angulevx. [1558. Meignan, dans Godefroy. SuppL]
1557. La premiere Lysimachie jaulue a la tige ronde bien peu
angideuse.
(Dodoens. Hist. des Plantes, trad. Ch. de TEscluse, 56.)
Anneler.
1584. Toute la devotioo des filles de ce jourd'hiiy ... est bien
vermeiiionner leur face, attifter et aneller leurs cheveux.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 24 a.)
Annidaire. [XVI« s. Bouchet. Serees. III, 48.]
1584. On appelle ce doigt amtlaire, ä cause que les Latins
appellent les anueaux Anulns.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 246 a.)
Anodin. [XVI« s. Boucbet. Serees. IV, 185.]
1503. La eure de Ui douleur vraye est faiete aveeques medecines
anodines.
{Le Giiidon en francoys, 99 a, edit. 1534.)
1557. On la peut aussi mesler parmy tous emplastres anodyns.
(Dodoens. Hist. des Plantes, trad. Cb. de l'Escluse, 306.)
Anterieur. [1539. R. Estienue. Dict. frane.-latin.]
1488. Sanctuarium ou le sauctuaire estoit la partie anteriore [du
tabernacle] du coste d'Orient.
{La Mer des Histoires. I, 129 d, edit. 1491.)
1503. La dure niere et la doulce mere divisent le ceiveau par
le millieu cu partie destre et senestre specialemeut quant aux deux
ventricules anterieurs.
{Le Guidon en francoys., 46 b, edit. 1534.)
Anthonomasie. [1558 Bon. Des Periers, NouveUes, 1.]
1488. Combien que toute prophetisse pour ceste cause est nomraee
Sibille, toutesfois pur anthonomasie et excellence on n'en compte que X.
{La Mer des Histoires, I, 173 b, edit. 1491.)
Apoiücctiqiie Poiir rilistoirc du Franjais Mvideine 11
Anticatholique.
1624. {Le Grand D/ctionnaire des Rimes fratigoises, 114.i.)
Antichrestien. [1602. G. Thompson, daus Delboulle. Recueü.]
1581. Calvin . . . fist imprimer a Genöve son Institution anti-
chrestieune.
(P. de La Coste. Sermons, 153 b, cdit. 1598.)
Anticipation. [1539. li. Estiennc. Dict. frang.-latin.]
1488. Montz de Seyr lesquels n'estoient point pour iors appelles
ne dcnommez Seyr par Esau en tant qu'il n'estoit point encor n6,
s'il n'a estc denomme par anticipation.
{La Mer des Histoires. I, 147 a, 6dit. 1491.)
Antipathie. |XVI« s. Pare. II, 21.]
1555. Concorde et discorde, qiie les Grecs noniment Sympathie
et Antipathie.
(P. Belon. Hisloire de la nature des otjseaiix, 11.)
Antiquaire.
(? 1568) 1582. Hubert Goltzius anfiquaire.
{L. Giiicciardin Descr/ption du Rays Bas, trad. F. de
Belle-Forest, 375.)
Antithhe [1583. F. Bretin. Trad. de Luden., dans Delboulle. RecneiL]
1555. (J. Peletier. Art Poetique, 47.)
1570. Belle antithhe.
{La Cite de Dien, trad. G. Hervet. I, 249 b, D, edit. 1578.)
1574. Antiiheses [note marginale].
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers, 11.)
Antrax. [1514. N. Houssemaine. Regime contre peste, dans Delboulle.
Recueil\.
1503. Antrax selon Guillaume de Salicet n'est untre chose que
carboncle empire.
[Le Guidon en francoijs, 109 a, edit. 1534.)
Aphorisme. [XVI° s. Kabelais. V, 31.]
1490. Oultre plus dit Ypocras au quart des aphorismes.
{Le Guidon en francois, y 7 c.)
Apologie. [XVI« s. Kabelais. II, 7.j
1488. öainct Ambroise dit en .son apologie: „Que diray-je de
David? Que diray-je du sainct Salomon?"
{La Mer des Histoires, I, 171 b, edit. 1491.)
Apoplectique. [1545. G. Gueroult, dans Delboulle. Recueil.]
1503. Les veines da col sont dictes appopletiques car par la re-
plexion de ces veines aulcunesfois est faicte appoplexie.
{Le Guidon en francoys., 53 c, 6dit. 1534.)
12 Hugues Vaganay Aposteme
Äposteme. [XVP s. Rabelais. Ill, 40.J
1490. Chancre est prins eu deux manieres. En une maniere quant
est aposteme . . . en aultre maniere quant est uicere.
(Le Guidon en francois^ g 1 b.)
2. Apostropher. [1550. Meig-ret, dans Delboulle. Recueil.]
1548. (Tli. Sebillet. Art Poetigue, p. 56, edit. Gaiffe.)
Apprehensif. [XVP s. Pare. Introduction. I, 1.]
1503. Ung cirurgien . . . doit estre ingeuieux et de subtil entende-
ment : c'est k dire qu'il aye parfaicte vertu apprehensive.
[Le Guidon en francoys, 170 d, edit. 1534.)
Apprivoiser.
1550. Bellerophon apprivoisant le cheval volant.
(J. M. P.j dans ödes de Bonsard^ 161 b.)
Approbatif. [1611. Cotgrave.]
1574. et de ce pour le moins
Leurs propres sings manuelz sont tesmoings,
Mis en la fin du volume soubs l'aete
Approbatif par jugement exacte.
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers, 4.)
Aqueux. [XVP s. B. Palissy, 178 ]
1503. Superfluite aqueuse.
(Le Guidon en francoys, 68 &, edit. 1534.)
Arhouse. [1582^ dans Delboulle. Becueil.]
1557. Le fruiet [de l'arbosier] se nomme . . . eu Fran^ois Arboses,
ou Arbouses.
(Dodoens. Eist, des Flantes, trad. Ch. de l'Escluse, 511.)
Arefaction. [1579. L. Joubert. Grande Chirurgie de Guy de Chauliac^
dans Godefroy. Supplemoit.]
1534. L'ingrossation ou impinguatiou et arefaction ou extenuation
au moins universellement appartiennent aux phisiciens.
(Le Guidon en francoys, 267 a, edit. 1534.)
Aristologie. [XYI« s. Du Piuet. Hist. nat. de Pline. XXX, 11. — Pare.
XXIll, 44]
1503. Reeipe . . . centauree aristologie.
{Le Guidon en francoys, 248 c, edit. 1534.)
Arithmetiquement.
1558. Vers disposez arithmetiquement au livre des prophetiques dez.
(Pontus de Tyard. Mantice, dans ses Discours philoi^ophiques, 140 b.)
Ascendent Pour l'Histoire du Fran9ais Moderne 13
Arquebusier. [1564. J. Thierry. Dict. franr.-latin.]
1543. Sept mille hommes de pied, dont il y avoit deux mille
haquebuziers.
{Amadis. IV, 41 a.)
1555. Donques, ou je me trompe, ou l'amour n'est archer,
II est harquebouzier.
[Confinuation des Amours de P. de Ronsard, 50.)
Arreste-bceuf. [1553 {siel) Du Pinet. Eist. nat. de Fline. XXI, 116.]
1552. Ononis. Arresteboeuf.
(Ch. Estieune. Dict. Latinogallicum, 915 b.)
Arrianisme. [XVI«— XVII« s. J. Gaultier, dans Delboulle, RecueiL]
1584. Selon V Arrianisme ou Sabellianisme.
(Benedict!. Somme des pechez^ 35, edit. 1595.)
Arriereneveu. [XVI« 8. Montaigne, I, 19.]
1546. L'Imperatrix . . . eut bien tost oublic le dueil de ses
arrieres neveux.
{Palmerin d Olive., 184 b.)
1561. En quoy fut entierement aceomplie la parole que le Sei-
gneur avoit autrefois predit et signifie au grand Sacrificateur Eli, ä
SQavoir, que le Saeerdoee seroit du tout oste de sa maison. Car
c'est eres qu'il le fut par la privation d'Abiaihare, son arriereneveu.
{Zonare. Les Histoires et Chroniques du monde, trad. I. de
Maumont, 247 B.)
Arterial. [XVI« s. Rabelais. III, 13.] — Arteriel [Pare. Licorne, 17.]
1503. En I'artere est contenu le saug subtil arthial.
{Le Giiidon en francoys, 39 c, edit. 1534.)
1503. Le sang vital et arteriel decline ä eoulenr rouge claire.
{Ibid. 103 c.)
Articulation. [XVI« s. Rabelais. III, 20.]
1490. Science qui enseigne ouvrer en articidacions d'os.
{Le Guidon en francois, a 2 c.)
Artificiellement. [XVI« s. Rabelais. III, 20]
1490. Se elles [les playes] sont bien traictees et artificiellement
. . . pevent estre curees.
{Le Guidon en francois^ i 6 d.)
Ascendent. [XVI« s. Rabelais. Pantagr. Prognostic, 4.]
1503. Les rameaux de la veyne ascendente.
{Le Guidon en francoys. 40 a, 6dit. 1534.)
14 Hugues Vaganay Asphalte
Asphalte. [1556. Saliat. mrodote. I, 170.]
1488. Geste raer raorte qui est aultrement nommee lu mer du
sei ou le lac de asphalü et de cyment, s^pare Aiabie et Judee.
{La Mer des Histoires. \, 150 d, edit. 1491.)
Assassin. [1566. H- Estienne. Apol. I, 353.]
1560. Basirc et Cacus, tous deux ciuels assasshis et alterez du
sang humain.
(R. Belleau, daus Les Amonrs de Ronsard^ 1. II, f. 73^.)
Assassmat. [XVP s. Pasquier. Becherches VIII, 20.]
1584. Leurs vols et assasinats.
[Guevarre. Episfres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 142a.)
1587. Ils sont tous morts : ha, je meurs ! et ne reste
Sinon mou fils qui sentira demain
Uassassinat de sa biigande main.
(Ronsard. La Franciade^ p. 104.)
Texte de 1578. 1584: La pesanteur de sa cruelle main.
Assemblage. [1549. R. Estienne. Dict. frangAatiti.]
1547. Son tout est eontenu en assemblages de membrures.
{Vüruve. Architecture, trad. I. Martin, 135a.)
Assener.
1584. Goliath . . . assene au front de trois coups de pierre.
{Guevarre, Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 165 a.)
Assimilation. [XVI« s. Pare. Itürod., 8,]
1503. Aucünesfoys la vertu nutritive peche en apposition et
aucunesfoys en union et aucünesfoys en assimilation comme declaire
le docteur.
{Le Guidoii en francoys, 239 b, edit. 1534.)
Assimiler. [XVI« s. Pare. Introd., 8.]
1503. Toute cause efficiente travaille ^'assimiler le patient en
sa nature.
{Le Guidon en francoys, 207 b, 6dit. 1534.)
Atelage. [1563. B. Palissy, 25.]
1561. Rachel ... les [dieux de Laban] fourre et cache soubs le
hast, ou autre atelage du chameau, qui la portoit.
{Zonare. Les Histoires et Chroniqties du Monde, trad. I. de
Maumont. 49 B.)
1561. |Les Azotiens] . . . soudain apprestent atelage, et la [arche]
charient sus, et l'envoyeut en Ascalon.
{Ibid., 142 A.)
Voir Cavalerte.
Aiigural Ponr l'Histoire du Fran^ais Moderne J5
Athee. [1578. H. Estienue. Deux dialogiies du nouveau langage francois
italianisL II, 214.]
1570. Euhemere fut appelle Athee et saus Dien, poiircc qii'il
avoit cscrit la vraie histoire des dieux.
[La CiU de Dieu, trad. G. Hervet. I, 178 a, C, 6dit. 1578.)
AfhSisme. [XVP s. H. Estienue. Apologie. I, 14.]
1555. Le Fraugois . . . peiiple de tonte anciennete . . . exempte
de VAtheysnie.
(Billon. Le Fort inexpiignable, 210 b.)
Atheiste.
15G1. Autiocbus . . . estoit atheiste et desperement meschant.
{Zonare, frad. I. de Maumont, 475 B.)
Athlantique. [1560. Cl. de Buttet, dans Delboulle. BecueiL]
1488. D'Occideot la mer Athlantique.
{La Mer des Hisfoires. l, 72 d, edit- 14ül.)
Altenant. [XVII« s. La Fontaine. Fab. IV, 4.]
15ß8. Les terres de TEglise en sont voysiues et afteaantes [du
Koj'aume de Naplesj.
(7^. Guicciardin. Rist, d Italic, trad. H, Chomedey, 6a)
AttenuatioH. [1520. Fabri, dans Delboulle. BecueiL]
1503. Quelle ebose soit ingrossation et attemiation est assez
congneue pur Gallen in iiii terapeu.
{Le Guidon en francoys, 247 a, edit. 1534.)
Attirail. [1564. J. Tbierry. Dict. franc.-latin.]
1561. Le cburroy aussi fust ap})reste ... et tout autre atirail
Ulis en voye,
{Zonare, trad. 1. de Maumout, 637 c.)
Attourneur. [1611. Cotgrave.]
1549 Attourneur, ou attourneresse. Cosmeta.
(R. Estienue. Dict. Francoislatin, 54 b.)
Attrition. [XVI« 8. Calvin. Instit. Chr. III. IV, 1.]
1503. Nouobstant que de concussiou et attrition les docteurs en
usent conime de noms syuonimes neanmoins Avieenne a voulu que
concussiou est Solution de eontinuite faicte au niilieu du lacert et
attrition quaut est faicte aux extremitez.
{Le Guidon en francoys.^ 151 c, d, edit. 1534.)
Augural. [XVI« s. Amyot. Bomulus.]
1555. L'esternuer est un signe augural, repute sacr6 et sainct.
(P. Belou. Histoire de la nature des oyseaux^ 70.)
16 Hiigues Vaganay Äutentique
Aütentique. (XVI« s. Beroalde de Verville. Moyen de parvenir, 198.]
1586. Ce qui avoit este au paravant luy resolu et autetitique par
sainct Cyprian.
(I. Lambert. Discours evangeliques, 324 b.)
Axe. [XVI® s. Bovelles. Geom. prat. 49.]
1523. Le pole arctique Vaxe ou bouttain du ciel.
{Parthenice mariane, trad. J. de Mortieres, 1 b.)
Axunge. [XVI« s. Rabelais. II, 29.]
1490. Avieenne deffent axunge salee.
{Le Guidon en francois, g 1 b.)
Azime. [1546. J. de Gaigoy, dans Delboulle. BecueiL]
1488. Le premier jour des az/mes la lune estant plaine, se
partirent les H^brienx [d'Egypte].
(La Mer des Histoires. I, 125 a, edit. 149L)
1488. Les pains azimes . . . estoyent pains fais sans levain.
{Ibid. I, 125 c.)
Jiacanales. [1507. Condamnation de Bancqiiet, 353.]
1488. Des lors fut deffendu de ne plus faire les sacrifices ä Bachns
qu'on disoit hacanales.
{La Mer des Histoires. I, 50 b, 6dit. 1534.)
Badinerie.
1546. (R. Estienne. Dict. latin-frangois.)
1548. (Th. Sebillet. {Art Poetique, p. 165, edit. Gaiffe.)
Balbutie. [XVI« s. Pare. VIII, 23.]
1503. De paralysie et balbutie.
{Le Guidon en francoys, 266 b, edit. 1534.)
Banderole. [XVI« s. Amyot. Murius, 29.]
1542. Ses Escuyers . . . tenoieut trois lances grosses et rüdes, eu
touteslesquelles pendoitla petite bände r olle QnY'\Gh\Q degros flotz definor.
{Ainadis. III, 81 a.)
1543. II y avoit tant d'enseignes, guidoos et banderolles qu'il
u'estoit possible de veoir trouppe plus brave.
{Amadis. IV, 41 b.)
1546. Ne les SQavez-vous [les femmes] estre plus subjectes ä
leurs passions, que n'est la banderole d'un navire ä tous vents?
{Palmerin d' Olive. 16 b.)
Bwptismal. [XVI« s. Vigenere, dans Delboulle. BecueiL]
1501. La grace baptismale.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, d 2 a.)
1574. Et par tel acte estoit lav6 tout vice,
Ainsi qu'il est au baptismal office.
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers, 57.)
Jieau pcre Pour rilistoiie du Fr;\ii(;;tis Moderne 17
Barbarie. [X\'I* 8. Charron. Sagesse. II, 2.]
1561. L'ardente esp^e y coiirra eii la barbarie et fureur snsdito.
{Zonare, trad. I. de Maumont, 402 D.)
Barbarisme. [1520. Fabri, dans Delboulle. Bccueil.]
1488. Les öloquentes maniercs de parier et transformations des
Latins dififerent des barbarismes et soloecismes, c'est ä dire de la
vicieuse latinite et corruption de laiigag-c des hommes rüdes et mal
iustriiitz.
{La Mer des Histoires. I, 91 c, edit. 1491.)
Bärge. 1. [IGll. Cotgrave.]
1555. Noiis . . . sgavons que la Bärge est oyseaii de prairie.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 205.)
Barquette. [XV 1^ s. La Boetie. Oeuvres^ p. 507.]
1541. Ainsi qu'ilz arrivoient sur la rive de la mer, ... ilz trou-
verent une barquette.
{Amadis. II, 19 a.)
1546. Et avecq'aiitres barquetes (lu'avoient les marchants, fiirent
incoutiiient tous les autres en terre.
{Palmerin d'Olive., 211 b.)
Bataillon. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin]
1543. Et ä ceste cause venant l'heure qu'il leur avoit assignee,
se trouverent tous en la place, et la [Bruueo] ordonua son bataillon.
{Amadis. IV, 73 a.)
1548. (Tb. Sebillet. Art Poetique, p. 102, edit. Gaiffe.)
Battologie. [1690. Furetiere.]
1584. II faut donc croire avec le syaibole de Nice que le Fils
est Dieu de Dieu, lumiero de lumiere, vray Dieu du vray Dieu,
encores que l'impudeuce Calvinique l'api)elle une battologie.
(Benedict!. Somme des pecliez, 35, edit. 1595.)
Beatißque. [1529. L. Lassere, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Dieu nestoyt pas oyseulx avaut ce qu'il creast le ciel ei
la terre, car 11 avoyt trcs nobles intcllections et beidifiques cogitatious.
{La Mer des Histoires. \, 26 d, edit. 1491.)
Beau fils. [1611. Cotgrave.]
1560. II proposa en la i)resence du Roy le discours des affaires
de son beau filz.
{Zonare, trad. !. Millet. I, 71 A.)
Beau pere. [1549. K. Estienne. Dict. franr.-latin.\
1488. Jetro prestre de Madian cousin et beau ph-e de Moyse.
{La Mer des liidoires. T. 127a, edif. 1591.)
Uomanische Forschungen XXXII, 2
18 Hugues Vaganay Begayant
1546. Et sera sans doute vostre filz Empereur, apres la mort
de son beaupere.
{Palmerin d'Olioe, 192 b.)
Begayant.
1488. Moyse avoit la laugue empeschöe et estoit eomme balbu-
cient et begnoyant.
{La Mer des Histoires. I, 122 b, edit. 1491.)
Begue. [1539. R. Estienne. Dlct. frang.-lafin.]
1503. Les becgues ne sont pas faicts chanus pour la multitiide
de la humidit^ de leur eeivel; comme dit Avieenne.
{Le Guidon en francoys, 252 b, edit. 1534.)
Belle iille. [1611. Cotgrave.]
1560. Tobie . . . s'en alla au devant de sa belle fille.
{Zonare, trad. I. Millet, I, 55 B.)
1570. La deesse Mene ... est aussi fille de Jupiter et de Latone.
Et pourtant il [S. Augustin] l'appelle belle fille de Junon.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 188 b, A, edit. 1578.)
Bequee. [XVP 8. Amyot. (Euv. laor.]
1555. reuten soit de jour ou de nuit,
De ces petis amours le bruit,
Crians pour avoir la bechee.
{Les Meslanges de P. de Ronsard, 26 b.)
1555. Qui leur met la bechee au bec?
(Billon. Le Fort inexpiignable^ 167 a.)
Bicorne.
1523. La turbe plus tresmaulvaise se torne
Veaulx adorant et la statue bicorne.
{Parthenice Mariane, trad. J. de Mortieres, IIb.)
Bien disant. [XVP— XVII« s. La Fontaine. Songe de Vaux, 7.|
1552. Geste [Calliope] est estimee la bien disante.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier, dans ses Discours
philosophiques, 29 b, edit. 1587.)
Bifer. [1618. Menard. Tlist. de Duguesclin, dans Littre.]
1584. La tribulalion . . . faict oublier, biffe et eflface de nostre
memoire le souvenir de la volupte passee.
{Giievarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 4 a.)
B/horeau. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1555. Nous avons trouve un Bihoreau qui est espece de H6ron.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 197.)
Bilboqiiet.
1555. En jouant ... au Bilboquet.
(Billon. Le Fort inexpiignable, 167 a.)
Bouillonnant Pour l'Histoire du Frau(jai8 Moderne 19
Bilieux. [1642. Oudin.J
1557. Le jus d'Aloe . . . purge les humeurs froides, phlegmati-
qiies et bilieuses.
(Dodoens. Ilist. des Plant es, trad. Ch. de l'Escluse, 239.)
Blanchissanf . [1553. J. Du Bellay. Ode siir la naissance du duc de
Beauniont.]
1550. Et d'argeut ses flots blanchissans.
{Ödes de Ronsard, 74 a.)
Blasphemer. [XVI® s. La Boötie. Oeuvres, ]). 447.J
1488. La femme de Loth regavdant aiusy derriere soy approuva
la maliee des Sodomites et hlasphema la divine justice.
{La Mcr des Histoires. I, 98 b, edit. 149L)
BUmir. [1564. J. Tbierry. Dict. frang.-lafi».]
1546. Palmerin assis devaut Polinarde . . . rougissoit et blemissoit
en Sorte, que la Princes.se ponvoit facilement juger de ses douleurs.
{Palmerin d' Olive, 43 a.)
Bleuastre.
1552. Lividus. Noir, noirastre, tcrne, . . ., bleuastre^ inde.
(Ch. Estienne. Dict. Latlnogallicum, 773 a.)
Bloccus.
1547. L'on faisoit un Bloccus ou fort alencontre de leur nuiraille.
{Vitruve. Ärcliitecture, trad. L Martin, 155a.)
Blondissajif.
1555. Ab, Bassar, je te voi,
Et flottaiit sur ton col tes cheveux blondissans.
(Les Meslanges de P. de Ronsard, 21 a.)
Boa. [1562. Du Pinet. Tradnction de Fline, dans Delboulle. JiecueiL]
1488. Aussy lä sont trouvees niainte.s pierres precieuses, ... les
perles, le corail, ung serpcnt nommc' boa et une aultre beste saul-
vaige nouimee le linx.
{La Mer des Histoires. I, 65 1), edit. 1491.)
Bollet. [1555. J. Masse, dans Delboulle. Recueil.]
1503. En aucune r^gion ce multii)lie esquinance; ear ilz niangent
trop de moHsserons et bolletz.
{Le Guidon en francoys^ 15 c, edit. 1534.)
Bouillonnant. [XVI® s. Laspbrise, dans Delboulle. Recueil.]
1550. Tout le feu (jue rote enliaut
Bouillonnante en soi d'uu grand chaut,
La fornaise Sicilienne.
{Ödes de Ronsard, 82 a.)
2*
20 Hugues Vagauny BouJeverser
Bouleverper. [1564. J. Thierry. Dictionnaire francois-latin]
1561. Soudain le pied leur faut soubs l'etage du rez et sol, et
bouleversent impetueusement au plus profoud de l'abysme fendu qui
les eug'Ioutit.
{^Zonare. Les Ristoires et Chroniqiies du Monde, trad. I. de
Maumont. 90 E).
Bourheux. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1552. LiUosus. Boueux, fangeux, bourbeux.
(Ch Estienne. Dict. Latinogallicum, 784 a.)
Bourdonnement. [XVP s. Parö. XVI, 40.]
1557. Le Styrax instille dans les oreilles, guerit le bourdonnement
d'icelles.
(Ch. de l'Eseluse, dans Dodoens. Rist, des Plantes, 556.)
Bourgeon [1611. Cotgrave.J
1488. Le beau bourgon et vert cyon estant en la vigne, c'est ä
dire en Dieu, apporte et fayt grant fruyt.
{La Mer des Ristoires. I, 18 c, edit. 1491.)
1501, Ung arbre produit des bourgions et des fleurs.
(F. Le Roy. Le Li vre de la Femme forte; d 3 b.)
(L'edition Petit porte bourgeon, f . E 7 a.)
Bourrasque. [XVI« s. K. Belleau. II, 252.)
1555. Teiles fois estaiits en plaine campagne de mer, avons veu
les borasques des vents Bouffier tout ä un coup seulement en l'endroiet
Oll estions.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 46.)
Bourru. [1562. Du Pinet. Rist. not. de Fline. XI, 39.]
1555. II [le moyen Duo] est fort bien bourru de plumes, et vole
leg^rement.
(P. Belon. Ristoire de la nature des ogseaux^ 138.)
Brancher I, 1. [XVP s. Carloix. III, 20. |
1555. Sus toi Jamals sus toi Orfrayes ny Corbeaus
Ne se viennent brancher.
{Continuation des Amours de P. de Ronsard, 36.)
1555. Les farlouses, proyers, cochevis, et alloueites ne se branchent
en arbre.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 119.)
Briguer. [XVI® 8. Amyot. Eum. 30.]
1546, Plusieurs Princes brigoient la gouvernance de Hongrie.
{Palmerin d'Olive^ 191 a.)
\
Cabale Pouv rilistoiro du Fiaiifaia Modeiuo 21
Brique. [1539. K. Estienne.J
1488. La matiöie d'icellc [tour de BabelJ estoit brique et cyment
affin que par eaue iie i)ar feu ue peust estre destruicte.
(La Mer des Histoires. I, 33 b, edit. 1491.)
Briqueterie. [1564. J. Thierry. Dict. franc.-latin.]
1546. Lateraria, Uue briqueterie. Tiiileric, oii oii cuit la brique,
üu tuilc.
(R. Estienue. Dict. Latinogallicum, 721 a.)
Bronze. [XVI« s. Kabelais. V, 37.|
1541. Voulte, au dcssus de laquelle il meit unc statue d'liomnie
de Bronze., tenant ime trompe.
{Amadis. II, 2 b.)
1559. Et met ou le siie dans uu vaisseau de bronze.
{Dioscoride, trad. M. Mathöe, 445 b.)
Branofre. [Ncologisme.]
1557. Les fueilles [de la tierce espece de lyarre] sont . . . environ
rAutoiinc, brunafrcs en roiigissaut d'un costc.
(^Dodoens. Hist. des Plantes, trad. Cb. de TEscluse, 263.)
Brnsque. [XVI« s. Rabelais. V, 28.]
1546. II trouva Floreiidos se defendant d'im courage si brnsque,
qii'il eu avoit ja ueiif ou dix inortz ä sea piedz.
{Palmerin d'Olive, 172 b.)
Brutalement. [XVI« s. Calvin. Instit. clired. I, V, 11.]
1488. Basillc dit ou livre uomme Exaraeron quo les poyssous et
bestes de mer . . . vivent moult brutallement sans quelque science
ou advis.
(La Mer des Histoires. I, 6 c, edit. 1491.)
Brutalite. [XVI« s. Calvin. Li^tii. ehr. I, VIII, 10.]
154U. La furieuse brutalite de Dardan.
(Amadis. I, 46 b.)
Buvoter. [XVI« s. H. Estienne, dans Godefroy. SuppL]
1552. Pitissare. Taster et g-ouster, ou boire petit ä pctit, buvoter.
(Ch. F^stienne. Dict. Latinocjallicinn, lf)07 b.)
Cabale. [1546. Rabelais. III, 15.]
1546. Ce Princ'C Adrian . . . estoit fort sgavant en l'art de Cabale
et Nigromance.
{Palmerin d'Olive, 39 b.]
22 Hngues Vagaiiay CacheU
Cachete. [1539. R. Estienne. Dicf. frcmg.-latin.]
1538. Signatus. Cachete, seelle.
(R, Estienne. Dict. Latmogallicum, 659 b.)
Cacochme. [XVI« s. Par6. V, 4.]
1503. De la eure qui est es cacochimes ou plectoriques.
{Le Guidon en francoys, 210 b, edit. 1534.)
Cacochimie. [XV1° s. Par^. V, 5.]
1503. Geste disposition est dicte de noz docteiirs cacochimie,
c*est-ä-dire male disposition des humeurs pechtmtes en qualite.
{Le Guidon en francoys, 283 d, edit. 1534.)
Cadenas. [1551, dans Gay, Glossaire archeologique.]
1540. Amadis . . . marohnnt plus oultre entreveid une barre de
fer, ä laquelle peudoit une clef qu'il priut, et en ouvrit ung- cadenas
qui fermoit une porte eoulisse.
{Amadis. I, 70b.)
1546. [Palmerin regardoit gä et lä], s'il verroit quelqu'un qui
iuy sceust enseigner les clefz des cadenaz.
{Palmerin d' Olive, 210 b)
Cadence. 2. [1559. 0. de Magny. ödes. I. 204.]
1550. En bruiant tu merques la cadanse
D'un avantjeU; le guide de lu danse.
{Ödes de Ronsard, 37 a.)
1552. Paroles bien dites, mesurees en quelque gracieuse cadence
de rime.
(Pontus de Tyard. Solitaire second, dans ses Discours philo-
sophiques^ 42 b, edit. 1587.)
Cadiicite. [XVI« s. Tabourot. Bigar. d(S entends-frois.]
1530. Voyant leur caducite [des choses mondaines], imperfection
et continuelle mutation.
[Diodore trad C. de Seyssel, I b.)
Ca/llement. [1598. L. Jonbert, Chirurgie, dans Godefroy. Complement.]
1490. Caillement de lait.
{Le Guidon en francois, h 6 a.)
CaL [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Callus, et callum. Une peau eudureie es mains par trop
labourer, et es piedz de trop cherainer, cal.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 96 b.)
Calculateur. [1564. J. Thierry. Dict. franc.-latin.]
1546. Ratiocinator. Qui tient le compte, com])teur, calculateur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1076 a.)
Canaille Pour l'llistoire du Fiaii^aia Moderne 23
1558. Le vray matheuiaticleu astronome, qu'il uoniuic calculateur.
(PoDtiis de Tyard. Mantice, dans ses Discours i)hilosophi-
ques^ 140 b.)
Calculeux. [XVI« 8. Par6. I, 25. |
1540. II y u pas&ie sept yns quc languissois l'espace de troys
moys eu inaladie uou parcille, de iiefresie calculeitse.
(P. Dore. Vlmage de Vertu^ 151 a.)
Cülendre. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin]
1538. Curculio. Uue petite beste qui ronge le froument, nommee
calendre, ou chatepeleuse.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 183 b.)
Calendrier. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-lafin.]
1538. Fasti. Ctdendrier par lequel on povoit cog-noistre les jours
festcz et uon festez.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 287 a.)
Cal/eufrer. [1572. R. Belieau.]
1567. Qiie premier il n'ait bieu calfeutre son vaisseau.
(Ronsard. Ödes. 1567, A a 7.)
L'cdition de 1555 porte racoutre.
Calleux. [XVI« s. Pare. Introd. 21.]
1503. Medeciue cicatrizative . . . deseche l'huiniditc naturelle de
la chair et la fuit diire et calleuse.
(Le Guidon m francoys^ 177 c, edit. 1534.)
CallositL [XVI« 8. Pare. VI, 16.]
1503. Natiire ne regeuere la chair au Corps humain avecques si
graut durtc et callosite conime est eu la cicatrisatiou.
[Le Guidon en francoys, 177 d, edit. 1534.)
1552. Callositas. Callosite.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 175 b.)
l.")59. La cendre du Saux destrempee avec du vinaigre, guerit
les porreaux et les callosites, es lieux oii eile est emplastree.
{Dioscoride^ trad. M. Matbee, 86 b.)
Canipanelte. [XVI'^ s. G. Gucroult, dnus DelbouUc. Recueil.]
1559. Herbe . . . qui produit Pestö ces blanches campanettes.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 358 b.)
Canaille. [1539. R. E.stieune. Dict. franc.-latin.]
1.538. Canis. Quand on appelle quelqu'un chien, ou matiu, par
oultragc, Canaille.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 98 a.)
24 Hugues Vaganay Cancan
Cancan.
1584. Us sont houorez . . . d'iin chascun, . . . ne faisant conte
des vanitez et folies desquels les autres fönt si grand quanquam.
{Guevarre. Ep/'stres dorees. IV, t7'ad. J. de Barraud, 158 b.)
Cancer. fXVI« s. Pare. V, 7.]
1503. Cancre ulcere . . . selon Avicenne ... est apjielle Cancer
poiir une de deux clioses.
{Le Guidon en francoys.^ 219 a, edit. 1534.)
Candeur. [1558. J. Du Bellay. liegrets.]
1488. Selon la laugue Orientale Caucasus sig-nifie candeur et
blaucheur.
{La Mer des Histoires. I, 74 a, edit. 1491.)
Candidement. [1564. J. Tliierry. Dictionnaire frangois-latin ]
1.56]. Dy nous, je te supi)lie, si nous entreprendrons ccst exploit
d'armes et voyage contre le Syrian, oii non, et respon nous en can-
didement, ce que tu en SQais de la part du Seigneur.
{Zonare. Les Histoires et Chroniques du Monde, trad. I. de
Maumont, 315 E)
CanejJiore. [1597. Montlyard. MytJiologie, dans Delboulle. Becueil]
1570. Porphyre . . . dit qu'ä Atlnnes, les Cauephores ou porte-
corbeilles sont a Junon.
{La Citi de Dieu^ trad. G. Hervet. 1, 205 b, A, edit. 1578.)
Canicule. [1583. CI. Gauchet, dans Godefroy. SuppL]
1550. L'estincelaute Canicule^
Qui ard, qui cnist, qui bousf, qui brule,
L'est6 nous darde de la haut.
{Ödes de Ronsard, 84 a.)
Capable. [XVP s. Rabelais. I, 20.]
1488. L'iime est cree si noble qu'elle est capahle de la vieion de
Dieu si ne fust son pöche.
{La Mer des Histoires. \, 22 d, edit. 1491.)
Caparassonne. [1550. N. Herberay. Don Flores de Grece, dans La Curne]
1546. II arriva dix enfans d'honneur de hi Princesse, menants
dix destrierS; fort richement caparassonnez.
{Falmerin d'Olive, 155 b.)
Capricieiix. [XVI« s. Carloix. VI, 2.]
1584. Puuir et ehastier ceux qui capricivux et opiuiastres deso-
beiront aux preeeptes de Dieu.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 220 b.)
Caniassicr Poui- rilistoirc du Frjiii^.iis Moderne 25
Caprier. [XVI« s. Du Pinet, daus Dclboiille, lieciielL]
155U. Le cajjprier est uiie i)hiiite eöpioeuse, couchce par terrc,
ronde cn sa figure.
{Dioscoride, frad. M. Matbee, 228 b.)
Ccqitif. |1549. J. Du Bellay. Olive, 13.]
1488. La dite äme pecberesse est appelöe en latin Sunamilis,
qui en frangoys denote äme captive, ])risonnifere, maleureuse oumortifice.
{La Mer des Histoires. I, 18 c, edit. 1491.)
Capuchon. [1549. li. Estienne.|
1548. (Tb. Sebiilet. Art Poäique, p. 27. edit Gaiffe.)
Cardamome. [1611. Cotgrave.j
1488. Le peuple [de Partbie] pour tout coudiment et pour toutc
viande se contcDte de sei et d'une herbe aromatique diete cardamome
seioii Pline.
{La Mer des Histoires. I, 60 a, edit. 1491.)
Carder. [1539. ß. Estieüne. Dict. fr am. -latin.]
1538. Carmhiare. Carder oii ])igüer la laine, ou serancer.
(K. Estienne. Dict. Latinogallicum.^ 104 a.)
Cardinalat. [XVI« s, Pithou, dans Littre J
1508. Le Pape . . . hiy coDfirma avee Bulle la promesse qu'il
luy avoitfaieteaupamvaDtdeproniouvoirau Cardinalat TEvesque d'Albi.
{F. Guicciardin. II ist. d'ltalie, trad. H. Cbomedey, 131b.)
Carene. [1564. J. Tbierry. Dict. franrjais-latin.]
1555. Maiuteiiant il rcgarde
8i Ic Tillac est bou, si la Carene en bas
Est point entrefaudue.
(Ronsard, ödes., *iij a.)
Caresse. [1549. K. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1546. Oloriquc estonne de ces caresses, et de roraison de Palmcrin,
ne sgavoit bonuement que prrsumer.
{Palmerin d'Olive, 166 a.)
Carnassier. [1589. Recepfe pour la toux, dans Montaiglon. Ana. Poes,
/rang. TX, 240.]
1578. Angelique cust peu . . .
Kendre doux et benin un Tigre carnacier.
{\. de Boyssieres. Secondes Oeuvres, 54 a.)
1586. II faut bien que les Moynes du jourd'huy se gardent
d'eutrepreudre unc remoustrance teile contre ces carnaciers biise-
Tempies de present.
(I. Lambert. Discours evanffeligues, U, 39 b.)
26 Iliigues VagaiKiy Carolus
1586. Chieiis et autres bestes carnacieres.
{Ibid. \, 17a.)
Carolus. [XVl'^ s. Kabelais. I, 25.J
1506. Enviion ee temps le roy fist foiger ime maniere de monnoye
qu'on appelloit karolus ä cause qu'il y avoit ung k du coste de la pille.
{La Mer des Histoires. 11^ 156 b.)
Carrefour.
1488. Telz jeux sceniques se faisoient en uag thöätre, ou carfour
qui estoit uuc graude place.
{La Mer des Histoires. 1, 38 d, edit. 1491.)
1488. Ung petit chariot en uug carre/our.
(La Mer des Histoires. l, 50 a, 6dit. 1491.)
Carriere. 1. [XVI« s. Amyot. Philop. 31.]
1550. Fa9onuer poulius en la carriere.
{Ödes de Ronsard, 152 a.)
Cartilage. [XVI« s. Rabelais. IV, 30.J
1503. Cartilage ... est de substauce moyenue entre la natiire
de los et de la chair.
{Le Guidon en francoys, 41 c, edit. 1534.)
1503. Les parties composantes le nez sont les os de cartilaige^
les laceres monvent le nez et le cuir exterieur et le panuicule Interieur.
{Ibid., 49 d.)
1503. Le cinquiesme chapitre [estj de ranathomie des os, des
cartillagesj des ongles et des poilz.
{Ibid., 27 b.)
1552. Cartilago. Teudron, comme, celuy de l'oreille ou du nez,
cartilage.
(Ch. Estienne. Dicf. Latinogallicum, 194 a.)
Carton. [1611. Cotgrave.]
1585. (P. Le Gayenard. Frompfuaire cVuniso)is, 391 a.)
CartoiicJie. [XVP s. Carloix. VI, 15. (II s'agit des Menioires du Ivlarechal
de Vieilleville (1510 — 71) rediges par son secretaire, Vincent
Carloix, et pubiics pour la premiere fois en 1757 par Griffet.)]
1581. En chacun de ccs flaues, on avoit löge des cauons bien
chargez de cartuches.
{UHistoire de France, 617.)
1552, Prothyris. Ce que en uue i)orte nous appellons rouleau,
cartoche, ou cousolateiir.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1084 b.)
IJausalitc Vom rHistoiro du Fiau^.iis Moderne 27
Casaquin. [1549, daiis Gay, Glo.'^s. arcli.]
1546. Les dames de ceans n'ont acoustume de voir telz caza-
quins quand od les vient voir.
(Palnierin d'Olive, 224 a.)
Cassanf. [1564. J. Tbierry. Dicf. franc.-latin.]
1559. L'on eboi(<it celle [Myirhc] qui est fresebe, cassanti\ legiere,
et toute d'une coleur.
{Dioscor/de, trad. M. Matbee, 49 a.)
Casseur. [XVP s. Bod. des Per. Noiiv. 10]
1552. Ossifragus. Kompeur d'os, casseur d'os.
(Cb. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 934 b.)
Catachreae. [1611. Cotgrave.]
1585. [de mort] de cbose insensible, catachrese, ou abusiou, car
le terme de mort ne se pent proprement dire d'une cbose qui n'a
pas encore este vivante.
(P. Tbeveniu, dans La Sepmaine. de G. de Saluste, 44.)
Cataracte. [XVI« s. Pare. XV, 4.]
1503. J'ay veu pour les ])laye8 qui estoient environ les yeulx
ensuyvir application du nerf oblique ou y venoit catharacte.
(Le Guidon en francoys, 192 e.)
1559. Le bitume . . . ba ])uissauce aux tayes blancbes qui vien-
ncnt ä l'ceil, et sur la cataracte.
(Dioscoride, trad. M. Matbee, 63 b.)
Catarral. Caterral.
1503. Les narilles . . . sont faictes bumides aecidentalement a
cause de la matiere catarrale.
(Le Guidon en francoys, 243 a, ödit. 1534.)
1503. Les superfluitez caterralles qui descendeut du cerveau.
{Ibid., 51 d.)
Catechiser. [1611. Cotgrave.]
1 Febvrier 1583. Les Sainets Peres s'en soiit fort bien servy h
catechiser et prescber le monde.
(P. Tbevenin, dans 1585. La Sepmaine de G. de Saluste, a 4.)
1584. Ce seroit uue belle cbose de remettre en avant l'ancienne
forme de catechiser la jeuiie^se.
(Benedicti. Somme des [jechez^ 378, edit. 1595.)
Causalite. [1527. F. Dussy. Le Peregrin, dans Delboulle. Recueil.]
1488. La vertu des corps Celestes oeiivre et a aulcune causalite
en la raixtion et qualite des coniplexious.
{La Mer des Histoires. \, 107 a, klit. 1491.)
28 Hugue8 Vagaüay Caustiqiic
Caustique. [1514. N. Honssemaiiie, dans Delboulle. Beaieil.]
1490. Medecines consolidativeS; caustiques et corrosives.
{Le Guidon en /raiicois, f oa.)
Cauterisation. [1539. ß. Estieune. Dict. franc.-latin.]
1503. Par iucision et cauterisation.
(Le Guidon en francoi/s, 236 b; edit. 1520.)
Cavalerie. [1571. La Boetie. Mesnagerie^ p. 191. ]
Avant 1547. Traduction ms. de la Vie de Marcellus par Arnauld
Chandon (R. Slurel. Jacques Amyot trad. des Vies paralleles de Plu-
tarque, p. 381.)
1546. Vous nie ferez escorte, avecq'autant de cavalerie.
{Palmerin d' Olive, 215 b.)
Caviar.
1553. Une sorte de drogue faite d'oeiifs d'Esturgeon, que tous
nommcut Caviar.
(Belon. Observations, 161, edit. 1588.)
Celtule. [1572. Yver. Printemps, p. 547.]
1541. Eu la cellule oü il estoit y avoit peu de clarte.
{Ämadis. IT, 32 a.)
Cenobitiqtie. [XVII^ s. E. Du Pin, dans le Dictionnaire de Trevoux.]
1586. II falloit que tout piofessear de ia vie cenobitique ordon-
nast tellenient sa vie . . . que jamais aucuu jour ue s'ecoulast, auquel
il ne s'appercenst d'uvoir t;uit proffite, qu'ä peine i)eust il voir le
procedent.
(CEovres spirituelles de H. Suso^ trad. N. Le Cerf; 19 b.)
Central. [1545. J. Martin, dans Delboulle. Recueil.]
1503. Le chancre est enracine en la partie centrale et Interieure
du membre.
(Le Guidon en francoys, 133 c, edit. 1534.)
Centumoiral. [XNi^ s. Kabelais. III, 39.]
1520. L'office centumviralle, c'est ä noter de 100 hommes.
{Suetone, trad. G. Michel, 63 a, edit. 1541.)
Cesar. [XVI« s. Marot. Colloques d'Erasme, l.J
1488. Eu ce inesme an Gallus oncle de Coustssuce et frere de
Julian l'Apostat fut fait et cree Cesar.
{La Mer des Histoires. II, 100 b, edit. 1491.)
Ceste. 2 [1578. Kousard. Sonnets pour Hehnc. II, 34.]
1550. La chaste Cyprienne
Aiant sou Ceste ceiut,
Charaiiion Pour l'Histoire du Fian^ais Moileine 'J9
Avcc ses Graces vieniie
Coni|){!ig"ne ;i l'euvre saint.
{Odeii de Uoiisard, 109 b.)
a^face. [1611. Cotgrave.]
1555. Dauphin . . . Balene ... et tels autves poy.sson-s cetacees.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseanx, 48.)
Chaloiipe. [1611. Cotgrave.]
1581. Fit outreplus armer noinbie de barqiies. chaluppes, pataches
et autres petits navires.
{L'Histoire de France, 862.)
Chawailler, se [1549. R. Estienne.J
1540. Lors Abiseos y surviut qiii se meist ä c/iamailler Agruu's.
(Ämadis I, 146 a.)
1546. Et taut se chamaillerent, qii'ou s'esbahissoit comme ilz
pouvoieut plus vivre.
{Palmerin d'Olive, 184 b.)
Chatif ereile. [1572. Yver. Frinfemps, 519.]
1552. Celle [cordej que vulgaircment ou uommc chanterclle,
seroit Nete.
(Poiitus de Tyard. Solitaire pretnier, dans ses Discours philo-
sonhiques, 14 b, edit. 1587.)
1553. Quant est aux eordes de Lut, ilz eu fönt do toutes sortes
et bien fines, et des c/ianferelles qui niouteut bicn aussi haut que
les nostres
(Belon. Ohservations, 454, edit. 1588.)
Chantonner. [Ch. Estienue, dans Delboulle. Recueil.]
1546. Cantitare. Chantonner, chantillonuer.
(li. Estienne, Dict. Latino(jallicum, 168 b.)
Charciderie. [1576, dans Godefroy. Supplement]
1552. Macellum. Le marehc oii se vendeut toutes sortes de vivres,
comme boucherie, rostisserie, chaircuicterie, poissonnerie, et semblables,
comme aussi la Cossonnerie ;i Paris.
(Cb. Esticnne. Biet. Latinogallicum, 786 a.)
Chardonneffe. [1539. R. Estienne. Dict franc.-lafin.]
1538. Cyuozolon, herba. Chardonnette.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 185 b.)
Charanqon. [1564. J. Thierry. Dict. fran^.-latin.]
1552. Curculis. Une petite beste qui ronge le IVoment, nommcc
calendre, ou chatepelcuse, ou charenson, ou cosson.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 352 b.)
30 Hugues Vag'auay Charmant
Charmant.
1550. La charmante vois
De tes emmiellees rimes,
Les forga de qiiitter leurs cimes
Pour habiter le Vandomois.
{ödes de Ronsard, 75 b.)
Charpi. [XVI« s. Pare, VI, 1.]
1503. Arceuic sublime pur ou corrige soyt mis en pouldre et
dissolu avec vin et avec charpi ou coton soyt mis dessus.
(Le Guidon en francoys, 114 c, edit. 1534.)
Chauvete. [1539. R. Estienne. Dict. franc. latin.]
1503. Pour l'indigence des humiditez est fuicte calvieia chauvete.
{Le Guidon en francoys, 252 b, edit. 1534.)
Chemer, se [1564 J. Thierry. Dicf. franc.-latin.]
1552. Macerare se. S'umaigrir, . . ., se chemer, ronger son frain.
(Ch. Estienue. Dict. Latinogallicnm, 787 a )
Chevau-leger. [1579. Ordonn. de Blois^ art. 289.]
1568. Trivulce fut averti . . . que plusieurs chevaux legers . . .
devoient . . . venir pres la Miraudole.
{F. Guicciardin, Hisf. d'Italie, trad. H. Chomedey, 185 a.)
Chimique. [XVI« s. Pare. XXVI, 1.]
1558. Les sectes differeutes des Dogmatiques, Methodiques, Chimi-
ques, Douveaux Empiriques.
(Pontus de Tyard. Mantice, dans ses Discoürs philosophi-
ques, 190 a, edit. 1587.)
Chimiste. [XVI« s. Vigenere, dans Delboulle. Recueil.]
1557. Feu . . . non esteingnable, s'il est vray ce que les Chimistes
promeltent.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
philosophiques, 241 a, edit. 1587.)
Chiourme. [1550. Rabelais. Sciomachie.]
1546. Palmerin demanda quelz gents c'estoient. On luy respondit
qu'ilz estoient chrestiens, qu'on vouloit faire Chevaliers de la chiorme,
{Palmerin d^ Olive, 165 a.)
Chiromantie, [1587. J. Bodin, dans Delboulle. Recueil de vieux mots, m^.]
1552. Chiromantia. Devinement par regarder les traicts et lignes
des mains, Chiromantie.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 216 b.)
Civtque Pour l'Histoire du Fiaii^ais Moderne 31
1570. [La divinatiou] des lignes de malus |c''estj Chiromantie.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 217 a, D. edit. 1578.)
Chiromanlien. |XV^ s. l'jire. XIX, oL]
1555. Encor maintenant [nous] faison voir uoz mnins aux Chiro-
manciens.
fP. Belou. Histoire de la nat/ire des oyseaux^ 71.)
1584. Ceux (|iii prennent advis . . . des . . . ehiromantiens.
(Benedicti Soninie des pechez^ 42, edit. 1595.)
Chrestiennement. [XVI«' s. H. Estienne. yäjjo/. dans Delboulle. MufSriaiix.]
1546. Si je vous ay aydt' pav qiielqiie servif'e, je n'ay fait en
ce que niou devoir, dout chresfietuinnenf je vous suis tenu.
(Palmerin d'Olive, 185 a.)
Chromatique. [XV!«— XVII« s. D'Aubigue. Foeneste. I, 2.]
1552. La secoiidc [espfece de iruisiquo| est nomm^e Chromatique
(comme oü diroit coloree.j
(Pontus de Tyard. Solitaire second, daiis ses Discours pldlo-
sophiques, 4(5 a, edit. 15S7.)
Chrysocome. [XVI° s. Du Pinet, dniis Delboulle. Recueil.]
1546. Corymbus. Les raisins de l'hcibe appellec C/iri/socome.
(K. Estieimc. Did. Latinogallicum, 314 a.)
Chute. [1539. 11. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1503. Le tiers [sig-ne de lepre] est cheute des cheveulx.
{Le Giddon en francoys, 241 d, edit. 1534.)
Cinnamome.
1559. L'indice du tres bon Cinnamome, est la propriete de sa
snave odeur.
(Dioscoride, trad. M. Mathoe, llJti.)
Cinquihuemcnt. [1690. Furetiere.]
1584. Troisiesineinent . . . Quatriesraement . . . Cinquiesmemcnt . . .
{Guevarre. Epistres dorhs. IV, trad. J. de Pjarraud, 282 b.)
Citronnier. [1549. K. Estienne. Dict. fntnr.-latin.]
1546. Citrus. Ung citronnier.
(K. Estienne. Dict. Ijatinoyallicum, 211 a.)
Civique. [XVI* s. Du Pinet, dans Delboulle. Recueil.]
1528. Qui plusieurs [liommes] . . . cooservera donnant la raison
de bieo vivre plusieurs coronnes civiques doit m^riter.
(Platine. De honneste volupte, trad. D. Christol, 1 b.)
32 Hngues Vnganay Clarificatiön
Clarißcat/on. [1512. J. Le Maire, dans Delboulle. ReciieiL]
1503. Aoathomie est incision faicte artificiellemeut et clarificatiön
des choses lesquelles sont secrettes esparlies interiores ducorps liumaiu.
{Le Guidon en francoys, 32 a, edit. 1534)
Classique. [1611. Cotgvave.]
1548. La lecture des bons et classigues poetes frangois.
(Th. Sebillet. Art PoStique, p. 26, Mit. Gaiffe.)
Clematide. [1611. Cotgrave.]
1559. Les plantes . . . que les Italiens appellent Vitalbe . . . sont
les clematides de Dioseoride.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 217 a.)
Clepsydre. [1611. Cotgrave.]
1585. Clepsijdre : vase ä eau duquel oii s'aide ä arroser les
jardins l'este.
(P. Thevenin, dans La Sepmaine de G. de Saluste, 50.)
Clignottant.
1546. Oculi somni couniventes. Clignottans d'envie de dormir,
de sommeil.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 178 a.)
CUgnotter. [1611. Cotgrave.]
1546 Nietare Souvent cligner les yeiilx, clignotfer, ciller les yeulx.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 828 b)
Clochement. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Recueil.]
1546. Claudicatio. Boitement, clochement.
(ß. Estienne. Dict. Latinogallicum., 216 b.)
Cloporfe. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.\
1538. Blatta. Espece de vermine . . . comme cloportes et semblables.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 90 b.)
2. Cocher. [1564. J. Thierry. Dict. fran<:.-laf.in.]
1560. Piaton . . . fait une comparaison de la raison, au Cocher
qui tient les chevaux en bride pour trainer la coehe.
(R. Belleau, dans Les Amours de Ronsard. II, 40 b.)
Coeternite. [1618. P. Coton, dans Delboulle. Recueil.]
1530. Pour monstrer la coetertiite du Filz avec le P6re 11 [sainct
Jehan] dist : Hoc erat in principio apud Deiim. Ceste coeternite estoit
des le commancement.
(Postilles, 18 a, edit. 1546.)
Comma Poiir rilistoirc du Fiaugais Modeiue ;-^3
Coincident. [1581. Sibilet. Conframour, ]). 8, dnns Godefroy, Coiiiplemenf.]
1503. Ces temps iie sont i){is coincidem^^ uy aiissi ne vieunent
pas ensenible.
{Le Guidon en francoys, 8G d, edit. 1534.)
Coleri. [XVP s. Bou. Des Periers. Nouvdles, 121.]
1540. Lors s'eu allii le Duo en son chaßteaU; et Galvanes vcrs
Ag'raies taut collere que rien plus.
{Amadls. \, 03 b.)
1546. Et dist ce mot Frisol de teile manicre, que Palmeriii le
cuidoit colere.
{Falmerin d'Olive, 198 a.)
1550. Si quelq'uu par curieuse opinion plus tost que par raison
se colere eontre teile honteuse liberlC; il doit appreudre qu'il est Ignorant
de sa laugue.
(Ronsard. Avertissement au Lecfenr, daus ses Ödes.)
Coller. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-lathi.]
1538. Glutino. Coller^ gluer, conjoindre.
(R. Estienne. Dicf. Latinogallicum, 313 a.)
Coloqidnte. [XVI« s. Paie. XV, 26.]
1552. Colocynthis. Courge sauvage, coloquhite.
(Cb. Estienne. Dict. LcUinogalliciim, 249 b.)
Coloration. [1611. Cotgrave.J
1503. Ordc coloration des ungles.
{Le Guidon en francoijs, 29 c, edit. 1534.)
Colosse. [1554. Tbevet. Cosmogr. da Levanf, p. 104.]
1550. Faisant un veis plus durable
Qu'nn Colosse elabonre.
{Ödes de Ronsard, 110 b.)
2 Aoust 1553. A Pexem])le de ceulx qui tont d'un Colosse plusieurs
statues maniables ä volunte.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 75 b.)
Comiqnement. [1552. Ch. Est. dans DelbouUc. Recueil.]
1546. Comice. En joueur de farces, comiquement, joyeusement.
(R. P^stieune. Dict. Latinogcdlicum, 247 b.)
Comma. [1587. Vigenere, daus Üelboulle. liccueil.]
1552. Comma, est celle partic de laquelle le grand demy ton
surmonte le petit.
(Pontus de Tyard. Solitaire second, dans ses Discours philo-
sophiques, 59 b, edit. 1587.)
Romanische Foräcliungen XXXII. 3
34 Hugues Vaganay Commis
Commis. [1539. R. Estienne. Biet, franc.-lafin.]
1537. Cesar . . . fist occire tous les conseillers [de Vannes] . . .
pour cause qu'ilz avoient emprisonne et retenu les ambassadeurs et
ses commis et lieutenans.
{Cesar, trad. Est. de l'Aigue, ed. Galiot du Pre, s. d., 268 b.)
Communicateiu: [XVII» s. Bossuet. Relation sur le quietisme. 11, 8.]
1570. N'oubliez pas A bien faire, et estre communicateurs : car
Dieu s'apaise par tels sacrifices.
{La CitS de Dieu, trad. G. Hervet. I, 280 a, C, 6dit. 1578.)
Compatriote. [XVI® g. Du Pinet, Hist. nat. de Pline, dans Delboulle.
Becueil.]
1532. II [PhiloJ entreprint d'aller k Rome en ambassade pour les
Juifz ses Compatriotes.
{Ei4sebe. Hist. eccles.^ transl. Gl. de Seyssel, II, 5.)
Compendium. [1609. Gl. Duret, dans Delboulle. Becueil.]
1584. Geste abbreviation est le sommaire, et comme le Cotn-
pendium de toute la loy de Moyse et des Prophetes.
(Benedicti. Somme des pechez, 31, edit. 1595.)
Completif. [1551. Artus Desir^. Defense de la foy, dans Delboulle.
Recueill\
1503. Vertu completive de parfaictement digerer.
{Le Guidon en francois, 66 a, edit. 1534.)
CompliquL [XVI« s. Pare. Introduction, 23.]
1503. Guerir une maludie simple uon compliquee avec autres
maladies.
{Le Guidon en fran(;oys, 8 a, edit. 1534.)
Comploter. [1564. J. Tbierry. Dictionnaire francois- latin.]
1561. Ils macliiuerent sur l'heure et comploterent conjuration et
rövolte contre la faulse Gotholie.
{Zonare. Histoires, trad. I. de Maumont, 353 B.)
Comprehensif. [Neolog-isme.]
1503. Vertu animale sensitive interiore occultement comprehensive.
{Le Guidon en francoys, 24 a, edit. 1534.)
Conciliahule. [1585. Montlyard, dans Delboulle. Becueil.]
1568. Le Conciliahule de Pise.
{F. Gnicciardin. Hist. d'ltalie, trad. H. Chomedey, 195 a.)
Conglutination Poiir l'Histoiie du Frangais Moderne 35
Concision. [1709.]
1488. Gadgad . . . est interprete concision ou coupure.
{La Mer des Histoires. I, I28c, 6dit. 1491.)
Concomitant. [1585. Cholieres. MatinSes, p. 237.]
1503. Accident commuu, concomitant, ensuyvant.
(Le Guidon en francoys, 18 b, 6dit. 1534.)
Concurremment. |1690. Fureti^re.] «
1596. Leurs proc6s leur seront faicts . . . concurremment par les
Juges d'Eglise et seculiers.
(P. Guenoys. Conference des Coustumes de France^ 151 a.)
Condisciple. [1727. Furetiere.]
1532. Plusieurs autres . . . avoient este Condisciples d'icelle
Potamie en la doctrine chrestienne soubz Origene.
{Eusebe. Hist. eccles., transl. Cl. de Seyssel. VI, 4.)
Condyle. [1539. K. Estienue. Dict. franc.-latin.]
1538. Condylus. Condyle. Les tuberositez des os, comme les
chevilles, ou neuds des piedz, des bras, des doigts, et autres,
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 146 a.)
Confier. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1501. Dieu dissipe . . . la force et pulssance de ceulx qui veul-
lent . . . se confier en eulxmesmes.
(F. Le Roy. Le Livre de la Fernme forte, b 5 b.)
Confiturier. [1584. J. de Barraud, daus Delboulle. Becueil.]
1584. Ces jours passez . . . on estoit sur le poinct d'eslire un
Confiturier pour vostre Majeste.
{Guevarre. Epistres dorhs. IV, trad. J. de Barraud, 270 a.)
Conflagration. [XVI« s. Rabelais. II, 29.]
1488. Et aussy alors sera la derni^re conflagration et enibrasement.
{La Mer des Histoires. \, 25 c, 6dit. 1491.)
Conformetnent. [1564. J. Thierry. Dict. franr.-latin.\
1503, Comme il sera declare neanmoins parlant conformSment.
{Le Guidon en francoys, 133 a, edit, 1534.)
Conglutination. [1542. P. de Changy, Trad. de L. Vives dans Delboulle.
Becueil.]
1503. Conglutination . . . n'est aultre ehose sinou union et in-
viscation des levres et extremitez du membre oii est la playe.
{Le Guidon en francoys., 163 b, 6dit. 1534.)
3*
36 Hugues Vaganay Conifere
Conifere. [XVI^ s. P. Belon^ dans Godefroy. Suppig
1523. Le donlx vent . . ..baissoit
Les summitez des g-rans pins coniferes.
{Parthenice Mariane, trad. J. de MortiereS; 47 b.)
Conjecturalement. [XVI« s. Montaigne, dans Dochez, Dict]
1488. Les ämes qui sont en puigatoyre ou en enfer ue con-
gnoisseut ])oint ce qu'il se fait ou moude sinon conjecturalement.
{La Mer des Histoires. I, 22 b, edit. 1491.)
Conjugaison. [Conjugezon. 1550. Meigret. Grammaire francoise, 74 b.]
1551. Regles pour congnoistre les declinaisons, et conjugaisons
des noms et verbes tuscans.
{Dialogues de m. Speron Sperone^ trad. C. Gruget, 191 a.)
Conjurateur. [1539. R. Estienne. Biet. franQ.-latin.]
1488. Exorcistes et conjiirafeurs . . . les(iuelz chassoyent les deables.
{La Mer des Histoires. II, 79 c, edit. 1491.)
Consolateur. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Neemias qui est interprete consolatenr de Dieu.
{La Mer des Histoires. II, 30 b, edit. 1491.)
1538. Paracletus. Advoeat, consolateur.
(R. Estienne. Dict. Lafinogallicimi, 515 a.)
Cons2)ue)-.
1530. Hz le conspuerent en le colaphisaut en la face.
[Postilles, 83 b, edit. 1546.)
Constitutif. [1611. Cotgrave.]
1488. Aristote composa ... de la loy constitutive uug [livre].
{La Mer des Histoires. II, 27 c, edit. 1491.)
Contagion. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1516. Contagium. Attouchement dommageable et dangereux.
Maladie contagieuse, et qui vient de toucher l'ung ä l'autre. Contagion.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 298 b.)
Continuateur. [16.0. Furetiere.J
1579. Le continuateur de Gregoire et d'Aimonius tesmoignent
qu'il a fait une mauvaise fin.
(Vignier. Sommaire de Vhistoire des Frangois, 82.)
Contondant.
1503. Fracture . . . selon nostre langue est diete Solution faiete
non pas de queleonque chose, mais de cbose contondante.
{Le Guidon en francoys, 227 d, edit. 1534.)
Contusion Pour l'Histoire du Frangais Moderne 37
Contondr e. [XVI« s. Pave. I, 9.]
1503. Les causes des fractures sont comme des aiitres playcs:
c'est assavoir de toute cbose qui peult contondre et froisser les os,
{Le Guidon en fvancoys, 227 d, cdit. 1534.)
Contour. [1549. Eabelais. Scio»tac/ne.]
1548. (Th. Sebiilet. Art poetiqite, p. 17, edit. Gaiffe.)
[Godcfroy cite des exemples du X1V° siecle.]
Contourne. [1564. J. Thierry. Dlct. frang.-latin.]
1548. (Tb. Sebillet. Art poetique, p. \1, edit. Gaiffe.)
1552. Flectere equiim. Contourner.
(Ch. Et>tienDe. Dict. Latinogallicum^ 471 b.)
1559. Entie les especes de calament il en y ha une, qui . . .
prodnit .... les tiges confournees en anglets.
(Dioscoride, trad. M. Mathee, 265 a.)
Contradictoirement. [1017. Merc. franc. dans Delboulle. Recueil.]
(Charles du Moulin sur le 68. Art. de la Coustume de Bour-
bonnois, daus
1596. Guenoys. Conference dci; coustmnes ... de France, 386b.)
Contre charme.
1572. Tons jaspes . . . serveut de preservatifs et de contre-charmes.
{Comm. de Matthioliis sur Dioscoride, trad. Du Piuet, 540 a.)
Contremine. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1530. Les Khodieus . . . feirent des contremines, qui viudreut
rencontrer celles des ennemys.
[Diodore, trad. CI. de Seyssel, 125 b.)
Contrepoison. [1539. K. Estienne. Dict. fratic.-/atin.]
1538. Antidütum. Contrepoison, Methridat.
(K. Estienne. Dict. Latinogallicum, 56 b.)
Contus. [1549. Tag-ault, dans Godefroy. Complement.]
1503. Quant la playe est composee avecques chair contuse et
contrite . . . il est nccessite . . . y appliquer medecine sup|)orative.
[Le Guidon en francorjs, 207 a, 6dit. 1534.)
Contusion. [1545. G. Gucroult, dans Delboulle. liecueil de vieux mofs, ms.]
1503. Au mcmbre ouquel e.<t faicte contusion et attrition coni-
munement s'ensuyt grant douleur.
[Le Guidon en francoi/s, 179 d, edit. 1534.)
38 Hugues Vaganay Convexite
ConvexiU. [XVI* s. Du Pinet, dans Godefroy. Complement.]
1557. Tel me semble ce Ciel, dans l'espace duquel comprius
depuis la concavite qui contient les elemens, jusques ä la deruiere
convexite embrassant le ciel estoile, sont semees les sept Pianettes.
(Poutus de Tyard. L' Univers, 228 b, edit. 1587.)
Conoiction. [1642. Oudin.]
1580. RecolemenS; convictions, confrontatious.
(I. Bodin. Demonomanie, 86 a, edit. 1582.)
Cooperation. [1525. Lefevre d'Etaples, dans Godefroy. Complement]
1488. Dieu au commencement avoit fait romme^ c'est assavoir
Adam sans Cooperation de homme et de femme.
{La Mer des Histoires. II, 58 d, edit. 1491.)
Coqueluchon. [1539. R. Estienue. Dict franc.-latin.]
1538. Cucullus. Le coqueluchon d'une cappe, et la cappe que les
femmes portent sur leur teste pour la pluye.
(ß. Estienne. Dict. Latinogallicum, 178 b.)
Cordonnier. [XVI« s. Calvin. Instit. ehrest. III, IV, 22 edit. 1562.]
1503. Ung mien cordonnier de Paris.
{Le Guidon en francoys^ 249 c, edit. 1534.)
Corinthien [XVI« s. Montaigne. I, 51.]
1553. Aueuns [architectes] estiment [la division] lonlque, plusieurs
la Corinthienne, et s'en treuve assez qui suyvent la Tuscane.
(Albert. Architectiire, trad. I. Martin, 15 a.)
Cornee. [1545. G. Gueroult, dans Delboulle. Recueil.]
1503. Apres tourne l'esguille vers la cornSe.
{Le Guidon en francot/s^ 263 a, edit. 1534.)
Coronal. [XVI« s. Rabelais. I, 25.]
1503. Le premier os de la teste est de la partie de devant et
est dit coronale.
{Le Guidon en francoys, 43 a, edit. 1534.)
1503. Les yeulx sont iustrumens de voyement et sont dedans
orbitain qui est la partie du coronal.
{Ibid., 48 a.)
Cotignac. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-iatin.]
1550. Le cotignac nous semble bon.
{Ödes de Ronsard, 148 a.)
1559. Le just du fruit [du Poterium rubrum] espreinct, et cuit
avec du sucre, en forme de cotignac, est une chose tres delicate.
{Dio^coride, trad. M. Mathee, 77 a.)
Graqtter Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne 39
Cotonneux. [158o. Cl. Gauchet, dans Delboulle. Materiaux.]
1552. Lanuginosus. Qui ha comme du poil folet au tronc, ou cn
ses fueilles, cotonneux, mousseux.
(Ch. Estienue. Di ct. Latinogallicum, 751 a.)
1552. Pannicula. La fleur des uoyers . . . C'est aussi la teste
et materas houssu et cottonneux d'un roseau.
(Ch. Estienne. Dkt. Latinogallicum, 943 b.)
Couleuvree. [1539. R. Estienue. Dict. frang.-latin.]
1558. Cedrostis. De la couleuvree.
(R. Estieune. Dict. Latinogallicum, 109 b.)
Courbement. [1539. R, Estienue. Dict. franr.-latin.]
1503. Spasme est tirement et courbement de la langue ä sa nais-
sance.
{Le Guidon en francoijs, 266 b, edit. 1534).
Courtepoincte.
1488. Courtiue . . . ouvree en ouvrage de coultepoincte entrelassee
et tissue de belle diversitö.
{La Mer des Histoires. I, 129 d, edit. 1491.)
Cousin. 2. [1578. Ronsard. Sonets pour Helene. II, 21.]
1551. Allerous piquaus (ce sont petites mouehes, ;i lougs piedz,
. . . et se nommeut, au pais de Lyonnois, cousins).
(Dialogues de m. Speron tiperone., trad. C. Gruget; 221 a.)
Couvi. [1611. Cotgrave.]
1555. Oeufs . . . qu'on nomme en Francoys cüufs couvis, ou pourris.
(P. Belon. Histoire de la nature des ot/seaux, 31.)
Cracheur. [1539. R. Estienne. Dict. trancois latin.]
1538. Screator. Ung cracheur.
(R. Estienne. Dict- Latinogallicum, 647 b.)
Craquement. [1556. R. Leblanc, dans Delboulle. Becueil.]
2 Aoust 1553. Tons eeux qui estoient en la maison des baingz
publiques, entendans le cracqiiement quc faisoit la charpenterie, s'en-
fuyrent.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 26 b.)
Craquer. 1. 1 1549. R. Estienne.]
1546. Le vieillard . . . Testraignoit de sorte qu'on luy oyoit
craquer les os.
{Palmer in d' Olive, 226 a.)
40 Hugues Vaganay Crasseux
Crasseux. [1539. R. Estieune. Dict. franc.-lafin.]
1538. Squallidus. Plein et cbarge de crasse et d'ordure, Crasseux.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 670 b.)
Crater. [1626. Bachet de Meziriac. Traduction des epistres d^Ooide, p. 285.]
1570. Ethna est iine montagne en Sicile, sacree ä Vulcain, la-
qiielle de uuict vomit des flambes par iiue Ouvertüre de vingt Stades
qua ilz appellent crater, c'est-ä-dire tasse.
{La Cite de Dien, frad. G. Hervet. I, 104 b, edit. 1578.)
1570. Les ouvertures qu'on appelle Crateres, c'est ä-dire, tasses.
(Ibid., I, 108 a, D.)
Crejjer.
1523. Ses cheveux gris saus nettoyer humides
Laissa cresper et devenir squalides.
{Parthenice Mariane, frad. J. de Mortieres, 29 b.)
CrepH. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latiu.]
1538. Vibratum. Reeroquille, crespu.
(R. Estieune. Dict. Latinogallicum, 739.)
Criard. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1532. Pilate . . . avoit commande ä ses souldtvrds qu'ilz . . .
frappassent sur les criars.
{Eusebe. Eist, eccies., trad. Cl. de öeyssel, livre II, Chap. VI.)
1538. Clamosus. Ung criart., qui ue fait que crier.
(R. Estienne, Dict. Latinogallicum.^ 120 b.)
Criminalite. [1611. Cotgrave.]
1546. II a voulu vuider la criminalite avaut que toucher ä la
civilite.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 704 b.)
Croc.
1546. Oudiu . . . jetaut son espöe contre Palmerin, le saisit au
Corps, pensant le mettre bas : mais . . . Palmerin luy donna le crocq
de teile ruse, qu'il le mist les piedz contremont.
{Palmerin d' Olive, 184 b.)
Croche. [XVP s. Rabelais V, 16.]
1550. Un aigle sur la röche
Lui ronge d'un bec croche
Son poumon immortel.
{Ödes de Ronsard, 119 b.)
Crocheteur. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.']
1538. Baiulus. Crocheteur, gaigne denier.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum.^ 86 a.)
Debavrasscr l'uur l'Histoirc du Franguis Moderne 41
Croissant. 2.
1540. Fleiirs croissantes par le cbamp.
{Amadis. I, G7b.)
Croiipissant. [XVI**— XYII« s. S. Fraugois de Sales].
1552, ßeses aqua. Eaue croiipie, . . .; croiipissant, dorniuut.
(Ch. Estieiine. Dict. Latinogalliciim, 115o b.)
1553. Le [sable] croiipissant au pied des montaignes soubz l'im-
pctuositc de l'eau tombante, se treuve toujours plua commode.
{Alhert. Architecfure, trad. I. Martin, 35 a.)
Cucule. [1512. J. Le Maire, dans Delboulle. Becueil.]
1488. II vestit une belle robe et mist sur sa teste une g-raude ciicule.
[La Mer des Histoires. II, 2G a, edit. 1491.)
Cidace. [IGll, Cotg-rave]
1581. La harquebuze . , . est courte, et lenforcee, ä long- ressort
et larges roues, soustenues i)ar la culace.
{UHistoire de France, G92.)
Curcuma. |15ü2. Du Pinet. daus Delboulle. Kecueil.]
1559. La seconde espece [de soncbet] qui s'apporte de Tludie,
n'est autre ebose que cette raciue jaune, laquelle, 6s officines, s'ap-
pelle comuiunemeut Curcuma.
{Dioscoride^ trad. M. Matbee, 9 a.)
Damasqiiiner. [Apres 1557. B. Falissy, 39.]
1553. Les Turcs aiuieut a avoir leurs espees damasguinees,
c'est ä dire ternies de coste et d'autre.
(Belon. Observations^ 105, edit. 1588.)
1555. Cüuvres la teiidre ebair de vos greves divines
Du cuir daniasquine de vos rouges botiues.
{Les Meslanyes de P. de Ronsard, 38 b.)
Dartre. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1503. Et soDt dictes vulgaireraeut dartres et feu volagc.
[Le Guidon en francoys, 245c, edit. 1534).
1538. Lieben. MaUidie sur la i)oau de la personne, dartre., feu volage.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicwn ., 421 a.)
Davier. [1549. R. Estienne. Dict. franq.-latin.\
1546. Forfex. Ung davier de barbier servant ä arracber les dens.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicuni, 042 a).
Debarrasser. [1611. Cotgrave.J
1584. David . . . pour desc^ucls niaux sc debarrasser et dcsen-
veloper il recouroit . . . ä l'oraison et priere.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 52 a.)
42 Hugues Vaganay Debaucheur
Debaucheur. [XVI»-XVn« s. Brantome. IX, 67.J
1581. (P. de la Coste. Sermons, 253 a, edit. 1598.)
Deboiter. [1564. J. Thierry. Dict. franc.-latin.]
1552. Desmettre de son lieu, desnouer, disloquer, desboiter.
(R. Estienne. Dict. Latinogalliciirn^ 785 a.)
Deboucher. [1539. K. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Relinere. Desboucher.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 621 b.)
Decamper.
1540. Quand les gens du duc le veirent ainsi escamper, les ungs
estoient d'opinion de le siiivre.
(Ämadis. l, 45 a.)
Decalogue. [XVI« s, Fossetier, dans Godefroy, Complement.]
1488. Les commandemens du decalogue, c'est-ä-dire les dix com-
mandemens de la loy.
{La Mer des Histoire^. \, 74 c, edit. 1491.)
Decasyllabe.
1555. (J. Peletier. Art Foetique, 67.)
Decelement. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1546. Conjurationis indicium. Encusement, decelement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 646 a.)
Deceler. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1546. Conjurationem indicare. Deceler.
iR. Estienne. Dict. iMtinogallicum^ 646 a.)
1546. Et qu'il ne craigne d'estre decele de Brionnelle, ear eile
entend assez de mes affaires.
{Palmerin d'Olive^ 49 b.)
Decemment. [XVP s. Montaigne. 1, 25.]
1523. Le der yoleil a ses cheveulx dorez
Plus decemment par ses cours decorez.
{Parthenice Alariane, trad. J. de Mortieres. 47 b.)
Decimateur. [1680. Richelet.]
1542. Mulctes imposees contre les decimateurs.
{Dion Historien, trad. Cl. Deroziers, 7 a.)
Declamateur. [1539. R. Estienne. Dict. franq.-latin.]
1538. Declamator. Qui s'exerce en teile sorte, diclamateur.
(R. Estienne. Dict. Ijatinogallicum, 189 b.)
Delitescence Tour rilistoiro tUi Fr;uiy;ii8 Mudonic 41)
Dccolorcr. [1G71. Kaciiicj
1559. L'agaric ... ha i)uissaucc . . . u coux qui sont dScolorcz
et blesmis par Ics membres.
[Dioscorii/c, Irad. M. Mathöc, 240 a)
1570. Jusques ä taut (]iic l'aage s'empirant,
Et peu ä peil son or cUcolorant^
Bicu tost apios survindrcnt en la tcrre
L'aiuour d'avoir, et la rage de f;iieirc.
{La Cife de Dien, trad. G. llcrvet. I, 78 b, c, 6dit. 1578.)
DScoloratioH. [XVI« s. Pare. XN'Ill, ().').]
1503. Excroissances, rongues, döcoloration et yuciirs.
{Le Guidon en francoi/s, 82 d, edit. 1534.)
Dedale.
1586. lo/r Alembyqiier.
Dkiicatoire. (XV!«— XVII« s. Uli rerron, daiis Delboulle. l\ecuei/.\
1572. Qui preudra gardc ä la loiiauge (jue rAutheur noiis dounc
eu l'Epistre dediaitoire de ^es CommeDtaires Italiens.
[Comin. de Matthiolus stir Dioscoride, v" du titre.)
Degouter. [1539. K. Estiemie. Dict. franr.-latin.]
1538. Fastidii delicatissiiiii liomo. Aise k desgouster, et pour peu
de chose.
(K. EstieuDC. Dict. Latinogallicmn, 187 b.).
D^grafer. [1564. J. Tliicrry. Dict. franr.-latin.]
1546. ralmcrin comiiiauda aux iiiatelotz de degraß'er
Süu uavire.
{Palmerin d' Olive, 210 b.)
Deißcation. [1556. Guill. du Clioul, Religion des liomains, daus Delboulle.
Eecueil.]
1488. Jupiter eut une chievre pour le nourrir . . . laquclle cbievrc
i\])\h^ la diification de Jnjjiter fut translatee 68 cieulx et fait uiig
signe noumie Capricoroc.
{La Mer des Hisfoires. I, 37 a, edit. 1491.)
Delitescence. [XVI« s. Pare. V, 3.]
1503. Quant une apostcme a estc manifeste et puis apres sc
oceulte , . . teile oecultation et retouruenicnt arri^rc uoz docteurH
Tappellent deliteseeutia ... 11 y a une autre delitescence . . .
{Le Guidon en francof/s, 87 c, d, edit. 1534.)
44 Hiigiies Vnganay Demy-autour
Demy-aufour. [XVI« s. Du Fouillonx. Veuerie, 59,]
1555. Les fauconniers en constituent encor niie autrc espece,
qu'ils Dommeut Demy Autour, comme moyen entre rautour, et son
tiercelet.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaiix, 113.)
Demidieu. [1539. R Estienne. Dict. franr.-lafm.]
1488. Les demydieux sont ämes Celestes soubz forme bumaiue,
aiusy que Warardraeh disoit de saiuct Symon et sainct Jude. Tou-
tesfois, dit Servie que demydieux sont ceulx qui seulemeut sont dieux
du costc de leur pere, comme Hercule«.
{La Mer des H/stoires, I, 54 d, edit. 1491.)
D^nombrer. [XVP s. Godefroy. Complement „titie ^g-are".]
1570. VaiTOU aussi luy mesmeacommeucc de raconter et denoinbrer
Jes dieux.
(La Cite de Bleu, trad. G. Hervet. [, 181 a, D, edit. 1534).
Dental. [1611. CotgTave.J
1503. Troys vrayes manieres de joiiictures se trouvent entre les
OS. L'une est dicte clavalle comme celle des dens. L'autre sarratille
ou dentalle comme icelle du craneum.
{Le Guidon en francoys, 40 d, edit. 1534).
Deutele. [1564. J. Thierry. Dict- franr.-lat/n.]
1555. Quelques oyseaux de riviere Tont [le bec| coclie de teile
mauiere; qu'on peut dire qii'üs l'ont deutele.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 35.)
1555. (Billou. Le Fort inexpugnable, 25 a.)
1559. Les fueilles [du Sumach] sont longuettes, rougeastres, et
dentellees k Tentour.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 91 a.)
DSpaver. [XVP s. Pure, t. III, p. 706.]
1506. Puis apres fut despave et de nouveau repave.
(La Mer des Histoires, II, 185 b.)
Deperdition. [XVI« s. Pare. VIIL 1.]
1503. S'il u'y a nulle deperdition de substauce, il convient essayer
consolider avec medecines sanguiuolentes.
{Le Guidon en francoys^ 183 d, edit. 1534.)
Depilatoire. [XVI« s. Pare. XV, 1.]
1552. Psilotbrum. Oignement qui scrt ä faire lomber le poil,
dejnlatoire.
(Cli. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1088 a.)
Desofdie Vom lllistoire du Francais Moderne 45
1553. Toutes les femmcs qui vivent en Turquie . , . se foiit
ordinairemcnt abattre le poil . . . par la vertu d'un (Upilatoire.
(Belon. Ohservatiom, 435, cdit. 1588.)
\hQi2. On dit que le sang-, le fiel, et le foye du ton, taut frais
que salez, sont fort bons depilatoires.
{Pline, irad. Du Pinet. II, 554, 35.)
Deplanter. [XVI^ s. La Boetie. Mesnagerie.]
1546. Deplantare. Desplanfcr.
(H. Estienne. Dict. LatinogaUkum^ 363. b.)
Deploiement.
1546. Evolutio. Desveloppenieut, desployement, fueilletement.
(R. Estieune. Dict. Latiiiogallicum, 455 b.)
Deplorahle. [XVP-XVII« s. Malherbe. Pohies. 29.J
1584. Leur vie est mauvaise. et leur eonver^^ation odieuse et
deplorahle.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 101 a.)
Derivatif.
1503. L'esvacuation derivative et assumptive.
[Le Guidon en francoys, 281 c, Odit. 1534.)
Desavengler. [XVII« s.]
1586. Le bou Thobie deveuu aveugle est il pa^ diviuemeut desa-
veugle par le rainistere d'un ange.
(I. Lambert. Discoitrs evangeliques. \, 41 b.)
DeshonnetetL [1539. R. Estienue. Dict. franc.-latin.]
1488. En ung chasteau d'Ytalie nomme Laviuum ilz faisoient
ceste deshonnestete ung mois durant pour appaiser Bachus.
{La Mer des Ilistoires. I, 50 b, cdit. 1491.)
? Desinence.
1548. (Th. Sebillct. Art Poetigiie, p. 18. edit Gaiffe.)
Desinteresser. [1611. Cotgrave.]
1552. Pracßtare aliquem indemncm. Le desdommagcr et rendre
indemne, le desinteresser.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 675 a.)
Dhordre. [1539. R. Estieune. Dict. framj.-latin.]
1530. Les Syracusains . . . estans en si petit nombre deifirent
totalement six vingtz mille homraes de pied, et cinq niille de cbeval
pour Tadvautaige des lieux, et pour Terreur et desordre des cnnemys,
{Diodore, trad. Gl. de Seyssel, 98 a.)
46 Hugues Vaganay. Bessechement
Dess^chement. [1583. J. Baudon, dans Delbonlle. Recueil.]
1503. Le deseickement et le confortement du cerveau.
{Le Giiidon en francoys, 256 d, 6dit. 1534.)
Detrempe. [XVI« s. B. Palissy, 382.]
1553. La chaulx . . . il la fault . . . laisser longuement abreuver
en sa liqueur . . . afin que si quelque motte n'estoit cuytte . . . eile
se puisse perfaire en ceste desfrempe contiuuele.
{Albert, Ärchitecture, trad. I. Martin, 34 a.)
Detremper.
1488. De laquelle racine l'escorche destrempee et bue avee vin
fait dormir.
{La Mer des Histoires, I, 110 c, edit. 1491.)
1555. Je craindrois faire fondre en douceur de pitie tout cceur
de lysant, au liazard de dStrcmper cete pagee en larmes improuveiies
qui la gasteroient.
(P. de Billon. Le Fort inexpugnable, 129 a.)
Detrousseur. [1539. K. Estienne. Biet, franr.-latin.]
1538. Grassator. Brigueur, brigant, destrousseiir de gens, guetteur
de ebemins.
(R. Estienne. D'ict. Latinogallicnm, 314 a.)
Devaliser. [1564. J. Thierry. Dict. franc.-latin.]
1555. le ne veus larron ouster la bourse
A quelque amant, ou comme un mescbant
Volleur, devalizer uu marchant.
{Continuation des Aniours de F. de Ronsard, 48.)
Devolution. [1611. Cotgrave.]
1570. II nie semble qu'il faut entendre que le departement et la
devolution de Täme n'est pas egale.
{La Cit6 de Dien, trad. G. Hervet. I, 330 a, A, 6dit. 1578.)
Devorateur. [XV«— XVP s. Gringore. 1, 172.]
1488. Jesse est interprete brulaut ou brulement . . . ou bomme
devorateur, ou bomme prenant.
{La Mer des Histoires. I, 134 b, edit. 1491.)
Diachilon. [XVI« s. Par6. V, 10.]
1503. En la fracture Ten adjouste les parties ... Et apres Ten
met ... les plumaceaulx baignez en albun d'euf au commencement
et en apres avee dyaquilon.
{Le Guidon en francotjs, 193 b, edit. 1534.)
Disconvenance Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne 47
Diagonale ment. [1561. P. Franco. TraitS des hernies^ daas Delboulle.
Recueil.]
1503. Les pores uritides jienetrent par ces deux tuniques dya-
goneUemeyit.
{Le Giüdon en Jrancoys, 69 a, 6dit. 1534.)
Dialecticien. [XVI« s. Kabelais. III, 19.]
1488. Demostenes . . . acquist faconde et eloquence de Plaloii,
et argumentation de Eubilides dyalectlcien.
{La Mer des Histoires. II, 28 a, ödit. 1491.)
Diane. [XVI° s. Ronsard. Eleg 28.J
1555. Qui ne sait quel mot c'est que Carque Camisade
Sentinelle, Diane^ ecarmoche, embiiscade.
{Les Meslanges de F. de Ronsard, 30 )
Diastoll [1611. Cotgrave.J
1548. (Th. Sebillet. Art PoHique, p. 82, Mt. Gaiffe.)
Dicton. [1516. Miroir hisforial de France, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Le dicfon et jugement de raison.
[La Mer des Histoires. l, 15 c, edit. 1491).
DifficiUement. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin.\
1503. [Le sang] ä cause de l'espesseur de la art^re laquelle est
composee de deux tuniques difficillement exiit extra eas.
{Le Guidon en francoys, 104 b, edit. 1534.)
Difformite. [1520. Fabri, Rhetorique, dans Delboulle. Recueil.]
1488. En Testat d'innocence n'y eust eu quelque difformite.
[La Mer des Histoires. I, 7 d, edit. 1491).
Dilemme. [XVI«— XVII« s. D'Aubigne, dans Delboulle. Recueil.]
1570. Et c'est d'oü vieut ce dilemme des Epicuriens : Si Dieu est,
d'oii viennent les niaux? S'il nest pas, d'oü sont les biens?
{Ln Cite de Dien, trad. G. Hervet. I, 301 b, B, ödit. 1578.)
Discoloration. [XVI« s. Par6. XVIII, 65.]
1503. Se [la discrasie] est froyde, laquelle chose tu congnoistras
par la molesse discoloration, eschauffe le lieu.
{Le Guidon en francoys., 168 a, edit. 1534.)
Disconvenance. [1549. R. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1488. Toute partie qui a disconvenance aulcune avec son tout
est laide et infame.
{La Mer des Histoires. LI, 61c, edit. 1491.)
48 Hugues Vagauay Disconvenant
Disconvenant. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1503. En la partie posteriore de ce ventiicule, est situee une
autre puissaiice appelee extimative et ropöralioD de ceste puissauee
est de discenier eutre les clioses convenantes ou disconvenantes.
{Le Guidon eti francoys, 46 b; edit. 1534.)
Discorder. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.']
1503. II est ä noter que de la naissance des veyues discordent
les philosophes et les medecins.
{Le Guidon en francoys, 39 a, edit. 1534.)
Discoiirs. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1503. Faire tel discours de toutes les circonstances variantes
l'indicatiou curative, seulemeut le scet faire icelluy qiii est saige et
bien sgavant.
{Le Guidon en frangoys, 151 d, edit. 1534.)
Discourtois. [1611. Coig-rave.]
1584. II y a quelque sorte d'amys . . . discourtois et distemperez.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraiid, 199 a.)
Disgrace. [1564. J. Thierry. Dict. franr.-lafin.\
1560. Le plus grand malheur et la jiliis grande disgrace qui luy
pourroit avenir.
(R. BelleaU; dans Amonrs de Ronsard. II, 29 a.)
Disloquer. [1549. R. Estienne. Dict. francois-latin]
1546. Luxare. Desraettre de son lieu, desnoiier, disloquer.
(R. Estienne, Dict. Lafinogallicum, 752 b.)
Disparite. [XYI« s. Montaigne. I, 42.]
1488. En ieeulx [Jacob et Esali] a este si grande diversite en
moeurs et conditious, disparite en fais, dissimilitude en amour de
pere et de mere, que ilz estoient toujours ennemis entre eulx et l'ung
contre l'autre.
(La Mer des Histoires. I, 106 c, edit, 1491.)
Dispense. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-laiin.]
1488. Ilz perderoyent leur office et leur eglise saus avoir aulcune
esperance d'avoir dispense ou indulgence.
{La Mer des Histoires. I, 160 d, edit. 1491.)
Disproportion. [XVI« s. Montaigne. I, 42. J
1552. luaequalitas. Inegualite, quand les choses ne sont pas
pareilles, disproportion.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 663 a.)
Dtstique ' Pour l'Ilistoire du Fran^ais Moderne 49
1561. Si quelquefois il m'y faut entremeslcr rieii du niien, je
tailleray adonc ma plume, selon le vol et poitee de rauteur . . . a
fin qua pour la differenee des styles et escritureS; il n'y ait en toute
ceste suite d'auteur^, inegalitc ny repug-uance, oii iiwtre disj)roportio)i.
{Zonare. Ilistoires, trad. I. de Maumont, 8 A.)
Disproportionne. [1567, Amyot. Les Vies des Hommes illustres, 2753.]
1503. Quant ilz [les quatre humeurs] sont disproportionncz et
t'aitz estranges en ces qualitez et quantitez le corps est malade.
{Le Giiidon en francoijs, 102 b; edit. 1534.)
Disputable. [XVI* s. Amyot. Caton d'Utique, 26.]
1546. Res disputabilis in utranque iiartem. Disputable; de quoy
ou peult dispute!'.
(R. Estienue. Dicf. Latinogalliaim, 399 a.)
Disputant. [XVIII« s.]
1523. Sans estre disputant Plus oultre alla.
{Parthenice Mariane, trad. J. de Mortieres, 35 a).
Dissection. [XVP s. Pare, preface.]
1555. La dissection . . . n'est pas faicte pour le bien d'un couteau.
(P. Belon. Hisfoire de la nature des oyseaux, 15.)
Disseminer. [XVI« s. Pare. I, 21.]
1503. Teile matiere est divisee et disseminee par plusieurs parties
du membre.
{Le GuidoH en francoys, 96 b, ödit. 1534.)
Dissonant. [1542. P. de Changy, dans Delboulle. Recueil.]
1537. Perfec'tions de long-ues et de brefves,
Mettez voz sons en dissonantes grefves.
(Molinet. Faidz et dictz, 51a; (1540), 55 a.)
Distinctif. [XVIII« s. L'abbe Desfontaines, dans Trevoux.]
1488. Le souleil a vertu distinctive des quatre temps, comme de
este, d'yver, de printemps, et d'automne selon -ce qu'il nionte ou descent.
{La Mer des Ilistoires, l, 44 b, edit. 1491.)
1503. Les signes distinctif s [de catharatej.
{Le Guidon en francoys, 261c, 6dit. 1534.)
Distique. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1546. Distichon. Ung distique, deux vers de poesie.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 402 a.)
1548. (Th. Sebillet. Art Foetique, p. 104, edit. Gaiffc\
Romanische Forschungen XXXII. 4
50 Hugues Vaganay Divinatriee
Divinatrice. [XVI^ s. Montaigne. II, 12.]
1552. Fureur divinatrice, ou prophetique.
(Pontuß de Tyard. Solitaire premier, daus ses Discours
philosophiques, 10 a, 6dit. 1587.)
Diviniser. [XV!«— XVIP s. S. FranQois de Sales, dans Dochez, Dict.]
1581. Sed/ym/ser etimmortaliserenmeschancetecommeHerostrate.
(P. de La Coste. Sermons, 153 b, 6dit. 1598.)
Dixi^mement.
1503. Premierement . . . Secondemeut . . . Tiercement . . . Quarte-
ment . . . Quintement . . . Sextement . . . Septiesmement . . . Huytiesme-
ment . . . Neufviesmement . . . Dixiesmement.
{Le Guidon en francoys, 228 b, edit. 1534.)
Dixneu/viesme. [1539. K. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1503. Que la lune ayt bonne lumi^re ou de sept ou de neuf ou
de unze jours en montant au dixseptiesme au dixneufviesme au XXI
en declinant.
{Le Guidon en francoys, 282 a, edit. 1534.)
1530. Cy finist le livre dixneufiesme de Diodore Sicilien.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 84 b )
Dod^caklre. [1585. Chauvet. Pratique de geometrie, 14 a.]
1557. Fig'ures solides : comme pyramidales, cubiques, dodecaMres,
ßfc *\iitrGß
(Pontus de Tyard. L'Unwers, 234 b, edit. 1587.)
Domestiqnement. [1569. Martin du Bellay. Memoires, 4.]
1503. La matiere antecedente s'elle y est eng-endree domesti-
quement, soit boutee hors.
{Le Guidon en francoys, 225 b, edit. 1534),
1503. On luv doit dire dornest iquement qu'il soit en bon regime
et que il aye le conseil des medecins ou aultrement il seroit faict
lepreux.
{Ibid., 242 b.)
Dommageablemcnt. [XVI* s. Montaigne. I, 25.]
1488. Dormir excessif . . . nourrist les vices de la chair trop
dommageablement, comme dit Cathon.
{La Mer des Histoires. I, 92 c, edit. 1491.)
1552. Perniciose. Avec destruction et moit ou endommagement,
dommageablement, pernicieusement.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 986 b.)
Dompteur. [XVII« s. Chapelain. Pucelle, 6.]
1546. Domitor. Qui donte, donteiir.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 416 a.)
JScorcement Pour l'IIistoire du Fraufais Moderne 5l
1550. Le dotiteur d'Asie, Alexandre.
(Ödes de Konsard, 123 a.)
1550. L'autre donteur de chevaus tu diras.
{Ibid., 146 a.)
Drageon. 1 XVI» s. Ronsard. Franciade, preface.]
1555. La pluye . . . ayde aux nonvelles productions des drageons
des plantes au printemps.
(P. Belon. Ilistoire de la natiire des oyseaux, 45.)
Drogman. [1564. J. Thierry. Dlct. frang.-latin?[
1553. Poig-nart . . . duquel nostre droguement luy eu voulut bailler
quatre dueats.
(Belon. Ohservations, 356, 6dit. 1588.)
Drugeon.
1546. Fruticosus. Qui jecte et produit force jectons et sourgeons
ou drugeoHS.
(]{. Estienue. Did. Latinogallicum., 554 b.)
Ebranler. [1539. K. Estienne. Dict. frang.-lafin.]
1538. CoDCutere. Eshranler et faire trembler.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 144 b.)
Ebriete. [1507. N. de la Chesnaye. Condamnation de Bancquet.]
1488. Apres que No6 eu son ebriMe eut este moeque de son fils
Cham, aultrement dit Zoroastres, il trespassa.
(La Mer des Histoires. I, 29c, edit. 1491.)
Ecaille. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-lafin]
1550. Ja-ja les grans chalcurs s'emeuvent,
Et presque les fleuves ne peuvent
Leurs peuples escailles couvrir.
(Ronsard. Ödes, 84 a.)
1555. Et les fleuves poureux du bruit emerveillcs
Appellent sous les eaus leurs peuples ecnilUs.
(Les Meslanges de P. de Ronsard, 21 b.)
1555. See jambes [du goiran, ou boudr^e] sout courtes, . . . dont
les costez sont escaillez, et qui soiit de couleur juulnc.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux.^ 103.)
Eclatement.
2 Aoust 1553. Le Cliastaignier . . . avaut sc roniprc, il udvcrtit
les gens estans dessoubz, par le bruit de son esclatement.
{Albert. Ärchitecture, trad. I. Martin, 26 b.)
Ecorcement. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Deeorticatio. Kscorsement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 190 b.)
4*
52 Hugues Vaganay Ecoulevient
Ecoulement. [1539. R. Estienne. Dict. frangAatin.]
1538. Corrivatio. Tel couremeut, quand Teau s'escoule par ruis-
seaux en uug Heu, escoulement d'eaue.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 174 a.)
Effaictif. Effectif. [1512. Epistre de Henry VII ä Henry VIII, duns
Delboulle. Recueil.]
1503. Formel ou virtuel sive effaictif.
{Le Guidon en francoys, 8 e, edit. 1534.)
1503. Elle est dicte vertu animale pour ce qu'elle est effective
de chaleur vitale ... et est dicte spirituelle pource qn'elle est prin-
cipe effectif des espeiitz.
{Ibid., 23 b.)
Effemination. [1512. J. Le Maire. Illustr. de Gaule, dans Godefroy,
Complement.\
1503. Effemination de Thomme.
{Le Guidon en francoys, 69 c, edit. 1534.)
Effenillement. [1549. R. Estienne. Dict. frauQ.-latin.]
1546. Pampinatio. Effueillement^ esbourgeonnement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 903 a.)
Effiler. [1554. Le Carou. Poesie, f. 70.]
1552. Je ne pense toutesfois estre chose fort necessaire de s' effiler
le cerveau a tant serve curiosite.
(Poutus de Tyard. Solitaire premier, dans ses Discours philo-
sophiques, 25 a, edit. 1587.)
Effraye. [1564. J. Thierry. Dict. f rang.- latin.]
1555. II n'y a celuy en toute nostre natiou, qui ne stäche que
Toyscau de cry effrayant, qu'on oit crier la nuict en volant, ne soit
nomnie uuc Effraye ou Fresaye.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseanx, 142.)
Egalite. [Le XVI« siecle ne connait guere que eqiialite, remplace par
egaliU au conimencement du XVII® s ]
1503. Differences ... de g-randeur, de petitesse, ^esgallite.^ de
profondesse, et de iuegalite.
(Le Guidon en francoys, 149 c, edit. 1534.)
1555. Egalite et conformite de perfection.
(P. Billon. Le Fort inexpugnable, 121 a.)
Egorgemcnt. [1539. R. Estienne Dict. franc. -latin.]
1538. Jugulatio. Esgorgement, coupement de gorge.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 404 a.)
Emhonpoint Pour l'Histoire du Frangais Moderne 53
Egyptiaqiie.
1488. Geste nuytee fust Egypte mis ä mort chuscuu premier ue
et fust la deruiere des dix plaies egyptiaques.
{La Mer des Histoircs, I, 125 u, edit. 1491.)
Elaboration. [1611. Cotg-rave.j
1503. Arteres veuantes du ciieur esquelles est faict espcrit ani-
mal par ellaboration de l'esprit de vie.
{Le Giädon en francoys, 45 c, edit. 1534.)
Elatine. [1611. Cotg-rave.]
1550. De VElatine, qiie les Grecs, Latins et Italiens appelleut
Elatine.
{Dioscoride, trad. M. Matliee, 358 b.)
Elider.
1548. (Tb. Sebillet. Art Poetique, p. 48, edit. Gaiffe.)
Eliminer. [1611. Cotgrave.]
1523. Tu es Testoille . . . qui
Les grans ires repulse et elimine
De Saturne, de Mars pareillement.
(Parthetiice Mariane, trad. J. de Mortieres, 1 b.)
Emanation. [1587. Vigenere, dans Delboulle. Becueil.]
1586. Jesuchrist, . . . estant totalement un avec iceluy [Dieu le
Pere], non seulement par maniere d'image, mais encore essentiellement
en parfaite similitude de la personne de Dieu le Pere, en ceste divine
emanation de generalion eternelle.
[CEuvres spirituelles de II. Suso, trad. N. Le Cerf, 31b.)
Emharquement. [1539. K. Estienne. Did. frane.-latin.]
1538. Conscensio. Monteraent en la navire, emharquement.
(R. Estienne. Dict. LatinogalHcum, 154 b.)
Emboiture. [XVI^ s. Pare. IV, 43.]
1547. Emboistures faictes en queue d'arondelle.
{Vitriwe. Architecture, trad. \. Martin, 138a.)
2 Aoust 1553. Les emboistures soient si bien faictes que les pau-
neaux de joinct ne s'en treuvent debilitez.
{Albert. Architecture, trad. \. Martin, 71 b.)
1555. Venboisture oü s'insöre l'os des cuisses, qui est cc que
uous nommons la bancbe.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 39.)
Embonpoint. [XVI« s. Marg. de Valois, Heptam. 8.]
1542. Lc travail vous pourra bien ennuyer, et estre cause d'amo-
iudrirpartiedecest embonpoint., et couleur vive, que Nature amiseu vous.
{Amadis. III, 62 a.)
54 Hugues Vaganay Embrouillement
Emhrouillement. [1579. P. de Lostal. Discours pkilosopliiques, dans
Delboulle. Recueü.]
1551. \J embrouillement de telz noms iocongneuz, me pourroit
tellemeDt empestrer, que lä oü je devrois parier proprement je m'y
pourrois oublier,
(Dialogues de m. Speron Sperone, trad. C. Gruget, 181 b.)
Emietter.
1572. Les fourmages de chevres . . . estant gardez . . . se seichent
incoDtinent, et s'esnriettent.
(Commentaires de Matthiolus siir Dioscoride^ 159 b.)
Emir. [1690. Füret.]
1549. Emir en langue Moresque signifie ee qne uous disons Ad-
miral : et peult estre que nous deburions escrire Amiral, ä cause de Emir.
(R. Estieiine. Dict. Francoislatin, 14 b.)
Emonder. [1549, E. Estienne. Dict. frcmr.-laiin.]
1503. La seconde m^decine que tu appliqueras sur la premiere
l'amoytira et hnendera sa söcheresse.
[Le Guidon en francoys, 185 a, edit. 1534.)
Empecheur. [1597 (sie). J. de Maumout, dans Delboulle. Recueil.\
1561. La beste sur laquelle il [Balaam] estoit monte, fut plus
sage que luy : de sorte que sentant la diviiie puissance de Vempes-
cheur et traverseur du chemin, eile s'arreste tout court.
{Zonare. Histoires, trad. 1. de Maumont. 95 c.)
1570. Si ces choses se faisoient entre les bous Dieux, certaine-
ment un purgateur de l'ärae bien faisant auroit lä plus de force et
de vertu, qu'uu mal-vueillant empescheur.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 284 b, E, edit. 1578.)
Emphase.
1584. Ce mot d'obombrer empörte une grande emphace.
(Benedicti. Somme des pecliez, b 4 b, edit. 1595.)
Empieter. 2.
2 Fevrier 1583. Le grand duc Rene . . . defit , . . le Duo de
Bourgongne qui luy avoit empiete son pays.
(P. Thevenin, dans 1585. La Sepmaine de G. de Saluste, e 2 b.)
Emplastique. [1545. G. Gueroult, dans Delboulle. RecueiL]
1503. Huylle ayant vertu emplastique, c'est-ä-dire adhäsive.
(Le Guidon en francoys, 247 d, edit. 1534.)
Empois. [XVle s. 0. de Serres. VI, 15.]
1555. Pour Amylum [se peut dire] de Vempois.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 62.)
Enflammer Pour l'llistoire du Fran^ais Moderne 55
EmpoissL [1539. K. Estienne. Dict. Francoislatin.]
1538. Piceatus. EmpoissL
(R. Estienne. Dict. LaÜnogalUcmn^ 546 b.)
Enchiridion. [XVI" s. Grug:et, dans Godefroy, Supiühnent.']
1570. C'est cliose seure que VEnchiridion a estc compose par
Arrian, disciple d'Epictete.
[La Cite de Dien, trad. G. Hervet. I, 259 a, D, edit 1578.)
Eiiclin.
1574. Iceulx de cceur enclin
Obeissans, ensemble en ont portö.
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers, 108.)
Encoigmire. [1539. R. Estienne. Dict. fran^.-latiii.]
1538. Cunei. Les encoigneures et coings d'ung edifice.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 181 b.)
Encroutement. jXVI* s. Du Bartas, dans Delboulle. Becueil.]
1546. Lorica. Enduiet, revestement, encroustemenf.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 745 b.)
Endolorir. [XVP s. 0. de Serres.]
1503. Et le escliauffent et V endoulourissent.
{Le Giiidon en francoys^ 225 a, edit. 1534.)
Endossement. [1611. Cotgrave.J
1596. Le Greffiei- . . , ne delivrera ny endossera ladite Insinu-
ation . . . que premier il n'ait faict ledit registre. Et faisant ledit
endossement ou delivrant ladite insinuation, cottera le fueillet du
registre, oii eile est contenüe.
(Poiton. Tit. 10. Art. 320, dans Gueuoys. Conference des
Cousfnmes, 444 b.)
Energiquement.
1584. Dieu opere energiquement et realement toutes choses.
(Benedicti. Somme des pechez, 'i, edit. 1595.)
Energumene. [1624. Chron. bordel. dans Delboulle. Becueil.]
1584. Energumenes et demoniaques.
(Benedicti. Somme des peches, 40, edit. 1595.)
Enßamtner.
1550. J'allai au double mont
Disciple des pucelles,
Et dont les etincelles
Si bien enflamme m'ont
Que pour leiir grace deservir
Seules je les voulu servir.
(ödes de Ronsard, 117 b.)
5ß Hugues Vagauay Engence
1568. Gestes impetueux et enflammes.
{F. Guicciardin. Eist, d'ltalie, trad. H. Chomcdey, 16 b.)
Engence. [1539. R. Estieime. Dict. franr.-latin.]
1538. Indolem frugum et serainum conservare. Garder Vemjeance
et race.
ß. EstieDne. Dlct. Latinogallicuni, 363 b )
Enlevement. [1551, dans Godefroy, Complement.^
1547. Venlievement des gros fardeaiix.
{Vitruve. Ärchitecture, trad. I. Martin, 139 b.)
Enormement. [1549. R. Estienne. Biet, frnng.-latin.]
1501. Nulle personne ue se doibt desesperer de la bonte divine,
siippos^ qu'elle soit enormement chente et navree par pecbe.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, a 5 a.)
Ensemencement. |XVP s. 0. de Serres. V, 13. J
1552. Satus. Le faict de planter ou semer, plantement, scmaille,
semoison, ensemencement.
(Ch. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 1207 a.)
Enterreur. |1556. Bible, dans Delboulle. Becueil.]
1552. Hnmator. Enterreur.
(Cb. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 632 a.)
Enthousiasme.
1548. (Tb. Sebillet. {Art poetique, p. 9, edit. Gaiffe.)
Entourer. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Ambire. Environner, entourer.
(R. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 47 a.)
Entournure. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Circus. Entour, entourneure.
(R. Estienne. Dict. Lafinogallicuni, 119 a.)
Entre caresser, s\ [XVI« s. Marg. de Valois, Heptam. 44.]
1546. Polinar de et Palmerin s' entre care^serent.
{Palmerin d'Olive, 81 a.)
Entreceder, s' [1578. Malassis de Mente. ßoece, dans Delboulle. Recueil.]
1568. Les egaulx .v' entrecedent, comme leur ont cede lesprecedens.
{Les Politiques d' Artstote., trad. L. le Roy, 321.)
Eiitrechoquer, s' [1564. J. Tbierry. Dict. franr.'latin.]
1550. Les filles des troupeaus laeifs
De fronts retour nes s' entrechocquenf.
{Ödes de Ronsard, 84 b.)
EpüjloUe Pour rilistoiio du FranjaiB Moderne 57
1561. Les chevaux s' entrechocans impetueusemeut cii ccste
presse, sc reuversoyent eux mesmes.
{Zonare, trad. I. de MaiimoDt, G43 E.)
Entrecolonne. [1564. J. Thieriy. Biet, frcnir.-latin.]
1547. Est expedicnt de distribuer euviron le pourpris ... les
entrecolonnes de largeur bien aysee.
{Vitnwe. Architecf/ire^ trad. I. Martin, 67 b.)
1553. Portes, degreZ; entrecolonnes.
(Albert. Architecturc, trad. I. Martin, 17 ii.)
Entrerespondre, s'. [1664. P. d'Ablancourt. Apopht. des anciens, p. 18v>.]
1555. Ce n'est . . . merveille si les oyseaux s'entr'enteiident,
... et s' entrerespondent aiusi qu'ils rentendent.
(P. Beloc. Histoire de la nature des oi/seanx^ 49.)
Entresecourir, s' [1564. J. Thierry. Dict. franr.-latin.]
1553. Les hommes par biensfaictz reciproques, se sont aydez et
entresecouruz de vituailles, espiceries.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 2 a.)
Enumer-ation. [1520. Fabri. Bhetorique.^ dans Delboulle. Recueil.]
1488. Avec les dieux et deesses dessusdis sout aultres plusieiirs
dieux et deesses de la mer et des fleuves, desquelz n'est pas requise
enucleation ne diffuse declaration, mais seulement aulcune enumeration.
{La Mer des Histoires. I, 49 b; edit. 1491.)
Epaisseur. [1539. K. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1503. Par la substaiice du meinbre iious euteudons la disposition
d'icelluy quant ;i lu durete, molesse; espesseur et rarite.
{Le Guidon en francoys. 31 d, edit. 1534.)
Epaissir. [1539. K. Estienne. Dict. franc.-latin]
1538. Densare defluentem capillum. Espessir la chevelure.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 202 a.)
Epaississement. [1539. K. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1538. Densatio. Espessissenient.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 202 a.)
Epierrer. [XVI« s. 0. de Serres. I, 6.]
1546. Elapidare. Jeter les pierres hors d'uug cbamp et Pen
nettoyer, espierrer.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 434 b.)
Epiglotte. [XIIP— XIV« s. Chirurgie de Mondeville, 18 b. — Rabelais
et Amyot disent epiglottide.]
1503. Trachearteria ... est voye de Tair proccdjint du poulmon
alant de luy ä la gorge . . . ou a Vepiglot.
{Le Guidon en francoys., 52 a; edit. 1534.)
58 " Hugues Vaganay Epilepsie
Epileime. [1549. J. Meignan. Hisfoire des planfes, dans Delboulle. RecueiL]
1503. Podagre, asme, Epilepsie.
{Le Guidon en francoys, 16 a, 6dit. 1534.)
Epineux.
1488. Sethim qui est bois espineux.
{La Mer des üistoires. \, 130 b, edit. 1491.)
Epithalame. |1559. Cl. de Buttet, dans Delboulle. RecueiL]
1550. Epithalame ou ehant nuptial.
{Frimaleon, trad. Vernassal, 133 a.)
1550. Epithalame d'Antoine de BourboD, et de lanne de Navarre.
Ode I [livre IV].
{Ödes de Ronsard, 107 b.)
Epitome. [1551. Vie des Sainfs P^res, dans Delboulle. RecueiL]
1522. SuDiDQaire et epitome du livre de Asse fait par le com-
mandement du roy, par maistre Guillaume Bude.
{Brunet. Manuel du Libraire^ I, 1374.)
1543. Et pour Epitome^ est coniprinse ondit Almanach, doctrine
instructive de la cognoissence de Dieu.
{Heures de N. D., trad. G. Cailleau, A 4 b.)
Eplucheur. [XVI« s. Du Pinet, dans Delboulle. RecueiL]
1555. Tous enuuyeux et supersticieux Eplucheurs d'essence feme-
niue aillent arriöre.
(F. de Billou. Le Fort inexpugnable, 125 b.)
Epointer. [1564. J. Thierry. DicL frang.-latin.]
1555. Ainsi les epiugles pointues
Puissent tontes estre moussues,
Et les eguilles s' epointer.
(G. Aubert, dans la Continuation des Amours de P. de
Ronsard, p. 81.)
Eprouvette. [1539. R Estienne. Dict. franc.-latin.]
1503. En ung estuit doit porter six instrumens : c'estassavoir
forcettes, pincetteS; rasoers, esprouvettes, lancettes, esguilles.
{Le Guidon en francoys, 3 d, 6dit. 1534.)
Epuisement.
1552. Exhaustum. Espuisement^ aeheveraent.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 499 a.)
Equitable. [1552. G. Gu6roult, daus Delboulle. RecueiL]
1550. A l'autre nostre Roi donua
L'or, qui son col environna
Escorter Pour l'Histoire du Fr.anyaig Moderne 59
Aveeques la puissauce d'estre
Da Piemont gouverneur et maislre
Balaogant A''equitable pois
Son avis et sa vigillance
Ensemble I'etfort de sa lance
Jointe avecque une belle vois.
(Ronsard. Ödes, 19 a.)
Equitablinuent. [1564. J. Thierry. Biet, franc.-latin.]
1552. Ex tequo. Selon equite, Iquitablement.
(Ch. Estienne. Dicf. Latinogallicum, 482 a.)
1553. Ceiilx qiii regnen t sur leurs siibjectz . . . sainctement et
Squitablement.
[Albert. Architecture, trad. I. Martin, 75 a.)
Eqititation. [XVl^ s. Pare. XV, 39.]
1503. Aviceune loue mouvemens par Squitafion et par monier et
descendre les degrez.
(Le Guidon en francoys, 276 b, edit. 1534.)
Ers. [1539. R. Estienne. Dict. /rang.-latin.]
1538. Ernum. Une sorte de petit grain plus petit que vesse de
quoy on nourrist les pigeons en Lauguedoe, et Tappelle on des ers
(R Estienne. Dict. Latinogallicum, 154 a.)
Escarpin. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1559. Les inflammations, qu'ont aecoutum^ de faire les escarpins
aux pieds.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 130 b.)
Escopetterie. [1572. Belleforest, dans Delboulle, Recueil.]
1543. Plusieiirs furent jeetez par terre de Vescopetire qui tiroit
Sans cesse.
{Amadis. IV, 57 a.)
L'edition de Lyon, 1574, p. 248, a escopeterie.
Escorte. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin]
1546. A ceste cause les mieux montez dresscrent Vescorte, et ä
bride avalee courureut apres.
[Palmerin d'Olive, 158 b.)
1546. Ce Chevalier, cuydant Vescorte estre grosse, eut peur.
(Ibid., 179 b.)
Escorter.
1584. La justice qui n'est escortee et accompagnee de misericorde,
merite plustost le tiltre de furie et cruaute, que de droict et perfection.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Rarraud, 149 a.)
60 Hugiies Vaganay Escrimer
Escrimer. [1587. La Noue, Dlsc. iwlit. XXVI, 4.J
1546. II prenoit im siug-ulier plaisir ä piquer chevaux, escrimer,
voire conibatre ä outrance.
{Palmer in (V Olive, 19 a.)
1550. Ni escrimer, combatre ä la barriere.
{Ödes de Ronsard, 152 a.)
Espalier. [XVI« 8. 0. de Serres. VI, 20.]
1553. Vitrnve . . . parle de fortifier foudemens avec des Ante-
rides, qiii sont Arboutaus, Coutrefors, ou Espalliers.
{Albert. Architcctare, trad. I. MartiOj 13 b.)
Esquille. [1549. R. Estlenne. Dict. franr.-lcdin.]
1503. La [fracture] composte l'une est avec playes, Tautre avec
douleur, Tautre avec esquille dnre.
{Le Guidon en francoys. 227 d, edit. 1534.)
1546. Testa. Le fragment d'iin os, d'ime esquille et petite piece
d'os, ung petit esclat d'os.
(R. Estienue. Dict. Latinogallicum, 1259 b.)
Esquileiix. [XVI« s. Pare, XIII, 1.]
1503. En fracture . . . aucune d'icelles partie est esgalle et plaine
et ancime non esgalle, mais esquileuse.
. (Le Guidon en francoys, 227 d, edit. 1534.)
Estoßer.
1560. Cerchez Mardocbee le Juif, et , . . luy servant d'estafßer,
marchez au devant de luy.
{Zonare, trad. I. Millet, I, 70 B.)
Estocade. [1578. H. Est. Nouv. Lang, franc. italian..^ dans Delboulle.
Recueil.\
1546. Et fut . . . la defenderesse . . . benigne au soustenir de
ses estoquades gracieuses.
{Palmcrin d'Olioe.^ 59 b.)
Estrapade. [XVP 8. J. Beuchet, daus Godefroy. Complement.]
1546. Si ue me la baillez, je vous feray aujourd'huy donner une
teile astrapade, que vous la seutirez encor' d'icy ä vingt ans.
{Palmerin d'Olive, 252 b).
Etanchement. [1539. R Est. Dict. Francoislatin.]
1538. Restiuctio sitis. Estanchement de soif.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 630 b.)
Eferniser. [1552. Ronsard. Amours. I, 167.]
1549. Ceux que la docte couronne
Eternize d'un bault renom.
(J. Du Bellay. Reciieil de poesie, 15 a, edit. 1568.)
Excrement Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne ()1
1549. Ma lyre, . . .
8'ozc eucores bien vantcr
D'eterniser ta memoire.
(//>/W., 2P. a.)
1550. Eternizcüd ta g-loire
De durable memoire.
{Ödes de Ronsard, 117a)
1550. 0 vive corde, 6 bieu beureus souueur,
Ta vertueuse, et premiere entreprise,
Que la France a par ton audace aprise,
Du Vandomois eternize Thonneur.
{Sonnet de A. de La Fare, dans Ödes de Ronsard, 165 b.)
Eucharistie, [1611. Cotgravc.]
1488. Aultre difficulte est, c'estassavoir se ceste conversion a estd;
totale (juant au corps, comme est en Veucharistie et corps de Jhesucrist.
{La Mer des Histoires. l, 92 d, edit. 1491.)
1551. Les paroles de V Eucaristie, et du batesme.
{Les Dialoyues de m. Speron Sperone,, trad. C. Gruget, 167 b.)
Eticharistique. [1611. Cotgrave.]
1581. Sacrement Eucharistique.
(P. de La Coste Sermons^ 167 b, edit. 1598.)
Event rer. [XVI« s. 0. de Serres. VIII, s.]
1552. Exenterare. Oster les entrailles d'une beste, ey^wi'rer, effondrcr,
deseutrailler.
(Cb. Estienne. Dict. LatinogaUicum^ 494 a.)
Evitenient. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Devitatio. Evitement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 212 b.)
Exacerbation. [XVI« s. Pare. XX, 8.]
1503. Par exercebation nous devons proprement eutendre l'beure
de plus forte afflictlon de la maladie et du i)aroxysme ... II est
vray que plusieurs foys les docteurs prennent paroxismus et exacer-
hation pour uue mesme cbose.
{Le Giiidon en francoys^ 85 a. edit. 1534.)
Excrement. [XVI* s. Pare. Introd., 4.]
1559. Le Saflfran se sopbistique . . . en meslant avec luv du vin
cuiet, en y adjoustant ä fin qu'il poise plus de l'escume d'argent, ou
de Vexcrenicnt de plomb.
{Dioscoride, trad. M. Matbee, 27 b.)
62 Hugues Vaganay Excrementeux
Excrementeux. [XVP s. Parö. Introd. 41.J .
1555. Les oiseaux . . . eu temps d'este soiit trouvez de dure
digestioD, de chair fibreuse, et beaucou)) plus excrementeuse, qu'en
temps d'hyver.
(P. Belon. Hisioire de la nature des oi/seaux^ 52.)
ExfolUation. [XVI« s. Pare. VIII, 20.]
1503. Apres la cauterisation la douleur soit appaisee et l'arsure
et cheute et exfolliation de l'os soit procuröe.
{Le Guidon en francoys, 221 d, edit, 1534.)
Exorciste. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1488. Josephus afferme qu'il a veu iing tel exorciste et adjura-
teur de deables nomm6 Eleazarus.
(La Mer des Histoires. l, 170 d, edit. 1491.)
Exorde. [1520. J, Fabri. Rhetorique, dans Delboulle. BecueiL]
1488. Sainct Mathieu a prins Vexorde des generations du com-
mencement de ceste aage, c'est assavoir de Abraham,
{La Mer des Histoires. I, 88 b, edit. 1491.)
Expeditif. [XVI« s. Amyot. Gracq. 39.]
1546. Parquoy resoliirent luy [Palmerin] et le roy de Balisarque,
qu'aveeq' douze mille ehevaux les plus expklitifz pour la suyte, il
piqueroit apres.
{Palmerin d'Olive, 159 b.)
Experimental. [XVIP s. Furetiere. Roman bourgeois. U, 110.]
1503. La vie humaine est briefve pour regart de l'art de mede-
eine et eecy s'entent quant ä la partie utente et experimentale.
{Le Guidon en francoys^ 10 d, edit. 1534.)
Expiateur. [XVI« s. La Boderie, dans Godefroy, Complement.]
1556. Cresus despite de teile mesaventure invoquoit Juppiter
Vexpiateur.
{Herodote, trad. P. Saliat, f. 7 b.)
Explication. [1578. Vigenere. Philostrate, dans Delboulle. RecueiL]
1547. Explications convenables ä toutes les particularitez de ee
negoce.
( Vitruve. Ärchitectnre, trad. I. Martin, 67 b.)
1561. Sur ceste parole on dispute fort . . . aucuns aussi eu con-
traignent fort Vexplication.
{Zonare, trad. I. de Maumont, 491 A.)
Extinction Poiir rilistoiie du Fiaiiyais Moderne 63
Explicite. [XVI* s. Du Perron, Eucharistie, daos Delboulle, Reciieil.]
1488. Se telz ii'ont i)üiut eu foy explicite et chiire, toiUesfoys ilz
ont eue «ne foi implicite et intrinseque, en tant qu'ilz out ereii qua
Dieu dölivreroit les hommes selon son bon plaisir.
(La Mer des Histoires, I, 94 d, edit. 1491).
1584. Le prest se peult faire en deux sortes, le premier . . . qu'on
appelle explicite ou expose, le secoud implicite et couvert.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, ^/Y/d J. de Barraud, 260 a.)
Explicitement. [1628. Boueher. Triomplies de la religion chrttienne, dans
Delboulle. Recueil. \
1488. Apres Testat de peche fut explicitement et uotoiremeut creu
le mystere de Jhesuerist, non pas seuleraeut Tlucarnation, uiais aussy
sa Passion et Kesurrection.
{La Mer des Histoires. I, 95 a, 6dit. 1491.)
Expurger. [1536. G. Chrestian. Philalethes.]
1503. Que en la partie basse Ten mette aucune tente affin (jue
se aucune matiere estoit retenue au lieu eile se puisse expurger par
le pertuis de la tente.
{Le Guidon en francoys, 190 a, edit. 1534.)
Extase. [1512. J. Le Maire, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Ysaac fust comme ravi en exsfase et en esperit.
{La Mer des Histoires. l, 109 a, edit. 1491.) -
Extatique. [XVI« s. Rabelais. DI, 38.]
8 juillet 1546. Tant furent les espritz sensitifz de Polinarde em-
peschez ü la participation de la joye de ceste uouvelle, qu'elle fut
une grande piöce extatique.
{Palmerin d'Olive, 168 a.)
Exterieurement. [XVI» s. Rabelais. I, 10.]
1501. Discipline met deue composition et mesure tant interiore-
meut que exteriorement.
(Le Roy. Le Livre de la Femme forte^ t 6 a.)
Exterminateur. [XV®— XVI« s. Fossetier, dans Godefroy, Compleiuent.]
1488. Les Hebrieux en cest immolation et sacrifice signoieiit du
sang de l'agueau les posteaux et pilliers de leurs maisons, affin que
Tange exterminateur, par qui est entendu le diable ne leur peult nuyre.
{La Mer des Histoires. I, 125 a, edit. 1491.)
Extinction. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Recueil]
1488. Pour Vextinction de tel feu ledit Cirus eut de rechief mi-
sericorde de Cresus.
{La Mer des Histoires. l, 7 d, klit. 1491.)
ß4: Hugues Vaganay Extravaguer
Extravaguer. [1539. R. Eslienne. Dlct. frang.-lat/n.]
1538. Prolabi loiigius. Extravaguer bien loiug.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 582 a.)
Fahrication. [XV« — XVP s. Fossetier, dans Godefroy, ComplemenL]
1488. Aaron ne bailla point consentement au peuple a la fabri-
caüon d'icelluy veau [d'or] mais les lessa faire.
{La Mer des Histoires, I, 120 c, edit. 1491).
Fabuleusement. [XV«— XVP s. Fossetier, dans Godefroy, Complemenf.]
1488. Jusqiies icy a este parle aulciinesfois fabuleusement et aul- ■
eunesfois phisiquement des dieux des payens.
(La Mer des Histoires. \, 42 a, edit. 1491.)
1488. Les Grecz fuignent fabuleusement Pitagoras avoyr trouve
ieelle art de miisique en oyant les soins des maillez.
{Ibid., I, 23 d.)
Facilite. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1503. Les maladies . . . sout dictes varies : car elles sont diver-
sifies en benignite ou malice, en facilite ou difficulte de guerison.
{Le Guidon en francoys, 15 b, edit. 1534.)
1546. Facilitas. Faciliti.
(R. Estienne, Dict. latinogallictcm, 504 b.)
Factieux. [1549. R. Estienne.]
1488. Octovian . . . estoit . . . factieux et attirant ä soy bendes
des eitoyens publiqiiement.
{La Mer des Histoires. II, 52 c, edit. 1491.)
Faineantise. [1578. Vigenere. Fab. de Philostrate, dans Delboulle. Recueil]
1570. Qu'on ne pense pas donc qu'en son cessement il y ait
paresse, negligence et faineantise.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. 1, 356 a, C, edit. 1578.)
Fallacieusement. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Recueil.]
1546. Fallaciter. Faulsement, ou par deeeption et tromperie,
fallacieusement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 407 a.)
Familiariser. [1587. Cholieres. Apres-disnees, p. 127,]
1551. Par variables et diversifiez arguments, ilz ont voulu fa-
miliariser, ou ä tout le moins reudre conversable et paeifique ceste
Union eonjugale.
{Les Dialogues de m. Speron Sperone. trad. C. Gruget, 71 b.)
1584. Ce mauvais serviteur . . . se met . . . ä hanter et se
familiarizer avecques les desbauehez,
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 119 a.)
Fecondation Pour rHistoirc du Frangais Moderne 65
Fanfare. [XVI« s. Rabelais. IV, 31).]
1546, Je pense qu'ilz ayent troiiv6 le Prince, ou prlus im terrible
butin, veu la fanfare qu'ou a sonnte ä l'aborder.
{Palmer in d' Olive, 268 a.)
Faquinerie. [1606. Hist. macar. daus Delboulle. Recueil.]
1586. L'ordure, la faquinerie, et imbecillite, oii il [Ihomme] crou-
pist miserable plus iusense qiic la brüte mesme.
([. Lambert. Discours evangeliques. II, 48 a.)
Fascination. [XVP s. Pare. XIX, 32.J
1488. 11z faisoient teile cbose affin que toute fascination, sor-
celerie et enchaaterie fut expulsee de leurs champs et semences.
{La Mer des Histoires. I, 50 b, edit. 1491.)
Faste. 1.
1540. Voyei la royne de paradis, qui entre les eites egyptiaques
Sans faste queleonque.
(P. Dore. L'Iwage de Vertu, 181 a.)
Fastes. [1570. Gentian Hervet. Cite de Dieu, dans Delboulle. ReciieiL]
1488. Le vi« [livre d'Ovide] fut le livre des fastes aiusy nomme
pour aulcun oeuvre faite en certains jours festivaulx.
{La Mer des Histoires. II, 64 a, edit. 1491.)
Fataliste. [XVIII* s. Voltaire. Lettre 46 au Prince de Prasse.]
1584. Astrologues, judiciaires, prouostiqueurs, .... et autres
fatalistes, qui nient le franc arbitre.
(Benedicti. Somme des pechez., 38, edit. 1595.)
Favori. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin ]
1546. Je ne me seus assez favorit de Fortune.
{Palmerin d^Oliue^ 161 a.)
Febrile. [XVI« s. Pare. V, 19.]
1503. De chaleur accidentalle et innaturelle et febrille icy je
n'en feray uientiou.
{Le Guidon en Jrancoys, 25 b, edit, 1534.)
Fecal. [1545. G. Gueroult, daus Delboulle, Becueil.]
1503. Les mati^res fecales.
[Le Guidon en francoys, 62 a, 195 d, edit. 1534.)
Fecondation. [1771. Trcvoux.]
1488, Le vi^ [niiracle de Helisee] est la fecondation et l'impre-
guation de la femme Sunamite,
{La Mer des Histoires. I, 181 d, edit. 1491.)
RoinauiscLe Forschungeu XXXII. 0
66 Hugues Vaganay Ferblanc
Ferblanc.
1506. Cables, tractz, licolz, filassez, estoupes, ferblanc, salepestre,
souffre, charbon ä fondre.
_ {La Mer des Histoires. II, 158 d, edit. 1506.)
Fermentation. [1570. Liebault. Maison rustique, dans Delboulle, Recueil.]
1553. La dicte Chaulx au moyen de ceste fermentation aiigmente
grandement sa vertu.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 34 a.)
Filament. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Fibrse venarum. Les filamens
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 292 a.)
Fisc. [XVI« s. N. Du Fail, dans Delboulle. Recueil]
1560. Faites tout ce que bou vous semblera, prenant l'argent
. . . sur les deniers de nostre fisque.
{Zonare, trad. I. Millet, 1, 68 C.)
Fistuleux. [Rabelais, III, 28.]
1490. Les aultres [excroissances] aussi sont scamouses, fistulleuses
et eancrouses.
{Le Ouidon en francoys., f. 5 a.)
1552. Fistulosus. Qui ha beaucoup de trous, comme une esponge,
fistuleux.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 560 a.)
Fixement. [XVP s. Montaigne. I, 2.]
1503. Escrevisse . . . a la figure ronde, la couleur fusque devant
qu'il soyt euit et se tieut fixement sur la chose qu'il atouche.
{Le Guidon en francoys, 133 c, edit. 1534.)
Fixer. [XVP s. Montaigne. III, 13.]
1503. La matiere [de chancre] est . . . fixee en la substance du
membre.
{Le Guidon en francoys, 133 c, edit. 1534.)
Flageller. [1520. J. Fabri, dans Delboulle. Becueil.]
1488. Selon saiuct Pol ou xij« de rEpi[stre] aux Hebrieux Dieu
flagelle et envoie des tribulations ä tous ceulx quil aime.
{La Mer des Histoires. \, 32 d, edit. 1491.)
Flamber. [1552. Ronsard. Amours.]
1546. Flammigerare. Jecter flambe, flamber, flamboyer.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 297 b.)
Flanquer. [XVP s. Ronsard. Eleg. 28.]
1555. Les peuples effroies de l'horreur des batailles,
Flanquerent leurs cites de fosses et de murailles.
{Les Meslanges de P. de Ronsard, 31 a.)
Formaliser Pour riliatoire du Frau(;ais Moderne G7
1555. Ainsi apres avoir (la guerre estant finie) . . .
Fait iiouveaus bastions, ßunque cliasteaus et forts.
(Ronsard. Ödes, *iij b.)
1561. Aller furieusement iuvestir dtßanquer les squadres eiiuemies.
{Zonare, trad. I. de Maiimoiit, 641 E.)
Flasque.
1540. Voiis Taymeriez mieiilx pour dame (encores que ee soit
une femme flasque et debile ä vous dcfendre.)
{Amadis. l, 144 b.)
F/atfeusement. [XVI« s. P. de Brach. (Etivns. I, p. 166.)
1552. Renidere. Ouvrir la bouche pour soubrire, soubrire, soubrire
flateusement et mig-nardement.
(Ch. Estienne. Dict. LatinogaUicum, 1143 b.)
Fleurissant. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Floridus. Fleurissant, plein de fleurs.
(R. Estienne. Dict. LatinogaUicum, 297 b.)
Fleuronni.
4 Fevrier 1583. Vert tapis et fleuronne email.
(P. Thevenin; dans La Sepmaine de G. de Saluste, 239, edit. 1585.)
Follicule. [1549. J. Meignan. Hist. des plantes, dans Delboulle. liecueiL]
1523. Premierement appert le follicule [En note] Le follicule le
petit bouton.
{Parthenice mariane, trad. J. de Mortieres, 3 b.)
Fondrihe. |1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. La seconde vallee ou fondri^re estant sonbz la tour David
procedoit contre Aquilon.
{La Mer des Histoires. I, 152 b, edit. 1491).
Fönte. [1493. Martial [dit] d'Auvergne. Vigiles de Charles VII, dans la
Curne.]
1488. Ceste Mer [Morte] eroist et se augmente de la rdsolution
et fönte des neges du mont Libanus.
{La Mer des Histoires. l, 151 a, edit. 1491.)
Forgeron. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.']
1538. Faber ferrarius. üng maresohal, forgeron., serruricr.
(R. Estienne. Dict. Latinogcdlicum, 211 b)
Formaliser. [XVI^ s, Amyot. Flanilnins., 31.]
1552. Complecti causam. Preudre une querelle, se formalizer.
(Ch. Estienne. Dict. LatinogaUicum., 200 b.)
5*
68 Hugues Vaganay Fortuit
1557. Cleomede se formalisant coutre Aristote,
(PoDtus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
philosophiques, 200 a, edit. 1587.)
1559. La SerpeDtaire ... est im tresbon remede des uleeres
maliugs, et formalizans u la guerison.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 224 a.)
Fortuit. [1549. E. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1503. II n'y a medeciu qui te saiehe garder de semblables elioses
fortuites.
{Le Guidon en francoys.^ 158 d, edit. 1534.)
Fossoyeur. [XVI® s. Amyot. Caton^ 17.]
1546. Fossor. Pionnier, fossoyeur, ou fouisseur.
(K. EstieDne. Dict. LatinogalUcum, 528 b.)
Fourbissure. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1552. Politura. Polissure, Fourbissure, Bruaissure.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1016 b.)
Fourmiller. [XVP s. Par6. Introd. 21.]
1552. Formicatio. Une maladie quand le corps demange ou
fourmille tellenaent qu'il semble qu'on est plein de fourmis.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 572 a.)
Fraudem'. [1549. R. Estienne. Dict. franr.-lafin.]
1546. Frandator. Trompeur, fraudeur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 548 b.)
Fredon. [1549. K. Estienne.]^
1546. Chacuu s'en resjouyssoit : mesmement des fredons et nou-
veaiix passages dont il usoit.
{Palmer in d' Olive, 228 b.)
^ Fregate. [XVP s. Rabelais. IV, 22.]
1543. Elle l'envoya incontinant apres dedans en iine fregatte
s'enquerir au vray.
[Amadis. IV, 69 a.)
1546. Ce pendant par une fragate furent les autres certains du
combat, et qu'ilz ne faillissent ä aprocher et mettre le feu aux vais-
seaux, quand ou leuu. feroit un signal en la ville.
{Palmerin er Olive, 170 b.)
Friandise. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Venus est cause . . . des espiciers qui fönt tant de mixtions
et drogueries iucitatives de friandise.
{La Mer des Histoires. I, 43 b, edit. 1491.)
Fuyard Poiir l'Histoiio du Fiiinraia Älodcino (j'J
Frise. |XVI« s. J. du Belluy. Ke(jrefs, 27 u.]
1546. L'Empereur ... fist tciidre . . . la salle de drap d'or frise.
{Pabner/'n d'Olive, 125 b.)
1555. Dans ses cheYOUx frisez [de Cassandre] il [Amour] dresse
recarmouclie.
(Continuation des Amoiirs de P. de Konsard, 50.)
Frottement. \ 1539. Iv. Estienne. Did. franc.-latin.]
1490. Par frotemens du membre.
(Le Guidon en francois, d 8 b.)
Frustrer. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1488. Salomou . . . voyant qu'il ne se y vouloyent point consentir
et que il csto'it frustre de 8on desir, luy raesmes se deposa et demist
de son royaulme.
{La 31er des Histoires. I, 171 c, edit. 1491.)
Fidgurant. [1564. Marcouville, dans Delboulle. Recneil.]
1488. Barath et aussy Lapidoth est interprete fouldre ou fulgueur,
ou fidgurant ou frapant.
{La Mer des Histoires, I, 138 c, edit. 1491.)
Fuligineux. [XVI« s. Pare. XXI, 23.]
1557. Couleur fuligineuse et enfumee.
(Ch. de TEscluse, dans Dodoens. Hist. des Flantes, 557.)
Fumigatoire. [1596. Remedes contre la i^este, dans Godefroy. Complement.]
1503. L'en doit suffumiguer l'oreille cum traiectario ou cannule
fu7nigatoire.
{Le Giddon en francoys, 264 b,, edit. 1534.)
Fusion. [1653. Oudin]
1547. La Balene est au dessoubz du Mouton et des Poyssons,
mais de sa creste pnrt une subtile fnsion d'estoilles bien ordonnee,
qui traverse jusques aux deux Poyssons, et icelle fusion uonimöe en
grec Heimidone, e'est-ä dire les delices de Mercure.
{Vitruve. Architecture, trad. I. Martin, 129a.)
Futile. [1611. Cotgrave.]
1488. Le vesscau ouquel on mectoit ce qu'on luy sacrifioit [ä
Vesta] estoit futile et bien disposc k espandre ce qui estoyt dedaus.
{La Mer des LIistoires. l, 48 b, 6dit. 1491.)
Fugard. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Becueil.]
1546. Eugitor. Euyeur, fuyard, coureur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 555 a.)
70 Hugnes Vaganay Gdlactite
Galactite. [1562. Du PiDet, dans Delboulle. Recueil.]
1559. La pierre Galactite est nommee pour autant qu'elle resue
une liqueur semblable au laict.
{Dioscoride, trad. M. Mathöe, 503 b.)
Galaxie. [1584. J. des Caurres. CEuvres morales, daus Delboulle. EecueiL]
1557. La Galaxie ou voye Lactee est plus qu'evldemment recog-
neue ä sa blancbeur et multitude d'estoilles.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
philosophiqiies 253 a, edit. 1587.)
Gallican. [XV^— XVI^ s. J. Le Maire, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Le psaultier gallican est le plus commun de tous et con-
tenu ou texte de la Bible avec son prologue
{La Mer des Histoires. I, 167 d, 6dit. 1491.)
Gangrene. [XVI« s. Pare. X, 11.]
1503. Cancretie et charboncle et estiomenus sont propres flegmous.
{Le Guidon en francoys, 107 b, 6dit. 1534.)
Gargovllement. [1542. R. Estienne, dans Godefroy. Complement.]
1538. Gargarizatio. Gargoullement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 309 a.)
Garniture. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1538. Conamentnm Garnitures, choses qui aydent ceulx qui
veulent arracher et tirer quelque chose.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 140 a.)
1538. Digitalia. Gants, garniture de doigt.
{Ibid., 218 a.)
Gaspiller. [XVI^ s. La Boderie, dans Godefroy. ComjJl^ment ]
1561. Chaeun; tant fälble fust il, le gaspille, pelisse et agace.
{Zonare, trad. I. de Maumont, 134 D.)
Gaspilleur. [1561. J. de Maumont. Zonare, dans Delboulle. Recueil.]
1538. Prodigus aeris. Ung gaspilleur d'argent, ung gaudisseur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 578 b.)
1552. .^ris prodigus, Un gaspilleur d'argent, un gaudisseur.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1066 a.)
Gausserie. [XVP s. Vauquelin de La Fresnaye. Art poetique.]
1552. II avint aussi ä l'Empereur Oetavian une petite gausserie
sur ce propos de ressemblance.
(P. Messie. Diverses Lerons, trad. Gruget, 150 b, cdit. 1556.)
1586. Une infinite de moqueries et de gausseries.
(I. Lambert. Discours evangeliques. \\, 40 a.)
Gloutonnement Pour l'Hlstoire du Franjais Moderne 71
Ginie. [1611. Cotgrave.j
1570. Genie qiii est l'ame d'un chacun.
[La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 263 b, C, edit. 1578.)
Gentils. [15 . . . Marot. Pseaulme 110.]
1488. Les diables . . . souvent aux gentllz et iufidöles baillent
vrayes responses.
{La Mer des Histoires. I, 53 b, edit. 1491.)
Geographe. [XVI« s. Montaigne. IT, 12.]
1557. Doctiine des vents selon les Giographes et Mariniers.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
philosopliiques, 256 b, edit. 1587.)
GerbSe. [1553. B. de Salignac, Siege de Metz, p. 526, edit. Micbaud.]
2 Aoust 1553. Faictes les rasteliers . . . en sorte que ees bestes
ne puissent gaster leur fourrage, principalement les chevaulx, qui
doivent tirer leur foibg ou gerbees de hault.
{Albert. Archiiecture, trad. I. Martin, 93 a.)
Glanage. [1606. Nicot.]
1596. Lesdits laboureurs, fermiers et aultres ne peuvent . . .
empescher . . . le glairmge.
(Guenoys. Conference des coustumes . . . de France, 101 a.)
Glandule. Glandidle. [XVP s. Pare. I, 17.]
1503. L'en oste la superflue quand les apostemes sont curöes
et les glandules sont ostees.
{Le Guidon en francoys^ 3 d, edit. 1534.)
1503. Les glandidles et scropuUes [sie] qui se engendrent sou-
ventesfois en yceulx lieux soient curees.
{Ibid., 137 c.)
Glapissement. [1539. R. Estienne. Dict. frung.-latin.]
1538. Gannitus. Glapissement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 309 a.)
Glauqiie. [1603. Champ-Repus, Foesies, dans Delboulle. Recueil.]
1503. La seconde couleur [de Toeil] est glauce.
{Le Guidon en francoys, 49 b, ddit. 1534.)
Gloutonnement. [XVII« s. La Fontaine. Fables. III, 9.]
1570. Tous les Italiens ayant cste enyvrez trop glotonnement de
cest espoir, et Livie estant niort soudainement, comme on ne leur
tint pas promesse, les Picentes priudrent premieremeut les armes.
{La Cite de Dicu, trad. G. Hervet. I, 96 b, A, 6dit. 1578.)
1570. Gloutonnement eile s'y estoit ruee ä bellcs dens.
{Ibid., 1, 363 b, C.)
72 Hugues Vaganay. Goctie
Goetie. [Apres 1574. Mayerne-Turquet, dans Delboiille. BecueiL]
1570. Goeüe est propremeut Tevoeation des espritz.
{La au de Bleu, trad. G. Hervet. I, 283 b, A, edit. 1578.)
Golfe. [1606. Nicot.]
1561. [La posterite de Cham] . . . saisit toute la coutree, ... et
ne cessa, jusques ä taut qu'elle eust attaint, suyvant soii eonrs de
golphe et rivag-e marin, les extremitez de l'Ocean.
{Zonare, trad. I. de Maumont, 37 C.)
Gonfler. [XVP s. Pare. XVIII, 52.]
1559. La grappe de raisin fresche tronble le corps, et gonfle
Testomac.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 444 a.)
Gouhiement. [XVPs. Amyot. CEuvr. mor. Com. il fautnourrir les enfants,^.^
1546. Gulose. En gourmant, g-loutement, gouluement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 579 b.)
Gourmandlse. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1488 Pitachus disoit que le vin est bon et maulvais : boii de
nature, mais il est maulvais par crapule et gourmandlse.
{La Mer des Hisfoires. I, 202 e, edit. 1491.)
Gousse. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Siliqua. L'escosse ou gousse de feves, pois, et semblables.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 660 a.).
Gouter.
1501. Fruitz . . . doulx et delectables ä savourer et goidter.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, c 6 b.)
Grahat. [XV ^ s. Pare. XVIII, 28.]
1546. Grabatus. Un petit lit de povre homme . . . Un grahat.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum.^ 572 b.)
Gracilite. [1528. Desdier, Bonn. Volupfe, dans Godefroy.]
1488. Geste planete [de Mars] selon Ptholomee dispose ou eorps
de l'homme longitude et gracilite^ pour raison de sa chaleur et
secheresse qui sont eu luy plus que es aultres.
{La Mer des Histoires. I, 43 a, edit. 1491.)
Graillement.
1552. Crocitus. La voix du corbeau, graillement, croaillement.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 341 b.)
Grailler.
1552. Crocire. C'est crier comme le corbeaU; grailler, croailler.
{Ibid., 341 b.)
Griffonnc l'our rHistoiio (lii Fraii^ais Moderue 73
G misset. [XVl" s. Konsard. I, 358, edit. BlaDchemaia.]
1552. Rubeta. Uue sortc de crapault, qu'on appellc graisset, ou
veidier.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1168 a,)
Gratelle. [1545. G. Gueroiilt, dans Delboulle. liecueiL]
1538. Impetigo. Galle ou gratelle, feu volag-e.
(R. Estienne. Dict. LatinogalUcHut,.^ 346 a.)
Grattement. [XYl^ s. N. Du Fail, dans Godefroy, Complement.]
1553. Pour vos cbevaulx, cavez le parterre d'un bon ])ied en
parfond, puis le recouvrez de solives de cbesne, . . . afiu que par
leur grattement et trepigueures, . . . ilz ne facent des fosses en terre.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 93 a.)
Gratifier. [1558. Bou. Des Periers. Nouvelles. 123]
1546. L'Empereur . . , ponr luy gratifier, les luv presenta.
{Palmerin cV Olive, 5 a.)
1551. La beaute du corps, propre obget de noz yeulx, [est] de
nous seulz entre tous les animaux considöree et gratifiee.
{Les Dialogues de w. Speron Hperone^ trad. C. Gruget, 43 b.)
Grenetier. [1680. Riehelet.]
1573. Spijckermeester. Grenetier. Granarius, frumentorum custos.
{Thesaurus Theutonicae linguae, C c 3c.)
GrenoniUe. Grenoulle. Grenoylle. [1532. Rabelais. I, 2.]
1488. [En Belgique] u'y a gaires de bestes monstrueuses ou
venimeuses, exceptes grenoulles, crapaux, et couleuvres.
{La Mer des Histoires. T, 63 a, 6dit. 1491.)
1503. Reynes ou grenouilles qui paissent en estangz.
{Le Guidon en francoys, 254 a, ^dit. 1534.)
1503, S'ils ont voix, eile n'est ])as bonne, eonime a le rayue ou
gre)ioylle.
{Ibid., 52 c.)
Grenouillette. [1549. J. Meignau, dans Delboulle. Recueil.]
1538. Rauuuculus, diminut. Grenouillette.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 608 b.)
Griffonne. [1611, Cotgrave.]
1555. Nostre vulgaire . . . voyant (juelque peinture lourdement
esbauchee, Pappel le ouvrage Griffonnc.
(P. Belon. Uistoire de la nature des oyseaux, 82.)
74 Hiigues Vaganay Grincer
Gn'ncer. [1539. R. Estleiiae. Dict. franc.-latln.]
1488. Ceulx . . . qui soDt es lieux infeinaulx tormeutez sans fin
et sans cesse, . . . fönt resonner et grincer leurs dens.
(La Mer des Hisfoires. I, 128 b, edit. 1491.)
Griotier. [1583. Cl. Gaiichet. P/amVf/^'S c/;a/»/)s, dansDelboulle. BecueiL]
1557. L'arbre qui porte les grosses guignes, et le gryotier se
plantent es verg-ers.
(Dodoens. Hist. des Plantes, trad. Ch. de TEscluse, 507.)
Griser. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.^
1538. Canere, canescere. Griser et deveuir cheou et blaue.
(R. Estieime. Dict. Latinogallicum, 99 a.)
Grondeur. [1611. Cotgrave.]
1586. Mais j'entens iin grondeur Calvin.
(I. Lambert, Discours evangeliques. IT, 119 a.)
Guet ä pens. [XVI« s. Rabelais. III, 44.]
(Coustume d'Anjou, Titre 4. Art. 44, Titre 9, art. 144 dans
1596. Gueuoys. Conference des coustumes . . . de France,
33 a, 36 b.) "^
Guilee. [1539. R. Estienne. Dict, Francoislatin.]
1538. Nimbus. Une giiilee, une ondee de pluye froide, et d'eaue
qui vieut tont ä coup.
(R. Estienne, Dict. Latinogallicum^ 476 a.)
Guirlande. [XVI® s. Ronsard. A^nours, I, 163. — En realite Ronsard a
ecrit girlande en 1552, ghirlande en 1553, p. 119, et cette
forme figure eneore en 1571, p. 139, avec la note de Muret
,^Ghirlandes. Chapeaus de fleurs. Mot italien."]
1540. L'aisnee . . . appellee la Dame de la Guirlande, par ce
que le Roy son mary, pour la beaulte de ses cheveulx, . . . ne les
luy permettoit couvrir^ sinon avec ung petit cercle ou chapelet de fleurs.
(Änuidis. I, 1 a.)
Gustatif. [XVI« s. Pare. I, 1.]
1503. A eile [la langue] viennent nerfz gustatifz.
{Le Guidon en francoys, 51 c, edit. 1534.)
Gymnosophistcs. [XV®— XVI® g. Fossetier, dans Godefroy, Complement.]
1488. Leurs philosopbes qu'on dit ginnosophistes ont si grant
appetit d'acquerir science que puis le souleil levant jusques au soir
sont . . . regardans le souleil saus mouvoir les yeulx.
[La Mer des Histoires. 1, 58 d, edit. 1491.)
Hematite Poiir rflistoirc du Fran^ais Moderne 75
Gynecocratie. [1576. J. Bodiu. Bepublique. VI, 5.]
1565. Geste prudente Gynecocratie^ souz luquelle Testat publique
est vertueusemeut policö.
(P. de Eonsard. Epistre ä la Royne d'Angleterre, en tete
de ses Elegies, Mascarades et Bergerie, f. A 3.)
Hahleur. [1611. Cotgrave.]
1555. Vray est que de lä viennent les beaux Hableurs et bous
Charlatans.
(Billon. Le Fort inexpugnable, 31 b.)
1583. Ton Louvre, ore si brave eu pompeus courtisans,
Foisonne en telz hableurs.
(La Jessee. Premieres Oevvres francoyses, 282.)
Ha'issable. [1611. Cotgrave]
1584. Un air empeste est Iia'issable aux corj)8 bien complexionnez.
{Guevarre. Epistres dorees.lY, trad. J. de Barraud, 44 b.)
Harengimir. [1539. R. Estienne. Dict. fra?ir.-latin.']
1530. Si telz harengueurs veulent monstrer leur sgavoir,
{Diodore, trad. Gl. de Seyssel, 85 a.)
Harper, se. 2. [XVI« s. Montaigne III, 3.]
1540. Et se harperenf essayans par tous moyens ä abbatre l'ung
Taultre.
(Amadis. I, 23 b.)
Harpon. [1611. Gotgrave.]
1553. La maniere de placquer et vestir les murailles, cnsemble
des clefz ou harpons.
{Albert. Architecture^ trad. I. Martin, 48 a.)
Harqitebuzade. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1559. L'on les prend [les thuns] en l'Isle de Gades, . . . avec un
grand rumeur de voix, et de tabourins, et force harquebuzades.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 129 a.)
Hectique.
1585. Le trop de sec rend Thomme hectique et sec.
(P. Thevenin, dans L(/ Sepmaine de G. de Saluste, 127.)
Hematite. [XVI« s. Pare. XVII I, 66.]
1559. La pierre Hematite nommee vulgairement Lapis, est trös
cognue de tous.
(M. Mathee, Dioscoride^ 502 b.)
76 Hugues Vaganay Hemicycle
Hemicydc. [1557. P. de Mesmes. Instlt. astron. dans Delboulle. RecueiL]
1547. On dict que Berose de Clialdee iuventu Vheinicijcle., ou
demyrond cave en un quarre.
{Vitnwe. Architecture, trad. I. Martin, 132a.)
1553. Ceulx qui usoient de flignes] droittes, les produisoient
equidistantes, jiisques a ce quMlz eussent adjouste aux cornes de
Vhemicyde iioe quarte partie du diamötre.
{Albert. Architecture, trad. I. Martio, 174 a.)
Heinistiche.
1548. (Th. Sebillet. Art Poetique, p. 125, edit. Gaiffe.)
HemorrhoidaL [XVI« s. Pare. I, 21.]
1559. Les veines hemorrhoidales.
{Dioscoride., trad. M. Mathee, 45 b.)
HercuUen. [XVP 8. La Boderie, dans Godefroy. Compleraeni]
1520. Julies Caesar . . . avoit une maladie . . . nommee mal
saiuct, ou herculeen, et vulgairement mal caducque.
{Suetone^ trad. G. Micbel, 21 a, edit. 1541.)
Hhissonne.
1546. Su8 horridus. Herissonne, qui a le poil dresse.
(R. Estienne. Dict. Lathiogallicum.^ 598 b.)
1559. L'Acantbiou . . . n'est (selon qu'aucuns l'estimeut), une cer-
taine espece de chardon de montagne, moussu en tout le cireuit de
son fruict hen'ssonne.
(Dioscorlde, trad. M. Mathee, 252 b.)
Hermaphrodit e. [XVI« s. Kabelais. V, 9.J
1488. Et semblablement est des androgenes, aultrement ditz
hermofrodites, lesquelz ont double nature et sexe de homme et de
fcmme.
{La Mer des Histoires. I, 33 d, edit, 1491.)
1551. Vostre amoureux Hermaphrodite.
{Les Dialogues de m. Speron Speroiie, trad. C. Gruget, 12 b.)
Hernie. [1561. P. Franco, dans Delboulle. RecueiL]
1490. Doncques hernie des coullons les unes sont dictes propre-
ment apostemes et les autres par semblauce.
{Le Guidon en francois, i 1 a.)
Hexanietre. [1511. Vies des saints Peres, dans Delboulle. Recueil.\
1488. Juvenas . . . escript les evangiles en vers heroiques et
exametres.
{La Mer des Histoires. II, 97 d, edit. 1491.)
Huitiemement Pour l'Histoire du Fraii^ais Modeine 77
Hochement. [XVI« s. Amyot. CEurres morales. Comment refr. la colere, 6.]
1552. Concussus. Hecouemeut, hochement^ brauslemeut, moiivement.
(Cli. Estienne. Dict. Latinogalliciim, 281 b.)
Höh.
1540. 11 escria : Holla., holla., je vous deffeudz marelier plus oultre.
{Amadis. \, G7 a )
Homerique.
1548. (Th. Sebillet. AH Poetique, p. 112, ediL Gaiffe.)
Homogene. [1550. Piccolomiiii, Sphere du moiide., p. 30, trad. Goupil.]
1503. Choses humides et homogeuces.
(Le Guidon en francoya, 310 a, cdit. 1534.)
Homogene/te. [XVI« s. Vigenere. Traite du feu et f/^< sc/ (1608), p. 253.]
1503. La iTiatiere de zefiros et chancre out eiitre soy grande si-
militude et liomogeneiU.
{Le Gindon en francoys, 132 d, edit. 1534.)
Honorifique. [1507. Nie. de La Chesnaye, dans Delboulle. Recueil.']
1488. Apres la mort du(iuel [Cham] ses gens luy fireut ung
honorifique sepulchie, comme ä iing des amys de üieu trauslate es
ciealx.
{La Mer des Histoires. \, 30 c, cdit. 1491.)
Hostilite. [1510. 0. de St. Gelays. Eneide.]
1479. Le dyable . . . ä la miserable ame eu enfer tourmeutee
. . . luy presente sa borrible . . . presence . . . avec toute hostilite,
malignite et la ferocite qu'il peult.
(Le livre des sains Auges, 1. IV, eh. 52.)
Huiler. [XVI« s. Pare. VIII, 20.]
1546. Uugi olivo. Estre oinct d'huile, estre huile, ou cnhuile.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 1352 b.)
1547. Uue liqueur huylee.
{Vitnive, frad. I. Martin, 114 a.)
1560. Avec des cruches d'argent huiller et arroser uu arbre qiii
se nomme Platain.
(K. Belleau, dans Les Amours de Ronsard. II, 56 b.)
Huileux. [1539. R. Estienne. Dict. f rang. -tat in.]
1538. Oleosus. Plein d'huile, huileux.
(R. Estienne. Dict. Lafinogallicum, 501 a.)
Huitihnement. [1552. J. Pelletier. Arithmetique, 77 b.]
1480. Premierement . . . Secondement . . . Tiereement . . . Quartemeut
. . . Quintement . . . Sextemeut . . . Septiesmement . . , Huyticsmement . . .
{Legende doree^ I 2 b.)
78 ' Hugues Vaganay Humeder
Humecter. [XVI^ s. Rabelais. I, 5.]
1503. De sa complexion il [l'os] est sech pour ce pour {'humec-
ter .. . ladicte meduUe est en la concavite des os.
{Le Guidon en francoys, 41 a, edit. 1534.)
Humoral. [1555. P. Belou, Nature des oiseaux, p. 27.]
1490. Ilumeur ou matiere humoral.
{Le Guidon en francois, d 7 a.)
Hyemcd. [XVI® s. Amyot, dans Delboulle. BecueiL]
1488. Diirans le solstice hyemal, c'est-ä-dire les cours jours
d'yver; on n'y voit point luire le soleil.
{La Mer des Histoires. 1, 66 c, edit. 1491.)
Hymenee. [1559. Cl. de Buttet, daus Delboulle. BecueiL]
1550. 0 Hymen, Hymenee,
Hymen, 6 Hymenee.
{Ödes de Ronsard, 107 b.)
HyperduUe. [XV P s. Rabelais. IV, 52.]
1488. II y a iij e8])eces de adorations, c'est assavoir latiie, dulie,
et yperdulie.
(La Mer des Histoires. II, 131c, edit. 1491.)
Hypocondries.
1490. Les ypocondries sont de coste soubz les costes.
{Le Guidon en francois, c 6 b.)
Hypocritement. [1611. Cotgrave.]
1584. Ils sont quelque foys si hipocritement consciencieux qu'ils
observent certains jours.
{Guevarre. Epistres dorees.W, trad. J. de Barraud, 112 a.)
Hypothecairement. [XVI« s. Loysel, p. 327.]
(Coustume de Paris. Tit. V, art. 101, dans 1596. Guenoys.
Conference des coustumes . . . de France, 379 b.)
Coustume de Chalons. Tit. 16. Art. 130, ibid. 380 b.
Coustume d'Artois. Tit. 9. Art. 188, ibid. 380 b.
Icosaedre. [1587. Duchesne. Grand Miroir du Monde, 62.]
1557. Piaton et les siens . . . par l'assemblement de ces triangles,
tirörent la forme pyramidale pour le feu . . . V icosaedre, pour Teau.
(Poutus de Tyard. L'Univers, 236a, edit. 1587.)
Idio7ne.
1548. (Th. Sebillet. Art PoHique, p. 189, Sdit. Gaiffe.)
Immodestement Pour l'Histoiro du Frun(;ai8 Moderne 79
Ignare. [1512. P. Griugore, Obst, des Suisses.]
1488. Cbilo inlerrogue (jue c'est de Fortune, respoiulist : C'est iin
niedeciu ignare (jui nvugle phisieiirs gens.
{La Mev des Histoires. I, 202 d, edit. 14Ü1.)
Illicifemenf. [1570. Gentian Hervet. die de Dien, daiis Delboiille. Reciteil.]
154G. lllicitö. lUiciiemenf.
(R. Estienne. Dtct. Latlnogallicum, (312 a.)
llluminatif. [XV* 8. Gerson, dans Dochez, Dlct.]
1488. 11 [le süuleilj a vertu illnminative.
{La Mer des Histoires^ \, 44 a, edit. 1491.)
Imbiber. [XVI« s. Pare. XV, 47.]
1503. Noiis devons avoir Intention ä desseicher et mundifier la
matiere contenne et imbihee au nerf,
{Le Guidon en francoys, 202 e, edit. 1534.)
1547. Quand la vertu de la liqueur entre dedans les corps sub-
gectz, eile y seme la (inalite substanciense de chacune sienne espece
doüt eile est imbibee.
{Vitruve, trad. I. Martin, 115 a.)
Immkliatement. [1537, dans lievue hislorique. I, 133.]
1503. Comme en nostre corps soit grande diversite de nerfz
dififcrens en moUice et durte et soyent en grant nombre, il n'a pas
este cbose possiblc que tous immediatemeiit ayent prins leur nais-
sauce du cerveau.
(Le Guidon en francoys^ 88 d, edit. 1534.)
Immemorial. (1549. R. Estienne.]
15. Jouissance dudit droict de servitude ou UFJage par temps
immemorial.
(Coustume du Nivernois Chap. 17. Art. 10, dans Guenoys.
Conference des coustumes . . . de France., 375.)
Immerger. [1783. Pomme. Traite des aß', vaporeuse.^, p. 371.]
1501. Tu as mis et immerge totallement en la terre le talcnt
d'entendement.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, c 5 a.)
Immodeste. [1549. R. Estienne. Dict. francAatin.]
1543, Ceulx qui par trop estrangc presumption veulent tenir une
gravite immodeste.
{Amadis. IV, IIa.)
Immodestement. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1546. Immodeste. Immodestement^ iuimodereement, oultre me-
ßure, trop.
(ß. Estienne. Dict. Latinogallicum, 617 b.)
80 Hugues Vaganay Immodestte
Immodestie. [1564, J. Thierry. Dict. franc.-laUn.'\
1546. Immoderatio. Immodestie.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 617 b.)
Immortaliser. [XVI® s. Ronsard. 11^ 115. Bihl. eJz^
1550. A moi serablables artisans
Ont immortalise leur gloire.
{Ödes de Ronsard, 28 a.)
Immnahlement. [XVI« s. Amyot. Demosth. 19.]
1552. Obstinate. Obstioreement, opiniastremeut; d'un ferme vouloir,
immiiablement.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 897 b.)
Immiitabilite. [1544. Mathee. Theodorite, daus DelbouIIe. BccueiL]
1501. Boece dit ... qua sapience c'est comprebension de la
verite des cboses qui sont vrayes et qui sortissent immutabilite de soy.
(Le Roy. Le Livre de la Femme forte, s 4 b.)
Impatienter. [XVIP 8. Nicole. Essais de morale. I, 67.]
1584. Les saincts Prophetes supporterent et patirent sans se
troubler ny impatienter, les travaux et difficultez.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 211 b.)
Impatronizer, s\ [XVP s. Pasquier. Recherches. I, 5.]
1552. Regnis alicuius insurgere. Se insurgir par guerre et eslever
ji l'encontre, pour s'en emparer et impatronizer.
(Cb. Estienne. Dict. Latinogallicum.^ 709 b.)
Impenitence. [1630. Mouet, Abrege du parallele.]
1488. Des sept peebes contre le Sainct Esperit . . ., il y en a deux
irreniissibles : c'est assavoir finale impenitence et finale desperation.
(La Mer des Histoires, l, 18 d, edit. 1491.)
Imperatrice. [1576. J. Le Bon, Ädages.]
1542. L'Empereur . . . le mena de la voir les Daraes, qui toutes
luy firent tresbon recueil, mesmement V Imperatrix.
{Ämadis. III, 55 b.)
Imperialiste. [1642. Oudin.]
1546. Autant en fisrent ceulx de Macedone ... et de mesme
ordre qu'avoient tenu les Imperialisies.
(Palmerin d'Olive, 196 a.)
1568. Les Imperialistes asseuroient que les anciens droicts des
Dues de Orleans n'estoient d'aucune consideration.
[F. Guicciardin. Hist. d'Italie, trad. H. Cbomedey, 278 b.)
1584. Tres-excellent Duc, et grand Capitaine Imperialiste.
{Guevarre. Epistres dorSes. IV, trad. J. de ßarraud, 73 a.)
Impnidemment Poiir l'Histoire du FiaiiQais Moderne 8i
Tmplacoblemeiit. [Neologisme.]
154G. Tmplaeabiliter. Obstiueement, implacablement.
(1\. Estienne. Dict. Latinogallicum, 624 b.)
Implicite. [XVl** s. Calvin. Institution chrestienne. HI, II, 5.]
1488. 8e telz n'ont point eu foy exi)licite et claire, toutesfois ilz
ont eue une foy implicite et iutrinseque, en tant que ilz oiit creu
que Dien dclivreroit les homraes selon sou bon pluisir.
{La Mer des Histoires. 1, \)A([, 6dit. 1491.)
Impli eitern ent. [XVI'' s. Calvin. Institution chrestienne. III, II, 5,|
1488. Ed laqiielle creation |de la feninie] . . . Dieu implicitement
et virtuellement iostitua mariage.
{La Mer des Histoires. I, 7 d, edit. 1491).
1488. Causalement, virtuellement, et implicitement Dieu a tout
fait ÖS six jours.
{Ibid., I, 11 c).
Imporfance, [1539. R, Estienne. Dict. frünc.-latin?\
1530. Ag-athocies . . . estoit gaudisseur et inocqueur : uon pas
en banqiietz taut seulement, mais encores quant il parloit de choses
d'importance.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 113 a.)
Important. [XVP s. Montaigne. I, 3.J
1568. Pais eontigu et fort important pour la seurete de Ferrare.
[F. Guicciardin. Hist. d'Italie, trad. H. Chomedey, 8 a.)
hnporter. |1587. La Noue. Disc. polit. 22.]
1584. L'office et mestier vous fut donne afin de vous employer
serieusement es choses qui importent du devoir. •
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud. 119 b.)
Impropri^te. [XVI** s. Calvin, Instit. ehr. daus Littre.]
1488. [Le royaulme des Scithes] fut appele regne des Barbares
pour les impropriefes et iuhabilites des habitateurs.
{La Mer des Histoires. I, 84 c^ 6dit. 1491.)
1490. Oster impropriete de parier.
{Le Giiidon en francois, d 6 b.)
Imprudemment. [1539. II. Estienne. Dict. frang.-lafin.]
1508. J'ay assez imprudemment applicque la petite poinle de nia
plume trop agreste et ruralle ä ourdir . . . ce tel quel traiete.
(Dans Recueil de poesies francoises (1857), VI, 120.)
1538. Im])rudenter. Lnprudemment, sans prendre garde ä soy,
par iguorauce.
(ß. Estienne. Did. Latinogallicum, 349 b.)
Romauiache Forächungen XXXII. Q
82 flugues Vaganay tmprudent
Imprudent. [XV®— XVI^ s. P. Desrey. Mer des chroniques, dans Del-
boulle. Recueil.]
1488. La saincte theologie use de metaphores pour utilite et
necessite, car eile est pour les prudens et imprudens.
{La Mer des Histoires. I, 38 b, edit. 1491.)
Impuhere. [15 . . . J. Le Blond, dans Godefroy, Complement.]
1488. On peult demander se impiiberes, c'est ä dire enfans soubz
aage pevent estre maries.
{La Mer des Histoires, \, 97 a, edit. 1491.)
Impuniment. [1564. J. Thierry. Dict. franc.-latin.]
1554. Combien que le droit des gens permist impimement les
meurtrir, outrager et tuer.
(Le Caron. La Ciaire, 95 b.)
Impurete. [XVP s. Pare. XV, 2.]
1503. La grande quantite et impurite de l'humeur.
{Le Guidon en francoys, 49 b, edit. 1534.)
Inanime. [1529. G. Tory. Champßeuri/^ dans Delboulle, Recueil.]
1520. Par ces briefves remonstrances estans les Atheniens ina-
nimez resjouyz, se disposerent de deffendre chascun en son endroit.
{Thucydide, trad. C. de Seyssel, 67 b, 6dit. 1534.)
hicapacite. [1552. Gl. Paradin. Chroniques de Savoie, p. 329.J
1551. Ce seroit chose vaiue de mettre les sciences grecques en
vulgaire, tant pour Vincapacite de In langue, que pour la contrainte
des termes.
• {Les Dialogues de m. Speron Sperone. trad. C. Gruget, 168.)
Incarc^rer. [1508. Maximien. Arrest du roi des Romains.]
1488. Anaxagoras disoit que le soleil estoit une pierre pleine de
feu, dont les Atheniens ne furent pas contens, car ils honoroient et
adoroient le soleil coinme dieu, parquoy ilz le incarcererent ... et
puis finablement ie empoisonnerent.
{La Mer des Histoires. 11, 19 c, 6dit. 1491.)
hicinirer. |1580. Grenier. Bouclier de la foy, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Lora seront incineres et mis en pouldres les grans tresors
des avaricieux, selon le cha [pitre] dernier de Ysaye, mais le ver et
remors de leur conscience ne mourra point.
{La Mer des Histoires. I, 29 b, 6dit. 1491.)
1503. Les grosses [parties] terrestres et incinerees.
{Le Guidon en francoys, 109 c, edit. 1534.)
Incomprehensihilite Ponv l'Histoire du Fraiifais Moderne Ö3
Incirconcis.
1530. Gentilz incircuncis.
{Postilles, 40 a, 6dit. 1546.)
Inclement. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1546. Inclemens. Rüde, dur, rigoureux, sans pitie, inclement.
(R. Estienne, Dict. Latuiogallicum.^ 638 b.)
Inclusivement. [XV« — XVP s. J. Le Maire, dans Delboulle. Reciieil.]
1488. Selon Tauctorite de la verite hebraique et des LXX inter-
pretes, la iij°aage commence en la naissance de Abraham. Inclu-
sivement s'estent jusqnes au comniencement du regne de David,
c'estassavoir apr^s la mort de Saul exclusivement.
{La Mer des Hisfoires, l, 88 b, 6dit. 1491).
Incommode. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1546. Incommodus. Ennuyeux et fascheux, domraageable, in
commode.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicuni^ 640 b.)
1547. La distribution de ses parties est aucunement difficile,
voire presque incommode.
(Vitruve, trad. I. Martin, 53b.)
Incommut ahmte.
1570. Cecy se fait, demeurant Vincommutahilite du conseil de Dieu.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 315 a, B, edit. 1578.)
Incompetent. [1611. Cotgrave.]
1580. Que dirons dous, si la confession est faiete par devant un
juge incompetent, s^avoir si eile faiet preuve.
(I. Bodin. Demonomanie, 186 a, 6dit. 1582.)
Incompletement. [Neologisme.]
1503. Les espondilles du dos aulcunesfoys sont desloy^es com-
pl^iemeut et aulcunesfoys incompUtement.
{Le Guidon en francoys, 232 c, 6dit. 1534.)
Incomplexe. [1732. Dict. de Trevoux.]
1503. Sapience ... est habit considerant les principes incom-
plexes et choses Celestes.
{Le Guidon en francoys, 6 b, 6dit. 1534.)
Licomprehensibilite. [XVI^ s. Montaigne. H, 12.]
1557. La difficulte, voire incomprehensibiliti des speculations
Theologiennes.
(Pontus de Tyard. Le Premier Cin-ieux, dans ses Discours
philosopliiques, .IQSb, edit. 1587.)
6*
84 Hugues Vagauay InconcevaUe
1573. Onbegrijpelickheyt. Incomprehensibilite. Incompreheusibilitas.
{Thesaurus Theutonicae linguae, I 1 b.)
InconcevaUe. [1617. J. Olivier, dans Delboulle. RecueiL]
1584. La divine et inconcevable misericorde de nostre Dieu.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 1 b.)
Inconsequence. [XVII« s. Bossuet, dans Trevoux.]
1538. Inconsequentia. Inconsequence.
(E. Estienne. Dict. Latinogallicum, 358 b)
Inconsiquent. [XVIII« s.]
1552. Perinconsequens. Fort inconsequent.
(Cb. Estienne. Dict. Latinogallicum, 982 b.)
Inconsideration. [XVI" 8. Calvin. Inst it. ehr. IV, XII, 1.]
1488. Ne parle poiut trop tost, car ce demonstre Tinconstauce
et inconsideration de l'omme.
{La Mer des Histoires. \, 203 c, edit. 1491.)
Inconsolable. [1611. Cotgrave.J
1552. Inconsolabilis. Qu'on ne peult consoler ue reconforter,
inconsolable.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 671 a.)
Inconsolablement. [XV'' — XVI® s. Et. de Mödicis, Chronique, dans Del-
boulle. RecueiL]
1488. Aedaz [sie] gemit et ploura son dit filz Abel mconsola-
blement par plusieurs ans.
(La Mer des Histoires. I, 15 d, edit. 1491.)
Inconvenance. [1611. Cotgrave.]
1573. Onbeboorückheyt. Impertinence, inconvenance. Impertinentia,
inconvenientia, indecentia.
{Thesaurus Theutonicae linguae, I 1 c.)
Incorrectement. [1570. Geutian Hervet. Cite de Dieu., dans Delboulle.
Recueil.]
1538. Mendose. Incorrectement, avec beaueoup de faultes.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 445 a.)
Incorruptibilite. [1570. Gentian Hervet. Cite de Dieu, dans Delboulle.
Recueili\
1570. Combien que la main et le doigt soyeut inegaux, toules-
fois y incorruptibilite de la main et du doigt est esgale.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 320 a, D, edit. 1578).
Iiidice Poiir rHistcire du Fian^;ai8 Moderne 85
Incrustafion. [1572, Yver. Frintemps, 522, edit. Buchon.j
1553. Incrustation (autreraeut ouvrage de stuc).
(Albert. Arclüiecture, trad. I, Martiu, 107 a.)
Incul'fuir. [1549. K. Estienne. Dict. fran<\-latin.\
1546. lufulcirc. Inculquer, dire et redirc.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 659 b.)
Indefedihle. [1582. De hi Coste. Cathol. Expos, dans Delboulle. BecueiL]
1501. OliiDiiere iucorriii)tibleO lumiereiuconipreliensibleOlumiere
indpfect/ble . . . qui eukmiiue les aug-es et les sainctz de paradis.
(Le Ivoy. Le Livre de la Femme forte., r 7 a.)
Independant. [XVI»— XVII« s, S. Frangois de Sales, dans Delboulle.
Recueil.]
1584. Tonte aulhorite . . . prend sa source et origine de la sou-
veraiue et independante puissanee de Dien.
(Gaevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 105 a.)
Indevotement. [1690. Furetiere.]
1479. Noiis sommes fort oflfendus des ecclesiasliques . . . qui in-
devotement paieut ä Dien roffice.
{Le livre des sains Anges, V. 36.)
IndevotioH. [1584. Thevet. Hommes illustres, dans Delboulle. Recueil.]
1479. Hz paient copieusement leurs dissolucions et indevocions.
{Le livre des sains Anges. V. 36.)
1552. Indevotio. Indevotion, froide affection.
(Ch. Estienne. Dicf. Latinogallicum, 676 a.)
Index. [XVle s. Kabelais. I. 8. — Pare, IV, 21.]
1503. Le sec'ond [doit] est appelle iyidex : car avecque luy nous
demonstions ce que voulons monstrer.
{Le Guidon en francoys, 56 d, cdit. 1534.)
Indication. [XVI« s. Par^. Jnfroducfion, 10.]
1503. Kous qui preuons les indications d'eulx les [membres playes]
eousons.
{Le Giiidon en francoys, 183 a, edit. 1534.)
Indice. [1501 dans Delboulle. Recueil.]
1488. Ypocvas . . . escript . . . Le livre des indices et jugemens
des maladies causees sur les signes des estoilles.
{La Her des Histoires. II, 21 b, edit. 1491.)
86 Hugues Vaganay Indifference
Indifference. [1629. Corneille. Melite. V, 6.]
1523. 'U indifference des voiuutez des troys personnes.
{Farthenice mariane, trad. J. de Mortieres, 17 a).
Indigete. [1570. Gentian Hervet, CiU de Dieu, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Des dieux indigetes et aultres dieux . . . Indigetes . . .
vault autant comme non iudigens ou comme vivans et conversans
avec les dieux.
{La Mer des Histoires. 1, 53 d, 6dit. 1491.)
Indirectement. [1507. Ordonnances dans Delboulle. Becueil.]
1488. Nulle chose sensible ou vertu corporelle ne peult direete-
ment ne indirectement riens faire contre les deables.
(La Mer des Histoires. I, 169 b, edit. 1491.)
1503. Les especes du son viennent indirectement aux oreilles et
les especes de la couleur viennent directement aux yeulx.
{Le Guidon en francoys, 50 b, edit. 1534.)
hidiscipline.
1501. Toutes indisciplines^ dissolutions, . . . gestes irreligieuses
. . . sont ä fouyr et eviter audict serviee divin.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, d 5 b.)
Indiscret. [XVP s. Ronsard. Discours ä J. Grevin.]
1488. Jurement indiscret.
(La Mer des Histoires. l, 197 b, 6dit. 1491.)
1537. Le tiers personnage estoit communaulte femme de basse
vacation, indiscrette, suspectionneuse, barbare, zizanieuse, ruralle,
rioteuse, non docille.
(Molinet. Faictz et dictz, 238 b; (1540), 263 a.)
1540. Vifidiscret Dardan.
{Amadis. I, 46 b.)
1546. La Princesse . . . craignant d'estre trop indiscrete, com-
menQa sa response.
(Palmerin d'Olive, 238 a.)
1550. Si cet enfant qui erre . . .
, . . ra'en eust en dormaut
Brusle le cueur amant,
Comme (flamme indiscrete)
A la Roine de Crete.
{Ödes de Ronsard, 141 b.)
1549. Est-il besoing qu'un si grand artifice
Pour Achilles ou son pareil propice,
Soit mys aux mains d'un gendarme indiscret
Qui n'entend pas de l'escu le secret?
{Ovide. Metamorphose, trad. F. Habert, B 3 b.)
Inespere Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne 87
Indissoluhlemeut. [1507. TrnicU des quatre degrez d'amour, dans Del-
boulle. liecueil.']
1488. Pierres carrees conjointes et lices ensemble de cyment et
de plomb indissolublement.
{La Mer des Histolres, I, 154b, edit. 1491.)
•
Individuel. [XYI^ s. Rabelais. III, prologue.]
1490. Toutesfois ne sont pas n^eessaires ä V estre individual,
mais de 1' espece.
{Le Guidon en francols, h 3 d.)
Indubitahlentent. [XVI" s. G. Tardif. Ayol. de L. Valla^ dans Delboulle.
Recueil.\
1488. W'i tenoyent tel myf>tere des engeignemeus et traditious
paterneiles, . . . dont creoyent indubitablement qua ainsy seroit et
adviendroit.
{La Mer des Histoires. I, 199 b, edit. 1491.)
Ineffacable. [1564. J. Tbierry. Dict. frang.-latin.]
1523. Le peche des anges est ineffassable.
(Parfhenice Mariane, trad. J. de Mortieres, 16 a.)
1545. Quelle grand honte et marque ineffacable
Est imprimee ä ce jour sur la Grece.
{Ulllade, trad. H. Salel, CCLX.)
Inegalement. [1520. Estienne de la Roche. Arithmetiqiie 145 b.]
1503. Le tiers [cas] est quant au lieu de Taposteme l'on treuve
la sanie inegalement maturee.
{Le Guidon en francoys, 107 a, edit. 1534.)
Ineptie. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin^
1546. Elle repute ce mien heureux malheur ä ineptie et faulte
de civilite.
{Palmerin d'Olive, 163 b.)
Inerte. [XVI« s. Rabelais. I, 18.]
1528. Aulcuns oiit voulu dire qu'estoit /w^r^e et sans aulcune vertu.
{Platine. De Jionneste volupte, trad. D. Chrispol, 75 a.)
InesjierL [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1544. Mais plus grand heur le sort me deut ascrire,
Qiii tel soubaict inespere m'acquit.
(M. Sc6ve Delie, CXXXIX, edit. 1862.)
1546. Recouvremeut inespere.
{Palmerin d'Olive, 187 a.)
8S Hugues Vaganay Inevitable
Inevitable, [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latiii.]
1530. Par necessite ineoltable il les fault dedans peii de temps
laisser.
{Diodore^ trad. C. de Seyssel, I b.)
1541. Sa mort luy estoit inevitable.
• {Amadis. II, 16 b.)
Infaillibilite. [XYl«— XVII» s. S. Frangois de Sales, daus Godefroy,
Complement.]
1573. Onbedriechlickheyt. Infallibilite. InfallibiliiaH, ßdel/tas,
securifas.
(Thesaurus Theutonicae lingiiae^ I 1 b.)
1584. V infaillibilite . . . appartient ä un seul Dien.
(Benedict!. Somme des lechcs, 58, edit, 1595.)
Iiifatigable. [XV«— XVI« s. J. Le Maiie, dans DelbouIIe. Recueil.]
1488. Et n'cst pas ä eütendre qua Dieu se reposast pource qii'il
tust las, car II est infati gable.
{La Mer des Histoires. I, 11 e, edit. 1491.)
Infatue. [1529. Lassere. Vie de S. Hierosme, dans Delboullc. Recueil.]
1488. Hz estoient . . . infatuez et . . . affollez de teile multitade
de dieux.
{La Mer des Histoires. I, 49 d, edit. 1491.)
Infecter. [XVI® s. Marot, Metamorphoses, 1.]
1488. Maulvaises moeur.'^ inftctent et ordissent les oeuvres.
{La Mer des Histoires. II, 23 b, 6dit. 1491.)
Infidele. [XV« -XVI« s. J Le Maire, dans DelbouIIe. Recueil.]
1488. Tel homme ne ^eroit point pourtant dil infidHe^ ne teile
ig-norance ne seroit point dicte peche de infidelite.
{La Mer des Histoires. I, 95 b, edit. 1491.)
Infiltration. [1579. L. Joubert, Grande Chirurgie^ duns Godefroy, Com-
plement.]
1503. Le coulde est desloye difficillemeut et difficillement e.st
reduit poiir Vinfiltration des lyans et diversite des os.
{Le Guidon en francoys.^ 233 b, edit 1534.)
Infiltrer. [XVI« s. Pare. III, 2.|
1503. II est grandemeut fixe et euraciue auecques ses veiues
iniiltre en la substance du membre et est Cancer antiquus.
{Le Guidon en francoi/s^ 133 d, edit. 1534.)
Inhiher Puiir l'llistuirc du I'iaiigais Modeine 89
Inßnne. |1621. Pasquier. liecherches. VIII. 34.]
1570. Une femme infirme de scxe.
[La Cite de Diea, trad. G. Hervet. I, 180 b, B, edit. 1578.)
Inßamiuable. [1611. Cotg-rave.]
1503. Les hnmeurs et le.^ esperitz sout graiidemeiit iuflammables.
{Le Guidon en francoys, 301 b, 6dit. 1534.)
Inßxieut. [1791. Malouet. Opinions. II, 76.]
1503. Des membres aueuns out vertu iuuate et influente.
{Le Guidon en fraiicoj/s, 23 b, edit. 1534.)
Infriictucusement. [XV«— XVI« s. Fossetier. Chron. mavgar. dans Gode-
froy. Complement.]
1488. Les times dampuees coug-noisseut en ayaut memoire des
cboses qu'elles out mal faites, dont elles sc repentent infrnctueusemcnt.
{La Mer des Histoires. I, 22 c, edit. 1491.)
Ligeniosite [1507. Nef de saute, daus Godefroy. Complement.]
1488. Les diables scevcnt lesdietes clioses futures mieulx que
les hommes ou par revelatiou et le commaudemeut de Dieu, ou par
leur subtile ingeniosite.
{La Mer des Histoires. I, 53 b, edit, 1491.)
1.503. Cestes cboses valent ä toutes choses qui entrent eo Toreille
et k ce aydeut eslargir et tirer Toreille avecques toute ingeniosite.
{Le Guidon en francoys, 264 d, edit. 1534.)
higenucnient. [XV!** s. Moutaigue. II, 12.]
1554. 11z coufesseront ingenuement.
(Le Caron. La Ciaire., 51.)
Ingenuite. [XVI« s. Calviu. Listit. ehr. III, XV, 3-1
1546. Ingenuitas . . . llouuestete et noblcs^e qu'out les personues
francbes et libres, ingenuite.
(R. Estienue. Dict. Latinogallicutn, 661 b.)
Liherent. [1599, Coutnmcs de Normandie, dtius Delboulle. Jiecueil.]
1503. Les signes sub.stantialement m/?^rf?<s ä lu fistule sout comme
durte de levres et callosite.
{Le Guidon e)t francoys, 217 b, edit. 1534).
1570. Eu Dieu ue tombe aueuue differeuce, n'aucuue cbose inherente.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 228 a, E, edit 1578.)
Inhiber. [XVI« s. Rabelais. I, 50.)
1503, Ladiete matK-re desceudaut au uerf est inhibee en su
corpulence et substance et la molliiie,
{Le Guidon en francoys, 198 a, edit, 1534.)
90 Hugues Vagauay Inimitie
InimUie. [1539. R, Estieune. Dict. frong.-latin.]
1530. Cleopatra veoyant V inimitie croistre tous les jours entre
eile et Antigonus delibera soy joindre avec Ptolemee.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 101 b.)
Inohservance. [XVIl« — XYIII^ s. Massillon.]
1568. 11 disoit estre tenu pour Vinobservance du Duc de Milan,
{F. Guicciardin. Eist. d^Italie, trad. H. Chomedey, 68 a.)
Inopine. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Abondance des victuales inopinee.
{La Mer des Histoires. \, 181 d, edit. 1491.)
1530 II y advcnoit diverses adventures, et victoire8 inopinees.
{Diodore^ trad. Cl. de Seyssel, 108 a.)
Inopinement. [1564. J Thierry. Dict. franr.-latin.]
1488- [Moyse] vint inopineement aux Ethiopiens.
{La Mer des Histoires. I, 122 c, edit. 1491.)
1530. Ophelias . . . fina sa vie inopineement.
[Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 104 a.)
1559. Alcibius . . . reveuu inopinement ä convalescease.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 353 b.)
Insaluhrite. [XVI® s. Guy Coquille. CEuvres, I, I, 510, edit. 1665.]
1560, Le plus grand mal beur que suivint ä son camp, provenoit
taut de la faute des vivres; comme de rintempeiie et insalubrite de l'air.
{Zonare, trad. I. Millet, I, 74 D.)
Insatiablement. [XVP s. Amyot. Pyrrhus, 59.]
15 . . Paris insatiablement convoiteux.
(J. Le Maire. (Euvres. II, 105, edit. Stecher.)
1546. Insatiabiliter. Sans rassasier et saouler, insatiablement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 669 a.)
Insecte. [apres 1559. Du Pinet, dans Delboulle. Recueil.]
1555. Insectes, c'est asgavoir mouches, fourmis, chenilles, eschar-
botS; et autres teile petites bestes.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux., 5.)
Insense. [1510. 0. de St-Gelays. Eneide, daus Delboulle. Recueil^
1488. Theopompus . . . devint fol et insense.
(La Mer des Histoires. II, 36 a, edit. 1491.)
Lnsipide. [XVP s. Pare. XX, 25.]
1503. Quant il dit qu'il est doulx en saveur 11 prent la saveur
doulce largement pour saveur insipide.
{Le Guidon en francoys.^ 121 a, edit. 1534.)
Intelligent Poiir rilistoiie du Fian9ai8 Moderne 91
1557. C'est une matiere s6che, stins odeur, inslpide.
(Ch. de l'EscIuse, daus Dodoens. Bist, des Flantes^ 555.)
Insistance. [Mot du ä Mercier, (siV!).]
1574. Par ces deux fois Sathan vaincii ne cede:
Ains en sod faict de plus en plus procede:
Qui noo8 instruict, que quelque resistence
Luy puissions faire, il nous faict insisfence.
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers^ 95.)
Insociahle. [1564. J. Thierry. Dict. franc.-latm.]
1552. Insoeiabilis. Insociable, qu'on ne peult allier et joindre
ensemble.
(Ch. Estienne. Dicf. Latinogallicmn, 704 b.)
Instiller. [XVI« s. Rabelais. III, 51.]
1546. Instillare. Degoutter quelque liqueur dedens quelque chose,
instiller, mettre dedens goutte ä goutte.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 675 b.)
Insu. [1611. Cotgrave.]
1560. Aristobule se retirant secrettement alla recognoistre les
forts . . . ä Vinsceu de tout le monde, excepte de sa femme sans plus.
{Zonare, trad. I. Millet, T, 851.)
Integralement. [1550. Roussat. Estat et mutac. des temps, dans Delboulle.
Recueil.]
1520. II les exilla de tous leurs jiatrimoines integrallement comme
Cicero escript.
{Suetone, trad. G. Michel; 19 b, cdit. 1541.)
Integrant. [1690. Furetiere.]
1503. Particules et . . . membres . . . sont parties int^grantes le
Corps.
{Le Guidon en francoys, 32 b, edit. 1534.)
Intellectiiellement. [1570. Gentian Hervet. Cite de Dieu, dans Delboulle.
Becueil.\
1570. La sainte compagnie des Anges, reluisant intellectuellement
par lillumination de la verit6.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 326 a, E, edit. 1578.)
Intelligent. [1611. Cotgrave. J
1488. Dieu . . . dist [ä SalomonJ : Je t'ay donnö cceur sage et
intelligent.
{La Mer des Histoires. I, 170d, edit. 1491.)
92 Huguos Vaganay Intempestif
Intempest/'f. [1579. L Joubert, TraitS du vis, p. 345.]
1568. Grande et intempestive libertc.
{Les Polifiques cVArisiote, irad. L. le Roy, 478.)
Intercaler. [1570. Gentian Hervet. Cite de Dien, daus Delboulle.
Recueil.]
1520. Julies Caesar ... fit par le nioyeu du moys intercalaire
depose qu'uug jour fut intercalle en Tan quatriesme.
{Suetone, irad. G. Michel, 18 b, edit. 1541.)
Interceder. [XYl^ s. Amyot. Anton. 103.]
1488. Eebecca fut sterile six ans jusques ad ce que Ysaac hiier-
ceda pour eile affin que eile conceust.
{La Mer des Histoires. l, 97 a, edit. 1491.)
1506. Que il vous plaise interceder pour nous envers le roy
nostre sire.
(La Mer des Histoires. \\, 183 a.)
Interception. [XVP 8. Pare. I, 11.]
1503. Deseichement et interception de la matiere rumatique.
{Le Guidon en francoys, 257 c, edit. 1534.)
Intercession. [XY^— XV!« s. J. Le Maire dans Godefroy. ComplSment.]
1488. La cause de V intercession fut pour ce que Ysaac congnois-
soyt la promesse faite ä son pere Abraham et ä sa posterite.
{La Mer des Histoires. l, 37 a, edit. 1491.)
1488. Marie . , . apres sa penitence fust garie, mundifiee et
nettoyee par V intercession de Moyse.
{Ibid., I. 120 d.)
Interdiction. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-lafin.]
1542. Plusieurß portoyeut la robe de pourpre (combien que fust
faicte interdiction sur ce).
{Dion, trad. Gl. Deroziers, 247 b.)
Interlocution. [1549. R. Estieune. Dict. franc.-latin?\
1546. Interlocutio. Literlocution, . . . rompemeut de propos.
(R. Estienne. Dict. LatinogaJlicum., 685 b.)
Interpolle.
1503. Maladie ... est dicte interpollee laquelle douue aucuu
repos, conime la fievre ou tierce ou quarte.
{Le Guidon en francoys, 16 a, edit. 1534.)
Literpretatif. [1752. Trevoux.]
1584. Soit que le conseuteuient soit parfait ou imparfait, formel
ou interprctatif\ piain, ou demy piain.
(Benedicti. Somme des pec/iez, 18, edit. 1595.)
Inusitc Poiir l'llistoiic du Fianjiis Moderne <I3
Liferrogateiir. [1549. K. Estieniic Dicf. ffoncoislat/'ii.]
1539. h'interrogafear deniaiidoit s'il estoit convenable uiix Philo-
sophes . . . d'estre nourris de gasteaax.
[Apophthegmes d'Erasnie, trad. Macaiilt; p. 317, edif. 1549.)
Interrompre. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.\
1501. Vaquez aiiclinuefoys ä legon laquelle debvez internimpre
par oraison.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, d 5 b.)
1538. Lors, ciiydant repliquer, [Jenue Hardiesse] ma loqiience
mterrompit par un rondeaii qu'elle tira du coffret.
(Marot. I. .'), ("dit. 1868.)
Intestinal. [XVI« s. Pare. Infrod. 23.]
1559. Les fleurs du grenadier sc mettent avec utilit^ daus les
emplastres des ronipures intestinales.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 94 a.)
Intimement. [1611. Cotgrave.]
1584. [Dieu seul] se rend intimement present ä resscnce et natnre
des creatures.
{Giieoarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 34 a.)
1586. Les Juifs murmurans de ce que [Jesus-Christ] l'aymast
[Lazare] si intimement.
(I. Lambert Discours evangeliques. 355 b.)
Intimider. [1559. Amyot, Cuton d'Utique, 35.]
1552. Dom Petre . . . tira so:i GS\)^e pour eu fraper quelques
uns, ä fin ä^intimider le rcste.
{P. Messie. Diverses Legons, trad. Gruget, 143 b, ed. 1556.)
La date de 1537 donuee par le Dictionnaire General au mot
Obelisqiie, est de tous points erronee.
Intolerahlement. [1549. K. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1546. Intolerabiliter , intoUrahlement.
(K. Estienne. Dict. Latinogallicum, 690 a.)
Inusite. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Tout bomme et tonte creature raisonnable, (pielque figure
inusitie qu'elle ayt ... est descendu du premier bomme.
{La Mer des Histoires. I, 33 d, edit. 1491.)
1547. II me fault escrire ä plusieurs ouvriers beaucoup de choses
obscures et inusitces.
( Vitriwe. Architecture, trad. l. Martin, 67 b.)
94 Hugues Vagauay Invectivei-
Invectiver. [1611. Cotgrave.J
1585. II |Du Bartas] prent occasion de se formaliser; et bien
aigrement invectiver sur les Cabalistes et autres.
(P. Thevenin, dans La Sepmaine de O. de Saluste, 57.)
Inventif. [XV®— XVP s. P. Gringore, dans Godefroy.]
1488. Grece est . . . mere de philosopbie, inventive de tous biens,
et maistresse des ars et scienees.
{La Mer des Histoires. \, 65 a, edit. 1491.)
Inversion. [1570. G. Hervet. Clte de Dieu, dans Delboulle. Recueil.]
1546. Inversio. Renversement, Inversion.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 693 b.)
1550. Ce qui est memes concöde en dos iuversions Fran^oises.
(l. M. P., dans Ödes de Ronsard, 159 b.)
Invertir. [N^ologisme.]
1546. Inveitere ordinem. Renverser ordre, invertir, ou pervertir
Tordre.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 693 b.)
Invitation. [1593. J. Burel. Mhnoires, dans Delboulle. Recueil.]
1547. Acroase, c'est ä dire invitation de peuple ä nne lecture
publique.
{Vitruve. Architecture, trad. I. Martin, 153b.)
1570. On luy a adjouste [ä Salacie femme de Neptune] Venilie,
afin que saus aucune cause des sacres neeessaires Vinvitation des
diables se multipliast par le seul appetit desordonne de ränoe prostituee.
{La cm de Dieu, trad. G. Hervet. I, 207 a, 6dit. 1578.)
Irrecusable. [1782. Mercier. Tabl. de Paris. II, 179.J
1552. Irrecusable preuve.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier, dans ses Discours
philosophiques, 27 a, edit. 1587.)
IrreprShensiblement. [1611. Cotgrave.]
1573. Oubegrijpelickeu. Incomprehensiblement, ou irreprehen-
siblement. Incomprehensibile, vel irreprebensibile, inculpate.
( Thesaurus Theutonicae linguae, I 1 c.)
IrrSsolu. [XVI« s. Montaigne. I, 26.]
1568. Le Capitaiue George . . . se monstroit fort irresolit de ce
qu'il devoit faire.
{F. Guicciardin. Hist. d'Iialie, trad. H. Chomedey, 363 a.)
Jouissance Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne 95
Trresolution. [XVI« s. Montaigne. I, 38.]
1557. Nostre escoUe Theologienne (respondit Hieromnime) n'est
deraeuree en teile irresolution.
(Pontus de Tyard. Le Sccond Curieux, 289 b, ödit. 1587.)
1568. Ccsar Fieramosque . . . partit . . . laisyant l'esprit du
Pape tres confus, et plein d'irresolufio».
[F. Guicciaidin. HisL d'Italie, trad. H. Chomedey, 367 a.)
Irritable. [1547. G. Haudent. Fahles, daus Delboulle. Recueil]
1520. Testament lequel il [Tibere] eut et print comme tont irritable.
{Suetone, trad. G. Michel, 120 b, edit. 1541.)
Italique. [XV«— XVI« s. J. Le Maire, dans Delboulle, Recueil.]
1488. Tarquinus Priscus . . . estoit natif de Coriuthe oü il avoit
este instruict en Teloquence de Grece, laquelle il joignist avec les
ars ytaliques.
{La Mer des Histoires. I, 195 d, edit. 1491.)
Jappeur. [1611. Cotgrave.]
1546. Latrator. Qui abbaye, abbayeur, jappeur.
(K. Estienne. Dict. Latinogallicum, 721b.)
Jaseur. [XVI« s. Marot. Metam. d'Ovide, 2.]
1538. Nugator. Jaseur, baveur, bailleur de bons jours, qui ne
fait que diie parolles vaines, frivoles, et de nulle valeur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 483 b.)
Jaspe. [1610. L. Guyon. Div. Legons, dans Delboulle. Recueil.]
1552. Nobiles variis maculis columnae. Mouschetees, ou jaspees.
(Ob. Estienne. Dict. Latinogallicum., 251 b.)
Jatte.
1546. Gabata. Une sorte d'escuelle ou plat creux ä jmettre la
viande, une jatte., Picardis Une gatte.
ß. Estienne. Dict. Latinogallicum., 562 a.)
Jonction. [XVI«— XVII« s. Sully, dans Doehez, Dict.]
1581. Le Couseil assemble fut resolu de les suivre, et empeseher
ceste jonction.
{UHistoire de France, 484.)
Jongier. [XVP s. Fauchet. Langue et poes. franr. l.J
1546. locari Railler, . . ., farcer, rigoler, jongier.
(K Estienne. Dict. Ijatinogallicum, 697 a.)
Jouissance. [1534. Rabelais. Almanach pour Van 1535.]
1488. Par iceulx [biens temporeiz Tarne] est navree piteusement
et privee de la jouissance de f^licile eternelle.
{La Mer des Histoires. I, 94 c, 6dit. 1491.)
96 Hugues Vaganay Journalier
Journaller. [XVI*' s. La Boetie. (Euvres, p. 265,]
1550. Le poete appelle les honimes Joiirnaliers^ coDime ne vivaDS
qu'un jour.
(I. M. P., dans Ödes de Ronsard, 161 a.)
1570. L'heur de la guerre est inconstant, iucertaiü et journalier.
{La cite de Dieu., frad. G. Hervet. I, 80 a, A, edit. 1578.)
Juchoir. [1539. R. Estienne. Dict. francoislatin.]
1538. Sedile avium, üng" Juchoir.
(ß. Estienne. Dict. Latinogallicum, 650 b.)
Jujuhier. [XVI« s. 0. de Serres. V, 26.]
1553. II y a aiissi des ouvriers qiii appieuvent grauderaent le
Jujubier . . . pour faire des figures de toiites sortes.
{Albert. Ärchifect/ire, trad. T. Martin, 28 a)
Justificatif. [Apres 1585. Cholieres, dans DelbouUe. Recueil.]
1580. 11 faiidra qiie raecuse verifie ses faicts justificatifs : autre-
ment il doit estre condamue.
(I. Bodin. Demonomanie, 185 a, edit. 1582.)
Laique. [XVP s. Calvin. Instit. ehr. IV, XI,, 15.]
1488. Ce sout les livres des hommes laiques.
{La Mer des Bistoires. II, 125 c, edit. 1491.)
Lambruche.
1555. Et la lambruche errante en mille et mille pars.
{Continuation des Amours de P. de Ronsard, 37.)
Lamelle. [1798. L. C. M. Richard. Dict. de botan. de Bulliard.]
1549. Nous disous ... de Lame, Lamelle, Lalemelle d'ung coul-
teau, pour la lamelle.
(ß. Estienne. Dict. Francoislatin, 28 b.)
Lancier. [1587. La Noue. Discoitrs poliliques.^ 18.]
1581. Mandolf . , . fut attaint de deux lanciers, qiii le percerent
de part en part.
{V Histoire de France, 603.)
Languide. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Recueil.']
1523. Mais maintenaut languide, froide, lente
De vieillesse est.
{Parthenice Mariaue, trad. J. de Mortieres, 7 b.)
Lanugineux. [1611. Cotgrave.]
1557, La graine [de la grande Centauree] se trouve . . . enve-
lopp6e d'un poil lanugineux.
(Dodoens. Hist. des Piautes, trad. Ch. de PEscluse, 219.)
Lihation Pour l'Histoire du Fiau^ais Moderne 97
Laves. [XVI« 8. Kabelais. H, 6.]
1488. Les lares sont deesses qui semblent estre ou feu ou foiiier
des bonnes gens.
{La Mer des Histoires. I, 53 e, edit. 1491.)
Largue. [1611. Cotgrave.J
1583. Cestui-cy n'en croit qu'im dout la noble espaisseur
Faict largue aux astres clers qui fendent 8on azur.
{La Sepmaine de G. de Saluste, 213, ödit. 1585.)
Fait largue] fait place, cede : mot Italien.
(P. Tbevenin. Ibid., 214.)
Lan'x. [1545. G. Gueroult, daus Delboulle. ReciieiL]
1523. Larix bois qui ne peult brusler.
{Parthenice Mariane, frad. 3. de Mortieres, 4 b.)
Larmoyement. [1539. R. Estienne. Dict. /rang.-lafin.]
1538. Laebrymatio. Larmoyement.
(1\. Estienne. Dict. Latinogallicum, 409 a.)
Lascif. [XV«— XVI« s. J. Le Maire, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Cbangons . . . dissolues, lascives et miguotes esmeuvent
le sang et couraige de la personne.
{La Mer des Histoires. I, 92 c, edit. 1491.)
Lascivement. |XVI« s. Montaigne. III, 4.)
1542. Tibere . . . ne permettoit ä nul autre vivre lascivement.
{Dion, trad. CI. Deroziers, 247 b.)
1570. On ceiebroit les jeux de Flore, le plus lascivement qu'il
est possible.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 66 b, edit. 1578.)
LaurL [N6ologisme].
1574. Petrarque aussi en sa laurSe eglogue
De cest autbeur l'argument emologue.
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers, 22.)
Lemures. [XVI« s. Kabelais. III, 24.]
1488, II est deux manieres de dieux fais de hommes : les ungz
sont ap[)e]lez lares, et les autres lemures . . . Les lemures sont appa-
ritions fantastiques et noctarues qui se fönt de nuit.
{La Mer des Histoires, I, 53 c, edit. 1491.)
Libation. [1519. G. Michel. Georgiques, dans Delboulle. Recueil.]
1488. II y avoit difference entre les sacrifices qui estoieut nommö
oblatioD, et lautre nomme libation . . . Libation estoit de mati^re
coulant et moite comme vin, buylle et semblables.
{La Mer des Histoires. I, 132 b, edit. 1491.)
Romanische Forschungen XXXII. 7
98 Öugues Vaganay Liberateur
Liherateur. [XVI^ s. Amyot, dans DelbouUe. RecueiL]
1530. Autel, qu'il appellerent l'autel de leurs liherateurs.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 105 b.)
1546. Liberator . , . Liberateur, delivreur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 732 a.)
Lienterique. [XVI« s. Pare. XX bis, 19.]
1546, Lientericus. Qai ha le flox de ventre, lienUrique.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 734 b.)
Lieur.
1580. Virgille veut qu'on face neuf neuds, nos lieurs n'en fönt
qu'un.
(I. Bodin. Demonomanie, 59 a, edit. 1582.)
Ligament. [XVI« s. Rabelais. IV. 30.]
1503. Toutes les pannicules sont composees de filz et de nerfz
et de ligamens selon plus ou moins.
{Le Guidon en francoys, 35 c, edit. 1534.)
Ligamenteux. [XVI« s. Pare. I, 7.]
1503. Membres nerveulx et cordeux ou ligamenteux.
{Le Guidon en francoys.^ 130 c, edit. 1534.)
Liminaire. [1553. Rabelais. Briefve declar.]
1548. Marot . . . t'avertyt mesmes en une epitre liminaire im-
primöe devant ses oeuvres.
(Th. Sebillet, {Art poetique, p. 55, Hit. Gaiffe.)
Limite. [XVP 8. Marot. Psaumes. 104,]
1523. Dame C^res blanchissoit les limites
Des champs arez au soleil opposites.
{Parthenice Marione, trad. J. de Mortieres, 51 a.)
Liniment. [1552. Ch. Estienne, dans Delboiille. Becueil.]
1546. Litura. Enduisson et frottement de quelque liqueur, enduict,
linition, liniment.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 737 a.)
Liset. [1545, G. Gueroult. Histoire des plantes, dans Delboulle. RecueiL]
1538. Convolvolus, est etiam herba. Du liset, de I'herbe aux
cloches, de la veillere.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 17 b.)
Lisser. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin]
1559. Le Phu . . . a la tige . . . lissee, cavee, tendre.
{Dioscoride, trad. M. Math^e, 13 b.)
Lumineusement Pour l'flistoire du Fraugais Moderne 90
Litteralement. [1577. P. de La Coste, dans Delboulle. RecueiL]
1488. Soyez souveaans et ayans memoire de la femme Lotli,
laquelle chose peult estre entendue litteralement ou mistiquemeut et
figurement.
{La Met- des Histoires. I, 92 d, 6dit. 1491.)
Lobe. [1562, Du Pinet. H/'st. nat. de Pline, dans Delboulle. Recueil]
1503. 11 [restomac] a le foye au dextre qui l'eßchauffe ainsi
comme par dessus avec les lobbes ou doigtz.
(Le Giiidon en francoy^, 64 a, edit. 1534.)
1546. Fibrae pulmouis. Les lohen du poulmon.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 523 b.)
Locataire. [XV je s. Montaigne. III, 10.]
1570. Lesquelz Lucian . . . appelle Dieux . . ., c'est ä dire,
locataires.
{La Cite de Dieu, irad. G. Hervet. I, 79 a, E. edit. 1578.)
Louangeur. [1584. Thevet^ Hommes illustres, dans Delboulle. RecueiL]
1570. II estoit plus tost disi])uteur que louangeur.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 83 b, D, 6dit. 1578.)
Lourdaut. [1539. K. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Tardus. Lourdatdt, grosse tete, qui n'ha point d'esprit.
(K. Estienne. Dict. Latinogullicum, 700 a.)
Lucide. [XVP s. Pare. UI, 7.]
1488. Geste lumiöre fust uue petite uuee lucide et claire.
{La Mer des Histoires. I, 1 d, edit. 1491.)
Lucidite. [1579. Vigeuere, dans Delboulle. RecueiL]
1503. Les signes de hernia aquosa sont Inflation et grcvetö avec
mollesse et resplendissement avec luciditl\
{Le Guidon en Jrancoys, 144 d, 6dit. 1534.)
Lumbaire. [XVP s. Parc. 1, 22.]
1488. Dieu luy commanda qu'il piist son brayel ou ceinture
noramee en latin lumbare . . . Aprös plusieurs jours, par le comman-
dement de Dieu il alla querir ledit brayel ou lumbaire.
{La Mer des Histoires. I, 200 b, edit. 1491.)
Lumineusement. [XVIIl* s. Voltaire. Comment. sur Malebranche.]
1557. NoLis la considerasmes en plusieurs sortes rayonnante fort
lumineusement.
(P. de Tyard. U Univers, 35.)
7*
100 Hugues Vaganay Luxuriant
Luxuriant. [1545. G, Gueroiüt. Eist, des plautes, dans Delboulle. Recueil.]
1540. Je congnois bien qu'eu terre trop grasse ay estö plante,
pourquoy ay degönere luxuriant comme la vigne.
(P. Dor6. Limage de Vertu, 37 b.)
Lycanthropie. [XVI« s. Ronsard, edit. Blanchemain. VIII, 167.]
1580. La Lycanthropie n'a rien de semblable, ny cause qui soit
naturelle, ains le tout est supernaturel.
(I, Bodin. Demonomanie, 101 a, 6dit. 1582.)
Maigreur. [1539. R. Estienne. Did. frangAatin.]
1538. Macror. Maigrete, ou Maigreur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 431 a.)
Maladroit. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Ineptus. Mal adroict et mal propre en ce qu'il fait ou dit.
(R. Estienne. Dict. LatinogaUicum^ 366 a.)
1540. Toutesfois il feut trop mal ä droit.
{Amadis. I, 45 a.)
Malaise. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1530. II leur sembloit bien mal aise ä croire, que Agathocles
eust ose abandonner la cite de Sarragousse sans secours.
{Diodore^ trad. Gl. de Seyssel, 88 b.)
1538. Difficile ad fidem. Malaise ä croire.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 217 a.)
Malais^ment. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Difficile. Difficilement, Malaisement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 217 a.)
Malappris. [XV!« s. Ronsard. V, 364.]
1538. Indoctus. Qni n'est point apprins, Mal apprins.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 363 a.)
1546. Indoctus. Qui n'est point apprins, mal apprins, indocte.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 648 b.)
1546. Je m'estimerois estre la plus mal aprinse damoyselle de
Macedone.
{Palmer in d^ Olive, 201 a.)
1550. Mais moi petit et mal apris.
{Ödes de Ronsard, 75 b.)
Mal häti. [1611. Cotgrave.]
1546. Inconditus. Mal compose et basti, mal ordonne.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 641 a.)
Maldisant. [1546. Trad. de Pol. Vergile, dans Delboulle. Recueil.]
1520. De la langue des maldisans me veulx contregarder.
(Le Peregrin, 13 a, edit. 1531 )
Mal seant Pour l'Histoire du Franjais Moderne 101
MaUfique. [XV«-XVI« s. P. Gringore. T, 312.]
1488. Gens promptz ü effusiou de sang, gourmaus, maUfiques et
sacrilöges.
{La Mer des Histoires. I, 41 c, edit. 1491.)
Mal en poinf.
1538. A pecuiiia imparatus. Mal en po/'nt quant ä l'argent.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1 b.)
1550. Mais j'eu pitie de te voir mal einpohif.
{Ödes de Ronsard, 37 a.)
Mol hahile. [1606. Nicot.]
1547. Mainteuant je voy des iguorans qui ne savent . . . qua
veiilt dire Architecture : mais (qui pis est) sont malhahiles ä ouvrer
de la maiu.
{Vitruve, frad. I. Martin, 87 a.)
1553. L'umbre . . . les rendra pesans et mal huhiles.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 8 a.)
1555. Le Dauphiu . . . est im poisson loiird ä voir, et mal habile.
(P. Belou. Histoire de la nature des oyseaux^ 47.)
1572. Adam fut un mal habile jardiuier.
{Gucvare. Mont de Calvaire, trad. Belle-Forest. I, 294,
Mit. 1574.)
Malignement. [1549. R. Estienne. Dict. f rang. -tat in.]
1527. Ma fatalle destinee malig^iewent ceuvre sur moy.
{Le Feregrin, trad. F. Dassy, 15 a, edit. 1531.)
3Ial plaisa}it. [1545. A. Le MaQon. Decameron.]
1538. Aspcctus rancidus. Mal plaisant et mal gratieux.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicitm., 608 b.)
Mal proprement. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Rancide. Mal proprement. — Sqiiallide. Mal proprement
et salement.
(R. Estienne, Dict. Latinogallicum., 608 b, 670 b.)
Mal siant.
1553. D'un coste si grande espoisseur de colounes, et d'autre si
gründe gresleie, estoient mal siantes.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 195 a.)
1570. Si on demande ä im autre [dieu] ce qui est soubs la tu-
teile et puissance d'autruy, il est si inconvenient et si mal seant,
qu'il semble estre fort semblable k une bouffonnerie effrontee d'un
Mime.
{La Cit^ de Dieu, trad. G. Hervet. I, 170 a, D, 6dit. 1578.)
102 flugues Vaganay Mal traite
Mal traite. [1539. R. E8tieüne. Dict. frang.-latin.]
1538. Male acceptus inopia omnium rerum. Mal traicte.
(R. Estieune. Dict. Latinogallkum^ 435 a.)
Mal-versation. [XVI" s. Amyot. Ärist. 65.]
1553. Par mal-versation d'aucunes des choses susdites, vient iine
maison en ruine.
(Taillemont. Discours des champs faez^ 87.)
1555. Se plaindre de la propre ou domestique malversation qui
cause leur clameur.
(Billon. Le Fort inexpiignahle, 178 a.)
Maivouiu. Lxvne-xvni« 8.]
1568. La mort du seigneur maivouiu et desprise.
{Les Politiques d'Aristote, trad. L. le Roy, 757.)
Mamelu. [XVI« s. Vauquelin de La Fresnaye. (Eiwres. II, 588, ed.
Travers.]
1552 Mammosus. Qui ha grandes mamelles, mamelu.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 794 b.)
Mamillaire. [1541. J. Canappe. Tables anatomiques, dans Delboulle.
Recueil de vieux mots, ms.]
1503. Les adjoußtemens dez mamillaires des emouctoyres.
{Le Guidon en francoys, 43 a, edit. 1534.)
Mandat.
1488. La commune forme des escriptz et mandafz apostoliques.
(La Mer des Uistoires. l, 110 a, edit. 1491.)
Manes. [XVI" s. Des Portes, Bodomont.]
1488. Aultre manifere de telz dieux est qu'on appelle manes,
pource qu'ilz demourent et decourent par l'air.
{La Mer des Histoires. I, 53 c, edit. 1491.)
Manne. [1549. R. Estienne, Dict. frang.-latin.]
1488. öainct Pol fast par ses freres non pas devale en ung pen-
nier ou une manne par le mur.
(La Mer des Histoires. l, 90 a; edit. 1491.)
Manquement. [1575. Thevet. Cosmogr. uniü., 196 b,]
1570. 11 s'ensuivit une si grande faute et manquement de soldats.
que les Romains firent crelie de soldats des criminelz.
{La Cite de Dieu^ trad. G. Hervet. I, 92 a, A, edit. 1578.)
Marasme. [XVP s. Pare. VRI, 33.J
1552. Indisposition corporelle, nommöe Maransis, ou Marasmos.
(Pontus de Tyard. Solitaire second, dans ses Discours philo-
sophiques, 39 a, edit. 1587.)
Maturite Tour rillstoiie du Fran^ais Moderne 103
Marcasite.
1490. Galien . . . faisoit estuves avec pierres ferröes ou, avec
marcosifes ou pierres rouges de mollin enflammees en feu et estainctes
en vinaigre.
{Le Guidon en francois, gib)
Marcotte. [1562. Du Pinet. Eist. nat. de Pline, dans Delboulle. Becue/'L]
1559. L'on fait les vignes jetter ses grappes sans pepins, fendant
les Margottes en toute celle partie, qui se doit ensevelir en terre.
(Dioscoride, trad. M. Mathöe, 444 b.)
Maritime. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Yran donna ä Salomon XX villes situees en Galilee maritime.
{La Mer des Histoires. I, 172 c, edit. 1491).
Maroquin. [XVI« s. Rabelais. IV, 16.]
1546. Tant ne luy plaisoit la eape de maroquin.
{Palmer in d* Olive., 171 a.)
Martinet. [1562. Du Pinet Hist. nat. de Pline, dans Delboulle. Uecueil.]
1546. Apus. Ung martinet.
(K. Estienne. Dict. Latinogallicum, 99 a.)
1553. Les Hirondelles simplement appellees Martinets.
(Belon. Observations, 142, cdit. 1588.)
1560. L'azure Martinet j)uisse voler davant
Avecques la Mouette, et le plongeon siiivant.
(Les AmoKrs de Ronsard. U, 52 b.)
Masculinit^.
1503. La vertu de mascidinitS.
{Le Guidon en francoySf 278 b, edit. 1534.)
Massif. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Solidus. Solide, massif, plein.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 664 a.)
Materialiste.
1553. Les drogueurs ou materiali stes qui vendent ordinairemenfc
les drogues par les villes de Turquie, sout pour la pluspart bommes Juifs.
(Belon. Observations, 401, edit. 1588.)
Maturite. [XV«— XVI« s. J. Le Maire, dans Delboulle. PecueiL]
1488. En ung mesme temps on treuve sur les arbres fleurs et
fruietz demy murs et plains de maturite.
{La Mer des Histoires. I, 158 d, 6dit. 1491.)
1501. Toutesfoys iceluy fruit ne vient jusques ä maturite.
(F. Le Roy. Le Li vre de la Femme forte, d 3 b.)
i04 Hugues Vaganay Maxülaire
Maxillaire. [1541. J. Cauappe, daus Delboulle. Recueil.]
1488. Dit Pline . . . qu'il a veu iine deut maxillaire tant grosse
que d'uDC dMcelles ou feroit bien cent des dens de uostre fig-ure.
{La Mer des Histoires. I, 24 d, edit. 1491.)
Medicamentaire. [1734. Mercure de France^ 2622.]
1559. La troizienie espece [d'Orehanette] est plus amere et plus
medicamentaire.
{Dio^coride, trad. M. Mathee, 352 b.)
MSdication. [1611. Cotgrave.]
1503 Comnie sera dit eu la medicafion.
{Le Guidon en francoys, 68 d, edit. 1534.)
Medulaire. [XVI* s. Rabelais. I; prologue.]
1503. La substance medidaire du cerveau.
[Le Guidon en francoys, 40 a, edit. 1534.)
MeUze.
1552. Larix. Un arbre retirant ä un pin ou sapiu. Les Veui-
tiens l'appellent Larege, les montaiguars la nommeut Melze, ou Meleze.
(Ch. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 752 b.)
Mellißre.
1523. Les mouches melliferes,
{Parthenice Mariane, trad. 3. de Mortieres, 19 a.)
Membrane. [XVI« s. Pare. I, 5.J
1555. Les [oyseaux] qui nageut sur l'eau, ODt les jambes et le
col plus court que les autres palustres, qui n'ont les pieds distinguez
de memhranes.
(P. BeloD. Histoire de la nature des oyseaux, 35.)
Memhraneux. [XVl° s. Pare. Introd. 16.]
1555. Touts oyseaux ont les poulmons assez petits et sanguins.
Aussi sont ils spongieux et membraneux.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux., 37.)
Metalepse. [1611. Cotgrave.]
1585. Laquelle transumption et assemblenient de tropes s'appelle
metalepse.
(P. Thevenin, dans La Semaine de G. de Saluste, 101.)
Metamorphose. [1553. Rabelais. Brief ve Desclaration.]
1488. Le V® livre [d'Ovide] fut metamorphose parlaut des trane-
mutations et contient XV grand livres.
(La Mer des Histoires. II, 64 a, edit. 1491.)
MiUiaire Poiir l'Histoire du Franjais Moderne 105
Metaijhysique. 2. [XVI« s. Marnix de S'®-Aldegonde, daus Delboulle.
Recueil.']
154G. Dame . . . s^avaute en tous arts, soient Meiaphisiques, ou
Cabalistes.
{Falmerin (VOlive, 223 b.)
Metempsychoxe.
1585. Metempsychose ou niigratiou en nouveau corps, de laquelle
Virgile sur la fin du sixiesme de TEneide.
(P. Theveuiu, dans La Sepmaine de G. de Saluste, 133.)
Metheorique. [1636. J. Deneyiolles. Jesus crucif. dans Delboulle. EecueiL]
1580. L'astrologie naturelle ... est necessaire aux medecins et
ä Tusage des instrumeus metheoriques.
(I. Bodin. Demonomanie^ 209 a, 6dit. 1582.)
Methodique. [XVI« s. Pare. Introduction, 22.]
1488. Ces trois medecins furent inventifz de trois esp^ees de
medecine, dont la premiere est dicte methodique, de laquelle fut
Apollo iuventif.
{La Mer des Histoires. II, 21 a, 6dit. 1491.)
1559. Faire un recueil methodic.
{Dioscoride^ trad. M. Mathee, *j.)
Meurtrissure. [XVI^ s. Pare. IX, 19.j
1546. Livor. Meurtrissure, machure de corps orbes et sourds.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 740 a.)
1559. L'onguent de lis ... oste les sigues des meurtrisseures.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 42 b.)
1572. Blessures ou meurtrisseure.
{Comm. de Matthiolus sur Diosc, trad. Du Pinet, 598 b.)
Migration. [1611. Cotgrave.]
1585. Voir Metempsychose.
Militairement. [XVII® s.]
1552. Militariter. A la manifere et fa^ou des gens de guerre, en
homme de guerre, militairement., en geudarmc.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum .^ 818 b.)
MiUiaire.
1506. Sainct Tiburt . . . fust menc ä trois milliaires pres de
Rome et \k il fut decapitc.
{La Mer des hystoires. II. Martyrologe, C C C a.)
106 Hugues Vaganay Mime
Mime. [1560. J. Poldo d'Albenas. Antiq. de Nimes, dans DelbouUe.
Recueil.]
1552. L'on dit qu'elle [Polymniej iuveuta les Mimes, mines, et
contenances avec lesquelles ceux qui . . . representent les comödies
. . . expliquent . . . leur Intention.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier, dans ses Discours
philosophiques 29 a, edit. 1587.)
Minoratif. [XVI« s. Rabelais. II, 33.]
1503. Nous faisons evacuation minorative.
{Le Guidon en francoys, 97 d, edit. 1534.)
Miriade. [1623. G. Naude. Instruct. a la France, p. 90.]
3 Febvrier 1583. Vous estes le moule et vray patron, sur lequel
uue miriade d'escoliers . . . ont heureusement modele leurs estudes.
(P. Thevenin, dans La Sepmaine de G. de Saluste, 107,
6dit. 1585.)
Miscellanhs. [1600. Cl. Daret. Flux et reflux^ dans Delboulle. Recueil.]
1570. 11 y a un chapitre aux Miscellanies de Polician homme
fort aoine et elegant.
{La Cite de Dien, trad. G. Hervet. I, 205 b, E, edit. 1578.)
Missive. [1520. J. Fabri. Rhetorique, dans Delboulle. RecueiL\
1488. U fut mal informe des princes de Syrie et de Fönice par
les epistres et lettres missives.
(La Mer des Histoires. II, 14 b, edit. 1491.)
Modeler. [1611. Cotgrave.]
1585. [Dien] n'eleut Quelque monde plus vieil, sur lequel il voulut
Modeler celui-cy.
[La Sepmaine de G. de Saluste, 34, 36.)
Moduler. [XVIII« s. Voltaire, Usage de la vie.]
1488. Hermogenes vouloit soustenir que les ödes et chaneons
d'Horace n'estoient point bien modidees ne cbanlees.
{La Mer des Histoires. II, 54 b, edit. 1491.)
1503. Elle [la vuula] aide ä bien refrangir et moduler Tair pour
faire bonne voix et bien parier ainsi comme fait le doy dessus le
pertuys dugne fleuste.
[Le Guidon en francoys., 55 d, edit. 1520.)
Moelleux. [XVI« s. Pare. IV, 25.]
1490. [Du eervel] il en sault grosse matiere globose et moelleuse
et uou saniose.
{Le Guidon en fra?icois, m 3 b.)
Mordacite Pour l'IIistoire du Fiangais Moderne 107
1551. Les troys sens scieutifics se comprennent au dedans de la
fable, comme les moelles du fiuict entre ses escorces : et ces sens
moelleux sont nommez allegorics.
(L. Hebrieu. Philosophie d'amour, trad. Du Parc, 177.)
Molair e. [1556. Ch. Estienne. Dissection, 21,]
1503. Et sont dictes [les dens] moUaires ä la seniblance de la
molle du moulin : car elles meuUent la viande comme fait la molle
le ble.
{Le Gindon en francoys, 51 c, ödit. 1534.)
Molosse. [XVI« 8. Konsard. VI, 12.]
1555. Que vos Molosses fiers soyent couples apres vous.
{Les Meslanges de P. de Ronsard, 38 b.)
Monceau.
1488. leabariz ... est interprete monceau et aggr^gation de
pierres passans.
[La Mer des Histoires. I, 129 b, 6dit. 1491.)
Moniteur. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Becueil.]
1546. Monitor. Qui admonneste, advertist, ou solicite de faire
quelque chose, admonnesteur, advertisseur, moniteur, soliciteur.
(K. Estienne. Dict. Latinogallicum, 796 b.)
Monogramme. ,
1557. Ayant remarqu^ une Ichnografie de certains traits grossiers,
et (comme on diroit) monogrammes.
(Poutus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
philosophiques, 198 a, edit. 1587.)
Monopoleur. [1555. Damhoudere, Prot, des caiises crim. p. 301.]
1552. Comprimere fruraentum. Serrer et supprimer les bleds pour
les veudre plus eher, comme fönt les blatiers et monopoleurs.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 581 b.)
Monstruositl' . [1550. Herberay. Don Flores, 153.]
1488. Galien qui fut grant medecin et naturel, assigne la cause
de teile monstrueusite es hommes.
{La Mer des Histoires, I, 34 b, edit. 1491.)
Montagneux. [1587. La Noue. Discours politiques, XXVI, 24.]
1559. L'Enula Campana . . . naist es lieux montagneux, et secs.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 28 a,)
Mordacite. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Becueil.]
1490. Le sang repugne ä sa conversacion par sa mordacite et
multitude.
{Le Guidon en francois, h 6 a.)
108 Hugues Vaganay Morton
Morion. [1553. Rabelais. IV, 29]
1550. La face d'une Meduse eiigiavee dans son morion.
(I. M. P., dans Ödes de Bonsard, 160 b.)
Morne. [1611. Cotgrave.]
1551. Les avortez, les mornez, les monstres.
{Les Dialogues de m. Speron Sperone^ trad. C. Grug-et, 123 a.)
MosquSe. [1611. Cotgrave.]
1506. Les mosquez des Turcz aultrement appellez temples.
{La Mer des Histoires. TT, 186 b.)
Mouchard. [1582. Montand. Miroir des Frangois^ p. 118.]
1580 Juppiter surnomm6 Myiodes, c'est ä-dire Mouchard.
(I. Bodin. Demonomanie, 15 a, ödit. 1582.)
Mouillement. [1611. Cotgrave]
1553. Le mou/lleiiient des pluyes.
(Albert. Architecture, trad. I. Martin, 56 b.)
Moulinier.
1503. Rugositez . . . comme ont les molles du moulin, quant le
moulinier les picque.
{Le Guidon en francoi/s, 51 c, 6dit. 1534.)
Mousquet. [XVI«— XVII'' s. Brantome. VI, 80.]
1581. La nuiet iin canonuier de 1^ ville pointa iin mosquet^ dont
la bale rasa la tente du chef des adversaires.
[DHistoire de France, 421.)
Muge. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Reciieil.\
1546. Mugil. Une sorte de poisson que ceulx de Narbonne appellent
Mugeoul, ou Muge.
(R. Estienne. Biet. Latinogallicum^ 806 a.)
Miiletier. 1 [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1530. II n'y avoit muletier ne homme de bagaige qui peust suivre.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 71 b.)
MusagHe. [1752. Trevoux.j
1552. Le Musagete (ainsi se uomme . . . Apollon.)
(Pontus de Tyard. Solitaire pr emier, dans ses Discours
philosophiques, 13 a, edit. 1587.)
Muscle. [XVIII« 8, Pluche, dans Trevoux. 1732.]
1553. Le genoil mol et bien muscle.
(Taillemont. Champs faez^ 52.)
Naturaliser Pour l'nistoire du Fran(;;ii3 Moderne 109
Musculeux. [1552. Ch. Esticuue, dans Delboulle. Recueil.]
1503. Couc'ii.ssiou de cliair musculeuse.
{Le Guidon en francoys^ 248 a, edit. 1534).
Miisqu/'. [1572. Yver, Frititemps, p. 527, Biichon.]
1557. Rosn coroneola . . , en Frangois lose musquee.
(Dodoeus. Hii<t. des riantea, trad. Ch. de FEscluse, 458.)
1559. Roses damasquines, ou musquSes.
{Dioscoride, trad. M. Math6e, 82 b.)
MuHnerie. [1536. Famil. Inst, des legionnaires, 14 a.]
1530. Par ee moyen [Cratesipolisj ayant appaise la mutinerie
doniinoit i)ai8iblcmeDt en la cito.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 65 a.)
MythiqKc. [Neologisme.]
1570. De la tbeolog-ie mythique, c'est-ä-dire, fabuleuse.
{La Cite de Dien, trad. G. Hervet. I, 175 b, B, edit. 1578)
Napel. [XVI« s. Pare. XXV, 1.]
1559. Le Napel ... est icy descrit pour s'en garder, estant le
venin le plus raortiföre qui soit.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 569 a.)
Naphthe. [XVP s. Sat. Menippee. II, 62.]
1557. Je ue veux vous cntretenir des fcux artificiels, Medeans,
Circeans, de Naphthe, d'Aspbalte.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
philosophiques.^ 241 a, edit. 1587.)
Nard. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-Iatin.]
1538. Nardus. Les apoticaires l'appellent du nard.
(R. Estienne. Dict. Latinogalliciim, 467 b.)
Narrer. [1549. R. Estienne. Dict. franr.-latiu.]
1488. Cboses . . . Icsquelles sont au long narrees es quatre evan-
g^listes.
{La Mer des Histoires. II, 68 d, ^dit. 1491.)
Naturaliser. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1553. Manes se nomment en Latin les ames sorties des cors.
II fault naturaliser, et faire Fraugois ce mot lä.
(Muret, dans Les Amours de Ronsard, p. 205.)
1560. Au jiort, et ä raccoustrement de cest estranger naturalise,
11 [e«it] faoile de recognoistre le lieu de sa nativite.
(J. Du Bellay. Deux livres de VEneide, A 3 a.)
wo Hugues Vaganay Naumachie
Naumachie. [1550. Rabelais. Sciomachie.]
1520. Exercer la bataille navalle dicte Naumachie.
{Suetone, irad. G. Michel, 20 b, edit. 1541.)
Naviculaire. Navicullaire. [XVP s. Pare. IV, 48.]
1503. La concavite de Tos dit navicullaire . . . Vers le pied est
l'os naviculaire.
(Le Guidon en francoys, 74 b, edit. 1534.)
Navigateur. [1574. De Bessard. Dial. de la longitude, p. 5.]
1557. Les Navigatenrs, ausquels l'usage et les perils ont accom-
ply rindiistrie, en recognoissent trente deux [ventsj.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ees Discours
philosophiques, 257 a, edit. 1587.)
Na'iades. [XV® — XVI» s. J. Le Maire, dans Delboulle. RecueiL]
1488. Les niraphes marines se appellent Nat/ades, les nimphes
des fontaines sont amadriades.
(La Mer des Bistoires. I, 54 a, edit. 1491.)
Nehuleux. [1509. J. Le Maire. III, 188, edit. Stecher.]
1488. Nous voions que l'air nebuleux et obscur tire ä soy les
eaues et vapeurs par petites et menues goutes, moyennant l'exaltation
et secheresse de la terre.
(La Mer des Histoires. I, 3 c, edit. 1491.)
1503. Se aucune chose appert nebuleux, c'esl signe qu'elle vient
des yeux.
(Le Guidon en francoys, 261 c, edit. 1534.)
mhulosite. [XVII« s. Th. Corneille. D. CSsar d'Avalos. I, 4.]
1488. Eola est ysle de Sicile ainsy nommee pour Eolus . . . le-
quel Selon les po6tes . . . sgavoit predire et adeviner par les nebulo-
Sites et vapeurs fumeuses d'icelles ysles.
(La Mer des Histoires. I, 79 b, edit. 1491.)
Nereide. [XVP s. Ronsard, dans Delboulle. RecueiL]
1488. Galathea seur de Thetis . . . fust une des Nereydes, et la
plus belle döesse de la mer.
{La Mer des Histoires, I, 49 b, 6dit. 1491.)
1550. Une vierge vigilente . . .
Hucha les seurs Nere'ides
Qui ronfloient au bruit des flots.
(ödes de Ronsard, 127 a.)
Nerveusement. [1611. Cotgrave.]
5 Febvrier 1583. Tairay-je ces disputes philosophiques oü tant
souvent avez assist^ en personne, et les tousjours nerveusement oppugne?
(P. Thevenin, dans La Sepmaine . . . de . . . Du Bartas,
6dit. 1585, 343.)
Nodal Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne 111
Nervosife. [Neologisme.]
1553. Les [parties] plus voisines de l'Escorce [aiix arbres] ont
une nervosite plus teuaute.
{Albert. ÄrchUecture, trad. I. Martin, 28 b.)
Neuvi^mement. [1552. J. Peletier, Arithmetiqite, 77 a.]
1479. Premierement . . . Secoudement . . . Tiercement , . . Quarte-
ment . . . Quintement . . . Sexteiuent . . . Septiesmemeut . . . Hnities-
mement . . . Neufviesmement . . . Dixiesmement.
(Le Livre des sains Anges^ I. IV, cb. 31.)
1503. Premierement . . . Secondement . . . Tiercement . . . Quarte-
ment . . . Quintement . . . Sextement . . . Septiesmement . . . Huyties-
mement . . . Neufviesmement ...
[Le Guidon en francoys^ 228 b, 6dit. 1534.)
Niaiserie. [XVI« s. Montaigne. II, 8.]
1579. C'est une niaiserie de ce qu'ils disent, que le mesme
Gaultier estoit revenu de faire la guerre aux Sarrazins d'outre-mer,
pource qu'ils n'estoieut lors encore en estre.
(Vignier. Sommaire de l'histoire des Fran^ois^ 39.)
Nigauderie.
1548. (Th. Sebillet. Art Poäigne, p. 165, edit. Gaiffe.)
Xigelle. [1700. Liger. Nouvelle maison rustique, dsinsDeWiouWe. Becue iL]
1538. Melautbium. De la poivrette, nielle ou nigelle.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 443 b.)
Niveleur. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1546. Librator. Niveleur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 733 b.)
1547. Ces deux instrumens lä [dioptres et balances] döcoyvent
souventes fois les nyvelleurs.
{Vitruve, trad. I. Martin, 117 b.)
Nivellement. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Libramentum. Nivellement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 420 a.)
Nodal. [Neologisme.]
1503. L'autre [joincture entre les os] . . . est dicte nodale comme
icelle des bras et des jambes.
{Le Guidon en francoys, 40 d, edit. 1534.)
112 Huguea Vaganay NoirauU
Noiraud. [1552, Ch. Estienne; dans Delboulle. Becueil.]
1538. Nigellus. Noiret, ou nolraulf.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 475 a.)
Noli me tangere.
1503. Ulc6re . . . en la face . . . communcment est appellee
nolmetangere.
{Le Guidon en francoys, 219 b, edit. 1534.)
Nomade. [XVI« s. Ronsard. II, 201.]
1542. Ayant divise les natious en deux parties, ä l'une adjoignit
la gent railitaire, et les Nomades ciiconvoisins.
(Dion, trad. Cl. Deroziers, 267 b.)
Nomenclature. [1569. Martin du Bellay. Memoires^ prologue.]
1559. Le grand Persil ... est selon le mesme [Matthioli] le
Levistic vulgaire, quoy que Maistre Jean Ruel le prenne pour l'Aehe,
ce que nous avons suivy a la nomenclature.
(Dioscoride, trad. M. Mathee, 283 b.)
Nominal. [1520. Fabri. Bhetorique^ dans Delboulle. Becueil.]
1503. Operation verbale et nominale.
{Le Guidon en francoys, 11 d, edit. 1534.)
Nonce. [1578. H. EtSt.^Nouv. Lang, franc. italian. I, 336.]
1568. Ainsi que Tecrivoit son Nunce.
{F. Guicciardin. H/st. d'Italie, trad. H. Chomedey, 366 b.)
Noncupafjf. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle, Recueil.]
1538. Nuncupata voluntas. Uug testament noncupatif, ou autre
derniere disposition noncupatioe : quand eile n'est point escripte, mais
seulement dicte de bouche.
(R. Estienne. Dict. Latinogalliciim, 485 a.)
Notion. [1653. Oudin.]
1570. Notions sont les premieres intelligeuces.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 229 a, C, 6dit. 1578.)
Nouement. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Nexus. Nouement., liaison.
(R. Estienne. Dict. Latinogalliciim, 471 b.)
Oblong. [1611. Cotgrave.]
1503. Forme de lune et de fenestre oblongues.
[Le Guidon en francoys^ 261 b, edit. 1534.)
Obscurement. [1583. Bretonnayau. Generation de l'homme, 17 b.]
1479. De iceulx ars [magiques] dit Saint Pol que Antecrist usera
quant il viendra moult obscurement et mueeement.
{Le Livre des sains Änges, 1. IV, eh. 33.)
Occurrence Pour l'Histoire du Frangais Moderne 113
1488. Quant ces transluteurs trouvoient aulcune chose de la
Trinite on de rincarnation de Dien le Filz, ilz s'en passoyent 16-
gierement, ou le trausiatoyent önigmatiquement et obscurement.
{La Mer des Histoires. IT, 36 b, 6dit. 1491.)
1530, Noiis iie congnoissous Nostre Seigneur en ce monde einon
imparfaictement et obscurement.
(Postilles, 46 b, 6dit. 1546.)
1538. Abscondite. Couvertement, oceultement, obscurement.
(R. Estiemie. Dict. Latinogallicum, 6 b.)
1549. Adone le feu qui le coips mort consume
Perd sa lueiir, et obscurement fume.
{Ovide. Metatnorpfioses^ trad. F. Habert, C 6 b.)
1570. Jamblique tient que ces devins et Sibylles presidoieut plus
obscurement, comme plus ilz estoient sages, et eu leur bon sens.
{La Cite de Dien trad. G. Hervet. I, 215 a, A, 6dit. 1578.)
Observateur. [XVP s. Calvin. litstit. ehr. U, XI, 7.J
1488. Doibt estre le roy ferme en la foy catholique et vray
observateur des commandenieus de Dieu.
{La Mer des Histoires. I, 198 b, Mit. 1491.)
Obstiner. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Obstinare. S'obstiner et tenir feime, s'opiniastrer.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 493 a.)
Obtiis. [1542. Bovelles. Geometrie pratique^ 42 a.]
1503. Les instrumens convenables ä cestes inclsions sont . . .
courbes et obtus derriere.
{Le Guidon en francoys, 197 a, 6dit., 1534.)
Occipital. [1546. Ch. Estienne. Dissection des parties du corps kumain, Ib.]
1503. Le secoud os [de la teste] est de la partie de derriere
qni est dit occipitiale ou occipitale.
{Le Guidon en francoys] 43 a, 6dit. 1534.)
Occultation. [1528, 0. Fin6. Theorique des cielz^ 40 b.]
1503. Quant une aposteme a este manifeste et puis aprfes se
occulte . . . teile occultation et letournement arriere noz docteurs
l'appellent delitescenlia.
{Le Guidon en francoys, 87 c, edit. 1534.)
Occurrence. [1572. Amyot. Qiluvr. mor. Tranq. d'dtne, 31.]
1547. Le peuple d'Alabande sembloit estre assez expert en toutes
occtirrences civiles.
{Vitruve. Architecture, trad. I. Martin, 106b.)
Ronianischi^ Forsehnngon XXXII. 0
114 Hugues Vaganay Octaedre
1553. Le cinquieme [livre parlera] des occurrences particulieres.
[Albert. Architecture, trad. I. Martin, 8 b.)
Octaedre. [1587. Duchesne. Grand Miroir du Monde., 162.]
1557. Platou et les siens . . . par rassemblement de ces triangles,
tirerent la forme pyramidale pour le feu, Voctaedre pour l'air.
(Pontus de Tyard. LUnivers, 236a, edit. 1587.)
Octuple. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Reciieil.]
1546. Octuplus. Huit fois au double, octuple.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 867 a.)
Oculaire. [1549. R, Estienne. Dict. frang.-latin.]
1503. Se ces choses ne valent, Ton doit recourir aux oculaires
de verre ou de bericle.
{Le Guidon en francoys., 263 d, edit. 1534.)
Oculairement. [XVP s. Bon. Des Periers. Nouvelle 127.]
1552. Evidenter. Evidemment, oculairement.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 480 b.)
Oculiste. [XVI« s. Pare, XV, 22.]
1503. Sa pratique [de Thesillus medecin romain] estoit semblable
ä d'aulcuns oculistes qui avecqiies ung- collirie veulent guörir toutes
les maladies des yeulx.
{Le Guidon en francoys, 177 a, edit. 1534.)
Ode. [XV®— XVI« s. J. Le Maire. Temple de Venus.]
1488. Orace . . . composa . . . le livre des sermons, des epistres,
des ödes et ehancons.
{La Mer des lUstoires. II, 50 a, edit. 1491.)
Offensif. [XV P s. Amyot. Alcibiade, 22.]
1488. Geste opinion est offensive et injurieuse espöcialement au ciel.
{La Mer des Histoires. I, 106 b, 6dit. 1491.)
Officieux.
1584. Monstrez vous officieux vers vos amys.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 151 a.)
1586. Plustost me suis-je montre officieux et bien faisant ä la
femme qu'ä Thomme, au pauvre qu'au riebe, ä l'ignorant qu'au sgavant.
(I. Lambert. Discours evangeliques^ 296 b.)
Olgnonnihe. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Recueil.]
1546. Cepina. Une oignonniere, ung lieu plante d'oignons.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 193 b.)
Onomatopee Ponr l'Histoire du Frangais Moderue 115
Oisivement. [1611. Cotgrave.]
1552. Je semblerois oisivement et impertinemment parier.
(Pontus de Tyard. Solifaire premier, 20 b, edit. 1587.)
Olfactif.
1503. L'organe de la puissance olfactive.
{Le Giiidon en francoys, 46 a, edit. 1534.)
Olimpiade. [1553. R;ibelais. Brieve desclar.]
1488. Cestuy an fut devant la premi^re Olimpiade mille deux
cens quarante cinq ans.
{La Mer des Histoires. I, 88 c, edit. 1491.)
Olt/mpien.
1552. Alors les plus renfrongnez
De la bände Ohjmpienne,
Soudain s'en sont eslougnez
D'une ire Saturnienne.
(J. Du Bellay. Reciieil de poesie, 33 a, edit. 1568.)
1561. Idole ... de Jupiter Olympien.
{Zonare, trad. I. de Mauinont, 479 C.)
Ombilic. [1556. Heroet, Banquet de Piaton, dans Delboulle. ReciieiL]
1503. Jusques ä Vomhilic.
{Le Guidon en francoys, 73 b, edit. 1534.)
Ombilical. [1541. J. Cana])pe. Tables anat., dans Delboulle. Recueil.]
1490. La partie umbUicalle et sinualle est depuis le nombril en bas.
{Le Guidon en francois^ c 6 b.)
Ombrer. [1648. A. Bosse, Man. imiv. de M. Dharyues, p. 252.]
1555. Ses yeux [de la Mouette] sont grandelets, ombrez tout ä
tour d'une ligne noirastre.
(P. Belou. L'histoire . . . des oyseaux, 170.)
Onglet. [1579. Feuardent. Opusc. de S. Ephrem., dans Delboulle. Recueil.]
1538. Unguiculus. Onglet.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 748 b.)
Ongnent. [XVI« s. Rabelais. II, 30.]
1490. Unguent est chose unctueuse qui ne court point mais demeurc.
{Le Guidon en francois, B 6 b.)
Onomatopee.
1585. Mot invente par onomatopee ou fictio» et imitation du son.
(P. Thevenin, dans Lu Sepmaine de G. de Saluste, 87.)
116 Hugues Vaganay Opinmtie
Opiniätre. [1539. E. Estienne. Dict. fran<j.-latin.]
1538. Pertinax. Obstinö et opiniastre.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 540 b.)
Opiniätrement. [1539. E. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Contumaciter. Fierement et opiniätrement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 168 a.)
Opiniätrer. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Obstinare. S'obstiner et tenir ferrae, s'opiniastrer.
CR. Estienne. Dict. Latinogallicum, 492 a.)
Opiniätrete. [XYII« s. Amyot. Agesilas, 44.]
1540. Le Duo commanda que sans tarder Ton la jectast dedans,
disant : Meure maintenant ceste pertinax en son oppiniastrete.
(Ämadis. l, 64 a.)
1550. II entand le frain de chevaus, qui les guarist de toutes
leurs opiniatretes.
(I. M. P., dans Ödes de Eonsard, 161 b.)
1558. Plus opiniastres que la mesme opiniastrete.
(Pontus de Tyard. Mantice, dans ses Discours philosophi-
ques. 136 b.)
Opportunement. [1564. J. Tbierry. Dict. frang.-latin ]
1542. Eust este meilleur qu'il ä l'heure eust contredit si aucunes
d'icelles ne se faisoyent oportuniement.
{Dion historien, t?'ad. Cl. Deroziers, 118 a.)
1546. Palmerin . . , ne pouvoit songer qui estoit le Chevalier
qui tant oporiunement l'avoit secouru.
{Palmerin d'Olive^ 180 a.)
1552. Opportune. En temps et lieu, tout ä poinct, opportuneement,
bien ä propos.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 921 a.)
Opposant. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Intercessor. Ung opposant.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, ? M b.)
Opulemment. [XVI« s. Amyot. Demetrius. 73.]
1544. Tant opulemment en dölices furent traictez les Chevaliers.
{Philandre et Passerose, 207.)
Opulence. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1523. Egipte remplie de opulence.
{Parthenice Mariane, trad. J. de Mortieres, 69 a.)
Organisation Pour l'IIistoiie du Frau9!ii8 Moderue 117
1530. Veoyans adonc les Siciliens la beaiilte et Yopulence de
Celle terre reprindrent couraige.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssei, 88 a.)
Orange. |XVI« s. Rabelais. V, 24.]
1555. Noiis avoDs trouve im oyseau de ri viere de moiilt belle
couleiir orengee, que les habitaats des orees sur la riviere de Loire . . .,
ont constamment iiomme un Herle ou Harle.
(P. BeloD. Histoire de la nature des oyseaux, 164.)
Oratoire. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1530. Ceulx qui asent aux histoires long-ues harengues . . . pe-
vent justement estre reprins, par ceulx qui eiitendent l'art oratoire.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssei, 85 a.)
Orcanette. [1562. Du Pinet. Hist. mit. de Pline, dans Delboulle.
Eeciieil.]
1559. Aucuns y meslent de rAncluse (vulgairement VOrcanetfe).
{Dioscoride, trad. M Mathee, 38 a.)
Orchestre. [1547. J. Martin. Vitrtivc, dans Delboulle. Reci(eil.\
1520. Neron . . . retourna au theatre, beuvant et mengeant au
mylieu des sieges des Senateurs et en Vorchestre devant tout Ic peuple.
{Suetone, trad. G. Michel, 198 b, edit. 1541.)
Ordinateur. [XVP s. Pasquier. liecherches. II, 8.]
1488. Jhesucrist . . . estoit nouvel instituteur et ordinateur d'icel-
luy [baptesme].
{La Mer des Histoires. II, 68 a, edit. 1491.)
Oreades. [1507. Mysth-e de la Nativite.]
1488. Les nimphes des fontaines sont amadriades, des champs
nayades, des montaignes oreades.
{La Mer des Histoires. I, 54 a, edit. 1491.)
Or frage. |1555. P. Belon.]
1555. Voir Brancher.
Organisation. [1729. Bourguet. Lett. p/t iL, pr6f., 32.J
1488. La seconde [chose] fut V Organisation des membres.
(La Mer des Histoires. I, IIa, 6dit. 1491.)
1503. II n'y a corps de si grande et merveilleuse organisacion
conime est je corps humain.
{Le Giiidon en francoys, 32 a, 6dit. 1534.)
118 Hugues Vag<anay Originairement
Originairement. [1611, Cotgrave.]
Nov. 1532. Tout ainsi que s'il estoit originairement natif de
nostredict royaulme.
{Lettres de naturalite pour S. Grypliius^ dans J. Baudrier.
Bibliogr. Lyonn. du 16* s., t. YHI (1910), p. 31.
Ornement.
1488. Les ornemens d'or pendans ä leurs aureilles.
{La Mer des Histoires. l, 120 c, edit. 1491.)
Orthodoxie. [1701. Furetifere.]
1580. Le thresor de VOrthodoxie, ou droite et catholique foy.
(P. Moreau. Patern, remonstrances ... de Basile, * 2 b.)
Ospitalier = Hospitalier. [XVI^ 8. Moutaigne. III, 12.]
1488. II [Anthioehus] edifia le temple et ydole de Jupiter Vos-
pitalier.
{La Mer des Histoires. H, 40 b. 6dit. 1491.)
Ourlet. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin?\
1559. II est besoing-, ä fin que (pendant qu'il [le laict] se cuit)
il ue s'espande par dessus le vaisseau, de baigner sans cesse Vorlet
de la boucbe du vaisseau, avec une esponge pleine d'eaue froide.
(Dioscoridp, trad. M. Matbee, 141 b.)
Ovale.
1553. L'ampbiteatre de Philippi . . . n'est pas en forme ovale,
comme est le theatre ... de Rome.
(Belon. ObservationSy 129, edit. 1588.)
Ovation. [XVI« s. Rabelais. I, 10.]
1520. Tibere . . . six triumphes, et deux ovations acquesta.
{Suetone, trad. G. Michel, 96 b, edit. 1541.)
Oxalide. [N^ologisme.]
1559. La grene de lOzeille sauvage, de l'appoinctee, et de celle
qui se norame Oxalide.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 184 a.)
Ozhte. [1603. J. Duval. Hydrotherapeidiqite, 318]
1503. Apr6s que tu auras fait par telles cboses la teste robuste
et tu viendras ä la eure de ozene et de uicere.
[Le Guidon en francoys.^ 222 b, edit. 1534.)
Pacifiqiiement. [XV« — XVI« s. Fossetier, dans Delboulle. Beciieil.]
1488. Angela [fille du duc de Saxonie] possida iiacifiquement
icelle terre par long temps.
{La Mer des Histoires. I, 62 b, ödit. 1491.)
Panacee Pour l'Histoire du Frau^ais Moderne 119
Faganisme. [1611. Cotgrave.]
1546. Les Fraugoys ... eii abolissant le paganisme Romain, ont
defeudu les convives publiques.
{Palmerin d'Olive, trad. I. Maugiii, a 2 a.)
1570. Quelle est la cause la plus eroyable pour laquelle est venu
en usage l'erreur du Paganisme.
{La au de Bleu, trad. G. Hervet. I, 202 b, B, 6dit. 1578.)
1577. Ceux qui estoient enveloppez aux teuebres du Paganisme.
(I. de Billy. Sonnets spiritiiels, 284.)
1583. Dieu qui se descouvre aus plus grandz, et plus bas,
De ce vieillard Puyen le Paganisme esloigne.
(La Jessee. Premieres Oevvres chrestiennes^ 102.)
1584. Homere, Esiode, Virgile et l'aucien Paganisme.
(Benedict!. Somme des pechez^ 35, 6dit. 1595.)
Paillet..\lbb2. Oh. Estienne dans Delboulle. BecueiL]
1546. Heluus color. Couleur baillet, ou paillet, comme incarnat.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 591 b.)
Paisagc. [1556. Beaugue. Guerre d'Ecosse^ 13 a.]
1551. Vostre raison a graude similitude avec ces paintures, que
nous apelons vulgirement j a'isages.
(Les Dialogues de M. Speron Sperone^ trad. C. Gruget; 28 b.)
Palpablement.
1584. En la croix il [Jesus Christ] oflfrit [son corps] visiblement,
palpablement et passiblement.
(Benedicti. Sonmie des peckez, 419, edit. 1595.)
Palper. [XVI« s. Pare. V, 29.]
1488. La IX« [d'icelles playes] tenebres furent tant horribles et
espesses qu'on les povoit palper et taster ä la main.
{La Mer des Hisfoires, I, 123 c, edit. 1491.)
Palpiter. [1519. G. Michel ,.palpitant", dans Delboulle. BecueiL]
1488. Ai)res lequel Joab vindrent dix jeusnes escuiers, lesquelz
voyant qu'il palpitoit et se mouroit encor, le occirent finablement.
{La Mer des Histoires. l, 167 a, edit. 1491.)
Panacee. [XVP s. Ronsard. 11, 124.]
1550. Vien, et apporte avecque toi
Le Moly, et la Panacee.
(Ronsard. Ödes, 34 b.)
j^9Q Hugiiea Vaganay Panache
Fanache. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-lafin.]
1550. Flotant siir la face horrible, le panache de son abillement
de teste.
(I. M. P., dans Ödes de Ronsard, f. 160 b.)
Panaris. [XVP s. Pare. VI, 21.]
1503. Panarie est aposteme chaulde exiturale engendree environ
la raine des uogles.
{Le Güidon en francoys, 140 b, edit. 1534.)
Pansu. [1564. J. Thierry. DicL frangois-latin.]
1560. Ja les rames tiroieut le bateau bleu panssu.
(Les Amours de Ronsard. 11, 52.)
Panteler. [1572. Yver. Printemps, p. 622.J
1561. Les souspirs interrompiis, et Continus sanglots, luy faisoyent
paniheler son estomacb.
{XVIII Histoires tragiques, trad. Belle-Forest, 553.)
PanteUement. [1584. J. de Barraud, dans Delboulle. EecueiL]
1584. Les freres du Patriarebe Joseph . . . disoieut avecques
pantelemens et souspirs tirez du profond de leur estomach. Nous
patissons et souffrons cecy justement.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 282 a.)
Pantheon. [1516. Mir. hist. de France, dans Delboulle. liecueiL]
1488. [Domician] fist grantz edifices ä Rome, entre lesqnelz es-
toit ung temple merveilleux nomme pantheon^ pource que c'estoit le
temple des dieux et des ydoies.
{La Mer des Histoires. II, 84 b, edit. 1491 )
Papisme. [1578. J. de Lery. Voy. au Brhil, dans Delboulle. BeciieiL]
15 ... Je m'emerveillois fort, saus penser n'au Papisme.
(E. Jodelle. Contre les ministres de la nouvelle opiiiion,
dans 1582. La Muse ehrest iemie, 315 b.)
Paquet. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Faseis. Ung faisceau . . ., ung paquet, une böte.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 287 a.)
Paragonner. [1539. R, Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Alterum cum altero coniparare et conferre. Paragonner.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 135 b.)
Paranympher. [XVII" s.]
1540. Humilile . . . ne se paranymphe point, mais paranymphe
les tiltres de Dieu.
(P. Dore. V Image de Vertu, 260 a.)
Fasse Jleurs Pour l'Histoire du Fiangiiis Moderne 121
Parfois. [1539. R. Estieiiiie. Dlct. franr.-latiu.]
1538. Nihil est in opere Datiirue qiiod non aliquas vices feriarum
velit. Qui ne se vueille reposer pa?- fois.
(K. Eslienne. Dict. Latitiogallicam, 739 a.)
Parftimer. [1549. K. Estienne. DlcL franr.-latin.]
1546. Fumigare . . . Parfumer.
(K. Estienne. Dict. LatinogalUcmn, 557 b.)
Parlant. [1611. Cotgrave.]
1550. Si quelqu' bomme, oii Dieu arive
Aus bords de ta paiiante rive.
(Ödes de Ronsard, 117 b.)
1574. La Poesie est painture parlante, et la painture une poesie
muette.
(Amyot. (Evvres movales de Plidarque. I, 26 b.)
Parsemer. [„Dochez cite un exemple de Ronsard (lui n'a pas ete
retrouve" (s?c!]
1555. Et si tu ne ni'eu crois, pren ce miroier, et voi
Ta baibe eu tous endrois de nege parsemee.
(Les Meslanges de P. de Ronsard, 26 a.)
1585. Tage est la quatriesme rivifere d'Espagne, duquel on dit
que les arenes sont d'or, pour y en avoir quelques grains parseniez,
eonime aussi au Pactole d'Asie.
(P. Thevenin, dans la Sepmaine de G. de Saluste, 254.)
Parterre. [1549. R. Estienne]
1546. Palmerin ne s'amusa a regarder le parterre ingeuieux.
(Palmerin d'Olive, 227 b.)
Partialiser. [XVI® s. Amyot. Dion, 46.J
1557. Tout ce qui est au Monde (pour ne rien partialiser) est
faict ä l'usage et Service de rbomme.
(Poutus de Tyard. Le preitüer Curieitx, dans ses Discours
philosophiqiies, 197 b, 6dit. 1582.)
Passedroit. [1549. R. Estienne. Dicf. frangoislatin.]
1546. Jus summum. üroict rigoreux, quand . . . on ne fait aucun
passedro/ct.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 708 a.)
Passe fleurs. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1538. Anemone . . . Coquelourdes . . . Passe fleurs.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 51b.)
122 Hugues Vaganay Fassementier
Passem entier. [1564. J. Thierry. Biet, frang.-lafm.]
1552. Limbolarius. Brodeur, passementier, qiii fait ce de quoy on
bende ou borde les habillements.
(Ch. Estieune. Dict. Latinogallicum, 768 a.)
Passe port. [1539. R. Estienne. Dict. franc.lafin.]
1538. Libellus. üne certification que escrivent ceulx qui sont
francs des impostz et Tenvoient aux fermiers. Passe port.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 419 b.)
Passerage. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Lepidiimi. üne herbe . . . que aucuns appellent faulsement
rasve, et les autres 2>osse rage.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 416 a, 1546, 727 a.)
Passereau. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Passer. Passereau, moineau.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 519 a.)
Passionement. [1611. Cotgrave.]
1583. S'estant l'Äutheur despesche de l'avant-garde, et bataille
des animaux, il met k l'airiere-garde les animaux farouches . . . ce
qu'il propose possionnement.
(P. Thevenin, dans La Sepmaine de Salusfe, 555, edit. 1585.)
Patache. 1. [1588, dans Delboulle, Becueil.]
1581. Le mesme joiir que Tarmee partit de Falmbue, une patache
pousse de mesme vent partit . . . pour en porter les nouvelles sur
la coste de Bretaigne.
{L'Hisioire de France, 861.)
Patriarchat. [XV«— XVI« s. J. Le Maire, dans Delboulle. Recueil.]
1488. A six lieues pres de la cite Berich sur la mer est Biblium
cit6 premiere ou patriarchat de Antioche, ayant evesque comme les
dessudis.
{La Mer des Histoires. l, 144 a, edit. 1491.)
Patrimonial. [1575. J. Papon. Second Notaire, p. 540.]
(? 1568) 1582. Je ue sQauroys ... les appeller que Bieus patri-
moniaux.
[L. Guicciardin. Description du Pays bas, trad. F. de Belle-
Forest, 70.)
Patronner. 2. [Neologisme.]
1520. Neron . . . consul en Grec et en Latin pour les Bononiens
et Rhodiens parla et patrona.
{Suetone, trad. G. Michel, 192 a, edit. 1541.)
Pepinüre Puur l'Histoire du Fiangais Moderne 123
Feccable.
1574. Jesus issu en semblance ijeccable.
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers, 86.)
Pediculaire. [1545. {sie) G. Gueroult. Histoire des plantes^ dans Del-
boulle. Eecueil.\
1519. Celluy qui tua sainct Lambert . . . niourut dune maladie
pediculaire : c'est que les poux le mengcrent.
(B. Platine. Les Vies, 133 a, edit. 1551.)
Pediciile. [1557. Ch. de L'Escluse. Histoire des plantes^ 133-1
1503. Cyrons et pcdicides desquelz sera dit.
{Le Guidon en francoys, 244 d, edit. 1534.)
Pellicule. \ 1505. Desdier. Honn. Volupte, 13 b.)
1503. Dedans une pellicule et ung pänuicule.
(Le Guidon en francoys, 69 d, 6dit. 1534.)
Peloton. [XV« s. Eurialus. 50, edit. 1493.]
1488. Hz fout ung: pcloton ou loinsel de fil ouquel y a divers
noeufz.
{La Mer des Histoire?. I, 71 a, edit. 1491.)
Penates. [XV«— XVI^ s. 0. de Saint-Gelais, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Les penates c'est ä dire les dieux priv^s, sont dieux et
döesses qu'on coloit et lionnoroit es penetraux lieux et plus secretz
des maisons.
{La Mer des Histoires. I, 53 d, edit. 1491).
Penchement. [1539. K. Estienne. Dict. fran(;.-latin.]
1538. Nutus. Panchement.
(K. Estienne. Dict. Latinogallicum, 486 a.)
PentamHre. [Vers 1500. Art de rhetor. dans Moutuiglou. Anc. Poes.
franc^. Ilf, 122.]
1488. David . . . composa cantiques, hymnes et pseaulmes en
diverses espOces de metres, dont les aulcuns estoyent par vers t[r]i-
metres qui sont de trois mesures. Les nng^ penthametres QiXtn aultres
d'aultre raesure.
{La Mer des Histoires. I, 167 b, edit. 1491.)
Penurie.
1548. (Th. Sebillet. Art Poetiqiie, p. 187, edit. Gaiffe.)
Pepinihe. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin,]
1539. Seminariuui. Ung licu laboure auquel on plante des sau-
vageaulx et plantes . . . une pe[jiniere.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 651 b.)
124 Hugues Vaganay Percement
Percement. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Terebratio. Percement.
(R. Estienne. Dict. Latinogalliciim^ 706 b.)
Percevoir.
1501. Quelle utilile pourra Ten eueillir et percevoir duditarbre?
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, d 3 b.)
Periphrase.
1548. (Tb. Sebillet. Art Poetique, p. 47, edit. Gaiffe.)
1555. (J. Peletier. Art Poetique, 47.)
Permeable. [1587. P. de Thyard. Disc. philos. f. 228.]
Le mot etaut eite en 1585, par F. Thevenin, dans son Commen-
taire sur la Sepmaine de G. de Saluste, il faut lire : 1557. P. de
Tyard. /. Cnrieux.
Permutable.
1503. Maladie permutable . . . quant une maladie est permu6 en
autre maladie.
{Le Guidon en francoys., 14 b, edit. 1534.)
Perpendiculairement. [1542. Bovelles. Geometrie, 7 b.]
Le mont Pelion . . . si le sommet jusques au pied estoit mesure
perpendiculairement, c'est ä dire ä plomb, 11 ha bien miile deux cens
einquante pas de hauteur.
(Le Maire de Beiges. (Euvres. I, 213, 6dit. Stecher.)
Perpetration. [Neologisme.]
1600. L'homme . . . des le berceau est enclin et proclive ä la
perpStration de tout mal.
{Giambelli. Conceptions sur rOraison dominicale^ trad.
\. Blancone, 152 b.)
Perspicacite. [XV^ — XVI« 8. J. Le Maire, Pallas parlant ä Paris.]
1488. Aristote . . . avoit agiüte de corps laquelle argue et sig-
nifie perspicacite de engin.
(La Mer des Eistoires. 11, 27 a, edit. 1491.)
Pertinemment. [1536. Chrestian. Philalethes, 21.]
1530. La oü les choses sont dignes de memoire . . . on ne les
doibt point passer par negligeuce, soubz couleur qu'elles . . . n'estoient
point couchees pertinemmetit.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 85 b.)
Perturbateur. [XVI« s. Conde. Mem. p. 646.]
1552. Perturbateur. Qui trouble tout, troubleur, perturbateur.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 994 b.)
Petulamment Ponr l'Histoire du Fran^ais Moderne 125
1557. Certaius perturbateiirs de religion destordent par depravöes
iuterpretations plusieurs passages de la sainte Bible,
(Pontus de Tyard. Le Premier Ciin'eux, dans ses Discours
philosophiques, 243 b, edit. 1587.)
1568. Prisonnier daus le Chasteau saiuct Ange, comme pertur-
bateur du repos de Perouse.
{F. Guicciardin. HisL d'Italie, trad. H. Chomedey, 366 a.)
Fervenche,
1552. Clematis. Eins duae sunt speeies : prima gallicö, pervenche
dicitur : secuuda ä rustieis Liseron, ab herbariis Volubilis maior.
(Ch. Estienue. DicL Latinogalliciitn, 234 a.)
Feste. [1539. R. Estienne. Dict. fraiig.lafin.]
1538. Pestis, hi peste.
(R. Estienne, Dict. Latinogallicum^ 542 b.)
PestiferL [XVI« 8. Pare. XXIII, 10.]
1503. Avecquea Tayde de Nostre Redempteur Jesuchrist . . .
lequcl par sa souveraiue clemeuce uous veulle d^livrer et deft'endre
de toutes maladies pestiferees. Amen.
{Le Guidon en francoys.^ 113 c, edit. 1534.)
1546. Domus fnnesta. Infectee de pestilence, pestiferh.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 560 a.)
Festilentiel. [1549. R. Estienne. Dict. fran<;.-latin.\
1503. Epithimes que nous appliquons es fiövres pestillentialles.
{Le Guidon en francoys, 147 b, edit. 1534.)
Fetiller. [1549. R. Estienne. J
1543. Bruneo . . . le tyra si fort ;i soy, qu'il le tumba bas, adone
commeuga ä le petiller, faisant passer et repasser . . . le cheval sur
le ventre.
{Amadis. IV, 72 a.)
Petrißcation. [XVP s. B. Palissy, 334.]
1503. Fetrificat'on . . . n'est aultre chose que endurcissement de
la matiäre ä la semblance d'une pierre.
{Le Guidon en francoys, 87 b, ^dit. 1534.)
Petulamment. [1553. Apopht. d^Erasme, dans Delboulle. RecueiL]
1552. Petulanter. Effronteement, deshonnestement, impudiquement,
petulamment.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum.^ 1001 b.)
126 Hugiies Vaganay Phenicoptere
Fhenicoptere. [XVP s. Rabelais. I, 37.]
1520. Les victimes , . . lesquelles il immoloit estoient oyseaulx
nommez Phenicopteres ä cause de leurs aesles rouges, paons tetraons
qui sont oyes sauvages.
{Suetone, trad. G. Michel, 244 a, 6dit. 1541.)
Philippique.
1624. Une Phil/ppique, comme Invective.
{Le Grand Dictionnaire des Rimes frangoises, 114 b.)
Fhilosopher. [XVP s. Moutaigne. f, 18.]
1488. Paris ... est tres bien ordonnee et propres en rues et
maisons separees du tumulte de la cite pour les philosophans et
estudians en icelle.
{La Mer des Histoires. I, 64 b, edit. 1491.)
1551. Seigneurs du Moulin et Chappeau, . . . lesquelz aux jours
de feste, . . . sont coustumiers de visiter ma dame, poetisant et
philosophant avec eile.
(Dialogues de m. Speron Sperone, trad. C. Gruget, 38 b.)
1552. Ce sont choses fort aigües,
Par sentences ambigües
Philosopher haultement.
(J. Du Bellay. Beciieil de poesie, 87 b, edit. 1568.)
1552. Philosophari. Employer son estude ä la philosopbie^ philo-
sopher.
(Ch. Estienne. Dicf. Latinogallicum^ 1002 b.)
1553. Ceulx qui veulent philosopher par le menu, pour monstrer
qu'ilz sont de grand savoir.
{Albert. Ärchitecture, trad. l. Martin, 29 a.)
1555. Les aveugles peuvent philosopher et contempler les choses,
les pensant en leurs esprits.
(P. Belon. Histoire de la nature des ot/seaux^ 2.)
1570. Si quelqu'un veut philosopher un peu plus haut, il trouvera
qne le vestement de Jupiter a este forge par la sapience de Minerve.
(La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 116 b, C, edit. 1578.)
Philtre. [1568. J. Grevin. Deux livres des venins, p. 37.J
1523. Phyltre ung genre de venin incitatif ä amour voyre jus-
ques k rage.
{Parthenice Mariaue, trad. J. de Mortieres, 33 a.)
1558. Les philtres, brevets, ou arauletes ... les epodes, carmes,
ou Charmes ont un bruit sans effect,
(Pontus de Tyard. 3Iantice, dans ses Discours pthilosophi-
gues, 135 a.)
Pigmees Poui l'Histoire du Fianjais Moderne \21
Phrase. [XVl" s. Montaigne. I, 20.]
1546. Le plus a estimer ... est le seigneur des Essais, si le
lecteur ne veiilt desduigner la douceur de sa phrasc., proprietö de
ses termes, liaisou de ses i)ropoz, et richesses de sentences.
(Palmerin d' Olive, trad. I. Maugin, a 2 a.)
Physionomiste. [1557. Julyot, ElSgie, dans Godefroy. CompUment.']
1555. Et n'en deplaise ä tout outrecuyde Phy4onotniste.
(F. de Billon. Le Fort inexpugnable, 131 b.)
Physiquement. [XV« — XVP s. Alch. err. ä nature, dans Godefroy. Com-
plSnient.]
1488. Jusques icy a estc parle aulcunesfois fabuleusement et
auleunesfois p/iisiquemenf des dieux des payens.
{La Mer des Bistoires. I, 42 a, edit, 1491.)
Piaffer. [XVP s, Ronsard. Franc/ade, pref. edit. 1586.]
1584. Avoir le moyen de faire entretenir, et piaffer trois ou
quatre cbevaux en l'estable.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 158 b.)
Piaffeuse. [XVl^ s. Satire Menippee. I, 40.]
1584. Les confesseurs ne doyvent faire difficulte d'absoudre
telles personnes ainsi pompeuses et piaff'euses.
(Beuedicti. Somme des peches, 252, edit. 1595.)
Picoree.
1581. La garuison esloit dehors ä la picoree.
{VHistoire de France, 421.)
Picorer. [KWh s. Gl. Haton, dans Godefroy, Complement.\
1581. II Icur falloit aller picorer assez loing, s'ils vouloient avoir
quelque chose de bon.
{VHisfoire de France, 605.)
l*icorenr. [XVI« s. Montaigne. III, 12.]
1585. Le villageois . . . se rue souvent sur les picoureurs.
(P. Thevenin, dans La Sepmaine de G. de Saluste, 154.)
Picotement. [1611. Cotgrave.]
1552. Vellicatio. Tireraent, ])incement, piquotemenf^ agacement.
(Cb. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1355 a.j
Pigmies. [XVI« s. Kabelais. II, 27.]
1488. Gnains que les Grecz appellent pigmees, c'est ä dire ayans
une eouldöe de hau It.
(La Mer des Histoires. I, 34 b. edit. 1491.)
128 Hugues Vagauay Pilon
Pilon. [1539. K. Estieüoe. Dict. franc.-latin.]
1538. Pistillum. Ung pilon k piier en iing mortier.
(R. Estienne. Dict. LaUnogallicum, 546 b.)
Piloselle. [1545. {sic\) G. Gueroult. Histoire des Plantes, daiis DelbouUe.
RecueiL]
1503. Au malade . . . le tiers jour tu luy bailleras piloselle et
le quart jour pinpinelle.
{Le Guidon en francoys.^ 167 b, edit. 1534.)
Pilule. [1507. N. de La Chesoaye. Condamn. de Bancquef.\
1503. Pillules de agarico.
{Le Guidon en francoys, 168 d, edit. 1534.)
Pineal. [XVII* s. Malebranche. Rech de la verite. II, I, s.]
1503. Si la exiture est de figure jnneale ... et qu'elle soit super-
ficielle, teile exiture sera ouverte par nature saus ayde du eirurgien.
{Le Guidon en francoys, 89 b, edit. 1534.)
Piqure. [XVP s. Amyot. Pericles^ 65.]
1552. Punctio.PoignemeDt,piquement, poincture, piqueure, punctioa.
(Ob. Estienne. Dict. Latinogallicmn, 1094 a.)
1559. La pastenade . . . vaut aux morsures, et aux picqures des
animaux venimeux.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 276 a.)
Pirouetter. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1546. Gyros agere. Touruoyer en rond, voltiger, virevouster,
pirouetter, toupier.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 580 b.)
Pituiteux. [XVI® s. Pare. Introd. 6.]
1552. Pituitosus. Phlegmatique, pituiteux.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1007 b.)
1572. Les humeurs pituiteuses.
{Commentaires de Matthiolus sur Dioscoride, 202 b.)
Pivert.
1538. Picus. Ung petit oiseau nommö pivert.
(R. Estienne, Dict. Latinogallicum.^ 545 a.)
1553. Plusieurs quinsons, rossignols, pivers, linots.
(Tailiemont. Discours des chemps faez, 141.)
Plaisantin. [Neologisme.]
1583. L'un nous raconte une sornette,
L'autre une chanson deshonnette,
Cestuy-cy fait le plaisantin.
(La Jessee. Premieres Oeuvres francoyses, 338.)
Pluvieiix Pour rilistoire du Fianfais Moderne l29
Flancher. [1539. U. Eslieune. Dicf. fraiig.-lat/'n.]
1538. Coutabulatio. Ung planchier.
(R. Estienne. Did. Latinogallicmn^ 163 b.)
Plantage. [1539. R. Estienne. Dict. fran^-.-latin.]
1538. Consitio. Plantage.
(R. Estienne. />/c<. Latinogallicum^ 156 b )
Planiation. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Recneil.]
1488. De ma laeine naistrera et uasquira ung vaisseau de plantation.
[La Mer des Histoives. \, 110 c, 6dit. 1491.)
Plastique. [1556. R. Le Blanc. Suhtilite, dans Delboulle. Recueil.]
1553. De Tart ;j/as^/^/<f?, autrement iu(M-ustatiire ou niestier de
poterie.
{Albert. Architectiire^ trad. I. Martin, 31 a )
Platonique. [1527. J. Parmentier. Moral, de VAssomption, dans Delboulle.
1488. Les platoniques qui ont dit tous dieux estre bons, ont dit
que les diables ne sont point dieux, niais niediateurs eutre les dieux
et les hommes.
{La Mer des Histoires. I, 53 c, edit. 1491.)
Pldtrer. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-lat/n.]
1538. Gypso. Plast r er.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 317 b.)
Pliabte. [1586. Le Loyer. Spectres. I, 157. |
1559. La Roquette . . . produit ... les tiges pliables.
{Dioscoride, trad. M. Math^e, 216.)
Plombagine. [1572. J. des Moulins. Comment. snr Matfhiole, p. 711.]
1559. La siuguliere Plombagine est celle qui resserable ä la
Lithaige, jaune de coleur.
(M. Matliee. Les s/x livres de Dioscoride, 475.)
Pluvial. [1521, dans Godefroy.]
1488. Laquelle diversite du cours vient des eaues pluviales des-
cendeutes de ces deux montagues Hermen et Thabor.
{La Mer des Histoires, I, 148b, edit. 1491.)
Pliivieux. [1539. R. Estienne. Dict. /rang, latin.]
1488. Torrent est eaue venant par impctuositö et lavasses de
pluyes, ainsy nomme pource que en temps pluvyeux seulement il
croist et se augmente.
[La Mer des Histoires. I, 81 a, 6dit. 1491.)
1538. Nivale caelum. Pliwieux.
(R. Estienne. Dict. Tjatinogallicum, 478 a.)
Romanische Forschungen XXXII. 9
130 Hugues Vaganay Poelon
Poeion. [1611. Cotgrave.]
1546. Cuciima. Ung paellon de fer ou d'arain.
(R. Estieune. Dicf. Latinogallicum, 322 b.)
Poignarder. [XVP s. Vigenere, dans Delboulle. BeciieiL]
1584. Blesse et poignarde par un . . . foreene joueur.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 114 a.)
Poisser. [1539. R. Estienne. Dlct. francAatin.]
1538. Picare. Poisser.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 546 b.)
Polaire. [1556. 0. Fine, dans Delboulle, Peciieil.]
1555. Le polaire flambeau
Qui loin de la marine source
Reluist en la queüe de l'Ourse.
(G. Aubert, dans la Conünuation des Amours de P. de
Ronsard, p. 78.)
Poliment. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-lathi.]
1538. Polite. Nettement, poliment et ornement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 551 a.)
PoUssure. [1539. R. Estienne. Dlct. frang.-latin.]
1538. Politura, poUssure.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 551 a.)
Pomme de terre.
1488. Mandragores sont pommes tr6s belles . . . Ce fruiet est
en espece, en saveur, et en odeiir semblable au poupon. Et pouree
les Latins l'appellent pomme de terre.
{La Mer des Histoires. I, 110 c, edit. 1491.)
Ponderation. [1519. G. Michel. Georgiques, dans Delboulle. RecueiL]
1501. II n'y a digne prix ou ponderation ä equipoller ä Täme
cbaste et contineute.
[F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, d 7 b.)
Populeux. [1564. J. Thierry. Dlct. frang.-latin.]
1553. Populeuses republiques.
{Albert, Architecture, trad. I. Martin, 3 a.)
Porte-clefs. [XVP— XVIIe s. J. Gaultier. Estat du christ. dans Delboulle.
Recueil.]
1581. Ceux [vieux devantiersj oü pendoient les bouteilles a.
vinagre : les pieds de cerfs, bisches, porte-clefs, les poitrals faits de
vieux cuirs et de vieilles savattes . . . furent couppez, cuits et fricassez.
{L'Iiistoire de France, 915.)
Precipitation Pour l'Histoire du Pran^.iis Moderne 13l
Foi'tier.
1488. Salomon ordonna les Offices des prestres, des levites, et
des janiteurs ou portiers.
{La Mer des Histoires. I, 172 c, edit. 1491.)
Forfique. [1564. J. Thieny. Dicf. frang.-latin.]
1552. Porticiis. Gallerie ou pourmenoir oü on se retiroit pour le
soleil, ou i)0ur hi l)luye, Portique.
(Ch. Estieone. D/ct. LatinogalUcum, 1025 b.)
1553. Portique ou gallerie couverte.
{Albert. Ärchitedure, trad. I. Martin, 74.)
Positivem etit. [XVI«-XV1P s. D'Aubignö. Vie, 156.]
1584, L'on peut prendre l'ingratitude en deux sortes : ou nega-
tivement ou positivement
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 155 b )
Posthiime. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1488. Le petit eiifant Carrillaus . . . estoit posthume et ne apres
renterrement de son pöre.
{La Mer des Histoires. I, 179d, edit. 1491.)
Potentiel.
1503. Cauteres actuelz ou potenfielz.
{Le Guidon en francoys, 133 d, edit. 1534.)
Potiron. [1562. Du Piuet. Hist. naf. de Pline, dans Delboulle. Recueil.]
1520. Es vigiies croissoient force p)otirons ä Romme.
{Suetone, trad. G. Micliel, 272 b, edit. 1541.)
1546. Pungus. Ung Champignon, ou potiron.
(R. Estienue. Dict. Latinogallicum, 559 a.)
1552. Boletus. Potiron.^ Champignon.
(Ch. Estienue. Dict. Latinogallicum., 158 b.)
1559. Les fueilles et la grene des fruicts du Murte, rcdigöes en
poudre, et beues dans du vin, aident ä ceux qui ont niange des
potirons venimeux.
{Dioscoride, trad. M. Mathöe, 96 a.)
PrScieusement. [1539. R. Estienue. Dict. frang.-latin.]
1488. Arne . . . precieusement rachatee du tressainct et trespre-
cieux sang de l'Aignel incontamine et saus macule.
{La Mer des Histoires. I, 18 d, 6dit. 1491.)
Precipitation. [1549. R. Estienue. Dict. frang.-latin.]
1501. Roy ä l'election duqnel il procedent par grande examination
et maturite, non pas par levitö et precipitation.
(F. Le Rov. Le Livre de la Femme forte., o 7 b.)
9*
j^32 Hugues Vaganay Piecordial
1547. L'eau . . . fera. de nouveau la brievete des heures brumales
ou de l'yver; au moyen de la precipitation de sa liqueur.
{Vitruve. Archüecture, trad. I. Martin, 134a.)
PrScordial.
1559. Le Chamara . . . en poudre incorporee avec cire . . .
mitigue les doleurs des parties. precordiales.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 310 b.)
Predecede. [15??. Loysel.]
1574. Archelaus . . . le seeptre tenoit
Du pere sieu predecede Herode.
(M. Foucque. Vie de N. S. J. C. en vers, 73.)
(Coustume de Poietou. Tit. 6. Art. 290, dans 1596. Gue-
noys. Conference des coustumes . . . de France., 196 b.)
Predicahle. [1582. Incerf. et vanife des sciences, dans Delboulle. Pecueil.]
1503. Selon les logicieus nous avons cinq predicahles ... et par
genre et non general nous entendons ung nom genöral lequel est
communicable et predicahle..
{Le Guidon en francoys, 76 b, edit. 1534.)
Piedire. [XV®— XVI« s. J. Le Maire, dans Delboulle. RecueiL]
1488. Ces deux prophetes dessusditz [Azarias et Jehu) avec Eliezer
et Oziel firent propheties et predirent les choses k venir ä Asa.
(La Mer des Histoires. l, 175 d, edit. 1491.)
Preexistevce. [XVF^— XVIII« s. Abbe E. Du Pin, dans Trevoux.]
1551. Prexistence en la pensee ou iutellect divin.
(L. Hehrieu, Philosophie d'amour, trad. Du Parc, 592.)
Prijuge. [1587. La Noue. Disc. polit., 22.]
1584. Un prejuge et indice d'ime bonue ame est ne se plaire et
esgayer es choses vaines.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 120 a.)
PrSjuger. [XVl« s. Montaigne. U, 12.]
1570. Quel entendement il [Aulu Gelle] avoit, et quelle estoit
son erudition, nous avons ce qu'en a prejuge sainct Augustin.
{La Cife de Dieu, trad. G. Hervet. I, 259 a, B, edit. 1578.)
PrSmedite. [1530. R. de Collerye, dans Delboulle. Rccueil.]
1488. En soudaines responses [Tibere] se monstra mieulx et
nieillcur qu'en premeditees.
{La Mer des Histoires. II, 65 c, 6dit. 1491.)
Frestraille Pour l'llistoire du Fran^ais Moderne 133
Preoccupation. [XVI« 8. Montaigne. I, 3.J
1552. Occupatio. Prevention, anticipation, preoccupation.
(Ch. Estienne. Dicf. Latinogallicum, 904 a.)
Freparateur. [NSologisme.]
1503. Le docteur dit que l'estomacb est ung commun preparafeiir
de toutes les particules.
{Le Guidon en francoys, 64 c, 6dit. 1534).
1574. Et toy enfant, appelle tu seras
Du Souverain le Prophete : et iras
Devant la face, et yeulx du createur
Pour de sa voie estre preparateur.
(M. Foucque. Vie de N. ß. J. C. en vers, 46)
Preposer. [1521. Violier des hist. rom. 86.]
1488. Theofrastus escript et composa le livre de amitie ouquel
il preposa amitie a toute charite.
{La Mer des Hisfoires, II, 34 d, ödit. 1491.)
1520. Caesar preposa deux senateurs ä toutes les aesles et legions.
{Suetone, trad. G. Michel, 63 b, edit. 1541.)
Presqu'/sle. [XVI^ s. Amyot. Arat. 19.]
1546. Presqu'isU]. Ce mot est assez uouveau pour ce que les
Latins nomment Penimula, qui est quelque terre ferme non du tout
enclose en mer : mais par faulte d'autre il s'en fault servir.
(P. Collenucio. Sommaire des histoires du royaume de
Naples^ trad. D. Sau vage, P 7 b.)
Pressement. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-lafin.]
1538. Pressus. Pressement.
(R. Estienne. Dicf. LatinogalUcum, 572 b.)
Pressentir. [1571. Montaigne. Pref. aux ceuvres de La Boetie.]
1552. Praesentire. Se doubter et appercevoir de quelque chose,
. sentir et cougnoistre, presentir.
(Ch. Estienne. Dict. LatinogalUcum., 1045 b.)
Prestance. [1611. Cotgrave.]
3 Febvrier 1583. Ainsi considere-je en vous . . . la prestatice du
Corps, et la divinite de vostre gentil esprit.
(P. Thevenin, dans La Sepmaine de G. de Saluste, 105,
Mit. 1585.)
Presfraille. [1572. Disc. de la vermine et prestraille de Ijyon, titre.]
1561. Le Prophete eut Wen adonc quelque crainte, cognoissant
la violeucc et cruaute de ceste femme, Joint qu'il u'avoit poiot eu
134 Hugues Vagauay Fretexter
expresse revelation du Seigneiir, de faire autrement longue demeure
en ce lieu, apres la pliiye venue, rannoneement d'icelle, la faulse
prestraille occise, et Thonneur de Dieu ä la veue du peuple restitue.
{Zonare^ trad. I. de Maumont, 301 A.)
Pretexter. [XVII« s. Racine. VI, 240. Grands Ecrivains.]
1581. Ils estoient fort mal contens de l'avoir pour leur gouver-
neur, jprHextans qu'il estoit estranger.
{UHistoire de France, 31.)
Prevenir. [1539. E. Estieime. Dld. frang.-latin.]
1538. Antecapio. Prevenir, anticiper.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicuni^ 55 b.)
Prevoyance. [1539. R. Estienne. Biet. franc.-laiin.\
1538. Providentia. Prevoyance^ uu pourvoyance.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 589 b.)
Priapisme. [XVP s. Rabelais. V, 40.]
1503. {Le Guidon en francoys, 29 c, edit. 1534.)
Printanier. [XVP s. Ronsard.]
1555. Et des vents printanniers le gracieux murmure.
(Ronsard. Continuation des Amours, 6.)
Privat!/. [1570. G. Hervet, dans Delboulle. Recueil.]
1570. Aristote ne met pas au nombre des contraires les privatifz
ou les eontradictoires.
{La Gite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 342 b, C, edit. 1578.)
Prohite. [1570. G. Hervet, d;ins Delboulle. Recueil-I
Texte d'Alaiu Chartier, cite dans
1548. (Th. Sebillet. Art PoStique, p. 184, Sdit. Gaiffe.)
1523. Ne plus ne moins du cueur en veritö
La parfaicte et simple prohite.
(Parthenice Mariane, trad. J. de Mortieres, 51 b.)
Processional,
1561. La gendarmerie . . . en silence ecoutoit les ehans de Dieu,
comme en un convoy processlonal.
{Zonare, trad. I. de Maumont, 320 B.)
Procez verbal. [1611. Cotgrave.J
1552. Renuntiatio. Un procez verbal., une relation, un rapport.
(Ch. Estienne. Dict. hatinogallicum^ 1144 b.)
Profaner Ponr l'Histoire du Fianjais Äloderne 135
Prodamer. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin^
1488. Les hommes de Radius proclamhent leiir seigneur comme roy.
{La Mer des Histoires. l, 189 a, edit. 1491.)
ProcUviU. [XVP— XVII« s. J. Duval. Ht/drotherap. p. 5, 6dit. 1G03.]
1552. Ad malum pronitas. Inclination ä mal, procliviU ä vice.
(Ch. Estienne, Dict. Latinogalllcmn, 1076 a.)
PrOQonsulaire. [1771. Trevonx.]
1542. La dignite proconsidaire.
{Dion historien, trad. Cl. Deroziers, 38 b.)
1542. Pour lesquelz faictz luy fureut concedez les honneurs trium-
phaulx, ... et qiie quand il seroit en camp peust user de la puissance
proconsidaire.
{Dion, trad. Cl. Deroziers, 218 b.)
1570. Tertullian . . . duquel le p6re estoit centenier proconsidaire.
{La Cite de Dien, trad. G. Hervet. I, 187 b, C, edit. 1578)
Prodigalement. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Predige. Prodigalement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 578 b.)
Prodi gietisement. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1543. Ceci se peut-il inferer de quelque reproche de notre vie,
et de quelques choses sordides, de quelque honte, ou de quelque
coutume nostre, et assiduitc de pöcher si prodigieusement?
(FranQois 1", dans Du Verdier. I, 591, edit. 1772.)
1546. Prodigiose. Contre nature. Prodigieusement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1023 b.)
Prodigieux. [1549. R. Estienne. Dict. franr.-latin.\
1546. Prodigiosus. Qui advient contre le cours de nature, döuo-
tant quelque incouvenient. Prodigieux.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 1023 b.)
Productif. [XVP 8. Ysambert de St.-Leger. Miroir aux dames^ dans
Delboulle. Recueil.]
1503. Le cerveau productif de l'esperit animal.
{Le Guidon en francoys, 70 a, 6dit. 1534.)
Profaner. [1549. IJ. Estienne. Dicf. frang.-latin.]
1538. Profanum facere. Profaner. Se servir en conimuns usages
des choses consacrees.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 579 b.)
[36 Hiigiies Vaganay Professe
Prof esse. [1680. Richelet.]
1584. L'adulateur est ennemy jure et professe de vertu et hon-
nestete.
(Guevarre. Epistres dorSes. IV, trad. J. de ßarraud, 128 b.)
Profondeur. [1539. R. Estieune. Dict. frane.-latin.]
1538. Profunda altiludo. Une gTaude haulteur, ou profondeur.
(R. Estienne. Dict. Lat/nogallicum, 581 a.)
Prohiber. [1549. R. Estieune. Dict. franc.latiti.]
1488. Sainct Augustin dist que la vengence taicte jjour correction
n'est point prohibee ne deffeudue.
{La Mer des Histoires. l, 176 a, edit. 1491.)
1503. Cecy n'est point pyohibe.
(Le Guidon en francoijs, 119 a, edit. 1534.)
1523. Des bois estoient lors les umbres tumbees
Et par ainsi aux humaius prohibees.
[Parthenice mariane, trad. J. de Mortieres, 59 a).
1542. Artaces . . . fuyoit . . . qui avoit delivre ä son ennemy
les passaiges que premierement luy devoit prohiber.
{Di Ott historien, trad. Cl. Deroziers, 1 b.)
Prohibitif. [XVI« s. Liebault, dans Delboulle. Recueil.]
1503. Humidite pjrohibitive d'exsiccatiou.
[Le Guidon en francoys, 36 a, edit. 1534.)
Prohibition. [1549. R Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Pour icelle prohibition avant la mort de Adam la liguee
Cayn habitoyt en Orient ... et celle de Selb pres de Damas
{La Mer des Histoires. I, 28 b, edit. 1491.)
1503. Celluy lieu ])0ur sa nature a besoing de plus grande infri-
gidation et prohibition que les autres.
{Le Guidon en francoys, 226 d, edit. 1534.)
1519. La prohibition fut pource que le concille craiguoit que
. . . ne vint quelque mauvaise seete.
{B. Platine. Les Vies, 1.55 a, 6dit. 1551.)
ProUtaire. [1748. Montesquieu. Esprit des Loix. XXVII, 1.)
1570. Pauvres gens, nommez Proletaires. Proletaires. se peuvent
dire propreraent en Frangois, Engendreurs.
{La CäS de Dieu, trad. G. Hervet. I, 88 b, D, edit. 1578.)
Prolifique. [XVI« s. Rabelais. TU, 31.]
1503. {Le Guidon en francoys, 70, edit. 1534.)
Frurit Poiir l'llistoiie du Friin^ais Moderne 137
Propension. [XVP s. Montaigne. T, 25.]
3 Febvrier 1583. Vostre naturelle propemlon au servicc de Dieu.
(P. Theveuin, daus La Sepmahie de G. de Saluste, 101,
edit. 1585.)
Proportionnement. *
1548. (Th. Sebillet. Art Poetigue, ]). 193, edit. Gaife.)
Propreteur. [1552. G. Gueroult, dans Delboulle. Recueil.]
1542. 11 [Cesar] feit doncques qiie les esleuz usassent du nom
de iiropreteur.
{Dion historien, trad. Gl. Derozieis, 202b.)
1542. Agricole projyreieur, et Severe empereur en son temps y
feirent faictz d'armes.
{Dion, trad. Gl. Deroziers, a iiij b.)
Proscripteur. [Salon de 1767.]
1542. Gelle [cause] qu'uucnns pourroyent penser, assavoir que
feussent ])roscriptz moins dliomuies, n'est vraye, car il en fut pro-
script beaueoup plus eomme des plus grans proscripfeurs.
(Di 0)1 Imtorien^ trad. Gl. Deroziers, 127 a.)
Prostate. [XVI« s. Pare. I, 29.]
1555. Gharnures glanduleuses, nomraees Prostates.
(P. Belon. Histoire de la natitre des oyseaux, 16 )
Prosterne )nent. [1611. Gotgrave.]
1586. A chaque clieutte ou [irosternement les cloux s'imprimoient
et entroient dans la cbair.
{Oevvres spirituelles de H Suso, trad. N. Le Gerf, 186 b.)
Provignement. 1539. R. Eslieinie. Dict. Fraticoislatiti.]
1538. Propagatio. Provignement, peuplemeut de vigne.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 584 a.)
Prnne.
1488. De [maudragorej sunt deux especes : l'une . . . porte pommes
de la siniilitude et equalite de priines.
{La Mer des Histoires. I, 110 d, edit. 1491.)
Prunelier. [XVI« 8. Amyot, dans Delboulle. Recueil.
1552. Pruni sylvestres. Pruneliers.^ fourdriniers.
(Gh. P^tienne. Dict. Latinogallicum, 1087 b.)
Prurit. [XVI« 8. Pare. Litrod. 17.]
1490. Voir Ulcereux.
138 Hiig-ues Vaganay Psalmodier
1503. Herpes est . . . pustulles , . . enflammees avec prurit.
{Le Guidon en francoys, 118 a, edit. 1534.)
Psalmodier. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.\
1488. Geste terre est celle . . ., de quoy [nostre mfere sainete
Eglise] fait mention en toutes ses heures en lisant, psalmodiant^
chantant, preschant.
(La Mer des Histoires. I, 141 d, edit. 1491.)
Psautier.
1574. De luy le Prophete David
En son Psaultier ehanta, et esorivit.
(M. Fouequö. Vie de N. S. J. C. en vers, 112.)
Pub^re. [1511. Vies des saints Peres, dans DelbouUe. Recueil.]
1488. Les enfans puberes et sus aage.
{La Mer des Histoires. l, 97 b, edit. 1491.)
Pubis. [XVI« 8. Pare. I, 1.]
1503. L'os dit pubis.
{Le Guidon en francoys, 67 d, edit. 1534.)
Pudicite. [1572. Amyot. Oeuvr.mor.Comment il faut lire les poetes, 48.]
1488. Pudicite aultrement dite honte est bonne deesse, c'est
assavoir deesse de ehastete.
{La Mer des Histoires. \, 51 c, edit. 1491.)
1542. Honte et crainte entremeslee d'une pudiciti longuement
observee, luy fermerent . . . la bouehe.
{Amadis. HI, 47 a.)
1555. Je n'estimay ouc chose a 'pudicite si contraire, . . . qu'une
Femme prestresse.
(Billon. Le Fort inexjjugnable, 180 b.)
Piidique. [1507. Nie. de La Chesn. Condamn. de Bancquet, dans Del-
bouUe. Eecueil.]
1501. La sapienee qui descend d'en hault du pere de lumiere:
eile est pudique.
(Le Roy. Le TJvre de la Femme forte, s 5 a.)
PuMlement. [XVI« s. Calvin. Instif. ehr. I, XI, 15]
1501. üng- ris est reprehensible . . . quand il est fait et effunde
puerilement.
(Le Roy. Le Livre de la Femme forte, r 6 b.)
Pyramidal Pouv l'IIistoire du FiiUi^ais Moderne 139
Pulmonaire. 1.
1585. Phthise, et affection pulmonaire.
(P. Thevenin, dans La Sepmame de G. de t^uluste, 167.)
Pulpe. [1611. Cotgrave.]
1503. Selon Aviceüne Pen preigne pulpe eolloquintidc.
{Le Guidon en francoys^ 225 d^ 6dit. 1534.)
Pulveriser. [XVI« s. Pare. Introd. 27.]
1503. Les docteurs commandeut que tcllcs medeciues soieut
pulvSrisees.
{Le Guidon en francoys, 201 c, cdit. 1534.)
Purete. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-lafin.]
1488. Prudeiice est une droicte manifere et regard de faire ses
besoignes selon muudicite et purete.
(La Mer des Histoires. \, 197 d, edit. 1491.)
Purpurin. 1545. G. Gueroult. (? lire 1558. Fuchs. Histoire des plantes,
trad. G. G.) dans Delboiille. Becue/l.]
1523. Par ses membres de palleur eburnyne
Alors courut la eouleur purpurine.
{Parthenice mariane, trad. J. de Mortieres, 78 b.)
1559. Le Thym ... ha de petis boutons, charges de fleiirs
purpurines.
(Dioscoride, trad. M. Mathee, 266 a.)
Pustuleux. [1611. Cotgrave.]
1552. Pustulosus. Plein de pustules, pustuleuxi]
(Ch. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 1096 a.)
Putrmer. [XVI« s. Pare. V, 7.]
1503. Tu sces quant [I'apostemeJ est pourrie par obsciirite et
tenebrosit6, et celle qiii est putrifiee par la durtc.
{Le Guidon en francoys, 104 b, edit. 1534.)
1552. Putrescere. Se pourrir, se corrompre et gaster, se putrefier.
(Ch. Estienne. Dict LatinogalUcum., 1097 a.)
1561. Humeur putrifiante.
{Zonare, trad. 1. de Maumoiit; 452 E.)
Pyramidal. [1507. J. Le Maire, dans Delboulle. Recueil.]
1503. La figure du cueur est en la maniere d'une pommc de
pin, car comrae il soit ainsi qu'il snitde chaleur excessive et la figure
de la chaleur soit peramidalle, pourtant il est de ceste figure comme
il appert au feu lequel est chault qu'est fait de teile figure.
{Le Guidon en francoys, 59 a, edit. 1534.)
140 Hugues Vaganay Pyrophore
Pyroykore.
1623. Ccs saincts exercices des petits eufans d'Ignuce, qui fönt
profes!<ion d'estre des Pyrophores.
(P. Camus. Panegyriques de S. Ignace^ ä 8 a.)
Quadrangulaire. [1542. Bovelles. Geometrie^ 50 a]
1488. La dicte arche . . . estoit ... de forme quadratigulayre.
{La Mer des Histoires. I, 28 b, edit. 1491.)
Quadrature. [1529. G. Toiy. Champßeury, dans Delboulle. Recueil.]
1488. Arehimedes . . . composa ung livre de la quadrature du cercle.
{La Mer des Histoires. II, 37 c, edit. 1491.)
Quadriangulaire = Quadrangulaire.
1503. Figure quadriangulaire.
{Le Guidon en francoys, 73 b, edit. 1534.)
Quadrupler. [1520. Et. de La Roche. Ärithmetique^ 15.]
1503. Deux [nerfz] duallez deux quadruplez.
{Le Guidon en francoys^ 50 c, edit. 1534.)
Quantihnc. [1539. R. Estieuue. Dict. franc.-latin.]
1488. 11 est incertain le quantiesme fust Enoeh entre les filz de Cayn.
{La Mer des Histoires. I, 18 d, edit. 1491.)
Quafernaire. [1515. J. de Lortie. Arithm., 2 b.)
1488 11 y a quatre especes de vertuz quaternaires.
{La Mer des Histoires. II, 29 a, edit. 1491.)
Quatre vingtz et dix.
1488. David . , . occist huyt cens hommes, combien que Josephus
ue die que quatre vingtz et dix.
{La Mer des Histoires, I, 164 c, edit. 1491).
Quemander. [1611. Cotgrave.]
1570. II estoit loysible aux Galles de la mere des dieux de cay-
mander quelque piece d'argeiit du peuple.
{La CitS deDieu, trad. G. Hervet. I, 211 a, C, edit. 1578.)
1582. 0 la pitie de voir les meres desolees, . . .
S'en aler d'huis en huis leur vie quemander.
{La Muse chrestienne, 154 b [Ba'if].)
1584. A quelle occasion iray-je mendier et caymander d'autruy
ce que j'ay chez moy?
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 162 a.)
Quenouillee. [1611. Cotgrave.]
1552. Pensum. La laine, ou filace, que la femme met en sa
quenouille, uue poupee, ou quenouillee, ou charge de filace.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 967 a.)
Raccoustrettient Pour rilistoiie du Fiaiigais Moderne 141
1582. Ellcs alloient, de ces vers chatouillees,
Koulaut ä Icurs fuseaux leiirs molles quenouillees.
{Virgile, trad. Le Chevalier, 77b.)
Querir.
1501. Auchunes sout ciivoii-es loiug- . . . pour querir et trouver
aiitres fleurs.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte^ c 8 a.)
Questeur. [1539. E. de Laigue. Comm. de Aiilus Hirtius^ dans Delboulle.
RecueiL]
1488. Catbon ayaut office de questeur ou lieuteuaat de juge.
(La Mer des Histoires. II, 42 b, edit. 1491.)
Qiiinquetmial.
1488. La luite et jouste qulnqueimiale qui sc faiöoit de ciiig ans
eil ciuq aus.
{La Mer des Histoires. \l, 39 d, edit. 1491.)
Quintessencier. [1611. Cotgrave.J
1584. Quelle plus grande ny plus quinte-essencie folie s^!auroit-on
reneoutrer . . . que le jeuV
{Guecarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 117 b.)
Quofitl [XVI« 8. Montaigne. II, 16.]
(Coustume de Xainctonge. Tit. II. Art. 91, dans 1596. Gue-
noys. Conference des coustumes . . . de France^ 196 b.)
Jtabaissement. [1559. Aniyot. Pomp. 26.)
1538. Auimi demissio. Defaillauce de courage, ravallenient et
rabaissement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 200 b.)
Rabbin. [XVI« s. Marnix de Ste-Aldegoude, dans Delboulle. Recueil.\
1540. Coinmeugaut des l'aage de douze ans ä interroger au
Temple les rabbins des Juifz.
(P. Dore. V Image de Vertu, 185 b.)
1584. Mais se faut-il amuser ä ces Rabins?
(Benedieti. Somme des pec/iez, 440, edit. 1595.)
Rabillement. [1539. 11. Estienne. Dict. franr.-iatin.]
1538. llefectio. Raceoustremeut, rabillement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 618 b.)
Raccoustrement. [1547. J. Martin. Vitruve, dans Delboulle. Recueil.]
1538. Voir Rabillement.
142 Hugues Vaganay Raccoustrer
Raccoustrer, [1539. R. Estienne. Dict. frang.-lafin^
1538. Resarcire. Rabiller, raccoustrer^ radouber.
(R. Estienne. Dict. Latinogalliciim, 628 b.)
Raccousfwner. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latln.]
1538. Intermissum jandiu morem reducere. Raccoustumev quelque
chose, ramener une coustume.
(R, Estienne. Dict. Latinogallicum, 616 a.)
Rachetahle. [XVI* s. Loysel, p. 511.]
1581. Edict, par lequel alieuation estoit faiete de cent mil livres
tournois de rente racheptable ä perpetuite.
{UHistoire de France, 428.)
Racloir. [1539. R. Estienne. Dict, frang.-latin.]
1538. Radula. Ung racloir, une ratissoire.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 608 b.)
Raconduire. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Nul bomme ne ])eult aproeber prfes de la royne . . . que
en sa compaignie il ait aulcun de iceulx eunucbes qui le conduise
et raconduise.
{La Mer des Histoires. I, 161 a, edit. 1491.)
Radial. I. [1611. Cotgrave.]
1490. Albucrasis la commaude ouvrir avec cautere dit radial et
garde que tu ne blesses les nerfz.
{Le Guidon en francois, y 8 c.)
Radiation. 2. [1557. J. P. de Mesmes. Listit. astron., 41.]
1488. Le souleil ... est foutaiue de toute lumiere, par la radi-
ation et clarte duquel toutes cboses et bault et bas sont clarifiees et
enluminees.
{La Mer des Histoires. \, 43 c, edit. 1491.)
Radoteur. [1642. Oudin.]
1546. Delirus. Resveur, radoteur.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 357 a.)
Ralentissement. [22 sept. 1688. Sevigne. 1064.]
1584. Ils se representeut et offrent ä noz yeux de ne laisser
perdre et amoindrir par nostre ralentissement et paresse, ce qu'ils
ont aequis avec tant de sueurs, veilles et travaux.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 165 b.)
Bapportable Pour l'lliatoirc du Franjais Moderne 143
Ramaigrir. [1549. R. Estieune. Dict. franroislatin.]
1540. Kemaeresceie. Amaigrir, deveuir raaigre, ramaigrir, rede-
venir maigre, amaigrir fort.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicmn, 1095 b.)
BamS. [1549. R. Estienne. Dict. frcmq.-latin.]
1549. Et furent lors Pies euvenimees
Qui mesdisoient par Ics forestz ramees.
{Ovide. Metamorphose., trad. F. Habert, k 8 b.)
Ramollir. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1503. Resolver, ramollir, maturer, mondiffier.
[Le Guidon en francogs^ 307 b, edit. 1534.)
1546. Remollire. Ramollir, fort amollir.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1097 a.)
Ramollissement. [ICH. Cotgrave.]
1552. Maeeratio. Ramollissement, destrempement, pestrissemeut,
deslecment, mollifieation.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 787 a.)
Rance. [XVI« s. Amyot, Galba, 3.]
1552. Rancidus. Rance, ou ranci, relent, ehanci, moisi.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1117 b.)
Ranci. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Rancidus. Ranci, relant, chansi, moisi.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 608 b.)
Rancissure. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Rancor. Rancissure, chancissure.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 608 b.)
Rapetissement. [1611. Cotgrave.]
1552. Hypotracbelium. La retraicte ou rapetissement d'une colonne
par le bout d'enhault.
(Ch. Estienne. Dict. Lantinogallicum, 633 b.)
Rapetisser. [1611. Cotgrave.]
1547. Eu une roue . . . sept cercles tous venans ii rapetisser en
aprocbant du moyeu.
{Vitruve. Ärchitecture, trad. I. Martin, 126 b.)
Rapportable.
1558. Si ellea [les cboses] sont rap>portables a Nature, elles sont
immuables et inevitables.
(Pontus de Tyard. Mantice, dans ses Discours philosophi-
ques., 144 a.)
144 Hugues Vaganay Rapsode
Rapsode. [1554. B. Aneau. Tresor de Evonime^ dans Delboulle. Recueil]
1552. Les premiers s'appellent poeles . . . Les seconds estoient
nommez Rapsodes.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier, 12 a, edit. 1587.)
Rarefactif. [XVI« s. Pare. VI, 22.]
1503. Medecine resolut! ve ou diaforetique ou rarSfactive ou 6va-
porative.
{Le Giiidon en francoys, 310 a, edit. 1534.)
Rasement. [1539. K. Efetienne. Dict. frang.-lafin.]
1503. Apres la fomeutation le rasement et le frottemeut.
[Le Guidon en francoijs, 253 b, edit. 1534.)
1538. Rasiira. Raclure, rasement.
(R. Estieuue. Dict. Latinogallicum., G08 b.)
Rasoir.
1538. Novaciiia. Uug rasoir., ou uug cousteau.
(R. Esticnne. Dict. Latinogallicuw, 482 a.)
Ratelier. 11. [1549. R. Estienne.]
1546. Le rastelier aupres tout cbarge de lances.
{Palmerin d'Olive, 221 b.)
Ratissoire. [XVI« s. Pare. XXIV, 23.]
1538. Voir Racloir.
Ratissure. [XVI« s. Pare. XXIII, 47.]
1552. Rasura. Raclure, rasement, ratissure.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1117 a.)
Rature.
1570. Aucuns, cependant qu'ils composent le corps, mettent en-
semble les plus simples parties, et comme si c'estoient ratures de
chasque element.
{La Cite de Dieti, trad. G. Hervet. I, 339 b, E, edit. 1578.)
Raturer. [1611. Cotgrave.]
1552. Rädere caput et genas. Raire, raturer.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum., 1117 a.)
Ravaudage. [XVI"— XVII« s. Beroalde de Verville, dans Delboulle.
Recueil de vieux mots., ms.]
1553. L'onvrage [des cousturiers] d'Europe n'est que ravaudage
au pris du leur [des cousturiers de Turquie.]
(Belon. Observations, 451, ^dit. 1588.)
JReboutonner t*üur l'ilistoire du FrauQais Moderne 145
Ravaudeur. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin.\
1538. Sarcinator. Kadoubeur, qui raccoustre et refait quelque
babillement, Ravaudeur.
(K. Estienne. Dict. LaflnogalUcmn, G43 a.)
Ravissant. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Oiseaulx ravissant.
(La Mer des Histoires. \, 197 c, 6dit. 1491.)
Raijonnement. [1694. Academie^
1558. Si les mouvemens des estoiUes visibles et observables,
comme apparences corporelies, ont este cognoissables, les effectz et
influences procedantes par les ratjonnemens de Tun eontre l'autre,
sont beaucoup plus aisez ä cognoistre.
(Pontus de Tyard. Mantice, dans ses Discours philosophi-
ques, 140 a.)
Readjomner. [1611. Cotgrave.]
1538. Peremptoriura ediclum. Le dernier adjournement baill6 a
ung defaillant, apres lequel n'est plus readjourne.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicnm, 533 b.)
Realisation. [XVP s. Loysel, p. 498.]
1596. Quand fiefs . . . sont vendus . . . sous faculte de rachat
... est den iedit droit Seignourial en cas de realisatioti.
(La Salle de Lille, Tit. 1. Art. 50, dans Gueuoys. Con-
ference des coustumes . . . de France, 271 b.)
Realiser. [XVI« s. Loysel, p. 518]
1596. Dons, ou transports . . . apres qu'ils sont realisez.
(Ibid. Art. 49.)
Reheller, se. |1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. David retournant de Syrie frapa grevenieut les Yduraees
se rebellans a luy.
{La Mer des Histoires. I, 166 b, edit. 1491).
Rehlanchir. [XVP s. Parö. XXIV, 10.]
1540. 0 Dame, ... je viens ä vous toute belle et munde, affin
que par vostre moyen, mon ame soit rthlanchie et lavdie.
(P. Dore. V Image de Verte, 18 b.)
Rehoutonner. [1611. Cotgrave.]
1549. Repullülaut papulae. Les bubes du visagc rebourjonnent,
ou reboutonnent., ou repigeonnent.
(R. Estienne. Dicfionnire Francoislatin, 522 b.)
Romanische Forschungen XXXII, 10
j^46 Hugues Vaganay Hecalcürant
Rkalcitrant. [XVU«— XVni^ s. Reguard. Joueur. I, 10.]
1551. Ricalcitrant ä l'Amour.
{Les Dialogues de m. Speron Sperone^ trad. C. Gruget, 19b.)
Recent. [1508. Maximien. Advocat des dames, daus Montaig-lon. Anc.
Poes, franc. XH, 42.]
1488. Moyse aage de cent et vingt ans estoit de couleur fort
recente et moult fresche.
{La Mer des Histoires. I, 99 c, edit. 1491.)
Recidiver. [1517. Ordonn. dans Delboulle. Recneil de vieux mots, ms.]
1488. Apres ce qu'ilz eurcDt fait penitenee et ouye la predication
du prophete Jonas ilz recidiverent et rencheurent.
{La Mer des Histoires. I, 186 b, edit. 1491.)
1503, Leg'ierement recidivent.
{Le Guidon en francoys, 235 b, edit. 1534.)
Reciproquement. [1549. R, Estienne. Dict. Latin fran^ois.]
1540. Vraye amitie ... de benefices ou biens reeeuz ne se
repaist pas tant, que de vraye amour reciiroquement monstree des
deulx pars.
(P. Dore. Limage de Vertu, Ixi b.)
Recit. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Narratio. Recit, conte.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 467 b.)
Recitatevr. [XV® — XVP 8. P. Desrey. Mer des chroniqiies, dans Delboulle.
Recueili\
1488. Le recitateur de la fable.
{La Mer des Histoires. I, 38 d, edit. 1491.)
Recolte.
29 Dec. 1561. On pouiroit ... les surprendre avant la recolte
des fruits de la terre.
{Zonare, trad. I. de Maumont, 633 E.)
Recommencement. [XVI® s. La Noue. Disc. polit. 4.]
1546. Iteratio . . . Redicte, recommencement, iteration, reiteration.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 703 a.)
1552. Iteratio. Repriuse et repötition de quelque chose; redicte,
recommencement., Iteration, reiteration.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum., 734 b.)
Reconduire. [1549. R. Estienne.]
1540. Mon DieU; dit eile, vostre saiuet nom soit loue, puls qu'il
vous a pleu . . . le reconduire sain et ä honneur.
{Amadis. I, 54 a.)
Refluer Pour THistoire du Frnn^ais Moderne 147
1546. Vous viendrez avecq' moy . . . i)our reconduire le Prince
Olorique.
{Palmerln cPOlive^ 256 a.)
Recorriger. [1545. R. Estienne]
1538. Retractatius o])us. Reveu et recorrige diligemment.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum^ 632 b.)
Bhrimination. [1611. CotgTuve.J
1580. lUcriminations^ lecolemeus, eonvictions, confrontations,
confessiouS; condemnations, executions.
(1. Bodin. Demonomanie, 86 a, edit. 1582.)
lUJuplication. [1520. Fabri. Bhetorique, daiis Delboulle. Recueil.\
1503. Ces veynes . . . peuetient par hi rSduplication de la dura
mater.
{Le Guidon en francoys, 40 a, edit. 1534.)
Reedification. [1544. Theodor/te, trad. Mathee, dans Delboulle. RecueiL]
1488. Abiel . . . reedifia la cite Ihericho . . . laquelle reedification
fust ä sa male heure.
[La Mer des Histoires. 114 d, 6dit. 1491.)
1512. Des reedifications, qui depuis y ont este faites.
(J. Le Maire. Oeuvres, ed. J. Stecher. I, 138.)
Reelire. [N^ologisme.]
1570. En l'eslisant [Dieu], ou plus tost reelisant, car nous l'avions
perdu estans paresseux : en le reelisant donques, . . . nous tendons ä
luy par dilection.
(La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 278 a, D, edit. 1578.)
Refaucher. [1539. R. Eatienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Sicilire. Refaulcher ee que les faulcheurs ontlaissö ä faulcber.
(R. Estienne. Dict. LatinoyalUcmn, 658 b.)
Reßechissant. [XVIIe s. Bossuet. Et((ts d'oraison, V, 3.J
1561. Personuage aimable et desirc : prenant la*voix (desirs) qui
luy est attribuee, en passion reßechissanfe sur luy, plus qu'en action
raportee ailleurs,
{Zonare, trad. I. de Maumont, 483 E.)
Reßuer. [1600. Cl. Duret. Flux et reflnx, dans Delboulle. RecueiL]
1488. Par eeste province pussent les fleuves de Mose et l'Escaud,
ouquel la mer flue et reflue dedeus Brebant.
{La Mer des Histoires. I, 63 a, edit. 1491.)
10*
148 Hugues Vag-.anay Reflux
Reflux. [XVP s. Montaigne. II, 17.]
1542. Flux et reflux des iindes.
{Dion historien, trad. Cl. Deroziers, 34 a.)
4 Febvrier 1583. Beiles et merveilleuses proprietes de la mer,
le flux et reflux.
(P. Thevenin, daus La Sepmaine de G. de Saluste, 237,
edit. 1585.)
Befoulement. [1539. R. Estieune. Dict. franc.-latin.]
1538. Hebetatio. Kebouchement, refoulement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 325 b.)
Refraction. [XVI® s. Pare. Introd. 25,]
1557. L'Aic en ciel ... est ... nne apparence de couleurs faite
en une nuee espesse et humide, p.ar la reflexiou et refraction des
raiz du soleil, ou de la lune, contre nostre veue.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
philosophiques, 251 a, edit. 1587.)
Refrigeration. [1549. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1503. Le poulmon est eree . . . pour la refrigh-atioti et mondi-
fication des esperitz et de la chaleur naturelle.
{Le Guidon en francoys, 61 a, edit. 1534.)
R^frigSrer. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1501. En raa region sont causez les vens pour te refrigerer.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, c 6 b.)
1503. Trachea arteria ... est voye pour attirer l'air exterieur
pour refrigerer le cueur.
{Le Guidon en francoys, 52 c, edit. 1534.)
Refroidissement. [XVI« s. Rabelais. IIl, 31.]
1490. Reffroi dissement.
{Le Guidon, h 7 b.)
1503, La «ure de pauaritio ne differc point de la eure commune
sinon en plus grant refroidissement.
{Le Guidon en francoys, 140 b, edit. 1534.)
Refuter. [1549- R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1546. L'Empereur voyant le Priuce . . . avecq' si grand cueur
' refuter l'injure qu'on vouloit faire a sa fille, jugea en soy mesmes
qu'elle estoit inocente.
{Falmerin d^ Olive, 176 a.)
Belouer Pour l'llistüirc du Frauyais Moderne 149
Regardant. [XVI® s. Charrou. Sagesse. I, 55.]
1540. II n'y avoit celluy des regardans qui n'eu cu.st ])itie.
{Amadis. I, 50 a.)
1550. . . . Zeuze . . . paignoit
Si au vif, qii'il contraignoit
L'esprit ravi du peusif regardant
A s'oublier soi mesmes.
{Ödes de Ronsard, 140 a.)
Regence. [1549. R. Esticnne. Dict. franr.-latin.]
1488. Celluy qui estoit plus digne d' estre son successeur touchant
le fait de regence et maistrise.
{La Mer des üistoires. 11, 27 b, edit. 1491.)
Regimbement. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Calcitratus. Regimhement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 97 b.)
Regional. [Neologisrae.]
1538. La maladie est dicte regionale ou undimiale pource qu'elle
est multipliee en aiicune region.
{Le Guidon en francoys^ 15 o,, 6dit. 1491.)
Rehaussement. [XVI« s. 0. de Serres. V, 8.]
1552. Eminentiae in pictura. Les rehaussements.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 465 a.)
Reincorporer. [1611. Cotgrave.]
1559. Les parties ... qui se sechent par dessus se reincorporent
continuellement dans la masse.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 34 a.)
1600. Je viens ä vous, mon Dieu, rögönerc et reincorporS en
vostre famille par une nouvelle grace.
{Gianibelli. Conceptions sur VOraison domin., trad. I. Blan-
cone, 198 a.)
Relativement. [1690. Furetiere.]
1503. Toute aposteme est chaulde ou non chaulde en parlant
de ehaleur proprement, essencialemeut et relativement.
{Le Guidon en francoys, 79 a, edit. 1534.)
Relouer. [1549. R. Estienne. Dict. francoislatin.]
1546. Recouducere. ReloiKv, reprendre ä louage.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum.^ 1080 b.)
J50 Hugiies Vagaiiay Bemächer
Eemdcher. [1539. R. Estienne. Dicf. francoislatin.]
1538. Remandere. Remascher.
(R. Estieune. Dictionarium LatinogalUcmn^ 622.)
Remarquable. [1578. La Boderie. Harm, du monde, dans Godefroy,
Compl^
(? 1568) 1582. L'estat du g-ouveruement n'a point souffert de
changement et corruption remarcable.
[L. Guicciardin. Description du Paijs las, trad. F. de Belle-
Forest, 57.)
R^emharquer, se [1549. R. Estienne. Dict. Francoislatin.']
1548. {Ämadis. VIII, 59 b.)
RememoraUf. [1527. Texte dans Delboulle. Recueil.]
1503. Signes : pronostique, demonstratif, rememoratif.
(Le Guidon en francoys, 26 a, edit. 1534.)
Rememorer. [1536. Roger de Collerje,. Ball. 1.]
1501. La religieuse espouse de . . . Jhesucrist . . . doibt souvent
rememorer\Q^ AouB et graces speciales lesquelles son espouxluy a faictes.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, d 2 a.)
Remmener. [XVI«— XVII« 8.] D'Aubigne. Hist. nuiv. III, III, 27.]
1546. II tua le seigneur de leans, et r'emmena la damoyselle oü
bon luy sembla.
{Palmerin d'Olive, 39 b.)
Remorquer. [XVI« s. Rabelais. IV, 21.]
1530. Demetrius fist retirer et remorquer ses navires qui portoient
ses engins de batterie, hors du port, et de dangier du traict.
[Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 121 b.)
? Remouldre. [1549. R. Estienne.]
1537. Je s^ay couldre brayes, chemises,
Remoiddre rasouers et cousteaulx.
{Anciennes Poesies francoyses. XIII, 181.)
Remueur. [1585. G. Bouchet. Ser^es. II, 208.]
1552. Motor. Qui meut ou remue, esmouveur, remueur.
(Gh. Estienne. Dict. Latinogallicmn, 840 b.)
1581. Les remueurs de mesnage et brouilleurs de cartes ne
peurent venir ä chef de leur Intention.
(DHistoire de France, 452.)
Renaissant. [1572. De La Porte. Epithefes.]
1550. D'un piain sault le renaissant Soleil
Monte ä cheval.
{Ödes de Ronsard, 138 b.)
Bequerant Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne 151
Rendurcir, se [1549. K. Estienne.]
1547. Le fer . . . s'il est chauffe . . . il devieudra . . . malleablc
. . . mais si Ion le laisse refroidir . . . il se rendurcira.
{Architecture . . . de . . . Vitruve, 8 a.)
Benflement. [XYI« s. 0. de Serres. VIT, 3.]
1553. J'ay veu en la marche d'Ancone im vieil temple, situc cn
terre platte, leqiiel estoit ä demy enterre par le reiißement de la
planure d'alentour.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 13 a.)
Rengainer. [1549. R. Estienue. Dict. frang.-latin.]
1546. Keferre ensem vaginae. ßenc/ainer^ remettre en la g-aiue.
(K. Estienue. D/'ct. Latinogallicum^ 442 a.)
Renovatrice. [1812, Mozin. Dict. franc.-allemand.]
1555. La graude Jane, femme de lanus, premiere Renovatrice de
l'humain lignage apres le Deluge.
(F. de Billon. Le Fort i^iexpugnable, 122 b.)
Rentraire. [1549. R. Estienne. Dict. Francoislatin.]
1537. Je sgay rentraire et regrater.
{Anciennes Foesies francoyses. XIII, 179)
RSordonner. [1587. La Noue. Disc. polit. 22.]
1568. Et ce, ä flu de ne douner temps ä TEmpereur de reor-
donner, et redresser ses forces.
{F. Guicciard/n. Hist. d' Italic, trad. H. Chomedey, 367 b.)
Repiquer. [1549. R, Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Repungere. Repoindre et repiquer.
(R. Estienne. Dict. LatinogaUicum, 627.)
1546. Si [le nain] repique son roussin.
(Palmerin d' Olive., 168 a.)
Repudier. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.']
1488. Nous lisons aulcunesfois les escriptures : les unes pour les
savoir, les aultres pour les repudier.
{La Mer des Histoires. l, 36 b, edit. 1491.)
1538. Dimittere uxorem. Laisser sa femme, la repudier.
(R. Estienne. Dict. LatinogaUicum, 220 a.)
Requerant. [1606. Nicot.]
1488. Autigouus . . . tousjours esconduissoit les requerans et
leur refusoit leurs demandes.
{La Mer des Histoires. II, 37 a, edit. 1491.)
152 Hiigues Vaganay Besection
Resection. [Neologisme.]
1552. Reseclio. Rongnemeat, resection.
(Ch. Estieune. Dict. Latinogallicum, 1153 a.)
Resequer. [1512. L. Lassere. Vie de St. Hierosme, dans Delboulle.
Recueil.']
1479. Celluy pechie est de Sainte Eglise reprouve et celliii qui
en use est d'icelle resecqiie et coppe et aiissi de Dieu.
{Le Ihre des snins Anges^ 1. IV, ch. 34.)
Resine.
1488. En Galaad est trouvee resine.
{La Mer des Histoires. \, 75 c, edit. 1491.)
Resipiscence. [1611. Cotgrave,]
1550. Le semblable faisoit une sienne fille qui tenoit du nalurel
des frferes, laquelle apres sa resipiscence jura . . . de ne reposer
jamais de bon cueur, qu'elle n'eust fait trespasser cruellement ce
meurdrier.
{Primaleon, trad. Veruassal, 3 a.)
1584 Ceux qui sont totalement, et ä double rebras incorrigibles,
on n'attend ny espere [d'eux] aucune resipiscence et ameliorement.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 201 b.)
Resistant. [Neologisme.]
1557. Le foudre . . . brise, et met en poudre leg corps de plus
resistente duretö.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
Philosophigues, 258 a, edit. 1587.)
Risolnble. [1577. Du Verdier. Div. Legons^ dans Delboulle. RecueiL]
1503. Excroissances . . . les unes sont aussi resolubles, les autres non.
{Le Guidon en francoys.^ 135 b, edit. 1520; 124 c, edit. 1534.)
Respecter. [XVI« s. Montaigne. T, 38.]
1560. Faites ce que je vous conseille sans respecter aucunement
le Demon.
{Zomire, trad. I. Millet, I, 54 H.)
Ressemblant. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1503. Jesu qu'ilz estoieut aucunes maladies des yeulx qui estoient
moult convenables et ressemblantes es autres membres.
{Le Guidon en francoys^ 255 d, edit. 1534.)
Ressouvenir. [XVI® s. Montaigne II, 12.]
1552. Un resouvenir des choses Celestes.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier, IIa, edit. 1587.)
Bctioijradation Pour rilistoirc du Fianyais Modcnio 153
Eestrictif. [16P0. Fnretiere.]
1503 Ligature restrictive du flux du sang.
{Le Guidon en francoys, 184 d, edit. 1534.)
Bestrief ion. (1549. E. Estienne. Dici. francois-latin.]
1488. Parcite et restridion faitc par necessite est remedc et
medecine contre perte et dommaig-e.
{La Mer des Histoires. II, 16 c, edit. 1491.)
Resulter. [1611. Cotgrave.]
1488. Lequel nombre . . . remlte et est fait du iiombrc des hcures
de iij jours naturelz multiplies iij fois ])ar xxiiij.
{La Mer des Histoires. I, 31 d, edit. 1491.)
Betentismiit. [1552. Ch.Estieune, dansDelboulle. Recueilde vieuxmots.^ nis.J
1546. Saxa resonautia. Ifesounaas, retentissans.
(R. Estienne. Dict. LatinogalUcum^ 1109 b.)
Beticence. [1611. Cotgrave.]
1552. Reticentia. Quaud on se taist d'nue chose qu'on debvoit
dire, reticence, ou silence.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1158 b.)
Betomber. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Reeidere. Recbeoir, retomber.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 611 a.)
Befrecissement. [XVI« s. Pare. XX, 17.]
1547. La frize . . . devra estre justement egalee au restrecisse-
ment du bout d'enbault de la colonne.
{Architecture . . . de . . . Vitnive, 53 b.)
BHrocSder. [1550. Roussat. Estat et niutac. des temps, dans Delboulie.
Becueil de vieux mots, ms.]
1503. II est impossible que teile mutiere puisse rHrockler.
{Le Guidon en francoys, 93 d, edit. 1534.)
BHrogradation. [1550. Roussiat. Estat et mutac. des temps., dans Del-
boulie. Becueil de vieux mots, ms.]
1488. Teile retrogradafion et reculement du soleil fust h Ezechie
seul apparent et non point auitre part.
{La Mer des Histoires. I, 191 c, edit. 1491.)
1547. Les plauetes de Mercure et Venus ... fönt en leursvoyages
des retrogradations ou reeullemens.
{Vitruve Architecture, trad. I. Martin, 125 b.)
154 Hugues Vaganay Betrograder
Betrograder. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1488. öaturne . . . nuist plus en rHrogradant et recnlant qiie en
pröcedant et alant droit.
[La Mer des Histoires. l, 42 d, 6dit. 1491.)
1547. Les susdites Estoilles se retrogradent et retardeut par fois.
(Vifruve. Architectiire, trad. I. Martin, 126 a.)
Revocahle.
1549. Si de son arc fort et incomparable
Le traiet yssu eust este revocahle.
{Ovide. Metamorphose, trad. F. Habert, m 3 b.)
Revolte. [1549. R. Estieime.]
1546. Ce qiii reste de vostre maison . . . demoiirera en la ville
de paour de revolte, ou trahison.
{Palmer in d' Olive, 215 b.)
Revomir. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Revomere. Revomir, ou souvent vomir.
(R. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 634 a.)
Rhumatisant. [N6ologisme.]
1503. Flux d'humeur reumatizante.
{Le Guidon en francoys, 81 c, edit. 1534.)
Ricaneur.
1555. Les pauvres Ricaneurs seroient plus froidz que platre.
(F. de Billon. Le Fort inexpugnable, 148 a.)
Rigide. [1542. P. de Changy, dans Delboulle. Recueil.]
1523. Les malades et ancieus g-elides
Peuvent monstrer dessus roehes rigides
Les cours cbemins.
{Parthenice Marione., trad. J. de Mortieres, 28 b.)
Riposte. [1636. Chapelain. Lettres, dans Delboulle. Recueil.]
1584. Jesus Christ nous a enseigne . . . comment . . . nous nous
devons estranger . , . des flateurs, en une risiioste qu'il donna k uu
jeune komme.
{Quevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 128 a.)
Roboratif. [1680. Furetiere.]
1501. Je pourroye plus amplement parier de la vertu et effica-
cite dudict pain Celeste vivificatif et roboratif.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, f 3 a.)
Robustcment. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-latin.]
1538. Pancratice. Robustement.
(R. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 514 a.)
Eouffissant roiir THistoire du Fian^-ais Muden.e 155
liondeur. [1539. II. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1488. Ciclus . . . signifie cerclc et rondeur.
{La Mer des Histoires, I, 78 d, edit. 1491.)
1503. Les deux autres muscles mouvent Toeil selon ya rondeur.
{Le Guidon en fraiicoys, 49 b, edit. 1534.)
1538. Orbis pilae. La rondeur.
(R. EstieDne. Dict. Laünogallicum.^ 507 b.)
Eonflement. [1630. Monet. Abrege du parallele.]
1555. Chansons . . . non moins armoiiieuses que le ronßement
des nerfs d'animaux esteuduz sur divers iiistruments de musique.
(P. Belon, Histoire de la nature des oyseaux., 49.)
Rongeur. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1546. Exesor. Mang-eur, rongeur.
(R Estienne. Dict. LatinogaUicum, 466 b.)
Eoquette, [1539. R. E^^tienue. Dict. frang.-latin.]
1538. Eruca herba. De la roquette.
(R. Estienne. Dict. LatinogaUicum., 235 b.)
Eosaire. [1611. Cotgrave.]
1588. Les XV Mysteres du Eosaire . . . par le seigneur de
Betencourt.
(Brunet. Manuel du Libraire. Suppl., I, 121.)
1594. C'est uu Chapeau de fleurs, tissu mystiquement
De RoseS; et de Lys, pource communement
Chappellet ou le nomme, et Eosaire, et Coronne.
(M. Coyssard. Sommaire de la doctr. ehrest, en vers., 117.)
Eotonde. [1556. G. Du Clioul, daus Delboulle. Eecueil.]
1488. Ung temple . . . nomme pantheon . . . maintenant est une
eglise . . . nommee saiucte Marie la rotonde.
{La Mer des Histoires. 11, 84 b, edit. 1491).
Eottde. [1541, J. Canappe, dans Delboulle. Eecueil.]
1503. La palle ou rolule du geuoil.
{Le Guidon en francotjs., 74 c, edit. 1534.)
Eougedtre. [1545. G. Gueroult. Hist. des plantes, dans Delboulle. Eecueil.]
1488. Thola ... est interprete vermeil ou rougastre.
[La Mer des Histoins. l, 138 d, edit. 1491.)
Eougissant. [1611. Colgrave.]
1550. 0 pueelle plus tendre
Qu'un beau bouton vermeil;
156 Hugues Vaganay Rouillcr
Quo le rosier eng-endre
Au lever du soleil,
D'uiie part verdissant,
De l'autre rougissant.
{Ödes de Ronsard^ 68 a.)
1552. Le Soleil au matiu se descouvre en une lumiere rougissante.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier, 21 a, edit. 1587.)
1555. Ah Bassar, je te voi, et tes yeux roiigissans.
{Les Meslanges de P. de Ronsard, 21 a.)
1583. Le pourpre rougissant de l'oeillefc a maints plis.
(Du Bartas. La Sepmaine 285, edit. 1585.)
Eouiller. [XVI« s. J. Du Bellay. Begrefs, 46, edit. 1569.]
1547. Hz sc roidllenf,, et fout avec le temps pourrir le bois.
{L'Ärchitecture • . . de . . . Vitruve, 64 b.)
2 Aoust 1553. Les pbilosophes aflferment que si le fer est couvert
d'une paste de ceruse, plastre, et poix foudue, jamais il ne se roaille.
{Albert. Archltecture, trad. L Martin, 48 b.)
BouiUare. [1525. Lefevre d'Etaples. Noiw. Test. Matth. VI, 19.]
1488. S'il [le fer] n'est hante la rouilleure le mengust et ronge.
{La Mer des Hisfoires. II, 50 c, edit. 1491.)
Boüir.
1552. Macerare. Amollir et atteudrir en l'eaue, . . . roiiir.
(Ch. Estienne. Dicf. Latinogallicum, 787 a.)
Roidement. [1539. R. Estienne. Dict. franc.-lat/n.]
1538. Volutatus. Roulemeni. Veautrement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 751 a.)
Bousselet. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1538. Rufulus. Bousselet.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 637 a.)
Boiwrir. [XVP s. Pare.]
1547. Les Rhodiens mettent en des muys . . . puis estouppent
... les gueules ... et certain temps apres viennent ä les r' ouvrir,
{Archltecture . . . de . . . Vitruve, 109 a.;
1548. {Amadis. VIH, 91b.)
Budenture. [1611. Cotgrave.]
1553. Aucuns anssi emplissoient de rudenfures la tierce partie
des stries.
{V Archltecture . . . du Seigneur L. B. Albert, 139 b.)
Sucre sainct Poiir l'IIistoire du FraiiQtiis Moderne [57
Bugissant. [1539. K. Estienne. Dicf. franc.-latin.]
1538. Freiideus leo. Bugissant.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 303 a.)
•
Bugosite. [XVI« s. Pare. I, 29.]
1503. Vray est que aux rugositez du foye est coutinuel sang.
{Le Guidon en francoys, 39 d, edit. 1534.)
Buisselanf. [XVP— XYII« s. Desportes. Am. cTHipi). 32.]
1488. Avec ce y est veue nne fontaine ruissillant et courant dont
il buvoyent.
{La Mer des Histoires. I, 157 a, edit. 1491.)
Bnminant.
1555. Des bestes ruminantes, les unes ont deiix estomachs.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux, 7G.)
Buptoire. [XVI« s. Pare. V, 10.]
1503. On leur met dessus ruptoire de calce et sapone comme Halya.
{Le Guidon en francoys^ .249 c, edit. 1534.)
Sabbat/que. [1611. Cotgrave.]
1591. La riviere [appellee] Habbathique ä raison da sejttiöme
jour que les Juifs appellent Sabbath, ou jour du repos.
(S. Goulart. Commentaires sur la Sepmaine, 177.)
Saccagetnent. [1587. La Noue. Discours politiques, 2.]
1570. Meurtres, rapines, bruslemens, pilleries, voleries et saecage-
mens affligeaus toute la terre.
{La Cite de Dieu^ trad. G. Hervet. I, 77 a, E.)
Saccageur. [XVI« s. J. Du Bellay. Trad. d'une ode de Buchanan.]
1553. Saccageurs, lesquelz l'avoieut pille [1' eglise sainct Pierre
de Home.]
{Albert. Architecture, trad. L Marliu, 2G b.)
Sacramentaire. [1611. Cotgrave.]
1581. II [Henry II] vit brusler quelques heretiques sacrammtaires.
{U Histoire de LVance, 45, anno 1549.)
1584. Nos Sacrementaires commettent deux . . . crimes, . . . lors
qu'ils se moequent des sacremens.
(Benedicti. Somme des peches, 59, edit. 1595.)
Sacre sainct.
1488. En ce lieu estoient mises les choses sacrees sainctes et
dedi6es ä Dien.
{La Mer des Histoires. I, 129 d, edit. 1491.)
158 Hngues Vaganay Sacrosainct
Sacrosainct. [XVP s. Montaigue. I, 46.]
1570. Lesqiiels Tribuns [du peiiple] seroient sacrosa/'ncts^ c'est
ä dire, consaciez.
•{La Cite de Bleu, trad. G. Hervet. I, 55 a, C.)
Safrane. [1549. R. Estienne. Did. fratig.-latin.]
1546. Luteus panis. Saffranni et jaulne, ou pain bis.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicicm, 751 a.)
SaletS. [1611. Ootgrave.]
1572. En la religiou chrestienne plus grand' salete est-il d'avoir
Tarne tangeuse, que les sonliers chargez de poussiere.
{Guevare.MontdeCalvaire, trad. Belle-Forest, l,^3b,edit.lbl4.)
Salive.
1488. Aulcuns d'iceulx par leur salive sanent et garissent les
membres envenimez.
{La Mer des Histotres. I, 63 d, edit. 1491.)
1503. C'est ehose difficile ü consolider pour la salive.
{Le Guidon en francoys, 223 b, edit. 1534.)
SalpetrL |1611. Cotgrave.]
1583. Les doubles canons, qui mirent par le choc de leur sal-
petre foudre Les murailles de Rhode et de Beigrade en poudre.
{La Sepmaine de G. de Saluste, 151, edit. 1585.)
Saluade. [1611. Cotgrave.]
1584, Si d'aventure il trouvent une salüade manque, . . . cela
leur cause un million de fatigues et ennuis.
{Guevarre. Epistres dorees^ IV, trad. J. de Barraud, 174 b.)
Saluhre. [1552. Ch. Estienne, daus Delboulle. RecneiL]
1488. II [Themistodes] savoit aulcune chose moult saluhre et
utile ä la chose publique.
[La Mer des Histoires. 11, 20 a, edit. 1491.)
Salubrite. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Becueil.]
1488. La cite [de Paris] est riche, j)aisible, congrue et bien con-
venable aux estudians pour la salubrite de Fair et du fleuve de Saine
couraut par dedens.
{La Mer des Histoires. 1, 64 b, edit. 1491.)
Sandaraque. [1611. Cotgrave.]
1547. Terre d'oii Ton tire la Sandaraque, autrement Orpin rouge
ou Massicot.
{Vitruve, trad. J. Martin, 114b.)
1559. Le Genevre produit une gomme semblable au maslic, que,
mal toutesfois, on appelle Sandaraca, et le verny des escrivains.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 66 b.)
Satyrique Pour l'Histoire du Fiangais Moderne 159
Sanyiiinaire. [1564. J. Tliierry. Biet, franc.-lat/n.]
1503. Le chilus se prepare aux vciues mescraiques affin que au
foye se face mieulx la masse sanyiiinaire.
{Le Guidon en francoys, 59 d, klit. 1534.)
Sanie. [Vers 1520. J. Coeurot, dans Delboulle, BecueiL\
1503. Corruption de membre ... est faicte par voye de xanie
et pourriture.
{Le Guidon en francoys^ 87 e, edit. 1534).
Sansonnet. [1539. Marot. Eyloyue au roi.\
1537. Nectz sansonnefz sonnaDS sur buyssonnetz.
(Molinet. Faictz et dictz, 51 a.)
Saper. |XVP s. Rabelais. V, 1.]
1547. Tortues . . . qui se fönt pour sapper une muraille.
{Vitruve. Archifectitre^ trad. I. Martin, 152b.)
1552. Fodere miiriim. Ceper une muraille, la ronipre et desmolir
QU miner par le pied. Aucims dient Saper.
(Ch. Estienne. Dict. Latinoyallicum, 847 b.)
Sapeur. [1611. Cotgrave.]
1547. Ces tortues ne recoyveut les coupz ä piain, . . . si que les
Sappeurs estans dessoubz en soient defenduz, et gardez du peril.
{Vitruve. Architecture, trad. \. Martin, 152b.)
Sarcler.
1538. Runcare. Sarcler en remuant la terre.
(R. Estienne. Dict. Latinoyallicum, 638 a.)
Sarcleiir. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1538. Sartor. Sarcleur, ou bineur.
(R. Estienne. Dict. LatinoyaUicum, 643 b.)
' Sarmenteux. [1567. J. Grevin. Contrepoisons, dans Delboulle. Recueil
de vieux mots, ms.]
1559. Le Poterion ... est une grande plante, qui ha les brauches
loügues, molles, sarmenteuses.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 251 b.)
Satyrique. [XVI® s. Amyot. Auf eine, 98.]
1488. Homme satyrique reprehenseur et moequeur.
{La Mer des Histoires. II, 36 d, edit. 1491.)
1523. Satyriques sout les gens ou livres qui mordent et rc])rennent
les vices.
{Parthenice Mariane, trad. J. de MortiereS; 28 a.)
löO Hugues Vaganay Saumone
Saumone. [1611. Cotgrave.]
1582. Par ce fleuve de Meuse viennent encor de la mer les
Saulmons, et Triiites saubnonnees.
{L. Guicciardm. Description des Pdisbas, trad. F. de Belle-
Forest, 22.)
Scandaleusement. [1642. Oudiii.]
1579. Convaincus . . . d'avoir tousjoiirs scandaleusement vescii.
(Vignier. Sommaire de Vhistoire des Fratigois^ 49.)
Scintillation. [1611. Cotgrave.]
1552. Scintillatio. Estincellement, scintillation.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum ^ 1189 a.)
Sciure. [1539. R. Estienne. D/cf. frang.-latin.]
1538. Lanugo. De la scieiire, la pouldre qui chet quand ou scie,
ou quand on perce d'ung tariere.
(ß. Estienne. Dicf. Latinogallicum^ 411 a.)
Scorie. [1555. B. Aneau. Tresor de Evonime, dans Delboulle. Recueil]
1553. II y a grauds mouceaux de Scories, qui est ce qu'on dit
eu FrauQois excröment de mötal.
(Belon. Observations, 148; edit. 1588.)
Scrofule. [1545. G. Gueroult. Hisf. des plantes^ dans Delboulle. Becueil.]
1503. De flegme dit vitreum et gypseum sont faitz tous noudz
durs et scroplmles.
{Le Guidon en francois, 120 b, edit. 1534.)
1503. Comme est dit de scrophulles.
{Ibid., 139 b.)
1503. Rogier met aux escrophylles emplastrum.
{Le Guidon en francoys, 125 a, 6dit. 1534.)
Scrofideux.
1503. De flegme corrumpu et pourri sont engendrees fistulles et
ulcerations scrophuleuses.
{Le Guidon en francois^ 120 b, edit. 1534.)
Scruter. [XVIII« s. Vauvenargues. Espr. 91.]
1501. Vehemente application de l'entendement ä les scruter et
penetrer jusques ä la doulce mouelle des sens.
(Le Roy. Le Livre de la Femme forte, t 4 a.)
1523. Plustost est done necessaire scruter
Si Ton pourroit louanges inventer.
{Farthenice Mariane, trad. J. de Mortieres, 8 b.)
Seminaire Poiir l'IIistoire du FraiiQais Moderne Ißj^
Scurrilement. [XVI« s. dans Delboulle. Recueil.]
1552. Scurriliter. Eu fagon d'an plaisanteur, scurrilemoit.
(Ch. Estieune. Dict. Latinoyallicum, 1192 a.)
Scurrillte. [1546. J. de Gaigny, dans Delboulle. Recueil.]
1501. II se laisse aller et abandonne k oysivet(!!S scurrilites,
curiositez.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, a 7 a.)
Secouement. [1539. R. Est. Dict. Francohlatin.]
1538. Quassus. Esbranlement, secouement.
(R. Estieune. Dict. Latinoyallicum, 600 b.)
Section. [1564. E. Forcadel. Elements d'Euclide, p. 4.]
1555. Diette, ne just, ne section de vene
Ne me sauroient garir.
{Continuation des Amoiirs de P. de Ronsard, 39.)
1561. Principales sections et parties de la terre liabitee.
{Zonare., trad. I. de Maumont, 453 E.)
Shurite. [XVI« s. Montaigne. III, 13.]
1501. 0 royaulme bieneurö auquel y a certaine securiti et sure
transquillite.
(Le Roy. Le Livre de la Femme forte, r 8 a.)
Sedentaire. [XVP s. Montaigne. I, 24.]
(? 1568). 1582. II ordonna en fin que ce Conseil demoureroit
stable, et sedentaire en ceste ville.
(L. Guicciardin. Description du Pais-Bas^ trad. F. de Belle-
Forest, 239.)
Semainier. [XVP 8. Bonivard. Advis et devis. Idolatrie, p. 69.]
1488. Salomon edifia trente petites maisons ... et servoyent
aux sepmainiers pour coucher et manger.
{La Mer des Histoires. I, 132 a, ödit. 1491.)
Semillant. [1564. J. Thierry. Dict. franr.-latin.]
1546. Lascivns . . . Semillant, saffre, follastre, enjouö.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 720 a.)
1555. La mygnonne et semyllante grace de la gente . . . Damoy-
selle de Rohan.
(F. de Billon. Le Fort inexpugnable, 139 b.)
Shninaire. [XVI«— XVIP s. 0. de Serres. VI, 7.]
1570. Cecy estoit le commencement, et comme 8i vous disiez,
l'engence et siminaire de l'Eglise de Dieu.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 311 b, B, 6dit. 1578.)
Romanische Forschungou XXXH. W
162 Hugues Vaganay Semoneer
15
84. L'avarlce est le semlnaire de tous viees.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 94 b.)
Semoneer. [1611. Cotgrave.]
1542. Assemblee . . . oii toutes las heiles dames et damoyselles
de la contr^e furent semonces.
{Amadis. III, 61 a.)
Sententieusement. [1555. De La Bouthiere. Des prodiges, dans Delboulle.
Becueil.]
1552. Sententiose. Avec bonne g-race et bon enseignement,
sententieusement.
(Ch. Estienne, Dict. Latinogallicum^ 1203 a.)
Septihnement. [1529. G. Tory. Cliampfleury, 14 b.]
1479. Voir Neufviesmement.
1488. Premierement . . . Seeondement . . . Tiercement . . . Quarte-
ment . . . Quintement . . . Sextement . . . Septiesmement.
{La Mer des Histoires. I, 108 b, edit. 1491.)
Sepulcral.
1548. (Th. Sebillet. Art Poetiqiie, p. 104, edit. Gaiffe.)
Seraphique. [XVP s, N. du Fall, daus Delboulle. Becueil.]
1488. Mistiquemeut et figurativement par les peaulx de Salomon
est entendue räme seraphique, c'est ä dire de romme devot et aust^re
en abstinences.
{La Mer des Histoires. I, 100 d, edit. 1491.)
1501. L'amour seraphique est ineessable et infiuible.
•(Le Roy. Le livre de la Femme forte, g 8 b.)
Seringuer. [XVP s. Pare. IX, 14. |
1547. L'esprit de l'air chasse ou seringiiS en la eonque.
( Vitruve. Architecture, trad. I. Martin, 144 b.)
Servilite. [XVHI«' s.]
1542 Anthoiue . . . faisoit maintes choses assez follement : et en
aueuues passoit tous les autres de viriiite, en aucunes erra graude-
ment par servilite, et esgallement usoit de magnificence et servilite.
{Dien historien, trad. Cl. Deroziers, 181 a.)
Sesamoide.
1552. Sesamoides. Du sesamoides.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1209 b.)
Selon. [XVI« s. Pare. V, 30.]
1503. Avec ventouses et setons ou avec cauteres.
{Le Guidon en francoys, 135 c, 6dit. 1491.)
Sinapisme Pour l'Histoire du Franjais Moderne 163
Sextant. [1556. R. Le Blanc. Si(bt/ltt^, dan8 Delboulle. Recueil de vieux
mots, ms.]
1553. Un Sextant (c'est ü dire demy pied, qui vault six poulces.
{Albert. Architecture, trad. I. Martiu, 19 b.)
Siderctl. [XVP s. Rabelais. I, 10.]
1520. Julies Caesar . . . applicqua l'au au cours du soleil . . .
si que la raison de or en apres mieulx quadrast et plus congrue
Selon la disposition skleralle fust es caleudes de Janvier.
{Suetone, trad. G. Michel, 18 b, edit. 1541.)
Sifflant.
1552. Voix aigue et sifflante.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier^ dans ses Discours
2Jhilosophiqties, 25 b; 6dit. 1587.)
Siliade. [1773. Buequet.]
1557. La Guesde cultivee a . . . siliqmdes loug-ues.
(Dodoens. Hist. des Plantes^ trad. Ch. de l'Escluse, 51.)
Silvain. [1539. Marot. Eglogue au roi^
1488. Les silvains sont ainsy nomme, pource qu'ilz sont silvestres
et saulvaiges.
{La Mer des Histoires. \, 28 c, edit. 1491.)
Shnilaire. [XVI^ 8. Pare. Introduction, 4.]
1555. Les os, les cartilages, la gresse, la mouelle, les membraueS;
les ligaments, et la chair sont parties similaires, c'est ä dire simples.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux^ 36.)
Simoniaque.
1488. De luy [Symon magus] est pris et dirive ce mol simonie
et simoniaque pour celluy qni vend ou acLfete les clioses es])irituelles.
(La Mer des Histoires. U, 12 a, edit. 1491.)
Sinapise. Sinupiser. [XVP s. Rabelais. 11; prologiie.]
1503. Nous appliquous une peau de mouton . . . toute chaulde
sinapisee avecque ponldre de roses et de myrthe.
{Le Guidon en frn)icof/s^ 94 d, edit. 1534.)
1503. S'il est necessite, aprös rembrocation, y sinapiser dessus
pourdre de rosis et de murcie.
(Lbid., 166 b.)
Sinapisme. [XVI« s. Pare, XX, 5.]
1572. II faut . . . leur appliqucr par tout le corps alternative-
ment des dropacismes, et sinapistnes.
{Comm. de Matthiolus sur Diosc., trad. Du Pinet, 584 b.)
11*
164 Hugues Vaganay Singulariser
Singulariser. |1597. Ph. Bosqnier, dans Delboulle. Recueil.]
1555. Naturelle siogularite, singulierement singularisSe par le
singulier des singuliers, pour plus singuliere singularite.
(F. de Billon. Le Fort inexpugtiable, 139 b.)
Sinueux. [XVI« s. Pare. V, 10.]
1552. Sinuosus. Qui va en tortuant, qui ha beaucoup de destours,
sinueux, flexueux.
(Ch. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 1217 b.)
SinuosiU.
1552. Vadosi sinus. Les sinuositez et flexuositez ou tortuositez et
voltigements ou virements de l'eaue marine et des ondes.
(Ch. Estienne. Dlct. LatinogalUcum^ 1217 b.)
Sociahle. [XVP s. Amyot. Fgrrhus, 18.]
1552. Sociabilis. Qui s'accompaigne et se Joint aiseement a un
autre, compaignable, sociable, associable.
(Ch. Estienne. Dict. Ijatinogallicum, 1220 b.)
Solde. [1611. Cotgrave.]
1568. Les autres [compagnies] qui s'estoient mises ä sa solde,
. . . s'estoient vilainement revoltees contre luy.
{F. Guicciardin. Hist. d'ltalie, trad. H. Chomedey, 269 a.)
Solecisme. [1530. G. Tory. Champßeurg, 8 b.]
1488. Les eloquentes manieres de parier , . . des latins difförent
des barbarismes et soloecismes, c'est ä dire de la vicieuse latinite et
corruption de langaige des hommes rüdes et mal instruitz.
{La Mer des Histoires, I, 91 c, edit. 1491.)
Solida irement. [1596. J. de Basmaison. Cout. d'Äuvergne^ dans Delboulle.
Becueil.]
(Jugement du lOjuillet 1581, dans 1596. Guenoys. Con-
ference des coustumes . . . de France, 391 b.)
Solide. [1539. R. Estienne. Dict. fratic.-latiti.]
1538. Solidus. Solide, massif, plein.
(R. Estienne. Dict. LatinogalUcum, 664 a.)
Som2)fuosite. [1512. J. Le Maire, dans Delboulle. Becueil-.]
1488. II y a peche en sumptuosite de vestemens.
[La Mer des Histoires. I, 24 b, edit. 1491.)
Sonorite. [1554. Ch. Fontaine. Quintil Horatian, dans Delboulle, Recueil.]
1488. ,Lequel eigne chantoit par teile sonorite et melodie qua
tout le Circuit y prenoit grande plaisance.
(La Mer des Histoires. II, 22 b, ödit. 1491.)
Specifique Pour l'Histoire du Fraugais Moderne 1C5
Soporatif. [1586. P. Le Loyer. i//s^. c^esspec^res, dans Delboulle. lleciieil.]
1580. Les herles soporatives sont lu mandrag-ore, le pavot, . . .
(Bodin. Demonomanie, 233 a, edit. 1582.)
Sorbier. [1557. Ch. de L'Ecluse. Hist. des lüantes^ 510.]
1553. Les autiques . . . ne tenoient peu de compte ... du Säule,
du Charme, du Sorbier ou Cormier, du Sureau, et du Figuier.
{Albert. Ärchitecture, trad. I. Martin, 28 a.)
Sordide. |XVI« s. Pare. V, 27.]
1503. Se asthas est sordide je y adjouste mel.
{Le Giädou en francoys^ 223 b, edit. 1534.)
Sornette. [1542, dans Du Gange.]
1538. Faeetiae. Railleries, plaisanteries, . . ., sornette.
(R. Estienne. Did. Latinogallicum, 278 a.)
Sortablement. fXVI« s. Montaigne. I, 1.]
4 Febvrier 1583. Mouseigneur, le sujet de cet oeuvre a . . .
sortablemejit favorise mes desseins.
(Pantaleon Thevenin, dans La Sepmaine de G. de Saluste, 235.)
Souler.
1546. Asseurez vous que vostre corps ne sera süffisant ä saouler
la bestialitö des Hongres, qui ont conjur6 vostre mort.
{Palmerin d'Olive, 172 b.)
Soupape. 2. [XVI« s. B. Palissy, 137.]
1547. Les boutz d'embas sont eneloz eu certaines Soupapes.
( Vitruve. Ärchitecture., trad. L Martin, 145 b.)
Souriceau. [1562. Du Pinet. Rist. nat. de Pline, dans Delboulle. Recueil.]
1552. Musculus. Petite soris, sorisseau^ petit rat, raton.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 848 a.)
SousmaUre. [1611. Cotgrave.]
1546. Hypodidascalus. Soubmaistre, ung second maistre.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 603 b.)
Soussigne.
1568. Une bule soubsignee du College des Cardinaulx.
{F. Guicciardin. Hist. d' Italic, trad. H. Chomedey, 11 a.)
Souvent.
1501. Voir Rememorer.
Specifique. [1516. Miroir his/or. de France, dans Delboulle. Recueil.]
1503. Une propriete occulte et spicifique.
{Le Guidon en francoys, 181 d, edit. 1534.)
Ißß Hugues Vagauay Specifiqtiement
Specifiquement. [XVI® 8. Montaigne. III, 13.]
1503. Raisons et diffiuitions essencialement et spScifiquement
diifereus.
{Le Guidon en francoys, 101 a, edit. 1534.)
Speculum. [XVl^ s. Parc. Introd. 2.]
1503. Instrument dit speculum duquel la forme est en regardant
au soleil, comme dit Haly.
(Le Guidon en francoys, 222 a, edit. 1534.)
Spiritiieux. [XVP s. Pare. I, lO.J
1503. Le sang eonteuu en ycelle [artere] est plus spumeux et
spiritueux et subtil.
{Le Guidon en francoys, 184 c, edit. 1534.)
Spoliaieur. [1549. U. Estienne.]
1488. II [Hismael] fust predateur et spoliateur des hommes habitant
ou dösert Pbaran.
{La Mer des Histoires. I, 100 c, edit. 1491.)
Spumeux. [XVP s. Pare. YHI, 32.]
1503. Voir Spiritueux.
Squelette. [1573. Pare. Monstres, app. 2.]
1552. L'un nous renvoie ä un dieu Mercure et ä sa lyre de
quatre ou de sept cordes, ou au scclefte de sa tortue.
(Pontus de Tyard. Solifaire second, dans ses Discours philo-
sophiques^ 41 b, edit. 1587.)
Stahle. [1549. R. Estienne.]
1523. Le fort et stable
Larix qu'est bois au feu impenetrable.
{Parthenice Mariane, trad. J. de Mortieres, 4 b.)
StigmatizL [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Eecueil.]
1546. Stigmaticus. Fiatre, stigmatize^ cicatrize.
(ß. Estienne. Dict. Latinügallicum, 1195 b.)
Sto'ique. [1520. J. Fabri. Rhetor., dans Delboulle. Becueil.]
1488. II y eut ung aultre philosophe uomme Dyogenes qui estoit
stoique.
{La Mer des Histoires, II, 26 a, edit. 1491.)
Sto'iquement. [1570. Cit^ de Dieu, trad. G. Hervet, dans Delboulle. Eecueil.]
1555. Proposition . . . vertueusement et sto'iquement mouvante la
Vertu.
(Billon. Le Fort inexpugnable, 171 b.)
Suffumigation Pour l'IIistoire du Frau^aia Modeine 1G7
Strictement.
1503. Tiercement est dit aulcun humeur cru strictement pour une
espece de flegme innaturel.
(Le Giiidon en francoys^ 121 c, 6dit. 1534.)
Stupefactif. [XVIo s. Parö. VII, 7.J
1503. Medecines narcotiques et stupifaciives.
{Le Guidon en francoys^ 99 b, cdit. 1534.)
Stupide. [XVI« s. Rabelais. IV, 12.]
1503. II est angoisseux et stupit.
(Le Guidon en francoi/s, 188 c, cdit. 1534.)
Suant. [1549. R. Estieune.]
1546. Apres le souper, . . . entra im Escuyer eu la salle, tout
suant et quasi hors d'aleiue.
{Palmerin d'Olive, 215 a.)
Suavement. [1549. R. Estienne.]
1503. Quant tu vouldras desüer tu le dois faire suavement.
{Le Gaidon en francoys, 165 b, ödit., 1534.)
1523. Amome spiraut Suavement.
{Parthenice Maria7ie, trad. J. de Mortieres, 37 b.)
Subjectivement. [Neologisme.J
1503. L'aposteme subjectivement premier est fait es membres
consemblables et enipesche l'operation d'iceulx.
{Le Guidon en francoys^ 78 c, edit. 1534.)
Subreption. [1611. Cotgrave.]
1538. Subreptio. Subreption.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 681 b.)
Suc. [1539. R. Estienne. Dict. fran^.-latin.]
1488. Et est nommce teile laine succide; pource que eile procede
du Suez et du juz d'icelluy arbre.
{La Mer des Histoires. I, 158 c, 6dit. 1491.)
1538. Succus. Suc, moile.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 685 a.)
Suffumigation. [1574. J.- Tigeon. St. Cypricn, dans Delboulle. Eecueil.]
1490. De commun uscment est faicte suffumigacion avec un blanc
de la döcoction.
{Le Guidon en francoys, y 1 d.)
1552. Vaporatio. Parfüm, suffumigation.^ fomcntation, estuvcment.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1350 b.)
168 Hugiies Vaganay Sufftision
Suffusion. [XV P s. Pare. XV, 34.]
1490. L'umeur albug-inee ... est pour la cause de plusieurs
fantasies semblables et suffitsions.
{Le Guidon eti francoi/s, y 6 a.)
Suinter. [XVI« s. Pare. VIII, 15.]
1553. Des endroitz . . . les autres sont secz du tout et arides,
. . . les autres quasi tousjours moyttes et suintans.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 40 a.)
Superstitieusement. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-lafin.]
1520. Ladeesse Minerve qu'il jDomitian] honoroit superstitieusement.
{Suetone, trad. G. Michel, 273 b, edit. 1541.)
1546. (II. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1226.)
1548. (Tb. Sebillet. Art Poetique, p. 86, edit. Gaiffe.)
Supplantateur. [XVl*' s. J. de Maumont, dans Delboulle. Becueil.]
1488. Jacob ... est interprete supplantateur pour ce qu'eu sa
nativite il prist la plante du pie de son frere.
{La Mer des Histoires. I, 104 b, edit. 1491.)
Supportable. [1572. Amyot. (Euvres morales. TranquilitJ d'awe^ 9.]
1570. Cela seroit aucunement supportable.
{La Cite de Dien, trad. G. Hervet. I, 211 b, C, edit. 1578.)
Suppuratif. [XVI« s. Par6. V, 10.]
1503. Les medecins et cyrurgiens doyvent eviter medecines
suppuratives et saniatives aux apostemes qu'ilz sont faitz aux parties
spirituelles.
{Le Guidon en fraricotjs, 86 c, edit. 1534.)
Suppuration. [1545. G. Gueroult. Hist. des plantes, dans Delboulle.
Reciieil.]
1490. Les jeunes mourent dedans sept jours, car apoines pevent
atteudre la suppuracion.
{Le Guidon en francois^ g 6 a.)
Supputer. [1594. Chronigue bordelaise, dans Delboulle. Becueil.]
1570. La raison des temps diligemment suppiitee, qui est conlenue
en l'histoire des temps, monstre que Piaton . . . nasquit pres de cent
ans apres [Hieremiej.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. ed. 1578. I, 234 b, B.)
Surdite. [XVI« s. J. Du Bellay. Jeux rusfiques.]
15 . . Oultre plus dict Ypocras au quart des amphorismes : que
a quelconques est faicte la sourdite survenante les egestions felleuses
la sourdite repose.
{Le Guidon en francoys, 285 d, edit. 1520.)
Susvientionne Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne 169
Siiret. [1560, dans Delboulle. Ixecue'iL]
1559. La greue de la Dcnt de chien Parnasaifiue, est desiccativc
de saveur surette.
{Dioscoride, trad. M. Matbee, 355 a.)
Surgir. 1, [1564. J. Thierry. D/'ct. franc.-latin.]
2 Aoust 1553. Pour veoir et advertir combien de voyles peiiveut
surgir en mer.
{Alber f. Architecture, trad. I. Martin, 74 a.)
Surhumain. [XVI« s. Montaigne. II, 12, cdit. 1595.]
1584. La theorie et contemplation des eboses divines et surhu-
maines.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraiid, 16.)
1586. Ils [les Juifs] pouvoient bien penser qu'il y avoit quelque
chose de surhumain eu luy [Jesus Cbrist.]
(I. Lambert. Discours evangeliques^ I, 167 a.)
Surintendance. [1606. Nicot.J
1556. On luy donneroit [ä Narses] une surintendance de femmes
pour leur distribuer la tascbe de leurs fusees.
{Deux livres de Paul jEmi/le, trad. S. de Montbiers, 35 a.)
1584. Ils ont cbarge et surintendance sur les autres.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 237 a.)
Surintendant. [1569, dans Bevue historique. XIX (1882), p. 15.]
1556. Le Patrice Aetius, personnage de grande valeur, fut ordonne
surintendant au faict des guerres de Pempire.
{Deux liores de Faul JEmyle, trad. S. de Montbiers, 4 b.)
Surmontahle. [1611. Cotgrave.j
1584. La vincible et surmontable [ignorance].
[Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 37 b.)
Surnatur el. [XVI° s. Se deduit de l'existence de Surnaturellement.]
1552. Science universelle des choses naturelles, surnaturelles et
divines.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier, dans ses Discours
2)hilosophiques^ 29 a, cdit. 1587.)
Susmentionne.
1555. La susineniionnee Koyne de Navarre.
(Billou. Le Fort inexpugnable, 34 a.)
170 Hugues Vaganay Suturj
Suture. [XVP s. Pare. IV, 43.]
1555. Qii'on tue lel oyseaii qu'on voudra, et qu'on luy rascle
diligemment Tos de la teste . . . on ne luy voirra aucunes coustures,
ou sutures manifestes au test.
(P. Belon. Histoire de la nature des oyseaux^ 38.)
Symbole. [XV1° s. Kabelais. IV, 33.]
1488. Ceste norme fut eu grec apjjellee Symbole qui vault autant
en frangoys comme morseau ou portion.
{La Mer des Histoires, II, 75 d, edit. 1491.)
Symptomatiqiie. [XV P s. Pare. XX, 35.]
1503. L'accident sinthomatique douloureux.
{Le Guidon en francoys, 234 c, edit. 1534.)
Symptome. [XVP s. Rabelais. IV, 63.]
1503. Les sinthomes de la nuque sont semblables aux sinthomes
du cerveau.
{Le Giiidon en francoys, 139 c, edit. 1534.)
Synode. [XVP s. Calvin. Instit. ehr. IV, VII, 8.]
1519. Le sinode Coustantinian lequel fut faiet par les Grecz.
{B. Platine. Les Vies, 155 b, edit. 1551.)
Sijnodique. [XVIP s. Rohault. Fhys. dans Richelet.]
1556. Le mois lunaire, s'il est synodique, [s'estendj autant que
la lune demeure ä pysser treize signes du eiel.
(Poutus de Tyard. Discours du temps, dans ses Discours
philosophiques^ 348 b, 6dit. 1587.)
Systeme. [1664. Cureau de la Chambre, titre.'\
1552. Je suis prest de vous monstrer la composition de ce Systeme.
(Pontus de Tyard. Solitaire second, dans ses Discours philo-
sophiques, 54 b, edit. 1587.)
Tacitement. [XV«— XVI« s. 0. de St.-Gelais. Eneide., dans Delboulle.
Becueil.]
1488. Les enfans ont baille expressement ou tacitement aulcun
consentement.
{La Mer des Histoires. I, 97 b, edit. 1491.)
Tarentelle.
1553 La musique guerit du venin des Tarenfelles.
(Albert. Architecture, trad. I. Martin, 9 a.)
Tavelure. [1564. J. Thierry. Dict. franr.-latin.]
1546. Varietas. Variete, diversite, bigarrure de couleurs, tavelure,
tacheture, grivolure.
(R. Estienne. Dict, Latinogallicum, 1299 b.)
Ternissure Poiir l'Histoire du Fran^ais Moderuc 171
1552. Macula. Tacbe, maciile, souilleure, honnlssure, tavelure.
(Cb. Estieiine. Did. Latinogallicum, 787 b.)
1561. La Tavelure ou tacbes.
{Zonare, trad. I. de Maumont, 457 A.)
Temperament. [XV!« s. Pare. Introd. 4.]
1559. Entre tels mödicamens le Plantain tient le principal lieii.
Ce qiii procede i)ar la convenancc et mesiire de sou temperament.
(Dioscoride, trad. M. Matbee, 193 b.)
Temperatiire. [1539. R. Estienne. Dlcf. franc.-lat/n.]
1538. Temperatura ferri. Temperatiire.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 701 b.)
Temporaire. [1589. Saiut-Julien. Meslanges hist. p. 141.]
1556. Autres beures sont inegales, temporaires.
(Pontus de Tyard. Discours du temps, dans ses Discours
philosophi'pies, 340 b, edit. 1587.)
Tenace. [XVI° s. Pare. XX, 27.]
1501. Cler et vif enteudement, tenace memoire.
(F. Le Roy. Le Livre de la Femme forte, c 1 a.)
Tinacite. [1516. Guill.Micbel. Eghguesde Virgile, dansDelbouUe. Recueil.]
1488. Claude . . . estoit bomme bien civil, doulx, debonnaire,
sage et discret, mais escbars et de grande teuacite.
(La Mer des Histoires. 11, 74 c, edit. 1491.)
1503. Tenacite et viscosite.
(Le Guidon en francoys.^ 121 c, edit. 1534.)
Tenancier. [XVP— XVII« s. D'Aubigne. Foeneste. I, 1.]
1596. II suffit au vassal ou tenancier^ se trausporter ;i l'bostel.
(Guenoys. Conference des coustumes . . . de France, 252 b.)
Tension. [XVI° s. Parö. V, 3.]
llliO. Los signes conimuns de .spasme sont difficulte de mouve-
meut des membres, tencion et contraction.
[Le Guidon en francois^ k 5 a.)
Tenuite. [1526, dans Du Gange]
1490. 11 convieut que il decline i)lu8 ä tenuite et ä froideur.
[Le Guidon en francois, e 4 b.)
Ternissure. [1549. R. Estienne. Dict. franr.-latiti.]
1546. Livor. Couleur retirant sur celle d'une meurtrissure, ou de
plomb. Ternissure.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 740 a.)
172 Hiigiies Vaganay Terrassement
Terrassenienf. [XVI" s. Pasquier. Recherches, dans La Curne.]
1547. Que ce terrassement . . . n'ayt moins de six doygtz de mesiire.
( Vitruve. Architecture, trad. I, Martin, 102 a.)
Terrasser. 2.
1581. Le premier assault terrassa plus de six vingts des Protestans.
{UHisfoire de France, 422.)
Terreux.
1553. Les ouvriers oe fönt compte de toutes pierres trop terreiises.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 33 a.)
Texture. [1541. J. Canuppe, dans Delboulle. Recueil.]
1488. En Flandies a . . . grans ouvriers en l'art de lanifice, de
textures^ de draperie.
{La Mer des Histoires. I, 64 b, edit. 1491.)
1503. Le nerf et le ligament sont divisez en plusieurs villes ou
filz desquelz est faict une texture en fasson d'ung filet.
{Le Guidon en francoys.^ 36 d, edit. 1534.)
Theätral. [1562. Baston de la foy., dans Delboulle. Recueil.]
1520. Jeu de la herpe, tragedies et saltations et danses theatrallea.
{Suetone, trad. G. Michel, 196 a, 6dit. 1541.)
Theorie. [1611. Cotgrave.]
1584. Voir Surhuraain.
Theriacal.
1559. Cestuy cy [Diptam] se met . . . dans les medecines theria-
cales, qui se fönt coutre les venins des serpens.
{Bioscoride, trad. M. Math^e, 263 a.)
Theriaque. [1611. Cotgrave.J
1559. L'on la met [l'herbe du Persil] dans les mödicamens sedatifs
des doleurs, dans les theriagues, et dans les remedes qui se fönt
contre la toux.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 282 b.)
Tigette. [1564. J. Thierry. Dict. frang.-latin.]
1559. Ses tigettes [de l'herbe ä viu] sont fort chargees degrene,
presques semblables ä raisins bien pleins, qui ne fleurissent jamais,
d'odeur de vin, et soef.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 313 a.)
Timide. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1546. Hz conclurent d'aller sur Constantinople . . . pour n'estre
ditz . . . trop couards et timides.
{Palmer in d' Olive, 170 a.)
Tracasser Pour l'Histoirc du Fran^ais Moderne 173
Timidement. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.']
ir)42. Chascun selou l'iaterest propre usoieut d'uucuus audu-
cieusement, et d'aiitres timideeinent.
{Dion hisiorien, trad. Cl. Deroziers, G9 b.)
Tintement. [1539. R. Estienue. Dict. frang.-latin^
1490. Ceulx qui compreignent les sons fantastiqiies pliivieux et
clers et sibleniens ou tintement ont ou souffrent per mutaciou d'oye-
ment comme dit Avicemie.
{Le Guidon en francois, y 7 a.)
Tirailler. [apres 1576. Baif. Mimes, dans Delboiille. ReciieiL]
1574. Jesus Christ portoit sa robe deschiree ;i force de la tii-ailler.
{Guevare. Mont de Calvaire, trad. Belle-Forest. I, 117.)
Tolerablement. [1549. R. EstieDne.]
1548. (Th. Sebillet. Art Poetigtw, p. 19, edit. Gaiffe.)
Topographie. [XVI^ s. Pasquier. Recherches, dans Delboulle. RecueiL]
1553. Je n'ay vouln omettre quelques topographies et particuli-
eres descriptions des lieux qui m'ont semble memorables.
(Belon. Observations, ä 4, edit. 1588.)
Torpeur. [XVIIl« s.]
1488. Par torpeur et paresse ilz [les hommes] se ennichilent et
deviennent a ruine plus que par exercitation et labour.
{La Mer des Histoires. II, 50 c, edit. 1491.)
Torpille. [1539. R. Estieune. Dict. framylatin.]
1538. Torpedo. Une sorte de poisson qu'on appelle une torpile.
(R. Estienne. Dict. Latinogalliciim, 712 a)
Tortillement. [XVI« s. Par6. XH, 2.]
1547. Tortillemens de cordages.
(Vitriwe. Architecture, trad. I. Martin, 135a.)
Tournebroche. [1680. Ricbelet.]
1581. Mesraes ils le tenoient lic comme un chien, et luy faisoient
tourner la brocbe . . . Finalement apres l'avoir fait tournebroche . . .
l'estranglerent.
{L'Histoire de France, 522.)
Tourne-main. [1611. Cotgrave.]
1583. Dans moins d'un tourne-main.
{La Sepmaine de G. de Saluste, 184, edit. 1585.)
Tracasser.
14 . . {(Euvres de G. Alexis, ed. Piaget-Picot, t. II, p. 31G.)
174 Hugues Vaganay Trachee artere
Trachee arßre. [XVI« s. Pare. VI, 6.]
1503. Quant il est necessite de transglutir la viande, eile [la
vuula] tombe dessus la trachee arüre affin que la viaude n'entre dedens.
{Le Guidon en francoys^ 52 a, edit. 1534.)
Traotion. [1611. Cotg-rave.]
1503. Le renvoyemeut de la matiere hors du corps ... est ac-
compli . . . par voye de impulsion, on de transmissioo, ou de tradion.
{Le Guidon en francoys^ 93 a, edit. 1534.)
Trafiqiieur.
1550. Je suis le traßqueur des Muses
Et de leurs biens maistres du tens.
(Ronsard, ödes, 27 b.)
Tragicomique.
1624. (Le Grand Dictionnaire des Binies francoises, 114 b.)
Trainoir. [1611. Cotgrave.]
1552. Traba. Une sorte de charette, un trainoir, une traine, un
traineau.
(Ch. Estienne. Dict. Laünogallicum^ 1324 b.)
Transcendental. [1704. Trevoux.J
1503. Univocation transcendentale.
{Le Guidon en francoys, 156 b, edit. 1534.)
Transcription. [1584, J. Duret. Cout. du Bourbonnais, dans Delboulle.
Recueil.]
1570. C'est une chose merveilleuse k dire, quelle variete il y
avoit en ces livres . . . comme si c'estoit une Interpretation, et non
pas une transcription d'une copie.
{La Cite de Dieu., trad. G. Hervet. I, a 5 d, D, 6dit. 1578.)
Transparence. [1578. Belleforest. Histoire prodigieuse, dans Delboulle.
RecueiL]
1551. La terre que nous cheminons est autre chose que ciel, et
autre ebose l'aer qui circuyst et environne ces transparences et ceste
tönebrosite.
{Les Dialogues de M. Speron Sjjerone^ trad. C. Gruget, 17 a.)
1559. L'huylle crasse se juge par sa viseosite, et la subtile par
sa transparence.
{Dioscoride., trad. M. Matbee, 31 b.)
Iranspiration. [1541. J. Canappe, dans Delb. Rec\
1503. Tel repercussif applique sus la cbair contuse sera cause
de retenir le sang illec et prohibant la resolution et transpiration
dudict sang conculqne.
{Le Guidon en francoys, 180 d, edit. 1534.]
Tremhlotant Pour l'Histoire du Fian^ais Moderne 175
Transpirer. [XVI« s. Pare. XVI, lt.]
1503. Lti matifere assemblee dedans le uerf coiivenablcment iie
se peult transpirer ne resouldre coinine fait aux aiiltrcs ])laies.
(Le Guidon en francoys, 201 b, edit. 1534.)
Transplanter. [1564. J. Thierry. Dict. frcmr.-latin.]
1528. [Laictues soutj en febvrier sernees pour les transplanter
en avril.
[Platine de honneste volupfe, trad. Chrispol, 39 d.)
1552. Transducere arbores. Trausposer et planter de lieu en aiitre,
transplanter.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1327 b.)
1559. Le Panaees Heraelien ... est transplante en pliisieurs
jardins d'Italie par singularite.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 274 a.)
Transposition. [XVI« s. Pare. IV, 6.]
1488. Les aultres [moiistres] ont transfiguratiou et transposition
de lieu.
[La Mer des Histoires. I, 34 b, 6dit. 1491.)
1503. Et n'est aultre chose recursus sinon transposition.
(Le Giddon en francoi/s, 93 a, edit. 1534.)
1559. Le vray Asaron c'est l'herbe que en vulgaire l'on nomme
Cabaret, par uuc transpositioti de lettre, comme si Ton voiiloit dire,
Bacchar.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 13 b.)
Transversal. [XVI« s. Pare. I, 8.]
1503. Deux muscles transversaulx.
{Le Guidon en francoys, 48 c, edit. 1534.)
Transversalement. [XVIe s. Pare. I, 8.]
1490. La ratelle . . . embrace transversallement restomac.
{Le Guidon en francois, c 8 d.)
Transverse. [XVI« s. Pare. I, 1.]
1503. Quatre positioiis des muscles sont, c'est assavoir droicte,
trayisverse et deux obliques.
{Le Guidon en francoys., 30 c, edit. 1534.)
Tremhlotant. [XVI° s. Pare. XVIIl, 41.]
1557. Mouvement, duquel ila vont tremhlotant continuellement.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans sen Discours
philosophiques, 251 b, 6dit. 1587.)
176 Hugues Vaganay Tremhlotement
Tremblotement. [XVI« s. Pare. XX bis, 6.]
1553. Cest estomac . . . par fois agit^ d'un tremblotement dous.
(Miiret, daus Les Amonrs de Ronsard, 27.)
1585. L'assidu tremhlotement des fueilles.
(P. Thevenin, dans La Sepmaine de G. de Sahiste, 288.)
Trepan. [XVP s. Pare. III, 3.]
1490. Les propres [instrumens] sont comme trepanes k la teste.
{Le Guidon en francois, a 3 e.)
Triangulaire. [1530. G. Tory. Ckampßeury. dans DelbouUe. Recueü.]
1488. Ceste cite d'Acre est garnie de murs merveilleux, de tours,
fossez et barbacanes inexpugnables ayant forme triangulaire comme
ung bouclier et escu.
{La Mer des Histoires. l, 143 a, edit. 1491.)
1503. Les ungs [musclesj sont de figure triangulaire.
[Le Guidon en francoys., 37 b, edit. 1534.)
Tribunat. [XVI« s. Amyot. Marius, 4.]
1520. Les sentteurs petiteurs du tribunat.
{Suetone, trad. G. Michel, 64 b, edit. 1541.)
Triennal. [1584. J. Duret. Coufusmes du Bourbonnais, dans Delboulle,
RecueiL]
1552. Trienniiim. L'espace de trois ans, espace triennal.
(Ch. Estienne. Dlct. Latinogallicum^ 1334 a.)
1574. Les Thebains de trois ans en trois ans celebroient les
sacres ä Bacchus, . . . lesquels . . . ont este appellez . . . ä raison
des annees Trieteriques ou triennaux.
{La Cite de Dieu, trad. G. Hervet. I, 206 b, B, 6dit. 1578.)
1. Triplement. [XVI« s. Pare. XV, 28.J
1490. La cause d'estiomenus est la destruction de la vie au
membre et est faicte triplement.
{Le Guidon en francois, e 6 a.)
Troesne.
1546. Ligustrum. Du troesne.
(R. Estienne, Dicf. Latinogallicum^ 735 a.)
Troisihnement. [1690. Furetifere.]
1584. Voir Cinquiemement.
Trompeteur. [1611. Cotgrave.]
1552. Tubicen. Un trompeteur.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 1338 a.)
üniformement Pour l'Histoiie du Fran^ais Moderne 177
Trophee. [XV«— XVI« s. 0. de St-Gelais. Eneide, dans Delboulle. Recueil]
1488. Les filz de victoiie sont pompe, troplUe et triumphe.
{La Mer des Hystoires. l, 47 a, 6dit. 1491.)
Tropologique. [XVI« 8. Rabelais. III, 38.)
14 . . {(Euvres de G. Alexis, M. Fiaget-Picot, t, I, p. 340.)
1488. S'il est pris pour la vie active et contemplative, c'est le
sens tropologique et inoral.
{La Mer des Hystoires. l, 1 b, 6dit. 1491.)
TuUreux. [XVI« s. Pare. Lntrod, 21.]
1490. Apres consid^re sa face [du lepreux] ses ßourcillez s'ilz
sont despillez et tuberoux.
{Le Guidon en francois^ s 7 d.)
Tuherosite. [XVI« s. Pare. I, 8.]
1503. Le premier [signe öquivoeque de lepre] est duresse et
tubirosite.
{Le Guidon en francoys, 241 d, 6dit. 1534.)
Tuf. [XVI« 8. Rabelais. II, 30.]
1530. Quant ilz sont approehez de celle masse, ilz en couppeut
avec coingnees, comme l'ou feroit d'ung tuf ou d'une pierre moUe.
{Diodore, trad. Cl. de Seyssel, 79 b.)
Turpitude. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Recueil.]
14 . . {(Eiwres de G. Alexis, Sd. Piaget-Picot., t. FI, p. 19.)
1488. Ou saerifice dudit Bachus . . . pour les turpitudes et des-
honnestetez, qui s'i faisoyent, le Söuat fist inhibitiou et deffense de
non plus ainsy sacrifier.
{La Mer des Histoires. I, 50 b, edit. 1491.)
Typographique.
1560. Le louable exercice de nostre vacation Typographique.
{Chroniques de Zonare, trad. I. Millet. I „L'Imprimeur
[Mace Bonhome] aux Lecteurs benevoles".)
JJlcereux. [1554. B. Aneau. Tresor de Evonime, dans Delboulle. Eecueil.]
1490. Et [consid^re bien] s'il [le lepreux] est rougneux et j)lain
de prurit serpigineux et tilcereux.
{Le Guidon en francois, s 8 a.)
üniformement. [1530. G. Tory, dans Delboulle. Recueil.]
1503. Le flegme . . . demeure six beures in falsa quiete et le
sang üniformement tousjours.
{Le Guidon en francoys, 85 b, 6dit. 1534.)
Romanische Forschungen XXXII. 12
178 Hugues Vaganay ünivocation
TJnivocation.
1503, Nous avons ünivocation logicale, phisiquale et metaphisiquale.
{Le Guidon en francoys^ 156 b, 6dit. 1534).
Univoque. [XV® — XV!® s. J. Le Maire, dans Delboulle. Recueil.]
1503. Le terme analogue est moyen entre Vunivoque et l'equivoque.
{Le Guidon en francoys, 156 b, edit. 1534.)
Uranoscope. [1597 „oiiranoseope". G. Bouchet. Serees. II, p. 17.]
1591. PoissoDS . . . comme . . . Saragon, Canthare, Uranoscope^
et autres.
(S. Goulart. Commentaires sur la Sepmaine, 335.)
Usuellement.
1559. La grene [de la poivrette] se met usuellement dans le pain.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 291 a.)
üsufruitier. [1611. Cotgrave.]
1552. Fructuarius. Usufruictier, qui ha Fusufruict de quelque
chose, qui ha droiet d'en preudre et cueillir les fruicts, la propriöte
appartenant ä un autre.
(Ch. Estienne. Dict. Latinogallicum, 382 b.)
Usurairement. [1690. Furetiere.]
1584. Biens . . . usurairement aequis.
(Benedieti. Somme des pechez, 706, edit. 1595.)
Usure 2. [1539. R. Estienne. Dict. franr.-latin.]
1538. Attritus calceamentorum. Usure de souliers.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 77 a.)
VariabilitS.
1530. Si pourroit quelcun raisonnablement en ce cas recongnoistre
la variabiliti et inequalite de fortune.
{Diodore, trad. Gl. de Seyssel, 97 b.)
Varicose. [1541. J. Canappe, dans Delboulle. Recueil.]
1490. Hernia carnosa . . . est dit . . . selirotique comme varicose
qui est nom nouveau.
(Le Guidon en francois, i 2 b.)
VegStant. [1636. Descartes. Mith. V, 4.]
1557. La puissance vegetante est infuse dans les plantes.
(Pontus de Tyard. Le Premier Curieux, dans ses Discours
philosophiques, 204 a, edit. 1587.)
Vehemence. [1504. J. Le Maire, dans Delboulle. EecueiL]
1488. La vehemence des passious.
{La Mer des Eistoires. I, 96 b, 6dit. 1491.)
Verseur Pour l'Histoire du Frangais Moderne 179
Veineux. [XVP s. Parö. U, 11.]
1559. Un boys veneux.
{Dioscoride, trad. M. Math^e, 18 a.)
Vendangeur.
1546. Legulus. Cueilleur, ou vendangeur.
(R. Estienne. DicL Latinogallicum., 752 b.)
Veneneiix. [1552. Ch. Estienne, dans DelbouUe. Recueil.]
1503. En uostre corps se peult engendrer chose veneneuse ainsi
que dit Avicenne.
(Le Guidon en francoys, 109 d, edit. 1534.)
1549. Contre vous sa langue veneneuse
Objecte chose excecrable et honteuse.
(Ovide. Metamorphose, trad. F. Habert, B 4 a.)
Ventricule. [XVI« s. Pare. II, 12.]
1503. Ou sinistre ventricule du eueur sont engendrez les esperitz
de vie.
{Le Guidon en francoys^ 184 a, edit. 1534.)
Ventru. [1552. Ch. Estienne, dans DelbouUe. BecueiL]
1490. La secoude [maniere de appareiller les corps mors] est la
plus propre pour les gras et vetitrus.
{Le Guidon en francois, V 3 c.)
Verdet. [XVI« s. L. Guyon, dans DelbouUe. BecueiL]
1503. Humeur . . . semblable au verdet.
{Le Guidon en francoys, 117 a, edit. 1534.)
Verdissant. [XVIIl« s. Beaumarchais. Mar. de Figaro. 1, 2.]
1550. Les honneurs de la pröe,
Des beaus prez l'honneur verdissant.
{ödes de Ronsard, 84 a.)
Veridique. [XV® — XVP s. J. Le Maire, dans DelbouUe. BecueiL]
1488. C'est uue plannte veridique signifiant gaing, joye, bonne
fortune, et f^licit6.
{La Mer des Histoires, I, 43 b, edit. 1491.)
Vermiculaire. [XVI« s. Pare. IV, 40.]
1559. La Styrax vermiculaire.
{Dioscoride, trad. M. Mathee, 51 a.)
Verseur. [1552. [Sic! lire 1582] Virgile, trad. R. et A. D'Aigneaux, dans
DelbouUe. BecueiL]
1547. L'Aquarius ou verseur d'eau est audessus de la teste
d'icelluy Pegasus.
( Vitruve. Architecture^ trad. I. Martin, 128 a.)
12*
180 Hugues Vaganay Versißcateur
Versificateur. [1545. A. Le Magon. Decameron, dans Delboulle. RecueiL]
1488. En la preseuce de Alixandre vint une fois aulcun versi-
ßcateur.
(La Mer des Histoires. II, 25 b, edit. 1491.)
Versification. [1680. Richelet.]
1548. De la Homere, de la Hesiode, de la Pindare resentirent
entre les Grecz admiration et louenge de leur divine versification.
(Th. Sebillet. Art poStique, p. 13, edit. Gaiffe.)
Vert^bre. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1503. Coneavitez dictes pixides ou boetes esquelles sont receuz
les boutz des os des cuisses ditz vertebres.
{Le Guidon en francoys^ 67 d, edit. 1534.)
Vertement. [1611. Cotgrave.]
1583. Avec le temps le jus vertement aigre
Se fait moust, le moust vin, et le bon vin vinaigre.
(La Sepmaine de G. de Saluste, 119; edit. 1585.)
Vertical. [1557. J. Bassantin. Astron. Discours., dans Godefroy. Compl.]
1556. Les jours . . . sont de plus admirable mesure ä ceux qui
ont le Pole vertical.
(Pontus de Tyard. Discours du tetnps., dans ses Discours
philosophiques, 343 a, edit. 1587.)
Vertigineux. [XVI« s. Pare. XXIII, 36.]
1503. Les maniaques et scotomiques et vertigineux.
(Le Guidon en francoys, 304 c, ^dit. 1534.)
1572. Ils deviennent vertigineux, tornans et rollans tousjours
les yeux.
{Comm. deMatthiolus sur Dioscoride,trad.'DwYmQi,h^A3i.)
Visication. [XVI« s. Pare. XV, 26.]
1490. Les signes de charboncle qiii commence sont rougeur,
brumeur, citrinite, durtö ... et vesication ä l'environ.
(Le Guidon en francois, e 4 b.)
Vestibüle. [XVn« s. Saci. Bible, Jeremie. XXXVIII, 28.]
1553. Vestibüle, que nous disons avantportail.
[Albert. Architecture, trad. I. Martin, 188 a.)
festige. [1552. Ch. Estienne, dans Delboulle. Becueil.]
1488. Ouquel mont [de Thabor] sont aujourd'uy veu les vesfiges
de trois tabernacles, qui a Tappetit de sainct Pierre avoyent este fais.
(La Mer des Histoires. I, 148 a, edit. 1491.)
Virevolter Pour l'Histoire du Fran^ais Moderne i8i
1501. Par les cieatures aiusy que i)ar auchuns degrez et vestiges
on vieut a la congnoissance du Createur.
(F. Le Koy. Le Livre de la. Femme forte, c 6 a.)
1543. Tu as cousiderc les vestiges de mes piedz.
[Hetires de N. D., trad. G. Cailleau, 124 a.)
1551. Infortunez, lesquelz . . . consomment leur vie en triste
ojsivete, laissaiit d'eulx telz vestiges en la memoire des hommes, que
le vent qui soufle, en laisse parmy Taer.
{Les Dialogues de m. Speron Sperone^ trad. C. Gruget, 43 a.)
Viahle. [1549. R, Estienne. Dict. franc.-latin.]
1546. Foetus vitales. Viables.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 540 b.)
Vicegerent. | Neologisme.]
1488. Legatz apostoliques vicegh-entz du Sainct Pfere.
{La Mer des Histoires. IT, 125 d, 6dit. 1491).
Vieillissont. [1626. Simon d'Olive, Actions forenses, dans Delboulle.
Recueil.]
1523 Tout homme absent
Certainement au monde vieillissent
Grans miracles renouvelle et excite.
{Parthenice Mariane, trad. J. de Mortieres, 42 a.)
Vigilant. [XVI® s. Loyal serviteur. I, 20.]
1488. Le premier [filz de Judas] nomme Her est interprete vigilant.
{La Mer des Histoires. 1, 118d, 6dit. 1491.)
1523. Voir Acerbe.
Viperin. |1611. Cotgrave.]
1584. Geste infortunee race est pire que la semence viperine des
idolatrcs et Payens.
{Guevarre. Epistres dorees. IV, trad. J. de Barraud, 117 a.)
Virement. [1549. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1546. Gyrus. Ung tournoyement et entortillement, comme d'ung
serpent qui se plie en rond, tour, circuit, revolution, virement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum., 580 b.)
Virevolter. [1611. Cotgrave.]
1584. Comme eile [Fortune] est oru^e de l'ineonstance feminine,
. . . eile virevolte et tourne la roüe continuellement.
{Guevarre. Epistres dorees., IV, trad. J. de Barraud, 115 a.)
\Q2 Hugues Vaganay Virgule
Virgule. [1552. Ch. Estienne. Dict. Frangois.]
1550. Quand tels Grimmaus De reprenüent d'un poeme que telles
choses; oa . . . une virgule pour un point, ou l'orthographe, lors le
Poete se doit assurer d'avoir bien dit.
(Ronsard. Avertissement au Lecteiir, dans ses Ödes.)
Virilite. [1493. J. Meschinot. Lunettes desprinces, dans Delboulle. Becueil.]
1488. En chaseune des quatre aages nous laissons Dien, c'estas-
savoir en jeunesse, en adolescence, en gravitö ou virilitS, et en viellesse.
{La Mer des Histoires. I, 18 c, edit. 1491.)
Virtuel. [XVEI« s. Logique de Port-Rot/al.]
1503. Et ce fault entendre tant de la chaleur actuelle que de la
chaleur virtuelle et potentialle.
{Le Guidon en francoys^ 200 a, edit. 1534.)
Virtuellement. [1680. Richelet.]
1503. Nous disons que le soleil qui conserve toutes les choses
de ce monde est semblable ä tous virtuellement.
{Le Guidon en Jrancoys, 148 d, edit. 1534.)
Virulence, [1550. Herve Fierabras. Methode chiriirgicale^ dans Delboulle.
Becueil.]
1503. Pustule signifie aposteme auquel se trouve aulcune ulce-
ration ou corrosion gettent aucune virulence.
{Le Guidon en francoys, 107 d, edit. 1534.)
Virulent. [XVI« s. Pare. VI, 21.]
1490. Lac virginal ä embellir et desseicher les pustuUes virulentes
et ä destruire les lentilles.
{Le Guidon en francois, 0 7 d.)
Vitre. [XVI« 8. Par6. XVRI, 80.]
1490. L'umeur vitrie.
[Le Guidon en francois, y 6 a.)
1523. Et les nymphes closes faisoient entrees
Pour le grant froit soubz leurs maisons vitrees.
{Parthenice mariane, trad. J. de Mortieres, 59 a.)
Vitrifier. [1558. Bonaventure Des Periers. Nouvelles. 14.J
1553. Aucuns veulent avoir leurs briques ou quarreaux couvertz
de plomb vitrifie.
{Albert. Architecture, trad. I. Martin, 31 b.)
1553. La pierre . . . trop moytte de sa nature . . . se vitrifie.,
ou reduyt en verre dedans le four.
{Ibid., 33 a.)
Yeuse Pour l'Histoire du Frangais Moderne 183
Vivacite. [1512. J. Le Maire, dans Delboulle. Becueil.]
1488. Qui considöreroit en Demostenes la vigueur et vivacite de
ses yeulx, son terrible visage, . . . il pourroit juger que son oeuvre
estoit parfaicte.
{La Mer des Histoires. E, 28 c, edit. 1491.)
Vivifique. [XVI« b. Rabelais. III, prologue.]
1503. Quant il default ITime est separee du corps parquoy eile
est appellöe chaleur vivißque.
{Le Guidon en francoys, 25 b, edit. 1534.)
Vocahle. [XVI« s. Rabelais. V, 45.]
1548. (Th. Sebillet. Art PoHique, p. 17, 4dit. Gaiffe.)
1550- Ici par un elegant et propre vocahle le poete appelle les
hommes journaliers.
(I. M. P., dans Ödes de Bonsard^ 161 a.)
1552. Je semblerois oisivement . . . parier, vous reniplissant les
oreilles du vocahle Grec ApoUon.
(Pontus de Tyard. Solitaire premier, 21 a, edit. 1587.)
Voltigeatit.
1584. Papillen voltigeant autour de la ehandelle.
(Benedicti. Sotnme des pechez, 17, edit. 1595.)
VoUigement. [1562. DuPinet, Eist. «a^. c?e P/me, dans Delboulle. RecueiL]
1546. Anfraetus levioris equi. VoUigement, quand ung cheval
tourne, court puis gä puis la, contournement.
(R. Estienne. Dict. Latinogallicum, 445 a.)
Volnbilite. [XV«— XVI« s. Cl. de Seyssel, Succes. d'Alex.]
1488. Aulc'uns ont dit que les dictes eaues sont lä sus ä refri-
gerer la cbaleur proeedente de la volnbilite et motion du ciel firoaa-
ment, ce qu'il ne semble pas vray.
{La Mer des Histoires. I, 3 c, edit. 1491.)
Vulgaire. [1539. R. Estienne. Dict. frang.-latin.]
1488. Et puis ou vii« an fut en Iherusalem trouvee l'edition et
translation vulgaire, de laquelle est le translateur ignore, parquoy est
d^nomme Edition vidgaire.
{La Mer des Histoires. II, 36 c, ^dit. 1491.)
Xerophagie.
1586. Ils apelloient les eatholiques d'allors Xerophagie^ c'est ä
dire personne qui ne veut que des cboses secbes.
(I. Lambert. Discours evangeliques. I, 7 b.)
Yeuse. [1600. 0. de Serres. VII, 9.]
1559. Le Fau et \ Yeuse s'anuonibrent es especes du chesne, et
sont de semblable vertu.
{Dioscoride, trad. M. Mathee^ 89 b.)
184 Hugues Vaganay Zoile
Zagaye.
1568. Il fut finalement ... tue d'un coup de zagaye.
{F. Guicciardin. HisL d^Italie, trad. H. Chomedey, 132 a.)
Zoile. [1620. Chron. de Bordeaux, dans Delboulle. ßecueil.]
1553. Les mordantes tenailles de l'injurieux Zoile.
(G. Gueroult, dans Revue d'Histoire de Lyon, t. IX (1910),
p. 50.)
1555. Ocieux et beaudiseur Zoyle.
(Billon. Le Fort inexpiignahle, 163 b.)
1579. Si le Zoile esmeu en vomit ses escumes.
(J. Filleau. La S. Bible reduicte en Epitome.^ a 7 b.)
1580. Les jugemena de plusieurs Zolles, oisifs reprenans.
{Paternelles remonstrances . . . de Bastle^ trad. P. Moreau,
episfre.)
1582. La mesdisance d'un desgoute Zoile.
{La Muse chrestienne, a 3 b.)
1584. Je sgay qu'il ne manquera point de Zolles., d'Äristarques
et de Sycophantes.
{Benedicti. Somme des pechez^ a 2 a, edit. 1595.)
LE CONCUEILLEUR
AUX LECTEURS
BENEVOLES.
SALUT.
Comme de tout temps noz desseings n'oot tendu ä autre but siuon
ä celuy qui concerne la cougnoissance de la Langue frangoyse, et pioffict
des Professeurs d'icelle, en quelque genre de Diseipiine que ce soit:
Aussi nostre labeur n'y a este restlf, et moins uostre diligence espargnöe.
Parquoy (Amys Lecteurs) nous presentous a voz debonnaires yeux ces
Nottes pour seruir ä FHystoire du Fran^oys d'auiourd'huy, disposees
suyuant Tordre alphabetique. Vous supplians les receuoir auee si bon
oeil que toutes choses bonnes meritent, vous priaus aussi que lä ou se
presenteroient quelques fautes d'Impression, de les couurir benignement
Selon voz prudences : considerans que tout homme est subiect ä faillir.
Promettant ou en eest endroict congnoistrons vous avoir pleu, que serons
excitez de plus fort ä perseuerer ä vous offrir choses de mcsme estophe,
pour tousiours de bien en mieux insinuer l'obligation qu'auons k vous
et ä voz semblables : ausquelz nous prions le Dieu treshaut vouloir
conseruer en prosperite le louable vouloir qu'ilz out ä la vertu, et aux
bonnes Lettres. A Dieu.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema
del Cid.
Von
Johannes Adam.
Einleitung.
Im Jahre 1879 veröffentlichte Karl Vollmöller seine Textaus-
gabe des Poema del Cid, die erste, die den modernen Anforde-
rungen, soweit es damals möglich war, entsprach. Glossar und An-
merkungen sollten nach dem Vorwort alsbald folgen, sind aber bis
jetzt noch nicht erschienen. Aufgabe der vorliegenden Arbeit soll es
nun sein, dem bestehenden Mangel, zum Teil wenigstens, abzuhelfen.
Dies schien um so angebrachter, als in der Tat noch kein eingehendes
Glossar zu dem Poema existiert. Andrerseits hat sich gerade in den
letzten Jahrzehnten eine beträchtliche Anzahl von Gelehrten sehr ein-
gehend mit dem Gedichte beschäftigt, wobei manches textliche Rätsel
gelöst wurde. Es dürfte daher von einigem Interesse sein, sich über
die Fortschritte, die die textkritische Forschung bisher gemacht hat,
klar zu werden.
Als Grundlage für die Arbeit diente, nicht ohne Absicht, die er-
wähnte Ausgabe von Vollmöller. Zwar sind seit 1879 bereits vier
weitere Ausgaben zu verzeichnen, nämlich die von Bello, Lidforss,
Huntington und Menendez Pidal, doch schien keine von diesen
sich für die Zwecke des Glossars sonderlich zu eignen: Die kritische
Auegabe Beilos entfernt sich in dem Bestreben, den nach des Ver-
fassers Ansicht ursprünglichen Vers des Gedichtes, den Alexandriner,
wieder herzustellen, oft allzusehr von dem handschriftlichen Texte, ab-
gesehen von der formalen Tatsache, dass die Differenz zwischen der
Numerierung der Verse seines Textes und der in den übrigen neueren
Ausgaben üblichen sich allmählich bis zu etwa 70 Versen steigert.
Auch die Ausgabe von Lidforss schien nicht zweckmässig, da sie
gleichfalls eine grössere Anzjihl von Abweichungen bringt, wenn diese
auch zumeist auf durchaus wahrscheinlichen Konjekturen beruhen.
Ebensowenig eignete sich die Ausgabe Menendez Pidais als Unter-
lage: Sie verfolgt hauptsächlich den Zweck, ein möglichst getreues
Bild von der handschriftlichen Fassung zu geben, um die Textkritik
zu erleichtern, die bis dahin durch die Tatsache ganz bedeutend er-
schwert war, dass nur die eine, verhältnismässig schlecht zugängliche
186 Johannes Adam
Handschrift existierte. Die Ausgabe Vollmöllers dagegen verbessert
doch im allgemeinen wenigstens die gröbsten Fehler und bietet einen
recht übersichtlichen Text. (Huntington weicht von Vollmöller nur
ganz unwesentlich ab.) Selbstverständlich wurde allen irgendwie nötig
erscheinenden Verbesserungsvorschlägen nach Möglichkeit Rechnung
getragen, wie auch auf Grund einer Vergleichung mit der Ausgabe
Menendez Pidais die im Vollmöllerschen Texte noch vorhandenen Irr-
tümer korrigiert wurden.
Leider erhielt der Verfasser erst, als er seine Arbeit nahezu
abgeschlossen hatte, Kenntnis von Menendez Pidais „Cantar de Mio
Cid I", er würde sie sonst schwerlich in Angriif genommen haben,
zumal ein zweiter Band, der den kritischen Text und das Glossar ent-
halten soll, bereits angekündigt wurde. Aber auch in Erwartung dieses
zweiten Bandes, der nach häufig wiederholter Erfahrung möglicher-
weise doch nicht sobald erscheinen wird, wie dies ursprünglich in der
Absicht des Autors gelegen haben mag, dürfte die vorliegende Arbeit
willkommen sein, besonders da der Verfasser im Anhang u. a. den
Versuch gemacht hat, einen Beitrag zu einer noch in ihren Anfängen
steckenden Wissenschaft zu liefern, deren Bestrebungen ihren Ausdruck
finden in dem Titel ihrer Zeitschrift: „Wörter und Sachen".
Was die deutsche Übersetzung des Poema anlangt, so existiert
zwar eine solche bereits in dem Werke von 0. L. B. Wolff. Jedoch
entstand diese zu einer Zeit, wo man auf die für heutige Verhältnisse
doch recht mangelhafte Ausgabe von San che z angewiesen war, und
wo noch eine grössere Anzahl von Textstellen der richtigen Erklärung
harrte. Zudem musste die Sprache bei dem Bestreben des Übersetzers,
dem Versmasse gerecht zu werden, gar zu oft Gewalt leiden. In der
vorliegenden Übersetzung wurde wenigstens versucht, trotz engster
Anlehnung an den Originaltext den sprachlichen Ausdruck etwas er-
träglicher zu machen. Ist dieses nicht allenthalben geglückt, so mag
man vielleicht des öftern dem Originale die Schuld beimessen. Er-
innert sei nur u. a. etwa an die im Grunde überflüssige Wiederholung
derselben Gedanken und Worte wie in 1041 ff., 2540—56 etc., an die
vielen Umschreibungen einfacher Ausdrücke : pienssan de andar, acoiense
a andar^ se ovo de untar etc., an die sich so oft wiederholenden Sätze
wie : el qne en hiien ora nasco etc. Mag dies auch für die Poesie noch
hingehen, ja vielleicht sogar als ein Charakteristikum der mittelalter-
lichen Epik nicht einmal unangenehm empfunden werden, so wirkt es
doch im einfachen Gewände der Prosa oft störend und ungelenk.
Soweit es dem Verfasser bekannt ist, wurde hier auch zum ersten
Male in einer Übersetzung der Versuch gemacht, die Lücken im Poema
(am Anfange, hinter Vers 2337 und hinter Vers 3507) auszufüllen, und
zwar die erste durch eine genauere Inhaltsangabe der „Hoja perdida"
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 187
von E. de la Barra, die beiden anderen durch eine Übersetzung der
entsprechenden Abschnitte in der Cronica de Veinte Reyes (Menendez
Pidal in Revue Hispanique V), die sich sehr eng an das Poema an-
schliesst.
Möge es dem Verfasser geglückt sein, die weiteren Forschungen
bezüglich des sprachwissenschaftlich bedeutsamen Gedichtes ein wenig
erleichtert zu haben..
Text.
I. Der Cid in der Verbannung^).
Den Anfang unseres Gedichtes, vermutlich das erste Blatt, besitzen
wir nicht mehr. Nach der von E. de la Barra (angeblich?) auf-
gefundenen Hoja perdida del Poema del Cid (die sich indes der Ortho-
graphie nach von unserer Kopie ziemlich stark unterscheidet) gingen
dem Poema, wie wir es jetzt besitzen, noch etwa 57 Verse voraus
folgenden Inhalts: König Alfonso ist nach Andalusien gezogen, um
gegen die dortigen Mauren Krieg zu führen. Der Cid konnte ihn nicht
begleiten, weil er gerade krank darniederlag. Solch günstige Gelegen-
heit Hess sich der Maurenkönig von Toledo nicht entgehen: er brach
mit seinen Truppen in Alfonsos Land ein. Kaum hört der Cid davon,
da hält es ihn nicht mehr auf seinem Lager, er sammelt seine Leute,
greift die Mauren an, schlägt sie in die Flucht und verfolgt sie bis zu
den Mauern von Toledo. Gross ist seine Beute. Doch nun beklagt
sich der König von Toledo bei Alfonso über diese angeblich treulose
Handlung — der Maure hatte nämlich vor Zeiten einen Friedensvertrag
mit Alfonso geschlossen. Daraufhin verbannt der König Alfonso den
Cid, ohne ihn angehört zu haben, bestärkt noch durch die Einflüste-
rungen der Feinde des Helden an seinem Hofe. Der Cid versammelt
seine Leute um sieh, die alle bereit sind, mit ihm in die Verbannung
zu ziehen. In Bivar haben seine Feinde bereits schlimm gehaust. —
Hier setzt unsere Handschrift ein.
"Während ihm die Tränen heftig aus den Augen rannen, wandte er
sein Haupt um und schaute sie an*). Tore sah er offen und Türen
ohne Riegel, Stangen leer, ohne Pelze und Mäntel, ohne Falken und
gemauserte Habichte. Da seufzte der Cid auf, denn er hatte gar schwere
Sorgen. Es sprach der Cid gut und gemessen: ,,Dank Dir, Herr Vater,
der Du in der Höhe bist, das haben meine Feinde mir angerichtet."
1) Die Einteilung des Poema in drei Abschnitte (V. 1 — 1085, 1086—2277,
2278—3734) erfolgte nach dem Vorgange von Lidforss.
2) sus palagios.
188 Johannes Adam
10 Nun schicken sie sich an, davonziireiten, nun lösen sie die Zügel.
Beim Auszug aus Bivur flog ihnen die Krähe zur Rechten, beim Ein-
zug in Burgos zur Linken O- Der Cid zuckte die Achseln und schüt-
telte das Haupt: „Gute Nachricht, Albarffanez, wir sind verbannt!"
Der Cid Ruy Diaz zog in Burgos ein. In seiner Gefolgschaft
führte er sechzig Fähnlein mit sich. Männer und Weiber gingen hinaus,
ihn zu sehen, Bürger und Bürgerinneu stehen an den Fenstern; aus
ihren Augen flössen Tränen, solch grossen Schmerz empfanden sie Mit
20 ihrem Munde taten alle die gleiche Äusserung: „Gott, welch guter Vasall
[wäre er], hätte er einen guten Herrn!" Gern hätten sie ihn eingeladen,
doch niemand w.ngte das: solch grosse Wut hatte der König Alfonso.
Am Abend vorher war ein Schreiben von ihm nach Burgos gekommen,
sorgsam und stark versiegelt, [des Inhalts,] dass niemand dem Cid
Ruy Diaz Unterkunft gewahren solle, und dass der, der es doch täte,
ein wahres Wort erfahren solle, dass er Hab und Gut und dazu die
Augen seines Antlitzes und ausserdem noch Leib und Leben verlieren
30 werde. Gross war der Schmerz des christlichen Volkes; die Leute
verbargen sich vor dem Cid, denn sie wagen es nicht, ihm etwas zu
sagen. Der Campeador wandte sich nach seiner Behausung. Als er
an die Tür kam, fand er sie geschlossen, aus Furcht vor dem König
Alfonso, der es so bestimmt hatte, dass ihm niemand ölTnen sollte,
wenn er sie nicht zerbräche. Die Leute des Cid rufen laut, die drinnen
wollten ihnen nicht antworten. Der Cid gab seinem Pferde die Sporen,
er ritt an die Tür heran, nahm den Fuss aus dem Steigbügel und ver-
setzte ihr einen Tritt. Doch die Tür öff"net sich nicht, denn sie war
40 verschlossen. Ein Kind von nenn Jahren trat vor ihn hin: „Ei, Cam-
peador, zu guter Stunde gürtetet Ihr Euer Schwert um. Der König
hat es verboten, gestern Abend kam sein Sehreiben, sorgsam und stark
versiegelt. Wir möchten es nicht wagen, Euch zu öffnen, noch Euch
aufzunehmen, um keinen Preis, sonst würden wir unsere Habe und
unsere Häuser und überdies noch die Augen unseres Antlitzes ver-
lieren. Cid, durch unser Unglück gewinnt Ihr nichts, doch möge Euch
der Schöpfer schirmen mit allen seinen heiligen Engeln". So sprach
50 das Mägdelein und kehrte zum Hause zurück.
Nun sieht der Cid, dass er des Königs Huld nicht [mehr] besitzt.
Er entfernte sich von der Tür und ritt durch Burgos. Er kam nach
Santa Maria; alsbald stieg er vom Pferde, beugte die Kniee und betete
von Herzen. Nachdem er sein Gebet beendet, stieg er sofort zu Pferde;
er ritt zum Tore hinaus, passierte den Arlangon*). Nahe bei dem
Orte Arlangon lagerte er sich auf der Heide; er Hess das Zelt auf-
1) S. Glossar s. v. corneia.
2) Lies: Arlan^on ]pasava (s. M.P.P. u. Belle).
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poeraa, del Cid 189
schlagen und stieg sogleich ab. Der Cid Ruy Diaz, der zu guter
Stunde sich das Schwert umgürtete, lagerte sich auf der Heide, da
ihn niemand in sein Haus aufnahm; um ihn herum eine wackere Ge-60
folgschaft. Der Cid lagerte sich geradeso; als wenn er sich in einem
Gebirge befände. Drin in Burgos ward ihm verboten Einkäufe zu
machen ; von allen Dingen, die zur Nahrung dienen, würde man nicht
einmal eines Hellers wert ihm zu verkaufen wagen. Martin Antolinez,
der treffliche Burgalese, versorgte den Cid und die Seinen hinreichend
mit Brot und Wein. Er kaufte es nicht, denn er hatte es bei sich.
Mit jeglichen Lebensmitteln hat er sie wohl versorgt. Cid, der Cam-
peador, w^ar zufrieden und alle die übrigen, die in seinem Dienste
stehen. Da sprach Martin Antolinez — ihr werdet hören, was er 70
sagte — : „Wohlan, Campeador, zu guter Stunde wurdet Ihr geboren.
Diese Nacht wollen wir ruhen und am Morgen fortziehen, denn ich
werde verklagt werden, weil ich Euch gedient habe; ich werde den
Zorn des Königs auf mich lenken. Wenn ich mit Euch lebend und
gesund entrinne, wird der König früher oder später mich zum Freunde
haben wollen; sonst schätze ich alles, was ich verlasse, nicht einen
Heller wert." Da sprach der Cid, der zu guter Stunde das Schwert
umgürlete: „Martin Antolinez, Ihr seid ein kühner Degen; wenn ich 80
noch am Leben bin, werde ich Euren Sold verdoppeln. Alles Gold
und Silber habe ich ausgegeben. Ihr seht es wohl, dass ich keine
Schätze mit mir führe und doch wäre das mir nötig für meine ganze
Gefolgschaft. Ich werde es wider Willen tun, freiwillig würde ich
nichts bekommen: Mit Eurer Unterstützung will ich zwei Kästen her-
richten. Wir wollen sie mit Sand anfüllen, — sie werden [dann] sehr
schwer sein — bedeckt mit gepresstem Leder und wohl vernagelt,
das Leder rot und die Nägel gut vergoldet. Geht mir schnell zu
Rachel und Vidas. Da man mir in Burgos den Einkauf verbot und 90
der König mir zürnt, kann ich meine Habe nicht mit mir nehmen,
denn sie ist sehr schwer ; ich werde sie ihnen verpfänden gegen eine
angemessene Summe. Des Nachts sollen sie sie fortholen, damit die
Christen es nicht sehen, doch sehen solls der Schöpfer mit allen seinen
Heiligen. Ich kann nicht anders und tue es ungern."
Minaya Albarfanez verlor keine Zeit. (Er erkundigte sich alsbald
nach Rachel und Vidas)')- Er ritt durch Burgos, trat in das Kastell
ein, nach Rachel und Vidas fragte er schnell. Rachel und Vidas 100
waren beide beisammen, beschäftigt mit der Berechnung der Güter,
die sie erworben hatten. Minaya Albarfanez kam heran, wie sichs
für einen verständigen Mann ziemt, |imd sagte]: „Wo seid Ihr, Rachel
und Vidas, meine lieben Freunde? Ich möchte im geheimen mit Euch
1) Von Lidf. getilgt.
j^90 Johannes Adam
sprecheu." Sie verlieren keine Zeit, alle drei traten beiseite: „Rachel
und Vidas, gebt mir beide Eure Hände darauf, dass Ihr mich vreder
Mauren noch Christen verratet. Ich werde Euch reich machen für
immer, dass Ihr keinen Mangel leiden sollt. Der Campeador hatte es
110 übernommen, Tribut zu erheben. Grosse und sehr zahlreiche Schätze
empfing er; vieles behielt er davon zurück. Deswegen ist es soweit
gekommen; dass er drob angeklagt wurde. Er besitzt zwei Kästen
voll reinen Goldes. Ihr seht nun, dass der König ihm zürnt. Ver-
lassen hat er Güter, Häuser und Paläste. Doch jene kann er nicht
mit sich führen, sonst würden sie bemerkt werden. Der Campeador
wird sie in Eurer Hand lassen; borgt ihm dafür au Geld, was recht
und billig ist. Nehmt die Kästen und bringt sie bei Euch in Sicher-
120heit. Schwört einen heiligen Eid darauf, dass Ihr sie nicht anschaut
dieses ganze Jahr hindurch." Rachel und Vidas beratschlagten sich:
„Wir brauchen durchaus einen kleinen Profit; wir wissen wohl, dass er
etwas gewann, dass er viel Gut mit fortnahm, als er ins Land der
Mauren kam. Nicht schläft ohne Besorgnis, wer gemünztes Gut mit
sich führt. Lasst uns diese beiden Kästen nehmen und sie an einen
Ort bringen, wo sie nicht gesehen werden. — Aber sagt uns doch vom
130 Cid: womit wird er zufrieden sein oder welchen Gewinst wird er uns
geben Jür dies ganze Jahr?" „Der Cid wird das wollen, was recht
und billig ist", antwortete Miuaya Albarfanez, ganz wie es einem ver-
ständigen Manne geziemt. „Um ein Weniges wird er Euch bitten da-
für, dass er seine Habe bei Euch in Sicherheit zurücklässt. Es strömen
ihm von allen Seiten her notleidende Menschen zu. Er braucht
600 Mark." Da sagten Rachel und Vidas: „Wir geben sie ihm gern."
„Ihr seht schon, dass die Nacht hereinbricht, der Cid hat es eilig; wir
haben es nötig, dass Ihr uns das Geld gebt." Da sagten Rachel und
140 Vidas: „So wird der Handel nicht abgemacht, sondern zuerst heisst es
nehmen und dann geben." Minaya Albarfanez sprach: „Des bin ich
zufrieden. Bringt es beide 0 zum berühmten Campeador, und wir
werden Euch helfen — denn so ist es recht und billig — die Kästen
herzuschaffen und bei Euch in Sicherheit zu bringen, so dass weder
Mauren noch Christen es wissen." Rachel und Vidas sagten: „Damit
sind wir zufrieden; sind die Kästen hergebracht, dann nehmt die
600 Mark."
Minaya Albarfanez ritt schnell mit Rachel und Vidas davon, willig
150 und gern. Er gelangt nicht zu der Brücke, sondern er ist durch das
Wasser geritten, damit es von Burgos aus niemand sähe. Siehe, da
sind sie bei dem Zelte des berühmten Campeador. Sowie sie eintraten,
küssten sie dem Cid die Hände. Der Cid lächelte und sagte zu ihnen:
1) S. M.P.P.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 191
„Ei, Rachel und Vidas, habt Ihr mich vergessen? Ich verlasse jetzt
das Land^ denn der König y.iirnt mir. Wie mich bedliukt; werdet Ihr
einmal etwas von meinen Schätzen bekommen. Solange Ihr lebt,
werdet Ihr nicht Schaden leiden." Don Rachel und Vidas kUssten
dem Cid die Hände. Martin Antolinez hat den Vertrag [dahin] ab- 160
geschlossen, dass sie ihm auf jene Kästen 600 Mark gäben und sie ihm
wohl verwahrten bis zum Ende des Jahres; denn darauf hatten sie ihr
Wort gegeben und es ihm geschworen^ dass sie meineidig sein würden,
wenn sie sie vorher ansähen; nicht einen roten Heller würde ihnen
der Cid dann von seiner Beute geben. Da sagte Martin Antolinez:
„Sie mögen die Kästen schnell aufladen. Nehmt sie mit Euch fort
und bringt sie bei Euch in Verwahrung. Ich werde mit Euch gehen,
damit wir das Geld herbringen, denn der Cid muss aufbrechen, ehe
der Hahn kräht". — Beim Aufladen der Kästen hättet Ihr ein grosses 170
Gaudium erleben können. Sie waren nicht imstande sie aufzuladen,
obwohl sie stark waren. Rachel und Vidas freuen sich über das (ver-
meintliche) gemünzte Geld, denn sie waren gemachte Leute, solange
sie lebten. Rachel küsst dem Cid die Hand: „Fürwahr, CamjDcador,
zu guter Stunde gürtetet Ihr Euer Schwert um. Aus Kastilien geht
Ihr zu fremden Völkern. So will es Euer Glück: gross ist Eure Beute;
einen ansehnlichen roten Maurenpelz, o Cid, — ich küsse Eure Hand —
möchte ich als Geschenk haben." „Ist mir recht", sagte der Cid, „so- 180
fort soll es Euch gewährt werden; bringe ichs Euch von dort mit, [so
ist es gut]; wenn nicht, verrechnet es auf die Kästen."
Mitten im Paläste breiteten sie einen Teppich aus, darauf ein
Tuch von feinem Linnen und schneeweiss. Auf einmal legten sie
300 Mark in Silber hin. Don Martin zählte sie; ohne sie zu wägen,
nahm er sie. Die übrigen 300 bezahlten sie ihm in Gold. Fünf
Knappen hat Don Martin bei sich, allen lud er sie auf. Als er dies
getan hatte, hört, was er da sagte: „Nun, Don Rachel und Vidas, in
Euren Händen befinden sich die Kästen. Ich, der Euch diesen Ge- 190
winst verschaffte, hab' mir wohl ein Paar Hosen verdient"*). Rachel
und Vidas sprachen beide beiseite: „Wir wollen ihm ein schönes Ge-
schenk machen, denn er hat uns den Profit verschafft. ,.Martiu Anto-
linez, berühmter Burgalese, ihr verdient es, wir wollen Euch ein schönes
Geschenk verehren, wofür Ihr Euch Hosen, einen kostbaren Pelz und
einen guten Mantel anfertigen lassen mögt. Wir geben Euch als Ge-
schenk 30 Mark. Ihr werdet uns dafür dankbar sein, denn das ist
recht und billig. Gewähren werdet Ihr uns das, was wir festgesetzt
haben." Don Martin dankte dafür und empfing das Geld. Er schickte 200
1) Libro de Alejandro 1037 (Janer): ganar calgas = g. honra 6 provecho,
conseguir alguna veniaja.
192 Johannes Adam
sich ani), aus der Wohnung zu gehen und verabschiedete sich von
beiden. Er ist aus Burgos fortgegangen und hat den Arlangon über-
schritten. Er kani zum Zelte dessen, der unter glücklichen Umständen
geboren wurde. Der Cid empfing ihn mit offenen Armen : „Da kommt
Ihr, mein treuer Vasall, Martin Antolinez. Möchte ich doch noch den
Tag erleben, au dem Ihr etwas von mir habt!" „Ich komme, o Cid,
mit durchaus guter Botschaft. Ihr habt 600 gewonnen und ich 30.
Befehlt, dass man das Zelt abbreche, und lasst uns schnell fortgehen;
210 in San Pero möge der Hahn uns krähen! Wir werden Eure Gattin,
die verständige Ehefrau, sehen, wir werden einen kurzen Aufenthalt
nehmen und dann das Königreich verlassen. Das ist sehr notwendig,
denn der Ablauf der Frist rückt näher."
Nach diesen Worten wird das Zelt abgebrochen. Der Cid und
seine Gefolgschaften reiten in grosser Eile davon. Das Gesicht des
Pferdes wandte er Sankt Marien zu; er erhob seine Rechte, bezeichnete
sein Gesicht mit dem Kreuzeszeichen: „Dir danke ich dafür, o Gott^
der Du Himmel und Erde lenkst. Deine wunderbaren Kräfte, heilige
Maria, mögen mich schützen! Sogleich verlasse ich Kastilien, da der
220 König mir zürnt. Nicht weiss ich, ob ich dort wieder eintreten werde
in allen meinen Tagen. Deine wunderbare Kraft möge mich schützen,
0 Glorreiche, bei meinem Auszuge, und mir beistehen, und mir zu Hilfe
kommen bei Tag und bei Nacht. Wenn Ihr so tun solltet und das
Geschick mir erfüllt wird, dann schicke ich Eurem Altar schöne und
kostbare Geschenke. Ich halte es für meine Pflicht, dort tausend
Messen lesen zu lassen." Es verabschiedete sich der Mann, vollkommen
au Herz und Sinn. Sie lösen die Zügel und denken daran, fortzu-
reiten. Martin Antolinez sagte: „Ich werde meine Gattin wiedersehen
zu meiner grössten Freude, ich werde ihnen zeigen, wie sie werden
230 handeln müssen. Wenn der König [mein Hab und Gut] mir sollte
nehmen wollen, so kümmert mich das wenig Ehe die Sonne zum
Durchbruch kommt, werde ich wieder bei Euch sein."
Martin Antolinez kehrte nach Burgos zurück und der Cid schickte
sich an weiterzureiten, nach San Pero de Cardeila spornstreichs zu
eilen, so schnell er konnte, mit jenen Keltern, die ihm nach seinem
Gefallen dienen. Alsbald krähen die Hähne und die Morgendämme-
rung beginnt durchzubrechen, als der Cid in San Pero ankam. Der Abt
Don Sancho, ein Christ des Schöpfers, betete gerade das Frühgebet
beim Anbruch der Morgendämmerung. Dort befand sich Dona Ximena
240 mit fünf ehrenwerten Frauen, sie beteten zu Sankt Peter und zum
Schöpfer: „Du, der Du alle leitest, schirme Cid, den Campeador!"
Man rief an der Tür, da wussten sie die Neuigkeit. Gott, wie froh
1) Vgl. M.P. I 349 IT.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 193
war der Abt Don Sancho! Mit Lichtern und Kerzen eilten sie in den
Hofraum, mit gar grosser Freude nehmen sie den auf, der unter glück-
lichen Umständen geboren wurde, „ich danke es Gott, mein Cid", sagte
der Abt Don Sancho, „da ich Euch hier sehe, so nehmt meine Gast-
freundschaft an." Da sagte der Cid: „Dank Euch, Herr Abt, ich bin
mit Euch zufrieden. Ich werde Mundvorrat für mich und meine Vasallen
besorgen. Da ich aber ausser Landes gehe, gebe ich Euch 50 Mark; 250
wenn ich noch einige Zeit lebe, sollen sie Euch verdoppelt werden.
Nicht um einen Pfennig Schaden will ich im Kloster verursachen.
Sehet, hier gebe ich Euch 100 Mark für Dona Ximena. Dient ihr,
ihren Töchtern und ihren Frauen dieses Jahr. Zwei Töchter lasse ich
noch sehr jung zurück; nehmt sie in euren Schutz. Euch vertraue ich
sie hier an'), Abt Don Sancho, tragt jegliche Sorge für sie und mein
Weib. Wenn das Geld dafür Euch ausgehen oder wenn Euch etwas
fehlen sollte, so versorgt sie mir gut, das trage ich Euch auf, für 260
eine Mark, die Ihr ausgebt, werde ich dem Kloster vier geben."
Gern hatte es ihm der Abt bewilligt. Sehet, dort kommt Dona Ximena
mit ihren Töchtern. Zwei Frauen führen sie [bei der Hand] und bringen
sie vor ihn. Vor dem Campeador beugte Doiia Ximena beide Kniee,
aus ihren Augen rannen Tränen, sie wollte ihm die Hände küssen.
„Erbarmen, o Campeador, unter glücklichen Umständen wäret Ihr ge-
boren. Durch schlechte Ränkeschmiede seid Ihr aus dem Lande ver-
bannt. Erbarmen^ o Cid, gar vollkommener Kecke! Sehet mich hier
vor Euch, mich und meine Töchter, — Kinder sind sie und noch sehr
jung an Jahren, — zusammen mit diesen meinen Frauen, von denen 270
ich bedient werde. Ich sehe es, dass Ihr im Begriffe seid, fortzugehen
und dass wir uns von Euch fürs Leben trennen müssen. Helft uns
um der Liebe der heiligen Maria willen!" Er fuhr sich mit den Händen
an seinen schönen Bart, seine Töchter nahm er in die Arme |und]
drückte sie an das Herz, denn er liebte sie sehr. Die Tränen rannen
ihm aus den Augen, gar schwer seufzte er: „Fürwahr, Dona Ximena,
mein gar vollkommenes Weib, so sehr wie meine Seele liebte ich Euch.
Ihr seht es schon, dass wii* fürs Leben scheiden müssen, ich werde 280
fortgehen und Ihr werdet verlassen zurückbleiben. Möge es Gott und
der heiligen Maria gefallen, dass ich noch mit meinen Händen diese
meine Töchter verheirate oder, dass er mir Glück verleihe und mich
noch einige Tage leben lasse, und Ihr, o ehrenwertes Weib, von mir
bedient werdet."
Ein grosses Mahl richtet man für den Campeador her. Man läutet
in San Pero die Glocken mit lautem Klang. Über Kastilien hin hört
man die Aufrufe, dass Cid, der Campeador, aus dem Lande geht. Die
1) S. Glossar s. v. aquel.
Romanische Forschungen XXXII, ^3
194 Johannes Adam
290 einen verlassen ihre Häuser, die andern ihre Besitzungen. An jenem
Tage haben sieh 115 Keiter an der Brücke des ArlanQon alle ver-
sammelt. Alle fragen nach Cid, dem Campeador. Martin Antolinez
schloss sich ihnen an^). Sie ziehen nach San Pero hin, wo sich der be-
findet, der z. g. St. geb. w. Als der Cid von Bivar erfuhr, dass seine Ge-
folgschaft wächst, durch die sein Ansehen zunehmen wird, da steigt er
sofort zu Pferde, er ritt hinaus, sie zu empfangen; er lächelte; alle
nahen sich ihm, küssen ihm die Hand. Aus ganzem Herzen sprach
300 der Cid : „Ich bitte Gott, meinen geistigen Vater, dass ich Euch, die
Ihr um meinetwillen Häuser und Besitzungen verlasst, etwas Gutes
tun könne, bevor ich sterbe; dass ich Euch doppelt das wiedergeben
könne, was Ihr verliert." Der Cid war froh, weil er solchen Zuwachs
bekam; es behagte allen andern Leuten, soviele ihrer bei ihm sind.
Sechs Tage von der Frist sind verstrichen, drei Tage haben sie
noch vor sich, wisset, nicht mehr. Der König befahl dem Cid daran
310 zu denken, dass er nicht für Gold noch Silber entkommen könnte,
falls er ihn nach Ablauf der Frist in seinem Lande zu fangen ver-
möchte.
Der Tag ist vergangen, die Nacht begann hereinzubrechen, da
befahl er allen seinen Reitern, sich zu versammeln: „Hört, ihr Männer,
es möge Euch nicht betrüben: wenig Hab und Gut führe ich mit mir,
Euren Teil will ich Euch geben. Erinnert Euch daran, was Ihr zu
tun habt: Am Morgen, wenn die Hähne krähen, zögert nicht, sattelt
die Pferde; in San Pero wird der gute Abt zum Frühgebet läuten, er
wird uns die Messe lesen und zwar die von der heiligen Dreifaltigkeit.
320 Ist die Messe vorbei, dann wollen wir daran denken fortzureiten, denn
das Ende der Frist rückt nahe, wir haben [noch] viel zu reiten." Wie
es der Cid befahl, so müssen es alle tun. Die Nacht geht vorüber,
der Morgen naht. Beim zweiten Hahnenschrei schicken sie sich an
fortzureiten. In gar grosser Eile läutet man zum Frühgebet. Der Cid
und sein Weib gehen zur Kirche. Dona Ximena warf sich auf die
Stufen vor dem Altare hin, sie betete zum Schöpfer, so gut sie kann,
330 dass Gott Cid, den Campeador, vor Unheil schütze: „Wahrlich, o glor-
reicher Herr, Vater, der Du im Himmel bist, Du machtest Himmel und
Erde und zu dritt das Meer; Du schufest Sterne und Mond, und die
Sonne, um zu wärmen; Du wurdest Fleisch in der heiligen Mutter
Maria; Du erschienest in Bethlehem, wie es Dein Wille war; Hirten
verherrlichten und priesen Dich; drei Könige aus Arabien kamen.
Dich anzubeten, Melchior, Caspar und Balthasar; Gold, Weihrauch und
Myrrhe boten sie Dir an, wie es Dein Wille war; Du errettetest Jonas,
340 als er ins Meer fiel, errettetest Daniel bei den Löwen in dem hässlichen
1) S. Glossar s. v. coger.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 195
Kerker, Du rettetest in Rom drinnen den heiligen Herrn Sebastian,
rettetest die heilige Susanna von der falschen Anklage; auf Erden
wandeltest Du zvveiunddreissig Jahre, Herr der Seele, Du zeigtest da
die Wunder, von denen wir erzählen können: aus Wasser machtest
Du Wein, und aus dem Steine Brot, Du erwecktest den Lazarus wieder,
denn es war Dein Wille; von den Juden Messest Du Dich fangen; auf
dem Berge, der der Kalvarienberg heisst, da schlugen sie Dich ans
Kreuz, an dem Orte mit Namen Golgota; zwei Räuber zugleich mit
Dir, auf jeder Seite einen; der eine ist im Himmel, während der andere 350
nicht dort hineinkam. Und wie Du um Kreuze hingst, da hast Du ein
grosses Wunder vollbracht: Longinus war blind, niemals hatte er je
gesehen; er stiess Dir die Lanze in die Seite, aus der das Blut heraus-
rann. Das Blut lief über den Schaft, er befleckte sich die Hände; er
hob sie empor, führte sie zum Gesicht, öffnete seine Augen und blickte
nach allen Seiten; an Dich glaubte er zur Stunde, dadurch ist er von
seinem Übel geheilt. Im Grabgewölbe erstandest Du auf, gingest zur
Unterwelt, wie es Dein Wille war. Du zerbrächest die Tore und holtest 360
die heiligen Väter heraus. Du bist der König der Könige und der
Vater der ganzen Welt, Dich bete ich an, und an Dich glaube ich mit
meinem ganzen Willen, und ich bitte den heiligen Petrus, dass er mir
helfe zu bitten für Cid den Campeador, dass Gott ihn vor Unheil
schütze. Da wir heute scheiden, so mache, dass wir uns im Leben
wiedervereiuen." Als das Gebet gesprochen war, hat man die Messe
beendet; sie gingen heraus aus der Kirche, nun wollen sie fortreiten.
Der Cid umarmte Dona Ximena und DoSa Ximena küsst dem Cid die
Hand, die Trauen rinnen ihr aus den Augen, denn sie weiss nicht, was 370
sie tun soll. Und er schaute die Kinder an: „Gott, dem geistigen
Vater, empfehle ich Euch an (Gattin und Töchter)^). Nun trennen wir
uns, Gott weiss, ob wir uns wieder vereinigen." Und während ihnen
die Tränen aus den Augen rinnen, wie Ihr dergleichen nimmer saht,
trennen sie sich, die einen von den andern, wie der Nagel vom Fleische.
Der Cid schickte sich nun an, mit seinen Vasallen fortzureiten. Auf
sie wartend wendet er sein Haupt. Mit gar grosser Klugheit sprach
Minaya Albarfanez: „Cid, wo ist Euer Mut? zu guter Stunde wurdet
Ihr von Eurer Mutter geboren. Lasst uns daran denken, unseres Wegs 380
zu ziehen, jenes möge geschehen, wenn wir einmal Müsse haben. Alle
diese Schmerzen werden sich noch in Freude verwandeln; Gott, der
uns die Seele gab, wird uns helfen." Er unterweist noch einmal den
Abt Don Sancho, wie er Dorla Ximena und seinen Töchtern dienen
soll, und allen ihren Frauen, die bei ihnen sind. Der Abt möge wohl
wissen, dass er dafür reiche Belohnung erhalten werde. Don Sancho
1) Von Lid f. getilgt.
13*
196 Johannes Adam
hat sich umgewandt und es sprach Albarfanez: „Wenn Ihr Leute
solltet kommen sehen, die mit uns ziehen wollen^ o Abt, so sagt ihnen,
390 sie sollen die Spur aufnehmen und weitergehen, denn in der Einöde
oder in bewohnter Gegend werden sie uns erreichen können." Sie
Hessen die Zügel los und schicken sich an fortzureiten.
Der Ablauf der Frist, [die ihm gewährt war] um das Königreich
zu verlassen, rückt nahe heran. Der Cid lagerte sich bei Spinaz de Can.
Am andern Tage in der Frühe denkt er daran weiterzureiten. Viel
Kriegsvolk strömt in dieser Nacht von allen Seiten her zu ihm. Der
edle Cid geht aus dem Lande, zur Linken Sant Estevan, eine gute
Stadt, zur Rechten Ahilon las torres, das die Mauren in Besitz haben.
400 Er zog durch Alcobiella, das bereits die Grenze von Castilien bildet,
er passierte die Hochstrasse von Quinea, bei Navas de Palos über-
schreitet er den Duero, bei Figeruela lagerte er sich. Von allen Seiten
her sammelt sich Kriegsvolk bei ihm. Dort legte sich der Cid schlafen,
nachdem er gegessen hatte. Ein lieblicher Traum umfing ihn, gar
gut schlief er ein. Der Engel Gabriel kam im Traume zu ihm: „Reitet,
Cid, guter Campeador, denn nie ritt zu so gelegener Zeit ein Held;
410 solange Ihr lebt, wird es Euch*) gut gehen." Als der Cid erwachte,
bekreuzte er sich, er bezeichnete sein Antlitz mit dem Kreuzeszeichen
und empfahl sich Gott; er war sehr zufrieden mit dem Traume, den
er geträumt.
Am andern Morgen früh schicken sie sich an, weiterzureiten. Für
diesen Tag gilt die Frist noch, wisset, mehr nicht. Bei der Sierra de
Miedes lagerten sie sich. Noch war es Tag und die Sonne war noch
nicht untergegangen, da befahl Cid, der Campeador, dass man ihn
sein Kriegsvolk sehen lasse. Ausser dem Fussvolk und den tapfern
Männern, die vorhanden sind, notierte er 300 Lanzen, die alle Fähn-
420 lein haben. „Füttert schnell die Pferde, so Euch der Schöpfer selig
machen möge; wer etwas essen will, [der tue das]; wer nicht, möge
weiterreiten. Wir werden die Bergkette passieren, die unwegsam ist
und sich weit ausdehnt. In dieser Nacht können wir das Gebiet des
Königs Alfonso verlassen. Wer uns nachher sucht, wird uns finden
können." Zur Nachtzeit passieren sie die Bergkette; der Morgen ist her-
angekommen und sie gedenken über die Anhöhe zu ziehen. Inmitten
eines wunderbaren und grossen Gebirges liess der Cid rasten und die
Tiere füttern. Er sagte allen, dass er die Nacht hindurch reiten wolle.
430 So gute Vasallen lassen es sich angelegen sein: Den Befehl ihres Herrn
haben sie ganz auszuführen. Bevor es Nacht wird, schicken sie sich
an, weiterzureiten. Der Cid tut das, damit es niemand sieht. Sie
marschierten die ganze Nacht hindurch, ohne dass sie sich Müsse
1) S. Glossar s. v. myo.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 197
gönnen. Bei dem Castejon genannten Ort'), — dem, der am Fenares
liegt, legte sich der Cid mit den Leuten, die er mit sich führt, in
einen Hinterhalt. Die ganze Nacht liegt der, d. z. g. St. geb. w., im
Hinterhalt, so, wie Minaya Albarfanez es ihnen riet: „Fürwahr, o Cid,
zu guter Stunde gürtetet Ihr Euer Schwert um; Ihr mit 100 aus dieser 440
unserer Gefolgschaft [bleibt hier], da wir die Leute von Castejon in
einen Hinterhalt locken wollen. Ich werde mit den [übrigen] 200
einen Plünderungszug unternehmen." „Wohlan, so möge denn gehen
Albar Albarez, Albar Salvadorez ohne Fehl, und Galin Garcia, der
kühne Degen, wackere Reiter, die Minaya begleiten sollen. Eilet kühn
dahin, aus Furcht lasst nichts zurück. Durch Fita hinab und durch
Guadalfajara sollen die Streifzügler ziehen bis Alcalä, und die ganze
Beute sollen sie gut sammeln; dass sie aus Furcht vor den Mauren
nichts zurücklassen. Und ich werde mit den 100 hier bei der Nach-
hut bleiben, ich werde Castejon in Besitz nehmen, wo wir sehr ge- 450
schützt sein werden. Wenn Ihr auf dem Streifzuge in irgendwelcher
Bedrängnis sein solltet, so lasst mir bei der Nachhut schleunigst Nach-
richt zukommen. Von dieser Unterstützung wird dann ganz Spanien
sprechen." — Es werden nun die bezeichnet, die den Streifzug unter-
nehmen sollen, und die, die mit dem Cid bei der Nachhut bleiben
werden.
Schon bricht die Morgendämmerung durch und der Morgen nahte.
Die Sonne kam heraus, Gott, wie schön brach sie hervor! In Castejon
erhoben sich alle, sie öffnen die Tore, [und] eilten ins Freie, um nach 460
ihrer Ackerwirtschaft und allen ihren Besitzungen zu sehen. Alle sind
hinausgegangen, die Tore haben sie offen gelassen, nur von wenigen
Kriegern besetzt, die in Castejon blieben. Die Leute haben sich alle
im Freien zerstreut. Der Campeador kam aus dem Hinterhalt hervor,
unverzüglich eilte er nach Castejon; Mauren und Maurinnen sind ihre
Beute und die Herden, soviele ihrer in der Umgebung herumlaufen.
Der Cid Ruy Diaz näherte sich dem Tore. Als diejenigen, die es be-
setzt hielten, den Ansturm sahen, da hatten sie Furcht und Hessen es
im Stiche. Der Cid Ruy Diaz trat durch die Tore hinein. In der 470
Hand trägt er blank das Schwert, fünfzehn Mauren tötete er von denen,
die er erreichte. Er eroberte Castejon, das Gold und das Silber.
Seine Reiter kommen mit der Beute an. Sie überlassen sie dem Cid,
alles dies schätzten sie gleich nichts.
Sehet, da sind die 200*) auf dem Streifzuge, unverzüglich eilen sie
dahin, bis nach Alcala kam das Banner Minayas, und von dort oben
1) Nach M.P.P. die Ha.: 0 dizen.
2) Nach Lidf. (Text und Note) los CG otros] vgl. dazu den Einwand
Cornus (Lt. 97).
198 Johannes Adam
kehren sie mit der Beute um, den Fenares hinauf, und durch Guadal-
480 faiara. Gar grosse Beute bringen sie mit sich, viele Herden von Schafen
und Kühen, [grosse Mengen] von Kleidern und anderen bedeutenden
Keichtümern. Aufrecht kommt das Banner Minayas. Niemand wagt
den Nachtrab anzugreifen. Mit jener Habe kehrt dieser Trupp zurück.
Sehet, da sind sie in Castejon, wo sich der Campeador befand. Dieser
liess die Burg in der Gewalt der Seinigen zurück, der Campeador
steigt zu Pferde. Er ritt hinaus, sie zu empfangen mit diesem seinem
Gefolge. Mit offenen Armen empfängt er Minaya: „Da kommt Ihr,
490 Albarfanez, kühner Degen. Wohin ich Euch auch schicken würde,
dürfte ich wohl solche Hoffnung hegen. Eure Beute soll mit der
meinen vereinigt werden. Ich gebe Euch ein Fünftel, wenn Ihrs wollt,
Minaya/' „Ich danke Euch sehr dafür, berühmter Campeador. Mit
diesem Fünftel, das Ihr für mich bestimmt habt, würde Alfonso der
Castilier zufrieden sein. Ich übergebe es Euch und es soll Euch über-
lassen sein. Gott verspreche ich es, jenem, der in der Höhe wohnt,
dass ich solange die Lanze gebrauchen und die Hand ans Schwert
legen will, bis ich, auf meinem guten Kosse sitzend, im offenen Feld-
500 kämpfe mit den Mauren mein Verlangen gestillt habe, dieweil mir das
Blut zum Ellenbogen herunterrieselt, vor Ruy Diaz, dem berühmten
Kämpen. Nicht werde ich von Euch eines elenden Hellers Wert
nehmen, da ich [selbst] mir manchen Schatz erwerben werde; alles
andere lege ich in Eure Hand" '). Diese Beute wurde nun dort zu-
sammengetan. Der Cid überlegte sich, dass die Manuen des Königs
Alfonso herankommen könnten, der versuchen würde, mit allen seinen
510 Kriegerscharen ihm ein Leid anzutun. Er befahl [deshalb], dass man
jene ganze Habe teile und dass die die Beute verteilenden Offiziere
jedem seinen Anteil gäben durch schriftliche Abmachung. Seine Reiter
sind da im Vorteil, auf jeden einzelnen von ihnen entfallen 100 Mark
in Silber, und auf das Fnssvolk die Hälfte, ohne Betrug. Ein ganzes
Fünftel blieb dem Cid. Hier kann*) er es nicht verkaufen, noch kann
er es verschenken. Weder männliche, noch weibliche Gefangene wollte
er in seiner Gefolgschaft mit sich führen. [Daher] sprach er mit den
Leuten von Castejon und schickte nach Fita und Guadalfajara [mit
520 der Anfrage], für wieviel dieses Fünftel gekauft würde; sie sollten
sogar einen grossen Gewinst haben bei dem, was sie gäben. Die
Mauren schätzten es auf 300 Mark in Silber. Dem Cid gefiel dieses
1) Nach Lid f.: v. 500 hinter v. 497; nach v. 502 Punkt; nach v. 503
Komma; statt ganaredes wird ganare eingesetzt. Ähnlieh Restori; vgl. auch
C. Lt. 97. M.P. I 368. i behält den Text der IIs. bei und erklärt: Puesque por
mi ganaredes quesquier que sea dalgo [lo tomare; pero liasta tanto] todo lo otro
afelo en vuestra mano.
2) Lies: puede{n).
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 199
Anerbieten. Am dritten Tage wurde das Geld auf Heller und Pfennig
bezahlt.
Der Cid glaubte, er werde nicht mit seiner ganzen Gefolgschaft
in dem Kastell wohnen bleiben, zwar würde er imstande sein, es zu
halten, aber an Wasser würde es ihm da mangeln. „Die Mauren ver-
halten sich friedlich, denn die Verträge sind schon geschrieben. König
Alfonso wird uns vielleicht mit seiner ganzen Heerschar suchen. Ich
will Castejon verlassen, höret, Ihr Mannen und Minaya! Nehmt es 530
nicht übel auf, was ich sagen werde. In Castejon würden wir nicht
bleiben können, König Alfonso ist in der Nähe und wird uns aufsuchen.
Aber ich will das Kastell nicht zur Einöde machen. Hundert Mauren
und Maurinnen will ich freilassen, weil ich ihnen das Versprechen ab-
nahm, dass sie nichts Übles von mir berichten. Ihr alle seid zufrieden-
gestellt und niemand ist mehr zu befriedigen. Morgen früh wollen
wir daran denken weiterzureiten; mit Alfonso, meinem Herrn, möchte
ich nicht kämpfen." Was der Cid sagte, gefällt allen übrigen. Von 540
der Burg, die sie eingenommen haben, scheiden alle als reiche Leute.
Maureu und Maurinnen segneu sie.
Sie ziehen davon, den Fenares hinauf, so schnell sie marschieren
können; sie passieren die Alcarias und rücken wacker vor, sie ziehen
durch die Höhlen von Anquita, sie gingen durch die Gewässer, traten
in die Ebene von Torancio ein und ziehen in diesem Gebiete hinab, so
schnell sie können. Zwischen Fariza und Cetina lagerte sich der Cid.
Gross ist die Beute, welche er in der Gegend, durch die er zieht, machte.
Die Mauren kennen nicht die Unerschrockenheit, die jene besitzen. 550
Am andern Tage brach der Cid von Bivar auf, er passierte Alfama
und zog die Foz hinab. Er passierte Bovierca und Teca, das weiter
vor liegt, bei Alcocer lagerte sich der Cid auf einem runden Hügel,
fest und gross. In der Nähe fliesst der Salon; dass er Wasser hat,
können sie^) nicht verhindern. Der Cid Don Rodrigo gedenkt Alcocer
zu erobern. Er besetzt den Hügel gut, in fester Stellung nimmt er
die Lagerplätze ein; einen Teil seiner Leute [lagert er] nach der Berg-
kette, den andern nach dem Wasser hin. Der gute Campeador, der
z. g. St. geb. w., befahl allen seinen Kriegern, um den Hügel herum, 560
ganz nahe dem Wasser, einen Schanzgraben herz^u stellen, damit man
sie weder bei Tag noch bei Nacht angrilTe und damit man wüsste,
dass der Cid hier seinen Aufenthalt habe. Durch das ganze Land
ging die Kunde, dass Cid, der Campeador, sich hier niedergelassen
hätte. Er ist in das Land der Mauren gekommen, das Land der
Christen hat er verlassen. In seiner Nähe wagt man nicht, auch nur
das Geringste zu erbeuten. Das Kastell von Alcocer fängt an Tribut
zu entrichten. Die Leute von Alcocer geben bereits freiwillig dem Cid 570
1) Die Feinde.
200 Johannes Adam
den Tribut. Die Leute von Teea und die von dem Orte Terrer und
die von Calatauth, wisset, bedrückte das schwer. Hier lag der Cid
volle fünfzehn Wochen. Als der Cid sah, dass Aleocer sich ihm nicht
ergab, gebrauchte er eine List und er zögerte nicht damit. Er lässt ein
Zelt stehen und die andern brach er ab. Mit hocherhobenem Banner
zog er, nachdem man die Panzer angelegt und die Schwerter um-
gegürtet hatte, den Salon hinab, wie es einem verständigen Manne
580 geziemt, — um jene in einen Hinterhalt zu locken. Das sehen die
Leute von Aleocer, Gott, wie brtisteten sie sich ! „Brot und Hafer ist
dem Cid ausgegangen. Die andern Zelte bricht er kaum ab, eins hat
er stehen gelassen. Der Cid zieht in einer Weise davon, als entranne
er einer Niederlage. Wir wollen ihn angreifen und werden grosse
Beute machen, ehe ihn die Leute von Terrer fangen; wenn nicht,
werden die uns nichts davon geben. Den Tribut, den er entgegen-
genommen hat, wird er uns doppelt zurückerstatten." Sie kamen aus
Aleocer heraus mit ganz ausserordentlicher Eile, Als der Cid sie
draussen sah, floh er, grad wie nach einer Niederlage. Er zog den
Salon hinab, zusammen mit den Seinen ritt er dahin*). Da sagen die
590 Leute von Aleocer: ,,Die Beute entgeht uns bereits." Gross und Klein
eilt hinaus; in der Begierde ihn zu fangen, denken sie an nichts
anderes, sie lassen die Tore offen, die niemand bewacht. Der gute
Campeador wandte sein Antlitz um und sah, dass zwischen ihnen und
dem Kastell ein sehr grosser Zwischenraum war. Er befahl das Banner
umzuwenden, in Eile trieben sie ihre Pferde an. „Schlagt sie alle, ihr
Reiter, unverzüglich. Mit des Schöpfers Gnade ist die Beute unser."
600 Er ist mit ihnen umgekehrt , mitten durch die Ebene. Gott, wie
gross ist die Freude an diesem Morgen! Der Cid und Albarfanez
ritten voran, sie haben gute Pferde, wisset, nach ihrem Belieben laufen
sie ihnen. Zwischen jene und das Kastell rückten sie alsbald*). Die
Mannen des Cid hieben ohne Erbarmen auf sie ein. In wenig mehr
als einer Stunde töteten sie 300 Mauren, während die, die sich im
Hinterhalte befinden, ein grosses Geschrei erheben. Sie lassen nun
von ihnen ab und ziehen weiter^), nach dem Kastell wandten sie sich,
mit blossen Schwertern blieben sie am Tore stehen. Bald kommen
610 die Ihrigen an, denn der Sieg ist gewonnen. Durch diese List, wisset,
eroberte der Cid Aleocer. Es kam Pero Vermuez, der das Feldzeichen
in der Hand trägt, oben auf dem höchsten Punkte pflanzte er es auf.
Da sprach der Cid Ruy Diaz, d. z. g. St. geb. w.: „Dank sei Gott im
1) Bello liest: con los sos abuelta andaba.
2) Cron. Gen. 526b 45: et entraron entre los moros et el castiello.
3) Staaf, Contrib. S. 633 liest dexando los van delant; vgl. auch die Er-
klärung Beilos II, 222.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 201
Himmel und allen seinen Heiligen, wir werden uns schon eine bessere
Herberge für Herren und Pferde verschaffen. Höret mich, Albarfanez
und Ihr Reiter alle! In diesem Kastell haben wir grosse Schätze er-
obert, die Mauren liegen tot da, von Lebenden sehe ich nur wenige.
Die Mauren und Maurinuen werden wir nicbt verkaufen können; wenn 620
wir sie auch töten, so werden wir dadurch nichts gewinnen. Wir
wollen sie drinnen aufnehmen, denn wir haben die Macht; wir werden
in ihren Häusern wohnen und uns von ihnen bedienen lassen."
Der Cid befindet sich mit jener Beute in Alcocer. Er schickte
nach dem Zelte, das er dort [drausseu] zurückgelassen hatte. Sehr
bekümmert es die Leute von Teca, denen von Terrer') gefällt es nicht
und ebensowenig denen von Calatayuth. Sie schickten zum Könige
von Valencia mit der Meldung, dass einer mit Namen Cid Ruy Diaz
von Bivar, dem der König zürnte, den er aus seinem Lande verbannt
hätte, sich bei Alcocer an einem gar festen Platze gelagert habe; er 630
habe sie in einen Hinterhalt gelockt und das Kastell erobert. „Wenn Du
uns nicht hilfst, wirst Du Teca und Terrer verlieren, Du wirst Cala-
tayuth verlieren, das nicht entgehen kann; das ganze Ufer des Salon
wird ins Verderben geraten. So wird es auch gehen mit dem Gebiete
des Siloca, das auf der andern Seite liegt." Als der König Tamin das
hörte, da bedrückte es ihn im Herzen schwer. ,,Drei Maurenkönige
sehe ich um mich stehen. Verliert keine Zeit, Ihr zwei geht dorthin.
Nehmt 3000 Mauren mit Euch, mit Waffen zum Kämpfen; zusammen 640
mit den Kriegern von der Grenze fangt ihn mir lebend, führt ihn vor
mich ; weil er mir in mein Land eindrang, wird er mir Rechenschaft
geben müssen." 3000 Mauren steigen zu Pferde und reiten davon. In
der Nacht lagerten sie in Sogorve. Am andern Tage in der Frühe
gedenken sie weiterzureiten. In der Nacht lagerten sie in Celfa. Sie
denken daran, nach den Kriegern von der Grenze zu schicken. Diese
verlieren keine Zeit, sie kommen von allen Seiten. Sie gingen aus
Celfa hinaus, das man Celfa de Canal nennt. Sie ritten den ganzen 650
Tag, ohne dass sie sich Müsse gönnen. In dieser Nacht lagerten sie
in Calatayuth. In allen diesen Gegenden lassen sie Aufrufe ergehen.
Ausserordentlich viel Kriegsvolk kam zusammen. Mit diesen beiden
Königen, die Fariz und Galve hiessen, belagern sie den guten Cid in
Alcocer. Sie schlugen die Zelte auf und nahmen ihre Lagerplätze ein.
Diese Streitkräfte wachsen noch, denn es sind sehr ansehnliche Völker.
Die Posten, die die Mauren aufstellen, gehen Tag und Nacht gewappnet
einher. Zahlreich sind die Posten und gross ist das Heer. Den Leuten 660
des Cid nehmen sie bereits das AVasser fort. Die Scharen des Cid
wollten zur Schlacht ausziehen, doch der zu guter Stunde Geborene
1) S. Glosaar s. v. Teruel.
202 Johannes Adam
verbot es ihnen energisch. Volle drei Wochen belagerte man den Ort,
Am Ende der drei Wochen — die vierte stand vor der Tür — beriet
sich der Cid mit den Seinigen: „Das Wasser haben sie uns weggenommen,
das Brot wird uns ausgeben; wenn wir auch des Nachts fortgehen
wollen, so werden sie es uns nicht gestatten. Gross sind die Streit-
670kräfte, mit denen man kämpfen muss. Sagt mir, Ihr Reiter, wie es
Euch gefällt zu handeln." Als erster sprach Minaya — ein wackerer
Ritter: „Von Castilien aus sind wir hierhergekommen; wenn wir nicht
mit den Mauren kämpfen, werden sie uns keine Lebensmittel geben.
Wir sind gut 600, und es sind noch einige mehr da. Im Namen des
Schöpfers, es soll nicht anders sein: wir wollen sie schlagen am morgigen
Tage." Da sagte der Campeador: „In meinem Sinne sprächet Ihr,
Ihr ehrtet Euch, denn Ihr werdet es zu tun haben')." Er befiehlt,
680 alle Mauren und Maurinnen hinauszujagen, damit niemand um sein
Geheimnis wüsste. Am Tage und in der Nacht denken sie ans Rüsten,
Am andern Morgen früh — die Sonne war im Begriffe aufzugehen —
ist der Cid mit allen seinen Mannen gewappnet*)," Der Cid sprach, wie
Ihr werdet erzählen hören : „Lasst uns alle hinausgehen, dass niemand
zurückbleibe, ausser zweien vom Fussvolk, um das Tor zu bewachen.
Wenn wir im Felde sterben, so werden sie uns in das Kastell ein-
dringen; sollten wir die Schlacht gewinnen, so wird unser Reichtum
690 wachsen. Und Ihr, Pero Vermuez, nehmt mein Banner; da Ihr sehr
wacker seid, werdet Ihr es treulich halten. Aber reitet nicht fort
damit, wenn ichs Euch nicht befehle," Er küsste dem Cid die Hand,
er nimmt das Feldzeichen. Sie öffneten die Tore, [und] eilen hinaus.
Das sahen die Posten, sie kehren zum Heere zurück ; denn die Mauren
geraten in Eile und beginnen sich zu bewaffnen; vor dem Trommel-
lärm wollte die Erde schier bersten. Da hättet Ihr sehen können, wie
sich die Mauren rüsten, wie sie sich schnell in Schlachtordnung auf-
stellen. Auf selten der Mauren gibt es zwei Feldherrnbanner; und die
700 mannigfaltigen Fähnlein, wer könnte die zählen')? Schon bewegen
sich die Reihen der Mauren vorwärts, um den Cid und die Seinen ge-
fangen zu nehmen. „Bleibt ruhig, Ihr Scharen, hier an diesem Orte,
niemand breche aus den Reihen, bis ich es befehle!" Jener Pero Ver-
muez konnte es aber nicht aushalten. Das Banner trägt er in der Hand,
er begann sein Pferd anzutreiben: „Der Schöpfer schirme Euch, Cid,
rechtschaffener Kämpe. Ich trage das Banner in jene grössere Schlacht-
1) Nach M.P.P. hat die Hs. : aver (nicht mm !) vos lo yedes de far.
2) Bei VoIIm. ist von 683 und 684 je eine Halbzeile versehentlich aus-
gefallen, lies: Armado es myo (Jid con, quantos que el ha; Fablava tnyo Cid
commo odredes contar.
3) M. P. Rev. Hisp. V: lease e los pendones mezclados qui los podrie
contar nach der Cron, de Veinte Reyes.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 203
reihe hinein. Wir werden sehen, wie Ihr ihm zu Hülfe eilt, die Ihr
dazu verpflichtet seid." Da sagte der Ciimpeador: „Das soll nicht sein,
um des Himmels willen!" Pero Vermuez antwortete: „Anders wird's "710
nicht geschehen." Er gab seinem Rosse die Sporen und trieb es in
die grössere Schlachtreihe hinein. Die Mauren empfingen ihn, um die
Fahne zu erobern, sie versetzten ihm gewaltige Hiebe, aber sie können
seinen Harnisch nicht durchbohren. Da sagte der Campeador: „Be-
schlitzt ihn um des Himmels willen!" Sie packen die Schilde [und
halten sie] vor das Herz, sie senken die Lanzen samt den Fähnlein,
sie neigten die Gesichter über die Sattelbögen, mutigen Herzens gingen
sie sie sehlagen. Mit lauter Stimme rief der, d. z. g. St. geb. w.:'720
„Haut auf sie ein, Hir Reiter, um aller Barmherzigkeit willen! Ich
bin Ruy Diaz, der Cid Cam])eador von Bivar." Alle hauen ein auf
die Schlachtreihe, in der sich Pero Vermuez befindet. Es sind 300 Lanzen,
alle haben Fähnlein. Jeder tötete einen Mauren, jeden mit einem Schlag;
als sie umkehren, sind ebensovicle gefallen*) Da hättet Ihr so manche
Lanze senken und hochheben sehen können, so manche Tartsche durch-
stechen und durchbohren, so manchen Panzer zerbrechen und zerhauen,
so manches weisse Fähnlein vom Blute rot herauskommen, so manches '^30
gute Pferd herrenlos herumlaufen. Die Mauren rufen: Mohammed, die
Christen: Sankt Jakob. In kurzer Zeit sinken bereits 1300 Mauren tot
hin. Wie wacker kämpfte auf vergoldetem Sattel Cid, der wackere
Kämpe! Minaya Albarfanez, der Gouverneur von Zorita war, Martin
Antolinez, der ehrenwerte Burgalese, Muuo Gustioz, der sein Zögling
war, Martin Munoz, der Gouverneur von Mont Mayor, Albar
Albarez und Albar Salvadorez, Galin Garcia, der Gute aus Aragon, 740
Felez I\Iunoz, der Neflie des Campeador, und weiterhin, so viele ihrer
da sind, kommen dem Banner und Cid, dem Campeador, zu Hülfe. Dem
Minaya tötete man das Pferd. Kräftig kommen ihm die Scharen der
Christen zu Hülfe. Seine Lanze ist zerbrochen, er legte die Hand ans
Schwert. Obwohl er zu Fuss ist, teilt er doch kräftige Hiebe aus.
Das sah der Cid Ruy Diaz, der Castilier; er machte sich an einen
Vezier heran, der ein gutes Pferd bcsass; er gab ihm einen solchen 750
Schwerthieb mit seinem rechten Arm, dass*) er ihn am Gürtel durch-
hieb und die [eine] Hälfte aufs Feld warf. Dem Minaya gab er das
Pferd: „Steigt hinauf, Minaya, Ihr seid mein rechter Arm, am heutigen
Tage werde ich durch Euch Ruhm erlangen."
Die Mauren halten wacker Stand; noch verlassen sie das Feld
nicht. Minaya stieg zu Pferde, das Schwert in der Hand. Inmitten
dieser Streitmacht kämpfend, tötet er die, welche er erreicht. Der Cid
1) M. P. Rev. Hisp. V: lease otros taiitos [muertos] son.
2) Vgl. M.P. I, 336 17.
204 Johannes Adam
760 Ru}^ Diaz, d. z. g. St. geb. w., hatte dem König Fariz drei Schläge
versetzt, zwei verfehlen ihn, der eine hat ihn getroffen. Als das Blut
über den Panzer hinablief, veandte er den Zügel, um ihm vom Schlacht-
felde zu entweichen. Durch diesen Schlag ist das Heer besiegt. Martin
Antolinez versetzte Galve einen Hieb, die Karfunkel schlug er ihm aus
dem Helme heraus, er durchhieb ihm den Helm, so dass er bis aufs
Fleisch drang. Wisset, einen zweiten Hieb wagte [jeuer] nicht abzu-
770 warten. Fariz und Galve sind besiegt. Welch schöner Tag für die
Christenheit! Denn die Mauren fliehen allenthalben M, während die
Leute des Cid bei der Verfolgung Hiebe austeilen. König Fariz ging
nach Terrer hinein, den König Galve') nahmen sie [aber] dort nicht
auf. So schnell er kann, eilt er nach Calatayuth. Der Campeador
setzte ihm nach, bis Calatayuth dauerte die Verfolgung. Des Minaya
780 Albarfanez Pferd läuft gut. Von jenen Mauren tötete er vierunddreissig.
Ein schneidiger Degen, hat er seinen Arm voll Blut, das ihm über
den Ellenbogen hinabrieselt. Da sagt Minaya: ,.Nnn bin ich zufrieden,
denn nach Castilien werden gute Nachrichten gehen, dass der Cid
Ruy Diaz in einer Feldschlacht gesiegt hat." Soviel Mauren liegen
tot da, dass wenig Lebende noch übrig sind, denn bei der Verfolgung
hieben sie ohne Zaudern auf sie ein.
Nun kehren die Leute dessen, d. z. g. St. geb. w., um. Der Cid
ritt auf seinem guten Pferde, die Haube faltig, Gott, welch stattlichen
790 Bart hat er! Die Panzerkappe auf dem Rücken, das Schwert in der
Hand. Er sah, wie die Seinen herankamen. „Dank sei Gott, dem,
der in der Höhe ist, da wir solch eine Schlacht gewonnen haben."
Aus jenem Lager haben die Leute des Cid alsbald Schilde und Waffen
und andere bedeutende Habe geraubt. Von den maurischen Pferden
fanden sie 510 vor, als sie ankamen. Von den ihrigen vermissten sie
nur fünfzehn. Grosse Freude herrscht hier unter den Christen. Gold
und Silber führen sie [soviel] mit sich, dass sie seinen Wert gar nicht
800 beurteilen können. Durch diese Beute sind alle die Christen gemachte
Leute. In ihre Kastelle hinein haben sie die Mauren zurückgetrieben.
Der Cid befahl noch, dass man ihnen [auch] etwas gäbe. Grosse
Freude hat der Cid mit all seinen Vasallen. Jenes Geld und jene
grossen Besitztümer Hess er verteilen. Auf sein Fünftel entfallen dem
Cid 100 Pferde. Gott, wie sehr befriedigte er alle seine Vasallen,
Fussvolk und Reiter. Gut ordnet er, d. z. g. St. geb. w., es an: So-
810 viele er mit sich führt, alle sind sie zufriedengestellt. „Hört, Minaya,
Ihr seid mein rechter Arm. Von diesem Reichtum, den der Schöpfer
uns gegeben, nehmt mit Eurer Hand nach Eurem Belieben. Ich will
1) Lies della e della pari (vgl. Lidf.).
2) Nach M.P.P. die Ha. e a Galue.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 205
Euch nach Castilien schicken mit der Nachricht von dieser Schlacht,
die wir gewonnen haben, zum König Alfonso, der mir zürnt. Ich will
ihm dreissig Pferde als Geschenk senden, alle mit Sätteln und treff-
lich gezäumt, ein Schwert an jedem Sattel." Minaya Albarfanez sagte:
„Das werde ich gern tun." „Sehet da, Gold und Silber, eine Börse 820
voll, von der ich nichts genommen habe'); in Santa Maria von Burgos
mögt Ihr tausend Messen damit bezahlen. Was übrig bleibt, gebt
meinem Weib und meinen Töchtern, die für mich beten mögen bei
Tag und bei Nacbt. Wenn ich ihnen am Leben bleiben sollte, werden
sie reiche Damen sein." Minaya Albarfanez ist damit zufrieden. Es
werden Leute abgezählt, um mit ihm zu gehen. Sogleich fütterte man
die Tiere, die Nacht war bereits hereingebrochen. Der Cid Ruy Diaz
besprach sich mit den Seinigeu. ,.Geht, Minaya, nach dem edlen
Kastilien! Unsern Freunden könnt Ihr's wohl sugen: Gott schützte 830
uns und wir siegten im Kampfe. Wenn Ibr uns bei der Rückkehr
hier findet, [so ist's gut]: wenn nicht, so folgt uns dorthin, wo ihr
erfahren werdet, dass wir sind. Mit Lanzen und Schwertern müssen
wir uns schützen, sonst würden wir in diesem kümmerlichen Lande
nicht leben können."
Nun ist es abgemacht, am Morgen ging Minaya fort und der Cid
mit seiner Schar blieb da"). Die Gegend ist kümmerlich und ausser-
ordentlich schlecht. Alle Tage beobachteten die Mauren von der Grenze 840
und verschiedentliches fremdes Kriegsvolk den Cid, Als der König
Fariz gesundet war, i)flogen die Einwohner von Teca, die von dem Orte
Terrer und die von Calatayuth, das angesehener ist [als jene| mit ihm
Rates; sie haben es folgeudermassen abgeschätzt und schriftlich fest-
gelegt: Er hat ihnen Alcocer für 3C(i0 Mark in Silber verkauft. Der
Cid Ruy Diaz hat Alcocer verkauft*). Wie gut bezahlte er seine
Vasallen selbst! Reiter und Fussvoik hat er reich gemacht. Unter
allen den Seinen würdet Ihr nicht einen Bedürftigen finden. Wer 850
einem guten Herrn dient, lebt immer in Wonne.
Als der Cid das Kastell verlassen wollte, begannen Mauren und
Maurinnen zu klagen: „Du gehst fort, o Cid, unsere Gebete mögen Dir
vorangehen! Wir sind für immer von Dir zufriedengestellt." Als der
Cid von Bivar Alcocer verliess, begannen Mauren und Mauriunen zu
weinen. Er hob sein Banner empor, der Campeador gebt fort. Er
ritt den Salon stromab, rüstig ritt er vorwärts; als er ans dem Salon
herauskam, hatte er sehr gute Vorzeichen. Es gefiel den Bewohnern 860
von Terrer und noch mehr denen von Calatayuth, die von Alcocer
1) S. Glossar s. v. menguar.
2) M.P. Rev. Hisp. V: ißncö alli] con
3) S. Glossar s, v. venir.
206 Johannes Adam
bedrückte es, denn er hatte ihnen grossen Vorteil gebracht. Der Cid
ritt weiter, er rückte voran und lagerte sich auf einem Hügel bei
Mont Real. Hoch ist der Hügel, wunderbar und gross. Er fürchtet
keinen Krieg, wisset, von keiner Seite. Zuerst machte er Daroca tribut-
pflichtig, darauf Moliua, das auf der andern Seite liegt, zu dritt Teruel,
das vor ihm lag. In seiner Gewalt hatte er Celfa, jenes, das am
870Canal liegt. Möge der Cid Ruy Diaz sich Gottes Huld erfreuen!
Albarfanez Minaya ist nach Kastiiien gegangen. Dreissig Pferde
bot er dem König als Geschenk an. Der König sah sie und lächelte
froh: „Wer gab mir diese, so Gott mich schützen möge, Minaya?"
„Der Cid Ruy Diaz, der z. g. St. das Schwert umgürtete. Er besiegte
zwei Maurenkönige in jener Schlacht. Sehr gross, o Herr, ist seine
Beute. Euch, o König, reich an Ehren, schickt er dies Geschenk. Er
880küsst Euch die Füsse und beide Hände, damit Ihr ihm gnädig seid,
so der Schöpfer Euch schirmen möge!'' Der König sagte: „Es ist sehr
zeitig, einen in Ungnade gefallenen Menschen, der die Gunst seines
Herrn nicht besitzt, nach wenigen^) Wochen wieder aufzunehmen.
Aber da das Geschenk von den Mauren kam, so will ich es annehmen;
überdies gefällt mir's vom Cid, dass er solche Beute machte. Zu alle-
dem spreche ich Euch frei [von der Acht], Besitztümer und Läudereien
sollt Ihr als Geschenk haben, doch von Cid, dem Campeador sage ich
Euch nichts. Geht und kommt, von jetzt ab schenke ich Euch meine
890 Huld. Zu all diesem will ich Euch sagen: alle aus meinem Reiche,
die es tun wollen, die, gut und tapfer, [darnach verlangen], den Cid
zu unterstützen, gebe ich frei und lasse ihnen ihre Besitztümer."
Minaya Albarfanez küsste ihm die Hände: „Tausend Dank Euch, o
König, als meinem rechtmässigen Herrn; dies tut Ihr jetzt, anderes
noch werdet Ihr später tun." „Geht durch Kastiiien, man soll Euch
ziehen lassen, Minaya; geht unverzüglich zum Cid, um nach Beute zu
suchen."
Ich will Euch sprechen von dem, der zu guter Stunde geboren
900 wurde und sein Schwert umgürtete. Jenen Hügel, auf dem*) er sich
lagerte, wird man in Urkunden den „Hügel des Cid" nennen, solange
der Ort noch von den Mauren und dem christlichen Volke bewohnt
wird. Während er sich dort befand, eroberte er viel Land. Das ganze
Gebiet des Martin machte er tributpflichtig. Nach Saragoga kamen
die Nachrichten von ihm. Es gefällt den Mauren nicht, schwer be-
drückte es sie. Hier hielt sich der Cid volle fünfzehn Wochen auf.
Als der Held sah, dass Minaya immer noch nicht kam, unternahm er
910 mit allen seinen Mannen einen Nachtritt, er verliess den Hügel, liess
1) Vgl. Bello II, 232.
2) Lid f. en [el cual] el.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 207
ihn gänzlich im Stiche. Jenseits von Teruel zog Don Rodrigo vorüber.
In dem Pinieuwalde von Tevar lagerte Don Ruy Diaz. Alle diese
Gebiete eroberte er, Saragoga hat er tributpflichtig gemacht. Als er
dies getan hatte, kam nach Verlauf von drei Wochen Minaya aus
Kastilien zurück. Zweihundert mit ihm, die alle Schwerter tragen.
Das Fussvolk, wisset, ist nicht zu zählen. Als der Cid des Minaya
ansichtig wurde, kam er auf schnellem Koss herbei, ihn alsbald zu 920
umarmen. Er küsste ihn auf den Mund und die Augen des Antlitzes.
Minaya sagt ihm alles, ohne ihm etwas zu verhehlen. Da lächelte der
Campeador froh: „Dank Gott und seinen himmlischen Mächten. So-
lange Ihr lebt, Minaya, wird mir's gut gehen," Gott, wie froh war
jenes ganze Heer, dass Minaya Albarfanez so angekommen war und
ihnen Grüsse brachte von Vettern und Geschwistern und von ihren
Gattinneu, von jeneu, die sie verlassen hatten. Gott, wie froh ist der 930
Held mit dem schönen Barte, dass Albarfanez die tausend Messen
bezahlt hatte, und dass er ihm Grüsse brachte von Weib und Töchtern.
Gott, wie zufrieden war der Cid und welch grosse Freude bekundete
er. „Fürwahr, Albarfanez, viele Jahre sollt Ihr leben!''
Er verlor keine Zeit: Er sengt und brennt die Gegend von Alcaniz
und ringsum erobert er alles. Am dritten Tage ist er nach dem Aus-
gangsorle zurückgekehrt. Schon geht die Kunde durch das ganze
Land. Es bekümmert die Einwohner von Mongon und von Huesca. 940
Weil sie Tribut zahlen, freuen sich die von Saragoga, die vom Cid
Ruy Diaz keine Schmach befürchteten. Mit solcher Beute kehren sie
zum Lagerplatze zurück. Alle sind froh, grosse Beute führen sie mit
sich. Das gefiel dem Cid und sehr dem Albarfanez. Der Held, der
es nicht [mehr] aushalten konnte, lächelte: „Fürwahr, Ihr Reiter, ich
werde Euch die Wahrheit sagen: Wer immer an einem Orte lebt,
kann [leicht] seinen Besitz verringern. Morgen früh wollen
wir daran denken, weiterzureiten. Verlasst diese Lagerplätze; \vir95Q
werden weiterziehen."
Darauf begab sich der Cid zum Passe von Alucant. Von dort
eilt er nach Huesca und Montalvan. Auf diesem Eilmarsch brachten
sie zehn Tage zu. Nach allen Seiten gingen die Nachrichten, dass
der aus Kastilien Verbannte sie so schlecht behandelt. Die Nach-
richten sind nach allen Seiten gegangen. Es kam die Kunde zu dem
Grafen von Barcelona, dass der Cid Ruy Diaz durch sein Land eile.
Das verdross ihn sehr und er betrachtete es als einen grossen Schimpf für
sich. Der Graf ist sehr grosssprecherisch, er prahlte: „Grosses Unrecht 950
tut mir der Cid von Bivar. An meinem Hofe drin tat er mir grosses
Unrecht. Er schlug meinen Neffen und leistete nie Genugtuung dafür;
nun eilt er mir durch die Gegenden, die sich in meiner Gewalt be-
finden. Ich forderte ihn nicht heraus, noch kündigte ich ihm die Freund-
208 Johannes Adam
Schaft *). Da er aber darnach trachtet, so werde ich ihn deshalb zur
Rede stellen." Gross sind die Streitkräfte und eilig- rücken sie heran.
Zahlreiches Kriegsvolk stösst zu ihm, sowohl Mauren wie Christen.
970 Sie marschieren dem Cid nach, dem Guten aus Bivar. Drei Tage und
zwei Nächte dachten sie daran zu reiten. Sie erreichten den Cid im
Pinienwald von Tevar. Mit so grossen Streitkräften kommt der Graf,
dass er ihn zu fangen gedachte. Der Cid Don Kodrigo führt grosse
Beute mit sich. Er steigt von einer Bergkette herab und gelangte in
ein Tal. Vom Grafen Don Remont ist ihnen eine Botschaft zuge-
kommen. Als der Cid sie vernommen, sandte er nach dort: „Sagt
dem Grafen, er möge es nicht übel aufnehmen, von dem Seinigen
nehme ich nichts mit mir, er soll mich in Frieden ziehen lassen."
980 Der Graf antwortete: „Das wird nicht wahr sein. Die frühere Unbill
und die jetzige wird er mir ganz bUssen. Der Verbannte wird er-
fahren, wen er zu beleidigen kam." Der Bote kehrte zurück, so
schnell er konnte. Jetzt erkennt der Cid von Bivar, dass sie von dort
sich ohne Kampf nicht entfernen können. „Wohlan, Ihr Reiter, schafft
die Beute beiseite. Schnell rüstet Euch und legt Eure Waffen an.
Der Graf Don Remont wird uns eine grosse Schlacht liefern. Zahl-
reiches Kriegsvolk von Mauren und Christen führt er mit sich; ohne
990 Schlacht würde er uns um keinen Preis in Ruhe lassen. Da sie weiter
hinter uns herziehen werden, so soll hier die Schlacht sein. Rüstet
die Pferde und legt die Waffen an. Sie kommen den Abhang herab
und tragen alle Hosen, haben leichte^) (?) Sättel und lockere Sattel-
gurte. Wir werden auf galizischen Sätteln reiten und mit hohen
Gamaschen über den Hosen. Hundert Reiter, müssen wir jene Scharen
besiegen. Ehe sie in die Ebene kommen, wollen wir ihnen die Lanzen
entgegenstrecken. Dadurch, dass Ihr einen trefft, werden drei Sättel
leer werden. Remont Verengel wird sehen, wen er verfolgte, heute
1000 in diesem Pinienwalde von Tevar, um mir die Beute wegzunehmen."
Alle sind gerüstet. Als der Cid dies gesprochen, hatten sie die
Waffen ergriffen und sassen nun auf den Pferden. Den Abbang hinab
erblickten sie die Streitmacht der Franken am Fusse des Abhangs
es ist in der Nähe der Ebene. Da befahl der Cid, d. z. g. St. geb. w.,
auf sie einzuhauen. Das tun die Seinen von ganzem Herzen. Stan-
darten und Lanzen gebrauchen sie gar gut, die einen schlagen sie, die
andern werfen sie herunter. Gewonnen hat diese Schlacht der, welcher
zu guter Stunde geboren wurde. Den Grafen Don Remont hat^) er
1010 gefangen genommen. Dort eroberte er Colada, das mehr als 3000 Mark
1) Siehe Glossar s. v. enemistad.
2) Siehe Glossar s. v. co^ero.
3) Lidf. u. Cornu Lt. 97: a(n).
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 209
in Silber wert ist. Und er gewann diese Scblaeht, wodurch er seinem
Namen Ehre machte. Er nahm den Grafen gefangen und führte ihn
nach seinem Zelte. Seinen Getreuen befahl er, ihn zu bewachen)'.
Dann eilte er aus dem Zelte. Von allen Seiten her kamen die Seinen
zusammen. Der Cid freute sich, denn die Beute ist gross. Für den
Cid Don Rodrigo rüstete man ein grosses Mahl. Der Graf Don Hemont
schätzte das gleich nichts. Man bringt ihm die Speisen, man stellte
sie vor ihn hin. Er wollte sie nicht essen, er verschmähte sie alle. 1020
„Nicht einen Bissen werde ich essen, um alle Schätze ganz Spaniens
nicht. Eher werde ich das Leben verlieren und den Geist aufgeben,
da solche Lumpenkerle mich im Kampfe besiegten.'* Ihr werdet hören,
was der Cid Ruy Diaz sagte: Esset, Graf, von diesem Brote und trinkt
von diesem Weine. Wenn Ihr dies tut, werdet Ihr freigelassen werden,
wenn nicht, werdet Ihr in Eurem ganzen Leben die Christenheit nicht
wiedersehen." Da sagte der Graf Don Remont: „Esst nur, Don Rodrigo,
und denkt daran, Euch zu ergötzen, denn ich werde den Tod an mich
herankommen lassen, ich will nicht essen." Bis zum dritten Tage 1030
konnten sie ihn nicht überreden. Während sie jene grosse Beute teilen,
können sie ihn nicht dazu bringen, einen Bissen Brot zu essen. Der
Cid sagte: „Esset etwas, Graf, denn sonst werdet Ihr die Christenheit
nicht wiedersehen. Und wenn Ihr [soviel | esset, dass ich damit zu-
frieden bin, dann werde ich Euch und zwei Edelleuten das Leben
schenken und Euch freilassen." Als der Graf dies hörte, da freute er
sich: „Wenn Ihr das tut, was Ihr gesagt habt, so werde ich drob
staunen mein Lebtag." „Dann esset, Graf, und wenn Ihr gespeist habt, 1040
werde ich Euch und zwei andere freilassen. Aber wisset: soviel Ihr
verloren habt und ich auf dem Schlachtfelde gewann, nicht einen elenden
Heller werde ich Euch geben. (Doch) ich werde Euch nichts von alle
dem, was Ihr verloren habt, zurückgeben, denn ich brauche es für
(mich und)*) meine Vasallen, die im Elend mit mir gehen; und Euch
werde ich's nicht geben. Dadurch, dass wir von Euch und andern
nehmen, werden wir uns bezahlt machen. Dies Leben werden wir
führen, solange es dem heiligen Vater gefällt, wie jemand, dem ein
König zürnt und der aus der Heimat verbannt ist." Froh ist der Graf,
er bat um Wasser für die Hände, und sie reichen es ihm hin und 1050
gaben es ihm schnell. Mit den Rittern, die der Cid ihm gegeben hatte,
speist der Graf, Gott, wie gern! Bei ihm sitzt der, welcher z. g. St.
geb. w. „Wenn Ihr nicht tüchtig esset, Graf, so dass ich damit zu-
frieden bin, werden wir hier bleiben, wir beide werden uns nicht
1) Cron. Gen. 533b i«: ... et leuo al conde preso pora su tienda, et
viandol guardar muy bien.
2) S. M.P. Rev. Hisp. V.
Romanische Forschungen XXXII. 14
210 Johannes Adam
treDnen." Da sagte der Graf: „Von Herzen gern." Schnell speist er
mit jenen zwei Rittern. Der Cid, der ihn beobachtet, ist zufrieden,
weil der Graf so wacker die Hände regte. —
1060 „Wenn es Euch gefällt, mein Cid, so sind wir bereit zu gehen.
Befehlt, dass man uns die Tiere gebe, wir werden schnell davonreiten.
Seit dem Tage, da ich Graf wurde, speiste ich nicht so gern. Ich
werde es nicht vergessen, wie gut es mir geschmeckt hat." Man gibt
ihm drei Zelter, die sebr schön gesattelt sind, und gute Kleider aus
Pelzwerk und Mäntel. Der Graf Don Remont ist zwischen die beiden
Ritter getreten. Bis zum Ende des Lagerplatzes begleitete sie der
Castilier. „Nun geht Ihr fort, Graf, ganz wie ein franker Mann. Ich
1070 weiss Euch Dank für das, was Ihr mir zurückgelassen habt. Wenn
Euch der Gedanke käme, dass Ihr Euch dafür rächen wolltet, so
werdet Ihr mich finden können, falls Ihr mich suchen kommt; und
wenn nicht, so befehlt, dass man suche; dann werdet Ihr entweder
von dem Eurigen mir etwas zurücklassen oder Ihr werdet etwas von
dem Meinigen fortnehmen" 0- ,Freut Euch nur, mein Cid: Ihr seid in
Sicherheit. Bezahlt habe ich Euch für dieses ganze Jahr; Euch auf-
zusuchen, daran soll nicht einmal gedacht werden." Der Graf ritt von
danuen und gedachte fortzureiten. Er wendet das Haupt um und
1080 blickt zurück. Er hatte Furcht, dass es den Cid gereuen könnte, was
der Held um keinen Preis der Welt täte; denn niemals beging er eine
Treulosigkeit.
Der Graf ist gegangen, der [Held] von Bivar kehrte um. Er ver-
einigte sich mit seinen Scharen, er begann sie zu sammeln"). Durch
die wunderbare und grosse Beute, die sie gemacht, sind die Seinen so
reich, dass sie nicht wissen, was sie eigentlich besitzen.
II. Aassöhnnng mit Köuig Alfouso.
Hier beginnt das Heldeng-edicht vom Cid aus Bivar. Der Cid hat
den Pass von Alucant besetzt. Während er SaragOQa und das dies-
1090 seitige Gebiet, Huesca und die Gegend von Montalvan verliess, begann
er nach dem salzigen Meere hin Krieg zu führen. Im Osten geht die
Sonne auf, er wandte sich nach dieser Richtung. Der Cid eroberte
Xerica, Onda und Almenar. Das Gebiet von Borriana hat er gänzlich
erobert. Gott, der Herr, der im Himmel ist, stand ihm bei. Zu alle-
dem nahm er noch Murviedro ein. Der Cid sah bereits, dass Gott ihn
schützte. — Drinnen in Valencia hegt man nicht geringe Furcht, Es
bereitet den Bewohnern von Valencia Unbehagen, wisset, es gefällt
1) Zu 1070—74 vgl. Cron. Gen. 534a, 43 ff.
2) S. Glossar s. v. legar.
Übersetzung und Glossar des altspauischen Poema del Cid 211
ihnen nicht. Sie fasslen den Beschluss, ihn belag-ein zu kommen. Sie 1100
ritten die Nacht hindurch; beim Morgengrauen schicken sie sich an, nahe
bei Murviedro ihre Zelte aufzuschlagen. Das sah der Cid, er begann
sich zu verwundern: ,,Üank Dir, mein geistiger Vater. In ihrem Lande
befinden wir uns und fügen ihnen jegliches Unheil zu. Wir trinken
ihren Wein und essen ihr Brot. Wenn sie uns belagern kommen, so
tun sie es mit Hecht. Ohne Schlacht wird das nicht abgehen. Boten
sollen zu denen gehen, die uns unterstützen müssen, die einen nach
Xerica, die andern nach Alucant, jene von dort nach Onda, die andern
nach Almenar; die Leute von Borriana sollen alsbald hierher kommen. 1110
Wir werden diese Feldschlacht gewinnen. Ich vertraue auf Gott, dass
sie unsern Vorteil noch erhöhen werden." Am dritten Tage sind alle
versammelt. Er, d. z. g. St. geb. w., begann zu sprechen: „Hört,
Ihr Scharen, so der Schöpfer Euch selig machen möge! Seitdem
wir uns von der Christenheit trennten, — es ging nicht nach
uuserm Willen und wir konnten nicht anders — machte unsere Sache
Fortschritte, Gott sei es gedankt. Die Leute von Valencia haben
uns belagert. Wenn wir in dieser Gegend bleiben wollen, so müssen 1120
sie energisch gezüchtigt werden. Die Nacht mag verstreichen, der
Morgen herankommen. Seid mir dann gerüstet mit Pferden und Wallen.
Wir werden jenes Heer uns ansehen gehen, wie Leute, die aus einem
fremden Lande gekommen sind. Da wird es sich zeigen, wer den Lohn
verdient.' Höret nun, was Minaya Albarfanez sprach: „Campeador,
wir wollen tun, was Euch gefällt. Mir gebt 100 Keiter, um mehr bitte
ich Euch nicht. Ihr mögt mit den andern in der Front auf die Feinde 1130
einhauen. Ihr werdet sie gründlich schlagen. Daran wird nicht zu
zweifeln sein. Ich werde mit den Hundert auf der Flanke eindringen.
Wie ich zu Gott hoffe, wird das Schlachtfeld unser sein." Wie er's ihm
gesagt hat, gefällt es dem Cid sehr. —
Es war Morgen und sie denken daran, sich zu waffnen. Ein jeder
von ihnen weiss, was er zu tun hat. Beim Dämmern des Morgens
schlägt der Cid auf die Feinde los. „Im Namen des Schöpfers und
des Apot^tels Sankt Jakob, schlagt auf sie ein, Ihr Keiter, nach Herzens-
lust, denn ich bin Ruy Diaz, der Cid von Bivar!" Da hättet Ihr sehen 1140
können, wie so manche Zeltschnur zerrissen, die Pfähle herausgerissen
wurden, und wie die Zeltstangen sich (allenthalben') senkten. Die Mauren
sind zahlreich, sie beginnen bereits sich wieder zu sammeln. Von der
andern Seite drang ^Mbarfanez auf sie ein. Obwohl es sie bedrückt,
mussten sie sich doch ergeben"), und die, welche zu Pferde entkommen
konnten, wurden in die Flucht geschlagen. Zwei Maurenkönige tötete
1) Von Rest, und Lidf. getilgt.
2) V. 1151 folgt hinter 114,5; IMG hinter 1153; 1150 hinter 1155 (vgl. M. P.
I, 30).
14*
212 Johannes Adam
man auf dieser Verfolgung Bis Valencia dauerte das Nachsetzen.
11 52 Gross ist die Beute, die der Cid gemacht hat. Sie plünderten das
Schlachtfeld und denken dann an die Rückkehr. Mit dieser mächtigen
Beute, die sie mit sich führen, zogen sie in Murviedro ein. Gross ist
die Freude, die an diesem Orte herrscht. Die Heldentaten des Cid,
wisset, machen von sich reden. Sie nahmen Cebola ein und alles, was
davor liegt. Die Leute von Valencia haben [solche] Furcht, dass sie
nicht wissen, was sie tun sollen. Die Heldentaten [des Kämpen] machen
jenseits des Meeres von sich reden. Froh waren der Cid und alle seine
Begleiter, denn Gott hatte sie unterstützt und diesen Sieg geschaffen.
1160 Ihre Pferde trabten dahin'), sie ritten die Nächte hindurch. Sie
kommen nach Guiera und Xätiva, noch weiter flussubwärts nach der
Stadt Denia. Die Gegend in der Nähe des Meeres verwüsten*) sie mit
Gewalt. Sie eroberten Peüa Cadiella, die Ein- und Ausgänge. Als Cid
der Campeador Pena Cadiella besass, erregt das in Xativa und drinnen
in Guiera grossen Kummer, ganz sinnlos ist der Schmerz Valencias.
Während der Cid so im Maurenlande raubte und eroberte, des Tags
schlief und die Nächte hindurch ritt, brachte er mit der Eroberung dieser
1170 Städte drei Jahre zu. Die Leute von Valencia bat^) er gezüchtigt. Sie
wagen es nicht herauszukommen, noch mit ihm zusammenzutretteu. Er
verwüstete ihre Gärten und fügte ihnen grosses Unheil zu. In jedem
dieser Jahre nahm ihnen der Cid die Lebensmittel weg. Die Leute von
Valencia jammern sehr, denn sie wissen nicht, was sie tun sollen. Von
keiner Seite, sei es, welche es sei, bekamen sie Lebensmittel. Der
Vater gewährt dem Sohne, der Sohn dem Vater keine Unterstützung,
noch kann ein Freund den andern trösten. Es ist ein schlimmer
Kummer, Ihr Herren, Mangel an Nahrung zu haben, Kinder und Frauen
1180 Hungers sterben zu sehen*). Vor sich sehen sie, was ihnen Schmerz
bereitet, sie können sich nicht helfen. Zum Könige von Marroco sandten
sie. Mit dem Manne aus den Weissen Bergen hatte er einen gar schweren
Krieg. Er gab ihnen keinen Rat, noch kam er ihnen zu Hilfe. Das
wusste der Cid, von Herzen behagt es ihm. Er entfernte sich aus
Murviedro eines Nachts auf einem Nachtritt. Mit Tagesanbruch war
der Cid im Gebiete von Montreal. In ganz Aragonien und Navarra
befahl er einen Aufruf ergehen zu lassen, in das Gebiet von Kastilieu
entsandte er seine Boten: ,,Weun jemand des Kummers ledig werden
1190 und zu Reichtum gelangen will, so komme er zum Cid, der Lust hat,
einen Ritt zu unternehmen. Er will Valencia belagern, um es den
1) S. Glossar s. v. dar.
2) Lies: queb)-anta[nj (Lid f.).
3) Lies ha(n): Lid f.
4) Lies: lo[s] (Cornu Rom. 81).
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 213
Christen zu geben. Wenn jemand mit mir kommen will, Valencia zu
belagern, so f>oll er freiwillig; kommen, niemand wird gezwungen, —
drei Tage werde ich ihn am Kanal von Celfa erwarten." Das sagte
der Cid, d. z. g. St. geb. w. Er kehrte nach Murviedro zurück, denn
er hat es sich erobert.
Die Botschaften, wisset, gingen nach allen Seiten. In der Begierde
nach Beute wollen sie keine Zeit verlieren'). Alle die Nachrichten über
den Cid verbreiten sich nach allen Seiten. Mehr Leute kommen zu
ihm als von ihm fortgehen. Zahlreiches Kriegsvolk schliesst sich
ihm an aus der guten Christenheit. Der Reichtum des Cid von 1200
Bivar nimmt zu. Als der Cid das Volk versammelt sah, empfand
er eine innere Befriedigung. Der Cid Don Rodrigo wollte es nicht
aufschieben: Er rückte gegen Valencia vor und warf sich auf
die Stadt. Gut belagert sie der Cid, ohne dass er zu einer List seine
Zuflucht nahm. Er verbietet den Belagerten Ein- und Ausgang. Er
setzt der Stadt eine Frist, falls man ihr zu Hilfe käme. Volle neun
Monate, wisset, lagerte er bei ihr. Als der zehnte herankam, übergaben 1210
sie sie. Gross ist die Freude, die an diesem Orte herrscht. Als der
Cid Valencia erobert hatte und in die Stadt einzog, wurden die Leute,
die zu Fuss gegangen waren, zu Reitern gemacht. Wer könnte Euch
das Gold und das Silber zählen? Alle, soviele ihrer da waren, waren
[jetzt] reich. Der Cid Hess den fünften Teil fortnehmen. An gemünzten
Schätzen entfallen auf ihn 30000 Mark. Und die übrigen Schätze, wer
könnte die zählen? Froh war der Campeador mit allen denen, die er
[bei sich] hat, als sein Feldherrnbanner oben auf dem festen Schlosse 1220
thronte. Nun freute sich der Cid mit allen seinen Scharen. —
Zu jenem Könige von Sevilla kam die Nachricht, dass Valencia
eingenommen sei, dass sie es nicht [mehr] verteidigten. Er suchte sie
auf mit 30000 Kriegern. Tu der Nähe der Huerta fand die Schlacht
statt. Der Cid mit dem langen Barte schlug sie in die Flucht. Diese
dauerte bis nach 'Xätiva hinein. Beim Durchzug durch den Xücar
hättet Ihr [eine grosse] Verwirrung sehen können, Mauren, die auf dem
Rücken liegen*) und wider ihren Willen Wasser schlucken. Mit drei 1230
Hieben kam jener König von Marroco davon. Der Cid ist mit dieser
ganzen Beute zurückgekehrt. Gut war die von Valencia, als sie die
Stadt eroberten, |aber] viel vorteilhafter, wisset, war dieser Sieg. Auf
alle geringeren Soldaten entfielen 100 Mark in Silber. Ihr seht bereits,
wohin die Taten des Ritters gediehen. Grosse Freude herrscht unter
allen diesen Christen bei dem Cid Ruy Diaz, d. z. g. St. geb. w. Der Bart
wächst ihm bereits und wird ihm immer länger. Es sprach der Cid
1) Hinter 1198: V. 1206, 1207 (vgl. M. I, 30).
2) S. Glossar s. v. aruenf^o.
214 Johannes Adam
1240 mit seinem Munde folgendermassen: Aus Liebe zum König Alfonso, der
ihn aus dem Lande verbannt habe^), würde keine Schere in seinen Bart
hineinkommen, noch ein Haar abschneiden, und davon sollten Mauren
und Christen sprechen. Der Cid Don Rodrigo ruht sich aus in Valencia;
mit ihm Minaya Albarfanez, der sich nicht von seinem Arme trennt.
Die, welche aus der Heimat sich entfernt hatten, haben Schätze in
Hülle und Fülle. Ihnen allen gab er in Valencia Häuser und Besitzungen,
mit denen sie zufrieden sind; sie erfuhren bereits die Zuneigung des
Cid an sich. Die, welche mit ihm gegangen waren und [auch] die
1250 später Hinzugekommenen, alle sind zufrieden. Der Cid bemerkte, dass sie,
wenn sie mit den empfangenen Schätzen fortgehen könnten, dies gern
tun würden. Drum befahl der Cid folgendes — Minaya hatte es ihm
geraten — : dass man jedem von den Seinen, der sich von ihm nicht
verabschiede und ihm nicht die Hand küsse, falls man ihn fangen könnte
oder er eingeholt würde, die Habe wegnehmen und ihn aufhängen sollte.
Sehet, dies alles ist gut angeordnet. Er beriet sich mit Minaya Albar-
fanez: „Wenn es Euch recht ist, will ich die Anzahl derer wissen, die
hier sind und mit mir etwas erbeuteten. Ich werde sie aufzeichnen
1260 und alle sollen gezählt werden, damit, wenn einer entschlüpft oder wir
ihn weniger finden*) diese meine Vasallen, die Valencia schützen und
als Wachen umhergehen, mir sein Hab und Gut zurückerstatten müssen."
Da sagte Minaya: „Der Rat ist verständig." Er befahl, dass sie zum
Hofe kämen und man sie dort versammle. Als er sie fand, liess er sie
alle genau zählen. 3600 hatte der Cid von Bivar. Sein Herz freute
sich und er lächelte: „Dank sei Gott und der heiligen Mutter Maria!
Mit weniger Mannen zogen wir aus dem Orte Bivar fort. Jetzt besitzen
1270 wir Reichtum, später werden wir noch mehr haben. Wenn es Euch
gefällt, Minaya — und es möge Euch nicht verdriessen — , so will ich
Euch nach Castilien schicken, wo wir Besitzungen haben, zum König
Alfonso, meinem rechtmässigen Herrn. Von dieser meiner Beute, die
wir hier gemacht haben, will ich ihm hundert Pferde geben und Ihr
sollt gehen, sie ihm zu bringen. Dann küsst ihm an meiner statt die
Hand und bittet ihn für mein Weib und meine Töchter inständig darum,
dass er, wenn er Gnade wolle walten lassen, mir gestatte sie fortzu-
holen. Ich werde nach ihnen senden, Ihr sollt die Botschaft wissen:
1280 Sie werden das Weib des Cid und seine Töchter, die Kinder, so holen
gehen, dass sie unter grossen Ehrungen in dieses fremde Gebiet kommen
werden, das wir erobern konnten." Alsbald sagte Minaya: „Von Herzen
gern." Nachdem sie dies gesprochen, denken sie daran, sich zu rüsten.
1) M. P. Rev. Hisp. V: es scheint nötig zu lesen: que de tierra le avie
echado ; vgl. auch M. P. I. 358 s.
2) S. Glossar s. v. fallar.
Übersetzung nnd Glossar des altspanischen Poema de! Cid 215
Hundert Reiter gab der Cid dem Albarfanez, um ihn auf dem Wege
zu bedienen, und er befahl, tausend Mark in Silber nach San Pero zu
bringen; er sollte sie dem Abt Don Sancho geben. Bei diesen Neuig-
keiten freuen sich alle. —
Inzwischen kam von Osten her ein Priester, Bischof Hieronymus
wird er genannt. Er ist in den Wissenschaften sehr bewandert und 1290
sehr klug, zu Fuss und zu Pferde war er sehr tUchtig Er erkundigte
sich nach den Heldentaten des Cid; der Bischof sehnte sich darnach,
sich im Kampfe mit den Mauren zu sehen; die Christen sollten ihn,
falls er etwa des Kampfes überdrüssig würde und es satt bekäme, mit
den Händen dreinzuschlagen, nicht beweinen, solange die Welt bestände.
Als der Cid dies hörte, war er damit zufrieden: ,,Hört, Minaya Albar-
fanez, bei dem, der in der Höhe wohnt, da Gott uns helfen will, möchten
wir ihm wohl dafür danken. Im Gebiet von Valencia will ich ein Bis-
tum gründen und es diesem guten Christen geben. Wenn Ihr nach 1300
Castilien geht, werdet Ihr gute Nachrichten mitnehmen." Albarfanez
freute sich über das, was Don Rodrigo sagte. Diesen Don Hieronymus
bestätigen sie nun als Bischof; sie gaben ihm einen Bischofssitz') in
Valencia, der ihm viel einbringen kann. Gott, wie froh war die ganze
Christenheit, dass es nun im Gebiete von Valencia einen Herrn Bischof
gab. Froh war Minaya, er verabschiedet sich und ging fort.
Während das Gebiet von Valencia im Frieden zurückbleibt, zog
Minaya Albarfanez nach Castilien. Ich werde Euch die Aufzählung 1310
der Herbergen erlassen. Er fragte nach Alfonso, wo er ihn finden
könnte, Erst vor kurzem war der König nach San Fagunt ge-
gangen; er kehrte nach Castilien zurück, dort könnte er ihn finden.
Darüber war Minaya Albarfanez froh. Mit seinem Geschenke wandte
er sich dorthin.
Zur selben Stunde war der König Alfonso aus der Messe gekommen.
Sehet, da naht sich gar stattlich Minaya Albarfanez. Vor allem Volke
beugte er seine Kniee, dem König Alfonso fiel er zu Füssen in grossem
Schmerze. Er küsste ihm die Hände und sprach gar wohlgesetzt: ,.Er-1320
barmen, Herr Alfonso, um der Liebe des Schöpfers willen! Es küsst
Euch die Hände der Kämpe Cid, die FUsse und die Hände, damit Ihr
mit ihm Erbarmen haben möget, so Euch der Schöpfer schütze. Ihr
habt ihn aus dem Lande verbannt, Eure Liebe besitzt er nicht. Obwohl
in fremdem Lande, tut er doch gut seine Pflicht. Die Orte mit Namen
Xerica und Onda hat erobert, er nahm Almenar ein und Murviedro,
das noch besser ist. So tat er mit Cebola und ferner mit Castejon und 1330
Pena Cadiella, das eine starke Felsenveste ist. Zugleich mit diesen ist
er Herr von Valencia. Einen Bischof setzte der gute Campeador eigen-
1) S. Glossar s. v, dar.
216 Jobannes Adam
händig ein. Er schlug fünf Feldschlachten und gewann sie alle. Gross
ist die Beute, die ihm der Schöpfer verlieh. Sehet hier die Zeichen,
ich sage Euch die Wahrheit: Hundert starke und schnellfüssige Pferde,
alle sind sie mit Sätteln und Zäumen versehen. Er küsst Euch die
Hände und [bittet], dass Ihr sie annehmen möchtet. Er betrachtet sich
1340 als Euren Vasallen und sieht Euch als seinen Herrn an." Der König
hob die rechte Hand empor, er machte über sich das Zeichen des Kreuzes.
„Solch stolze Beule, wie sie der Campeador gemacht hat, gefällt mir
ausserordentlich, so mich Sankt Isidor schlitzen möge, und es gefallen
mir die Heldentaten, die der Campeador ausführt. Ich nehme diese
Pferde an, die er mir zum Geschenke sendet." Dem König zwar gefiel
es, doch sehr verdross es den Garcia Ordonez: „Es scheint, dass es im
Lande der Mauren [überhaupt] keinen lebenden Menschen gibt, da Cid
der Campeador so nach seinem Belieben verfährt." Da sagte der König
zu dem Grafen: „Unterlagst diese Äusserung, denn in jeder Beziehung
1350 dient er mir besser als Ihr." Da sprach Minaya wie ein Mann: „Um
Gnade bittet Euch der Cid — wenn es Euch gefallen möchte — für
seine Gattin Dona Ximena und seine beiden Töchter: Sie möchten sich
aus dem Kloster, wo er sie zurückliess, entfernen und nach Valencia
gehen zum guten Campeador." Alsbald sagte der König: Das gefällt
mir von Herzen. Ich werde befehlen, dass man ihnen Lebensmittel gibt,
solange sie durch mein Land ziehen, und dass man sie schützt vor
Schmach und Unheil und Schande. Wenn diese Damen sich an der
Grenze meines Landes befinden, dann sehet zu, wie Ihr sie bedient,
1360 Ihr und der Campeador. Hört mich, Ihr Granden und mein ganzer
Hof. Ich will nicht, dass der Campeador etwas verliert. Allen den
Mannen, die ihn ihren Herrn nennen, — weswegen ich sie ihrer Be-
sitzungen beraubte — gebe ich alles heraus. Ihre Besitzungen sollen
ihnen nützen*), wo sich der Campeador [auch] befinden möge. Ich be-
freie sie von Unheil und Schaden. Ich tue das deswegen, damit sie
ihrem Herrn dienen." Minaya Albarfanez küsste ihm die Hand. Der
König lächelte, gar schön sprach er: „Die, welche dem Campeador zu
1370 dienen wünschen, sollen von mir aus frei sein, sie mögen ziehen in der
Huld des Schöpfers. Mehr werden wir hierbei gewinnen denn bei der
Unehre anderer."
Da begannen die Prinzen von Carrion ein Gespräch [miteinander]:
„Die Taten des Cid Campeador nehmen gewaltig zu. Wir möchten
wohl seine Töchter heiraten, um des Nutzens willen. Aber wir würden
nicht wagen, das zu äussern. Der Cid stammt aus Bivar und wir von
1) Die Cron. de Veinte Reyes hat nach M. P. Rev. Hisp. V: . . . lo que
les t/o torne quiero gelo entregar quelo ayan suelto e quito e sc sirvan dello . . .
Lies lels] nach Cornu.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 217
den Grafen von Carrion." Sie sagen es niemandem und so blieb es
denn bei dieser Äusserung.
Minaya Albarfanez verabschiedete sich von dem guten Könige.
„Da Ihr nun geht, Minaya, so zieht mit der Gnade des Schöpfers.
Nehmt einen Portero mit, ich glaube, dass es Euch nützen wird. Wenn 1380
Ihr die Damen mit Euch führt, soll man sie nach ihrem Gefallen be-
dienen. Bis nach Medina hinein soll man ihnen geben, soviel sie be-
nötigen, von da ab mag der Canipeador an sie denken."
Minaya verabschiedet sich und entfernt sich vom Hofe. Die Prinzen
von Carrion gaben Minaya Albarfanez das Geleit. „In allem seid Ihr
ein Ehrenmann, in diesem Falle handelt ebenso: Grüsst uns den Cid
von Bivar. Wir sind ihm von Nutzen, so gut wir es können. Der Cid
wird nichls verlieren, wenn er uns wohl will." Da antwortete Minaya: 1390
„Das hat mich nicht zu bekümmern."
Minaya ist gegangen, die Prinzen kehren um. Jener wandte sich
nach San Pero, wo sich die Damen befinden. Gar gross war die Freude,
als man ihn erscheinen sah. Minaya ist abgestiegen, er geht zu Sankt
Peter beten. Als er sein Gebet beendet hatte, wandte er sich zu den
Damen. „Ich neige mich [vor Euch], Dona Ximena, möge Euch Gott
vor Unheil schützen, ein gleiches tue er mit Euren beiden Töchtern.
Von seinem jetzigen Aufenthaltsort aus grüsst Euch der Cid. Gesund
verliess ich ihn und in gar grossem Reichtum. Der König hat in seiner 1 400
Gnade Euch mir freigegeben, um Euch nach Valencia zu führen, das
wir als Eigentum besitzen. Wenn der Cid Euch sähe, gesund und un-
versehrt, dann würde er ganz froh sein, er würde keinen Kummer haben."
Da sagte Dona Ximena: „Das walte Gott!"
Drei Reiter sandte Minaya Albarfanez aus. Er schickte sie zum
Cid nach Valencia, wo er sich aufhält. „Sagt dem Campeader, —
Gott möge ihn vor Unheil schützen, — dass der König mir sein Weib
und seine Töchter freigegeben hat. Er befahl, uns Lebensmittel zu
geben, so lange wir in seinem Lande wären. Von heute ab in vierzehn 1410
Tagen werden wir, wenn Gott uns vor Unheil schützt, da sein, ich, sein
Weib und seine Töchter, die er besitzt und alle die guten Frauen mit
ihnen, soviele sie ihrer haben."
Die Reiter sind fortgeritten, sie werden an den Auftrag denken. Minaya
Albarfanez blieb in San Pero zurück. Da hättet Ihr von allen Seiten Reiter
kommen sehen können. Sie wollen') nach Valencia ziehen, zum Cid von
Bivar; sie baten Albarfanez, ihnen nützlich zu sein. Da sagte Minaya:
„Das werde ich gern tun." 05 Reiter sind dem Minaya hinzukommen, 100 1420
hatte er bei sich, die er von dort (Valencia) mit hergeführt hatte. Eine
gute Gefolgschaft bildet sich, um mit diesen Damen zu ziehen. Die
1) Lies: quiere[n] (Lidf.~
218 Johannes Adam
5CX) Mark gab Miniiya dem Abt. Was er mit den übrigen 500 machte,
das werde ich Euch sagen. Der gute Minaya gedachte Dona Ximena
und die Töchter, die sie besitzt, und die andern Frauen, die sie per-
sönlich bedienen, mit den besten Kleidern auszustatten, die er in Burgos
finden konnte, mit Zeltern und Mauleselinnen, damit sie keinen schlechten
1430 Eindruck machten. Als er diese Damen ausgestattet hat'), will der
gute Minaya ans Fortreiten denken. Sehet, da fallen ihm Rachel und
Vidas zu Füssen: Gnade, Minaya, wackerer Ritter! Wisset, der Cid hat
uns vernichtet, wenn er uns nicht hilft. Wir würden ihm den Profit
erlassen, wofern er uns nur das Kapital gäbe." „Ich werde mit dem
Cid darüber sprechen, wenn Gott mich dorthin führt. Für das, was Ihr
getan habt, wird man dort ein Einsehen haben." Da sagten Rachel
und Vidas: „Das walte Gott! Wenn nicht, so werden wir Burgos ver-
lassen und den Cid suchen gehen*).
1440 Minaya Albarfanez hat sich nach San Pero begeben. Viel Kriegs-
volk schliesst sich ihm an; er gedachte fortzureiten. Grosser Schmerz
herrscht beim Abschiede von dem Abte: „So der Schöpfer Euch schützen
möge, Minaya Albarfanez, küsst an meinerstatt dem Campeador die
Hände. Er wolle unser Kloster nicht vergessen. Wenn er es fördert,
wird er, solange er lebt, immer höheres Ausehen geniessen." Da ant-
wortete Minaya: „Das werde ich gern tun." Nun verabschieden sie
sich und denken ans Fortreiten Der Königsbote, der über sie zu
1450 wachen hat, |zieht] mit ihnen. Im Laude des Königs gibt man ihnen
viel Lebensmittel. Von San Pero bis Medina ziehen sie in fünf Tagen.
Seht, da sind sie in Medina, die Damen und Albarfanez. —
Ich werde Euch sprechen von den Reitern, die die Botschaft brachten.
Sobald der Cid von Bivar sie wusste, gefiel es ihm von Herzen und er
freute sich. Mit seinem Munde begann er zu sprechen: „Wer einen
guten Boten entsendet, darf solches erwarten. Du, Muno Gustioz, und
1460 voran Pero Vermuez, Martin Antolinez, der ehrenwerte Burgalese, und
der Bischof Hieronymus, ein wackerer Priester: Ihr sollt mit hundert
geeigneten Leuten fortreiten für den Fall, dass ihr kämpfen müsst.
Zieht durch Santa Maria, reitet nach Molina, das weiter hin liegt.
Avengalvon besitzt es, er ist mein treuer Freund. Er wird Euch wohl
mit weiteren 100 Reitern folgen. Geht nach Medina, so schnell Ihr
könnt. Mein Weib und meine Töchter zusammen mit Albarfanez könnt
Ihr dort finden, wie sie mir sagen Hessen. Bringt sie vor mich unter
1470 grossen Ehren; ich werde in Valencia bleiben, das mich teuer zu stehen
1) Lies: adobadas las ha[n].
2) Im Poema hören wir nichts mehr von dieser Angelej^enheit; aber in der
Cron. Gen. (593 b 6) befiehlt der Cid, die 300 Gold- und 300 Silbermark den
Juden zurückzugeben.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid 219
kam. Grosse Torheit wäre es, weDii ich es verliesse. Ich werde in
Valeucia bleiben, denn ich betrachte es als mein Eigentum."
Als dies gesagt worden, denken sie ans Reiten und sie ritten un-
ablässig dahin, so schnell wie möglich. Sie passierten Santa Maria und
lagerten sich bei Fronchales^), und am andern Tage lagerten sie in
Molina. Als der Maure Avengalvon die Nachricht bekam, zog er hin-
aus, sie zu empfangen, mit grosser Freude. „Ihr kommt, Vasallen meines
wahren Freundes. Wisset, mich verdriesst das nicht, [im Gegenteil], 1480
es gefällt mir sehr." Da sprach Muuo Gustioz — er wartete keinen
andern ab: „Der Cid grüsst Euch, er befahl, die Botschaft auszurichten,
dass Ihr ihm schnell mit 100 Reitern zu Hilfe kommen sollt Sein
Weib und seine Töchter befinden sich in Medina, Ihr sollt zu ihnen
gehen, sie ihm herfuhren und Euch bis Valencia nicht von ihnen trennen."
Avengalvon erwiderte: „Das werde ich gern tun." In dieser Nacht
gab er ihnen ein reiches Mahl. Am Morgen gedenken sie weiter zu
reiten. Um Hundert baten sie ihn, er aber nimmt Zweihundert mit. 1490
Sie ziehen durch die Berge, die wild und gross sind. Sie durchquerten
die Mata de Toranz ohne Furcht*). Durch das Tal von Arbujuelo ge-
denken sie hinabzureiten und dann befindet sich die ganze Gesandt-
schaft in Medina.
Minaya Albarfanez entsandte zwei Reiter, um die Wahrheit zu er-
fahren. Das schob er nicht auf, denn es liegt ihnen am Herzen. Der
eine blieb bei jenen, der andere kehrte zu Albarfanez zurück. „Streit-
kräfte des Campeador kommen uns suchen. Sehet, da ist Pero Ver-
muez und Muho Gustioz, die Euch wahrlich lieben, und Martin Antolinez, 1500
der redliche Biirgalese, und der Bischof Don Hieronymus, ein frommer
Priester, und der Herr Avengalvon mit seinen Streitkräften, die er
mit sich führt, um dem Cid grosse Ehre zu erweisen. Alle zusammen
kommen sie, sogleich Averden sie anlangen." Sofort sagte Minaya:
„Lasst uns zu Pferde steigen." Das wurde alsbald getan, denn sie
w^ollen keine Zeit verlieren. Wohl Hundert zogen aus von dort, die
nicht übel aussehen, auf guten Pferden mit Brustriemen und Glöckchen,
mit Decken aus Zendeltaffct und mit Schilden um den Hals und Lanzen 1510
in den Händen, die Fähnlein haben, damit die andern wüssten, welchen
Sinnes Albarfanez war. 0, wie zog Albarfanez aus Castilien mit diesen
Damen, die er mit sich führt! Die Späher, die an sie herankamen,
greifen zu den Waffen und entfernen sich dann wieder'). In der Um-
gebung des Salon herrscht grosse Freude. Als die andern ankommen.
1) S. Glossar s. v. frontael.
2) C. Lt. 97 streicht de tal guisa.
3) Dam. Hin. in der Anm. zu 1513: „Le pofete veut, je crois, parier de
quelques cavaliers qu' Abengalvon avait envoyös en ßclairenrs."
220 Johannes Adam
neigen sie sich vor Minaya Albarfanez. Wie Avengalvon sich nahte
und er ihn erblickt, da lächelt er mit dem Munde und umarmte ihn.
Er küsst ihn zum Grusse auf die Schulter, denn so ists bei ihm Brauch:
1520 „Welch schöner Tag für Euch, Minaya Albarfanez! Ihr bringt diese
Damen mit Euch, wodurch Euer Ansehen steigen wird. Euch, Gattin
des Kämpen Cid, und Euch, seine leiblichen Töchter, werden wir alle
ehren, denn so will es sein Glück, Wenn wir ihm auch Unheil [zu-
fügen] wollten, wir brächten es nicht fertig. Im Kriege und im Frieden
wird er von dem Unsrigen haben. Für sehr unwissend halte ich den,
der die Wahrheit nicht kennt." Da lächelte Minaya Albarfanez mit
dem Munde: ,, Fürwahr, Avengalvon, Ihr seid ihm ein treuer Freund.
Wenn Gott mich zum Cid kommen lässt und ich ihn lebend wiedersehe,
1530 so werdet Ihr nichts von dem verlieren, was ihr getan habt. Nun
wollen wir uns lagern, denn das Mahl ist bereitet." Drauf sprach
Avengalvon: „Dieses Anerbieten gefällt mir; vor Ablauf dreier Tage
werde ich es Euch doppelt zurückgeben."
Sie zogen in Medina ein, Minaya bediente sie. Froh waren alle
über die Aufwartung, die Ihnen zuteil wurde. Der Königsbote bezahlte
alles. Geehrt ist der Cid in Valencia, wo er sich aufhielt, durch eine
solche Fülle von Lebensmitteln, wie sie aus Medina mit fortnahmen.
Der König bezahlte alles, und frei von jeglicher Verpflichtung zieht
Minaya von dannen.
1540 Die Nacht ist verstrichen, der Morgen gekommen. Man hat die
Messe gehört; alsbald ritten sie davon. Sie zogen aus Medina hinaus,
passierten den Salon, ritten schnell durch Arbujuelo hinauf, durch-
querten bald die Ebene von Torancio und kamen nach Molina, das
Avengalvon beherrschte. Der Bischof Don Hieronymus, ein guter Christ
fürwahr, bewachte die Damen des Tags und des Nachts, auf einem
Streitross, das vor seinen Waffen dahin trabt^j; er und Albarfanez ritten
1550 gemeinsam ihren Weg. Sie sind in Molina eingezogen, eine gute und
reiche Stadt. Der Maure Avengalvon diente ihnen wahrlich gut. Sie
hatten an nichts Mangel, was sie auch begehrten. Sogar die Hufeisen
überliess er [ihnen] unengeltlieh. Wie ehrte er Minaya und die Damen!
Am andern Morgen stiegen sie sogleich zu Pferde. Wahrlich, bis nach
Valencia diente er ihnen. Sein [eigenes] Geld gab der Maure aus,
denn von dem ihrigen nahm er nichts'').
In dieser Freude und mit so ehrenvollen Nachrichten sind sie
1560 von Valencia gerade noch drei Meilen entfernt. Dem Cid, d. z.
1) Dam. Hin.: qui va devant ses armes. Anm.: Le destrier raarchait
devant le roussin qni portait rariniire. Eine andere Erklärung gibt Bello.
Lidf. u Rest, lesen: e[n] cavallo en d.
2) Lies: lo(s) so(s) despendie el moro, que de[l]los(o) non tomava nada.
(Bello, Rest. Prop. XX, Cornu, M. P. I, 327«.).
Übersetzung und Glossar des altspauischen Poema del Cid 221
g. St. geb. w., bringt man nach Valencia hinein die Kunde. Froh
war der Cid, wie ers niemals mehr oder auch nur ebensosehr war,
denn von dem, was er am meisten liebt, kommt ihm jetzt die Nach-
richt. Zweihundert Keiteru befahl er, schnell hinauszuziehen, um Minaya
und die Edelfrauen zu empfangen. Er [selbst] blieb in Valencia,
schlitzend und wachend, denn er weiss wohl, dass Albarfanez jegliche
Sorge trägt. Sehet, alle diese empfangen Minaya, die Damen, die Kinder
und die übrige Gefolgschaft. 1570
Der Cid befahl denen, die er in seinem Hause hat, das Schloss
und die übrigen hohen Türme und alle Tore, die Ein- und die Aus-
gänge, zu bewachen, und ihm Bavieca vorzuführen — es war noch
nicht lange her, dass er es erbeutet hatte. Noch wusste der Cid, der
z. g. St. sein Schwert umgürtete, nicht, ob es ein flinker Kenner wäre,
oder ob es leicht zum Stehen gebracht werden könne. — Am Türe von
Valencia, wo er in Sicherheit wäre, wollte er vor seinem Weibe und
seinen Töchtern ein Watfenspiel aufführen.
Als die Damen mit grossen Ehren empfangen worden waren, trat
der Bischof Don Hieroiiymus zuerst ein, stieg vom Pferde und wandte 1580
sich zur Kapelle mit soviel Leuten wie nur möglich, |von denen], die
gleichzeitig mit ihm ankamen (V)*). Sie gingen [dann] hinaus, die
Damen und Miuaya zu empfangen, in Chorhemden und mit silbernen
Kreuzen [in der Hand]. Der, w. z. g. St. geb. w., verlor keine Zeit.
Man sattelt ihm Bavieca, Decken legte man dem Tiere auf. Der Cid
ritt auf ihm hinaus, und nahm Turnierwaften mit. Er zog sich den
Überrock an, lang wallt sein Bart. Einen Proberitt unternahm er, der
war ganz wunderbar. Er reitet auf dem Pferde mit Namen Bavieca. 1590
Als er seinen Ritt beendet, verwunderten sich alle. Von diesem
Tage an ward Bavieca in dem ganzen grossen Spanien hochgeschätzt.
Am Ende des Kittes stieg der Cid vom Pferde. Er schritt auf seine
Frau und seine beiden Töchter zu. Als Ximena das sah, warf sie sich
ihm zu Füssen. „Dank, 0 Campeador, aus viel übler Schmach habt Ihr
mich befreit. Seht mich hier, o Herr, mich und meine Töchter. Mit
Gott und Eurer Hilfe sind sie wohl aufgezogen." Herzlich umarmte
er die Mutter und die Töchter. Ob der Freude, die sie hatten, rannen 1600
ihnen die Tränen aus den Augen. Alle seine Scharen waren voll Ent-
zücken. Sie spielten mit den Waffen und zerbrachen die Zielscheiben*).
Höret, was der sagte, d. z. g. St. geb. w.: „Ihr, geliebtes Weib, und
meine beiden Töchter, mein Herz und meine Seele, tretet ein mit mir
in die Stadt Valencia, in das Besitztum, das ich Euch erobert habe."
Mutter und Töchter küssten ihm die Hand.
1) S. Glossar s. v. acordar.
2) Eine im 12, Jalirh. weit verbreitete Sitte; vgl. dazu Bello II, 150.
222 Johannes Adam
1610 Uuter gar grossen Ehren zogen sie in Valencia ein. Der Cid be-
gab sich mit ihnen nach der Citadelle. Dort führte er sie an den
höchsten Punkt. Schöne Augen blicken nach allen Seiten. Sie be-
trachten Valencia, wie sie daliegt, die Stadt, und auf der andern Seite
erblicken sie das Meer. Sie betrachten die Huerta, dicht und gross.
Sie erheben ihre Hände, um zu Gott zu beten. An dieser Beute haben
der Cid und seine Begleiter einen gar grossen Gefallen, da sie gut und
mächtig ist. —
1620 ^^r Winter ist vergangen, der März naht heran. Ich will Euch
Neuigkeiten berichten von jenseits des Meeres, von jenem Könige Yucef,
der sich in Marroco befindet. Dem Könige von Marroco bereitete der
Cid Missbehagen: „Denn er ist gewaltsam in mein Besitztum einge-
drungen und er dankt nur Jesus Christus dafür." Jener König von
Marroco sammelte seine Heere. Ihre Gesamtzahl belief sich auf
50000 Krieger. Sie stachen in See, sie schifften sich ein. Valencia,
den Cid Don Kodrigo, suchen sie auf. Die Schiffe sind gelandet, man
1630 ist ausgestiegen. Nach Valencia kamen sie, das der Cid erobert bat.
Sie schlugen ihre Zelte auf und das ungläubige Kriegsvolk lagerte sich.
Die Nachrichten hiervon waren zum Cid gelangt. „Dank dem Schöpfer,
meinem geistigen Vater! Alles Gut, das ich besitze, habe ich vor mir.
Mit Anstrengung eroberte ich Valencia, als Eigentum besitze ich es.
Ohne dass ich sterbe, kann ich es nicht verlassen. Dank sei dem
Schöpfer und der heiligen Mutter Maria, dass ich mein Weib und meine
Töchter hier habe. Wonne ist mir gekommen von jenseits des Meeres.
1640 Ich werde zu den Waffen greifen, nicht werde ichs unterlassen können.
Meine Töchter und mein Weib werden mich kämpfen sehen. Sie werden
sehen, wie man hier weilt in diesen fremden Ländern. Sie werden
genugsam mit den Augen schauen, wie mau seinen Lebensunterhalt
verdient." Er Hess sein Weib und seine Töchter zur Citadelle hinauf-
steigen. Sie erhoben ihre Augen, sie sahen die Zelte aufgeschlagen.
„Was ist das. Cid, so der Schöpfer Euch schirmen möge?" „Ei, Ihr
tugendhaft Weib, habt keinen Kummer: Reichtum ist's, der sich uns
mehrt, wunderbar und gross. Kaum, dass Ihr gekommen, will man
1650 Euch [schon] ein Geschenk machen. Eure Töchter sind noch zu ver-
heiraten, man bringt Euch die Mitgift!" „Dank sei Euch, Cid, und dem
geistigen Vater!" „Weib, bleibt [hier] in diesem Palaste oder, wenn Ihr
wollt, auf der Citadelle. Habt keine Furcht, weil Ihr mich kämpfen
seht. Mit der Gnade Gottes und der heiligen Maria wächst mir der
Mut, weil Ihr zugegen seid. Mit Gott muss ich diese Schlacht gewinnen."
Die Zelte sind aufgeschlagen, der Morgen dämmert heran. In grosser
Eile wirbelte man die Trommeln. Der Cid freute sich nud sagte: „Ein
gar schöner Tag ist heut." Sein Weib hat Furcht und das Herz will
1660 ihr brechen. Ebenso giugs den Frauen und ihren beiden Töchtern,
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poenia del Cid 223
Seit dem Tage, da sie geboren waren, hatten sie kein solches Zittern
erlebt. Der gute Cid Campeador griff sich in den Bart: „Fürchtet Euch
nicht, denn all dies ist zu Eurem Vorteil. Ehe vierzehn Tage ver-
strichen sind, wird man, falls es dem Schöpfer gefällt, jene Trommeln
vor Euch hinlegen und Ihr werdet sehen, was für welche es sind.
Dann sollen sie dem Bischof Don Hieronymus gehören, man wird sie
in Sankt Marien aufhängen." Es ist ein Gelübde, das der Cid Campe-
ador da tat. Froh sind die Damen, ihre Furcht verliert sich.
Die Mauren von Marroco reiten rüstig drein. Furchtlos stehen sie 1670
mitten in den Gärten. Das sah der Turmwächter, er läutete die Glocke.
Gerüstet sind die Scharen des christlichen Kriegsvolkes. Sie wappnen
sich freudig und eilen aus der Stadt. Als sie die Maureu treffen, greifen
sie sie gar schnell an. Sie holen sie aus den Gärten heraus auf
schlimme Art. Volle Fünfhundert töteten sie von ihnen an diesem
Tage. Wohl bis zu den Zelten dauerte die Verfolgung. Sie haben
viel getan, nun denken sie daran [heim]zureiten: Alvar Salvadorez 1680
blieb als Gefangener dort'). Zurückgekehrt zum Cid sind die, welche
sein Brot assen. Er sah's mit den Augen, sie erzählen es in seiner
Gegenwarf. Der Cid ist durch alles, was sie getan haben, erfreut.
„Hört mich, Ihr Reiter, es wird nicht anders sein: Heute ist ein guter
Tag, ein besserer wirds morgen werden. Am frühen Morgen seid alle
gewappnet. Die Messe wird man uns lesen, und [dann] denkt daran
zu Pferde zu steigen. Der Bischof Don Hieronymus wird uns die Ab-
solution erteilen. Wir werden die Feinde schlagen gehen im Namen
des Schöpfers und des Apostels Sankt Jakob. Es ist besser, dass wir 1G90
sie besiegen, als dass sie uns die Lebensmittel wegnehmen*)." Da sagten
alle: „Von Herzen gern." Minaya sprach, er wollte es nicht aufschieben :
„Da Ihr dies wollt, so befehlt mir etwas anderes. Gebt mir 130 Reiter,
um zu kämpfen. Wenn Ihr hingeht, um auf sie einzuhauen, werde ich
von der andern Seite her eindringen. Auf beiden Seiten oder auf einer
wird uns Gott zu Hilfe kommen." Da sagte der Cid: „Herzlich gern."
Dieser Tag ist vergangen und die Nacht ist hereingebrochen.
Nicht zögern jene christlichen Krieger, sich zu rüsten. Beim zweiten
Hahnschrei, vor Anbruch des Morgens, las der Bischof Don Hieronymus 1700
ihnen die Messe. Als er die Messe beendet hatte, erteilte er ihnen
Generalabsolutiou: „Dem, der hier im Kampfe stirbt, mit dem Gesichte
gegen den Feind, nehme ich fort die Sünden und seine Seele wird bei Gott
sein. Euch Cid Don Rodrigo — zu guter Stunde gürtetet Ihr Euer
Schwert um — Euch las ich die Messe am heutigen Morgen. Ich er-
bitte ein Geschenk von Euch und es möge mir gewährt werden, näm-
1) Siehe Anm. zu 1788.
2) Nach M. P. P. schrieb der Kopist: coian el x>an.
224 Johannes Adam
1710 lieh, dass man mir die ersten Streiche zubilligt." Da sagte der Campe-
ador: „Sofort sollen sie Euch zugesagt werden."
Alle sind bewaffnet hinausgegangen durch die Türme von Valencia'),
während der Cid seine Vasallen mit seinen Absichten bekannt macht.
An den Toren lassen sie zwei vertrauenwürdige Leute zurück. Der Cid
schwang sich auf sein Pferd Bavieca. Mit allem Rüstzeug ist er treff-
lich ausgestattet. Sie nehmen das Banner herunter, aus Valencia eilten
sie hinaus. 3970 [Mann] ziehen dahin, mit dem Cid an der Spitze.
Bereitwillig hauen sie ein auf die 50000.
1720 Alvar Alvarez und Minaya Albarfanez drangen von der andern
Seite auf sie ein. Es gefiel dem Schöpfer und [so] mussten sie sie
besiegen. Der Cid gebrauchte seine Lanze, er legte die Hand ans
Schwert. So viel Mauren tötete er, dass sie nicht gezählt werden
konnten, wobei ihm das Blut über den Kllenbogen hinabrann. Dem
König Yucef hatte er drei Hiebe versetzt. Der entging ihm unter dem
Schwerte, denn schnell lief sein Pferd. Er begab sich nach Guiera, eine
prächtige Festung. Bis dorthin kam der Cid von Bivar auf seiner Ver-
1730 folgung, mit andern seiner Vasallen, die ihm nachreiteu. Von dort
kehrte er, d. z. g. St. geb. w., um. Sehr froh war er über das was
sie erobert haben. Da schätzte er Bavieca vom Kopfe bis zum Schwänze.
Diese ganze Beute ist in seiner Hand geblieben Die 50000 wurden zwecks
Zählung notiert: Es entkamen nicht mehr als 104. Die Scharen des
Cid haben das Schlachtfeld geplündert. Sowohl [an] Gold wie [an]
Silber fanden sie 3000 Mark. Die übrigen Schätze konnte man nicht
1740 zählen. Froh waren der Cid und alle seine Vasallen, dass Gott ihnen
gnädig gewesen, so dass sie aut dem Schlachtfelde Sieger bleiben.
Als man den König von Marroco so besiegt hatte, liess der Cid
Albarfanez zurück, um den ganzen Wert [der Beute] zu erfahren. Mit
100 Heitern ist er in Valencia eingezogen. Sein Gesicht ist runzlig,
[man sieht's], denn er war ohne Rüstung. So zog er ein auf Bavieca,
das Schwert in der Hand. Es empfingen ihn die Damen, die ihn
erwarten. Der Cid parierte vor ihnen, das Pferd hielt er am Zügel.
„Vor Euch neige ich mich, Ihr Damen, grossen Ruhm habe ich Euch
1750 erworben. Ihr hieltet Valencia und'^J ich siegte auf dem Schlachtfeld.
Das wollte Gott mit allen seinen Heiligen, da sie bei Eurer Ankunft
solche Beute uns gegeben haben. Ihr sehet das Schwert blutig und
mit Schweiss bedeckt das Pferd. Auf solche Weise besiegt man Mauren
auf dem Schlachtfeld. Bittet den Schöpfer, dass ich Euch noch ein paar
Jahre lebe, dann werdet Ihr hohes Ansehen gemessen und mau wird
Euch die Hände küssen." Dies sagte der Cid, indem er vom Pferde
1) Nach M. P. I, 69 Anui. 1 ist zu lesen: las torres del Quarto.
2) S. Cornu Z. XXI u. M. P. I, 391 «.
Übersetzung und Glossar des altspanisehcn Poema del Cid 225
stieg. Als sie ihn zu Fuss sahen, — denn er war abgestiegen — da
beugten die Frauen, die Töchter und die Gattin, die viel gilt, ihre
Kniee vor dem Campeador: „Wir hängen von Eurer Gnade ab, möget 1760
Ihr noch viele Jahren leben!"
Zusammen mit ihm traten sie in den Palast ein und liessen sich
mit ihm auf kostbaren Sitzen nieder. „Ei, Xiniena, mein Weib, hattet ihr
mich nicht darum gebeten? Diese Frauen, die Ihr mitbrachtet und die
Euch so eifrig dienen, will ich mit welchen*) von diesen meinen Vasallen
verheiraten. Jeder einzelnen gebe ich 200 Mark in Silber, damit man
in Castilieu weiss, wem sie so eifrig gedient haben. Das, was Eure
Töchter angeht, hat noch Zeit.'* Alle erhoben sich und küssten ihm
die Hände. Gross war die Freude, die im Palaste herrschte. — 1770
Wie es der Cid gesagt, so hat man es ausgeführt: Minaya Albar-
fanez war auf dem Sclachtfelde mit allem jenem Kriegsvolk, er notierte
und zählte. An Zelten wie an Waffen und kostbaren Kleidern finden
sie soviel vor, dass es eine ganz bedeutende Habe ist. — Ich willP^uch
von dem sprechen, was bemerkenswerter ist: Sie kounten nicht die
Summe aller Pferde erfahren, die umherirrten, ohne dass jemand da war,
der sie finge. Die Mauren aus der Gegend haben da viel gewonnen.
Trotz alledem entfielen auf den berühmten Campeador von den guten 1780
und prächtigen Pferden 1500. Da dem Cid soviele zufielen, können die
andern wohl zufrieden sein. Gar manches kostbare Zelt, gar manche
kunstvoll gearbeitete Zeltstange hat da der Cid erobert mit allen seinen
Vasallen. Das Zelt des Königs von Marroco, welches in der Nähe der
andern liegt, — zwei Zeltstangen halten es aufrecht, sie sind aus Gold
gearbeitet — befahl der Cid Ruy Diaz stehen zu lassen, kein Christ
solle es von dort fortnehmen *j. Ein solches Zelt wie dieses, das aus
Marroco herübergekommen ist, will ich Alfonso dem Castilier schicken, 1790
damit er an die Nachrichten über den Cid glaubt, [welche melden,]
dass er etwas besitzt." Mit diesen so grossen Reichtümern sind sie in
Valencia eingezogen.
Als der Bischof Don Hieronymus — ein heldenhafter Priester — müde
ist, mit seinen beiden Händen zu kämpfen, da vermag er die Mauren
nicht zu zählen, die er getötet hat. Der Beuteanteil, der auf ihn ent-
fällt, war sehr bedeutend. Der Cid Don Rodrigo, d. z. g. -St. geb. w.,
hat ihm ein Zehntel seines ganzen Anteils geschickt. Froh sind die
christlichen Truppen in Valencia: so viel Schätze hatten sie, Pferde und 1800
Waifen. Froh siud Dona Ximena und ihre beiden Töchter und alle
die übrigen Frauen, die sich als verheiratet betrachten. Der gute Cid
1) Lid f. liest: con [senos] de aquestos . . .
2) Cron. Gen. 598a 39: et fue fallado en ella Aluar Saluadorez que fuera
preso en 1a espöloneada.
RonianiscLe Forscliung«n XXXII, 15
2^6 Johannes Adam
verlor keine Zeit, um keinen Preis. „Wo seid Ihr, Held? Kommt her,
Minaya. Für das, was auf Euch entfiel, schuldet Ihr keinen Dank.
Wahrlich, ich sage Euch, nehmt von diesem meinem Fünftel, was Ihr
wollt, das übrige mag zurückbleiben. Und morgen früh werdet Ihr
unverzüglich fortreiten mit Pferden aus diesem Beuteanteil, den ich
1810 gewonnen habe, mit Sätteln und Zügeln und je einem Schwerte. * Aus
Liebe zu meinem Weibe und meinen beiden Töchtern werden diese
200 Pferde als Geschenke zum König Alfonso gehen, weil er jene so
[gnädig] fortsandte, damit der König nichts Übles denkt von dem,
der Valencia beherrscht". Er befahl dem Pero Vermuez, mit Minaya
zu ziehen.
Am andern Morgen früh ritten sie schnell davon, und 200 Leute
führten sie in ihrem Gefolge mit, mit Grüsseu vom Cid, der dem Könige
die Hände küsste: Aus diesem Kampfe, den er gewonnen habe, schicke
1820er ihm 200 Pferde als Geschenk, und er werde ihm dienen*), solange
er lebe. Sie haben sich aus Valencia entfernt und schicken sich an
fortzureiten. Solche Beute führen sie mit sich, dass sie des Anschauena
Wühl wert ist. Tag und Nacht reiten sie, die Bergkette haben sie
überschritten (die die übrigen Gebiete trennt)^). Nach dem Könige
Alfonso beginnen sie zu fragen. Sie passieren die Bergketten, Berge
und Flüsse: Sie kommen nach Valladolid, wo der König Alfonso sich
aufhielt. Pero Vermuez und Minaya sandten ihm Nachricht: Er solle
1830 befehlen, ihren Trupp zu empfangen: „Der Cid von Valencia schickt
sein Geschenk". Froh war der König, niemals sähet Ihr dergleichen.
Allen seinen Edelleuten befahl er, schnell zu Pferde zu steigen, unter
den ersten eilte da der König hinaus, die Boten dessen zu sehen, der
z. g. St. geb. w. Die Prinzen von Carrion, wisset, waren da zugegen
und der Graf Don Garcia, sein schlimmer Feind. Den einen gefällt es,
den andern machts Verdruss. Das sahen die Leute dessen, der z. g. St.
geb. w. Sie denken sich, dass es ein [feindliches] Heer ist, denn mit
1840 einer Botschaft kommen sie nicht'). Der König Alfonso machte über
sich das Zeichen des Kreuzes. Minaya und Pero Vermuez ritten heran.
Sie sprangen auf die Erde, sie stiegen von den Pferden ab. Nachdem
sie vor dem König Alfonso die Kniee gebeugt haben, küssen sie die
Erde und [dann] seine beiden FUsse: „Erbarmen, König Alfonso, Ihr
seid so reich an Ehre. Für Cid, den Campeador, küssen wir Euch dies
. alles. Euch nennt er seinen Herrn und er betrachtet sich als Euren
Vasallen. Der Cid schätzt die Ehre sehr, die Ihr ihm erwiesen habt.
1850 Vor wenig Tagen hat er jenen König von Maroeo, Yucef mit Namen,
1) Rest. u. Lidf. : servir lo ha.
2) Von Lidf.: getilgt.
3) Über diesen Widerspruch zu 1829 vgl. Lidforss Nota.
Übersetzung und Glossar des altspanischeu Poeuia del Cid 2^7
iu einer Feldschlaeht besiegt*). Mit 5U0C0 schlug er ihn im Felde.
Die Beute, die er machte, ist sehr bedeutend. Eeich sind alle seine
Vasallen geworden. Und er schickt Euch 200 Pferde und küsst Euch
die Hände". Da sagte der König Alfonso: „Gern nehme ich sie an.
Ich danke dem Cid dafür, dass er mir solch ein Geschenk gesandt hat.
Möge ich noch die Stunde sehen, wo er von mir befriedigt wird".
Das gefiel vielen und sie kUssten ihm die Hände. Es verdross den
Grafen Garcia, er war grimmig erzürnt. Mit 10 seiner Verwandten 1860
trat er beiseite*): „Es ist wunderbar, dass des Cid Ansehen so sehr
wächst. Durch das Ansehu, das er geniesst, werden wir gedemUtigt
werden. Weil er iu so schimpflicher Weise Könige im Felde besiegt
hat, lässt er Pferde herbeiführen, grad als wenn er jene tot vorgefunden
hätte. Wir werden dadurch Vcrdruss haben-'. Der König Alfonso
sprach, und er redete folgendes: „Ich danke dem Schöpfer und dem
heiligen Isidor von Leon für diese 200 Pferde, die mir der Cid sendet.
Fürderhin wird er mir meinem Reiche besser dienen können. Ich be- 1870
fehle, dass Ihr hier, Minaya Albarfanez und Pero Vermuez, in ehrenvoller
Weise bedient und bekleidet werdet, und dass man Euch mit allen
Waffen ausrüstet, sobald Ihr von hier fortgeht"), damit Ihr vor Ruy
Diaz dem Cid einen guten Eindruck macht. Ich gebe Euch drei Pferde,
nehmt sie hier entgegen! Wie mich bedüukt und der Wille es mir
sagt, werden alle diese Taten zum Guten gedeihen müssen". Sie kUssten
ihm die Hände und schickten sich an, zu rasten. Er befahl, sie wohl
zu bedienen mit allem, was sie nötig haben.
Von den Prinzen von Carrion will ich Euch erzählen. Sie hatten 1880
einen geheimen Plan, bei ihrer Beratung sprachen sie: „Die Taten des
Cid schreiten rüstig vorwärts. Wir wollen um seine Töchter bitten,
um uns mit ihnen zu verheiraten. Unser Ansehen wird steigen und
wir werden vorwärts kommen". Sie kamen zum König Alfonso mit
diesem Plan: „Um eine Gnade bitten wir Euch als unsern rechtmässigen
Herrn, — mit Eurer Unterstützung wollen wir es tun, — dass Ihr für
uns um die Töchter des Campeador anhaltet. Wir wollen uns mit ihnen
vermählen, zu ihrer Ehre und zu unserm Vorteil". Lange Zeit dachte der
König nach und überlegte: „Ich verbannte den guten Campeador und 1890
da ich ihm Übel zufügte und er mir grossen Nutzen brachte, so weiss
ich nicht, ob er Lust nach der Heirat verspüren wird. Aber da Ihr
es wünscht, so wollen wir darüber reden". Alsbald rief der König
Alfonso Minaya Albarfanez und Pero Vermuez. Von dort führte er sie
in einen Nebenraum: „Hört mich, Minaya, und Ihr, Pero Vermuez.
1) Lies: anawcoio(«) = Co rna u. Bello.
2) S. Glossar s. v. salto.
3) Lies ixieredes daqui=z Dam. Hin., Baist, Lid f.
15*
228 Johannes Adam
Es dient mir der Cid, der gute Campeador; er verdient es >) und so
wird er von mir Verzeihung- erhalten. Er soll mich aufsuchen, wenn
1900 er Lust dazu hat. Noch andere Aufträge gibt es hier am Hofe; Diego
und Fernando, die Prinzen von Carrion, haben Lust; sich mit seineu
Töchtern zu vermählen. Seid gute Boten, und ich bitte Euch, dass
Ihr es dem guten Campeador sagt. Er wird dabei Ehre erwerben und
sein Besitz wird wachsen dadurch, dass er sich mit den Prinzen von
Carrion verschwägert. Minaya sprach und es gefiel dem Pero Vermuez:
„Wir werden ihn bitten um das, was Ihr sagt. Dann möge der Cid
1910 tun, was er Lust hat". „Saget Ruy Diaz, d. z. g. St. geb. w., dass ich
ihn aufsuchen werde, an einem passenden Orte. Wir wollen uns an
einem Teil der Grenze treffen, den er bestimmen soll. In allem will
ich ihm von Nutzen sein".
Sie verabschiedeten sich vom Könige, hiermit sind sie zurückgekehrt.
Sie und alle die Ihrigen gehen nach Valencia. Als der gute Campeador
es erfuhr, steigt er sogleich zu Pferde, er zog hinaus, sie zu empfangen.
Der Cid lächelte und umarmte sie herzlich: „Da kommt Ihr ja, Minaya,
1920 und Ihr, Pero Vermuez! In wenig Ländern gibt es zwei solche
Männer. Wie lauten die Grüsse Alfonsos, meines Herrn; ob er zufrieden
ist und das Geschenk annahm?" Da sagte Minaya: „Von ganzem
Herzen ist er zufrieden und er schenkt Euch seine Liebe". Der Cid
sprach: „Dank sei dem Schöpfer!" Mit diesen Worten beginnen sie
von dem zu reden, worum ihn Alfonso von Leon bat, [nämlich,] dass
er seine Töchter den Prinzen von Carrion geben sollte, dass ihm seiner
Ansicht nach dadurch Ehre widerfahren und sein Besitz sich mehren
1930 würde^), und dass er ihm von ganzem Herzen dazu riete. Als Cid, der
gute Campeador, es hörte, dachte er lange Zeit nach und überlegte:
„Dies danke ich Christus, meinem Herrn. Ich ward verbannt, mein
Hab und Gut ward mir genommen. Mit grosser Mühe gewann ich das,
was ich habe. Gott danke ich's, dass ich des Königs Gnade besitze
und man mich um meine Töchter bittet für die Prinzen von Carrion.
Sie sind sehr hochmütig und haben eine Partei am Hofe'j. Diese
1940 Heirat würde mir nicht behagen; aber da der dazu rät, der mehr ver-
mag als wir, so wollen wir darüber sprechen und Rat halten. Sehet,
Gott im Himmel möge uns zum besten Rate verhelfen". „Zu alledem
sagte Alfonso noch, dass er mit Euch zusammentreffen möchte, wo
Ihr Lust habt. Ihr würdet Euch dann aufs Trefflichste einigen". Da
sagte der Cid: „Es ist mir von Herzen lieb". „Sehet zu *J, wo Ihr diese
1950 Zusammenkunft habt". „Es wäre kein Wunder, wenn der König es
1) Nach M.P.P. schrieb der Kopist: el lo merege.
2) Vgl. hierzu Nyrop. Rom. XVIII, 502 u. M.P. I, 35.5.4.
3) Zutritt bei Hofe?
4) S. Glossar s. v. säbidor.
Übersetzung imd filuesar des altspanischen Poema del Cid 229
Latte [bestimmeu] wollen ; wir würden ihn suchen, bis wir ihn fänden,
um ihm grosse Ehren zu erweisen als uuserm König und Herrn*).
Doch was er wünscht, das wollen wir. Wenn mein Herr es will, so laset
uns am Tajo (der ein Hauptstrom isf*), zusammenkommen". Man schrieb
Briefe, er versiegelte sie gut, mit zwei licitern sandte er sie bald ab.
Was der König wünscht, wird der Cid tun.
Vor den König reich an Ehren legten sie die Briefe hin. Als er 1960
sie sah, empfindet er innige Befriedigung. „Grüsst mir den Cid, der
z. g. St. das Schwert umgürtete. Heute in drei Wochen soll die Zu-
sammenkunft sein. Bin ich am Leben, so werde ich fürwahr dorthin
gehen." Sie verlieren keine Zeit, zum Cid kehrten sie zurück.
Auf beiden Seiten rüstete man sich für die Zusammenkunft. Wer
sah in Kastilien je so viel kostbare Maultiere, so viel flinke Zelter, so
viel kräftige und wahrlich schnellfüssige Pferde, sah so viel gute
Fähnlein an guten Lanzen stecken, Schilde, die mit. goldenen und 1970
silbernen Buckeln versehen sind, Decken und Pelze und guten Zendel-
taifet aus Adria? Keichliche Lebensmittel befahl der König nach den
Wassern des Tajo zu senden, wo die Zusammenkunft vorbereitet ist.
Bei dem Könige gibt es gar viele gute Gefolgschaften. Die Prinzen von
Carrion ziehen gar freudig ihren Weg. Einen Teil nehmen sie auf
Kredit, den andern bezahlten sie. Wie sie glaubten, würde ihr Gewinn
wachsen, Habe an Gold und Silber, so viel sie nur wünschten. Der
König Alfonso ritt schnell dahin, [mit ihm] Grafen, Machthaber und 1980
sehr grosse Kriegerscharen, Die Prinzen von Carrion führen grosse
Gefolgschaft mit sich. Mit dem König ziehen Leoneser und galicische
Scharen. Unzählig, wisset, sind die kastilischen. Sie lassen die
Zügel los, in der Pvichtung nach der Zusammenkunftsstelle ziehen sie.
Drinnen in Valencia verliert Cid der Campeador keine Zeit, er
rüstete sich für die Zusammenkunft. So manches kräftige Maultier, so
manch treii lieber Zelter, so manch gute Waffe, soviel flinke Rosse, so
viel gute Mäntel und Decken und Pelzkleider [sind da zu sehen].
Klein und Gross hat buntfarbige Kleider angelegt. Minaya Albarfanezl990
und jener Pero Vermuez, Martin Muuoz und Martin Antolinez, der
ehrenwerte Burgalese, der Bischof Don Hieronymus, ein trefflicher
Priester, Albar Albarez und Albar Salvadorez, MuiTo Gustioz, der wackere
Ritter, Galin Garcia, der aus Aragon stammte: diese rüsten sich, um
mit dem Campeador zu gehen, sie und alle die übrigen, die da sind.
Albar Salvadorez und Galin Garcia aus Aragon, diesen beiden befahl der 2000
Campeador, Valencia mit allen Kräften zu schützen und alle, die in ihrer
Gewalt wären: die Tore der Zitadelle sollten weder bei Tag noch bei
1) So Lidf.
2) Von Lidf. getilgt.
230 Johannes Adam
Nacht geöffnet werden. Drinnen befinden sich sein Weib und seine beiden
Töchter, an denen seine Seele und sein Herz hängt, und andere Frauen,
die ihnen nach ihrem Gefallen dienen. Als ein gar guter Mann hat er
es weislich eingerichtet, dass keine die Zitadelle verlassen kann bis
der zurückkehrt, der z. g. St. geb. w.
Sie verliessen Valencia, ritten fort und spornten ihre Pferde an,
2010 gar viele Streitrosse, kräftig und flink. Der Cid hatte sie sich erbeutet,
nicht hatte man sie ihm zum Geschenk gemacht. Nun gebt er fort zu
der Zusammenkunft, die er mit dem König festgesetzt hatte. Der
König Alfonso ist einen Tag früher gekommen. Als sie sahen, dass der
gute Campeador sich nahte, ziehen sie aus, um ihn unter gar grossen
Ehren zu empfangen. Als der, w. z. g. St. geb. w., dies merkte, befahl
er allen den Seinen stehen zu bleiben, ausser den Reitern, die er von
2020 Herzen liebte. Mit etwa fünfzehn sprang er zu Boden so, wie er,
d. z. g. St. geb. w., es sich überlegt hatte. Mit Knieen und Händen
berührte er die Erde, die Gräser des Feldes erfasste er mit den Zähnen,
und aus den Augen rannen ihm die Tränen: so gross war seine Freude.
So weiss er seine Ehrerbietung zu zeigen vor Alfonso, seinem Herrn,
auf diese Weise fiel er ihm zu Füssen. Das bedrückte den König gar
sehr. „Stehet doch auf, Cid Campeador, küsst [mir] die Hände, doch
die Füsse nicht. Wenn Ihr dies nicht tut, werdet Ihr meine Liebe nicht
2030 besitzen!" In knieender Stellung verharrte der Campeador. „Um
Grnade bitte ich Euch, meinen rechtmässigen Herrn. Schenket mir Eure
Liebe, während ich so vor Euch kniee, damit es alle hören, die hier
sind". Da sagte der König: „Das werde ich von Herzen gern tun.
Hier verzeihe ich Euch und schenke Euch meine Liebe und gewähre
Euch den Zutritt zu meinem Reiche^) von heute ab." Drauf sprach der
Cid und sagte: „Danke, ich nehme es an, o Alfonso, mein Herr. Ich
danke Gott im Himmel dafür und dann Euch, und diesen Scharen, die
ringsherum stehen." In knieender Stellung küsste er ihm die Hände.
2040 Er erhob sich und küsste ihn auf den Mund zum Grnsse. Alle fanden
Gefallen daran, nur Albardiaz und Garcia Ordoüez verdross es. Der
Cid sprach und redete, wie folgt: „Ich danke dem Schöpfer dafür.
Da ich die Gnade Alfonsos, meines Herrn besitze, wird Gott mich
schützen bei Tag und bei Nacht. Seid mein Gast, wenn es Euch ge-
fällt, 0 Herr!" Der König sprach: „Heute ist es nicht angebracht:
Ihr langtet erst jetzt an, und wir kamen [schon] gestern Nacht. Ibr
2050 werdet mein Gast sein. Cid Campeador, und morgen werden wir tun,
was Euch gefällt". Er küsste ihm die Hand, der Cid willigte ein.
Alsbald neigen sich die Prinzen von Carrion vor ihm. „Wir neigen
uns [vor Euch], o Cid, zu guter Stunde wurdet ihr geboren. So weit
1) S. Glossar s. v. parte.
Übersetzung- und Glossar des altspanischen Poema del Cid 231
wir es können, sind wir Euch von Nuizen". Der Cid jmlwortete: „Das
walte der Scböpfer!"
Der Cid Kiiy Diaz, d. z. g. St. geb. w., war an jenem Tage des
Königs Gast. Nicht satt sehen kann sich der König an ihm, so innig
liebte er ihn. Er betrachtete seinen Bart, der ihm so sehr gewachsen
war. Alle Anwesenden wundern sich über den Cid. 2060
Dieser Tag ist verstrichen, die Nacht ist hereingebrochen. Am
andern Morgen früh ging hell die Sonne auf. Der Cumpeador befahl
den Seinigen, ein Mahl für alle Anwesenden herzuiichl.en. Auf solche
Weise befriedigt sie Cid der Campeador, Alle waren froh und alle
äussern die gleiche Ansicht: Drei Jahre waren versti'ichen, ohne dass
sie besser gespeist hätten.
Am andern Morgen früh, als die Sonne aufging, las der Bischof
Don Hieronymus die Messe. Als sie aus der Messe kamen, haben sich 2070
alle versammelt. Der König schob es nicht auf, er begann zu reden;
„Hört mich, Ihr Granden, Grafen und Edelleute. Eine Bitte will ich
richten an Cid den Campeador. Das walte Christus, dass ich ihm von
Nutzen sei. Um Eure Töchter bitte ich Euch, Dona Elvira und DoiTa
Sol, dass Ihr sie den Prinzen von Carrion als Gattinnen gebt. Die
Heirat dünkt mich ehrenvoll und von grossem Vorteil. Sie bitten
Euch drum und ich fordere Euch dazu auf. Alle, die sich auf beiden
Seiten befinden, die Meinigen wie die Eurigen, sollen Fürbitter sein. 2080
Gebt sie uns, mein Cid, so Euch der Schöpfer schirmen möge!" „Ich
würde keine Töchter zu verheiraten haben (d. h. wenn es nach mir
ginge)", antwortete der Campeador, „denn sie haben kein grosses
Alter, sind noch sehr jung an Jahren. Von hohem Adel sind die
Prinzen von Carrion. Sie passen für meine Töchter und noch für bessere.
Ich zeugte sie beide und unter Eurem Schutze wurden sie grossM, sie
wie ich hängen von Eurer Gnade ab. Sehet, Dona Elvira und Dona
Sol sind in Eurer Hand. Gebt sie, wem Ihr wollt, denn ich bin's
zufrieden". „Dank Euch", sagte der König, „Euch und diesem ganzen 2090
Hofe." Alsbald erhoben sich die Prinzen von Carrion. Sie küssen dem,
d. z. g. St. geb. w., die Hand. Vor dem König Don Alfonso tauschten
sie die Degen aus. Es sprach der König Don Alfonso als ein gar guter
Herr: „Tausend Dank, Cid, Euch, da Ihr so gut seid, und zuerst dem
Schöi)fer, dafür, dass Ihr mir Eure Töchter für die Prinzen von Carrion
gebt. Jetzt nehme ich Dona Elvira und Doiia Sol mit meiner Hand
und gebe sie als Ehefrauen den Prinzen von Carrion. Mit Eurer Ein-
willigung vermähle ich Eure Töchter. Dem Schöpfer möge es gefallen, 2100
dass Ihr davon Freude habt. Seht, die Prinzen von Carrion sind in
Eurer Gewalt. Sie sollen mit Euch gehen, denn von hier aus kehre
1) S. Glossar s. v. criar.
232 Johannes Adam
ich zurück. Als Unterstützung gebe ich ihnen 300 Mark in Silber, damit
ßie sie für ihre Hochzeit verwenden, oder wofür Ihr wollt. Da sie in
Eurer Gewalt sein werden in Valencia, dem Grossen, — die Schwieger-
söhne und die Töchter sind alle Eure Kinder — , so tut mit ihnen, was
Euch gefällt, Campeador!" Der Cid nimmt sie in Empfang, er küsste
ihm die Hände: „Sehr danke ich Euch dafür als [meinem] König und
2110 Herrn. Ihr verheiratet meine Töchter, nicht gebe ich sie ihnen".
Es wird vereinbart, dass am andern Morgen früh, wenn die Sonne
aufginge, jeder dorthin zurückkehren sollte, von wo er gekommen.
Jetzt erntete Cid der Campeador Lob und Ehre. Gar viele kräftige
Maultiere und manch trefiflichen Zelter begann der Cid dem zu schenken,
der sein Geschenk annehmen wollte, und gar manch schönes, wertvolles
Kleid. Jeder [erhält] das, worum er bittet; niemand schlägt es ihm
aus'). Von den Pferden verschenkte der Cid sechzig. Alle sind mit der
Zusammenkunft zufrieden, alle, so viele ihrer da sind.
2120 Man steht im Begriff, sich zu trennen, die Nacht war hereinge-
brochen. Der König fasste die Prinzen bei der Hand. Er gab sie
Cid dem Campeador in seine Gewalt: „Seht hier Eure Söhne, sind sie
doch Eure Schwiegersöhne. Künftighin sehet zu, was mit ihnen zu
tun ist, Campeador". „Habt Dank dafür, o König, ich nehme Euer
Geschenk an. Gott, der im Himmel ist, gebe Euch') guten Lohn dafür".
Der Cid schwang sich auf sein Pferd Bavieca: „Hier sage ich es vor
meinem Herrn, dem König Alfonso: Wer mit mir zur Hochzeit ziehen
2130 oder ein Geschenk von mir annehmen will, möge von hier') mit mir
gehen; ich denke, dass er Nutzen davon haben wird. Ich bitte Euch
um eine Gnade, Euch, den angestammten König. Da Ihr meine Töchter
verheiratet, wie es Euch gefällt, so gebt [mir] einen Stellvertreter*),
der sie geben soll, da Ihr sie nehmt. Mit meiner Hand werde ich sie
nicht geben und nicht werden die Prinzen sich dessen rühmen". Der
König antwortete: „Sehet, da ist Albarfauez. Nehmet sie mit Euren
Händen und gebt sie den Prinzen, so wie ich sie von hier nehme, grad
als ob sie zugegen wären*). Seid ihr Beschützer während der ganzen
Dauer der Hochzeit. Wenn Ihr mit mir wieder zusammentrefft, sollt
2140 Ihr mir die Wahrheit berichten". Albarfanez sagte: „Herr, sehet, das
gefällt mir". Alles dieses ist, wisset, mit grosser Sorgfalt angeordnet.
„Nun, König Alfonso, Herr, so reich an Ehren, nehmt etwas mit von
1) Restori übersetzt: „quel'io che ciascuno chiede (riceve, perche) nessuno
gli dice di no". Lid f. (Note zu v. 2117) ist der gleicheu Ansicht, ebenso
C.Lt. 97.
2) M. P. Rev. Hi&p. V: devos dent.
3) Die Hs. nach Bai st und M.P.P.: daquent.
4) Nach M.P.P. die Hs. manero.
5) fosse[n] delant (Cornu, Lidf.).
Übersetzung und Glossnr des ultspanisclien Poeina dol Cid 233
mir von der Zusammenkunft, die wir hatten. Ich bringe Euch zwanzig
Zelter und zwar gut aufgezäumt; und dreissig flinke Rosse, gut gesattelt.
Nehmt das, ich küsse Eure Hände''. Der König Alfonso sagte: „Ihr
habt mich in grosse Verlegenheit gebracht. Ich nehme dies Geschenk
an, das Ihr mir versprochen habt. Möge es dem Schöpfer und allen
seinen Heiligen gefallen, dass dieser Gefallen, den Ihr mir erweist, 2150
gut belohnt werde. Cid Kuy Diaz, Ihr habt mich sehr geehrt. Ihr
habt mir gut gedient, als zufriedengestellt betrachte ich mich. kSolange
ich noch am Leben bin, sollt Ihr etwas von mir haben. Gott vertraue
ich Euch an, ich scheide [jetzt] von dieser Zusammenkunft. Sehet,
Gott im Himmel möge es zum Besten führen".
Nun verabschiedete sich der Cid von seinem Herrn Alfonso. Nicht
will er, dass er ihn begleitet, sofort verliess er ihn. Da hättet Ihr
Reiter sehen können, die wacker reiten, wie sie dem König Alfonso die
Hände küssen, sich von ihm verabschieden „Seid gnädig und gewährt 2160
uns Verzeihung dafür. Nach Valencia dem Grossen werden wir uns
begeben, in die Gewalt des Cid; wir werden bei der Hochzeit der
Prinzen von Carrion und der Töchter des Cid, Dona Elvira und Doüa
Sol, zugegen sein". Das gefiel dem Könige und er gab sie alle frei.
Das Gefolge des Cid mehrt sich und das des Königs wurde kleiner.
Zahlreich ist das Kriegsvolk, das mit dem Campeador geht. Sie wenden
sich nach Valencia, der Stadt, die er zu guter Stunde eroberte. Und
er befahl dem Pero Vermuez und dem Muuo Gustioz, Don Fernando und
Don Diego zu beobachten — im Hanse des Cid gibt's nicht zwei 2170
Bessere — , damit sie das Tun der Prinzen von Carrion erkundeten.
Asur Gonzalez ging auch dorthin, der war ein unruhiger Kopf, denn
er ist wacker im Reden, doch im übrigen ist er nicht so tüchtig.
Grosse Ehren erweist man den Prinzen von Carrion.
Sehet, da sind sie in Valencia, das der Cid erobert hatte. Als
sie bei der Stadt sichtbar wurden, war die Freude sehr gross. Der
Cid sagte zu Don Pero und zu Muüo Gustioz: „Gebt den Prinzen von
Carrion einen Pal.'sst'); Ihr bleibt bei ihnen, denn so befehle ich es
Euch. Wenn der Morgen naht und die Sonne zum Vorschein kommt, 2180
werden sie ihre Bräute sehen, Dona Elvira und Doüa Sol".
Diese ganze Nacht hindurch befinden sie sich in ihren Quartieren.
Der Cid Campeador trat in die Zitadelle ein, Dona Ximena und seine
beiden Töchter empfingen ihn. „Dft kommt Ihr ja, Campeador, z. g.
St. gürtetet Ihr Euer Schwert um; möchten wir Euch doch noch viele
Tage sehen mit den Augen unseres Antlitzes!" „Dank sei dem Schöpfer,
ich komme, o ehrenwertes Weib, Schwiegersöhne bringe ich Euch, durch die
uns Ehre zuteil werden wird. Dankt mir's, meine Töchter, denn ich habe
1) Lies (e) a los. — Nach Bello, Rest. etc.
234 Johannes Adam
2190 Euch gut verheiratet!" Sein Weib und beide Töchter küssten ihm die Hände
(und alle Frauen, die ihnen dienen) •). „Dank sei dem Schöpfer und Euch,
o Cid, Held mit dem schönen Barte. Alles, was Ihr tut, ist wohlgetan.
Solange Ihr lebt, werden sie keine Not leiden". „Da Ihr uns ver-
heiratet, so werden wir wohl reich sein". „Dona Ximena, mein Weib,
Dank sei dem Schöpfer! Euch, meine Töchter, Doüa Elvira und Dona
Sol, sage ich, durch diese Heirat wird unser Ansehen wachsen. Aber
2200 wisset wohl, ich veranlasste sie nicht. Inständig hat Alfonso, mein
Herr, um Euch gebeten, so eindringlich und aus ganzem Herzen, dass
ich ihm durchaus nicht nein zu sagen vermochte. Ich gab Euch in seine
Hand, Ihr Töchter, beide. Glaubt mir wohl, dass er Euch verheiratet,
nicht ich".
Sie schickten sich an, den Palast sofort herzurichten. Von unten
bis oben wird er gar schön mit Draperien versehen, [da gibt es] gar
viel Purpur und Seidenstoff, viel kostbares Tuch ; Ihr würdet Lust
haben, in diesem Palaste zu weilen und [dort] zu speisen. Alle seine
2210 Reiter haben sich eilends versammelt. Sogleich schickte man nach den
Prinzen von Carrion. Die Prinzen steigen zu Pferde*), sie begeben sich
nach dem Palaste, mit schönen Kleidern und wohl gerüstet. 0, wie
ruhig traten sie zu Fuss ein, und wie gern! Der Cid empfing sie mit
allen seinen Vasallen. Vor ihm und seinem Weibe neigten sie sich und
Hessen sich nieder auf kostbarem Sitz. Alle Leute des Cid sind gar
gut unterwiesen, sie schauen aufmerksam hin auf den, der z. g. St.
2220 geb. w. Der Campeador erhob sich: „Warum schieben wir es auf,
da wir es doch tun müssen? Kommt hierher, Albarfanez, Ihr, den
ich so innig liebe. Sehet, da sind meine Töchter, ich gebe sie in Eure
Hand. Ihr wisst, dass ich es dem König so versprochen habe. Ich
will ihn in nichts von all dem, was angeordnet ist, täuschen. Gebt
sie den Prinzen von Carrion mit Eurer Hand, sie sollen den priesterlichen
Segen empfangen und wir wollen die Angelegenheit in Ordnung bringen".
Drauf sagte Minaya : „Das will ich gern tun". Die Töchter erheben
sich und er gab sie in seine Hand. Zu den Prinzen von Carrion spricht
2230 Minaya: „Seht, da steht Ihr vor Minaya, beide seid Ihr Brüder. An des
Königs Statt, der mir's befohlen, gebe ich Euch diese Damen — beide
sind von edlem Stamm — , dass Ihr sie zu Weibern nehmt, sie ehrt
und für sie sorgt". Beide empfangen sie von Herzen gern. Dem Cid
und seinem Weibe küssen sie dre Hände. Als sie das getan hatten,
ging es hinaus aus dem Palaste; nach Sankt Marien wandte man sich
schnell. Der Bischof Don Hieronymus kleidete sich hurtig an. An der
1) Interpolation nach Lid f., Cornu, Lt. 97.
2) adelant ist zu tilgen, lies ferner: adeUna(va,)n, vgl. Rest., Lid f. Nota
u. Cornu, Lt. 97.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Pocnia del Cid 235
Tür der Kirche erwartete er sie. Er traute sie, die Messe hat er gelesen. 2240
Als sie aus der Kirche kamen, ritten sie g-ar schnell davon. Sie eilten
hinaus an den Strand von Valencia, Gott, wie schön führten ihre
Waffen der Cid und seine Vasallen. Dreimal wechselte der^ w. z. g.
St. geh w., das Pferd. Mit dem, was er sah, war der Cid sehr zufrieden.
Die Prinzen von Carrion sind prächtig geritten. Sie kehren mit den
Damen um, in Valencia sind sie eingezogen. Reich war die Hochzeit
auf der stattlichen Zitadelle. Und am andern Tage liess der Cid sieben
Zielscheiben aufstellen. Bevor man zu speisen begann, hatte man alle 2250
zerbrochen. Fünfzehn volle Tage brachten sie bei der Hochzeit zu.
Ungefähr nach fünfzehn Tagen nun verlassen die Edelleute den Cid Don
Rodrigo, d. z. g. St. geb. w. '). Zelter, Maultiere und flinke Rosse, an
Lasttieren allein hundert, werden (ihnen) geschickt, Mäntel und Pelz-
werk und reichlich andere Kleider. Nicht zu zählen waren die gemünzten
Schätze. Die Vasallen haben sich folgendermassen verabredet: jeder
einzelne hatte für sich seine Geschenke gegeben. Wer etwas haben 2260
wollte, wurde gut versorgt. Reich kehren die, welche zur Hochzeit
gekommen waren, nach Castilien zurück. Nun zogen diese Gäste fort,
sie verabschiedeten sich von Ruy Diaz, d. z. g. St. geb. w., von allen
Damen und den Edelleuten. Sehr zufrieden scheiden sie von dem
Cid und seinen Vasallen. Viel Gutes erzählen sie von ihnen, denn so
ist es recht und biilig^j.
Diego und Fernando waren sehr froh: diese waren Söhne des
Grafen Don Gon^alo. Nach Castilien sind jene Gäste gegangen. Der 2270
Cid und seine Schwiegersöhne [aber] sind in Valencia geblieben. Dort
weilen die Prinzen wohl etwa zwei Jahre, zahlreich waren die Liebes-
bezeugungen, die sie erfahren. Froh war der Cid und alle seine Vasallen.
Möge es der heiligen Maria und dem heiligen Vater gefallen, dass der
Cid mit dieser Heirat zufrieden ist oder der, dem sie am Herzen lag.
Hier gehen die Verse dieses Gesanges zu Ende. Schütze Euch der
Schöpfer mit allen seinen Heiligen.
III. Die Cortes von Toledo.
In Valencia weilte der Cid mit allen seinen Vasallen, bei ihm seine
Schwiegersöhne, die Prinzen von Carrion. Der Campeador lag auf einer 2280
Bank, er schlief. Wisset, eine üble Überraschung ward ihnen da: Der
Löwe riss sich los und lief aus dem Käfig heraus. In grosser Furcht
sah man sich mitten in dem Hofe. Die Leute des Campeador ergreifen
die Mäntel, sie stellen sich um die Bank herum und bleiben bei ihrem
1) Lidf. liest: [De] myo Cid . . ., setzt hinter dalgo in 2252 ein Komma
und hinter nasco in 2253 einen Punkt.
2) Cornu (Lt. 97): ca aai es agnisado\ vgl. auch Dam. Hin. u. Lidf.
236 Johannes Adam
Herrn stehen. Fernando Gonzalez sah keinen Ort, wohin er sich
flüchten sollte, weder ein offenes Zimmer noch einen Turm: unter die
Bank kroch er, so gross war seine Furcht. Diego Gonzalez ging zur
Tür hinaus, mit seinem Munde sagte er: „Ich werde Carrion nicht
2290 wiedersehen". Hinter einen Kelterbaum verkroch er sich in grosser
Furcht: Mantel und Rock zog er ganz schmutzig wieder heraus.
Währenddessen erwachte der, welcher z. g. St. geb. w. Er sah die
Bank umgeben von seinen guten Kriegern: „Was ist daS; Ihr Scharen,
oder was wollt Ihr?" „Ei, geehrter Herr, der Löwe griff uns an". Der
Cid stüzte den Ellenbogen auf; er erhob sich, der Mantel hängt an seinem
Halse, er schritt auf den Löwen zu. Als der Löwe ihn so sah, da
schämte er sich: Vor dem Cid beugte er den Kopf und senkte die
2300 Schnauze. Der Cid Don Rodrigo packte ihn beim Halse, bändigte ihn
und führt ihn fort, in den Käfig steckte er ihn. Drob wundern sich
alle, die da sind, und sie kehrten zum Palast, nach dem Hofe zurück.
Der Cid fragte nach seinen Schwiegersöhnen und fand sie nicht. Man
ruft sie, doch niemand antwortet. Als man sie [dann] fand und sie
herbeikamen, da nahten sie, ganz farblos. Nicht saht Ihr |je] solchen
Spass, wie er da am Hofe herrschte. Cid der Campeador verbot das.
2310 Für schwer beleidigt hielten sich die Prinzen von Carrion. Heftig
verdriesst sie das, was ihnen passierte.
Während sie sich in solchem Zustand befinden, der ihnen grosses
Unbehagen verursachte, kommen aus Marroco Heere, um Valencia zu
belagern. Fünfzig*) Feldherrnzelte sind aufgeschlagen. Das war der
König Bucar, wenn Ihr davon erzählen hörtet\^. Der Cid und alle seine
Mannen freuten sich, dass dank dem Schöpfer ihre Beute wächst.
Aber wisset, im Herzen verdriesst es die Prinzen von Carrion, denn
sie sehen so viele Maurenzelte, woran sie keinen Gefallen hatten. Beide
2320 Brüder sind beiseite gegangen: „Wir sahen die Beute und den Verlust
sahen wir nicht. Nun werden wir an dieser Schlacht teilnehmen müssen.
Das ist angeordnet, damit wir Carrion nicht wiedersehen. Als Witwen
werden die Töchter des Cam^peador zurückbleiben". Jener Muno
Gustioz hörte die geheime Unterhaltung. Mit der Nachricht hiervon
kam er zum Cid Ruy Diaz, dem Campeador: Seht, Eure Schwieger-
söhne haben Furcht, so kühn sind sie. Weil sie an der Schlacht teil-
nehmen sollen, sehnen sie sich nach Carrion. Redet ihnen gut zu, so
Euch der Schöpfer schützen möge, sie sollen ruhig sein und sich nicht
2330 am Kampfe beteiligen. Wir werden mit Euch die Schlacht gewinnen
und der Schöpfer wird uns schützen". Lächelnd ging der Cid Don
Rodrigo hinaus: „Gott schirme Euch, Schwiegersöhne, Ihr Prinzen von
1) Vgl. Bello II, 274 u. s. Glossar.
2) Cornu Lt. 97: si lo uiestes.
Übersetzung und Glossar des altspanisclien Poenia del Cid 237
Carrion. Ihr haltet in Euren Armen meine Töchter, so weiss wie die
Sounc. Ich sehne mich nach Kämpfen, Ihr sehnt Euch nach Carrion.
Ergötzt Euch in Valencia ganz nach Eurem Gefallen, ich kenne jene
Mauren; ich getraue mich, sie mit des Schöpfers Gnade zu besiegen i).
[Als sie noch so sprachen, Hess der König Bucar dem Cid sagen, er
solle ihm Valencia ausliefern und dann in Frieden fortziehen, sonst
würde er ihm ftir alles, was er getan, büssen. Und der Cid erwiderte
dem Boten: „Geh, sag' jenem Feinde, dass ich ihm, che drei Tage
verstreichen, geben werde, was er verlangt". Am folgenden Tage
befahl der Cid allen den Seinen, sich zu waftnen, und dann zog er
hinaus gegen die Mauren. Da baten ihn die Prinzen von Carrion darum,
ganz vorn kämpfen zu dürfen, und als der Cid die Schlachtreihen auf-
gestellt hatte, ging der eine von den Prinzen voran, um einen Maureu
zu schlagen mit Namen Aladraf. Als der Maure ihn sab, ging er
gleichfalls auf ihn los; da wandte der Prinz in grosser Furcht den
Zügel und floh, er wagte nicht einmal, auf ihn zu warten. Pero Ver-
muez, der in der Nähe war, ging, als er das sah, auf den Mauren zu,
kämpfte mit ihm und tötete ihn. Darauf nahm er das Pferd des
Mauren, ritt hinter dem fliehenden Prinzen her und sagte zu ihm: „Don
Fernando, nehmt dieses Pferd und sagt allen, dass Ihr den Mauren
tötetet, obwohl ich es war, und ich werde es Euch bestätigen. Und der
Prinz sagte:] „Möchte ich doch noch die Stunde erleben, wo ich Euch
doppelt so viel verdiene-'.
Gemeinsam sind beide zurückgekehrt. Don Pero bestätigt die 2340
prahlerischen Worte Fernandos. Es gefiel dem Cid und allen seinen
Vasallen. „Wenn Gott es will, der Vater, der in der Höhe ist, so
werden meine beiden Schwiegersöhne noch wacker auf dem Schlacht-
felde sein-'. Dies sagen sie und das Kriegsvolk kommt heran, während
im Heere der Mauren die Trommeln wirbeln. Drob wunderten sich
viele der Christen, denn nimmer hatten sie sie gesehen, sind sie doch
erst neu angekommen. Mehr noch wundern sich Diego und Fernando.
Wenn es nach ihrem Willen gegangen wäre, so wären sie nicht dort-
hin gekommen. Hört, was der sprach, der z. g. St. geb. w. : He, 2350
Pero Vermuez, mein lieber Nefle! Schütze mir [DonJ Diego und Don
Fernando, meine beiden Schwiegersöhne, die Wesen, die ich innig
liebe, denn mit Gottes Hilfe werden die Mauren das Feld nicht behaupten".
„Ich sage Euch, Cid, um aller Barmherzigkeit willen, dass heute die
Prinzen an mir keinen Wärter haben werden. Möge sie schützen, wer
will, denn wenig kümmern sie mich. Ich will mit den Meinigen in der
Front [gegen die Feinde] kämpfen. Ihr mögt Euch mit den Eurigen
1) Hier fehlt in der Hs. ein Blatt; das folgende Stück ist der Cronica de
Veinte Reyes entnoramen (vgl. M.P. Re v. Hisp. V); die Schilderung der Cr. Gen.
ist u. a. zu finden bei Lid f. S. 142.
238 Johannes Adam
2360 wacker bei der Nachhut halten. Weun Gefahr vorhanden ist, könnt
Ihr mir wohl helfen". Da kam Miuaya Albarfanez au: „Wohlan, hört,
Cid, rechtschaffener Campeador! Diese Schlacht wird der Schöpfer
schlagen und Ihr seid so würdig, dass Ihr mit ihm [daran] teil habt').
Befehlt uns, auf sie einzuhauen, auf welcher Seite es Euch gutdünkt.
Jeder wird seine Schuldigkeit tun müssen. Wir werden es sehen mit
Gottes Hilfe und Eurem Glück". Dd sagte der Cid: „Das wollen wir
in grösserer Müsse tun".
Sehet, da ist der Bischof Don Hieronymus, vortrefflich gerüstet.
Er trat hin vor den Campeador, dem das Glück immer hold ist:
2370 „Heute las ich Euch die Messe von der heiligen Dreifaltigkeit. Des-
wegen verliess ich mein Land und suchte Euch auf, weil mich darnach
gelüstete, ein paar Mauren zu töten. Meinem Orden und meinen
Händen möchte ich Ehre machen, und um diese Streiche zu führen,
will ich vorangehen. Einen Hirtenstab (?) trage ich als Panier und
wappengeschmückte Waffen. Wenn es Gott gefällt, möchte ich sie
erproben, dass mein Herz sich freuen könnte und Ihr mehr mit mir
zufrieden wäret. Tut Ihr mir diese Liebe nicht an, so bin ich gewillt,
2380 mich von Euch zu trennen". Sogleich sagte der Cid: „Was Ihr wollt,
gefällt mir. Seht, da sind die Mauren vor Euren Augen, geht, greift
sie an. Wir werden von hier aus zusehen, wie der Abt kämpft".
Der Bischof ritt spornstreichs ") davon und hieb auf die Feinde ein
in der Nähe des Lagers. Infolge seines Glückes und mit der Hilfe
Gottes, der ihn liebte, tötete er bei den ersten Stössen zwei Mauren
mit der Lanze. Der Schaft ist zerbrochen, drum legt er die Hand ans
Schwert. Der Bischof versuchte sich, Gott, wie wacker kämpfte er!
2390 Zwei tötete er mit der Lanze und fünf mit dem Schwerte. Die Mauren
sind zahlreich, sie umzingelten ihn rings. Sie hieben mächtig auf ihn
ein, doch durchbohren sie seine Rüstung nicht. Der, welcher z. g. St.
geb. w., heftete seine Augen auf ihn. Er ergriff den Schild und senkte
die Lanze, er spornte Bavieca an, das Pferd, das gut läuft; mit ganzem
Herzen und ganzer Seele hieb er auf die Feinde ein. In die ersten
Reihen drang der Campeador ein. Sieben schlug er nieder und vier
tötete er: Es gefiel Gott und der Sieg war gewonnen.
2400 Der Cid nimmt mit den Seinen die Verfolgung auf. Da hättet
Ihr so manche Schnur zerreissen und die Pfähle herausreissen sehen
können und sehen, wie die Zeltstaugen sich senken, sie waren gar
trefflich gearbeitet. Die Leute des Cid holen die des Bucar aus den
Zelten heraus. Sie holen sie heraus aus den Zelten und verfolgen sie.
Da hättet Ihr so manchen Arm sehen können, wie er, mit der Rüstung,
1) Euch wird er würdigen, daran teil zu haben?
2) Nyrop: aprissa (lies apriessa) espolonava; s. Glossar.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poenia del Cid 239
zur Seite fällt, so manchen Kopf mit dem Helm, der auf das Schlacht-
feld hinrollt, herrenlose Pferde, wie sie nach allen Seiten rennen.
Volle sieben Meilen dauerte die Verfolgung.
Der Cid setzte dem König Bucar nach: „Wende Dich hierher, Bucar!
Du kamst von jenseits des Meeres. Mit dem Cid wirst Du dich zu- 2410
sammensehen, dem mit dem langen Barte, wir werden uns beide den
Friedenskuss geben und Freundschaft schliessen". Da antwortete
Bucar dem Cid: „Gott verderbe solche Freundschaft! Das Schwert
trägst Du bloss in der Hand und ich sehe, wie Du die Sporen gebrauchst.
Wie es scheint, willst Du es an mir erproben. Aber wenn das Pferd
nicht strauchelt oder mit mir fällt, wirst Du mich bis ins Meer hinein
nicht einholen". Der Cid antwortete drauf: „Das wird nicht wahr sein".
Ein gutes Pfeid hat Bucar, es macht grosse Sj)rtinge. Doch Bavieca,
das des Cid, holt es ein. Der Cid erreichte Bucar drei Klaftern vom 2420
Meere entfernt. Hoch empor hob er Colada, einen gewaltigen Hieb
versetzte er ihm. Die Karfunkel hat er ihm aus dem Helme geschlagen,
er zerhieb ihm den Helm und die ganze übrige Rüstung, bis auf den
Gurt drang das Schwert. Er tötete Bucar, den König von jenseits des
Meeres, und er eroberte Tizon, das lOCO Mark in Gold wert ist. Er gewann
die wunderbare und grosse Schlacht. Da erwarb der Cid sich Ehre
und allen, die bei ihm sind.
Mit dieser Beute kehrten sie nun zurück. Wisset, alle plünderten 2430
mit Gewalt das Lager. Zu den Zelten waren sie gelang!, wo sich
der befand, der z, g. St. geb. w. Cid Ruy Diaz, der Campeador,
schritt mit zwei Schwertern, die er sehr schätzte, gar schnell durch
das Blutbad, das Gesicht runzlig und die Panzerkappe gelöst, die
Haube auf den Haaren ziemlich faltig^). Von allen Seiten kommen
seine Vasallen an. Etwas sah der Cid, womit er zufrieden war. Er
erhob seine Augen, er blickte vor sich hin. Diego und Fernando sah 2440
er kommen. (Beide sind Söhne des Grafen Don Gon^-alo.) ^) Der Cid
freute sich und lächelte freundlich: „Da kommt Ihr ja, meine Schwieger-
söhne, beide seid Ihr meine Kinder. Ich weiss, dass Ihr mit dem
Kampfe wohl zufrieden seid. Nach Carrion werden gute Nachrichten
über Euch kommen, wie wir den König Bucar besiegt haben. Wie ich
auf Gott vertraue und alle seine Heiligen, werden wir mit diesem Siege
zufrieden sein".
Nun ist Miuaya Albarfanez angekommen. Der Schild hängt an 2450
seinem Halse und ist mit Schwerthieben ganz bedeckt. Die Lanzen-
stiche waren unzählbar. Jene, die man nach ihm geführt hatte, hatten
ihr Ziel nicht erreicht. Mehr als zwanzig Mauren hat er getötet, wäh-
1) V. 2455 hinter 2437 nach M.P. I, 30; s. Glossar s. v. fronzido.
2) Von Lid f. und Cornu Lt. 97 getilgt.
240 Johannes Adam
rend ihm das Blut über den Ellbogen hinabrieselte. „Dank sei Gott,
dem Vater, der in der Höhe ist, und Euch, o Cid, der Ihr z. g. St.
geboren wurdet". Ihr tötetet Bucar und wir gewannen die Schlacht.
2460 Alle diese Schätze gehören Euch und Euren Vasallen. Und Eure
Schwiegersöhne haben sich hier versucht, die müde sind, mit den
Mauren im Felde zu kämpfen". Da sagte der Cid: „Damit bin ich zu-
frieden. Da sie jetzt wacker sind, werden sie künftighin hochgeschätzt
werden". In guter Absicht sagte das der Cid, doch jene fassten es
übel auf.
Die ganze Beute ist in Valencia angekommen. Froh sind der Cid
und alle seine Begleiter, denn auf den Beuteanteil entfallen 600 Mark
in Silber. Als die Schwiegersöhne des Cid diese Schätze aus jenem
2470 Siege in Empfang genommen und in sicherem Besitze hatten, da
glaubten sie, dass sie ihr Lebtag keine Not leiden würden.
Nun war man in Valencia wohl versehen: Treffliche Lebensmittel,
gute Pelze und gute Mäntel [gab es da]. Sehr froh sind der Cid und
seine Vasallen. Gross war jener Tag am Hofe des Campeador \), nach-
dem mau diese Schlacht gewonnen und er den König Bucar getötet
hatte. Er hob die Hand empor und griff sich in den Bart: „Dank sei
Christus, der der Herr der Welt ist, da ich das sehe, wonach ich ver-
langte: dass meine beiden Schwiegersöhne mit mir auf dem Schlacht-
2480 felde kämpften. Gute Nachrichten werden über sie nach Carrion gehen,
wie sie sich Ehre erworben haben und Euch grossen Nutzen bringen
werden '). Bedeutend ist die Beute, die alle davongetragen haben. Das
eine gehört uns, das andere haben sie in sicherem Besitz". Der Cid
befahl, dass aus dieser Schlacht, die sie gewonnen haben, alle das,
was ihnen rechtlich zukam, erhielten und dass sein Fünftel nicht ver-
gessen würde. So tun es alle, denn sie waren verständig. Dem Cid
2490 fielen auf sein Fünftel 600 Pferde zu und ausserdem Lasttiere und
zahlreiche Kamele. So viele sind ihrer, dass man sie nicht zählen
könnte. Diese ganze Beute hatte der Campeador gemacht. „Dank sei
Gott, der der Herr der Welt ist. Vorher litt ich Not, jetzt bin ich reich,
denn ich besitze Gut und Land und Gold und Ehre, und meine Schwieger-
söhne sind die Infanten von Carrion. Ich gewinne die Kämpfe, wie es
dem Schöpfer gefällt. Mauren und Christen haben grosse Furcht vor
mir. Dort hinten in Marroco, wo die Moscheen sind, da fürchten sie,
2500 dass ich sie vielleicht eines Nachts angreifen werde; doch ich denke
nicht daran. Ich werde sie nicht aufsuchen, ich werde in Valencia
bleiben. Mit Gottes Hilfe wird man mir Tribut zahlen, den man mir
oder, wem ich will, entrichten soll."
1) M.P. I, 308: debe leerse 'por la corV.
2) Lies: aver vos [han] = Lidf., Cornu, M.P. I.
Übersetzung imd Glossar des altspaiiischen Poema del Cid 241
Gross ist in Valencia die Freude aller seiner Gefolgschaften und
aller seiner Vasallen bei Cid dem Campeador. Gross ist die Freude
seiner beiden Schwiegersöhne über diesen Sieg, den sie gern erkämpf-
ten; beide gewannen einen Beuleanteil im Werte von 5000 Mark. Für 2510
sehr reich halten sich die Prinzen von Carrion. Mit den andern kamen
sie an den Hof. Hier befindet sich bei dem Cid der Bischof Don Hie-
ronymus, der gute Albarfanez, ein ritterlicher Kämpe, und viele andere,
denen der Campeador Nahrung gab. Als die Prinzen von Carrion ein-
traten, empfing sie Minaya an Stelle des Cid Campeador: „Kommt
hierher, Ihr Schwäger, denn grösser ist unser Ansehen durch Euch".
Als sie ankamen, da war der Campeador zufrieden: „Seht hier, Ihr
Schwiegersöhne, mein rechtschaffen Weib und meine beiden Töchter, 2520
Dona Elvira und Dona Sol. Innig sollen sie Euch umarmen und Euch
von Herzen dienen'). Dank sei der heiligen Maria, der Mutter des
Herrn, unseres Gottes! Aus dieser unsrer Heirat wird Euch Ehre er-
wachsen. Gute Nachrichten werden nach dem Gebiet von Carrion gehen".
Bei diesen Worten sprach Fernando Gonzalez: „Dank sei dem Schöpfer
und Euch, ehrenwerter Cid. So viel Schätze besitzen wir, dass sie nicht
zu zählen sind. Ihr gabt die Veranlassung dazu, dass wir kämpften, 2530
dass wir uns Ehre erwarben. Wir besiegten die Maureu auf dem
Schlachtfelde und wir töteten jenen König Bucar, einen offenkundigen
Verräter. Denkt Ihr au das Übrige, das Unsrige haben wir in sicherem
Verwahr". Die Vasallen des Cid lächelten: [Man forschte nach,] wer
am besten gekämpft oder wer sich an der Verfolgung beteiligt hatte;
aber man fand Diego und Fernando nicht dabei.
Wegen dieser Spässe, die man machte, — des Tags und des Nachts
verhöhnte man sie gar übel — fassten diese beiden Prinzen einen schlimmen
Entschluss. Beide traten abseits — in Wahrheit sind sie Brüder. An
dem, was sie sagten, wollen wir keinen Auteil haben-). „Wir wollen 2540
nach Carrion gehen, hier zögerten wir zu lange. Die Schätze, die wir
besitzen, sind gross und bedeutend; so lange wir leben, werden wir
sie') nicht ausgeben können. Wir wollen den Cid Campeador um unsere
Frauen bitten, wollen sagen, dass wir sie mit uns nehmen werden
nach dem Gebiet von Carrion, dass wir ihnen zeigen werden, wo die
Besitztümer liegen. Wir werden sie aus Valencia fortführen, aus der
Gewalt des Campeador; dann, auf dem Wege, werden wir lieber nach
unserem Gefallen handeln, als dass sie uns den Vorfall mit dem Löwen
1) VV. 2522/23 hinter 2530 nach M.P. I, 30.
2) Die folgende Kede wurde mit Lidf, und Cornu in zwei Teile zerlegt,
hauptsächlich auf Grund der Wiederholungen, vgl. 2548 u. 2556, 2549 u. 2554,
2551 u. 2555. Vielleicht aber auch haben wir es nur mit einer in den chansons
de geste sich häufig vorfindenden epischen Eigentümlichkeit zu tun.
3) Cornu liest lo[s].
Romanische Forschungen XXXII. 16
242 Johannes Adam
vorwerfen ^). Durch Geburt stammen wir ab von den Grafen von Car-
2550 rion. Grosse Schätze werden wir mit uns führen, die einen bedeutenden
Wert haben. Wir werden den Töchtern des Campeador Schimpf antun".
„Durch diese Schätze werden wir für immer reiche Leute sein, wir
werden uns verheiraten können mit Töchtern von Königen und Kaisern,
denn durch Geburt stammen wir ab von den Grafen von Carrion. So
werden wir denn den Töchtern des Campeador Schimpf antun, bevor
sie uns die Geschichte mit dem Löwen wieder vorwerfen". Mit diesem
Entschlüsse kehrten beide zurück. Es sprach Fernando Gonzalez und
er Hess den Hof schweigen: „Helfe uns der Schöpfer, Cid Camjieador!
2560 Möge es Doila Ximena und Euch zuerst so gefallen, Miuaya und allen
Anwesenden: gebt uns unsere Frauen, die uns kirchlich angetraut sind.
Wir werden sie mit uns nehmen in das Gebiet von Carrion, wir werden
sie auf die Landgüter bringen, die wir ihnen zur Morgengabe und zum
Besitze gaben. Eure Töchter werden sehen, was wir unser nennen,
woran die Kinder, die wir bekommen werden, Anteil haben sollen."
Der Cid sagte: „Ich werde Euch meine Töchter geben und etwas von
meinem Hab undjGut." (Der Cid, der nicht daran dachte, so beschimpft
2570 zu werden, [sprach])^): „Ihr gabt ihnen Güter und Ländereien als Morgen-
gabe im Gebiet von Carrion; ich will Euch als Mitgift geben 3000 Mark
(in Silber), Maultiere und Zelter, sehr kräftig und gut, Streitrosse stark
und flink, und viele Kleider aus Tuch und Seidenstoff. Ich werde Euch
zwei Schwerter geben, Colada und Tizou; wohl wisst Ihr, dass ich sie
wie ein Held gewann. Beide seid Ihr meine Söhne, da ich Euch meine
Töchter gebe. Weit weg von hier entführt Ihr mir die Lieblinge meines
2580 Herzens. In Galicien, Castilien und Leon soll man wissen, mit welchem
Reichtum ich meine beiden Schwiegersöhne fortschicke. Dienet meinen
Töchtern, denn sie sind Eure Frauen. Wenn Ihr ihnen gut dient, werde
ich Euch gut dafür belohnen." Die Prinzen von Carrion willigten drin
ein. Da nehmen sie die Töchter des Campeador in Empfang; sie be-
ginnen das entgegenzunehmen, was der Cid [ihnen] versprach. Als sie
zufrieden sind, ganz nach ihrem Wunsche, da befahlen die Prinzen von
Carrion aufzuladen.
Gar viel erzählt man sich davon in Valencia dem Grossen. Alle
2590 ergreifen die Waffen und reiten rüstig los, weil sie die Töchter des
Campeador (nach dem Gebiet von Carrion)') begleiten. Nun sind sie
im Begriffe, zu Pferde zu steigen, sie verabschieden sich. Beide Schwe-
stern, Dona Elvira und Doüa Sol, beugten ihre Kniee vor dem Cid Cam-
peador: „Um Gnade bitten wir Euch, Vater, so Euch der Schöpfer
1) Der Sinn soll doch wohl sein, dass die Prinzen ihre Frauen lieber mar-
tern und verlassen, als sich von ihnen aushöhnen lassen wollen. Vgl. v. 2555/56.
2) Interpolation nach Lidf. u. Cornu, Lt. 97.
3) Irrtum; vgl. Lidf., Rest, und Cornu, Lt. 97.
Übersetzung und Glossar des altspanischeu Poeraa del Cid 243
schützen möge! Ihr zeugtet uns, unsere Mutter gebar uns. Vor uns
steht Ihr beide, Herrin und Herr. Jetzt schickt Ihr uns nach dem Ge-
biete von Carrion. Es ist unsre Pflicht, Euren Befehl zu erfüllen. So
bitten wir beide Euch um eine Gnade: dass Ihr Kunde von Euch nach 2600
Carrion senden möchtet." Der Cid umarmte sie und küsste sie beide.
Dies tat er, die Mutter aber war noch einmal so zärtlich. „Gehet von
hinnen, Ihr Töchter, der Schöpfer schirme Euch! Wohl besitzet Ihr
meine und Eures Vaters Huld. Gehet nach Carrion, wo Ihr Besitzungen
habt. Wie ich glaube, habe ich Euch gut verheiratet," Dem Vater
und der Mutter küssten sie die Hände. Beide segneten sie und schenkten
ihnen ihre Huld.
Der Cid und die übrigen schickten sich an, zu Pferde zu steigen,
mit bedeutender Ausrüstung, mit Pferden und Waffen. Nun zogen die 2610
Prinzen aus dem berühmten Valencia, sie verabschiedeten sich von
den Damen und allen ihren Gefolgschaften. Durch die Huerta von
Valencia gingen sie, die Waffen in der Hand. Froh zieht der Cid
einher mit allen seinen Scharen. Der, welcher z. g. St. sein Schwert
umgürtete, sah an den Vorzeichen, dass diese Heirat nicht ohne
Flecken sein würde. Nicht vermag er Reue darüber zu empfinden,
dass er sie beide verheiratet hat*). „Wo bist Du, lieber Neffe, Felez
Munoz? Du bist der Vetter meiner Töchter mit Herz und Seele.
Ich befehle Dir, mit ihnen bis nach Carrion hinein zu ziehen. Du 2620
wirst die Besitztümer sehen, die meinen Töchtern gegeben wurden'^).
Mit Nachrichten hierüber wirst Du zum Campeador zurückkehren."
Da sagte Felez Munoz: „Das gefällt mir von ganzem Herzen."
Minaya Albarfanez trat vor den Cid hin: „Wir wollen zurückkehren
nach dem grossen Valencia, denn wenn es Gott gefällt, dem Vater der
Schöpfung, werden wir sie im Gebiete von Carrion besuchen. Gott
empfehlen wir Euch an, Dona Elvira und Dona Sol. Handelt so, da^s
es uns gefallen möge!" Die Schwiegersöhne antworteten: „Das walte 2630
Gott!". Gross war der Schmerz beim Abschied. Vater und Töchter
weinen sehr. Das Gleiche taten die Reiter des Campeador. „Höre, o
Neffe, Felez Munoz! Ihr werdet durch Molina ziehen, dort werdet Ihr
eine Nacht rasten. Grüsst meinen Freund, den Mauren Avengalvon:
Er möge meine Schwiegersöhne aufnehmen, so gut er nur kann. Sage
ihm, dass ich meine Töchter nach Carrion schicke; man möge ihnen
mit allem, was nötig, nach ihrem Wunsche dienen. Drauf soll er sie 2640
mir zuliebe bis nach Medina begleiten. Für alles, was er tut, werde
ich ihn gut belohnen."
1) 2614—18 merkwürdige innere Widersprüche!
2) „Wurden" ist Praet. gegenüber: „Du wirst sehen", nicht vom Standpunlcte
des Cid aus.
16*
^44 Johannes Adam
Wie der Nagel vom Fleische, so trennten sie sich. Nun kehrte
der, welcher z. g. St. geb. w., nach Valencia zurück. Die Prinzen
gedenken weiterzuziehen. lu Santa Maria d'Alvarraziu lagerten sie
sich. So schnell sie können, reiten die Prinzen von Carrion. Seht, da
sind sie in Molina bei dem Mauren Avengalvon. Als der Maure es er-
fuhr, freute er sich von Herzen. Mit grosser Freude ging er hinaus,
2650 sie zu empfangen. Gott, wie gut diente er ihnen, ganz nach ihrem
Gefallen! Am andern Tage früh ritt er mit ihnen. Von 200 Reitern
liess er sie begleiten. Sie überschritten die Berge, die man die von
Luzon nennt. Den Töchtern des Cid gab der Maure feine Geschenke,
den Prinzen von Carrion je ein gutes Pferd. Sie zogen durch Arbuxuelo
und kamen zum Salon. An dem Orte, der el Ansarrera heisst, da
lagerten sie. Dies alles tat der Maure für sie aus Liebe zum Cid Cam-
peador.
2660 Sie sahen den Reichtum, den der Maure mit sich führte; beide
Brüder berieten sich über einen Verrat: „Nun, da wir die Töchter des
Campeador bald verlassen werden, würden wir, wenn wir den Mauren
Avengalvon töten könnten, den ganzen Reichtum bekommen, den er
besitzt. Wir werden ihn in so sicherem Besitze haben, wie unser
Eigentum in Carrion. Niemals würde der Cid Campeador Rechenschaft
von uns erhalten."
Als sie über diese verräterische Absicht sprachen, hörte sie wohl
ein MaurC; der sich auf das Romanische verstand. Nicht hält er es
geheim, sondern er sagte es dem Avengalvon: „Gebieter, schütze Dich
2670 vor diesen, denn Du bist mein Herr. Ich hörte, wie die Prinzen von
Carrion über Deinen Tod berieten." Der Maure Avengalvon war ein
sehr herzhafter Mann. Mit zweihundert, die er hat, stieg er zu Pferde.
Die Waffen in der Hand, so trat er vor die Prinzen hin. Nicht gefällt
den Prinzen, was der Maure sprach: „Sagt mir, was tat ich Euch, Ihr
Prinzen von Carrion? Ich diente Euch ohne Falsch und Ihr berietet
Euch über meinen Tod. Wenn ich es nicht unterliesse um des Cid von
Bivar willen, dann würde ich so mit Euch verfahren, dass es in der
ganzen Welt widerhallte, und ich würde auf der Stelle dem rechtschaffe-
2680 öen Campeador seine Töchter wieder zuführen. Ihr würdet niemals
wieder in Carrion einziehen. Hier trenne ich mich von Euch als von
Schurken und Verrätern. Mit Eurer gütigen Erlaubnis, Doüa Elvira
und Doija Sol, werde ich gehen, wenig schätze ich die „Heldentaten"
derer von Carrion. Gott wolle und walte es, dass der Campeador sich
freuen möge über diese Heirat," Dies sagte der Maure zu ihnen und
er kehrte um. Die Waffen trug*) er in der Hand, als er den Salon
durchschritt. Als ein verständiger Mann kehrte er nach Molina zurück.
1) Lies yva{n) nach M.P. Rev. Hisp. V.
Übersetzung und Glossar des nltspanischcn roeui;i del Cid 245
Nun brachen die Iiifautcn von Carrion von Angarrera auf. Sie 2690
reiten i) bei Tag und bei Nacht. Zur Linken lassen sie Atine/a liegen,
eine sehr starke Felsenveste. Darauf passierten sie die Sierra deMiedes.
Spornstreichs ritten sie durch die Weissen Berge. Zur Linken lassen
sie Griza liegen, das Alanios besetzt hatte. Dort befinden sich Schächte,
in denen er Elpha einschloss. Zur Rechten lassen sie Sant Estevan,
es liegt weiter hin. Die Prinzen sind in den Eichenwald von Corpes
hineingekommen. Die Berge sind hoch, die Zweige erheben sich bis
zu Wolkenhöhe, und wild sind die Tiere, die umherlaufen 2). Man fand 2700
einen Baumgartcn mit einer klaren Quelle. Die Prinzen von Carrion
befahlen das Zelt aufzuschlagen. Mit allen, die sie mit sich führen,
lagern sie dort in dieser Nacht, Ihren Frauen, die sie in ihren Armen
halten, bezeigen sie ihre Liebe. Übel bewiesen sie sie ihnen [aber], als
die Sonne aufging. (Sie befahlen, die Lasttiere mit reichen Schätzen zu
beladen)'). Man brach das Zelt ab, wo man in der Nacht gelagert
hatte. Die Gefolgschaft war vorangegangen. So hatten es die Prinzen
von Carrion befohlen, dass niemand dabliebe, weder Weib noch Mann,
ausser ihren beiden Frauen, Doiia Elvira und Dona Sol. Sie wollen 2710
sich mit ihnen ergötzen, ganz nach ihrem Gefallen.
Alle waren gegangen, die vier sind allein. Auf gar grosses
Unheil sannen die Prinzen von Carrion. ,,GIaubt es wohl, Doiia
Elvira und Dona Sol , hier in diesen wilden Bergen werdet Ihr
beschim))ft werden. Heute werden wir uns trennen, und Ihr werdet
von uns verlassen werden. An dem Gebiete von Carrion werdet
Ihr keinen Anteil haben. Die Nachrichten davon werden zum Cid
Campeador gehen, so werden wir uns rächen*) für die Geschichte
mit dem Löwen." Da nehmen sie ihnen die Mäntel weg und ihre Pelz- 2720
kleider. Sie entkleiden sie und lassen ihnen nur ihre Hemden und
ihre Unterkleider. Sporen haben die üblen Verräter angelegt. In die
Hand nehmen sie die festen und dauerhaften Sattelgurte. Als dies die
Damen sahen, sprach Dona Sol: „Um Gottes willen bitten wir Euch^
Don Diego und Don Fernando, — Ihr habt zwei starke und scharfe
Schwerler, Colada nennt man das eine und Tizon das andere — , schlagt
uns die Häupter ab, so werden wir Märtyrerinnen sein. Mauren und
Christen werden über diese Angelegenheit entscheiden, dass wir nicht 2730
leiden für das, was wir verdient haben. Übt nicht ein so schlimmes
Beispiel an uns aus. Wenn wir geschlagen würden, würdet Ihr Euch
erniedrigen. Mau wird es Euch bei Zusammenkünften vorwerfen, oder
bei Hofe". Ihr Bitten nützt den Damen nichts. Alsbald beginnen die
1) S. Glossar s. v. acoger.
2) S. (ilossar s. v. fiero.
3) Interpolation nach Lid f. u. Rest.
4) S. Glossar s. v. aqueste u. veiujar.
246 Johannes Adam
Prinzen von Carrion sie zu schlagen. Mit den leicht beweglichen Gurten
peitschten sie sie ganz unziemlich, mit den scharfen Sporen, die sie
gar übel empfinden, zerrissen sie ihnen beiden die Hemden und das
2740 Fleisch. Klar lief das Blut über die Unterkleider. Sie spüren es be-
reits in ihrem Herzen. — Welches Glück wäre es, wenn es dem Schöpfer
gefiele, dass jetzt der Cid Campeador erschiene! — So sehr schlugen
sie sie, dass sie [schliesslich] ohne Bewusstsein sind; blutig sind ihre
Hemden und alle ihre Unterkleider. Sie sind beide müde geworden
vom Schlagen, während sie beide erproben, wer bessere Schläge geben
wird. Dona Elvira und Dona Sol können nicht mehr sprechen. Für
tot Hessen sie sie im Eichenwald von Corpes zurück. Die Mäntel und
2750 die Hermelinfelle nahmen sie ihnen fort. Aber sie Hessen sie voll
Kummer zurück, in Röcken und Hemden, für die Vögel des Berges und
die wilden Tiere. Für tot Hessen sie sie zurück, wisset, für lebend
nicht. (Welch Glück wäre es, erschiene jetzt der Cid Campeador!')
Die Prinzen von Carrion Hessen sie für tot in dem Eichenwalde von
Corpes zurück, denn keine vermag der andern zu helfen. In den Bergen,
durch die sie zogen, rühmten sie sich : „Nun sind wir für unsere Heirat
gerächt. Nicht [einmal] als Kebsweiber") hätten wir sie nehmen sollen,
2760 ohne dass wir gebeten worden wären, da sie nicht Unseresgleichen
waren, wert in unsern Armen zu ruhen. So wird die Schande mit dem
Löwen gerächt werden."
Sich rühmend zogen die Prinzen von Carrion ihren Weg. — Doch
ich will Euch sprechen von jenem Felez Munoz: Er war ein Neife des
Cid Campeador. Sie befahlen ihm voranzugehen, aber gern ging er
nicht. Auf dem Wege, den er zurücklegte, tat ihm das Herz weh. Er
entfernte sich von all den übrigen. Auf einem dichtbewaldeten Berge
2770 versteckte er sich, bis er seine Basen kommen sähe, oder vernähme,
was die Prinzen von Carrion getan. Er sah sie kommen und hörte
ein Gespräch. Sie bemerkten ihn nicht und hegten keinen Argwohn.
Wisset wohl, wenn sie ihn erblickt hätten, wäre er dem Tode nicht
entgangen. Die Prinzen ziehen von dannen, sie reiten spornstreichs.
Felez Munoz kehrte auf der Fährte zurück. Er fand seine Basen beide
ohnmächtig. Mit dem Rufe: „Ihr Basen, liebe Basen!" sprang er sogleich
2780 vom Pferde. Er band den Gaul fest, schritt auf sie zu. „Fürwahr, Ihr
Basen, meine lieben Basen, Dona Elvira und Dona Sol, übel spielten
die Prinzen von Carrion (Euch) mit. Möge es Gott gefallen und der
heiligen Maria, dass ihnen ein schlimmer Lohn dafür zuteil werde!"
Er dreht sie beide um. So der Sinne beraubt sind sie, dass sie nichts
zu sagen vermögen. Das Herz zerriss ihm im Leibe und er rief: „Ihr
1) Interpolation nach Lidf. u. Cornu Lt. 97.
2) Eestori u. Lidf. tilgen por varraganas\ s. dazu C.Lt, 97,
Übersetzung und Ulossar des altspauischen Poera.i dcl Cid 047
Basen, Ihr Basen, Dona Elvira und Doiia Sol! Wacht auf, Ihr Basen,
um des Schöpfers willen, so lange») es noch Tag ist, bevor die Nacht
hereinbricht; die wilden Tiere auf diesem Berge sollen uns nicht
fressen."
Doiia Elvira und Dona Sol kommen zu sich ; sie öflneten die Augen 2790
und erblickten Felez Munoz. „Uaflft Euch auf, Ihr Basen, um des
Schöpfers willen! Sobald mich die Prinzen von Carrion nicht finden
wird man mich in grosser Eile suchen. Schützt Gott uns nicht, so
werden wir hier sterben". In gar grossem Schmerze sprach Dona Sol:
„So wahr unser Vater, der Campeador, es an Euch verdient, lieber Vetter:
gebt uns Wasser, so Euch der Schöpfer schützen möge!" Mit einem 2800
Hute, den er bat — ganz nagelneu war er, aus Valencia hatte er ihn
mitgenommen — , schöpfte Felez Munoz Wasser und gab es seinen
Basen. Sie sind elend, und er stillte ihren Durst. So lang bat er sie,
bis er sie zum Sitzen gebracht hatte. Er ermahnt sie und sucht sie zu
ermutigen, bis sie sich aufraffen, und er nahm sie beide und hob sie
schnell aufs Pferd. Mit seinem Mantel bedeckte er sie. Das Pferd fasste
er am Zügel und er führte sie alsbald weg von dort; alle drei [zogen]
auf einsamen Pfaden durch die Eichenwälder von Corpes. Beim Morgen- 2810
grauen kamen sie aus den Bergen heraus. An die Wasser des Duero
sind sie gelangt. Am Turme der Dona Urraca verliess er sie.
Nach Sant Estevan kam Felez Munoz. (Dort) fand er Diego Tellez,
den Vasallen des Albarfanez. Als der von dem Vorgefallenen hörte,
tat es ihm von Herzen leid. Er nahm Reittiere und gute Kleider. Er
ging hin, Dona Elvira und Dona Sol zu empfangen. Nach Sant Estevan
brachte er sie. Nach Kräften ehrte er sie dort. Die Leute von Sant 2820
Estevan sind immer von guter Lebensart: Als sie dies erfuhren, tat es
ihnen von Herzen leid. Sie gewähren den Töchtern des Cid Speise und
Ti'ank"). Dort hielten sie sich auf, bis sie gesund waren.
Die Prinzen von Carrion [aber] rühmten sich [ihrer Tat]»). Im
Herzen bekümmerte es den guten König Alfonso. Die Nachrichten von
alledem kommen zu Valencia dem Grossen. Als man es dem Cid Cam-
peador sagte, überlegte er und dachte lange Zeit nach. Er erhob seine
Hand und griff sich in den Bart: „Dank sei Christus, der der Herr 2830
der Welt ist. Bei meinem Barte, den [noch] niemand rupfte, nicht
Avird den Prinzen von Carrion Ehre zuteil werden, da sie mir eine
solche erwiesen haben*); denn meine Töchter werde ich gut verhei-
raten!"
1) S. Glossar s. v. mientra.
2) Nach M.P. I, 117 lies: effur{-ion.
3) Nach M.P.P. hat die Hs.: aUahandos seyan.
4) Denn die Pr. v. C. werden nichts dabei gewinuen, dasa sie mir solche
Ehre erwiesen (?).
248 Johannes Adam
Kummer machte es dem Cid und dem ganzen Hofe und dem Albar-
fanez von ganzem Herzen. Minaya stieg zu Pferde mit Pero Vermuez
und Martin Antolinez, dem wackern Burgalesen, und mit 200 Pieitern,
die der Cid aufbot. Er ermahnte sie gar sehr, sie sollten bei Tag und
2840 bei Nacht reiten, seine Töchter sollten sie nach Valencia dem Grossen
bringen. Sie schieben den Auftrag ihres Herrn nicht auf. Schnell
steigen sie zu Pferde, Tag und Nacht reiten sie. Sie kamen nach (Sant
Estevan de)^) Gormaz, ein gar festes Kastell. Dort lagerten sie in
Wahrheit eine Nacht.
Nach Sant Estevan drang die Nachricht, dass Minaya wegen seiner
beiden Basen käme. Nach Art wackerer Leute empfangen Männer von
Sant Estevan Minaya und alle seine Krieger. In dieser Nacht bereiten
2850 sie Minaya ein grosses Mahl. Er wollte es gar nicht annehmen, doch
dankte er ihnen sehr dafür. „Dank Euch, Ihr Männer von Sant Estevan,
denn Ihr seid verständige Leute. Für diese Ehre, die Ihr unserm Un-
glück zuteil werden Messet, dankt Euch sehr der Cid Campeador dort,
wo er sich befindet. So tue auch ich, der ich hier stehe. Seht, Gott
im Himmel gebe Euch guten Lohn dafür!" Alle danken ihm und sind
mit ihm zufrieden.
Sie schicken sich an zu rasten, um sich in dieser Nacht auszuruhen.
Minaya sucht seine Basen auf dort, wo sie sich befinden. Dona Elvira
2860 und Dona Sol heften ihren Blick auf ihn: „So sehr danken wir Euch,
als wenn wir den Schöpfer sähen, und Ihr sollt ihm danken, da wir
[noch] am Leben sind. In den Tagen der Müsse werden wir unsere
ganze Bekümmernis zu erzählen wissen." Aus den Augen rannen den
Damen und Albarfanez die Tränen. In gleicher Weise tröstet^) sie
Pero Vermuez: „Dona Elvira und Dona Sol, habt keine Sorge, da Ihr
gesund und am Leben seid und ohne ein andres Unglück. Eine gute
Ehe verlort Ihr, eine bessere könnt Ihr gewinnen. Möchten wir doch
noch den Tag sehen, da wir Euch rächen könnten!"
An jenem Orte lagern sie in dieser Nacht, und grosse Freude
2870 herrscht') unter ihnen. Am andern Morgen früh schicken sie sich an,
fortzureiten. Die Leute von Sant Estevan begleiten sie bis zum Rio
d'Amor, ihnen Gesellschaft leistend. Vom andern Ufer aus verabschie-
deten sie sich von ihnen und kehren um; und Minaya ritt mit den
Damen vorwärts. Sie passierten Alcoceva, rechts von (Sant Estevan
de*)) Gormaz. An dem Orte, derBadoderey heisst, setzten sie über ^).
Im Ort Berlanga haben sie Aufenthalt genommen. Am andern Morgen
1) Nach Bello.
2) Lid f. liest: [conortado] las ha.
3) S. Glossar s. v. fazer.
4) Vgl. M. P. I, 59.
5) M.P. I, 60: passar.
Übersetzung und Glossar des altspanischon Pociua del Cid 249
früh schicken sie sich an weiterzureiten. In dem Orte namens Medina
lagerten sie sich, und in einem weiteren Tage ziehen sie von Medina 2880
nach Molina. Dem Mauren Avengalvon gefällt das von Herzen. Gern
ging er hinaus, sie zu empfangen. Aus Liebe zum Cid gibt er ihnen
ein reiches Mahl. Von dort ziehen sie in der Richtung nach Valencia.
Zu dem, der z. g. St. geb. w., kam die Nachricht. Schnell
steigt er zu Pferde, er zieht hinaus, um sie zu em])fangen. Die WaÜen
trug er in der Hand, er freute sich sehr. Der Cid umarmte seine
Töchter. Er küsste sie beide und lächelte: „Ihr kommt, liebe Töchter, 2890
Gott schütze Euch vor Unheil! Ich nahm die Heirat an, denn') ich
wagte nichts anderes zu sagen. Möge es dem Schöpfer gefallen, der
im Himmel ist, dass ich Euch künftig besser verheiratet sehe. Gott mache,
dass ich an meinen Schwiegersöhnen aus Carrion Rache nehme!" Die
Töchter küssten dem Vater die Hand. Mit den Waffen in der Hand
zog man dahin, man trat in die Stadt ein. Innig freut sich ihre Mutter,
Dona Ximena, mit ihnen.
Der, welcher z. g. St. geb. w., wollte keine Zeit verlieren. Im
Geheimen beriet er sich mit den Seinigen. Zum König Alfonso von 2900
Castilien gedachte er zu schicken. „Wo bist Du, Muno Gustioz, mein
wackerer Vasall? Zu guter Stunde zog ich Dich an meinem Hofe auf.
Bring mir die Botschaft zum König Alfonso nach Castilien. An meiner
Statt küsse ihm herzinnig die Hand, da ich sein Vasall bin und er mein
Herr. Diese Schande, die mir die Prinzen von Carrion angetan haben,
möge den guten König von Herzen bekümmern'). Er verheiratete meine
Töchter, denn ich gab sie ihnen nicht. Da sie sie in grosser Schande
zurückgelassen haben, so fällt die ganze Schmach, wenn darin für uns 2910
irgendeine liegt, sei sie nun gross oder klein, auf meinen Herrn. Meine
Schätze, die bedeutend sind, haben sie mir fortgeführt. Das kann mir
Kummer machen neben der andern Unehre. Er möge sie mir zu einer
Zusammenkunft führen, zu Juuttis oder Cortes, damit mir von Seiten
der Prinzen von Carrion Genugtuung werde; denn gar tiefer Groll sitzt
in meinem Herzen."
Schnell stieg Muiio Gustioz zu Pferde, mit ihm zwei Reiter, die
ihm nach Wunsch dienen sollen, und Schildknappen, die zur Gefolg-
schaft gehören. Sie entfernten sich aus Valencia und reiten, so schnell 2920
sie können: Tag und Nacht gönnen sie sich keine Ruhe. Den König
fand er in San Fagunt. Er ist König von Castilien und König von Leon,
und von Aragon wohl bis San Calvador. Bis nach Sant Yaguo hinein
ist er Herr über alles, und die galicischen Grafen betrachten ihn als
ihren Gebieter. Sobald jener Muno Gustioz absteigt, neigte er sich vor
1) S. Glossar s. v. mas.
2) Lidf. setzt hinter 29l)4 Doppelpunkt, hinter 2905 Komma; doch liegt
kein triftiger Grund vor, die Interpunktion zu ändern.
250 Johamies Adam
den Heiligen und betete zum Schöpfer. Er begab sich nach dem Palaste,
2930 wo sich der Hof befand, mit ihm zwei Reiter, die ihn^ als ihren Herrn
bewachen. Sowie sie mitten in den Hof traten, erblickte sie der König
und erkannte Muno Gustioz. Der König erhob sich, gar gut empfing
er sie. Vor dem König beugte jener Muno Gustioz die Kniee, er küsste
ihm die Füsse. „Gnade, König Alfonso, den Herrn vieler Reiche nennt
man Euch. Die Füsse und die Hände küsst Euch der Cid. Er ist Euer
Vasall und Ihr seid sein Herr. Ihr vermähltet seine Töchter mit den
2940 Prinzen von Carrion. Stolz war die Heirat, denn Ihr wünschtet sie.
Nun kennt Ihr die Ehre, die uns widerfahren ist, [nämlich], wie uns
die Prinzen von Carrion beschimpft haben. Übel schlugen sie die
Töchter des Cid Campeador. Zerschlagen und entblösst, in grosser
Schande und ohne Schutz Hessen sie sie im Eichenwalde von Corpes
zurück, für die wilden Tiere und die Vögel des Berges. Seht, jetzt be-
finden sich die Töchter des Cid in Valencia. Deswegen küsst er
Euch die Hände, wie ein Vasall seinem Herrn, damit Ihr sie (die
Prinzen von Carrion) ihm zu einer Zusammenkunft führt, zu Junta oder
2950 Cortes. Er betrachtet sich als entehrt, doch Eure Schmach ist grösser;
und Kummer soll es Euch machen, o König, da Ihr's wisst. Möge der
Cid sein Recht erhalten von den Prinzen von Carrion." Lange Zeit
dachte der König nach und überlegte. „Die Wahrheit sage ich Euch,
dass es mich sehr bekümmert; und wahr sprichst Du hierin, Muno
Gustioz, dass ich seine Töchter mit den Prinzen von Carrion vermählte.
In guter Absicht tat ich es, damit es ihm von Nutzen sei. 0 dass doch
(heute) die Ehe nicht geschlossen wäre! Mich und den Cid bekümmert
2960 es von Herzen. Ich werde ihm zum Recht verhelfen, so der Schöpfer
mich selig machen möge. Woran ich in dieser ganzen Zeit nicht dachte,
[das soll jetzt geschehen]: Meine Boten werden durch mein ganzes
Reich gehen, sie werden verkünden, dass ich drinnen in Toledo Hof
halte, damit mir Grafen und Edelleute dorthin kommen. Ich werde be-
fehlen, dass die Prinzen von Carrion sich dort einfinden, dass sie dem
Cid Campeador Rechenschaft geben sollen, und dass der keinen Groll
zeigen soll, da ich es verbieten kann. Sagt dem Campeador, d. z. g.
St. geb. w., dass er sich mit seinen Vasallen heute in sieben Wochen rüste,
2970 dass er mir nach Toledo kommen möge; soviel Frist gebe ich ihm.
Aus Liebe zum Cid halte ich diesen Hof ab. GrUsst sie mir alle [und
sagt ihnen] sie können ganz ruhig sein (?)'). Durch das, was ihnen
geschah, werden sie noch geehrt werden". Muno Gustioz verabschiedete
sich, zum Cid ist er zurückgekehrt.
So wie der König es gesagt hatte, war die Sorge sein. Um keinen
Preis schiebt es Alfonso der Castilier auf: Er schickt seine schrift-
1) S. Glossar s. v. espagio.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid i>5l
licheu Befehle nach Leon und nach Sant Yaguo, zu den Portugiesen
und den Galicieru, zu den Leuten von Carrion und den Männern Casti-
liens, [des Inhalts,] dass jener angesehene König in Toledo Hof halte 2980
[und] dass sie in sieben Wochen dort versammelt sein sollten: Wenn
jemand nicht zum Hofe käme, so möge er sich nicht (länger) für seinen
Vasallen halten.
So dachte man denn in seinem ganzen Lande daran, nicht zu ver-
säumen, was der König befohlen hatte. Nun macht es den Prinzen von
Carrion Kummer, weil der König in Toledo Hof hielt. Sie fürchten,
dass der Cid Campeador dorthin kommen wird. So beratschlagen denn
alle ihre Verwandten miteinander'). Sie bitten den König, dass er sie
von [ihrem Erscheinen bei] diesem Hofe entbinde. Der König sagte: 2990
„Das werde ich nicht tun, so Gott mich selig machen möge! Denn dorthin
wird der Cid Campeador kommen. Ihr werdet ihm Rechenschaft geben,
denn er hat Ursache zur Klage gegen Euch. Wenn jemand es (näm-
lich: ßechenschaft geben) nicht tun oder nicht an meinem Hof kommen
will, so soll er mein Reich verlassen, denn an dem habe ich keinen
Gefallen." Nun sahen die Prinzen von Carrion, was zu tun ist. Alle
ihre Verwandten beratschlagen miteinander. Der Graf Don Garcia
nahm teil an alledem. Er ist ein Feind des Cid, dem er immer Leid
anzutun suchte. Dieser erteilte den Prinzen von Carrion Rat.
Der Ablauf der Frist kam heran, man wollte zu Hofe ziehen. Unter 3000
den ersten kommt der gute König Don Alfonso, der Graf Don Anrieh
und der Graf Don Remond, — dieser letztere war der Vater des guten
Kaisers-) — , der Graf Don Fruella») und der Graf DonBrebon*). Viel
andere weise Leute waren da aus seinem Reiche, alle die Besten aus
ganz Castilien; der Graf Don Garcia mit den Prinzen von Carrion,
Asur Gonzalez und Gonzalo Assurez, und Diego und Fernando sind
beide dort; mit ihnen eine grosse Partei, die sie zum. Hofe führten. 3010
Sie gedenken den Cid anzugreifen.
Von allen Seiten her hat man sich dort versammelt. Noch war
der, welcher z. g. St, geb. w., nicht gekommen. Weil er zögert,
ist der König verdriesslich. Am fünften Tage ist der Cid Campeador
gekommen. Er schickte Albarfanez voran, damit er dem Könige, seinem
Herrn, die Hand küsse: er solle wohl wissen, dass er in dieser Nacht
da sein würde. Als der König es hörte, gefiel es ihm von Herzen.
Mit zahlreichem Kriegsvolk stieg der König zu Pferde und empfing 3020
den, der z. g. St. geb. w. Wohl ausgerüstet kommt der Cid mit all
1) S. (tlossar s. v. commo.
2) Nämlich Alfons' VII., der 1135—1157 als Kaiser Spanien regierte.
3) S. Glossar s. v. Uella.
4) S. Glossar s. v. BeUran.
252 Johannes Adam
den Seinen; gute Gefolgschaften, die einen solchen Herrn haben. Als
der gute König Alfonso ihn erblickte, sprang- der Cid Campeador zu
Boden. Er will sich demütigen und seinen Herrn ehren. Wie der König
dies sahO, zögerte er um keinen Preis: „Bei Sankt Isidor, wahrlich,
so wird es heute nicht sein. Steigt aufs Pferd, Cid, sonst fände ich
3030 keinen Gefallen daran. Herzinnig werden wir uns küssen. Mir tut
das Herz weh von dem, was Euch Kummer macht. Das walte Gott, dass
dem Hofe heut durch Euch Ehre widerfahre!" „So geschehe es," sagte
der Cid Campeador. Er küsste ihm die Hand und dann die Wange.
„Dank sei Gott, da ich Euch sehe, o Herr. Ich neige mich vor Euch
und dem Grafen Don Remond, vor dem Grafen Don Anrieh und allen,
die hier sind. Gott bewahre Eure Freunde und mehr noch Euch, o
3040 Herr! Meine Gattin Dona Ximena ist eine rechtschafifene Frau, sie
küsst Euch die Hände und meine beiden Töchter [auch]. Was uns ge-
schah, das möge Euch Kummer machen, o Herr." Da antwortete der
König: „Das tut es auch, so Gott mich selig machen möge!"
Nach Toledo kehrt der König zurück. In dieser Nacht wollte der
Cid den Tajo nicht überschreiten. „Gnade, o König, so Euch der Schöpfer
selig machen möge. Denkt daran, o Flerr, in die Stadt zurückzukehren,
ich werde mich mit den Meinigen in San Servan lagern. Meine Ge-
folgschaften werden in dieser Nacht ankommen. Nachtwache werde
3050 ich hallen an diesem heiligen Orte. Morgen früh werde ich in die
Stadt einziehen und zu Hofe gehen, ehe ich gespeist habe". Der
König sagte: „Das gefällt mir".
Der König Don Alfonso ist nach Toledo zurückgekehrt, der Cid
Ruy Diaz hat sich in San Servan gelagert. Er befahl Kerzen herzu-
richten und auf den Altar zu stellen. Es verlangt ihn darnach, in diesem
Heiligtume zu wachen, indem er zum Schöpfer betet und im Geheimen
mit ihm spricht. Minaya und die andern vereinigten sich, als der
3060 Morgen kam. Beim Morgengrauen sprach man Frühgebet und Primen.
Die Messe war zu Ende, bevor die Sonne aufging, und ihre Gabe haben
sie dargebracht, trefflich und vollkommen.
„Ihr, Minaya Albarfauez, mein bester Arm, Ihr werdet mit mir
gehen, und der Bischof Don Hieronymus und Pero Vermuez, dieser
Muüo Gustioz und Martin Autolinez, der wackere Burgalese, Alvar
Alvarez und Alvar Salvadorez und Martin Munoz, der zu guter Zeit
3070 geboren wurde, und mein NefTe Felez Munoz. Mit mir wird gehen
Mal Ända, der sehr weise ist, und Galin Garcia, der wackere, aus
Aragon. Ausser diesen sollen noch volle Hundert wackere Männer
ausgewählt werden: angetan mit Wämsern, um den Druck der Rüstungen
ertragen zu können, darüber Panzer blank wie die Sonne; über den
1) Lies: vyo nach Lid f.
Übersetzung und Glossar des altspanisclien Poema tlel Cid 253
Panzern Hermelin und Kleider aas Pelzwerk; und die .Schnlire fest
angezogen, damit die Waffen nielit sichtbar sind, unter den Mänteln die
scharfen und schneidigen Schwerter. Auf solche Art will ich zum
Hofe gehen, um mein Ifecht zu fordern und meine Sache darzulegen.
Wenn die Prinzen von Carrion Streit suchen, dann werde ich wohl ohneßOHO
Furcht sein, wo ich hundert solche Männer besitze-'. Alle antworteten:
„Das wollen wir, Herr".
So wie er es gesagt hat, haben sich alle gerüstet. Der, welcher
z. g. St. geb. w., verliert keinen Augenblick, um keinen Preis schiebt
er es auf: Hosen aus gutem Tuch zog er über die Beine, darüber ein
paar Schuhe, die von wertvoller Arbeit sind. Er zog ein Hemd an von
feinem Linnen, so weiss wie die Sonne ; die Schliessen sind ganz aus
Gold und Silber. An der Handkrause sitzen sie gut, denn er hatte es
[so] befohlen. Darüber ein vortrefflicher Rock aus feiner Seide; er istßOQO
mit Gold durchwirkt. Man sieht es der Arbeit an, woraus sie ist.
Über diesen [kommt] ein rotes, verbrämtes Kleid, die Borte sind aus
Gold; immer legt es der Cid Campeador an. Eine Haube auf dem
Kopfe aus treftlich feinem Linnen : sie ist mit Gold durchwirkt, her-
gestellt, damit dem guten Cid Campeador die Haare nicht im Wege sind').
Lang war sein Bart, er befestigte ihn mit der Schnur. Er tut das
deswegen, weil er seine ganze Person schützen will. Drüber warf er
einen Mantel, der von grossem Werte ist. An ihm würden alle Anwesenden 310O
etwas zu sehen haben.
Mit jenen Hundert, denen er befohlen hatte sich zu rüsten, steigt
er schnell zu Pferde, er verliess San Servan. So gerüstet ging der
Cid zum Hofe. Draussen an der Tür steigt er ziemlich ab. Besonnen
tritt der Cid mit allen den Seinen ein. Er geht in der Mitte und die
Hundert um ihn herum. Als man den, der z. g. St. geb. w., eintreten
sah, da erhob sich der gute König Don Alfonso und der Graf Don
Aurich und der Graf Don Kemond, und weiterhin, wisset, alle die andern. 3110
Unter grossen Ehrungen empfängt mau den, der z. g. St. geb. w. Der
Kraushaarige von Granon wollte sich nicht erheben und auch [sonst]
keiner von der Partei der Prinzen von Carrion. Der König sagte zum
Cid: „Kommt, Campeador, und setzt Euch*) hier auf diesen Sitz, den
Hir mir zum Geschenke machtet; wenn es auch einige verdriesst, Ihr
bleibt besser bei uns"'). Da sagte der, welcher Valencia erobert hatte,
vielen Dank: „Bleibt auf Eurem Sitze als König und Herr; hier werde
ich mich niederlassen mit all den Meinigen." Was der Cid sagte, gefiel 3120
dem Könige von Herzen gut. Auf einen gedrechselten Sessel liess sich
1) Lid f.: cont[r]alassen\ vgl. Cornu Lt. 97.
2) Lies: venid aca ser, Camp. . . . (nacli Baist u. a.).
3) Lid f.: con nos.
254 Johannes Adam
der Cid nieder. Die Hundert, die ihn bewachen, lagern sich um ihn
herum. Alle Leute am Hofe blicken den Cid an mit seinem langen
Barte, den er mit der Schnur befestigt hatte. Wohl gleicht er einem
Helden in seinem Schmuck. Die Prinzen von Carrion können ihn vor
Scham nicht ansehen.
Nun erhob sich der gute König Don Alfonso : „Höret, Ihr Scharen,
so der Schöpfer Euch schützen möge! Nicht mehr als zweimal hielt
3130 ich die Cortes ab, seitdem ich König wurde: die eine Versammlung
fand statt in Burgos, die andere in Carrion. Diese dritte kam ich heut
in Toledo abzuhalten, aus Liebe zum Cid, d. z. g. St. geb. w., damit
ihm Recht werde von selten der Prinzen von Carrion. Grosses Unrecht
haben sie ihm getan, das wissen wir alle. Darüber sollen richten der
Graf Don Anrieh und der Graf Don Remond, und Ihr andern Grafen hier,
die Ihr nicht zur Partei gehört. Prüft alle die Angelegenheit, — denn
Ihr seid verständig — , um das Recht herauszufinden, denn das Unrecht
befehle ich nicht. Auf beiden Seiten wollen wir heule Frieden halten.
3140 Ich schwöre bei Sankt Isidor: Der, welcher meinen Hof aufwiegelt,
wird mir das Reich verlassen, er wird meine Gunst verlieren. Ich stehe
auf der Seite dessen, der Recht hat. Jetzt möge der Cid Campeador
seine Klage erheben, wir werden [dann] erfahren, was die Prinzen von
Carrion antworten".
Der Cid erhob sich und küsste dem Könige die Hand: „Ich danke
Euch sehr dafür als meinem Könige und Herrn, weil Ihr diese Ver-
sammlung mir zu Liebe einberieft. Diese Klage erhebe ich gegen die
Prinzen von Carrion : Dass sie meine Töchter verliessen, bringt mir keine
3150 Schande; da Ihr sie vermähltet, o König, werdet Ihr wissen, was heute
zu tun ist. Aber als sie meine Töchter aus Valencia dem Grossen
fortführten — ich liebte sie innig — , da gab ich ihnen zwei Schwerter,
Colada und Tizon — diese eroberte ich nach Heldenart, — damit sie
sich mit ihnen Ehre erwürben und Euch dienten. Da sie meine Töchter
im Eichenwalde von Corpes verliessen, wollten sie mit mir nichts [mehr]
zu tun haben und verloren so meine Liebe. Sie sollen mir meine
Schwerter wiedergeben, sind sie doch nicht [mehr] meine Schwiegersöhne".
3160 Die Richter bestätigen es: „All dies ist recht und billig". Da sagte der
Graf Don Garcia: „Darüber wollen wir sprechen".
Alsbald gingen die Prinzen von Carrion beiseite mit allen ihren
Verwandten, die zugegen sind, und der anwesenden Partei. Schnell
verhandeln sie über die Angelegenheit. Alle äusserten die gleiche
Ansicht: „Grosse Liebe bezeigt uns noch der Cid Campeador, da er
heute keine Rechenschaft von uns verlangt für die Schande seiner
Töchter. Mit dem König Don Alfonso werden wir schon einig werden.
Wir wollen ihm seine Schwerter geben, da er auf dieser Forderung
besteht, und wenn er sie hat, wird die Versammlung sich auflösen.
Übersetzung und Olossar des altspauischen Poema del Cid 255
Nun wird der Cid Campeador keine weitere Genugtuung mehr von uns
erfahren".
Mit diesen Worten kehrten sie zu der Versammlung zAirlick. „Gnade, 3170
König Don Alfonso, Ihr seid unser Herr. Er gab uns zwei Schwerter,
wir können's nicht leugnen. Da er sie fordert und Verlangen darnach
trägt, werden wir sie ihm in Eurer Gegenwart geben". Sie nahmen die
Schwerter Colada und Tizon hervor und legten sie in des Königs, ihres
Herrn, Hand. Er zieht die Schwerter aus der Scheide: da leuchtet der
ganze Hof. Die Degenknäufe und die Stichblätter sind ganz aus Gold.
Alle die guten Leute des Hofes wundern sich über sie. Der Cid nahm 3180
die Schwerter in Empfang, die Hände klisste er dem Könige, er kehrte
zu seinem Sitze zurück, von wo er sich erhoben hatte. In den Händen
hält er sie und betrachtet sie beide; man kann sie ihm nicht vertauschen,
denn der Cid kennt sie gut. Sein ganzer Leib freute sich, er lächelte von
Herzen. Er hob die Hand empor und gritY sich in den Bart. „Bei diesem
Barte, den niemand noch rupfte, so werden Doiia Elvira und Doüa
Sol gerächt werden". Seinen Neffen [Pero Vermuez] rief er mit Namen.
Er streckte den Arm aus, das Schwert Tizon gab er ihm. „Nehmt es, 3190
Neffe, denn es bekommt [soj einen bessern Herrn". Nach Martin
Antolinez, dem wackern Burgalesen, streckte er den Arm aus, er gab
ihm das Schwert Colada. „Martin Antolinez, mein wackerer Vasall,
nehmt Colada, ich eroberte es von einem guten Herrn, von Don^) Remont
Verengel aus dem grossen Barcelona. Ich gebe es Euch deswegen, damit
Ihr gut Sorge dafür tragt. Ich weiss, dass Ihr, wenn Ihr Gelegenheit
dazu habt*), mit ihm grossen Ruhm und grosses Ansehen erringen
werdet". Er kUsste ihm die Hand, emi)fing und nahm das Schwert.
Dann erhob sich der Cid Campeador: „Dank sei dem Schöpfer und 3200
Euch, Herr König, nun bin ich zufrieden hinsichtlich meiner Schwerter
Colada und Tizon. Einen andern Groll [noch] hege ich gegen die
Prinzen von Carrion: Als sie meine beiden Töchter aus Valencia fort-
führten, gab ich ihnen 3000 Mark in Gold und Silber'). Während ich
dies tat, führten sie ihren Plan aus. Sie sollen mir meine Schätze
wiedergeben, da sie nicht [mehr] meine Schwiegersöhne sind".
Da hättet Ihr sehen können, wie sich die Prinzen von Carrion
beklagen. Der Graf Don Remond sagt: „Sprecht ja oder nein". Da
antworten die Prinzen von Carrion: „Wir gaben dem Cid Campeador 3210
seine Schwerter deswegen, damit er nichts anders von uns verlange,
denn nur auf dieser Forderung bestand er"*). Da sagten die Alcalden:
1) S. M.P. I, 103 »0.
2) Von Lidf. getilgt; vgl. Cornu Lt. 97.
3) S. Lidf.
4) Batst (und nach ihm Lidf.) schiebt hinter 3211 ein: dtxieron los alcaldes,
streicht in 3212 den Zusatz: dixo el rey und setzt die Verse 3215/16 hinter 3227
256 Jobannes Adam
„Wenn es dem Könige gefällt; sa^ u wir so: Antwortet dem Cid
auf das, was er fragt!-' Da sagte der gute König: So genehmige
ich es".
Kun traten die Prinzen von Carrion beiseite. Sie einigen sieh
nicht über ihren Entschluss, denn die Schätze sind gross: Vergeudet
3220 haben sie die Prinzen von Carrion. Mit ihrem Entschlüsse kehren sie
zuiiick und sie sprechen nach ihrem Gutdünken: „Sehr hart setzt uns
der, welcher Valencia eroberte, zu. Da ihn solch Verlangen nach
unsern Schätzen erfasst, so werden wir ihn bezahlen mit ßesilztümeru
im Gebiete von Carrion". Als sie sich geäussert haben, sagten die
Richter: „Wenn dies dem Cid gefällt, so verbieten wir es ihnen nicht.
Aber in unserm Urteilsspruche befehlen wir es so, dass Ihr es hier in
dieser Versammlung herausgeben sollt". Da erhob sich der Cid
Campeador: ,.[Sagt mir] hinsichtlich der Schätze, die ich Euch gab, ob
Ihr sie mir gebt, oder Ihr sollt mir dafür Rechenschaft geben". Bei diesen
Worten sprach der König Alfonso: „Wir kennen diese Angelegenheit
3230 wohl [und wissen], dass der Cid Campeador sein Recht fordert. Zwei-
hundert von diesen dreitausend Mark habe ich; beide Prinzen von
Carrion gaben sie mir. Ich will sie ihm zurückgeben, denn sie liegen
vollzählig da. Mau soll [sie] dem Cid, d. z. g. St. geb. w., herausgeben.
Da sie sie zurückzahlen müssen, so will ich sie von ihnen nicht mehr".
Da sprach Fernando Gonzalez: „Wir besitzen keine gemünzte Habe".
Sofort antwortete der Graf Don Remoud: „Gold und Silber verschwendetet
3240 1^^- I^urch Urteilsspruch bestimmen wir, dass sie ihm in abgeschätzten
Wertgegenständen bezahlen und der Campeador es annehmen soll".
Kun sahen die Prinzen von Carrion, was getan werden muss.
Da hättet Ihr manch flinkes Ross herbeiführen sehen können, manch
kräftiges Maultier, manch trefflichen Zelter, manch gutes Schwert samt
der ganzen Rüstung. Der Cid empfing es, so wie man's in der Ver-
sammlung abschätzte. Zu den 200 Mark, die der König Alfonso hatte,
zahlten die Prinzen hinzu dem, der z. g. St. geb. w. Sie entlehnten es
bei andern Leuten, denn das Ihrige reicht ihnen nicht aus. Übel ver-
spottet, wisset, gehen sie aus diesem Rechtshandel hervor.
3250 J^°^ wertbaren Gegenstände hat der Cid angenommen. Seine
Leute haben sie und werden ihrer gedenken. Aber als er damit zu
Ende war, dachte man sofort an etwas anderes. „0 Gnade, Herr
König, um aller Barmherzigkeit willen! Den grössten Verdruss kann
ich nicht vergessen. Höret mich an, der ganze Hof, und Kummer sollt
Ihr empfinden über mein Unglück und Verdruss über die Prinzen von
Carrion, die mir so üblen Schimpf antaten; ohne eine Herausforderung
in folgender Fassung: levantös en pie el Cid Campeador etc. Vgl. auch die
Lesarten von Restoii u. Mild bei Lidf.
Übersetzung und Glossar des altspauischeu Poema del Cid 257
kaon ich sie nicht lassen. Sagt, wie babe ich Euch das verschuldet, im
Scherz oder Ernst oder in irgendeiner Angelegenheit? Hier werde
ich es gut machen nach dem Urteilsspruche der Versammlung. Warum 3260
zerrisset Ihr mein Herz? Als Ihr aus Valencia fortzogt, gab ich Euch
meine Töchter unter grossen Ehren und mit zahlreichen Schätzen. Da
Ihr sie nun nicht wolltet, Ihr verräterischen Hunde, warum nahmt
Ihr ihre Besitztümer aus Valencia fort? Warum sehlugt Ihr sie mit
Sattelgurten und mit Sporen? Einsam liesset Ihr sie zurück im
Eichenwalde von Corpes, [zum Frasse] für die wilden Tiere und die
Vögel des Berges. Durch das alles, was Ihr ihnen antatet, ist Euer
Ansehen geringer. Wenn Ihr nicht antwortet, so soll diese Versamm-
lung richten". Der Graf Don Garcia erhob sieh: „Gnade, o König, 3270
Ihr bester in ganz Spanien. Seht, hier ist der Cid bei den öffentlich
angekündigten Cortes. Er Hess seinen Bart wachsen, und lang trägt
er ihn. Die einen haben Furcht vor ihm, die andern erschreckt er.
Die Prinzen von Carrion sind von so hoher \) Abstammung, dass sie seine
Töchter nicht [einmal] zu Kebsweibern hätten begehren sollen. 0, wer
gab^) sie ihnen als Ihresgleichen oder als Ehefrauen? Weil sie sie
verlassen haben, handelten sie recht. Alles, was er sagt, schätzen wir
für nichts". Alsbald griff sich der Campeador in seinen Bart. „Dank 3280
sei Gott, der Himmel und Erde lenkt. Er ist deswegen lang, weil er
mir zur Lust gepflegt wurde. Was habt Ihr, Graf, dass Ihr mir meinen
Bart tadelt? Ward er doch mir zur Lust gepflegt, seit er zu sprossen
begann; denn nicht griff mir irgendein Sohn eines sterblichen Weibes
hinein, noch riss mir ihn aus der Sohn einer Maurin ^) oder einer
Christin, wie ich Euch, Graf, in der Festung Cabra. Als ich Cabra
einnahm und Euch am Barte packte, da gab's dort kein Bürschleiu, das
nicht sein Büschel*) ausgerissen hätte. Was ich ausriss, das ist noch nicht 3290
nachgewachsen". Fernando Gonzalez erhob sich. Ihr werdet hören,
was er mit lauter Stimme sprach: „Hättet Ihr doch diese Hede unter-
lassen. Cid. Mit allen Euren Schätzen seid Ihr bezahlt''). Es soll kein
Streit entstehen zwischen uns und Euch. Durch Geburt stammen wir
ab von den Grafen von Carrion. Mit Töchtern von Kaisern und Königen
hätten wir uns verheiraten sollen. Denn nicht passlen Töchter von
einfachen Edelleuten [für uns]. Wir taten recht daran, sie zu verlassen.
Höher sehätzen wir uns, wisset, geringer nicht'. Der Cid Kuy Diaz 3300
blickt Pero Vermuez au: „Sprich, Pero Mudo, Held, der Du so viel
schweigst. Meine Töchter sind es und Deine richtigen Kusinen, mir
1) S. M. P. I, 372, 13.
2) S. M.P. I, 357, 0.
3) Lies: mora.
4) Lies: pulgarada? s. Glossar s. v. imlgada.
5) Lies: pagado ssodes.
Uoin.anigche Forscliungeu XXXII, 1 7
258 Johannes Adam
sagen sie es, Dir gilt der Schlag. Wenn ich antworte, wirst Du nicht
in den Kampf eintreten." Pero Vermuez begann zu sprechen. Die
Zunge stockt ihm, er kann mit der Sprache nicht recht fort ; aber wenn
er erst beginnt, wisset, dann lässt es ihm keine Ruhe: „Ich werde es
3310 Euch sagen. Cid, so ist's Eure Gewohnheit: Bei den Versammlungen
nennt Ihr mich immer den „stummen Peter". Ihr wisst gar wohl, dass
ich nicht anders kann. Was das anlangt, was ich zu tun habe, so
wird es an mir nicht fehlen. Du lügst, Fernando, in allem, was Du
gesagt hast. Durch den Campeador galtet Ihr viel mehr. Deine Art
werde ich Dir zu erzählen wissen: Erinnere Dich, als wir in der Nähe
der grossen Stadt Valencia kämpften; Du batest den treuen Campeador,
die ersten Streiche führen zu dürfen. Du sahst einen Mauren, gingst
hin, ihn anzugreifen, flohest [aber], ehe Du an ihn herangekommen
warst. Wäre ich nicht zu Hilfe gekommen, so hätte Dir der Maure
3320 ühel mitgespielt. Ich trat an Deine Stelle, kam mit dem Mauren ins
Handgemenge und besiegte ihn mit den ersten Streichen. Ich gab Dir
das Pferd und hielt die Sache geheim: Bis auf den heutigen Tag ent-
deckte ich sie niemand. Vor dem Cid und allen rühmtest Du Dich, dass
Du den Mauren getötet und eine Heldentat vollbracht hättest. Alle
glaubten Dir's, aber sie kennen die Wahrheit nicht. Wohl bist Du
schön, aber ein Feigling. Prahlhans, wie wagst Du zu reden? Sprich,
3330 Fernando, bestätige diese Worte. Kommt Dir nicht die Geschichte mit
dem Löwen in den Sinn, als der Cid schlief und der Löwe sich losriss?
Und Du, Fernando, was tatest Du in Deiner Furcht? Du verstecktest
Dich hinter die Bank des Cid Campeador, Du verstecktest Dich, Fer-
nando, wodurch Dein Wert heut geringer ist. Wir stellten uns um die
Bank herum, um unsern Herrn zu schützen, bis der Campeador erwachte,
der Valencia erobert hatte. Er erhob sich von der Bank und schritt
auf den Löwen zu. Der Löwe senkte den Kopf, er erwartete den Cid,
er Hess sich von ihm am Halse packen und jener steckte ihn in den
3340 Käfig. Als der gute Campeador zurückkehrte, da sah er seine Va-
sallen ringsumher. Nach seinen Schwiegersöhnen fragte er, er fand
niemand. Ich fordere Dich heraus als Schurken und Verräter. Daraufhin
werde ich hier vor dem Könige Don Alfonso kämpfen für^) die Töchter
des Cid, Dofia Elvira und Dona Sol. Weil Ihr sie verliesst, ist Euer
Wert geringer. Sie sind [nur] Frauen und Ihr seid Männer: In jeder
Beziehung taugen sie mehr als Ihr. Wenn der Kampf stattfindet, falls
3350 es dem Schöpfer gefällt, so wirst Du es bestätigen als Verräter. Es
wird sich erweisen, dass alle meine Worte wahr sind."
Jene beiden schwiegen jetzt. Ihr werdet hören, was Diego Gon-
zalez sagte: ,^ Durch Geburt gehören wir zu den Grafen aus reinstem
1) S. Cornu, Etudes 447 u. M.P. I, 386, A. 1.
/ Übersetzung und Glossar des altsp.anischen Poeraa del Cid 259
Blute. 0 wenu doch diese Heirat nicht stattgefimden hätte, um uns
mit dem Cid Don Kodrigo zu verschwägern! Noch empfinden wir keine
Reue, weil wir seine Töchter verliessen. So lauge sie leben, können
sie seufzen. Was wir ihnen antaten, wird ihnen vorgeworfen werden;
daraufhin werde ich selbst mit dem AUerkühnsten kämpfen, dass wir 336O
uns Ehre angetan haben, indem wir sie verliessen". Da erhob sich
Martin Autolinez: „Schweig, Treuloser, Lligenmaul! Die Geschichte
mit dem Löwen darfst Du nicht vergessen. Du gingst zur Tür hinaus,
verkrochst Dich in den Hof, verstecktest Dich hinter den Kelterbaum.
Nie mehr zogst Du den Mantel an, noch den Rock^). Daraufhin werde
ich kämpfen, anders soll es nicht sein. Warum verliesset Ihr die
Töchter des Cid? Wisset, in jeder Beziehung taugen sie mehr als Ihr. 3370
Wenu Du aus dem Kampfe kommst, so wirst Du es mit Deinem [eige-
nen] Munde sagen, dass Du ein Verräter bist und in allem logst, was
Du gesagt hast''.
Das Gespräch der beiden hörte jetzt auf. Asur Gonzalez trat in
den Palast, Hermeliumantel und Rock schleift er auf dem Boden hinter
sich her. Mit rotem Gesichte kommt er, denn er hatte gefrühstückt.
In seinen Worten war wenig Überlegung: „Ei, Ihr Helden, wer sah je
solch Unheil? Wer würde uns Nachricht geben vom Cid von Bivar?
Ging er nach Riodovirna, die Mühlen treiben (?) und den Müllerlohn 3330
einziehen, wie es seine Gewohnheit ist? Wer musste ihn auch zu einer
Heirat mit denen von Carrion veranlassen?-' Alsbald erhob sich Muüo
Gustioz. „Schweig, Treuloser, Schurke und Verräter! Du frühstückst
lieber als dass Du zum Gebete gehst. Du ekelst alle ringsherum an,
die Du grüssest. Weder einem Freunde noch Deinem Herrn sagst Du
die Wahrheit, falsch gegen alle und noch mehr gegen den Schöpfer.
An Deiner Freundschaft will ich keinen Anteil haben. Ich werde machen,
dass Du sagst, Du seist ein solcher, wie ich es behaupte'. 3390
Da sprach der König Alfonso: „Genug nun der Worte. Diejenigen,
die eine Herausforderung haben ergehen lassen, werden kämpfen, so
Gott mich selig macheu möge!"
Da sie dies Gespräch beenden, traten zwei Ritter in die Versamm-
lung. Der eine heisst Ojarra, der andere Yenego Ximenez ; der eine
ist von Navarra*), der andere von Aragon. Dem Könige Don Alfonso
küssten sie die Hände. Sie bitten den Cid Campeador um seine Töchter,
1) Cron. de Veinte Key es: „e paraste tales los panos . . . qiie nunca
los despues . . . vestiste'' (M.P. Rev. Hisp. V).
2) Cron. de Veinte Reyes: „etitraron por el palacio dos cavalleros,
querau mandaderos cl uno del yiifante de Navaira e el otro del ynfante de Ara-
gon, e avien noiihre estos viandadeios el uno Ojairan . . . e el otro l'enego Ye-
tnenes'*, vgl. auch Cron. Gen. G23a, 22 ff.
17*
260 Johannes Adam
auf dass sie KönigiDneo von Navaira und von Aragon seien und sie
3400 sprechen den Wunsch aus, dass man sie ihnen geben möchte in Ehren
und mit priesterlichem Segen. Bei diesen Worten schwiegen sie und
die ganze Versammlung lauschte. Der Cid Campeador erhob sich:
„Gnade, König Alfonso, Ihr seid mein Herr! Da man von Navarra und
Aragon aus um sie bittet, so danke ich dem Schöpfer dafür. Ihr ver-
heiratetet sie früher, nicht ich. Schaut, meine Töchter sind in Eurer
Hand. Ohne Euren Befehl werde ich nichts tun". Der König erhob
3410 sich, er hiess die Versammlung schweigen. „Ich bitte Euch, o Cid,
heldenhafter Campeador, dass es Euch gefallen möge, und ich werde
es gestatten : Diese Heirat soll heute in dieser Versammlung geneh-
migt werden, denn es mehrt sich Euch dadurch Ehre, Land und Besitz."
Der Cid erhob sich, er küsste dem Könige die Hände. „Da es Euch
gefällt, so genehmige ich es." Alsbald sagte der König: „Gott gebe
Euch dafür guten Lohn! Euch, Ojarra und Euch, Yenego Ximenez,
genehmige ich diese Heirat mit den Töchtern des Cid, Dofia Elvira
3420 und Dona Sol, für die Prinzen von Navarra und Aragon. Er') soll sie
ihnen geben in Ehren und mit priesterlichem Segen". Ojarra und Ye-
nego Ximenez erhoben sich. Sie küssten die Hände des Königs Don
Alfonso, und dann die des Cid Campeador. Sie leisteten den Treueid
und verpflichteten sieh, dass es so sein solle, wie gesagt worden, oder
[noch] besser.
Vielen aus dieser Versammlung gefiel es, doch den Prinzen von
3430 Carrion behagt es nicht. Da erhob sich Minaya Albarfanez: „Um eine
Gnade bitte ich Euch als meinen König und Herrn, und das soll den
Cid Campeador nicht verdriessen. Wohl gab ich Euch Müsse, wäh-
rend dieser ganzen Versammlung, ich möchte nun alles sagen, was ich
auf dem Herzen habe." Der König sprach : „Das gefällt mir sehr.
Sprecht, was Ihr Lust habt, Minaya." „Ich bitte die ganze Versamm-
lung, mich anzuhören. Einen tiefen Groll hege ich nämlich gegen die
Prinzen von Carrion. Auf Befehl des Königs Alfonso gab ich ihnen meine
3440 Kusinen. Sie nahmen sie in Ehren und mit priesterlichem Segen.
Grosse Schätze gab ihnen Cid der Campeador. Zu unserm Kummer
haben sie sie verlassen. Ich fordere sie heraus als Schurken und Ver-
räter. Durch Geburt stammt Ihr ab von den Edlen von Vauigomez,
aus denen ruhmreiche und angesehene Grafen hervorgingen. Doch
wohl kennen wir ihre Gewohnheiten*). Dass die Prinzen von Navarra
und Aragon um meine Kusinen, Dona Elvira und Dona Sol, bitten, danke
ich dem Schöpfer. Vorher hattet Ihr sie als Ehegefährtinnen, um sie
3450 in den Armen zu halten, jetzt werdet Ihr ihre Hände küssen und sie
1) Lies: de(n) =Cornu, Rom. 81 u, M.P. I, 7.
2) Restori u. Lidf. ergänzen hier ein oij, s, jedoch C. Lt. 97.
Übersetzung uud Glossar des altspauischen Poema del Cid 261
Herrinnen nennen. Ihr werdet ihnen dienen mlisseu, wenn es Euch auch
verdriessen mag. Dank sei Gott im Himmel und dort dem Könige Don
Alfonso: so mehrt sieh die Ehre des Cid. In jeder Beziehung- seid
Ihr so, wie ich sage. Sollte jemand antworten und nein sagen [so
wisse er]: Ich bin Albarfanez [selbst] für den Allerbesten-' (d. h. ich,
A., bin 7A\m. Kampfe bereit, und wäre es gegen den Allerbesten). Gomez
Pelayet erhob sich: ,,Was soll diese ganze Rede? Denn in dieser
ganzen Versammlung gibt es genug für Euch, und wollte jemand etwas 3460
anderes, so wäre das sein Schaden (?). Will Gott, dass wir aus dieser
Sache glücklich hervorgehen, so werdet Ihr nachher sehen, was Ihr
sagtet und was nicht".
Der König sprach: „Aufhören soll dies Gespräch. Niemand soll in
dieser Hinsicht mehr ein Wort*) sagen. Morgen, wenn die Sonne auf-
geht, soll der Kampf stattfinden zwischen' diesen Männern, die in der
Versammlung eine Herausforderung ergehen Hessen, drei gegen drei."
Sofort sprachen die Prinzen von Carrion: ,.Gebt uns Frist, o König,
denn morgen kann es nicht sein. WaflI'en und Pferde haben die Leute
des Campeador; erst müssen wir ins Gebiet von Carrion zurückkehren". 3470
Da sprach der König, zum Campeador gewandt: „Dieser Kampf soll
stattfinden, wo Ihr befehlt." Sogleich sagte der Cid: „Das werde ich
nicht tun, o Herr. Ich liebe Valencia mehr als das Gebiet von Carrion".
Alsbald sprach der König: „Schnell, Cid. Gebt mir Eure Reiter mit
allem Eurem Rüstzeug. Sie sollen mit mir gehen, ich will ihr Schützer
sein. Ich bürge Euch dafür, wie es ein guter Vasall seinem Herrn
gegenüber tut, damit ihnen keine Gewalt angetan werde von einem
Grafen oder Edelmann. Hier drinnen an meinem Hofe setze ich ihnen 3480
eine Frist: Nach Ablauf von drei Wochen sollen sie in den Gefilden
von Carrion diesen Streit in meiner Gegenwart austragen. Wenn jemand
nicht zur festgesetzten Frist kommt, soll er den Prozess verlieren, dann
soll er besiegt sein und als Verräter hervorgehen". Die Prinzen von
Carrion nahmen den Urteilsspruch an. Der Cid küsste dem König die
Hände und sagte: „Das gefällt mir, o Herr. Diese meine drei Ritter
sind in Eurer Hand. Von jetzt ab vertraue ich sie Euch an als meinem
König und Herrn. Sie sind gerüstet, um ihre Pflicht voll und ganz zu
erfüllen. Schickt sie mir mit Ehren nach Valencia zurück, um der Liebe 3490
des Schöpfers willen!" Sogleich antwortete der König: „Das walte
Gott!"
Da nahm sich der Cid Campeador die Kopfbedeckung ab, die
Haube aus feinem Linnen, die blank war wie die Sonne. Er löste den
Bart und nahm ihn aus der Schnur heraus. Alle die am Hofe sind,
können sich an ihm nicht satt sehen. Der Graf Don Anrieh und der
1) M.P. I: „una palabra »m«."
262 Johannes Adam
Graf Don Remond scliritten auf ihn zu. Er umarmte sie gar innig und
bittet sie herzlich, von seinen Schätzen so viel zunehmen, wie sie Lust
3500 hätten. Diese und die übrigen, die zur guten Partei gehören, alle bat
er [zu nehmen], soviel sie wollen. Da gibt's solche, die zugreifen und
solche, die es nicht tun. Die 200 Mark liess er dem König ohne Entgelt.
Von dem Übrigen nahm der König, soviel er Lust hatte. „Um Gnade
bitte ich Euch, o König, um der Liebe des Schöpfers willen! Da alle
diese Angelegenheiten so geordnet sind, küsse ich Eure H<ände mit
Eurer gütigen Erlaubnis, o Herr; ich will fortziehen nach Valencia —
mit Anstrengung eroberte ich es".^)
[Darauf befahl der Cid, den Boten der Prinzen von Navarra und
Aragonien Tiere zu geben und alles, was sie sonst nötig hätten, und
dann entliess er sie. Darauf stieg der König Alfonso zu Pferde, mit
allen den Grossen seines Hofes, um mit dem Cid, der fortging, aus
der Stadt hinauszureiten ; und als sie nach Cocadover kamen, sagte der
König zum Cid, der auf seinem Pferde Bavieca ritt: „Don Rodrigo,
seht, Hir müsst jetzt einmal das Ross tummeln, von dem ich soviel
Gutes sagen hörte". Der Cid lächelte und sagte: „Herr, hier an Eurem
Hofe gibt es viele hohe Herren, die sich dazu eignen; diesen befehlt,
ein Spiel mit ihren Pferden aufzuführen". Und der König sagte: „Ich
bin einverstanden mit dem, was Ihr sagt, aber' ich möchte doch, dass
Ihr mir zuliebe mit ihm einen Ritt macht". Darauf tummelte der Cid
sein Pferd so kräftig, dass alle sich über den Ritt verwunderten]. Der
König erhob die Hand, er bezeichnet sein Gesicht mit dem Kreuzes-
3510 zeichen: „Ich schwöre es bei Sankt Isidor von Leon, dass es in allen
unsern Ländern nicht einen so wackern Mann gibt." Der Cid ritt auf
seinem Pferde heran. Er küsste seinem Herrn die Hände: „Ihr be-
fahlt mir, Bavieca, das flinke Ross, zu tummeln. Weder im Lande der
Mauren noch in dem der Christen gibt es heute ein zweites solches
[Tier]. Ich mache es Euch zum Geschenke, nehmt es an, o Herr!" So-
gleich sagte der König: „Darnach verlangt mich's nicht. Mähme ich
Euch das Ross fort, dann hätte es keinen so guten Herrn. Doch solch
ein Pferd wie dieses [passt] für solch einen [Mann] wie Ihr, um Mauren
3520 im Felde zu besiegen und sie zu verfolgen. Nicht soll der Schöpfer
den schützen, der's Euch wegnehmen will ; durch Euch und das Ross
ist uns Ehre zuteil geworden".
Darauf verabschiedeten sie sich und dann löste sich die Versammlung
auf. Der Campeador unterwies die Männer, die zu kämpfen haben:
„Ei, Martin Antolinez, und Ihr, Pero Vermuez und Muno Gustioz, seid
fest auf dem Kampfplatze, wie es Helden geziemt. Gute Nachrichten
1) Hier weist das Poema eine Lücke auf; die Cron. de Veinte Reyes
berichtet an dieser Stelle das Folgende,
Übersetzung und Glossar des altspanisclieu Poeiua del Cid 2G3
sollen mir vou Euch nach ValeDciii kommen". Da sprach Martin Anto-
linez: „Warum sagt Ihr das, o Herr? Wir haben die Verpflichtung
übernommen und wir müssen sie erfüllen. Von Toten könnt Ihr hören,
doch von Besiegten nicht." Darüber war der, welcher z. g. St. geb. 3530
w., froh. Er verabschiedete sich von allen denen, die seine Freunde
sind. Der Cid [zog] nach Valencia, der König nach Carrion.
Doch die dreiwöchentliche Frist ist gänzlich abgelaufen. Seht, zur
festgesetzten Zeit sind die Leute des Campeador da. Ihre Pflicht wollen
sie erfüllen, wie's ihr Herr befahl. Sie sind in der Gewalt des Königs
Don Alfouso von Leon. Zwei Tage laug warteten' sie auf die Prinzen
von Carrion. Vortreft'Iich mit Pferden und Rüstzeug ausgestattet kommen
sie, und alle ihre Verwandten sind bei ihnen, damit sie die Leute des 3540
Campeador auf dem Kampfplatze töteten, wenn sie sie zu trennen ver-
möchten. Der Anschlag') war eine Schurkerei. Anderes begannen sie
nicht, denn sie fürchteten sich sehr vor Alfonso von Leon,
Des Nachts bewachten sie (die Kämpfer) die Waffen und beteten
zum Schöpfer. Die Nacht ist vorüber, schon bricht die Morgendämme-
rung an. Viel wackere, angesehene Leute versammelten sich, um diesem
Kampfe zuzuschauen, denn sie hatten Gefallen daran. Vor allem ist
der König Don Alfouso da, um Recht zu suchen und das Unrecht nicht
zu gestatten. 3550
Nun wafl"nen sich die Leute des guten Campeador. Alle drei
stimmen sie in ihrer Gesinnung überein, denn sie gehören zu einem
Herrn. An einer andern Stelle rüsten sich die Prinzen von Carrion.
Der Graf Garcia Ordofiez gab ihnen gute Lehren. Sie suchten es aus-
zuwirken und sagten es dem König Alfonso, dass die schneidigen
Schwerter Colada und Tizon in dem Kampfe nicht gebraucht werden,
dass die Leute des Campeador nicht mit diesen kämpfen sollten. Die
Prinzen bereuen sehr, sie zurückgegeben zu haben. Sie sagten es dem
König, aber der billigte es ihnen nicht. „Als wir die Versammlung ab-
hielten, da spracht Ihr kein Wort davon '^). Wenn Ihr gute habt, so 3560
werden sie Euch nützen, ebenso werden sie es den Leuten des Cam-
peador. Stehet auf und gehet hinaus auf den Kampfplatz, Ihr Prinzen
von Carrion. Ihr müsst wie Helden kämpfen, denn die Leute des
Campeador werden es an nichts fehlen lassen. Wenn Ihr glücklich
aus dem Kampfe hervorgeht, wird Euch grosse Ehre zuteil werden,
und wenn Ihr besiegt werdet, so beschuldigt nicht uns, denn alle
wissen es, dass Ihr es gesucht habt". Nun empfinden die Prinzen von
Carrion Reue. Sie haben sehr bereut, was sie getan haben, sie wünsch- 3570
ten, es nicht getan zu haben, für alle Schätze Carrions nicht.
1) Auftrag? S. Glossar s. v. cometer.
2) Cron. Gen. ((525b 20): pjrqite noii lo denedes en la corte ds Toledo?
vgl. auch M.P. I, 319,14.
264 Johannes Adam
Gewappnet sind alle drei Mannen des Campeador. Der König-
Don Alfonso suchte sie auf. Die Leute des Campeador sagten: „Wir
küssen Euch die Hände als uuserm Könige und Herrn [und bitten],
dass Ihr Schiedsrichter sein möget beute über sie nnd uns. Schützt uns
nach Gebühr, doch ja nicht zu Unrecht. Die Prinzen von Carrion
haben ihre Partei hier. Wir wissen nicht, worauf sie sinnen oder worauf
3580 nicht. In Eure Hand gab uns unser Herr. Behandelt uns nach Gebühr
um der Liebe des Schöpfers willen". Drauf sagte der König: „Von
Herzen gern".
Man führt ihnen die guten und flinken Rosse herbei. Sie machten
das Zeichen des Kreuzes über die Sättel und reiten rüstig von danuen,
um den Hals die Schilde, die mit guten Buckeln versehen sind. In die
Hand nehmen sie die Lanzen mit den scharfen Eisen — jede dieser
drei Lanzen trägt ein Fähnlein — und rings um sie herum | befinden
sieh] viele wackere Männer. Nun zogen sie hinaus zum Kampfplatze,
wo die Schranken waren. Alle drei Leute des Campeador sind über-
3590 eingekommen, dass jeder von ihnen wacker auf seineu Gegner ein-
hauen wolle.
Siehe, da sind auf der andern Seite die Prinzen von Carrion. Sie
haben eine grosse Gefolgschaft, denn viele Verwandte sind da.
Der König gab ihnen Schiedsrichter, um Recht zu sprechen und
nichts anderes, damit sie nicht mit ihnen stritten über ja und nein.
Als sie sich auf dem Kampfplatze befanden, sagte der König Don Al-
fonso: „Hört, was ich Euch sage, Ihr Prinzen von Carrion. Diesen
Streit hättet Ihr in Toledo austragen können, aber Ihr wolltet nicht.
Diese drei Ritter des Cid Campeador führte ich unter sicherem Schutze
3600 nach dem Gebiete von Carrion. Ihr sollt Euer Recht haben, Unrecht
sollt Ihr nicht verlangen, denn den, der Unrecht tun wollte, würde ich
in einer Weise daran hindern, die für ihn unheilbringend wäre; in
meinem ganzen Reiche wird es Missfallen erregen." Nun empfinden
die Prinzen von Carrion Kummer.
Die Kampfrichter und der König wiesen [ihnen] die Schranken.
Alle Leute ringsum entfernten sich vom Kampfplatze. Gründlich legte
man es allen sechsen — soviele sind ihrer — dar, dass derjenige, der
die Schranken verliesse, dadurch besiegt sein würde. Alle Leute
räumten auf sechs Lauzenlängen den Platz, damit sie nicht an die
3610 Schränken kämen. Man loste den Kampfplatz aus, man teilte den
Kämpfern die Sonne zu.
Die Kampfrichter gingen aus der Mitte, jene stehen sich Antlitz in
Antlitz gegenüber. Darauf näherten sich die Leute des Campeador
den Prinzen von Carrion und die Prinzen von Carrion den Leuten des
Campeador. Jeder einzelne von ihnen richtet sein Augenmerk auf seinen
Gegner. Sie erfassen die Schilde und halten sie vor das Herz, sie
Übersetzung luid Glossar dos lUtspanischen Poema del Cid 265
Renken die Lanzen samt den Fähnlein, sie neigten ihre Gesichter über
die Sattelbögen und bearbeiteten die Pferde mit den Sporen: Die Erde
wollte [scliier] erbeben, als sie sich tummelten. Jeder von ihnen richtet 3620
seine Gedanken auf seinen Gegner. Nun sind alle, drei gegen drei,
handgemein geworden. Die Umstehenden denken, sie werden sofort
tot hinfallen. Pero Vermuez, der zuerst gefordert hatte,, trat Fernando
Gonzalez Aug' in Aug' gegenüber. Ohne jede Furcht hieben sie sich auf
die Schilde. Fernando Gonzalez durchbohrte dem Pero Vermuez den
Schild, er traf ins Leere, seinen Leib erreichte er nicht. Wohl an zwei
Stellen zerbrach ihm der Lanzenschaft, Fest stand Pero Vermuez, er
fiel i,y) deswegen nicht. Einen Hieb hatte er erhalten, aber einen zweiten 3630
führte er. Der Buckel des Schildes zerbrach, er hieb ihn ihm herunter.
Er durchbohrte ihn ganz, so dass nichts ihn schützte. Er jagte ihm
die Lanze in die Brust, denn nichts schützte ihn. Einen dreifachen
Doppelpanzer hatte Fernando, der war ihm von Nutzen; zwei Schichten
zerbrachen ihm, die dritte blieb ganz. Das Wams nebst dem Hemd
und der Rüstung trieb er ihm eine Handbreit ins Fleisch hinein. Durch
den Mund hinaus floss das Blut. Die Sattelgurte zerbrachen ihm, keiner
nützte ihm. Über die Krupe des Pferdes warf er ihn auf die Erde, 3640
So glaubten denn die Leute, dass er zu Tode getroffen sei. Pero Vermuez
liess die Lanze los und legte die Hand ans Schwert. Als Fernando
Gonzalez das sah, erkannte er Tizon. Ehe er noch den Streich ab-
wartete, rief er: „Ich bin besiegt". Die Kampfrichter bestätigen es ihm,
Pero Vermuez liess von ihm ab.
Martin Antolinez und Diego Gonzalez stachen sich mit den Lanzen.
Derart waren die Stusse, dass beide ihnen zerbrachen. Martin Antolinez
legte die Hand ans Schwert: Der ganze Kampfplatz schimmert, so rein
und blank ist es. Er versetzte seinem Gegner einen Hieb, von der 3650
Seite fasste er ihn. Den Helm schlug er ihm von oben herunter. Die
Helmriemen zerhieb er ihm ganz. Er entfernte die Panzerkappe, bis
auf die Haube drang er. Die Haube wie die Panzerkappe entfernte
er ihm gänzlich. Er zerschnitt ihm die Haupthaare, wohl bis aufs Fleisch
kam er. Ein Teil fiel aufs Feld, der andere blieb oben. Als Colada,
das kostbare Schwert, diesen Streich geführt hat, da sah Diego Gon-
zalez, dass er mit dem Leben nicht davon kommen würde. Er wandte
den Zügel seines Pferdes, um seinem Feinde das Gesicht zuzuwenden 3660
Sofort empfing ihn Martin Antolinez mit dem Schwerte. Er versetzte
ihm einen Hieb mit der flachen Klinge, mit der Schärfe des Schwertes
fasste er ihn nicht. Diego Gonzalez hat sein Schwert in der Hand,
aber er gebrauchte es nicht. Alsbald rief der Prinz gar laut: „Hilf
1) M,P. I, 320,,^ will dagegen lesen: [en] el dexö\ s. auch Glossar s. v,
dexar.
266 Johannes Adam
mir, ruhmreicher Gott, Herr, und schütze mich vor diesem Schwerte!"
Er lenkt das Pferd mit dem Zügel und es mit dem Schwerte trak-
tierend ,trieb er es aus den Schranken*).
Martin Antolinez blieb auf dem Kampfplatze zurück. Darauf sagte
der König: „Kommt in meine Gesellschaft. Durch alles, was ihr getan
habt, habt Ihr diesen Kampf gewonnen". Die Kampfrichter bestätigen
3670 es ihm, denn er spricht die Wahrheit.
Die zwei haben gewonnen. Ich will Euch von Muno Gustioz sagen,
wie er mit Asur Gonzalez fertig wurde. Sie versetzten sich ein paar
mächtige Hiebe auf die Schilde. Asur Gonzalez, rüstig und tapfer, hieb
auf den Schild des Muno Gustioz ein. Hinter dem Schilde durchbohrte
er ihm die Rüstung. Die Lanze traf ins Leere, denn seinen Leib be-
rührte sie nicht. Als dieser Streich geführt war, gab Muno Gustioz
einen andern [wider]. Hinter dem Schilde durchbohrte er ihm die
3680 Riistung. Mitten im Buckel zerbrach ihm der Schild*). Er kann ihn
nicht schützen, der Feind durchbohrte ihm die Rüstung. Er traf ihn
in die Seite, doch nicht am Herzen. Ins Fleisch hinein jagte er ihm
die Lanze samt dem Fähnlein. Auf der andern Seite trieb er sie ihm
eine Klafterbreit hinaus. Er machte eine Wendung mit ihm, hob ihn
aus dem Sattel, und als er die Lanze zurückzog, da warf er ihn auf
die Erde. Rot kam der Schaft heraus, die Lanze und das Fähnlein.
Alle denken, er sei zu Tode getroffen. Die Lanze hatte er wieder, er
blieb bei dem Feinde stehen. Da sagte Gon^alo Assurez: „Schlagt ihn
3690 um Gottes willen nicht! Der Kampf ist gewonnen, da dies geschah".
Die Kampfrichter sagten: Dem stimmen wir bei".
Der gute König Don Alfonso befahl, das Feld zu räumen. Die
Waffen, die dort zurückgeblieben waren, nahm er für sich. In Ehren
scheiden die Leute des guten Campeador: sie siegten in diesem Kampfe,
dank dem Schöpfer. Gross ist der Kummer im Gebiet von Carrion,
Der König schickte die Leute des Campeador bei Nacht fort, damit
man sie nicht angriffe und sie nichts zu fürchten hätten. Wie es ver-
3700 ständigen Leuten ziemt, reiten sie Tag und Nacht. Sehet, da sind sie
in Valencia bei dem Cid Campeador. Als Schurken liessen sie die
Prinzen von Carrion zurück: sie haben die ihnen von ihrem Herrn auf-
erlegte Pflicht erfüllt. Darüber war der Cid Campeador froh. Tief ist
die Demütigung der Prinzen von Carrion. Wer eine edle Dame be-
schimpft und sie dann verlässt, dem soll es so ergehen oder vielleicht
noch schlimmer.
Wir wollen nun von dem Rechtsstreit der Prinzen von Carrion auf-
hören; sehr missfällt ihnen, was sie empfangen. Wir wollen von dem
1) Eine andere Erklärung gibt Bello 11, 293.
2) Lies: (d)el escudo.
Übersetzung und Glossar des altspauischen Poema del Cid 267
Sprechen, der z, g. St. geb. w. Gross ist die Freude in Valencia dem 3710
Grossen, weil die Leute des Campeador so geehrt wurden. Ruy Diaz,
ihr Herr, fasste sich in den Bart. „Dank sei dem Könige des Himmels,
meine Töchter sind gerächt! Nun mögen sie verzichten auf die Be-
sitzungen in Carrion, ohne Scham werde ich sie verheiraten, wem es
auch gefalle oder nicht."
Die Prinzen von Navarra und Aragonien traten in Verhandlungen
ein; sie hatten eine Zusammenkunft mit Alfonso von Leon. Hochzeit
hielten sie mit Dona Elvira und Dona Sol. Die erste war gross ge-
wesen, aber diese ist noch besser. Unter grösseren Ehren verheiratet 3720
er sie als das erstemal. Sehet, wie sich das Ansehen dessen, der z.
g. St. geb. w., mehrt, da seine Töchter Herrinnen von Navarra und
Aragonien sind. Jetzt sind die Könige von Spanien seine Verwandten.
Allen wird Ehre zuteil durch den, der z. g. St. geb. w.
Er ist aus dieser Welt geschieden am Pfingsttage. Möge er Christi
Verzeihung erlangen! So geschehe uns allen, Gerechten und Sündern!
Das ist die Geschichte vom Cid. Hier endet diese Erzählung.
Möge Gott dem, der dies Buch schrieb, das Paradies schenken, Amen 13730
Per Abbat schrieb es im Monat Mai. Im Jahre 1345') ist das Gedicht
vorgetragen; gebt uns Wein; wenn Ihr kein Geld habt, so legt ein
paar Pfänder hin, denn dafür wird man ihn Euch wohl geben ^).
1) Nach unserer Zeitrechnung 1307; vgl. Glossar s. v. era.
2) Vgl. M.P. P. und M.P. I, p, 15: . . . (el) el romanz [E]s leydo, dat nos
del vino; si non tenedes dineros, echad [A]la unos penos, que bien vos lo da-
(ra)ran sohrelos\ vgl. auch P. Roca.
Glossar.
In der Anordnung wurde v unter b eingereiht, q unter c, vokalisches und
konsonantisches i und y unter i\ ch rangiert hinter c, II hinter l, n hinter n',
konsonantisches u wurde stets durch v wiedergegeben; h fand keine Berück-
sichtigung, die damitbeginneuden Wörter sind unter dem folgenden Vokal zu suchen.
Zugrunde gelegt wurde dem Glossar die Ausgabe des Poema von V o 1 1 m ö 1 1 e r.
Häufiger vorkommende Abkürzungen:
M. P. I =^ Men6ndez Pidal, Cantar de mio Cid I.
M. P. P. = Menendez Pidal, Poema del Cid.
C. Lt. 97 = Cornu, Literaturblatt 1897.
C. Z. 97 = Cornu, Zeitschrift 1897.
C. Rom. X r= Cornu, Romania X etc.
R. G. = Restori, Le Gesta del Cid.
268
Jobannes Adam
A.
a., lia in 322, 1808 u. ö.; mit an-
lautendem a des folgenden Wortes
verschmolzen in 1222, 1742, 2668
u. ö. (vergl. M. P. I 199^^). j^^'ciep.
Ziel: ivohin [örtlich) 32, 356, 441,
749, 829; feindlich 3387; 483,
584, 3359; ßg. 634, 1189, 1876;
de — a von — bis 2880; Übergang
aus der Bewegung zur Ruhe: yr
posar a 402, 415; 393. Verweilen:
wo {örtlich) 290, 451, 1475; 1509,
2182, 3089; adverb. Verbindungen :
adiestroefc. 2696; 865,937, 1091,
2691; (zeitlich) ivann 11,72,316,
324, 644, 1100; wie lange 1295,
2138. Lokalisierung einer Hand-
lung 500, 1663, 2300, 2476.
Handelnde Person beim Passiv 347.
Ziel, Bestimmung 318, 1049, 1888,
3260; [mit lufmitiv) 363, 804,
1455, 1493, 2229. Absicht 1834,
1877, 2857. Notwendigkeit: ser a
far 1121, 1822, 2365; aver a far
229, 322, 431. aver a far {zur
Bezeichnimg einer Handlung, die
unmittelbar auf eine andere folgt -^
auch Umschreibung einer einfachen
Tatsache; vgl M. P. I 351) 354,
953, 1145, 1181, 1210. Gemäss-
heit 157, 2960, 3213, 3259, 3576.
Mass 1559, 2420. Grund 592,
1198. Art und Weise 35, 1280,
1549, 1946, 2201, 2383 (.s.pr ender);
a sabor, a vigor, a guisa etc. Be-
gleitender Umstand 1370, 1508,
2375, 2610. Eigenschaft 2472,
3262. 31ittel, Werkzeug 972, 1123,
2022, 3265. — Olrjektzeichen:
Dativ {beim Subst.) 107, 224, 2751;
{beim Pronomen) 497, 625, 1377,
2089; (bei der betonten Form des
Personalpronomens) 1129; 8; 1891;
2629; 1128; 2738. — Accusaiiv:
{beim Subs.) Person 240, 254, 300;
dagegen ohne a in 219, 637, 2939
u. ö. ; Ort {Eigenname) 441, 551,
552; ohne a 1613, 2327; Tier,
Sache {Eigenname) Ibl 3, 1010, 2394,
2575; ohne a 3175; {beim Pro-
nomen) 701, 981, 1481; (bei der
betonten Form des Personalpronomens)
616; 2902; 245; 254; 3566; 1040.
abastar de r. tr. I versehen, versorgen
mit 66, 259, 2260.
abatir v. tr. HI niederschlagen 2397.
abaxar v. tr. I herablassen, senken (las
lan^as) 716, 3616; 2393.
abbat s. in. HI Abt 237, 248, 256,
318. zu 3731 s. Per Abbat.
ave s. f III Vogel 2751, 2946, 3267;
{als Zeichen von guter bezw. schlechter
Vorbedeutung) mucho ovo buenas
aves er hatte sehr gute Vor zeichen 859.
avello s. aver.
abenir v. intr. irreg. III. Fut. Ind. I.pl.
abeudremos 3166 ; Per f. Ind. HL sg.
abino 2973, 3041; sich ereignen,
geschehen 2973, 3041; refl. a con
sich vergleichen^ einig tverden mit
jem. 3166.
fLverv.anom. Inßn. 1178, 3157, 3358;
2481 {s. iveiter unten) \ Fut. Ind.
I. sg. abre 754; IH. sg. abrä 1525,
1705, 1892; avrd 1131, 1260,
1380; J. 2^i- abremos 450, 1047,
2321; avremos 1269, 2188; IL jjl.
abredes 2525, 2717; avredes 157,
2029, 3565; ///. pl. abrän 1876,
2356, 3560; ahr am 2b00 {Kopisten-
fehler: s. M. P. I 269^^); avrän
2567. Condic. L sg. abria 490,
2082; avria 1939, 3029; avrie 84
///. sg. abrie 1575; avrie 525
1241, 1403; bavrie 3517; IL pl
abricdes 2208; IH. pl ahrlen 3100
Praes. Ind. I. sg. e 81, 225, he
73, 219, 1044; H. sg. has 3313
IILsg. a 70, 90, 114; La 42, 192
384; Lpl avemos 123, 138, 198
ILpl avedes 155, 494, 708; IILpl
au 9, 306, 307; hau 251, 390
398. Praes. Conj. L sg. aya 179
1709, 2915; ///. sg. aya 2952
2967; L 2JI- ayamos 1955, 2367
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
269
2539; TL pl &yaAes 205, 1324,
1647; aydes 880 (Kopisten feJilcr;
s.M.r.IlSO.^): III.pl. ayau 2329,
3714; Impf. Ind. I. sg. avia 2372,
2478; ///. SU. avie 6, 22, 50
avye 2984; avya 1204, 1738
ILpl. aviedes 1763, 3449; IH. pl
avien 29, 465: avie[n] 2318
avyen 18, 1182 (s. ivcitcr unten) \
Imperativ IL pl. aved 3600, %u
avello 496 u. avellas 887 .s\ s. v.
yo. Gerundium s.\\QnAo 1079, 1880;
Perf. Ind. L sg. of 3321, off 3320;
IL sg. oviste 3324 ; ///. sg. ovo 68,
188, 354; /./;/. oviemos 2143,
3559; IILpl. ovieron 11, 12, 335;
Praet. Conj. L. sg. ovisse 1820; ///,
sg. oviesse 20, 1899: //./;/. ovies-
sedes 1944; ///. pl. oviesseu 520,
3698; Fut. Conj. Lsg. ovier 2504,
3312; IIL sg. oviere 1909; 7. pL
ovieremos 2567; //, j;/. ovieredes
3435; ITLpl. oviereu 2639, 3498;
fidurhildend: Ind. I. sg. e 1035 ; hc
80, 84, 92: //. sg. as 2410; ///. sg.
a 133, 1768; ha 76, 117; 7. pl.
hemos 272, 1046, 1438; hemo[8]
1690; emos 1908: IL j^l. hedes
197, 198, 1808; edes 690, darledes
2992 = dar le edes; 777 pl. hau
251,390; an 1641, 2733. Condic.
IIL sg. ya 495, 1977, ye 528,
1945; 7. pl. yemos 2663; 77 j;/.
yedes 678, 1946; [in 678 haben
die Ausg. fälschlkh aun vos lo yedes
statt aver vos lo yedes ; vgl. M. F. /'.);
777 pl. yen 21, 161, 1250. —
/<öim,6m7tml79, 512, 754, 1325,
1424; a. consigo 67. a. que far
344; 3100; ayamos lo mas de vagar
das ivollen wir meltr in Mtisse tun
{wenn wir mehr Müsse haben) 2367;
erhalten 1525; a. a far 229, 322,
431, 642, {ohne a nur in) 3523;
a. de far 321, 678, 1136, 1449
tun müssen; a. de (a) far öfters zur
Bezeichnung dafür, dass eine Hand-
lung die Folge einer vorangelmiden
ist, oder auch statt des einfachen
Verbs: corri6 la sangre por el astil
ayuso, las manos se ovo de uutar
. . . daher befleckte er sielt die Hände
354; 335, 3320, 3321, 3324; (a)
953, 1181, 1145, 1210 {vgl.M.P.
I SöL^q) ; halten für : a en debdo
225; a por besitzen als 1401, haben
zu 2356, a por far noch zu tun
haben 307 ; mit Acc. Subst. und
praed. aj. 496, 887, 3097, 3124;
mit Acc. pron. und praed. Subst.
oder aj. 3303, 3449, 3714; Hilfs-
verb 70, 73, 81 etc.: subjektlos:
{mit Orfsbezeichnung) es gibt 595,
698, 1021, 1215; y a 674, 1131,
1204 (i ha 1080 Irrtum Vollmöllers,
s. i); non ha qui 1778: es ist
her 1573. — 1182 lies: avye(u)
guerra ;248l lies: aver vos [hau] =
Lidf u. M. P. 7; 2864 lies: otro
tanto [conortado] las ha = Lidf.
{vgl. C. Lt. 97). — Andere Wen-
dungen mit aver sind unter den
einzelnen Vokcd)eln zu finden.
s. 7)1. aver; 3218 haveres. Hab und
Gut 82, 91, 133, 314; pL Besitz-
tümer 27, 45, 101, 3262; sg. und
2)1. Schätze, Reichtum 125, 484,
510, 617; a. mouedado gonünxtes
Gut, Geld 126, 1217; 172, 2257,
3236.
abes av. kaum, mit Mühe 582.
abiltar v. tr. I demütigen, herabsetzen,
herabwürdigen 1862, 2732, 2942.
aboudado de aj. II reichlich versehen
mit: de ritad sou a. sie haben
Schätze in Hülle und Fülle 1245.
avoroz s. m. III Fröhlichkeit, Freude
pl. 2649. C. Rom. 1881 u. Lidf:
a[l)vorozes, s. dagegen M. P. I 234^.^.
abra(;ar v. tr. I umarmen 368, 920,
1518, 1599; abra9an los cscudos
delaut los cora<,"Oües sie fassen die
Schilde {m. d. linken Hand) und
halten sie vor das Herz 3615.
abrir v. tr. irreg. IIL Lnfm. 44. Praes.
hid. LLI.sg. abre 39; III.pl. abren
270
Johannes Adam
459; Per f. Ind. IIL sg. abri6 356;
///. 2Ü. abrieron 693, 2791. Praet.
Conj. 111. )<g. abriese 34; ///. pl.
abriessen 2002; Part. Per f. abierto
203, 488, 593 öffnen, refl. statt
passiv 39, 2002.
abuelta, abueltas, enbuelta con n. de
av. zugleich mit {vgl. M. P. 1 368
§178) 716, 1761, 3616; a. de los
albores heim Mcn-gengrauen 238;
in V. 589 liest Bello: cou los sos
abuelta andaba zusammen mit den
Seinen zog er dahin {s. nadi).
avuero s. m. H Vorzeichen 2615.
abuestas Kopistenfehler für abueltas
{M. P. P u. 1 330^, C. Lt. 97).
aca av. hierher 672, 1110, 1485, 2409;
hier 1273, 1638, 3119.
acabar v. tr. I beenden, vollenden 366,
1395, 3252, ^^%2 -, ausführen 1771,
3205, 3690; refl. zu Ende gehen,
aufhören 2276, 3729.
acabo 1717 s. cabo.
acae^er v. intr. irreg. 11, 111. sg. Fiit.
Conj. acae^iere 3197. sich ereignefi.
acayaz s. alcayaz.
acasar 3381 s. casar.
acconpanar [Hs. aconp- s. M. P. I
I8O2J V. tr. I begleiten 444; mny
bien aconpaiiados mit sehr grossem
Gefolge 3592.
acelada 579 s. ^elada.
a^erca av. nahe: el plazo viene a.
kommt heran 321; in der Nähe 555.
a9erca de av. in der Nähe von 1101.
a^ertarse v. refl. I ztigegen, amvesend
sein 1835,
acoger v. tr. 11. Infm. acogello = aco-
gerlo 883; Praes. Ind. IIL 2)1.
acogen 134, 1440; acoieu 395,
1199. Praes. Conj. III. jd. acoiau
447 ; Gerundium acogiendo 408.
aufnehmen (in Gnaden) 883; sam-
meln 447; refl. [mit folg. Dativ)
sich sammeln bei, sich jem. zuge-
sellen 134, 305, 403, 1199, 1440;
beginnen {das einf. Verb umschreibend)
a. a far 2690 [vgl. M. P. I 353^).
aconiendar v. tr. I. Praes. Ind. I. sg.
acomiendo 256, 372, 2154; I. pl.
hacomeudamos 2628. ativertrauen,
anempfehlen, refl. 411.
acometer v. tr. II a. una razou eine
Äusserung tun, laut werden lassen
1375.
aconpaiiado s. acc-.
acordado aj. II klug, verständig 1290,
2488.
acordarse v. I. Praes. Ind. IIL pl.
acuerdau 2066, 3163; Praes. Conj.
III. sg, acuerde 1942. refl. über-
einkommen (que) 3589; sich einigen,
übereinstimmen 3551 ; a. a todo lo
meior die beste Einigung erzielen,
sich aufs beste einigen 1946 ; überein-
stimmen: con oras se acordarou 1581,
sie kamen zu gleicher Zeit, gleich-
zeitig an ? Dam. Hin. . . . : „qui
arriverent ä l'heure"\ M. P. I:
'entonces' ? Bello : „a. con horas =
juntarse a rezarlas" ; SitovA3kd.os fuerou
3059 sie hatten sich vereinigt [s.
Bello); sich verabreden 2258; sich
beraten, besprechen mit (con) 666,
828 ; — intr. a. en cousseio zu
einer Einigung in einem Entschlüsse
kommen 3218; — tr. übereinstim-
men machen: nos acuerde en lo
miioi' er möge uns zum besten Rat
verhelfen 1942; überreden 1030;
jem. von seinem Entschlüsse, seinen
Absichten in Kenntnis setzten, in-
struieren 1712, 2217; überein-
stimmen in: a. la razou 3163;
ebenso lies in 2066 nach R. G. u.
C. Lt. 97.
acorrer v. tr. II zu Hilfe eilen, bei-
stehen 222, 708, 743, 745, 1483.
acorro s. m. H Unterstützung, Hilfe-
leistung 453.
acostarse v. refl. / a. a sich heran-
machen an jem. 749; sieh {nach der
Seite) neigen, senken: teudales 1142,
2401.
acre^er v. intr. II hinzuwachsen, hin-
zukommen 1419, 1648.
Übersetzung und Glossar des altspauischen Poema del Cid
271
acuestas av. auf dem Rüekoi 790.
acusar de v. tr. I anklagen wegen 73;
{ohne de) 112.
adagara s. f. I Tartsche 121.
adebdar v. tr. I auf Kredit nehmen
1976.
adelant; 1841, 2766 adelaute; 990
adellaut av. Aufzählung: desi a.
weiterhin, ferner 742, 3110; 1329;
zeitlich : künftig, späterliin 896,
1269, 1869, 2463; daqui en a.
von jetzt ah 2893; örtlich: desi a.
von da ab 1383; mas a. iveiter hin
1463; yr a. weiterziehen, -reiten,
-marschieren 543_, 950, 990; vor-
angehen 2707, 2766; {figürlich)
Fortschritte machen, vorwärtskommen
1118, 1881, 1883; aguiiar a.
vorausreiten 601; aduzir a. 263 3.
ad-, moverse a. 700, legar a. 1841,
3511, eubiar a. 3010, eutrarse a.
1579, catar a. 2439, levar a. 1445,
ser a. iveiter vor, davor liegen 552,
1150. In V. 2211 cavalgau a. ist
a. zu tilgen nach Lidf. Nota, Rest,
u. C. Lt. 97.
adeliuar; adelmar 467, 1984; 1309
{Hs. adeliuo, M. P. P.), 2237 {Hs.
adeliuuaudo, M. P. P.), v. intr. I
sich ivohin wenden, begeben a. a 31,
467, 1593, 1610 {mit Infi it.: sich
anschicken) 2857; a. pora 1203,
1309, 1580, 2167; a. tras hinter
jem. her marschieren, -reiten 969.
adeliueclio (J/. P. I 284^.^) aj. II direkt,
geradeaus 2884.
adentro av. a. por drimien 1672 {M.
P. I will aber eutrar statt estar
setzen), hinein in 3682.
aderredor s. derredor.
adestrar v. tr. I bändigen {einen
Löwen) 2301.
adiestro s. diestro.
adobar; adobasse = adobarse 1700.
V. tr. I herrichten, xubereiten (coziua)
1017,1531,2064; (pala9io) 2205;
ausstatten 1426, 1429 (lies: ado-
badas las ha{u) = Lidf. u. C. Lt. 97) ;
besorgen 249; v. intr. sich rüsten
3101; refl. sich rüsten 681, 1283,
1675, 1965; a. cou mit jem. fertig
werden 3671V (Belle : portarse, obrar) ;
fiAohsiAo gerüstet 1000, 3103, 3489;
ausgerüstet 1715, 2144, 3538.
adorar v. tr. 1 anbeten 336, 362.
adonnirse v. refl. irreg. III. Perf Ind.
III. sg. adurniio 405 einschlafen.
ados in der Verbindung: amos a. beule,
masc. amos a. 2353, 2745; fem.
araas a. 1352, 1661.
adurmio .s-. adormir.
adtor s. m. III Habicht, Taubenfalke 5.
aduzir v. tr. irreg. III. Infm. 144,
1864, 3242. P-aes. Ind. I. sg. adugo
2188; III. pl. aduzeu 263, 1019,
1650; Praes. Conj. III. sg. aduga
2914; I.pl adugamos 168; IL pl.
adugades 1485; Imperat. II.pl.
aduzid 641, 1469; Peif. Ind. I. sg.
adux 3599; II. j^l- aduxiestes 1764;
III.pl. aduxieron 3010; Plusquam-
pcrf. Ind. III. sg. aduxiera 1420;
Praet. Conj. III.pl. aduxiesseu 1573,
2840 ; Fut. Conj. L sg. aduxier 181 ;
Part. Perf. aducho 147. — {von
Sachen) lierbcischaffcn, -bringen 144,
147 (las archas aduclias wenn. . . .
sind) 168, 1019, 1650; herbringen
181; {von Persoiwn) herbeibringen,
herführen 263, 1420, 1485, 1764;
zuführen 2188; a. delaut vor jem.
führen 641, 1469; {von Tieren)
heranführen, vorführen 1573, 1864,
3242; hinführen nach, zu 2840,
2914, 3010, 3599.
afan s. m. III Mühe, Beschwerlichkeit
1635, 1935, 3507.
afarto av. Jiinlänglich, genugsam 1643,
3459.
afe, fe; äffe 2222, 2855, 3393. interj.
siehe da, sehet da. afe tnit Obj.
505, 1317, 1597, 2135; afe los
moros a oio seht da die Mauern vor
Euch: afevos mit Obj. 152, 262,
476, 1255; fe mit Obj. 269, 485,
1452; fevos mit Obj. 1335, 3591;
272
Johannes Adam
ve^os 3272? (Bello II: vezarse =
adornarse; dagegen Korbs, S. 63;
R. O. = ve ecee-vos = eccovi);
afe mit folg. Objektsatz mit que
2140; 1677 afe a guisa sie]i.e feo.
Ableitung: Diez, Gram. (5. A.) II 466:
fe-lat. vide, a nur im Ausruf; F. 0. :
fe = ve, imperativo di veer; Ascoli,
Arch. Glott. ital. X 7 Anm. afe =
a {e = profecto, fe<^fide; Meyer-
Lübke, Gr. II § 242: he aqui =
lat. iniper. habe, durch Einfluss von
ve aus lat. vade {besser vom älteren
*vai) modifiziert:, Bello II 350:
„parece corupciön de habete" {wie
Ford, Mod. Phil. 7); Pictsch {Mod.
Phil. 04): he = habe, fe = dialek-
tisch für he ; Menendez Pidal 1 29 2^ :
„el adverbio demostrativo fe afe es
de origen arahe.
afevos s. afe.
afincar v. fr. I hart zusetzen, in die
Enge treiben 3221.
afontar v. tr. 1 beschimpfen 2569.
afuera av. hinaus, heraus; por la boca
a. 3638.
agardarse v. refl. I sich hüten, sich in
acht nehmen 568.
ageno ctj. II fre»id (iierra,) 1326, 1642;
subst. lo a. fr. Eigentum 3248.
agora av. jetzt, in dieser Stunde 373,
782, 827, 896; lo de a. die jetzige
Unbill 980.
agua s. f. I Wasser {zum Trinken)
345, 526, 555 (vedar a.); 661,
667 (toller el agua); 1229', 2798,
2801; {zum Händewaschen) 1049,
C. Rom. 81: aguamauos = Lid f.,
von 31 P. I 249 ^ ff. abgelehnt.
aguardar v. tr. I beobachten 308, 839,
1058, 2168; bewacJten, wachen über
1449, 1547, 2930, 3122; ser a a.
des Anschauens wert sein 1822; in
1547 ersetzen Bello, R. P. XX^
S. 118 und Lidf. aguardando durch
aguardava; s. auch agardarse.
aguazil ^s, 7?^. 111 Vezier {militärische
Charge bei den Mauren) 749.
agudo aj. 71 scharf , spitz 2737. subst.
lo a die Schärfe des Degens {Sehneide)
3661.
aguiiar 10, 37; aguijar 51, 227.
v.Itr. die Sj)oren geben 2394; intr.
dem Pferde die Sporen gehen 37,
862, 2413; eilig reiten a. (por) 51,
1543, 2646; fort-, davonreiten 227 ,
691, 1077; weiterreiten 10, 232;
a. cabadelaot rüstig vorwärts reiten
858; a. adelant voranreiten 601;
a. e espolonear, a. a espolon, eilig,
spornstreichs reiten 2009, 2693,
2775.
aguisa s. guisa.
aguisado aj. II angemessen, recht u.
billig 132, 143, 197, 1262, 2266;
angemessen, am Platze 2047; do
■ fuere a. an einem passenden Orte.
s. aguisar.
aguisamiento s. m. II Ausrüstung,
Schmuck {Bello: arreo) 3125.
aguisar v. tr. I anordnen 808, 2322;
part. perf. abgemacht 836; ausge-
rüstet 3022.
ay = a y s. aver,
ay 3253 nach Mild S. 236 in ya zu
korrigieren — 3045, 3171, 3271;
vgl. M. P. I 298^^, R. G. u. Lidf.
aya etc. s. aver.
aydes s. aver.
ayna ar. tau a. gar schnell 214, 1676,
2059.
ayrar v. tr. I in Zorn geraten über
jem., jem. zürnen {Bello: „negar el
superior su gracia i valimiento al
inferior^''). me a ayrado er zürnt
mir, ist gegen mich aufgebracht 90,
815; 114, 629; so ayrado del rrey
d. K. zürnt mir 156; omne ayrado
ein in Ungnade Gefallener 882.
ayuda 2103, aiuda 2503 s. fl Hilfe,
Untcrstiitxung,
aiudar v. tr. I unterstützen, helfen 143,
221, 640, 1094; aiudar le 2960
= a. le he.
aiunta s. f. I Zusammenkunft 8717.
aiuutar v. tr. I sammeln, vereinigen
Übersetzung und Glosaar des altspanischen Poema del Cid
273
1625; refl. zusammenkommen 653,
1015; a. con sich vereinigen mit
1171; handgemein werden mit 3320 ;
subst. Dios sabe el a. Cwtt iveisSj
ob ivir uns wiedersehen 373; cre(;io
en laiuntar (= D. //., Lid f.; da-
gegen C. Lt. 97) er hatte Zuwachs
an Leuten, die sich ihm anschlössen
304.
ayuso 354, 426; ayusso 1101 ar. (^mit
Subst.) hinufitcr, hinab, herunter', por
el astil a. 354; 501, 781; 762;
Fitaa. 446; 577,589; {ohne Subst.)
stromabwärts 858; aun mas a. noch
weiter hinab 1161; cuestayuso =
cuesta ayuso (vgl. M. P. I 199 ^q)
992, 1002.
al; 2423 hal j)ron. neutr. indecl. {init
d. Artikel) das Ändere, Übrige 592,
2423, 3503, 3542; en lo al im
übrigen 2173; lo uuo — lo al der
eine Teil — der andere 3656; (ohne
Artikel) etwas Anderes 896, 1694,
2255, 2891; non pase por al etc.
a?iders soll es nicht sein (wird es
nicht gehen) 675; 3367; 710, 1685.
ala interj. lic, ivohlan 442, 2351.
alabarse v. refl. I sieh rühmen, prahlen
580, 2340, 2757, 2763; a. de 2134;
{mit folg. Objektsatz) 3324.
alarido s. m. II Geschrei, Geheul; dar
grandes a. ein lautes Geschrei aus-
stossen 606.
alaudare v. fr. I loben, preisen 335.
alba 3060, alva 1100 s. f. I Morgen-
dämmerung, Anbruch des Tages.
albergada s. f. I {Herberge) hier: Lager
794, 1067, 2384.
albergar v. in fr. 1 sich lagern 547,
1475, 2706, 2844, 2879.
albores 235, 238, alvores 1137, 1657
s. m. pl. III Morgendätnmerung.
albricia {Hs. ohne Cedille) s. f. I gute
Nachricht 14 {hier ironisch!) R.G.
„esclamazione : Evviva! Coraggio! —
pi'opriamente e il dono che si fa a
chi porta buone 7iuove.'^ {s. das Ver-
zeichnis d. arah. Lehnwcnie).
Romanische Forschungen XXXII.
alcä(,'ar s. m. III Iestu?ig, festes Schloss,
Citadelle 1220, 1571, 1610, 1652.
alcayaz 1502, acayaz 2669 .f. m. III
Herr, Gebieter.
alcalde: 3224 Vollm. fälscht. alcMas,
Hs. alcaldes, vgl. M. P. I 233 ^J)
s. m. III Richter 3135, 3159, 3224.
alcangar v. tr. I erreichen 390, 472,
758, 971; einholen 1253, 2420:
a todos alcauQa ondra por . . . allen
wird Ehre zuteil durch 3724.
alcan(,"0 .v. alcauz.
alcdudara s. f. I Stange zum Aufhängen
von Kleidern; Falkenstange 4.
alcauz 772, 776; alca[u> 786, 1679,
1728 {rgl.M.P. 1103.): alcaz {Lid f.,
i?e/fo : aica[u]z) 2403,' 2408; alcau(,-a
2399, 998; alcau(,-o 2533. s.m.III
Verfolgung, yr en a. verfolgen^ nach-
setzen 776, 998; caer en a. {mit
Obj.) verfolgen 2403, 2408; {ohne
ObJ.) die Verf. aufnehmen 2399 ;
tierras dalcauz 936 s. Alcauz.
alcjar v. tr. I heben, emporheben (la
manu) 216, 1340; (la sefia) 857;
726; la su s. alyada mit wehendem
Banner 577; a. arriba 355, 2421;
refl. sich wohin flücJden: non vio
dos (= do se) al9asse 2286,
alcaria s. Alcarias.
alcaz s. alcanz.
alevoso a. II treulos, arglistig, subst.
Treuloser 3362, 3383.
alcgarse v. refl. I Jierankommen 791,
2344; sich nähern 3318; sich zu
jem. gesellen 968.
alegrarse v. refl.. I sich freuen 1036,
1266, 1455, 1659; todos sea ale-
grando 1257, lies t. se alograudo
{= D. II., Bello, C. R. X, M. P. I
409^^; Baist Lt. 1880 und Lidf:
t. se van a.).
alegre aj. III fröhlich, froh 243, 926,
944, 1049; a. de 1535, 1731,3530;
alegre son 1670 = alegres sou [vgl.
CR. 81 imd 31. P. I 201 ^^y
alegreya s. f. I F)-eude, Fröhlichkeit 797.
alegria s. f. F)-eude 1770; a. con Fr.
18
274
Johannes Adam
über 1236; far grant a. gr. Fr. zeigen
933; i^/?«-. 1558.
aleüt 1639/2409; allent 2873; alen
2425, 911 praep. jenseits dalent mar
1 639, 2409 ; el rey de alen mar 2425 ;
— av. alen de Teruel 911; dallent
vom andern Ufer aus 2873: adverbiale
Wendungen: a. parte del mar 1156,
de a. partes del mar 1620, jenseits,
auf der andern Seite des Meeres.
alfaya s. /". / etwas Kostbares, Wert-
volles [Sanchez: cosa rica, noble y
preciosa). vestiduras que son d al-
faya wertvolle Kleider 2116.
algara s. f. I eigentlich: Trupp zu
Pferde, der das Land der Feinde
du7'chstreifte und verwüstete (Bello:
destacamento , partido de trojm que
sah a 2)illar e robar). yr en a, einen
Stre if-, Plümlerungszug 1 1 ntern ehn len
442; 454; al a. bei, auf dem Streif -
zug 451 ; 476 ; las algaras die Streif-
züghr 446.
algo pron. etwas 123, 258, 802, 1033;
etwas (in der Bedeutung von: nicld
wenig, viel) 124, 157, 205, 1073;
el que lo ovo en algo der, dem sie
am Herzeti lag 227b; preciar a. sehr
schätzen 2434; valer a. viel wert
sein, gelten 1758; ser äa]go einigen
Wert haben, etw. ivert sein 504;
quanto que fue algo == viel 111;
fijo (fija) dalgo s. fijo, fija.
alguaudre pron. indef. jemals (vgl. C.
Rom. X u. M. P. I 296^). nunquas
a. 352, non a. 1081 niemals.
a\gui\o 2)>'on. subst. (^irgend) einer 1260;
pl. aJgunos einige, mancher 674;
3116 lies [a] alg. — aj. algun 251,
algunt 1754 (s. M. P. I 193^^) fem.
alguna 451, 2616, 2910, irgend-
einer, pl. algunos einige 283; a. bien
302 ettvas Gutes' a. moro ein paar
Mauren 2372; a. dia [noch] einige
Zeit 251; a. ano [noch] ein paar
Jahre 1754; a. noch in (irgend)
eine)' Nacht 2500.
algunt s, algun ü.
all s. alli.
alma (el) s. f I Seele 279, 382, 1705.
fig. 1605; Leben: los cuerpos e las
a. 28 ; aver el a. am Leben sein,
leben 1820; ver a alguno con el a.
jem. lebend wiedersehen 1529; esca-
par con el a. 3658; Geist: dexar
el a. den G. aufgeben 1022; dalma
e de cora9on von ganzem Herzen
und von ganzer S., von Herzen [gern],
herzinnig, mit allen Kräften, sehr
1923, 2001, 2033, 1930, 3030,
2835.
almofalla (1), el s. f 1 Heer 660, 694,
1124, 1839.
almofalla (2), s. f I Teppich 182.
almofar s. m. HI Panzerkappe. Jener
Teil der Rüstung, der den Kopf be-
deckte, über den dafin der eiserne
yelrao gestülpt wurde. 790, 2436,
3653, 3654.
almorzar v. intr. I, H. sg. praes. ind.
almuerzas 3384 frithstücken. era al-
morzado er hatte gefr. 3375.
also 3620 = al so.
altar s. m. HI Altar 224, 327, 3055.
alte 8318 = a el te.
alto s. m. II Höhe, en alto 8, 497,
792, 1297.
alto aj. II hoch 864, 1571, 2698.
Superl. 1611; siü)st. en todo lo mas
alto auf die oberste Spitze., den
höchsten Punkt 612; laut: a altas
vozes 35, 3292; stolz, vornehm:
casamiento 2940.
aluen av. fern, mas cae a. es liegt
weiter hin 2696.
alla 3103 = a la, alias 3272 = a las.
alla 624, 774, 1420; ala 350, 1435,
1611; av. dort 624, 774, 1681,
2853; dorthin 1435, 2578, 2964;
pora a. 638, 976; dalla von dort
181, 1420; a. ond de eile esta
(von) dort., %oo 1398.
allavade 2824 ? D.H. = alla und vades
(= vayades), geht zum Teufel. Bello
II 281 mit Bestimmtheit: alabados
se han ; 7iach M. P. P. V. 2824 hat
ÜberBCtzung und Glossar des altspanisolien Poema del Cid
275
die IIs. allabandos seyan {ilcr Kopist
achrieh: Allabados so an).
alli 10, 506, 563, ali 573,907,1732
av. {örtlich) da, dort 506,, 573, 907;
desde a. von dort 1730; dortlnn 1963,
2349; fasta a. bis dortlnn 1728;
(xeitlirh) nun, da 10, 1262, 1732.
allongar v. intr. 1 länger werden, lang
icachsen (barba) 1238.
ainaue<,'er v. intr. irreg. II Tag werden,
tagen 1186.
amar c. tr. I liehen 1563,2353, 2385;
querer e a. iyinig l. 2221.
ameu interj. Amen 3730; so geschehe
es 3033.
ami 3304 = a mi.
amidos 84, 1229; amydos 95 av. un-
gern, ividerwillig.
amigo s.m. II Freund 103, 830, 1177;
3386 lies [a] amigo = Bello u. Lidf.\
myo a. es de paz er ist mein treuer
Freund 1464 s. D.H., Note zu
V. 1472.
amistad 2412, 3388; amistas 2411
lies amistad .s\ /'. /// Freundschaft.
taiar a. 2411 .s\ taiar.
amistas s. amistad.
amo s. m. II Wärter {liier wohl ironisch
gemeint) 2356.
araoiado aj. II schlaff, locker [Bello:
flojo; Res(.: allcntato) [(iiBchas)99S.
amor 5. m. (2272) u. f. (1325) ///
Liebe, Zuneigu)tg 1247, 1325, 2032;
Liebesbeweis 2379; jAur. 2272; cou
vuestro a. mit Eurer Einivilligung
2099 ; poi- a. de jem. xu Liebe, um
jemandes tcilleyi 273, 1240, 1321,
181 1 ; por a. del Criador 2658, 2787 ;
por a. de caridad um aller Barm-
herzigkeit willen 720, 3253; ge-
schlechtliche Liebe 2703. — adverbial:
damor gern, eifrig 1139; damor e
de grado 2234, d. e de volnntad
1692 von Hrrien gern.
amortei^ido aj. II ohnmäclüig, hall) tot
2177.
amos, /e»/.amas; entramos 2660, 3232,
eutre-amos 191 7ium. beide (mit
Artikel vor angestclU): amos los bra(,'os
203, 1794,2343,2520; [nachgestellt):
los yuoios amos 264, 879; {ohne
Art. vorangestellt): amas mis fijas
1604,2222,2279; {nachgestellt): v.
fijas amas 1397, 1593, 1801, 2184;
{ynit Pronomen) 127, 2086, 2203,
3352; {absolut) 100,104,106,120;
amos (amas) ados beide 1352,1661,
1902, 2003. In 142 schrieb der
Kopist nur: amos tred {s. M.P.P.).
amover 169 s. mover.
andar v. intr. iireg. I Per f. Lid. II. sg.
andidiste 343; ///. sg. audido 1726;
III.pl. audidieron 434, 1197,3554,
3716; Praet. Conj. IIL p)l. andi-
diessen 2839; sonst regelmässig,
reiten, marschieren 321, 434, 650;
542, 546, 897. a. sobre reiten auf
788 ; wandeln^ einhergehen 343, 659 ;
dahinziehen, seinen Weg ziehen
1975; fortreiten 391; weiterziehen
389, 2878; audad daqui zieht fort
von hier.' 2603; a. por ziehen
durch 2962; {vo)i Tieren): (gut)
laufen 602,778,1726, 1967 -, herum-
laufen 466, 730,1778; — ergehen :
andan los pregones 1197; umschrei-
bend (zur Bezeichn. einer Dauer)
1261, 1292: a. en pro a alg. jem.
nützen, auf jemandes Vorteil bedacht
sein 2054, 1913; a. eu pleyto
{Bello: solicitar^ negociar) etwas aus-
zuwirken suchen Zhh4,{D. IL übers.:
„Ils eleverent une difficulte^^)] ver-
handeln 3716; — pari, praes, bieu
audantes sou sie sind tüchtige Reiter,
reiten wacker 2158.
Angel s. m. III Engel 406.
angosto aj. II kümmerlich, ärmlich
(tierra) 835, 838.
anocb av. gestern abend {vgl. M. P. I
293 ^Q ff.) 42, 2048.
anocbeger v. impers. irreg. II, III. sg.
praes. conj. anocbesca 432, Nacht
iverden.
aupara {nach M. P. P. u. I hll^. hat
18*
276
Johannes Adam
die Hs. eupara) s. f. I Herrschaft,
Gewalt 964.
ante praep. vor [örtlich): a. sns armas
1548; vor [dem Angesicht) einer
Person 264, 269, isiS, 1843;
causal: ante rroydo de atamores
696.
ante que s, autes que.
antes ai: vorher, früher 164, 2494,
3406, 3449 : a., en a. voi-her, zuerst
866, 3623; de un dia a. einen T.
vorher, früher 2013; sahst, lo de
antes die frühere Unbill 980. —
eher, lieher 1022; a. — que lieber —
als 3384.
antes de av. vor a. de la nocbe r/ester?i
Ähend 23 ; a. de la maiiana vor
Tagesanbruch 1701; a. deste tercer
dia ehe (die nächsten) drei Tage ver-
strichen sind 1533; 1665; eu a. de
iantar ehe ich gegessen habe, vor
dem Essen 3051.
antes que conj. [mit folg. Conjmictiv)
bevor,, ehe 231, 585, 996, 2250;
lieber — als dass 2556; ante que
169, 432; lieher — als dass 2548;
eu autes que 302.
ano s. m. II Jahr 40, 121, 130, 162:
est a. in, diesem J. 254 ; alguut a.
{nocli] manches J. 1754.
aosadas s. osadas.
apare(;ei- v. intr. irreg. II, IL sg. pcrf.
ind. apare^ist 334; part. perf. a]^a,ve-
^ido 3355. — erscheinen 334; estos
casamientos nou fuessen apare^idos
0 ivenn doch . . . nicht stattgefunden
hätten! 3355. D. H. glaubt, der
Dichter habe eigentlich sagen ivollen:
apareiadas = hergerichtet.
apareiar v. fr. I rüsten 1123; Vorbe-
reitungen treffen zu 1973.
apartar v. tr. I trennen, so auf die
Seite bringen, dass der König sie
nicht beschützen konnte? 3540; a. a
beiseite führen 1896: refl. beiseite
gehen 105.
aparte 191, apart 985 av. beiseite 191,
985, 1860, 2319; salirse a. de sich
entfernen von 2768; caer a. %ur
Seite fallen 240 ; echar a. herunter-
schlagen (carbonclas) 766; 3631,
3651 ; preuder a. in die Seite treffen
[Bello: a toi, lado, en un costado)
3681.
apecbar s. pecbar.
apoco que s. poco.
apostol s. m. III Apostel 1138, 1690.
apre^iadura s. f. I. Bello: alhaja o
cosa de valor apreciada; Restori:
roba prezxata a stirna. Abgeschätzte
Wertgegenstände , wertbare Objekte.
3240, 3250.
apreyiar v. tr. I schätzen, abschätzen
3245.
apres de av. nahe bei, in der Nähe von
1225, 1559.
apretar; D. H., Bello ^ Lidf. lesen
apre[s]tar: v. tr. I rüsten 991 (vgl.
dagegen C. Lt. 97).
apriessa av. schnell 97, 99, 235, 297 ;
vgl. priessa.
apuesto aj. II stattlich, schön [Bello:
hermoso, galan: D. H. übers.: zu
sehr gelegener Zeit) 1317; ar. fablar
tan a. in gar ivohlgesetzten Worten
sprechen 1320.
apuutar v. intr. I [von der Sonne) her-
vorbrechen, anfangen sich zu zeigen
457, 082, 2180.
aquel 26, aquela 707, aquelos 2336,
aquelas 161. j'>/w?'. dem. jener aj.
161, 764, 900 {s. prender) 926,
995; alleinstehend 116. 929; pivn.
determ. a. que 26, 436, 497, 792;
episches a. : a. rrey Alfousso 1222,
1230: 2324; 704, 1991; aquellas
256: Bello: aqui las; Rest..^ Lidf.:
que llas; M. P. I 329 § 139 aqui-
[uos]las.
aques 290, aquessa 953 p-ow. dem.
aj. jener.
aqueste 121, aquesta 440, aquesto 112,
aquestos 779, aquestas 270 ; pron.
dem. dieser — aj. 121, 130,270, 440,
453; a. uuevas Kachrichten hierüber
2622, 2826; de a. XV dias 1410
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
277
.s. dia; subst. 1331, 1568, 2314;
(neutr.) 890, 1106, 1296; pron.
(Icterm. a. quo 3709: episches a. 2269,
3065; uos vengaremos aquesta 2719
[F. Äraiijo S. 238: seil, cosa, ocasiön).
aquexarse v. refl. I sich ängstigen^
jammern, klagen 1174.
aqui av. [örtlich) hier 247, 516, 253,
820, 990, lObb; pleon. 702 1 {zeit-
lich) da, nH)i: aqui dixo 1056: 1372,
2 1 1 3, 241 7, 2584 : daqui von diesem
Augenblicke, ron jetzt an, sofort 180;
jetit 219, 2097: daqui en adelant
von jetxt ah, fürderhin 2893; a. finco
la boz 3211 6-. fincar (C. Lt. 07: assi);
aqui 2089 lies a qui.
araucar .s. arr — ■.
arch .s\ art.
archa (ch „rasgo archaico de ortografia"
nach M. P. 1 7 Anm. 1): arca 113
5. f. I Kasten, Kiste 85, 113, 119,
127. Berg. IV S. 575 erzählt, dass
sich XU seiner Zeit eine dieser Kisteti
in der Kirche Santa Agneda de
Biirgos, die andere im Kloster Car-
dena befand.
ardido 79, 3359, fardido 443, 489
aj. II kühn, mutig, a. laiica s. dies,
superl. tod el mas a. d. Allerkühnste
3359.
ardiment s. in. III Kühnheit, Uner-
schrockcnheit 549.
arebata s. f. I {lieftiger, gewaltsamer)
Angriff, dar a. a. jeni. angreifen 562.
arena s. f. I Sand 86.
areziado aj. 11 mutig, stark, kräftig 1291.
arma s. f I Waffe 1988 (in plural.
Bcdeut.). Sonst stets im Plural: 639,
659, 795, 986; zu 1548 s. die
übers. : armas de fuste Turnieru: äffen
1586; — Krieger 1224, 1626.
annar ?•. refl. I sich bewaffnen, sich
wappnen 695, 697, 1135, 3552;
p. pcrf. aj. gewappnet 684, 1687,
2368.
armino s. m. II Hermelin plur. 3075;
aj. II aus Hermelin (pieles, manto)
2749, 3374.
arobda s. m. und f. I {Schildwache),
Posten, Vorpostc)!,. Hello II s. v.
arobdar: „de robdas, rondas, jyar-
tidas avanzadas que observan los
movimientos del cnemigo^'-. plur. 658
{vgl. Lidf Note), 660, 694.
arobdar v. tr. I hewaclien. andan arob-
dando dienen als Wachen 1261.
arrancada; 1233 aranca(n)da s. f. I
{wilde) Flucht 1227 ; Niederlage 583,
588; Sieg 609, 1158, 1233, 2398.
arraucar 1226, 1833; arancar 769,
793. V. tr. I [eigentlich) entwurzeln,
herausi-eissen 1142, 2400; in die
Flucht schlagen 1145, 1226, 2337;
besiegen 769, 1721, 1741; a. moros
del caupo 3/. im Felde besiegen 1851,
3519; a. iina batalla in einer Schi,
siegen, eine Schi, gewinnen 793, 814,
1656, 1819; a el caupo im Felde
siegen 2458; intr. siegen 3670.
arras s. f. I pl. Unterpfand, Moi-gen-
gabe 2565, 2570. Man nannte a.
das Geschenk, das d&r zukünftige
Gatte seiner Braut machte im Hin-
blick auf die Heirat. Es ging ihm
verloren, wenn er sein Versprechen
nicht erfüllte. Vgl. Siete Part. IV
tit. XI, l. I, cit. von D. H.
arreado 2471, arriado 1778 {vgl. M.
P. I 28.9^) aj. II geputzt, geschmückt,
wohl versehen? 2471 ; {von Pferden):
aufgezäumt? 1778. C. Z. XXI setzt
es gleich: arradios 'eiTativus' . Vgl.
prov. ,.anar arratge^^ umherirren.
arrendar v. tr. I {am Zügel) anbinden
2779.
arriado .y, arreado.
arriaz *■. m. III Stichblatt {des Degens)
3178.
arriba av. e77ipor, in die Höhe 355,
2421; hinauf 479, 542, 1543;
desi (= desde i) a. von dort oben
478: {beim Zahlwort): mehr als de
XX a. 2454.
arribanra s. f. I Voiieil 512. C.Rom.
81: „a. signifie evidemment l'avan-
tage, la meilleure pari; en e/fet, les
278
Johannes Adam
gens ä cheval re^oivent 100 marcos,
tandisque les gens ä piecl neu regoi-
vent que 50." Bello: adelantcmiiento,
riquexa. [Sanchez: arrivo, llegada;
aver a. = llegar; D. H. arriree).
arribar v. intr. I ankommen:, arribados
son a 2811; {von Schiffen) landen:
arribado an 1629 {vgl.M.P.1 350 ^^).
art 575, 2676, hart 1204, arch 690
{vgl M. P. I 223 § 55) s. m. III
List, Trug, sin a. ohne Trng, treu-
lich 2676; 690; que non y avya
(///. sg.) hart oJme dass er da eine
List amvandte {wie D. H.); derart,
dass keine List möglicli war {gegen
die Einschliessung) ; Bello erklärt:
,,no habia recurso".
aruen^o, en a. auf dein Bücken liegend ?
1229. D. H. will es von dem j)ro-
venz. arrenxo {en arriere, resupinus)
herleiten und übers, „sur le dos^'.
SancheZj Janer, d'Ovidio, Tolhausen
= „abundanza"' ÜberfJuss. Bello : „voz
de dudoso significado" ; vgl. auch
Angel R. E. LXXII 485(1).
arzou s. m. III Sattelbogen 717, 733,
818, 3617.
asconderse de v. refl. II sich verbergen
vor 30.
ascuchar r. intr. I horchen, latischen
3401.
asi 5. assi.
asmar v. tr. abschätzen 844; asmaron
III mill marcos sie schätzten [es]
auf . . . 521: mit folg. Objektsatz:
überlegen, glauben 524.
aso 3188 = a so.
asomar s. assomar.
asorreudar v. tr. I, III. sg. ind. praes.
asorrienda 3665, mit dein Zügel
lenken.
assentar v. tr. I zum Sitzen bringen
2803.
assi 33, 61, asi 32, 844. av. so, in
dieser {solcher) Weise 139, 143, 163,
955, 2569, 3103; solcher Art 177;
auf folgende Weise, folgcndermassen
844,2258,3226; eiewso 635, 1329,
1386, 1397, 1661; daher 3641;
a. que so {derart), dass 972 ; a. commo
so {ebenso), wie 375, 2137, 3083,
2975; ivie 1468, 1875, 2414;
commo — assi 1771; cuemo — a.
3426; a. — commo si 61; {zeitlich)
a. commo soivie, als 32,153,2068,
2518; sobald 2927, 2931; — {ein
tal verstärkend) 3023 ; überflüssig in
2988 [vgl. 2996).
assiniestro s. siniestro.
assomar 1393, asomar 919; v. intr. I
erscheinen, sichtbar werden 2176,
2742.
asta s. f. I Lanze, Lanzenschaft 1969,
2393, 3585, 3609.
astil s. m. III Stiel, Lanzenschaft 354,
2387, 3628, 3686.
atal aj. III so beschaffen, derartig 2629
{s. fazer) ; a. —cum 3518; sitbst.
netitr. derartiges, dergleichen 374,
3706.
atalaya s. /. I {vgl. M. P. I 237^^
Wächter auf einer Warte, Turm-
wüchter 1673.
atamor s. m. III Trommel 696, 1658,
1666, 2345.
atan av. so {sehr) {beim aj.) 2731;
{beim av.) 2201.
atanto subst. aj. derartiges 1831 ; folgen-
dermassen 1239; av. a. — commo
so, so sehr — wie 2860.
atender v. tr. II jem. erwarten, auf
jem. warten 3537.
ati 3304 = a ti.
atorgar s. ot — .
atras av. zurück, hinter sich 1078.
atravessar v. tr. I durchqtieren, ziehen
durch 1544.
atregar de v. tr. I befreien von {Bello:
„hacer a uno libre i exento de toda
pena o dano") 1365.
auu 678 fälschlieh für aver der Hs.
{s. M. P. P.).
aun av. woc/i 76, 205, 282, 381, 1574.
a. nou3013; überdies 8Sh: a. demas
noch dazu 28; sogar 1553; erst
aun poco ha 1312.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poeuaa del Cid
279
auze s. /: lU Geschick, Glück 1523,
2366; el Camp, siempre con la
buen a. der C, dem das Glück stets
hold ist 2369.
axuvar s. m.? f.? (s. M.P. I 237^^)
Ausstattung, Aussteuer, Mitgift 1650,
2571.
az s. f. III Schluchtreihe 697, 699,
700, 2396; xu 711 el mayor az
rgl. M. P. I 319^^.
azeniilla 6\ f. I Lasttier {K. G.: hestia
da soma) 2490, 2705.
B. y.
va s. yr.
vaca 6-. /'. / Kuli 481.
vagar s. m. III Müsse 2862; (se) dar
V. [sich) 3Iusse göimcn 434, 650,
2921; 3308, 3432; esto sea de v.
dies möge gescheiten, ivenn wir ein-
mal 3Iusse haben 380 {Bello 11 21 G:
„eso en qne ahora os deteneis, dejese
para mas adelante^ para tiempo de
pax e de ocio") ; ayamos lo raas de
V. das wollen wir mehr in M. tun
2367.
vaya, vayas ctc s. yr.
vaymos s. yr.
val s. m. III Tal 974, 1493.
valer v. irreg. II Fut. Ind. III. sg.
valdrii 296, 1446, 1697; valer me a
2045 ; 2330; I.pl. valdreraos 1521 ;
Praes. Ind. Il.sg. vales 3334 : IlL sg.
vale 503, 1010, 1091: val 1433,
2426, 3458; I.pl. valeraos 2517;
//. pl. valedes 3268, 3346 : ///. ;;/.
valen 2550, 3348, 3369; Praes.
Conj. III. sg. vala 48, 706, 874;
valla 2277; 7/7. pl. valan 218:
Lnpcrativ II. sg. val 241, 3664:
77 pl. valed 3576 ; valelde = val edle
714; Gerundium valieudo 1096;
Per f. Ind. lU. sg. valiö 831, 3632,
3633; 777>/.valiestes3314. — intr.
gelten, wert sein [mit Werthestim-
mung) 503, 1758, 2426: v. grant
valor grossen Wert haben 2550;
v. mas mehr ivert sein, mehr gelten,
ein höheres Ansehen besitzen 296,
1521, 2517; v. mas de 1010; v.
mas que 3348, 3369: mehr rer-
mögen als 1940; [impers^ mas vale
que — que es ist besser, dass — als
dass 1691; menos valer geringeres
Atisehen haben [hier xicei feilos nicht
in der Bedeutung: „no cumplir el
deber de homenaje como buen va-
sallo", IV ie die Siete Part. VII tit. 5
den Ausdruck erklären) 3268, 3334;
nütxen, taugen 3458; — tr. helfen
1433, 3664: schützen^ beschützen
218, 221, 241, 714; el Criador
vos vala 48, 706; si vos vala el
Cr. ttiöge euch der Schöpfer gnädig
sein 1324, 1442, 2081 w. ö.
valia s. f. I Wert; v. de (,'inco mill
marcos eiti Beuteanteil im W. ron . . .
2509.
valiente aj. III mutig, tapfer 418;
subst. 892.
valor s. m.? f.? III [s. M. P. I 230)
Wert 3099; zu 2550 .s\ valer; de
v. tüchtig, tapfer 3673; Ansehen
[Bello: /iowor,rejt>Mteeiow)3197, 3444.
van s. yr.
bauda s. f. I Saum, Besatz 3092.
bände (1) s. m. II Rtihtti [Bello: gloria,
alabatixa) 754.
baudo (2) 3010, vando 3136 s. m. II
Partei j Gefolge, Begleitung 3113,
3162, 3577.
vanidad s. f. III Eitelkeit, Grosstuerei.
dezir una v. ein prahlerisches Wort
sprechen, prahlen 960.
varagar de v. intr. I zanken, streiten
über 3594.
varaia s. f. I Zänkerei, Streit 3295.
barata s. f. I Verwirrung, Unordnung.
Bello: trastorno, confusion 1228.
barba s. f. I Bart 274, 1226, 1238;
[Schwier): par aquesta b.! 2832,
3186; [Ehrentitel für Mäntier mit
latigetn Barte., dem Ideal männlicher
Schötiheit) : barba tan complida [etwa) :
vollkotntnetier Recke 268; b. velida
Held mit dem schönen Ä 930, 2192.
280
Johannes Adam
barbado aj. II bärtig, bebärtet ; commo
es bien b. ! welch stattlichen Bart
hat er 789.
bai'ca s. f. I Barke, Fahrzeug 1627.
bai'nax s. m. III Grosstat^ Heldentat 3325.
varon s. m. III {starker, mutiger) Mann
2847, 2851; Krieger 313, 561,
2293, 2315; ausgezeichneter Mann,
Held 408, 1350, 1920, 3125; Mann
[:^ Mensch) 2006 ; Mann {im Gegens.
zu mugier) 16, 3347.
barragan 2671, varr— 3327 s.m.III
tapferer Mann 2671; mal v. schlim-
mer Gefährte^ Feigling 3327.
varragana s. f. 1 Kebsweib 2759, 3276.
vas s. yr.
vassallo 249, 376, vassalo 20, 204
s. m. II Lehnsmann, Vasall.
bastir Ae v. tr. IH versehen, versorgen
mit 68; herrichten 85.
batalla s. f. I Schlacht 662, 688, 793,
814; Kam2)f 3555, 3668.
batir v. tr. III schlagen, b. cou los
espolones mit den Sp. bearbeitenSQl 8.
vazio aj. II leer 4, 997 ; subst. neutr.
das Leere, preuder, yr en v. 3627,
3676 s. dies.
bever v. ^n // 1104; {ironisch) b. agua
Wasser schlucken, ertrinken 1229;
intr. 1025.
vedar v. tr. I Infin. vedallo = vedarlo
2967 ; Freies. Ind. III sg. vieda 1205 ;
I.pl. vedamos 3225; verbieten 42,
62, 90, 663, 2308; mal gelo vedar6
yo . . . in einer Weise, die für ihn
unheilbringend ist 3601 ; verhindern,
jem. hindern an: agua nol puedent
V. sie können nicht v., dass er W.
hat, man kann es ihm nicht weg-
nehmen 555 ; 667 ; {mit folg. Infin.)
1205.
bega s. f. I Au, Gefilde 3481.
veye, veyen s. ver.
velada s. f. I Ehefrau 2098, 3277.
velar 3056, be— 3544 v. I tr. be-
wachen 3544; intr. ivachen 3056.
velar s. m. III Hochzeit {Bello : nupcias)
2138.
velido aj. II schön 274, 930, 1612,
2192; av. 1868.
velmez 3073, beim— 3636. s.m.III
Unterkleid, Wams. Altertümliches
Kleidungsstück, das unter der Rüstung
getragen wurde {s. Bello).
veluntad s, vol — .
venyer v. tr. irreg. IL Infin. 1863; in
995 Vollm. fälschl. veucer für Hs.
vencer {M. F. F.). Fut. Ind. I. pl.
vencremos {Hs. ohne Cedille) 2330;
Fut. Conj. I. pl. ven^ieremos 688 ;
Fraes. Ind. III.pl. veacjen 1753;
Fraes. Conj. L pl. vezcamos 1691
{vgl. Korbs, S. 53, 2. Anm. u. M. F. I
267^^; C. Z. XXI ve[D]zcamos);
Ferf. Ind. I. sg. veu^i 1749; III. sg.
ven^io 876, 1011, 2427; /. pl.
ven^iemos 831; III. pl. veu^ieron
1740, 3695; Fart. Ferf ven(;ido
1008, 784, 3484, 3566; ve[u]9ido
3607; m3529 ohne Cedille; ven(;udo
3644, 3690. — jeni. besiegen 876,
995, 1691, 2522"; por y serie ven-
gido 3607 dadurch. . . . Nyrop. Rom.
XVIII: que por v. y serie; ebenso
Lidf; M. F. 326^^ u. Bello behalten
die Lesart der Hs. bei; v. a alguno
de batalla, del canipo in der Schlacht,
im Felde bes. 1023, 1863; v. una
batalla in einer Schlacht siegen, eine
Schi, gewinnen 688, 784, 831, 1008;
V. el campo ifn F. siegen 1740, 1749 ;
refl. statt passiv 1753. ^wr<. per f.
subst. Besiegter 3529.
veuder v. tr. II verkaufen 64, 516,
619, 845.
bendezir v. tr. irreg. III, III. pl. ind.
perf. bendixierou 2608; Gerundium
bendiziendo 541 segnen.
bendi<;loii; 2240 bendictioues. s. f. III
Segen, a b. mit dem {ptriesterlichen)
Segen 3400, 3421, 3439; dar b.
{kirchlich) trauen 2240; preuder b.
den {priesterl.) Segen empfangen, sich
trauen lassen 2226 ; aver a b. jem.
kirchlich angetrant sein 2562.
vengalo s. vengar.
Übersetzung; und Glossar dos altspauischeo Poema del Cid
281
veiigar; 1070 veugalo = vengallo für
veiigarlo. v. ir. I [jemand rächen
2868, 3713: sich für etw. rächen
1070: nos vengaremos aquesta [seil.:
cosa, ocasion) irir u-erden diese Rache
ausüben 2719; refl. v. de sich rächen
an 2894; sich r. für 2758; statt
passiv 2762, 3187.
veugo, venga etc. s. vonir.
venida s. f. I Ankioift, Konnnen 1751.
veuir v. intr. irreg. III. Inßn. 388,
1076,1189; Fut.Ind. 11 sg. veruks
2622 : in.sg. vernA 532, 2987,2991 ;
venir(se)a 1 768 ; IIIpl. vernan 1 280 :
Condic. HI. sg. veruie 1944: Praes.
Ind. I. sg. vcngo 206, 2187; III sg.
viene 150, 212, 321: IL pl. venides
204, 489, 1479 [M P. I 344: „No
creo qtie el presente de indicativo
jyueda tener raJor de iniperativo en
los verhos ir y veuir usados en las
förmulas de despedida 6 de recibi-
miento. — E?i todos estos casos veo
una interrogaciön, aunque las edi-
ciones {incluso la mia) estän de
acnerdo en 7io marcarla.") III. pl.
vieneu 648, 992, 1105; Praes. Conj.
in. sg. venga 1122. 2970; IIIpl
vengau 1110, 1193; Impf Ind.
III. sg. vinie 456, 1175, 2014;
vinia 2435; ///. pl. vinien 1884,
3612; Imperatir veuid 1804, 2517,
3114; venit 888, 2221; Gerundium
viniendo 323; Per f. Ind. I. sg. viu
2371, 3131; 7/. .<?//. venist 2409;
///. sg. vino 112, 202, 406; I. pl.
viuiemns2048 ; II.pl. viniestes 1649 ;
///. pl. vinieron 336, 644, 646:
Praet. Conj. III. sg. viniesse 1190,
1899, 2982: 7//. ;;/. viniessen 1099,
1208; Fut. Conj. III. sg. viniore
1070, 2180, 3483: //. 7^/. vinicredes
1071 ; Part. Perf venido 566, 1540,
1632, 1853; venido les (= le es)
975: vinido 425. — v. a wohin
kommen 150, 202, 406, 566: 1899
[conj. jyraet. : höfliche Bitte) : v. cerca
212; 392, 321; 846 lies h^ vcn-
dido = 21. P. 359 ^^ ; v. de kommen,
herkomynen von 648, 1175, 1415,
1563; absolut: 388, 482; venides
204, 2185 als Formel des Grusses,
Antwort: veugo 206, 2187; v. en
uno gleichzeitig kommen 1 504 ; heran-
kommen (manana) 323, 456, 425;
yr 0 V. kommen und gehen 888;
v. en alcanya verfolgen 998: ////.
V. en miente in den Sinn k. 1070,
3330 ; V. a ritad zu R. gelangen
1189; V. a bien xum Guten gedeihen
1876; por en viuo a aquesto daher
ist es so iceit gekommen. 112: xurück-
kehren 2622: werden 1853: v. fazer
kommen um zu tun 336, 532, 981,
1099, 1183: in 3131 lesen Mild u.
Lidf. vin[a]fer, Dello dagegen = IIs. ;
umschreiberul mit Infm. 393, 630,
644, 651, 1475 «. ö. refl. fort-
gehen 1307; kommen 1768.
ventar; 151 lies venta(n)ssen. v. tr. 1
ausspähen, bemerken 116, 128, 433.
Ventura s. f. I Glück 177, 223, 283,
2385.
ver V. tr. irreg. II Infin. [vom Kopisten
aus veer kontrahiert; vgl. M. P. 163)
417, 460, 1124; Fiä. Ind. I. sg.
ver6 228, 1435, 2289; II. sg. veräs
2621; verte as 2410: III. sg. vera
998; /.^j/.veremos 210,708, 2382;
ver lo heinos 2366 : IL sg. veredes
1027, 1666, 3462; III.pl. verÄn
1642,2181,2560; verme ban 1641;
Condic. II.pl. veriedes 170, 1141,
1228 u. ö. ; Praes. Ind. I. sg. veo
247, 271, 2413: ///. .?//. vee 50;
II.pl. vedes 82, 114, 137; Praes.
Conj. I. sg. vea 205, 1529, 1857;
III. sg. vea 94, 2893; I. pl. veainos
2186! 2868; II.pl. veades 1653;
///. ]il. vcan 93; Impf. Ind. III. sg.
vie 1096,2438; veye2245; ///.;;/.
vien 2773; veyen 580, 1180,2318.
(veye u. veyen fa.sst Gassner S. 37
§ 75 als Präsensformen auf; vgl.
dagegen M. P. I 275^^); Imperativ
Il.pl.yed 3721; Perf Ind. II. sg.
282
Johannes Adam
vist 3318; IIL sg. vio {s. C. Lt. 97
u. M. P. I 280) 3, 352, 574 u. ö.;
IL pl viestes 374, 1831, 2307;
HL pl, vieron 468, 694, 10Ö2;
Plusq^iampf. Ind. IIL pl. vieran
1662, 2347; Pmet. Conj. LH sg.
viesse 1293, 1402; L. p>l- viessemos
2860; ///. pl. viesse.u 2774; Fut.
Conj. LL. pl. vieredes 388. — sehen
3, 16, 93, 210, 460; {mit folg. que
u. Objektsatx) 574, 595, 1096; {mit
folg. indir. Fragesatz) 708, 791,
998; {niit folg. Lnfin.) 388, 697,
726; veriedes da hättet Utr gesehen,
sehen können 170, 1141, 1228 u. ö.:
sehen, wahrnehmen, erkennen 50, 82,
114, 137; wiedersehen 1027, 1033,
1529, 2289; erleben 205, 1857,
2338, 2868; yr ver jem. besuchen,
aufsuchen 2627, 3572; yo lo vere
cou el Cid 1435 ich werde mit dem
C. darüber sprechen {'lo tratare con
el\ M. P. L 385 ^g).
verdad; 2139 verdat s. f 111 Wahr-
heit 947, 1335, 1495; ser y. wahr
sein 979, 2417; boca siu v. Lügen-
maul 3362; {Ausrtif) wahrhaftig]
3028.
verdadero aj. LL wahr, dezir v. palabra
3669 ^s. pal-; de quanto lie dicho
V. sere yo es wird sich erweisen,
dass alle meine Worte wahr sind
3351.
vergel s. m. 111 Lustgarten, Baum-
garten 2700.
vergiienca s. f. 1 Schande, schändliche
Handhing 1596; Scham 3715; de
V. vor Scham 3126.
vermeio aj. II rot, hoclirot 88, 178,
729, 3375, 3686.
veruä, vernie etc. s. veuir.
vero aj. II wahr 26. av. vera mientre
in Wahrheit 2538; subst. neutr.
eu jnego o eu v. im Scherz oder
Ernst 3258.
verta s. buerta.
vertud s. f. 111 übernatürliche Kraft
{Bello: poder sobrenatural) 21 8, 221 ;
pl. himmlische Mächte {Bello: j^otes-
tades celestiales) 48, 924; Wunder
351.
vesa s. f. 1 Sack, Beutel, Börse 820.
besar; 2935 besaba „simple descuido"
{nach M. P. I 179^^) v. tr. I
küssen 153, 174, 921; zu 1322,
wo Impf, statt erwartetem P'aes.
steht, vgl. M. P. I 354^^] b. ent-
hält in sich öfters ein Verb des
Bittens : 179,1322 {Bella u. Marden,
Fern. Gonc. Glos, s, v. vesar er-
klären geradezu: b. = suplicar).
veste s. hiieste.
bestia s. f. 1 {allgemein): Tier 2255;
Reitpferde, -tiere 1061, 2816; (wilde)
Tiere 2699, 2751, 2946, 3267.
vestido s. m. II Kleidungsstück^ Kleid
1774, 2256, 2816.
vestidura s. f. 1 Kleidungsstück 2116,
2212, 2574; v. de pelicoues e de
mautos K. bestehend in . . . 1065.
vestir v. tr. irreg. 111. Infin. 1871;
Praes. Ind. 111. sg. viste 3093;
P'aes. Conj. 11. pl. bistades 991;
Perf Ind. 11. sg. vestid {s. unten)
3366; 111. sg. vistio 1587, 2238,
3087; Part. Perf vestido 578,
1582, 3073. — {ein Kleid, die
Waffen) anlegen 1587, 3087, 3093;
991; vestid 3366 Kopisten fei der für
vestist, s. M. P. I 263^^ u. 225^,
Gassner S. 159 ; vgl auch C. Rom.
81 u. R. IX, Baist Z. 80 S. 473;
bekleiden 1871; las lorigas vestidas
mit P. bekleidet 578; 1582, 3073;
vestidos son de colores sie tragen
buntfarbige Kleider 1990; refl. sich
ankleiden 2238.
vez s. f 111 Mal. L vezes mill 50 000.
1626.
vezcamos s. vencer.
vezindad s. f. 111 Nachbarschaft 567.
vez OS 3272 = afevos nach Korbs,
S. 36^1, R. G. = ve-ecce-vos, eccovi;
Bello II 289 erklärt: „sabemos que
hubo un verbo vezarse, que como
derivado de vez, es natural que
Übei'setzuug und Glossar des altspauiachcu Pocma del Cid
283
significase adaptarse, prejyararsc^
adornarse para alguna vez u ocasion,
i de aqui cl significado de acostum-
hrarse". Zum Vergleich zieht er
Berceo [Santa Oria 131) und italie-
nisches „vexxo^' = adorno, gracia,
costumbre heran.
via s. f. I Weg 380.
vianda s. f. I Speise, Nahrung 63.
bibda 6\ /". I Witice 2323.
bivir V. intr. irreg. III. Infln. 835 ;
Praes. Ind. Lsg. bivo 80; III. sg.
bive 850 ; Praes. ConJ. I. sg. biva
1038, 1754; IL pl. bivades 934,
1760; vivndes 158; Ill.pl. bivan
3358; Praet. Conj. III. pl. visqui-
esseu 173; Fut. Conj. I. sg. vis-
quier 251, 825; I.pl. visquieremos
2542 ; II. pl. visquieredes 409, 925.
leben, am Lehen sein 80, 158, 173;
[mit Zeitangabe im Aec.) 934, 1038,
1754, 1760; v. en delicio 850.
bivo 1346 aj. II lebend 785, 1963;
auu V. seyendo solange ihr lebt 2153;
subst. 618.
vida s. f. I Leben 283, 1047; par-
tirse eu v. fürs L. 272, 280; en
V. 365 solatige ivir noch leben;
prender a v. 641 s. dies,
vie, vien s. ver.
vieda s. vedar.
bien av. gut, in guter Weise 7, 68,
162, 259; [beim part. per f. aj)
sehr 32, 86, 87, 1290; b. cerca de
560; sehr wohl 124, 386,' 1136;
ivohl, durchaus, in der Tat 82, 190,
1374, 2195; reicJilich [beim Zahl-
u-ort) 674, 1507.
bien s. )n. III algun bien etw. Gutes
302; grant b. viel Gutes 2266; por
b. in guter Absicht 2464 ; venir a
bien 1876 [s. venir); Habe, Gut,
Besitx 1634; plur. Schätze 2459.
viene, vieuen s. venir.
vierou, viestes etc. s. ver.
viga .s". f. I Balken, v. lagar Keller-
bauni 2290, 3365.
vigilia s. f. I NachtwacJie 3049.
vigor 6'. m. III Kraft, Stärke, a vigor
rüstig, mutig 1671, 2589, 3583.
bildata mientre av. schändlieh, schimpf-
lich 1863.
biltauca s. f. I Deniütigung 3704.
biltarse v. refl. I sich demütigen 3026.
Villa s. f. I Landgut 2564, 2570;
Flecken, Stadt 56, 1169, 1675.
vinie, vinieron, vino etc. s. veuir.
vino s. m. II Wein 66, 345, 1025,
3733.
vio s. ver.
virtos [M. P. I 234^^: „nominativo
Singular [latino). — con sentido
plural.") s. indecl. Heere, Streitkräfte
657, 1498, 1625.
virtud .V. ver-.
visquier, visquiessen etc. s. bivir.
vist s. ver.
bistades s. vestir.
vistas s. f. pl. I Zusammenkunft 1899,
1911, 1944, 1948. las v. son apare-
iadas die Vorbereitungen xur Z. sind
getroffen 1973.
viste 3093, vistio s. vestir.
blauco aj. II weiss 183, 729; b. com-
mo elsol blendend w. 2333, 3087,
3493; glänzend 3074.
bloca 3679; boca 3631 lies b[lloca
{s. M. P. I 189^ s. f. I Buckel
des Schildes.
blocado s. boclado.
vo .s. yr,
boca s. f. I Mund 19, 921, 1239;
flg. b. sin verdad Lügenmaul 3362 ;
zu 3631 s. bloca.
vocayion .s-, f. III Gelübde 1669.
bocado s. m. II Bissen 1021.
boclado 1970, blocado 3584 aj. II
mit Buckeln versehen.
bodas s. f I.pl Hochzeit 2104, 2129,
2162, 2248.
bolver v. irreg. II. Impf. Ind. III. sg.
bolvie 1059; Perf Ind. II L sg.
bolviö 763, 3659; Iht. Conj.
IIL sg. bolviere 3140; Part. Perf
buelto 9, 599. — tr. wenden, u?n-
wenden 763, 3659; regen, rühren
284
Johannes Adam
(las raanos) 1059; aufwiegeln 3140;
esto me an buelto myos enemigos
raalos das haben meine Feinde an-
fjerichtet 9; intr. xurüekkehren 599,
voiuntad 299; volu[u]tad 149; vel-
226, 1418; s. f. III Wille 226,
1875; 334, 338; por la su v.
nach ihrem eigenen W. = wenn es
nach ihnen gegangen wäre 2349;
de V. willig, freiwillig, gern 149,
1005, 1056, 1418; de grand v.
1139; de buena v. 1282, 1698,
2882; de toda v, mit seiner ganzen
Willenskraft 299, 362.
vos s. yo.
voz 35, 719; boz 3167, 3211; voces
3663 Irrtum Vollmöllers, Hs. vozes
{s. M. P. I 177). s. f III Stimme.
a altas, a grandes v. mit lauter
Stimme 35, 3292; 719; dar gran-
des V. laut schreien 3663; assi finca
la b. 3167, 3211 s. fiucar.
braca 3683; in 2420 Hs. bracas {ohne
Cedille) s. f. I Klafter, Längenmass
von 6 Fuss.
braco s. m. II Arm 203, 488, 750;
in 275 lesen Lidf, Rest.j Bella: en
braco[s]. fig. preuder en los br.
ins. Schutz nehmen 255; (Lob des
Cid für Minaga): (sodes) el niyo
diestro br. ihr seid mein rechter A.^
meine rechte Hand 753, 810, 3063;
pora en b. 2761, 3449 s. pora.
brial s. m. III Rock, Unterkleid.
„Vestidura antiqua larga, poniese
sobre la camisa i debajo del pellizon"
{s. Sanchez u. Bello) 2291, 2750,
3090, 3366, 3374.
buelta s. abuelta.
buelto 5. bolver.
buen; bueno in 60,892, 1421. aj.II
gut 20, 285, 318, 397; gut, schön
192, 195, 770; gut, wacker 60
444, 690, 2343; kräßig (colpe) 747
en buen ora 41, 78 etc. s. ora
suhst. el bueno der Gute 892, 3058
el b. de myo Cid 655, 969, 1426,
1430.
vuestro s. myo.
vujas 3319 s. huviar.
bulidor aj. III unruhig ; ein unr. Kopf
2172.
burges s. m. III Bürger 17.
burgesa s. f. I Bürgeria 17.
buscar v. tr. I suchen 424, 528, 532,
966, 1438; ohjektlos 1072; {über-
trageu) 192, 898 ; b. mal darnach
trachten, jem. ein Leid anzutun 509,
2998.
vusco s. yo.
c. g.
ca conj. (vgl. M. P. I 393 § 193,
194, 196) denn 6, 30, 67, 73, 86;
(erklärend) nämlich 14; ca (non)
aber, dagegen, doch 350, 2028, 2204,
2501, 2908; ca 2336; da. weil 39,
3150; in 296 hat die Hs. quel
nicht cal, in IIA: e a G., niclit ca
G. (s. M. P. P. u. I 393 ^g).
cabadelant av. iveiter, vorwärts 858,
862, 2874.
cavalgar v. I (au cavalgado 2246)
intr. reiten 148, 214, 407, 1461;
iveiterreiten 54, 421; zu Pferde
steigen, sich aufs Pferd schwingen
297, 486, 643, 756; in 2211 c.
adelant ist a. zu streichen nach
Best. (s. Lidf. Nota) — tr. ein Pferd
reiten 1589; c. siellas g. auf g. Sätteln
reiten 994; 1061; c. en el cavallo
aufs Pferd heben 2806.
cavallero s. m. II Reiter 234, 291,
444, 597; Ritter 1235, 3393; c.
lidiador ritterlicher Kämpe 2513.
cavallo; 1842 cavalos s. m. II Pferd
215, 498, 1151 u. ö. ; c. corredor
schnell fü SS iges Pf, Renner 1336,
1988, 2010, 2254.
cabdal s. m. III Kapital 1434.
cabdal aj. III zum Feldherrn gehörig,
Haupt-, seiias c. Feldherr nba)iner
698, 1220; agua c. Hauptfluss
1954; 50 niill tiendas de las cab-
dales 50 000 Feldherrnzelte 2313;
Bello streicht mill (s. II 274)]
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
285
Rest, bezeichnet de las cabdales ah
Interpolation; Cr. P. cap. 222:
ciuco mil tiendas caudales ; nach
der Cr. Gen. 604b 8 sind überhanpt
nur 30000 Zelte {oder Mauren) vor-
handen. — Bella II 22'): «Estan-
darte» dice la lei XIII, tit. 23
Part. Seg., «llaman a la sena cua-
drada sin faipar. Esta non la debe
otro iraer sinon Emperador o Rey.
Otras hi Im que son cuadradas e
farpadas en cübo, a qiie llaman cab-
dales; e este nome luin, porque non
las debe otro traer sinon cabdülos . . .»
Aqui las dos senas son la^ de los
dos rey es {zu V. 698).
cabeqa s. f. I Kopf, Haupt 2, 377,
1078, 1732, 2405, 2728.
cabel 3681 s. cabo 2.
caber v. intr. irrey. H möglich sein,
vorhanden sei?i. si desondra y cabe
a, coutra nos wenn darin für tins
eine Schande liegt 2910; zu SQSl
s. cabo (1).
cabo .s. m. II Ende', del otro c. am
anderen Ende 1720; Ende, Grente
1358; de la cabet^a fasta a cabo
vo7n Kopf bis zum Schwanz
1732; Coitiu schlägt vor: rabo,
Schwanz, Baist billigt dies^ Lidf.
nimmt die Lesart auf: Spitze {eines
Heeres) 1717?, s. cabo de.
cabo (2) praep. bei, dicht an 56,
cabel cora(;on 3681.
cabo de (3) av. {örtlich) in der Nähe
1162, 1785 {nach Hello); a (en)
cabo de 2384, 1592. {wohin) fata
c. de 1067; van acabo 1717 kom-
men in die Nähe? {Bello: locucion
adverbial, «cerca»); {zeitlich) am Ende
von, fuich 665, 883, 915, 3481,
2981; fasta c. de 162.
caboso aj. II vollkommen, trefflich,
heldenhaft 1793, 3410; sahst. Treff-
licher, Held 908, 946, 1080, 1804;
el c. de euer e de veluntad der Held,
vollkommen an Herz und Sinn 226.
cacjar v. tr. I fangen, erobern 1731.
cada uno irron. indef. subst. jeder
{einzelne) 513, 1173, 2117, 2365;
fem. c. una 1766; quis c. uno 1136;
{mit Verb im Plural) 2112, 2259.
cadel 2994 = ca de «-1.
cadran s. caer,
caer v. intr. irrey. H. Infin. 2404;
Fut. Ind. in. pl. cadran 3622;
Praes. Ind. III sg. cae 2399, 2696,
caye2415; IIL pl. caen 513, 805,
1217; cayen 732 {s. Impf); Praes.
Conj. III sg. caya 313, 1270, 2629;
Impf Ind. in. sg. caye 1796, 2467;
///. pl. cayen 732 ? (J/.P. I 267^:
„732, 1776, 2467 pueden ser im-
perfectos") ; Per f. Ind. III. sg. cay6
339, 1319, 2408; III pl. cayeron
1234, 1781, 2489; Praet. Conj.
III. sg. cayesse 1351. — [wohin]
fallen 339, 2405, 3656; (a los pies)
1319, 1431, 2025; c. apart 2404;
{i))i Kampfe) fallen 732; {absolut)
2415; hinfallen 3622; {von Orten)
liegen: mas cae aluen es liegt weiter
hin 2696; entfallen auf 513, 805,
1217; 1781 [über die Constr. s.
M. P. I 402^q); c. en sabor a jr7n.
gefallen 1351; 2629; c. en pesar a
jem. betrüben 313, 1270; c. en al-
cau^a a 2399, 2403, 2408 s. dies.
(;aga s. f. I Nachtrab, Nachhut 449,
452, 455, 483, 2359.
caya, caye etc. s. caer.
cal 296 s. ca; cal 2357 s. incbaler.
calar s. callar.
calyado aj. II mit Hosen bekleidet.
tales mal c. solche „Lumpenkerle"'
{Clarus) 1023.
cal(,'ar v. tr. I anziehen {von Schuhen etc.)
(espuelas) 2722.
cal(;as s. f. I. pl. Hosen 195, 992,
994, 3085; 190 {als Entschädigung
für einen geleisteten Dienst) etw^a:
ein kleines Trinkgeld, {vgl. Libro de
Alex. 1037 bei Sanchez: ganar c.
= ganar honra 6 provecho, conseguir
algiüia ventaja.
calos = ca los.
286
Johannes Adam
calzada s. f. I Hoch-, Kunststrasse,
CJmussee 400.
callar; in 3362, 3383 calar. v. intr. I
schweigen 2558, 2953, 3302, 3401;
{eine Rede) calle ya esta rrazon auf-
hören 3390.
cama s. f. I Bein 3085.
camara s. f. I Zimmer 2286.
caraear v. ir. I austauschen, ivechseln
c. espadas {als Zeichen geschlossener
Übereinkunft) 2093, c. cavallos {beim
Turnier) 2244; vertauschen 3183
(re/Z. statt passiv).
camelo {vgl. M. P. 1 181^^) Kamel 2490.
camisa s. f 11 Hemd 2738, 2750,
3087, 3636.
campal 1111, caup. 1333 aj. H Feld-.
lid c. Feldschlacht.
campo 545, 687; ca[m]po 2343; canpo
1041, 1736. s. m. H Ebene 545;
{gewöhnlich) Schlachtfeld 499, 687,
751, 1133; Kampfplatz 3525, 3562,
3588, 3605; vencjer el c, eine
Schlacht, einen Sieg gewinnen 1740,
1749; 3690; veuQer, arraucar del c.
im Felde besiegen 1753;1851,3519;
bieu salir del c. aus dem Kampfe
als Sieger hervorgehen 3565; 1691
coger el c, der Kopist schrieb coger
el paa {s. M. P. P.).
can s. m. III Hund', fig. caues tray-
dores 3263.
caudela s. f. I Kerze 244; fazer c.
3055 s. dies.
caupana {lies canpana) s. f. I 286
Glocke.
canpo s. carapo.
canssado aj. II müde 2745.
cautar v. tr. I c. la missa die Messe lesen,
singen 225, 1702, 2069, 2240;
intr. {vom Hahn) krähen 169, 209,
235, 316.
cantar s. m. III Gesang, gestingenes
Gedicht 2276.
canado s. m. II Vorlegeschloss, Riegel 3.
cano s. tn. H Scliacht, unterirdisclier
Gang 2695.
capa s. f. I {Ritter-)Mantel 1989.
9apato s. m. II Schuh, unos ^. ein
Paar Schuhe 3086.
capielo s. m. II Haube, Kopfbedeckung
3492.
capiella s. f. I Kajjelle 1580.
cara s. f. I Gesicht, Antlitz 46, 215,
216, 410 ; tornarse de c. [dem Feind]
das Gesicht zuwenden 3659; juu-
tarse de c. Aug in Aug einander
gegenübertreten 3624; 3611; lidiar
de c. 1704 s. dies.
carboucla s. f. I Karfunkel, Edelstein
(las c. del yelmo) 766, 2422.
cdrcava .?. f. I Schanzgraben 561.
cdr(?el s. f. III Kerker 340.
cargar v. tr. I jem. beladen 187, 2705;
etiv. aufladen 166; {objektlos) 2587 ;
subst. das Aufladen 170.
caridad s. f. III cJtristliclie Liehe, por
c. ! um des Himmels willen! 709,
714; 2355; p. amor de c. ! udi
aller Barmherzigkeit ivillen! 720,
3253.
carne s.f III Fleisch 375, 767, 2642,
3627. phir. {von meh'efen Personen)
2738.
caro aj. II teuer, lieb 103, 2351.
carta s. f. I {amtliches) Schreiben,
Brief 23, 42, 1956, 1959; schriftl.
Befehl 2977; Urkunde, schriftl. Ab-
kommen 527; meter en c. schriftl.
festlegen 844; por c. gemäss dem
{schriftl.) Abkommen 511.
casa s. f. I Haus 45, 49, 115, 289;
coger en c. 59; en c. de 2170;
Ort, Flecken, Stadt 1232, 1550,
{meist mit Ortsnamen verbunden)
Burgos la c. 62, 571, 1161, 1606;
la c. de Bivar 1268; 2877.
casaraieuto, 2940 casamien[t]o. s. m. H
Heirat, Verheiratung 1892, 1939,
2077.
casar v. I c. (con) jem. verheiraten
{mit) 282, 1650, 1765, 2028; que
tienen por casadas 1802 s. tener;
intr. c. con jem. heiraten, sich ver-
heiraten mit 1374, 1882, 1888,
1902; quil darie a casar con . . .?
Übersetzung und Glossar des altspjinischen Pocraa del Cid
287
iver möchte ihn veranlassen, auf eine
Heirat einzugehen 3381.
cascavel s. m. III Schelle, Glöckchen
1508.
casco s. m. Jl Starmhauhe. Bello :
„la ])arte siqierior del ijeJ))io" 3651.
castiello; 533, 486 castielo; s. m. II
Burg, Kastell 98, 486, 533, 540.
castigar r. tr. I unterweisen, belehre)i
3523, 3553; [mit indir. Fragesatz)
229, 383.
catar v. I tr. anschauen, betrachten
2, 121, 164, 2059; sehen 2320;
intr. blicken c. a todas partes 356,
1612; c. adellant (geradeaus) vor
sich hinhlieken 2439 ; refl. c. atras
zurückblicken, hinter sich bl. 1078
(s. M. P. I 341 ^)', catad, commo
sehet zu, wie — 1359.
cativa s. f. I iveiblicher Gefangener 517.
cativo s. m. 11 männlicher Gefangener
517; Gefangenschaft 1026.
cevada [Hs. 428 ^ev-, nicht cev- wie
Vollni.) s. f. I Gerste 581. dar <;.
[die Pferde) füttern 420, 428, 827.
celada (579 Hs. (.el-, nicht cel- ivie
Vollm.). s.f I Hinterhalt 4:S6, 437,
464, 606; sacar a g. 579, 631 s. dies.
gena (2883 ceua) s. f. 1 Mahl, Mahl-
zeit 1531, 2883.
geuar v. intr. I sjmsoi'^ fue (,'enado er
hatte gegessen 404.
Qeudal s. m. III (im Poema nur Plural)
Zendeltaffet, Seidenstoff 1509, 1971.
yervigio (m 69 Juiben die Ausg. irr-
tihnl. encervigio vgl. M. P. F.). s.
m. H Dienst: yr a g. de in je-
mandes Diensien stehen 69; Auf-
ivartung, Bedienung 1535.
gerca (1) s. f. I Belagerung 664 (s.
tener).
Qerca (2) jyraep. in der Nähe von 8316.
gerca (3) av. nahe, in der Nähe [örtlich)
532; c. de 560, 1003; por c. de
1515, acerca de 1101; [zeitlich) c.
de ungefähr 2271; c. de los XV
dias gegen E?ide der 15 Tage 2252;
c. 0 tarde früh oder s})ät 76.
gercar (2293 Hs. cergado, Kopisten-
fehler) V. tr. I [feindlich) belageret,
umzingeln 655, 1099, 1105, 1119;
[freundlich) umringen, sich heruni-
stellen um 2285, 2293, 3335.
rerrar r. tr. I schliessen, verschliessen
32, 39.
(;ibdad; 397 gipdad s. f III Stadt
1212, 1613, 2896, 3046.
giclaton; 2744 cid-; .v. in. III^ meist
im Plural^ Sing, nur in 3090.
Seidenstoff 2b7 4. , 3090; Unterkleid
[aus Seidenstoff) 2721, 2739, 2744;
Bello H 279: „tela de seda que venia
de Oriente i era de mucha estimacion
en la media edad^'; [Glos): „los bri-
ales se llamaban a veces ciclatones . . .
Pero es dudoso si la tela diu el
nombre a la vestidura, o la vestidura
a la tela.'' Weitere Literatur s. bei
Körting.
giego aj. H blind 352.
gielo; 1942 giello. s. m. H Himmel
217, 330, 1094, 2892. Dios del g.
614, 1942, 2037; Dios de los gielos
2855.
giento; 1336 gient; 1284 ciento; [in
674 die Hs. giento, nicht ci- =
Vollm) num. hundert. — aj. 291,995,
1132; pl. seys gientos 135, 147,
161, 207; snhst. 1490, 3072, 3081,
3101.
ginco mim. indecl. fünf 187, 239,
1333.
gincha, im Poema nur im Plural. Gurt,
Sattelgurt 993, 2723, 2736, 3265.
(jingir v. tr. irreg. III. Praes. Ind.
III pl. {,-inen 9i7; Perf Ind. Illsg.
ginxo 58, 78; ciuxo 875; //. jyl.
ginxiestes 41, 175, 439; in 41 Hs.
ginx- 7iicht cinx- wie Vollm.; 1595
cinx-; Part. Perf. (;into 578. —
umgürten.
vinquenta; 2313 cinq-; num. indecl.
fünfzig 1718, 1851, 2313.
cinquesma [Hs. cinquaesma na.ch M.
F. R; ohne Cedille) s. f I Pfingsten
3725.
288
Johannes Adam
Qintura s. /. / Gürtel 751, 2424.
9ipdad s. (jibdad.
clavo s. m. II Nagel 88.
claraor 5. m. III Bello: „llamada o
toque de campanaj repique". (ad-
verbial) tanen a clamor lernten mit
lautem Klang 286.
claro aj. II hell, schön, klar 2062,
3649; berühmt 2611; Montes Claros
1182, 2693 s. Eigennamen.
cobdo s. m. II Ellenbogen 501, 781,
1724, 2296, 2453.
cobrar v. tr. I wiedererlangen, wieder-
verschaffen 303.
co(;ero [aus corsero, vgl. 31. P. 1 175^)
aj. II. siellas co<,'eras leichte Sättel?
993. vgl. Bello II Glos.: lijero, u.
S. 234/35 Anm. zu V. 1007. San-
chez: „Vax aplicada como adjectivo
d las sillas de los eaballos que eran
d propösito para correr y haccr kt
guerra . . ." D. H.: selles coussins.
d' Ov. da corsiere ? con cuscino ? Angel
R. E. LXXII ■ 79 = Jas siellas
traseras, para cabalgar mäs comode-
mente yendo häcia abajo." (cuesta
yuso!)
cofia s. f. I leinene Haube, die man
unter dem Helme trug zum Schutze
des Haares 789, 2437, 3094, 3493,
3653.
coger V. II Praes. Conj. III. pl. coiau
1691, Per f. Ind. III sg. cogio 588,
2801; coiö 577, 589. tr. jem.
aufnehmen 44, 59, 621, 774;
schöpfen (agua) 2801; wegnehmen
(el pan) 1691, ö\ carapo; [vom
Zelt) zusammenlegen^ abbrecJien 208,
213, 2706; refl. gehen., ziehen
hll^ 588, 589. In hll ist aus
dem folgenden Salon ein s zu er-
gänzen [s. Lidf. u. M. P. I 201^^);
c. con sich jemand anschliessen
[Bello: juntarse):, 293 conio lies coio
[Lidf. Nota: „vielleicht ist in con
ellos coio das s vo?i ellos gleich-
zeitig Reflexiv zu coger."; eboiso
M. P. I 201^^).
coian, coio s. coger.
colgar (de) v. tr. I aufhängen [an)
1668; 818.
color s. m.? f.? [s. M. P. I 236^^)
Farbe: vestidos son de colores 1990.
s. vestir; Gesichtsfarbe : sin c. ganz
farblos .^ totenbleich 2306.
colpe s.m. III Schlag, Hieb 713, 724,
760, 765, 1230; buenos c. kräftige
H. 747; grandes c. gewaltige H,
2391; 2421, 3672; [Lanzen-) Stich
2451, 3647; a tod el primer c.
gleich beim ersten Mal, auf ein Mal
184.
corabre s. comer.
comedir v. irreg. III. Fut. Ind. III. pl.
comidrdn 3578; Impf. Ind. III. sg,
comidia 2020; Perf. Ind. III. sg.
comidi6 507, 1889, 1932; Z/7, pl.
comidieron 2713 [so die Hs. nach
31. P. F.; Vollm. comedierou) —
tr. überlegen 2020; [mit folg. Objekt-
satz) 507; sinnen auf 2713, 3578;
intr. überlegen, nachdenken 1889,
1932, 2828, 2953 zu 3542 s.
cometer.
comer v. II. p)l. Imperativ comede 1028,
sonst coraed 1025, 1033, 1039;
Fut. Ind. I. sg. combre 1021. — tr.
1021, 1032, 1104, 2789; [objektlos)
421, 1028, 1039, 1052; passado
avie tres anos no comierau meior . , .
ohyie dass sie besser gespeist Jmtten
2067; intr. c. de essen von 1025;
subst. m. III. pl. comeres das Essen,
die Speisen 1019.
cometer v. tr. II angreifen 1676; c.
un ruego a eine Bitte an jem. richten
2073; subst. 7n. III: Auftrag? 3542.
C. Lt. 97: Academie: dar uno sus
veces ä otro jjoniendo d su cargo y
cuidado algun negocio. „Der Auftrag
war eine Schurkerei.''' D. H, Bello
u. Lidf.'. el comedir der Anschlag.
comidia, comidrdn etc. s. comedir.
comigo s. yo.
commo; cuemo 1512, 2340; cueivio
2688; cum 1753, 2930; 3518;
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
289
J. de Valdes, Dialogo de la lengua,
ed. Böhmer 379^^ sagt, dass die
Tilde über dem m {die Hs. schreibt
como) „solamente se iwne por orna-
mento de la eseritwa." — conj.
[correlativ): wie tal — commo 1753,
1789, 2307, 3518; tan — commo
1341, 1538, 3074, 3087; assi —
cuemo2340; 1771 ; deguisac. si 583;
[umgestellt) cuemo — assi 322, 3426 ;
c. — taute 279; assi c. so [ebenso],
wie 375, 2137, 3083; 2975; wie
1468, 1875, 2414, 2606; [ohne
Correlativ) c. de arraucada 588;
1125, 2094, 2606; cuemo 2642;
cuemmo 2088; commo que wie einer,
der 1048; c, so, wie [mit Verb)
315, 438, 683, 1133, 2020; commo
si wie ivenn 1864, 2860; Grund:
c. a seilor 895; 1323, 1885, 1952;
aguardar cum . . . 2930; [direkte
Frage) commo 1921, cuemo 3328;
[indir. Frage) 229, 670, 708, 791,
1359; {beim Äusi'uf) commo 580,
789, 926, 930; cuemo 1512; {tem-
2)oral) assi e. sowie, als 32, 153,
2068, 2518; sobald als 2927, 2931;
(Aussage) dass 288, 429; (ßnal)
2915 [M.P. I .9.97 12) 2965, 2966;
(kausal) da, iceil 690, 1617, 2951,
cuemo 2905, 2942. In 2988, 2996,
(assi) parieutes commo sou ,,commo
parece equivaler ä ^cua)itos\ 'cuantos'
j}arientes son" M. P. I; 3606 a
todos VI c, son alle sechs, wie sie
sind, alle sechs — so viele sind ihrer.
compaiia 508, compana 1618, conpaiia
16, conpaua 1421 s. f. I Begleitung,
Gefolge 16, 1817; sg. u. pl. Gefolg-
schaft 60, 296,440, 1421 ; pl. Mannen,
Begleiter 214, 508; Trupp 484
(Sing, mit Verb im Plural!), 1829;
Gefährtin, Gattin 929; jemandes
Gesellschaft 3667; dar. c. a jem.
begleiten 1385; yv a (eii) uua c.
gemeinsam reiten 1549; 2339.
compe<,'ar 856, 1201, 1114; sonst conp-
(in 2585 Hs. conpiecan, nicht cou-
Romanische Forschungen XXXII.
pien(,'an wie Vollm., s. M. P. P.
und I 198. 21)' r. I. Praes. Ind.
III. sg. coupieca 1085; ///. pl.
coupie9an 1926, 2585. — anfangen,
beginnen tr. 1111, 1926, 2071;
intr. c. de 705, 856, 1090, 1114,
(bleibt unüber setzt in 1201, s. M.
F. I 352 ^{}. c. a 2115, 2585,
2735; refl. statt 2^(issiv in 1085;
m 1201 geil ort das Refl. xu pagar.
complido s. complir.
complir 223, con- 2365, cum- 3248,
cun- 2598, cumpllir 3489 r. irreg.III
erfüllen (Pflicht) 2365, 2598, 3489,
3535; [Geschick) 223; mal gelo
cunplieron übel beiviesen sie sie ihnen
[die Liebe) 2704; intr. a7is)-eiche)t
non les cumple lo suyo [ihre Habe)
3248; refl. cuuplausse 9iento de los
buenos die Zahl von 100 wackern
Männern möge voll werden, es sollen
volle 100 w. M. ausgewählt werden
3072; Part. Per f. aj. complido 65,
cou- 907, trefflich, vollkonunen [von
Personen) 65, 268 (s. barba), 278;
[von Sachen) S0ß2', vollzählig 1626;
[bei Zahlenangaben) voll: coraplidas
XV semanas 573; 664, 907, 1209;
tres sem. de plazo todas complidas
son die dreiwöchentliche Frist ist ganz
abgelaufen 3533.
con praep. mit; — Begleitung, Gemein-
schaft 48, 67, 349, 234, 239 ; Hinxu-
fügung 1331, 1943, 2913, 3072;
wechselseitiges Verhältnis (refl.) 666,
1083, 2410, 2899, 3166; [fm-ht
refl.) 499, 518, 1874, 1906; las
rramas puian con las nues [bis) in
die Gemeinsamkeit mit 2698 ; Zu-
sammenfallen mit einem Zeitpunkte
1137, 1558; 1581 cou oras, M.P.
I 3H4 3g '•entonces' ? ; begleitendpr
Nebenumstand 206, 244, 474, 639,
691; (final) 813, 627, 1839, 2622;
[umgekehrtes Verhältnis) 1957; Werk-
zeug 282, 353, 812; 1683, 2134;
[indirekt) 750, 1294; Mittel 800,
3091, 3097, 3197; (fig.) 598,2099,
19
290
Johannes Adam
2366; Stoff 2705, 3088; Grund
172, 1237, 2290, 3332; Art und
Weise 24, 120, 245, 1105, 1469.
coubidar v. tr. I einlade)!, auffordern
21.
convusco s. yo.
conde; cuende 1980, 2072, 2964.
s.m. III Grafdbl, 960, 972, 975.
condonado Part. Perf. von coudonar
V. tr. I . . . tierras avellas coudo-
nadas empfangt sie als Geschenk?
887; Ä, D. H., Bello: endouadas.
M. P. 1 339^^: 'os sean condonadas.''
conducho s. m. II. sg. u. pl. Lehens-
mittel, Mundvorrat 68, 249, 1356,
1409; 1488 grand c. grosser Vorrat
an L. = 1538; c. a sazones treff-
liche L. 2472.
conel 3682 := con el.
confonder (J/. P. / 264^^: cofouder;
vgl. au^h Cr. G.527b^^: cofondiendo)
V. tr. irreg. II. Praes. Conj. III. sg.
co[n]fonda 2412 — vernicJiten. c.
Üios tal amistad Gott vernichte, ver-
damme solche Fr.
conio s. coger.
conloar v. tr. irreg. I. Perf. Ind. III. sg,
conloyö 3558. — hilligen. (Bello:
pareceprohar; D.H.: louer,approuver).
counnsco *'. yo.
couocer s. coiiosver.
conortai* v. tr. I ermahnen, aufmuntern,
gut zureden, trösten 2328, 2804.
conpeyar, conpie9a etc. s. compe<,'ar.
couplir .s. com-.
coupra s. f. I Kauf, Einkauf 62, 90.
conprar v. tr. I kaufen 67, 519.
conquerir v. tr. irreg. III. Part. Perf.
couquisto 1093, 1630 erohern.
cousagrar 3356, conss- 1906 con v.
intr. I. So die Hs ; Sanchez, Janer,
D. H., Bello, Lid f.: consograr. Nach
M. P. 1157 ^^ cousagrar = consograr
(a p7'otönica anormal) sich ver-
schwägern mit 1906, 3356.
consegar s. couseiar.
cousego s. conseio.
conseguir v. fr. irreg. III. Infin.SSS ; Fut.
Ind. III. sg. conssigrd 1465: Praes.
Ind. III 2)1. consigen 1729 folgen.
conseiar 122, 438; conss— 1251,2537,
consegar 1256. v. tr. I etw. 7'aten
1251,1930,1940; c.tra<jion sich über
einen Verrat heraten 2660; 2670;
jem. Ratschläge erteilen 438, 2999;
refl. c. (con) sich beraten, beratschlagen
{mit) 122, 841, 1256; tan mal' se
consseiaron sie fassten einen gar
schlimmen Entschluss 2537 ; xu 2676
s. pora.
conseio 273, 382; m 1183 Hs. coseio
nach M. P. P.; consseio 1880, 1886 ;
in 1176 Hs. cosseio nach M. P. P.\
consego 85. s.m. II Rat 1183; Be-
redung 1880; prender cons. berat-
schlagen 2996; Entschhiss 1099,
2557, 3218. 3220; Unterstütxwig,
Hilfe 85, 1886: dar c. helfen 27 d,
382, 632, 1176.
conseutir v. tr. irreg. III Infin. 8549;
Fut. Ind. III. pl. consinträu 668
gestatten, genehmigen.
consigo s. yo.
cousintrdn s. consentir.
con solar v. tr. I trösten refl. 1177.
conssagrar s. consagrar.
contado s. contar.
contalar 3096, lies = Lidf. contralar
[C. Lt. 97 : „ausgezeichnete Vermu-
tung, durch die eine Unform aus dem
Texte schirindet') v. intr. I hitider-
lich, im Wege, widerspenstig sein.
contar r. tr. I Praes. Ind. III. pl.
cueutan 1683; Imperativ II.pl. con-
talda= coutadla 181. — zählen 699,
1214, 1218, 2491; no son coutados
sie sind nicht zu zählen 2529;
c. sobre verrechnen auf etw. 181;
a tres leguas contadas in einer Ent-
fernung von (genau) drei Meilen 1559 ;
abzählen 826; aufzählen 1310; er-
zählen 684, 1879 (de), 2862, 3315;
cuentan gelo delant sie erzählen es
in seiner Gegenwart 1683. — con-
tado bestimmt, voi'geschrieben: so
derecho c. ivas ihnen rechtlich he-
Übersetzung und Glossar des altspanischen Pocraa del Cid
291
stimmt war, x}(ka}n 2486; berühmt
142, 152, 193, 493.
coute(,'er v. impers. irreg. II. Praes.
Co)iJ. III. sg. contesca 3706 sie}/
ereignen.
contigo s. yo.
contra praep. gegen — hin 558, 1090:
fablö central Camp, zum G. geivandt
3471; in Dcxug mif, für: desondra
contra nos 2910.
coun(,-io 3643 .v. conoscer.
conos^edor nj. III verständig, klug
2851, B137.
coiiosQer v. tr. irreg. II. Praes. Ind.
III. sg. conosQB 983, 3183; couosge
1526: Impf. Ind. connosQie 1929;
Perf. Ind. III. sg. coiios^iö 2932:
couu(;i6 3643 [so Vollm. u. Lidf. ;
S., D. IL, Bello, Gassner 171: couuvo,
vgl. M.P.P. und I 279^; Janer:
conugo). — kennen 1526, 3183: quel
counos(,'ie oudra da.ss ihiu seiner
AnsicJä nach dadurch Ehre erwachsen
würde 1929; erkennen jem., etw.
2932, 3643; [mit folg. Objektsatz)
983.
copla (1) .9. /'. / Abschnitt eines Ge-
dirldes, Strophe, Laisse, Serie 2276.
copla (2) s. f. I Kruppe 3640. Bello:
grupa; D.H.: cropa. Sanchez =. cola
{nach Rest, unhaltbar). R. G : forse
da copola dimin. cU copa [id est
testa capitis).
coraqon s. m. III Herz 276, 715, 2740,
3615; in 2785 lies did corayon
(nach R, Lidf, C. Lt. 97) : (fig. von
Personen) my c. e mi alma 1605;
[als Sitz des Empfindens) 718, 1660)
2767, 2916; aver por c. es .sich
angelegen sein lassen 430 : aver de
c. jem. am Herzen liegen 1496; 3Iut
1655, 2804; adverbial: de c. von
Herzen, inständig, innig, gern, freudig
53, 1184, 1355, 1455, 1675,3030;
ausserordentlich, sehr 1342: lorar de
c. bitterlich w. 2632: dalma e de c.
von Herzen [gern), sehr 1923, 1930,
2033, 2395; mit allen Kräften 2001.
coral 3364; corral 244. s. m. III Vor-
hof Hofraum 244, 3364.
coranado s. coro — .
cor(^a, Hs. corca nach M. P. P. (s. f I
Reh). Sanchez = cordas ; 1). H. c.
für croras, cro(;a = Hirtenstab. Beer
[Teil III) stimmt D. H. bei; vgl. aucli
Lidf. Nota. Rest, bezeichnet crozas
als die am ehesten annehmbare Be-
deutung; Bello Glos.: „voz dudosa:
parece raler lo mismo que croza o
bdculo pa.storcd". [II 275): „Me in-
clino a creer que corzas vale lo
mismo que crozas que acaso es la
verdadera locucion 2375.
cordon .s\ m. III Schnürriemen 3076,
3097, 3124, 3494.
corm.'ina in der Verbindung: primas
cormanas rechte Kusinen 3303.
corueia s. f. I Kräiie. ovieron la c.
diestra [zur Rechten; ein gutes Vor-
zeichen) 11.
coronado; 1993, 1501 cora — [vgl.
M. P. I 157 ^^). s. m. II der mit
einer Tonsur Versehene, Priester 12S8,
1460, 1793.
corral s. coral.
corredizo aj. II was sich leicht rmf-
loul zuschieben lässig leicht beiveq-
lich 2736.
corredor 1159, 1336; core— 1968,
1988 [von Pferden) aj. III schnell
im Lauf, sclnwllfüssig: cuyixUos c.
1336, 1988, 2010/3582; subst.
schnellfüssiges Ross, Renner 1575,
3513; 1159.
correr v. II (ovo corrido 1590). intr.
laufen, eilen-, rennen 354,445,464,
477, 952; el cavallo corrieudo auf
schnellem Ross 920 ; [von Flüssen)
/Hessen 555; tr. durcheilend öS, 964.
corrida s. f. I Proberitt, far una c. 1588.
cort; 1263 cortb (b rasgo archaico
nach M. P. I). s. f III fig. Hof
eines Fürsten, Gemeinschaft der zur
Umgebung des Fürsten Gehörenden:
962, 1263, 1360, 1900, 2090; la
c. dcl Camp. 2474, 2835; Hof-
11)"
292
Johannes Adam
haltung 2963; Versaonmlung lioeh-
stehender Personen, Sing. u. Plur.
[D. H. 298: „Les mots cort et cortes
signißent [donc] dans notre Poeme
une assemblee d'eliie, un eonseil qne
le roi reunissait pour juger, sous sa
2)residence, un differend survenu cntre
des personnag es considerables^')', cortes
2733, 2914, 2949; cort 3168, 3259,
3393 ; fer cort eine V. abhcdten 2971,
2980; 3129.
cortar v. tr. I abhauen 2728; durch-
hau'en 751, 767, 2423, 3652.
cosa s. f. I Sache, Ding, de todas c.
= de todo 63; las cosas que 2353
{auf Personen bezogen) = aquello
qua [s. M. P. I 338^] tal c. vos
faria idi würde euch gegenüber so
verfaliren 2678; atales c. fed han-
delt so 2629; c. sobeiana jm/chtige,
bedeutende Habe 1775: adverbial:
nulla c. = nada, durchaus nichts
überhaupt nicht 2202; fiera c. heßig
{s. M.P.l 295^j 2310.
cosiment 1436; — nte 2743 s. m. III
y avrd c. 1436, dort icird man ein
Einsehen haben [c. = prov. clmu-
zimen?) Bello: connivencm, favor^
merced ; Rest.: conoscenza, ricono-
scenxa; sin c. sou 2743 sie sind ohne
Bewusstsein. Bello : conocimiento,
sentido.
cosso s. m. n Ritt 1592.
costado s. m. 11 Seite [des menschlichen
Körpers) 353.
costar V. intr. I kosten, [teuer) zu
stehen kommen 1470.
costn[m]bre s. f. III Gewohithcit 3309.
coziua s. f. I Mahlzeit, Essen 1017,
2064.
cras av. morgen 1686, 2050, 3465,
3468; c. a la maiiana 537, 949,
1808; 3050; en aquel dia de c. 676.
creper v. intr. irreg. II Infin. 3273;
Fut. Ind. III. sg. cre(,ra 1905;
I. pl. cre(;remos 688, 1883, 2198;
Condic. III. sg. erster les ya 1977; \
Praet. Conj. III. sg. cre^ies 3295;
die übrigen Formen regelmässig. —
tvachsen 1238, 2059, 3273: [fig.)
coraQon 1655; wachsen, zunehm,en
657: [fig.) von der Ehre l^^l, 3413,
3453; cre(;e en rietad sein R. wächst
688, 1200; 1883, 1905; qnel creQie
eu onor 1929 [Nyrop, Rom. XVIII
502: „les denx imparfaits de ce
vers semblent avoir la signißcaticm
de l'imperfectum futuri." R. G. 57:
cre§[erjie. 31. P. I 355: „ . . . el
segundo imperfecto se refiere al Cid,
y se jniede dejar como sugerido por
el otro imperfecto, 6 se puede cor-
regir, como olvido de abreviaciön de
er, poniendo crecerie"); entstehen,
erwachsen: varaia 3295 (crecjies, höf-
liche Bitte); sich vermehren, sich
mehren 296, 2165; 1373, 1977;
crecio en laiantar 304 s. aiuntar.
creendero s. m. II Treuer, Vertrauter
1013.
creer v. irreg. II Praes. Ind. I. sg.
creo 362; Conj. Praes. 11. pl. cre-
ades 2204, 2714 ; Perf Ind. III. sg.
crovo 357; III.pl. crovieron 3326;
Praet. Conj. III. sg. croviesse 1791.
— tr. glauben 1791, 2204, 2714,
3326; intr, c. eu, & gl. an 357, 362.
criado s. m. II Diener, Zögling l'il .
Bello II 229: „Criados de un senor
se llamaban los hombres j)riticipales
que le debiau su educacion i sus
aume^itos, i en este caso se hallaba
Muno Gustioz respecto al Cid, come
se dicc mas exjn'esamente en los
versos 2950 i 2951" [hei Vollm.
2901 j 02).
criar v. tr. I aufziehen, erzielten 2902 ;
son bueuas e criadas wohl aufge-
zogen \h%^ ; ernähren, Nahrung geben
2514; pflegen (barba) 3282, 3284;
criastes las vos unter eurem Schutze
wurden sie gross 2086. Lid f.
liest [von C.Lt.97 gebilligt): casades;
dagegen Cr. G. 601 a 46: yo las
eugendre, seiior, et vos las criastes;
ähnlich Cr. de Veinte Reges [AI. P.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poenia del Cid
293
Rev. Hisp. V xu V. 2086); Bello:
,/avorecer un principe o senor a otro
persoym, cuidando de sus anmentos,
dändole posesioiies en feudo etc.'-'-
criazon s. f. III Dienerschaft, Gefolg-
schaft 2919; los de c. die Gef 2707.
„O. se llamö en la Edad Media d
los siervos y descemlientes de los
siervos {familia de ,ereaiione^) ocii-
pados en los lahores del campo y en
los oficios mas htwnldes.'^ [Munoz,
Fucros Municipales p. 123, zitiert
von Lanchctas.)
criminal s. m. III Anklage, Verhum-
dunq [Bello : acusacion, calumnid)
342.
crovieroD; crovo etc. s. creer.
Cruz s. f. III Krem (als Marterwerk-
zeug) 348, 351; [als Kirchengerät)
1582.
cubertura s. f. I Decke [eines Pferdes)
1509, 1585.
cubrir v. tr. irreg. III Perf. Ind.
III sg. cubrio 2807, 3099; Part.
Perf cubierto 87. c. de (con) be-
decken mit 87, 2807 ; desuso cubrio
im manto er warf einen Mantel
darüber 3099.
cueva s. f. I Höhle 544. Baist Lt. 80,
Lidf u. M. P. P. : las Cuevas dA.
cuedar; 972, 2470, 2961 cuydar.
V. tr. I denken, glauben 2130, 2470;
[fälschlich) denken 1839, 3622,
3687 ; beabsichtigen [mit folg. Inßn.)
556, 972, 3011: c. fer denken zu
tun 2961.
cuello; 3339 cuelo s. vi. JI Hals 1509,
2297, 2300, 3339.
cuemo s. commo.
cuende s. conde.
cuenta *'. f. I Berechnung 101 [s. estar);
por cuenta durch genaue Berechnung,
genau? 1264, 1734; goiaue Zahl:
\111 {La)ich.: ndmero exacto)] uou
ser en c. nicht z;u zählen sein 918,
1983, 2257; uou teuer en c. nicht
zu zälden vermögen 1795; zu
cue[n]ta 1178 s. cueta.
euer s. m. III Herz [fig.) 226, 636,
2317, 2825.
cuerda s. f. I Strick, c. de tieuda
Zeltschnur 1141; 2400.
cuerdo aj. II klug, besonnen^ vorsichtig ;
cuerda mientra 3105 statt c. mientre,
Schreibfehler, ivahrsch. infolge des
folgenden eutra (C),
cuerpo s. m. 11 Körper ., Leih 28, 3184,
parar eu cuerpo 2721; perder el c.
das Leben verlieren 1022; [tim-
schreibend) 893, 1035, 1871, rriebtol
el cuerpo 3343, 3442.
cuerta 1141 D-uckf. bei Vollni. für
cuerda.
cuesta s. f. I Abhang 1003; cuestayuso
d. A. herab 992, 1002 (s. ayuso).
cueta s. f. I Bedrängnis, GefaJir 451,
2360; /iwnmer 1189, 1178(To//w.
cue[n]ta, ebenso Bello; ü. Rom. 81
IC. Lidf cueta.
cuydado s. m. II Sorge, Besorgnis 6,
2865, 2975.
cuydar s. cuedar.
cura s. commo.
cuuado 6\ m. II Schwager 2517.
cunplir s. complir.
cuntir v. ititr. irreg. III sich ereignen,
passieren, widerfahren 2281, 2310,
2941 ; lo qiie cuutiö del leon die
Geschichte mit dem Löiven 2548;
esto que nos cuntio unser Unglück
2852.
curiador s. m. III Schützer 3477.
curiar; statt curialdas 1357 lies curi-
allas = curiarlas wie Lidf. u. M. P. I
202 ^Q ; vfjl. C. Lt. 97. v. tr. I schützen
1261, 2000, 2352; {objektlos) 1566;
hüten 3196; c. de schützen vor 329,
364, 1357, 1396; refl. sich schützen
2669; daran denken 2569.
Ch.
clial 230 s. incbaler.
cbico aj. n klein, son de dias cbicas
269 's. dia; sahst, m. 7/591, 1990.
cliristiaudad s. f III Christenheit 770,
1116, 1199.
294
Jühaunes Adam
christianismo s. m. II Christenheit 1 027,
1305.
cbristiano; Vollm. in 731, 1546 cri — ,
Hs. [nach M. P. P. cbri — ). cfj. II
christlich 29, 901, 1674, 1700;
s. tn. II Christ, f. I Christin 93,
107, 145, 3286; ;;/. = tierra de
clir. 566, 3514.
D.
d* oft = praep. r/e, mit folg. vokalisch
anlautendem Wort rerschmolxen: del
■■= de el, desso, doro etc.
•d s. yo.
da 740, Druckfehler bei Vollm. für
de der Hs.
dado s. m. II Geschenk 194.
dal 3252 = de al.
dalent s. aleiit.
dalfaya s. alf — .
dalgo .s. fijo hexiv. fija.
dallent s. al — .
damor s. amor.
daudos, dandnos s. dai\
daiio s. m. II Schaden 252.
daquand s. daquent.
daquen s. daquent.
daqueut 2137, 2382; daqueud 2130,
daquen 2102; in 2130 u. 2137
hüben Vollm. u. Lidf. fälschl. da-
quand. ife. daqnt; vgl. Bello, Baist,
M. P. P. av. von hier, von hier aus.
daqueste s. aqu — .
daqui s. aqui.
dar V. irreg. I Inf in, 314, 428; in
136 lies dar [hemos] nach C, 7?.,
M. P. I 96, in 2641 dar[e] nach
R., Lidf, M. P. I 348^^. Fut. Ind.
L sg. dare 260, 1042, 1533; dar
(vos)e, he 1035; 1040,2568,2575;
///. sg. darä 130, 382; dar (uos) ha
987; II. jü. darledes = dar le hedes
2992; III. pl. daran 585, 673;
Co)idic. III. sg. darie 3378,3381;
III. jjI' dar (le) yen 161: Praes. Ind.
I. sg. do 250, 253; U. sg. das 632,
3385; ///. sg. da 1176, 2883;
I.pl. damos 196,3239; //.;;/. dades
2096, 3216; 111.2^1. dan 434; 570;
Praes. Conj. III. sg. d6 283,2126,
3730 ; /. pl. demos 192, 584; //. pl.
dedes 138, 1129; den 1382,2966;
in 283 liest CLL 97: de[n]; in 3421
C.Rom. 81 ti. M. P. 1 7 19 de(u);
Impf Ind. III. sg. dava 38, 574;
III. j)l. davau 459, 604; Imperativ
IL pl. äat 106, 420; dad 1695,
2089; dandos = daduos 2081,2798,
3468; XU dandnos 273 = dadnos
vgl. Nils Flaten u. M. P. I 203 ^^ ;
daldo = dadlo 823; daldas::=dadlas
2136; Gerundium dando 140, 606;
Perf Ind. L sg. di 2908, 3216,
3261; dio 3204 = di yo, vgl.
Gassner S. 155 ß 358 u. M.P. 1 282
§96; did = di te 3322; ///. sg.
dio 382, 750, 804; xu dio 3204
s. I. sg.; I. pl. diemos 2565, 3210;
II pl. diestes 2570, 2852, 3115;
III. pl. dieron 244, 1050 ; Phis-
quampf. III. sg. diera 3277 ; ///. pl.
dieran 163, 2011, 2452: Pracl.
Conj. III. sg. diesse26, 165, 1286:
IIL pl. diesseu 25, 511, 520: Pari.
Perf. dado 523, 760, 81 1. — tr. [jem.)
etwas gebcji 130, 136, 138 u. o.;
qnieu gelas diera 3277, 31. P. I
357 Q.- „por el perfecto /lio'' [es
tamhien posihle en sentido optativo
irönico") ; si me los dad es [sagt],
ob ihr sie mir gebt 3216; da van
BUS corredores 1159, Bello: adoban
sus c, C. Z. XXI [anjdavan ihre
Renner trabten dahin ; dieron le en
V. 1304 [seil.: obispado, das aus
dem vorangehenden obispo xu er-
gänxen ist ? C. Z. XXI: dieron le
[sied] sie gaben ihm einen Bischofs-
sitz in V.)', dio tres cav. er schickte
drei R. aus 1405; dio una tuerta
CDU el er drehte ihn um 3684 ; etivas
xurückgeben 1533,3158,3557; [eine
Stadt) übergeben 1210; refl. sich über-
geben 574, 1145; einhauen aw/' 604,
786; — dar colpes a Hiebe versetzen,
austeilen 713, 747, 750; dar cou
Übersetzung und Glossar des altspauischen Poema del Cid
295
la lanca eiywn Stich versetzen 353;
d. uua batalla eine Schlacht liefern
987; d. parias Tribut entrichten 570,
941, 2503; d. alaridos, grandes
vosses laut schreien 606, 3663, d. los
pregones d. öffentl. Aufrufe ergelien
lassen 652; d. sohura Lossprechung
erteilen 1689, 1703; d. gracia, amor
Huld, Gnade, Liebe gewähren, scheu-
ken 888, 2608; 1924; d. ondra a,
d. de grand oudra Ehre eriveisen
1848, 1952, 2174: 1503; d. posada
Unterschlupf gewähren 2ö, 26; d. la
fe sich verpfichten 163; d. las manos
{xnr Bekräftigung eines Versprechens)
106; d. los omenaies 3425 s. dies. —
dar a partir verteilen lassen 804:
veranlasseii : quil darie a casar 3381
wer musste ihn aucJi v., auf eine
Heirat einzugehen [M. P. I 353 ^g :
'quien le habia de dar emparentar
con los de Carrion/')', d. en don
scheuken 196; 516, 2011; d. de
raano freilassen 1035, 1040; d. por
iuvizio durch U. hestinimen 3239 ;
andere Wouiimgeyi mit dar s. iinter
den einzelnen Wörtern.
darge = dar ge.
de s. dar.
de praep. Ausgangspunkt {örtlich) von
wo: 11, 14, 156, 1014, 1175; de
todas partes 134, 648; (fig.) 583,
1026, 1035, 3461; prender de
1046, tomar de 2143; de— fasta
1451, 1732; de — a 2880; {bei einer
Zahl): de XX arriba 2454; {zeitlich)
1062, 1662,3284; de que seitdem
3129: sobald 2793; {solange 1062,
1662); oy de mas 2124 s. oy; Ab-
statul, Zwischenraum {örtlich) 3609:
{zeitlieh) 1410, 1533, 2013, 2420,
2969; Ort wohin 3637 (de dentro
eu) Ort wo: 349, 398, 621, 818,
:?142; {zeitlich) wann: 93,222,416,
2961 ; Herkunft, Ursprung 151, 336,
740, 1376; Alter 40; — Ausgangs-
punkt eines Vergleichs (de nach
Komparativ) 7 98, 1010, 1735, 3129;
partitiv {mit Bestimmwig des ent-
nommenen Teils) 111, 157, 165,
440, 1729, 1860; Konstntktions-
mischung, auch ohne partitiren Sinn)
tantos de averes 1800, 2529, 3546;
462, 618; tantos son de muchos
2491, 2784; {ohne Teilbestimmnng)
673, 1025, 2798, 3248; in 1765
liest Lid f. con [senos] de aq. {s. seine
Note zu diesem Vers); Besitz 125,
152, 1952, 2936; Stoff 183, 345,
513, 845, 1010, 1509, 3085, 3094;
Eigenschaft 239, 671, 1713, 1987,
2084; handelnde Person heim Passiv
156, 270, 284, 379, 1370; Gegen-
stand, Veranlassung eines Gesclieliens
227,522,856: fazer de 2124, oyr
de 3529; für (acusado) de 73 liest
M. P. I 380 j : por ; {adversativ) 329,
342, 1357, 1365; Gegenstarul eines
Redens {erzeugtes Objekt) 129, 453,
535, 2729, 3216; dezir de ssi o de
uo 3208; 2202, 3455, 3594; Grund
1179, 1600; Mittel 1, 19, 129, 146,
1527; Werkzeug2^m, 3646,3665;
Art und Weise 380, 1151, 1511,
1704, 3641 ; de voluntad, de cora(,'on,
de grado; in der Eigenschaft als:
63, 252, 465, 1344, 2970; nähere
Bestimmrmg a) eines Sitbst. [genet.
subj.)bO, 1373, 1818, 1936; [genet.
obj.) 33, 257, 592, 639, 720; dia
de cras 676, 3725; mes de maio
3731; {Ortsnamen) 400, 415, 649,
1971, 2697; el bueno de myo Cid
655; 1426, 1583, 2513; b) eines
Adj. 113, 269, 357, 412, 1060;
zu 653 u. 838 vgl M.P. I 382^^;
c) eitles Pronomens : 980,1226,1867,
2410; bei einer Anzahl von Ad-
verbien: antes de, a menos de, apres
de etc.
debdo 6-. m. H Pflicht, Schuldigkeit
2365, 2598; complir el d. 3535,
3702; esto e yo en d. 225, das
halte ich für meine Pflicht', los que
el d. avedes 708, seil, dies zu tun',
Verpflichtung 3528.
296
Johannes Adam
flever v. II stets mit Infinitiv; müssen
315, 995, 1107 ; dürfen 1457, 3363;
sollen: deviemos hätten sollen (vgl.
31. P. I 349^ u. 354 § 163) 2759,
3297; 3276.
deckender de v. intr. irreg. II absteigen
von 1832. Stadt de(^endieron liest
Lid f.: diyieron = 1394 n. 1796;
Bello s. V. decir: „bien puede ser
errata"; ähnlich M.P. I 265^^.
dec^ir de v. intr. irreg. III. Praes. Ind.
III. sg. di^e 974; Oerundimn di^i-
endo 1756; Par^. Per/. de(,ndo 1394.
absteigen, herabsteigen von.
ded s. dent.
dedes 5. dar.
del 3730 = de le von dar.
delant; 1577 delante praep. vor [ört-
lich] 327, 715, 3615; vor [dem An-
gesicht) einer Person: 1759, 2230,
3324; Vermischung mit Ädv.: delaute
SU mugier e de sus fijas 1577. —
delant; deland 641; dellaut 3174.—
av. {örtlich) vorn 607; in der
Front 1130,2358; estar d. zugegen
sein 1655, 2137, 3174; vor jem.
stehen 2596; vor jem. liegen 868;
ver d. vor sich sehen 1180; liich-
tung einer Bcivegung: aduzir d. 641,
1469; yr d. 2374; es nähert sich
stark der Präposition {vor jematid)
in: vayaute delante 853; 1019,
1050, 1666, 1683, 1959, 2215;
del. al Camp. 2369 {nach M. P. I
370^ sehr seltene Wendung).
delent, nach M. P. I 185 ^ errata für
deleit, ivie Lidf. ; C. Rom. 81: „delent
z= deleite"' doit etre conserve. s.m.III
Ergötzen, Vergnügen.] estar en graut
d. sich sehr freuen 1601.
delibrar v. I tr. töten {Bello: quitar
del medio, matar) 753; intr. reden
ohne zu stocken {Bello: pronunciar
sin embaraza, 7ion tarta^nudear) 3307.
delicio s. m. II Wonne, Entzücken 1639 ;
siempre bive en d. lebt immer herr-
lich und in Freuden 850; ad. mir
zur Lust, Wonne 3282, 3284.
della e della part *■. el.
dem 2126 s. dar.
demandar v. tr. I verlangen, fordern
3148, 3173, 3211, 3213; d. derecho
3079, 3230; {objektlos) Klage er-
heben 3143; zur Rede stellen ivegen,
Rechenschaft fordern für 965, 3165;
bitten um 1882, 1887, 3405; fragen
nach 1292; d. por 97, 99, 292,
1311, 2304.
demas av. überdies, ausserdem 28, 46,
3548; todos los demas alle übrigen
2041.
demos s. dar.
demostrar v. tr. I. Praes. Ind. HL jjI.
demuestran 2703 etw. zeigeti d60Q ',
d. amor jem. s. Liebe bezeigen
2703.
den s. dent u. dar.
dent 585, 1038; dend 1063, 2773;
den 984, 3416; ded {TiMe ver-
gessen, nach M.P.I 208 ^q) 2134,
3029. — av. (örtlich) von dort
952, 984, 1507, 1788, 2808; {Er-
satz für ein Pronomen mit de):
davon 585, 2773; daran 1063,
3029; darüber 1038; dafür 2126,
2782, 2855, 3416; darnach 1899;
dessen 2134.
dentro av. drinnen 2003 ; d. en drinnen
in 62, 341, 962, 1097; de d. de
2785; de d. en 3480; coger de d.
drin aufnehmen 621; los de d. die
Leute von drinnen "i^', hinein, hinein
nach d. a 801, 1561; d. en 2818;
de d. en 3637; fata d. en bis hinein
in, b. h. nach 1227, 1382, 2416,
2925.
departarse v. refl. I sich trennen, sich
entfernen 1514 (s. Anm. in der
Übers.; nach M. P. P. hat die Hs.
deportar).
departi(,-iou s. f. III Abschied 2631.
departir de v. intr. III entscheiden über
2729.
deportarse v. refl. I sich ergötxen 2711.
deprunar v. intr. I hinabsteigen 1493.
deraraar v. tr. I zerstreuen 463.
Übcrsciziiiig und Glusaar des altspauiscbcu rucuia del Cid
297
dereclio s. m. II Hecht ^ daa llrrhte
3600; cou d. 1105; deraandar d.
3079, 3230; escoger el d. 3138;
tener d. recJä Iiabeii 3142; fazer d.
recJit handeln 3278, 3299; querer
cl d, 3549 ; dezir el d. Ixccht sprechen
3593 ; so d. contado icas iJtnen recht-
lieh zukam 2486; Rechenschaft dar
d. 642, 2966, 2992; aver, rrecebir
d. Genugtuung erhalfen, 2915, 2952,
3169; 3133; aiudar a d. uim Rechte
verhelfen 2960; adrcrbial: a d. nacli
Gebühr, ivie es sich gexiemt 3576,
3580.
derecbo aj. II auf recht , senkrecht 482;
levantarse d. sich erheben 2228.
derraucbar, Hs. dera — , )iach M. P, P.
V. intr. I aus den Reiheti brechen 703.
derredor av. ringsum 2390. aderredor
hemm, umher, rings Jierum 937,
2038, 2699, 3106, 3122; los que
estan a. die Umstehenden 3622; eii
d. 466. — d. de um — lieruni 60,
560, 637, 3587.
derrocar v. tr. I hcrimterivcrfen 1007.
desafiar v. tr. I herausfordern 965.
desaqui = desde aqui av. sofort 1710.
desarraado aj.II ivaffenlos, ohne Rüstung
1744.
desatarse v. refl. I sicli losreissen, sich
losmachen 2282, 3331.
descavalgar; 1592 desca[va]lgfiva. r.
intr. I vom Pferde steigen 52, 57,
1592, 1757.
descabecjar r. tr. I enthauptoi^ töten.
que los descabe(,emos . . . dadurch,
dass wir sie töten . . . 620.
descroydo aj. II ungläubig 1631.
descnbrir v. tr. irreg. III aufdecken,
entblössen: a quem descnbriestes las
telas del c()ra(,'ou? ivarum zerrisset
ihr mir das Herz? 3260; verraten
107; jem. etivas entdecken 3323.
desdalli 1730 s. desde.
desde praep. {örtlich) desdalli ro)i dort
aus 1730; {zeitlich) desde oy von
heut an 2035.
desear 2327; dess — 2334 v. tr. I sich
seltnen nach [mit Obl. des Ortes).
desenparar; 469 dese[n]p — v. tr. I
verlassen, im Stiche lassen 469, 910,
1471; Part. Perf aj. hilflos 2945.
deseredar r. tr. I der Besitzungen (berc-
dades) beraidjen 1363.
desfazor r. tr. irreg. IL Part. Perf.
desfecho 1433 vernichten, verderben.
desi; 2157 dessi. a,v. {örtlich) von da
aus 1109; d. arriba von dort oben
478; d. adelant vo)i da ab 1383;
{zeitlich) darauf 867, 1667, 2640,
3612; dessi luego sofort 2157;
dann, überdies, ausserdem 1275,
3484; [bei der Aufzählung) dann
weiter, ferner 742, 3110.
desleatauza, lies deslea[l]tanza ivie
Bello u. Lidf. s. f. I Untreue, IVeu-
losigkeit 1081.
desmaucbar v. tr. I zerbrechen [die ein-
zelnen Glieder des Panzers zerreissen)
728; 3635: las dos le desmaucbau,
lies [se] le d. wie Lidf. [ähnl. C. Lt. 97),
oder le desmaucba wie Bello.
desnudo aj. II nackt, bloss 471, 608,
2413, 2944.
desobra s. f. I Streit, Zwistigkeit?
[Bello: rina, pendencia) 3080; Lidf.
[Änm. zu dies. Vers): A desobra
C. (= Cornu) preferiria sossobra =
zozobra, u lo cual replica B. (= Baist):
,.Si se quiere mudar desobra, con
sosobra [Cornu, cf. 3140 bolviere
ma cort) aun destorbo, desorden
seria posible; mejor me parece des-
ondra." Yo creo que no es nccesario
cambiar el texto; desobra : obra =
desondra : ondra. Tal es tambien la
opiniön de R. [Restori).
desondra s. f. I Schimpf, Viiehre,
Schande 2762, 2906, 2910, 3541.
desoiidrar v. tr. I beschimpfen, enteliren
981, 2950, 3256.
desonor s. f. III Schande, Schmach,
Unehre 1357, 1371, 2909, 2944;
ave/d. por entehrt ^verden durch 3149.
despender v. tr. irreg. II ausgeben 260,
298
Johannes Adam
2542: 1557 lies: lo so despeudie
el nioro, que dellos uon tomava
nada (= Bello).
despenssa s, f. I Atisgabe '^ si essa d.
vos falle^iere wenn das Geld dafür
Euch ausginge 258.
despertar v. intr. I erivachen, auf-
wachen 410, 2292, 2787, 3336.
despues av. darauf, nachher, hernach
140, 1909, 2037, 2547, fürderhin,
in Zukunft 1946; los de d. die später
Hinzugekommenen 1248; despues de
nach: d. del plazo nach Ahlauf der
Frist 309.
despues que conj. sobald als, nachdem
404, 1116, 2475; da 884.
dessear s. desear.
destellar; 501 destelaudo v. intr. I
tropfen, tröpfeln 501, 781, 1724,
2453; 762 destellado lies destella[n]-
do loie Bello u. Lidf.
deßuso s. suso.
detardar; 96 detar|da]va v. I tr. aiif-
schieben nou lo detardava er verlor
keine Zeit 1584; 105, 575, 638,
1198 u. ö.; intr. zögern: mucho
detardamos wir zögerten allzulatige
2540; rcfl. sich aufhalten, sich ver-
iceilen 1506; d. de zögern 1700.
detener v. tr. irreg. IL Praes. Ind.
III. sg. detieue 3084, 3307 ; IIL pl.
detienen 648. — anfschiehen 648,
2976; refl. uos detiene por nada
er zögert durchaus nicht, verliert
keinen Augenblick 3084; [von der
Zunge) stocken 3307.
dexar; 1438 dixaremos ist errata Voll-
möllers; Hs. dex — nach M. P. P.
V. tr. I verlassen 11, 115, 289, 301,
910; d. el cavallo vom Pf. steigen
1580: zurücklassen 117, 133, 255,
486 [s. poder), 576 [s. fito), 624;
in 3642 liest 31. P. I 320^^ {nach
Cr. G. 626b ^^) [en] el dexo la
lanya Hess in ihm stecken; nötig
erscheint jedoch diese Korrektur nicht :
dexar = loslassen; [mit folg. Inf)
lassen 347, 897, 978, 3339; yo
dexar me (= me he) morir ich iverde
den Tod an mich herankommen lassen
1029; unterlassen 445, 448, 1348,
1640; [mit dojyp. Acc.) lassen 461,
3266; d. vivo am Leben lassen 785;
überlassen 475 ; in Buhe lassen, ab-
lassen von 989, 8257, 3645; d. el
alma d. Geist aufgeben 1022; d. las
posadas die [Aufzähl, der) Herbergen
erlassen 1310; d. assiniestro zur
Linken liegen lassen [von Orten)
2691, 2694; 2696; dexaudo van
los delant 607, Staaf Rom. Forsch.
XXIII 633 d. los van d. sie lassen
von ihnen ab und ziehen weiter?
[s. dazu M.P. I 409); refl. d. de
aufhören mit, von 3293 (dexassedes,
höfliche Bitte), 3707.
dezeno num. ord. der Zehnte 1210.
dezir v. tr. irreg. III. Infin. 30, 830,
899; Fut. Ind. I. sg. dire 1453,
2764, 3309; dezir (vos) he 947,
1423; H. sg. diräs 3370; III sg.
AhA 319; dezir (vos) ha 1688;
///. pl. dir An 902; Praes. Ind. I. sg.
digo 889, 1026, 1335; //. sg. dizes
2955,3386; Illsg. dize 782,922,
2117; diz 1875; I. pl. dezimos
3212; H. pl. dezides 1908, 3527;
III pl. dizen 347, 435, 590; Praes.
Conj. III sg. diga 1814, 3464 ; 7. pl.
digamos 2544; IL pl. digades 977,
1904, 2139; III j)l. digau 535;
Impf Ind. III pl. dizieu 628, 2666 ;
diziau 19; Imperativ II. sg. di 2638,
3329; H.pl.dezid 129,670,1407;
dezildes 389 = dezidles; Gerunditim
diziendo 928, 1418, 1926; Perf.
Ind. I. sg. dix 2370; ///. sg. dixo
49, 136, 139; ILpl. dixiestes 3462;
IIL 1)1. dixieron 1468, 1692, 3060;
Fut. Conj. III. sg. dixiere 1912;
IL pl. dixieredes 1872 [s. weiter
unten); Part. Perf. dicho 70, 213,
320. — sagen 30, 49, 70; que
dixiestes o que uo 3462 M. P. I
365 An)n. 1: '•Que dijisteis o que no
dijisteis', esto es, 'si lo que dijisteis
Übersetzung,' und Glossar des altspanischcu l'üeiua dcl Cid
2ü9
valc algo 6 no' ; estas palabras dichas
nachdem diese Worte (jcfproelicn
loaren 213; d. uua rrazou dieselbe
Ansicht missern 19; dixo esta rrazon
er sprach folgende Worte 1866,
2043; d. uua vanidat s. dies] d.
couseio Hat erteilen 1183; d. uial,
bien de 535, 1814; 2266; d. sa-
ludes Gi'iisse ausrichtet 928, 932;
d. mer(,'edes; d. la missa die Messe
lesen 319, 320, 1688, 1703; d.
matiues das FrüJtf/chet verrichten
3060; d. el Aerecho Fedit spreclien
3593; etwas eruihlen 1620, 1776;
von ettv. sprechen j erzählen 899,
1453, 2764, 3670: jem. nennen,
heissen: uno que dizieu niyo Cid
628, 654, 902, 1362, 2727; do
dizen moute Calvario 347, auf dem
BergCj den man den K. nennt '^ o
dizen Casteiou {so die Hs. nach
M.P.P., Vollm.: dizen C, Rest.
Lidf: [do]), bei dem Orte, der C.
heisst 435; ähnlich 649, 2653,
2657, 2876; a quäl dizen Medina
in dem Orte, der Jf. heisst 2879;
sagen lassen 1468; d. de no nein
sagen, etic. abschlac/en, ausschlagen
2117, 2202, 3455; d. de ssi o de
uo 3208: (objcJctlos) 1806, 1912,
3212, 3329; in 1872 commo vos
dixiei'edes aqui liest D. H. ixieredes
{v. exir) d'aqui, wie Daist und Lidf
[über die Gründe für die Änderung
etc. s. L.s Note zu diesem Vers);
[mit folg. Objektsatx) a) Aussage
1910, 1943, 2355; b) Wunsch, Be-
fehl 977, 1407, 2839: c) indir.
Frage 670, 1423; Einleitung einer
direkten Rede: 13(), 139, 590 u. o.
(li s. dar und dezir.
dia 6\ m. I Tag 205, 306, 770: a
fercer d. am dritten T. 523; 1113,
2057, 2249; otro dia manana am
andern Tage früh 394, 413: 550;
el otro d. 1476; el dia de cin-
quaesma 3725; en aquel d. de cras
am morgigen Tage {s. aquel) 676;
pocos d. lia es ist noch nicht lange
her 1849: des d. seit, von diesem
Tage an 1591; 1662, de aquestos
XV dias lieute in 14 Tagen 1410;
de un d. autes s. dies: antes deste
ter(;er d. s. antes de; xu 2474: debe
lecrsc : por la cort vgl. 7 70 (M. P. I
.WS): [Gegensatz zur Nacht) 311,
2788 [s. mieutra que); de noch e
de dia bei Tag und bei Nacht 222;
416, 658: de dia nin de noch 562,
2002 ; todol dia den g. T. über 650 ;
1168; el d. e la noclie Tag und
Nacht hindurch 681; 970, 2842;
las uoches e los d. bei T. und bei
Nacht 824, 1547, 2536: dias e
noches 3699 ; (Lebenstage) 220, 269
(s. chico), 1027, 2083 (.y. pequeno);
en todos vuestros d. solange ihr
/e&^2194; 2470; algun dia, algunos
dias einige Zeit 251, 283.
di(;ieron s. de^ir.
diclio .<?. dezir.
did 3322 = di te.
diemos, diestes etc. s. dar.
diente s. m. III Zahn 2022.
diestro aj. II rechts 11, 216, 750;
[substantiviscli) a diestro, de d. 2696,
2875: 2>^Q zur Rechten-, cavallo en
d. 1548 [s. Übers.), 2010; c. pora
en d. 2573 Streitross [Bello: bridon,
corcel).
diezmo num. ord. der ZeJinte, der zehnte
Teil, ein Zehntel 1798.
diga, digo etc. s. dezir.
dil 2638 = di le von dezir.
diles 3153 = di les von dar.
diuarada s. f. I etwas, was den ]Vrrf
eines Denars hat. non . . . al menos
d. nicht einmal eines Hellers Wert 64.
dinero; 3733 dineros. s. m. II Heller,
Deut: uu dinero malo ein elemler II.
165, 503, 1042: un d. de dano
ein H. Schaden 252 ; Geld 804, 3733.
dinero s. dinero.
dino (J/. P. 1185,^^'. „h quizd por mala
grafia de Per Abbat".) aj. II würdig
2363.
300
Jobannes Adam
dio 6". dar.
dio 3204 = di yo von dar,
Dios s. Eigennamen.
dir^, diräs etc. s. dezir.
dixaremos s. dexar.
dixiestes, dixo etc. s. dezir.
diz, dizeudo etc. s. dezir.
do s. dar.
do av. wo [direkt fragend) 379, 1804;
{md. frag.) 2545, 2Qh%; {relativ) 294,
548, 722, 1353, 1537 u. ö.; dort,
ivo 1317, 1364, 1912, 3081; do
dizen ni. C. 347 s. dezir; alla do
2853; dm-thin, wo 833, 1911, 1944;
wohin 490, 1235, 2286; qiie metan
en sus bodas o do quisieredes vos
2104 {ivofür)-^ fasta do {örtlich) bis
dorthin, wo 1951; {zeitlich) bis {zu
dem Augenblicke, wo) 3336. dou; in
1812 dond: in 353, 1517 doiit,
in 3619 dod {lies do[n]d, nach
M. P. I 208 3o). — von wo, icoher
938; {statt des Relativpronomens mit
de) 353, 3181: {relativ) wo 450;
dcrrthin, von wo 2112; Grund {statt
Relativ2)ro7i. mit de): so dass damit
1034, 1054, 1812; so dass dadurch
2311, 2737; do, dont, conj. {zeit-
lich) als, sobald als 1516, 1517,
1676, 2016, 3595.
doblar v. tr. I verdoppeln 80, 251,
303, 586; la madre lo doblava die
Mutter war doppelt so zärtlich {ivie
der Vater) 2602.
doble {M. P. I 318) s. f III das Dop-
pelte, tres d. de loriga ein drei-
facher Doppelpanzer 3634.
doQieutos s. doz — .
doler V. intr. irreg. IL Praes. Ind.
in. sg. duelle 3031. — fig. {vom
Herzen): schmerzen, wehtun 2767,
3031.
dolor s. m. III Schmerz 18, 1166.
dou (1) s. do.
don (2): 2512, 3036 do[n]. s. indecl.
Herr {stets mit einem Personen-
namen verbunden) 155, 159, 185,
199 u. ö. ; Heirin {nur und stets
vor Vokal; einzige Ausnahmen 27 ] 0
dona Elvira, und 2786 dou Sol)
2075, 2088, 2097, 2817 u. o. —
Über den Gebrauch vgl. M. P. 1 311
§ 121.
don (3) 2^1' doues 2259, douas 224,
doiias 2654 s. m. HI GescJienk, Gabe
192, 1856, 2115, 2125; aver en d.
179 s. dies; dar en d. 196, 3115,
3515 s. dar; enbiar en (de) d. 816,
1344.
dona s. dona und dou (3).
dond, dont s. do.
dona; in 1763 die Hs. iniüml. dana.
— s. f. I Herrin {tmr in Verbin-
dung mit Eigennamen) 239, 253,
262 u. ö.'. {vor Vokal nur und stets)
don 2075, 2088, 2817 u. o.; Aus-
nahmen: 2710 dofia Elvira wid
2786 dou Sol.
doüas 2654 s. don (3).
dorado aj. II vergoldet 88.
dormir v. intr. irreg. III. Praes. Ind.
III. sg. duerrae 126; Impf. Ind.
III sg. durraie2280, 3331; Gertin-
ditan durmiendo 1168. — schlafen.
dos 1676 = do se.
dos nu77i. m. und f. ; dues fem. nur
w 255. zwei 349, 654, 686; 85,
113, 698; {mit Artikel: kleinere
Zahl aus bestimmter grösseren) 761,
3635; 638 los dos yd ihr beide
geht; {multiplikativ): dos tauto dop-
pelt, noch einmal so viel 2338.
dozientos; 1564 dozi[en]tos; in 1490
die Hs. doz— , 7iicht doQ — wie
Vollm. num. zweihundert 917, 1490,
1564, 1813.
dubda s. f. I Zweifel 1131 ; sin (nulla)
d. unverzüglich, ohne Zaudern 477,
786, 898.
dubdan(,'a s. f. I Unschlüssigkeit, Be-
denken, sines d. unverzüglich 597.
duca (?); Bello, Rest., Lid f.: daca {vgl.
C. Lt. .97). las tierras d das dies-
seitige Gebiet 1088.
duele s. doler.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
301
duelo s. m. II Schmer i 29, 381, 1180,
2631.
duena 263, 270; dueua 239, 254.
N. /". / [nie heim Eigennamen) Dame,
edle Frau 825, 1358, 2232: Frau
239, 254, 263.
dueno 615, dueno 730,2406. s.m.II
[nie heim Eigennamen) Herr.
duerrae s. dormir.
diies .9. dos.
dul(,'e nj. III lieblich 405; schneidig
(espadas dul(,'es) 3077, Bello: „dicese
metaforicomente de la espada qiie
corta i rehana hlanda i suaramente,
co)i poco esfuerxo de la viano."'
duu 3094 = de un.
durador aj. III dauerhaft 2723.
durar r. intr. I tvähren, dauern 777,
1148, 1227, 1679; bleiben, ver-
weilen, verharren 1120, 1169, 2251.
durmie, durraiendo s. dormir.
E.
e 3285 bei Vollm. iniiimL für a(ella)
der Hs.
e Copula: und 81, 87, 88 e(r. he 2163;
y 2087, vielleicht auch in 242, 863;
hy 1412 [s. dagegen C. Lt. .97); und
zwar 1572, 2450; pleona.stisch [vgl.
M.P. I 313 und 3.91^.) und nicht
XU übersetzen in: 1749'; 300, 372,
971, 1633, 2342, 2456, 2626
[C. Rom. 81, Bello und Lid f. .streichen
da.f e),
evades aqui [mit Obj.) seht da 253,
820, 2519; {init indir. Fragesatz)
2326; evad aqui [mit Ohj.) 2123.
evay Asur G. 2172 : Lid f. liest e va y,
C.Lt. .97: Iva y.
ebayr .<?. enbayr.
evos 2363 = e vos.
eclegia s. egiesia.
ecliar v. tr. I etw. wohin werfen 751,
3640, 3651; hinlegen 184, 1959,
3734 [M.P.P)] auflegen [cnhexinvAa)
1585; e. pregon einen Aufruf er-
gehen lassen 1187; e. aparte heraus-.,
herunterhauen (las carbonclas del
yelmo) 766, 3631; e. de tierra ver-
bannen 14, 267, 1048, 1240; e. de
fuera hinausjagen 679; refl. sich
)tiederlegen , sich schlafen l. 404;
e. eu sich niederwerfen^ hinknieen
auf 327; e. sobre sich [auf eine
Stadt) werfen 1203; e. a pies a.
sich jeni. xu Füs'sen iverfen 1594;
e. eu (^elada sich in einen Hinter-
halt legen 436.
hedant (u Schreibfehler; M. P. I 7.96\ J
s. f. HI Alter 2083.
eglesia 326, 367, eclegia 2239, eccle-
gia 2241. s. f. I Kirche, Gotteshaus.
eguar r. tr. I ausgleichen auu uou es
eguada (pulgada) ist noch nicht
nachgeicaclisen 3290.
el Artikel, masc. el 18, [determ.) el
que 58, el de 295; [mit praep.) al
72, 142, del 33, 38, eontral 3471,
poral 2929, antel 264, cabel 3681,
sobrel 2127, sol 2287; [ausgefallen
hei folgendem 1): 2297 pora[l]leou.
— fem. la 13, 81, IIa 3103, [mit
pronominalem Wert in): della e della
part 1965, 2079, 3139; el [vor
fem. mit betontem a im Anlaut) 150,
661 (: 558 la agua), 722, 1022; {vor
anlautendem unbetonten a) 609, 660,
1067; [vor andern anlautenden Vo-
kalen): e 471, 756 [dagegen 790,
3189), 1673, 0 2338, u 2756; a el
cbenf = al 694, 1100; 38, 635,
2727; [determ.) la que 649, 1545;
la de 869, 1232; in 2719 la del
leon .seil, cosa, ocasion [Fern. Araujo
S. 238; vgl. M. P. I 31!) ^^):, —
neutr.: lo 409, 592; [determ.) lo quo
70, 520, 157 (5. que); lo de 635,
2664, 3330; plur. masc. los 1, 13,
llos 2926, 3613 [vgl. C. Rom. X 93):
[determ.) los que 101, 454; xu 708
los quo . . . avedes s. Diex, Gr. HI 23:
los de 35, 36, 570; los de depues
s. dies; los de criazou s. dies: fem.
las 17, 28, Uas 2822, 3272.
ela 1635 = he la v. aver.
ela s. yo.
302
Johannes Adam
eleu 1896 ; Hs. nach M. P. P. : elo = 61.
ella, ellas, ello, ellos s. yo.
eile 1353 = 61.
ello 1898 = he lo, s. mereger.
ellos 2926, 3613 = e los.
emieute 1070 ; Bello, Lidf., C. Z. XXI:
e[n] miente s. venir.
en 112, 344 s. eud.
en pruep. Ort ivo: 8, 56, 59, 252 w.o.:
en moros im Lande der M. 3514;
{auf Personen bezogen) 849, 1833,
2414, 3001; [Übergang aus der Be-
wegung zur Ruhe) 1762, 2216;
Ziel: 23, 59, 128, 327, 339; [auf
Person bezogen) 2859; levantarse
eu pie 2027, 2040 u. ö.; zeitlich:
wann 41, 221, 294, 603, 2292;
wie lange 121, 1451, 2470. —
Übertragen: 569, 1255, 1259, 1893;
16, 144,964, 1601; Art und Weise:
100, 104, 850, 1349, 2721, 3258;
Absicht: 442, 776, 1388, 2403,
2533; in der Eigenscliaft als: 196,
225, 816, 1069, 1813; Stoif: 186,
1217, 2255 (en bestias . . . C son
mandados), 3240; [fig) 688, 1200,
2173; Gegenstand einer Handlung:
1941, 3554, 3716; Mittel: 47, 729,
1445, 1862, 2615, 3125; Grund:
675, 1138, 1287.
enadrän s. euader.
ei)ader v. intr. IL Fat. Ind. IIL ])l.
enadrän 1112; en nuestro pro e.
sie werden unsern Vorteil erhöhen.
Bello vergleicht Alejandro 925: „A
los que fueron ricos enadre en
riqueza" ; C. Lt. 97 ,^die Möglichlceit
der ErJdärung [von enadrän zic
anadir) zugegeben^ ist auch nicht
zu übersehen, dass man anderswo
[V. 1913, 2054) liest andar le quiero
a myo Cid en toda pro, andamos
en vuestro pro".
enantes de 3051 s. antes de.
en bargar v. tr. I in Verlegenheit bringen
2147.
enbargo s. m. II Hindernis, Last, Ver-
druss 1865.
enbayr 2309; ebayr 3011 [vgl. D. H.s
Note zu dies. Vers) v. tr. irreg. III
angreifen, beleidigen; dagegen erklärt
Bello : ebayr [evadere) =. frustrar In
queja o demanda de alguien.
envergon^ar v. intr. I sich schämen
2298. Bello: mostrar respeto ; D.H.:
avoir honte.
enbiar, so meist; enviar 518, 1406;
embiar 1854. v. tr. I jem., etw.
schicken, entsenden 490, 878, 1457,
1495; [objektlos) e. a, por, pora
schicken nach, zu 518, 627, 1188;
624, 1278; 976; fortschicken ^^^1 -,
zuriXckschicken 3490 ; e. .idelaat tw-
anschirkcn 3016; e. do don als Ge-
schenk senden 1344.
enbra§ar v. tr. I ergreifen {^mit der
Hand fassen) 2284, 2393; eiibra9an
los escudos delant los coracones sie
ergreifen die Seh. und hcdten sie vor
das Herz 715.
enbuelta s. abuelta.
enbuelto Part. Per f. von eubolvcr, ein-
gehüllt (en armas) 659.
encavalgado -s'. ni. II Berittener, Reiter
807.
eiicamar v. tr. I Bello : encorvar, torcer.
de la siella lo encamo er hob ihn
aus dem Sattel? 3684; refl. wanken?
zu Boden fallen? 3629.
encarnayion .s. f. HI Menschiverdung.
prender e. Fleischesgestalt annehmen,
Mensch iverden 333.
en9errar v. tr. I einschliessen 2695.
eu(;ervi(;io s. yervicio.
enclaveado aj. H mit Nägeln beschlagen,
verziert 87.
enclinar v. tr. I e. sobre, de suso de
beugen, neigen über 3617; 717;
eucliu6 las manos en la su barba
er fuhr sich mit den H in s. Bart 274.
encortinar v. tr. Imit Vorhängen versehen
2206 (t. b. encortiuado, seil.: es).
encubrir v. tr. irreg. III. — verbergen,
verhehlen 922.
enchir de v. tr. irreg. HI Conj. Praes.
I. 2)1. yncamos, lies ync[h]amos wie
Übersetzung und Glossar des altspanisclien Poema del Cid
303
Bello, Korbs S. 25 und M. P. I
403.^^. — anfüllen mit 86.
ende 2100, 3547, end 357, en 112,
344. que ayades o. sabor Gefallen
daran 2100: avieu e. sabor Ver-
langen danach 3547; por end, p. en
daJier, dadurch 344, 357, 112 (s.
venir).
eudurar /•. (r. I aushalten, ertragen 704,
946.
encmigo .v. ni. 11 Feind 9, 1836, 2998.
enemistad s. f III 965: M. P. Rev.
Ilisp. V XU V. 965: lease amistad;
C. Z.XXIiorn&r amistad die Freund-
schaft kündigen ; vgl. auch Cr. G,
532a S: niu le torne amiztat.
enel 1690 = en el.
enes 1678 = en es (dia).
enfrenado aj. II gexäunä 817.
enfuryion : IIs. euffurcion nacli M. P P.
s. f. III Munoz [Coleccion de fueros
municipales y cartas pueblas): „Era
un iributo que pagaba el solariego
al senor en reconocimiento del do-
minio directo del solar en que labraba
6 edißcaba la casa^^ [xitiert von
Bello). Bello: comida, banquete;
C. Rom. 81: c^est ä peu pres un
synonyme de „condueho"; D. II:
festin. — Mahl 2849 ; Nahrung 2822
{s. esf'uer9o).
engend rar v. tr. I erzeugen 2086, 2595.
engramear v. tr. I schütteln (]& tiesta)
13. Bello: saxnidir, menear (i:gl.
seine Belegstellen); dag. liest.: solle-
vare, alxare.
enraendar v. tr. I vergüten, ersetzen,
Genugtuung leisten für 963.
enpara s. f. I Schutz 450, 964.
enparar v. tr. I verteidigen 1223.
enpeyar v. I. Praes. Ind. III. sg. enpieca.
3308: intr. beginnen e. de 3308:
refl. statt passiv 3542.
enpenar r. tr. I verpfänden, zum Unter-
pfand geben 92.
enperador s. m. III Kaiser 2553, 3297;
padre del buen e. 3003 {s. Remond).
enpiet;a s. eupe(,ar.
enplear v. tr. irreg. I Praes. Conj. I. sg.
enpleye 500. — brauchen, gehrauchen
500, 1006, 1722.
enpresentar v. tr. I als Geschenk an-
bieten 872.
enprestar r. tr. I leihen, borgen, en-
prestan les de lo ageno man borgt
ihnen von fremdem Eigentum, sie
entlehnen es bei andern Leuten 3248.
ensayar v. fr. I erproben, versucJien
2376, 3662: e. la espada en an
jem. 2414; e. sA^xüen jem. angreifen
3318; refl. sich versuchen, sich er-
proben 2388, 2460, 2746, 2781.
ensellar v. tr. I Praes. Ind. III. sg,
eusiellan 1585. — satteln 1585;
{objektlos) 317; — ensellado 1004;
enss — 2145 mit einem Sattel ver-
sehen, palafres muy bien e. mit
trefflichen Sätteln, schön gesattelt.
enseiiar v. tr. I [mit Acc. der Person)
jemandem (ctw.) zeigen 2545; {7nit
Acc. der Saclte) 3604.
enssienplo s. m. II Beispiel 2731.
entencion s.f. III Ansicht [Bello: pensa-
mieiito, idea, concepto). non diga
n. della mas una e. niemand spreche
mein- ein Wort 3464.
e Uten der v. tr. II verstehen, hören 2667.
entendido aj. II verständig, gelehrt.
bien e. de letras iti den Wissen-
schaften sehr beu-andert 1290.
entergar (eutergueu 3234; entergedes
3227) V. tr. I [jem.) ein: ausliefern.
In 3234 ist oitiveder ein Obj. los
oder, wie Lid f. tut, [se] xn ergänzen.
entrada s. f. I Eingang 1163, 1572.
eutranios 2660, 3232 6\ amos.
entrar (42 e[u]trö; xusammenges. Zeit
stets mit ser ausser in 2247 : an
entrado). — v. intr. I eintreten, hiiiein-
gchen, einxiehen [absolut) 1205, 1745,
2213, 2515, 3107; {mit Angabe
des Ortes): e. a 12, 98, 125, 545:
e. en 687, 773, 1212, 1534; e. por
15, 470, 2931; e. en armas zti den
W. greifen 1640; e. en batalla in
den Kampf liehen 2321, 2327, 3305:
304
Johannes Adam
e. eu az sich in Schlachtordtmng
aufstellen 697; e. en paria anfangen
Tribut %u xahlen 569; por las parias
fue eütrado er hatte es iihernommen,
Tribut zu erheben 109: e. en prez
Ruhm erlangen 1755; [von Briefen)
ankommen in 23, 42; {voti einer
Schere) hineinkommen [in d. Bart)
1241; eindringen, einfallen [absolut)
1132, 1696; e. a alg. auf jem. ein-
dringen 1144, 1720, 2896; e. sobre
mar in See stechen 1627; (_von
der Nacht) }ier einbrechen 137, 311,
827, 1699; el marzo quiere e. der
IL naht heran 1619; e. entre hin-
einrücken, trcfcn zwischen 603, 1066;
beginnen (semaua) 665; e en fabla
ein Gespräch [miteinander) beginnen
1372, 1893 [s. rrazou); wieder ein-
treten, zurückkehren e. a3046, 3053;
e. a fazer sich anschicken zu 1877,
2250; refl. eutrarse eu, a eindringen
in 642; hineingellen in 1579, 2896.
entre praep. zwischen [örtlich) 547,
- 595, 603, 1066; [Gegenwart in
einer Mehrheit) 797, 1236, 2972,
3295; entramos beide 2660, 3332
[s. M. P. I 5.90iJ; [zeitlich) e. noch
e dia in der Morgendämmerimg 2810 ;
[zwei Subjekte einführend) entre — e
sowohl— als auch 968, 1737, 1774,
2254; [einfache Kopulierung) entre
Rachel e Vidas 191, 842, 1549,
2087.
era, eran s. ser.
era, s. f. I Ära, Zeitraum: en c. de
CC[C]XLV afios im Jahre 1307 {nach
unserer Zeitrechnung). In der Hs.
CC XLV; rgl. Vollm. Gott. gel. Anz.
82 und M. P. 1 15. Nach Ansicht
der meisten Gelehrten tvurde die
Kojne des Poema 1307 angefertigt
[s. Gayangos I 496, M. P. I 18,
R. Pr. XIV^ S. 19, Vollm. Gott. gel.
Anz. 1882, Menendez y Pelayo, Angel,
Cornu, Baist^ Fitz-Maurice Kelly)',
für 1207 trat bes. Doxy [Rech. II
85 u. 90) ein.
heredad; 1364 herdades. s. f. III
[meist im Plural). Besitzung, ge-
wöhnlich ererbt) 115, 301, 460,
893, 1607; aver por h. als Eigen-
tum besitzen 1401; tener por li.
als E. betrachten 1472.
heredado aj. II einer, der Besitzungen
liat. do sodes heredadas wo ihr
Besitzungen habt 2605.
eres, heres s. ser.
hermana s. f. I Schwester 2592.
herniauo s. m. II Bruder 2230, 2319,
2538; 7j/. Geschwister ^2^.
hermar v. tr. I zur Einöde machen
[Bello: asolar, hacer yermo) 533.
es s. ser.
es 414; 1146; essa 56, 395; esso
491, 2371; cssos 466, 797, esos
800; essas 546, 564. — dieser.
Episch in: 466, 797, 800, 1236,
1700, 2346; esso con esto dieses
mit jenem 491 ; por e. deswegen
2371, 3210, 3282, 3629.
escalentar v. tr. I wärmen, erwärmen,
[objektlos) 332.
escano s. m. /// Bank mit Lehne, Sitz,
Sessel 1762, 2216, 2280, 2287 u. ö.
escapar r. intr. I entrinnen, ent-
schlüpfen, entgelten: [absolut) 75,
310, 633, 1230, 1735; e. con el
alma mit dem Leben davonkommen
3658; e. de 2774 (escapara, wäre
entgangen)', e. por traydor als Ver-
räter hervorgehen [aus der Entschei-
dimg) 3484 ; mal escapan iogados
desta rrazon 3249 übel verspottet
gehen sie hervor aus d. A. — refl. de
pies de cavallo los qnes puedeu
escapar 1151 stelle hinter 1145 [wie
Baist Z. VI u. Lidf).
escarin s. m. III feine, .scharlachrote
Leinwand 3094. Sanchez: „Tela
fina de colcrr de escarlata : acaso lo
mismo que escarlatiu" (= D. H.)
R. G.: scarlaia. Bello: nach 3493
ist die cofia blanca commo el sol.
[Er gibt indes keine bessere Deutung
an.)
Übersetzung iiud (Uossar des altsp.nnischen Poema del Cid
305
escarmentar v. tr. I züchtigen 1121;
in 1170 lesen Lid f. v. C. Lt. 07:
escarmentados los ha statt hau; ver-
höhne n^ verspotten 2536.
escarnecer s. escarnir.
escaniir, escarnecer v. tr. irref/. III {11).
Fut. Ind. I. pl. escaruiremos 2551,
2555; Pnirs. Ind. III. sg. escnriiece
3705; Part. Per f. escaniido 2715;
— verspotten, verhöhnen, beschimpfen.
escoger r. tr. II aussuchen, auswählen.
e. el dereciio über das Recht ent-
scheiden 3138.
escoubrar v. intr. I den Platz räH)nen
3G08, Bello: desjjejar, desembaraxar
un lugar.
escrivir v. tr. irreg. III. Part. Per f.
escripto („p- viero resahio de orto-
(jrafia", M. P. I 230. ;^.^).— schreiben
527, 1773, 195G; kopieren 3730,
3731; Part. Perf. subst.: meter eii
escripto aufschreiben 1259.
escripto s. escrivir.
escudero s. m. II Schildknappe, Waffen-
träger 187, 2919.
escudo s. m. II Schild 715, 795, 1509,
3584; in 3679 lies statt del e. —
el e. [wie D.H., R. G., Lid f., 31 P.P.).
escuellas [M. P. 1 181 ^: „Es inexpli-
cable la 11 de e."). s. f. I pl. Ge-
folgsniannschaften. Mannen 529,
1362; Granden im Gefolge des
Königs [R. G.: „e. sono i grandi
del seguito reale") 1360, 2072.
escurrir; 2157 escurir. v. tr. III be-
gleiten, eskortieren, das Geleit geben
2590, 2640, 2652, 2871.
esfor^ado s. esforcar.
esforcar v. intr. u. re/l. I Praes. Ind.
III.pl. csf'uer^an 2805; Imperativ
II. pl. esforcad 2792. — sich an-
strengen, Mut fassen,, sich aufraffen.
— esforcado aj. II stark, kräftig 171
[M. P. I 358: adjektivisches Part,
mit aktiver Bedeutting)] asi vieue e.
mit so grossen Streitkräften kommt
er 972.
esfuergan s. esforcar.
Romanische Forschuagen XXXII.
csfuerco s. m. II Mut, Entschlo.s'.'^en-
heii {pl. statt sing.) 379; xu 2822
vgl. M. P. I 117 .^i : ,,c. es una dis-
paratada er rata por effurciou"; s.
eufurcioii.
esmerado nj. II geläutert, rein (oro) 113.
espa^io .v. m. II Zwischenraum, vcnir
se a inas por e. ivird später kommen
1768; cntrellos aja e. niaclit einen
Unterschied fleischen iJnien {in der
Art des Grusses)? {cIOv.: ü debito
ordine gerarchico), sie kömien ganz
ruhig sein? 2972.
espada s. f. I Schwert 41, 471, 500,
578: in 3664 deste e. lies depta e.
wie C., Lidf und M. P. I 201 ^^\
{fig. zur Bezeichymng eines tapfern
Mannes)', e. taiador ein schneidiger
Degen 78(».
pspadada s. f. I ScJiivertst reich 750.
espa[da](lo aJ. II mit Schiverthicben be-
deckt (escudo) 2450.
espantar v. tr. I erschrecken 3274.
espedimieiito s. m. II Abschied', ser
eu e. sicJi vered>schieden 2591.
espedirse de v. refl. irreg. III Infin.
2159; Praes. Ind. III.pl. espiden
1448; Impf. Ind. III. pl. espidicn
1914: Gerundium espidieudo 226!>:
espi[di]end() 2612: Perf Ind. HI. sg.
espidiö 200, 1378, 2156; spid'io
226, 1307; IIL pl. espidieron 2873,
3522; Praet. Conj. III. sg. spidies
1252. — sich verabschieden {von)
200, 1384, 2156; {mit Dativ der
Person statt de) 1252, 1378, 1914;
{absolut) 226, 1307, 1448.
eepender v. tr. irreg. II. Part. Perf.
espeso 81, 3219 (espensos i<it Irr-
tum eler Ausg., vgl. M. P. P. und
1 183a^). — ausgeben 81 : vergeuden,
verschimnden 3219, 3238,
esperain;a s. f. I Hoffnung 490,
esperar 377, 768; sporar 1194, 1457.
V. tr. I etw. erwarten, erhoffen 1457;
jeni. erivarten, aufjem. warten 377,
1194. 1746, 2239: abwarten 768,
1481, 3644,
20
306
Johannes Adam
espeso 6-. espender.
espesso aj. II dick, dicht bepflanzt 1615;
inonte e. dicJU bewaldeter Berg 27 G9.
espideu, espidios etc. s. espedirse.
espirital s. spir — .
espolear v. intr. I [das Pferd) sjjornen,
antreiben 233.
espolon s. m. III Sj)orn d2Gb, 3618:
aguijar a e. spornstreichs reiten [den
Sp. (jebrauchend) 2693. 2775.
espolouada 2383 s. preuder.
espolonar, espolouear v. tr. I die Sporen
geben 711; intr. den Pferden die
Sp, geben 596, 705, 2009.
esposa s. f. I Braut 2181.
espnela s. f I Sjmrn 2722, 2737.
esquila s. f. I Glocke 1673.
essa etc. .s*. es.
essora; 3663 esora av. alsbald 983,
1282, 1316, 1355: en o. 603,
3473, 3475.
estaca s. f. I Pfahl, Schanzpfahl, Pflock
1142, 2400.
estar v. intr. irreg. I. Impf. Ind. III. sg.
esteva 2439 [Gassner S. 127: „ivohl
nur ein Ve7-sehen"; M.P.I273^:
„debe desecharse" ; vgl. Lid f. Notas);
so7ist estava 2, 239. 485 u. ö. : Perf
Ind. III sg. cslido 3629. — sich
befinden 8, 792, 330, 485. 606:
e. con sich bei jem. bef. 305, 385,
2512; e. eu la er uz am K. hängen
351; e. en uno Zusammensein 100.
e. en cnenta de beschäftigt sein mit
der Berechnung von 101; e. en yda
im Begriffe sein, fortzugehen 271;
eil OS en esto estando während sie
sich iyi solclmr Lage befanden 2311;
assi estando ivährend ich so vor
euch kniee 2032; e. delant zugegen
sein 1655, 3174, 3482; e. en grant
de'.eit sicli sehr freuen 1601 ; e. a
grant sabor de grossen Gefallen
finden an 1618; [von Orten): liegen
868; .stehen bleiben 2017; e. firme
feststehen 3629; bien e. gut sitzen:
(presas)3089 ; umschreibend: 2, 154,
541, 1058. 1243 u, ö.
este 1025, 1300, est 254, 3518; esta
72, 319, (3664 deste espada lies
desta e.; nach M. P. I 258^^)\ esto
9, 49; estos 349, 381, estas 127,
213. — pron. dem. dieser, deste
ter(;er dia 1533; 2969 s. dia; esta
rrazon folgende Worte 1866, 2043;
esto folgendes 1251, 1418, 3148;
en esto hierbei, in dieser Angelegen-
heit 1371, 1386; ivährenddessen
2292; esso con esto dieses mit jenem
491; episch in 757, 1153, 1303,
1315, 2018.
esteva, estido ^v. estar.
eston^es s. estonze.
est|o]Dze 2227, esto[u]z 2692 [M.P.P.
und I 292^^: estoz), estouqes 951.
av. da, darauf.
estrano 176, 587, estrano 840, 1125.
aj. II fremd 176, 840 u. ö.; selt-
sam, wunderbar 587, 1588.
estrela s. f. I Stern 332.
estribera s. f. I Steigbügel 38.
estrope(,'ar r. intr. I. Praes. Ind. III. sg.
estropie9a. — straucheln 2415.
exco s. exir.
exida s. f. I Auszug, Abmarsch 11,221 :
Ausgang [Tor) 1163, 1572.
exir V. intr. irreg. III Infin. 662, 859;
Fut. Ind. III. sg. exir(nos)iia 667 ;
Praes. Ind. Lsg. exco 156; III. sg.
exe 1091 ; Praes. Conj. I. pl. yscamos
685; Impf. Ind. III. sg. yxie 457;
. exien 16; Gerundiiim yxiendo396;
Perf Ind. III sg. yxo 938 ; yxio 353 ;
/. ^;/. yxiemos 1268; III. j^l. yxnron
649^ (191 s. Übers.); exieron 1245;
Part. Perf exido 201, 311, 566. —
hiiiausgehen, -ziehen 16, 461, 1205,
1564; e. fuera 685, 1171; aus-
steigen [aus den Schiffen) 1629; für
e. aparte 191 lesen D. H. u. C.Lt. 97:
dixieron a. ; e. de [aus) 200, 649,
672, 566 [s. christianos) 1125,
1245; don yxo voyi u:o er herkam
938; heraus fliessen : { san gre) 353;
[von einem Zeitabschnitt): vergehen
311, 1619; [von der Sonne): auf-
Übersetzung und Glossar des altspuniselieu Poema del Cid
307
gehen 457, 1091 ; ausgcJien, manfjeln
667; refl. Jnnaiisgchen aus, [einen
Ort) verlassen 156, 396; subst. al
exir do bewi Ilinausrciien aus 859.
exorado aj. II vergoldet 733.
F.
fabla s. f. I Unterhaltung, Gespräch
1372; cou aqnesta f. mit diesen
Worten 3170.
fablar; flPablar 1693: fla— 104, 1941
[Gassnrr 197 ni)nmt Verschreiben
an, doch R. G., C. Lt. 97 n. M. P. I
197 ^^ lassen die Formen gelten). —
V. tr. u. intr. I [objektlos)', sprechen
70, 104, 299, 387, 677; [mit Acc.)
TU jem. spr. [vgl. 21. P. I 322 ^J)
154, 2229: ettv. sagen 188, 344.
1000, 1037; f. de sjrrechen über
453, 1242, 3709: f. a 3160; refl.
sprechen^ sich besprechen mit 2899
[vgl. M. P. 1 340^.j).
faga, fago etc. s. fazer.
falar s. fallar.
falcoii s. m. III Falke 5.
falir 581, 2224: fallir 761 v. III. tr.
verfehlen, nicht treffen 761; täusche}!,
betrügen 2224; intr. mangeln, aus-
gehen 581; f. de ermangeln, verab-
säumen [zu tun) 2984.
falso: 3387 falsso. eij. 11 fcdsch, ver-
leumderisch 342, 3387; tanta loriga
f. desmancliar 728, lies falssar e d.
ivie Bello Glos., C, R. G. u. Lid f.
falssar v. tr. I [den Harnisch) zer-
brechen 2391, 3675, 3678, 3680;
11 ol puedeii f. sie können ihm den
II. nicht xerbr. 713.
falssedad s. f. III treulose Absicht 2666.
falla s. f. I Fehl, Mangel 1552. eiu f.
ohne Fehl, fürwahr 443, 1528,
1546, 1806; unverzüglich [Clarns)
464, 920, 1808: ohne Truq, Betrug
514, 523.
fallar, so meist; falar 32, 1427, 1408;
ffallar 796. v. tr. I finden 424, 796,
798, 832 (s. si); [mit dopp. Acc.)
vw-findew. falöla cerrada 32; 1864,
2777; refl. f. con stossen auf, xu-
sammentreffen mit 1676; in 1260
liest Lid f. statt fjillaren — fallamos,
C.Lt. 97 fallarmos, 211'. I 27 G^
''tallaro (/. sg. fut. conj.); zu 798
U7id 1260: menos fallar vgl. 21. P.
I 290 ^Q : „quixä represente . . . una
idea verbal simple . . ., aunquc puede
ofrecer solo un caso de anteposiciön
de adverbio".
falleixr v. intr. irreg. II fehlen, aus-
gehen 258 s. despenssa.
failbre .<?. f. III Hunger 1179.
far s. fazor.
fardido s. ard — .
fare etc. s. fazer.
fartar v. tr. I sättigen, jem. den Durst
stillen 2802; anekeln 3385; refl.
[fig.) satt werden, sich sattsehen an
2058, 3495; sis fartas lidiando
falls er des Kampfes überdrüssig
werden sollte 1294 [D. II. : suecomber).
farto de aj. II satt, überdrüssig 1794,
2461.
fasta 477, 1728; fata 446, 1556;
ffata 1486 praep. bis. [örtlich) 446,
1556, 1728, 2424, 3653; [indir.
Frage) fasta do 1951 ; [zeitlich) 1030,
3323; f. cabo de 162; fasta do
3336; de — fasta 1451, 1732; {ört-
lich) f. dentro en 1227, 2925; f. cu
1486, 1556; f. cabo de 1067.
fasta que 498, 2770; fata que 703,
2008, 2805, 2823. — conj. bis.
fata .V. fasta.
faz s. f. III Gesicht 355.
faza praep. fazal alba 3060, 21. P. I:
'hacia', Fern. Araujo: cerca de.
Bello: „hdcia el alba, o cerca de
nmanecer, p)ero dudo de la leccion,
que acaso es fasta Valba, co7no lo
indica el verbo siguetite."
fazer r. tr. irreg. II. Infin. fazer 252,
501, 1032: far 229, 302, 315;
fer 1299, 1886, 2124: Fut. Ind.
Lsg. fare 108, 819; fer (lo) he 84,
1447; fazer te (= tc he) 3389
[2LP.I 407^^: f. tele [he]): fer6
20*
308
Johannes Adam
1418, 2033; III. sg. farä 409;
fFarä 635; ferd 1958, 2362; I. jü.
feremos 584, 1055; II.pl. feredes
896: III.pl. faräu 3561; Condic.
I. sg. faria 2678 : Ill.sg. ferie 1080 ;
III.pl. fer (lo) yeu 1250: Praes.
Ind. I. sg. fago 95, 1366; ffago
2854; Ill.sg. faze 139. 433; faz
2418; I. pl. femos 1103; IL jü.
feches 896, 2029 ; ///. j)l. fazen 285,
725; Praes. Conj. I. sg. faga 225;
///. sg. faga 1909 ; ffaga 1397 ; /. joZ.
fagamos 1128; ffag— 3727; IL p)L
fagades 195, 257; LH. 2^1- fagau
3482 ; Lmi^f. Ind. LLL sg. fazie 861,
2980, ffazie 1661; fazia 1172;
///.;;/. fazien 1159; faziau 2633,
2645. Imperativ. LL sg. faz 365;
//. p/. fazed 452, 985; fed 2629,
fet 2107 ; Gerundium fazieudo 1891,
3205. Per f. Ind. I sg. fiz 2675,
2957; JZ .9.9. fezist 331, 345; fiz—
3332; III sg. fizo 428, 575; Ipl.
fiziemos 3299, 3359; II jjL fiziestes
3147, 3268; III pl. fizieron 699,
3278; Plusqiiampf. II. sg. fizieras
3325; III sg. fiziera 1158; II pl.
fizierades 3597 ; Praet. Conj, Ill.sg.
fiziere2641; II pl. fizieredes 223;
1026; Part. Per f. fecho 54, 188,
609. — tun, vollführen, ausfahren
431, 819, 1026, 1530, 1684, 1886;
mit jem. etwas tun 2107, 2124;
f. iantar 285; gauancia 584, 885,
1084; im mercado 139*: colpe 3677;
corrida 1588: saltos 2418; tornada
725; trasnocliada 909, 1159; arran-
cada 609. 1158, lid campal 1333,
2362, 3482; uuevas {Heldentaten)
1343, morada 1055; posada 2645;
casamiento 2958, 3718; ofreuda
3062; vertud [Wunder) 351; vo-
caijiou 1669; f. pro nützen 861;
f. mandado Botschaft bringen 452;
f. rrecabdo Sorge tragen 257; f. iin
dinero de daiio um einen LLeller
schädigen 252; art 575, su sabor
2547; desondra 2906, derecho3278,
3299; tuerto 3601; plazer 2150;
deslealtauza 1081: f. perdou 2160;
f. gozo, alegria sich freuen 1478,
2869 (c/. Tohler V. B. I 248: Aus-
sage aus Subst. IL Relativsatz)] 933;
f. amores seine Liehe hexeigen 2272,
2379, 3164; f. obispo einen Bischof
einsetzen 1332: f. obispado e/M Ä's-
tum errichten 1299; f. malos enssien-
plos sobre ein schlechtes Beispiel
ausüben an 2731; f. cort eine Ver-
sammlung abhalten, einberufen 2971,
2986, 3129, 3147; f. por bieu in
guter AbsicJit tun 2957; — machen,
herstellen 195, 561, 3095^ (azes)
699 ; (del agua vino) 345 ; erseJiaffen
331, 332; machen [mit dopp. Äce.)
108, 848; jemand etiv. antun 1103,
1172, 1891, 2675; f. apart beiseite
schaffen 985; dichten 3733; [niit
Infin.) lassen, vera)dassen 225, 365,
428, 1032, 1264; [das einfache
Verb umschreibend) 624 [vgl. M. P. I
34.9.^^) ; [mitpleon. que) 2869, 2887;
über 3597 esta lid fizierades, hättet
ausgefochten vgl. M. P. I 357 ^ und
Gessner Z. XIV 49 [s. v. diera);
[objektlos) handeln 229, 670; —
Verbum vicarium : a) [mit Pro-
nomen, das auf das ersetzte Verb
hinweist): 1. statt eines v. tr. 95,
188, 891, 896, 915; 2. statt eines
V. intr. 315, 1250, 1388, 1466;
3. statt eines v. refl. 678, 1080;
b) mit assi, otrosi [ebenso) verbun-
den: i. mit dem Acc. des ersetzten
Verbs 1329, 1397, 2854; 2. mit
dein Dativ des ersetzten Verbs 1661,
3561; 3. für intr. Verb oder Be-
griff: 635, 1386, 2633,3042, 3727;
refl. [als Ersatz des Passivs) 139,
1213, 1642 [s. mnrada); bien se
farä lo to es wird dir gut gehen 409;
b. conpaiia se faze bildet sich 1421;
unbestimmter Casus [bleibt unüber-
setzt) nou sabe qua se far 370,
1155, 1174 [vgl. M. P. I 341^).
— Part. Per f. aj. fecbo volkählig
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
3ü9
3233 [Bello: completos, enteros), be-
reit ?
fe 5. f. III Glaube, Bcl:räftigung. meter
las fcs sich verpflichten, 12ü, 3425;
163.
fevos s. afe.
fecbes, fecbo etc. s. fazer.
ted s. fazer.
felos, ft'llos, fem .v. afe.
femos s, fazer.
feo aj. II hässlich, grausig, muclio a
fea guisa [wie Bello, C. R. 81, Lidf.,
M. P. I 239^^ 1677.
fer s. fazer.
fere etc. s. fazer.
ferida s. f. I heftiger Stoss, Schlag,
Schwertstreich S8, 1709,2374, 3317.
ferir v. tr. irreg. III. Infin. ferir 676,
718; ffe— 1690: Fat. Ind. II.pl.
ferredes 1131: Praes. Ind. III. pl.
fiereu 722; PraeS. Conj. II. pl. firades
1130; firgades 997, 3689; Impf.
Ind. in.pl. firien 3625; 3672 Z/es-
firienssefu) ; Lnperativ II. pl. ferid
720, 1139; firid 597: Gerundium
liricndo 772, 1007, 1294; Perf Ind.
in. sg. firiö 963, 2019, 3025; IL pl.
firicstes 3265: III.pl. firieroii 1842,
3646; Part. Perf ferido 3641, 3687.
— hauen, scldagen, einhauen auf,
stechen 597, 676, 718, 720, 963;
f. en el az 722; f. el so auf seinen
Gegner einkauen 3590; f. un colpe
einen Streich^ Ilieh versetzen 3630,
3672: [ohjeldlos\dranflosJiauen 772,
1294, 2745. — refl. f. a tierra xu
Boden springest [vom Pferde herab)
1842, 2019, 3025; f. de las Iau(,as
3646; f. tm los escudos sich [gegen-
seitig] Jiauoi auf 3625, 3672; —
fern" [losj dclaut (.s-. M. P. I 810^^)
in der Front kämpfen gegen 2358;
M. P. I 305 ^^ u. 319^2 i"c,r^oirft die
Lesart Cormis [Rom. 81): ferid, los
cavalleros; Part. Perf. ferido de
inuert zu Tode getroffoi 3641, 3687.
fermosu ctj. II schön 457, 3327; av.
freundlich, froh 873, 923, 2442.
ferradura s. f. I Hufeisen 1553.
fet i'. fazer.
fezist s. fazer.
fiar V. itttr. I vertrauen, sein Vertrauen
setzen auf. f. por Dios 1112, 1133,
2447.
fiel s. m. III Kamjjfrichter 3575, 3593,
3604, 3645.
fiel aj. III treu 204.
fiereu s. ferir.
fiero aj. II [von Tieren): wild 2699,
2751, 2789, 3267; [von Bergen):
tvild, unwegsam 422, 1491, 2715;
[von der Beute): stolz, gewaltig 1341 ;
adverbial: fiera cosa heftig, sehr
{s. cosa) 2310. — Zu 2699 vgl.
Tobler V. B. I 248: Aussage aus
Subst. -\- Relativsatz.
fierro s. m. 11 Eisen 3585.
figo s. m. II Feige, [zur Bezeichnung
eines äusserst geringfügigen Gegen-
standes): 110 lü precio un f. ich
schätze es keinen Heller ivert 77.
fija; 1522 ffijas. s. f I Tochter 254,
255, 372, 823; fija dalgo Edelfrau,
Edeldame 210, 2232; [mit dem
Werte eines Adjektivs): las duenas
fijas dalgo 1565 [vgl M. P. I 311^).
tijo s. m. II Sohn 1176, 3285. 3286.
plur. Kinder: in 1179, 2106; fijo
dalgo Edelmann 1035, 1832, 2252,
2264.
fiu s. m. ? f ? [s. M. P. I 236^^) IH
Ende, Grenze 399.
finar v. intr. I aufliörcn 3463.
fiiican(,'a s. f. I Aufenthalt 563.
fiucar; ffi — 863, 1472; fi[n]car;iu
455, IIs. fieardn [M. P. I 197 .^^
lässt diese Form gelten). — v. I
eigentlich: [in den Boden) hinein-
treiben, tr. etwas aufstellen 2249;
f. las tiendas ilie Z. aufschlagen 57,
656, 1101, 1631; f. los ynoios
niederhiieen 53, 264, 1318, 1759;
f el cobdo den E. aufstidxen 2296;
f. el rrostro deyi Kopf senken 2299;
f. los oios a(en) die Augen auf jem.
heften 2392, 2859; intr. bleiben,
310
Johannes Adam
da-, zurückbleiben 449, 455, 462,
531, 863; 281 fincaredes reraauida
{Pleonasmus)] f, con bleiben bei 1497 ;
stehenbleiben^ anhalten 1747, 2285;
standhalten, festbleiben 2354, 3635;
sein {dauernd) 1782; nos pagados
fiocados 854 lies fincamos [wie schon
Sanchez, Bello, Lidf., M. P. I 359^^)
wir sind für immer von euch zu-
friedengestellt; aufhören 3372; f, de
1474; assi fiuca la boz auf dieser
Forderung besteht er 3167; 3211
[Jtier hörte seine Rede auf? s. qnedo
la rrazou 3352, fiuco la rrazon
3372).
fiuiestra s. f. I Fenster 17.
firades s. ferir.
firgades s. ferir.
firid, firien etc. s. ferir.
firme aj. II fest, stark, ser, estar f
wacker standhalten 755, 3525; 755
lies firme [s] sou; — av. in fester Stel-
lung 557; energisch QQS: inständig
1275; (de) f. mit Gewalt 1162,
2430; f. mieutre schwer, sehr 906,
1121; wackc7 • 2359; eindrinqlich
2201.
fito aj. II fest, dexa una tieuda fita
er lässt ein Zelt stehen 576; 1787;
hynoios fitos in kniecnder Stellung
2030, 2039.
fiz, fizieron, fizo etc. s. fazer.
flablar s. fablar.
folgar V. intr. I sich ergötzen 1028,
1074, 1221; sich ausruhen 1243,
2857.
folon aj. III grosssprecherisch, pralde-
risch 960. *
foudon s. VI. III Grund 1003.
fonssado s. m. II Heer 764, 926.
fouta s. f. I Schmach, Schande 942,
959, 1357.
foradar v. tr. I durchbohren, durch-
stossen 727.
fos s. yr.
fosse s. ser.
fraaco aj. II frei, stehst, a guisa de
muy fr an CO ganz wie ein Freier
1068. R. G.: „muy franco e un'
ironia e un gioco di jmrole; il conte
era francese-'.
franco s. ?n. II Franke 1002. Janer:
„el poeta Ilaina francfis d los sol-
dados del conde de Barcelona, por
tener este vasallos al otro lado de
los Pirineos y stiponcrlos todos de
aquella raza'*.
freno s. m. II Zügel 1337, 1810.
fresco aj. II frisch, neu. nuevo era
e fr. (sombrero) ganz nagelneu 2800.
froutacl s. Eigennamen.
froutera s. f I Grenze 640, 647, 840.
frouzido aj. II Academie: fronzir =
„estreehar e recoger una cosa, redu-
ciendola d menor extension". faltig :
cofia 789, 2437; runzelig, voll
Furchen: cara 1744, 2436; zu 2437
fron(,'ida della yaquauto ziemlich
faltig, siehe 31. P. I 315^^. Bello
übers, fr. in 1744 und 2436 mit
despejar, descubrir, s. dazu seine
Erklärung.
fue s. yr mid ser.
fnent s. f III Quelle 2700.
fuera av. dr aussen 588, 1772; de f.
463, 3104; f. (de) hinaus [aus)
591, 685, 693, 1629, 1716; de f.
(de) 459, 679, 1014.
fnera, fueren, fueron etc. s. yr u. ser.
fuerra s. /. I Kraft, Stärke, Gewalt;
por f. 7nit G. 34; sg. u. plur. Streit-
macht. Heer 1hl, 1002, 1502, 2312.
fuerte; fuert 1330, 2843, aj. II fest
554, 1330, 2723, 2726, 2843;
stark, kräftig 2573; {vom Herzen):
mutig 718; av. f. inientre sehr,
heftig 1, 277; fest, stark 24, 43;
tapfer 1hl; mit Gewalt 1623.
fueron, fuesse, fuestes etc. s. yr u. ser.
fuir V. intr. irreg. III Prnes. {oder
Impf.) Ind. III.pl. fuyeu 771; Pei'f
Ind. II. sg. fuxiste 3318, fliehen.
furcudo aj. II sehr stark und rüstig
3673.
furtarse v. refl. I sich hviwegstelden,
heimlich fortgehen 1260.
Übersetzung und Glossar des altspanisclien Poema del Cid
311
fiist, f liste, fiisted s. yr.
fuste s. )n. III Holx. nrmas de f.
Tiirnicricalfcn 1586. [li. G.: armi
da torneo.)
fusted 3365 = fuste te vo)i yr.
fustel 3318 s. yr.
G.
galardüu .s\ )n. III Lohn, Belohnung
386; buen -. 2126, 2582, 2141;
mal g. 2782.
galardouar r. Ir. I belohnen 2150.
gallo s. m. II Hahn 169, 209. a los
mediados g. 324, 1701 s. dies.
ganauc^ia; gaiia[u](,-ia 877, 1977. s.f.I.
Gewinst 520, 1977; Beute 165.
177, 447, 474; aver de g. als
Beute haben 465; Profit 130, 1434.
ganar 123, 190, gafiar 124, 473,
gauuar 1010 [nach MF. I 228 mit
und ohne Tilde zulässig), v. tr. I
gewinnen, erwerben 123, 124, 207,
620, 1748; yo que vos esto gane
der ich euch diesen Verdienst ver-
schaffte 190: erbeuten 1258, 1935;
in 1643 rcfl. statt passiv; erobern,
einnehmen: [einen 0?-<)473, 556, 567,
610, 631; [eine Sache) 712, 1010,
1573. 1607; [objektlo.^) 1167; g.
meior casamiejito, erlangen 2867;
in 504 lesen Rest. B\ XX, 2 S. 147,
Lidf. und C. Lt. 97 : gaiiare, Rest,
übersetzt: „saprö da vie solo gua-
dagnare alcunche di valore, tutto il
resto ecc"; M. P. I 368^ liest wie
die Hs. : ganaredes tmd erklärt :
„pues que por rai ganaredes qiies-
quier que sea dalgo [lo tomare;
pero hasta taute] todo lo otro afelo
en nuestra [Druckfehler für vuostra!)
maiio.-
gauado 2789, gaimdo 466,480. s.m.II
Herde.
ge Dativpronomen, stets vor einem
Akkusativpronotnen, [zu falss6 gela
guarnizou in 3675, 3678, 3680
s. M P. I 2~)1^: „ha de tenerse j^or
simple errata de copista, que tomö
el la por pronombre" ; vgl. auch
C. Rom. XXIV 95, Morel-Fatio Rom.
IV 33 nota und Xils Fluten), dat.
sg. masc. 26, 34, 136, 162; fem.
2704; dat. pl. masc. 511, 663, 664,
1363; dat.ethicus 151, 768, 1018;
2Üeon. 1300, 2223, 2667.
gela, gelaSj gelo, gelos s. ge.
geute s. yeute.
geutil aj. III edel, trefflicli] Castiella
la g. 672, 829.
gerra .v. guerra.
gesta .f. f. I Heldengedicht, Geste 1085.
glera s. f. I sandige Ebene, Heide 56
Or. G.: Glera); Strand 2242.
glorifficar v. tr. I verherrlichen 335.
glorioso aj. II ruhmreich, gloireich
218, 221, 330, 3664.
gozo s. m. II Freude sg. n. pl. 170,
245, 1211, 1515; zu 2869 s. fazer.
gra(;ia s. f. I Gnade, Gunst, Huld 50,
870, 882, 888: a la gr. del Criador
mit des Seh. Gnade 1370, 1379;
gütige Erlaubnis 2682, 3506.
gracias [Ausr^if) Dank! 248 2090,
2851; grado e gr. tausend Dank!
895, 2095.
gradar v. intr. I [mit folg. Infinitiv)
wollen (?) 200. 31 P. I 349 ^^:
yEn vez de 'querer' se halla una
vez gradar. Baist, Grob. Gr. 396 ff.:
199 1 200 evidenter Kopisten fehler ,
Cornu Lt. 97 Mit die Stelle für
verdorben. — reß. g. con, de sich
freuen über: 172, 2685; in 2685
lesot Sanchez, Mihi, Bello u. Lidf. :
que grade al C. : C. Lt. 97: el C.
(gradar = gratare für gratari);
M. P. I 340 ^g ff. : ,,debe corregirse :
quc[s] grade el C. !"
gr.adcyer, gradir v. tr. H.jHI. Praes.
Ind. Lsg. gradesco 217, 493, 1933;
grado 1867; ///. sg. grade(.e 1624,
2853; /. pl. gradimos 2860, H.pl.
grade(,edes 1805; IH.pl. gradec.eu
2856; Praes. Conj. I. pl. gradescamos
1298; Imperativ H pl. gradid 2189,
2861; Pcrf Ind. IH. .sg. gradevio
312
Johannes Adam
199; gradio 2850. — jem. für
etwas danken^ sich hei jem. für etwas
bedanken 199, 217, 246, 493, 1298:
Dank schulden 1805 ; Dank wissen
2853.
gradir s. gradeyer.
grado s. giade(,'er.
grado s. m. II Dank.' [mit Dativ ver-
bunden). Bello: „grado es en El
Cid una exclamacion que signißca:
gracias!'' 8, 614, 792, 924; gr. e
gra^ias tausend Dank ! 895, 2095;
tener eu gr. dankbar sein^ Dank
wissen für 1069.
grado s. m. II guter, freier Wille.
a nuestro gr. nach unserm W. 1117 ;
de gr. ge7-n, freiwillig 21, 84, 136,
149 M. 0.; damor e de gr. von
Herzen gern 2234; que de bneu gr.
wie gern! 1052.
grado s. m. 11 Stufe 327.
graufido aj. II bemerkenszvert, tvichtig
1776.
graud 554, 959; graude 29, 3134;
graut 125, 245; fem. grand 22,
120; graut 351. 584; grande 660,
2944; ])l. grandes 6, 110. aj. II
gross {räumlich) 422, 427, 554,
595; gross ^ bedeutend, zahlreich 110,
125, 177, 660; grandes yeutes
2166: [von Empfindungen) 22. 24,
29, 245, 378; laut (alarido) 606;
719: gewaltig (colpe) 713, 2391,
3672; tief [reucura] 3437: 3704;
lang (barba) 2421; uua graut ora
lange Zeit 1889, 1932, 2828, 2953.
gruesso aj. II dick, kräftig 1336, 1968,
1987, 2572.
guadalme^i 87; guadamecis 88 [Bello
u. Lidf. lesen guadn[l]me9is; Gr. 0.
523 b 40: gnadamcsci) s. m. II ge-
presstes, geivöhnlich vergoldetes Leder
mit eingedrückten Figuren.
guardar v. tr. I verwahren, hüten 162;
beivachen 593, 686, 1566, 1571;
maudarlo guardava 1013, Versehen
des Kopisten, statt guardarlo inau-
dava {D. K, Bello, Lidf.).
guarir -y. tr. III schützen 3680; intr.
sich schützen 834.
guarnimieuto s. m. II Kleid, Kleidungs-
stück 1427: a graudes g. mit be-
deutender Ausrüstung 2610.
guaruir v. tr. III ausrüsten, versehen mit
1337, 1872; refl. sich rüsten 986.
giiaruiziou s. f. III Waffenrüstung,
Rüstiingsstücke. g. ist die Gesamt-
heit von camisa, velmez und loriga,
kartn aber auch einen voti diesen
Teilen bezeichnen [s. R. G. s. v.
luriga) 1715, 3073, 3244, 3476,
3636.
guego s. m. II Spass, Spott, Scherz
2307, 2535 s. juego.
gnorra; 865 gerra s. f. I Krieg 1182,
1525.
giierrear v. intr. I Krieg führen 1090.
giiiar V. tr. I lenken, leiten, führen
217, 241.
guisa s. f. I Art und Weise 1677; de
tal g. 2065; 2025, 2193, 3078;
de g. comnio si grad wie wenn 583 ;
de g. que in einer W., dass 1280:
1492 : ag.de «riß 102, 131, 579, 1068^
1350; a SU g. nach ihrem Belieben,
Gefallen 602, 677, 812, 1347; eu
todas g. in jeglicher Beziehung 1349,
3348, 3369, 3454; las bestias de
la tiera g. die wilden Tiere 2751.
guisado aj. II angemessen, passend,
geeignet 1401; por lo que fuere g.
für eitte angemessene Summe 92;
g. de bereit {zu tun) 1060.
fi.
Sielie die Vorbemerkung zum Glossar.
J und I {vokalisch.)
i 1080, irrtüml. bei Vollm., steht nicht
in der Hs.
y 242, 803, 2087, hy 1412 s. Co-
jnila e.
hy 3515 lies: hy[o] ivie Bello u. Lidf.
hy 1528 s. ya (2).
y, so meist; hy 1010, 1468, 1833,
3515. av. dort 239, 404, 1010,
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema dcl Cid
313
1468, 1833; y son sind da 1998,
2060 u. ö.; y a es gibt 674; 1131,
1204; daheihVl, 1905,1929,2534;
dadurch 3413, pory3607; dorthin
938, 2172, 2987, 2991.
ya 3501 = y a.
ynn 512 = y au.
yvieruo s. »i. II ]Vinter 1619.
yi) ''y<^) y*^e3 s. yr.
yda .s\ f, I Weggehen, Ähreise, estar
en y. 271 s. dies.
yelmo s. m. II Helm 766. 767, 2405,
2422, 2423. Der Mctallkegel des
Helmes heisst casco, dieser war durch
eine Anxahl Lederriemen (raoncluras?)
an der cofia befestigt; unter dem
casco befand sich eine Eisenkappe
(aliiiofar), die bestimmt war, das
Haupt XU schützen, wenn der casco
nicht standhielt. Unter dem alinofar
trug man die cofia, die Kopf, Kinn
und Hals umschloss, das Gesicht
aber freiliess ; die cofia ist nur ein
Teil der loriga ("?), die den ganxen
Körper bedeckte; casco, almofar und
cofia bilden zusammen den yelmo;
}elmo icird aber oft identisch mit
casco gebraucht {s. R. G. s. v. yelino).
yeiba .s\ f I Gras 2022.
yenuo 6'. )n. II Wüste, Einöde 390.
yes 3548 = y es.
yfaui;oa s. m. III Edelmann, Junker;
nach den Siete Partidas ein Edelm.
ohne eigentlichen Adelstitel 2072,
2964, 3298, 3479.
yfFaiite; 1279 Vollm. yfFantas. Hs.
nach 21. P. P. — tes, wie auch die
Assonanz verlangt, s. f. III Kind
269, 1279.
y (Fante, so meist; yfaute 1928, 1937,
2136 {vgl. 31. P. 1 306 ^ ff'.). — s. m. HI
Pinx {über die nähere Erklärung
vgl. M. P., La Leyenda de los In-
fantes de Lara S. 442b ff. 1372,
2915, 2939, 3148 u. o.
ygamos s. iazcr.
yraos s. yr.
incaler v. intr. 11 s. M. P. I 341
§ löl ^ und 198 Q poco la'inclial
2357; 230 es kümmert mich wenig,
yncamos s. encliir.
yndos ::=: yd uos.
ynfieriio s. m. II Hölle, Unterwelt] ])l.
358.
yuoio s. unter konson. y.
yo s. unter konson. y.
yr V. intr. irreg. III Infin. 380, 388,
668; hyr 1416; Eni. Ind. Lsg. vre
168, 442; hyre 2682; yr(golo)lie
966; ///. sg. yrk 634, 925; /. pl.
yremos 950; hyremos 1124, 2161;
yr(uos)hL'mos 1046; hyr(los)hemos
1690, 2627; IL pl. yredes 2635,
3064; yr(vos)hedes 1808; IIL pl.
yräü 454, 783; liyri'u! 2718; Condic.
III. pl. yricn 1354; Praes. Lid. Lsg.
vo 250, 707; IL sg. vas 853;
nisg. va 174, 1238, 1384; L pl.
ymos2220; IL pl. ydes IIQ, 1068;
liydes 829; ///. pl. van 69, 294,
967; ban 298; Praes. Conj. IL sg.
vayas 2620, 3384; ///. sg. vaya
442, 2130; L pl. vayamos 208,
676, 1531; vaymos 72 u. 1505
rmch Gassner S. 123 u. M. P. I
272^^ Kopisteu fehler; II. pl. vayadcs
89. 1462; IH.pl. vayfin 853,1107;
Impf Ind. IIL sg. yva 368, 752,
802; hyva 2395, 2817; iva 402;
IILpl. yvan 415, 543; hyvau 1549,
2653; Lmperativ IL pl. yd 638,
898; yndos 833 = ydnos; hyd 888,
897; Perf. Ind. IL sg. fnste 3318,
3365; fast 358: ///. .s^-. fue 773;
3337, 3379; ///. pl. fucron 786,
954 ; Plusquampf. III. sg. fuera 1312,
2533; Praet. Conj. III. sg. fuosse
1815; fos 3590 {vgl. 31 P. I 282 A.,
Gassner S. 183, Korbs 57); Fut.
Conj. ILpl. fueredes 1696; ///.;;/.
fueren 1356; Part. Perf ydo 871,
956; hydo 1082, 1391. — yr. a
{wohin, zu jem.) gehen 326, 358,
783, 871. 898; yr a mal ins Ver-
derben geraten 634; yr a (^ervi9io
314
Johannes Adam
de 69 s. dies: yr por (zu, nach)
89, 1107, 1280, {durch) 564, 897,
1356; yr pora 638, 1354, 1466,
2540; yr adelant 543, 990, 1118
s. dies; yr delaute 858 s. dies: yr
en algava 442, 454 s. alg. : en
pofler de 2161: en alcauz 776,
2533; alegreya va entre Freude
herrscht unter 797; 1146, 1515,
1770; (absolut): gehen 168, 208,
388, 548, 925; yr de pie 1213:
yr 6 venir 888; fortgehen 1060;
yr de kommen von 884: yr fazer
gehen um zu tun 1369, 1438, 1518,
1628; 1951 liest 31 P. I 345^
yr[i]emos; yr ver aufsuchen 2858,
3572; uyn schreibend: Sil, 400,
1462, 1505. 1516; (Beginn einer
Handl.) 174. 368, 547, 655; yr
mit Part. Praes. (stufenweiser Fort-
schritt einer Handl.) 1200, 1238,
1670, 2220, 2419, 2762: (Dauer
einer Handl) 262. 287, 323, 403.
786; Verb, auxil. (zukünftig) sein 997,
2448; yr su via s. Weg gehen 380;
refl. davofi-, fortgehen 72, 853, 857,
1068 ; dahingehen 542, entgehen 590 ;
irse de 176, 250, 755, 758; pora
294, 2012, 3337, 3507; para 775:
a 829, 3379 (Frage, nach Vollm.,
Lidf., Hello, M. P. P., dagegen erklärt
C. Li. 97 fuesse für Optativ mit
Hinweis auf Or. G. und Cr. Part.
(vayase).
yra s. f. I Zorn 74. el rey be en
y. der König zürnt mir 219; commo
que y. a de rey, wie einer, dem ein
K. zihmt 1048.
yrado aj. H erzürnt 1859.
ys 1885 = y se.
yscamos 5. exir.
yxie, yxiö etc. s. exir.
J, Y (konsonantisch),
ya 5. aver.
ya 3501 = y a. .
ya; bya 939, 1008, 1879. av. schon:
bereits U4, 137, 280, 570, 836,
nwi (Aussage, Versicherung einlei-
te?ul) 50, 156, 867, 787, 939;
(pleo7i.) 2252; bya non nicht mehr
2747; bya pues que 2661 da doch.
ya; bya 947, 1763, 2142 interj. für-
wahr, ei-, ivohlan, wahrlich 41, 71,
155, 175, 330, 2027; nier9ed ya!
habt Brbarmen 268, 3045,' 3171,
3271; in 1528 by Aveng. lies by[a]
Aveng. ivie Lidf. ü. M. P. 1 199^^.
iamas av. jemals, je. uuuqua — i. nie-
mals 2680.
yan 512 = y an.
iantar v. tr. I Perf. act. ser iautado
1039. (zu Mittag) essen. Hello:
„comer al mediodla, correlativo de
almorzar icena?-^^; vgl. auch 3Iarden,
Fem. Gonr. Glos.; (objektlos) 1039,
1057, 1062; (als Zeitbestimmung
dienend) 2250, 3051; s. /". /// (vgl.
C. Rom. XHI 30 7) Essen 285. 304
crecio en la i. s. aiuutar.
yaquanto pron. indef. etwas 3488;
fronzida della y. 2437 s. fronzido.
yas, byas = ya se.
iazer v. intr. irreg. H Infin. 893; Fut.
Ind. n. pl. iazredes 2635; Praes.
Ind. in. sg. iaze 437, 1463; iaz
1209 ; ///. pl. iazen 2702 ; yazeu 618.
Praes. Conj. I. pl. ygamos 72, Hello
u. M. P. I 268: y[a]gamos; Imp)f.
Ind. HI. sg. yazie 2280. — ruhen,
liegen 72; i. en celada 437; da-
liegen 618, 785, 1613; gelegen sein
1468; sich lagern 398. 573, 1209,
2635; refl. 2280; 31 P. I 341^^:
,,Este pronombre (reflexivo) sirve
solo jjara realzar la personalidad
del sujeto.'-'-
ye, yemos, yedes s. aver.
yente; gente 462, 653, 1201. s. f lU
Volk 29, 176, 657, 901; Heute
888, 462, 3608, 3641; Schar,
Kriegsvolk, 3Iannschaft 395, 403,
909,988, 1199; grandesyeutes2166.
yerno; byerno 2188, 2270. s. m. II
Schwiegersohn 2106, 2128, 2279,
2804,
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poeui.i del Cid
315
yes 3548 = y es.
yuoio; yn— 53; hyu— 2030, 2039
{vgl. 31. P. I 228^) s. m. II Knie.
fiucar los y. 53, 2ü4, 1318 s. dicsx
b. fitos 2030, 2039 s. iito.
yo {das Datirpronomcn ge s. unter ^)
pron. personale [betont nnd minder-
tonig) I. sg. yo 74, 168, 179;
hyo 2086, 2099, 2891; l.yoUo
3367 vielleicht = vo to lo [vgl.
C. Rom. X 95 u. M. P. I 203 ^^)]
pl. üos 272, 674, 687; IL sg. tu
241, 361, 3350, (über den Gebrauch
von tu nnd vos 7gl. M. P. I 324
§ 132); pl. vos 194, 207,223, 281;
— III. sg. el 124,192,966,1020,
eile 1353, 1398, 2812, ele 1896,
2938; ;;/. ellos 415, 544; 1915,
2078; fem. sg. ella 222, 328;
pl. ellas 1609, 2087; 3347. —
Obliquus [betont, mit Praep. ver-
bunden) I: sg. mi 205, 230, 249,
616; my 284, 1468, 1480, 2143:
comigo mit mir 1045, 1192, 1606;
pl. nos 2629, 2716, 3566; con-
nusco mit uns 388; //. sg. ti 8,
357, 3320; contigo mit dir 349;
;;/. vos 256, 269, 272. 2517; cou-
vusco mit euch 7b, 231, convus[e]o
168; ///. sg. masc. 61 305, 406,
900; sobrel 1053, 1586; d61 23,
42, 60; alte = aelte 3318; pl.
ellos 293, 599; dellos 111, 535
(2138 lies dellas); entrellos 595,
603; sobrellos 1203 Di-uckfehler
für sobrellas = sobre ella se; fem.
.sr/. ella 254, 691, 2170; ela 1241;
•itlla 495, 2437; sobrella 183,
1203; pl. ellas 385, 1278; dellas
257,1383; antellas 1747, sobrellas
3086: sg. neutr. ello 1941, 2641;
dello 386, 1413; refl. sg. masc si
2259; cnnsigo mit sich 67. —
Tonlos: I. sg. dat. u. acc. me 76,
82, 90; pleoyi. 925, 1480; dat.
ethicus 89, 1123, 1869; enklitisch
•m 157, 269, 964, 1763; nimbla
= ni me la 3286; -n 874, 1277
[nach M.r.P.) 2152, 2990 etc.\
iiou 963, 2379 = no me [vgl. C.
Rom. X u. M. P. I 254 ^^); prolcli-
lisch: m- 230, 2357; pl. dat. u. acc.
nos 129, 130, 146, 280; nolos
2364 = nos los: daudos 3468,
dauduos 273, yndos 833 = daduos,
yduos, //. sg. dat. u. acc. te 335,
338; pleon. 2902; enklitisch "t 353,
3333. 3343.3344; "d 3322, 3365;
toveldo 3322 = tove te lo; liyollo
3367 s. byo; pl. dat. tt. acc. vos 48,
253; pleon. 256, 1871, 2031: drä.
eth. 1B2, 262, 476; enklitisch: — os
986, 1401, 2027, 3215: IIL sg.
masc. dat. [Person und SacJie) U; 64,
134, 161; pleon. 153, 159, 260;
ge s. ww^er g; enklitisch "1 30, 163,
265, pleon. 25, 174, 369 ; proklitisch
V 62, 778. 975, 1798. 2992; — acc.
lo [Penson) 16, 203, 641 ; pleon. 629;
[Tier) 2300. 2419; [Sache) 67, 93,
94; /^/^o«. 43 1,533; acogello 883 =
acogerlo: le [Person) 21, 114, 636;
pleo7i.S29; (TiVr) 2301, 3339, 3515 ;
[Sache) 3731; pleon. 3418; valelde
714, bcsalde 1275 = valodle, be-
sadle; enklitisch 'l (Pe/-.so«) 59, 234,
309; ;3Zeon. 1622, 2907; [Tier)711,
1573, 3665; [Sache) 2800; pleon.
1544; proklitisch: V [Person) 29 GO,
3024; — plur.masc. dat. le.s 36, 165,
562; pleon. 429, 661; dezildos 389
= dezidles; los [)iur i)t) 2403,
vgl. 31. P. I 322; ge s. unter g. —
acc. los 2, 136, 154, 229; pleon.
180, 300, 312: llos 485, 2101,
2239; ha 1208, pleon. G(J. 2121; —
fem.sg. dat. enklitisch ■] 821 {Cornu!),
1660; pleon. 2756; acc. la 12, 32,
34; pleon. 366, 368; coutalda 181
= contadla; nimbla 3286 = iii mo
\a.—j)l. dal. les 825, 1356, 1382;
pleon. 116, 127, 254; ge s. unter g;
acc. las 86, 1083, 2545: pleon. 116,
127, 254; llas 2088; avellas 887,
prendellas 2136 s. tmlen; — neutr.
sg. acc. lo 42, 95, 151, 192; pleon.
316
Johannes Adam
303, 505, 980; daldo 823 = dadlo,
toveldo 3322 = tove te lo ; avello
496 s. unten] [mit Bezug auf vor-
angeh. Satz) 77, 259, 315; vedallo
2967 = vedarlo; [mit Bezug axif
folg. Satz) 50, 82, 124; llo 3367;
— refl.sg. dat. u. acc. se 37, 574;
216, 959, pleon. 67; sse 1384,
3379; enklitisch -s 49, 51, 69, 200;
plur. dat. u. acc. se 134; 434. 650;
sse 403, 1825; enklitisch "s 2762,
3183; adobasse 1700 = adobarse;
— [refl. statt passiv) 39, 139, 2002,
2912; [zur BezeicJmung der Spo7i-
taneität einer Handlung, nach M. P.
1341): saliös 1726; 176, 250, 298;
[Dativ des Interesses) 1086, 1420,
1683, 1892; heim Zusammentreffen
zweier refl. Verba wird das Refl.
gewöJmlich nur einmal gesetzt: 298,
695, 1102, 1266 (: 1700). — zu
avello 496, avellas 887, prendellas
2136 (rl oder dl ?) vgl. I). H. S. 38 «.,
145 n., 63 n., LXXXVIIn.; Cuervo
Rom. XXIV 261, Lidf S. 129,
Note zu 1356/7; Cornu Lt. 97
Sp. 331, Note zu 1357; Pietsch.
Mod. Phil. 04: „non liquet".
iügado (y. II verhöhnt, verspottet 3249.
yog'o s. yazer,
iuvizio 3226; jnv— 3239, 3259;
juizio 3485. s. m. II Schieds-, Ur-
teilsspruch. Zu 3239 s. dar.
iudiü s. m. III Jude 347.
juego s. m. II SpasSj Scherz 3258.
jngar v. intr. I spielen, mal j, a jem.
übel mitspielen 3319.
iuuta s. f. I Versammlung. D. H. :
„une Sorte de eonseil de famille."
plur. 2914, 2949.
iuiitar; ju — 3546, 3621. v. fr. I ver-
einigen, versammeln 312, 1263.
p. pf. iuutado 291 [Bello, Lidf. u.
C. Lt. 97 lesen wegen der Assonanz :
se an statt son), 1113, 1201, 2070;
refl. sich vereinigen mit 1083; faz
uos iuntar vereinige uns wieder 365
[vgl. 31. P. I 407^^); ztisammen-
treffen mit 2139; hafidgemein loer-
den mit 3621; jem. einholen 2416;
sich versammeln 3546; de cara se
i. con jem. Äug in Äug gegenüber-
treten 3624.
iura s.f. I feierliche Eidesleistung 120.
iurar 163, ju— 3140, 3509. v. tr. I
schwören [mit folg. Objektsatz) 163;
j. par hei jem. scJiw. 3140, 3509.
JUSO s. ayuso.
iusto s. m. II der Gerechte 3727.
L.
•1, 1- s. yo.
la s. el und yo.
la 1798 = le La.
labielo s. m. II Lippe 3734; s. Anm.
zu 3734 in der Übers.
lavor s. f. III Arbeit, Ackerbau, Acker-
wirtschaft 460.
labrado Part. Per f. von labrar arbeiten.
cou oro son 1. sie sind aus G. ge-
arbeitet 1786.
ladrou s. m. III Räuber, Strassenräuber
349.
lagar s. m. III Kelter, viga 1. (!) Kelter-
baum 2290, 3365.
laiautar 304 s. aiuutar.
lamar; f/i 1289 die Hs. lamado. Glicht
lammado, vgl. M. P. P. u. I 266 .^y
V. tr. I jem. rufen 731, 1895, 2305 ;
1. por iioubre 3188; [objektlos) 35,
242, 719; [direkte Rede einleitend)
2778, 2786; [mit dopp. Acc.) jem.
mit einem Namen nennen ; heissen
1289,3310,3450; 1. por seiior 1847.
lau 62 = le au.
lau^a; in 3647 schrieb der Kopist:
amas! vgl. M. P. P. u. I 7 3^. s. f. I
Lanze 353, 419, 834; [zur Be-
zeichnung eines tapfern Kriegers)
ardida 1. kühner Degen 79, 443, 489.
landa 778 = le auda.
lauo s. m. II die flache Klinge des
Degens 3661.
lana (n durch Assimilation, 31. P. I
228). s. f I Ebene 599.
laiio [n durch Assim., 31. P. I 228).
Übcrfletzung und Glossar des altspanisclien Poema del Cid
s. m. n Ebene 996 [lies a[l] lano);
1003 (d("[l| laiio, vgl. C. Rom. 81,
Liclf. u. M. P. I 201.^^).
largo aj. II gross, bedeutend [dem Um-
fange, der Zahl nach) 481, 795;
1. de lengua wacker im Reden, gross-
inäidig 2173.
las s. el und yo.
latiuado aj. II einer, der Latein, Ro-
manisch versieht 2667.
lazrado aj. II voll Knmmer , eleiid.
Bello: doliente. aflijido, angiistiado;
R. G.: miserabile 2802; que comigo
andan 1. die im Elend mit mir
gehen 1045.
le s. yo.
leal aj. III rechtlich, rechtschaffen, bieder
396, 706, 1459.
levan 655 = le van.
levautar; 2027 Imperativ refl. levan-
tados. V. tr. I verursachen, veran-
lassen 2199, 1. nn casamiento 2535;
meist refl. sich erheben, aufstellen
458, 1769. 2091, 2933; 1. eu pie
2027, 2296, 3199, 3291: zu 1.
dereclio .s-, dies und vgl. M. F. I
33.9^; XU 3215 s. Anm. in der
Übers.; in 3422 Verb im Sing, bei
plural. Subject I
levar v. tr. I Praes. Ind. I. sg. lievo
978; ///. sg. lieva 582, 1435;
IL pl. levades 2578: ///. j^l- lievan
93, 1561; Praes. Conj. IL sq. lieves
2903; IL pl. levedes 639* 1380;
Imperativ II.pl. levad 3562; leval-
das 167 = levadlas; Infin. levaros
1401 = levar vos. — bringen 1453:
wohin [jcm.) 1012, 1274, 1285,
1401, 1435, 1561; fortschaffen 93,
116, 167; mit sich führen, nehmen
16, 576, 582, 639, 1301, 1380;
fortfähren 2578, 2679; etw. weg-
nehmen, entfernen 978, 2749, 2912;
3653, 3654; 1. adelant vorwärts
bringen, fördern 1445; intr. sich
erheben: levad I 3562; refl.l. en pie
sich erheben 2040, 3127; 2912 refl.
statt passiv.
legar v. tr. I jem., etw. fiähern, taohin
führen 276, 355, ir)29; sa)nmeln:
1083 conpeyölas de 1. IJello: juntar,
congrcgar; vgl. die von ihm s. v.
llegar angeführten Belege ; — inir. 1.
a wohin kommen, gelangen 82, 52,
236, 905, 957; wohin dringen 1^1,
3655; (//7.)1235; 1. fasta kommen
bis, dringen bis auf AlII , 1728,
3653; vordringen 446; 1. a. sich
nähern, herankommen 298, 1317,
8000; [absolut) 102, 262, 508;
1. delaiit 1513 dicld an jcm. heran-
kommen, ankommen 474, 609, 796,
927, 2347; refl. sich nähern 37;
1. adelant 3511.
legua s. f. I Meile 1559.
lengua s. f. I Zunge. 1. sin mauos
Phrasenheld 3328; largo de 1 2173
s. dies.
leiio (de); ii Assimilation, M. P. 1228.
aj. II voll 113, 820.
leou s. m. III Loire 340, 2282, 2295;
über el leon 2282 [epischer Stil)
vgl. M. P. I 209^; in 2297 lies
pora[l]leon wie Bello, C. Rom. 81,
Lid f., M. P. I 201^^.
les 975 = le es.
Ics s. yo.
k'tras s. f. I pl. Wissenschaften', enten-
dido de 1. 1290 s. dies.
librar v. tr. I losmachen, loslösen 2423,
D. IL: „et fendu taut le reste";
Bello erklärt: librad()[es] todo lo al
durch concluir, decidir = freimachen :
(el canpo) 3692; 7xfl. 1. de sich
entfernen von 3605.
libro .<?. m. II Buch 3730.
lid .■?. f III Kampf Gefecht 1106,
1656, 1819, 2334; 1. oampal Eeld-
schleicht 784, 1111, 1333.
lidat s. f. III Kampf. ven(;er la 1. im
K. siegen 831.
lidiador s. m. III Kämpe, Kampfheld
502, 734, 1322, 1522: aj. cavallero
1. ritterlicher Kämpe 2513.
lidiar v. intr. I. — 1. con kämpfen mit
499, 538, 669, 673; [absolut) 757,
318
Joliannes Adam
1294, 2382, 2388; 1. de cara
das Gesicht dem Feinde zugewandt
kämpfen 1704; — tr. erkämpfen
(arraiicada) 2508; estot lidiare dar-
auf {dafür) werde ich mit dir
kämpfen 3344, 3359, 3367 (hyollo
= yo— d — lo nach G. Rotn. X 95',
vgl. Staaf. Les jrronoms . . . S. 46
u. M. P. I 203.^^).
lieva, lievau etc. s. levar.
ÜDpio; 3354 li[n]pio. aj. II rein, un-
vermischt 1116, 2700, 2739, 3649;
von reinem, edlem Blut 3354.
lo 5. el u. yo,
lovo 3024 =: lo ovo.
locura s. f I Torheit 1471.
logar s. m. III Ort, Stelle 128, 630,
948, 702; {im Buche) 3729; Zeit,
Zeitraum 605, 732; {fig.) pouer en
bueu 1. etwas xum Besten führen 2155.
lograr v. tr. I erreichen, erlangen (oudra)
2833; uou gelo avien logrado sie
hatten ihre Absicht nicht erreicht,
hatten nichts bei ihm gewonnen 2452.
loma s. f. I Hügel, Abhang 426.
lorar; 18 ploraudo v. I intr. weinen
1, 18, 370, 374 u. o.; xu el padre
coii las fijas lorau 2632 vgl. Meyer-
Lübke Gr. III §347 u. M. P. I
302^]; — tr. beweinen 1295.
loriga s. f I Panzer 678, 728, 762,
2404.
los v''-. el u. yo.
luego av. sofort, alsbald 52, 54, 57,
609; dessi 1. 2157; sodann, darauf
3199, 3522.
luengo; 3282 lne[n]ga. aj. II lang
1226, 1587, 3097.
lumbre 5, f. III Licht; pl. 244,
luua s. f I Mond 332.
llas s. yo.
llo 3367 .>?. lidiar od. yo.
lies s. yo.
M.
•m, m" s. yo.
ma9aDa s. f. I Degenknauf 3178.
madre s. f. III Mutter 333, 379, 1608.
mager conj. obwohl, obgleich 171, 1146,
1345, 2305; ra. que 1524, 3116;
{verkürzter Satz, ohne Verb) m. de
pie obwohl zu Fuss 747; 1326;
m. de todo trotz alledem 1780.
maiar v. tr. I schlagen^ ^:)eitecÄen 2732,
2736, 2743, 2943, 2944.
mayo s. m. II Mai 3731.
mayor 707, 2023, maior 2588. aj. III
{Compar. zu grand) grösser 2950,
3254, 3720; gross: tanto avie el
gozo m. so gross war seine Freude
2023; 2176; Valencia la m, V.,
das Grosse 2105, 2161, 2588, 3195
{vgl. M. P. I 316^]).
mal s. malo.
mal s. m. II Böses, Übles 535, 1814,
1891; tener a. m. 530, 977, 2464
■s. dies; Übel, Schaden 357, 2866;
sin m. Jieil, unversclirt 1402; Unheil
329,364, 509, 1103, 1172; Unglück
47, 3255, 3377 ; yr a m. 634 s. dies.
males 572, 1165 = mal les.
malo 165, 1836 {nachgestellt); vor-
gestellt: mal 2782, 3327. aj. II
schlecht, böse 9, 267, 1836, 2722;
hässlich 340; sobeiaua de mala 838
s. sob — ; übel, unheilvoll 1178, 1596,
2281, 2782; elend (dinero) 165,
503, 1042; [negierend): mal sabor
3708: av. mal auf schlechte, üble
Weise 955, 1023, 2536, 2537;
hässlich 1428, 1607; schwer, sehr
{im üblen Sinne) hl 2, 636, 1165,
1174, 1869; pleon. mal ferido de
muert 3641; jiigar m. 3319 s. dies;
subst. m. II Schurke 2681, 3343,
3383, 3442, 3701.
man s. f III Morgen 1100, 3059.
mancar v. intr. I es an sich fehlen
lassen: por mi nou maucarä 3312;
3564.
mandadero s. m. II Überbringer einer
Botschaft, Bote 982, 1457.
maudado s. m. II Nachricht, Botschaft
452, 564, 783; 1839, 1900; Be-
fehl, Auftrag 431, 3408, 3438.
raaudar v. tr. I schicken 224, 2838;
Übersetzuug und Glossar des altspauischen rocina del Cid 319
22B5 [starker Annkoluth ; lies ha
maudados): auftrcKjrn. hefpJdeii [mit
ObJ.) 259, 322, 703. 1251; [mit
Inf.) 208, 308, 417, 510: [finaler
Objektsatz mit que) 802,, 1 8 1 5, 2620 ;
zu 1482 [Impf, statt Pracs.) vgl.
M.P. I 354^^: [umschreibend) 317,
153G, 1553, 1972, 2308, 3515;
maiidar lo guardava 1013 s. guar-
dar; aufbieten 2838; t^erspreclten,
geiväkren 180, 494, 1710, 2148,
2223; befeJdiijcn, in der Gewalt
haben., regieren 735, 738, 1545,
1814, 8281; assi lo maude el
Criador das walte der Seh.! 2055;
2074, 2630, 3491: el Cr. lo mande
1404, 1437, 2684.
rnanfc'starse v. refl. I sich erklären, sich
äussern 3224.
nmuo; 1252 niai)[o] s. f. I Hand 106,
153, 471. 611: tomar a maiios 701,
972 s. tomar; dar de mano 1035,
1040 s. dar: leiigiia sin maiios 3328
s. leugua; eu m. de in jemandes
Gewalt, Besitz 505, 869,3407, 3487,
3579; por m. del rey an des Königs
statt 2231; [als Mass) una m. eine
Handbreit 3637; zu 3585 e[n| m.
vgl. M. P. I 205^.
nniito s. m. II Mantel 4, 195, 1065,
1971.
inana s. f. I Geuoloiheit, das Tun
2171; die Art [zu Handeln) 3315,
3445 [vgl. M. P., La Leyenda de l. J.
de L., Glos.); List, Schlauheit 610.
manaiia; 1687 manana; 323 mana[naj;
Bella, Best., C, Lid f.: mau. .<?. f. I
2Iorgen 316, 323, 456, cras a la
m. 7norgen früh 537, 949, 18U8
(3050 lies ebenso, nach M. P. I
577^3); — av. früh 836,881; otro
dia ra. 394, 413, 645, 682.
mano. Xach M. P. P. u. M. P. I 333
hat die IIs.: dat manero a qui las
de gebt mir einen Stellvertreter, . . .
Cron. Gen. [601 blö): datme por
manero quien las de a los i.; s. da-
gegen Lidf 2133.
maquila s. f. I Scheffelgehl, Müller-
lohn [der Müller behält sich von
jedem Scheß'el Getreide einen be-
stimmten Teil, Hello) 3380,
mars. ?n. (331, 1156)w. /'. (339, 1090)
in Meer, eutrar sobre m. 1627 s.
entrar,
maravilla; 2346 marav[i]lla. s. f. I
Wunder, avcr a m, sich wundern
über 2302, 2346; m. es es ist
wunderbar 1861, 1950.
maravillado de aj. II verwundert, er-
staunt über 1038.
niaravillarse v. refl. I sich ivundern,
sich verwundern 1102, 1590, 2348;
m. de sich w. über 2060, 3179.
maravilloso aj. H tcunderbar 427, 864,
1084, 1648, 2427.
marco 845; 138 marcbo s. m. II Mark
135, 138, 147; m. de plata 184,
845; m. doro 2426.
marco s. in. II März 1619.
vanrido aj. II betridjt, bekümmert 2750,
murtir s. f. III Märtyrerin 2728.
mas av. mehr [der Zahl uach) 307,
414, 674, 1129, 1207; mehr [in
höherem Grade) 860, 1562, 2348,
3038; qtirtiito piido mas 982 s.
quaiito; non puedo m. 95, 1117,
3311 s. poder; noch dazu 27; m.
de 798, 1010, 1735, 3129; m. que
3348, 3369; Comp. Adj. steigernd
612. 843, 1268, 1611; mas mucho
fue provechosa war viel vorteilhafter
1233 [vgl. 31 P. I 31b\); Adv. u.
adv. Begriff steigernd 1161, 1463,
1768, 2367, 2696; Verbalbegriff
steigernd 296, 1010, 1446, 1521,
33u0; am meisten 1563; — jemals,
je 220; non — mas nie 963; mas
nou nie mehr 3366; oy de mas
2124 s. oy.
mas conj. aber, dagegen 21, 526, 1490,
2317; sondern [nach Verneinung)
2850; [als Überganq) doch, indes,
aber 48, 129, 250, 533, 2764;
denn 2891?, vgl. prov. mas.
matan(,-a s.f. I Gemetzel, Blutbad 2^Zh
320
.TohaDnes Adam
raatAi- V. ir. I töten 472, 605, 724, 744.
matines .s. m. III Frühgebd 238, 318,
325, 3060.
matiuo s. m. II friUter Morgen 72.
me ^. yo.
meatad s. f. III Hälfte 514.
meyer v. tr. irreg. II Pcrf. Ind. III. sg.
me(,io 13. m. los liombros mit den
Achseln xiicken.
mediado aj. II halb, mittel, a los m.
gallos heim xweiten Hahnenschrei :=
heim Morgengrauen 324, 1701.
medio s. VI. II Mitte 182, 427, 3106,
3611 ; per ni. de mitten durcli 599,
3679; mitten m 2283, 2931; Hälfte
751.
meior; 1328 miyor; 1942, 3719 miior.
aj. II Comp, von bueno. besser
1328, 1686, 2867, 3719; subst.
2085,2170; av. 1349,1869,2067,
2893; Superl. 1427, 3063, 3271;
suhst. 3006; todel m. der AUerheste
3456; lo m. 1942, 1946; av. am
besten 2533; ~ gut, trefflich 1993;
av. 328, 2819 (s. quanto), 2637
{s. poder).
meiorar v. tr. I verbessern 615; gut
machen 3259; intr. meiora en senor
es erhält einen bessern Herrn 3190.
membrarse v. refl.. I. Imperativ II. sg.
miembra 3316. — sich erinnern.
menada s. mesn — .
menbrado aj. II verständig, klug 102,
131, 210, 579, 3699; ser m. ein-
gedenk sein, sich erinnern 315.
meuester s. m. III Bedürfnis, aver m.
[mit Obj.) nötig haben 135.
meuguar; 821 ming — ; 2165 mengo.
V. I tr. verringern, verkleinern ^A.^]
intr. fehlen, mangeln 258, 821 (que
uada uol minguava „denn nichts
fehlte ihr"' (C. Lt. 97)'. R. G.: „eccovi
qui una borsa piena d'oro e d'argento
che niente io non tolsi" ; sich
verringern 2165; meuguado (134
ine[n[g — , 2470 miug — ) notleidend
108, 134, 158, 2194, 2470.
menor aj. III Conipar. geringer, todos
los meiiores alle geringeren Soldaten;
C. Z. XXI = 2)eonia 1234.
menos av. Compar. weniger 1717;
0 menos le fallamos oder wir ihn
weniger finden 1260; mas de qiiinze
— menos non fallaron nicht mehr
als fünfzehn von den Ihrigen fanden
sie loeniger = sie vermissten nur
fünfzehn 798. a menos de ohne
984; 989, 1106; a m. de muert
ohne dass ich sterbe 1636; non — al
m. nicht einmal 64:{Bello: siquiera);
einen Verbalbcgriff steigernd: 3268,
3300, 3334, 3346.
mensaie 627, 975; menss — 1188,
1453. — Nachricht, Botschaft 627,
975,1188; 5o<c 1834; 2600 (FoMm.
fälscht, nuestros m. statt vnestros m.).
meussagero s. m. II Bote 1903.
meutii' V. intr. irreg. III Praes. Ind.
II. sg. mieutes 3313; Per f. Ind.
IL sg. mintiste 3371. - — lügen.
mercado s. m. II Handel, fazer im m.
einen H. abschliessen .139.
mer^ed s. f. III Gnade, Huld 1351,
1400, 1760, 1885; aver m. a jem.
gnädig sein 880, 1324, 1740; si
fuere su ra. ivenn er Gnade walten
lassen ivolle 1276: [Ausf-uf:)* Er-
barmen, Gnade! 266, 268, 1321,
1845; Dank! 1595, 2160; dezir
muchas m. 3117.
mereqer v. tr. irreg. II Infin. 1898 [s.
weiter unten); Fut. Ind. II.pl. mere9er
(uos lo) Ledes 197; Praes. Ind.
III. sg. mereQe 1126, 1898 (nach
3LP.F.)', L p)l- merecemos 2730;
ZZ. ^j/. mercQedes 194; Praes. Conj.
Lsg. meresca2338; III. sg. mcresca
2797 ; Imjjf Ind. I. sg. mere(;ia 190 ;
Per f. Ind. I. sg. raere§i 3258. —
etw. verdienen 190, 194, 197: aua
vea el ora que vos meresca dos
tanto . . . ivo ich euch doppelt soviel
verdiene 2338; verschulden 3258;
in 1898 liest Vollm. ello (= he lo)
a mere^er yo ich muss ihm dafür
Übersetzung und Glossar des altspanischen Pooma del Cid
331
dankbar sein; dagegen liest M. P. P.
u. 17^^: el lo merec^e (.so der Kopist)
er rerdient es [mit Bexxg auf das
Folgende): e de mi abra perdoii.
mes s. m. III Monat 1209, 3731.
nu'suada: 702 menadas, Zies ine[8]u — :
1674 Vollni. mesuuadas, il/. M. P.
luesnadas. s. f. I Gefolge, Truppe,
Schar 487, 509, 528, 1115, 2294.
mesquino s. ni. II Bedürftiger^ Elender
849.
messar v. fr. I [die Haare) aus^'eissen
2832, 3286, 3289, 3290.
mesturero .«. ni. II Bünkeschmicd, Böse-
wicht 267.
mesurado aj. IL Bello : cortes, reverente.
ehrfurchtsvoll 7; von guter Lebens-
art, freundlich 2820.
mesurar v. tr. I eigentlicli : messen.
m. la posada mir einen kurzen Auf-
cnüialt nehmen 211; m. del espada
mit dem Schw. traktieren 3665;
B. G. : „trarre oltre la misura,
sottrare il cavallo dalla misura della
sjxida"; Bello erklärt: ,,Los verbos
asorendar, mesurar / sacar tieften
por nominativo a Martin ÄntoUnez;
el caballo es el de Martin; i me-
surandol' quiere decir midiendo al
infantc." Dagegen Cr. G. 626 b 48:
comen^o de yr fuyendo et sacol
cl cavallo fuera de la raya et M. A.
fincö en el campo: [objektlos) los
quo yvan mesuraudo die^ iveleJie das
Terrain erforschten = die Späher
1513 [Lanch. m. = observar).
raeter v. tr. irreg. II Infi n. 144, 707:
Fut. Ind. I. sg. meter (los) be 1259;
/. 2^^- meter (las) bemos 2564; Praes.
Ind. I. sg. meto 2222 : ///. j)l- meten
2878; Praes. Conj. I. sg. meta 500;
/. pl. metamos 128; III.pl. metau
2104; Impf. Iml. III. pl. metien
3550; Imperativ II. jd. meted 119,
120; raetedos 986 = meted vos;
Gerundium metiendo 2804; Perf.
Ind. I. sg. meti 2203 : //. sg. raetiste
3333, 3364; ///. sg. meti6 612,
Romanische Forschungen XXXII,
711; ///. pl. metieron 3425; Part.
Perf metido 74, 1627; metudo 844,
914. — etuKis [jem.) irohin tun,
bringen 128, 612, 1969, 2301,
2564, 2818; eu barcas 1627; ea
salvo 119, 144; eu poder de 2122;
2203, 2228, 3579: m. eu paria
tributpflichtig machen 866, 904, 914:
ra. eu plazo [^>nit Obj.) jem. eine
bestimmte Frist festsetzen 1208: m.
en carta etw. schriftlich festlegen,
au fscJireiben 84:4:', 1259; ser metido
eu yra de den Zorn jemandes auf
sich lenken 74 : hineintragen in: 707 ;
hineintreiben in: 711, 3633, 3637,
3682; verwenden für 2104; etw.
anlegen, anziehen 3085; m. cora(,-on
Mut einflössen 2804 [seil, les): m.
mieutes a sein Augenmerk richten
auf, etw. prüfen 3137; m. las fes
sich verjo fliehten , sein Wort ver-
pfänden 120, 3425; refl. u. passiv:
m. eu sicJi begeben nach 1727; ein-
dringen in: 1623; sich an einem
Orte verstecken, sich ivohin ver-
kriechen 2287, 2290, 2769, 3333,
3364: m. en armas die Waffen an-
legen 986, 3550: m, eu nuevas
Ruhm und Ehre erringen 2113
[Bello: ganar fama i alabanxa):
sich anschicken 2878.
mezclado Part. Perf. von mezclar
mischen 099.
mezquita s. f. I Moschee 2499.
mi, my 6-. yo.
miedo; 1079 mvedo. s. m. II Furcht
1097, 1155,' 1492, 1660: m. de
F. vor 33, 448; aver m. sicJi fürchten
469, 1079: aver m. a sich f. ror
3274, 3543.
micmbrat .v. membrarse.
micnto s. f. III Gedanke, meter, tener
mieutes a sein Augenmerk richten
auf 3137, 3614, 3620; venir eu
m. a sich einer Sache erinnern 3330.
mieutes s. meutir.
mientra que. conj. während, solange
als 158, 409, 901, 1350. [ohne
21
322
Johannes Adam
que) 925, 1047; in 2788 Vollm.
mio trapo?; Sanchez, D. H. u. Janer:
que tierapo es el dia^ Hofmann,
Z. IV: mietad paso el dia; C. Rom. 81 :
mientra que es de dia oder m. que
exe el dia; Lidf. m. partes el dia;
M.P.P. u. C. C. Marden: mientra [?]
es el dia.
mientre; 1623 mie[n]tre. Adverhial-
endung 1, 24, 43 e/c. ; cuerda mientra
3105 nach M. P. I 296^^: „efecto
deanalogW; Gornu, Lidf.: mientre.
migero s. m. II Meile 2407.
miior, miyor s. meior.
raill aj. num. indecl. tausend 225, 521,
639, 732.
miuchal s. inchaler.
mingua s. f. I Mangel 1178.
minguado s. menguar.
mintiste s. mentir.
myo Pron. possessivum. I. sg. mase.
aj. [ohne Artikel) myo 6, 288, 1322 ;
mio 292, 498, 2055; my 1605,
2046; mi 2129, 2916; {mit Artikel)
el myo 753, 1933; el mio 204;
plur. {ohne Artikel) myos 9, 1044,
1261; mios 2577, 2580, 3119;
mis 249, 3206, 3487; {mit Artikel)
los myos 103, 220; suhst. los myos
2358, 3047; los mios 2080; —/ew.
sg. aj. {ohne Artikel) my 221, 1467,
2029; mi 83, 257, 642; {mit Ar-
tikel) la mi 278, 689, 1360; plur.
{ohne Art) rays 270; mis 282,
1273, 1467; {mit Art.) las mis
2780, 3048; — neutr. siibst. lo myo
1073, 2568; lo mio \hl; — II.sg.
{im Poema nur) fem. {ohne Art)
tu 334, 2670, 3370; pl. tus 218:
{mit Art.) s^. 854 ; |;/. 33 1 5 ; — neutr.
suhst. lo to 409 {s. fazer und i^gl.
über den Vers M. P. I 325 1); —
I.^ilur. aj. nuestro, — a, — as 47, 380,
2761; — neutr. suhst. 1118, 1525,
2531; — II. plur. aj. vuestro, — a,
— as {ohne Art) 119, 117, 1397;
{mit Art) IQl, 1825, 2366 ; — suhst.
masc. los vuestros 2080, 2359: —
III. Pers. so {bei einem u. mehreren
Besitzern), masc. meist so 69, 133,
234; SU 1880, 2905, 3005; ptl sos
1, 94, 312; suslOl, 568;— /ew.
SU 16, 23; pl. meist sus 19, 214,
254; sos 1791, 2171; — neutr. so
948, 978, 1326; — ssu 1522, 2215,
3062; SSO 3220; — (o/^we Art) sg.
16, 31, 49; pl. 101, 214, 312;
{mit Art) sg. 567, 577, 594; pl.
19, 94:-,— suhst. el so 3590, 3614,
3620, {s. ferir); neutr. stets lo so
948, 978; plur. stets los sos 609,
666, 701 ; — aj. pleon. 23, 741, 870,
1411, 1791 etc.; statt de 7nit pron.
pers. 248, 2856. — suyo, aj. {vom
Suhst. getrennt) 297 b ; subst. los suyos
die Seinigen 66, 2399; neutr. todo
lo suyo seine ganze Person (?) 3098,
ihre Habe, ihr Besitz 3248; in 8098
u. 8248 ist der Assonanz wegen
lo so einzusetzen {G. Rom. XIII,
M.P. I 105 g).
miraclo s. m. II Wunder 844.
mirar v. tr. I sehen, erblicken 1613,
1615.
mirra s. f. I Myrrhe 837.
mis, mys s. myo.
mismo j)'>'on. determ. indef. selbst 847.
missa s. f. I Messe 225, 319, 320,
1316; zu 822 s. quitar.
movedor s. m. III einer, der sich be-
wegt, dod eran m. als sie sich tum-
melten 3619.
mover v. II Infin. 169, 3513; Praes.
Ind. III. 2)1. mueven 700 ; Per f.
Ind. III. sg. movio 550; ///. pl.
movieron 2689. — tr. {ein Pferd)
tummeln 3513; intr. aufbrechen
169, 2689; refl. aufbrechen 550;
m. adelant vorrücken 700.
moion s. m. III Grenzstein, pl. Schran-
ken 3588, 3604, 8607, 3609, 8666;
Grenze {D. H. frontera): do el
dixiere, y sea el m. dort, ivo er es
bestimmt, soll die Grenze sein [an
der wir uns treffen] , wir wollen uns
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
323
an einem Teil der Grenze treffen,
den er bestimmen soll 1912.
molino s. m. II Mühle 3379.
mouclura x. f. I. las m. del yelrao Uelm-
ricmcn {?) 3652; Sanckcx : guarni-
cion de arma; Bello: cierta parte o
adorno del yelmo ; D.H.: garniture,
courroie ; R. u. d'Or.: correggia.
moucdado aj. II gemiinxt. aver ni.
12G, 1217; 172, 2257.
mouesterio s. m. II Kloster 252, 260,
1353, 1444.
moutaiia 61, montaua 427, 1491.
s. f. I Gebirge.
monte; 2946 mout. s. m. III Berg
347, 1826, 2751. los Moiites Claros
5. Eigennamen.
monumento s. m. II Gruft 358.
mora s. f. I Maurin 534, 541, 619.
morada s. f. I Aufenthalt 525; fazer
la m. bleiben, seinen Ä. nehmen
1055; verän las ra. commo sc fazen
sie iverden sehen, vne man hier
weilt 1642 (.• D. H. m. = logis,
tentes).
morar v. intr. I. m. en verweilen, bleiben
948, 2271; zubringen 953.
niorir s. mu — .
morisco aj. II maurisch 178, 796.
moro s. m. II Maure 107, 125, 145,
398 ; en moros = eu tierra de m.
566, 3514; fijo de moro 3286;
R. G. forse: mora {wie Bello iind
Lid f.); zu b27 moros en paz die
M. verlialten sich friedlich, vgl. Bella,
Änm. zu V. 536, M. F. Rev. Ilisp. V
zu V. 527, Lidf. Note u. C. Lt. 97.
morremos .s. murir.
mostrar v. tr. I zeigen 344.
mucho aj. II {vgl. M. P. I 238 § 67
und 292 ^^jf.; Fr. Hanssen; De los
adverbios . . .). viel 903, 934, 1450,
1596; zahlreich 660, 1143, 1440,
2d90', — subst.l8b8, 2346, 2514,
3427; tantos son de muchos 2491;
?ieutr. 1470, 1680; — av. mucho,
much 587, muy. {beim Verb) 212,
276, 321, 493, 945; {beim Adj.-,
muclio stets durch das Verb vom
Adj. getrennt ausser in 110): 6, 91,
595, 859, 1290; muy, much {beim
Adj. stehend) 183, 351, 690, 960;
{beim Adv.) mucho 881, 3538; muy
452, 817, 1064; zu mas mucho
fue provechosa 1233 .»?. mas; 110
lies mucho ssobeiauos; 2309, 2510
muchos = mucho se ; in 2473 lies
mucho sson alegres {Bella, Lidf.,
C. Rom. 81).
mudar v. tr. I ändern, adtores mudados
genmuserte Habichte 5. refl. m. a
fortgehen, sich begeben nach 951.
mueveu s. mover.
rauera s. murir.
muert s. f III Tod 2670, 2676, 2774,
3641; zu 1636 s. menos.
muerto .s. murir.
muesso s. f. 11 Bissen 1032.
mugier {^vgl. Bello u. M. F. F.; Vollni.
u. Lidf. stets muger) s. f. III Frau
{im Gegensatz zum Manne) 16,
1179, 3285, 3347; Weib, Gattin.
210, 228, 257, 823; dar por m.
2076; tomar por m. 2233.
muy s. mucho.
mula s. f. I Mauleselin 1428, 1966,
1987, 2254.
mundo s. m. II Welt 361, 1080, 2477,
2493.
murir v. intr. irreg. Infm. murir 1179,
morir 1029; Fut. Ind. /. 7;/. morre-
mos 2795; Fraes. Canj. I. sg. muera
302 ; Fut. Canj. IILsg. muriere 1 704 ;
/. 2)1. muriereraos 687 ; Part. Pcrf.
618. — sterben, m. de faubre 1179;
muerto aj. tot 618, 732, 2748;
subst. 3529.
N.
•n s. yo.
uavas de palos 401 s. Eigennamen.
uave s. f III Schiff 1629.
nacjer v. intr. irreg. II', Perf. Ind. III. sg.
nasco 202, 245, 437; uacio 294,
2020, 2292; na8(,-i6 2643; IL pl.
uasquiestes 379,2053; Plusquampf.
21*
324
Johannes Adam
III. jü. nasquieran 1662; Part.Perf.
naQido 71; nado 151, 266, 507;
nada 3285, siehe dies; nadi, s. dies.
— geboren werden. — [vom Barte)
anfangen zu sprossen 3284; mugier
uada gehorene, sterbliche Frau 3285;
omne nado irgend jemand 151.
nada pron. indef. nichts [nur im ne-
gierten Satxe) 30, 47, 84, 475,
585; non por n. durcJiaus nicht,
um keinen Preis, um nichts in der
Welt 989; 44, 1803, 2976, 3027;
etwas : non quiero que nada pierda
1361.
nadi [s. M. P. I 235^^ pron. indef.
indecl. niemand {nur im negierten
Satze) 34, 59, 433, 685, 1377;
[mit Plural des Verbs verbunden) : 25 ;
vgl. M. P. I 235^] u. 362 § 173;
statt nadi in 589, das nicht in die
Assonanz Imieinpasst und auch ohne
Negation stände, setzt Bello: audaba.
nado s. naper.
nasco, nasQiö s. na9er.
nasquieran nasquiestes s. na(,'er.
natura s. f. I Katiir , Abstammung.
de n. somos de coudes de C. von
N., durch Geburt stammen ivir ab
von . . . 2549, 2554, 3296; in
3275 liest M. P. I 372^^: son de
n, [tan alta] [statt tal).
natural aj. III [Lanch. : fiel, leal, legi-
timo). natürlich, rechtmässig, ange-
stammt (rey) 2131; 895 j 1272,
1885, 2031; ssus fijas n. die ihm
von der Natur geschenkten Töchter
1522; treu, redlich 1479, 1500.
negar v. tr. I leugnen 3172.
negro aj. II schwarz, düster; zu 936
s. parar.
ni s. nin.
nil = ni le.
nimbla 3286 = ni me la.
nin 44, 310; ni 965, 1117; nyn 2002
[die Hs. hat, nach M. P. P., nin).
conj. noch: [Satzglieder im verneinten
Satz verknüpfend) 107, 145, 310,
562, 2002; nunqua mas nin tanto
1562 s. tanto; [das zweite Satzglied
ist ein Verb) 44, 965, 1171, 3698;
[zwei verneinte Sätze verknüpfend)
1117, 1177, 2134; nin — nin iveder
— noch 517, 1176, 1241, 2286;
[das erste nin fehlt in) 2709.
niuguno p)ron. indef. aj. II non n.
nicht einer, keiner 942, 1175, 1403,
1492, 21M', — suhst. non u. 483,
593, 680, 703; in 536 lies ninguuo
(non) por pagar [so der Kopist,
s. M. P.P. u. I 375^', u. irgend
einer 1252; zu 3559 non ninguua
s. M. P. I 319^^: „jMrece teuer el
sentido neutro de hiada', ^ninguna
cosa\^^
nifia s. f. I Kind, Mädchen 40, 49,
255, 1569.
no 25, 30, 82, non 21, 34, 44; über
den Unterschied im Gebrauch vgl.
M. P. 1192^^ ff.]; — nicht 21, 25 etc.;
nein 3594; dezir de no 2117, 2202,
3208, 3455.
noche 23, 93, noch 72, 137. s. f I
Nacht 137,' 311, 827, 970. esta n.
in dieser N. 72, 395, 651; una n.
eines Nachts 1185; 2500; de n.
zur Nachtzeit, nächtlicherweile 93,
2706, 3544, 3697; a la u. 644,
646; de n. e de dia bei Tag und
bei JV. 222; 425, 668; pleon.'llO^',
toda la n. die ganze N. hindurch
437; 681; las u. e los dias bei
Tag und bei N 824, 1547, 1823;
antes de la n. gestern Abend 23.
nolos 2364 = nos los.
nom 1763 = no me.
nombrado s. m. II [Bello: nombre)
Name [?); Yucef por n. Y. mit Namen
1850; M. P. I verweist auf Meyer-
Lübke, Gr. II § 612; von por-
nombrar ?
nombrar s. non — .
nombre; 3188 nonbre; 675 uo[m]bre.
s. m. III Name, en el n. del Criador
675, 1138, 1690; por n. en Gol-
gota 348; 1327, 1589; lamar por
-Übersetzimg und Glossar des altspauischen Poema del Cid
325
n. bpi»i -V. rufen 3188; J. so n.
es L-imado er heisst J. 1289.
uombre s. vi. III Zahl{?). Manche:.:
nuviero, abundancia; vgl. Bella.
averes a u. lahlreiclie Schätze 3262.
11 011 s. uo.
iionbrar v. Ir. I iioinoi 454; xälilen
12G4.
nonbre s. iiombre.
1108 755, 984, 1106 u. ö. = iio sc.
nos s. yo.
iiotar c. fr. I mAicrcn, ^.älden [Bello :
contar) 185, 419, 1734.
uue s. /: /// Wolke 2698.
uuevas s. f. I [nur iiu Plural) Kacli,-
richten, Xeuigkeäen9b7,12S7, 1558,
3728; sus u. i\'. über ihn 905,
1206; Taten, Heldentaten 1154,
1156, 1235, 1343, 1373, 1881;
{ironisch) 2683; Angelegenheit 2997,
3505; grandes u. Adel, hohe Stel-
lung 2084 [Bello: fama, noblexa,
gloria):^ nieterse en u. 2113, s. dies.
nueve 1209, iiuef [ror Vokal) 40.
jinni. neun.
uuevo aj. II neu 2800. uucvos sou
legados sie sind neu {eben) ange-
kommen 2347.
iiiillo pron. aj. II; n. non keiner', a iiulla
part nou 865 s. part; non u. cosa
2202 6'. dies\ u. irgend einer: sin
ulla dubdauc;a 898 lies sin iiulla d.
.1/. P. I 2-,0^ u. § 46.
iiuestro s. rnyo.
minca s. muiquas.
minquas 352: nunqua 407, 1562,2347;
2680 nu|iijqua: ininca 3377. av.
nie, nionals. u. alguaudre 352;
11. iainas 2680; u. Jemals 3377.
0.
0 av. [dir. Frage): u-o 103, 2618, 2901
{indir. Frage) 1948; {relativ) 485
1392, 1973, 2499; dort, wo {s
dezir) 435, 2057, 2876; 3472
wodurch 1304 (.s. M. P. I 335^)
o conj. oder {verbindet Gegensätze) 76
390, 1525, 3108; (vereinigt Dinge,
die sich nicht gegenseitig aii^schliessen)
75, 1922, 2415; 130, 2294; 1512;
2993 qui lo fer no quisiesse o no
yr a ini cort; {leitet eine Frage
ein) 3277; o — o entweder — oder
1072/73, 1697; 2914, 2949.
oveja s. f. I Scluif 481.
oviemos, oviei'on, oviste etc. s. aver,
obispado s. ni. II Bistum 1299.
obispo s. m. II Bischof 1289, 1293,
1303, 1306.
ovo s. aver.
obrado Part. Perf. von obrar [kunst-
voll) gearbeitet 1783; o. cou oro mit
Gold kunstvoll durchivirkt 3091,
3095.
ocasion s. f. III Gefahr, Schaden]
Tod? 1365, 3460. Bello: muerte;
d'Ov. morte; Lemcke: perdicion,
muerte; I). H. zu 1365: mort, xu
3460 : bläme, rejn-oche; R. G. zu
3460: ,^intenderei: in questa coiie
ce w'e abbastanza per voi, e chi piü
ne volesse avixbbe qui occasione a
trorarne; zu 1365: de mal e de
ocasion parmi tma endiadie per: de
ocasion de mal." Vgl. prov. ocaizo,
afr. achoison.
of, off .'^. aver.
offrever, ff nach M. P. I 189 ^ graphi-
scher Fehler, v. tr. II darbringen 338.
ofrenda s. f. I Opfer, Gabe 3062.
oy av. heute 365, 999, 1659, 1686;
oy en este dia aui heutigen Tage
754; oy de mas, lies de oy mas
{M.P. I 378^^) von nun an, künftig
2124. oy 2958 im Wunschsatz
(s. Ebeling, Auberee zu v. 148;
Appel, Barlaam et Josaplias \u v. 10).
oio 5. m. II Auge 1, 18, 27. aver
a 0. jem. erblicken, jemandes an-
sichtig werden 1517, 1614, 1838,
2016, 3024; fiiicar los o. a den
Blick auf jem. ließen 2859; pararso
a oio vor jemandes Augen, stehen
bleiben, vor jem. hintreten 40 ; afe
los moros a o. seht da die 31. vor
euch 2381.
326
Johannes Adam
oyr v.tr.irreg. 111. Infin. 3529; Fut.
Ind. IL 2Ü. odredes 70, 188, 684;
ondredes 3292, /i'es odredes; Praes.
Ind. I. j)l. oymos 3691; Praes. Conj.
II. sg. oyas 2634 ; II pl oyades 3436 ;
III.pl. oyan 2032; Imperativ II.pl.
oyd 313, 529; Gerundium oyendo
287; Per f. Ind. I sg. oy 2670;
Illsg.oyb 636, 976; 11.2)1. ouiestes
2314 [nach Gassner 160 Schreib-
fehler); Lid f. liest oyiestes, C. Lt.
97: si lo uiestes; 3L P. I 165^^:
„Labializaciöti de la segunda vocal"' ;
Part. Per f. oydo 1541. — hören
287, 636, 976, 1036; [mit folg.
Inf.) 2314, 2670; [mit folg . Relativ-
satx) 1127, 1603, 3596; jemandem
zuhören 616, 1360, 1685; o. la
missa 1541 ; [objektlos , Aufforderung
beim Beginn einer Rede): oyd 313,
529, 810; oyr de hören von 3529;
beistimmen^ bestätigen 3691 [Bello:
lo reconocemos , lo sancionamos) '.^
3027 oyo, Bello, Lid f., Cornu Lt. 97 :
vyo (vio).
olbidar v. tr. I vergessen 155, 1063,
1444, 2487; refl. statt j^ssiv 3254,
3363.
ombro s. m. II Schulter 13, 1519.
omeuaie s. m. III Treueid^ feierliches
Versprechen 3425.
omillarse; 1396 omilar; 1516 horailar.
V. refl. I sich demütigen, sich de-
mütig, ehrerbietig verneigen vor jem.
1748, 2052, 2215, 2928.
omildanca s. f. I Demut, Ehrerbietung
2024.'
omue; 418 onia[e]s. s.m.IIl Mensch,
irgend ein M. 882, 1346, ninguu o.
niemand 1252; o. nado irgend jem.
151; pl. Mannen, Krieger 134, 305,
418, 1125; zu 826 M. P. I 338^]:
y^quizä equivale a '■algunos'-^ ; ricos
omnes angesehene Männer, Edelleute
3546.
onde 3444; ond de 1398. av. [relativ:
örtlich) wo 1398; [auf Personen be-
zogen) von wo 3444.
ondra s. f I Ehre 1888, 1905, 2530,
2852; a o. in Ehren 2233, 3400,
3421, 3439; a grand o. u?iter
grossen Ehren 1280, 1609; 1469;_
dar 0. s. dies; Ansehen 1861, 186 2_,
1883, 3413.
ondrado s. ondrar.
ondranva s. f I Ehrung 1578, 2188.
oudrar v. tr. I jem. ehren 1523, 1554,
2151, 2819; jem. Ehre machen
1011, 2373; refl. sich Ehre machen,
erwerben 678, 2428, 2481, 3155;
passivisch 3032; Part. Perf. ondrado
geehrt 1537, 3490, 3521; por
oudrados se parten in Ehren 3694;
ehrenwert, rechtscJiaffen 284, 1604,
2187, 2528; geehrt, an Ehren reich
878, 1845, 1959, 2142; ehrenvoll
2077; con nuevas tan o. ynit den
Nachrichten von sohlten Ehrtmgen
1558; angesehen, ansehnlich, statt-
lich 178, 843, 2248; av. ondra-
damieutre in ehrenvoller Weise 1871.
onor 1934, 2015; onor 289, 1905;
honor 887, 2525; s. f III Ehre
2015, 2495, 2525; Ansehen 2198;
Land, Besitz [eines Lehnsmannes)
289, 887, 1905, 1929, 1934;
3264 Besitz [nicht an Land, son-
dern an beweglichem Gut).
ora s. f. I Stunde 605, Schicksals-
stunde: en buen ora in guter St.,
tinter glückliehen Umständen 41, 71,
78, 202 u. 0.; en ora buena 2056,
2092; Stunde, Zeit 1857, 2338;
una graut ora lange Zeit 1889, 1932,
2828, 2953; al ora sofort 357; al
0. que sobald als 1454; zu 1581
s. acordar.
ora^ion s. f III Gebet 54, 366, 853,
3384.
Orden s. m. III [geistlicher) Orden 2373.
oreiada s. f. L Bello: bofetada; d'Ov.:
offesa; D. H.: action de tirer Voreille.
a ti dan las o. dir gilt der Schlag,
dir tun sie Schmach an 3304.
Orient s. m. III Osten 1091, 1288.
oro s. m. II Gold 81, 113, 186 etc.
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poeraa del Cid
327
osadas av. nur: a osadas kühn 445
{vffl. C. Lt. 97); schnell 3475.
osado aj. II kühn, renveyen 2326.
osar r. tr. I wagen [mit folg. Infin.)
30, 44, 64, 483; (Inßn. zu er-
gänzen in) 21.
ospedado s. ni. II Gastfreundschaft
247; Gast 2262, 2269.
otero s. m. II Hügel, Anhöhe 554,
557, 560.
otorgar 261, 1803, 1709, at— 198,
2583. V. tr. I gewähren, bewilligen,
genehmigen 198, 261, 1709, 2051,
3214; zusichern 2583; bestätigen
1303, 3159, 3329, 3350; assilo
otorga don P. cuemo se alaba F.,
P. bestätigt die prahlerischen Worte
F.s 2340 {Bello und M. P. P. setzen
Punkt hinter 2340J; Part. Perf.
otorgado: prächtig, ansehnlich 1781
{Bello: autorizado, excellente).
otro pron. indef. aj. II anderer 186,
305, 576, 635, 795; fernerer, noch
einer 1040, 1465, 2880, 3514;
2489/90 seyx yientos cavallos, E
otras azeraillas und ausserdem — ;
0. dia a)n folgenden Tage 394, 413,
550, 645; — subst. 69, 539, 1046,
1130; lo otro 505, 1807, 2531;
el xmo — el o. 350, 3394; 558,
1007, 1108; uuos — otros 289;
lo uuo — lo 0. 1976, 2483: otros
tauto ebensoviele 725; otro tanto,
otrosi ebenso 2864, 3561; pleon.
1569, 2866.
ouiestes 2314 s. oyr.
P.
pavor .s\ m. III Furcht, Schrecken 1653,
1670, 1672, 2287; aver p. zu
fürchten heihen 3698.
padre s. m. III Vater, padres sautos
360 [die P-opheten und Patriarchen) ;
[Gott): 330, 2594; senor p. 8;
p. spirital 300, 372, 1102, 1651
\s. Copula e); p. santo 1047, 2274;
Padre Criador 2626.
padrino s. m. II Beschützer, sed p.
dellos [lies dellas) 2138.
pagado .S-. pagar.
pagar i\ tr. I befriedigen, zufrieden-
stellen 536, 806, 847, 2065; p. de
2378; zahlen, auszahlen 186, 2504;
{objektlos) 3247; jem., etwas be-
zahlen 931, 1075, 1531, 1976;
p. de 3223; refl. zufrieden sein ß9,
498; p. de 141, 146, 2275; Be-
friedigung emj)ßnden 1201; 1960;
sich bezahlt machen 1046; Part.
Per/', pagado (de); 3294 lies pagado
ßsodes nacli Bello und Pest. ; zu-
friedengestellt, befriedigt 536, 854
{s. fincar), 2152, 3294; zufrieden
782, 809; 412, 826, 1034; 2438
de lo que era p. statt', de lo de
que — ; so vuestro p. ich bin mit
euch zufrieden 248; sos pagados
son 2856; {cgi. M. P. I 3 27.,^ ff.).
palabra s. f I Wort 26, 213, 2527,
3228; dezir verdadera p. die Wahr-
heit s. 3669; toruar p. antworte)!,
36 : las p. son puestas .s\ poner.
pala(;iauo aj. II {Bello: principal, noble,
excellente). castiello p. eine prächtige,
stolze Festimg 1727.
pala<,'io s. m. II Palast 115, 182,
1652, 1761.
palafre s. m. II {Reit-) Pferd, Zelter
1064, 1428, 1967, 1987; p. de
sazou 6\ dies.
palo s. m. II Pfahl, poner eu uu p.
aufhängen, an den Galgen hängen
1254; Navas de Palos 401 s. Eigen-
namen.
pan s. m. III Brot 66, 345, 581;
Nahrung 667, 1173, 1175, 1178;
Lebensunterhalt 1643 ; los que comieii
so pan die bei ihm in Diensten
standen 1682.
pano s. m. II Tuch, Stoff 2207, 2574,
3085.
par prnep. {bei Beteuerungeyi) p. Sant
Esidro bei St. Isidor 3028, 3140,
3509; 2832,3186; in 3028 haben
die Ausg. fülscJd. para, in 2832 u.
328
Johannes Adam
3509 fälsdil por {vgl. M. P. P. u.
1387,,).
para praep. [in der Richtung) nach
11h \ in 9>Z hat die Hs. pora, in
3028 par, s. dies.
parada s. f. I StillsteJien , Anhalten
eines Pferdes, ssi abrie buena p.
ob es eine gute Parade hätte, sich
leicht zum Stillstehen bringen Hesse
1575.
parayso s. m. II Paradies 350, 3730.
parar v. tr. I festsetzest, bestimmen 33
{lies avie(n) nach Bello, Lid f.) 198,
2012j 2224; p. uu pleyto einen
Vertrag schliessen 160; p. negras
(las tierras dA.) sengen und brennen
936 {C. Lt. 97)] p. delaut etiv. vor
jem. hinstellen 1019; p. mientes a
2218 s. dies] parar eu cuerpo ent-
kleiden 2721; m 903, 913, 937
hat die Hs. preava, nicht parava
{Baist, M. P. P.) s. prear: refl.
stehen bleiben, anhalten 608, 3688:
p. delant vor jem. hintreten 2369:
2624, 2673; p. a oio 40 s. oio.
parecer v. intr. irreg. IL Fut. hui. IIL sg.
parecrA 1126; Praes. Ind. IIL pl.
pare(,-en 1507, 1657; Praes. Conj.
IL pl. parescades 1873; ///. pl.
parescan 1428, 3076. — sichtbar
werden 1657, 3076; erscheinen.^ sich
zeigen 1126, 1873; aussehen 1428,
1507; parecen poro son 3091 ihr
Glanz zeigtj ivoraus sie ist; man
sieht es der Arbeit an, woraus sie
gemacht ist; Mild {232): pare<^e(a)
por razon = segun arte (so auch
Lidf; vgl. dazu CLL 97); D. H.
parecen doro son; R. G.73: ^^letteral-
mente: sembrano {risplendono?) per
dove sono"' ; Bello II 284: „Parecen
por 6 son. Esto es, relumbran j^or
donde estdn. Entemlicudose el nomi-
tiativo huebras, envuclto en el parti-
cipio ohrado.'-'- So ancli M. P. I
320^ ff.
pareio aj. II gleich, ähnlich, miestras p.
Unseresgleichen 2761; 3277; Ehe-
gefährtin: las aviedes pareias pora
en bracos las teuer 3449.
paria s. f. I Tribut 570, 586, 941,
2503: eutrar eu p. 569, 109 s. dies',
meter eu p. 806, 904, 914 s. dies.
pariente s. m. III Verwandter 1860,
3162, 3539, 3723; zai 2988 u.
2996 s. commo.
parir v. tr. III gebären 2595.
part 314, 635; parte 698, 1156.
s. f. III Teil, Anteil 314; aver p.
de (eu) 2363, 2539, 2717; (do vos)
Eu todo myo rreyuo parte desde
oy Anteil an? Zutritt xti? 2035
{D. H. acces) 1938 (V); Partei
(1938?), 3499; Seite 349, 2364,
3142; pagados de la tu p. von dir
zufriedengestellt 854; de todas p.
von allen Seiten 134, 395, 403,
648; a todas p. nach allen S. 356,
954, 1091; allenthalben 1142; del
otra p. auf der andern S. 635, 867,
1132; los otros que de buena parte
son zur guten Partei gehören ? von
guter Art? guter Abkunft? 3499;
de p. de auf Seiten 698; della e
della p. auf beiden Seiten 1965,
2079, 3139; 771 fuyen de la p.
lies della e della p. {C. Z. XXL u.
M. P. I 94,.^) : a uulla p. nirgends
865; salir a p. beiseite gelten 3217,
s. apart: aleut p. del mar 1156;
1620 s. aleut {M. P. I 374,]:
equivale al simp)le allen).
partiyion s. f. III Anteil 2567.
partir v. fr. III teilen, verteilen 510,
804, 1031, 3610; trennen 1824;
ent feinen, fortführen von 2808; refl.
p. de sich trennen von 212, 280
{s. teuer), 365, 373, 375; partierou
sele las tellas de dentro de los
cora^oues der Anblick zerriss ihm
das Herz 21 So; scheiden 2120,
2154, 2262, 3694; sich entfernen
von 51, 540; sich auflösen (cort)
3168, 3522; a menos de lid nos
partirä aquesto ohne K. wird das
nicht abgehen 1106. — siibst. Inßn.
Übersetzuiiy imd (Uussar des altspanischen Poema del Cid
3'.^9
Trenmmg, Abschied 1441; al p. de
]n lid irenn man mis dem K. kommt,
beim Aufhören des Kam}) f es 3370.
passav 98, 150: pasar 401, 675.
r. I tr. übcrseJireiteu, durcJischreitcn
422, 1491, 1823; 201. 401; {Zcii)
verbringen SOQ: durchdringen, durch-
bohren 121, 3626, 3632; p. un
debdü eine Pflicht erfüllen 3528;
— intr. p. por ziehen durch, reiten
durch 98, 150, 399, 544, 14G2:
vorüberziehen 911; herüberkommen
1789; {von der Zeit) vergehen 323,
1122, 1540, 2061; 2067 passado
avie tres anos iio comierau nieior
S J. ivaren verstrichen, oh)ie dass . . .
— M. P. I 363 ^: „en p. a. t. a.
hag fusiön de la fräse impersonal
^hab/a tres anos', y de la personal
'habian ^"^sado tres anos'.^^ Über
die Auslassung des que im Kach-
satz vgl. Diez Gr. III 348 ; p. deste
sieglo sterben 3725; p. por an
jemandes Stelle treten 3320: pass6
por ti, {so IL P. P. u. I 321^,
Dcllo, C. Itom. Hl; dagegen Baist
Lt. 80 u. Lid f.: passe, por ti . . .);
que Don pase por al anders soll es
nicht sein 675; 3367 (Bello: „que
non pare en otra cosa, que non sea
de otra manera.-^ D. H.: „qu'il
n'en soit pas autrement."- — Vgl.
Cr. G. 527 h 47 : „que non aya y
al "). — snbst. Infin. Passieren, Diirch-
schreitcn 1228.
pastor s. 7)1. III Hirt 335.
paz .s. f. III Friede, eu p. in Ruhe
und Frieden 978, 1308; zu 527 s.
moro; ser en p. ruhig sein 2329,
3139: eu p. e en guerra 1525;
araigo de p. treuer Freund 1464,
vgl. D. II. Note zu 1472; dar p.
jem. den Freundschaftskuss geben
3385 [Bello: dar el öscido de pax
en la misa).
pecado s. m, II Sünde 1705.
peccador 6\ nt. III Sünder 3727.
pechar v. tr. I bezahlen 980; zurück-
zahlen 3235.
pechos s. 7)1. II pl. Brust {ei)ies Ma)ine.s)
3633.
pcdir V. tr. iri'eg. III. Fut. Ind. III. sg.
pedir (vos) a 133; Praes. Lid. I. sg.
pido 1 1 29, 1 7 08 ; ///. sg. pido 1351,
2117; I pl. pedimos 2594, 2599;
pidimos 1885; 77Z ^/. piden 1937,
2078; Praes. Conj. I. pl. pidamos
2543; Perf Lul. ILsg. pcdist3317;
IIL sg. ])idi6 1049; III. pl. pidieron
1490: 7^ar<. Per/: podido 2200. —
um etw. bitten 1049, 2117, 3447;
p. algo a alg. jon. uni etw. biUrn.
133, 1129, 1351, 1490; pedidas
vos ha e rogadas er hat i)i.stä)ulig
um euch gebetoi 2200,
peli(,ou 1065, 3075, pell— 1989,
2256, 2720. s. m. III {im Pocnia
nur Plur.), mit Pelzwerk reich be-
setztes Kleid. Man trug es unter
dem Mantel und über den aiulern
Kleühmgsstücken. {Bello : vestidura
forrada de pieles.)
pelo s. m. II Haar 1241, 2437, 3094,
3096.
peudon .s. m. III Peiterfähnlei)i {a)i der
Lanze) 16, 419, 716, 723, 729.
p. a cor9as 2375 6\ dies.
peussar {so meist) 320, 389; pensar
380, 1426: i!. tr. I Praes. Ind. I. sg.
piefujsso 2501; III. pl. pieussau
10, 227, 592; pie[n]ssan 324, 391;
Praes. Conj. III. sg. piensse 1383;
/. pl. peussemos 320 ; pensemos 380,
537; //.;;/. penssedes 1028; IIL pl.
pie[n|ssen 389; Inqyerativ II.pl.
peuf^sad 1688, 3046 ; pcusad 2531.
— an etw. doiken 592, 2501, 2983;
p. de 1413, 2531, 3251; p. de far
denken zu tiin, sich an.'icJiickoi zu
[M. P. 1 352 j^^ : Ulisponerse' a; Bello :
e7)tpezar a) 10, 227, 320, 324,
537 u. 0.: pieussan se de arniar
sie sirul mit der RüslU7ig be.srhäftigt
681 [iM. P. I 352: 'se ocupan en
adobarse), vielleicht auch nur zur
330
Johannes Adam
Umschreibung des einfachen Verbs;
ähnlich 647, 1028, 1426, 2644;
1135 „sie rüsten sich'' [M.P. 1 352:
'sc aperciben d amarse', 'se arman' ;
p. a far 1493; nachdenken 1889,
1932, 2828.
pefia s. f. I Felsen, Felsenveste 1330,
2691.
peou s. m. in Infanterist 514, 686,
807, 848; p. mezclados gemischtes
Fussvolk 699.
peouadas 418, peon — 918. s. f. I
pl. Fussvolk.
peor aj. III{Compar. zu malo) schlim-
mer, subst. neutr. p. Schlimmeres
3706.
pequeno aj. II klein, de dias pequeiias
sou sie sind noch jung an Jahren
2083.
perder v. tr. II. Infin. 1189; Fut.
Ind. I. sg. perder^ 1022; //. sg.
perderas 632, 633 ; III. sg. perderä
1389,3141; //.;?/. perderedes 1530;
Condic. III. sg. perderie 27; I. pl.
perderiemos Ab: Praes. Ind. II.pl.
perdedes 303 ; Pracs. Conj. III sg.
pierda 1361, 3483; Gerundium
perdiendo 1670; Per f. Ind. II.pl.
perdiestes 2867; III.pl. perdiorou
3157; Part. Perf. perdido 1041,
1043. — verlieren {Besitz) 27, 45,
303,632,633; (el amor de) 1389,
3157; (el pavor) 1670; (la razou)
3483; (casamiento) 2867; p. el
cuerpo sein Leben v. 1022 ; p. cueta
des Kummers ledig werden 1189.
perdida s. f I Verlust 2320.
perdon s. m. III Vergehung, Verzeilmng
1899, 3726; fazed nos este p. ge-
tvährt uns V. dafür 2160.
perdouar v. tr. I verzeihen {objektlos)
2034.
periurado aj. II meineidig, eidbrüchig
164.
pertene9er v. intr. irreg. II zukommen,
zugehören, passen, p. pora p. für
2085; {absolut) 3298.
pesado aj. II schiver 86.
pesar v. imper. I; pesa a alg. es macht
Kummer, drückt^ verdricsst jem. hl 2,
625, 636. 861, 1098; pesa a alg.
de etivas drückt, verdriesst jem. 1622,
2310, 3041, 3255; esto non me
a porque pesar das hat mich nicht
zu bekümmern 1390; mal que vos
pese so sehr es euch auch verdriessen
möge 3451; o a qui pese o a qui
non 7nöge es eineti verdriessen oder
nicht 3715; — subst. Itifin. Kummer,
Betrübnis, Verdruss 959, 1403, 1647,
2311; pesares 3696: caer en p.
313, 1270 Ä. dies.
peso s. m. II Geivkht 185.
petral s. m. III Brustriemen am Pferde-
geschirr 1508.
picar V. tr. I p. los raolinos die Mühlen
in Ordnung bringen^ antreiben (?)
3379: Bello: „aderezar, adobar. Asi
a lo menos lo entendiö el autor de
la Cronica cap. 253"; D. H. Änm.
zu 3391 : „Piquer ses moulins, cest-
ä-dire, piquer les meules de ses
moulins, les rendre raboteuses, aßn
qu'elles puissent mieux broyer le ble.
Peut-etre aussi, au Heu du verbe
picar, faiit-il lire ficar ou fincar,
mot qui exprime Vaction de fixer^
d^arreter les moulins.'-''
pidamos, pide etc. s. pedir.
pie s. m. III Fuss 38, 879, 1319;
1431; de pie 747, 1213, 1757;
de pies de cavallo 1151; {M. F. I
311 Q.- 'a una de caballo') 1291;
levantarse, levarse en pie 2027,
2219; 2040, 3127.
piedad s. f. III Mitleid, Erbarmen 604.
piedra s. f. I Stein 345.
piel. pl. pieles 2472, 2749; pielles
4, 1971. s. f III Fell. Im Poema
gleichbedeutend mit pellizon {Bello).
Pelz 178, 195, 3092.
pieussan etc. s. penssar.
pierda s. perder.
plaga s. f. I Raum, Zunschenraum 595.
plata .s. /. / Silber 81, 184, 310,473.
plazer v. impers. irreg. II. Praes. Ind.
Übersetzung und Glossar des ultspauischen Poema del Cid
331
///. sg. plaze 885, 906; plaz 180,
539; Prac.s. Conj. III. s,/. ple-a 282,
2274; Porf. Ind. III s(j. plogo 304,
1455 ; Praet. Conj. III. sg. ploguiesse
2741; plogiesse 204G, 2376; Fat.
Conj. III. ^g. ploguiere 1060, 1270;
plogiere 1047, 2107. — plazme
es gefüllt mir, ist wir recht, lieh
180; 522, 539, 625 u. o.; vos
plaze de far 670; — siihst. Inf. Ge-
fallen, Vergnügen: far im pl. ein F.
bereiten 2150; caer eu pl. 2629
s. dies.
plazo s. m. II Frist 306,414,3533;
dar p. 2970, 3468; pouer p. a 3480;
meter eu p. 1208 s. dies; Ablauf
einer Frist, Endtermin 212, 309,
392, 3000; al pl. xur festgesetzten
Zeit 3483, 3534.
plega s. plazer.
pleyto s. m. II Abmachung, Vertrag 160 ;
Rechtsstreit, Handel 3707; audar en
pl. 3554, 3716 *•. dies.
plogo, ploguiere etc. s. plazer.
plorar s. lorar.
poblado s. poblar.
poblar r. tr. I Pmes. Ind. III. sg.
puebla 557. beseiten [mit Truppen)
557, 1087, 2694; — intr. sich fest-
setzen, niedersetzen 565; poblado
aj. II bevölkert, volkreich; — neutr.
sahst. : en pobl. in bevölkerter Gegend
390.
poco aj. II u-enig, gering 314, 1097,
1849, 1920, SS7Q. — subst. pocos
wenige 462, 618, 785: mas pocos
in geringerer Anzahl 1268; neutr.
133 ; uu p. de logar kurze Zeit 605,
732; 1312 lies aun poco ha; poco
avie que 1573; 1849 s. aver; ad-
verbial gebraucht: 2357, 2683; a
poco que kaum dass 1649.
poder V. irreg. IL Fut. Ind. I. sg. podrc
1640, 3734; ///. sg. podrä 424,
1869; I pl. podremos 619, 1524:
ILpL podredes 1071, 1468; ///. pl.
poder (nos) bau 390 ; Condic. III. sg.
podrie 310, 699; /. pl. podriemos
531, 835; Praes. Ind. I. sg. puedo
91, 95; ///. sg. puede 116, 633;
/. pl. püdemos"423, 1388; //. pl.
podedes 830, 3529; IIL pl. pixeden
516, 542; puedent 555; Praes. Conj.
I. sg. puoda 302; /. pl. podamos
2868; Impf Ind. III. pl. podieu
171; Gerundium podieudo 2967;
Pcrf Ind. III sg. pudo 233, 704;
/. pl. pudiemos 1117; III.pl. pu-
d ieron 1151, 1777; Praet. Conj.
III. .sg. pudiesse 2377; pudies 309;
/. pl. pudiessemos 2662 ; pudiessen
1250, 1253; Fut. Conj. IIL sg.
pudier 2637; II. pl. pudieredesl466.
— tr. mit Infin. können 91, 116,
171, 302, 309 n. o. ; {Infin. xu
ergänzen in) 2054; mas non puedo
ich kann nicht anders 95, 1117;
3311; commo 61 pudier meior so
gilt er kann 2637; quanto pudo
233, 775, 1474 etc.s. quanto; —
suhst. Infin. (3536 p[o]der). Gewalt,
MacJit. ser eu p. de sich in jemandes
G. befinden 2001, 2105, 3536; yr
en p. de 2161 ; sacar de p. de 2546;
zu 486 en so p. Bello II 210:
„quiere decir, en poder de los suyos^.
pl. Streitkräfte 669, 967.
podestad s. f III {M. P. I 237 ^.^)
Machthaber 1980.
poyo s. m. II Hügel 863, 864, 900,
910; zu 902 el p. de rayo Cid
{M. F. P.: el Poyo . . .). Bello II
2 32: „No se que haya cerca de
Monrcal ningun collado o cerro asi
llamado. Hai uno que se dice Pena
del Cid, cerca de Montalhan, i otro
llamado Caheza del Cid, al norte
i no Icjos de Molina.
pouer v. tr. irreg. II Infin. 171, 3055;
Fut. Lid. IIL. pl. pondriiu 1666;
Praes. Ind. Lsg. pougo 3480; Praes.
Conj. III. .sg. ponga 2155; I)nj>e-
rativ IL. pl. poiied 167; Perf Ind.
HL pl. pusieroii 348,317(5; Praet.
Conj. III. pl. pusiesseu 1254; Part.
Perf puesto 17, 416, 2111. ~ etwas
332
Johannes Adam
aufstellen 3055 5 p. en somo etw.
aufladen 171; p. delant a vor jevi.
hinstellen 1666; p. en mauo de
etw. in jemandes Hand legen 3176;
p. en Cruz ans Kreuz scldagen 348 ;
p. en un palo an den Ocdgen hängen
1254; p. en salvo in Sicherheit
bringen 167; p. plazo a eine Frist
festsetzen für 3480 ; p. uuevas An-
gelegenheiten ordnen 3505; p. en
buen rrecabdo s. dies'^ p. en buen
logar s. dies', p. las palabras que
festsetzen, dass 2111; refl. [von der
Sonne): untergehen 416.
por prfie;?. [örtlich) durch — hindurch
51, 55, 2288, 2435, 3679; über
— hin 354, 501, 762, 1187,3640;
[Richtung einer Beu-egung:) ivohin
607, 2776; Übergang xum Veriveilen
1515, 1770, 2307: — wo [gewöhn-
lich zur Bezeichnung der Totalität)
548, 751,- 1966, 2206, 2983:
prender p. la rienda 2808; 3288:
[zeitlich] wann 600, 1687,' 1707;
auf [für] wie lange 108, 130. 1075:
Mittel, Werkzeug 511, 610, 834,
902, 1643, 2097; Grund 33, 27S,
296, 301, 997; 3343 non rastarä
por al 710, 1685; por en, end 112,
344, 357; por y 3607 {vgl. M. F.
I 326 u. C. Lt. 97)'. por que s. dies',
por tal que 3098; por quanto 1684,
8147, 3346; handelnde Person 267,
504, 2517, 3149, 3528; Beschiuö-
rung: por Dios 2725, 3689; 1297;
i7i den Ausg. fälscht, für par [vgl.
M. P. F.) in 2832, 3509; fiar por
1112, 1133, 2447; Art und Weise
34, 430, 636, 1264, 1734, 2844;
1768, 3095; rrebtar por 3343; an
Stelle von 1275, 1443, 1846, 2231,
2516 [vgl. Übers.)', uou pase por
al 675, 3367; zu 3320 passar por
vgl. 31. P. I 385 A. 1 u. s. passar;
nada non mancara por los del Camp.
3564 von ihrer Seite her; Entgelt
44, 92, 260, 845, 1021, 2641;
Proporzionalität 3466,3621; 3611;
in der Eigenschaft cds 76, 1303,
1339, 1802, 2098, 2233; por
uombre 348, 1327, 1589; lamar
por n. 3188; zu Gunsten, zum
Vorteil von 364, 770, 1352, 1436,
3345; auf Stichen, fragen nach 89,
97, 99, 292, 624, 1825, 2846;
{7nit folgendem Infin.) Absicht 133,
144, 392, 460, 712; Grund 1863,
1906, 2327; 7wch zu verivirklichejide
Handlung: 307, 536, 1650; — in
Bezug auf 3312; beschränkend:
2259, statt modernem que 3283.
pora praej). Absicht, Bestimmiuig 83
[so che Hs. nach M. P. P.), 249, 1374,
1986, 2573; [mit Infin.) 332, 2857,
3489; pora = por a 701, 1191,
1616; in 1937 setzen B. G. u.
Lid f. para; in 2676 conseiar pora er-
scheint p. überflüssig [M.P. 1 387 ^,^',
Angemessenheit 2085, 2761, 3449,
3518: 3456 pora todel meior für
den Besten [bin ich zum Kampf
bereit)? In 2761 liest Lid f. pora
[tenerlas] en bracos, vgl. C. Z. XXI
u. Lt. 97, u. Bello.
poral 3337 = pora el.
poridad s. f. III Geheimnis 680; en
p. im Geheimen 104, 3057; 2899
teuer p., en p. geheim lialten 2668
3322; geheime Unterhaltung 2324
[geheimer?) Plan 1880, 1884; en
la p. seamos nos 1941 lasst es uns
geheim lialten? lasst uns über den
Plan beratschlagen ? D. H. : „entrons
dans ce projet".
poro av. ivodurch [relativ) 1011,3091,
3334; zu 3091 s. pare(,-er.
por pol a s. f. I Pwptir, purpurfarbenes
Geivand 2207.
porque [dir. E'age) warum, weshalb
2220, 3264, 3368, 3527; iveshalb
[Folge) 1303: deshalb, iveil2b0, 304,
535, 642; por esso que 3282.
portero s. in. II Portero , Königshote
1380, 1449, 1536, 2962. " Z)«s
Amt eines P. im Hause des Königs
war ein sehr bedeutendes. Der
Übersetzung' imd Glossar dos altspanisclien Poeraa del Cid
aas
P. musste von edler Geburt, von aner-
kannter Königstreue tincl sehr in-
telligent sein, um sofort ^u wissen,
rcem er den Eintritt ins Palais ge-
statten durfte, wem er ihn rerweigcrn
musste [vgl. Siete Part. II tit. IX
l. XIV). '
posada s. f. I Wohnung 31, 200:
Herberge G15, 1310, 2182; Unter-
kunft 25; Aufenthalt 211; prender
p. 900, 2877; plur. Lagerplätxe
557, 65G, 943, 950: fer la p. sich
lagern 2645.
posar V. intr. I: — p. (en) sich hinsetzen
{auf) 1762, 2216, 3121; 3119;
sich lagern 61, 428, 553, 1631;
p. eu 56, 59, 912; p. a 402, 415,
1476: wohnen 622: rasten 1877,
2857; in 55 lies: (on) Arlan^on
pasava v;ie Bella [vgl. 21. P. I 7 .^q);
in 2876 alla yvan posar lies passar
wie 2f. P. I (JO, Bella, Lidf
prear v. tr. I erbeuten, erobern; nach
Baist, Lt. 80 u. M. P. P. hat die
Hs.: preava in 903, 913, va preando
in 937.
pre(,'iar v. tr. I jcm., etw. schätzen,
hochschät\en 1732, 1848, 2463,
2683 ; [mit dopp. Acc.) 77 [s. figo),
2434 [s. algo); p. nada für nichts
achten 475, 1018, 3279: refl. 3300;
[statt passiv) 1591; — pre^iado
schätzenswert, icertroll, hostbar 1774,
1783, 1966, 2207, 3657.
prc(,-ioso aj. II kostbar 1762, 2216.
pregon s. m. III öffentlicher Aufruf.
dar los p, 652 s. dies; ecliar p.
1187 s. dies: andidiex'on los p.
1197 .V. audar.
pregoiiar v. tr. I öffentlich ausrufen,
verhilnden 3272: pregonardn mi cort
pora dentro eu 1'olledo sie werden
äff. V., dass ich in T. Ilof halten
will 2963.
preguntar por v. 1 fragen nach 1825.
premer r. tr. irreg. II senken (laiK;a,
cabe(^a) 726, 2299, 3338.
premia s. /'. / Zu-ang, Gewalt, ninginio
neu ha p. auf keinen wird ein Z.
ausgeübt 1193.
prender v. tr. irreg. II Inßn. 347, 592:
Fut. Ind. I. sg. prcndro 503; ///. .s//.
jn-eudrd 386; Fracs. Ind. I. sg.
preudo 884, 1705; III. sg. preiido
557, 3222; I. pl. preudemos 2730;
III.pl. prendeii 2723,2988; preu-
deud 656 ; Praes. Cotij. III. sg. preiida
3240; /.y;/. prendaraos 127; III.pl.
prcndaii 389, 585; Lupf. Lid. III. sg.
preudia 275 ; Imperativ II.pl. preuded
119,812; prendet 147,247; pren-
dellas 2136 = prendedlas: Gerun-
dium prendieudo 140, 1046; Pcrf.
Ind. I. sg. pris 535, 3288: //. sg.
prisist 333; III. sg. priso 110, 405,
2808; /"//.;;/. prisierou 540,1099;
Fraet. Conj. III. pl. prisiesseu 2486;
Part. Fer f prcso 617, 1223. — etwas
neJimoi 119, 127, 147; p. las armas
1001, 2589; p. en mauo 2723,
3585, en los bra{,-os [s. dies) 275;
p. de [von jem.) 503, 1046; porque
lo pris dellos que weil ich ihnen
das Versprechen abnahm, dass . . .
535; [von etw.) 812, 1807, 3498;
p. a la barba [refl. u. tr.), [sich)
am Barte fassen 1663, 3280, 3712:
3285,3288; p. por la rienda 2808;
— [objekilos] 140, 3501; entgegen-
nehmen 110, 386, 586, 2486; an-
nehmen 884, 2115, 2125,. 2260;
p. iuvizio 3485; p. ganan(,-ia Beute
7nachenb4:S', 617; [objektlos): rauben
1167; einnehmen [einen Ort) 540,
1095, 1150, 1223; packen, ergreifen
1253,3339; prisol eu vazio er traf
ins Leere 3627; p. apart 3681 .s'.
dies: fig. [vom Traum) zanfangenAOb;
assil pronde sabor solche Lust kommt
ihn an 3222; gefangennehmen 347,
585, 1012; p. a vida 641; preso
gefaiigen 1681; etw. befestigen 3076,
3097, 3124; etw. erleiden 2730,
(pr. fuer^-a) 3479; — p. el rrastro
die Sjyur aufnehmen 389; p. im
di'bdo eine Pflicht übernehmen 3528;
334
Johannes Adam
p. los pecados absolvieren 1705;
p. conseio beratschlagen, einen Ent-
schluss fassen 1099, 2988, 2996;
p. las posadas 557 etc. s. dies', p.
eucarua9ion 333 s. dies', p. bendi-
gioues 2222 s. dies; — aquel poyo
eu el priso posada (Anakoluth;
Lid f.: en [el cual] el; vgl. M. P. I
402 § 203^])', 2383 priso a espolo-
nada: M. P. I 377^^: „no a'eo que
necesite correccion; Bello II 399:
^jj. = toniar el Camino, ir ; acaso
debe leerse priso espolonada" ; Baist:
pasö a esp.: Nyrop, Born. XVIII,
Lidf., C.Lt.97: apriessa espolonava.
presa s. f. I Sclileife, Sehliesse [an
einem Kleide) 3088.
preseud s. m. II GescJienk 1649.
presentaia s. f. I Geschenk 516, 878,
884, 1813; Anerbieten 522, 1532.
preseutar v. tr. I (langas) vorstrecken,
entgegenhalten 996; (don) gewähren
1708; p. enifur9ion ein Mahl her-
richten 2849.
preso s. prender.
presou s. f. III Gefangennahme, tomar
a p. a alg. jem. gefangen nehmen
1009.
prestar v. tr. I leihen 118; jem. nütz-
lich sein, helfen 1298, 3634; Bello:
favorecer, D. H. : servir, etre utile. —
selbst, m. prestar Wert, Tüchtigkeit',
un cavallero de pr. ein tvackerer,
tächttger R. 671, 1432, 1460.
presto aj. II schnell, hurtig 1674.
presiirado aj. II eilig, ser pr. es eilig
haben 137,
prez s. m. III [s. M. P. 1 237 ^q) Ruhm,
Ehre 1748, 3197; condes de p.
ruhmreiche Gr. 3444 ; entrar eu p.
1755 s. dies.
privado av. schnell 89, 148, 166, 452,
1050.
priessa s. f. I Eile a (graut) priessa.
in [grosser] Eile 2794; 325, 587,
967, 1658; p. va eu los moros die
M. geraten in Eile 695, — s. apriessa.
prieto aj. II schwarz, schwärxlich. por
la manaua pr. früh am Morgen 1687 ;
7iach M P. I 315^^ „prieta, ä pesar
de ir Concor dado, tiene el sentido
adverbial de Hemjjrano"-^ ; Bello s. v.
manaua: „pr. = cercano. p. 1. m. p.
= al acercarse la manana, al jn'imer
indicio de ella^.
prima (1) s. f. I Cousine, Base 2770,
2777, 3438; pr. cormanas rechte G.
3303.
prima (2) s. f. I Prime [Gebete u. Lieder
im Brevier, die morgens gleich nach
den Landes gebetet iverden) 3060.
primero; primer 184; — aj. II erste 184,
1709, 2386, 2396; zuerst, als erster
671; lo que fue primero das erste
3Ial ST 20 ; — av. zuerst 14:0, 2095,
2b60; — s.m. II.pl. die Esten 1833,
3001.
primo (1) s, m. II Vetter 928, 2619,
2797.
primo (2) aj. II vortrefflich 3090,
pris, prisist etc. s. prender.
pro (1) s. m. u. fem. III 2054, 2734;
1664, 1888. Nutzen, Vorteil 1664,
1888,2077,2130; pora huebos de
pro um des Nutzens willen 1374;
jem. nützen, für jem. von Vorteil
sein, auf jemandes V. bedacht sein :
aver pro a 1380, 2481, 2734; ser
eu (a) pro de 1388, 2074, 2957;
teuer pro a 1417, audar en pro de
1913, 2054; fazer pro 861, 1891
s. dies; enader en pro 1112 s. dies',
— de pro [von Personen) recht-
schaffen, trefflich 239, 736, 1992,
1995; [von Saclien) trefflich, gut
2816, 3094.
pro [2)aj. II ehrenwert, trefflich, tüchtig
1386, 2173. — subst. a guisa de
muy pros ivie es Ehrenmännern ge-
ziemt 2847.
provado s. provar.
provar v. tr. I etw. erproben, an sich
erfahren 1247. p. pf. aj. II pro-
vado. traydor pr. offenkundiger Ver-
räter 2523.
provechoso aj. II vorteilhaft, raas uiuebo
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
335
fue provecliosa sie {die Beute) war viel
rorteilhnfter 1233 {vcjl. M. P. 1 316^).
proveza s. f. I = prov. -proexa? Tüch-
tigkeit, Trefflichkeit^ treffliche Tat.
nach M. P. I = propitia; Liuiehetas:
p. = p-ovecho, aprovechainiento. las
pr. de myo Cid andavalas demau-
daudo er erkundigte sich tiach den
Heldentatm des Cid? 1292.
proles 861 = pro les.
prometer v. tr. II verspreclien 497.
pueblo s. m, II Volk 1318; [bewohnter)
Ort 901 s. ser.
puent ; in 150 lies pue(e)Qt. .<?./". ///
Brücke 150, 290.
pucrta s. f. I Tür, Tor, Pforte 3, 32,
37, 51, 360.
puerto s. m. II Pass, Schlucht 951,
1087.
pues (1) interj. min, wohlan 1039.
pues (2) conj. da, weil 990, 1283, 1893,
1940; p. que 219, 247, 441, 504;
hya p. que min, da 2601.
puesto s. poner.
puiar con v. intr. I sich erheben, auf-
steigen xii. las rramas puiaa con
las nues die Z. erheben sich zu
Wolkenhöhe 2698.
pulgada s. f. I Zoll [Mass), que non
messo SU p. der euch nicht seinen
Zoll lang [aus dem Barte) ausriss?
3289 ; Cr. G. u. Cr. de Veit de Reyes
[M. P. Bei: Hisp. V xu 328.9) haben
pulgada, Cr. P. : pulgarada = soviel,
ah man zwischen Daumen und
Zeigefinger fassen kann, Büschel;
D. H. liest: punada, doch vgl. dazu
Lidf. in der Note zu 3299 und
C. Lt. 97.
puno .9. m. II Handkrause 3089. s.
estar.
puuto s. m. II Punkt, Zeitpunkt, en
buen p. 294, 408, 2167, 3068.
pusieron etc. s. pouer.
^.
quadra s. /. / grosses Gemach, Saal
1890.
quäl; quanles 1666 lies quales. aj. III
iwon. interrog. wie beschaffen, rvelch,
wie [auslaufende dir. Frage, attributiv)
27 U, 2753; adverbial 733; {indir.
Frage, attributic) 3721; [prädikatir)
1666; [ans nnhestimmter Zahl) 2746;
pron. rel. 2879, 2838 [Lidf. quäl
les): tal — qual 3389; 3454; pron.
aj, welch immer 2364.
quando co)iJ. als 125, 188, 236, 339,
468; de qu. 3284; we/?« 316, 1039,
1301, 1358, 1955; da, ivcil 59,
90, 365, 793, 966.
quanles s. qual.
quanto ; quaut 1591; in 3503 lies
quaiit[o] nach C. Lt. f)7: [indir. Frage)
tviecicl 519; [relativ) 63, 305, 466,
809, 1412; soviel, wie 1978,2663;
3498; tanto, qu. 3503; quantos
alle, die 2032, 2501; quantos que
683, 742, 1215, 2060 u. o.; con
quantos que el puede mit soviel wie
möglich 1581; quanto alles, was
1021, 1080, 1684, 2224, 3268 u. ö.;
non, quanto nichts, was 503; quanto
que 111 [s. algo), 1150, 1552;
adverbial: en quaut grant fue Espana
in dem ganzen grossen Sp. 1591;
qu. ella meior sabo so gut sie es
versteht 328; 1388, 2819; qu. pudo
so schnell er konnte 233: 542, 546;
1466, 2920 etc.; qu. que pueden
so gut sie können 1474; — tanto
qu. so lange als 1038; en quanto
insoiveit 2054; por qu. deswegen,
weil 3147, 3346, 3557; ya quanto
2437, 3433 s. yaqu— .
quarto num. der Vierte 665.
quatro nu7n. vier 260, 1717, 1735.
que jtwo«. interrog. [dir. Fraqe) uns
1646, 2294, 2675,3258, 3332 ; a que
wozu 8260, 3265; de que iromit
129; [indir. Frage) subst. 2567,
3462, 3578 ; [mit Infin.) 370, 2124,
. 3150; adjektivisch : 1 30, 1 5 11 , 2826,
2580; — j)ron. relat., [gleirlilautend
für alle Geschlechter, Personen und
Sachen) 8, 260; 29G, 399; 69;
33Ü
Johannes Adam
384, 419; 198, 2140; [unvollstän-
digen Sat% einleitend) 344, 3100;
[mit pleon. Pron. pers.) 398, 593:
que pleon. in 2869; de que 195,
1247; ea que 2004; por que 296;
in 3385 a los que das paz statt a
que; — el que, la que efc. 78, 649,
70, 101; a lo que 157 = assi
commo naeltdeni^ ivas ; wie ; [relatives
Adverb): wo el dia que 205, 1002,
1662; 128, 1857; -- [concessiv)
welcher auch inuner: de ningua part
que sea 1175; mal que vos pese
mag es euch auch noch so ver-
driessen 3451; — [quantitativ ad-
verbial) : que bueu vassallo welch
guter Vasall 20; que alegro wie
froh 243, 1305; 806, 2213; que
de buen grado 1052; — Conjunction:
als, wie [vergleichend nach Kompa-
rativ) 1207, 1349, 1940, 3348;
autes — quö lieber — als 3384; als
dass 1691; in 3116 lies meior sodes
con [nicht que) nos ihr bleibt besser
bei unSj [wie Lid f.; vgl. G. Lt. 97;
Bello : cabe nos); in einer Weise,
wie 1562; • — • dass [Objektsatz ein-
leitend) 114, 121, 161 etc.; [im
finalen Objektsatz) 389, 511, 802,
1242, 1286; [nach Ausdrücken der
Furcht) 1079, 2500, 2987; [pleo-
nastisch) 25, 34, 164, 329; [nach
Substantiv) 628, 784, 1099, 2846,
[unabhängigen W^mschsatz einleitend)
445, 2080,2560,2579; [nach Aus-
drücken des Affekts) 927,1638, 1856,
2316 (ilf.P. / 396 „] möchte dieses
que allerdings lieber als kausal auf-
fassen: denn); [Nominativ satz ein-
leitend) 1070, 2111; (plega) 282;
(semeia) 1346; (poco avie que)
1573; (maravilla es) 1861; (mas
vale) 1691; (huebos es) 3563; —
[Grund) denn 143, 370, 695, 783,
821; de lo que deswegen, weil 73;
[Zweck) damit 93, 151, 168, 363,
562; por tal que 433; [Folge) so
dass 108, 145, 767, 2756; nach
tal, tan, tauto, assi, de guisa 1822;
1080; 785; 972; 1280; derart,
dass 448 ; derart .^ dass nicht, ohjie
dass 434, 650, 1204; [konzessiv)
ivenn auch: 620, 668, 1389 [vgl.
M. P. I .947 g]); [einschränkend)
ivenn, wofern nur 1434 [M. P. I
397 § 198 2^); — &in quando auf-
nehmend: 2180, 2469; ein fasta
que aufnehmend 500,
quebrantar v. tr. I zerbrechen, zer-
schmettern 34, 860, 1602, 8631;
zerstören, verwüsten 1162.
quebrar v. intr. I Praes. Ind. III, pil.
quiebran 456, 3545. — durch' brechen,
durch' dringeti (albores): 235, 456,
3545; zerbrechen 746, 2387, 3628;
[vom Herzen) brechen 1660; zer-
reissen 1141, 2400, 3639; zer-
springen, bersten 696.
quedar v. intr. I ruhig sein, aufhören
3352.
quede 283 = que de von dar.
quedo aj, II ruhig 702, 2213.
quel = que le [conj.) 585, 880; [rel.)
2918, 2930 ; = que el [conj.) 1929,
2180; [rel.) 586.
quem = que me [rel. u. conj.) 1344;
1277.
querer v. tr. irreg. II Infin. 3276; Fut.
Ind. III. sg. querrä 132; querer (me)
ha 76; Gondic. I. sg. querria 104,
538, 2373; querrie 3433; IIL sg.
querer (vos) ye 1945; III. pl. quer-
rieu 3570; Praes. Ind. I. sg. quiero
85, 314; //. sg. quieres 2414;
IIL sg. quiere 1020, 1189; quier
2357; L pl queremos 194, 1886;
U. 2)1. queredes 1694, 1893; IIL ]?l.
quiereu 235, 367. Praes. Gonj.
III sg. quiera 231, 1389; L pl.
queramos 668, 1524; 11 pl. querades
3600; Impf Ind. I sg. queria 279,
3152; ///. sg. querie 311, 429;
queria 270; II.pl. queriedes 3263;
IIL pl. querieu 36, 3000 ; Perf Lud.
III. sg. quiso 265, 851; IL pl.
quisiestes 2940, 3597; LLL pl.
Übersetzung und GloBsar des altspanischen Poema del Cid
337
quisieron 1552,3157; Praet. Conj.
HI. sg. quisiesse 1950, 2993;
///. pl. quisiessen 1978; Fiii. Conj.
III. sy. quisiere 421, 1958: /. ;;/.
quisieremos 1120; //.^j/. quisieredes
492, 1257; ZZZ ;;/. quisiereu 891;
Part. Perf. querido 1604. — tun
wollen 205, 421, 062, 068, 891;
im Begriffe .st/h xu tun. 231, 235,
311,005, 682; tun wollen und tun
36, 85, 194, 230, 314; Verb um-
.'ichreibend 3000, 3619; wünsclien,
mögen 104, 538, 1945, 3433;
[höflirhe Bitte) 1444, liahen wollen
132, 492, 1694, 1750; {ohjekilos)
1950, 2342, 3597; qui quier wer
immer will 2357; [mit folgendem
Ohjektsatx) 1361,2157,3461; uon
querer aver uada con alguieu mit
jem. nichts zu tun haben ivollen
3157: qu. por aniigo, xuni Fr.
haben wollen 76; qu. el derecho
das Rechte suchen 3549 ; wohlwollen,
lieben 276, 1389, 1499, 2018; —
Impf, statt Praes. in 279 [vgl. M. P.
I 354^^'^ qu. mal a jem. übel-
wollen 1524; — Part. Perf. aj. ge-
liebt, lieb 1604.
querido s. querer.
ques = que se.
quesquier que pron. indef. was immer.
qu. que sea dalgo was i. etwas
wert sein mag 504.
quexarse v. refl. I jammern, ivehklagen
852, 3207.
qui pron. rclat. [nur bei Personen) der-
jenige, welcher: a qui 2089, 2133.
(el qui nur in 421); a y qui einer
Jer 3455; [mit Inßn.) 1778; wenn
einer 2982, 2993, 3460, 3601,
3607: [im verallgenirinernden Satze]
126. 424, 850, 948, 1457; qui
quier wer immer will 2357 ; o a qui
pese 0 a qui non möge es einem
passen oder nicht 3715; pron. inter-
rog. 699, 3381; 874 IIs. quin =
qui me (.1/. P. I 25.9^^).
qui(,-ab av. vielleicht 2500.
Romanische Forschungen XXXII.
quiebran s. quebrar.
quien pron. relat. [nur bei Personen)
derjenige, welcher; wenn jemand 1189,
1192, 3483, 3520; de quieu 270:
a quieu 981; [verallgeiyieinernd) a
quieu quiere 2115; quieu statt a
quieu 3730; j)^*^^^- intcrrog. (dir.
Frage) 1214, 1218, 1966, 3277,
3377; [indir. Frage) 998, 1767,
2533; in 874 IIs. quin = qui me,
nicht quieu [31. P. I 253 ^^).
quier, quiera etc. s. querer.
quier in der Verbindung mit si. si
quier uou feclio fuesse! (o wenn
doch nicht) 2958; o siquier peor
{vielleicht) 3706.
quil = qui le.
quiuieutos nu7n. fünfhundert 1422,
1423, 1678.
quiuta s. f. I ein Fünftel der Beute
[der Beuteanteil des Königs): ^esta-
blecieron los antiguos que diesen al
reg el quinto de las cosas muebles
que los oines gatuxsen en las guerras-''
[vgl.Partiv.l'l.tit. 26, 14— T); Cr. G.
hat quinto {525 a 45, 529 b 44 ff.),
so wahrscJieinlich auch der Dichter
des Poema 492, 494, 515, 519, 805.
quinto num. der Fünfte 3015.
quiiize nu7n. fünfzehn 291, 472, 798,
2251.
quiüonero s. m. II ein die Beute ver-
teilender Offizier. Sanchez: qu. =
quinnonj parte en algun repar-
timiento; dagegen Bello : ,,repartidor,
distribuidor del hotin, que se dividia
pri)neramc>äe en cinco partes una
de las cuales se adjudi-caba al cau-
dillo^. {Die gleiche Auffassung liat
M. P. I 319^^.) SOS qu. que gelos
(los quiiiones) dieasen 511.
quis cada uuu pron. indef. jeder, jeder
einzelne 1136.
quisiere, quiso etc. s. querer.
quitarv. tr. I verlassen 211, 219, 392,
423; 2157; überlassen AO 6 {M P. I
339^^: 'os sea dejado'); jem. etwas
lassoi 893; freilassen 534, 1035;
22
B38
Johannes Adam
freisprechen {von der Acht) 886. Bello :
dispensar ; befreien von: rruegan que
los quito desta cort [von [der Teil-
nahme an] dieser Versammlung)
2989; das Geld [für eine Schuld)
bezahlen 822, 1536, 1553 [Bello:
cancelar una deuda); refl. qn. de
sich entfernen von 984; sich trennen
von 2379.
quito aj. II frei, jeder Verbindlichkeit
ledig 1370, 1539; las ayan quitas
heredades de C, sie mögen ver-
zichten auf 3714.
E.
rra9ion s. f. III Anteil, aver r. en
A. haben an 3388; 2329; Beute-
anteil 2467 ; zti 2773 s. rrazou.
raQon 3216 s. rrazon.
rraer v. tr. irreg. II Perf. Ind. III. sg.
rraxo [M. P. I 279^^: y,por sii x no
puede ser jyerfecto debil de rajar^).
Bello II 403: raxö, ^^re^mto de
raer spalten.^ zerspalten, entzwei-
schneiden 3655.
rrayar v. intr. I strahlen 231.
rraraa s. f. I Zweig 2698.
rangal s. m. III feine Leimvand [Bello:
tela delgada de Uno) 183, 3087, 3493.
rancar v. tr. I besiegen., in die Flucht
schlagen 764.
rj-apaz .>?. m. III kleiner Knabe, Bürsch-
lein 8289.
rastai-; 3693 rra — v. intr. I [z7(-
sammengesetzte Zeit mit aver 1733,
mit ser 2270) zurückbleiben, da-
bleiben 685, 1733, 2270, 3693;
non rastara per al anders wird es
nicht sein 710, 1685 [Bello: ,.non
pasarä por ed., no serd de otro modo,
no pararä en otra cosa'^).
rrastrar v. tr. I schleifen, naclischleppen
3374.
rrastro s. m. II Fährte, Spur 389, 2776.
rraxo s. raer.
rrazou; 3249 ra— ; 3216 ragen: 2773
ra^ion s. f. III Recht, Billigkeit, tod
esto es r. . . . ist recht und billig 3159;
[Rechts-] Sache, Rechtshandel, Ange-
legenheit 2729, 3229, 3249; perder
la r. 3483; Art und Weise [Bello:
forma, modo) 3259; saber r. Kennt-
nis, Verdacht haben [Bello: tener
noticia, sospecha) 2773; Grund 8079;
por rrazon que deswegen, damit
8095: Äusserung, Wort 19, 1348,
1875 (s. acometer), 1877; dixo esta
r. er sjjrach folgende Worte 1866,
2043; entremos en la r. wir wollen
darüber reden 1893; acordar (en)
una r. dieselbe Ansicht äussern 2066,
8163; Gespräch 1926, 2772, 3352,
8872; Bede 2071, 3293, 3329,
8458; Erzählung 3729.
rrazonarse por v. refl. I sich betrachten
als 1339.
rebata 468; rre— 2295. s. f I Be-
drängnis, plötzlicher Angriff 468 ;
dar r. angreifen, bedrängen 2295.
rrebtar; 8566 re — . v. tr. I Praes.
Ind. I sg. rriebto 3343; 3442 lies
rriebto(s); Praes. Conj. ILp>l. rebtedes
8566. — jemand der Verräterei be-
schuldigen, ihn zum Zweikampf
herausfordern 3343, 3442, 3623;
[objektlos) 3391, 8466; anklagen,
anschuldigeti 3566.
rrecabdar v. tr. I etw. anordnen, ein-
richten 2006; [objektlos): 2226 wir
wollen die Angelegenheit in Ordnung
bringen; D.H. übers.: „et procedons
avec precantion'^ ; eine Botschaft
ausrichteti: 14:82 [D. H.: remplirtin
message; vgl. Marden, Fern. GonQ.
291b); schützen, sichern S098, D.H.:
mettre ä l'abri, garantir ; Bello:
recaudar.
rrecabdo 24, 206; re— 43, 799. s.m.II
Sorgfalt 24, 43 ; far todo r. de für
jem. in jeglicher Weise sorgeyi 257;
1567; que las tomassedes por m.
a ondra e a r. damit ihr sie zu
Weibern nehmt, sie ehrt und für
sie sorgt 2233; aver poco r. en
wenig voi'sicMig sein mit 3376;
omnes de grant r. vertrauefiswürdige
Übersetzung und Glossar des altspanisclien Poema del Cid
339
Leute 1713 ; pouer eu r. = recabdar
anordnen 1255, 2141; — {Bello:
raxon, cuenta, medida): non sabon
r. s^ie können den Wert nicht be-
urteilen 799; por saber todo r. um
den Gesamtwert zu erfahren 1742;
Zahl, Anxahl, Summe 1257; uon
es con r. el dolor der Schmerz ist
über die Massen gross, sinnlos 1166;
las o. gauau(,-ias uou avya r. die
andere Beute vermochte man nicht
XU zählen 1738; 2451; tornar r.
a zu jem. sprechefi, jem. antworten?
{Bello: responder, hablar), Sorge
tragen für, helfen? 2756.
rre^ebir v. tr. irreg. III. Infin. rrc(;ebir
297, 487; re— 1917; rrec^ibir
1583; — Praes. Ind. I. sg. rreyibo
1344, 1855; ///. sg. rreyibe 488,
2108; III. pl. rreyiben 712, 2584;
ro— 245,1568; Praes. Conj. Ill.sg.
rre^iba 2637 ; ///. pl. rrecibau 1565 ;
Impf. Ind. III.pl. rrevibieu 1746;
Perf Ind. III. sg. rreyibio 199, 203;
re — 2516, 3198; Plusquampf.
in. sg. rre5ibiera3630; Part. Perf
rre(,'ebido 1578. — etw. entgegen-
nehmen, erhalten, empfangen 199,
2585, 3198, 3245, 3630; que
rrcQiba derecho damit ihm sein
Recht werde 3133; awiehmen 1344,
1855, 1922, 2036, 2148; jem.
empfangen, aufnehmen 203, 245,
297, 487, 2637.
rrecombrar *'. rrecoubrar.
rrecoubrar 1143; rrecombrar 3688.
V. tr. I wiedererlangen [wieder Jieraus-
bekommen) 3688; intr. sich uneder
sammeln 1143.
rrecordar v. intr. I zu sich kommen
2790.
rrecudir [Bello: recuder ; vgl. dazu
M. P. I 26' 5 ^g) V. tr. III antivorten,
erividern (Bello: resjwnder, replicar;
Mar den: responder); objektlos -. 3213,
3269.
rred 2282, 2301; red 3339. s. f III
Käfig.
rredoudo aj. II rund 554.
rrefecbo 800, ref— 173. Part. Perf
von refazer reich gemacht (Bello:
enriqueeidos). erau refecbos anios
beide icaren gemachte Leute 173 ; 800.
rrey *■. m. III König 42, 76,90, 330.
{vor dem Eigennamen): 22, 33, 769;
{auf Gott angewandt) rrey de los
rreyes 361; 3713.
rreyal s. m. III Palast. D. II. : palais.
Bello: „Ignoro el signißcado de esta
voz en 2223 (= 2178). Parece que
se trata de albe7-gue." Das e hinter
rreyal ist nach Bello, Lid f., Rest.
zu unterdrücken.
rreyna s. f. I Königin 3399.
rreynado s. ?/?. // Königreich 211.
rreyno s. m. II Königreich 392, 891,
1869, 2035.
rrelumbrar v. intr. I leuchteti, schim-
mern 3177, 3649.
rremane(^er, rremauir. v. intr. itreg.
IljUL Fut. Iml. Ill.pl. rremandrän
2323; Praes. Conj. III. sg. rreraauga
1807; Perf . Ind. III. sg. rremane(;i6
1414; Part. Perf remauido 281;
rre — 1308. — zurückbleiben', Part.
Perf. zurückgeblieben 1308; {pleon.)
281.
rremanga s. rremaue<;er.
rreraanido, rem — s. rremanecjer.
rreucura 6\ f I Groll 2916, 2967;
aver r. de jem. grollen, durch jem.
Verdruss Jmben 2992, 3202, 3437 ;
Bekümmernis, Verdruss 2862, 3254.
rreiider v. tr. iireg. IL Fut. Ind. I. sg.
rreudr6 2582. geben (als Entgelt
für etwas).
rrepentirse v. refl. irreg. III. Infin. 2617 ;
Fut. Ind. III. sg. rrepiuträ 1079;
Praes. Ind. I. pl. rrepentimos 3357;
Gerww/mwi rrepiutieudo 3568; Part.
Perf. rrepeutido 3557; rrepiso 3569.
— bereuen, Reue empfinden.
rrepiso s. rrepeutirse.
rrespouder v. tr. irreg. IL Perf. Lid.
III. sg. rrespoudio 2135, 3042;
rrespusol31, 710; III.pl. rrespon-
22^
340
Johannes Adam
dierou 3082 ; Fut. Conj. I. sg. rrespon-
dier 3305. ■ — anhvorten {vor dir.
Rede) 131, 710, 979, 3042; [mit
Objekt) 3144 ; {objektlos) 2305, 3305,
3455.
rrespuso s. rrespoudev.
rresucitar v. I tr. auferwecken 346;
intr. auferstehen 358.
rreteuedor s. m. III einer, der wider-
standsfähig ist, fähig, etwas festzu-
halten 526.
ri'eteuer v. tr. irreg. IL Per f. Ind. III. sg.
rretovo. zurückhalten, behalten 111.
rretovo s. rreteuer.
rretraer v. tr. irreg. IL Infin. 27 SB, 3283 ;
Praes. Conj. III. pl. rretrayan 2548,
2556; Part. Per f. rretraydo 3359.
vorwerfen 2548, 2556, 2733, 3359;
tadeln 3283.
rrezar v. tr. I beten, hersagen 238.
rribera s. f. I Ufer 634.
rrico; 540 rico. aj. II reich 108, 540,
825, 848; kostbar 195. 224; köst-
lich 2883; mächtig, angesehen 2b b2,
3546.
rrictad 1399: ri— 688; rritad 1189,
1245 s. f III Reichtum', zu 688
s. cre.Qer, z,u 1245 s. abondado.
rriebto s. m. II Herausforderung 3257.
rrienda; 2808 ri — ; 1747 rryenda.
s. f I Zügel 10, 227, 391, 1984.
rio s. m. II Flnss 904.
rriqueza; 1269ri — ; 481,2663 rriqniza.
6-. f I Reichtum 481, 811, 1648;
zii 1200 s. crever.
rrobar; 794 ro — . v. tr. I plihidern
1152, 1736, 2430; r. de berauben
794.
rrobredo s. m. II Eichenwald 2697,
2748, 2754, 2809.
rrogador s. m. III Fürbitter 2080.
rrogar; 53 vo — . v. intr. I. Praes.
Ind. L sg. rruego 300, 303; IlL sg.
rruega 3497; /. j^Z. rrogamos 2725;
in. pl rruegan 2734, 2989; Im-
perativ II. pl. rrogad 1275; rrogaud
1754 lies rrogad. — bitten (a alg.)
2760, 2803; (algo a alg.) 1763,
1903, 1908, 1927; (alg.,que) 1275,
3410; 2725; lo que rruegan las
dueuas das Bitten der Damen 2734:
pedir e r. a alg. inständig um jem.
bitten 2200; beten {objektlos) 53,
1394; (a alg. zu jem.) 240, 1616,
2928, 3057; (a alg.. que) 300, 363,
1754, 2989; (por alg.) 363, 824.
rroydo s. m. II Lärm, Geräusch 696.
romanecer v. intr. irreg. II zurück-,
übrigbleiben 823.
rromanz. s. m. III {episches) Gedicht
3732. Über die Bedeutung des Wortes
vgl. F. Wolf, Wien. Jahrb., 47, Bd. 117,
S. 83.
rronper v. tr. II zerbrechen, zerreissen
2738.
ropa s. f. I Kleidungsstück, Gewand 481.
rrostro s. m. II Schnauze 2299.
rruega, rruego etc. s. rrogar.
rruego s. m. II Bitte 2073.
S.
•s S. JO.
sdvana s. f. / 183 Tuch.
saber v. tr. irreg. II. Inßn. 1257, 1777;
Fut. Ind. L sg. sabre 3315 ; ///. sg.
sabrä 981; /. ptl. sabremos 2862,
3144; 17. p/. sabredes 3150; Praes.
Ind. L sg. se 220, 1892; IIL sg.
sabe 328, 373; /. jd. sabemos 124,
3134; ILpl. sabedes 2223, 2576;
III. pl. saben 549, 799; sabeut
1174; Praes. Conj. IIL sg. sepa386;
IL pl. sepades 307, 414; ///. pl.
sepau 145, 2579; Impf. hui. III. sg.
sabie 1574; ///. pl. sabien 2773,
2821 ; Imperaüv IL 2)1. sabed 1278,
2124: sabet 572, 602; sabent 610
lies sabet; Per f. Ind. I. sg. sope
2202; ///. sg. sopo 295, 1184;
///. 2^- sopierou 242; Praet. Conj.
IIL sg. sopiesse 26, 680; LH pl.
sopiesseu 563; sopienssen 1511 lies
sopiessen; i^«^. Conj. LI.pl. sopieredes
833. — wissen 242, 373 (s. aiuntar),
1136,1777; 124; 386,563,1567;
{mit folg. indir. Frage) 220, 1086,
Übersetzung und Glossar des altsp;inischon Puoma del Cid
341
1574, 1892; {mit folg. verkürztem
ObjcUsatx) 307, 370, 414, 1174;
[in die Rede, bexw. Erzählung, einge-
schobener Imperativ ohne Objekt) 572,
602, 610, 708 u. ö, ; s. rrecabdo
s. dies ; s. i-racioii s. rrazou ; erfahren
26, 145, 680, 1184; 295, 883;
{init folg. indir. Frage) 981, 1511,
2579.3144; etiv. können, verstehen
328 (.«?. quanto); [mit folg. Inf.)
2024, 2202, 2862; von der E'xistcn\
wissen, kennen 549, 2941, 3229,
3445.
sabidor aj. III einer, der etw. iveiss.
conimo sodes s. da ihr es ivisst
2951; ser s. de jem. keimen, mit
jem. tan\ugehen verstehen 2336;
estas vistas o las ayades vos, ■ —
vos sed s. seht zu, u^o ihr diese Z.
abhaltet 1949 ; 21 P. 1420^^: 'sabed,
6 mir ad donde tengais estas vistas':
weise 3005, 3070.
sabor s. m. n. fem. III 2335. 2586;
3602. Gefallen 1063, 1939; a so
s. nach seinem Geschmack^ Gefallen,
Wunsch 284, 1381, 2005, 2385:
nach Belieben, Gutdünken 8220;
a todo so 8. ganz nach seinem G.
2586, 2650, 2711; estar a s. de,
aver s. de an etiv. Gef. haben 1618;
2041, 2100, 2318: Anklang finden
3602; cacr eu s. de s. dies\ lau
s'm 8. ganz unziemlich 2736; a s.
ziemlich., so wie es gefällt 3104;
aver mal s. de übel empfinden 2737;
3708; IVunsrh. Begierde, Verlan r/en
592, 1198, 1503. 2372, 3222;
a. s. freudig, gern 22\'6\ Lust 1190,
1944; aver s. de L. verspüren nach
1892, 1902. 2208; lo qua oviere s.
statt lü de qite 1909, 2478, 3485;
a qui ovicr s. wem icli will 2504;
a tau praiid s. mit gar grosser
Klugheit [Bello: con prudetwia e
eordura) 378,
sacar v. tr. I herausnehmen [aus) 88,
1716,3494; herausholen SÜO, 1677,
2291, 2402; s. graut aver grossen
Eeichtwn erwerben 125 [Zauner)-^
non sacastes uiuguua ihr sagtet
nichts davon [?) [s. uiuguuo) 8559;
fort holen, fortführen 1277, 2546,
8151, 8208; s. en Mediua mit sich
fortnehmen aus 1538; selten lassen,
mit sich führen 2659; herausziehen
3175, 3177; eiretten [aus) 1596:
hinaustreiben 3666; s. a 9e]ada in
einen Hinterhalt locken 441, 579,
681; s. las arobdas die Voiposien
aufstellen [R. G.: far uscire) 658.
salado aj. II salzig 1090.
salvar v. tr. I retten, erretten 889, 840,
841, 342; selig machen 2990, 3038;
si el C'riador vos salve d. Seh.
mache euch selig [Form des Grusses)
420, 1115, 1646; 2832.
salvo aj. II. s. de mal von seinem
Übel geheilt 857; — s. w?. II Sicher-
heit [Bello: seguro, seguridad) meted
las eu vuestro s. Lningt sie bei euch
in S. , in sichern Verwahr 119;
188, 144, 167; sodes eu vuestro s.
ihr seid in S. 1074; 1576; teuer,
aver en s. in sicherm Besitz., Ver-
wahr haben 2469, 2581; 2483,
2664; a s. sicher, unter meinem
Schutz 8599.
saldredes, salgaraos s. salir.
salida s. f. I Fortgehen, Abreise 8261.
salido .S-. m. II Verbannter, el s. de
Castiella der aus K. Verbannte 955,
981.
salir v. intr. irreg. III. Fut. Ind. II.pl.
saldredes 1026; Condi^.. IIL pl.
saldrien 1853; Praes. Conj. I. pl.
salgamos 8461; sonst regelmässig.
— hinausgehen, sich entfernen aus,
einen Ort verlassen, s. de 367, 587,
1185, 1353 [das Condic. drückt eine
bescheidene Bitte aus), 1507, 1512;
s. por 55, 1711, 2288, 3364: s. a
3562, 3588; {mit blossem Infin.)
297,487, 1478,1583; [Infin.mit&)
2882, 2886: [absolut) 2dSl; hinaus-
reiten 1586: s. apart beiseite gehen
2319, 2538, 3161, 3217; davon-
342
Johannes Adam
laufen 2406 ; herauskommen^ hervork.
464, 729, 2739, 3638, 3686; Jier-
kommen, ausgeJien von 2112; her-
gehen 3444, 3461 ; bien s. als Sieger
h. 3565; s. de cativo aus der Ge-
fangenschaß entlassen werden 1026;
{vom Tage) vergelien 1699; {von d.
Sonne) aufgehen 2062, 2068, 2112,
2704; refl. herauskommen 2282;
8. aparte de sich entfernen von
2768; sali68 le de sol espada er
entging ihn unter dem Seh. 1726;
— subst. Inf. das Herauskommen
2070.
salto s. m. II Sprung 2418. dar s. a
loohin eilen 244; dar ua s. (de)
fuera hinaus^ ins Freie eilenj gehen
459, 591, 693, 1014, 1716, 1833;
dar s, fuera 2242; dar s. de 1675;
dar s. a jeni. angreifen 483, 584,
3698; aver s. de von jem. ange-
griffen werden 2500 ; dar s. en sich
{aufs Pferd) schwingen 1714; dar
s. aparte beiseite gehen 1860: con X
de sus parientes a. davan s. er trat
beiseite {vgl. Meyer-Lübke III § 34 7
und M. P. I 362^]).
salud s. f I Gruss 928, 932, 1818,
1921.
salud ar v. tr. grüssen 1387, 1398,
1961, 2411; in 1482 Imjyf. statt
Praes. {vgl. M. P. I 354^^); den
Friedensku^s geben, küssen 1519,
2040, 2601, 3030; 3034 le saludo
er küsste ihn fauf die Wange],
sau s. sauto.
sangre s. f. III Blut 353, 501, 762,
1724.
sangriento aj. II blutig 780, 1752;
sangrientas {seil, son) en las camisas
ihre Hemden sind blutig 2744.
sano: 1402, 2823, 2866 sano. aj. II
gesund 75, 1399; sauo el rrey Fariz
als der König F. gesund war 841.
santidad s. f. lU Heiligtum 3056.
sautiguar; 410, 3508 santigo. v. tr. I
mit dem Kreuze bexeichne^i 216,
410,3508,3583; refl. 1340,1840.
Santo aj. II heilig 48, 215, 319, 333;
— subst. ZT 94, 614, 1750, 2149;
Apokope nur vor Personennamen'.
sant {vor Vokal) 397, 2925, 3028;
San, 1394 Ssau {vor Konsonant)
209, 341, 1312, 8047.
Sana s. f. I Wut 22.
sano s. sano.
sazon s. f. III Zeit 2961; de sazon,
a sazones trefflich, prächtig {Bello:
de buena calidad): (palafres) 1987,
2114,2572,3243; (conducho) 2472.
se s. yo.
se s. saber.
sea 3168 :=: se a.
sea, seades etc. s. ser.
sevau 967, 3568 = se vau.
sedie etc. s. ser.
segudar subst. Infin. Verfolgung 777,
1148, 2407.
seyendo s. ser (1).
seys 135, 1265, 2467; seyes 147;
seyx 2489. num. secJis.
sellar v. tr. I versiegeln, siegeln 24,
43, 1956 {vom Kopisten aus seellar
kontrahiert).
semana; 883 seram — . s. f. I Woclie
573, 664, 915, 1962.
semeiar {i7i 2364: III. sg. conj. fut.)
v. intr. I scheinen, dünken 2077;
bien semeia varon wohl gleicht er
einem Helden 3125; unpersönlich:
1346, 1875, 2414; a lo quem
semeia wie mich bedünkt 157; gut-
dünken 2364.
seutir v. tr. irreg. III. Praes. Ind. III.pl.
sienten 2740 fühlen.
sena s. f. I Fahne, Feldzeichen 477,
482, 577, 596; s. cabdal 698,
1220 5. dies; ZeicJien, Kennzeichen
1335.
seSal s. f. III Bild, Abbildung: armas
de s. wappengeschviückte Waffen 2375
{Bello: armas senaladas con divisa;
D. H. übers.: armes de choix).
seiiero aj. II einer der einsam, allein
geht, todos tres seneros einsam, auf
einsamen Pfaden {?) 2809.
Übersetzung und Glossar des altspanischen l'oema del Cid
343
seiior; 2930 sseiior. s. m. 111 Herr.
Gebieter 20, 538, 1331, 13G2, 2477;
[Gott) s. padre 8; s. glorioso 330,
a. spiritrtl 343; el luiestro s. Dios
2524; [als A/iredc) Herr: rrey s.
3200, 3253; {Anrede des Dichters
an die Hörer): 2142; [die Kimler
XU den Eltern) senora e seiior 2596.
seiiora s. f. I Herrin, Gebieterin 2590
(s. seiior 1, 3722; in 3450 lies wegen
der Assonanz: seüores [fem. pl)]
vgl. M. P. 1 105^.
sonorio s. m. 11 lleirschaft, Gewalt 621.
seriös; 3586 senos. pron. indef. [mir
im Plural) jeder einxelne. seüos
moros matoron, todos de s. colpes
jeder tötete einen Mauren , jeden
mit einem Schlage 724; bueuos s.
cavallos je ein gutes Pferd 2655;
818, 1810, 3586; estos de s. partes
diese xu beiden Seiten [auf jeder S.
einen) 349; s. dueuas las traeu eine
Frau führt jede einzelne = zwei
Frauen führen sie 263.
sepa, sepades etc. s. saber.
ser [1) V. anom. intr. Infin. ser 2208,
2569; sser 1667: Fut. Ind. Lsg.
sere 73, 231; ///. sg. serä 129,
319; ser(le8)lia 3359; I. pl. sere-
mos 1411, 1862; soredes 158,2049;
lH.pl. serai) 86, 825: ser (vos) han
251; Condic. 111. sg. serie 82, 519;
Ill.pl. Serien 2349, 2470; seryeu
116; Praes. Ind. I sg. so 156, 248;
//. sg. eres 361, 2619; beres 2618;
///. sg. es 91, 137; /. pl. somos
14, 672; somo uos = somos nos
3521 [M. P. I 204^^); H pl. sodes
79, 103; ///. pl. son 17, 63; Praes.
Conj. I sg. sea 1034, 1054; IH.sg.
sen 118, 180: ssea 132; /. pl.
seamos 1941, 3139: //. pl. seades
108, 284; HL }>l. scau 128, 1259;
Impf Ind. 111. sg. ora 39, 352;
///. pl. erau 171, 506; Imperativ
11. pl. sed 315, 702; Gerundium
seycudo 2153; Per f. Ind. I. sg. fuo
1062; fu 1934, 2494, 3129 [Lidf
u. C. Rom. 81 lesen fui, Hello: fue:
vgl. M. P. I 281^^ ff.)', IH. sg. fuc
109, 111, 243; "ffiio 1506, 3703;
ll.pl. fuestes 71, 266: lll.pl.
fueron 523, 1723; fuero[nj 1734;
Praet. Cofij. I. sg. fosse 2137 [Lidf
u. G. Lt. 97 lesen fosse[n]); IH. sg.
fuesse 61, 1253; flPuesso 2957;
soviesse 1787; /. 7;/. fuessemos2760;
ll.j)l- fuessedes 2046; Hl.pl. fuessen
164,2981; fossen 2001 : Fut. Conj.
IH.sg. fuere 92, 223; fuer 1382;
/. pl. fueremos 1409, 2732; IL pl.
fueredes 1039; fueres 3566 lies
fuer[ed]es [nach Gassner 181 u. M. P.
I 282^^); HL pl. fueren 1358,
2105. — sein, sich befinden [an
einem Orte) 61, 103, 189, 350,
532, 833; y sou 1998, 2060, 2079;
dasein, zugegen sein 418, 723, 742,
1411, 3592; bleiben 1652, 2179,
2502; sich aufMten 2208, 2823;
[von Orten) liegen 552, 1150; 435,
863; 635, 867; stattfinden 990,
1962, 3465, 3468; Copula [mit
Subst.) 79, 269, 334, 361; buebos
es 82, 1382, 3563; [mit Adj.) SG,
91, 132; so vuestro pagado s. dies;
[mit Adv.) 177 ; [mit Fragewort) 334,
338, 359, 1646; commo son las
saludes une lauten die G. 1921 ;
Hilfsverb 14, 17, 39 etc.\ ser de
lierstammen aus, von 1376, 2549,
3296, 3354; jem. gehören 901,
1667, 2459, 2919; toda (desondra)
es de myo seüor fällt auf m. H.
2911: zu jem. gehören [als Dien st-
mann) 2814, 3551; dienen zu 63;
[Stoff) 3092 ; s. en teilnehmen an
2997; ser a iox getamverden müssen
1121, 2365, 2995, 3528; son a
aguardar 1822 s. dies; ser por (^m»
Ausdrucke einer noch nicht einge-
tretenen Handlung) 536, 1650; cara
por cara son sie stehen sich Aug
in Aug gegenüber 3611; fuessedes
ray hucspod 2046 [höfl. Bitte); in
2137 lesen Lidf u. Cornu: commo
344
Johannes Adam
si fosse[n] delant; auu vivo seyeudo
2153 ich?, ihr? {M. P. I 320^^)',
alegre son 1670, firme sou 755
lies alegre[s], firme[s] son ; era mara-
villa 1950 statt des Praes. nach
M. P. I 354^^1 2556 liest 31. P.
Rev. Hisp, V: lo que cuutio del
leon [nicht fue); poro son 3091 s.
poro.
ser [2) V. intr. itreg. IL Infin. 3114;
Imijf. Ind. TU. sg. sedie 1053, 2239,
3553; seye2278; sey 1840: ULjü.
sedien 1001, 3595; seyeu 122,
2532; Imperativ sod 3118; Per f.
Ind. lU. sg. sovo 907; ///. ;j/.
sovierou 2823. — In Bezug auf
die Bedeutung scheint eine scharfe
Trennung von ser (i) und ser (2)
bisweilen kaum möglich (vgl. Ford,
Mod. Lang. Notes XIV). — sitzen
1001, 1053; venid aca ser, Camp.,
eu aqueste escaiio 3114 [nach Baist
Lt. 1880, a Rom. 81; vgl. M. P.
Rev. Hisp. V zu 3114); sich be-
finden 1220, 2278, 3595; verharren,
bleiben 907, 1566, 2030, 2823,
3118; umschreibend m. Ocrundium
[zum Ausdruck der Dauer) scdiellos
sperando 2239; 122, 1840, 2059,
2532, 3553.
servir v. tr. u. intr. irreg. JIL — Infin.
1284, 1869; se[r]vir 1369; Fut.
Ind. I. sg. servir (lo) he 1820; l.j)l.
serviremos 622 ; Praes. Ind. Jll. sg.
sirve 850, 1898; II.pl. servides
2582; lU. pl. sirven 234, 1425;
Praes. Conj. III. sg. sirva 384; II.pl.
sirvades 254, 1359; III.pl. sirvau
1364, 2521; Impf Lid. IIL sg.
sirvie 1551; sirvia 1534, 1556;
Gerundium sirviendo 2676; Perf.
Ind. IIL sg. sirvio 2650; ///. ;j/.
sirvieron 1767; Praet. Conj. III.j^l.
sirviessen 3155; Part. Perf. servido
73, 284. — jemand dienen, jem.
bedienen 73, 234, 254, 270, 284;
sirvan le [lies le[s] nach M. P. I
201^2) ^"s heredades mögen ihnen
Nutzen bringen 1364 (?), [Bello:
sirvan le sus criados) ; las sirven
delant sie bedienten sie persönlich
1425; 7-efl. s. de sich jemandes be-
dienen, sich von jem. bedienen lassen
622; in 2639 liest C. Rom. 81:
sirva(n), wie Liclf; Bello: sirvan.
sere, seryen etc. s. ser (1).
seso s. m. II Sinn 1511; cuemmo de
buen s. als ein verständiger Mann
2688.
si conj. ivenn 20, 75, 164, 223,251;
181 si vos la aduxier dalla, [bien]
s. M. P. I 366^; ähnl. 832; si
no (non) wenn nicht 34, 632, 673,
2415; ausser 686. 2018, 2710;
sondern 140, 1624; [alleinstehend):
wenn nicht ^ sonst 45, 77, 116, 833,
1072; [Vergleich) commo si 61,
583, 1864, 2860; si quier nou
ivenn doch nicht! 2958; zu 1950,
2760, 2774 s. 0 essner Z XIV;
Einleitung des Wunschsatzes : si =
sie [vgl. M. P. I 372^1 G. Rom.
X 87) si el Criador vos salve so
ivahr Euch, der Schöpfer gnädig sei!
420, 1115. 1646, 3045; si vos
vala el Cr. 874, 880, 1324, 1442;
1342; sin (= si mc) salve L)ios
2990, 3042, 3391 ; 2960 ;— 06 (saber)
220, 1575, 1892; in 1922 u. 3216
ergänze dezid [vgl. M. P. I 365 ^)',
otrosi ebenso 3561 ; — si, ssi interj. ja
3208, 3594; de si arriba 478 s.
desi ; si 2259 s. yo.
siegle s. m. II Jahrhundert, Zeit.^ Welt.
a los dias del s. non solange die
Welt besteht, nicht = nimmer 1295;
todos los dias del s. solange er lebt
1445; pasbar deste s. sterben 3725.
siella; 3583 siela. s. f I Sattel 817,
993, 997, 1337.
siempre; 1820,2552 sien — av. immer
108, 850, 948, 1446.
sienten s. sentir.
Sierra s. f I Bergkette 415, 422, 425,
1826.
sin praep. ohne 3, 4, 126, 185, 604;
Übersetzung und Glossar des altspanisclien Poema del Cid
34:')
abgesehen von : 418; adverbiale Wen-
dungen: sin arch, hart, art 690,
1499, 2676; das Flickwort: sin
falla 443, 464, 1528 n. ö. ; s. auch
siiiec.
sin 2960, 2990, 3042, 3391 = si me
sinar v. tr. I bcxcichneu [iiiii dem
Kreuxesxeichen) 411.
siues pi-aep. ohne 1672; s. dubdanga
unverzüglich 597; abgesehen von
(sines al) 2255.
siniestro aj. II links: ovieroii la (cor-
neia) sinicstra sie hatten die KräJie
zur Linken {scMcchtc Vorbedeutting)
12; siibst. assiniestro 2691, 2694,
de s. 397 zur Linken.
sinon s. si.
siquier 3706 s. si.
sirva, sirve eic. s. servir.
sis 1250 = si se.
so s. ser (1) u. niyo.
so praep. unter 2287, 3077; saliös
le de sol espada er entging ihm
unter dem Seine. 1726.
sobeiano aj. 11 eigentlich: übermässig.
— bedeutend, gross [der Zahl nach)
110, 877, 1796, 1852, 2482; cosa
s. bcd., prächtige Habe 1775; zahl-
reich 657, 988,2272; in 653 schrieb
der Kopist sobeianas de grandes
[M. P. P. u. I 7^^): sobeiano de
malo ausserordentlich schlecht 838
[Bcllo: excesivamente malo).
soviere, soviesse, sovo s. ser (2).
sobre praep. (örtlich) aiif: sobre el
cavallo 498, 1745; 733, 788, 994,
1001; über 3075; entrar s. mar
1627; 183,3086,3617; über — hin
2739; dicht bei, nahe bei (Ort) AOl,
553, 630, 863, 1209; [Fluss) 435,
1954; (Person) 1053, 2285, 3688;
dar dinero s. 161, 3735 (M.P.P.)-
coutar s. verrechnen auf 181, fazer
malo enssionplo s. 2731; zu etw.
hinzu 3246; sobresto todo = ademas
880; 890; de mas s. todos 3548.
sobrevienta s. f. I Überraschung, [un- 1
vorhergesehener) Vorfall 2281 (Bello:
sorp^-esa, caso repentino).
sobrej;onel .v. m. III Überrock, Ibcr-
klcid 1587.
sobrelcvar v. tr. /; Praes. Ind. I.^sg.
sobrelievo 3478; für etw. bürgen,
gutstehen (Bello: salir por fiador
de, asegurar). Lidforss Anm. zu
8476 setzt s. = „llevar encima,
d Guestas, alguna carga 6 peso para
aliviar d otro" und erklärt: „yo vos
ayudare en esto, yo vos lo soltare,
remitire''. Vers 3478 der IIs. wird
von ihm liinter Vers 3475 einge-
schoben. Vgl. auch die genauere
Analyse der fraglichen Stelle a. a. 0.
sobrellos 1203 bei Volhn. Druckfehler
für sobrellas = sobre ella se.
sobrepeli<,'a s. f. I Chorhemd 1582.
sobriuo s. m. II Neffe 741,963,2351,
2618.
sodes s. ser (1).
sol s. m. in Sonne 231, 332, 457,
682; partir el sol 3610 die S. ver-
teilen für die Kämpfer, damit keiner
im Vorteil ist.
sol 1076 s. solo, 1726 s. so.
solaz s. m. III Freude, Vergnügen.
a todo myo s. zu meiner grössten
Freude 228; dar s. tkjeni. aufheitern,
jem. Gesellschaft leisten 2872.
soldada s. f. I Sold, Lohn 80, 1126.
soler V. intr. II. Praes. Ind. III. sg.
suele 8380. pflegen, gewohnt sein
8. a far 3380.
solo aj. II allein 2712, 3266. dos
peones solos nur zwei Infanteristen
686; av. sol uon ?iicht einmal 1076.
solos 3077 5. so.
soltar r. tr. I Praes. Ind. I. sg. suelto
893, 1363; IIs. ^wqM^ A^Q jedenfalls
Schreibfehler für suelto (= Vollm.);
III. pl. sneltan 10, 227, 1984. —
lösen, losbinden 2436, 3494: Zo.9-
/«ssm (rriendas) 10,227,391, 1984;
lierausgeben 1363; überlassen 496,
db02; freigeben, freilassen 893, 1400,
346
Johiiiines Adam
1408, 2164; jem. etwas erlassen
1434; beenden (la missa) 30G1.
soltura 1689; sul— 170B. s. f. I
Lossprechung, Absolution, graut s.
Generalabsolution 1703.
somo s. m. II höchster Punkt 1220;
pouer eu s. aufladen 171; meter
en s. aufstecken 612; echar apart
de 8. von oben herab, vom Kopf
herunterJmuen 3651.
somos, son s. ser (1).
sonar v. intr. I ertönen 2345: wider-
hallen: s. por el mundo 2678; von
sich reden tnachen, sich verbreiten:
uuevas 1154, 1156, 1206.
soobrero s. m. II Hut 2799.
sonrrisar; 298 sonrisar; 1527 lies
so[u]rris6s. v. intr. I lächeln 873,
923 ; in 2331 vielleicht sonrrisando[s]
salio; meist refl. 154, 946, 1368,
1518; zu 298, 1266, 2889 s. se
s. V. yo.
sonar v. tr. 1 träumoi 412.
sope, sopierou etc. s. saber.
sortear v. tr. I verlosen, auslosen 3610.
sosanar v. tr. I verachten, verschmähen
1020.
sospecha .<?. f. I Argwohn, Besorgnis 126.
sospirar v. intr. I seufzen 6, 277; s.
que sich sehnen [mit folg. Objekt-
satz) 1293.
sospiro s. m. II Seufzer 3358.
sperar s. esp — .
spidies, spidiose s. espedirse.
spirital; 1633 esp — . aj. III geistig,
den Geist, die Seele betreffend. [Gott):
padre sp. 300, 872, 1102, 1651:
senor 8p. 343; s. Copula e.
sse s. yo.
ssu ^^ myo.
SU s. myo.
subir (eu, a) v. tr. III hinaufführen
auf 1611, 1644.
sudieuto aj. II schiv eisstriefend, schweiss-
hedeckt 1752.
suele s. soler.
suelo s. m. II Boden, por el s. c suso
unten u. oben, von unten bis oben 2206.
sueltan, suelto ^.^ soltar.
sueno 406; sueuo 405. s. m. II Traum.
sufrir v. tr. III aufrechthalten 1786;
ertragen', por s. las guaruizoues um
den Druck der Rüst. ertr. zu können
3073.
suyo s. myo.
sullura s. solt — .
suso av. oben 3656; desuso darüber
8074, 3099; de s. de los arzones
über den Sattelbogen 717; por el
suelo e s. 2206 s. suelo.
suzio aj. II schmutzig 2291.
syo 1963 = si yo.
T.
•t s. yo.
tablado s. m. II Zielscheibe. Bello II
265 : „Tablado es aqui un andamio
6 edificio tosco de madera que se
levantaba en la plaza i gleras, para
arrojar contra el bohordos por entre-
tenimiento i ejercicio de las fuerzas."
tacba s. f I Makel, Fleck 2616.
taiador aj. III schneidend, scharf 2726,
3077, 3555, 3585; fig. espada
taiador ein schneidiger Degen 780.
taiar v. tr. I abschneiden 1241 [31. P.
I 358^: „El condicional comjmesto
aurie taiado 1241, con igual sentido
que el simple"); fällen, verheeren,
verwüsten [Bello: t. = talar) 1172
[lies-, taiava(n), M. P. P.); zurecht-
schneiden : t. amistad Freundschaft
schlicssen 2411.
tal; 1822 talles, lies tales. aj. III so
beschaffen, solch [zurückweisend) 490,
793, 885, 1519, 1662; tales (jiento
hundert solcher Leute 3081; ver-
stärkt durch assi 3023 : [voraus-
iveisend, gefolgt von cum, commo)
1753, 1789, 2307 : [gefolgt von Conj.
que) 1492, 1822, 3647; tal cosa
vos faria que ich würde so mit
euch verfahren, dass 2678: [ohne
folg. que vorausiveisend) 750, [^seinem
Stibst. nachstellend] SS09; zu 3275
s. natura; — subst. neutr. [zurück-
Übersetzuug untl Cilossar des altspanischen Poenia del Cid
347
iveisend) Derartiges 1457; tal comrao
3518; tal quäl 3389, 3454; otro
tal ci7i xweitcr solcher; plur. manche
3501: por tal quo 433, 13G6, 3098
s. por.
taleres 3389 = tal eres.
tallos 1822 = tales.
tallo 3098 = tal lo.
tan av. so sehr, so. (zurückweisend)
vor Adj. 430, 1558, 3510, 3517;
vcrr Adr. 1059; tan de buen grado
1062; [voransweisend) iw Adj., mit
qua 108G: mit commo 1341, 1538,
2333, 3074; vor adv. Amdruck:
2664; {bexiehungslos) : gar, sehr:
vor Adj. 7, 245, 268, 278, 325 u. o. ;
vor Adv. 1, 277, 955; 214, 1676,
2059; 3256 u. o. ; t. a graud duelo
2796; tan buen dia welch schöner
Tag! 770; 1520, 1659.
tanto aj. II so gross, so viel [zurück-
weisend) 1782,1792; {vorausweisend :
que) 785; [grammat. bexiehungslos):
gar [so) manch, viel: sg. 727, 1141,
1783, 1966; pl. 1974, 2010, 2116,
2405; gar gross 170, 2401, 2713;
[durch Verb vam Subst. getrennt,
mit adverbialem Wert) 18, 2287;
subst. [geschlechtiges Sub.st. statt neu-
tralem oder attribiitimscJiem) tautos
avien de averes) 1800, 7nit folg.
que: 1723, 2491, 2529; neutr.
{statt attributiviscJiem Adv.) 2784;
— tanto quauto soviel, wie 3503,
solange icie 1038; so viel [negiert,
mit Geberde der Kleinheit) 567;
otros tantos ebensoviele 725; dos
tanto doppelt so viel 2338; — av.
so sehr [beim Verb, zurückweisend)
2058; [vorivärfsu-eisend: mit que)
2743, (fata que) 2803; [ror Verb
u. Adj., zurückweisend) 22, 2023,
8649; [beziehioigslos) 480; t., otro
t. ebensosehr 1562, 2864: a tanto
1239, 2860 s. atanto.
taner v. tr. irreg. II. Fut. Lid. III. sg.
tandrä318; Fraes.Ind. III pl. taileu
286; tane[n] 325; Imjyf. Ind. tÄiiien
1658; Per f. Ind. III. sg. tanxo
1673; — [die Glocken) läuten 286,
1673; t. los atamores, irirbcln,
rühren 1658; [ohjcktlos) 318, 325.
tardar v. tr. I aufschieben 1803, 2071,
2220; intr. zögern 2898, 3027;
refl: zögern 317, 908.
tarda av. spät, cerca o t. 76.
te s. yo.
tela 2578, 3260; tellas 2785; s. f I
Iläutchen. las t. del corA9ou die
Lieblinge meines Herzens 2578; las
t. de deutro de los cora9ones 2785,
s. partir; descubrir las t. del c.
3260 .V. dies.
telo 3389 = to ho lo.
tembrar v. intr. I zittern, erzittern
3619.
temer r. tr. 11 fürchten, befürchten 865,
942; {mit folg. Objektsatx) 2501.
temprauo av. scJmell 420.
tendal s. m. III Zeltstange [Bello: „palo
que sosiicne la tienda de campana'^)
1142, 1783, 1786, 2401.
tender v. tr. irreg. 11 ausbreiten 182;
t. a ausstrecken [nach) 3189, 3192.
teuer v. tr. irreg. U. Lifin. \hll, 3449;
Put. Ind. I. sg. tarne 450, 3049;
//. pl. teuer (la) edes 690 ; Praes.
Ind. I. sg. tengo 1069, 1380;
II. sg. tieues 2413; ///. sg. tieue
113,187; /.p/.tenemos 621, 2531;
//. pl. tenedes 2333, 2726; lU.jü.
tienen 419, 468; Piaes. Conj.
III. ."ig. tenga 977; //. pl. tengades
530, 2359; Impf. Ind. lU.sg. teuie
749, 869; ///. pl. tenien 1977,
2469; Gerundium teuiendo 1749,
2613; Imperativ IL pl. tanendos
3580 =tenednos; Perf. Ind. Lsg.
toveldo = tove te lo 3322; ///. sg.
tovo 959, 962; ///. pl. tovicron
664, 2243; Praet. Conj. IIL sg.
toviesse 1417, 2982; Fut. Conj.
I. sg. tovier 3081; ///. sg. toviero
3142, 3168; Part. Perf teuido
3134. _ kalten [in der Hand) 611,
690, 705; 1747, 2333, 3449; t.
34S
Johannes Adam
armas {tragen, führen) 1577, 2243,
2613, 2673; [in d. Geivalt) haben
450, 869, 1464; festhalten, be-
haujyten 1749; besetzt halten 468;
t. eu ^erca belagern 664; besitzen
113, 602, 749, 2418, 2541: haben
187, 419, 2672, 3634; t. en so
salve 2469, 2531; el se tenie C
er hatte hundert bei sich 1420; t.
delant vor sich haben 1634: je-
mandem hinhalten, darreichen 1050;
Dou t. eu cueuta nicht zu zählen
vermögen 1795; t. a alg. por /e?;?.
halten fih\ betrachten als 1339, 1472,
1 526, 1847 ; glauben [mit Obj.) 3641 ;
{mit folg. Objektsatz) 1380; {ob-
jektlos) commo ellos tenien 1977,
2606; jem. halten, behandeln: t. a
derecho 3580; t. (eu) poridad 2668;
3322; t. dereclio recJähaben 3142;
t. mientcs a 3614, 3620 s. dies;
t. vigilia Nachtwache halten 3049;
t. pro a nützen, von Nutzen sein
1417; t. tuerto a jrm. Unrecht txin
961, 962, 3134; t. a mal übel-
nehmen 530, 977, 2464; t en grado
Dank wissen für 1069; t. a graud
fonta als gr. Seh. betrachten 959 ;
en que tieue su alma an denen
seine Seele hängt 2004; ijitr. teuer
a la 9a ga sich halten bei... 2359;
statt aviT bei einer zusammenge
setzten Zeitform {zum Ausdruck der
Dauer): 2722; in 280 hat die Hs.
partir uos emos nach M. P. P. {nicht
tenemos!); — reß. t. por sich halten
für, betrachten als 2950, 2982; in
1802 lies qn('[s] tienen por casadas.
wie Bello, Lid f., C. Lt. 97.
ter(,'ero, als Adj. mit Apokope: teryer:
1533 te[r]<^er; — dritte 523, 938,
1533, 3131; subst.: el tercero als
Dritter, zu driit 331; 868.'
terne s. teuer,
ti 5. yo.
tienda s. f I Zelt 57, 152,202, 1645.
tiene, tienen etc. s. teuei-.
tierra s. f. I Erde {Gegensatz zum
Himmel) 331, 343, 3281 ; Erdboden,
Grund 696, 2021, 3640, 3685:
f'erirse a t. 1842, 2019: Gegend
546, 564, 964, 1088, 1093; Land-
besitz, Ländereien 887, 2495, 2563,
2570, 3413; {politisch begrenztes)
Land 14, 156, 309, 423: pl. 939;
iyi 1012 lies statt tierra: tieuda
{= D.-H u. Lidf).
tiesta s. f. I Haupt 13.
tigera s. /. I Schere 1241.
tirar v. tr. I ziehen; — subst. Inf. al t.
de la lau(,'a indem er an der Lanze
zog 3685.
to s. yo.
tove, tovierou, tovo etc. s. teuer.
toveldo 3322 s. teuer.
todo: Apokope nur vor Vokcd: todel
= todo el in 184, 361, 1318 etc.:
todol 650; fem. tod esta c. 2090;
todesto 2141, 2658; 1832 to(s)dos;
über den Artikel bei todo s. M. P. 1
303 ^\. — pron. indef. aj. II ganz
68, 81, 83, 121, 130; {gegenüber
deutschem Adv. „ganz''') 910, 937,
1403, 2291; [cor sog. Superlativ)
t«d el primer d. allererste 184, 612,
1946,3359, 3456; todos los meiores
3006 ; Jcf/er 257, 1103, 1913, 3625:
pl. alle 48, 69, 94, 105, 134:
ncutr. alles 475, 505, 890, 1095,
1255; — sid)st. neutr. Ganze, Alles
1386, 1664, 2925; en todo durch-
aus 123; plur. Alle 19, 241, 298,
429, 458.
toller V. tr. irreg. IL Infm. toller 3520:
Praes Ind. III. pl. tuelleu 661,
2720; Per f. Ind. III. sg. tolliö
3492; toliö 1173; Praet. Conj.
III. sg. tolliesse 1788; tullies3517;
Part. Perf tollido 1934, 2422: —
ivegnehmen 661, 999, 1173, 1788;
abnehmen (el capielo) 3492; Jieraus-
schlaqen (las carbouclas del yelmo)
2422.
tomar; 1778 tomalos lies tomallos =
tomarios, nach M. P. 1350.^^ ; — v. tr. I
nehmen 185, 689, 692, 1586, 2133:
Übersetzung und Glossar des altspnnisclieu Poenia del Cid
340
t. armas xu den IT', greifen 1514;
t. por varraganas 2759; 2233;
emnehmen 2143, 2146, 2408, 2850,
2891: bekommen 1249; c.l (,*ervi(,-io
quo toinarou die D., die iJmen zuteil
wurde 1535; tre/Jcn [vom Hieb) 761 :
3627,3676; u-egnehmen2'ii), 1216,
1254, 1557; packm, fassen 2022,
2121, 2300, 3661; t. de travicsso
3650 s. dies', ergreifen, fangen 309.
1778; t. a iiianos, a presoii ge-
fangen nelnnen 701, 972; 1009; —
refl. t. a la barba sich am Bart
fassen, in den Bart gredfen 2476,
2829, 3185; t. a beginnen 852,
1102, 1825.
toniada s. f. I Riickkelir 832; dar t. a
zurückkehren nach 3043; n la t.
qiie fazen bei der Wendung, die sie
ausfiiJiren, auf der Rückkehr 725.
toruar r. tr. I wenden, umwenden 2,
377, 594, 1078, 2783; t. la seila
timkehren 596; zurücktreiben 801;
t. a. himoenden nach 215; xurück-
geben 586, 1260 [erstatten], 3233:
t. palabra 36, t. rrecabdo 2756,
t. euemistad 965 s.. dies; — rejl. t.
pora, a sich ivohin ivenden 607.
1091. 1313, 1395; sich um wenden
387 ; t. de cara dem Feinde das
Gesicht zukehren 3659; tankehren
478, 1391, 2686, 2873; t. pora, a
zurückkehren 49, 232, 938, 943;
484 [Plural des Verbs bei Sing, des
Subj.); sich rcnvandeln in 381;
t. a far sicii anschicken 232, 695:
t. a (de) far nur umschreibend [vgl.
M. P. I 352g ff. u. s. sc s. V. yo)
298, 666, 1266, 1455; 2889; 371:
— intr. sich wohin wenden 2409;
zurückkehren 1497; etw. noch ein-
mal tun 383; t. de far sich an-
schicken 1101; — in 1514 hat die
IIs. nach M. P. P. tomauso.
toniino aj. II gedrechselt 3121.
torpe aj. III sfuntj)fsi)tnt(/, uinrissend
15 20.
torre s. f Hl Turm 1571, 1711, 2286,
2812.
traviesso, de tr. av. von der Seite lier,
seitu-arts 3650.
tra(,'ion, Lidf. tra[y]<,ioii. .v. /'. /// Ver-
rat, consseiar tr. einen verräterischen
Plan fassen, über einen V. beraten
2660.
traer v. tr. I. Über tred 142 (//. ;;/.
Lnperatir Praes.) vgl. C. Rom. XIII
284, Gassner S. 43, M. P. 1272^^;
Jiiatustilgendes y in I. sg. praes. ind.
trayo 82, 314 etc., trayeudo 3163;
///. sg. praes. ind. trae 126, 955,
n. trahe 1502, 1512. — mit sich
führen 82, 91, 126, 314, 436;
[bei der Hand) führen 263; tratjen
471, 1510, 2297, 2375, 3586;
[von Kleidern) 992; [vom Barte)
1587, 3273; sangriento trae el
brago der Arm blutet ihn 780 ; t.
la cara fronzida 1744 6-. frouz,; tr.
recabdo 1567; bringen 2144; [)nit
zu ergänzendem Obj.) 142: tr. una
rrazon über eine Angel, verhandeln
3103 : t. mal schlecht behandeln 955.
traydor s. m. III Verräter 2523, 2681,
2722, 3343: aj. III veirätertsch
3263.
trapo 2788 s. niientra.
tras praep. [örtlich) hinter — her 969,
990, 998 ; hinter 2290, 3365 ; 3333 ;
[zeitlich) hinter, nach 3675, 3678.
tra'^nochada s. f. I Narhtritt iiSo', far
una tr. 909, las tr. 1159 die Nächte
hindurch reiten.
trasiiochar: 1168 trän — , /y?rf/'. tra[s]ii— .
v. intr. I die Nacht hindurch reiten
429, 1108: 1100 [mit pleon. do
iiocli).
traspassar v. tr. I überschreiten 400.
traspuesto aj. II verwiirt, bewusstlos
[Bello: tnispouerse = perder el sen-
tido) 2784.
treverse v. refl. II loagen, sich getrauen
(mit folg. Infin.) 567, 2337.
treynta num. dre issig 872.
trenior .s. ;//. III Ziltrrn 1002.
350
Johannes Adam
tres num. drei 105, 307, 336, 639;
tres por tres 3621: 3466 s. por.
trezieutos nitm. dreihundert 419, 723,
2103.
trinidad 319; — dade 2370. s. f. III
Dreifaltigkeit.
trocir v. tr. III gehen durch , pas-
sieren 543, 1475, 2656, 2875;
(moDtes) über schreiten 2653; über-
stehen: tres (dias) an por tr. 3 Tage
haben sie noch vor sich 307 ; trogida
es la uoclie die N. ist vorüber 3545;
— subst. Inf. Durchschreiten, Passieren
2687.
tu s. yo u. myo.
tuellen 6-. toller.
tuerta s. f. I Wendung, Drehung 3684,
s. dar.
tuerto s. m. II Unrecht 3138, 3549,
3600, 3601; a ninguu t. uon
durcJuius nicht zu Unrecht 3576 ;
tener t. a 921, 962, 3134 s. dies.
tus s. m. III Weihrauch 337.
U.
huviar 1180, 1183, 2360; liuvyar
1208; liuyar892; vujar 3319 (i'^Z.
M. P. I 186^^). V. ir. I zu Hilfe
kommen, unterstützen^ helfen ; — refl.
1180.
UQO s. m. II Tür, Tor, Pforte 3.
hnebos 5. m,. indecl. Bedürfnis : aver h.
nötig haben [mit Obj.) 1044, 1878,
2639; [mit folg. Objektsatz) 138;
aver h. de [mit Infin.) 123; ser b.
nötig sein 82, 212, 1382, 3563;
pora h. de pro um des Nutzens
willeti 1374; pora h. de lidiar für
den Fall, dass wir kämpfen müssen
1461, 1695.
huebra s. f. I Arbeit: con huebras eran
tantas sie waren gar trefflich ge-
arbeitet 2401 ; a grant h. son von
ivertvoller A. 3086.
huerta; 1225 verta. y. f. I Garten,
angebautes Land um eine Stadt
herum. D.-H. Note zu 1172: „ce
mot s'emploie pour indiquer les
jardins de hautes plantations qui se
trouvent dans la pleine de Valoice''.
1172, 1225, 1615, 1672.
Imesa s. f. I Stiefel, hohe Gamasche.
[Bello: calzado militar, botines) 994.
buesped s. m. III Gast 2046, 2049,
2057.
liueste s. f. II Heer: 2345 veste.
buyar s. huviar.
uUo 898 lies sin [njulla dubda un-
verzüglich {M. P. I 201^^, Gessner
Z. XIX, Lidf.y
uno, apokopiert un, bei masc. stets, bei
fem. vor Vokal: 575, 605; dun =
de un 3094, una 350 Drtwkfehler
für uno. nu7n. aj. II einer 19, 260,
503, 576, 605; uon — uno keiner
165, 252, 1081; pl. unos ein paar,
einige 1762, 3086, 3672, 3735
{in M. P. P.); unas yentes estraiias
verschiedentliches fremdes Kriegsvolk
840; (wr Zahlenangabe) etwa 2019;
— subst. un o {determ.) 628,997; neutr.
100 [s. estar), 1504 (s. venir); —
— el uno— el otro 350, 3394;
2727, 2756; lo u. — lo otro 1976,
2483; unos— e otros 289; 375;
los u. — los otros 588, 1007, 1837;
cada uno s. cada; — unbestimmter
Artikel: 38, 40, 60 etc.
untar v. tr. I beflecken, beschmutzen 354.
uiia s. f Nagel, Kralle 375, 2642.
urgulloso aj. II hochmütig 1938.
hupaie s. m. III Brauch, Sitte 1519.
X.
xamed s. m. III Satin, Seidenstoff
{Bella: tela de seda) 2207.
Y.
SieJie unter i.
Eigennamen.
(Die Zahlenangaben bei den Ortsnamen sind nur ungefähre, da sich leider die
einzelneu Karten untereinander und mit Miuano des öftern in iluen Daten nicht
ganz decken. Mi = Minauo.)
Avegalvon 1464,1477; Aveug — 1532,
2G36 ; Cr. G. (5.95 a 40, b 18 n. o.):
Abeucanon. Ein Maure, Gebieter
von Molina, Vasall und treuer Freund
des Cid, dem er Tribut zahlte.
Adria 1971; nach Sanchez: die Stadt
A. im Staate Venedig, die wegen
ihrer Taffetwaren berühmt gewesen
XU sein scheint; D. H.: Eher ist
Alexandrien anzunehmen, wo viel
Seidenstoffe hergestellt wurden. Die
Verkürzung des Namens wäre dann als
dichterische Lizenz anzusehen, deren
sich die sjyan. Dichter des 12. und
13. Jahrhunderts gern bedienten., tvenn
die vollen Namen zu lang für das
Versmass waren. Vgl. auch Lid f.,
Note zu 1971.
Ahilou las torres {Hs. a lilon 1. t.
7iach M. P. P.). D. H. zufolge =
Ayllon, Ort im Süden der Provinz
Soria, etwa 2 Meilen südlicli von
dereyi Hauptstadt. M. P. 1 42 bestreitet
die Identität der beiden Orte, vermag
Alilou aber nicJit zu lokalisieren. 398.
Alamos. Die Sage, auf die in Vers
2694/95 angespielt wird, ist nicht
bekannt; vgl. M. P. I 312 ^q.
Albarez, Albar 739, 3067, Alvar
Alvarez 1719, 1994; Albarabarez
442 lies Albar A[l]barez. Nach der
„Carla de a7Tas" war er ein Neffe
des Cid; vgl. Berg. Vxiv S. 437,
Bello 11 218.
Albardiaz Höfling des Königs Alfons,
Feind des Cid. Vgl. Berg. Vxwii
S. .507. 2042.
Albarffanez 14; Albarfanez 489; Mi-
naya A. 378, 601, A. Minaya 871,
Alvar Fauez 3016, Myuaya A. 3063
(3429 Alba[r]fanez), Myanaya 1418.
— Alvar Fanez de Miuaya [Cr. O.
523 b 40: Aluar Haucz Minnaya)
i^t nach dem Poema ein Neffe des
Cid; er begleitet ihn auf allen seinen
Zügen, ist unzertrennlich von ihm',
der Cid tiennt ihn: el mio diestro
bra9o 753, 810; vgl. die Charak-
teristik M.s bei Amador III 175 — 179.
— In der Geschichte dagegen ist
er nie Kampfgenosse des Cid ge-
wesen. Er war ein bedeutender
Krieger im Dienste Alfons' VI., der
ihm stets ivohlgesinnt blieb. 1110 bis
1113 verteidigt er Toledo gegen die
Mauren, fällt 1114 in einem Auf-
stande seiner Landsleute in Segovia.
Vgl. R. G., R. Pr. XVI^, S. 101,
Mala 152, M. P. I 24, Berg. V c. 3.9,
S. 570J71.
Albarraciu s. Maria.
Alcala [Mi. I 84): A. de Henares [Com-
plutum). Prov. Madrid, etwa 4^J2
Meilen östlich von Madrid und
4 Meilen südivestlich von Guadala-
jara. 1510 gründete Cardinal Fran-
cisco Jimenex de Oisnero hier die
berühmte Universität. 446, 477.
Alcauz, Cr. G. 532 b 20: tierras de
Alcauuiz. [Mi. I 92 u. 94): Alcaniz,
arab. = la Tesorera [Leonica), Fhov.
Teru^l, in der Nälie des Guadelope,
etwa 16 Meilen südsüdöstlich von
Zaragoza. 936.
Alcaria; vgl. Baist Lt. 80, Lid f.,
M. P.P.'Mi. 1 95: Alcan-ia, arab. =
Alqucr'ia. Fruchtbare Gegend, etwa
16 Meile?i lang und 12 Meilen breit,
nach M. P. I [Landlcarte) unmittel-
bar südlich von Sigücnza und östlich
von Castejon. Vgl. M. Setrano //
Sa?ix, R. E. CXLH. 543.
352
Johannes Adam
Alcobiella {Mi. I 109): Alcubüla del
Marques, Flecken in der Prov. Soria,
am Duero gelegen, wenige Kilometer
ostsüdöstlich von Sant Estevan de
Goi'max. 399.
Alco9cr (846 Alcol^er) lag 7iach M. P.
I 50 bestimmt zwischen Äteca und
Terrer [etwa 10 hn westlieh von
Calatayud), auf dem linken [blicht
rechten wie D. H.) Ufer des Salon.
553, 556 etc.
AlcoQeva. M. P. [I 58) ist kein Dorf
dieses Namens bekannt, doch findet
sich im Gebiet von 0s)jia, an dem
Knie^ das der Duero unterhalb von
Gormaz bildet, ein ,,baranco de
Alcoceva". 2875.
Alfama, Cr. G. 526 a 23 Alffama.
{Mi. 1143) : Alhania, Prov. Calatayud,
4 Meilen südwestlich von der Hatipt-
stadt. 551.
Alfonsso; el rey dou Ä. 1855; A. el
Castellauo 495; A. el de Leon 1927;
2923: rrey es de Castiella o rrey
es de Leon, e de las Asturias a
San Salvador, fasta dentro en Sau
Yaguo de todo es senor. (Nach M. P.
1 117 schrieb der Dichter des Poema:
Alfon). — Alfotis VI. regiert von
1065 — 1108, zunächst in Leon, wird
1071 bei Golpejar in der Nähe von
Carrion von seinem Bruder, SanchoII.
von Kastilien, besiegt und gefangen
genommen; in ein Kloster gesteckt,
entflieht er nach Toledo zu dem
Maurenkönig Al-Mannin. Nach der
Ermordimg seines Bruders {1072)
kehrt er zurück und wird auch als
König von Kastilien anerkannt. Er
verbannt den Cid, weil dieser an-
geblich?) einen Teil der von dem
Maurenkönig Motamid {Cr. G. cajj.
849: Almutamiz) von Sevilla für
Alfons bestimmten Schätze für sich
behalten hatte. 1081 beginnt er die
Belagerung Toledos, das er 1085
einnimmt. Er starb 1108 und wurde
zu San Fagunt begraben. Vgl. Gesta
Rod., Dozy II 116, D. H. S. 260,
Sumario de los reyes S. 28 ff. ; zur
Charakteristik A.s im Poema s.
Amador III 199 \ 2 00.
Almenar {Mi. I 159): Älmenara, Ort
im KönigreicJt, Valencia, 8 Meilen
von der Hauptstadt und 1 Meile vom
Meere entfernt. 1092, 1109, 1328.
Alucant; 1108 lies Aluca[u]d; Cr. G.
532 b 40 u. Anm. : Alocatb, Alocaz,
Aloca, Alocael; Bello II 233: „No
se trata aqui del pnerto de Älicante,
en el Mediterrdneo, sino de la ciudad
llamada de Elicant o Alucant, que
segun el jeografo nubiense, estaba a
dos jornadas de Albarracin % era
una de las principales de Alaratem,
provincia mediterränea del reino
mahometano de Valencia. 951,1087,
1108.
Anquita; M. P. I 181^^: errata für
Anguita, so Cr. G. 526 a 16. {Mi.
I 208): A., Flecken am Tajuna,
etwa 2^2 Meilen südlich vo7i Medina.
Batst Lt. 80, Lidf, M. P. I 49:
Cuevas de A, 544.
Aurrich, el conde don, (3037 Arricb),
stammte aus dem fürstlichen Hanse
von Bourbon, nahm an der Be-
lagerung Toledos teil, erhielt eine
Tochter Alfons' VI. zur Frau. Die
Cr. G. {623 a 11) bezeichnet den
Grafen don Enriqne als Schivieger-
sohn des Königs, doch nennt sie
ihn flicht unter den Kampfrichtern
wie das Poema. 3002, 3037, 3109,
3135, 3496.
Anssavera. M. P. {I 63) vermutet, dass
la A.^ von dem heute nichts zu ent-
decken ist, zwischen dem Salon und
Medina gelegen hat. 2657, 2689.
Antoliuez, Martin, nach der Cr. G.
{vgl. R. G.) illegitimer Neffe des Cid,
ebenso wie Pero Ver^nuez^ sein
Bruder. Wackerer Kämpe, Schatz-
meister des Cid. 65, 70, 96. Don Mar-
tine 185, 187, 199; M.A.,el Burgales
de pro 736, leal 1459, complido 65,
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
353
coiitado 193 etc. Vgl. Berg. V cup. 39
S. 572, Amculor III 183 — So, Angel,
R. E. S. 73.
Arabia Arabien 336.
Aragou ; ehemals Königreich, jeixt span.
Provinz. 1187, 1996, 1999.
Arbuxedo 1493: M P. I 212^^:
„enmienda inoportuna de Per Abbat
por Arbuxuelo'* ; s. dies.
Arbiixuelo; Cr. Gen. {595 b 10, 14 u.
Anm.) Arbuxuelo, Abixuelo, Ar-
buxolon. {Mi. I 246): Arbujuelo,
Prov. Guadalajara, 2 Meilen von
Medinaceli, 5 Meilen von Sigüenza.
1543, 2656.
Arlancon. {Mi. I 278.) 1. Ein Flecken,
0^/2 Meilen südöstlich von Burgos,
a/ni Flusse gleichen ]\'amens 55 {s.
posar). — 2, Kleiner Fluss in der
Nähe von Burgos^ er entspringt in
der Sierra de Pineda, 6 Meilen von
Burgos und fliesst in den Pisuerga,
einen Neben fluss des Duero. 201,
290.
Asßiirez, Gon^alo; vgl. M. P. I 246;
nach Cr. G. 627 a 24 Vater des Suer
{Assur) Gon^les. 3008, 3689.
Asturias, las, ehemaliges Fürstentum^
jetxt die span. Provinz Oviedo. 2924.
Atineza, Kopistenfehler für Atienza;
Cr. G. 524 b 26 : AtiGu^a{Mi. 1 322)
A., Departementshauptsfadt in der
Provinz Guadalajara, 4 Meilen nord-
westlich von Sigüenza. Noch heute
befinden sich auf einem nahen Hügel
die Ruinen eines festen Schlosses.
2691.
Bavieca, das Pferd des Cid, das dieser
im Kampfe mit den Mauren erobert
hatte. 1573, 1585 etc. Nach Malo
S. 153 Anm. soll sich der Sattel
Baciecas noch jetzt in der Armeria
Real befinden unter Nr. 2311. Zur
Erklärung des Namens B. vgl. die
sagenhafte Erzählung der Cr. P.
cap. II.
Bado de rrey, nach M. P, 1 59 heute
ein verlassener Ort auf dem linken
lloiuaiiiacliu Foi'scUuuguii XXXII.
Ufer des Duero, zwischen Aguilera
und Morales, nordwestlich von Ber-
langa. 2876.
Valadolid, Hauptstadt des ehemaligen
Königreichs Altkastilien. 1827.
Valeu(;ia: 1985 Vall — , am Mittelmeer,
Hauptstadt des früheroi Königreichs
Valencia, jetzt Hauptort einer der
reichsten und fruchtbarsten Provinzen.
627, 1097 etc. V. la grand 3316,
la Clara 2611, la mayor 2105, 2161.
Vauigomez = Banigomex {Söhne des
Gomex). Altadliges spanisches Ge-
schlecht, aus dem die Prinzen vo?i
Carrion stammten. 8443.
Bar(,'ilona. Barcelona an der Nord-
ostküstc von Spanien. Im Mittelalter
berühmt durch seine Gesetzgebung,
seine Eroberungen und seinen Seever-
Icehr, jetzt noch durch Reichtum
und grosse Industrie bedeutend. 957;
B. la mayor 3195.
Beitrau, el conde don, ein Edler am
Hofe Alfons' VI 3004. Hello II
284: „El conde don B. figura en
instrumentos del reinado de dona
Urraca, i casö con hija del emperador
don Alonso" ; M. P. Rev. Hisp. V zu,
3004: Beitrau ist bestimmt durch
Brebou zu ersetzen.
Belleem, Bethlehem. 334.
Berlanga {Mi. II 90): B. {Valerianica),
Departementshauptstadt in der Pro-
vinz Soria, etwa 7 Meilen südwest-
lich von Soria und 8 Meilen nord-
östlich von Sigüenza. 2877.
Verrauez, Pero {vgl. M. P. I 245) 689
u. ä; Per V. 1841, 1907; Don
Pero 2177,2340; Cr. G. {528 a 22) :
P. Uermudez. Nach Berg. Hb. V
cap. 39 S. 571 Neffe des Cid, Bruder
des Martiyi Antolinez, Bannerträger
des Campeadors. Der Cid nennt ihn,
da er infolge eines Sprachfehlers
sehr wenig spricht: Pero Mudo
{„Stummer Peter'% V. 3302, 3310;
Cr. G. 621 b 19. Bello II 222 : „de
este celebre sobrino i alferez del Cul
23
354
Johannes Adam
no se puede afirmar que fuese jjerso-
naje real de carne i sangre, aunqice
tres iglesias de Gastüla se disputen
sus restos mortales, San Martin de
Bürgos, San Pedro de Cardena i
San Pedro de Gumiel de Izan; zur
CharaJderistik V.s s. Ämador III
179—83.
Bivar {3Ii. X 36): Vivar del Cid.
Schloss, etwa 1^J2 Meilen nordöstlich
von Burgos; vielleicht Geburtsort des
Cid; vgl. E. Pr. XVI^ S. 102 u.
s. Oron. Rim. V. 821. 11, 295,
550 etc.
Vidas s. Rrachel.
Bovierca. Nach 31. P. I {Landkarte)
etwa 2^1 2 Meilen westlich von Cala-
tayud, auf dem linken Ufer des
Salon. 552.
Borriana {311. II 205) : Burriana {Scpu-
laci)j Ort ivestlich von Segorbe, ganz
yiahe der Ostküste Spaniens, an der
Mimdung des Rio Seco. 1093, 1110.
Bucar. König von 3Iarocco, belagert
den Cid in Valencia mit einem
riesigen Heere, wird von diesem
aber besiegt und getötet. 2314, 2402,
2408 etc. — Die Schlacht ist hisio-
7-isch, doch hicss der Führer der
3Iauren 7iicht Bucar, sondern 3Io-
hammed ibn-Ayischa. Es liegt ver-
muilich eine Verwechselung mit Sir
ibn-abi-Becfr vor; vgl. Dozy II 204
und app. XXX.
Burgales, Einwohner von Burgos 65,
193, 736, 1459.
Burgos. {3Ii.II200): B. {Auca Baugi),
Hauptstadt von AltkastUien, zwischen
42^ u. 43^ nördl. Br. und 4^ u. 5°
ivestl. L. Die Stadt wurde 882
{oder 884) von dem Grafen Diego
Rodriguez gegründet. 12, 15, 23 etc.
Cabra, Ort in Andalusien, halbwegs
zwischen Cordoba und Loxa, etwa
50 km südöstlich von Cordoba; s.
Garyia Ordofiez. 3287, 3288.
Calatayuth 625 ; — tauth 572, — tayuh
651, — tayuch 775, — tayut 843.
{3£i. II 263): Calatayud {Bilbilis),
HaiqAstadt der gleichnamigen Promnz,
am Jahn, in der Nähe der Siloca-
Mündung, zwischen 4P u. 42^ nördl.
Br. und 2^ u. P westl. L.
Calvario {Hs. — rie nach M. P. F.), der
Kalvarienberg, auf dem Christus ge-
kreuzigt wtirde. 347.
Campeador 31, 41, 69, Camp — 71,
175. Lateinisch: campidoctor, campi-
doctus, campiductor, campidator,
campeator, campiator; arab. cam-
bythour, campydhour. Geschickter,
tüchtiger Feldherr {?); Dozy II 61 ff.
erklärt: Herausforderer, Einzel-
kämpfer, er leitet das Wort vom
germ. „chamjjh" ab; vgl. auch Puy-
maigre I 131; D.-H., S. 263: le
champiofi par excellence. Saint-Älbin
I 142 n = Jmbile au champ, c'est-
ä-dire au combat. Chasles {^Etudes
sur VEspagne): von „acatnpar,
campar" = exceller, surpasser. Gaston
Paris, Moni. XI 420 glaubt, dass
Camp, mit „camjyear'', faire tme
campagne, faire une „campeada"
zusammenhängt, wie schon Masdeu
erklärte. Restori {IL Pr. XVI^^ S. 334):
„A sostenere la mia opinione che
cioe campeador significhi abile capi-
tano nel dirigere un esercito, m.i
confortano le parole del Sandoval
che dice che il Cid dapo la battaglia
di Grados fii chiamato campeador,
parola che significa dador o sena-
lador de los campos. E ancJie la
parola latina „Campidoctus'^ con
che si tradusse il vocabolo spagnuolo,
parmi accenni meglio alla saggezzM
d^un cajyitano che al valore di un
guerriero'-^ .
Canal s. Qelfa.
Cardeua, San Pero de. {Mi. VIII 41):
San Pedro de Cardena {Caradigna),
i^/2 3Ieilen südöstlich von Burgos,
ehemals ein Benediktinerkloster. Nach
Mi. von Rodrigo de Vibar llamado
el Cid Camp, gegründet. Grabstätte
Übersetzung und Glossar des altspaniscben Poema del Cid
355
des Cid. Zur Geschichte des Klosters
vgl. Berganxa üb. /, cap. VII «. IX
und lib. II passim. 209, 233. Im
Poema meist kurz mit San Pero
bezeichnet. 236, 286, 294 etc.
Carrion, 1975 Carrio[n]. {Mi. II 409):
C. de los co)ides, am gleichnamigen
Flusse, eliva S Meihn nördlich von
Valencia. 1313, 3130 etc.
Casteion {1), Or. G. 524 b 37 ff.: Ca-
streiou. [Mi. II 442): C. de Ilenares,
kleine Stadt in der Provinx Guadala-
jara, etwa 20 km südwestlich von
Sigüenxa, 3 km vom linken Ufer
des Ilenares entfernt {vgl. 31. P. I
Landkarte). 435, 441, 450 etc.
Casteion (2), Jiente Castellon, zwischen
San Felipe de Jätiva und dem Juear
gelegen. 1329.
Castellano 495, Castelano 748, 1067
Kastilier ; aj. castellano kastilisch
1983, 2979.
Castiella. {Mi. II 462— 473): CaMilla,
Kastilien. Es liat seinen Namen
von den zahlreichen Schlössern, die
die Christen dort gegen die Mauren
erbaut hatten. 176, 219, 287. C. la
gentil 672, 829.
gebola 1150, —IIa 1329. Nach D.H.
kleiner Ort in der Nähe von Va-
lencia.
gelfa de Caual: Cr. G. 527 b 8: Zelffa
de C. , wahrscheinlich: ÄlcaUi de
Selva {Mi. I 86), 4 Meilen südöst-
lich von Teruel. 646, 869, 1194.
Qetina {Mi. III 77): Ort in der Provinz
Calatayud, etwa 1 Meile von Ariza
und 4^/2 Meilen von Calatayud ent-
fernt. 547.
Cid, Ruy Diaz; el Cid 50, 137; myo
Qid 6, 7; myo C,'id Rruy Diaz 15,
58; Rruy Diaz myo Cid 1873;
myo Qid el Campeador 69, 241 ;
myo (yid Rruy Diaz el Castellano
748; myo CJid don Rrodrigo 973,
1202; myo Cid el de Bivar 295,
550 ; myo C^id Rruy Diaz de
Bivar 628; myo C,-!id el bueuo de
Bivar 969; myo Qid el do la luenga
barba 1220; Rruy Diaz el (^'id
Campeador de Bivar 721 ; Ruy Diaz
el lidiador contado 502 ; el bueno
do myo Qid 1803; el de Bivar
1082; — gid 47, 179; Cid Cam-
peador 2027, 2049; Don Roy Diaz
912 {so die Hs.)\ don Rrodrigo
1706, und andere. Aller Wahr-
scheinlichkeit nach um 1035 ge-
boren{I{. i'r. XVI^ S. 102); 1026 als
Geburtsjahr nahmen an: Berganxa,
Müller und Sismondi; Ruber setzt
1040—45 an, Ticknor u. Mild 1040,
Malo rund 1050; Geburtsort: Burgos
oder Bivar {Rest. l. dt.); Sohn des
Diego Laynex und der Teresa
liodriguex {oder Nuiiex). Er ent-
stammt dem liralten, edlen Geschlechte
des Layn Calvo und Nuno Rasura,
die zur Zeit des Königs Alfons IV.
Richter und Häupter des Volkes in
Kastilien ivaren. Der Cid vermählt
sich 107 4 mit Ximena, der Tochter des
Grafen Diego von Oviedo {Asturien)
und Base König Alfons' Vi. {s. die
am 19. VII. 1074 ausgestellte „Carla
de arras" bei Berg. Vxiv S. 436—38
und Malo, Aj)2)endix). 1079 siegt
er in der Schlacht bei Cabra {s.
G. Ordonez), 1081 wird er von
Alfons verbannt {s. Alfons), besiegt
1082183 den Grafen von Barcelona
bei Almenara, 1087 kehrt er wieder
nach Kastilien zurück. 1091 besiegt
er Berenguer von Barcelona zum
zweiten Male, bei Tobar del Pinar
{im Poema: Tevar del P.). Am
15. VI. 94 nimmt Rodrigo nach
längerer Belagerung Valencia ein.
1095 siegt er in der Ebene von
Quarte über die Truppen Yusufs,
die unter Mohammed ibn-Ayischa
(Bucar), einem Neffen Yusufs, stan-
den. Der Cid starb im Juli 1099
{nach Doxy II 212, nicht: el dia
de (,'inquaesma, wie das Poema er-
zählt). Der Leichnatn wurde nach
23*
356
Johannes Adam
San Pero de Cardena gebracht und
dort begraben. Xiniena behauptete
noch zwei Jahre Valencia, am 5. Mai
1102 zieht Mazdall, der General der
Älnioraviden , in die Stadt ein.
Ximena starb 1104. Vgl. Rest. Pr.
XIV^, XV^, XVI^ u. 2 ; Huber, Ge-
schichte des Cid . . ; Doxy II, Malo.
Die Existenz eines historischen Cid
wurde völlig geleugnet von Masdeu,
Refiäacion critica de la historia
leonesa del Cid {Historia critica. de
Espana vol. XX); zur Charakteristik
des Cid im Poema vgl. Amador
III 194—197.
Colada, eines der Schiverter des Cid,
das dieser in der Schlacht gegen
Hemont Verenget erobert hatte. Nach
Berg. V 575 und Malo 153 Ä. 2
befindet es sich jetzt in der Arnieria
Real zu Madrid unter Nr. 1727,
während das andere Schwert des
Cid, Tizon, das er in der Schlacht
gegen Bucar erbeutet halte, im Be-
sitze der Marquise von Falces sein
soll. 1010, 2421 etc.
Qorita, Zorita, Ortschaft, die Minaya
Älbarfanez beherrschte. 735.
Corpes. Robredo de Corpes od. Corpa,
einem kleinen Dörfchen, etiva 10 km
südlich von Aiienza, auf dem rechten
Ufer des Canamarcs, offizieller Name :
Robledo de Corpes. Dies kann aber
nicht das von den Infanten jjassierte
sein; M. P. I 57 : ,^Das nicht mehr
zu identifizier e7ide Corpes lag im
Süden von Castillejo"" {etwa 25 km
westlich von S. Estevan). Ähnlich
Bello II 281; vgl. auch R. 6^.-2697,
2748 etc.
Crespo de Granon 3112 s. Gar^ia
Ordoiiez.
Criador Schöpfer 48, 94 etc. 2928
lies a[l] Gr.; 2196 Ues Cria(a)dor.
Christus Christus 1933, 2074, 2477,
2830, 3726.
Daniel, der Pro2)het 340.
Daroca {Mi. III 274): D. {Agiria),
Hauptort des gleichnamigen Distrikts,
Provinz Zaragoza, am Jiloca ge-
legen, zivischen 41142^ nördl. Br.
und lj2^ wesil. L. 866.
Deyna (nach M. P. 1 29 Kopisten-
fehler). Cr. G.: üenya {532 b 5),
Denia {532 b 48). Mi. III 282:
Denia {Dianium), Provinz Alicante,
12 Meilen südöstlich vo?i Valencia.
Im Altertum befand sich hier ein
berühmter Tempel der Diana. 1161.
Diego Goncalez; 3662 Dia G. s.
Gonzalez.
Dies Gott 20, 217, 243 u. o. Zu:
a Dios e a padre spirital 300, 372,
1633, 2342, 2456, 2626 vgl. M. P.
I 313 .y^: „es singular hallar en la
aposiciön los dos sustantivos unidos
por la conjunciön copulativa"' ; vgl.
auch Cornu, Rom. X 92 u. Z. XXI,
Lidf. Text und Noten, beide wollen
das e getilgt wissen.
Duero_, grosser spanischer Fluss, be-
wegt sich ausschliesslich zwischen
dem 41. u. 42. nördl. Breitengrad.
401, 2811.
Elpha 2695 s. Alamos.
Elvira, dona E. Elvira und Sol, nach
Poema und Chroniken die Töchter
des Cid, die die Prinzen von Carrion
heirateten. Li Wirklichkeit aber
Messen sie Cristiua und Maria.
Cr. heiratete Ramiro von Navarra,
M. den Grafen Ramon Berenguer lU.
von Barcelona; vgl. Huber S. 92,
Puymaigre 1 146, R. G., M. P. 1 22;
s. auch Berg. V xxxvi S. 555 ff.
2075, 2163, 2197 etc.
Esidro, der heilige Isidor, Schutz-
heiliger von Leon 1342, 1867; der
König schwört bei ihm'. 1342, 3028,
3140.
Espana, Sp)anien 1021, 1591, 3271;
{personifiziert = die Spanier) 453.
Estevau s. Sant E.
Fariz; 654 Ffariz. Ein Maurenkönig,
der von dem Könige von Valencia
Übersetzung und (ilossar des altspanisclion Poetna dol Cid
357
gegen den Cid ausgesandt wird.
760, 769, 841.
Fariza; Or. G. 526 a 18: llariza. (Mi.
I 276): Ärixa, Chi in der Provinx,
üalatayud, etwa 3 Meilen westlich
von Ätcca und 5 Meilen westlich von
Calatayud. 547.
Feuares. {Mi. IV 441): Ilenares, spa-
nisclier Huss; er entspringt in der
Nähe von MedinaceU und vereinigt sich
unterhalb Alcald mit dem Jarama,
der in den Tajo mündet. 435, 479,
542.
Fenando 1901, Fernando 2168, Forran
Gonzalez 228G, Feran G. 2527,
Ferrau Goralez {lies Go[uJ9 — ) 3236
u. ö., Ferragoucalez 3624 {so die
Hs.) s. Gougalez.
la Figernela; Cr. G. 524 h 18: Figue-
ruela. Xach M. P. I 46 F. in der
Nähe von Navapalos unbekannt, muss
auf dem 4 lern langen Wege .^wischen
N. und Fresno gelegen haben. 402.
Fita 518; Fi(s)ta 446. {Mi. V 69):
Ita, kleine Stadt in der Provinz
Guadalajara, etiva 5 Meilen nördlieh
von der Provinzialhauptstadt.
la Foz. 31. F. I 49: „la Foz ayuso
que debe ser una hoz {Engj)ass,
Schlucht) del Jahn."' 551.
Frontael; die Ausg.: a frontael. Cronica
de reinte reyes: e })asaron (posarou)
ose dia eu Fronchales e otro dia
llegaron a Molina». „El pucblo de
que aqui se trata es Bronchales.,
pueblo de la provincia de Teruel,
limitrofe con la de Guadalajara, entre
Rodenns y Orihuela del Tremedal.^
{M. P. Rev. Eisp. V zu V. 1475;
vgl. M. P. I 67 u. Bello II Anm.
zu V. 1500.)
Gabriel, einer der drei Erzengel. 406.
Galve, Cr. G. 527 b 19: Galbe. Ein
Maurenkönig, zusammen mit dem
Mauren Fariz vom König von Va-
lencia gegen den Cid ausgesandt. 654,
765, 769, 774.
Galiziano, Galicier. 2978.
galiziaiiü, galicisch. 1982.
gallcgo, galicisch. 994.
gallizano, galicisch. 2926.
Gallizia, Provinz im Nordtvesten von
Spanien. 2579.
Gar(,'ia, Galin 443, 740 ; Galind Gar(;iaz
1996, 1999; Galind Garciez 3071
{vgl. M. R I 247^); Cr. G.^529 a 10:
Guillem Garcia. Einer der Haupt-
leute des Cid: el bueno de Aragon
740, 3071 ; nna fardida lan(,'a 443.
Garci Ordoilcz s. O.
Golgota, der Ort, wo CJiristus ge-
kreuzigt wurde. 348.
Gongalez, Diego und Ferrando, von
den Chroniken bald Goncjalez, bald
Gomez goiannt: Die Prinzen von
Carrion. Sie haben existiert, ent-
stammten der berühmten Familie der
Bani Gomez, doch heirateten sie be-
stimmt nicht die Töchter des Cid;
vgl. Doxy II, App. XXXIII, Sandoval
fol. 45 ff'., Huber S. 220—29, Mild
245—47; Rest. Fr. XIV^ {23) u.
XVI^ {131), Daist, Gr. Gr. 396 ff.
Für die Wahrheit der vom Poema
erzählten Geschichte treten ein Berg.
V XXVII S. 506 ff., Enk, Wiener Jahrb.
Bd. 49 {1830) S. 153 ff., Angel, Rev.
de Esp. LXXI 532—38. 1901,
2168, 2288 u. o. Zur Charak-
teristik s. Amador III 190—193.
Gonzalez; Asur 2172; A.Gonc — 3008,
3373; Assur Gonc— 367^1, 3673;
Cr. G. 604 al2: su tio Suer Gongalez.
Onkel der Prinzen von Carrion;
vgl. Berg. V xxvih S. 514.
Goncalo, el coude don 2268; Go[n|9 —
2441. Vater der Prinzen von Carrion
\ (C>. G. 598 b 33).
Griza lag vermutlich zwischen der
Sierra de Micdes und San-Estevan,
ist heute Jedoch in Jener Gegend
völlig unbekannt; vgl. M. P. I 52.
•\ 2694.
: Guadalfaiara 446, 479, — fagara 518.
1 {Mi. IV 372) : Guadalajara, Ilaupt-
\ Stadt der gleichnamigen Provinz, am
358
Joliannes Adam
Henares gelegen, zwischen dem 41j40^
nördl. Br. und 3j4^ ivestl. L. Be-
sitzt eine Brücke, die von Caesar
erbaut sein soll.
Guiera ; Cr. 0. 598 a 26 u. Änm. :
Xurquera, Turqnera etc. {Mi. III
265) : Cidlera (Sucion), Ort in der
Provinz Valencia, 3 Meilen östlich
von Älcira, 5 Meilen südlich von
Valencia. 1160, 1165, 1727.
Gustioz, Muiio 737, 1458; Mimo G.
3382; Cr. G. {604 h 23): Muno
Guztios. Criado {s. dies) des Cid,
hegleitet ihn auf seinen Zügen; s.
auch Amador III 187.
Huesca. {Mi. V 31) : H. {Usca), Haupt-
stadt der gleichnamigen Provinz, am
Isuela, etwa 9 Meilen nordöstlich von
Zaragoza; hat seit 1354 eine Uni-
versität. 940, 952.
Yague, s. Sant Y.
Jeronimo, el obispo don 1289, Jher —
1546; {vgl. M. P. I 118). Er tvar
ein Franzose aus Perigueux, von
wo ihn Bernard, seit 1085 Bischof
von Toledo, mit sich nach Spanien
geführt hatte. Ehe er sich zum
Cid begab, hielt sich Hieronymus
nach der einen Überlieferung bei
seinem Landsmann Bernard in To-
ledo, nach einer andern zu San Pero
de Cardena auf, wohin er auf Bitten
des Königs Alfons vom heil. Hugo,
Abt von Cluni, zu Organisations-
zwecken geschickt worden ivar. Er
wurde der Beichtvater des Cid und
seiner Familie. Nach der Eroberung
von Valencia {1094) ernamite ihn
der Cid zum Bischof der Stadt. Als
aber die Maurefi die Festung wieder-
erobert hatten, wurde er Bischof von
Zamora und Salamanca. Er starb
um 1126 im Gerüche der Heiligkeit;
vgl. Berg. lib. V, cap. XXXVIII,
S. 567—70; D. H S. 279: Amador
III 188—90.
Jesu Christo ( Obliquus) Jesus Christus.
1624.
Jouas, der Prophet. 339.
Lazaro, L., der durch Christus von
den Toten auferweckt wurde. 346.
Leon, S2?an. Provinz, ehem. Königreich,
im Norden des Landes. 1867^ 1927.
Leoues, Bürger des Königreichs Leon.
1982.
Loiiginos, der Soldat, der den am
Kreuze Jiängenden Christus mit seiner
Lanze in die Seite stach, um sich
von seinem Tode zu überzeugen. 352.
LuzoQ, Flecken in der Provinz Gua-
dalajara, nach M P. I {Landkarte)
30 km östlich von Sigüenza; M. P.
I 67: „hacia Luzön el arholado
falta casi por completo, y no hay
rastro de aquellas moutanas fieras
y grau des que el juglar conocia
{1491); 2653; vgl. auch M. Serrano
y Sanz.
Mafomat, Mohammed {Schlachtruf der
Mauren). 731.
Mal Anda, Begleiter des Cid, in den
Chroniken überhaupt nicht erwähnt.
{M. P. 1 249 29 .• sohrenomh-e comün).
3070.
Maria s. Santa M.
Marruecos, Marokko. 1181, 1230,
1621 u. ö.
Martin. {3Ii. V 422): Zufluss des
Ebro, entspringt in der Nähe von
Montalban und mündet unterhalb
von Escatron. 904.
Martino s. Antoliuez.
Mata de Toranz s. Torangio.
Medina; Cr. G. 595 bl3: Medina,
595 a 21: Medinacelim. {Mi. V458):
Medinaceli , Departementshauptstadt,
am Ufer des Jahn, in der Nähe
seiner Quelle, etwa 3 — 4 Meilen
nordöstlich von Sigüenza. 1451,
1466 etc.
Melchior, Gaspar u. Baltasar, die bibl.
drei Könige aus dem Morgenlande.
337.
Miedes, sierra de M. {Mi. VI 27.)
Eine Bergkette in der Nähe der
Stadt Gliedes, Provinz Guadalajara,
Übersetzuug und Glossar des altspanischen Poema del Cid
359
etwa 7 Meilen nordivestlich von
Sigüenxa. 415, 2692.
Miuaya s. Albarfanez.
Mol in a. {Mi. VI 64): M. de Aragon,
kleine Stadt in der Provinz Gua-
dalajara, etwa 8 Meilen südsüdwest-
lich von Catalagud. 867, 1463 etc.
Moncjou. [Mi. VI 130): Mo7izonyPan,
kleine Stadt am Cinca, etwa 12 Meilen
ostnardöstlich von Zaragoza. 940.
Mont AI van {Mi. VI 97 fjvj)- Mont-
alban, Kastell im Tal von Yerrij
Bezirk Esirella, Provinz Navarra.
952, 1089.
Montes Claros {1) 1182. Reycs de los
M. C. wurden von den spanischen
Historien die Almoliaden genanyit,
die, aus Marokko kommend, der
H&tr Schaft der Älmoraviden in Spa-
nien ein Ende machten {1148); vgl.
Bello II 247J48: in 1182 lies: auye
guerra tan grand {Cronica de reinte
reyes: ,,. . . e no vino el rey de los
almoravides a soccorrer los porque
avie guerra cou el sefior de los
Montes Claros"; vgl. M. P. Pev.Hisp.
V zu V. 1182).
Montes Claros {2) 2693. M. P. I 57:
„Die M. C. könnten entweder eine
Verlängerung der noch heute so ge-
nannten Berge in der Provinz Gua-
dalajara sein, oder sie haben viel-
leicht — der Name findet sich öfters
— nördlich von Miedes auf Caracena
zu gelegen'^.
Mout Mayor, Ortschaft, deren Vor-
steher Marlin MuTioz war. 738.
Mont Kreal. 1186 Mon Rreal {Mi.
VI 90): Monreal, befestigte Stadt,
etwa 7 Meilen südlich von Daroca.
863, 1186.
Munoz, Felez (vgl. M. P. I 227); Cr. G.
529 all: Feliz Mnunoz. N'e/f'e des
Cidj begleitet ihn auf seinen Zügen.
741, 2618 lt. ö.; zur Charakteristik
vgl. Ämador III 186 j 7.
Munoz, Martin 738; M. Munoz 1992,
3068. Begleiter des Cid, Vorsteher
der Ortschaft Mont Magor (738),
3 Meilen von Coimb)-a {Portugal).
Murviedro {Mi. VI 201): M. {Muri-
veteres) am Flusse gleiclien Namens,
2 Meilen vom Meere, etwa 3^1 2 Meilen
nördlich von Valencia, auf dem
Platze des alten Sagunt erbaut. 1095,
1101 etc.
Navarra, ehem. spanisches Königreich.
1187, 3395 u. ö.
Navas de Palos 401; so nach Baist
Lt. 1880, Bello, Lid f., M. P. P.,
Cr. G. 524 bl7: Nava de Palos.
Heute Navapalos, 9 km südöstlich von
Alcobiella, auf dem linken Ufer des
Duero {vgl. M. P. I 45).
Oiarra, Abgesandter des Prinzen von
Navarra. 3394, 3417, 3422; s.Anm.
zu 3392—96 in der Übers.
Onda 1092. 1109; Ondra 1327 {M.
P. P: Onda). 3Ii. VI 317: 0.
{Oronda), Ort im Bezirk Peniscola,
etwa 8 Meilen nördlich von Valencia
und 3 Meilen von der Küste.
Ondra s. Onda.
Ordonez, Gar(,-i 0. 1345, 3553, don
Garcia 1836, 1859. Das Poema ver-
wechselt zwei Leute gleichen Namens
miteinander: der eine, ein Prinz
von königlichem Geblüt, der im
Dienste des Mauren Abdallah von
Granada stand, ivurde bei Cabra
vom Cid, der im Auftrage Älfons'
für Motamid von Sevilla kämpfte,
besiegt {1080); der andere war Graf
von Najera, hatte am Hofe Alfotis' VI.
grossen Einfluss, war ebenfalls ein
Feind des Cid. Er v-ird im Poema
„el Crespo de Grauon" {Hs. Granon)
genannt, sei es wegen seines krausen
Schnurrbarts oder nach einer Ort-
schaft, die ihm nachiveislich gehörte.
Vgl. Dozy II 115 \ 16, Müd 243,
R. G., Bello II 286187, Angel
LXXIII 34L
Peydro .s. San Pero.
Pelayet, Gomez, Anltänger der Prinzen
360
Joh.annes Adam
von Carrion, loahrscheinlich Ver-
tvandter derselben. 3457.
Pena Cadiella 1164, 1330; Peua C.
1163; Cr. G. 593 h40: Penna Cab-
diella. Nach D. H. kleiner Weiler
oder festes Schloss in der Ebene von
Valencia.
Per Abbat, der Kopist des Poema.
Abbat ivird allgeinein jetzt als Eigen-
name angesehen. Bello II 303: ,, A.
es aqui apellido como lo da a conocer
la apocope del nombre propio qiie
solo se verifica en semejantes easos.
Si este sujeto fuera abad de algun
monasterio, se llarnaria Pero o Peiro^
i aun era natural que se llamase
don.'' Vgl. M. P. I 17. 3731.
Pero Mudo s. Pero Vermuez 3302,
3810.
Pinar de Tevar 912, 999; en Tevar
e el Pinar 971 {Lidf.: eu T. de! P.;
C. Lt. 97: ea T. e[n] el p. oder
en el p. de T.) 971 ; Cr. G. 532 a 9:
Touar. — Wald, der seinen Nainen
von seinem Pinienreichtum hatte, lag
wahrscli. unfern von Teruel.
Portogales, Portugiese. 2978.
Quinea^ calzada de Q. Hochstrasse, die
der Cid passiert auf dem Wege von
Alcobiella nach Figeruela. Nach
M. P. I 43 und Landkarte: 3 km
östlich von Älcnbilla, heute ,.la Cal-
xada'-^ genannt, schneidet senkrecht
den Duero. 400.
Rrachel e Vidas; Cr. Gen.'. Bipdas
{523 b 44), Uidas (593 .b 8), Vidas
{594 a 33). Zwei Juden aus Burgos,
die dem Cid auf zwei verschlossene
Kisten 600 Mark borgest. 89, 1431
u. ö.; s. Anm. zu 1436 in der
Übers.
Kernond, el conde den; Cr. G.617 b27:
el c. don ßemont de Tolosa et de
Saut Gil de Proiiencia. Er ist der
Onkel des Grafen Anrrich (s. dies),
aus dem, fürstl. Hause von Bour-
gogtie, nahm teil an der Belagerung
von Toledo, erhielt eine Tochter
Alfons' VI., Dona Urraca, zur
Frau. Er war der Vater König
Alfons' VII., der sich 1035 den Titel
^Emperador-^ beilegte; vgl. D. H.
S. 300. 3002, 3036 u. ö.
Remont Verengel 998, 3195, den R.
975, 1009 etc.; Cr. G.: Remou
Bereuguiel {532 b 46), Remont
Berenguel {533 b 5), don Remond
{533 a 37). Nicht R. V., sondern
sein Bruder Berengar Ranion III.,
gleichfalls Graf von Barcelona^ wurde
der Geschichte nach vom Cid besiegt.
Rio damor, nach D. H. kleiner Zufluss
des Duero, ergiesst sich in diesen
1^1 2 Meilen Östlich von St. Estevati;
M. P. 1 58 verweist auf D. H., ihm
selbst ist derlluss nicht bekannt. 2872.
Riodovirua. Ovirna od. Ovierna ist
ein kleiner Ort im Norden von
Vivar, am gleiehnatnigen Flüsschen,
das sich in den Arlanzon ergiesst.
Die Familie des Cid soll hier Meiereien
besessen haben; vgl. Bello II 291.
3379.
Rrodrigo s. Cid.
Roma, Rom. 341.
Ruy Diaz; Hs. in 912 Roy D. nach
M. P. P.: vgl. M. P. 1 17o\^: s. Cid.
Sabastian s. San S.
Salvadorez, Albar 443, 739, 1999;
Alvar Sa[l]v— 1994 ; nach der Cr.P.
cap. H Bruder des Martin Antolinez
und Neffe des Cid. Er tvird von
den Mauren vor Vale?icia gefangen
genommen {V. 1681). Über seine
Befreiung, von der das Poema nichts
berichtet, vgl. Cr. G. 598 a 34 ff.
Salon (i¥. VI 88): Jalon; er entspringt
in der Sierra Ministra, eine Meile
von Medinaceli, Provinz Soria, durch-
quert den Distrikt von Calatayud
und ergiesst sich in den Ebro, etwa
25 km oberhalb von Zaragoza. 577,
589 etc.
San Qalvador, nach Bello II 282 berühm-
tes Heiligtum in Oviedo (Asturien).
2924.
Übersetzung uud Glossar des altspanischen Poema del Cid
361
Saucho, el abbat don S. Nach dem
Pocma Abt des Bcncdiktinerkloslers
Cardena. In Wirldichkcit ivar da-
mals San Sisebiäo Abt, der 1085
starb, nachdem er das Kloster 2 5 Jahre
geleitet hatte; sein Coadjutor hiess
Sebastian, dieser starb 1082 ; s. 21.
P. 40. 237, 243 etc.
San Fagunt. {Mi. VII 498 (vj)- San-
Facundo in der Provinz Palencia,
5 Meilen von Eeynosa. Alfons VI.
hatte eine Vorliebe für diesen Ort,
wo er den Heiligen Factoidus wid
Primitiviis eine Kirche erbaut hafte.
Er wurde auch hier begraben, icie
er schon 29 Jahre vor seinem Tode
bestimmt hatte; vgl. Roderici Tole-
tani Chronicon lib. VI cap. XXXV
und Sumario de los reyes S. 30.
1312, 2922.
San Pero 240; Sau Peydro 363; der
Jieil. Petrus, Schutxjyatron des Klosters
Cardena. — S. auch Cardeiia.
Sau Sabastian, der heil. Sebastian. 341.
San Servau, ein Schloss, das südlich
von Toledo, auf dem andern Ufer
des Tajo, lag. Nach der Einnahme
von Toledo hatte Alfons VI. es ivieder-
auf bauen lassen und den Benediktiner-
mönchen gegeben, die der Legat
Richard aus seinem Kloster Saint-
Victor de Marseille kommen Hess.
Später wurde es in eine Festung
verwandelt, ist jetzt nur noch eine
Ruine, bekannt unter dem Namen
Castillo de San Cervantes; vgl.D. II. u.
Amador I1I160, Anm.l 3047,3102.
Santa Maria (7) die heil. Maria 273,
282; S.M.Madre 1267, 1637, 1654;
— (2) Kirche in Burgos 52, 215, 822;
— {3) Kirche in Valencia, ursprünglich
Moschee. 1668, 2237:
— {4) Santa Maria (d'Alvarrazin).
Mi. I 70.- Albarrracin {Lobetum),
Departementshauptstadt, etliche 20
Meilen südsüdöstlirJi von Zaragoza.
Sie hat ihren Namen von dem
Maurenkönig Ibn-Razm, der einst
dort herrschte; vgl. Dozy II 77;
Cr. G. 565 a 8, 572 b 18. 1462,
1475, 2645.
Saut Estevan. {Mi. VII 403): San E.
de Goimax, kleiner Ort am Duero,
Provinz Soria, etwa 10 Meilen süd-
ivestlich von Soria und 17 Meilen süd-
südöstlich von Burgos. Das Schloss
G., das der Reihe nach von Christen
und Mauren bewohnt ivor'den war,
nahm Ferdinand I. 1059 ein; seit-
dem blieb es den Spaniern. 397,
2696, 2813 etc.; S. de Gormaz
2843; in 2875 Irrtum des Kopisten
für einfaches: Gormaz {Ort ober-
halb des Knies, das der Duero im
Gebiet von Osma bildet).
Saut Yague {vgl. M. P. I 205^}) der
Apostel Jakobus 1 1 38, 1690; {Schlacht-
schrei der Mannen des Cid) 731;
Sant Yaguo = Santiago, Haupt-
stadt der Provinz Galicien. 2925,
2977.
Sarago^a. Zaragoza { Caesarea Augusta),
uralte Stadt am Ebro, zwischen
42141^ nördl. Br. und IJO^ ivestl. L.,
bekannt durch zahlreiche Belage-
rungen, Hauptstadt der gleichnamigen
Provinz. 905, 941, 1088.
Sevilla, Hauptstqdt der Provinz Anda-
hisien, zwischen dem 37\38^ nördl.
Br. und auf dem 6^ westl. L. 1222.
Siloca. {Mi. V 104): Jiloca, entspringt
bei Cella, etwa 4^/2 Meilen nord-
tvestlich von Terucl wul ergicsst sich
1000 Schritt unterhalb von Calatayud
in den Jahn. 625.
Sinienez, Yenego 3394; Y, Xim. 3417,
Yuego 3422 {vgl. M. P. I 245 .^]).
Abgesandter des Fürsten von Aragon;
s. Anm. zu F. 3392—96 in der
Ubers.
Sogorve (J/i. VIII 184): Segorbe {Sego-
briga Edet.) kleine Bischofsstadt am
Paldncia, etwa 7 Meilen nordwestlich
von Valencia; bemerkenswert durch
seine römischen Altertümer. 644.
Sol, doiia s. Elvira.
362
Johannes Adam
Spiuaz de Caii {nach 31. P. P. so die
Hs., nicht Spinar wie die Äusg) ;
Cr. G. 524 hl4\ Espiuaz de C.
Nach einer Vermutung D. H.s lag S.
(so genannt, da es wahrscheinlich
sehr buschreich war), etwa 6 Meilen
südsüdöstlich von Ärlanzon; M. P.
I 41 kennt S. Glicht {A. 1) : „creo
que este x>unto debe buscarse hacia
la ermita de Nuestra Senora de los
Plumarejos, 6 kUometros al Norte
de Hueiia del Rey, entre Ilamolar,
Äranzo de Miel y Espinosa de
Cervera". 393.
Susanna, Santa: die aus der Bibel be-
kannte „keusche Susanna'^. 842.
Taio, grösster Fluss Mittelsj^aniens,
bewegt sich zumeist zivischen 39
u.40^ nördl. B-.1954, 1973, 3044.
Tamin. Im Poema König von Valencia;
Cr. G. 527 a 41: „Et esse rey de
Valencia auie nombre Thamin; pero
dize la estoria en otro logar que
Abubecar auie nonbre." Es liegt
eine Verwechselung mit Mutamin,
dem König von Zaragoza vor. In
Valencia herrschte damals Äbu-Becr
ibn-Äbdalazlz {Dozy II 123). 636.
Teca; 842 Tecba; Cr. G.: Atecca
{526 a 24), Teca {^27 a 26); Theca
{527 a 38). Mi. I 322: Ateca {Ala-
cum), 2 Meilen westlich von Cala-
tayud, am Zusammenfluss von Jahn,
Manubles u. Piedra. 552,571,625.
Tellez, Diego. Anhänger des Albar-
ffanez. 2814.
Teruel {Mi. VIII 423): T. {Turdeto),
\ Hauptstadt der gleichnamigen Provinz,
fischen dem 40141^ nördl. Br. u.
dem lj2'^ westl. L., am Zusa7nmen-
fluss von Guadalaviar u. Alhambra,
mit Resten bedeutender Baudenkmäler.
Dieser Ort kommt im Poema nur
in 868 lind 911 vor; in den vor-
hergehenden Versen stets irrtümlich
für: Terrer; Bello II 221: „Terror.
Teruel es conocida errata. La ciudad
de este nombre dista demasiado del
Jahn, a cuyas orillas pasa todo lo
que aqut se refiere. Terrer, al
contrario, estä sobre este rio que le
corre por el lado del stir i tiene a
Ateca al ocaso, i a Calatayud al
Oriente, a los cuales se halla mui
cercana, como lo piden estos versos,
i se vuelve a indicar repetidas veces";
vgl. auch M. P. P. 860, I 7 ^^ und
P. Roca. 571, 585, 625 etc.
Tevar s. Piuar.
Tizon 2727, 3153 etc. s. Colada.
Tolledo 2963, 2970 etc., Toledo 3597.
Hauptstadt des ehem. Königreichs
Kastilien, am Tajo, südlich von
Madrid.
ToranQio, el campo de T. 545, 1544;
Mata de Toranz 1492; M. P. I
64J66: „Campo de Taranz, heute
Campo' Taranz genannt.^'' T, Lopez
schreibt auf seiner Karte der Provinz
Soria {1783) Campotaranz. Der Ort
liegt wenige Kilometer nördlich von
Luzon und Anguita; dass die eiste
Silbe Ta- lautet, ist sicher gestellt
durch Cr. G. 526 a 17 u, Anm.. und
595 b 10.
Uella, el conde dou. Der Cr. G.
{617 b33: Vela) zufolge einer der
Kampfrichter. Nach M. P. P. hatte
die Hs. des Poema: Fruella; vgl. auch
M. P. Rev. Hisp. V zu Vers 3004.
Urraca. Die Torre de dona U. will
M. P. I 57 etwa 7 km westlich von
S. Esteban verlegen. 2812.
Xätiva. {Mi. III 471): San Felipe
{Saetabis) von den Mauren Jätiva
genannt. Ort im Königreich Valencia,
etwa 7^1 2 Meilen südlich von der
Hauptstadt. 1165, 1227.
Xerica {Mi. V 101): Jerica, kleine
Stadt i?7i Königreich Valencia, etwa
2 Meilen ivestiich von Segorbe, in
der Ebene des Palancia. 1092, 1108,
1327.
Ximena, dona 239, 253 u. o.; d.Ximiua
1424. Gemahlin des Cid; s. Cid
und vgl. Amador III 198199.
Übersetzuiif,' und (Jlossar dos iiltspaniachen Poema del Cid
363
Xücar. {3Ii. V 112): Jücar, entsprinrjt
am Westahhang der Berge von Al-
barrachij fliessi durch die Provinzen
Cuenca und Valencia, ergiesst sich
^ji Meile von Cullcra ins Mittelmeer.
1228.
Yu(.ef 1621, 1725; Yiiceff 1850;
Cr. G. 596 a 22 n. o.: Juues. —
Juceph-ben-Tashfin tvar einer der
grössten Männer des Islam und einer
der gefürchtelsten Feinde des christ-
lichen Spaniens. Den arabischen
nistorikern zufolge gritndeie er die
Stadt Marokko laid schmückte sie
mit Moscheen mid andern schönen
Bauten. Er soll, 100 Jahre alt, in
dieser Stadt gestorben sein; vgl.
jRomeg, Histoire d'Espagnc, t. F",
p. 406, und Bello II 247.
Arabische und germanische Lehnworte im Poema.
TAteratur.
Körting, Lateiuisch-roirianisches Wörterbuch 1907. (K.)
Dozy et Engelmann, Glossiiire des mots espagnols et portugais derives de
l'arabe. Lcyde 1860. (D.)
Eguilaz y Yanguas, Glosario etimolögico de lag palabras espanolas de orlgen
oriental. Granada 188(3. (Eg.)
Goldschmidt, Zur Kritik der altgermanischen Elemente im Spanischen.
Lingen 1887. (G.)
Goldschmidt, Germanisches Kriegswesen im Spiegel des romanischen Lehn-
wortes. (Beiträge zur romauischen und englischen Philologie, Festgabe
für W. Förster, Halle 1902. (G. II.)
Mackel, Die germanischen Elemente in der französischen und provenzalischen
Sprache. (Franz. Studien VI, 1—200.) (M.)
Diez, Etymologisches Wörterbuch.
Baist, Rom. Forschungen IV, 1891, S. 315—422.
Jungfer, Über Personennamen in den Ortsnamen Spaniens und Portugals.
Berliner Gymn. -Programm. Ostern 1902. (J.)
Arabische Lehnworte.
Eine Gruppierung ist bei der verhältnismässig geringen Anzahl der arabischen
Lehuworte kaum lohnend; es genügt vielleiclit zu bemerken, dass es sich etwa
bei der Hälfte um Ausdrücke aus dem Kriegswesen handelt, dass einige andere
Wörter zur Bezeichnung von Stoffen, bezw. Kleidungsstücken dienen.
adagara Eg. 42; D. 41.
afe? .s. Gl.
aguazil Eg. 6!J; D. 129; K.
alarido Eg. 93; D. 120; Baist
S. 374; K.
albri<,-ia8 Eg. 118; D. 74; Baist; K.
alcayaz Eg. 126.
alcalde Eg. 127; D. 80; K.
alcdndara Eg. 130; D. 84.
alcaria Eg. 132, 247; D. 86.
alcdyar Eg. 138; D. 90; K.
alfaya Eg. 155; D. 133; K.
almofalla I Eg. 231; D. 172.
almofalla II Eg. 209.
almofar Eg. 232; D. 170; K.
arriaz Eg. 288; D. 202.
364
Johannes Adam
atalaya Eg. 300; D. 200.
atamor Eg. 301; ivahrsclieinlich durch
das Arabische gegangen.
axuvar Eg. 79; D. 221; K.
azemilla Eg. 22; D. 33.
barragau, -aua Eg. 341.
caga Eg. 518; D. 359; Batst 389; K.
capato (V) Eg. 525; vgl. dagegen K.
9enaal Eg. 368; D. 378; durch das
Arabische gegangen? s. K.
gid Eg. 370.
cofia (?) Eg. 381; D. 378; nach Diez
u. K. germ.
diuero, durch das Arabische gegangen;
nach Eg. 387; D. 258. Recht un-
wahrscheinlich, da die Entwicklung
aus dem Lateinischen durcJiaus laut-
gesetxlich ist.
fata Eg. 397; D. 286; K.
guada{l)meQi Eg. 414; D. 280.
raaquila Eg. 443; D. 300.
uiezqniuo Eg. 450; D. 314.
rau(,-al Eg. 470.
xamed Eg. 512.
Ausser diesen Wörtern gibt es im Poema noch eine Anzahl arabischer
Eigennamen, die des öftern verstümmelt und ungenau wiedergegeben werden:
Mafomat, Yxicef, Bucar, Tamin, Avcngalvon, Vanigomez = Bani .Gomez,
Söhne des G. etc.; eine grössere Anzahl von Chisnamen wie Calatayud =
Kalat Ayub [Hiobsburg); Medinaceli = Mcdinacelim, Stadt des Selim;
Alcobiellaj Alco^-eiva, Alcoeer, Alcaria. Alfama, Xätiva etc.
Germanische Lehnworte.
Die germanischen Lehnworte gehören gleichfalls zumeist dem Kriegswesen an,
ausserdem dienen einige zur Bezeichnung von Kleidungsstücken.
adobar G. II, 57; K. got. *dubb6n.
afontar (onta) G. 32; M., K. haun — .
albergada, albergar G. 13; G. II, 50;
K. germ. — ^hariberga.
ardido, fardido, ardiment G. 64; M.,
K. — hard.
arrancada^ arrancar? nach Diex I 263
germ. ranc; Academie: lat. eruncare.
arobdar? s. Rest. Gesta.
banda G. 46; G. II, 53, 54; K. —
got. bandi.
baudo G.46; G. II, 53, 54 K. — got. bandi.
velmez arab. ? germ. ? s. Rest. Gesta.
vesa nach M. P. I. 173.
blanco G. 47 ; K. — germ. blanc.
botla, boclado, blocadoil/. ; Ä'. .s. v. büccüla.
burges, esa M.
camiea M., K.
copla = gropa ? s. Rest. Gesta.
cofia A'.; Diez — ahd. kuppa, kuppha.
derancbar Rest. Gesta.
escapar? M., nach K. lat. Ursprungs.
escarmentar? G. II, 62; Diez IIb;
K. — germ. skirm.
escarnecer, escarnir G. 17 ; G. II, 62;
K. *skirnjan.
espuela, espolon, espolear, espolonear
G. 20, 41; G.II,63; K.,germ. sporo.
esquila (V) M., K., Diez: ahd. skilla,
skella.
estaca G. 62; K. — gerin. staka.
estribera K. — germ. Wurzel: strip,
strüp, streifen.
fardido — s. ard —
franco G. 47 ; K., M. — germ, franc.
fresco K. — germ. frisk.
galardon, galardouar G. 36; M,, K.
— wiäarlaun.
ganar?, gauaucia, ganado G.17; 31.,
K. got. vinnan?
gnardar, aguardar, agardar G. 50;
G. II, 65; K. germ. wardan.
Übersetzung und (Jlossar des altspanisclien Pooma del Cid
305
guarir G. 50; G. II, dn; K. gcrm.
irarjan.
guariiir, giiarnimieuto,guaruizon G. 50 ;
G. II. 05; 31, K. yerm. warnjan.
guena, guen-ear G. 43 ; G. II, 66; K.
genn. ivirra.
guiar }iach K. (jerm. u-^tan: dagegen
s. G. 54.
guisa G. 50; M., K. — germ.
tvisa.
yelmo G. 14; G. II, 50; K, K. got.
hilms.
raavco (/'. 45; M. germ. marka.
rrico G. 62; K. geini. riki.
rrobar G. 32; K. gcrut. rauh — .
ropa M., K. — ahd. rouba.
tirar? nach G. 42 vielleicht gcrm.;
nach K. lat. Ursprimgs.
tomar? G. 26, s. K.
huesa G. 10; M., K., germ. hosa.
Sodann sind noch ein yaar Eigennamen germanischen Ursprungs, wie:
Anrieh (M.) , Beitrau, Vercngel j Ferrando (G. 44), Remont, Rodrigo
(Bereugar M. ; J. IG), Vernmcz (G. 62).
(J. 16\ Burgos, burgalcs (M.), |
Der IVortsehatz des Pooma.
Einteilung.
l Zeit.
n. Zahl, Mass, Geld.
III. Art und Weise.
IV. Ausdehnung.
V. Aussehen, Farbe.
VI. EicJäung.
Vn. Natur.
1. a) Gestirne, Licht, Wärme;
h) Landschaft.
2. Anorganische Stoffe und Dinge
{Stoff, Werkzeug, Instrument,
Fahrzeug, Kostbarkeiten) .
3. Organische Wesen: Wachseti
{Leben s. unter 3Ie?isch a).
a) Pflanzen,
b) Tiere,
c) 3Icnsch.
a) Der Mensch und seine
Tätigkeiten als Individuum,
ß) der Mensch im Verhältnis
zu seinen Mitmenschen,
y) der Meiisch und sein Ver-
hältnis zu Gott.
Ausnife.
Adverbia, Pronomina, Präpositionen,
Konjunktionen, Interjektionen.
I. Zeit.
compecar anfangen, beginnen
enpe(;ar anfangen, beginnen
fiuar aufhören
lieda(n)t Alter
sazou Zeit
sieglo Jahrhimdert, Zeit
era Ära
aiio Jahr
mes 3Ionat
seuaana Woche
dia Tag
— de dia bei Tage (s. Glossar)
uocli(e) Nacht
anocb in der Nacht, nachts
anoclieeer Nacht werden
ora Stwule, Zeit
— ■ uua graut ora lange Zeit
puuto {s. Gl.) Zeitpunkt
logar Zeit, Zeitraum
yvierno Winter
mar(;o 3Iärz
mayo Mai
alba Morgengrauen
albores Morgendämmerung
amanecer Tag tcerden, tagen
366
Johannes Adam
matino früher Morgen
man Morgen, Frühe
oy heute
cras morgen
plazo Frist, Ablauf einer Frist, End-
termin
11. Zahl, Mass, Geld
uno, im eins, einer
unos ein paar, einige
— el uno — el otro etc. s. Glossar
uuos XV etwa 15
dos, dues zwei
tres drei
9iuco fünf
seyS;, seyes, seyx sechs
nueve neun
quinze fünfzehn
treynta dreissig
cinquenta fünfzig
qieuto, cieu hundert
dozientos zweihundert
trezieutos dreihundert
quiuientos fünfhundert
mill tausend
L vezes mill fünfzigtausend
primero der M'ste, zuerst
terc^ero der Dritte
quinto der Fünfte
— qninta ^/s der Beute
diezmo der Zehnte
doble doppelt
doblar verdopp)eln
medio Mitte
mediado halb
meatad Hälfte
enader vermehren, hinzufügen
am OS {s. Gl.) beide
entramos beide
algunos einige
poco wenig
menor, menos weniger
mucho, muy viel
mas mehr, am meisten
(de XX arriba mehr als 20)
todo ganz
solo allein
bra^a Klafter
legua Meile
migero Meile
UDa mano eine Handbreit
pulgada eine Zollange
espa^io {s. Gl.) Raum, Zwischenraum
pla^a Raum, Zwischenraum
dinavada Wert eines Hellers
dinero Geld, Heller
aver monedado gemünztes Gut
marco Mark
oro Gold
plata Silber
— vesa {Geld-)Beutel
peso Gewicht
pesado schwer
nombre Zahl
oombrar zählen
notar zählen
coutar zählen, aufzählen, abzählen,
etw. verrechnen auf
cuenta [s. Gl.) Berechnung
— non tener eu c. 7iicht zählen können
complido vollzählig
rrecabdo Zahl, Anzahl, Summe
pagar zahlen, auszahlen, bezahlen
pagarse sich bezahlt machen
pechar bezahlen, zurückzahlen
partir verteilen
part Teil, Anteil
partiyion Anteil
rraqiou Anteil
mesurar messen [s. verweilen)
Hl. Art und Weise.
guisa Art, Weise
rrazon Art, Weise
mafia Art des Handelns
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poema del Cid
3G7
IV. Ausdehnung.
cabo Ende, Greiue
tin Ende, Grenze
(finar, s. Zeit aufhören)
froutera Grenze
nioiou (s. Turnier) Grenzstein, Grenze
grand(e) gross
— mayor grösser
cliico Idein, gering
peqneno klein, gering
— menor, meuos kleiner, geringer,
iveniger
largo gross, bedeutend
lueugo lang
all on gar länger werden
alto lioch
espesso dicltt
gruesso dick^ kräftig
— vigor Stärke
rredoudo rund
(cosa Di}ig, Sache)
V. Aussehen, Farbe.
parccer aussehen
color Farbe
blaiico weiss, glänzend
uegro schwarz, düster
prieto schwarz, schwärzlich
vermeio hochrot
nuevo neu
fresco frisch
— nuevo e fresco nagelneu
claro hell, klar
liupio rein
suzio schmutzig
— untar beschmutzen, beflecken
— taclia Fleck
apuesto (s. Gl.) schön, stattlich
velido schön
fermoso schön
feo hässlich, grausig
VI. Richtung.
diestro rechts
siniestro links
parte Seite
de todas partes, a nulla ])art etc.
— orieut Osten
VII. Natur: la) Gestirne, Licht, Wärme.
muudo Welt
sol Sonne
— exir aufgehen
— apuutar durchbrechen, zum Vor-
schein kommen [v.d. Sonne; partir
el sol s. Turnier)
tierra Erde
luua Mond
estrela Stern
Orient Osten
lumbre Licht
rrayar strahlen
rrelnmbrar leuchten, schimmern
caudela Kerze
escaleutar wärmen
b) Landschaft: Berg, Tal, Wasser.
montaiia Gebirge
— fiero wild, unwegsam
Sierra Bergkette
moute Berg
pena Felsen, Felsenveste
otero Hügel
poyo Hügel
loma Hügel, Abhang
cuesta Abhang
sonu) Jiöchster Punkt
tierra (s. Mensch ß) Erdboden, Gegend
suelü Boden
campo (.<?. Kampf) Ebene
lafio, laiia Ebene
val Tal
bega Au, Gefilde
vergel Lustgaiien
liuerta Garten, angebautes Land um
eine Stadt hemm
glera Sandebene, Heide, Strand
yermo Wüste, Einöde
368
Johannes Adam
via Strasse
calzada Hochstrasse
puerto Pass^ Schluclit
caiio Schacht, unter irdisclur Gang
cueva Höhle
fondon Orund, Hintergrund
logar Ort, Stelle
mar 3Ieer
— salado salzig
rio Fhiss
fuent Quelle
nue Wolke
rribera Ufer
puent Brücke
2. Anorganische Stoffe: Stoff,
Material.
Einfach.
fierro (s. Kriegswesen) Eisen
piedra Stein
fuste Holz
arena Sand
agua Wasser
— salado salzig
Künstlich.
(feudal Zendeltaffet, Seidenstoff
ciclatoii (s. Kleidung) Seidenstoff
escarin feine Leinwand
raucal feine Leinwand
guada(r)meQi gepresstes Leder
paiio Tuch, Stoff
(savana Tuch)
xaniet Satin, Seidenstoff
Werkzeuge etc.
clavo Nagel
— enclaveado mit Nägeln versehen
tigera Schere
viga lagar Kelterbaum
archa Kiste, Kasten
Klanginstrumente.
atamor Trommel
canpaüa Kirchenglocke
cascavel Glöckchen, Schelle {Schmuck
für Tiere)
esqnila Turmglocke
— clamor Klang der Glocken
— sonar ertönen, widerhallen
— taner läuten
Fahrzeuge.
barca Barke
nave Schiff
Kostbarkeiten.
alfaya kostbares Material
carboucla Karfunkel
oro Gold
— dorado vergoldet
— exorado vergoldet
oro esmerado reines, geläutertes Gold
plata Silber
3. Organische Wesen.
[Leben etc. s. unter Mensch.)
Wachsen etc.
nager gehören werden, sprossen [vom
Barte)
creqer ivachsen
acrecer hinztiwachsen, hinzukommen
allongar länger werden
euader vermehren, hinzufügen
a) Pflanzen etc.
figo [s. Gl.) Feige
mirra Myrrhe
yerba Gras
rrobredo Eichenwald
rrama Zweig
Übersetzung und Glossar des altspunisclien Poema del Cid
369
Tiere.
bestia Tier {allgemehi); Reitpferd,
irildes Tier.
— fiero ivild
azemilla Lasttier
— cargar beladen
adtor (mudado) [gonauserter) Ilahiclit
armino Ilcrmclin^pelx)
cavallo Pferd
corredor Renner
palafre Reitpferd, Zelter
camelo Kamel
cau Hund
com ei a Krähe
falcon Falke
gallo HaJin
— cantar krähen •
leoa Löwe
— adestrar händigen, zähmen
— rred Käfig
mula Maultier
oveja Schaf
gaiiado Herde
— alcandara Stange für Vögel
Der Mensch.
a) Der Mensch und seine Tätig-
keiten als Individuum.
1. Körper
2. Kleidung
3. Wohnung
4. Essen, trinken
.5. Leben, Seele
6. Leben, sterben, schlafen
7. Sein, sich befinden, ruhen etc.
8. Erwarten, erscheinen, zaudern,
zurückbleiben
9. Bewegung
10. Sinneswahrnehniung
11. Gemütsbewegung
12. Mühe, Kummer, Elend
13. Wollen, wünschen
14. Wagen, versuchen, erprohen
15. Tun, arbeiten
16. Ordnen, sorgen für
Komanische Forscbnngen XXXII.
17. verlieren, suchen, finden
18. verbergen
19. fehlen, mangeln
20. öffnen, scJiliessen
21. glauben, hoffen, denken
22. klug, töricht
[Habe, Besitz s. unter ß)
1. Körper.
cuerpo Körper
carne Fleisch {auch jüur.)
tela Häutchen
sangre Blut
— destellar herabträufeln [vom Blute)
sangrieuto blutig
cabe9a Haupt
tiesta Kopf
cai-a Gesicht
faz Gesicht
— froDzido runzlich, faltig [GesicJit)
— sudieuto mit Schiveiss bedeckt
( Gesicht)
pelo Haar
oio Äuge
(oreiada s. Ehre etc.)
boca Mund
— bocado Bissen
rrostro ScJmauxe, Maul
labielo Lippe
diente Zahn
barba Bart
— tomarse a la b. sicli den Bart
streichen, sich in den Bart greifen
— cout[r]alar widerspenstig, hinderlich
sein (vom Barte)
barbado bärtig
cuello Hals
ombro Schulter
pechos Brust
coragon Herz
euer Herz
costado Seite
— acuestas auf den Rücken
copla Kruppe
braco Arm
cobdo Ellenbogen
mano Hand
24
370
Johannes Adam
nfia Nagel, Kralle
ynoio, ynoio Knie
pie Fuss
2. Kleidung {s. Ausrüstung).
guarnimiento Kleid, Kleidungsstück
ropa Gewand, Kleidungsstück
vestido Gewand, Kleidungsstück
vestir {ein Kleid) anlegen
vestirse sich ankleiden
meter {ein Kleid) anziehen
calgar {s. unten) {Schuhe^ Hosen) an-
ziehen
calQado mit Hosen bekleidet
parar en cuerpo entkleiden
caniisa Hemd
velmez Unterkleid, Wams
brial Rock, Unterkleid
9iclaton {s. Stoff) Unterkleid aus
Seidenstoff
cal9as Hosen
^apato Stiefel
porpola 2^f(^'purnes Gewand
sobregouel Überrock, Uberkleid
(sobrepelica Chorhemd)
raanto Mantel -
capa Rittermantel
peli(^on Pelz
piel Pelz
capielo Haube
soubrero Hut
banda Saum, Besatz
puno Handkrause
presa Schliesse {am Gewand)
arreado geputzt, geschmückt
3. Wohnung: Orf, Gebäude.
(^ibdad Stadt
casa Ort, Flecken, Stadt (s. iveiter
unten)
pueblo bewohnter Ort, Dorf
villa Flecken, Landgut
castiello Burg, Kastell
alca(,'ar festes Schloss, Zitadelle
palayio Palast
rreyal Palast
— cort Hof eines Fürsten
[albergada Lager, s. Kriegswesen']
posada Wohnung, Herberge, Unterkunft
casa Haus
quadra grosses Gemach, Saal
camara Zimmer
U90 Pforte, Tür
puerta Tür
finiestra Fenster
canado Vorlegeschloss, Riegel
coral Hof, Hofraum
torre Turm
mouumeuto Gruft
molino Mühle
4. Essen, trinken.
conducho Lebensmittel, Nahrung
vianda Nahrung^
pan Brot, Nahrung
9evada Gerste {f. d. Pferde)
agua Wasser
vino Wei7i
comer essen
9enar essen
(jena Mahlzeit
coziua Mahlzeit, Essen
eafur9ion Mahl, Nahrung
almorzar frühstücken
iantar zu Mittag essen
iantar Mittagbrot, Nahrung
(bolver las manos)
fartar(se) {sich) sättigen {auch flg.)
farto satt
criar ernähren
bever trinken
coger del agua Wasser schöpfen
niuesso Bissen
bocado Bissen
fanbre Hunger
5. Leben, Seele.
vida Leben [s. Leben, sterben)
alma Seele
espirital (padre) geistig
6. Leben, sterben, schlafen.
(parir gehären)
na^er geboren werden
Übersetzung und Glossar des altspanischen Pocma del Cid
a;j
bivir leben
bivo lebend, lebendig
vida Leben,
murir sterben
muerto tot
muert Tod
amorteciilo halbtot
passar deste sieglo sterben
ocasion Tod ?
traspuesto beiousstlos, verwirrt
rresu^itar wieder erwecke7i
rrecordar zu sich kommen
cosiment {s. Ol. u. j,denken^^) Be-
} Vit sst sein
sano gesund
canssado müde
folgar sich ausruhen
echarse {s. Gl.) sich schlafen legen
dorrair schlafen
adormirse einschlafen
sonar träumen
eueno Traum
despertar erwachen
vigilia Nachtwache
[atalaya Turmwächter]
7. Sein, sich befinden, ruhen.
caber möglicli sein, vorhanden sein
ser sein, sich befinden
ser -|- y xugegeti sein, bleiben, sich
aufhalten, liegen {von Orten)
estar sich befinden
— en uno beisammen sein
— delant zugegen sein
— en yda im Begriffe sein fort-
zugehen
a(,'ertar8e zugegen sein
ser sitzen
— assentar zum Sitzen bringen
yazer, iazer ruhen, liegen, daliegen,
gelegen sein
posar wohnen, rasten, sich hinsetzen
— escaiio Bank
— toruiuo gedrechselt
posada Wohming, Herberge, Unterkunft,
Aufenthalt
niorar bleiben, verweilen
morada Aufenthalt
— far la m. seinen Aufenthalt neliuien,
bleiben
fincar bleiben
fiucaii9a Aufenthalt
dexar fito stehe^i lassen
durar ivähren, dauern, bleiben, ver-
iveilen, verharren
quedar ruhig sein, aufhören
quedo ruliig
soler 2^ flogen, gewohnt sein
8. Erwarten, erscheinen, zaudern,
zurückbleiben.
atender erwarten
esperar erwarten, abwarten, auf jem.
ivarten
— vagar Müsse
pare(;er erscheinen, sich zeigen, aus-
seihen
apare(,'er erscheinen, sich zeigen
assomar „ „ „
acae(,'er sich ereigtien, geschehen
conte9er „ „ „
cuntir „ „ „
— sobrevienta ÜbeirascJiung. unvor-
hergesehener Vorfall
tardar aufschieben, zögern
tardarse zögern
detardar zaudern, zögern
detener aufschieben
— refl. zögern, stocken, [v. d. Zu)ige)
rastar zurückbleiben, dableiben
rremauer ,,
rromane(,-er „
9. Bewegung : Gehen, reiten, führen,
trennen etc.
andar geJien, fahren, ziehen, mar-
schieren etc.
yv gehen
yr de pie zu Fuss gelten
yr ver aufsueJien
yrse fortgehen, ivohin gelten, entgehen
yda Weggang, Abreise
(escapar, fuir .v. Kriegswesen)
24*
372
Johannes Aäam
exir hinausgehen^ herauskommen, atis-
steigen, vergehen [Zeit), aufgellen
[Sotine]
exida Ausgang, Fortziehen, Ahnarsch,
Auszug
salir s. weiter unten
entrar eintreten
(e. sobre mar in See stechen)
— hereinbrechen (von der Nacht)
entrada Eingang
mover ttttnmeln [ein Pferd)
ser movedor sich tummeln
mover aufbrechen
moverse „
„ adelaut vorwärtsriicken
cogerse wohin gehen, ziehen
cavalgar reiten [s. Krieg siveseii)
encavalgado Reiter
descavalgar absteigen (vom Pferde)
ferirse a tierra zti Boden sjmngen
aguiiar (cabadelaut) dem Pferde die
Sporen geben, eilig reiten, davon-
reitcn, tveiterreiten
espolear das Pferd anspornen
espolou(e)ar das Pferd anspornen
espolouada s. Gl. s. v. preuder
correr laufen
corredor flink^ schnellfüssig, Renner
corrida (Probe-)Ritt
salto (s, salir) Sj^rung
— dar s. a wohin eilen
dar s. de fuera hinauseilen
— ajna schnell
— presto „
— priessa Eile
— privado eilig
ser presurado es eilig haben
estropegar straucheln
trasuochar die Nacht Jdndurch reiten
trasnochada Nachtritt
veuir kommen
venida Ankunft, Kommen
legar wohin kommen, ankommen,
herankommen, jem. (etw.) nähern,
uiohin führen
alegarse herankommen, sich nähern,
sich jem. zugesellen
arribar ankommen, landen
adeliuar sich wohin begeben
mudarse „ „ „
deyeuder herabsteigen
decir „
deprunar „
levautarse sich erheben
levarse „ „
subir hinaufsteigen^! hinaufführen auf
puiar con hinaufreichen bis zu
atravessar überschreiten
trocir überschreiten.^ passieren, gelten
durch
passar überschreiten, durchschreiten
p. por ziehen durch, vorüberziehen an,
hinüberkommen, verstreichen (Zeit),
an jemandes Stelle treten
tornar fveiiden, umwenden., zurücktreiben
tor n arse zurückkehren
tornada Rückkehr, Wendung
tuerta Wendung
maudar (s. V. dicendi) schicken
guiar lenken, leiten, filhren
aduzir herbeiscliaffen , herbeibriugen,
herführen, vorführen, hinführen nach
meter eu wohin tun, bringen
— ra. en somo aufstecken
— pouer en somo aufladen
— cargar aufladen
traer führen, mit sich führen., tragen
levar bringen, mit sich führen, fort-
führen, fortschaffen, ivegnehmen
toller ivegnehmen
tomar „
sacar fortholen, fortführen, heraus-
treiben
rrastrar schleifen, nachschleppen
— rrastro Spur, Fährte
tirar ziehen
partir trennen, entfernest, fortführen
partirse scheiden, sich entfernen, sich
auflösen (cort)
apavtar beiseite führen, entfernen
Übersetzung und (ilossar des altspunisclien Pooina del Cid
873
apavtarse beiseite treten
— apart(e) beiseite, abseits
— fazer a. beiseite schaffen
departarse sicJi trennen, sicJi ent-
fernen
departi(,'iou Abschied
espedirso »ich verabschieden
cspediiniento Abschied
fuitarse sich fortstehlen
taiar schneiden
— taiador schneidig, scharf
rraer spalten, xerspalten
messnr {dir Ilaare) ausreissen
soltar löse)i, loslasseti
— s. la missa die Messe beenden
librar losmachen, losreissen
librarse de sich entfer)ien von
desatarse sicli losreissen
esconbrar den Platz räumen
deramar zerstreueti
dexar rerlassen
qiiitar „
— solo allein
salir einen Ort verlassen, hinausgehen,
sich entfernen, hinausreiten, davon-
laufen, Jiervorkommen ; refl. heran s-
kommoi, entgehen
— s. apart beiseite gelten
— apuutar aufgehen, durchbrechen
{v. d. Sonne)
— quebrar durchbrechen (r. d. Morgen-
röte)
salida Fortgehen, Abreise
— salido Verbannter
escurrir begleiten
accoupaiiar begleiten
conpaiia Begleitung, Gefolge
bando „ „ Partei
senero einer der einsam, allein geht
solo allci)i
rrecoiibrar s. Kricgswcsoi
ccbar wohin loerfcn, legen {s. GL)
poner aaf stellen
p. delant etw. vor jem. hinstellen.
Par«^i' r „ V V n
pararse delant vor jem. hintreten
tender ausbreiten, ausstrecken
fiucar los oios en den Blick heften auf
„ el irostvo den Kopf senken
engramcar (la tiesta) den Kopf schütteln
meyer los orabros mit den Achseln
zucken
10. Sinneswahrnehmung (s. Körper).
asciicliar hören
oyr hören {s. Zusammenkunft)
enteuder hören, verstehen [s. Klug)
ver seJmi
catar anschauen, betrachten, hinblicken
mirar sehen, erblicken
aver a oio jem. erblicken
veutar erspähen
fincar los oios eu den Blick heften auf
— 9iego blind
seutir fülden
cosiment Bewusstsein
11. Gemütsbewegung.
avoroz Freude
deli(,'io „ Wonne
gozo „
solaz „ Vergnügen
alegrarse sich freuen
alegre froh, freudig
alegria Freude
far a. Freude zeigen
alegreya Freude, F-öhlichkeit
folgar sich freuen
gradarse de, con sich freuen über
soiirrisar(se) lächeln
guego, juego Spass, Scher x, Spott
plazer gefallen
— Vergnügen, Gefallen
far uu p. ein V. bereiten
sabor Gefallen, Geschmack
caer en s. gefallen
„ „ pesar verdriessen
a SU guisa nach Belieben
de voluntad gern, freudig
de grado „ „
amidos ivider Willen
amar lieben
374
Johannes Adam
amor Liebe
far amores seine Liebe bezeigen
querer ivohkvollen, lieben
caro lieb, teuer
(caridad christliche Liebe)
teuer en an jem., an etwas hängen
teuer a mal übelnehmen
doler Schmerz empfinden
dolor Schmerz
duelo „
quexarse jammern, ivehklagen
aquexarse sich beklagen, klagen
sospirar seufzen
sospiro Seufzer
lorar, plorar weinen
quebrar bi-echen [v. Herzen)
cou solar trösten
piedad Mitleid, Erbarmen
Sana Wiit
rreucura Groll, Verdruss, Bekümmernis
yra Zorn
ser metido en yra de den Zorn je-
mandes auf sich lenken
yrado zornig, erzürnt
ayrar erzürnen
urgulloso stolz, hochmi'itig
bulidor unruhig, imruhiger Kopf
espautar erschreckeri
miedo Furcht
aver m. sich fürchten
pavor Furcht
aver p. sich fürchten
temer fürchten
tembrar zittern, erzittern
tremor Zittern
meter cora^on Mut einflössen
rrepeutirse bereuen
pagar {s. Zahl) zufriedenstellen, be-
friedigen
pagarse zufrieden sein, Befriedigung
empfinden
pagado zufriedengestellt, zufrieden
maravilla Wunder
maravillarse sich wundem, sich ver-
wundern
maravillado de verivundert, erstaunt
über
maravilloso ivunderbar
12. Mühe, Kummer, Elend.
afan Mühe
esfor^arse sich anstrengen
enbargar in Verlegenheit bringen
cuydado Sorge
cueta Sorge, Kummer, Bedrängnis
Bospecha Besorgnis, Argwohn
pesar Kummer
— Kummer machen, bekümmern
marido bekümmert
lazrado roll Kmnmer, elend
menguado notleidend
mesquino Elender, Bedürftiger
(martir s. „der Mensch^'' y)
durar erdulden, erleiden
endurar „ „
p reu der „ „
sufrir „ „
13. Wollen, wünschen.
querer (s. Gemütsbewegung) wollen,
wihischen
desear wünschen
voluntad, vel- Wille
— de V. gern
grado guter, freier Wille
— de gr. gern
sabor Wunsch, Verlangen, Begierde
14. Wagen, versuchen, erproben.
osar wagen
— osado kühn
— aosadas „ av.
— fardido „
— ardido „
treverse wagen, sich getrauen
querer tun wollen
ensayar erproben, versuchen
Übersetzung und Glossar des altspanisclien Pocnia del Cid
375
provar erproben
— traydor provado erwiesener Ver-
räter
15. Tun, arbeiten.
fazer, far, ter ))iachen, tun, herstellen,
ans führen . vollführen^ erschaffen^
Jiandeln
acabar ausführen, vollenden
maiia Tun, Art des Handelns
levnntar veranlassen
lavor Arbeit, Ackerbau, Ackerwirtschaft
labrado gearbeitet
obrado [kunstvoll) gearbeitet
huebra Arbeit [jResultat der Tätigkeit)
16. Ordnen, sorgen für.
aguisar ordnen
— aguisado angemessen, passend, ge-
eignet
— guisado angcmessen,passcnd, geeignet
poner nuevas Angelegenheiten ordnen
rrecabdar anordnen, einrichten, in
Ordnung bringen
rrecabdo Ordnung, Sorgfall
pouer en r. anordnen
far r. sorgeti, Sorge tragen
tornar r. a So^-ge tragen für (?)
incaler [s. Gl.) sich kümmern um
17. Verlieren, suchen, finden.
perder el cuerpo das Leben verlieren
[s. perder unier „hdfen^)
perdida Verlust
buscar suchen
rrastro Spur, Fährte
prender el r. die Spur aufnehmot
fallar finden
mostrar zeigen
18. Verbergen.
encubrir verbergen, verhüllen
ascoüderse de sich verbergen vor
meterse en sich wohin verkriechen,
sich an einem Orte verstecken
19. Fehlen, mangeln.
exir ausgehen, mangeln
falir fehlen „
fallecer „ „
falla Fehl, Mangel
meuguar fehlen, mangeln, sich ver-
ringern
— menguado notleidend {s. Mulm)
mingua Mangel
maucar por si es an sich fehlen lassen
aver meuester nötig haben
„ huebos „ „
ser „ „ sein
vazio leer, Leere
augosto (tierra) kümmerlich, armselig
20. Öffnen, schliessen.
abrir öffiien
(;errar schliessen, verschliessen
engerrar einschlie^sen
cubrir bedecke?!
descubrir aufdecken, biossiegen
enbuelto eingewicJcelt
21. Glauben, hoffen, denken etc.
creer en (fest) glauben an
fiar por Dies auf Gott vertrauen
asmar glauboi, meinen
teuer „ „
t. alguuo por jem. halten für
tenerse por sich halten für
rrazonarsG por sich halten, für, sich
hetraclden als
rrecabdo Glaubwürdigkeit
cuedar, cuydar denken, glauben, beab-
sichtigen
enten(,'ion AbsicJd
penssar denJcen (s. Gl.)
semeiar sclieinen, dünken
esperar hoffen
esperaiioa Hoffnung
dubda Zu'cifel
— sin d. unverzüglich, ohne Zaudern
{s. Sein)
^76
Jüliannes Adam
dubdan(,'a Unschlüssigkeit, Bedenken
— sines d. unverzüglich
couiedir überlegen, nachdenken, sinnen
auf
cosiment (s. Gl.) Einsehen, Verständnis
mieiite Gedanke
meter mientes a sein Augenmerk richten
auf
veuir ea niieuto in den Sinn kommen
membravse sich erinnern
oll)idar vergessen
(perdou, peidouar s. Recht)
22. Klug, töricht.
saber wissen, erfahren, etw. können,
verstehen
s. rrazon Kenntnis haben
sabidor einer, der etwas weiss, kennt
sabor Klugheit
coiioscedor verständig, klag
cuei'do „ „
eutendido [s. Sinneswahrn.) verständig,
klug
menbrado verständig, klug
de bueu seso verständig, klug
locura Torheit
torpe stumpfsifinig
ß) Der Mensch im Verkehr mit
s e i n e n Mi tmensche n.
{„Bewegung^ s. u7itcr a.)
1. Geschlecht
2. Venvandtschaft, Freundschaft
3. Heirat
4. Gastfreundschaft, Grass
5. Sitte, Brauch
6. Staat, j^olitisches Verhältnis
7. Völkernamen
8. Herr und Diener
9. Titel, Rang, Stand
10. Zusammenkunft, Bey'atung
11. Recht und Rechtsprechung
12. Schützen
13. Habe, Wert, Abschätzung
14. Verba dicendi
15. Geben, schenken
16. Verdienen
17. Nehmen, empfangen
18. Kaufen, verkaufen, versehen mit
19. Helfen, nützen, schaden
20. Schlagen
21. Kriegswesen:
A. Ausrüstung
B. Kampf
C. Turnier
D. Ehrende Beinamen
22. Ehre, Schande
23. Lehren, lernen, schreiben
24. Dichtung
1. Geschlecht.
varon starker, mächtiger Mann [auch
Gegensatz zu mugier)
raugier Frau, Weib {s. Heirat)
yfFante Kind
rrapaz kleiner Knabe, Bürschlein
niiia Kind, MädcJien
natura Natur, Abstammung
engendrar zeugen., erzeugen
parir gebären
(omne nado irgend jemand)
2. Verwandtschaft, Freundschaft etc.
padre Vater
madre Mutter
fijo Sohn
fija Tochter
f. natural von der Natur geschenkte T.
[)i icht unehelich !)
bermauo Bruder
herraaua Schwester
sobrino Neffe
primo Vetter
prima Base
p. cormana rechte Base
yerno Schtviegersohn
cunado Schwager
pariente Verwandter
amigo Freund
— eneraigo Feind
amistad Freundschaft
taiar a. Freundschaft schlie.sscn
tornar a. die Freundschaft kündigen
(s. Gl. s. V. euemistad)
creendero Treuer, Anhänger, Vertrauter
Übersetzung- und Glossar des altspanisehen Poenia dol Cid
pareio ähnlich, gleich
eguar glcichmachcit, ausjJcicJioi
pertene(,^er gehären xii, ^^asse/i xu
estrano fremd
3. Heirat.
esposa Braut
velada Ehefrau
— velar Hochxcit
parcia Ehegefährdn
varragaua Kcb.su-eib
bibda WHur
casar verheiraten, sich verheiraten
casamieuto Heirat
far c. heiraten
dar bendicioiies trauen
bodas Hochzeit (s. o.)
con sagrar cou {s. Gl.) sich verschwägern
mit
axuvar Mitgift
arras Morgengahe
4. Gastfreundschaft, Gruss.
huesped Gast
ospedado Gastfreundschaft
rre(,'ebir empfangen, atif nehmen
salvar grüssen
salud Gruss
saludar grüssen, den Begrüssungskuss
gehen
dar paz den Friedenskiiss gehen
abrayar umarmen
besar la mano die Hand küssen (zum
Gruss)
omillarse sich demütig, ehrerbietig ver-
neigen vor
5. Sitte, Brauch.
costumbre Sitte
liusaie Sitte, Brauch
maila Gewohnheit, Art des Handelns
soler pflegen, gr.irohnt sein
6. Staat, politisches Verhältnis
tierra (politisch ahgcgrrnxlcs) Land
pueblo Volk [s. Landschaft)
— poblado bevölkert
geutc, yeute Volk
rreyuo Königreich
rreynado „
rrey König
rreyna Königin
burges Bürger
burgesa Bürgerin,
vezindad Nachbarschaft
7. Völkernamen.
Castellano Kastilicr
castellaiio kastilisch
fraiico Franke
galiziauo galixisch, Galixier
gallizaiu) „ .,
moro Maure
niora Maurin
morisco mauriscli
portogales Portugiese
8. Herr und Diener,
don Herr
dona Herrin
senor Herr, Gebieter
soDora Herrin, Oehieterin
senorio Herrschaft, Gewalt
alcayaz Herr, Gebieter
(gid Herr)
franco frei
amo Beschützer, Wärter
criar ernähren
criado Zögling, Diener
criazon DienerscJiaft
escuellas Gefolge [s. „Bewegung"' und
„ Venrandtschaft'-'')
vassal(l)o Vasall
ser de als Dienstmann gehöisn zu
perlenerer gehören, zukommen
servir delaiit jem. persönlich bedienen
servirse do sich jemandes bedieneti
rervicio Dienst
dar los omenaies den Treueid leisten
omillarse sich demütigen, sich demütig,
ehrerbietig verneigen vor
omildaii(,a Demut, Ehrerbietung
378
Johannes Adam
besar la mano die Hand küsseu {zum
Zeichen der Unterwürfigkeit)
fiel treu
enpara Macht, Gewalt
poder „ „
— poder können
mas valer '}nehr vermögen
podestad Machthaber
mandar regieren {s. Sagen)
teuer in der Gewalt haben, festhalten,
behaupten
premia Zivang, Gewalt
en mauo de in der Gewalt, im Be-
sitze von
consentir zugeben, erlauben
otorgar, atorgar gewähren, bewilligen
presentar (dou) „ „
couloar billigen
vedar verbieten
merced Gnade, Huld
aver m. a jem. gnädig sein
eutrar en paria Tribut zahlen
„ por las parias die Tributer-
hebung übernehmen {s. Kriegswesen)
9. Titel, Rang, Stand.
enperador Kaiser
rrey König
rreyna Königin
yffante Infant, Prinz
conde, cueude Graf
yfaoQon Edelmann
fijo dalgo „
rricos omues Edelleute
nuevas Adel, hohe Stellung
portero Königsbote (s. Gl.)
aguazil Vezir
peon Infanterist
cavallero Reiter
pastor Hirt
10. Zusammenkunft, Beratung.
cort Versammlung
iunta y,
iuutar vereinigen, versammeln
iuntarse sich vereinigen, zusammen-
treffen mit
aiuuta Zusammenktmft
far a. „ Iialten
aiuntar sammeln, vereinigeti
aiuntarse zusammenkommen
vistas Zusammenkunft
poridad Geheimnis, geheime Unter-
haltung, geheimer Plan
delibrar beratschlagen
traer una rrazon über etwas verliandeln
conseio Rat, Entschluss (s. helfen)
dar c. raten
prender c. einen Entschluss fassen
conseiar raten
acordarse übereinkommen, überein-
stimmen, sich einigen^ sich verab-
reden, sich beraten, sich besprechen
departir entscheiden
parar festsetzen, bestimmen
poner las palabras que festsetzen, dass
oyr beistimmen, bestätigen {s. Sinnes-
wahrnehmung)
camear espadas Schwerter austanscJten
[zum Zeichen der Übereinkunft)
11. Recht und Rechtsprechung.
cortes ( Gerichts-) Versammlung
alcalde Richter
parte Partei
maufestarse sich erklären, sich äussern
iuvizio Schieds-, Urteilsspruch
iusto gerecht
iurar (par) schwören [bei)
periurado meineidig
iura feierliehe Eidesleistung
meter las fes sich eidlich verpflichten,
sein Wort verpfänden
omenaie Treueid, eidliches Versjyrechen
oyr beistimmen, bestätigen [von den
Richtern)
Übersctzunjj uml (ilossur des altspanischen Poema del Cid
379
uatural natihiich, rechtmässig^ ange-
stammt
— ageno fremd
rrazou Recht, Billigkeit, Rechtssache,
Reell tsstre it, Grund
pleyto (andar en pl.) Abmachung, Ver-
trag, Rechtsstreit, Handel
acusar anklagen, anschuldigen
rrcbtar „ ^ [s. Kriegs-
wesen)
derecho Recht, recht
far d. recht tun
teuer d. recht Juiben
escoger el d. das Recht aiisßtuiig
machen
(lezir el d. Recht sprechen
tuerto Unrecht
far t. „ tun
teuer t. a jem. Uhrecht tun
varaia Zänkerei, Streit
varagar xanken, streiten
desobra {s. Gl.) Zank, Streit
bueuo gut
meior besser
meiorar verbessern, gut machen
malo schlecht, böse
— Schurke
mal Unglück, Unheil etc.
peor schlechter, schlimmer
verdad Wahrheit
verdadero wahrhaftig
vero wahr
leal rechtlich, rechtschaffen, bieder
meutir lügen
falsso falsch
falssedad treulose Absicht
falir betrügen
falla Trug, Betrug
— sin f. s. Gl.
art [s. Gl.) List, Betrug
niana {s. Art u. Weise) List, Schlaulieü
criniiual Verleumdung
deslealtauza Treulosigkeit
traydor Verräter, verräterisch
— escapar por tr. aLs Verräter her-
vorgelien
tragiou Verrat .
ladron Strassenräuber
— preuder [s. „Nehmen"' u. „Kriegs-
u-esen"') rauben
mesturero Ränkeschmied, Bösewicht
eutergar ausliefern
escarmeutar züchtigen
veugar rächen
poner eu cruz ans Kreuz scldagen
„ „ palo an den Galgen hängen
confonder [verwiiren) vernichten
enmendar Genugtuung leisten
far perdon verzeihen
perdonar „
quitar freisprechen
quito frei, ledig von jeglicher Ver-
pflichtung
soltar freigeben, fortlassen, erlassen
{Bezahlung)
sobrelevar bürgen, gutstehen für
echar de tierra verbannen
salido Verbannter
— plazo Frist
— meter en plazo eine bestimmte
Frist festsetzen
— poner plazo a eine Frist setzen für
dever müssen, sollen, dürfen
debdo Pflicht
prender uu d. eine Pflicht übernehmen
complir un d. „ „ erfüllen
passar un d. „ „ ^
adebdar auf Kredit nehmen
en p e n ar verpfänden
carta Urkunde
sellar versiegeln
{belohnen s. „Geben'*)
12. Schützen.
curiar schützen
curiador Beschützer
guarir schützen, beschützen
rrecabdar „ sichern
salvo Sicher fieit, Schutx
380
Johannes Adam
meter en s. in Sicherheit bringen
pouer en s. „ „ „
padrino Beschützer
amo Beschützer, Wärter
{zu verteidigen s. ^^Kriegswesen")
13. Habe, Wert, Abschätzung.
aver haben, besitzen
— Habe, Hab und Out, Besitz
bien Gut
cosa sobeiana prächtige Habe
tierra Landbesitz, Ländereien
onor Landbesitz oder beweglicJie Habe
eines Lehnsmannes
beredad Besitzung [gewöhnlich ererbt)
heredado einer der Besitzungen hat
— deseredar der Besitzungen berauben
villa Landgut
sacar grant gauaucia grossen Reichtum
erwerben
rrefecho reich, gemachter Mann
rrico reich, angesehen
rrictad Reichtum
rriqueza „
alfaya {s. Kostbarlceiten) etw. Kostbares
— acrecer sich vermehren, hinzu-
wachsen
abüudado de reichlich verseilen mit
preciar schätzen, hochschätzen
pre9iado tvertvoll, kostbar
pre^ioso „ „
apre^iar abschätzen
apre^iadura abgeschätzte Wertgegen-
stände, wertbare Objekte
asmar abschätzen, beurteilen
valer gelten, wert sein
valia Wert
valor „ Tüchtigkeit
prestai- „ „
ser dalgo einigen Wert haben
caboso vortrefflich
complido vollkommen, trefflich
diüo würdig
gentil edel, trefflich
granado wichtig
otorgado prächtig, ansehnlich
palaqiano (castiello) j)rächtig, stolz
primo vortrefflich
de pro [s. „Helfen^^) vortreff'lich
de sazon trefflich, prächtig
sobeiano bedeutend, gross, prächtig
s. de malo {gut, böse etc. s. „Recht")
ausserordentlich schlecht
14. Verba dicendi {s. Recht, Beratung,
Herr und Diener etc.).
voz Stimme
dar voQes rufen, schreien
— alto laut
alarido Oeschrei
dezir sagen, sprechen, erzählen, nennen,
heissen
d. saludes Orüsse ausrichten
d. la missa die Hesse lesen
d. de si, de no ja, tiein sagen
fablar S2)rechen
fabla Gespräch
eotrar eu f. eine Unterhaltung be-
ginnen
rrazon (s. Recht) Wort, Äusserung,
Gespräch
palabra Wort
— tornar p. s. unten
lamar rufen, nennen
nonbrar nennen
nombre Name
eoDtar [s. Zahl) erzählen
cautar [s. Tiere) singen
„ Gesang, Gedicht
demandar fragen
preguutar por fi'agen nach
rrecudir antworten, erwidern
rrespouder „ „
tornar palabra antworten?
pedir bitten
rrogar „
rruego Bitte
Übersetzung und Glossar des altsp.-iiiiöchen Poeuia del Cid
88i
cometer im r. eine B. an jrni. richten
rrogador Fürbittcr
prometer versprechen
mandnr s. w. unten
gradir danken
gradecjer „
grado (s. „ Wollen^) Dank
teuer eu grado Dank ivissen
mer(.'ed (.v. „7/p/v u. Diener^) Dayik
niaudar befehlen, auftragen, versprechen,
gewähren
maudado Botschaft, Auftrag
fazer ni. einen Auftrag ausrichten
maudadero Bote
mensaie Botschaft, Nachricht, Bote
menssagero Bote
nneva Xeuigkeit, Nachricht
— albricia {s. Ol.)
rrecabdar (s. „Ordnen,^^) eine Botschaft
ausrichten
pregon öffentlicher Aufruf
pregouar öffentlich ausrufen, verkünden
alaudare loben, preisen
j;lurifficar rühmen, jjreisen, verherrlichen
gloriose rulimreich, glorreich
alabarse sich rühmen, prahlen
folon grossprecherisch
vanidad Prahlerei, Eitelkeit
rretraer tadeln, etiv. vorwerfen
uegar leugnen
callar schweigen
15. Geben, schenken etc.
dar geben
d. en den schenken
don, doua Geschenk
dado ^
condouar schenken
preseud Geschenk
preseutaia „
enpresentar xuni Geschenk machen
rreuder geben {als Entgelt für)
teuer delant jemandem hinhalten, dar-
reichen
far Ulla ofrenda ein Opfer darbringen
prestar (.s-. ,JIabe-^) leihen
eiiprestar IciJtcn, borgen
quitar überlassen
soltar „
tornar zurückgeben
despender ausgeben
despenssa Ausgabe
espeso ausgegeben, vergeudet, verschwendet
galardou Belohnung, Lohn
galardouar belolmen
16. Verdienen.
ganar gewinnen, verdienen
ganaiiyia Gewinn, Verdienst
— far g. s. Kriegswesen
mereger verdienen
soldada Sold, Lohn
maquila Müllerlohn, Scheffelgeld
17. Nehmen, empfangen etc.
prendev nehmen, fassen, packen, ent-
gegennehmen, annehmen
p. per la barba, por la rieuda {s.
y^Recht^^ und „Kriegswesen^^)
tomar nehmen, ergreifen
sacar herausnehmen, herausholen
rreteuer zurückhalten, behalten
rre(;ebir empfangen, erhcdtcn, entgegen-
neJimen, annelimen
rrecoubrar wiedererlangen
18. Kaufen, verkaufen, versehen mit.
couprar kaufen
coupra Kauf, Einkauf
vender verkaufen
mercado Handel
far un m. eiyien IL ubschliessen
meter cn verwenden auf
abastar versehen, versorgen mit
bastir fle „ „ „
enchir de anfüllen mit
leüo voll
vazio leer
arueu^o Überfhiss? {s. Gl.)
382
Johannes Adam
19. Helfen, nützen, schaden {s. Recht).
aiudar helfen, unterstützen
huviar, huyar etc. helfen, unterstützen
valer helfen, unterstützen
dar couseio (s. Zusammenkunft) helfen,
unterstützen
pro (s. y,Hahe"') Nutzen, Vorteil
aver pro a je^n. nützen
tener „ „ „ „
lazer „ „ „ „
andar en pro a jem. nützen
provecboso vorteilhaft
far recabdo [s. „ Ordnen^^ und Verba
dicendi) nützen
arriban(;a Vorteil
ser de dienen zu
librar [s, ^^Kriegswesen'"'' und „Rechf"')
befreien
sacar de erretten aus
salvar retten, erretten
salvo de geheilt von
mal (s. ,, Recht ^^) Böses, Übles, Unlieil,
Unglück
yv a mal ins Verderben geraten
malo schlecht, böse, Bösewicht, Schurke
mal iogar a jem. übel 77iitspielen
traer mal schlecht behandeln
dano Schaden
far un diuero de d. um einen Heller
schädigen
desfazer vernichten, zugrsmde richten
perder verderben
ocasion [s. Gl.) Gefahr, Schaden
20. Schlagen etc.
bater schlagen
maiar „ peitschen
(picar s. Gl.)
espolear die Sporen geben
espolon(e)ar (s. Ausrüstung) die Sporen
geben
21. Kriegswesen.
a) Ausrüstung {s. Kleidung).
adobarse sich rüsten
meterse eu armas sich rüsten
guarnir ausrüsten, versehen mit
guaruirse sich rüsten
guarnimiento Ausrüstung
guarniziou Waffenrüstung, Rüstungs-
stück
aguisamiento Ausrüstung, Schmuck
loriga Panzer
yelmo Helm
casco SturmJmube
almofar Panzerkappe
cofia Haube {aus Leinwand, unter dem
almofar getragen)
— fronzido (s. Körjjer) faltig (v. d.
Haube)
moDclura {s. Gl.) Helmriemen?
cordon Schnur zum Festbinden des
Bartes
(jintura Gürtel
(9incha Sattelgurt)
(jingir umgürten
huesa Stiefel, holie Gamasche
espuela Sporn
espolon [s. „Schlagen^^) SjJorn
arma Waffe
armas de seual ivapjnngeschmückte
Waffen
tenir armas Waffen tragen, führen
adagara Tartsche
escudo Schild
bloca (Schild-) Buckel
blocado, boclado gebuckelt
— carboucla Karfunkel (im Schild)
espada Schwert
e. durador dauerhaftes Schwert
e. taiador, dulce schneidiges, .scharfes
Schwert
espadada, espadado s. Kampf
fierro Schwertstahl
laao flache Klinge [des Degens)
arriaz Stichblatt
ma^ana Degenknauf
lan^a Lanze
asta Lanze, Lanzenschaft
astil Lanzenschaft
peudon Reiter fühnlein
sena Fahne, Feldzeichen
s. cabdal Hauptbanner
atamor Trommel
Übersetzung und Glossar des altspanischen Poenia del Cid
383
siellft Sattel
s. co(,era leichter Sattel?
ensellar satteln
arzou Sattelbogen
rrieiida Zügel
arrciidar {mit (km Zügel) anbinde)i
— asorrendar zügeln, mit dem Zügel
lenken
euf'renado gexüumt
— colgar aufhängen [das Schwert am
Sattel)
9iucha Sattelgurt
c. corrediza leicht beweglicher Gurt
petral Brustriemen am Pferdegeschirr
ferradura Beschlag, Hufeisen
cnbertura Decke
b) Kampf.
euemigo Feind
guerra Krieg
guerrear Krieg führen
paz Frieden
algara Streif-, Plünderungszug
batalla Schlacht
lid (campal) Kampf Gefccld, Feld-
schlacht
far una 1. c. eine Feldschlacht liefern
lidat Kampf
lidiar kämpfen
lidiador Kämpe
az ScJdnclitreihe
almofalla Heer
virtos Heer, Streitkräfte
fonssado Heer
fuerca „ Streitmacht
poderes Streifkräfte
liueste (veste) Heer
(.•aga Nachhut
oranes {s. Titel) Mannen, Krieger
niesuada [s. yHerr und Diester"') Ge-
folge^ Truppe, Schar
yente, gente Schar, Kriegsvolk, Mann-
schaft
peon Infanterist
peonada Fussvolk
— mezclado gemischt [r. d. Truppen)
cavallero {s. ,^ Bewegung^) Reiter
cavallo Pferd
dar salto en el c, sielt aufs Pferd
schwingen
— asorrendar zügeln^ )nit dem Zügel
lenken
cavalgar reiten
encavalgado Berittener^ Reiter
escudero Schildknappe
arobda Schihbcachc, Posten, Voiposten
arobdar bewachen
velar wachen, bewachen
atalaya Turmwächier
quinonero die Beute verteilender Offizier
aguazil Vezir
varou Mann, Krieger^ Held
barnax Heldentat
proveza „ (?)
— far nuevas Heldentaten ausführen
barragan tapferer Mann, Held
mal b. schlimmer Gefährte^ Feigling
areziado stark, kräftig, mutig
firme fest, stark, energisch
fuert(e) kräftig, stark
fiir9ndo sehr stark
fuer9a Stärke, Kraft
valieute tapfer
de valor {s. Habe) tapfer
caboso heldenhaft, Held
ardido fardido kühn
(fardida lan(,'a kühner Degeyi!)
ardiment Mut, Entschlossenheit
enfuerQO „ „
osado kühn
aosadas av. kühn
apareiar rüsten
apre(s]tar „ (^)
arraarse sirli rüsten
desarmado oluie Waffen, unbewaffnet
vestir las armas sich rüsten
entrar en „ „ „
adobarse „ „
aguisado {s. „Ausrüstung^) ausgerüstet
campo Schlachtfeld, Kampfplatx
albcrgada Lager
384
Jobannes Adam
albergar sich lagern
posadas Lagerj)lät%e
far la posada sich lagern
posar ,. „
iazer, iazerse „ „
poblar besetzen, sich festsetzen
tienda Zelt
t, cabdal Feldherrnzelt
fincar las tiendas die Zelte aufschlagen
coger „ „ „ „ abbrechen
teudal Zeltstange
estaca PfaJd
— sufrir aufrechthalten [von den
Pfählen als Stützen des Zeltes)
cuerda Zeltschnur
carcava Schanzgraben
celada Hinterhalt
aguardar beobachten, beivachen, umchen
über
mesurar ausspähen
tomar armas zu den Waffen greifen
moverse adelant vorrücken
legar [s. ,,Bewegimg^^) vordringen
eutrar eu az sich in Schlachtordnung
aufstellen
entrar eu batalla die Schlacht beginnen
aco Stars e a sich heranmachen an, sich
nähern
alarido Kriegsgeschrei
rroydo Lärni^ Geräusch
premer (la lan(,-a) [die Lanze) senken
abaxar „ „ „ „ „
alzar (la sena) [die Fahne) hochheben
abra^ar (el escudo) (den Schild) er-
greifen
batir con los espolones die Sporen
gebebt
enclinar las caras (sobre los arzones)
den Kopf {über den Sattelbogen)
neigen
fallarse con stossen auf
cometer angreifen
ensayar „
dar salto a angreifen
aver salto de angegriffen werden
rrebata plötzlicher Angriff
dar r. bedrängen
arebata heftiger Angriff
cueta Bedrängnis
meterse en eindringen in
iuntarse cou {s. Zusammenkunft) hand-
gemein werden -mit
aiuutarse handgemein werden mit
derrauchar aus den Reihen brechen
acorrer zu Hilfe eilen, beistehen
acorro Hilfe^ Unterstützung
aiudar unterstützen
ainntarse con (s. iv. o.) sich vereinigen
mit
guarir [s. ^^ Schützen) schützen
enparar verteidigen
enpara Schutz
desenparar im Stiche lassen, verlassen
ferir liauen, einhauen auf ^ stechen,
kämpfen
ferida Schwertstreich, Schlag
colpe Hieb, Stich
fazer uu c. einen Hieb versetzen
dar con la lan(,'a einen Lanzenstich
versetzen
mesurar del espada {s. w. o.) mit dem
Säbel traktieren
espadada Schtverthieh
espadado mit Schwerthieben bedeckt
abatir niederschlagen
encamar aus dem Sattel liehen ?
encamarse zu Boden sinken?
d errocar herunterwerfen
ecliar a parte (las carbonclas del yel-
mo) herausschlagen
echar defuera herausschlagen
rronper (las lan9as efc.) zerbreche/n,
zerreissen
quebrantar zerbrechen, zerschmettern
quebrar „
falssar „
desmanchar 'xerbrechen [die einzelnen
Glieder, Maschen des Panzers zer-
reissen)
passar durchbohren
foradar „
matar töten
matau9a Gemetzel, Blutbad
descabeqar töten, enthaupten
Übeisetzuiig und Glosenr des altspnni'sclien Pueui.i del Cid
as5
dclibi-ar, töten
desfazer veniirJiten
caer fallen
iincar standhalten
estar firme standhalten
rretenedor ividerstandsfähicj , fähig ^
Widerstand zu leisten
i-reconbrar sich wieder sam7ncln
barata Vcriviirimg
arriado (s. Gl.) wnherirrcml?
VC n 9er besiegen
arraiicar hcsicgcn^ in die Flucht schlagen
ai-rancada Xicderlage, Sieg, Flucht
far una a. einen Sieg gewinnen, eine
Niederlage beibringen
raucar besiegen, in die Flucht schlagen
fuir fliehen
esca[)ar auch rcfl. entfliehen^ entschlüpfen
couseguir folgen
segudar Verfolgung
alcanz [s. Gl.) Verfolgung
alcan(,-ar erreichen, einholen
tener belagern, besetzt halten
(,;ercar „
5erca Belagerung
eu yerr ar einschliessen
dar übergeben
ca(,'ar erobern, einnehnien
prender (s. „Xelnnen^) erobern, ein-
nehmen
conquisto erobert
hcrraar verwüsten
taiar {s. ,,Bewegung^) verwüsten
parar uegro sengen und brennen
rrobar {s. „Recht-') plündern, rauben
prear Beute machen
ganar (.9. „ Verdienen^^) gewinnen, er-
bellten
ganan9ia Beute
(fiera g. stolze Beute)
prender g. Beute machen
quiuta fünfter Teil der Beute {Anteil
des Königs)
rragiou Beuteanteil
meter en paria (s. y,Herr"^ u. ,, Diener^)
tribu tpfl ich tig machen
Romanische Forschungen XXXII.
prender {s. w. 0.) gefangen nehmoi
preso u Gefangennahme
tomar a pr. gefangen nehmen
tomar ,, „
cativo, cativa Gefangene[r)
guardar bewachen
atregar befreien
quitar [s. „Recht) freilassen
salir de cativo aus der Gefangenschaft
entlassen werden
c) Turnier, Zweikampf.
campo Kampfplatz
moioues (s. „Äusdelmung"') >'chra?ike7i
tablado Zielscheibe
arnias de fuste Holzivaffen, Turnier-
tvaffen
desafiar jem. herausfordern
rrebtar (el cuerpo) jem. herausfm'dern
rriebto Herausforderung
fiel Kampfrichter
partir el sol die Sonne verteilen {d. h.
die Lage der Plätze f. d. Kämpfer
bestimtnen)
sortear (el campo) verlosen
ser movedor sich tummeln
(parada Stillstehen, Anhalten eines
Pferdes)
iuntarse de cara con jem. Aug' in Aug'
gegenübertreten
camear los cavallos die Pferde aus-
tauschen
bien salir als Sieger hervorgehen
d) Ehrende Beinamen.
barba coniplida collkommcncr Bart,
vollkommener Recke
el bueuo der Gute
cavalloro lidiador ritterlicher Kämpe
caboso Ileld
espada taiador schneidiger Degen
(f)ardida laii(,'a kühner Degen
22. Eiire, Sciiande.
baudo Ruhm, Atisehen
oudra Ehre, Ansehen
25
386
Johannes Adam
dar o. ehren
ondranQa Ehrung
ondrar ehren
ondrarse sich Ehre machen, erwerben
ondrado geehrt, ehrenwert^ rechtschaffen^
anseh?ilich, stattlich, an Ehi'en reich
onor [s. j^Habe") Ehre, Ansehen
prez (condes de prez) Ehre, Ruhm
entrar en prez sich Ruhm enverben
pro {s. yi Stützen^) Ehrenmann
claro berühmt
desondrar entehren, beschimpfen
desondra Unehre, Schmach
desonor „ „
fouta Schmach, Schande
tener a f. als Seh. betrachten
afontar beschimpfen
abiltar demütigen, herabwürdigen
biltanga Demütigung
biltada mientre schimpßich
enbayr beleidigen, angreifen
dar oreiadas Schmach antun
escarnir beschimpfen, verspotten, ver-
höhnen
iogado {s. „Helfen^) verhöhnt, ver-
spottet
süsanar verachten, verschmähen
tacha Makel, Flecken
verguenQa Schande, scJiändliche Hand-
lung, Scham
envergonQar sich schämen
{Schimpfnamen :)
boca sin verdad Lügenmaul
leugua sin manos Phrasenheld
largo de leugua grossmäulig
alevoso Verräter
mal cal^ado Lumpenkerl
23. Lehren, lernen, schreiben.
castigar unterweisen
ensenar „ lehren
latinado einer, der Latein, Romanisch
versteht
enssienplo Beispiel
far malos enssienplos a ein schlechtes
Beisjnel ausüben an
escrivir schreiben, kopieren
meter en escripto aufzeichnen
„ „ carta etwas aufschreiben,
schriftlich festlegen
carta {s. „Recht^) Urkunde
libro Buch
logar Stelle {im BucJie)
letras Wissenschaften
24. Dichtung.
gesta Heldengedicht
cantar Gesang, gesungerus Gedicht,
Epios
rromanz (episches) Gedicht
far un r. ein Gedicht verfassen
copla Abschnitt eines Gedichtes, Strophe,
Laisse, Serie
y) Der Mensch und sein Ver-
hältnis zu Gott.
Dios Gott
(D. en alto)
Criador Schöpfer
padre Criador 1 „ • ■,
„ Santo 1 Bexewhmmgen
;; spirital J f^^' ö^«
Christus Christus
Jesu Christo Jesus Christus
trinidad(e) Dreifaltigkeit
angel Engel
vertudes himmlische Mächte
apostol Ap)ostel
martir Märtyrer
Santo heilig
Daniel, Jonas, Lazaro, Longinos, Mel-
chior, Gaspar, Baltasar
Sant Yague St. Jakob [Schlachtruf der
Spanier)
Santa Maria St. Maria
San Pero, Peydro St. Peter
San Sabastian St. Sebastian
Santa Susanna {die keusche) Susanna
Maforaat Moliamyned {Schlachtruf der
Mauren)
Übersetzung und Glossar des altspanischen Puema del Cid
m
Golgota
(;ielo Ilwimel
parayso Paradies
yufieruo Hölle
cbristiano Christ
ehr i stiaudad Christenheit
cbristianismo „
iudio Jude
descreydo ungläubig
corouado Priester
obispo Bischof
obispado Bistum
abbat Abt
orden geistl. Orden
eglesia {s. GL) KircJie
sautidad HeHigtum
capiella Kapelle
raonesterio Kloster
mezquita Moschee
altar Altar
grado Altarstufe
Cruz Kreuz
caudela Kerxe
canpana OlocJce
tus Weihrauch
sobrepeli(,'a Choi'hemd
corca Hirtenstab ?
fincar los ynoios niederknieen
sautiguar mit dem Kreuze bezeichnen
siuar „ „ „ „
rrezar beten
rrogar {s. V. dicendi) beteyi
adorar anbeten
orayion Gebet
voca<;ion Gelübde
missa Messe
dezir la m. die Messe lesen
cantar la in. „ „ singen
prima Prime
matiues Morgengebet
dezir m.
peccador Sünder
pecado Süfule
prender los pecados absolvieren
soltura Absolution
grant s. Generalabsolution
dar 8. absolvieren
bende(,'ir segnen
bendi(,'ion Segen
dar bendi(,none8 (s. Heirat) trauen
valer {s. ,, schützen''^) schirmen
el Criador te vala etc.
salvar selig machen
Dios te salve etc.
encarnavion Menschwerdung
miraclo Wunder
far vertud ein Wunder wirken
cinquesraa Pfingsten
Geschick, Aberglaube.
auze Geschick, Glück
Ventura „ „
ora Schicksalsstunde
avuero Vorzeichen
corneia s. Glossar
acaecjer jem. zufallen
Ausrufe [s. Interjektionen).
(afe, fe, vezos etc. siehe da!)
verdad wahrhaftig!
per caridad w/n des Himmels ivillen
por amor de caridad um aller Barm-
herzigkeit willen
grado danke, Dank!
gra9ias „
mer9ed Erbarmen!
si vos vala el Criador so wahr eucli.
der Schöpfer scJiütien möge.
si el Criador vos salve so ivahr ihr
selig werden wollt! Bei eurer Selig-
keit!
Adverbia.
1. Des Ortes.
aca, a(,erca, adelant, adelinecho, adeii-
tro, aderredor, afuera, ayuso, aluen,
alla (ala), alli (ali), aqui. arriba,
25*
388
Johannes Adam
atras, cabadelant, ^erca, dalla, da-
queu(t), delant, dent (.5, GL), den-
tro, derredor^ desi, desuso, eu (end,
ende), fuera, ynso, suso, traviesso.
2. Der Zeit.
a^erca, adelant, agora, alguandre, alli,
autes (s. Gl.; enantes), aqui, qerca,
cras, daqui, desaqui, desi, despues,
eston9es {ete.), ya, iamas, luego,
uunca, nunquas, oy, siempre, tarda,
temprano.
3. Der Art iind Weise. .
abes_, ayua, apriessa, assi, atan,
atauto, bien.
4. Sonstige Adverhia und
adverbiale Wendungen.
arriba de, aun, demas, desi, quiyab,
siquier; uo, non, ssi; nulla cosa^
fiera cosa.
Adverhialxeichen : mientre.
Artikel ^f. Gl. unter el.
Pronomen personale s. Gl. unter yo.
Pronomen possessivum s. Gl unter
myo.
Pronomen demonstrativum.
aquel, aques, aqueste, el es, este,
Interrogative und relative Pronomina
und Adverbia.
quäl, quanto, que, qui, quien; do,
don (doud, dont), o, onde, poro
porqiie.
Indefinita.
al, algo, algnno, cada uuo, yaqiiauto,
mismo, mucho, uada, nadi, uinguuo,
nullo, omne uado, otro, poco,
quesquier que, quis cada uuo, seiios,
todo, (ullo s. Gl.), UDOS.
Correlativa.
assi-commo; atal : atanto : tal, quäl:
tauto, quanto. ■
Präpositionen und präpositional
gebrauchte Adverbia.
a, alent, ante, cabo, oerca, cou, contra
de, delant, desde, en, entre, fasta
faza, par, para, per, pora, sin, sines
so, sobre, tras; a^erca de, antes de
aleut de, apres de, cabo de, Qerca de
derredor de, despues de, en antes
de, fuera de (de f. de).
Konjunktionen.
aute(s) que, assi, assi commo, ca,
commo (efc.), commo si, deque, des-
pues que, do, dont, fasta que, mager
(que), mas, mientra^que), nin, nin-
nin, 0, pora, porque, pues (que), (bya
pues que), quando, que, si, si quier.
Copula.
e, be, y, by.
Interjektionen.
afe, fe, ay (s. GL), amen, evades
aqui, ya. pues.
Breslau, im Dezember 1909,
über Ämter und Würden in romanisch Bünden.
Von
G. Pult.
Quei ei miu piau, quei miu clavau,
Quei miu regress e dretg;
Sai a uegin peiquoi d'engrau,
Sun cheu jeu rnez il retg.
A. Huondei-^).
Einleitnng.
Über die alträtischen Hechtszuständc bis zur EinflihruDg der fräu-
kisclieu Gauverfjissuug durch Karl den Grossen bei Beginn des 9. Jahr-
hunderts gehen die Forscher in ihren Ansichten weit auseinander. Be-
sonders umstritten ist die Interpretation des sogen. „Diploms Karls des
Grossen' (gegen 774, Mohr I, Nr. 10), in dem der Kaiser, einer Bitte
des Bischof» Constantius (den er zum Rektor über das rätische Gebiet
einsetzt) und des ganzen Volkes entsprechend, ihnen die Erhaltung
ihrer althergebrachten Gesetze und Gewohnheiten verspricht.
1) Daa ist meine Wiese, das meine Scheune — das mein Kegrcss und
Recht — Weiss niemand Dank dafür — Bin hier selber I\önig. — Einen Teil
des Stoffes zu vorliegender Arbeit sammelte ich auf dem Terrain bei Gelegen-
heit einer Fusswanderung durchs romanische Biindnerland im Sommer 1904.
Beim gegenwärtigen schwachen Widerstand der alten Nomenklatur gegenüber
der leider überall sich breitmachenden modernen mag sich einiges seither ver-
ändert haben. — Meine Absicht war anfangs eine bescheidenere, nur auf Ver-
anlassung von Prof. Dr. Jud, dem ich viel Anregung verdanke, wurde das
ursprüngliche Thema zu dem heutigen erweitert. Die Arbeit war anfangs für
die Festschrift zum XIV. Neuphilologentag bestimmt, doch fiel sie zu
umfangreich aus und so ungern ich es tat, musste ich mich dazu entschliessen,
nur einen Teil davon (bis Cuitg, S. 3G1 — 369 der Festschrift) darin erscheinen
zu lassen. Die vorliegende zweite Redaktion des schon erschienenen Teiles
unterscheidet sich merklich von der ersten. Das Material wurde anders geordnet
und so weit der knappe Raum es mir erlaubte, sorgte ich für deutlicheren Aus-
druck und reichlichere Dokumentierung. Einige Kapitel wurden bedeutend aus-
führlicher behandelt und die rätischen Texte grösstenteils in den Noten übersetzt.
Möge von dem Wenigen, das ich biete, einiges auch dem Historiker und dem
Rechtshistoriker zugute kommen. Auf einen Teil des Materials musste ich der
390 G- Pult
Worin bestanden nun diese alten Gesetze und Gewohnheiten? Was
hat sich von denselben erhalten? Darüber wissen wir soviel wie nichts.
— Unzweifelhaft ist es aber, dass deutsches Rechtsleben in den Bündner
Gemeinden feste Wurzeln fasste und dem später fast überall wieder
eingedrungenen römischen Rechte hier keinen Raum gewährte. Nach
Tuor S. 84 haben die altdeutschen Rechtsformen sich nirgends so rein
erhalten wie im romanisch-bündnerischen Gerichtswesen. Während
sonst der deutsche Einfluss auf die rätischen Mundarten bei weitem
nicht so gross war, wie viele annehmen, und besonders die Sprache
der Landwirtschaft sich hier reiner erhielt als in vielen andern Idiomen
(s. Kap. Nachbarschaft), haben in Bünden meines Wissens viel mehr
germanische Rechtsbräuche, Ausdrücke und Wendungen weiter gelebt
als in anderen romanischen Ländern. Die ganze Volkssprache ist da-
von durchdrungen und vom Rechtsgebiet gingen diese Formen auch
auf andere Gebiete über. Den im Laufe der Abhandlung angeführten
Belegen für diesen germanischen Einfluss möchte ich hier einige cha-
rakteristische Beispiele vorausgeben.
Zu den überzeugendsten gehört zweifellos perdätta Eng., perdefga
Obl. < perducta = herbeigeführte, zugezogene seil, persona, welche
Form heute noch der einzige volkstümliche Ausdruck für Zeuge ist.
Vgl. Grimm II, 492 ,^zeuge war jeder freie, der . , . zugezogen wurde . . .
Das wort zeuge selbst leite ich von nichts anderem her als von ziehen,
sei mm äer zugezogene oder der ohrgezogene gemeint"*). Wartmann III,
275 V. J. 1293 ... da ze gegene waren dise geciuge.
Auf den uralten Usus des Ohrenziehens und der Überreichung
von Geschenken an Knaben bei wichtigen Anlässen (s. Grimm I, 198)
beruht ohne Zweifel die engad. Sitte des piz növ. Kindern, die ein
Raumveihältnisse wegen verzichten, auch war es mir nicht möglich, ein Ver-
zeichnis der zahlreichen zitierten handschriftlichen Urkunden und Statuten aus
den Archiven mit genauer Titelangabe beizugeben. Die Liste der wich-
tigsten Abkürzungen ist auf der Schlusseite zu finden. Der Einheit halber,
da ich mehr Beispiele aus Dokumenten als aus der gesprochenen Sprache bringe
und um die Lektüre den Nichtpbilologen zu erleichtern, halte ich mich womög-
lich an die hergebrachte Schreibweise, ohne jedoch darauf zu verzichten, die
gesprochenen Formen phonetisch so genau als möglich wiederzugeben. Ich
werde also den Akzent und die Länge angeben, offene (o) und geschlossene (e)
Vokale unterscheiden. Das gärtnerische {tx), (f) von Huonder und mein (A')
schreibe ich ch für das Engadin, tg für das Oberland; dem Laut g' vor a, o, u
entspricht hier wie in der gewöhnlichen Schrift und im Ital. ^r, g vor e, i ü hat
den Wert von g'; für mouilliertes l (l') steht hier gl, in alten Texten lg; mouilliertes
n («') = gn, alt ng. s impurum ist immer palatal mastial = mas'tral etc.:
Stimmhaftes s = f.
1) ducere in diesem Sinne findet sich noch in reducere > ürdüär. „Inua
at hest ardüt? Wohin hast du dich begeben?" (Pallioppi.)
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 391
neues Kleid bekommen, wird an den Ohren gezwickt (/je^^/ar = stechen,
zwicken; il piz = das Zwicken, der Stich von Insekten) und ein kleines
Geschenk (jetzt gewöhnlich fünf Rappen) dar piz nöü\J.-E. der dajiiz
növ O.-E. überreicht. Dieses letztere geschieht auch in der deutschen
Schweiz. Das aurem vellere kam jedoch auch bei den Römern vor
(Grimm I, 201) M.
In der Präposition impS <; in pede = statt, anstatt, an Stelle von —
tritt der Fusg als Symbol der Besitzergreifung an Stelle eines andern
auf (8. Grimm I, 196). Die gleiche Form kommt auch in Oberitalien
bei Modena vor (wie mir Herr Ilofrat W. Meyer -Lübke freundlichst
mitteilte).
Vielleicht ist auch mankscha Handschuh U.-E. rechtshistorischen
Ursprungs — aus manicia geworfener Handschuh als Symbol bei Über-
gabe von Gütern (Grimm 1, 210, Note), anderswo meines Wissens überall
durch wanta (guanto) verdrängt. — Obl. manetscha bedeutet Henkel.
Es sei hier auch der Name des Gemeindeplatzes in Sedrun, Truns,
Brigels und vielleicht in anderen Dörfern des Obl. erwähnt. Er heisst
Cadruvi < quadrivium. S. v. Maurer, S. 38 „In gleicher Weise pflegten
auch unsere alten Dürfer und Städte in Form eines Kreuzweges nach
den vier Himmelsgegenden von ihren Hauptstrassen durchschnitten . . .
zu sein . . ." und Grimm 1, 290 u. 459. „Ter circa altare ductiis comoto
(quomodo) qui in quatrovio esset thingatus." — langobardisch, 8. Jahr-
hundert. Als Symbol der Freilassung wurden nämlich Leibeigene bis
zu einem quadrivium geführt.
Ausgesprochener, römischer Rechtssinn bei germanischen Insti-
tutionen spiegelt sich in der Rechtsgeschichte des Landes und in der
Sprache wieder. Das deutsche Rechts wort aigan, eigen, hat auf
dem ganzen Gebiet bis zur neuesten Zeit das römische „proprium" voll-
ständig verdrängt und sich als Adjektiv in der Alltagssprache einge-
bürgert: ,^nies äyan prä, mP (iig^nii chasa'-' (Eng.), äg9)i (Obl.).
Der rom. Büudner Bauer hat schwer gekämpft, um den dp7i prdu
und den dg9n claidu < tabulatum^) = Heustall vor der Begierde der
1) U.-E. Che asch fatt cid piz növ ch'iil t'ha datt? Was liast du mit dem
P. gemacht, das er dir gegeben hat. Dieses Substantiv ist durch piz (d') növ
zu deuten. Walbergs Erklärungsversuch 49 e und 90 d, n aus dem Adverb
dahinoef (Bifvun Marc. XIV, 179, Juan 1,308, Helv. VI, 741), Form, die dem ital.
di bei nuovo entspricht und in der Bibelübersetzung von 18G0 immer durch
darchb oder rfaHÖt-waa;^ wiedergegeben ist, scheint mir sehr gesucht und lautlich
ebenso unhaltbar wie Pallioppis Ableitung aus bis novum.
2) Schon im Testament des Bischofs Tello 756, Mohr, Cod. I — tabulatum —
U.-E. tablä — , O.-E. talvb, Trast. Sils Eng. § 50. Z. f. rom. Phil. XI clavö, Obl.
*tablau ^ *tavläu y'*talv(iu'^*tlaväic'^ claväu. — Vgl. auch den Ortsnamen
Tablat bei St. Gallen.
392 G. Pult
deutschen Feudalherren zu schützen: doch ging er in diesem Kampfe
als Sieger hervor. Die Unfreien waren hier bedeutend geringer an
Zahl als in anderen Gegenden, wo das Feudalwesen stark ausgebildet
war. „Hier gelang es weder dem fast beständig von äusseren Feinden
bedrängten Bistum, noch auch den weltlichen Feudalherren . . . ihre
Landeshoheit in dem weiten Umfange auszubilden, wie anderswo. Viel-
mehr erhielt sich trotz der Ausbildung des Feudal wesens eine grosse
Menge Gemeinfreier, welche den personellen Zusammenhang, in welchem
sie zueinander standen, erst aufgaben, als der Sieg über den Feudalis-
mus entschieden war, und auch in den Gebieten, in welchen dem Bischof
die gräfliche Gerichtsbarkeit zustand, halte sich der Stand der Freien
fast intakt erhalten, ja dieses Beis^piel blieb nicht ohne Einfluss
auf die nach Hofrecht lebenden Unfreien." (W. u. S., S. 6, s. auch
PI. H., S. 472 f.). Trotz alledem haben diese letzteren im Sprach-
schatze eine Spur von sich hinterlassen. Familia durch Vermittlung
vom feudalen jPrtw^7?a = Eigenleute und Hörige eines gleichen Gutes
hat sich, mutatis mutandis, auf dem ganzen Gebiete im ursprünglichen
Sinne erhalten: Famaglia^ fameglia (Eng.), fiimeglia (Obl.) bedeutet
heute noch das Gesinde oder beim gleichen Unternehmen arbeitende
Knechte. Daraus ist meines Erachtens ü famegl, famagl^ fumegl,
oberit. famei etc. = der Knecht entstanden und nicht umgekehrt, wie
gewöhnlich angenommen wird^).
1) Trasf. Flims, Dec. I, 180, § 30 zweimal fumelgia dad alp. Trast.
Madulain, Ann. XXI, 86 Famaglia fulastaera\ Volkslied: Ona va sün chombra
i hiitta yq arhöglia — jj^r fnr ina dustn'da, pär dar a la fameglia Auna, geh
auf die Kammer — nnd wirf hinunter Erbsen — zu machen ein Gericht — zu
geben dem Gesinde. — Ein familius für faniulus ist meines Wissens nirgends
belegt. Ducange liat nur familia = servi, coloni in praediis rusticis comma-
nente.«, Familia Ecclesiae, Monasterii familia etc. Bei Mohr, häufig: — Curtim
ad Senilis (Schule) . . . cum tote servitio et cum tota familia, Mohr I, Nr. 137
v. J. 1161. Das Aititalienische kennt dieses Kollektivum auch: „Famiglia si
disse anticamente per tutti i servi soggetti a uno stesso padrone" (Riguttini c
Fanfani, Vocabolario) und Le cento novelle anticheLIII Ja famiglia {de\
\es(io\-o)volendoli bette". — Die Mehrzahl für nicht zusammengehörende Knechte,
auch in unbestimmter Zahl, ist im Kätischen famegls mit s. — Obgleich solche
Sammelbegriffe in Bünden auch für Personen häufig sind {narramainta, porcha-
mäinta, suddda, Plur. von sudä =: Soldat) und so beliebt auch das Suffix — tlia
zur Bildung von CoUectiva war (muäglia <^ mobilia =: Vieh, niifcheglia = Zier-
nüsse, arbeglia = Erbsen) glaube ich nicht, dass nach der Feudalzeit das Be-
dürfnis zur Bildung eines solchen Plurals aus famegl verbanden war und für die
Feudalzeit ist, wie schon angeführt, keine lateinische Singularforra belegt, was
eine romanische Einzahl allerdings nicht ausschiiesst. In Anbetracht des An-
geführten halte ich das Kollektivum für die ältere Form und betrachte den
Singularis als daraus entstanden. Vgl. malsuter, mailinter (Kartoffel) aus mala-
Über Ämter und Würden in loniani.scli Bünden 393
DcD besprochcueu fciulalen Rechtsvcrliältuissen dos Luiulcs ciit-
sprecheu auch die BeamteniiameD. Beinahe die ganze Terminologie
der Geriflitsgemeinden ist germanisch: sie besteht vielmehr griissten-
teils aus romanisierten lateinischen Ausdrücken des deutschen Feudal-
wesens.
Die Namen der Dorfboamten entstammen im allgemeinen denjenigen
der Gerichte. Nur einer zeichnet sich wenigstens anscheinend durch
seine Originalität aus. Er feblt selten in Urkunden, die nur von Nach-
barschaften handeln, tritt regelmässig und mit Entschiedenheit auf, so-
bald es gilt, das Dorf zu vertreten und zu schützen, sonst versteckt
er sich. Das ganze Feudalwesen scheint ihm nicht zu behagen, er
weicht ihm lieber aus. Es ist der bündnerisclie Dorfmeister, der
cu'itg. — In den äusserst reichhaltigen Büchern von Cham))ell (Kaetiae
alp. Topogr. descriplio) und F. v. Sprecher (Pallas rhaetica),
wie in den grundlegenden Forschungen v. Plantas und v. Juvalts und
vielen wertvollen Aufsätzen in den Jahresberichten der histor. antiq.
Gesellschaft für Graubünden ist der cuitg kaum erwähnt oder fehlt ganz;
im Cod. Di})!, von Mohr gelaug es mir nicht, einen einzigen Beleg für
dieses Wort zu finden; in vielen Dorfarchiven spielt er dagegen die
grösste EoUe.
Im Namen dieses echten Sprössliugs rätischen Wesens hoffte ich
eine Spur jener uralten ,.Rechte und Gewohnheiten" zu entdecken, um
deren Erhaltung das rätische Volk den grossen Kaiser bat. Zu diesem
Zweck versuchte ich, soweit es meine Mittel mir erlaubten (die Be-
schaffung des Miilerials zu solchen Untersuchungen ist oft mit grossen
Schwierigkeiten verbunden), die genaue Natur dieses Amtes und seine
Entwicklungsgeschichte zu erforschen.
Mit vorliegendem Aufsatz möchte ich vor allem dem Leser das
Ergebnis dieser letztgenannten Untei suchungen vorweisen, bei denen
ich leider nicht zu dem Schlüsse gelangte, den ich durchzublicken
glaubte.
sutera, mailintera. Warum diese Samnielform sicli nur im Kätischon bis licnte
erhielt, ist leicht begreiflich. Ein Pluralis von Personen in a mit dem Singular-
nrtikel la konnte nur hier weiterleben {cauacjlia, canaille und marmaglia haben
alle pejorativen Sinn). Ausserdem musste dieser Begriff im halienischen und
Spanischen durch den Homonym fannglia, familla im Sinne von Familie ver-
äräna:t werden, während dieses /rtmzf/Zea im Romanischen, wie die Form es be-
weist, ein später einj^edrungenes Wort ist. Wodurch es früher ersetzt wurde,
ist schwer festzustellen-, es sei jedoch erwähnt, dass heute noch frurlr/liaiiza
manciimal im Sinne von Familie verwendet wird, ob maj'diiiada (s, Kap.
vicinantia, Note) hierher gehört, kann ich nicht entscheiden. Herr Ilolrat
W. Meyer-Lübke hatte die Freundlichkeit, mich auf die cremoncsische Form
famci (Ackerknecht) und fameija (dessen Frau) aufmerksam zu machen. Zur
familia des Podesta s, Hcrtter S. 1 1.
394 G. Pult
Obgleich der cuitg „für sich steht" und beinahe unabhängig ist
vom übrigen Beamtenheere, kann sein Wesen doch nur im Zusammen-
bange mit diesem begriffen werden. Daher bringe ich als ersten Teil
einige ganz kurz gefasste Bemerkungen über die Geschichte der
Gemeindebeamten und behandle im zweiten Teil ausser cuitg auch die
übrigen Dorfchargen. — Aus den äusserst zahlreichen Belegen, die in
den Quellen zu finden sind, zitiere ich regelmässig des beschränkten
Raumes halber nur das Allernotwendigste.
I. Die Gerichtsgemeinde.
Ich fasse hier Gemeinde im bündnerisch traditionellen Sinn von
Hochgerichtsgemeinde (Obl. cimin, Obhst. Cumeign, O.-E., cumön^)
auf Sie bestand aus einer Anzahl Dörfer oder aus einer kleinen Tal-
schaft und war gewöhnlich aus zwei oder mehreren Gerichten zu-
sammengesetzt. Der Gotteshausbund {la chade) zählte 11 Hochgerichte,
die aus 21 Gerichtsgemeinden (Obl. dartglra^ O.-E. drachüra, U.-E.
drettüra) gebildet wurden, der graue Bund (hi Ligia grischa) 8 Hoch-
gerichte und 22 Gerichtsgemeinden; der 10 Gerichtenbund („Ligia da
las disch dartgiras") 7 Hochgerichte und 10 Gerichtsgemeinden. Diese
hier angegebenen Zahlen habe ich in Spr. P. R. vorgefunden. Die
sogen. Hochgerichte, die Sprecher (P. R., S. 220) treffender Conventus
magni nennt, sind keine den ,.gewöhnlichen Gerichten übergeordnete
Jurisdiktionsbezirke", sondern reine Verwaltungsbezirke, s. hierüber
Tuor, Fr. V.L., S. 137).
Für Hochgericht und manchmal auch für Gerichtsgemeinde treffen
wir in Urkunden auch den Terminus terra — Champ. 86 „La Terra
vel la Drettüra d'Sursaes''^ G. Arch. Schuls, Urk. von 1648 „Mastral da
la Terra d'lngiadina bassa'-^ G. Arch. Obhst. Nr. 112 „unfaunt della
tearra'-' („Gemeindebürger"). Trast. SottTasna*) ... et cur Is Cumüns
vegnan iusembel per fats dals cumüns od dallu Terra'). Jörg Jenatsch
in seinem Brief an die Sentner wendet diesen Ausdruck sogar für ein
1) Für das ö vgl. Arch. glott. I, Nr. 2, Candrian, § 62 n. P. d. S., § 122 (Ein-
wirkung- des nachtonigen i). Ein französischer Einflusa ist meines Erachtens
ausgeschlossen. Comön grand heisst noch in den „Statuts d'Engiadina
sur" v.J. 1866 (gedruckte Broschüre) die Wahlversammlung oder Versammlung
aller Bürger des Hochgerichts, also Landsgemeinde; Comön pitschen (klein) die
Versammlung der Delegierten der Gemeinde (Rat). Diese Delegierten heissen
gewöhnlich Hommans da Comün. Im U.-E, bedeutet Cumün politische Ge-
meinde und Dorf uud entspricht dem oberengadinischen vschnauncha, Obl.
vischnaunca und vüg, s. Kap. vicinantia.
2) V. J, 1692. Im Besitz des Herrn Lehrer U. Pitschen, Sent.
3) Und wenn die Dörfer (Sent, Schuls, Fetan) zusammenkommen wegen
Angelegenheiten der Dörfer oder der Gerichtsgemeinde.
über Ämter und Wiirdeu in romanisch Bünden 395
einzelnes Dorf an, was sonst nicht Usus war. — Nöbbels, Öabbis,
Huudraivels Sgnuors et Wschins dalla Terra et Wschnaunchia da Sent.
Dec. VI, 229. Der iirfiprlingliclie Sinn von T. ist Land, im Obl. wird
es noch in diesem Sinne verwendet: la tiara grischuna. Pajais
(eng.) ist nicht alt.
Ob diese Gemeinden (comlin. terra, dartgira, drettüra) nrs])rüng-
licben Markgenossenschaften entsprechen, ist hier nicht der Ort zu ent-
scheiden. Für einen Teil derselben glaube ich dies entschieden aus-
geschlossen»). Kein Zweifel besteht aber darüber, dass diese ,,Com-
munen'' (Form, die oft in deutsch blindn. Urkunden vorkommt) aus den
fränkischen Centenen, den Unterabteilungen der Grafschaften, herstammen.
Der Name Centena hat sich in Misox erhalten: ,.Centenae, iit vocant in
Misox.^'' Spr. P. K., S. 213. „Pubblica generale Centena tenuta in Lo-
stallo li 25 apr. 1773" — ,,Formola di Giuramento da prestarsi in
Centena-^ W. u. S. I, 43. Über die Einrichtungen dieser Gemeinden gibt
guten Aufschluss die populäre Darstellung Muoths in wunderbar klarer
und reiner Sprache, betitelt Historia grischuna dil novissim
Temps — Ann. I, 139. Gewisse Zahlen und Einzelheiten stimmen
jedoch mit den Angaben anderer Forscher nicht überein.
Einiges über die ältesten Ämter.
Die Amter und Würden der ostgotischen, merowingischen und
karolingischen Zeit {Diix Raetiarum, Praeses, Bector, cur/ales, defen-
sores etc. haben wenige Spuren von sich hinterlassen. In Nr. 8 vom
G. Arch. Sent aus d. J. 1429 lesen wir die Formel cou/'ci ac rcctores
Regerem der Form von >-e7cSc//rt/', Pallioppi: red.^cher, ^uhst. redscJ/adur;
Tr. Madulain. Ann. XXI, 54: aredschar hat sich bis heute erhalten. Die
Verwaltungsbehörden des Dorfes heissen in vielen Statuten Redschamaint,
80 in dem von Zernez, Ann. XIP). Die Entwicklung g > dsch und auch
tscli könnte den Zweifel aufkommen lassen, das«s es sich um eine jüngere
1) Was bisher über das Bestellen von Markgenossenschaften, sofern ich es
kenne, behanptet wurde, scheint mir eher auf Anpassung der durch v. Maurer
geschilderten Verhältnisse auf Bünden, als auf dokumentierte Beweise zu be-
ruhen. Muoths Cincellarius vollia B. G. 53 ist, wie sein Beleg (Mohr I, Nr. 220)
beweist, ein vom Bischof eingesetzter Beamter. Vgl. auch Kap. Nachbar-
schaft und Cuitg Nr. 1. Molirl, Nr. 5(i u. (35 (10. Jahrb.) hat ad ijisam mar-
cham für das Bergeil und ab ijjsa centena et scultatia curiensis.
2) Diese Form ist in tessinischcn Statuten besonders häufig; s. Bol. stör.
1900, Stat. von Biasca 1435 per consulein, rectorem et ofjiciales — mehrmals.
In Hettners Zitaten steht rector immer als Synonym von Potestas, ebenso in
Boccaccio, Decam. (iiorn. VIII, Nov. V: rettore im Sinne von podestä. —
Rector loci, quem sculdahis lingua propria dicunt F. Diaconus 6, S. 24 aus
Grimm II, 364.
396 G. Pult
von Italien eing-ewauderte Form bandelt (das inteivokale lat. g wird
sonst in der Regel zu y oder «/, s. Pari. d. S., § 227 und Walberg, S. 141),
docb bätte ital. reggimeuto regiamaint gegeben wie proteggere proteger
und die meines Wissens nur im Rätiscben vorkommende Form etschär
eintreiben, einfordern, einzieben, kann nicht entlebnt sein und gebt
ohne Zweifel nuf exigere zurück, vgl. ital. esattore. Für das e s. P. d. S.,
S. 31ff., 58 u. 59^). Ein Lehnwort dagegen mag das rigiamaint des
Somvixer Passionsspiels sein.
In Urkunden des frühen Mittelalters treten oft die milites (Ritter)
und die boni virf-) (Gemeinfreie, die als Zeugen, auch als Ricbter figu-
rieren) auf. S. PI. A. R., S. 288, 289 u. 350. — Über die sint lüten der
Am t b. und anderer Urkunden (ursprünglich = Gesindelente, s. Grimm I,
440 u. 490: sindmaymus) und über die Semperlüten (sendbare Leute,
die in die Landgerichte gewäblt werden durften) s. Grimm II, 462
und Muotb, Ämtb, S. 50.
Nach Verschwinden der Rektoren*) und Präses tritt auch bier,
wie überall bei der Einfübrung der Gauverfassung, der Comes*) als
Vertreter des kaiserlicben Recbtes und Inbaber des Blutbannes auf. —
Die Uutergrafen, Centenare, erscheinen in der latinisierten langob.
Form von scnlta/zius. im Strafgesetz des Riscbofs Remedius Ende des
8. Jahrbunderts.
Dienstleute.
„Scbon 1170 erscheint der Bischof (Obl. uestg, eng. ovais-ch,
in alleren Urk. gewöhnlich u vai s- eh)*) als deutscher Reichsfttrst" (Cod.
1) Es sei hier auch auf legem '^ O.-E. ledfcJia, U.-E. letscha Gesetz auf-
merksam gemacht. Vielleicht haben Rechtswörter manchmal den gleichen er-
haltenden Einfluss auf Form und Lautbestand wie Ortsnamen. In diesem Fall
hätte früher das intervokale g das gleiche Schicksal gehabt wie anlautendes g
(s Walberg, S. 112, aul. (/ 'y dsch). Das tsch der u.-e. Formen erklärt sich
daraus, dass der Laut dsch im U.-E. (wenigstens in Unter-Tasna) heute über-
haupt nicht mehr vorkommt, ausser nach n: p^ondschär. Dfc/iandfchiva {P. d.S.,
S 150, 151, 183) ist unrichtig. Die populäre Form ist andfchiva.
2) Für Italien s. Hertter, S. 59, Note 4: honi viri (Vorsteher der einzelnen
„Zünfte" und anderer Vereinigungen).
3) Nach einigen Forschern soll der Titel Rector im Diplom Karls d. Gr.
nur auf die bischöfliche Würde gedeutet werden, s. Tuor, D. Fr. v. L.
4) Comitatus Curiensis ist jedoch schon seit 799 belegt, Mohrl, Nr. 11
und Tuor, D. Fr. v. L. Comitatus hat hier meines Wissens keine Spuren von
sic'i hinterlassen. Formen, die dem ital. contado und contadino entsprechen,
sind in der Volkssprache nicht vertreten.
5) Das 0 der eng. Form kommt von der Schriftsprache. Für das i< s. P. d. S.,
S. 155 u. Waiberg, S.90c. — Ahi. z=. ävat, Ann. I, 141 Vavat da Muster. Auf die
Behandlung der geistlichen Würden und Ämter nuiss ich aus Mangel an Quellen
verzichten.
über Ämter und Würden in rumänisch Bünden 397
di|)l. I, Nr. 142 „pn'ncejjs noster'-^ und PI. H., S. IM). Dulier die Hof-
iind El)reuiimter, wie an anderen fürstlichen Höfen. Die luliabcr dieser
Amter, Dicustleute {Ministerialen) genannt, wurden mit Leiien belohnt,
die sich in Erbleheu vervv;indelteu und oft durch Usurpation in Eigen-
tum übergingen, so dass aus solchen Üieustmännern die meisten welt-
lichen Herrschaften entstanden.
In den Ämtb., 8.25 — 37, fiudeu wir eine Aufzählung dieser Mini-
stcrialieii mit Angabe ihrer Funktionen. Hier die Namen derselben:
hofmaister, schenken, truclisess, kuchi niaister, niarschalk,
tiir huuter, canzler, schriber, ,j;iger maister, falkuer.
Zollerampt, Camerampt, Marckstallampt, Becheramj)t,
Torwartampt, Kellerampt, Stu benwischerampt, Forstampt
(forstmaister), Hchmidampt (s. auch Kat. Flugi, S. 134 ff.
Mit Ausnahme von Marschalck (auf den wir im Kaj). Marah-
skalk zu sprechen kommen), Kanzler und Schreiber, haben diese Hof-
Icute wenig Spuren von sich hinterlassen und treten in Urkunden selten
auf. — Desto häufiger begegnen wir da dem Vogt [cidoocatai^), Am-
man n , V i z d u m , auch V^ i z t h u m ( Vicedominus) und M a i e r. — Die
zwei erstereu haben vor ;tlleui richterliche Befugnisse. Galgen und
Stab waren damals das Symbol der Macht. Die anderen zwei haben
mehr ökonomischen Charakter. Doch tritt der Vizdum immer auch als
Richter auf und zwar in Emunitätssachen.
Die Leiter der Gerichte.
Erhalten haben sich bis heute von den oben angeführten die aus
adcocatus hervorgegangenen Formen und der Ammann in der Form von
misirol. Diese zwei {viigau und tni^tral) und in den ital. Talschaften
der podestä gaben den Leitern der Gerichte, die auch exekutive Kom-
petenzen hatten und in der Kegel zugleich Vorsteher der gesetzgebenden
Gemeinde waren, den Namen.
Mistral.
Wir sahen im vorletzten Kapitel, dass die Vorsteher der Cent-
grafsch aften, Centenen, aus denen die Hochgerichtsgemeinden
hervorgegangen, Ende des 8. Jahrhunderts in der Form von Sculta/zius
auftreten. „Qui scultaiziiim aut reiiqunm capitanium ministerialem occi-
derit" (Strafgesetz des Bischofs Remedius'i, 8. Jahrb., PI. A. R., S. 448).
Dieser Scultaizius ist der Stammvater unseres rätischen mistrdls. Im
Einkünfterodel des Bistums Chur aus dem 11. Jahrhundert (Mohr I,
Nr. 193) lesen wir: ,^Miuistro autem id est sculthacio'^ und minister
1) Bemedius h.at sich noch im o.-e. Geschlechtsnamen Bomedi erhalten.
398 G. Pult
ist die gewöhnliche Form, in der der deutsche Ammann, Ampt-
maun in lateinischen Urkunden überall, auch ausser Graubünden, er-
scheint. Der deutschen Form Ammann entspricht aber die romanische
mistral und in den italienischen Talschaften ministrale, welche offenbar
auf ministerialis zurückgeht. Ministeriales hiessen die Dienstleute der
geistlichen und weltlichen Herrschaften, ministerium das Amt, auch
das Lehen eines Ammanus (W. u. S. II, 378). — Das eben angeführte
Einkünfterodel hat: ministerium in Planis, wm^'s^er/?«« in Tuverasca etc.
Ob nun mastral auf die oben zitierte Form capitaneus ministerialis
zurückzuführen ist, oder ob er aus einem ursprünglichen Adjektiv mini-
sterium -j- alis entstanden, lasse ich unentschieden.
Schon 1244 finden wir die etwas romanisierte Form ministralium
(gen. plur.) vor (Juv., S. 230). In ganz romanischem Gewand tritt der
Minister oder vielmehr die Frau Ministerialin im Jahre 1385 auf:
„Item ze Carpilions Air Juvalte, quod habet maisterlessa^) de Süllg
(Sils, Seglias im Domleschg) etc." (Ämtb., S. 64).
Das Amt dieser mistral (Obl.), mastrel (O.-E.), mastral (U.-E.),
ministrale (ital. Talsch.) wurde, wie das der übrigen Dienstleute des
Bischofs oder anderer Herrschaften, zum Lehen. Das Wahlrecht stand
ursprünglich der Herrschaft zu. Doch haben freie Gemeinden schon
früh angefangen, ihre Ammänner zu wählen. 1277 nimmt Walter
V. Vatz die freien Walser im Rheinwald in seinen Schutz und gestattet
ihnen, bona statuta und einen minister als Richter zu wählen. Mohr I,
Nr. 286.
Muoth (Ann. XII, 152) bringt den Namen Peider Manaistra mit
minister'') in Zusammenhang; jedenfalls muss hier ein Verbum mini-
strare = leiten angenommen werden, woraus manaistra, das heute
Hundeleine bedeutet und vielleicht mastrina = Zügel, ursprünglich
Diminutiv des ersteren, hervorgegangen sind. — Obgleich ministrare
lautlich genügt, ist in diesen Formen eine Beeinflussung in der Be-
deutungsentwicklung durch die Idee mänär (mener, menare) nicht zu
verkennen.
In Form eines Eigennamens findet sich mastral in einer Urkunde
des G. Arch. Ilanz v. J. 1547, s. Tuor, Fr. v. L., S. 194: „die ersamen
1) misterlessa, maisterlessa (Laax) ist noch die aktuelle Form im Obl. Nach
freundlicher Angabe Heim Prof. Tuors starb in Laax die letzte maisterlessa
vor etwa 10 Jahren.
2) Der minister serrae (1577) des Trast. Zern. Ann. XII, 136 ist wie die
ebenda vorkommende Form serrae magister beweist, nichts anderes als das rom.
maister della serra. — Magister war, wie aus den Tessiner Urkunden vom Boll.
stör, und aus der rätischen Terminologie hervorgeht, der gewöhnliche Titel für
Handwerker und Professiouisten, s. Kap. Andere Dorfbeamte,
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 399
naclipuren von Syffis (8ewis bei Ilanz), nämlich Ilaus Partog, Hans
Mastral und Munjzy PitscJten.'-''
Als Flurnamen erscheint er im Trust. Zern. (Ann. XII, 137) „aquadot
dals mastros'-^. Für alcs > ö.s' s. ebendaselbst S. GO bno^ Plur. von bital
Herbi^tutziing und S. G2 ugos Plur. von ayual 8. 03 und vielleicht Tar-
zoiis (Flurname) Plur. von Terzul. S. auch Champ. Psalm 148 mastiaus
d'la terra und den Sentner Flurnamen charulti < cauuleS; wie auch
chatils < caballos, das im Müutertal chavis gegeben hat und Pari. d. 8.,
§ 345. Vgl. auch Walberg, S. 171 ^/«ynos < juvenales.
Als Titel wurde „mastrul" im U.E. und M.-T. zu maschal: maschäl
Nott, inaschäl Andrea. O.-E. auch niasc/ul.
Wie hoch die Würde des obersten Führers der Gemeinde geschätzt
wurde, beweist neben anderem, ein Artikel des Trust. Sott Tasna,
S. 226: Eir cur üua Tal persuna inconter seis niiuisters od mastrals
per ira od malvolentia inscuntrond quels sün Una via od strada cun
l)agk, respett, uon Is vuless reverir sainza far baretta od chiajjö des
quel dalg Mastral dalla terra ugir chiastigiä p. 1 K. ongi votu^). —
Die Freien ob dem Flimserwald hielten ihre cum/'ns (Landsgemeinden)
in Laax ab. Als die Männer von Sewis (ob Ilanz — rom. 8evgein —
spr. Sevg'd/n — urkundl. 8ifis) aus Laax zurückkamen, ging ihnen
das ganze Dorf mit Musik jubelnd entgegen. Hochrufe, Reden, Haus
des Mistrals bekränzt — Veltliner [v'm d'vuclina) Es wurde mir aus
Sevgein erzählt, dass bei einem der letzten mistrals die zukünftige
mistarlessa, als sie ihren Mann kommen sah, umstrahlt vom Nimbus
der Gewalt, vor Rührung in Gegenwart des ganzen Volkes auf die
Knie fiel und erklärte, sie sei nicht mehr würdig, ihm die 8chuhe zu
küssen.
Zum Schluss noch einige Worte über die jetzige Verbreitung von
masfräl. Seit der Mitte des vorigen Jahrhunderts nach Einführung der
kantonalen Wahlkreise ist er als Leiter des Kreisgerichts fast überall
durch „president^^ ersetzt worden. Im alten Sinne, also in der Bedeu-
dung von Kreispräsident, erhielt er sich noch in der Cadi (Disentis)
und Obtasua (Ardez). Im Lugnetz ist presidenl häufiger. Als Dorf-
beamter erhielt er sich im O.-E. (s. folgendes Kap.) und Obhst. Von
Ardez abwärts (U.-E.) hat nur das Ewigweibliche diese Form noch zu
retten vermocht. Die erste romanische Spur von „miuisterialis" fanden
wir in „inaisferlessa", und dönna mastralessa heisst heute noch im Unter-
1) Wörtlich: auch wenn eine solche Person gegenüber ihren Pfarrherren
oder Ammiiunern aus Ärger oder Missguiist, diesen auf der Strasse begegnend,
mit wenig Respekt sie nicht beehren wollte ohne die Mütze oder den Hut abzu-
ziehen (indem sie die Mütze etc.), soll dieser vom Ammann der Gemeinde be-
straft werden. 1 Kentsch jedesmal. — Es bestanden mehrere Mastrals (s. hier-
über Kap. Pfleger).
400 G. Pult
eugadin und Münstertal die Frau des prosaischen „Präsidenten", wie
die GaÜin des Pfarrers (rararhida) in dem seit mehr als drei Jahr-
hunderten reformierten Eng-adin noch dpnna plavanessa (plebs, pleba-
nus) heisst (vgl. Kap. Titel). Über mastrel als Dorfbeamier s. Kap.
Jü rader.
Die den rätischen Formen entsprechenden allgemein romanischen
Ausdrücke werden hier nur gelegentlich herangezogen. Der Mangel
an Literatur und vor allem die Raumverhältnisse erlauben mir nicht,
systematische Untersuchungen auf diesem Gebiete vorzunehmen. Doch
kann ich nicht umhin, die franzö^sischen Formen für mistral aus Du-
cange wiederzugeben.
Bd. V, S. 396. — Una cum ministrale uostro v.J. 1106. — A mini-
strale id est Judice etc. -- Minisirales v. J. 1195. — Bd. IX, S. 272.
Mistral hixiWi ou pievot, celui qui leve les droits d'un seigneur et veille
ä ses intercts, d'oü mistralie Voffice de Mistral. — Eng. Mastralia, Obl.
Mistarlia etc. bedeutet im Rätischen ebenfalls das Amt des Mastrals,
wie das Gebiet, das unter seiner Leitung steht, der Wahltag und der
Marsch, der bei diesem Anlass gespielt wurde (Barblan Calvenfeier-
festspiel). — Trast. Fiims Ann. XXIV, 173 Minchiu vaschin ca ratscheiv'ilg
miez rensch de la Maderlia.
Für Italien vergleiche die von Hettner aus dem Cedrus des
Magister Boncompagno (Anfang des 13. Jahrh.) angeführte Stelle,
die sich auf das Gefolge des Podestats bezieht: minute baculorum inci-
siones quas faciunt seuescalchi, ministrales et castaldiones^] cum dant
vel recipiuut familiäres expeusas.
Landamma.
Als nach dem Entstehen der drei Bünde ein regerer Verkehr
zwischen romanischen und deutschen Talschafteu sich entwickelte,
drangen viele Beamtenuamen in ganz deutscher Form in die roma-
nischen Täler ein. Besonders der sprachlich stark gemischte und fester
organisierte obere (graue) Bund fühlte diesen Einfluss. Während das
Engadin sich bestrebte, mittelst italienischen Lehnwörtern oder Neu-
bildungen diesem Eindringen germanischer Elemente mindestens in der
Schriftsprache entgegenzutreten, macht das Oberland auch nicht den
leisesten Versuch, sie zu übersetzen. Die höchsten Beamten des Bundes
heissen beinahe ohne Ausnahme ilg Landrichter (Leiter des Bundes-
gerichts beim grauen Bund), welcher lautgerecht zu landrechter wurde,
1) Von diesem castaldo, gastaldo (s. Grimm 11,364 gastaldius), derimTessin
eine grosse Rolle spielte, ist hier nichts zu finden, obgleich Wartraann II, 393
hat „qui erat giistaldius ipsius civitatis u. MohrH, Nr. 289 v. J. 1301 ser Jacohi
CastakU vallis Theni
über Ätutcr und Würden in romanisch Bünden 401
(Muotb, Ann. I, 140 nennt ihn Cau-derschader), ilg Landweibti, Land-
schreiber, ilg Oberkeit für die ganze Gemeindebehörde. — Hier ein ein-
ziges Beispiel für die Sprache, die wir hier und du in Statuten vor-
finden: Decrets e IStatuts della Cadi, Dec. I, 554: „In Steldstand (.Still-
stand) daus dil Sign. Lajiditia. Reg. ner de siu Amtsstattlialter . . .
e Obrigkeit''').
Ein Pendant dazu tür die deutschen Gemeinden gibt die Gerichts-
ordnung von Thusis 1541' (W. u. S., S. 140): „Zum ninleu welcher einer
sum nit guntätid (^contentus, cnntaint) ist etc.'' Die Beeinflussung war
also eine gegenseitige.
Als gegen Mitte des 15. Jahrhunderts die Dörfer des Engadins
anfingen, eigene Gerichte „Ürett del lö'' zu erhalten, erbten deren Vor-
steher den Kamen der Leiter der Gemeindegerichte und hiesscn Mastral;
dafür avancierten die früheren mastrals zu Landammännern. Das
neue, vollklingende landämma hatte für das romanische Ohr etwas
Feierliches an sich. Es wurde daher als die vornehmere Form be-
trachtet und blieb als offizieller Ausdruck, während der volkstümliche
Käme noch mastral blieb. Im Oberengadin hat der erstere den letzteren
auch in der gesprochenen Sprache, in der Bedeutung von Krcisgerichta-
leiter, verdrängt (s. Kap. Der Mastral als Dorfbeamler;.
Auch in den italienischen Landstrichen ist die offizielle Bezeich-
nung des Beamten „landämma'^ , ^^landainmanu''- neben „minidrale'^'^).
Belege s. Kap. P ödes tä. Das Obl. dagegen blieb von dieser deutschen
Form verschont '^).
Advocatus.
Nach Verschwinden der Grafen tritt der Vogt <, Advocatus als Ver-
treter der Keichsgewalt (Blutbannj im Namen des Königs (Keichhvogt,
PI. H., S. 27) oder des Bischofs und anderer geistlicher oder weltlicher
Herrschaften (Schirmvogt) auf. Diese SchirmvögtC; welche die be-
treuenden Herrschaften in weltlichen Dingen vertraten, sind nicht zu
verwechseln mit den Vögten, die diese letzteren in einzelnen ihrer
Territorial- oder auch nur Immunitätsbezirke einsetzten. Die Befugnisse
zwischen diesen einerseits und dem Ammann und Vizduni anderseits
sind schwer scharf auseinander zu halten. Planta und Juvalt sind weit
1) Ein Stillstand gegeben vom Herrn regierenden Landamuiann oder von
seinem etc."
2) Auch im Tesain, Boli. stör., begegnen wir oft der Form landammaao,
die von der LIerrschaft der Urkantone herstammt. Vgl. v. Maurer, S. 311.
An der äpitze der Talmarkgemeinde (Uri) stand ein von den grundherrlichen
Amtleuten und Meiern verschiedener Beamter für das ganze Tal, welcher gleich-
falls Ammann oder minister, und zum Unterschiede von den übrigen Amtleuten
Land am mann genannt worden ist.
Uoiuauisclitj Fyrschuugi'n XXXII. ^O
402 G. Pult
entfernt davon^ in ihren Ausführungen, diese Frage betreffend, überein-
zustimmen^). So viel steht aber fest: Wo Vogt und Ammann neben-
einander vorkommen, ist ersterer der höchste "Würdenträger, der das
Blut- oder Malefizgericht leitet und die hohe Gerichtsbarkeit iune hat,
der zweite ist der Leiter der niederen Gerichtsbarkeit auf einem be-
schränkten Gebiete. Der Vogt und der Vizdum sind in der Feudalzeit
immer Vertreter von Herrschaften; der oberste Beamte, der in freien
Gegenden gewählt wurde, hiess nie Vogt, sondern Ammann. Der
erstere hat also mehr feudalen Charakter als der zweite. Mit der Zeit
verwischten sich die Unterschiede, so dass Champ. z. B. (S. 43) die
beiden Ausdrücke als Synonyme auffasst: „. .. raetice alias „mastrals"
dicti quasi Ministrales, vel Ministeriales, germanice autem „Ammann"
veluti „Amptman" alicubi „Vogt" etiam teutonice loquentibus appellatus
et Raetice „Advugads sive Avugaus'^. — Trast. von Fürstenau und
Ortenstein Ann. X, 15: „Duveits vus esser ün nun partaschoun Vugau
n Mistral — Ihr sollt sein ein unparteiischer V. oder M,, und S. 60:
Ün Vugau u Mistral a Darchira ean culponts sind schuldig, sollen.
Die Zahl der Vögte ist eine beschränkte. In Urkunden treffen wir
am häufigsten den Stadtvogt zu Chur, den Landvogt zu
Fürstenau, den Landvogt zu Reams {giüa da Reams) für das
Oberhalbstein, den Vogt von Greifenstein, welchem auch Bergün
unterstand, denLandvogt von Castels, den Burgvogt oder Burg-
graf oder Hau ptmann zu Fürstenburg für den Vinstgau {Vnugst\
das Münstertal und zeitweise auch das Unterengadin — romanisch
chastlan (castelan da Fürstenburg, Ann. XIII, 131). Haubtmann
hiess auch der Schlossherr zu Remüs: „Das ain haubtman zu Ramiss
solte sein auch richter und aman zu Ramis" (Kat. Flugi, S. 62, Note).
Hauptherren Caus (W. u. S., S. 65) hiessen die Herrschaften, die
mit den Gemeinden zusammen den grauen Bund bildeten. — hopt-
herren und gemeinden (W. u. S. 1, 45). 1150 treffen wir auch in
Tarasp einen advocatus an „cum advocato nostro Uldarico de Traspe"
(Cod. dipl. I, 124).
Den ältesten romanischen Beleg für Advocatus fand ich ebenfalls
in den Ämterbüchern, jener wahren Fundgrube, und zwar in Form
eines Eigennamens: „HausWugau" in einer Urkunde vom Ende des
1) Advocati, als Vertreter geistlicher Herrschaften, treten zwar lange vor-
her neben den Grafen auf, schon im 10. Jahrhundert. — Die Meinungen der
Forscher in den «äusserst umstrittenen Fragen über die Entstehung und das
Wesen der Vogteien in Currätien, den Unterschied zwischen Reichsvogt und
Schirmvogt, Schirravogtei und Gerichtsvogtei etc. gehen weit auseinander. S. hier-
über V. Juv., Heft I, S. 136-169, Heft II, S. 25-28; PI. H., S. 27ff., 170if., 187,
206 etc. und Tuor, D. Fr. v. L.
über Ämter und Würden in ronianiach Bünden 40r>
14. Jahrhunderts (Aratb., S. 157). Vngmi ist noch die aktuelle Be-
zeichnung in Lugnetz und andere Talschaften (s. Kap. guTa). — Eine
lateinische Form mit Aphärese fand ich in Mohrl, 40 v. J. 920 „cum
oocato suo Ursicino" und die deutsche in Wartmann III, 275 v. J. 1293
nVOgit''.
Nach Entstehung der drei Bünde sind die Vögte allmählich ver-
schwunden. Am längsten hat der vom Oberhalbstein guia (die
Frau = guidessa\ der Überhaupt am meisten hervortritt, wider-
standen. Wir treften ihn noch im Archiv der gleichnamigen Gerichts-
gemeiude in einer Urkunde von 1724 und die rom. Form giüa in dieser
Bedeutung erhielt sich noch sehr lange nach diesem Datum. — Sehr
viele Schriftstücke in den Archiven des Oberhalbstein handeln von den
Rechten, Pflichten und Kompetenzen (Anrecht an Bussgeldern etc.) des
Vogtes zu Reams einerseits und der Ammänner von Stalla und von
Tiefenkastei andererseits.
In diesem Tal hat Advocatus die stärksten Spuren von sich im
Sprachschatz hinterlassen. — Wenn diese sprachliche Form im Rechts-
wesen der Kreise nicht mehr vorkommt, so finden wir dafür desto
nachhaltigere Spuren derselben in der Dorfverwaltung. Wir werden
also auf sie zurückkommen (s. Kap. gufa).
Podestä.
In den italienischen Talschaften endlich tritt der jjodestä^) auf.
W. u. S. n, 404 V. J. 1408 „laium potestaiem seu iiidicem (Puschlav).
Auch wo landammano oder ministrale als offizielle Form angewendet
werden, erhält sich podestä als Titel : „I Sig" Fodesta Carlo Domenico
a Marca, Landamano di Mesocho, Podestä Giov. Pietro Barbieri, Land-
amano di Roveredo e Francesco di Giacomo, Minisfrale di Calanca"
(W. u. S. I, 43). „Podestä Battista di Salis, Landamma di Sottoporta."
1) Für Italien vgl. Hettner, „Die Podestäliteratur im 12. und 13. Jahr-
hundert". — In Gorizia (Göiz) hat sich dieser Titel bis heute in der Bedeutung?
von Bürgermeister erhalten, ,.Io condueo a Voi, amato Podestä di questa bella
e gcntile Gorizia, i delegati" ecc. aus dem Piccolo von Triest, 30. Mai 1910.
Nach Muoth, B. G., S. ö4 hieas der Talkanzler für Bergeil und iMünster jjrae-
2)0iiitus, Frevost. Mir ist nur der Geschlechtsname l'revost (schon 1330, Mohr 11,
Nr. 230 Dominicus Praepositus) bekannt. Die Majuskel der zweiten von Muoth
zitierten Form könnte den Verdacht aufkommen lassen, der Dichter gehe von
diesen Formen aus-, aber warum in alier Weit soll der Appellativ, aus dem
dieser Name hervorgegangen, gerade den Talkanzlcr bezeichnet haben V Da-
gegen ist häufig zu treften potestas vallis Brigallie, so Mohr II, Nr. 158 v. ,1. 1314
und 61 v. J. 1293. Von einem Cnncellorius ist in den ältesten Bergeller Ur-
kunden oft die Kede, doch dieser vertritt immer einen Geistlichen, der seiner-
seits den bischöflichen Vogt vertritt.
20*
404 G- Pult
Die verschiedenen Verwaltiingskreise der italienischen Untertanen-
länder Veltlin und Borniio haben ebenfalls podestaten. Ein Ämter-
register für das Veltlin bat F. Jecklin im XX. Jahresb. des Hist.
ant. Gr. publiziert. Fort. Sprecher gibt in seiner „Rhctischen Cronica"
von S. 344 an die Liste aller Podestaten von Worms (Bormio),
Tirano (348), Teglio (353), Morbegno, Trahona, Flurs und die Laud-
vögte der Herrschaft Mayenfeld „von anno 1509" an, da „Gmein drey
Pündt selbige Herrschaft erkaufft haben von den Herren v. Brandis"
(20000 rhein. Gulden).
Die Verwalter der Grafschaft Chiavenna heissen Commissari
(Spr. rh. er.; S. 365). Der Generalgouverneur des Veitlins heisst Haupt-
mann — capitano — chapitani, oder guvernatur d'Vuclina und hat
mit seinem Vicar Sitz in Sondrio; er ist der Inhaber des Blutbannes
und direkter Vertreter der drei Bünde. Doch auch er, wie alle Beamte
der Untertanenländer wird von den einzelnen Gemeinden, aus denen
die drei Bünde bestehen, der Reihe nach bestellt. Diese sehr einträg-
lichen Ämter werden von den Gemeinden zu verhältnismässig hohen
Beträgen den einzelneu abgetreten. Im Arch. Conters (Obhst.) Urkunde
Nr. 84 „Convention zwischen Conters und Reams die Aemter betreffend"
finden wir eine Aufzählung der Prämien, die für jede dieser Chargen
bezahlt werden musste: „Podestary von Tirano 600Guld., von Trahona
400, von Mayenfeld 200, von Flurs 100." — „gniand Eilet iu noass
Cumoen Guvernatur, ComisarJ u V/carj\ saia l'hom da Cumoen oblio
il Fremj chia el pigl' aiut da daer la Mittaed alla Vizinanzia et l'otra
mittaed haeg' eil"') (Tr. Mad., Ann. XXI, 73).
Das Trast. Münsterth. 1707, Ann. XXIII, 138 hat: 0/ßci/s da Vuttlina:
Podestar/'a de Morbeng, Pod. da Biiorm, la Prasidentia dcls Syndi-
catiiors (Uutersuchungsbeamte, Rechuungsrevisoren in deu bUndnerischen
Untertanenländern)*), la Spidicaturia, Hg Sculer da Milaun (der Schüler
von Mailand), ilg Servitur da Palatg (der Falastkuecht). Auch anderswo
ist die Rede von einem Aurecht der Gemeinden gewisse Diener, Knecht,
wahrscheinlich eher einen bewaffneten Knecht, Schildwache, Polizei-
maim zu stellen und von freien Plätzen an höheren Schulen, die den
Bündneru als Gegendienste von den Potentaten gewährt wurden. Stat.
des grauen Bundes 1713, W. u. S. I, 75 „. . . und die Vogtey zu
Meyenfeld, die commissarien auf der Rechnung (Syudicaturia),
1) Falls in unserer Gemeinde ein Gouverneur, Kommissär oder Vikar er-
nannt wird, soll der Abgeordnete der Gemeinde die Hälfte' der Prämie, die er
einnimmt, der Nachbarschaft (dem Dorf) geben, die andere Hälfte bleibt ihm.
2) Sindicatus bedeutet in der Podestäliteratur Italiens die Rechenschafts-
ablage über die ganze Amtsführung des Podestä und seiner Beamten von eigens
hierzu bestellten liicliteru. Hertter, S. 59, Note 7 und G7.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 405
uud das sigel und den kiieclit auf der rechuuog- . . . uud der beydeu
schillern halber zu Parys etc." . . .
Trast. Sott Tasna, S. 283 hat: Taxa dals Oficis in Ig Pagiais
da nos Subietts (Taxe der Amter im Lande unserer Untertanen) : Gu-
bevnatur R. (rentschs < rheinisch sc. Gulden s. Pallioppi) 4000,
Comi^suriat R. 2000 , Sindicatur R. 150. Cavallier (nach Muoth,
Ann. I, 165, Befehlshaber der Polizei) R. 350. Famalg da Plaza (Polizei-
mann) R. 100. Stipendida Milan (für den Schiller) R. 100. Vgl. Muoth,
Ilistoria dil novissim tenips. Ann. I, l(53f.: La Valtlina.
Pfleger.
Im Unterengadin, wo sich österreichische, bischöfliche und andere
Herrschaftsrechte (Klöster Marieuberg und Münster, Herren v. Matsch)
zeitweilig den Rang streitig machten, heisst der österreichische Ver-
treter des Blutbannes ,. der Pfleger in N anders", der bischöfliche
„Burgvogt, Burggraf, Hauptmann auf Fürstenburg; doch
kommt auch Pfleger für den bischöflichen Vertreter vor, „ph leger zu
Schuls, phleger und geschwornen unter Val Tasna" (Kanzlakt.).
Neben diesen Blutrichteru hatte das Volk im U.-E. für jede Ge-
richtsgemeinde so viel Mastrals, als es Herrschaften (Österr., Bisch.,
Marieub. etc.) gab {il mastral da la Chade (Gotteshaus), il m. da la
Signiiria [Osterreich], da la cha d'Munt [Kloster Marienberg], da la
Clostra d'Müstair [Kloster Münster], Cliampell, S- 207), an deren Wahl
es frühzeitig Anteil bekam.
Vizdum.
Diesem nicht leicht in Kürze zu definierenden Amte liegt nach
Muoth (Amtb., S. 59) folgendes ob: ,,die finanzielle Seite der Ver-
waltung und das damit unmittelbar zusammenhängende Gebiet der
Rechtspflege für einen bestimmten Kreis oder für eine historische Ein-
heit von Meierhöfeu, Hüben und Hofstätten." Den besten Einblick in
die Befugnisse dieses Beamten gewähren die Amtb., S. 27 Vizdumamt
in Chur, 38 Donileschg, 47 Engadin, 48 Vinstgau. S. auch die Kap,
Dienstleute und Advocatus.
Der Vizedominus hatte einen zu feudalen Charakter als dass er
sich hätte erhalten können. Es ist auch keine Spur von ihm, meines
Wissens, in der späteren Beamtenuomenklatiir geblieben. Muoth, B.G.,
erblickt im späteren Statthalter, lutinent (Stellvertreter des Mastrals)
seinen direkten Nachfolger, doch bleibt er uns den Beweis schuldig.
Auch diese Form tritt schon sehr früh als Namen auf. In Cod.
dipL l, Nr. 186 v. J. 1219 treffen wir unter den Ambaxadores comuni
de Ciimis (Com) einen Otto Vicedotn/iiiis, in Nr. 187 einen AI bn'cius
Vicedominus; in Cod. dipl. II treffen wir einige Churcr Bürger dieses
406 G. Pult
Namens (Nr. 53, v. J. 1291, Johamiis Vicedomini (Gen.) und Nr. 59,
V. J. 1292, Symon Vicedominus. Im Register gibt Mohr für diese beiden
Belege zwei verschiedene deutsche Formen Vizdom und Vicedom;
worauf er sich stützt, weiss ich nicht.
Für das Engadin treffen wir Ann. XIV, 4 einen Frangois Vice-
domini. Der Name kommt noch in Celerina vor, wo er am Aussterben
ist. Eine romanische Form für diesen Namen (etwa Vafchdlm) ist
meines Wissens der jetzigen Generation nicht in Erinnerung geblieben.
Die Richter.
Diesen Namen führten bis zur Einführung der modernen Nomen-
klatur nur die Leiter der Gerichte, der mastrdl, vugmi und podesta.
Das deutsche Wort Richter und das diesem genau nachgebildete rom.
derfchdder treffen wir sehr oft in Urkunden als Synonym von Ammann.
Der c?er/cÄdrfrtr hatte zu richten {der/chdr^) <Cdingere), die Geschwornen
das Urteil zu finden. „II mistral derscha, il gierau trüa" (Tuor). —
Der Einfachheit halber will ich aber hier von unserem heutigen Stand-
punkt ausgehen und den Ammann als Gerichtspräsident, die Geschwornen
als Richter betrachten.
Die Scabini, die 807 mit dem Grafen Hunfried („Unfridus, vir
iuluster Reciarum comes") in Rankwil Gericht hielten*), verschwanden
unter der bischöflichen Herrschaft ohne eine Spur von ihrem Namen
zu hinterlassen (vgl. PI. A. R., S. 363).
Juratus — Jurator.
Ende des 13. Jahrhunderts tritt in Chur das Proveidgericht (Pro-
vida) mit seinen Eidschwörern (Aidswerer) als Richter auf. Diese
aidswerer erscheinen auch im Viztumgericht und Vogtgericht. Sie gaben
dem späteren juratus {g^erän Obl,, gHroo Tr. Vatz'), und jurator {yüradär,
1) Im Engadin ist diese Form verschwunden. Nirgends lionnte ich eine
Spur davon finden, ausser drachüra Gericht, darcher, ärettär prozessieren, Formen,
die, wie Obl. darchira auf das Part. pass. directus zurückzuführen sind, dafür
erhielt sich bis heute das Compositum x)erdirigere > pärde'rfchär = rüsten, be-
reiten, zurichten, das Obl. kennt nach Carigiet nur das Part. pass. perdert
gelehrt, geschickt, gescheid.
2) „interrogavit ipse comes illos scabinios, quid illi de hac causa judicare
voluissent" — also auch sie hatten das Urteil zu finden (s. PI. A. R., S. 354,
Anm. 1).
3) Copeia dilg Starteet deing (von einem) Ludevell Meatz Cumeing Vatz,
Stirvia (Stürwis) et Mott etc. — kopiert 1810, Kantonsbibliothek Chur. Gleichen
sprachlichen Charakter, wenn auch etwas weniger originell und bodenwüchsig,
hat die „Copia dilg veir original Startet della Ludevla Terra da Surses etc."
übersetzt aus dem Deutschen 1883, ebenfalls in der Bibliothek Chur — abgekürzt
über Amter und Würilen in romuuisch Bünden 407
g'iüädär, pl. g'üradUrs, g^üraduiWs Eng.) den Namen, Die Zahl dieser
Kichter ist in den einzelnen Gerichten verschieden. Für Zivilsachen
sind es gewöhnlich um 12 herum, für Kriminaisachen bis 25 und mehr.
Sprecher und Champell geben für jede Gemeinde genau die Zahl der
Kichter an. Bei Kriminalsachen pflegte man überall zu den Urteil-
findern des Gerichts, wo der Prozess stattfand, auch noch solche aus
benachbarten Gerichlsgemeindeu zuzuziehen. Die extra-kommunalen
Richter bildeten den sogen. Zusatz, der auch in romanischen Statuten
so heisst. In Laax fiel mir die interessante Form schiiörnar < Gschworner
für gerau auf. Sie wurde auch als Titel vor den Vornamen gestellt,
wie ahqlt (s. diesen). Für die geraus, yUraders in der Dorfverwaltung
8. Kap. JUradär.
Engadiner Troubadours.
Schon dem Reformator Champell ist die oberengadinische Form für
Richter aufgefallen. Champ,, S, 36 „Judices autem ipsi populari lingua
vocentur „trovaduors^^ id est inventores, videlicet aequi et boni, quoa in
Ingadina Inferiore ,,GinradHors'-' dicimus. Im Engadin hat sich nur
das Hauptwort trueder (Pallioppi, Stat, del Com. d'Engiad. sur Puntota)
Plur. Trut'ders, truadw/rs erhalten. Im Oberland dagegen wird heute
noch das Verbum im Sinne von urteilen verwendet: „jeu vi frxiar quei tge
a mi sumelgia dretg et jeu sun de quei sen etc." Ich will finden, was
mir recht scheint, und ich bin der Meinung, ist die Foimel, mit welcher
die Urteilfinder auf die Aufforderung des Mistral, sich zu äussern, ant-
worten (Tuor, S. 93).
„Sch'in füss tont malvantiraivel, c'El curdass en fallament ton-
tanavont c'El vangiss tras Merit truvaus a la Mort etc."'), Tr. Scheid,
Dec. I, 800.
Das Urteil heisst truamrn, truvamfnt — „cur ilg Oberkeit haig dau
or in Truvament'-^ , Tr. Scheid, Dec. I, 802.
„Tirauns han ampruvau
Cu'ls grischs fan truvamen" Huonder*).
Zu diesem interessanten Germanismus (vgl. Grimm II, 381 recht
finden) muss ich hervorheben, dass ein *truvar (im gewöhnlichen Sinuc)
weder in der gesprochenen Sprache, noch in der Literatur vorkommt.
Finden heisst eng. chaltar, -rr < captare, oberl, anßar und auch catar.
S, Schuchardt, Etymologien II, 56, < afjlare).
„Tr.Surs". Diese beiden Statuten sind äusserst interessante sprachliche Texte.
— Vielleicht gehört auch hierher Giros Talgegend zu Maladers — Moiirlf,
Nr. 151 V. J. 1312.
1) Wenn CS einem so schlecht erginge, dass er sich so weit verfehlte, dass
er Verdientermassen zum Tode verurteilt würde.
2) Tyrannen haben erprobt (erfahren), wie die Grauen richten.
408 G. Pult
Aboit.
Im UntereDgadin treffen wir seit dem 17. Jahrhundert noch eine
dritte Form für Richter: Anwolt^ später aholt und ahqll (tirolisches w=b).
Der Hauptmann auf Fürstenburg und der Pfleger in Nauders
wählten als ihren Vertreter einen Statutarrichter, der die Verhand-
lungen an ihrer Stelle leitete. Im Vertrag von 1508 war für den oberen
Teil des Unterengadins diesem Statutarrichter ein „Anwalt" beige-
geben. „Mit Willen des Pflegers und des Hauptmanns" ernannte der
Richter denselben. Seit 1519 wird der Anwalt, wie der Statutarrichter
vom Pfleger mit „Gutbedünken des Hauptmanns und Beisein der
Verordneten der Gemeinden" gewählt.
Mit der Zeit verdrängte dieser Terminus im unteren Teil des Unter-
engadins (Sott-Tasna) das Wort Jürader. — Tr. Sent.^) ,. Anwalts da
Cicil^'' G. Ar eh., Schuls 1660: jiSign. Änivolt Dury Lanschel.^^ Abqlt
auch abqll wurde zum lebenslänglichen Titel, doch nur in der indirekten
Rede: ,^1'aholl Clotin (Diminutiv), aber Sär Clgt.
Messignürs.
In Urkunden heissen die Richter sehr oft „meine Herren",
romanisch ,.tness/'ngurs'-^. 1644 — „Weilen nun abermalen meine
herren zusamen komen seint um den leüten zu recht zu helfen, so
frag ich euch etc." (Nachträge zum Landbuch, W. u. S. I, 152).
„Scha iou pos antalir (intellegere) schi esses vus tal da messingurs
prieus per mussadur" (so seit Ihr so und so von meinen Herren zum
Fürsprech [Staatsanwalt] genommen, gewählt) Dec. I, 85. Fuorma da
menar (führen) il Dreg in lomnezza (Lugnetz).
Wie die meisten Termini der alten Gerichtsgemeinde, wurde auch
dieser auf die jetzige politische Gemeinde (frühere Nachbarschaft) über-
tragen. In Diseutis heisst die Formel für die Gemeindeversammlung
(moderne Gem.), die am Ende des Gottesdienstes in der Pfarrkirche
ausgerufen wird: // sigjiur Statthalter e mess signurs (die geraus) fan
clamar (lassen rufen) vischnaunca (Mitt. des Herrn Prof. Tuor).
Giüdisch.
Wie der Mastral zum president, so wurden die g^eraiis^ g^irtis,
yürädars, g^ürädars, g^üraduörs, truedars, triiaduörs, abqlts, schmrnars,
aidswerer^ rechtsprächer^ rechtfinder zu g'üdischs^ yüdischs auf dem
ganzen Gebiete, doch hat sich mancherorts geräu und yürädär (Ob-
tasna) erhalten. In der Dorfverwaltung kam dieser Ausdruck bis
vor kurzem fast überall noch vor und besteht z. T. noch heute, wir
werden daher bei Besprechung der Dorfbehörden noch darauf zurück-
kommen (s. Kap. Jürädjir).
1) G. Arch. Sent.
über Ämter iiiul Würden iu runianiscli Hunden 409
Dieser yüdisch hat sclbstverstäudlich mit dem bischüflicbeu judex
jjuhlicus (bis zum 10. Jtihrhundert) nichts zu tun, doch mahnt der
Singularis yüdisch im Sinne von Gerichtsbehörde au eine Zeit, da nur
ein Richter urteilte. — // yüdhch del circiil (Kreisgericht), /;• davant
al yüdäsch (vor Ger. gehen); esser davant ijüdäsch (Prozess führen).
La Mastralia.
Der Wahltilg hiess und heisst noch deutsch B satzig, Obl. ctnnin,
tschcntada (s. Kap. Tschan tamaiul), O.-E. comoen grand und mastralia,
U.-E. mastralia (heute noch). Salvar^) comoen grand (Tr. Madulaiu) =
Landsgemeiudc abhalten. — Es ist hier nicht der Ort, diesen grössten
Tag des bündnerischen Staats- und Volkslebens darzustellen, an dem
sowohl die Liebe zur Heimat und die politische Leidenschaft, die diplo-
matischen und Rednergaben, wie auch die Freude am Festleben, die
Volkssitten, Tracht, Tanz und Vcltliner zu ihrem vollen Rechte kamen.
Ich verweise auf Heinrich Ryffel, Die Schweiz. Landsgemeinden.
Zwar hat sich die Tradition iu einigen Gegenden noch gut erhalten,
doch seufzt schon Caratsch in seiner Mastralia:
0 Engiadina ])atria mia
Per tia gloria e tia onur
Renda darcho la Mastralia
A ßia veglia gran splcndur,
Tel' ais, eau craj, da tuots la brama,
Viv' il Nuder, viv' il Landamma!')
Über die W ahlrechte des Volkes und über das äusserst interessante
indirekte Wahlverfahren geben uns W. u. S. u. a. in I, 148, § 42 reich-
liche Belege. — Wirklich lesenswert ist die Darstellung der Wahl im
Bergeil (mittelst drei konzentrischer Kreise auf einen Tisch gezeichnet)
durch Cham pell, S. 256. Mit Handmehr heisst deutsch „mit der
merern band" (Tr. Thusis, W. u. S. I, K>8. § 20 und sonst sehr häufig),
romanisch „cun la macr (major) ])art. Ist diese Ähnlichkeit im Klange
ein blosser Zufall oder hat die eine Sprache die andere beeinflusst?
Ich bin letzterer Meinung. Ausser dieser Form findet sich auch ilg
plimann vor. — i'ber andere Formen und Bedeutungen von Mastralia
8. Kap. Mastral (Schluss).
1) Salvar üna festa, salvar dnrtgira (Gerichtlialten) — ^muois (Stiere) a
Bcrvezi dal Coraiin sun culponts da salvar: II mästral da la Chiad6 etc." (Tr.
Sent.) Salvar ün ufänt = ein Kind auf dem Arm lialten, hüten.
2) Oh Engadin, du meine Heimat — zu deiner Ehre, deinem Ruhm —
bringe wieder die Mastralia — zu ihrem alten, grossen (ilanz — das ist, so
glaub' ich, aller Sehnen — Hoch leben Schreibfr und Landamuiann. Vgl. auch
Caderas schönes Gedicht II comön grand, An toi. eng., S. 83.
410 G. Pult ■
Das Gericht.
Das Gericht und auch die Gemeinde als Gerichtskreis hiess obl.
dartgtra^ dertgira\o\\ der/eher (dirig-ere); eng. c?raeÄw;Y/ (Ann. XIX, 3),
dretfüra. Der gewöhnliche Ausdruck für Gericht halten war „salvar
dartg., drettüra" — ,^salvau Dartgira" (Ann. XII, 12). „...clumau
ansemel ilg intir lud. Cusselg par salvar ilg amprim Dreg Civil^
den ganzen hochl. Rat versammelt (zusammengerufen), um den ersten
Zivilrechtstag abzuhalten (Ann. XII, 14). Das Zivilgericht wurde nach
Champell im Unterengadin „la drettüra dapagiamaint'-^^ das Blutgericht
y,la drettüra da saungk'-^ ^ alias ,^da malefizi'\ deutsch Malefizgericht,
Malefizrichter genannt. Im Vinstgau und Münstertal hiessen die
Gerichtstage auch landsprachen (in lateinischen Urkunden — auch für
anderswo — placita) PI. H., S. 121 M. — Der Mastral, der die dartgira
leitete, hatte auch den Namen derfchdder — Tr. Vatz ,^dar/cheader'-' ,
ihm wurden zwei Statthalter (eng. /m^/h^h^, lüfinent, lattinhit, Champ.
liug tengaint) als Helfer und Stellvertreter beigegeben. Dieses Kollegium
der dreien hatte den Titel : ,^Signur oder ser Derschader cun siu
hundreivel Tierz.'-'' Zu den „hochlöbl. Dreien", und den Richtern,
kommen noch der scarvqn (obl.), scrivan, scrivqnt (eng.) oder noder,
nuder auch schriber, und der Seckelmeister, seckelmeister (Ardetz, biirsier,
bursee), der hier als Kläger fungierte. Vom Tessinischen caneparo^)
fand ich hier keine Spur.
Wie schon eingehends betont, haben die altdeutschen Rechts-
formen (nach Tuor) sich nirgends so gut erhalten wie in den
romanisch - bündnerischen Tälern. Über die altbündnerische
Prozedur besteht eine sehr reiche Literatur.
Der zweite Teil in Spr. P. R. (vom Liber YIl an) befasst sich bei-
nahe ausschliesslich mit diesem Kapitel, ebenso Champells Topog. —
Am ausführlichsten bei diesem letzteren ist die Prozedur beim Gericht
Ob Val Tasna (Jurisdictio Ardetiana, S. 91) beschrieben. In Spr. P. R.
finden wir S. 161 allgemeine Betrachtungen über die Gerichte. Zahl-
reiche Prozessordnungen finden sich in W. u. S., u. a. I, 140: Gerichts-
ordnung von Thusis 1549 und II, 104 „Form und einfalter entwurf,
welcher gestalten es in einer löbl. landschaft Davos, wan gricht ge-
halten würd, vorgenommen und vollführt werde etc." — s. auch II, 147
und 258 Malefizorduung. — Auch Decurtins gibt uns einige sehr wert-
1) S. auch Grimm II, 355: „das placüum der fränkischen Gesetze (id
quod placuit)" ; und Ämtb., S. 43: Och sol der brugghuter (der Albulabrücke
bei Fürstenau) Waibel sin in dem placito des vogts und im gaistlichen placito
und in aim ieglichen placito sol er sinen ban han.
2) Wenn ich mich nicht irre, bringt man es im Zusammenhang mit Cana-
veto natürlicher Felsenkeller im Tessin aus Canaba Weinschenke, Krämerbude,
Kört. 1554.
über Amter und Würden in romanisch Bünden 411
volle Beispiele. - Dec. I, 80— 84. „Fiiorma de meuar il dretg- sueutcr
ii criminal de la leschiuu sco ei se mena enten il uies Comin de Lom-
ueza" und Ö. 289—294 das gleiche für Schams. Hier beginuen alle
Fragen und Antworten mit „Wol arr^. „ Tfo^ an a num da Dieiis,
damena chi a sa prasantau f)uest cas". Wohl an rn Gottes Namen,
da sich folgender Fall ereignet hat. — ,,Wol an a num da dieus 8ilg
frag, Ca vus mi deis, mi sumalgia quest drcg" auf die Frage, die ihr
mir stellt, scheint mir folgendes das Kecht. — Flir die Prozedur der
Dorfgerichte, die später entstanden, s. Ganzoni „La bachetta da .Schlu-
rigna" Ann. XIX. (Der Gerichtsstab, das Gerieht von Celerina.)
Über die vom Mastral und Kechtssprechern, wie von den Zeugen
(Kundschaften) und andern zu leistenden Schwliren (.•^«rawa?«^, sara-
ment, saramantar, ital. ginramenUire^ giiiramentazione) mangelt es auch
nicht an Literatur.
„Quei che il Cumin dej engirar a gli mistral, was die Gemeinde
dem Ammaun schwüren miiss, saramaint dil t>eckelmeisei\ saram. dils
salfürs ad in Statthalter elc." W. u. S. II, 24. V. auch S. 144 und
I, 108, Schwur des Ammanns von Disentis bei Beleihung mit dem Blut-
bann und I, 30 romanische Schwüre. — Ann. XXI, 93 „Fuormas da
Sarameuts pils uffizials della Ligia grischa e pils uffizials dil Cumin
grond della Cadi^ (Disentiser Hochgerichtsgemeiude).
Das wenige, das ich hier über die rätischen Gerichtssitten bringe,
entnehme ich z. T. dem schon erwähnten, äusserst interessanten Auf-
satz Tuors im Ischi „Co dertgavan nos babuns etc." (wie rechteten
unsere Väter [Ahnen]).
Das Gericht wurde unter freiem Himmel abgehalten, oft bei einer
Linde (glhida), Eiche (rüver) oder anderm Baum — „zuo Katz (Katzis)
unter der linda" — W. u. S. I, 145.
Bäume spielten nach altem deutschem Brauch ^^s. Grimm U, 413)
bei Versammlungen überhaupt eine grosse Rolle. „A Trun sut ilg Ischi
— Nos baps ain sa rimnai" (Huonder)').
Um den Tisch herum sassen die Richter: der Angeklagte, die Für-
sprecher {mussadur"-) von mussar = weisen, zeigen, lehren, belehren;
m. dil pIogn{et]g. jifont) Klage = Staatsanwalt, m. da la risi'(')sta = Yer-
teidiger und die Verwandten des Angeklagten {migioiiza = *SLmici\ni\a)')
1) Unter dem Aahorn zu Truns — haben sich unsere Väter versammelt.
2) S. Grimm II, 381 weisen altn. visa == Keclit finden.
3) Die engadiner Form für niigionza findet sich Dec. V, 3<)t! und 233: Sia
michaunza incunter l's d'Auriga s'haü almänto. — Seine Verw;indtschat't (Sippe)
hat sich gegen die von Auriga beklagt.— „Ma Thön tres raspett (\'6va michaunza
Martoyri nun es do — Aber Anton aus Achtung vor den Seinigen wurde der
Folter nicht übergeben. — S. auch ibid. S. 320 u. 665.
412 G. Pult
mussten stehen. Eine ringförmige Umzäunung, hergestellt durch Ziehen
einer Schnur um Pfähle herum, trennte Richter und Parteien vom Volke.
Dieses stand jenseits des Ringes {il ring' ^)^ las schroncas — Schranken)
und hatte anfangs Einspruchsrecht in bezug auf das Urteil. Durch
Bedeutungsübertragung bekam Ring den Sinn von Volksversammlung
überhaupt zu Gerichtszwecken: „Tribunel pudaiva esser la radunaunza
da vschins, tuts vschins, Varing^^ (Ganzoni, Ann. XIX, 2\ Beim Läuten
der Glocken begaben sich der ,^Signur Derschader cun sin hundreivel
Tierz, scarvon, sechelmeister, geraus^' und Parteien gefolgt von vier
mit Hellebarden bewaffneten Gaumers (Waffenknechte) und hinter ihnen
Ami im Sinne von verwandt findet siih noch im Trast. Sott Tasna
(1692), S. 33: Orphens chi's containtan da laschar Ig gubern da lur chiasa a
X)rossems amis etc. . . . Waisen, die damit sich zufrieden geben, die Leitung
des Hauses nahen Verwandten (Freunden) zu überlassen ... Mo sa chiatond
Is amys della mamma plü struschs nel saungk — wörtlich — aber sollten sich
die Freunde mütterlicherseits näher im Blut finden, ibid. Vgl. hierzu Grimm II,
643 „Sippe bedeutet eigentlich friede, freundscJiaft, wie wir noch heute letzteren
Ausdruck zugleich für Verwandtschaft gebrauchen" und S. 644 „Den Inbegriff der
blutsverwandten bezeichnet mhd. friunt ags. freond etc." Weil wir beim Begriflf
Sippe, Verwandtschaft gelangt sind, seien mir noch einige Bemerkungen erlaubt.
Das alt. d. ,s7a7i^rt = Geschlecht findet sich im ganzen Gebiet schlatta, schlattegna
(Obl.) entweder im alten Sinne (wie auch das ital. schiatta), oder in dem von
Verwandtschaft; dieses letztere ist der Fall von Ardez abwärts undimM.-T.:
mia schlatta = meine Verwandtschaft; sogar adjektivisch: quel es schlatta cun
viai •= mit mir verwandt; eschat schlatta vos duäs'i seit ihr zwei verwandt?
Nirgends hat sich vielleicht das Gefühl der Verwandtschaft, das Zusammenhalten
der Sippen bis zu den letzten Graden so gut erhalten wie hier, wo jeder Grad
der Verwandtschaft bis zum fünften einen besonderen Namen hat: cusdrin,
siivrin, hashrm, hashritt (Vetter im ersten Grad, im zweiten etc.). Im ganzen
Volksleben, bei Sprichwörtern und Sprüchen, bis zum Kindergebet spielen die
Verwandten eine der grössten Rollen. Über Fehden zwischen einzelnen Dorf-
geschiechtern s. z. B. Champell, S. 174 [Bisaz und Bonorand, Lavin), S. 178
{Anthön und Brancan, Guarda), S. 204 {Muos-cha =: Mosca und Pult, Sent., bei
Champ. heissen sie Pultini et Moscani, vgl. auch Kanzlakt, 1449, Nr. 211:
Item dem ganntzen comun under Valtasna ze schriben, das sy dem pfleger zft
Schuls Minig Gandortin gnüg thugen umb die zerung, so Hartli Hobtman ze
Furstenburg in der Mustawnen und Pulten sach gethan hat. Flurname bei
Sent. Plan Mus-chan. — L'alha i la s-charbundda (die weisse und scharze;
aus charbun Kohle) hiessen später diese beiden erwähnten Parteien, die das
Dorf in zwei feindliche Lager trennten. Von den grimmigen Kämpfen zwischen
diesen Sentnern „Bianchi und Neri" wissen alte Leute noch vieles zu er-
zählen. S. auch Chron. rhet., S. 21, 22 und 33. Das Geschlecht Ptdt findet
sich schon 1288 Mohr II, 44 und zwar zusammen mit B. Scheck: Castellan zu
Tarasp, Pero (v. Mals), Costa und H. v. Glurns als Arbiter et conservatores in
einem Vergleich zwischen Vogt Ulrich und Vogt Egenlin von Matsch.
1) S. Grimm II, 353 hring und 433.
über Ämter uiul Würden in romanisch Bünden 413
die ganze Gemeinde an den ,Jiug ordinari ne ordhiau'-^ (gewöhnlichen
und hierzu bestimmten Ort). — Da wurde vom Weibel das Gericht ver-
bannt (PI. H., S. 183) banir il drejt — la banlda {eng.); l'einbon/da oder
il bqnn (ubi.. von Bann)'). Durch diese embonida wurde die Gemeinde
feierlich um Uuhe und »Stillschweigen angehalten. Im eng, Drama
.Susanna (Ulrich, Frauenfeld, 1888) spricht derMess:
l'er'lg prüua s avia eau suot Unna granda paiua
Per la seguüuda et terza giaeda. chia ingiün tschauntsclia, cbi nun daia').
Darauf folgten die Verbaudiungeu nach den Formen, wie sie in
den augeführten Kechtsordnuugen peinlich genau angegeben sind.
Das bündn. Gerichtsverfahren hatte etwas äusserst Erhebendes und
Feierliches an sich; doch erscheint es uns, nach den Quellen zu urteilen,
etwas formal. Wir dürfen aber nicht vergessen, dass solche Anlei-
tungen, wie die Prozessorduungeu, dazu dienten, das Volk mit den
Formen der Prozedur bekannt zu machen und dass die Richter sich
W'ahrscheinlich nicht sklavisch daran hielten. - Stab und Galgen waren,
wie gesagt, die Symbole der höchsten Macht und daher war das In-
teresse am Gerichthalten gross beim ganzen Volke. Die jungen Leute
in ihren Societads de matts (s. hierüber Ann. Xll) übten sich darin so
gut ein, dass Pr. Tuor von ihnen behauj)ten kann: „Ellas i^las fuormas)
eran enconuschentas al pli Ignorant ord il pievel, ils mattatschs
grischuns savevan quellas ordado aschi bein sco lur camerats en la
veglia Koma recitavan la lescha dellas XII tablas^j.*'
Wie die Gerichtssitten beim Volke förmlich in Fleisch und Blut
übergegangen waren, so dass man für Bünden sagen kann: „Zuerst
war das Gericht, dann das Wort", beweist die Tatsache, dass
die einzige Form für den Begriff Wort auf dem ganzen Gebiet aus
dem fränkischen placitum = Gericht hervorgegangen ist. Sie heisst
Obl.jj/a/^, O.-E.jj/e^, U.-E.jv/t;^, geschrieben /j/a/f/, j;/ßc/. Parabola > franz.
2)arole., ital. parola hat sich hier nur im Sinne von Fabel erhalten und
zwar unter der Form trabla*').
\) S. iTrimui 11,476 hannire, bannitio und auch a(Z ^j^ac/^wm /Han«?>e (mahnen,
monere) und S. o77: Bote r= der Diener des Gerichts, welclier dessen Bann
ansagte und kündigte etc.
2) Zum ersten mahne ich unter grosser Strafe — zum zweiten und zum
dritten Male, dass niemand spriclit, der es nicht soll.
3) Die Gerichtsformen waren dem Unwissendsten aus dem Volke bekannt;
die Bündner Knaben konnten dieselben auswendig, eben.sogut wie ihre Kameraden
im alten Korn die Gesetze der 12 Tafeln aufsagten.
4) S. Grimm II, 355 „das placitum der fränkischen Gesetze (id quod placuit).
Pled bat neben der gewöhnlichen Bedeutung von Wort auch die ältere von
liede bewahrt: far im pled eine Kede halten, seltener wird es heute verwendet
im Sinne von Sprache: El ais pled cht uondra la buocha — Das ist eine Sprache,
die den Mund ehrt. Cour. v. FIu-m. Autol. eng. 4. Med ist ohne Zweifel ein
414 G. Pult
Der Stab.
Eine grosse Rolle bei den Verhandlungen spielte der Gerichtsstab
{la bitgetta, bätgetta, eng. bachetta) — „Dum (ministrales) jus dicunt
judicioque praesunt dextera manu ramosum bacillum, justitiae nimirum
(quam asperam et severam atque eandem tamen justam rectamque esse
eonvenit) symbolum erectum tenent" (Champell).
Tgnair, trgnur bachetta heisst zu Gerieht sitzen. 11 Bacchettan
ist der Gerichtsvorsteher, der Leiter (hier Synonym von Mastral) - „lg
Bachettari oder seis Lutment) Trast. M.-T. Ann. XXIIl; 139.
Das Gericht heisst oft schlechthin der Stab „das sölt berechtet
werden in Lugnitz vor demselbigen Stab'-^ W. u. S. I, 26 — „Husters
sun culpaunts da dar da baiver et da mangier a tuottas bachettas
(Trast. Zeru).
Die bachetta wurde überhaupt zum Symbol der Macht „esser sut
la bitgetta da . . ." bedeutet von einem ganz abhängig sein, unter
dem Pantoffel sein (vgl. Grimm IT, 371 — 374). Bei Todesurteilen und
bei Verweigerung der Gnade wurde auch hier der Stab gebrochen. —
Deutsche Redensart „Den Stab über jemanden brechen".
S-chüsa.
Der gesetzliche Austandsgrund aus richterlichen oder anderen
Ämtern und Funktionen hiess und heisst heute noch eng. s-chüfa, obl.
stglfa = Entschuldigung.
Erst auf dem Gerichtsplatz wurde dieser oder jener aufgefordert,
das Amt eines Fürsprechs mussadur anzunehmen. Dieser pflegte, bevor
er die Wahl annahm, sich in schönen Worten zu entschuldigen und
Verbalsubstantiv, hervorgegangen aus plidar, jeu pläid = ich spreche, das sich
nur im Obl. erhalten. Schon das älteste rätorom. Sprachdenkmal (12. Jahrh.)
hat: si plaida ille tiauolus so spricht der Teufel, vgl. Rob. v. Plantas Erklärung
dieser Stelle im Arch. für lat. Lexikographie XV, Heft HI, 496. Das Engadin
hat es ersetzt durch tschantschär = reden, sprechen (ohne pejorative Bedeutung,
wie das Italienische; Substantiv la tschantscha, Obl. tschpntscha, tschintschar
tschintscharlar prejorativ, s. Carigiet, S. 370) und fabulari, vielmehr* fabellare
tavelar = sprechen, das neben trabla ein interessantes Beispiel von Ferndissimi-
lation ist. Auch die Häufigkeit von unbetont tra und Seltenheit von pra wird
hier eine Eolle spielen. Die eng. pejorative Form ist baderlar. Discuorrer,
discurir ist im Begriif, diese schönen Formen zu verdrängen. Bifrun hat taflar,
s. Dec. V, 259 n. 260. Piklader im Sinne von Fürsprech ist im Trast. Sott Tasna
häufig. Trast. Flims Ann. XXIV, 175, Cauma da Plaids Wald bei Flims. Im
Puschlav ist 2>ii'it der Name einer Geheimsprache, s. J. Michael, der Dialekt des
Poschiavotals (Dissert.), S. 3. Tuor, in dem oben zitierten Aufsatz erwähnt noch
den Germanismus Vemparada die Umfrage aus emparar <] impetrare fragen
(a. Arch. glott. VII, §. III, I und P. d. S., S. 155 und 258 dumperar).
über Ämter und Würden in romanisch Bunden 415
einen Würdigeren vorzuschlagen. So spricht Annadicus im Drama
Susanna
Dumandö ad üu oter, hundrO signer raastrael
Chi sapchia plii bain co eau cussaglier ').
Ebenso entschuldigten sich die Zeugen {Kundschafter, perdülia,
perdetga). — Diese Rede hiess ebenfalls s-chüsa, stgisa, ein Terminus,
der eine grosse Rolle spielte und auch in die deutsehe Gerichtssprache
eindrang. — ^Kundxchaftsscüsa^^ W. u. S. Ilf, 113. — „Valendaser
mögen under ihnen selbst sytzen und bevogten und empvogten, ver-
antwurten oder sgysav' 1518 (W. u. 8. I, 30). Weil die s-chüsa ge-
wöhnlich in gewählter, feierlicher Form vorgebracht wurde, bekam das
Wort mit der Zeit im Unterengadin wenigstens den 8inn von „offizielle,
öffentliche Rede bei Antritt eines Amtes" (vgl. Kap. Cuvitg).
Tgierl und Dramen.
Die Anwendung der Folter [tgierl, chörl, U.-E. charlöm mit Suff.
— «we;0 <currulus (Folterwerkzeug); Sehuchardt, Lautwandel, S. 37,
kam erst spät auf und war eine beschränkte. Der Scharfrichter hiess
bqier^ im Oberengadin kommt auch «/;<^^r < Henker vor, die Richt-
stätte la fuörcha.
In Tessiner Urkunden ist die Form häufig: Statuti Biasca 1434,
Boll. stör. 1900, curletur, et dentur ipsi personae boti tres curli.
Grimm II, 207 inligare in currus aus Livius. Walbergs genialer Er-
klärungsversuch (§ 49) aus cordulare = dare la corda wird sich kaum
halten können.
Das Rechten {dertgär) spielt auch in der Literatur eine bemerkens-
werte Rolle. Die Dertgira nuuscha (Muoth, Ann. V und IX und Dec. I,
84 und 89) ist eine Art Lustspiel, das von den schon erwähnten
„Societads de matts" (Ann. XII) zur Faslnachtszeit aufgeführt wurde.
Darin führte Fräulein Cureisma <qnadragesima (Aschermittwoch, Fasten-
zeit) gegen Junker Tscheiver-) (Fastnacht) seines leichtsinnigen Lebens-
wandels wegen Klage. Hier wickelt sich vor unseren Augen der ganze
Rechtstag in allen seinen Einzelheiten ab. Die Gerichtsszenen in den
Passionsspielen sind immer nach blindnerischem Muster behandelt. So
heisst es in der Susanna: Sedechias:
— Schi vulains aqu6 faer tuott impustütt
Suvainter la fuorma da noas stratüt*).
S. auch Eduard Muoth „La dertgira dils animals" Ann. XIX.
1) 'Nen andern fraget, hochwürd'ger Herr Masträl — Der besser weiss als
ich zu raten.
2) Hängt vielleicht mit cihus zusammen, vgl. obl. tschavera (cibaria) das
Mahl, Grimm II, 267 canibus avibusque eas in ciharin dederunt.
3) So wollen wir dies alles halten — Nach der Form unseres Statuts.
411) G. Palt
Tschantamaints.
Die Gesetze iiud Satzungen, woran sich die Richter hielten, hiessen
Tschantamäint, schantamdint, aschantamaint eng., obl. Tschentament von
ischaniär <i(uhedentare^) (sich) setzen und sind die genaue Übersetzung
vom genannten Wort Satzung. Fltr ganze Statuten kommen die Aus-
drucke Statut^ Trastüf, — Startet, Starleet (Obhst.) am häufigsteu vor.
„Ledschas e Schantanuiints" W. u. S. II, 399. — ,,chur ch'ei vegn
teniu tschantada »^wcnn Landsgemeinde abgehalten wird) Ann. XII, 5.
— ,,Ple anavant eigl schanio tgi etc." (Trast. Sursess) = Ferner ist
festgesetzt, dass. — „Ilg amprem puintg c'ho {f^pr. cg) eing Mastraal e
Oberkeit deigien vegneir mess, uer schaut/ioos'^ (Trust. Vatz). (Der
erste Punkt: wie ein Amniann und Obrigkeit gewählt oder gesetzt
werden sollen) - schanter bachetta (Ann. XIX, 5) sich als Gericht
konstituieren.
Es sei hier auch das häufig vorkommende palg^ paich < pactum
erwähnt. SchcnfaiHoits, pa/gs a conditiuns ch'ilg Comin da Flem hu
faig etc. Dec. I, 175.
Gerichtssprache.
Da Bischof, geistliche und weltliche Herrschaften, wie ihre Mini-
sterialien, zum grössten Teil deutscher Zunge waren, ist anzunehmen,
dass die offizielle Sprache für die Gerichtsverhandlungen ursprünglich
die ihrige war. Dafür zeugt die Terminologie und das Fehlen roma-
nischer Urkunden vor der Keformationszeit. — Wann man angefangen
hat romanisch zu plädieren, ist schwer mit Genauigkeit festzusetzen.
Gewisse Streitigkeiten, die im 16. Jahrhundert zwischen deutschen und
rätischen Gemeinden ausbrachen (Luguetz und Vuls, Ilanz und Valendas,
Versam — 1528 „der meiteil sei thlitsch und in der Grub rechte man
last welsch" (Tuor), beweisen, dass schon lange vorher das romanische
Gerichtsverfahren angesetzt hatte. — Aus Germanismen wie perdütta^
der/'c/icr etc. und romanisierteu lateinischen Termini der deutschen
Gerichtssprache, wie madial, pled etc. kann man schliesseu, dass in
der Alltagsprache die deutsche Terminologie von Anfang an übersetzt
wurde.
Militärisches.
Darüber gibt uns Sprecher guten xVufschluss (Spr. P. R., S. 166):
„Ad discipliuam militarem, omnes sponte et naturali quodam armorum
studio, u pueritiu se assuefaciunt. Magistratus, singulis bienniis, populum
1) Herrn Dr. Jnd scheint diese Ableitung lautlich verdächtig, er nimmt ital.
Einwanderung an. Vgl. Körting, ital. und span. sentar, doch musste sedentat
> seaint geben, N\or.aus syai)it J> schdint (vgl. P. d. S., S. 191 und Walberg,
S. 114 a und 1U7. — Arch. f. Volksk. 1910, H. I, S. 70 „Diversi lustruuienti per
sentar bone iina serittura (Mesolcina).
über Ämter und Würden in romanisoh Bünden 417
nruiatum lustrare solet: ac quaelibet, jiirisdictio, siiuni niilitiae Ducem
{chapitnni) Hauptmann, Vcxillarium (Banjjorhorr hnnrhnH^) eng;.) et rc-
liijuos ofticiales, habet" (h. auch \s.:\\).Cui(h). Hrandstetter (Das schweizer-
(leutsche Lehngut im Komanischen) l'Uhrt auch die mir unbekannte
Form fendri > Fähnrich an (S. 47).
Einiges über die Ämter der drei Bünde.
„Die Wahlkreise, in welche der Kanton seit 1851 eingeteilt war,
sind grösstenteils, sowohl dem äusseren Umfang, als vielfach den Kompe-
tenzen nach, nichts anderes, als die alten Hochgerichtsgemoinden"
(Meuli, 8. 73). Wäiirend aber heute der Kanton der eigentliche Souverän
ist, waren es damals die Comüus\ der Gesamtstaat war „mehr eine
Addition der einzelnen Gemeinden, als ein eigentlicher Staat" (V^. u.S. 1, 9).
Nur der graue Bund hatte eine Bundesgesetzgebung und ein Bundes-
gericht (15 Richter). Wir haben schon gesehen, dass die Namen aller
Bundesbehörden unllbersetzt blieben. „Sigr. Landrichter Cion Ludowig"
(Statut et Artickels della Lud* L/gia grischa Dec. I), ebenso luudschreiber,
lamlweibel, sechelmeister etc.
Die Terminologie für die Verwaltung „der gcma'inen dretjeii Bunten^
blieb oft auch in engadinischen Urkunden deutsch. Doch heisst der
Bundestag, an dem die Boten der verschiedenen Gemeinden [Send-
boten, Sandboten, Jhitsboten) am 24. Juni zusammenkamen, um über
äussere Politik, Verwaltung der Untcrtauenlande, Zwistigkeiten zwischen
den einzelnen Gemeinden etc. zu entscheiden (s. Spr. P. R., S. 1G4),
engadinisoh gewöhnlich ,./af//e/a" — ,^diefa generale''^'') (Trast. Zcrnez,
S. 130), dagegen habe ich keinen Ausdruck für Beytag (ausserordent-
liche Versammlung von Vertretern der drei Bünde, um gewisse Streitig-
keiten zu schlichten) finden können. Der Trast. Sent hat neben Dietta
auch Punts e Pytags. Die ratzpotten^ lütbotten^ sandboten bleiben ent-
weder unUbersetzt oder heissen ,^mess de la Dietta'-'' Trast. Sent,
j,Hom da Dietta'-'' Trast. Mad, S. 75, auch ,,mess da conuin'-'.
Das Mandat dieser Abgeordneten (der Ratsboten) war genau um-
schrieben. Zum Bundestag gehören 28 Ratsbotcu des grauen Bundes,
23 des Gotteshausbundes und 15 des Zehngerichtenbundcs. Die Ver-
sammlung wird präsidiert durch das Haupt desjenigen Bundes, in
welchem sie jeweilen stattfinden (Chur, llanz, Davos). Haupt {caii,
cJiau^ c/ieii^ cho) des grauen Bundes ist der Landrichter, des Gotteshaus-
bundes der Bürgermeister von Chur und des Zehngerichtenbundcs der
1) handirelm Walbergs Wörterverzeichnis ist ein Druckfehler, liesa handirel.
2) Dec. V, 300 und 312 dy da tnottas 3 ligias. — Alias „Comünas trais
ligias'*.
lloiiiauUclii- Korscliungen XXXII. 27
418 G. Pult
Landammann des Hochgerichtes Davos *). Ihre Persönlichkeit verschwand
hinterdem Willen der Gemeinde. Ausserdem gab es Strafgerichte {dertgiras
nauschas böse Gerichte), an welchen das ganze Volk teilnahm, um sich
geltend zu machen. Es wurde daher auf die Person des Katsboten
kein grosses Gewicht gelegt und das Ehrenamt mancherorts demjenigen
angeboten, der am meisten oiferierte:
„A*> 1748. Ais ordino et miss la Taxa dell Hom da Diettu R. 20
nempe duas Doppias et ün paest (Mahlzeit) per tin a tnotts vschins,
et chia Is Covichs noattan l'ann chi saja sto, cun decleranza, chia siand
püs pretendents daja podair jr quel chi do da pU" (Trast. Mad., S.70)'').
— Diese grossen Massenabspeisuugeu brauchten also nicht bei Anlass
der Wahlen, sondern konnten Jahre vorher stattfinden. Vgl. auch
Dec. V, 310, Alysch.
Über diese Korruption „m/ra vafrities^^ s. Spr. P. E., S. 172 „anno
1551 . . . severum edictum super ea re a tribus foederibus publicatum
fuit". — In der Tat enthalten einige Statuten dieser Zeit strenge Ar-
tikel gegen diese practicas, wie sie Sprecher nennt, welcher Form die
rom. prac/iias auch prabchias (Chron. rhet. 22, hier im Sinn von Fehden)
entspricht. Vgl.Hist. grischuna dil novissim temps Ann. I, 146 f.
II. Die Nachbarschaft.
Über die politischen, rechtshistorischen und kulturhistorischen Ver-
hältnisse der Gerichtsgemeiude, sowie über den Kampf zwischen Ge-
meinderechte und Herrschaftsrechte (se^wer, selten signür, der Feudalherr,
signuria^ signurddi, die Herrschaft) geben die oft angeführten Quellen
reichlichen Aufschluss. Was ich hier angeführt, bietet dem Historiker
nichts Neues. Es soll nur ein Beitrag zum romanischen Sprachschatz
sein mit einigen orientierenden Erklärungen und Angaben über die
ältesten Belege, die ich gefunden. — Weniger oder gar nicht bekannt
sind die alten Institutionen in den Nachbarschaften (vicinantiae).
1) Maoth Ann. I, 146 nennt sie Cau-president (Gotteshb.), Cau-derschader
(grauer B.), Cau-mistrdl (Zehngerichtenb.). Hat der Verfasser mit diesen Formen
nur die deutschen Ausdrücke Bundespräsident (jedenfalls nicht alt), Land-
richter, Bun deslandammaun übersetzen wollen, oder handelt es sich um
wirklich bestehende Ausdrücke? Mir sind sie unbekannt.
2) Die Taxe des Ratsboten ist auf 20 Gulden festgestellt, nämlich zwei
Dublonen und eine Mahlzeit jedem der Nachbarn (Bürgern), und die Covichs
sollen das Jahr notieren, in welchem dies geschehen, mit der Erklärung, dass,
falls mehrere Kandidaten da wären, derjenige gewählt wird (hingehen soll), der
am meisten gibt.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 419
„Purschaftsrecht stat für sich selber" (Trast. M.-T. 1427)*), dieses
stolze Wort war die Losung der Dorfsehaften und tatsächlich finden
wir iu den offiziellen Urkunden, die von den Forsehern benutzt wurden,
blutwenig, das uns über die Zustände dieser Gemeinschaften aufklärt.
Alles, was vom Dorf handelt, Statuten und Satzungen, weist immer
das Bestreben auf, soweit es geht, die Angelegenheiten der Dorfgenossen-
schaft scharf zu trennen von denjenigen der Geriohtsgemeinden und
des Bundes. Man hütet ^ich mit allen Mitteln gegen Einmischung
fremder Autoritäten in Angelegenheiten des eigenen Dorfes. „Scha
creschiss qualche dispitta intraunter vschin cun vschin da chiossas nun
numnedas, schi cha nun's poassa ir our d'vschinaunchia per s'praevalair
d'alchtin Pistaudt u. Avuo, suot paina da perdita del vschinedi" Trast.
Cellerina, 1694*). Beinahe überall ist den Dorfbeamten verboten,
zugleich Gemeindeämter anzunehmen und umgekehrt. So wenigstens
im Engadin. Sein Dorf war da dem Bauer die eigentliche Welt. Für
diese Auffassung sprechen auch die hohen Taxen und Spesen, die den
Kandidaten der Gemeinde- und Bundesämter auferlegt waren. Öko-
nomisch standen die Dorfgeuossenschaften zur Zeit der Statuten in den
meisten Gegenden ganz für sich da. Die Vereinigung mit den andern
Nachbarschaften zu Gerichtsgemeinden und dieser unter sich zu Bünd-
nissen hatte vor allem den Zweck, sich gegen fremde Einflüsse zu
wehren und die Untertanenlande zu verwalten. Diese Sprache sprechen
die Engadiner Trastütts des 16., 17. und 18. Jahrhunderts. Im Ober-
land dagegen scheinen die „dartgiras" auch nach der Entstehung der
Bünde eine etwas grössere Rolle gespielt zu haben.
Wie wenig die Gerichtsgemeinden vielerorts das Alltagsleben, das
gewöhnliehe Milieu des Bauern beeiuflusst haben, beweisen dieSpraeh-
verhältnisse. Schuls, Sent und Fetan, um nur ein Beispiel zu bringen,
bildeten seit jeher eine drettUra civila (heute Kreis Untertasna); Fetan
gehört aber sprachlich eher zu Obtasna und weicht stark von den beiden
andern Dörfern ab, während Remüs, das mit Schieins eine eigene Juris-
diktion bildete und bildet, ihnen viel nähersteht'). — Auch die Tatsache,
1) Foflfa, S. 123.
2) Asehantamaints da Tschlarina Ann. XIX, 7. — Wenn es zwischen Bürger
und Bürger aus ungenannten Gründen zu Zwistigkeiten (Prozess) käme, so darf
man nicht ausser der Nachbarschaft gehen, um sich irgendeines Bei-
standes oder Fürsprechs zu bedienen unter Strafe des Verlustes des
Bürgerrechtes.
3) Laut Urk. v. J. 930, Mohr I, Nr. 42, schenkte König Heinrich dem Priester
Hartpert, nachmaligem Bischof Hartpert, die Kirche des heil. Florin zu Reniüs
und diejenige von Sent. — Ausser der Sprache verraten auch die Quartiernamen
ein früheres Zusammengehen dieser beiden Orte. Im Unterschied zu den andern
Dörfern haben diese Namen hier einen ausgesprochenen feudalen Charakter.
27*
420 G. Pult
dass die Sprache der Landwirtschaft sich sehr rein erhalten
und Ausdrücke, die sonst nirgends oder fast nirgends auf rom. Boden
in der Alltagssprache verwendet werden, hier die einzig volkstiim-
Wir treffen hier fast die ganze Terminologie des Testaments des Bischofs
Teile (Anno 766, Mohr I, Nr. 10) und der ältesten Urkunden, so in Sent
Curtin, Curtinaglias <C_ Curtinum Einfang (als Flurname liberall sehr häufig auch
Geschlechtsname), Sala < Sala = Herrenhaus (ebenfalls hcäufig als Gescblechts-
name), Ärchas (vgl. Du Gange J-rc« Grenzzeichen und Trast. Sils: Ais Aschantö
ch'las arcMas chi s'po tierz saintza dan talg proevi daien esser fattas bunas e
sufficiaintas (dass die Archias, zu denen man hinzu kann ohne den Gütern Schaden
zu verursachen, gut und genügend hergestellt werden sollen. A bezeichnete
auch ein früheres Quartier in Chur und kommt in Mohr häufig vor, s. z. B.
Mohr I, Nr. 375 v. J. 1265; in Remüs Cuoira < Curia (s. v. Maurer, S. 127
curia Synonj-m von curtis (Herrenwohnung, Herrenhof u, ibid. S. 275), hargia <C
barega (Schopf). Gemeinschaftlich haben beide Dörfer die Quartiere Saglina
(Sent), Salina (Remüs) <^ Diminutiv von Sala (auch in Mohr 1, Nr. 138 und
vielleicht Nr. 145 Hof im U.-E.) und das dunkle schigliana (S.), schillana (R.),
ein Platz mit Brunnen etwas abseits auf der Höhe, vielleicht aus sella (Wohn-
gebäude der Colonen vgl. v. Maurer, S. 270 und Pari. d. S., S. 191 u. 148 und
Mohr II, Nr. 327 Seillia de Lupias Acker bei Chur v. J. 1349). Gleichen Ur-
sprungs ist vielleicht Selaunum = Schlans vom Test, des B. Tello (ein Sammel-
begrift' für eine Anzahl sellae?). — In den Rät. Urk. finden wir für Schlans
die Formen Sillaunes, Sylans, Sellans. S. 10 v. J. 1275 Walther o de Sillaunes.
Mohr I, Nr. 192 v.J. 1161 — „unum pratum subtus sindes in Sillas'* und „unum
pratum in Suppanina in Sillas." Der Fluru. Zoxipanaina existiert noch, eineu
Flurn., der dem Sillas entspricht, kenne ich nicht. Schigliana liegt ob dem Dorf,
Es sei mir bei dieser Gelegenheit eine kurze, nicht zum Thema gehörende
Bemerkung erlaubt über die Sala muritia (gemauertes Herrenhaus) des ge-
nannten Testaments Tello. Bei Vergleich dieser Form mit den zahlreichen
andern, dort enthaltenen, rätischen Formen, die sich bis heute erhalten, liegt es
ausser jedem Zweifel, dass aus ihr das o.-e. Wort murütsch Keller entstanden,
wie schon Planta (A.R., S. 300, Note 1) eingesehen hatte und dass Walbergs
Erklärung (§ 93) zurückzuweisen ist. — Dass bei muritium > inüritsch das
vortonige ü den ähnlich artikulierten Tonvokal mit sich zog, so dass wir zu-
nächst zu murütsch gelangen, ist um so eher begreiflich, als die Bildungen mit
-itsch gewöhnlich eine kollektive, manchmal frequentatis^e, oft auch pejorative
Bedeutung haben, wie teritsch, taritsch Schutt; cuaditsch Brut bei Bienen,
cuaditsch niort Faulbrut, s-chavitscha Rübenkraut, fuaditsch (Ann. XXIV, 253)
Schaden, der durch Wühlen fuar der Schweine verursacht wird, zappaditsch
Hackfleisch, sgiarvitschs verlängerte Schritte, hastiges Laufen. Die gleiche
Funktion hatte dieses Suffix ursprünglich vielleicht in culaditscha d'saif Talg-
form von cular fliessen, gießen. Maladitsch ist das ital. malaticcio, eine ähn-
liche Funktion wie hier hat -itsch in stdladitsch, an den Stall gewöhnt, das nicht
gern hinausgeht (vom Vieh) und düritsch nicht empfindlich, düritschas Schwielen.
— Bei der Form* milrütscJi, zu der wir gelangten, ist die Dissimilation m—ü> m — ü,
die zum aktuellen murütsch führt, nicht nur wahrscheinlich, sondern selbstver-
ständlich.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 421
liehen sind und ihrer ursprünglichen Bedeutung sehr nahe blieben, wie
pabtilumy paiäl = das Futter, pavlar füttern Eng.; otvY/s >' itl U.-E.,
iiigl, niiigl O.-E. ; nuegl Obl. (beide mit Agglutination der Präposition
in] = m-eiW; jüngere y yöndfchä)' Anspannen der Ochsen mittelst dem
jugiim > yiif, an den Hörnern; haediis in haed-eolus > as'öl Zicklein;
huhulcus > huolch Ochscnbirt; armentum > armäint Stück Grossvieh
(Ochs, Slier) etc., ferner dass die deutschen landwirtschaftlichen Lehn-
wörter grösstenteils jüngeren Datums sind, alles dies spricht ebenfalls
für eine grosse ökonomische Selbständigkeit des Landmannes in seiner
Nachbarschaft.
Wann sind nun diese vicinantiae entstanden und wann der vicus?
Welche Kolle spielten sie vor und während der Feudalzeit? Welche
war die ursprüngliche ökonomische und politische Einheit')? Wie
lebten diese freien und halbfreicn Bauern miteinander in ihren ganz
abgeschlosseneu Dörfern, die sich ihrer Anlage nach sozusagen unver-
ändert erhalten haben und die noch heute Spuren uralter Feldgemein-
schaft aufweisen? Diese Fragen stehen noch offen. Hierüber haben
wir bis daher äusserst wenig erfahren. Was wir kennen und z. T. gut
kennen, sind die Verhältnisse zwischen den Herrschaften und ihren
Tributpflichtigen und die Kechtsgeschichtc der Bünde und Gerichts-
gemeindeu. Vom eigentlichen Leben jener Zeiten wissen wir beinahe
nichts. Um in dieses Geheimnis einzudringen, müssen wir das Dorf als
solches, nicht nur in seinem Verhältnis zu andern politischen Einheiten
erforschen. Ich gebe zu, dass dies beim wenigen Material, das vorliegt,
ein äusserst schwieriges Unternehmen ist. Doch dieses Wenige ist wert
erforscht zu werden und was Papier und Pergament nicht vermögen,
das werden uns die ehernen Dokumente der Sprache, der Sitten und
Traditionen, der landwirtschaftlichen Einrichtungen, der Flurnamen und
ganz besonders der Strassen- und Quartiernamen und des topographi-
schen Aufbaues der Dörfer erzählen.
Einige äusserst bescheidene sprachhistorische und kulturhistorische
Beiträge zur Lösung dieser Fragen zu bringen, ist der Zweck folgender
Ausführungen.
Vicinantia.
Das Dorf, das mit der Zeit zur politischen Gemeinde wurde, hiess
„Nachpurschaft, Purschaft, in lateinischen Urkunden vicinantia^ auch
1) Dass die aktuellen politischen (icmeinden, die in der Regel aus den
früheren Nachbarsch.iften hervorgegangen, jünger sind als die Gerichtsgemeinden,
unterliegt keinem Zweifel. Dies schliesst aber nicht aus, dass die letzteren von
den Herrschaften kombinierte, künstliche Einteilungen gewesen seien (vgl. z. B.
das Hochgericht Bivio, bestehend aus Bivio, Avers, Kemüs, Schieins) und dass
die eigentliche Einheit ursprünglich doch die Nachbarschaft war.
422 G. Pult
vicinitas^), Sprecher hat vicinea. Im Tessin und italieuisch Bünden
treffen wir vicinanza, vgl. Salvioni Boll. stör. XIX, 170 und Monti y^visi-
nanza^ vicinanza voci antiqii. villaggio, comune. 1335 vicinantia de
Bregia etc." In blindnerischen Urkunden sehr häutig. Noch heute ist
der Ausdruck für Dorf vischnaunca^ vischnounca^ vischneunca (Obl.,
Ann. XTI; 5) und vschnauncha {^^r. fsneVa, O.-E.)- Nur die Dörfer des
Unterengadins und Münstertals mit ihren äusserst grossen Gebieten
kennen diesen Terminus, der vaschnöncha helssen müsste, nicht. Sie
hiessen in alten Urkunden „gemaitid und burschaft'-'' (G. Arch. Seut,
Nr. 1, 1365), „connniinitas'-^ (Nr. 3, 1406) und in der gleichen Urkunde
„villa'''; Nr. 4 hat allerdings iVacÄ/;a//rscÄa/^, aber Nr. 6 „Gemeinschaft^''
ze Syns und Nr. 7, 1426 ,,communis'^ . Comün heissen sie in allen Sta-
tuten und diesen Namen haben sie bis heute behalten^). Das kann
kein Zufall sein. Die Sprachentwicklung kennt ebensowenig einen Zu-
fall wie das Naturleben.
Im Tessin hat vicinantia nicht der Gemeinde, sondern der Gemeinde-
versammlung den Namen gegeben, diese Bedeutung besteht neben der
andern auch im Oberland „la vischnaunca da Calqnda Mars^.
Für eine Form vicinantica oder vicinanca, die den heutigen rätischen
Formen entsprechen würde (denn lat. -antia hätte -anza^ -antscha, nie
-ca, oder -cha gegeben) finde ich keinen Beleg. — Maurer, S. 69 — 70
hat vicinantia, vicinea, vicinetum, die ersten zwei besonders für Italien.
Da auch in Bündner Urkunden vicinantia die einzige Form ist, die
hier in Anbetracht fallen kann, werden wir doch, trotz allen lautlichen
Schwierigkeiten, von diesem Terminus ausgehen müssen und Beein-
flussung durch Formen mit dem ligurischen Suffix -anca annehmen.
S. Huonder, Voc, S. 25: Formen in -aunca und Archivio glottologico,
VII, 494 und Muret, Bulletin du Glossaire de la Suisse romande, VII, 24.
Als Ursache dieser Beeinflussung könnten wir Dissimilation von vifchi-
naunza (Obl.) = Nähe annehmen, doch kennt das Engadin heute für
Nähe nur das gelehrte vizinanza^ und Formen in -aiinch^ -aimcha sind
mir ausser auncha für diese Region nur noch geraunch^ piaunch,
flaunch, saunch (s. Walberg, Wörterverzeichnis) bekannt. Zur Erklä-
rung der Form könnte man den Terminus vicinanfes = Bürger von
Maurer (S, 70) beiziehen. Er hätte vischnauns, vischneuns gegeben
doch ist er meines Wissens für Bünden nirgends belegt.
1) Vicini et commune et homines vicinancie de Reno uallis Reni Mohr IT,
Nr. 23 V. J. 1301. — Totius vicinantiae de Bever, G. Arcb. Beyers, Nr. 23 v. J.
1465. Meuli, Beilage 1 v. J. 1438 hat vicinitas, in Nr. 4 dagegen v. J. 1527
wechseln vicinitas und vicinantia miteinander ab, Nr. 6 hat auch vicinea.
2) Recht interessant sind die Ausführungen hierüber in Champ., S. 172,
aus welchen auch zu ersehen ist, welch grosse Rolle die kirchliche Einteilung
bei diesen Einheiten gespielt hat. — Vgl. auch Kap. Cuvitg, Anna. 1.
über Ämter und Würden in roinaniscli Bünden 423
Während der mittelallerliche Terminas vicinus, Nachbauer im Sinne
von Bewohner der gleichen Gemeinschaft und Teilhaber der Allmend
sonst aus dem lebenden Sprachschatz meines Wissens überall ver-
schwunden ist, beisst der Dorfbürger in romanisch Bünden heute noch
vij'chin (Obl.). vaj'ch!gn (Obhst.), vjchin (O.-E.), vajch'm (U.-E.) und in
Deutschbüudner Urkunden Nachpur. lYast. Sent von 1906: La redu-
nanza comünala generala as compona or da tots vaschins e domiziliads
Svizzers". Urkundlich ist vicinus so oft vertreten, dass ich als über-
flüssig erachte, hier weitere Belege zu bringen*).
Das Bürgerrecht lieisst überall vi-, vaschitiadi (vicinaticum). — Für
Gemeindebürger) treffen wir oft figl della terra, tearra oder ferrir,
tarrer — im Gegensatz zu fulaster (selten ist mir diese Form ohne
Ferndissimilation r—ryi — r erschienen)*). — Trast. Vaz —
vasching ciimpro aiut, cio he (ciofe) . . . Landsman, unfaunt della tearra.
S. auch. V. Maurer, S. 290. Obl. burgheis Ann. I, 145 ist jedenfalls
nicht anders als das deutsche Bürger beeinflusst durch borghese.
Der Begriff vischnaunca, vsclinauncha entspricht heute im Oberland
und entsprach früher überall nicht ganz demjenigen von Dorf. Die
vieinantia bestand und besteht vielerorts aus mehreren Einheiten. Das
Dorf, d. h. ein grösserer Häuserkomplex mit einer gewissen ökono-
mischen Selbständigkeit heisst im Obl. vitg < vicus.
Es sei hier ein Beisj)iel für die verschiedenen ökonomischen und
politischen Einheiten angeführt:
Cum in = La Cadl bestehend aus den „visehnauncas" Disentis,
Tavetsch Medels, Brigels, Truns, Somvix.
Visehnaunca = Disentis bestehend aus den „vitgs" Muster.
S. Gions, Disla, Segnas; oder i¥^rf^^s bestehend aus den „vitgs" Curaglia
und Platta ; oder Brigels bestehend aus Breil, Dardin, Danis u. s. w
— Diese Beispiele verdanke ich einer freundlichen Angabe von Herrn
Prof. Dr. Tuor.
Im O.-E. heisst heute vschnauncha sowohl politische Gemeinde
als Dorf. Vih hat hier und im U.E. in der Alltagssprache den Aus-
drücken vschnauncha und cuniün weichen müssen. Remüs und Schieins
unterscheiden noch comün = vicus und comüna = vieinantia. Dass
aber früher dem Begriff Dorf, Flecken, ländliche Ortschaft
tiberall der Ausdruck vicus entsprach, beweisen sowohl die Literatur
1) Für Italien und Spanien vgl. Monti : visin vicino, ... 2" Voce anti(|uata
abitante dcllo stesso villaggio o comune. . . . 1220 „Omnes vicini loci de Albiöio
(Albese) ..." Nel 2** significato si legge nelle scritture nostre lombarde e nelle
spagnnole de! niedio evo.
2) Auf Allitcration, wie terrer und fulaster beruhen auch die im Trast.
Schals (181.5) häufig vorkommenden forests e Terests. Über Alliteration in der
Rechtssprache s. Grimm I, 8.
424 G. Pult
als die Quarliernamen der einzelnen Dörfer. Tiro lua ilg mjch Bitrum,
Ev. Marcus XI — ih 4 Viehs = die 4 Dörfer (bei Cbur) cbron. rhet. 13 —
ui il vich da Brail, ibid. 16, orasom' (zu äusserst) il vich (Ardez) ibid. 21.
An Quartiernamen finden wir: in Schuls: vi (in deutschen Urkunden
Ämtb. wig) woraus Wyquelle ob dem Dorf, „sm da «;7", vi d'sura und
Schieins, sü da fur vi (su [di] per [il] vico, hinauf durch das Dorf)
yö (hinab) da pär vi, sü spm vi, yo di pe d'vl^) (unten am Fusse des
Dorfes). Summus vicus, das dem Dorf Somvix {Siimvitg) den Namen
g-egeben, oder vielmehr summo vico findet sich überall, besonders im
O.-E. bei Quartiernamen häufig vor"). In Scanfs (S-chanf) heisst, wie
mir Herr Dr. Melcher mitteilt, nicht nur Somvih ein Quartiername
sondern man sagt auch noch orasom-vih zu äusserst i.D. für ein Quartier,
das Cliantaluf heisst, giosgm-vih zu unterst i.D. für das Quartier
Büglsuot. Aus diesen zwei letzten Ausdrucksweisen geht hervor, dass
die Idee vih= Dorf sich noch heute im Bewusslsein des Sprechenden
erhalten hat, obgleich auch hier der Name für Dorf vschnaimcha ist').
Es sei hier auch Scannavicum (Schanfigg), Vicosopvayio (Bergeil) und
Mezzovico bei Lugano erwähnt. Vgl. auch Wartmann IJ, 75, anno
865: ,Juso a vicum'-^. — Vicus neben locellus (ob sie ganz gleichbedeu-
tend, kann ich nicht entscheiden) finden wir im Testament des Bischofs
Remedius (Ende des 13. Jahrhunderts), Mohr I „et batendo ducatur
circiter per vicos".
Der römische Terminus vicus, den wir schon im äussersten Westen
F?*^o (Portugal) und in Italien besonders häufig- treffen (F«co bei Reggio
Emilia, Vigo und Moutevigese bei Bologna etc.) hat sich also in Bünden
bis heute im ursprünglichen Sinne erhalten.
Wenn auch die meisten Nachbarschaften nicht aus so vielen Ein-
heiten bestehen, wie die oben angeführten (Disentis, Brigels u. s. w.),
so haben sie doch in der Regel neben dem Hauptdorf noch Filialen,
bestehend aus Flecken, Weilern, Höfen etc. Diese nennt Champ. S. 108
Äcclas < Accolas, die Einwohner dieser acclas wurden als nicht
1) Diese souderbare Präposition, die heute meines Wissens verschwunden
ist, fand ich auch in der Chron. rhet. „sur vich di'pe dil munt" S. 27.
2) Sonvico bei Lugano, urltundl. v.J. 724 Summus vicus, geogr. Lexikon
der Schweiz. Vgl. auch SonvilUer Kt. Bern, Som La Proz Kt. Wallis, Somheval
Kt. Bern etc.
3) Ir sü per via, gio per via das Dorf hinauf, hinuntergehen, enthält nach
Dr. Melcher, dem ich beipflichte, das Wort vih durch Volksetymologie in via
umgeformt. — G. G. Cloetta in seiner wunderschönen Novelle „Fin alla Mort." Ann.
XXIV, 153 verwendet sumvih gewissermassen als Appellativum: „las chavras
sun fingiä in sumvih (klein und ohne Angabe des Dorfes). Wäre dieser Aus-
druck etwa früher ein allgemeiner topograph. Terniinus gewesen wie Cadruvi,
plas (Dorfplatz)? Vgl. Mohr I, Nr. 138 v. J. 1161 in Schlanders summo vico.
über Ämter und Würden in romaniscli Bünden 425
ebenbürtig dcüjeiiigen des Hauptdorfes betrachtet (ibid.), dalier fliblcu
sich heute noch die vschius von Ciuuskcl {Zinu'jx-clicJ) beleidijit, wenn
die von Scanfs sie, wie die Einwohner von Susauna, Cliapelhi und Hrail
f^quels dellas acclas^^ nennen. Heute hat accla (und hatte wahrschein-
lich, neben der erwähnten Bcdentun^i;' auch früher) in den meisten
Gegenden den Sinn von „ausserhalb der Dorfniark angebautes Stück
Land" (Huonder, Voc.) mit Haus oder Scheune, die nur so lange be-
wohnt werden, bis das Heu aufgefressen ist. Uccldun im Obl. bedeutet
Weiler. Im U.E. heisseu diese Filialen ^^muntognas'-^ obgleich diejenigen
von Schieins ißtrada und Martina = Martinsbruck) und diejenige von
Guarda (Giarsun) unten im Tal liegen, während das Dorf hoch oben
anf der Hohe tront. Die Kollektivbezeichnung der Schieinser Filialen
im Tal heisst plan. Ir gio plan nach Martinsbruck oder Strada hinunter-
gehen. Montagna in dieser Bedeutung fand ich auch in einer italienisch
bündnerischen oder tessinischen Satzung, deren Name und Fundort mir
leider entgangen sind. Diese Form dürfte den Ausgangspunkt bilden
zur Erklärung der merkwürdigen Bezeichnung in Montanis (Mohr I,
Nr. 97 V. J. 1070) und Müntinen, Muntanen etc. Amtb., S. 223. Die
Bedeutungsentwicklung liegt auf der Hand. Ausgangspunkt: einer Herr-
schaft gehörende Güter in einer Bergregion.
Die Filialen von Scanfs heissen in Urkunden des dortigen Archivs,
wie mir Herr Dr. Melcher mitteilt, auch Chantuns, „Instrumaints inter
la vschnauncha (abgekürzt) Scanf et Chantun Zuzauna" — „tuots vsins
dal Cantun Zinuos-chal (17. Jalirh.) S, Ducange II; 105 Cantonus regio,
provincia. Dieser Terminus wurde noch vor kurzem auch im Sinne
von Dorfviertel verwendet vgl. Fögl d'Engiadina 1884, Nr. 12 „la chesa
Nr. 87 situeda a S-chanf, Chanfun bügl snot". Esser in hunas cnl Chantun
mit der Nachbarschaft gut auskommen (Dr. Melcher). Die gleiche Be-
zeichnung findet sich auch im Trast. Sils (Eng.) v. J. 1573, Z. f. r.
Ph. XI, 119 ,la vsinauncha . . . daie scheirner e metter trais cuuichs,
im per chiantun (das Dorf soll 3 cuv. wählen, einen in jedem C).
S. Ducange: Cantonum urbis pars, regio. Gall. Canton quartier. — Kät.
Urk. 124 V. J. 1871 Kantuns zwischen Waltensburg und Ruis.
In andern Statuten fand ich sonst überall für diese Dorfviertel
(gewöhnlich 3) Terzais oder Terzas, bei Vierteilung Quartals^ Quartas.
Die Cbron. Rhet. S. 21 braucht diese Bezeichnung für eine grössere
und zwar diesmal kirchliche Einheit „Suseh e Lavin sUn (fürs?««) hossa
ün terzal^ ma avant 150 ons stovevan ir tots ä Susch a Baselgia e
pajar la ferza da la Plaif). Das Territorium des Veltlins war in 3
tarseunas oder terzals eingeteilt Ann I, 164. Nach Champ., S. 191 be-
1) SÜ8 und Lavin bilden jetzt (jedes) ein Ti-rzal, .nltcr vor ir)0 Jahren
mussten alle nach Süs in die Kirche und die Tertia der Pfründe bezahlen.
426 G. Pult
stand Obtasna aus 3 Terzais. Terza heisst ein Hof bei Sta Maria
M.T. 1842 m. ü M. (wo noch Roggen gedeiht). Fögl. d'Eug. 1. Okt.
1910. — Über Tarzous s. Kap. Mistral. Vgl. auch Ducange Tertia.
Obgleich terzal häufiger ist, niusste Chantun im Sinne von Dorf-
viertel doch die ursprünglichere Bezeichnung sein, wenigstens für das
O.-E. und das Albulatal ; dies geht hervor aus o.-e. Chuntunais Alb. T.
Chantuner, Cantimer = Nachbar. Das U.-E. u. M.-T. u. Obl. haben dafür
väfchin, vijchin.
Spr. P. ß., H. 280, gibt uns eine ganze Reihe Formen für Dorf,
Flecken, Weiler im Veltlin im lateinischen Gewände: „TWJws, quadras,
vicinantiaa, contratas, colongellos (spr. colognellos v. colonia)^) cantones
et aliter'-'. Im Oberhalbsteiner Archiv treffen wir in diesem Sinne sehr
oft plef (plebs) = Kirchspiel. Nr. 11, 1667 „soll jede pleff einen
Mann ernambsen"; Nr. 15, 1699 „4 pieffen"' und in vielen andern
Urkunden. Romanisch finden wir im Obhst. auch squadra (Nr. 112).
Für pleös s. auch Kap. Titel.
Für Hof kenne ich kein populäres Wort. Das alte majeria, das
dem Dorf Sih {Segl) Maria den Namen gegeben, ist zum Schriftwort
geworden. Walberg, S. 182 zitiert drei Belege aus Bi fr um für maria <.
majoria. Im Namenverzeichnis der rät. Urk. finden wir Mairia,
Maria -ya, Aleria; — den mayerhof ze Igels in Lugnitz gelegen,
genant Marya de Gresta ibid. S. 287 v. J. 1404. — Accla entspricht
nicht überall ganz diesem Sinne. Die gewöhnlichste Form (im Engadin
wenigstens) ist heule hof. — Trast. Sent hat bain. Ils bains d^Aguina.,
bain Suort. etc. Vgl. mer im Kap. „Andere Dorfbeamte".
Und nun zur kleinsten ökon. Einheit zur cha/a, cha/ada (Hofstätte,
s. V. Maurer, S. 21). — Trast. Sent 1906, § 62. — Ogni cha/ada {fa-
miglia da proprietär is da vachas) ha üna vusch. — Jede Hofstätte hat
eine Stimme. Auch posta < (statio) posita wird in diesem Sinn ver-
wendet. — Dar vuschs suot tuottas Bacbiettas po imminchün chi chiassa
a sia posta et da mez anno innaun ha fatt seis paun") (Trast. Sott
Tasna). — Far säs pan {d')p6sta bedeutet heute noch in Sent eine
eigene Hofstatt haben (Lehrer Pitschen). Suläm, sidqm < solamen
Hofstätte wird noch viel verwendet, s. Ann. XII, 160. XXIV, 182. —
Da nur Grundrecht, nicht Personalrecht bestand, konnten von den
väfchins bloss die Haus- und Grundbesitzer und zwar in der Regel nur
I
1) Für colonia gibt Muoth Ämtb., S. 58 die romanische P''oriii culegna {0\i\.)
an, eine entsprechende Form für das Engadin ist mir unbekannt.
2) Stimmen unter allen Stäben (in der Nachbarschaft und Gemeinde) darf
jeder, der in seiner eigenen Hofstatt wohnt und seit einem halben Jahr sein
eigenes Brot gebacken hat.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 4'27
das Haupt des Hauses (Obl. cati cafa) ') stimmen. Er liiess ursprüng-
lich massarius < niasser^)^ doch hat diese Bezeichnung mit der Zeit
die Bedeutung vou Alpgenosse angenommen. „Massers nun haun 1/
drett d'alpager chavals (Ann. Xlil, 221 anno 1562), ,.gnarö registro ils
quints chia iis chos d'alp rendaron a ?»f/ssof/-s" (ebenda S. 240). ..sch'ei
daventass, ch'ei vangiss angual Mai^ser nev Pur nief, ca fuss bucca
Staus cur las alps eau vangi parchidas etc."'). — (Trast. Flims 1696);
hier kann es auch die ursprüngliche Bedeutung haben. Der Trast.
1) Doch sind Bestimmungen nicht selten, nach denen auch andere, sogar
Minderjährige, zugelassen wurden. Trast. Sott Tasna: Femnas non han
vusch ingiüna. Ma sulia i havcssan Maschkiah schi dessan quels pudair
vuschar, quant pitschens e jurens chi fuossen. Weiber haben keine Stimme,
doch sollten sie männliche Leute (Kinder oder Verwandte) im Hause
haben, so sollen diese stimmen können, so klein und jung sie auch seien.
— Trast. Sils: Ais aschantö ch'ingUn giuuen da quatordesch ans ingiu
(vom 14. Jahr abwärts) possa dar uuscli et chi nun p6 der uusch daie ster giu
dalg aring cur s'dumanda intuorn (soll bei der Umfrage, Abstimmung, vom
Ringe wegbleiben). Noch anderswo ist von diesem 14. als Keifejahr die Rede.
Heute noch bedeutet dieses Alter den Übergang von einer Lebensperiode in die
andere. Die Konfirmation la soncha tschaina s^iihQM in dieser Beziehung in refor-
mierten Gegenden eine grosse Rolle.
2) Predicti uero dominus et massarius hanc cartam ut supra fieri roga-
verunt, Mohrl, Nr. IßS, anno 1201. ilfct^rtn»* solvat omni\anno X 1. solid, denar.
Mohr II, Nr. 230 V. J. 1330. Man ist versucht bei Erklärung von massör an man-
suäriu, mansariu aus dem häufig vorkommenden Mansus zu denken, doch wäre
das „*s" unerklärlich. Mansus, mansio hat auch hier Spuren von sich hinterlassen:
Regest Nr. 22 aus dem G.-Arch. Revers v. J. 1463 (Kantonsarchiv Chur): „Der
genannte Petrus kann mit allen seinen Erben in las Agnas bleiben, wo er jetzt
„cum maschnada"^ wohnt. — U.-E. maschnera (raansionarin) die Magd und maschndr
(Pallioppi) besorgen. S. Grimm I, 434, Beleg aus dem Jahre 1283: cum man-
cipiis, mansionariis et hominibus qui vulgariter losjmigere seu enlouke lode
vocantur. Näher dem ursprünglichen Sinne von maschnera steht die zweite
Bedeutung: Feld- oder andere Arbeit besorgende Frau im allgemeinen (auch
eine aus der Familie oder die Hausfrau selbst). Barblan Parablas, Mitosetc.
Ann. 1910, S. 286: Duos maschneras giaivan davc') suolch, sa duonna ed
Un'otra. Zwei M. folgten der Furche (dem Pflug), seine Frau und eine
andere. — Mafchun , mafchum, mafchügn, mafchetin {mansionem) bedeutet
auf dem ganzen Gebiete Hühnerstange. — Ir a mafchtin schlafen gehen. —
Vgl. aber Travers Müserkrieg Dec. V „Ms fet metter in sias maschuns (Kase-
matten) — Chi sun usch6 melas praschuns" (garstige Gefängnisse) und Mohr II,
Nr. 230 v. J. 1330 (Bergeil): „.. . petia una terrae prati, campi et boschi, cum
dtiabus mansionibus ."^
3) Massarii haben nicht das Recht Pferde in die Alp zu treiben. — Die
Rechnungen werden registriert werden, welche die Alj)meister den massarii ab-
geben. — Wenn es vorkäme, dass irgendein neinr Ma.s8arius oder Bauer, der
bei Bezug der Alpen nicht dort gewesen wäre . . . etc.
428 G. Pult
Zeruez S. 61 bat patnins für massarii. „Sun culpaunts ils Patruns
da ngir svess, fond ng-ir lur uffaunts croudaui dobla falla^). Später
wurde als landläufiger Ausdruck dafür einfach pur (Obl.), faiir (Engad.)
angewendet. Heute noch unterscheidet mau paiirs e yüväns, purs e
nialls (verheiratete und unverheiratete). Massera Hausfrau ist wie
ital. massaia auf dem ganzen Gebiet noch gebräuchlich. Signur x . . ,
Clin sia Massem heisst es immer im Rodel für die Anniversarien zu
Laax (H. Prof. Tuor).
La massera va per cha
0 la picl' o l'ha piclä.
(Die Hausfrau geht im Haus herum, entweder nascht sie oder sie
hat genascht.) Gaud. Barblau: Parablas, mitos etc. Ann. XIV, 305
(sehr schöne, folkloristisch interessante Arbeit).
Cuitg.
Den ältesten Beleg für c fand ich in einer Urkunde vom G. Arch.
Sent Nr. .3 aus dem Jahre 1406 couici dicte communitatis de Sindes.
Es handelt sich um ein ErbMien, dessen Objekt die Alp Valsula im
Patznaun (ein strenger Tagemaisch von Sent entfernt) ist. In Nr. 5 u. 6,
die in deutscher Sprache abgefasst sind, heisseu die c. Dorfvogt,
PI. Dorfvügt, ebenso in Nr. 1 a. d. J. 1365. Die ersten 14 Ur-
kunden von G. Arch. Sent handeln alle von Erblehen, die von den
drei covici, conoici oder dorfvügt „mit gunst und mit gutem Willen
der gemaind und burschaft von Sins" (Nr. 1), oder „mit vollem Gewalt
anstat der nachpaurschaft ze Syns" verliehen werden*), .'^uch im
G. Arch. Bevers handelt die älteste Urk. (Nr. 1 a. d. J. 1327) von
einem Erblehen, das von drei mit Namen genannten Bürgern im Auf-
trag und mit Vollmacht der Nachbarschaft einem Privaten verliehen
wird. Die drei genannten Vertreter der Gemeinde können nichts anders
als ihre cuvihs sein, obgleich dieser Name hier (in dem Regest, das
mir zur Verfügung stand) nicht genannt wird. In Nr. 4 desselben Arch.
erscheint ein nach c. gebildetes Verbum „Bertoldus, Sohn des Nicolaus
1) Die Inhaber der Hofstätteu sind verpflichtet, selber zu kommen zur
Dorfversammlung, falls sie ihre Kinder schicken verfallen sie etc.
2) Einige dieser Urkunden tragen das Siegel des Richters ze Ramuzz
(Remüs) oder eines „notarius publicus, so, Jacobus Charpoforus", andere aber
dasjenige eines gewöhnlichen Bürgers von Sent, so tragen Nr. 2 v. J. 1404
und Nr. 4. v, J. 1408 das Siegel von Baltesar Pult von Sjmis und Nr. 12 von
1475 das von Rodolfus Benedictus de Sins. Alles dieses iässt auf grosse
Selbständigkeit dieses Gemeinwesens schliesscn und ähnliche Verhältnisse werden
wohl in den meisten andern u.-e. Dörfer geherrscht haben. Es scheint mir deut-
lich, dass wir hier schon vor der Entstehung der Bünde mit Dorf-, nicht mit
Talgenossenschafteu zu tun haben.
über Ämter und Würden in rouiaiiisch Bünden 429
l\ossoni, tut vor dem „Ministrall" des Tals Engadiu kimd (convicit)^),
dass der Nachbarschaft Bevcrs das Diirchgaügsrecht durch gewisse
Guter gewährt wurde. — Von 14G5 an treten im gen. Archiv immer
zwei c., die hier wie Überall die Nachbarschaft in ökou,
Sachen vertreten, auf; so in Nr, 23(1465) „iVow/m«? agentes et parte
colli aneiae iotius ricinantiae de Bever.'-^ Dieses coviancia kommt in den
späteren Statuten unter der Form cuviaunza, ciividanza = das Dorf-
regiment sehr häufig vor, ebenso das Verbum cuviar, cuvier -aer = ver-
walten, re^iieren. Die ältesten Urkunden, die von Dorfangclogenheiten
handeln, datieren in den gut erhaltenen Archiven des Engadins von
der Mitte des 1"). Jahrhunderts. Besonders reich an Belegen für c.
sind diejenigen von Zuoz und Samaden, und zwar erscheint er gewöhn-
lich in der latinisierten Form cohi:/ch><.
Im Obl. sind die von Dorfangelegenheiten handelnden Urkunden,
die mir bekannt sind, durchwegs in deutscher S])rache abgefasst. einige
Archive enthalten nur deutsche Pergamente. Der c. tritt uns darin in
verschiedenen Formen entgegen. Für die Cadi konnte ich leider keinen
Beleg auftreiben; die Kegesten von Disentis, Medels und Travetsch im
Kantonsarchiv zu Chur handeln selten von rein ökou. Dorfj.ngelegen-
heitcn und nur da tritt der c. auf. Originalestanden mir für dieses
Gebiet leider nicht zur Verfügung. Flir Brigels gibt uns W. u. S. I
24 V. J. 1542 die Form Caiig. Nicht selten erscheint der c. in den
Urk. der Foppa, besonders das Archiv der Freien von Laax ist reich
an Beispielen. 1448 klagt der kutvig von Flims gegen Laax we^-en
der Alp Nagins — 1497 tritt der guwig von Laax „von gemainer
Nachburen waegen" als Kläger gegen einen Privaten wegen Ein-
zäunung von Gütern auf — 1546 erscheinen der kuivi/g von Samens
und der gniv/g von Ljiax im Namen ihrer Nachbarschaften vor Gerk-ht.
Die Urk. Nr. 1 (1490) vom G. Arch. Sagens handelt von einem Rechts-
streit zwischen dem Bischof und der gen. Gemeinde vertreten durch
ihren gairig betrelTs Frühlings- und Herbstatzung.
Sehr oft tritt uns c, in der deutschen Form von Dorfmeister
dorffmaister entgegen. Eine Laaxer Urkunde v.J. 1611 nennt einen
Jan Blasch derzeit Weibel und Dorf meist er. S. für diese Form
auch W. u. S. II, 226 u. 248 Ausserbelfort. Wie aus dem Gesagten
hervorgeht, erscheinen uns die c. in alten Urkunden gewöhnlich als
Beauftragte im Namen der Nachbarschaft bei Streitfällen, die vor höheren
Instanzen gehörten.
Ob die c. selber ursprünglich strafrechtliche Befugnisse hatten und
wie weit diese event gingen, ist beim bestehenden Material schwer zu
entscheiden. In der Konvention vom 7. Mai 1462 zwischen den Nach-
1) Oder hängt es mit conricium ^zlnntcs (Jeschrei und convicior zusammen?
430 G. Pult
barschaftcn des Oberengadiiis (Meuli, Beilage 2, S. 82) heisst es „Forde-
rungen im Betrage von 3 Pfund mittlerer Währung (25 Fr.) sollen von
den covihs jeder Nachbarschaft in und ob Fontana Merla gefordert und
geltend gemacht werden. Über den c. als Richter vrerden wir später
zu sprechen kommen.
Champell kennt die cuvichs nur für den Kreis Obtasna (Jurisdictio
Ardetiaua), er definiert folgendermassen (S. 194) ihre Befugnisse:
„Habeiit praeteiea huius Jurisdictionis pagi primarii quique suos mngi-
stratus, quales Germani „ Dorf nieister " vocant, Italice vero loquentes, maxime
in Voltarena (Veltlin), „^■ ConsoW, atqui populari lingiia \\\\ ^Cuvichs'*, vel „C'on-
vichs^, \A est Convici, qui sui cuiusque vici pagive rebus administrandis praesont;
ea pene potestate praediti, qua In urbibus tribuui in suis quique tribubus pollent.
lidem in suis pagis cum suis adjunctis proceribus suara quique jurisditionem
juditiaque habent super certis quibusdam rerum speciebus, interduoi etiam magni
poüderis sibi peculiariter assignatis judicandis, in qua major jurisdictio nihil
juris habet."
F. Sprecher P. R. (S. 235) kennt sie nur für das O.-E. „Quilibet
pagus deinde suos Covicos habet.
Den ältesten rom. Beleg für c. fand ich in Ann. XXIII, 256 v. J.
1538 „Cumpra d'Val Bevar — Ankauf des Beversertals „. . .Als
Noebels et prudaints S. Antoni Planta, Steiuan Marting et Andrea
Biffrum Cuuis dalla vschinauncha da Samaedan."
Die Dorfrechte sind der wahre Tummelplatz für unsern rätischen
Dorfmeister. In den Engadiner Statuten ist er jedoch viel häufiger zu
treffen als in denen des Oberlands und seine Kompetenzen sind dort
bedeutend grösser. Die Gerichtsgemeinde hat sich im Oberland besser
erhalten und es gingen nicht so viele ihrer Kompetenzen auf die Nach-
barschaften über wie jenseits des Albula. Diesen Eindruck gewann ich
wenigstens aus dem wenigen Material, das mir zur Verfügung stand.
Nach den Dorfreehten liegt den c. die Aufsicht über alle
andern Beamten, die die Hirtschaft, die Bewachung und Ein-
schätzung des Feldes, der Liegenschaften, Weiden, Wälder,
Alpen, die Bewässerung inne haben, ob. Sie wählen die
Hirten; „Tuts pasturetzs da vschins possen et dejän infiner Is Cuvijs
zainza contradictiun d'üngüu vschin" — Trast. Bevers'). „Ctivits
den finar tuots Pastrietschs da Comün" — Trast. Zern.*) „Pastuors tres
a^t/cÄs ordenos" — Trast. Sils'). „ad \]gs Ciwigs "pon plidir ils pasturs
1) Ann. XVII v. J. 1584. Alle Hirtscbaften der Nachbarn (Bürger) dürfen
und sollen wählen die c. ohne Widerspruch irgendeines Nachbarn.
2) Ann. XII v. J. 1724 (zum grössten Teil aus lat. Statuten des 16. Jahrh.
übersetzt, wie das bei den meisten Statuten der Fall ist). C. sollen alle Hirt-
schaften des Dorfs wählen.
3) Z. f. rem. Phil. XI v. J. 1573. — Hirten durch c. bestellt.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 431
cun quella conditiuD, ch'els seigian flissigs" — Trust. Flims'). j.Pasters
da Conilin dessen Citv/fs finar tuots" - Trast. 8cli leiiis*,».
Diese Bestimmung fehlt beinahe in keinem Statut.
Die c. leiten die Genieindewerke (in deutschen Urk. tagwcn,
in rom. lavurs comünas, heute gew. vodas — s. Vetseh, Herkunft und
urspr. Bedeutung des Wortes Rood — Appenzellische Jahrbücher 1906)
und sorgen für die Erhaltung und Pflege der Strassen, Wege, (»ffent-
liche Gebäude, Brunnen, Wasser- und andere Werke. „Item es ist
auch gemacht worden, welcher von einem herren landamman, gricht
oder dorfmeister geboten würd, das er kommen solle, und helfen
Steg und weg machen, besseren und erhalten, der selbig soll sich . . .
auf dem platz mit seinen waffen oder werckzeüg verfügen etc." Trast.
Ausserbelf.'). — Cuvijs sun culpa unts, scordüna cuviaunza da fer
lavurer lavurs da Cumün 3 dijs inua chi ais lg pUi bsüng. Et eir plU
scha bsüng fUss (Trast. Bev.)*), ebenso Trast. Zern, wo die c. diese
Arbeiter beaufsichtigen und die Leute antreiben müsse, „et far ir
las lavuors chi sun banidas". Im Trast. Flims und anderen noch
liegt dieses dem Werkmeister ob: „a chi ca fussbuc, curilgVerck-
meister clomma, dein tuts quels, c'han mancau, esser curdai a Igi
Seckelmeister tont Sco 5 bazs*). Im neuesten Tr. Sent von 1006 heissen
die Leiter dieser Arbeiten capo zedla*) § 39, S. 91.
Weiter haben die c. Bussen zu verhängen und dafür zu
sorgen, dass sie eingetrieben werden. „Item sun culpaunts dad
asßister al Itscheder in scouder las fallas, chi vegnen als comün
Trast. Zern.'); s. auch Trast. Bevers S. 191 und Art. Scossas (von
1) Dec. I u. Ann. XXIV (vollständiger) und die c. können wählen die Hirten
unter jener Bedingung, dass sie fleissig seien.
2) Ann. XVII, 1768.
3) Gesetzbuch für das Gericht Ausserbelfort, W. n. S. II, 248.
4) C. sind verpflichtet, (und zwar) jede Behörde, 3 Tage lang Gemeinde-
werke ausführen zu lassen, wo am notwendigsten ist und auch länger, wenn
notwendig wäre.
5) Und wer nicht da sein sollte, wenn der Werkm. ruft, sollen alle, die
gefehlt haben, um soviel wie 6 Batzen dem Seckelmeister verfallen sein.
6) Tottas otras vias champestras han da gnir mantgnüdaa da zedlas. A
tal scopo vain tot il comün, comprais filialas Crusch e Suren parti aint in zedlas,
alias qiialas vain snrdatt ün tragett da via specifichä. — Alle andern (nicht
private) Feldwege sollen unterhalten werden von Zedlas (Gruppen, die je auf
einem Zeddel notiert sind). Zu diesem Zweck wird das ganze Dorf inbegrilTen
die Filialen Crusch und Suren in Z. eingeteilt, welchen je eine bestimmte
Strecke übergeben wird.
7) Item sollen sie dem Einzieher (s. etscher Einleitung) behülflich sein
beim Einziehen der Bussen, die dem Dorf zukommen.
432 G. Pult
scouder einziehen). Nach den meisten Statuten fällt ein Teil dieser
Buseen dem c. zu. Trast. Seut 1906 „Ognl cui retschaiya ^U dellas
multas validas ch'el fa; l'oter quart va in cassa comünala" ^). Über
die eingezogenen Gelder und Naturalien sind die c. einer strengen Kon-
trolle unterworfen . . . „Dessen euvids la prüma eivna davo jo d'of-
fici render quint in publica plaza, in presentia dels avuats, cuvits
novs, et il noder da criminal etc/' Trast. Schieins S. 135*).
„Cuvis et Itscheder sur culpaunts davo St. Martin 8 dids da dar quint
da lur offizis, nun dond den ngnir castiads da sesHomens"') (Trast.
Zernez und fast überalP.
Mit der Aufsicht und Kontrolle über die Handlungen der cuv. ist
beinahe in jedem Statut ein höheres Kollegium beauftragt. Im Tr.
Thusis*) heisst es die siben mann.
§ 20 .,Item die vorg-emelt gemainde (Thusis) soll und mag alle jar
ain gowigen erwelen und setzen und dem nach mögen sy siben
man, doch mit rat und bywesen aines yeden vogtes an statt des hern
under iuen selbs mit der merern hand erwelen und setzen oder die
alten sibeu man beliben lassen, und die selben siben man sollen
desdorfs eer und nutz regieren nach ir besten verstendnus
getruwlich imd ungevarlich". — Im Trast. Madulain heissen
sie Hommans dalg Äsciumtamaint „Vain ordino chia Sigr^ Cuvixs
praesaintan lur quint 8 dis zieva Calanda Meig directo als Hom-
mans dalg Aschantamaint" ^). „Covix saian oblios da manifaster als
Hommans dal A. tels chi contrafaun"*). Trast. Sils hat hummens
deputos dalg aestim (Schätzung), Trast Schuls: Ils da dudasch: e non
s'fond la pro Cuvits, dessen gnir dils 12 Chiastiats'). Die spätere
Ledscha fondamentala hat: Mastral da Comiln {in lö da diidesch):
Surveglianza sur autoritads, saramentaziun etc. Im Trast. Zernetz
führen sie den Namen „//s del ses^^ (die sechs Männer) „Imminchia on
1) Jeder c. erhält '/^ der gültigen Bussen, der andere V4 geht in die Ge-
meindekassa.
2) Es sollen die c. in der ersten Woche, nachdem ihr Dienst ans ist,
auf dem öftentl. Platz Rechnung ablegen in Gegenwart der Vögte (s. Kap. gula),
der neuen c. und des Gerichtsschreibers des Blutgerichts (Gerichtsgemeinde).
3) 8 Tage nach St. Martin Rechnung abzulegen, bei Unterlassung sollen
sie von den 6 Männern bestraft werden.
4) Ältestes Dorfrecht von Thusis 1491 durch den hochwirdigen fUrsten
und herrn hern Ortlieben fryhern von Brandis vischowen zu Chur gegeben.—
W. u. S. I, 135.
5) Ann. XXI, 1728. — Es wird erlassen, dass die Herren c. 8 Tage nach „
dem I.Mai direkt den Männern der Satzung ihre Rechnung vorlegen. I
6) C. soll den M. d. S. diejenigen angeben, die dagegen handeln.
7) Und wenn die c. es nicht tun, sollen sie von den zwölfen bestraft
werden.
über Ämter und Wurden in romanisch Bünden 433
per di da St. Martin de8s(en) ils 6 Terzais dal ComUn tsclierner Un
Hom per Terzal, et quels ses Hoinens den ngir insenibel, et metter
tuot il Redschamaint del ComUn" *).
Der Schluss vieler Paragraphen heisst: „et nun fond cuvids (wenn
die c. es uicbt tun) . . dessen (sollen sie) dels dal ses ngir castieds".
— Dieses Kollegium hat allem Anschein nach kontrollierende und ge-
setzgebende Befugnisse (s. auch Kap.: Der M astral als Dorf-
beamter). Im Tr. Zern. sind diese sechs Aufsicbtsräte und Rechnungs-
revisoren auch Wahlmänner. Sie wählen alle Beamten, vor allem
die c. —
Doch gewöhnlich wurden diese letztere direkt nach Terzais oder
Quartals gesezt. Daher treffen wir fast immer deren drei,
manchmal vier. Im Oberland ist in der Regel von einem einzigen
die Rede, doch hat das Trast. Flims immer die Mehrzahl. — Trast.
Sils: la vsinaunchia intyra possa e daie scheiruer e metter trais cu-
iiic/is^ lin per chiantun d'sieua üsanza nigl/'a^). Nach Trast. Revers wählt
die Gemeinde und zwar nach Alpen „siand da metter ün Mastrel et
trais Cuvijs, Eis quels quater offizis, siand quattar alps, aun eis ordino
che saia Un offici per alp"'). Ebenso im Trast. Madulain. Nach Trast.
Sent. *) stand es den c. selber ob, ihre Nachfolger zu ernennen, doch
nur, wenn die Nachbarschaft keine Opposition machte. (S. Kap.
Wahlen.)
Mit der Zeit kam in einzelnen Ortschaften die Sitte auf, sie nicht
mehr zu wählen, sondern der Häuserreihe nach zu bestimmen,
so im Trast. Laax'') „A" 1726 . . . seindt gemeine Nachbarn zu Laxs
räthig worden, das dorffmeister auibt künftighin umbgehen zuo
Lassen etc." doch kam man, scheint es, von diesem Besetzungsmodus
wieder ab, denn anno 1818 treffen wir in demselben Band wieder die
gleiche Bestimmung in rom. Sprache und hier erfahren wir auch den
Grund dieser Änderung: „Vesent Sura che nagin leva far igl cuu vitg
ha igl Lud^i Vischinadi de Laags Concludiu che de cau d'euvia deigig
1) Jedes Jahr auf den St. Martinstag sollen die 6 Terzais (Dorfviertel) je
einen Mann wählen und jene 6 Männer sollen zusammenkommen und die ganze
Regierung des Dorfes setzen.
2) Die ganze Nachbarschaft möge und solle wählen und setzen drei c,
einen für jeden Dorfteil nach altem Brauch,
3) Sintemal ein Ammann und 3 c. zu setzen sind, welche 4 Amter, sintemal
4 Alpen sind, haben sie verfügt, es sei für jede Alp ein Amt.
4) Ledscha comünala 1685. G. Arch. Sent. Im P. d. S. als Loi de
Sent angeführt. Dieses Arch. enthält mehrere Dorfrechte.
5) Dorflf Rechte zue Laax so gemacht Ap 1645, erneuert 1657 und bestätet
1724. G. A. Laax.
Roinaniache Forschungen XXZII. 28
434 G. Pult
quei uffezi ir suenter la Roda sin tuts quels vischins, che posseden s. h.
Bieschtga d'armentiva . . ."^), ausgenommen davon sind „vieuas et
orfens inna ch'igl ei mai femnas", Witwen und Waisen, wo nur
Weiber sind.
Die c. sind die ausführende Behörde. Sie haben Gemeinde-
versammlungen anzuordnen und einzuberufen und ihren Besuch zu
kontrollieren „et da chi non vain a cusailg pon Cuvids scouder Xr. 12
impestiaunt" Trast. Zern"). „Elg ais ordino che tuttas voutas che cu-
vijs sumaglia et che bsüng fUs da trer a vschins che scodün vaschin
saia culpaunt da ngir impetiaunt (Druckf. für -stiaunt) siand bania
dad Un mes a buochia u alla chiesa u vairamainch lg segunt sain
tuchio') Trast. Bevers.
C. dürfen nichts von sich aus beschliessen, sondern müssen
alles, was irgendwie von Belang ist, vor die Nachbarschaft bringen.
„Dessen cuvits ogni chosa da momaint portar avant comün e spetar
seis cumond, finaschuns accordanzas Abscbaids, chiartas adressadas al
comün, scrittüras^ ordinaziuns, muntas . . . venditas oder che esser
podess da momaint"*; (Trast. Schieins).
„Cuvids nun dessen vender üngün Comünavel , ne far d'üngtina
1) Da aan einsah, dass niemand das Amt übernehmen wollte, hat die
hochl. Bürgerschaft von Laax beschlossen, dass von nun an dieses Amt nach
der Rood gehen soll auf alle Bürger, die {salv lionur) Rindvieh besitzen. Dieses
s. h. (salvo onore, mit Verlaub) fehlt nie vor Benennungen von Vieh. II salv'onur
arduond e tais — chi „puerch" as nomn'in nos pajais! Antol. eng. 49.
2) Und von denen, die nicht in die Versammlung kommen, dürfen die c,
12 Kreuzer sofort {stante pede) einziehen.
3) Es ist verfügt worden, dass jedesmal, wenn es den c. gutdünkt und
wenn es notwendig wäre, die Bürgerversammlung einzuberufen, jeder Bürger
schuldig sei, sofort zu kommen, sei (die Versammlung) verkündet durch einen
Weibel mündlich (auf der Strasse) oder im Haus oder wirklich durch Läuten
der zweiten Glocke. — Noch jetzt wird zu den Gemeindeversammlungen geläutet.
Das Glockenläuten spielte und spielt noch in B. eine äusserst wichtige
Rolle. ^Qui ad hoc conventi erant ad campanas pulaatas'^ Mohr I, Nr. 181 v. J.
1213 (Puscblaver ürk.). Auch zu den Feldarbeiten, die noch jetzt zum Teil
nach Fluren (muntas) betrieben werden, wurde vor nicht lange noch durch
Läuten das Zeichen zum Aufbruch gegeben. Auch der italienische podestä be-
rief die beiden Räte durch Läuten der Glocke am Kommunalpalast „ad somim
campanae^. Hertter, 65. — Vgl. auch Grimm I, 347 Klockenklank, wasser-
gang, die fisch in den woogen, das wild uf dem land etc. über sie
verfügt der gepietende Herr.
4) Es sollen c. alles, was von Belang ist, vor die Gemeinde bringen und auf
ihren Entscheid warten, Anstellungen, Akkordaufträge, Briefe, die an das Dorf
adressiert sind, Schriften, Bestellungen, Bussen oder alles, was von Belang sein
könnte.
über Ämter und Würden in romauisch Bünden 435
sort d'marchiedB noiifs sainza volunta del comlln (Trast. Zern., s.
auch Trast. Sclileiüs S. 130)').
Doch variieren diese Kouipeteozen von Ortschaft zu Ortschaft: „Elg
ais tschernU Un hum per alp (folgen die Namen) Is quals quater
insembel culs cuvijs egien tutta pussaunza Is fits dalla vschinauncha
. . . saia daners da che sourtt che que esser pudes che ngir aint
pudes alla vschinauncha . . . saia dals der a fitt (anzulegen) inua
che ad eh bain plescha u da cumprar qualchosa, chi saia Util alla
vschinauncha'') (^Trast. Bevers S. 188).
Beinahe alle Statuten bis zu denen, die noch in Kraft sind (Sent
1906). enthalten Bestimmungen über die GrenzumzUge, Flurgäuge
(s. Grimm II, 74 u. s. w., Maurer, S. 224). Auch die jungen Leute
„2Juvetisda memoria"' Trast. Zern., die mitgehen mussten, sind immer
erwähnt, ob das Ohrenzupfen und Maulschellen geben, um ihnen die
Marksteine einzuprägen, praktiziert wurden, ist schwer zu sagen, in
den St, figurieren sie natürlich nicht. Tramailgs slin cuf-
fins. Ais scumanda da tuotts temps chia ingiün qua nou compara cun
sunaroetz od strasuordens sott poena 1 A pei' persuna chi qua pro lg
Tramailg vain chattada '). Trast. Sott Tasna. Auch die Einzäunungen
der Guter wurden von ihnen inspiziert „soll die Nachbarschaft Jähr-
lich 4 oder 5 sambt dem Dorffmeister Verordnen, welche die Zäuner
psaetzen sollen, wo nit Zäunet wehre, sollen sie Pfänden etc. Trast.
L a a X.
Ihnen liegt ferner die Erteilung der Patente für die Wirt-
schaften, die Beaufsichtigung derselben, die Untersuchung der Ge-
tränke, vielerorts auch das Eichen der Masse etc. ob: „Anno 1687 . . .
ordina chia cuvids chi vengian dessau dar sü las hustarias, cioe trais,
üna per superiuritad per plU taxa chi poun (den Meistbietenden), et
quels sean obligs da mantgnair vin tuott ann etc."*) (Trast. Sent),
1) C. sollen kein Gemeindegebiet (was der Gemeinde gehört) verkaufen,
noch irgendwelche neue Ein- oder Verkäufe machen ohne Willen der Gemeinde.
2) Es wird gewählt ein Mann pro Alp . . ., welche 4 zusammen mit den
c. ermächtigt sein sollen die Zinse des Dorfes . . . oder Geld, von welcher Art
es sein möge, das die Nachbarschaft einziehen könnte, entweder anzulegen wo
es ihnen beliebt, oder etwas zu kaufen, das der Nachbarschaft zu Nutze
kommen mag.
3) Vergnügungen auf den Grenzen: Es ist verboten zu allen Zeiten, dass
niemand dort erscheine mit Musik und Allotria unter Strafe von 1 Krone für
jede Person, die beim Tanzvergnügen gefunden wird.
4) Verfügt, dass neugewählte c. die Wirtschaften aufgeben sollen ('die Er-
laubnis erteilen), d. h. drei, für jede Behörde eine (Gericht und Kat der Ge-
richtsgemeinde und Rat der Nachbarschaft?) den Meistbietenden, und diese
28*
4S6 G. Pult
^dessen bullar la vaschella, et la schiersa (von s-chiars = karg-,
knapp) scumandar, eir stimar il vin tuot bun per bun et noscb per
nosch"^) (Trast. Zero.). Solche Bestimmungen fehlen in wenigen Sta-
tuten.
Sogar die Feststellung der Preise von Lebensmitteln (wie bei
den Ädilen) steht ihnen zu: Cuvids dessan imminch'ann a St. Michel
luguar"^) tuottas rabas mangiativas et quai zainza donn del Comlin
cun ün hom per terza pro eis". — „Covis sien obligs a far star al
luamainf^) vigor legge il fain ed il ström") Trast. Sent. Später
(1706) ging diese Befugnis auf die Anwolts da Civil liber. In den
meisten Orten steht dieses der Geriehtsgemeinde zu.
Das Amt der c. ist ein Vertrauensamt; denn nach einigen Tr.
haben sie sehr weitgehende Befugnisse^ wie z. B. Kommissionen zu
wählen zur Ausarbeitung von Gesetzen. Im Trast. Bev. wählen sie
z. B. 10 Mann mit gesetzgebender Gewalt und ihre Gesetze sollen für
die Dauer von vier Jahren gültig sein ... et tut a que cha da dels
vain articlo, fatt et ordino saia in craiTt et in valur. Et des usehia
arumagniar et dürer per quatter anns prossems chi vingen . . ."*)
„27s cuvichs et aritschaduors da Tschlarigna 'Is prudaints e sabis
Jan Sallsch vylg etc. hann tschernieu et elett 9 homans da ditta
vsehinauncha per ascÄaw^er letschas, artichels etc." ') (Trast. Gel -
lerjna 1609).
Sogar die Abgeordneten an den Kreis- und Bundestag
seien verpflichtet, das ganze Jahr Wein zu halten. — Da der Sitz der Gerichts-
verhandlungen wechselt, so finden diese heute noch oft in Wirtschafts- und
Hotelsälen statt.
1) Sie sollen die Gefässe eichen und sorgen für die Einhaltung des Masses,
auch den Wein schätzen, gut für gut und schlecht für schlecht.
2) Statuentiit, locauerunt et ordinauerunt quod Ann. XXIII, 251 Urk. von
1457, vgl. auch Pallioppi lovei-, luamaint. Trast. Sent hat auch luguada
(Festsetzung des Preises).— Trast. Sott Tasna: iw^war Criminal, des . . , ngir
lua il Criminal doppo spira ils ans 3 — es soll das Blutgericht konstituiert, be-
stellt werden etc.
3) C. sollen jedes Jahr am St. Michaelstag für alles Essbare die Preise
festsetzen und das ohne Schaden der Gemeinde zusammen mit einem Mann für
jede Terza. — C, seien verpflichtet dafür zu sorgen, dass kein Heu und Stroh
zu einem andern als dem gesetzlich festgesetzten Preise verkauft werden.
4) Und alles was durch sie gesetzt, ausgeführt und verfügt wird, soll in
Kraft und Geltung sein und soll so bleiben und dauern während vier darauf-
folgender Jahre.
5) Die c. und regierenden von Celerina, die fürsichtigen und wohlweisen
Johannes Salis der ältere (und zwei andere, also drei) haben erkoren und ge-
wählt neun Mann der genannten Nachbarschaft, um Gesetze auszuarbeiten, Ar-
tikel etc.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 437
werden einigerorts durch sie gewählt „Cura chi tocca il mess da IIa
Dietta seu sUn puuts oder Pylags sean cuvids ciilponts da tschernar
Igieut chi gean a Ihur cuost zainza don dal Coinün'") (Trast, Sent)
„Cuvijs aun tuotta pusaunza da tscherner aCiimUu grant et pitzen,
saia che saia da jir in Diettas u Pitacks u da chee (quiequid) bsling
ehia saia*), aber die Gewählten sollen die Meinung der Gemeinde ver-
treten bei 100 Pfund Busse und Kosten (Trast Bev.). Doch wurden
diese Befugnisse mancherorts zu weitgehend befunden und abgeschafft
„Cuvids nun dessen tscherner svessa slin dits da comlin, suot paina
R. 3"'). Trast. Zernetz S. 62. — Ais Aschanto ch'a scheirner a
Comlin grandt u oura slin Diettas u pittacks, usins daien scheirner et
nun cuuiehs etc.*) Trast. Sils.
Laut Urkunde 73 vom Archiv Cellerina 1562 dlirfen sie während
des ganzen Jahres weder in den Comoen grand noch pitschen gewählt
werden. Überhaupt scheint, wie schon gesagt, eine Akkumulation
vonDorf-, Gemeinde- und Bundeschargen strengstens verpönt
gewesen zu sein „Giüraduors da Trastlit, ne GUraduors da
Civil non dessen ngir miss Cuvids, ne oters officiis da Comlin (Nachbar
Schaft hier), neirchi ais in offizi da Comlin, non dess ngir miss in offizi
da drettlira*) (Trast. Zern.), ähnl. Bestimmung Trast. Sent.
Die c. bewahren alle Schriftstücke der Nachbarschaft auf, sind für
sie verantwortlich, öffnen die ihr zugesandten Schreiben etc. — „Ogni
cuvidnnza di guvernar tuottas scrittliras aspettantes del Comlin ais
obligiada*) Trast. Schieins, s. auch Amtsschwur. Sogar an den
Kreis gerichtete Schreiben darf der c. in Abwesenheit des Mastrals
aufmachen: „u scha il Mastrall non fiioss in il loe Iura las (las chiar-
tas) po in covi da quel comlin avrir sli" (Trast. s. Val Tasna)').
1) Wenn an uns ist, den Ratsboten zu wählen sei es für Bundes- oder Bei-
tage, sollen die c. Leute wählen, die auf eigene Kosten hingehen, ohne
Schaden der Gemeinde.
2) C. sind voll und ganz ermächtigt (die Vertreter) für die Landsgemeinde
und für den Rat (der Gerichtsgemeinde) zu wählen, auch wenn es sich drum
handelt, den Bundestag oder Beitag zu beschicken, oder um was es sich auch
handeln mag.
3) C. sollen nicht selber wählen auf die Landsgemeinde.
4) Es ist gesetzt, dass, um zu wählen auf Landsgem. oder Bandes- n. Bei-
tage, die Nachbarn wählen sollen und nicht die c.
fi) Weder Katsherren noch Richter sollen als c. gewählt werden können,
und in andere Ämter der Nachbarschaft, noch soll wer Dorfbeamter ist, Ge-
richtsgemeindebeamter werden können.
6) Jede Dorfvorsteherschaft ist verpflichtet, alle dem Dorf zukommenden
Schreiben zu versorgen.
7) Ann. IX v. J. 1806 — oder wenn der Mastral nicht in der Ortschaft
wäre, dann mag sie (die Briefe) ein c. desselben Dorfes aufmachen.
438 G. Pult
Die richterlichen Befuguisse habe ich schon erwähnt. Sie er-
strecken sich gewöhnlich auf gewisse Servituten, wie Benutzung von
Wegen, Bavuns, Wasserrechte, Verrückung von Grenzsteinen etc. „Cun
bachetta sezoud in loe solit da drett, Fadri Puorgia, Cuvi del Comün
da Cernez, cun seis Güraduors . . . usche per Saramaint hauu san-
tenzchia" ') (es handelt sich um einen havun [Zugang zu Acker oder
Wiese] uud um Bestellung eines Gutes). Trast. Zern. Ann. XII, S.47.
Entscheid, v. J. 1541. — ... et ch'dit cuuichs nun dessen hauair
auantaig l'inn da lioter ni eir l'inu chianlun plU drets da deirscher
a da dumauder intuorn co h'oter, ma esser sco frars etc.^) Trast. Sils.
Über die Entstehung der Dorfgerichte mit ihren mastrals (beson-
ders im Oberengadin), vgl. Kap. Jüradar, Gerau.
Den c. liegt auch die Fremdenkontrolle ob. Die Fremden
(Hindersässen, fuUasters) müssen ihnen Bürgschaft stellen „süartad da
bain viver" oder eine gewisse Summe hinterlegen. Nirgends fehlen
solche Bestimmungen; besonders reich daran ist der Tr. Laax, aus
welchem ich hier einen ganz merkwürdigen Artikel zitiere: „Jede
hindersess Persohn soll 2 gülden zu geben schuldig sein, welche
Pflichtig sein sollen, die blinden hinweg zu führen, soll für jedes mahl
geraithet werden und ab dem hindersess gelt zogen oder dass der
Dorffmeister ein andere in ihr namen bestelle, welcher sein billiger
lohn haben solle." — Zur Erklärung möge folgender Paragraph dienen:
„Was aber die weiber, so hindersess seyeud anbelangt, so sollen sie
schuldig seyn entweder die kranckhe (die graphische Darstellung der
schweizerdeutschen Aussprache ist perfect!) hinweg zu führen, die all-
gemeinde säuberen, oder was die Nachbahrn zu thunn uor guet er-
achten." — Vielleicht handelt der § 9 vom Tr. Thusis, dessen Sinn
ich nicht entziffern kann, von vorgeschriebener Gastfreundschaft „Item
welhem der gowig gepütet spis zu geben von was vichs wegen das
ist der soll gehorsam sin".
Auch das Militärwesen der Nachbarschaft hatten sie zu leiten:
sie kontrollierten Waffen und Munition der Mannschaft, besorgten die
Aushebung und nahmen sogar Exerzierübungen vor. „Iminchia
vuscJi des avair sia arma sufficiainta et bain guvernada cun sia
masüra da puolvra etc. ... et quel chi manchiainta des gnir chastia
sine grazchia da covids per A 2". — Covids dessen eir esser obliads
1) Mit dem Stab am gewohnten Gerichtsplatz sitzend, haben Friederich
Puorgia (Purger) c. der Gemeinde Cernez mit seinen Richtern . . . folgender-
massen nach Schwur geurteilt.
2) Und dass genannte c. keinen Vorteil haben sollen, der eine vor dem
andern, noch ein Dorfviertel mehr Recht zu richten und Umfrage zu halten als
der andere, sondern wie Brüder sein etc.
über Amter und Würden in romanisch Bünden 439
da far a tuottas vusclis Una vouta Tonn exercizi da guerra oder la
muostni et cun qiiella occasiun avair diligiainta observantia cha (uot
preachainta las armas, et haian la provisiun ut supra"') (Trast. St.
Val Tasna) ,.Das8 jeder Nachbaur so dass 14. Jahr erreichet bat
sein . . . und waffen haben solle, alss eine guete Blixß, ein Pfund Pulver
und 10 Ballen Bley etc." (Trast. Laaxl
Das Kirchenwesen liegt zwar dem avuä d'baselgia ob, doch
insofern es polizeilichen Charakter hat, müssen es die c. Übernehmen.
Sie kontrollieren den Kirchenbesuch und verhängen Bussen: Apreidcha
cbi des ir (Wer in die Kirche gehen soll). Iminchia dumaiugia tuots,
iminchia Marcurdi ü5a persuna per chiesa, paina xr. 8 per persunna,
quala falla tuocha a cuvits. — ,,Ais ordina chia cuvits dessen havair
il primat in castier fats da Baseilgia, et far tuot observantia, avaunt
CO il Mastral"*) Trast. Zern., s. auch Trast. Schieins.
Auch im Armen wesen spielten sie, scheint es, vielerorts eine
Rolle: Ais Aschanlü ch Cuvichs saien culpaunts per 'lg di d'uenderdi
soeng d'seiua i)redgia a der oura la almousna^ nun impediant legittima
Schilisa etc."').
Trotz der weitgehenden Kompetenzen und hochtrabenden Be-
zeichnungen — „lussu Äplissimi Magistratils Convicorum Andrea
Stoppani etc. G. Arch. Sent 1661" — scheint ihr Amt kein
sog. Ehrenamt gewesen zu sein und wie der Laaxer Paragraph
beweist, war wahrscheinlich in den meisten Orten jeder Haus- und
Grossviehbesitzer zur Annahme desselben verpflichtet. Auch blieb der
Titel c. den gewesenen Inhabern dieses Amtes nicht. Der c. ist unter
anderem auch zu körperlichen Arbeiten verpflichtet: ,.Cuvits
saien obligats da chavar intuorn ils bligls cura bsögna" und „Ciivi da
Plaun ais obligä da proveder, portar e gUdar administrar la S.
tschaina"*) Trast. Schieins.
1) Jeder Stimmberechtig-te (s. Kap. vicinantia, Schluse N. 2) soll eine
genügende und gut behandelte Waflfe haben mit seinem Pulverraass . . . und
wer sich dagegen versündigt, soll ohne Gnade durch die c. um 2 Kronen ge-
busst werden. C. sollen auch verpflichtet sein, mit allen Stimmberechtigten
einmal jährlich K riegsüb ungen oder die Revue vorzunehmen und bei diesem
Anlass fleissig darauf achten, dass alle ihre Waffen vorzeigen und die Provision
(an Ladatoff) haben, wie oben.
2) Jeden Sonntag alle, jeden Mittwoch eine Person pro Haus, Busse 8 Kreuzer
per Person, welche Busse den c. gehört. — Es wurde verfügt, dass c. den Vor-
rang haben sollen bei Bestrafung in Kirchenangelegenheiten und auf alles achten,
vor dem Mastral.
3) Es wurde verfügt, dass die c. verpflichtet seien, am Karfreitag nach
der Predigt die Almosen zu verteilen, falls kein gesetzl. Ausstandegrund vor-
handen ist.
4) C. seien verpflichtet, wenn nötig, um die Brunnen (das Eis?) aufzugraben.
440 G. Pult
Sie sind, wie der Mastral und andere Beamte verpflichtet, Stiere
{muoi oder m. tqr) Böcke {bqtsch ^) = Widder, bocc Ziegenb.) und Eber
(ver, vier) zu halten.
Gewisse beträchtliche Abgaben (s. Trast. Schi. S. 135 u. 136
und Trast. Zern. an mehreren Stellen), die sie dem Dorfe leisten
müssen, lassen darauf schliessen, dass das Amt nicht gerade un-
einträglich war. Sie haben daher entweder kein Gehalt oder ein
geringes. „Et Is cuvis nun dessan havair Ungüna peia". Trast. Be-
yers. In Sent hatte die ganze jUralchun Rentschs 11, jedoch mit
der Verpflichtung mehrere Mahlzeiten zu bezahlen. Im Trast. Madu-
lein heisst es in § 15 „Ais ordino chia tuots Cuvix . . . saian cul-
paunts da aredschar u cuvier sainza Spender et sainza paiaglia tingüna
da la vschinauncha" und § 53 „Als Homans chi faun Aschantamaint
dessen havair per lur salarj k. 26 per ün sco eir Cuvix '^) (wahrschein-
lich nur bei Erlassung von Gesetzen). In Sewis (Sevgein, Obl.) mussten
sie ein Gehalt haben, das in modernem Geld umgerechnet 5 Fr. 36 Rp.
ausmacht, denn das ist der traditionelle Gehalt dieser Beamten, das
noch in den neuesten Statuten figuriert. Ausser dem schon erwähnten
Anteil an den Bussen bezogen sie bestimmte Honorare für Gerichts-
sitzungen, Schätzungen u. s. w. „Dessen havair per tina tschantada
xr. 2 per ün, per üna sententia finitiva xr. 6 per ün (cuvi und güra-
duors). Giond süu il fuond in il Craes xr. 8 per ün, ma giond our dal
Craes xr. 16 etc.'). Trast. Zern. Ähnliche Bestimmungen enthält der
Trast. Schi. u. a.
In mehreren Urkunden und Trast. ist den C. verboten namens
der Gemeinde in den Wirtschaften Schulden zu machen;
„Item Cuvids nun den far üngüna tesra a nom del Comün in tingüna
Hu8taria"*j. Trast. Zern S. auch ürk. Nr. 73 v. G. Arch. Cellerina
— Der c. der Filiale (Strada) sei verpflichtet zu besorgen, zu tragen und zu
helfen, das heilige Abendmahl auszuteilen.
1) Muottis Angaben Ann. XII, 145 über bescha und botsch sind unrichtig.
2) Es wurde verfügt, dass alle c. regieren und verwalten sollen, ohne Aus-
gaben und ohne Lohn der Nachbarschaft. — Die Männer, die Satzungen aus-
arbeiten, sollen als Lohn haben Kreuzer 26 ein jeder, wie auch die c.
3) Sie sollen für eine Sitzung Kreuzer 2 pro Mann, für ein definitives Ur-
teil Kr. 6 (c. und Kichter) haben. Wenn sie aufs Feld gehen im Kreis (hier Dorf-
gebiet) Kr. 8 pro Mann, aber ausser dem Kreis Kr. 16.
4) Item c. sollen in den Wirtschaften namens der Gemeinde kein Kerb-
holz führen (keinerlei Schulden machen) s. Muoth, Ann. XII, 161. — Da die
Bauern gewöhnlich mit Naturalien handelten, war das Geld äusserst selten und
die Tessras hielten sich hier länger als in vielen andern Gegenden. Bei der
Alprechnung wurden sie noch vor kurzem verwendet und sind vielleicht noch
nicht ganz verschwunden. — Hier kann das Wort ebensogut im eigentlichen
Sinne als tropisch verwendet worden sein. — Es lohnte sich, diesen Usus zu
über Amter und Würden in romaniech Bünden 441
a. d. J. 1562, die speziell dazu abgefasst, um diesen und noch zwei
andere Punkte besonders zu betonen.
In der Kegel wurden sie alljährlich gewählt und leisteten auf
dem Dorfplatze vor der Gemeinde den Amtsschwur: Cuvids dessen la
jirlinia Dumengia d'Favrer gnir saramentads in plazza ogni on 3 sU
Celin et üu gio Plaun"') Trast. Schleius S. 135.
Die Schwurformel flir die c. fand ich nur im Trast. Zern. S. 102,
leider in ganz pedantischem, Tialb italienischem Stil:
Retscherchia, et ais lur obligo, doppo sare reudii (sonst rais) il
quint da Sgrs. Cuvids vclgs, et a vuss Consegna, schi da havair
tuotta buna inspectiun et diligentia sura da tuots fats chi
aspetten al Honorat comün, et guardar chia ([uel sea in et per
tuot baiu regola et provist, bandunond cura me fess bsöng
VOSS agien interess, esser buns, jüsts, et non partiels, sainza
reguard & gniond tramissa tiers chiartas, schi immediate las
far leer avaunt, comaccio possa gnir datt risposta: Et ver-
tind qualche differenfia schi tegner Bachietta, et assister a
Sigrs. Güraders in tuots fatts pro raggione et jüstia et melg-
inavaunt suainter dispona la legge*).
Einer der e. präsidierte wahrscheinlich die Versammlungen. Im
Trast. Schieins heisst er cheu d'comlin.
Im eben genannten Trast. treffen wir ausser den gewöhnlichen c.
auch noch drei cuvids pitschens, die die Funktionen der Munta-
dars versehen.
„Cuvids pitschens dessen ils gronds sarameutar 3, quals sco eir il
salfer da plaun possa a propi (Lehnwort) interess pagnerar e serrar
aint la mualgia chi's rechiatess nels bains'), s. S. 138.
erforschen. — Soll ein jeder landmann, wie er in denen Tessern geschnitten, ein-
nemen und ausgeben, es seye schnitz oder änderst. — W. u. S. I, 141, N. 2,
Stat. V. Schams — die buos so einer gestraft wird sol im uf sein thäslen ge-
schnitten wärden, ibid. Trast. Thusis v. J. 1549.
1) C. sollen am ersten Sonntag des Monats Februar auf dem Dorfplatz
den Schwur ablegen, und zwar drei in i für) Scliloins und einer für die Filialen.
2) Es wird verlangt und ist ihre (für eure) Pflicht, nachdem von den alten c.
Rechnung abgegeben und euch übergeben wurde, euch mit Umsicht und Eift-r
für die Gelegenheiten der hochl. Nachbarschaft zu verwenden und dafür zu
sorgen, dass jene in allem und für alles gut verwaltet und versorgt sei, indem
ihr nötigenfalls auf eure eigenen Interessen verzichtet, gut, gerecht und unpar-
teiisch zu sein, ohne Rücksicht, und wenn Briefe hergesandt würden, sie sofort
vorlesen zu lassen, auf dass sie erledigt werden können: sollte irgendeine Diffe-
renz entstehen, so sollt ihr den Stab halten (zu Gericht sitzen) und den Herren
Richtera beistehen in allen Fällen dem Recht und der Gerechtigkeit zu Ehren
und so weiter nach den Vorschriften des Gesetzes.
3) Die grossen (üaupt-)Cuvids sollen von drei kleinen (Unter-)Cuvid8 den
442 G. Pult
Zur Ergänzung und Bestätigung des Gesagten folgen noch einige
Zitationen, die ich der Raumverhältnisse wegen unUbersetzt lasse:
Trast. Flims 1696, S. 176: „a nossa Dumna (Lichtmess) dein
(sollen) quels bos antirs (Stiere) tuts . . . vangir catsebai sin ilg platz,
per vangir visitai d'ilg Cumün a (und) Cuvigs, sch'els seigien suffi-
cients". S. 177: „ad ilgs Cuvigs dein esser libers par una Vacca, un
bof, un biesc d'casa, duas nursas ad una caura, da la spisa dils pa-
sturs par una roda."
Trast. Celerina 1609, S. 221: Scodüna cuuiaunza ais culpaunta
imminchia prümuvaira da far giürer scodün vscbin che mualgia el
hegia iuarno (gewintert) e chia aquella mualgia ch'el stadagia (som-
mert) saia sia et nun saia oter ingian''.
Trast Zern.: Tuots chios d'alp dessen dar il Saramaint a lur
Pastrilgia d'alp aunt co chi gean in Alp, et que in praesentia da Cu-
vits, S. 72.
Tr. Sent: „lls cuvids sun culponts a Uaherner Cantadtiors (Sänger
zu wählen für den Kirchengesang) et chi dessan excercitar il Cant
zainza interlaschar". Ebenso Madulain und Schieins — beide haben
forsingers.
Tr. Bev. S. 190: „Ma inua ün Cuvij u duos u tuotz trais giessen
our dalg Curalin in Lumhardia (Italien) u utru (anderswohin), schi
dessen et paun scodün dels (flird'els) lascher Un oter da sia alp, propi
chi el vol (ganz nach eigenem Gutdünken) in sieu pee (an seiner Stelle,
s. impe Einleitung)-'. — ,.Scodüna cuviaunza des fer, subito entro in
offizi, Ijir !s artichels avaunt tuot vschins" (so auch Sent).
Tr. Laax § 6: „Item wo nit sichere chämelin (Kamine) in den
häuser währen, mag der dorffmeister in ihnen Verbesserung machen
lassen."
Tr. Sils S. 47: Ais aschantö cha . . . cuuichs et Muntaduors he-
gian fortza per lur sarramaint a der oura laina . . . dessen ir stt lg'
loe et designer dit layns cun lg' daintt . . . (mit dem Finger die
betreffenden Stämme bezeichnen).
S. 51: Ais Aschantö ch' iugiün nun possa in tuotta nossa usinauncha
bütter giu Aedifici ingtin saie d' mUr u d'linam saintza savair et
uolunted da cuuichs et muntaduors.
Aktuelles über cuitg.
Was hat sich noch nach Einführung der modernen Gesetzgebung
von alledem erhalten? An ihren cuvids, die zur Emanzipierung des
Schwur abnehmen, welche letztere wie auch der Flurschütz der Filialen in ihrem
eigenen Interesse das Vieh, das auf dem Felde sich befinden sollte, mit Beschlag
belegen und einschliessen dürfen.
1
über Ämter und Würden in romaniscli Bünden 443
Volkes vielleicht mehr beigetragen haben, als man bisher annimmt,
haben bis vor kurzem die meisten Gemeinden lim modernen Sinne
von Nachbarschaft) treu gehalten. Entweder funktionieren sie noch
heute als Dorfbeamte (was meistens der Fall ist) oder sie sind noch
bei jung und alt in Erinnerung geblieben. Der erste unter ihnen, der
Dorfvorsteher, hatte jedenfalls schon früher (in einigen Gegenden
wenigstens) einen besonderen Namen. Für Schieins haben wir ,,cheu
d'commün^' getroffen, auch das Archiv Schuls hat immer diese Form.
Heute noch hcisst er in der gewählteren Sprache des U.-E. ycheu
cV comi'in'-^ , doch populär ist nur das ital. capo und die Form ist viel-
leicht älter, als man nach dorn ersten Eindruck vermuten könnte. Sie
kommt (doch in der Bedeutung von Bundes haupt) schon 1742 vor.
Chron. rhet. 13. Als Sig. Capos, Cancelers & Veibels da minchia
Lia= eines jeden Bundes. Die Dörfer des Südtirols (Trentino) haben
„capoeomune". Im Münstertal heisst der Vorsteher sdr cimün
(Münster) und das Volk empfindet es als „Sur Cumün", schon Cham-
pell 271 zitiert ihn sut- cummiin, FoiTa 395 ,,Land° e sopra Comnni
della Valla (sie) Monastero" 1796. In einem Teil des Oberlands, be-
sonders im Lugnetz, hiess er Vemprem gerau oder il prem gerau,
Disentis hat heute noch phm^ segiind e t/erz gerau. Heute treffen wir in
den meisten Ortschaften den „presidhif d'vischnaunca, vschnauncha.
Die Obliegenheiten der c. sind heutzutage sehr verschieden, je nach
den Gegenden. Erhalten hat sieh fast überall die polizeiliche und ökono-
mische Seite ihrer Tätigkeit: Besichtigung der Arbeiten, Bestellung der
Hirtschalt, Beamtenwesen, Aufsieht über Feld und Vieh etc.
Unser c. teilte vielerorts das Schicksal mit dem tessinischen Conso/c,
der in einigen Gemeinden zum AVeibel sank. Dies geschah in einem
grossen Teil des Oberlands, wo die Ortschaften nur einen Dorfmeister
hatten. Da hier die eigentliche Leitung der Geschäfte und daher auch
die Verantwortung dafür dem president d'vischnaunca zufiel, so blieb
für den e. nur noch der materielle Teil seiner früheren exekutiven Be-
fugnis.se. Er wurde zum Organ der ausführenden Behörde und musste
im Auftrage dieser den Bürgern Mitteilungen überbringen, Arbeiten be-
aufsichtigen und dieses und jenes bet^orgen. Mit andern Worten, er
ward zumWeibel und behielt dazu je nach den Gegenden mehr oder
weniger der oben angeführten polizeilichen und ökonomischen Kompe-
tenzen. Übrigens verband er schon IGll in Laax (s. die angeführte
Urkunde) die Weibelarbeit mit der des Dorfmeisters. Es handelt
sich um das ganze Gebiet von Truns rheinabwärts bis und mit Ems,
Lugnetz, Brigels und Laax inbegriffen und von Ems durchs ganze Dom-
leschg bis Tiefenkastei. In einigen Orten ist er verschwunden, wie
Flims und Bonaduz. Die Form ist hier überall cidfg, nur Ems hat
noch cuic.
444 G. Pult
Der schwerste Schlag für den c. war die fast überall in den letzten
Jahren vorgenommene Einführung des Departementsystems. Hier ein
Beispiel für diese Einrichtung aus dem neuesten Tr. Sent. Mangels an
anderer Literatur muss ich leider mitten in der Besprechung der Ober-
länder Verhältiiisse ein engadinisches Exempel bringen:
Art. 8. II Cussegl comünal consista or da 11 comraenbers . . .:
I. il chef del Intern^ quäl ais eir president (doch im Volksmund noch
immer capo), IL il chef del Departemaint forestal (im Volksmund Pre-
sident da g9d)'), m. il chef del Departemaint da ßnat^zas, IV. il chef
del Dep. da polizia stradala^ V. il chef del Dep. da polizia da fö e
VI. amo 6 assessurs.
Was konnte bei soviel Departementalherrlichkeit dem armen c. noch
übrig bleiben? und doch hat er sich in einigen Gemeinden noch ver-
hältnismässig gut behaupten können. In Schanis besorgt er neben der
Anstellung von Arbeitern und Hirten auch noch die Ausführung der
Gemeindebeschlüsse und vor kurzem lag ihm das ob, was jetzt derBau-
und Waldchef auf sich genommen haben.
In dem in letzter Zeit leider stark germanisierten Ilanz (Schulen
von unten auf deutsch) werden die Beamten meistenteils mit deutschen
Namen bezeichnet, daher eine gewisse Unsicherheit über ihre Bedeutung,
wenn sie in rom. Form auftreten. Dem c. liegtauch hier vor allem die
Weibelarbeit ob, doch verwechseln die meisten jüngeren Leute den c.
mit dem cautegia. Der Vorsteher heisst in der Alltagssprache Stadt-
ämma, iu der gewählten rom. Form wurde mir mistral da marcau und
gerau da marcau angegeben.
In Truns undSomvix liegt den cuitgs vor allem das Alp- und
Sennereiwesen ob. Hier treffen wir ausnahmsweise für das Oberland
mehr als einen c, so viele als Alpen.
Besonders gut hat sich in bezug auf das Oberland die Tradition in
der Cadi, Tavetsch undMedels, jenen Vorposten rätischen Lebens,
erhalten. Der Disentiser caw^/vV^, dessen Name zum Schriftwort wurde,
hat alle Kompetenzen eines Dorfmeisters erhalten, obgleich der eigent-
liche Bürgermeister prim gerau heisst, ebenso der tgauvifg (t/auvit;^) von
Medels und Tavetsch, dieser letztere versieht auch die Stelle des cautegia.
Noch in der letzten Nummer der Gaset ta romontscha (14. Okt. 1909)
schreibt der Cauvitg von Segnas (bei Disentis) Akkordarbeiten im Wald
aus. „Aspirants ein supplicai de dar en lur offertas sin ils 18 d'Oc-
tober al cauvitg, Huonder Battesta, Segnas*). Mögen diese wackeren
1) Die übrigen Mitglieder der Waldbehörde hiessen aholts da god. Abolt
heisst oft schlechthin Beamter. „Ledsch:is che güdan, scha raigs c aholts
Bains comüns giodan scu l'aigna lur ada'^1 Ant. eng. 110.
2) Bewerber sind gebeten, ihre Offerten bis zum 18. Oktober dem Cauvitg
H. Baptist in Seguas einzugeben.
über Ämter und Würden in lomaniscli Blinden 445
Biindner die heiligen Überlieferimgen unserer Väter noch lange
erhalten.
Diesseits des Albula finden wir erst in Bergün eine neue Form,
die den Übergang zum Engadiner Typus bildet, nämlich curi (Hirten-
wesen, früher Strassen- und Bauwesen). Alvaneu hat noch cuitg mit
verhältnismässig weitgehenden Befugnissen.
Während wir diesseits des Tunnels in der Regel nur einen e. an-
treffen, bilden diese im Engadin, wie wir gesehen haben, ein kleines
Kollegium cuviauma, cnvidama genannt. Der Ausdruck figuriert auch
im neuesten Statut v. Sent (1906).
Von den 3 bis 4 c. der alten Statuten sind heute in den meisten
Gemeinden des 0. E. nur noch zwei geblieben, der pnlni- u. skgond cuvih
und zwar im Sinne von Gemeindevorsteher und Stellverteter. Der offi-
zielle Ausdruck ist zwar in den meisten Orten prlsident d' ViscJuiauncha
nud vicepreside7it, doeh in der Umgangssprache hat das Volk fast liberall
an dem alten Namen festgehalten. Die Formen sind: Samaden, Bevers
ctnh^ Celerina ebenfalls cuih (offizieller Ausdruck), Ponte, Chamues-ch
ciivi (ebenfalls offiziell). Zuoz hatte deren drei, doch vor nicht langer
Zeit ist der Name aus den Statuten verschwunden und nicht mehr
gebräuchlich.
Die Form des U.-E. ist cul bis Schieins, das cuvi hat, Zernelz
hatte deren drei, doch kennt es seit langem den Namen nicht mehr.
Süs hat noch deren zwei prüm e segond c., wie das O.-E. Von Ardez
abwärts bis Schieins sind die c. zu Feldhütern (muntaduors) gesunken.
Über Schuls und Tarasp werden wir unter gerau zu sprechen kommen.
Ardez hat deren vier, Sent 3. Tr. Sent 1906. „lls 3 cuids vegnan
elets libramaing or dels votants per la dUrada d'offizi da 2 anns. Eis
han la surveglianza eur della polizia locala, champestra e da stradas
e devan multar contrafatturs conscienziusamaing, avisand la niulta iufra24
uras al culpabel stcss o a member creschü della famiglia ctc."^).
Das sonnige Schieins dort oben, das Sprache und Gebräuche besser
bewahrt hat. als irgendeine andeie Gemeinde, hat sich noch ganz
an die alte Überlieferung gehalten; der capo tGehalt früher 32, seit
wenigen Jahren 72 Fr.) und die 4 cuvids^ 2 für das Dorf, je einer für
die beiden muntognas, Strada und Martina^ bilden heule noch die aus-
führende Behörde.
So ergibt es sich, dass die beiden äussersten Punkte: Disentis mit
Nebentälern im Westen (in bezug auf das Oberland), Schieins und
1) Die drei c. werden frei gewählt ans den Stimnibereclitigten für die Amts-
dauer von 2 Jahren. Ihnen liegt ob die Orts-, Feld- und Strassenpoiizei
und sie sollen Zuwiderliandelnde gewissenhaft bestrafen, indem sie innert
24 Stunden dem Schuldigen selbst oder einem erwachsenen Familienmitglied die
Busse bekannt geben.
446 ^- P»^t
Muntognas im Osten (in bezug auf das Engadin) die uralte Überlieferung
unserer Ahnen, uns am längsten erhalten, — Dieses Lob kommt auch
dem Dorfe Münster (Müstair) mit seinem s^r cuniün, cid grqnd, cul
pitschen und latenent zu, doch in den meisten andern Dörfern des
Münstertals ist den jüngeren Leuten das Wort c. unbekannt.
Dieser Terminus kommt auch noch in den seit Jahrhunderten ger-
manisierten Gegenden vor. Gawiga heissen im Schanfigg die Beamten,
die das Weid- und Hirtenwesen unter sich haben und in Ann. I, 312
gibt uns Kuoni für das Prättigau die Form caßg, Plur. caßga an. Vgl.
auch Schw. Idiotikon III, 159 Cavig, Gawigg, Kovig goffig für Churwalden,
Prätigan u. Schanfigg. Im Vinschgau, Tirol und St. Galleroberland konnte
ich keine Spur davon finden. Die consoli der italienischen Talschaften habe
ich schon erwähnt, auch diese sind m. W. verschwunden. — Mohrl, Nr. 162
V. J. 1192 Andreas Consul Clauennae. Nos consules et comune Vallis
Posclavie et Brusch. Amtb. 129. Sehr reich an Belegen für Co7isole int
der Boll. stör. — Dieser Name ging schon früh auf Beamte minderen
Grades über. Statut! di Biasca 14 34: „absque consensu consid/s
alpis in qua fuerit ipsa bestin nodata''' (mit dem Zeichen einer bestimmten
Familie, Löchern, Keilen, Einschnitten am Ohre versehen, la noda — ro-
mantsch = das Kennzeichen) S. 42. — Consul suprascripte Alpis S. 47.
Die Wahlen.
Die Tendenz der beiden oben angeführten Laaxer Paragr, wurde
im Oberland beinahe allgemein. Der c. wird, besonders in kleineren
Ortschaften, in der Regel m\ch dem Ilodel (Tr. Laax v. 1726 „soll er
der Roth nachgehen") suenter la roda gesetzt, oft den Häusern
nach, oft nach dem Datum der Heirat; so kommt u.a. in Tavetsch der
der Zeit nach nächst verheiratete (also nur massarii) ins Amt. Früher
waren nur die Grossviehbesitzer wahlfähig („priu solettamein quels che
pon envernar nagins tiers ne mai tiers manedels" = ausgenomen nur
diejenigen, die kein Vieh oder nur Kleinvieh überwintern können Tr. Laax),
heute genügt eine Geis, doch so weit hat sich die Tradition erhalten,
dass etwas Vieh da sein muss.
Die Wahlen finden fast ausnahmslos im Winter, der Mussezeit
des Bauern, statt, nur Tra.st. Sils hat den ersten Mai „imminchia an
p di d'chialanda Megia.'^ Der Trast. Zernez hat den Martinstag
11. Nov. „Imminch'onn per il di da San Martin''. Im Münstertal ist
der Sylvester als Wahltag bestimmt. „Lombardin A. I, p. 288: „I vegn
son Sylvester, aqua vegnen eletts ils suprastants da cumün, coits cun
lur President, fiousers, snlfers etc." Früher aber wurden, wie es
scheint, die Wahlen im M.-T. anfangs März vorgenommen und auf
dem ganzen Gebiet diesseits und jenseits desAlbula bewegt sich fast
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 447
ausnahmslos der Wahltag zwischen dem eben angeführten
Termin und der ersten Hälfte Februars. Die Fasnacht, sc/iaiviir,
tschaivär (Obl.) tschütschdivdr, schüschaivär (Engad.) und der Cahinda
(Obl.'i, Chaküidu (0.-E.1, ChaUnda (U.-E.) Mars scheinen dabei eine Kolle
gespielt zu haben. Es sei hier erwähnt, dass hier (im Eugadin mindestens)
der erste März die gleiche Kolle spielt wie anderswo der erste April
Chale)ur Airigl. Am besten erhalten hat er sich meines Wissens im
O.-E. und Obtasnji, besonders Ardez, wo die Jungmanuschaft mit grossen
Schellen (zampuogn, taloc) hernmgeht und ruü chalanda mars, chaland'
avri(jl, lasche las vachas or d'iu'lg (lasset die Klihe aus dem Stall) und
bei Gesang und Schellengeläute Gaben (Nüsse, Kastanien etc.) entgegen-
nimmt. — Abends grosses Mahl mit Schlagsahne laümilch und andern
Delikalessen. In der Beschreibung des Ch. M. durch M™« Platzhof-
Lejeune im Arch. f. Volksk. 14. Jahrg., II. 111, 251 ist chalanda vriye
mit Chaland' Avrigl zu verbessern. In den letzten Annalas (XXIV)
S. 149 veröffentlichte Jachen J. Kitz eine äusserst interessante Cha-
landamarz-ürdnung = Leä?sc//a daChalandamarz für das Dorf Guar da.
Es handelt sich um nichts w^eniger als 12 Paragraphen. Alles ist pein-
lich genau geregelt und vorgeschrieben und wie bei den oberl. Knaben-
schaften societads de matts, wählen sich die Teilnehmer ihre eigene
Behörde und führen Bussen ein ^,ad eleger nossa respediva giurisdictiun'-^.
Eine schöne Beschreibung des Ch. M. in Versen verdanken wir dem
Bundesrichter A. Bezzola f 1897, s. Antol. eng. 90.
In Luwis (Lugnetz) heisst der Besetzungstag Calonda Mars veglia
und da das Datum um den 13. März herum je nach Beschluss sich be-
wegt, so entspricht es den Cale>tdae Marl iis des Julianischen Calenders;
in Villa heisst dieser Tag lischnaunca da Calonda Marsa. Diese Ad-
jektivierung von „Mars" habe ich auch anderswo vorgefunden, doch
bildet sie eine Ausnahme, der regelmässig im ganzen Oberland vor-
kommende Name ist vischnaunca da Calonda Mars. Nach Grimm I,
341 hielten die Merowiuger im März ihre Versammlungen ab, „siugulis
vero annis in Kai. mart/i generale cum omuibus Francis secundum
priscorum consuetidem concilium agebat (Pippinus)." Im Jahr 755 ver-
legte sie Pippin in den Mai majicanqms, magirampus. Die mastralia
(Kreiswahltag) findet im Mai statt. Auch hier wäre also die Dorf-
gemeinde die konservativere gewesen. Die Zernetzer Dorfgemeinde fiel
jedenfalls mit dem früheren II erbs tg edi ng zusammen. Bei so regel-
mässig vorkommenden Erscheinungen glaube ich nicht an einen Zufall.
Die Zeit hat viel geändert, doch zeigen sich deutlich die Spuren der
Entstehung dieser Sitten.
Im Unterengadiu findet der offizielle Schwurtag (die Wahlen werden
schon vorher vorgenommen an einem Sonntag in der ersten Hälfte des Fe-
bruars, in Fettan am ersten Montag statt. — Während dieser Akt anderswo
448 G- Pult
ohne Sang und Klang vor sich geht, ist er im Unterengadin noch jetzt
der gefeiertste des Jahres. Er heisst „c?« da ciads'-^, doch gewöhnh'ch
schlechthin als cuids (was lebhaft an comilium, comitia erinnert). Die
ganze Gemeinde versammelt sich auf dem Dorfplatze, wo eine Bühne
errichtet wird, auf welcher die neuen Beamten vereidet werden und
wo die Übergabe des Amtes durch die alten an die neuen stattfindet.
Nachdem der neue capo seine und die abgehenden Beamten und Hono-
ratioren mit Glühwein (vin chod), Veltiner und Erfrischungen (las bava-
rellas) regaliert, setzt sich der Zug in Bewegung und folgt den Klängen
der mastralia bis zum genannten Platze. Hier erfolgt die s-chüsa d. h.
die Abdankungsrede des abgehenden capos mit obligater politischer
Rundschau, die oft äusserst originell ausfällt. Der Mutterwitz dieser
wackeren Bauern könnte manchen Diplomaten zum Nachdenken bringen.
Dann steigt die Programmrede des neuen capos, die ebenfalls s-chüsa^)
heisst. Die Pausen werden mit Gesangvorträgen der Dorfjugend und
der Chöre und Musikspiel ausgefüllt. Darauf Tanz, Schmaus und Vin
vuclina, wobei des capos Beutel um einige Taler leichter wird. — Am
besten hat sich dieser Brauch in Schieins erhalten, wo auch der Pfarrer
{rägärendä) die Dorfregierung (jMrq/'c/mw, red/chamaint, suprastanza, [hier]
cuviddnza) zur Abnahme des Schwures mit der grossen Bibel in altem
Lederband begleitet. — In Fettan, wo das Fest zur Zeit des Tschütschaiver
stattfindet wird eine ganze Woche lang bei Banketten und Tänzen gefeiert.
Die Schulser (als da Scuöl) verbrennen am Abend vor dem grossen Tag
an verschiedenen hochgelegenen Punkten Strohmänner. Diese müssen
in den vorangehenden Nächten aufmerksam bewacht werden, damit die
Senter oder Tarasper Jugend ihren Nachbarn nicht durch vorzeitiges
Anzünden das Spiel verderben. Gegenwärtig fällt dieses Fest, il dl
dels pan gronds (grosse Brote, süsses Gebäck), nicht mehr mit dem
Vereidigungstag zusammen, der später abgehalten wird. Die Bühne
wird in Schuls aus Schnee gebaut und mit einem Bretterboden ver-
sehen. An einigen Orten (Schieins, Kemüs, Sent) spielen Schnee-
männer eine grosse Rolle. In Sent wird tagelang durch die ganze
Dorfjugend an einem Koloss aus Schnee gearbeitet, haushoch und von
etwa 8 m Durchmesser an der Basis. Der Kopf dieses Riesenschnee-
niannes, bei dem Zylinder und Pfeife natürlich nicht fehlen dürfen, ist
eine mehr oder weniger gelungene Karikatur des abgehenden capos.
Sobald dieser seinem Nachfolger das Amt übergeben, wird sein Doppel-
1) InDec.YI, JoanPitschenSaInz, Medicina da Scoula (sehr nach-
lässig) treffen wir ö. 473 eine solche s-chüsa: Tras gratia da Dien eschens
rivads . . . vitta & sandad, infinna quist praschaint dy, in ilg quäl nuo suainter
l'isaunza da noss prüs vegls, usitada infina huossa, sulain müdar e meter nos
convids \\ redschamaint da Comün etc.
über Ämter und Würden in rouianisch Bünden 449
ganger durch eine saftige Ohrfeige enthauptet und es erschallt tausend-
stimmig der Kuf: y</ cids vegls! "Weg mit den Alten!? Diese lebhafte
Anteilnahme, die auf frühere Leidenschaft schliesseu lässt, hat vielleicht
ihren historischen Hintergrund. Nach dem Tr. Sent von 1685 fol. 4
hatten, wie oben gesagt, di Cuids selber das Recht ihre Nachfolger zu
bestimmen, doch wenn die Bürgerschaft damit nicht einverstanden war,
versammelten sich die einen vor der Kirche, die andern auf dem Platz
und wer die Mehrheit hatte, konnte wählen. Ob diese zwei getrennten
Landsgemeinden eine Reminiszenz aus der Zeit ist, in der ein Teil der
Bevölkerung bischöflich, ein Teil österreichisch war, ist schwer zu ent-
scheiden. Meines Erachtens stammt der ganze Paragraph noch von
der Zeit her. „Dess da ann in aun ngir müda cuvids et jüraschun et
quai la seguonda Diimengia davo nossa Dona (Lichtmess, alter Stil)
et Cuvids dessan pudair metter auters Cuvids per Lhur Saramaint.
Et creschond jer (Zwietracht) od ditlerentia in mettar cuvids schi dessan
cuvids dumandar las vuschs subit, sea in ])Iaza od avauut Baselgia et
minchia vaschin dess dar sia vusch libramaing ä qua et Ingio Chi's
chiatta esser la part gronda dessan pudair mettar cuvids et dess pro
quai restar"»)- Eine Bestimmung von 1687 stellt fest, dass wenn einer
beiden Parteien seine Stimme verspricht, in eine Busse verfällt. (Viel-
leicht Anhänger Österreichs einerseits und Frankreichs andererseits.)
In Manas und Remüs gibt es zwar keine Enthauptung des Schnee-
mannes, doch wird den cuids die Lektion schon zum voraus erteilt.
Sobald sie am Vereidungstag aus dem Hause hinaus, um sich auf den
Platz in Remüs zu begeben, wo der Schwur abgenommen wird, begleitet
sie die Schuljugend durch das ganze Dorf hindurch und bei den Manasern
auch noch ein Stück weiter hinunter mit einem wahren Schneeballen-
hagel. Der Brauch ist jedenfalls sehr alt „E quaist trar buorras (Schnee-
ballen) ais usche veglia moda, chingün scomand (Verbot) non güdess
inguotta'' (Ann. XIV, 191 — 19;])').
Gegen Sylvester feiern die c. in Schieins ihre niattinadas. Beim
Einziehen der Bussen lassen sie sich noch Gerste obendrein geben und
1) Es soll jedes Jahr die Kegierung erneuert werden und zwar am zweiten
Sonntag nach Lichtmess und die c. sollen andere c. ihrem Schwur gemäss setzen
dürfen und sollteu Zwietracht oder Difforenzen entstehen bei der Bestimmung
der c., so sollen die c. sofort abstimmen lassen, sei et) auf dem Platz oder im
Quartier genannt Avant Baselgia (ein Platz vor der Kirche). — M. E. ist diese
Stelle folgendermassen zu interpretieren: sowohl auf dem Platze als in
Avant Baselgia — und jeder Nachbar soll hier seine Stimme frei abgeben
und wo sich die grössere Anzahl findet, sollen diese die c. ernennen dürfen und
dabei soll es bleiben.
2) Barblau, Costüms engiadinais (äusserst interessantes, sprach-
lich sehr schöner Vortrag).
Homanische Furscliuugon XXXII. 29
450 G. Pult
mit dem Ertrag wird ein Bankett abgehalten, zu dem die Honoratioren
eingeladen werden^).
Von Villa (Lugnetz) wurde mir erzählt, dass am Sonntag nach
Fronleichnam (Sonehicrist) vor dem Hause der verschiedenen ge-
wesenen und aktuellen Dorf- und Kreispresidenten auf dem Platz, wo die
Honoratioren zu wohnen pflegen, Salven abgegeben werden. Zum Dank
für die Ehre zahlt jeder dieser Herren ein gewisses Quantum Wein
(Mindestmass 2 L.). Darauf laden die Jünglinge die Mädchen zu einem
Schmaus ein, bei dem auch die Präsidenten und der Pfarrer anwesend.
Hier wird aber nur bis zum Rosenkranz, bei kulantem Pfarrer bis zum
Zunachteu, gezecht.
Sprichwörtliche Formeln.
Dec. H, 184 .. . il giavel . . .
Ei lur ins a vitg e vilentau il quitg
Rätsel; Vegn d'uaul, va a vitg e vegn cuitg;
Va egl iral e vegn mistral. — La curtauna^).
Etymologisches.
Caput v/'ci, vielmehr *capu de vicu gibt für das Oberland lautlich
zu keinen Bedenken Anlass, obgleich mit Ausnahme des äussersten
1) Solche mattinadas halten auch die Kinder und die Unverheirateten {la
juvuntütn, juväntüna) ab. Nach einigen Tagen folgt dann eine etwas bescheidenere
Mahlzeit), las vanzadüras und gewöhnlich auch noch die dritte las raspadüras.
In Sent und auch anderswo bringt die erwachsene Jugend Leuten, die sich wieder
verheiraten, falls sie ihr Tribut nicht zahlen, eine nicht leicht zu vergessende
Katzenmusik mit Schellen u. s. w. und dies nennt man sclingiar ora (ausschellen)
las mattinadas. Oft trifft man die Form mantinadas (so z. B. Trast. Zern.) und
mantinedas (häufig, auch Pallioppi). Diese Sitte wie ihr Name verdienen eine
genauere Untersuchung und Vergleichung mit den italienischen Vertretern. Erst
dann kann an die Feststellung ihres Ursprungs gedacht werden. Jedenfalls stehen
die mattinadas mit den Societads de matts im Obl. in engem Zusammenhang. Vgl.
Hoffmann-Krayer, Knabenschaften und Volksjustiz in der Schweiz.
Arch. f. Volksk. VIII. Gegen die Behauptung, dass das Ausschellen bei Witwen-
hochzeiten in der Schweiz nur für Gessenay bezeugt sei (S. 166), kann ich das
vorhin Gesagte anführen und § 253 des Trast. Sott Tasna: Ingiün non's des
laschar chiattar a far Matinadas, sea cun da ched sort instrnmaints chi fuos
inconter guaifds, oder guaivdas (gegen Witwer oder Witwen). Vgl. auch Christoflfel
„Las societads de raats e lur dertgiras nauschas." Ann. XII und
Grimm II, 187—188.
2) Der Teufel ist dann zum Dorf gegangen und hat den c. geärgert. —
Kommt vom Wald, geht ins Dorf und wird cuitg. — Geht in die Tenne und
wird Mistral. — Die Quartane = Getreidemass aus Holz, viel verwendet,
eng. ster.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 451
Westens überall cautegia^ cmicd/a und cuHg einander gef>enUber stehen.
Diese letztere Form ist ohne Zweifel bedeutend älter, als die andern.
Im Engudiu und M.-T. und z. T. Albulu wird betontes, wie
tonloses ca in otlener und geschlossener Silbe palatalisiert und
zwar auch in den Fällen, bei denen kein Einfluss betonter
Formen denkbar ist, wie chaddina^ chamütsch, chasfe, charpaint,
chastör (faul). Alle Formen mit caput haben ch: che dciwiiin, chädülp,
chärhesch . chdndän (capitanum, Zusenn , Huonder Voc.). Das aus
der aktuellen Sprache verschwundene, der Bedeutung und Her-
kunft nach noch unerklärte cupetz vom Brief Jörg Jenatschs an die
Senter (Dec. VI, 317) haben einige (allerdings nicht Romanisten) mit
Caput + sujyix erklären wollen. Ein neuer Beleg jedoch, den ich in
Dec, V, 317, Vers 591 gefunden habe, bringt Licht über diese Frage. —
Die Stelle lautet:
Et uschia haun eis tuozs dalibero bain clerCupytz (scho's tema)
p. amicizia dalg daner').
Im genannten Brief Jenatschs kommt das Wort zweimal vor.
S. 228. L. 27 „perchi a nun ais aunchia cupetz fin da noas tra-
vailge."
S. 229. L. 11 „haviand cupetz pruvo chia da nus n's vessa nun
pudains ünguotta" *).
Wenn wir diese drei Stellen miteinander vergleichen, so liegt die
Bedeutung des Wortes auf der Hand und ist „leider^'; die Etymologie:
(^Kod pejus, vielmehr quomodo (co) pejus (pe, Pallioppi pes), also co pes.
— Da „das Schluss -s in der Hegel nur da geblieben ist, wo es einen
flexivischen Wert hatte" (Gärtner) und da durch die Analogie der
andern flexierten Formen gebunden, sich nicht gut ändern konnte, kann
keine bestimmte Regel aufgestellt werden über die Entwicklung dieses
Phonems am Schlüsse mehrsilbiger Wörter. Für die Möglichkeit, sogar
für die Wahrscheinlichkeit von s> ts spricht §129 L. lö von Luzi und
auch P. d. S. § 193').
Cupkha = Umsturz könnte vielleicht mit caput zusammenhängen,
doch haben wir chapütscha (*cap-utiam, Mütze), chuvade (capitelluni),
chavazin, chavezza. (S. auch Walberg S. 106a.)
1) So haben sie alle klar beachlosBen leider (wie man's fürchtet), aus Freude
zum Geld.
2) Denn es ist leider noch nicht das Ende unserer Plagen.
Da wir leider bewiesen haben, dass wir von uns aus nichts vermögen
3) Dieses Adverb ist einerseits durch ital. pur troppo > pur viassa ver-
drängt worden, andererseits ist es durch das Substantiv malavitta (mala vita)
Kummer {avair malavitta cha z= einem k-id tun, dass) verdrängt worden: el ais
rivo memma tard indavitta\ zur Verstärkung beide: pur massa malavitta nä
possa gmr.
29*
452 G. Pult
Castogna, O.-E. chistagna ist kein loman. Erbwort.
Es bleiben noch canaglia, carqgna^ can'era, wovon die zwei ersten
ohne Zweifel Lehnwörter sind; für canaglia beweist es die französische
Form; über den Ursprung des dritten sind wir noch im Dunkeln.
Die Formen: calzina, cantadur, carbun^ catschieder, castier neben
chastier, chanvä, eharpaint^ ch/'aminada, chiattar etc. des Tr. Zern. und
anderer Statuten sind ohne Zweifel Aflfektationen.
Was Pal lioppi unter ca anführt, sind lauter Bücherwörter und Lehn-
wörter: einige davon haben in der gesprochenen Sprache eh. Camins
(p. 128) ist in der Alpenklubkarte (Muttler-Glischana) mit dem richtigen
Namen chamins angegeben. — Candarels wird chantarels gesagt. —
Ebenso verhält es sich mit dem Flurnamen Caste = Burgstelle bei
Campfer (gesprochen Chamfer).
Ca > cha hat lange nachgewirkt oder ist spät entstanden. Dies
bezeugt die Form cubitonem ^czmc^wn [Oherl.) ^ ^cändi'in'^ chändün
(U.E.). Wie alt die Entwicklung ist, kann beim späten Einsetzen der
Literatur kaum mit etwelcher Genauigkeit festgestellt werden; doch
deuten die Oberländer Verhältnisse auf kein sehr hohes Alter. Die mir
bekannten rom. Ortsnamen in den deutschen Bündnertälern, im St. Galler-
oberland, im Vorarlberg und Tyrol haben regelmässig Ga, doch beweist
das nicht viel, weil in der Regel die offizielle Form der Ortsnamen
weiter lebt. Das jedenfalls spät verdeutschte Tsckaminthal und Tschavon
bei Bozen, wie Tschagguns würden uns allerdings eines andern belehren,
(Interessant ist Galmis == Charmey^ Kt. Freiburg.) Mehr Licht in dieser
Frage dürften die Flurnamen bringen. Die St. Galler Flurnamen, so
weit sie mir durch Götzinger bekannt sind, haben nur ga.
Auch die Formen in ca, ka des „ältesten rätorom. Sprachdenkmals"
berechtigen uns zu keinem Schluss, denn dem betr. Mönch fehlte damals
ein graphisches Zeichen für eh. Übrigens kann ich mich des Eindruckes
nicht verwehren, dass der Schreiber dieser Notizen ein auf rom. Boden
niedergelassener Deutscher war, der seinen rom. Hörern den Text er-
klären wollte.
Es erübrigt noch, den andern in Betracht fallenden Lautwandel
unbetontes an > u, soweit es uns möglich ist, zu verfolgen. Die Formen
Auraines, Name eines der rom. Richter in einem Streitfalle zwischen
dem Bischof v. Chur und dem von St. Gallen v. J. 920 (Mohr I, Nr. 40)')
und Launade (Mohr I, 193 Einkünfterodel 11. Jahrhundert), die Mohr
folgeudermassen erklärt: „Ob Lain (rom. Dorf am rechtsseitigen Hang
des Albulatales, 2 km von der Station Solls und von der Solisbrücke)
1) Ea sind zuerst unter dem Titel „judices" eine Reihe zum gvössten Teil
romanisch lautender Namen angeführt, dann folgt „Item alii judices de Ala-
niannia" mit germ. Namen.
über Ämter uiitl Würden in romanisch Bünden 45')
soll eine alte Burg, Liinat, die in den Verzeichnissen der Schlösser und
Burgen Graubündens nicht gefunden wird, gestanden haben"; diese zwei
Formen sind alles, was ich als Belege auftreiben konnte und sie sind
nicht sehr zuverlässig; weniger ist es noch der Hofname Aurenzoles
(auch wahrscheinlich im Albulatal oder nicht weit davon, s. Mohr I,
191 V. J. 1222.
Wenn wir einerseits das Schicksal von uubet. au in den andern
rem. Sprachen betrachten, und andererseits das von ca im btlndn.
Obl., so können wir als möglich annehmen, vielleicht sogar als wahr-
scheinlich, dass die Entwicklung unbet. au > u älter sei als unbe-
tontes ca > cha. In diesem Falle wäre cuvi < capu de vicu zulässig.
Ausserdem könnte caput vici sich zu seiner Verteidigung an die Fern-
dissimilation appellieren, die bei der Stufe *chauvich denkbar wäre.
Bei unserer jetzigen Kenntnis des lauthistorischen Standes auf
diesem Gebiete haben wir also in bezug auf lautliche Entwicklung
keine Anhaltspunkte um cuvl < caput via abzuweisen.
DirekteBelege dafür gelang es mir aber keine zu finden.
Zum erstenmal m. W. erscheint der Dorfvorsteher im Strafgesetz
des Remedius- anfangs des 11. Jahrb. in der Form von ,,mayor qui
locellü illo praefuerit", ob dieser major die gewöhnlichere Form
für villicus, oder ob es eine unbeslimmte Bezeichnung ftir Vorgesetzter,
Verwalter ist, möchte ich nicht entscheiden. Tatsache ist es, dass er,
wie der cuvi eine vorzugsweise polizeiliche Stellung hat.
Von drei Dorfvorstehern, die diesmal besonders ökonomische
Befugnisse hatten, was auch für die c. charakteristisch war, spricht
eine Urkunde (Mohr II, Nr. 239), doch heissen diese Dorfmeister aus
dem Rheinwald leider syndici: Datum 1301.
Das caput vici., das Ducange aus Sidonius Apollinaris f 482,
über 4, Epist. 8, zitiert, hat nach meinem Dafürhalten lokale Bedeu-
tung: y,quo puer ocius e capite vici remitteretur'^ . — Dieses caput im
lokalen Sinn finden wir auch im Tr. Zern. „Pastrietschs den clamar
in tuots chios del Comün, cioe in la strada comüna, et la saira manar
la mualgia aint et oura som il Comün. Vgl. auch Thommen, Urk. zur
schw. Gesch. aus österr. Archiven , Basel 1899. S. 20 v. J. 119G
Caput pontis, — und Capo lago im Tessin etc.
Mohr n, Nr. 73 v. J. 1296 hat caude uige = Feldgegend bei Igis.
Diese Form entspricht meines Erachtens einem capu de (vicu?), an
calidus, calida glaube ich nicht. Solche Flurnamen mit capu kommen
auch anderswo vor, so werden im Archiv Laax Nr. 16 a. d. J. 1386
Güter in Valendas aufgezählt und darunter auch ein Cau da Truygel
{trupi'c'). Doch, wie dieses Beispiel zeigt, ist auch cau de uige ohne
Zweifel lokal aufzufassen, und zwar liegt es nahe, anzunehmen, dass
es eine Flur war, die an das Dorf grenzte, denn ebenfalls in Mohr II,
454 G. Palt
und zwar S. 108, treflFen wir einen Jacobiis de Caudevige. Nun wurden
die Geschlechtsnamen mit de in der Regel mit Ortsnamen oder Quar-
tier-, nicht mit Flurnamen gebildet. — So treffen wir, um aus dem
vielen einzelnes zu bringen, in den Geschlechtsnamen der ersten Ur-
kunden vom G.Ar eh. Sent alle aktuellen Bezeichnungen der Haupt-
quartiere dieses Dorfes {Curtin^ Platz, Sala, Stron), Wernher von Sala,
Hans von Curtin, Matheus de Platz, Johannes de Staron, die einen
1365, die andern 1406, so dass wir feststellen können, dass das Dorf
damals beinahe genau die gleiche Form hatte, wie heute. — Dieses
cau de uige ist also auch lokal zu nehmen und dient uns folglich nicht.
Vgl. auch Cavicca, Gwiggen Lokalität, Wartm. I, 155 und Johannes
de Catideponte, Rät. Urk. S. 453 und 460 Anfang des 14. Jahrhunderts.
Thommen S. 20, Cajmt ponti 1196.
Der einzige irgendwie stichhaltige Beleg, den man für caput viel
< cm/^^ anführen könnte, wäre ä&s caput bürg i von Ducange, Consuet.
Pietav.
Caput als Vorsteher kommt häufig vor, so Capovilla bei Cireglio,
Mouli pistoiesi; Petrocchi und das schon angeführte Capocommune im
Südtirol und die vielen oben zitierten rätischen Bezeichnungen cheu
d'comün^ cha-, cho-, co d'alp, cau tegia, cau cafa^)^ wozu noch kommen
Cheaus da Cumin ■=■ Autoritäten der Gerichtsgemeinde im Tr. Orten-
stein'), caus^ cheus etc. da las ligias, dann Trast. Mad. Chios Depüttos
sur als Lets dellas auas (S. 60) und il Chio supra lg Tschep (cippus')
= Archivar S. 62, il chio u avuo da Baselgia. Aus dem Vorkommen
dieser Formen kann ich jedoch keinen andern Schluss ziehen, als
dass in einer bedeutend späteren Zeit, als die der Entstehung von cuitg^
man sich mit Vorliebe der Form caput bediente, um den Begriff Vor-
steher widerzugeben. Für caput vici > cuitg ist das nur ein sehr in-
direkter Beweis.
Wenn in Urkunden von Dorfangelegenheiten die Rede ist, so tritt
oft der Villicus auf: ,^Villicus de Windegge'^ (Mohr I, Nr. 231 v.J. 1257)
und an vielen andern Stellen, so Ämtb. S. 144 „Villici in Fettano:"
(mit darauffolgendem Namen), Villici in Ardetz: (ebenf. mit Namen).
Wenn der Vogt zu Sugaus (Sagens) Gericht hält, sollen die Mayer
der verschiedenen Dörfer es einander verkünden und die Leute auf-
bieten (Ämtb. S. 45 und 46). Nun hat Ducange „ Villicus qui vulga-
riter major vocatur'-^ . Dass aber villicus nicht bloss ein Schriftwort war,
sondern oft verwendet wurde, beweist der Name Jacob Villicus (Mohr
II, Nr. 191).
Da nun die Obliegenheiten der cuvis (mutatis mutandis) ziemlich
1) Cou Casa (Weide bei Flims), Ann. XXIV, 171, zweimal.
2) Dec. I.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 455
geuaii deiijeni<,^eu der villici cntsjtrechcn uud die ältesten Urkunden
gewöhnlieh drei oder mehrere Dorfmeister haben, so ist man versucht
an eine Form convillicus mit späterem volksetymologischen Einfluss von
vicHS zu denken, doch kann ich mich mit dieser Erklärung nicht be-
freunden, denn wenn der c. ursprünglich ein feudaler Beamter gewesen
wäre, und dies wäre hier der Fall, so ralisste diese Urform irgendwo
belegt sein; alle anderen, auch niedere feudale Beamte, kommen in den
Urkunden häufig vor.
Ausser den vielen denkbaren Lösungen dieser Frage, die sich
mir nach einiger Erwägung als nicht haltbar erwiesen, möchte ich eine
aufUiireu, die nicht von vornherein zu verwerfen ist. Über die Vorsteher
von Dorfmarkgenossenschaften sagt v. Maurer: „Der Vorstand dieser
Genossenschaften wurde bald Graf {comes loci oder grafio loci)
wie auch späterhin noch z. B. in der Burggrafschaft Friedberg Dorf-
gref genannt etc." (S. 139). Ausser den Gaugrafen treffen wir in
Bündner Urk. auch solche, die über kleinere Landstriche zu rjchten
hatten, so Mohr I, Nr. 220 vom J. 1244 ,.y2/ra Comitatus nostri supni
PontaW^ und in Mohr I, Nr. 112 von 1024 ist von einem Comitat Bergell
die Rede, auch in andern Fällen kann man im Zweifel sein, ob es sich
wirklich um den Gaugrafen handelt. Vom Burgvogt zu Fürstenburg
haben wir gesehen, dass er auch Burggraf hiesß. Dass dieses Wort mit
der Zeit neben der ursprünglichen auch die Bedeutung von Vorsteher
bekam, beweisen einige Formen von Ducangc und Saltgräfe und Deich-
gräfe von Heyne. Einem comes de vicu steht laulich nichts im Wege,
*com vicu > couvicti > cuvitg {ciifort, cusegl cusör < consocer etc.).
Für die Formen von Disentis und Nebentälern, bei denen wir nicht ver-
gessen dürfen, dass sie Ausnahmen, nicht die Kegel sind,
müssten wir eine spätere Beeinflussung durch die andern Ausdrücke
mit cau annehmen. — Doch feht auch hier jeder Beleg in Bündner Ur-
kunden und die oben angeführten aus v. Maurer genügen nicht, um
uns endgültig zu überzeugen.
Es könnte noch die Hypothese aufgestellt werden, dass c. von Di-
sentis ausgegangen ist und sich über den ganzen Kanton verbreitet
hat. Wenn wir aber bedenken, dass die ersten Engadiner Belege älter
sind als die Entstehung der drei Bünde, so ist bei den gegebenen
Bodenverhältnissen und politischen Zuständen diese Annahme ganz
entschieden zu verwerfen.
Ich betrachte also diese Frage als noch nicht gelöst und gebe
mich damit zufrieden, einige Anregung und weniges Material für zu-
künftige glücklichere Forscher gebracht zu haben, denen auch mehr
Zeit und mehr Hilfsmittel zur Verfügung stehen werden.
Soviel glaube ich aber mit meinen Ausführungen bewiesen zu
haben: 1. dass die Form viel älter sein muss als ihre ersten Belege
456 G. Pult
vom Ende des 14. Jahrhunderts, denn sie entspricht schon damals in
ihrer latinisierten Form covicus nngefähr der heutigen und verrät nichts
von ihrem Ursprung; 2. dass sie aus den unter „Convillicus" ange-
führten Gründen nicht von der Feudalzeit her datieren kann. Sie muss
daher früher entstanden sein. Alles dieses lässt auf ein hohes Alter
derselben schliessen. Vielleicht entdecken wir einst in cuvitg einen der
wenigen Überreste alträtischer Kultur.
guia.
Das Oberhalbstein ist die einzige Talschaft, für die sich keine
Spuren von cuvitg nachweisen lassen. Die ausführende Behörde heisst
hier in den alten deutschen Urkunden regelmässig Gemeindevögte.
Der Vogt, zu Reams, Leiter des Blutbannes, der sich hier, wie wir im
Kapitel advocatus sahen, länger behauptet hat und mehr hervorge-
treten ist als anderswo, hat auch den Leitern der Nachbarschaften seinen
Namen gegeben. Zwar hat advocatus auf dem ganzen Gebiete in der
Dorfverwaltung starke Spuren von sich hinterlassen, nirgends aber in
dem Masse, wie hier.
Der Vormund heisst in deutsch Bünden Vogt, in rom. B. avud
(U.-E.) avuä\i.abiid{M.-T. Ann. XXID, 143), avud (O.-E.), vuo [Bergim),
guyo (Alvaneu), vugäu^ bugäu (Lugnetz), ugäu (Obl.), guia (Obhst.).
Die Vormundschaft heisst deutsch vogtie, rom. avuadia^ ugadia etc. Obst.
giiyadeya. Über das Suffix tu bei Standesbezeichnungen vgl. Meyer- Lübke,
Gramm, der rom. Spr. II, § 406. Ausserdem haben wir „Quels oder tgi
davess vegneir guyado (bevogtet, Tr. Sursess). In der Eigenschaft eines
Ortsbeamten tritt advocatus am häufigsten als Kirchenvogt auf. Wie
jeder geistliche Herr seinen Schirmvogt als Vertreter in weltlichen
Dingen, so hatte auch jede Kirche einen solchen: „m advocati soliim-
modo ejusdem ecclesiae placito deinceeps coustringantur''^ (\)\^\(imOttoW\^
von 988. Mohr I). Avuads da hafelgia treffen wir in allen Statuten und
in den meisten Gegenden haben sie sich noch heute erhalten, beson-
ders im Obl. bugdus, ugdus {d^) ba/elgia; diesen und den ugdus (d') par-
venda verdanken jedenfalls die andern ihre Existenz, wie bugdus sprnda
{pils paupers) Armenvögte (Luwis und anderswo in anderer Form),
vugdus scöla, avuads dilgs aguailgs (Bewässerungsvögte, Trast. Zern.),
avuo da la chiaesa la Chiapella (Tr. Mad.), avud della Granezza^) (Ge-
treidevogt), Tr. Schuls 92. — Das Oberhalbsteiner guia findet sich in
alten Statuten gewöhnlich in der Form guija und im neuen von Conters
guja. In dieser „Constituziung comunala per Conters Sursess
treffen wir: guja cumegn^ gnjas digl fü (im Engadin guardias da f'ö,
1) Dess dar quint da quanta granezza s rechiata in Cbiaista da Comün
(wie viel Korn sich im Dorfspeicher findet).
über Ämter und Würden in romanisch Bünden
457
populär aiieb nn'ifärs) gujas cligl fondo de scola, gnjds d. f. iKiuperil,
g'ijas basi'/gia, gujas della prev/nda^ in Tiefenkastei wurde mir aueb
gwa las nuyrsas angegeben (Hirtscbaftscbef fUr Kleinvieb).
Die Funktionen der gi(lO!< cttmegn entspreebeu voll und ganz den-
jenigen der cuviebs:
„Las lavuors cumegnas ved bietgs, vejas, punts, pastgirag, gods etc.
ordinadas digl cumogn c concludeidas digl Oberkeit, resp. las presta-
ziungs digls participaunts vignan exactamaing tignidas per nota digla
gujas cumegn^ ils cals en (welcbe sind) er ineombensos da fixar per
taimp la pastreglia cun aprobaziung digl eumegn etc."*),— Der Dorf-
vortiteber beis.^t bier maatral mit Statthalter und goth' (Waldfacbcbcf);
die Gemeinderäte girös.
Als Titel wird guia zu giü: Gm Pol^ Gian etc., dessen Frau Gul-
dessa Marlia, Baba (Barbara), MZsc/ia (Ur8ula\ Interessant ist dieser
labiale Übergang w (von Uöscha) > m.
Advocatns > giäa lässt sich folgendermasseu erklären:
advocatu8>avugau (Champ.89)
/'avuau<^
giiy9
^vugäu — ngau — "uguau— *guau — *guyau<^ (Alvaneu)
Von *guijaii gelangen wir zu guia^ indem wir annehmen, dass guyau
gleichzeitig erschienen ist, wie die ydu- oder ym-Yormon der Wörter
in -eu {meii^ Den etc.), vgl. Pari, de 8. § 42, 43 und 130 und Candrian
§ 22.
Wir hätten also gehabt:
Deum
Dieu
I
*Diäu*) und Diou (Guarda)-
Di^u (M.-T.) *DTyau-
I I
Diöu (U.-E.) I
*Dfyä—
Di^ä (O.-E. u, Obhst.)-
"guyau
"guiyau
-gutyä»)
— guia
1) Die Gemeindewerke an {veia da = via da) Feldern, Strassen, Brücken,
Weiden, Wäldern etc. angeordet dnrcli die Gemeinde (politische) und beschlossen
durch die Behörde, resp. die Leistungen der daran Beteiligten werden genau
notiert durch die Dorfvögte, welche auch damit beauftragt sind rechtzeitig die
Hirtechaft zu bestellen mit (Genehmigung der Gemeinde etc.
2) Vgl. ego~^ yäu'^ yöu und die Formen in -?« bei Gärtner § 31 u. 3.'), wie
auch Sagg. lad. S. 232, Nr. 27, und Meyer-Lübkc S. 155 u. V. d. S. § 29 u. 30.
3) So wurde ohne Zweifel die Form (juija der alten Statuten ausgesprochen.
458 G. Pult
Die Champellsche Form aviigan könnte etymologisch rekonstruiert
sein, jedenfalls kann sie nicht für das Oberhalbstein gelten, für das er sie
angibt. Die Entwicklung musste zur Zeit Champells bedeutend weiter
fortgeschritten sein für dieses Gebiet. Siehe auch das Beispiel Hans
Wugan für Ende des 14. Jahrh. im Kapitel Advocatus.
Jürädar, gerau.
Seit dem Entstehen der Bünde tauchen in Gemeindestatuten oft
Bestimmungen auf, nach denen leichtere Fälle, die nicht über einen
gewiesen Betrag hinausgehen, von den Eidschworern, die eine bestimmte
Nachbarschaft in der Gerichtsgemeinde vertreten, im Ort selbst ge-
richtet werden können, ohne dass deswegen das ganze Gericht einbe-
rufen werden muss. Diese Bestimmungen bilden einen Ausgangspunkt
zur Entstehung der Dorfgerichte, den andern bilden die schon erwähnten
richterlichen Kompetenzen, die den cuitgs eingeräumt wurden. Der
Leiter der Verhandlung ist in einigen Ortschaften der mastral des
Dorfs, in andern einer der ctdds (s. den angeführten Zernezer § 2).
Die Anzahl der Dorfrichter geraiis, jüradärs etc., variiert zwischen drei
und vier. — Ein solches Gericht beschreibt uns Ganzoni Ann. XIX
„La Bachetta da Schlarigna". Doch treten uns schon vor der
Entstehung der Bünde Dorfeidschwörer auf, die nicht identisch sind
mit denen der Gerichtsgemeinde. Nr. 7 des G. Arch. Sent a. d. J. 1426
hat cfjuici et Juratores, Nr. 8, 1429 jürafores terminorum und Nr. 12
Jurafores limituni; auch im Trast. Sent figurieren jüradärs da terms.
Andere Statuten verlangen ebenfalls, dass die ^wr. schätzen und Mark-
steine inspizieren sollen. Diese y?o'a/orfs entsprechen ganz den ursprüng-
lichen Aids werern, wie sie im bischöflichen Proveidgericht zu finden
waren. Die Bestimmung über die Wahl dieser in Ämtb. 28 lautet:
Item zu dem proveiden selzt ain byschoff zwen aidswerer (zwei andere
das Kapitel und drei die Stadt) — Die band denn all mit Einander
oder der mertail under in gewalt, undergeng ze tund umb ligende
guter, Markstain ze setzen und ze versorgen, das nieman wund noch
waid, noch offen Strassen invasse noch verzüne."
Diese gerau s mit dem cuitg oder mastral an der Spitze bildeten
und bilden zum Teil heute noch, besonders im Oberland, die Dorfregie-
rung, Oberkeit, jürafchun, redfchamairü., suprastanza cuidanza etc. —
Nach dem Statut Conters 1903 besteht die „Oberkeit" aus dem Mastral
und 4 giros. Diese letzteren sind heute Verwalter und nicht Richter,
doch vorher hatten sie exekutive, polizeiliche und richterliche Kompe-
tenzen; genau umschrieben sind diese letzleren (richterl. Komp.) im
Trast. Sent: Auda suott drett da Comün: pajarias da pastrilgias,
über Ämtor und Würcleu in romanisch Hündou 450
intradjus, vials, stmi/cliailgs')^ sfamailüras, utezzas et l(/iii)is (< limcn),
manuaischa'^) et tuotts debitts ch'üu puur reista al Conüiii';.
Auch im Trust. Münstertal folgen nachdem schon angeführten
kräftigen Satz „Faurscbaftsrcclit btat für sich selber" — die Worte:
,.aber doch aiu purschaft mag über V S kain pen (Busse) nit sczzeu".
Während in einigen Engadiner Statuten das Wort jürddar, gärd-
der etc. nicht vorkommt, sollen Schuls und Tarasp nach Angabc der
ältesten Leute, keine cuids, nur jünidärs gekannt haben. Die Jürajclmn
oder suprastanza bestand in Schuls aus dem capo und vier solcher Ge-
schwornen, die die Feldpolizci etc. zu besorgen hatte, und nach bao-
;W?<rv/;-as (Tränken) gewählt wurden. Im Archiv, dessen ältestes Doku-
ment (Nr. 1) von 1648 datiert, kommt das Wort cul ausser im Statut
tatsächlich nicht vor. Bei einem Grenzstreit zwischen Sent und Schuls
(Arch. Seh. Nr. 7) tritt Sent durch seine cuids auf, die Schulser Ver-
treter dagegen schreiben sich chiedcumün et cumpogns. Das Trast.
Schuls a. d. J. 1830 macht allerdings sehr häufig Gebrauch von etil
und zwar immer in der Mehrzahl, gewissermassen im kollek-
tiven Sinne von Dorfbeamten, doch sind dort die Obliegenheiten der
cuids genau die gleichen, wie die der jüradärs. Ausserdem ist zu be-
achten, dass im § 57, welcher von den Wahlen handelt, diese Jür. gar
nicht erwähnt sind (dess ngir ellets ils novs cuvids et capo) und dass
dafür im darauffolgenden Schwurparagraj)hen § 58, welcher, ftir das
Volk berechnet, ganz in mundartlicher, sehr verschiedener etwas ar-
chaischer {vtio < vos) Sprache abgefasst ist, nur die Jüradärs und nicht
die ci<r/(/6- Erwähnung fiudeu. Der Schwur heisst: „Siotid cJia viio non
hvai schüsa, sclii observai baiii siir che vo vai da jürar e che vo Im-
promettaivat da far vo Capo e Jüradärs.'-'' — Es kann also mit einiger
Wahrscheinlichkeit angenommen werden, dass [der cuvi des Schulser
1) Obl. stellifchein, eng. (Pallioppi) stand/chegn, standfchaint, standfchj,
-eis, aktuelle Form für Sent stand/ehe, es. — Stüla hat Obl. Stella Tropfen,
Traufe, eng. aateUüs (mit Agglutination des a von la) = eben f. Daclitraufe ge-
geben, -i plüvä SCO astellas, es regnet in Strömen. Wir Laben also hier (wie
Herr Dr. Jud vermutete) mit stillicidium zu tun. Das sonst nicht vorhandene
Suffix -idium wurde durch die aus den lat. -inium, -entum, -ilium, -etlum ent-
standenen ersetzt, und zwar, wie die beiden Sentner Formen beweisen, zn sehr
verschiedenen Zeiten, Bei der Assimilation l — gii^n — gn spielte ausser laut-
lichen Gründen m. E. auch stendnr <^extendtre und violleicht taidschnr <^{ad)-
tiyigere =: bis zu etwas langen (d. b. die Idee „sich über etwas dehnen, her-
vorstehen, -ragen, bis zu etwas langen") eine Rolle.
2) <Cbeneßcium (in feud. Bedeutung): für b< m. s. lluondcr Voc. § 9.
3) Es gehört unter Dorfgericht: Löhnungen von Hirtschaften, Zugänge
(zu den Gütern), Feldwege, Traufenweiten, Schätzungen, Höhen (welche v) und
das Gebiet vor dem und um das Haus herum? (glnns bedeutet heute Schwelle),
Niessbrauchrechte (beneficia) und alles, was ein Bauer dem Dorfc schuldig bleibt.
460 G. Pult
TrastUtts ein Leimwort aus den übrigen Mundarten ist, und dass die
ciwlds entweder sehr früh aus diesen beiden Ortschaften (Scbuls und
Tarasp) verdrängt worden sind, oder überhaupt gar nicht aufgekommen
sind. Es ist hier nicht der Platz, verfrühte Schlüsse zu ziehen; doch
kann das Fehlen dieses Beamten im bischöflichen Oberhalbstein und
wahrscheinlich in diesen zwei Gemeinden nicht auf Zufall beruhen und
muss seinen historischen oder wirtschaftlichen Hintergrund haben').
Der Mastral als Dorfbeamter.
Wir fanden ihn im vorangehenden und in früheren Kapiteln als
Leiter des Dorfgerichts. Im Sinne von Dorfvorsteher kommt er gegen-
wärtig im Oberhalbstein und vielleicht vereinzelt auch in andern Tal-
schaften vor. — Wie lange sich die Traditionen auch bei ganz ver-
änderten Verhältnissen erhalten, beweist der aktuelle obereng. Mastrel.
Er hat das Erbe des ganzen früheren Dorfgerichts übernommen, das,
wie wir sahen, aus den Vertretern der einzelnen Nachbarschaften in der
Gerichtsgemeinde bestand. Mit andern Worten, er vertritt das Kreis-
gericht in der politischen Gemeinde und ist gewissermassen das Organ
desselben. Von der Nachbarschaft als Dorfbeamter gewählt, muss er
vom Kreis bestätigt werden. Seine Funktionen und Kompetenzen sind,
wie mir Herr Paul Beeli, Celerina freundlichst mitteilt, richterlicher
Natur (Steigerungen, Erbsehaften, Inventare, Beschlag-
nahmen, Unfälle, Abnahme des Schwurs seitens der Vor-
münder und der Dorfbeamten). Auch fungiert er als Schreiber des
Kreisgerichts, wenn die Verhandlungen in der betr. Nachbarschaft
stattfinden. Von dem Nimbus des alten Mastrals ist ihm nichts ge-
blieben, er spielt ungefähr die Rolle eines Betreibungsbeamten und
führt keinen Titel. Einige Gemeinden (wie Sils, Zuoz, Scanfs) haben das
Amt des Mastrals mit dem des Cuvih, resp. president d' vschnauncha
vereinigt.
Neuestes Trast. Celerina Art. 10: AI mastrel incomba, ultra
sieus dovairs sco organ del iiffizi e tribiinel circuitel auncha d'inchas-
cher e render quint dellas taxas a favur dels fondos pios, da survagler
la tenuta del cudesch d'ipotecas e da quel da cumpras e barats da sta-
beis, da saramanter il cussagl comimel al principi d'ogni bienni.
1) Historisch interessant ist ein Paragr. des Trast. Schills: „1834, '29 mars
— Tor quint rZaZ^rt j«raÄc/at>i (Rechnungsablage) . . . saia admis per tour et dar
quels quints, sian ils scguents (zugelassen seien folgende) cioe ils 4 Pn'ncis (die
4 Prinzen, welche und warum?) unidamaing la Giüraschun nova, cioe Capo et
3 Jüradars, 3 Stgrs. Homans da quint (Rechnungsrevisoren), il mastral dels
dudasch (Aufsichtsbehörde), il Rav<^'> (Pfarrer) et avua della granezza (s. Kap.
guTa), 8C0 eir il mess et il assistent del capo, fuorma in tuott persunas 12.
über Ämter und Würden in romanisch Bünden 461
Sehr ansfülirlicben und genauen Aufschluss Über diesen Beamten
gibt uns das Trast. Eng. sur § 32—42. Der Scbvvur endigt bier mit
den Worten: „seu eir da manifester al Magistrat circuifel tiiots delits et
excess gnieiis a vossa cognuscbenlscba.
Wir sahen im Kap. cuvitg, dass aueb uacb dem Trast. Sc hüls
der Mastral später an Stelle des Kollegiums der Zwölfer {dels diuhsch)
trat. — Docb bilden diese Zwölfer nicht das Dorfgericbt, wie man
vermuten könnte. Im Schwurparagraphen (58) des gen. Trast. Schul s
heisst es: ,^E vo Masl^ e drei da Comün, desset etc.", dann im darauf-
folgenden Abschnitt: — Medemamaing eir vo Mast^ (e commenibers)
dils dudeseh desset etc." — gleicherweise sollt auch Ihr Mastral und
Mitglieder der Zwölfer" etc. — folgt ebenfalls die Aufzählung der
Pflichten, wonach die Beaufsichtigung über die Einhaltung der Statuten
seitens der Beamten und die Kontrollierung der Handlungen dieser
letzteren ihre Hauptaufgabe war — „et desset con asprezza, Sainza
regnard da Parsunas star lä pro." — Dieses im Kaj). cuvitg er-
wähnte Aufsichtskollegium (wie die Sihen Man von Tbusis, ilejs lio-
mans dalg Aschautamaixt, ils dal ses etc. sind also gewissermassen
oichts anderes als die Hüter der Statuten. Dies beweist mit welcher
Vorsicht der Bürger über die schwer erworbeneu Rechte wachte.
Aus dem oben Gesagten geht hervor, dass Schuls also zweiDorf-
mastrals besass. Das gleiche wird auch für andere Gemeinden der
Fall gewesen sein.
Cau tegia, cheu d'alp.
Die Nachbarschaften teilen sich in so viele Alpgenossenschafteu,
als es Alpen gibt. Auf die Angabe Herrn Prof. Strübis (Luchsinger,
Festschr. z. 14. Xeuphilologentag 250 n. 1), wonach die Einzelalpung
in Bünden fast die Ptcgel bilden sollte, muss ich entgegnen, dass der
rätorom. sprechende Teil des Kantons nur genossenschaftlichen Betrieb
kannte und m. W\ mit Ausnahme des Obhst, vielleicht noch jetzt kennt.
Die Alpsitten haben sich mancherorts sehr gut erhalten und es würde
sieh lohnen dieses Thema für sich zu behandeln. — JedeAlj) hat einen
Hüttenmeister, der im Obl. caidegia (Obl. tegia^ eng. tegia, ieya^ tea =
Alphütte), Medels und Donilescbg tgau tlgia^ Ems hu tegia, Tiefenk.
tge d'tdp, O.-E. cho d'alp, IJ.-E. che d'alj)^ c/td d'alp, ital. Talsch. co
d'alp, Münstertal fioufär heisst. Es sei hier an die bei cuitg (Schliiss
des ersten Teiles) angeführten con.^ides olpis erinnert. Namen für Alp-
verwalter sind in Urkunden äusserst selten. Das Diplom Otto I. Mohr I,
Nr. 53 V. J. 958 hat vasselarii, alias vasorum magistri (Planta, A.
R. 418).
Tr. Schuls Ils cheiigs d'alp . . . saian obligs k dar il saramaint
a tot la pastriglia; da salvar ils tschantamaints davart las alj)S e cur
462 (^' Pult
i vegnen d'alp da tour quint. — (Schwur abnehmeu von Hirtschaft,
Alpsatzungen innehalten, Rechnung abnehmen bei Rückkehr ans den
Alpen).
Ibid. Drets dal alp: Ingiün Erbchian chi passa Cun seis Pur-
maint Lüsch d'alp Sainza gier, dess pudair retscherchiar plü l'alp, ne
dess gnir lubi dret per tal causa, ma creschond dispita in l'alp dess
gnir fatt il quint danöf^). Der Raum gestattet mir nicht, auf gewisse
von Luchsingernicht behande! te Termina wie ^asc/iaw^cvfZffr (Remüs), ^a^/mr
pustretsch (Flims, vgl. S. 80) etc. einzugehen. — Die Maßlras (Alplerfest)
im U.-E. (Remüs) sind ausfübrlich und meisterhaft dargestellt in der
wunderschönen Erzählung La diala d'Ischolas, von Florian Grand
Ann. XXIV, 180. — Vgl. Luchsinger, Festschr. z. 14. Neuphilologentug 257
= Imsüras.
Saltarius.
Cipolla, I saltuari war mir nicht zugänglich. Ich wiederhole, dass
es weit über den Rahmen meiner Arbeit hinausgehen würde, wenn ich
bei allgemein verbreiteten Beamtennamen, wie saltarius, decaniis etc.
Vergleiche anstellen wollte mit den übrigen rom. Sprachen. — Darauf
kann ich um so eher verzichten, als diese Formen in der Regel sich
aus den feudalen Bezeichnungen parallel zueinander entwickelt haben,
so dass die Beeinflussung durch andere lebende Sprachen eine äusserst
geringe ist. Es sei hier nur erwähnt, dass saltarius sich auch in deutsch
Tyrol (Meran) noch erhalten hat.
Wie die übrigen, war unter dem Bischof auch dieses Amt ein
Lehen, Ämtb. 75: „Item gehört dem Bischof die saltari (Saltnerei)
und Campania ze Tusis" und 35 „Item die Saltarie ze Urmen gibt
alle Schaltjahr (so und so viel)".
Seine gewöhnliche Bedeutung ist Flurschütz, doch schon sehr
früh ist der salier in einem Teil des Oberlandes zum Gerichtsweibel
geworden. Juv. 191, H. 1 zitiert aus einem bischöfl. Urbar vom Ende
1) Kein Alpgenosse, der mit seinem Molkenanteii ohne Streit über die
Türe der Alp hinausgeht (die Alphütte verlässt), soll wieder die Alp auf-
suchen (um zu reklamieren), noch soll er vor Gericht zugelassen werden etc.
Erpchian im gleichen Trast. auch arhchian — gleiche Bildung wie ital.
alpigiano. Wahrscheinlich liegt hier eine Überentäusserung vor d.h. die Wieder-
herstellung eines vermeintlich zu a gewordenen ursprüngl. e (s. P. d. S. 128),
wobei erba Gras, oder eine andere Form in er eine Rolle gespielt haben mag.
Eögressions linguistiques sind hier sehr häufig (vgl. herhaticum > ärbädi <:^ er-
bddi u. s.w.). Hierher gehört auch /che rpchia Alpentladung, h'iuGger fchelpchia,
Ann. XXIV, 180 schelpchants. Alysch. Kap. XIII tscharpchiö. — Vgl. hierzu O.-E.
alpager, U.-E. alpchar (Pallioppi).
Purmaint > pulmentum -f- Pur (Bauer) , Ann. XXIV, 189 pulmaints,
Trast. Flims Ann. XXIV Chaler da pidment.
über Amter luul Würden in romanisch Biinrlen 463
des 14. Jahrb. folgendeu Passus „Salfai/nis debet omnes amonere sc.
villicos et colonos'-' (De jure vicedomini iu Tumelesch). In der Cadi und
einem Teil der Fo])pa figuriert er in den Urkunden nie als Feldscliütz
und vertritt noch heute die Stelle eines Gericlitsweibels; in einigen
Orten ist er auch Dorfweibel, Si<te da uaj'chndunca, Sedrun). Die ge-
wöhnliche Form in der Cadi ist saltL auch -er.
Als Flurschlitz treuen wir ihn im Lugnetz und Schams sal/!' -er
(Sevgein), im 0. E. sufer, und U.-E. und Münstertal salter. Der
Trast. Zeruez hat nur einen muntdder [ki mwda — die Busse),
dieser Name wird im ganzen U.-E. und M.-T. neben cid u. salter ver-
wendet. Dem salter liegt die Bewachung des Feldes und das Pfänden
ob: pendrdr, pandr/r, j^endru; im Trast. Senl und andern Urk. j^a-
gnarar. Im M.-T., wo die Infinitivendung, aus Analogie zu den Verben
in ere, immer unbetont ist, haben wir folgende Entwicklung gehabt:
pignorare'y pägnärdr ^*'pagndrer ~^ pareyner\ das e könnte auf Ein-
wirkung von preheiidere hiuweii-en, doch ist auf dem ganzen Gebiete
nur pigliar vertreten und preliendere hätte prdindär gegeben.
In einigen wenigen Gemeinden, doch nirgends in ganzen Talschaften
ist S. verschwunden. Monti gibt für Tirano so^/^e = guardia d6 boschi,
Levantina sautey pignoratore, Poschiavo saline im Sinne von Flurschlitz.
Als Namen fand ich ihn in Mohr II, Nr. 231 v.J. 1330: Ulldarici
dicti Saltair.
Decanus.
Von diesem langobardischen Ortvorsteher, wie er im Gesetz des
langobardischen Königs Luitprand erscheint, (s. Planta A. R. 3 IG), wie
auch vom Decanus als bischöflichen Beamten, hat sich m. W. keine
Spur bis auf heute erhalten. Zur Zeit der Amtb., also anfangs des
15. Jahrhunderts, wird zwischen dem geistlichen Dekan und dem
weltlichen (der gewöhnlich als Weibcl erscheint) unterschieden. Der
D. kommt besonders im Münstertal und im Vinstgau zur Geltung. Er
ist in den Ambtb. häufig erwähnt für das M.-T., Untercalvcn und Ob-
calveu. „Item es hat och aiu byschof ob Calvein ain tegan
oder ain marschalck (Amtb. 49). Aus dieser Gleichstellung (dec.
oder marsch.) geht hervor, dass der dec. schon damals zum Weibel
gesunken war (s. Kap. Marahskalk).
Im ursprünglichen Sinne von Dorfvorsteher, wie er sich im Gesetz
des Königs Luitprand findet, erscheint uns der üec. im Puschlav
„Lan/rancus de/ Vreshitero decayius de Poscia vio-^ (Mohr I, Nr. 181 A". 1213i,
im Bergell ,.decanus communis Suhtus Porta (Mohr IT, Nr. 230 v. J.
1330) und im Veltlin: Quaelibet Communitas per totam vallem, sin-
gulis annis, unum etiam eligit, qui praesit. Hos in tertiario superiore
et medio atque etiam Tilii Decanos vocant; in Inferiore et Comitatu
464 G- Pult
Clavenae Cotisules dicunt (Sprecher 280), und zwar haben die Ort-
schaften soviel Decani als Kasten, so Teglio 2, alterum nobilium^
alterum vero plcbis , Ponte 3, Exemptorum^ nobilium et vicinonim.
Auch im Engadin finden wir Spuren von diesem Decanus (Champ.
206 nennt die österreichischen Untertanen im U.E. „quels da la diagna
da la Signuria und diejenigen unter dem Kloster Münster la diagna
da Müstair. Im Tessin haben wir degagna = patriziato di frazione di
comunC; doch ist, scheints, dieser Terminus rechtshistorisch noch nicht
genau definiert worden. S. auch Archivio glottologico XIl, 378 u. XIV,
208 und ßoll. stör, degani nenioris, deganos campestrae, degcnos ecclesiae.
— Friaulisch dean^ degan Dorfbürgermeister, tirolisch de-, digan, Ber-
gell: dagan usciere di tribunale — degagna frazione di Villaggio in
piii varietä dell' alta Lombardia. Mussafia Beitrag 45 erwähnt aus
Ferrari, origines linguae italicae, Patavia 1076: villarum et pa-
gorum magistri decani appellautur ... in urbibus venetae dictionis.
Diese letzteren Angaben verdanke ich Herrn Dr. J. Jud.
Der geistliche Decanus hatte in kirchenrechtlichen und Ehesachen
zu richten. ,.Ain byschoff hat och ze setzen aiu tegan und erzpriester
im Engdin und ist gewonlich, das ain byschoff dem enphilcht, Esachen
uss ze richten und "ch gaistlich gericht in dem Engdin ze halten".
(Ämtb. 23.) Dieser decanus als Eherichter hat sich im Volkslied bis
heute erhalten:
Alias Agnias, lo ais ün bei plann
Cun bazs s'bauescha lo il diaun,
Lo post tu da me at sparaglier,
Lo vegnaiie ans separer')". (Flugl, Volksl. 58 aus Pallioppi.)
Das bazs (Batzen) deutet auf kein hohes Alter dieses Volksliedes:
diaun hat sich also lange in diesem Sinne erhalten. Hier fand die
gleiche Bedeutungsverschiebung statt, wie im untereng. als sundders =
der Ball, und diaun wurde zum Ehegerichtstag. Dar lg di da
Drett da Diaun: dess lg Mrl. cun Cusailg dal Serviaint dalla Baselgia
da quel loe inua lg ier fuos, dar — Trast. 8ot|t Tasna 246 — Den
Tag des Ehegerichts bestimmen : es soll der mastral mit Rat des Pfar-
rers jenes Ortes, wo der Streitfall wäre, (ihn) bestimmen. — Ibid. lö de
Diaun, f alias de Diaun, Cuosts de Diaun, vgl. auch Spr. P. R. 199. —
Wartmann III celler arius sive decanus 816, decanus operis Werk-
dekan 822.
1) Bei „las Agnas" ist 'ne schöne Flur — Dort nimmt man Eheleut' in
die Kur — Dort kannst du, Liebste, von mir geh'n — Auf nimmer, nimmer
wiederseh'n. — Wörtlich: Bei ia« ^^«a« (zwischen Bevers und Madulain), dort ist
eine schöne Ebene — mit Batzen (Geld) lässt man dort den Ehegerichtstag ab-
halten — Dort kannst du von mir dich trennen — dort wird man uns scheiden.
über Ämter und Würden in loninnisch P.iindeii 4(^t)
Marahskalk.
l'ber diesen Würdenträger "ilbt uns der Kat Flugi 8. 37 Aufsehluss:
Erb Marschaik Die Graffcn von Toggenburg, dessentwegen
sie Tafass. Schanfigg und die Veste Weinegg neben andern
lieben ingeba bt. — Die Undsr.rarschaick aber, die von Marmelg,
welcbe dessentwegen nnderscbidlicbc Leben und von den Prälaten zu
Pfefers, Tisentis und Marienberg, von jedem 7.u seiner consecration
dass Pferdt, anfT welcbem der Prälat geritten-' (erbaltcn soll). — Das-
selbe sagen die Äniterblicher S. 109 über diesen Undermarscb.; aber
neben diesem erwähnen sie des öfteren andere Marschälle, deren Amt
schon damals (Anfang des 15. Jahrb.) zum Wcibelamt gesunken war
(Amtb. 47) „Item ain byschof hat och siuen besundrü marschalck
oder waibc'l ob Pontalt, der zfi ains byschofs gericht dem Volk
sol gebieten-'.
Im O.-E. war dieser m. schon zu Chanipells Zeiten verschwunden.
Er stellt das untereng. Mus-chailch dem obereng. mrss gegenüber: doch
muss die Form, die er S. 193 angibt (Masc/iialecks) auf einen Schreib-
fehler des Kopisten oder Druckfehler oder auf eine falsche Lesung
etwa für maschialccks beruhen, denn das ganze U.-E. hat noch heute
masch-chailc/i^), Zernetz masch-schelch = Dorf- und auch Gerichts-
weibel. ,/tl mascli. va a bänir'-^ — (il es i cula banida. Mit einer schweren
Glocke an einem breiten Lederband um den Hals geht der heutige
Marahskalk von Quartier zu Quartier, schüttelt kräftig die Glocke und
liest darauf feierlich und sehr laut den Zeddel {La banida) vor, die ge-
wöhnlich der Capo ihm eingehändigt hat.
Heute schämt sich die bessere Gesellschaft dieser aitehrwürdigen,
von unsern Vätern verwendeten Bezeichnung und wähnt da abge-
droschene, nichtssagende mesf^ entspreche besser ihrer Würde. In den
neueren Statuten findet man nur diese Bezeichnung, docii das gute
Volk hält noch treu an seinem alten mas-cJiailch. Beispiele für M. als
Geschlechtsnamen anzuführen, ist ziemlich überflüssig. An Mar-
schälen fehlt es nicht in ganz Europa. Auch Mohr zitiert deren mehrere,
so S. 291 V. J. 1214 Heinv. Marscalcus de Kallindin. (Im Register
Marschelkus.)
Weibel.
Fast im ganzen Obl. kommt neben cuitg und sal t«; auch die Form
ivaibdl, uäibdl vor. Im Obhst. und das Albulatal hinauf bis Bergün hat
es die Entwicklung eines germanischen Erbwortes durchgemacht und
ist zu ghebal, gliSbdl gew^^rden. Die Statuten haben r/hebel. gobel^ (jebcll^
1) Zur Erklärung vom Schwund des r in niavsk.Tlk v^l- I'.'ul. d. S. i'9 §-2')')
und maschloyas (Mabloz), l'oschla <^ Ursula.
RoniRiiisrUe ForsdiuiiKen XXXII. OV)
466 G. Pult
doch muss das g in diesen beiden Formen guttural aufgefasst werden,
denn so wird es heute ausgesprochen. Vgl. auch Monti für das
Bleniotali^eZ'e^sergenteditribunale al tenipo che lavalle era sottoi Grigioni.
Das Weibelamt dient, wie wir gesehen, als Altersversorgung für
Beamte und hohe Würdenträger. Dort suchten, wie wir sahen, die wohl-
verdiente Kühe der saltuarius, der comcs vici?, der Consul, decanus und
Marahskalk.
Ausser den in den verschiedenen Kapiteln angegebeneu Vertretern
von Weibel, wie cuitg, salter, vaibel, ghebel (Obl.) maschailch (U,-E,),
niess (O.-E. u. M.-T.) und ohne Zweifel früher auch diaun > decanus
(M.-T.), kommen in deutsch Bünden noch piefer (W. u. S. I, 145 §26)
und bütherman (W. und S. I, 99 § 6) vor, aus welchen zwei Formen
wahrscheinlich und zwar mit späterer volksetymologischer Beeinflussung
durch deutsch „Biedermann" der O.-E. Name Fiederman entstanden ist,
welcher es in Pisa glücklich bis zum vollklingenden Pietromani gebracht hat.
Andere Dorfbeamte und Angestellte.
Villicus hat m. W. keine Spur von sich hinterlassen, dagegen ist
sein Synonym major Maier überall vertreten — Obl. migh'ir s. Huonder
Voc.) — Eng. Bifrun, Lucas VIII und Matthäus XXI mer (vgl. Wal-
berg 182). Die Bedeutung dieses Terminus ist heute Pächter oder
Inhaber von Höfen, so Trast. Sent majuor, mer, merr d'Aguina
(Uina), da Suort (Ziiort). Im Obhst. treffen wir den major als Alp-
genossen, so G. Arch. Conters Nr. 2 — Schiedsspruch zwischen den
May er n und der Gemeinde zu Ryamps als Kläger und der Gemeinde
zu Presanz als Beklagte die alp granda betreffend. Über niajoria vgl.
Kap. Vicinantia.
Häufig ist in den Statuten von Bommans da Terza die Rede in
der Bedeutung von Gemeinderäten, d. h. Vertreter der Dorfviertel in
der Nachbarschaft, im Gegensatz zu hommans da Comün = Vertreter
der Nachbarschaft bei der Geriehtsgemeinde. Oft bedeutet die erste
Bezeichnung auch nur zugezogene Vertreter der Dorfviertel bei
wichtigen Beratungen. Diese Form ist im Trast. Schuls besonders häufig.
Selbstverständlich treffen wir bei den Nachbarschaften, wie bei
den Geriehtsgemeindeu den scarvoti {Oh\.), scrivont, noder (eng.), cassier,
bursier — Seckelmeister (Obl.). Ein Bürser Herrmann, Decan und
Chorherr zu Chur erscheint in Nr. 155 der rät. Urk. (v. J. 142G). Zwar
deutet die Graphic anibürser, doch ist ein Schreibfehler nicht ausgeschlossen.
Die offiziellen Schätzer heissen (eng.) stimadars, stimaduors ur-
kundl. schmaduors^ schmuders, siamaduors (also regression linguistique);
das Verbum jetzt stimar, und das Subst. stima heissen urkundlich
schmar, aeistam, schmadUra\ — (obl.) stmnadm\ stumar, stumadirn^ stu-
mazinn (Dec. I, 745).
über Ämter und Würden in ronumiscli Bünden 407
In einigen Statuten kommen besondere Beamte vor, denen das
Eichen, Wägen, Messen obliegt. Trast. Madulain: psadur, imi<iiradur
buladur. Im TrastZern besorgt dies der servicder (servus + ator). Der
Itscheder (von etscher einkassieren, s. Einlcit.) treibt die Bussen ein
scouder las /alias. Im Trast. 8ent und andern besorgt alles dieses der
eil). Im gleichen Trast. Zern. und Trast. ISott Tasna figuriert prnl(/iei(f
(prud'hommes, Schiedsgericht. Interessant ist dabei die deutsche Beein-
flussung (Plur. von Mann = Leute). Die Obliegenheiten der hom-
nians da chajchöl (Käsemanuer) des Trast. Madulein festzusetzen, ist
nicht leicht. Dar a chajcliöl, heute gew. dar a lall heisst: eine Kuh
oder manchmal auch ein anderes StUck Vieh während einer bestimmten
Zeit einem andern mietweise überlassen. Es seien zum Schluss noch
erwähnt die aijualers des Trast. Öent (Beaufsichtigung der Bewässe-
rungskanäle) und die Männer, die mit der Aufsicht Über den Ge-
meindebackofen betraut sind: Chia saia miss ün llom sura daly
fuorn et chia el hegia buna chüra chia lg vcgna saro subitt fatt peun
(dass er sofort geschlossen wird, nachdem das Brot gebacken) Trast.
Madulain 74.
Die Brunnengenossenschaftcn, Tränken heissen havraduoirds (bibere
-1- atorius). Jeder Brunnen bügl (von bidlirc l\ d. S. 17G - schon im
Test, des Bisch. Tello v. J. 76G, Mohr I, Nr. i) — buliu) hat zwei
capo-bügls^ welche die Aufsicht darüber haben. Die Brunnen werden
jeden Samstag unter ihrer Führung und Kontrolle gereinigt.
Von den Angestellten heisst der Messner Obl. calostdr, caliistar, Bergün
cälüst(ü\ Eng. cdluöstiir, culuöstdr-, — lat. claustru > ca/ostra, -vstra
neben calustrlu = Sakristei. — Ciistor ist wahrscheinlich von dieser
Form beeinflusst worden, Caluster bildete sich nach Analogie der Hand-
vperks- und Berufsnamen in -ator. Wir hätten also custor -f claustrum.
Dass eine Ableitung von claudcre hier mitspielt, lässt die Zernetzer
und obereng. Form culuostär Schubriegel vermuten. In welchem Ver-
hältnis dieses Wort /ax clostra, claustru steht, ist hier nicht der Ort zu
betrachten. Für Nachtwächter hat das Engadin (jititäddr^ iiitddär,
guiteddr (wachten). Die Obl. -Form ist mir nicht bekannt. Diese Ange-
stellten (auch der Pfarrer, s. Kap. Titel) wurden vor kurzem noch
mit Naturalien (Getreide, Brot etc.) bezahlt. - Diese Zahlungsart be-
steht noch vielerorts neben der andern. In Sent werden noch der
Mas-chailch und Ilirtc ausser mit Geld auch mit Brot honoriert. Dem
Verfasser ist noch erinnerlich, wie er vor ungefähr 25 Jahren dem
Pfarrer für seine nma Mengia (Tante Mengia) einen ster sr/VV/ (Koggen ),
oder furmaint gebracht hat.
Die kantonale Polizei ist durch den langegdr (Landjäger) ver-
treten; im Dorf sollte sie in den meisten Orten der mas-chailch d. h.
der Weibcl besorgen, doch bis zur Einführung der Polizeistunde hatte
468 G- Pult
er in dieser Beziehung die schönste Sinekure und auch diese letztere
gibt ihm nicht viel zu tun.
Weitere Angestellte sind al füstär (Sent) der Förster, äl vegär
Weger. — Der Arzt dodär wird meidi geschrieben, — Es sei auch la
liehämma erwähnt, auch und gewählter donna da pari. In modernen
Statuten werden diese neuen deutschen Lehnwörter durch Italianismen
ersetzt wie silvicidtur, stradirr, weniger gut gewählt ist die ganz ital.
Form levatrice. — Pallioppi zitiert ruotter, Wegebahner, Bahnbrecher
(beim Schneebruch über die Berge), U.-E. (Sent)far dl röttdti, den Schnee
durchbrechen'), Bormio röter, Puschlar rqtur chi spala la neve lungo
la strada. Trotz der untereng. Form in -en glaube ich, wie Herr
Dr. Jud, der mich an diese Formen erinnert, dass hier eher aw^ruptor
(Pallioppi U.Michael; II dialetto di Poschiavo) zurückzugehen ist,
als auf eine Ableitung von deutsch Rute = Strasse, Form, die m. W.
weder im Schweizerdeutschen, noch im Tyrolerischen vertreten ist.
Deutsch Ptuter fehlt und ruötta Schneebruch weist deutlich auf rupta
hin, — Es schliesst die Reihe der pizzamort^ Totengräber,
Der häufigste Sammelname für die Hirten, Hirtschaft ist heute
pastriglia, dessen Suffix jüngeren Datums zu sein scheint, da-?//«
sonst Sglia — äglia gegeben. In einigen Gegenden wird noch pastd-
rStsch aus dem adj. pastoricius (vgl. ital. pastorizia und pastoreccio)
verwendet. Fögl. d'Eng. 1887 Nr. II pastardschs (Sent). In den Sta-
tuten ist diese Form bei weitem die häufigere. Trast. Zernez past
rietsch Ann. XII, 74, Trast. Madulain Ann. XXI pastiirdschs. Im Obl.
bedeutet piisiretsch, wie es scheint, die Spesen für die Hirtschaft.
Das Trast. Flims Ann. XXIV hat einigemal talgiar pastretsch in
der Bedeutung, die Spesen für die Hirtschaft unter die Alpgenossen
verteilen. Nach einer freundlichen Angabe des Herrn Dr. Melcher
lebt diese Wendung heute noch im alten Sinne. — Fast im ganzen
Oberland unterscheidet man pctsidr und pastür. Die alte, echt räti-
sche Nominativform gilt dem Alphirten, Kuhhirten, die zweite,
dem Sprechenden vornehmer erscheinende, weil den andern Sprachen
näher stehend, dem Dorfhirten. Im O.-E. hat Zuoz ebenfalls
pestär Alphirt und pastiiör Gemeindehirt, Bergün pasfocr. Nur dies-
seits des Albuua kommt die interessante Form vä/chander, va-
fchande vifchände , -e , er < vicendariu = Hirtenbub zur Aushülfe
(S. Ascoli, Arch. glott. VII, 409). Der diesem ungefähr entsprechende
Terminus für das U.E. ist sudivdl Mithirt (Remüs). Barblan, Ann. XXIV,
276 sujaivels aus sequere > siouär und ibilis.
1) Ais sül cuolm a far la ruotta. — Er ist auf dem Pass, den Weg zu
hahtien — lieisst es in „La lavina" von A. Bezzol;!, dem sc-liönsten Gedieht,
das wir vielleicht besitzen, An toi. eng'. 97.
über Ämter und Würden iu roiuaiiiscli Bünden 469
Biibulcus (Ochscnbirt, auch Galtvieliliirt) bat gegeben: U.-E.
biiölchy Süs üduqlch, Zcni. und O.-E. vuofc/i, vuolchar -er, Viebtreibeu
Obl. bacölc und bügl^). Die andern Hirten beissen U.-E. chavrSr, be-
scher' (urk. immer bi(sc/ier\ vad/er^ Ardez vacler, [idstär d'cdp, pastär
dal muäl sütf, Zeru. muoier v. muöict (zweij übriges vveibl. Rind), O.-E.
chavreretc. Zuoz bat uocb die alte Form büs-chrr für Scbäfer; — Obl.
rake und vifge^ eure, caure, cavre, niirse (Scbäfer), stdrU, [sterl, -ä =
einjäbriges Kind, purige, pnrfschr (RäzUus); im Domlescbg baben diese
Formen -t- im Obst, -rr, Brigels bat -h-. Vielerorts findet man für einige
Hirlscbaftcu pdxter oder pastt~r mit Umscbreibung. —
Aueb einige Handwerker nmsterans wurden als Dorfangestellte
betracbtet. Für die andern war der Taglobn, die Arbeitszeit und alles
durcb die Statuten genau reguliert. Der favär^ farPr Scbmied (la fäv-
gia die Scbmiede) und der resgiuddr, Säger, wurden von der Gemeinde
gewäblt und mit Naturalien bonoriert. Ils Besgiddärs dessen gnir sa-
ramentads cuu la Jürascbun insembel (sollen gleicbzeitig mit der Ge-
meiudebörde den Scliwur ablegen). Trast. Scbuls, — Ibid. 10. Juni 1822
Fabgiers ß. (>-e«sc/!S = rbeiniscb Gulden) 68 gran al lovamaint al di
dalla finaschun (K. 68 in Getreide nacb Preisfeststellung am Wabltag),
R. 12 ])er mautegnamaints dalla schierpa (zur Erbaltung des Werkzeuges)
e R. 2 per finascbuu da jodair con la jürascbun (zu verbraucbeu in Ge-
sellscbaft der Bebörde bei Gelcgenbeit der Wabl). — leb zitiere bier
die Handwe)ksnan)en des Trast. Seut Fdverg Scbmied, chllgier Scbuster,
schneder, Zimbermon-)^ zunz {tesser-\.^\y^.unz)\iQhQY,fuldder'*) Walker,
1) Als Zugtiere mänädüras (v. munär führen) kannte man vor kurzem iu der
Regel nur Ochsen; nun sind sie bedeutend seltener geworden. Mit der Zunahme
des Milchpreiaes ist der Usus aufgekommen, Külie über Sommer im Dorf zu be-
halten und sie als Zugtiere zu verwenden, auch haben die Pferde bedeutend au
Zahl zugenommen. Früher wurden solche vor allem dazu benutzt, Fuhren im
Auftrag der Gemeinde /frtra« < vecturas, wie z.B. von Salz aus Hall (oft
Ala) für das Engadiu zu besorgen. In den Statuten ist von diesen ftiiras oft
die Rede. — Für die Auswanderung nach und Rückkehr von Italien (Venedig
Vnescha, Florenz etc.) war ein regelrechter Fuhrdienst eingerichtet. Die alten
Sentner wissen viel zu erzählen, über diese fröhlichen Fahrten und über ihren
Fuhrmann Sär Stevän, der sie bis nach Florenz in einem mit Leinwand über-
spannten Wagen führte und n)it einer andern grossen Ladung wieder heim-
wärts wanderte.
2) Die rora. Form ist marangün s. Barbl. Ann. XXIV, 237 und Pallioppi,
der auch Flurnamen zitiert und Du Gange marango. Der Schreiner heisst äl
matstär, früher walirsch. selbständiger Titel für Kunsthandwerker, besonders bei
Bauten, Im Raum IV des Mus. engiadinais ist die Inschrift zu lesen „1850 adi
IX Del Mais IJ. Lidg — auaiiis fat fer . . . oquaista chet^a . . . ET Schimun
Barata eis sto El Maister. — Solche Inscluirten sind nicht selten.
3) Vgl. Pallioppi fullader, fulln; fullun, fitolla, fallun — ebeuf. mit
Orts- und llurnamen und Car igi et /«//n/-.
470 C4. Pult
tendschadur Färber, rnsgiädär Säger, nimjliner Müller (eiuigerorts uucb
Gemeindeangestellter).
Zum Schluss möchte ich noch einige deutsche Beamtenuameu er-
wähnen, die ich in den Regesten des G. Arch. Ilauz (Jl marcaii de
Glion, oft schlechterdings il marcau) vorgefunden habe. Urk. Nr. 26
V. J. 1436: „Rud. Huber, Kirchherr zu llanz, Vogt, Werkmeister,
Rat und Bürger etc. verkaufen der Kapelle St. Nikolaus Grundstücke.
Nr. 22 V. J. 1433: Ammann zu Ilauz, Werkmeister, Rat, Hei-
ligenmeister, Bürger und die ganze Gemeinde zu llanz. —
Werkmeister ist von Chur auf die Gemeinden übergegangen, die auf
städtisches Recht Anspruch machten, so Malans und Maienfeld, aber
auch in Dörfern ist dieser Name zu finden, so z. B. Flims: Verch-
maister (s, Kap. cuvitg).
Titel.
Nur den verheirateten paurs, massers, padruns kamen wahrschein-
lich und kommen in der Regel heute noch im Engadin die Titel senior
und domina zu: sär \mA donna, c?Mo«wa-|- Vorname, Sür Jcichän, dqnna
Leta — donn' Ona da sdr 67mm ^) (Sent.). Alleinstehend ist Senior zu
segner geworden. Dieser Terminus war die gewöhnliche Bezeichnung
für Feudalherr. Der Schlossherr von Löwenberg zu Schleuis hiess
z. B. (nach einer frdl. Mitteilung von Herrn Prof. Tuor) il S^gner du
Chisti. — S. auch Trast. Zern. Ann. XH, 1.59: II pra dal Segner da
Ruzön (Räzüns). — Heute haben sich wenige Spuren von diesem Segner
im Obl. erhalten; sonst blieb es nur in der Bedeutung Gott {il Segner)
auf dem ganzen Gebiet und im eng. bapsegner Grossvater, wo senior
noch älteren Ursprungs sein dürfte. — Signur tritt in älteren Urkunden
selten auf; es wird heute im schriftlichen Verkehr und manchmal in
der gewählteren Sprache, selten vor Namen, gewöhnlich vor Titeln
Signur Doctdr verwendet.
Schon sehr früh wurde der Titel Sär oder Ser in ganz Bünden
allgmein. Die freien massers, besonders ältere Leute wurden mit diesem
1) Bis vor einigen Generationen kannte man in der Umgangsspraclie keine
Geschlechtsnanien. Wie fast überall diente auch hier als Unterscheidungsmerk-
mal der Name des Vaters, ev. auch noch des Crossvaters etc. Cla da Peder,
Liizza da Jon da Cla. Dieser Usus ist noch nicht ganz verschwunden. Selten
dient der Weiler, woher einer kommt, oder bei Fremden, sein Geburtsland das
Land, die Stadt, wo einer Geschäfte hat, Sär Jon da FqWeL. woraus der Ge-
schlechtsname Poll entstanden. — Die Spitznamen sind noch in der schönsten
Blüte und einige verdienten prämiert zu werden. — Die Oberländer Geschlechts-
bildiing durch casa^ca ist bekannt Capeder, Oamenisch, Cathomas etc. —
Das Engadin kennt diese Bildungen nicht.
über Ämter uiul Würden in romanisch l'.iinden 47 I
uutl mit vus, vo^) (ihr) angesprochen. Heute nimmt einerseits die ganz
moderne Höfliclikeitsform E/, Ella, im Obl., ganz dem deutschen Usus
entsprechend, Eis mit Verbum in der Mehrzaiil, überhand, andererseits
macht das Duzen mit den demokratischen Anschauungen immer
irrüssere Fortsehritte. Im Oberhmd wird unter den Bauern ohne Unter-
schied von jung und alt in der Regel nur geduzt. Dies ist wohl der
Hauptgrund, warum Ser dort verloren ging.
Dass es aber früher verwendet wurde, beweisen Namen wie Jaco-
bus de Ka Serconzuns und Ca Sarconzun und Ulricus de Ca Sermartin
aus der ersten Hälfte des 14. Jahrhunderts. Rät. Urk. 457 und 458.
(Geschlechtsnamen mit Ca <casa sind spezifisch oberländerisch, das
Eng. kennt diese Bildung nicht, übrigens war ca damals sehr wahr-
scheinlich dort schon zu cha geworden). — Dieser Titel (wahrschein-
lich vom Engadin neu eingewandert) ist heute im Obl. ein Vorrecht
der Geistlichen geworden. Der reform. Pfarrer wird mit dem eng. Ser
+ Vorname angesprochen, der kath. mit dem oberital. Siir. Auch der
Frau Pfarrer kommt z. B. im reform. Luwis donna -f Vorname zu.
Agglutinationen mit sär^ donna und Jiin/ra treffen wir in U.-E.
sdrbdrba (Onkel), domutda^ junfrdnda (Tante). Die beiden letzteren
Formen haben den Terminus anda aus der gewöhnlichen mundart-
lichen Sprache von Schuls abwärts verdrängt. In Obtasna und O.-E.
kam dem gefährdeten anda der deutsche Terminus zu Hilfe und es
entstand tanta.
Hierher gehören auch Namen wie Särtea, Sarött^ Särardi etc. (Eng.).
In Mohr, Cod. dipl., ist Ser kein seltener Gast. So in I Nr. 186,
S. 264 vom Jahre 1219 und in der folgenden Nummer vom Jahre 1220,
dann in H, Nr. 81 und 82 vom Jahre 1288 und Nr. 239 und 248.
Neben den Namen mit Ser. die besonders in Mohr I, S. 187 zahlreich
sind, kommen in diesen Urkunden auch solche mit dominus und andere
ohne Titel vor. Dominus ist auch in andern früheren und späteren
Urkunden ziemlich häufig, so Mohr I, Nr. 165 vom Jahre 1200 und
Wartmaun HI, S. 736 dominus Cuonradus Abbas mouasterii S' Galli. —
Doch kommt Dominus nicht nur geistlichen Herren zu, vgl. Mohr 1,
S. 187 — Ipse vero dominus Artuicus constituit se militem communis
de Cumis. (Es handelt sich um Hartwig v. Matsch.)
Alle hier als Beispiele für Ser angeführten Nummern wurden von
italienisch sprechenden Notaren verfasst (aus Morbegno, Bellinzona,
Bormio, Como). Trotzdem glaube ich nicht, dass dies uns zum Schlüsse
berechtigt, Ser sei nach dem 13. Jahrhundert von Oberitalien in Bünden
eingedrungen. Diese Titel konnten den deutschen Notaren der deut-
schen Herrschaften, von denen die meisten bündnerischen Urkunden
1) Auch die Eltern bis vor Kurzem,
472 G. Pult
herstammeD, kaum bekannt sein und die wenigen Dokumente; die viel-
leicht von Rätoromanen verfasst sind, wurden in Form und Titulatur
ohne Zweifel von jenen beeiuflusst. — Meines Eracbtens war Ser da-
mals wie jetzt der Titel für jeden verheirateten Freien (vgl. Symoninus
filius quondam ser Honrici ... de Misocho und folgende Mohr IT,
S. 239), während dominus ein höherer Titel war.
Vgl. auch Ann. XXI, S. 77, mit einer Liste aller patruus von Ma-
dulain (Mitte des 18. Jahrb.), aus der m. E. hervorgeht, dass Äer und
Diionna^ wie gesagt, nur bei Verheirateten verwendet wurden.
Jünfra (Jungfer) für Fräulein ist wahrscheinlich später eingedrungen
— jünfra Mengia, jimfra Mieria (Emerita). Der Adelige, wo ersieh noch
erhalten hat, heisst JunMr'^) Noft, Peder, Jaronäs (Hieron^^nius) etc. —
Des Junkers Frau heisst schlechthin la Signüra, bei direkter Anrede
Signura + Vorname. Das Oberland und Oberhalbstein kennen auch
noch die kühne Eilterstoehter, die liebliche donzella; adelige, ledige
Damen heissen dunfchialla, dun/cJtalla, -ella^ -da -\- Vorname. — Von
mistral, mdseJiäl, maschel, giii, guidessa -{-YoniRme und Löwr/awwa -[- Ge-
schlechtsname, wie von Vabqll C/pt, Jachän etc. und von schuornar -\-
Vorname war schon die Rede.
Ebenso von den beiden Paaren lil 2»'esident, präsident und la ma-
stra/essa, dl ravarcndä (Pfarrer) und la plavanessa, bei welchen der feine
Sinn des schönen Geschlechts für die Poesie der heimatlichen Tradi-
tionen, das erhaltende Gemüt des Weibes, das stärker an die Scholle
hängt, als der Mann und eine wohl entschuldbare Eitelkeit — zwei
alte, schöne Formen zu retten vermochte. Ich will hier keine allge-
meine Betrachtungen anstellen, doch wäre es interessant, diese Er-
scheinung auch in andern Idiomen zu verfolgen.— D\q donna mastralessa
und donna plavanessa der direkten Anrede, werden in der indirekten
zur m. resp.^j. Notfa, Mengia etc., die letztere im U.E., M.-T. undO.-E.
Das Adjektiv revcrendns ist im Bewusstsein djps Sprechenden voll-
ständig zum Substantiv geworden „«/ rdvdrendä'-^ (der reformierte
Pfarrer U.-E., Schieins auch rägdrenda), obgleich in der Anwendung,
wie sie vor kurzem noch in Gebrauch war, die adjektivische Funktion
klar vor Augen tritt: al rävurendä sär Michel. Interessant ist hier das
Zusammentreffen des Rätischeu mit dem Englischen. Also wieder zwei
parallel entstandene Formen, beide, wie die italienische, m. E. direkt
aus dem Mittellateinischeu hervorgegangen. Den sdr magisiär, signiir
mag. von heute nannten die Alten im Engadin dl sonnäistar, merk-
1) Kiudern wird scherzweise folgender Spruch oder Wortreihe an den
Knöpfen abgezählt, inn festzustellen, was sie einst werden, desgleichen tun junge
Mädchen, um den Beruf ihres Zukünftigen zu ergründen: „Junkäi; Mitjunkär,
fichnedär, cliügdr, Iddai; mansner'* (Lügner).
über Äintor iiiul WUrdcu in loiuaniscli liiliiden 47^)
Avürdigc VerbiudiiDg vou Schulmaister mit dem italieuischeu Titel sor
(ßignori.
Zur interessanten Form (davanessa ist zu erwäbnen, duss plebanus
in rrkuudeii scbon im 12. Jnbrhuudert bäufig; vorkommt. In katbo-
liseben Gemeinden ist „^v/a'o?i", jdevont"' beute selten; maucbmal bcisst
er scblccbtbin ^.pfarrer'-^^ öfter prer und nicbt selten, besonders von
Kindern bäutig angewendet ist die schöne Form auc seyner (avunculus
senior). Plavan wird beute im Eng. nur in spöttelndem Sinne ange-
wendet. Das O.-E. bat predichant. Trast. Sils Eng. v. J. 1573 S. 67
Fardiclunnif. M.-T. prädic/iout. In friiberen Urkunden ist plebanus da-
gegen bäufig. Trast. Öent: lenyia da plavan^, und „anno 1671 .. . tat
ledseba cbia Cuvids et jürasebun cbi vengian sean obligs pro tuott il
fuond dalla PlaiJ' da guardar ingio cbi mangla terms et ils ministers
obligs dad ir cun eis insembel etmussar ingio manguel ais"*) (Trast.
Sent). Die Pfründe baben also lange nacb der Reformation noch
existiert, wie einige alle Leute mir mitteilten, bis zum vorigen Jabr-
hundert, und ibnen verdankt die plamnessa ihren Titel, Als Orts- und
Flurname kommt Plaif bäufig vor. — Sent; pra da la plaif. — Pleif
(Lugnez) etc.
Diese Form, die in katb. Gegenden {plef) natürlicb noeb im alten
Sinne angewendet wird, erbielt sieb einigerorts auch in reformierten
(Scbleins, Manas und andere Dörfer des U.-E.) bis heute in der Be-
deutung: Gesamtheit der von der Gemeinde vergebenen Stellen, die
sieb auf Land- und Hauswirtscbaft bezieben (cbavrer, beseber, buolcb,
ealuostar, mess, far giö ils chamins etc.). Diese plaiv wird in Manas
einem einzelnen übergeben , der mit Hilfe der seinigen alles besorgt
oder einige dieser Verricbtuugcn. ebenfalls ^^/a/rs genannt, andern übcr-
lässt. — G. G. Cloetta „Fin alla mort" Ann. XXIV, S. 155 „surtour
quella plaiv''' = jene Stelle (die des Ziegenbirten) übernehmen. Vgl.
auch S. 155 ebenda sdfl)st.
Ein Wort an den Leser und an meine Landsleute.
Sammeln soll für uns Bündner vor allem die Losung sein. Nicbt
dass ich in den Grabgesang einstimmen wollte, den einige bei jedem
Anlass über unser liebes Idiom antönen. Es blübt jetzt schöner denn
je und die Grauen haben sich wieder geeinigt unter dem Ahorn, um
ibr teuerstes Gut, die Spracbe ihrer Väter, vor Gefabren zu scbützen.
1) Beschlossen, das c. und Kat, die (neugewählt) werden, verpflichtet
seien, bei alleiu Grund und Boden der Pfründe nachzusehen, wo Grenzsteine
fehlen und die Pfarrer gehalten werden, mit ihnen zu gehen und zu zeigen, wo
etwas fehlt.
474 G. Pult
So lauge unser Volk dieses Gut höber hält als den Mammou und fest
entschlossen ist, es nicht preiszugeben, so lange es nicht Rechen und
Sense aus der Hand lässt, kann unser „])led chi uondra la buocha"
nicht untergehn. Doch unrettbar verloren sind viele der kostbarsten
Schätze, die es in sich birgt. Mit den Institutionen, Sitten und Bedürf-
nissen erneuert sich auch die Sprache und jene Petrefakten, so hell
und durchsichtig, wie unser Bergkristall, in denen sich das Leben von
Jahrhunderten und Jahrhunderten widerspiegelt, sie verschwinden einer
nach dem andern.
Manche dieser lagen bescheiden am Rande meines einsamen Weges
oder auch etwas weiter weg. Der strenge Kritiker möge mir die
Seitensprünge verzeihen, zu denen sie mich allzuoft verleiteten und
nicht alle Schuld auf mein Kerbholz einschneiden, wenn ich in ihrer
Betrachtung zuweilen mich und mein Thema vergass. Gern täte ich
hier der vielen gedenken, die mich verführten, des gottesfurchtigen und
biederen AboU Chasper und Deiner, Aboll Clotin, der Du, Deinen
Enkel auf den Knien wiegend, ihm zwischen einer Fabel und der andern
die wunderlichen von Dir erlebten Jagdabenteuer erzähltest und die
des Freundes Marchett Colani, des Königs der Bernina, der dem Tiroler
die Pfeife aus dem Munde sehoss. —
Die Alten gaben mir den Mut, den vielen Hindernissen und Wider-
wärtigkeiten zu trotzen und verwandelten mir die langwierige Klein-
arbeit in einen Genuss. Den Jungen schulde ich selbstlose Hilfe. Es
sei diesen letzteren allen hier mein herzlichster Dank ausgesprochen,
ganz besonders den Herren Prof. Dr. J. Jud, Zürich, Prof. Dr. jur.
P. Tuor, Universität Freiburg i. d. Schw. und Dr. Fl. Me Icher, Re-
daktor des „Dizionari romantsch", Chur.
Eine Feststellung der Endergebnisse meiner Untersuchungen, sei
es in bezug auf Laut- und Formenentwicklung, auf sjjrachphysio-
logische, psychologische, semasiologische Vorgänge, sei es auf die
Entstehung und Evolution von Beamtennamen und Amtern, würde zu
weit fuhren, auch könnten in den meisten Fällen nur bei Behandlung
grösserer Sprachgruppen endgültige Resultate erzielt werden. Nur eines
möchte ich hervorheben: alle wichtigeren Beamtennamen, einschliess-
lich mistral^ mit Ausnahme vielleicht von cuitg und fiötisär kamen
auch in andern romanischen Gegenden vor. Während jedoch anders-
wo diese Produkte des Feudal wesens z. T. schon früh im Mittelalter
verschwanden, hielten sie sich hier bis heute und gediehen so gut,
duss sie sich zu einer unglaublich grossen Zahl von Formen ver-
mehrten. Auch möchte ich den Leser daran erinnern, dass aus den
meisten Amterbezeichnungen Gescblechtsnamen und auch Flurnamen
entstanden.
über Äiiiter iintl Wiinloii in roiiianiscli Biiiidcii 4<r)
Auf alle diese Fornicii und Erscheinungeü einzugehen, mich an
eine ersehöj)fende Behandlung des Themas heranzuwagen, war bei den
Bedingungen, unter welchen ich arbeite, nicht zu denken. Das Wenige,
das ich hier über die bekanntesten Amter bringe, soll vor allem zu
weiterer Arbeit anregen und dem Kätoromauen eine Grundlage geben
zum Sammeln und Forschen auf diesem Gebiet. Ergänzungen und Be-
richtigungen zur Bereicherung der Materialsammlungen fttr das „Di-
zionari romantsch* (rätor. Idiotikon) werden dankbar entgegen-
genommen») und einige derselben vielleicht mit Angabc der Quelle
publiziert. Die Kechtssprache gehört zu den intercssaulesteu, aber
auch am meisten gefährdeten Teilen der „Favella rumantscha". —
Lasst mich nicht mit leeren Händen.
1) Bitte solche in rom. oder anderer Sprache unter meinem Ntunen nach
St. Gallen zu versenden.
Verzeichnis der wichtigsten Abliürzungen.
Amtb., Zwei sogenannte Ämterbücher des Bistums Ciiur aus dem Anfany des
15. Jahrb. .Jahresbericht der Ilist. ant. Ges. von Graubünden XXVII, 1897. —
A. und Ann.: Annalas della Societad Retoromantscha. — Arch. glott.: Archivio
glottologico italiano. — Antol. eng.: La Musa Ladina, Antologia da la poesia
engiadinaisa moderna, tras Peider Lansel Samaden, Eng. Press Co., 1910. —
Arch. f. Volksk. : Schweizer. Archiv für Volkskunde. — B. G.: Die Bündner
Geschichte in 11 Vorträgen, Chur, Manatschal-Ebner ^ Co 1902. — Boll. stör.:
BoUettino storico della Svizzera ituliana. — Candrian, Der Dialekt von
Bivio-Stalla, 1900. — Champ. : Champell, Raetiae alp. topogr. descriptio.
Quellen zur Schweiz. Geschichte VII. 1884. -- Chron. Rhet. : Chronica Khetica
da Nott da Porta V. D. M., Scliuls 1742. — Dec.: Docurtins, Rätoromanische
Chrestomathie. — Foffa, Das bündn. Münstorthal, 18G4. — Gärtner, Raetor.
Grammatik, 1.^80. — G. Arch.: Gemeinde- Archiv. — Grimm, Deutsche Rechts-
altertUmer, 1899. — Hertter, Die Podestäliteratur Italiens im 12. und 13. Jahr-
hundert von Dr. phil. Fr. Hertter, Leipzig, B. E. Teubner 1910. — HIst. ant. Gr.:
Jahresberichte der historisch antiq. Gesellschaft von Graubünden. — Huonder.
Voc.: Huonder, Vocalismus der Mundart von Disentis. Romanische Forschungen
XI. — Juv. : v. .luvalt, Forschungen im curischen Rätien, 1871. — Kanzlakt:
Kanzleiakten der Regentschaft des Bist. Chur, 1499 — 1500. Hist. ant. Gr.
XXXVIII. — Kat. Flugi: Katalog des Bischofs Flugi. Hist. ant. Gr. XXL —
Luzi, Lautlehre der surselv. Dialekte. — v. Maurer, Einleitung zur Geschichte
der Mark-, Hof-, Dorf- und Stadtverfassnng, 1854. — Meuli : Die Entstehung der
autonomen (iemeinden im Oberengadin. Mist. ant. Gr. XXXI. — Mohr. Codex
Diplomaticus raeticus. — Pari. d. S. : Pult, Lc Parier de Sent, 1897. — PI. A. R.:
Planta, C. von, Das alte Rätien, 1872. — PI. H.: Planta, C. von. Die currät.
Herrschaften, 1881. — Rät. Urk.: IL Wartmann, rätische Urkunden aus dem
476
G. Pult
Centralarehiv des fürstlichen Hauses Thurn und Taxis. — Quellen z. schw. Ge-
schichte X, 1891. — Spr. P. R.: Sprecher, Pallas Raetica, 1617. — Trast. und
Tr. = Trastüts (Statuten für alle Stat. u. Gesetze, ob sie Tschantamaints, Led-
schas, Statuts, Trastüts oder wie immer heissen mögen. Es folgt gewöhnlich
die Angabe der Ortschaft, für die sie gelten-, die meisten sind in den betr.
Archiven zu finden). — Trast. Eng. sur: Statuts etc. organics, adminlstrativs,
poliziels et economics del Circul d'Engiadina sur 1866 (gedruckt ohne Ang. des
Verl.). — Tuor, Fr. v. L, Die Freien von Laax, 1903. — Tuor: Co dertgavan
nos babuns sur malfatgs, Ischi IX. — Walberg, Saggio suUa fonetica del Pariare
di Celcrina-Cresta. Acta Universitatis Lundensis. N. S. I, Lund 1907. — Wart-
mann, St. Gailer Urkuiidenbuch. — W. u. S.: Wagner und Salis, Rechtsquellen
von Graubünden, Separatabdruck aus der Zeitschr. für Schweiz. Recht,
]3d. XXV— XXVIII, 1887. — Z. f. rom. Phil., Zeitschrift für rom. Philologie. —
Obl.: Oberland. — O.-E.: Ober-Engadin. — U.-E.: Unter-Engadin. — Obhst: Ober-
halbstein. — M.-T.: Münstertal.
Alphabetisches Verzeichnis der behaiidelten und einiger
zitierter Formen.
Kursiv. Ämter, Titel, Berufs- und Amternamen ; gesperrt: Orts-, Flur-,
Quartier-, Personennamen. Die Zahlen geben die Seite an-, n. = Note, Anmerkung.
Da die mundartlichen Varianten gewöhnlich im Text neben einander angegeben
sind, werden hier nur einzelne angeführt.
aholt 408, 444 n. 472
accia 424, 425, 444 n.
advocatus 4:01^.. 456 ff'.
advugad 402, 456
aeistam 466
ägen 391
agös 399
agnal 399
agualer 467
aidsiverer 406, 458
ainger 467
alba, l'a. i la s-charbunüda
412 n.
ami 412 u.
Amman 897, 398, 402
Amtsstatthalter 401
anda 471
anflar 407
AmcoU da civil 408
Anthön 412 n.
ärbchian 462
archas 420
ardüär 390 n.
aredfcbär 391
aridfchaduors 436
armaint 425
Armenwesen 444
arumagnar 436
aschantamaint 416
aföl 421
auc segner 472
au raines 452
aurenzoles 453
aurera vollere 391
ävat 396 n. 393
avuä 456
avugau 402, 456
äyän 391
b
bachetta, batgetta, bit-
getta 414, n.
Bachettari 414
baderlar 414 n.
bain 426
banderal 417
banida 413, 460
bapsegner 470
Bargia 420
basbrin 412 n.
basbr^tt 412 n.
bavarellas448
bavolc 469
bavraduoira 467
bavun 438
Becheranipt 397
Beitag 417, 437
bescher 469
Bianchi e Neri 412 n.
Bisatz 412 n.
boier 415
b'oni viri 396 n. 2
bpnn 413
Bouorand 412 n.
Brancan 412n.
Bsatzig 409 ,
buäl, pl. buös 399
bugl 469
bügl 467
Büglsuot 424
buladiir 466
buölch 421, 469
Burggraf 402, 405
burgheis 423
Burgvogt 402, 405
bursier 410, 466
Bürser 466 n.
büscher 469
Über Ämter und Würden in roin.-miscli Bünden
4^
Cadruvi 3i^»l
caluster, caluoster 40(5
L'amerampt 397
Cancellariiis vaUis ."fiä n.,
403 n.
Caneparo 410
Cantaduors 442
cantiinßr 42ü
Canzler 307
capita neus min isten'aliv
397, 398
copo 443, 44")
cajio comune 443
Caput 454
capo zedla 431
Ca Sarconzu n 171
Ca Sermartin 471
Cassier 4Gt)
Castaldn 400
eatdr 407
call 417, 454
cau cafa 427, 454
call derfdiüder 401
Cau de vige 453
cau Ugia^Ql
cauvitg 444
C a u m n d a j) 1 a i d s 414 n.
CavaUier 405
centena 395, n,
Cliade 394
Clialanda iMogia 44(5
Chalanda Mars 447
Chalend'Avrigl 447
(.'hanäs 399
chandun 452
chantun 425, 42G
chantuncr 426
chapitani 417
chafada 426
cliarlQm 415
chiattar; -er 407
chiavrer 469
cheu, clio 417
cheu d'alp 461
cheu d'comün 441
chilger, chalger 469
chörl 415
Chios dd Comun 453
cibaria 415 n. 2
clavau, clavö 391 n. 2
Comes 396 n. 4
Comissariat 405
Commissarioi^)\
Comüatus 396 n. 4
Comoen grand 394, 409
Coraün -a, 394, 423
Corallnilvol 434
Consul 395 n. 2, 430. 446
Contadü, -ino 396 n. 4
C'onveutus luagnus 394
Convicus covicun 428 ft'.
Costa 412 n.
ciiadiscli 420 n.
cuäg 393, 428 tr.
culaditsclia 420 n.
cuk'gna 426 n.
culuostär 466
Ciiraeing 394, 407 n.
rumin394n., 409, 422,423
Cuoira (Quartierii. b.
Iiemiis) 420 n.
cupetz 451
eure 469
Cui'eisma 415
CuriaJes 395
furlus 415
curtaana 450
Ciirtiu 420, 454
C u r t i n a g I i a s 420
cufdrin 412 n.
cuvianza, cuvidanza 429
cuvi;ir 429
cm> pit sehen 441
(t
da dudäsch (ils) 432
darchn- 406 n.
dartgira 394, 406 n., 410
decanus 463
defensores 395
del ses (ils) 432
derfchäder 406
derfchär 406, 410
dertgira 410
„ „ uausclia 415
diaun 4G3, 4(;4
Dicnstleiite 397
dieta 417, 437
discnorrer, discurir 414 n.
döctar 470
dominus 471
donna 470
donända 471
dgnna da pari 468
Dorfvogt 428
dr;)cliüra 394, 406 n., HO
dryttiir 406 n.
drettüra 394, 410
y, V da saungli, da
pagiamaint, da nialo
tici 410.
duinperar4l4 u.
dunfchella, -iälla 472
düritsc'h 420 n.
Dux Jiactiarum 395.
e
embonida 413
emparad;). empai-ar414 n.
entprcm gerau 442
erpcliian 462
esattore 396
etscliär 396
exereiei da gnerra 439
f
falkner 397
fain.-lglia, fameglia. fanii-
glia 392 n.. 393
Famalg da Plaza 405
fdvar 469
fendri 417
finalcliiin 469
Folter 415
Forstampt 397
Forstmaister 397
fradglianza 393 n.
Fremdenkontrolle 438
friunt, freont 412 n.
ftiira 469 n.
fuaditsch 420 n.
fuläder 469
fnlaster 423
fumuglia 392
fuorcha 415
füstär 468
gastaldo 400 n.
geciuge 390
geraii 406, 458
Gericht 410
giroo 406, 407 n.
ghehel 465
giüdisch 408, 409
giuvnils 399
gliius 459
Glockenläuten 434 n.
gotfr 457
Grenzumziige 435
guia 403, 456, 472
guidessa 403, 457, 472
guituder 467
gürädcr, güraduors 407
gustaldius 400 n.
guvernatur, quhernadur
404, 405.
Ilaubtmann, Hatintherren
402
Hauptmann auf Fürst en-
hurg 405
hebamma 468
Heiligemneister 470
hof 420
hofmaistcr 397
478
G. Pult
hommans dalg aschanta-
maint 432
homviäns da chafchöl 467
hommans da Cnmi'ni 394
11., 466
Jiom da Dietta 417
Jiommans da Terza 466
liom sura dalg fuorn 467
hunnnens deimtös dalg
aestim 432
i, j, y :=kon80uauti8ches i,
in der Schrift j
jager maister 397
jer 449, 464
impe 391
impestiaunt 434
imsüradur 466
intradiae 459
yo da pär vi 424
yo di pe d'vi 424
yondfchär 421
■itscheder 431
yüdisch 408, 409
yuf 421
yünfra 470
junfranda471
jurator, juratus 406
jiirader 408, 458
k
Kantuns 425
Kelleramx>t 397
Kirchenwesen 439
Kirchherr 470
Kundschafter 415
Kuchimaister 397
landamma 400 ff., 403
landammano 401 n.
landrechter — richter 400,
417
Landschreiber 401, 417
Landsgemeinde 409
Landsprachen 410
Landweibel 401, 417
lange gär 467
Launade 452
liug ordinari 413
Lunibardia (Italien) 442
Lunat 453
luamaint 436 n. 2
luguar 436
httinent, lätinent 405, 446
ni
maer part 409
magister 398 n. 2, 472
maicr 397
Maji Campus 447
uiailintcra 392 n.
Maüterlessa 398
maister 469 n. 2
malsuter, -a, 392 n.
manadüra 469 n.
manaistra 398
Manaistra (Peder) 398
manetscha 391
mansionarius 427 n.
mansuarius 427 n.
Mansus, mansio 427 n,
maiuiais-chs 459
marangün 469 n. 2
Marchä 395 n.
Älarckstallamjit 397
Maria, Mairia 426
Markgenossenschaft 395 n.
marmäglia 393 n.
Marscalcus de Kal-
lin d i n 4o5
Marschalk 397, 465 ff.
masarius 427 n. 2
mas chailch, -?Zc/i 465,467
viäschäl, mäschel 399, 472
maschnäda 393 n., 427
niaschnar427
maschner a 427
mafchnn 427 n. 3
massarius, masser, -a 427
masterans 466
masträl, -el 397 ff., 405,
429,432, 436, 460 ff-., 472.
M astral (Hans) 399
Mastralessa 399, 472
mastralia 400, 409
mastraus 399
mastrma 398
Maströs 399
masüras 462
mattinädas 450 n.
meine herren 408
mer 426, 466
m'eria etc. 426
mess da coinün 417
messingurs 408
michaunza, migionza 411
n. 3
migiur 466
milites 396
minister 397, 398
ministerialis 397, 398, 402
ministrale39S, ^00, 40, 403
ministrare 398
mistral, -essa, -la s. nia-
Mistral da marcau 444
mistralie (franz.) 400
Monte vi gese 424
Mosca 412 n.
muäglia 392 n.
mugliner 469
muntäder 463
Muntanen, Müntinen
425
mimtQgnas 425
muoier 469
muostra439
mus-chan (plan)412n.
mussadur 408, 410
murütsch 420 n.
narramainta 392 n.
noder nuder 410, 466
nuegl, nuigl 421
nurse 469
Oherlceü 401
officiales 395 n. 2
noda 446
ovais-ch 396 n. 5
patrun 428
pajarias 458
paich, paig 416
pagnarär 463
pan (d') pQsta (pam pcjsta)
426
pärderfchär 406 n.
paregner 463
Partog (Hans) 399
paschantäder 462
pästär, pastür 468, 469
pastretsch, pasturetsch 430,
468
pastriglia 468
paur, pur 428
päväl, pavlär 421
pendrar 463
p erder t 406 n.
perdetga, perdütta 390
Pero 412 n.
Pfleger 405
Piederman, Pietro-
m a n i 466
piz növ390, 391
placitum 410 u.
plaid 413 n. 4
plaiv 472
plavan, -essa 399, 472, 473
platz 454
plebs, pleff 426, 472
pled 413 n. 4
plidar 414 n.
plidäder 414 n.
plimaun 409
podestä 392, 403 u.
I
über Ämter und Wüi-flcn in romanisch Bünden
479
Podestary 404
PQrchamainta 392 n.
p(?3ta 426
prabchiaa, prachias 417
Pinepositus 403 n.
Praeaes 392, 396
Piasidentia dels Syndi-
catuors 404
piedichaiit 472
prevost, Pevost 403 n.
President 399,' 472, -d'risch-
nauncn 443
Pioveidgericht 406
Providn 406
prulgicut 467
psadur 466
Pult 412 n.
punts e pytacs 410
piumaint, piilmaint 462
l)urt(;e 469
q
quärta, quartäl 425
quatrivium,quatroviam 391
ragiirtiida, ravarendä 399,
472'
liatsboten 417
recht finden 407
rector 389, 395 n. 2
redj'chamaint 395, 396
redfchar, retschär 395
resgiädar 469
i?/cÄ7e;- 406
roda, llood 431
Komedi 397 n.
ruötter 468
Sala 420, 454
Salina, Saglina 420
S a 1 1 a i r 4tj3
sahn- 462 ff.
salvar 409 n., 410
Sdr 470 ff.
saramaint 411
Sarardi 471
Sarbarba 471
Sarott 471
Sartea 471
Scabini 406
Scannavicum 424 '
Scarvün 410, 466
schäiver 415, 447 i
schantamaint 416 j
s-chavitscha 420 n. |
Scheck 412 n. !
fchelpchia,lcherpchia462n. i
Schenk 397 !
s-cliierpa 469
8-chiersa 469
S c ii i g 1 i .1 n a , s o h i 1 1 an a
420 n.
schlatta, schlattrgua 412 n.
Schmidampt 397
schnber 397, 410
Schüler zu Parys 405
schuoriuir 407, 472
8-chü(a 414, 448
scouder 466
scrtvan, -out 410, 466
sctilcr da Milan 404
ScuUntia, -ms 395 n., 396,
397
Seckclnieikter 410, 417
segner 418, 470
Sevipe rillten 396
Send-, Sandboten 417
Ser 470 ff.
Servieder 466
Servitur da Palatg 404
sgiarvitsch 420 n.
8. h. (salv honur) 434 n.
Siben mann 432
Signur, -1a. -ädi 418, 470
Sillas 420 u.
Sils Maria 426
Silvicultur 396
sindicatur 405
sindnianiis, -liUen 396
Sippe 412 n.
Slahta 412 n.
Societads de matts 413,
415, 450 n.
S o m V i h 424
Som la Proz 424 n. 2
Sonvico 424 n. 2
Sonvillier 424 n. 2
Sombeval 424 n. 2
Stab 414
8taladisch 420 n.
stariv 469
8tarteet 406 n.
staiio posita 426
Statthalter 405
Statut 416
steldötand 401
stiprndi da Milan 405
stgiCä 414
Stuhemvischerampt 397
sudäda 397
sü da VI 424
sü da pär vi 424
Sulära, -Qm 426
Sumvitg 424
S u p p a n i n a 420
siir com im 443, 446
8Ü som vi 424
.^utcr 462 ff.
suvrin 412 n.
Syndicatiirla 404
t
tablä t.ilvü 3'.)1 n. 2
Tablat 391 n. 2
tabulatnm 391 n. 2
talgiar pustretscb 462, 368
tanta 471
tavelar 414 n.
tearra 394, 395
tendfchäder 470
teritsch 420 n.
terra 394, 395, 406 n.
terrör 423
tcrza, terzäl 399, 425
tyssav 469
tosra, Tesser 440 n. 4
tgierl 415
Tierz 410
Toncartampt ,397
Trabla 413 n.
tramailgs 435
Trastüt 416
trcr a vlchins 434
trovaduors, trueder, trua-
dnors 407
truar, truvamea 406, 407
tschavöra 415 n. 2
tscheiver 415
tsclientada 409, 416
tschentament 416
tiirhiteter 397
n
liäibdl 465
Uclaun 425
uestg 396
^igau 456 ff".
ui, uigl 421
unfaunt della tiarra 423
Urtcilßnder 407
utezzas 450
uvais-ch 396
V
vadlerA69
vafchin, valclugn 421,423,
426
vafchiuadi 423
vaschella 436
vassellari 461
vasorum magintri 461
vefjfir 468
Vi 424
Vicar 404
Vicedominns 397, 405
vicinantia, vic-inoa, vici-
nitaa 421 ff.
V i c 0 , V i c o s 0 p r a 11 o 424
Vigo 424
G. Pult
vih 423
villiciisA54:, 466
Villicus (Jacob) 454
vifchander 468
vifchnaunca 408
„ „ da Caloncla
Mars 421, 447
ViscJiof 402
vitg- 423 fr.
vitge 469
Vü'dim, Visthnm 397, 405
Vogit 403
Vogt 397, 401 ff., 456 ff.
vfchin 423
vschDauncha421
viisch 426, 438, 439
w
Weihel 465
Werlcmeister 430
Wngau (Hans) 402
Wy quelle 424
zappaditsch 420 n.
zcdla 431 n. 6
Zeuge 390
ZimbennoH 469
Zollerampt 497
Z 0 p p a n a i n a 420
zum 469
Zusatz 407
Inhalt.
Seite
Einleitung 389
I. Die Gerichtsgemeinde 394
Einiges über die ältesten Ämter ."95
Dienstleute 396
Die Leiter der Gerichte 397
Mistral 398
Landamraa 400
Advocatus 401
Podesta 403
Pfleger 405
Vizdum 405
Die Richter 40G
Juratus-Jurator 406
Engadiner Troubadours 407
Abolt 408
Messignurs 408
Giüdisch 408
La Mastralia 409
Das Gericht 410
Der Stab 414
S-cliüsa 414
Tgierl und Dramen 415
Tschantamaints 416
Gerichtssprache 51G
Militärisches . . „ 416
Einiges über die Ämter der drei Bünde 417
II. Die Nachbarschaft 418
Vicinantia 421
Cuitg 428
Aktuelles über" Cuitg 442
Die Wahlen 446
Sprichwörtliche Formeln 450
Etymologisches 450
guTa 456
Jürädar, gerau 458
Der Mastral als Dorfbeamter 460
Cau tegia, cheu d'alp 461
Saltarius 462
Decanus 463
Marahskalk 465
Weibel 465
Andere Dorfbeamte und Angestellte 466
Titel 470
Ein Wort an den Leser und an meine Landsleute 473
Verzeichnis der wichtigsten Abkürzungen . . . . , 475
Alphabetisches Verzeichnis der behandelten und einiger zit. Formen . 476
Das altfranzösische Eustachiuslebeu (L'Estoire
d'Eustachius)
der Pariser Haiuli^clirit't Nat.-Bibl. fr. i:-)74.
Von
Andreas C. Ott.
Vorwort.
Antoine Thomas verdanke ich es, mich auf das vorliegeude Eusta-
chiusleben aufmerksam gemacht zu haben.
Im Verlauf des Materialsammelns fasste ich den Entschluss, das
Sujet zu erweitern und eine Gesamtstudie über den Eu!>tachiu8stoft" in
der altfranzösischen Literatur der Textausgabe der Pariser Hs. B. N.
fr. 1374 mitzugeben. Da erhielt ich, infolge meines von der verehr-
lichen Redaktion des „Literaturblatts für germanische und romanische
Philologie" gütigst aufgenommenen Communique's (Bd. XX K [1909],
Sp. 390) einen Brief des Herrn Mag. phil. Holger Petersen aus Hel-
singfors^ dass er seit Jahren an einer Gesamtstudie und -ausgäbe des
altfranzösischeu Eustachiusstoffes arbeite, und sie auch in den „Neuphilo-
logischen Mitteilungen" 1907, Nr. 5/G, angekündigt habe.
Wenn ich nun auch aus einer Voranzeige in einer weniger beachteten
Fachzeitschrift — zu Herbst, 1909 war in Paris an zuständigerstelle von
Petersens Ankündigung nichts bekannt — kein Recht auf eine Priorität
anzuerkennen vermag, habe ich doch, zumal es sich um eine Doktor-
dissertation handelte, dem Wunsche Petersens folgend auf die all-
gemeine Studie über den Stoff und auf die, wenn auch noch nicht an-
gekündigte, so doch beabsichtigte Ausgabe anderer metrischer
Eustachiusversionen verzichtet.
Zu besonderem Danke bin ich Herrn Prof. Angelo Monteverdi in
Cremona verpflichtet, der, als die Brera-Bibliutliek die leihweise Über-
lassung der Hs. Morbio 12 an die hiesige Laudesbibliothek ablehnte,
die Güte halte, mir seine Abschrift des darin befindlichen altvenezia-
nischen Eustachiuslebens zu übersenden.
Stuttgart, im März 1912.
Andreas C Ott.
Romanische Forschungen XXXII. 31
482 Andreas C. Ott
T. Die Handschrift.
Das vorliegende Eustachiusleben ist, soweit bis jetzt bekannt, nur
in einer Handschrift erhalten, der jetzigen Pariser Hs. Bibl. Nat. ms.
fr. 1374. Diese Sammelhandsehrift, Nr. 3031 der Bibliothek Colberts,
dessen Wappen sie vorn und hinten auf dem Einbanddeckel trägt,
dann Nr. 7498' bei dem Übergänge in die Bibliotheque Royale, gehört
dem Ende des 13. Jahrhunderts an^j. Pergament, Höhe 250 mm,
Breite 170 mm. Es ist ein klein-in folio, mit 183 Blatt, die Seite zwei-
spaltig geschrieben, zu je 38 Zeilen die Spalte-), ausser f° 65 r*^ u. v**
mit 37 und f" 73 r" mit 39 Zeilen.
Der Schreiber ist Südfranzose, hat manches nicht verstanden und
ist überdies nachlässig und flüchtig').
Der hier veröffentlichte Text, ausser welchem die Sammelhand-
schrift noch sechs Texte enthält, rangiert an dritter Stelle. Ihm gehen
voran: „Le Roman de Parise la Duchece", „Le Roman de Cliges": ihm
folgen : „Le Roman de Vespasien, alias de la Prise de Jerusalem" ; „Le
Roman de Girard de Vieune"; „Le Roman de la Violette-'; Le „Roman
de Philippe de Macedoine, alias de Florimont" *). Nähere Beschreibung der
Hs., mit den fol.-Augaben etc., der verschiedenen Texte, bei Francisque
Michel, „Roman de la Violette, ou de Görard de Nevers, en vers, du
XIIl^ siecle, par Gibert de Montreuil", Paris 1834, Ixiv und 334 S.
Unser Text geht von f 65, recto, 1. Spalte, bis f^ 75, recto,
2. Spalte, 1. Zeile. Von späterer Hand steht f** 65, recto, über beiden
Spalten geschrieben: „Le Roman dePlacidas". Den von mir gewählten
Titel „L'Estoire d'Eustachius" entnehme ich dem Explicit, v. 1570.
Eine bei der einzigen und lückenhaften Hs. nützliche Unterstützung
bei der Herrstellung des Textes bietet die vom Venezianer Franceschino
1) Während Paul Meyer „Notiees et Extraits" XXXIV, Je partie, S. 225,
sehreibt „executö dans le midi de la France k la tin du Xll!« sifecle, geht
Foersters Aneicht, gr. Cligfes (Halle a. S. 1884), S. XXVII, dahin, die Hs. B. N.
fr. 1374 gehöre dem Anfang des 13. Jahrhunderts au. — Auf meine schrift-
liche Anfrage wurde mir von Herrn Geheimrat Foerster diese seine Ansicht, als
auf paläographischen Gründen beruhend, gütigst bestätigt. — Prof. E. Berger-
Chantilly, mein früherer Lehrer an der Ecole des Chartes, schreibt mir, die
Schrift hätte, besonders in den grossen Anfangsbuchstaben, den Charakter der
dem Anfang oder der ersten Hälfte des 13. Jahrh. eigentümlichen Züge. In-
dessen seien sie auch dem Ende des 13. Jahrh. nicht unbekannt. Aus sprach-
lichen Gründen (s. S. 515—6) glaube ich das Ende des 13. Jahrh. annehmen zu
sollen.
2) Was unsern Text anbetrifft.
3) Vgl. Foerster, 1. c, p. XXVII.
4) Ich führe die Titel nach Francisque Michel (siehe folgende Zeilen des
Textes) an.
Das alttranzösisclie Eustachiusleben 483
Grioni im Jahre 1321 verfasste „Legenda de santo Stady", die in der
Hs. Morbio 12 der Breru-Bibliothek zu Mailand erhalten ist'). Wenn
auch der mehr als dreimal so grosse Umfang des venezianischen
Textes — 4828 paarweise gereimte Neimsilbner — viele Erweiterungen
gegenüber den 1048 französischen Versen bedingt, dürfte doch der
Umstand, dass Grioni häufig wörtlich übersetzt, von Bedeutung sein.
la. Die Behandlung des Textes.
Wiewohl ich den Text der Überlieferung möglichst genau wieder-
zugeben bestrebt war, hielt ich es doch für richtiger, die wohl zweifellos
dem südfranzösischen Kopisten angehörenden einzel- und mehrlaut-
lichen Erscheinungen und ganzen "Wörter an den Fuss des Textes zu
verweisen.
Was der oder die nordfranzösischen Schreiber im Versinnern und
auch im Reim Eigenes beigesteuert haben mögen, habe ich belassen,
auch wenn dadurch im Keime einer Strophe Formen sich folgen, die
in dieser Gestalt nicht reimen können. Darin also gehe ich noch weiter
als Friedvvagner, Yengeance Raguidel, S. XXIV.
Bei Eigennamen und wenn es die Interpunktion verlangte, habe
ich grosse Anfangsbuchstaben gesetzt. V und u, j und i sind geschieden,
Apostroph, Akut auf betontem Schluss-e, Trema zur Angabe, dass
zwei einander folgende Vokale keinen Diphthongen bilden, und zur Hiatus-
angabe, sind in der heute meist üblichen Weise verwendet. Vom
Schreiber ausgelassene oder zu viel gesetzte Buchstaben habe ich ein-
gesetzt resp. ausgeschaltet, worüber die Varia lectio Auskunft gibt.
Klammern (eckige und runde) habe ich nur bei ganzen Wörtern gesetzt.
(Vgl. dagegen Friedwaguer, V. R., S. XXV.)
Die Abkürzungen und Siegel habe ich aufgelöst und durch Kursiv-
druck bezeichnet. Auch in der Varia lectio löse ich dieselben meist auf.
Einfachere Textverbesserungen sind in den Text aufgenommen,
andere in den Anmerkungen vorgebracht. Immer aber ist die Lesart
der Hs. unter dem Text angegeben.
Ein Sternchen vor einem Vers weist auf eine Anmerkung hin.
II. Die Quellen.
Wie es Vers 25 anzudeuten scheint, ist unser Eustachiusleben nicht
ein von seinem Dichter erfundenes Werk, sondern eine freie Umdich-
tung der anonymen lateinischen Eustachiusleben, die in den Acta
Sanctorum, Septembris Tomus Sextus (Die Vigesima Sep-
1) Vgl. Angelo Monteverdi in „Studi Medievali" III, fasc. III (Tiuiu II'IO),
31 *
484 Andreas C. Ott
tembris), S. 123—35% und in der Bibliotlieca Casinensis, III,
Floril., S. 351—4'), Aufnahme gefunden haben.
Im Gegensatz zu Monteverdi (1. c. p. 431) glaube ich annehmen
zu müssen, dass unser Dichter vielleicht nicht nur den Text der A. A.
S. S., sondern auch die viel kürzere Passio, wie sie in der Bibl.
Casin. Ell, Floril.; S. 351—4, abgedruckt ist, gekannt hat. Aller-
dings sind es nur einige wenige Stellen, wo zwischen Estoire und
Passio, im Gegensatz zur Vita, eine Konkordanz sich ergibt (siehe
im folgenden); trotzdem ist es wohl besser, darin keinen Zufall zu
erblicken.
Aus dem Folgenden (S. 486 ff.) geht hervor, dass der Dichter sich
viel mehr an den ungleich reichhaltigeren Text der A. A. S. S. ge-
halten hat.
Zur bessern Veranschaulichung drucke ich, nach dem altfranzösi-
schen Text, die lateinische Vita der Bollandisten in extenso, jedoch
ohne die Anmerkungen, ab. Was von letzteren für unsere Ausgabe von
Belang ist, wird in den Anmerkungen zum altfranzösischen Text ver-
wertet. — Ebenso auch die Passio der Bibl. Casin.
III. Der Verfasser und sein Verhältnis zu seinen Quellen.
Die „Estoire d'Eustachius" der Pariser Hs. Bibl. Nat. 1374 ist
anonym, sei es, dass der Dichter sich nicht genannt, sei es, dass ein
Kopist seinen Namen weggelassen hat').
Mit einiger Wahrscheinlichkeit wird man auch für dieses Heiligen-
leben annehmen dürfen, dass ihr Verfasser der Kirche angehörte*).
Er hat wohl direkt nach dem Lateinischen, nicht nach einer fran-
zösischen Übersetzung gearbeitet. Seine ganze Dichtung ist von frommen
1) Antverpiae 1757.
2) Ex Typographia Casinensi 1877.
3) Zu diesen Ausführungen siehe P.M. (PanlMeyei) «Histoire litteraire de
i;i France", XXXIII, S. 328— 458 „Legendes bngiographiques cn frangiiis". Darin
S. 328—78 „I. Legendes en vers", und 8. 378—458 „IL Legendes en piose".
Siehe besonders S. 328—36-, für die Eustachiuslegenden in Versen S. 348—9,
für die Prosaversionen S.381— 5, 410 (Nr. 24), 414 (Nr. 48), 442 (Nr. 25), 447—8.
— Siehe ferner Romania XXXVI (1907), S. 12—28.
Ulysse Chevalier verzeichnet die Eustachiusliteratur in seinem „Röpertoire
des sources historiques du moyen-äge. ßio-bibliographie. Nouvelle Edition".
Paris, Janvierl905, Bd. I, A— I, S. 1422.
Die neueste Arbeit über die Eustachiuslegende lieferte Angelo Monteverdi
in den „Studi Medievali", Bd. III: fasc. 2 (1909), S. 169-224 „La leggenda di
S. Eustachio"; fasc. 3 (1910), S. 392-498 „I testi della leggenda di S. Eustachio".
Vom Eustachiusleben der Pariser Hs. B. N. fr. 1374 spricht Monteverdi S. 430— 7.
4) Vgl. Paul Meyer, 1. c, p. 330. — An mehreren Stellen unseres Textes
(V. 3-4, 7 88., 209-10, 1363, 1474—6, 1531, 1535- -6) finden sich Anspielungen
auf die Bibel, die in den lateinischen Quellen sich nicht vorfinden. — Vgl. ferner
Anm. zu V. 305—6.
Das altfranzösische Eustachiuslebeii 485
Mahnworten erfüllt. Für ihn dürfte nicht so selir der abenteuerliche
Zug der Erzählung ausschlaggebend gewesen sein, sondern die Tat-
sache, dass Eustachius als Nothelfer fUr die Gläubigen ganz besondere
Bedeutung haben musste.
Weniger für Leser als für Hörer dürfte unser Dichter geschrieben
haben»). Und zwar vielleicht weniger für geistliche als für weltliche
Hörer*). Darauf scheint mancher Zug unserer Dichtung hinzuweisen,
der an die Chansons de geste erinnert. So ist an Stelle mancher
geographischer Angabe des lateinischen Textes eine Anzahl der zum
epischen Grundstock gehörigen Namen getreten'). Die Gottheiten sind
Apolin und Noiron*). Am Anfang einer neuen Stroj)he wird bisweilen
das eben Gesagte mit den gleichen oder ähnlichen Worten wiederholt,
was an die bekannte Erscheinung der Laissendichtung erinnert').
Allerdings muss dahingestellt bleiben, ob der Dichter diese epi-
schen Züge unbewusst. infolge seiner Vertrautheit mit den Chansons
de geste, eingeflochten, oder ob er seinem Werke absichtlich diese
Gestaltung gegeben hat, um bei der Volksmenge, wenn ein Jongleur
es rezitieren würde, mehr Anklang zu finden. —
Meistens ist bei den altfranzösischen Dichtern von Heiligenleben
nach lateinischen Quellen ihr Verhältnis zu ihrer lateinischen Vorlage
folgendes'):
Die meist kurzen und oft trockenen Angaben des Originals, das
z. B. meist keine längereu Reden kennt, werden in mancherlei Weise
ausgeführt und ausgeschmückt. Längere Ortsschilderungen, Monologe,
Dialoge treten hinzu. Bisweilen gehen die Dichter auch weiter und
erfinden neue Handlungen und Situationen.
Unser Dichter gehört in dieser Hinsicht zu denen, welche das
erstere in reichlichem Masse tun, letzteres aber so ziemlieh lassen. Er
1) Strophe 1, 7, 8, 9, 33, 38 u. 8. w. — Indessen muss bemerkt werden,
dass solche Ausdrücke in altfranzösischeu Werken oft auch clichehaft gebraucht
werdeu,
2) Vgl. Paul Meyer, Eist. Litt. XXXIII, S. 330, das lateinische Zitat aus
einer Verordnung des Papstes Alexander HJ.; ferner ib. p. 334, und Anm. 2.
3) V. 87—8, B29— 32, 818—20, 881—2, 913.
4) V. 1282, 1371.— Vgl. hierzu, sowie zu Anm. 3 Ernest Langlois „Table
des uonis propres de toutc nature compris dans les Chansons de geste imprimöes".
Paris 1904.
.5) Str. 14; V. 26.') (zu V. 264); V. 408-9; V. 415 zu V. 417; 468 zu 469;
672—4; Str. 202—3 (V. 1-3); V. 876 zu 877; Str. 227-8; Str. 251-2; 272-3;
V. 1123 zu 112.5; 1187 zu 89; 1.344 zu 1347; 1472 zu 1473.
6) Vgl. Gaston Paris et Alphonse Bob „I.a Vie de Saint rJilles par Guil-
laume de Berneville. Po6me du XI I« sifecle publi6 d'apres le manuscrit unique
de Florence", Paris 1881 (Sociöte des ancieus textes fraugais), S. XXXVII.
48G Andreas C. Ott
legt keinen Beweis ab von grosser Phantasie: seine Sehilderungsgabc
ist eine bescheidene. Da wo z. B. ein Normanne, wenn es sich um
die See und die Schiffahrt handelt, die Gelegenheit sich nicht ent-
gehen lässt, die damaligen Einrichtungen auszumalen, gleitet er rasch
darüber hinweg. Ist die Rede von einer Schlacht, so begnügt er sich
mit einigen Gemeinplätzen aus der Rüstkammer der Chansons de geste.
— In diesem enggezogenen Rahmen aber bewegt sich unser Dichter
nicht ohne Geschick.
Im folgenden sollen die Hauptuuterschiede zwischen der lateini-
schen Vita, der lateinischen Passio, und der Estoire d'Eustachius
(Auslassungen, Zusätze, sonstige Unterschiede) Erwähnung finden:
An Stelle des griechischen Prologs (A.A. S.S., 1. c, p. 123), der
nach Angabe der Bollandisten in allen lateinischen Hss. fehlt (1. c,
p. 107, § 5). treten 24 Verse mit religiösen Ermahnungen, die im
Mittelalter bei ähnlichen Werken übliche Einleitung.
V. 92—108 schildern ausführlich des Placidas Jagdfreuden (A. A.
S. S. S. 124, und Passio S. 351, 1. Sp., ein Satz). — V. 109-188
(Placidas' Rückkehr von der Jagd; freundlicher Empfang von selten
seiner Frau und Kinder; Schilderung der Kinder, der reichen Tafel,
des enthaltsamen, keuschen Büsserlebens der Ehegatten; Rat an die
Christen, diese zwei Heiden zum Vorbild zu nehmen ; Zorn des Teufels
darob, sein'Versuch, sie zu verleiten) fehlen im Lateinischen. — Ebenso
V. 193—208 (Placidas' Beliebtheit, seine Machtstellung; Wunsch des
Dichters, sein Vorhaben gut zu Ende zu führen). — V. 229— 40 (Schil-
derung einer Sitte der versammelten Hirsche; für den Christen daraus
zu ziehende Konsequenz) fehlen in der Vita (1. c. p. 124, § 3) und in
der Passio (1. c. S. 351, 1. Spalte). - Vita (1. c. p. 124, Schluss
§ 3) Erwähnung von Balaams Eselin und dem Bilde Christi zwischen
den Stangen des Hirsches, fehlt in der Passio und der Estoire. —
Vita (1. c. p. 124—5, § 4) fällt Placidas nach der ersten Rede Christi
ohnmächtig nieder. Wieder[zu sich gekommen, fragt er, wer gesprochen
habe. Neue, längere Rede Christi, neuer Sturz des Placidas. Aufforde-
rung Christi an ihn, sich in Rom taufen zu lassen. — Ib. p. 125, § 5,
Frage des Placidas, ob er es seiner Frau und seinen Kindern sagen
soll und sie auch der Taufe teilhaftig werden sollen. Bejahende Ant-
wort Christi und Aufforderung, sich nach vollzogener Taufe wieder an
der gleichen Stelle einzufinden, um über die Zukunft Aufschluss zu
empfangen. — In der Passio (1. c. p. 351, Sp. 2) fehlt die Aufforde-
rung, sich nach der Taufe wieder einzufinden. — In der Estoire
(V. 278—96) ist die erste Rede Christi kurz. Sie enthält den Tadel
wegen der Verfolgung des Hirsches, die Nennung Christi, die Auffor-
derung an Placidas, sich und seine Familie taufen zu lassen und nach-
her an die gleiche Stelle zurückzukehren. Keine Ohnmacht, kein Sturz
Das altfranzösische Eustaclüusleben 487
des Placidaß. Die'zweite, dritte und vierte Rede Christi fehlen. —Vita,
1. e,, p. 125, § 5. Wie Placidas seiner Frau von seiner Vision erzählt,
sagt sie ihm, die gleiche Stimme, mit der Aufforderung zur Taufe, in
der vergangenen Nacht gehört zu haben. Sic will gleich in der Nacht
aufbrechen. Sie brechen auf. - Ahnlich Passio, S. 351, Sp. 2. —
Die Estoire (V. 297—303) sagt nichts von der Vision von Placidas
Gattin. — Den religiösen Unterricht in Koni (Vita, S. 125) erwähnt die
Estoire nicht, ebensowenig wie die Rede des Johannes an die Täuf-
linge.— Die zwei Reden'Ohristi in der Vita (1. c. p. 126, § 7—8) sind
im altfranz()sisohen Text zu einer inhaltlich sehr davon verschiedenen
verschmolzen (V. 3"^3— 80). — Placidas Antwort (Vita, § 8, Anfang)
auf die erste Frage, welche Antwort nicht gerade grosse Begeisterung
für die bevorstehende Prüfung beweist, fehlt, ebenso wie in der Passio
(S. 352, Sp. 1). — In der Vita (§ 8, S. 126) sterben Gesinde und
Vieh des Placidas an Seuchen. Er entfernt sich mit seiner Familie an
einen entlegenen Ort. Diebe stehlen alle ihre Übrige Habe. Als dann
anlässlich eines Sieges über die Perser ein Fest gefeiert wird, ver-
missen Kaiser und Volk schmerzlich den Placidas und sind voller Be-
stürzung über seine gleichzeitige Verarmung und sein Verschwinden.
Des Placidas Frau aber fordert ihren Mann auf, weil sie nunmehr zum
Gegenstand der Verachtung geworden seien, sich mit den Kindern zu
entfernen. Sie brechen nach Ägypten auf. — In der Estoire dagegen
werden Placidas die Pferde und die ganze bewegliehe Habe gestohlen,
seine Diener verlassen ihn, ebenso wie seine Ritter. Der Kaiser und
seine Freunde fassen Hass auf ihn. Da wähnt er, seine Stellung nicht
mehr ehrenvoll bekleiden zu können und verschwindet des Nachts mit
Weib und Kindern (V. 391— 400). — Auch die Passio (S. 352, Sp. 1)
kennt nur das zweite, definitive Weggehen von Placidas mit Weib und
Kindern. — Von den Strophen 106 (Klagen und Hunger der Kinder)
und 108 — 10 (der Teufel versucht Placidas) steht in den lateinischen
Texten nichts. — Die Strophen 120—2 (Placidas klagt zu Gott) fehlen
in der Vita. Die Passio gibt S. 352, Sp. 1 eine kurze Klage des
Placidas, die eiuigermassen Str. 120 entspricht. — Sofort nach der
Schilderung von der Befreiung der Kinder erzählt die Vita (tj 11,
S, 129) von ihrer Erziehung durch die Hirten und Bauern. — Ähnlich
Passio, S. 352, Sp. 2. — Die lange Klage des Placidas (Vita, § 11,
S. 127—8; Passio, S. 352, Sp. 2) sind inhaltlich zum Teil in den
Str. 125—7 wiedergegeben. Das auf Hiob Bezügliche fehlt. — Die
Reden der Hirten und Bauern an die zwei Söhne des Placidas (Str. 131
bis 35) fehlen in den zwei lateinischen Texten. — Strophe 135 (weiteres
Schicksal der Theophite) steht^ aber andern Inhalts, anfangs Kap. II
der Vita (S. 130); Strophe 136 (weiteres Schicksal des Placidas) Ende
Kap. I. — Ähnliche Anordnung in Passio, S. 352, Sp. 2. — Strophe 137
488 Andreas C. Ott
bis 47 (Placidas' mühseliges Lebe« ; seine Klage zu Gott und seinen
Kindern über seine Frau und seine Kinder) fehlen gänzlich in den
zwei lateinischen Texten. — Vita (S. 130), Einfall der Feinde des
Kaisers, Klage desselben über Placidas' Verschwinden, Sammeln eines
Heeres, Nachfrage nach Placidas und Auftrag an alle Soldaten, überall
nach Placidas zu suchen, fehlt an dieser Stelle in der Estoire. In
Strophe 157 — 63 erzählen es dann zum grössten Teil die zwei ausge-
sandten Römer, nur dass sie im altfranzösischen Text allein aus-
gesandt sind, wie in der Passio (S. 352, Sp. 2— S. 353. Sp. 1). Da-
durch gestaltet sich das Wiederfinden zum Wunder. — In Strophe 161
vergisst der Dichter, dass er früher (Str. 99—100) erzählt hat, alle
hätten sich von Placidas abgewendet. — Vita (§ 13, S. 130 unten bis
S. 131 oben): Bitte des Placidas au Christus, und Antwort einer himm-
lischen Stimme, fehlen hier in der Estoire (vgl. St. 184 — 93) und in
der Passio. — Placidas Bi1te an seinen Hausherrn (Str. 150 — 1) über-
setzt den Anfang von § 14 der Vita. In der Passio fehlt dies gänz-
lich. — Vita (§ 14, Anfang, S. 131): Placidas Rührung und Weinen,
fehlt in der Passio (S. 353, Sp. 1) und in der Estoire, die dafür
die Schilderung seiner Bemühung um seine Gäste (Str. 165—7) aus-
malt. — Estoire, Str. 172 — 7 (lange Rede der Suchenden), fehlt in
den lateinischen Texten. — Vita, § 15, Anfang, S. 131 unten (Pla-
cidas' Mitteilung an die zwei Römer über seine Visionen und seine
Taufe) fehlt in der Passio und der Estoire. — Estoire, Str. 184
bis 93 (Placidas' Bitte an Gott, ob er mit den Suchenden nach Rom
zurückkehren soll, fehlt an dieser Stelle in Vita, §14, Schluss. Ebenso
in der Passio, S. 353, Sp. 1. Vgl. zu Vita §13, Schluss. —Estoire,
Str. 201—3 (Placidas' Versuchung durch den Teufel) fehlt in den latei-
nischen Texten. — Estoire, Str. 205-13 (Unterwerfung von Süd-
italien, Schilderung der Auflehnung der Griechen, Rede des Kaisers an
Placidas) fehlen in der Vita, S. 132 oben, und in der Passio, S. 353,
Sp. 1. — Estoire, Str. 218, stossen des Placidas Söhne freiwillig
zum Heere. Die Vita (S. 132, ob. Hälfte) lässt sie gezwungen kommen.
— Estoire, Str. 219—28 (Kämpfe vor Brindisi, Schilderung der auf
ihre Befreiung bezüglichen Malereien auf den Schilden der zwei Jüng-
linge) fehlen im Lateinischen. — Vita, § 16, Anfang, S. 132: Befreiung
eines Landes von den Barbaren; Überschreiten des Hvdaspis, Unter-
werfung der Barbaren, Verheerung ihres Landes. — Die Passio spricht
vom Überschreiten der Donau und von Placidas Ankunft in der Stadt,
wo seine Frau Theopiste sich befindet. — An Stelle davon kurze Er-
wähnung, in der Estoire (Str. 229—30) von der Unterwerfung der
Griechen. — In der Vita, § 16, 2. Hälfte, S. 132, erzählen sich die
zwei Söhne des Placidas, wobei Theopiste zuhört, von ihren Erinne-
rungen, und erkennen sich daran als Brüder. Theopiste ist darob sehr
Das altfranzösische Eaetachiuslcbcn 489
gerührt und hegt die Vernnitung, es seien ihre Söhne. — Tn der Passio
(S. 353, Sp. 1—2) treten die zwei Brüder in den Garten derTheopiste,
was in der Estoire Str. 232—3 erzählt ist. — Auch in der Passio
erkennen sich die Brüder und Theopiste hegt die gleiche Vermutung
(S. 333, Sp. 2). — In der Estoire (Str. 233— 4) lachen sie zusammen
über ihre Befreiung von den wilden Tieren, erkennen sich aber nicht.
Theopiste bekommt ob diesen Keden Sehnsucht nach der Heimat. —
Strophe 238—42 (Klagen der Theopiste) fehlen in der Vitn und in
der Passio. — Vita, § 17, Schluss und § 18. Anfang, erkennt Theo-
piste ihren Mann, sagt es ihm, erzählt von ihrem gemeinsamen Schick-
sal (Taufe, Flucht, Trennung), worauf er sie erkennt. — Auch in der
Passio (S. 353, Sp. 2) erkennt Theopiste zuerst ihren Mann. — In
der Estoire (Str. 244—70) erkennt Placidas seine Frau infolge ihres
Bittgesuches, will sie aber auf ihre Treue auf die Probe stellen: sie
lehnt seine Anträge ab, worauf er sieh zu erkennen gibt. Sie erkennt
ihn dann an einer Kopfwunde. — Gegenüber der weitläufigen Schilde-
rung der Estoire (Str. 277—83) von der Entführung der zwei Kinder
gibt die Vita, § 18, gegen den Schluss, S. 133, nur eine ganz kurze
Erwähnung. — Ebenso die Passio, S. 353, Sp. 2, unten. — In der
Vita (§ 19, S. 133, unten) ist die Erzählung der zwei Jünglinge
(Estoire, Str. 294—303) in wenigen Worten abgetan. — Ebenso in
der Passio, S. 354, Sp. 1, oben. — Strophe 298-300 der Estoire
(Lob der Bauern) fehlt in den lateinischen Texten — Die Erwähnung
der Vita (§ 19, gegen den Schluss, S. 134) und der Passio (S. 354,
Sp. 1) vom Tode Trajans und von der Thronbesteigung Iladrians, fehlt
in der Estoire. — Estoire, Str. 311—1.") (Trauer des Teufels; im
Traum erweckt er beim Kaiser den Verdacht, Placidas wolle ihn um-
bringen), fehlt in den zwei lateinischen Texten. — Estoire, Str. 316
bis 19 (Ankunft von Placidas Boten beim Kaiser; ihre Rede) fehlen
im Lateinischen. — Vita (§ 19, gegen den Schluss, S. 134) findet am
Abend von Placidas' Rückkehr ein Festmahl, am folgenden Tag der
Gang zum Tempel statt."— In der Estoire (Str. 321— 2) ist das Fest-
mahl nicht erwähnt, sondern der Kaiser geht direkt vom Hafen zum
Tempel. — Ebenso in der Passio, S. 354, Sp. 1. — Strophe 324—7
der Estoire gibt die vier ersten erzählenden Zeilen von § 20, p. 134
der Vita wieder. — Estoire, Str. 3.32—35 (des Kaisers Gottheiten
sollten nur kommen: doch seien es ja bloss leblose Gebilde von Gold
und Silber, die weder Gehör noch Sprache besässen und die Placidas
am liebsten verkaufen würde), Str. 338—50 (Gefängnis; Versuchung
durch den Teufel), fehlen in der Vita und in der Passio. — Stroi)he
351—69 (Placidas' Trostrede an seine Söhne; Worte des Kaisers an
Placidas, um ihn zur Umkehr zu bewegen; Placidas Antwort) fehlen
im Lateinischen. — Strophe 374—381, 1. Hälfte (der Löwe verzehrt
490 Andreas C. Ott
die Knechte; Murren der Menge gegen den Kaiser; ihre Aufforderung
an Trajan, sein ungerechtes Urteil nicht vollstrecken zu lassen ; Antwort
des Kaisers hierauf) fehlen im Lateinischen. — In der Vita (§ 20,
Ende, und § 21, Anfang, S. 134) richten die Heiligen im ehernen Stier
zuerst ihr Gebet zu Gott; darauf folgt die zusagende Antwort einer
Stimme vom Himmel. Die Heiligen singen dann ihren Hymnus und
sterben. — Ähnlich Passio, S 354, Sp. 1—2. — In der Estoire ist
die Reihenfolge ungeschickt geändert; zuerst singen die Heiligen ihren
Hymnus (Str. 382—3. 1. Hälfte), dann kommen die Zeichen, die bei
Christi Tod erschienen (Str. 383, 2. Hälfte, bis 385), hierauf richten die
Heiligen ihr Gebet an Gott (Str. 386—9 [wird nur erzählt]), sodann
sterben sie (Str. 390, 1. Hälfte). — Zum Schluss das übliche Explicit.
— Von der wunderbaren Erhaltung der Körper der Heiligen, sowie
von ihrer Beisetzung (Vita, § 22, S. 135, und Passio, S. 354, Sp. 2)
spricht unser Text nicht. Viele lateinische Hss. der Vita bringen diesen
Schlussabschnitt nicht.
Aus diesem Vergleich ersehen wir, dass der altfranzösische Dichter
vieles kürzt, vieles ausführt, aber selten neue Situationen schafft. Die
Hauptänderung, die er vorgenommen hat, dürfte in der Beschränkung
von Theopistes Rolle, zugunsten von Placidas, bestehen. Sie hat nicht
gleichzeitig mit Placidas eine Vision; sie fordert ihn nicht zum frei-
willigen Exil auf; sie ist es nicht, die ihn wiedererkennt. Dies alles
tut der Dichter „in maiorem Eustachii gloriam".
IV. Metrik.
Das Gedicht besteht aus 393 Strophen zu je vier Zehnsilbnern,
eine metrische Form, die in der altfranzösischen Hagiographie wenn
auch nicht häufig, so doch nicht gänzlich unbekannt ist^). Der
Effektivbestand unseres Textes, wie er überliefert ist, beträgt in-
dessen nicht 4X393=1572 Verse, sondern 1548 Verse. Es fehlen in
den wohl als echt zu betrachtenden Strophen 30 Verse; es kommen
anderseits 6 wahrscheinlich unechte Verse hinzu, die dem Dichter wohl
nicht angehören. Somit bietet uns die Überlieferung 1542 Verse, die
wir dem Dichter zuschreiben dürften.
Die Zäsur liegt nach der 4. Silbe. In der Überlieferung ist eine
gewisse Anzahl lyrischer Zäsuren vorhanden:
Ja ne fussent V. 98.
Tuit avoient V. 106.
Ce est chose V. 205.
Qwant Eutaches V. 313.
1) Vgl. P. M., „Hist. Litt, de la Fr." XXXIII, S. 334.
Das altfrauzösisclie Euetachiusloboii 4'Jl
Di, Eutace V. 373.
Ne iiuls untres V. 564.
Phisors foios V. 823.
Et ses treves V. 919.
Miiintes foios V. 1095.
Estout estes V. 1389.
Sainz Enstuccs V. 1401.
Sainz Eustaces V. 1477.
Durch geringfügige Andernngen lassen sich mehrere dieser lyrischen
Zäsuren entfernen, nämlich:
V. 98 durch Umstellung: Ja eneople ue fussent ne lic.
V. 106 durch Einsetzen des vom Sinn verlangten en:
Tuit [en] avoicnt plante en sa maison.
V. 823 und 1095 durch Einsetzen von foiees statt foiea.
V. 919 durch Einsetzen von totes statt et:
[Totes] ses treves li randront et s'anor.
Auffallen muss, dass in vier Fällen (313, 373, 1401, 1477) Eustaches
die lyrische Zäsur bildet. Vielleicht darf man annehmen, dass die
lateinischen Formen, wie Eustachius, dieser altfranzösischen Form
eine besondere Stellung zuweisen.
I. 8ilbenz<ählang.
a) Im Wortinnern.
-e und -/ im Hiatus (infolge von Konsonantcnausfali; zählen — für
den Dichter wohl immer — als Silbe: z. B.
assenr b-i\ losengeor G8, 638; berseor 101; veue211-, receu ^jVö, 323,
786; meesme 310; peusse 346; bieneure 353, bieneurez 376, 1418; s'eust
452, seutes 527; f'eites 554, 737; aperceue 675, aperceu 710; cheue 718;
veoillier 734; preist es 739; poesteis 799; empereor 850 u. s. w,; vcissez
883; coinneiie911] poesteive OSO', coneue lOll; meismelWS; peusse 1130]
esgardeure 1167, 1227: porteure 1168; eussons\il^\ üeist\2i\l\ meismes
1219, 1388, 1417, 1521; conneuz 1233; receiiz 1236; eiie 1296; p-eustes
1369; eiist imi) jeaner 1388, 1389; enrez 1419; /m^ 1478.
V. 486 zählt gaaifjnler als zweisilbig: durch Ausschalten von ./c
kann diese Zählung, die im Gegensatz zu V. 535, 604 steht, behoben
werden. — Zu benoit V. 1069, wofür vielleicht für den Dichter bencoit an-
zusetzen ist, siehe p. 508, § 6. — Niant (Tobler, „Versbau"", S. 74), d'lable
(ib. p. 82), l'ion und andere gelehrte Wörter auf -'ion und -'ien (ib.
p. 79—80), ancien (ib. p. 83—4), crestien (ib. p. 84) zählen durchweg i
als eine Silbe: z. B.
iiiant: V. 582, 1312, 1326.
diable: 7, 9, 31, 161, 185, 337, 360, 385, 43U, 492, 801, 1243, 1357,
1465, 1472.
492 Andreas C. Ott
Uon und sonstige mehr oder weniger gelehrte Wörter auf -um
und -'ien:
45, 181, 183, 229, 332, 366, 367, 461, 462, 464, 465, 514, 560, 561,
586, 588, 867, 901, 909-11, 928, 931, 934, 1128, 1151, 1171, 1172,
1186, 1319, 1341, 1484-5, 1494, 1502, 1513.
ancien: 432, 1342.
crestien: 2, 90, 350, 1310, 1320, 1343, 1514.
Die Endungen -ions und -iez der 1. und 2. Person Plur. Imperf.
Indic. und Fut. II sind bald zwei-, bald einsilbig, und zwar je einmal
im Reim; ferner mehrmals im Innern des Verses zweisilbig (To., 1. c,
p. 78):
a) einsilbig, was für die Zeit unseres Dichters ein picardischer Zug
ist (Su., Z. f. r. Ph. U, S. 281 ss.): conhrhiez : deviez V. 1067: 8.
b) zweisilbig: consantirez : blamefiez 1013:16; ferner im Versinnern
est'iez 525, 557; avr'ions 646; sonez 686; port'iez 693^ 694.
b) An der Wortgrenze.
1. Inklination.
Ausser der Inklination des Artikels le und les an die Präpositionen
de, a, en, wofür Beispiele zu geben sich erübrigen dürfte, werden in-
kliniert (To., 1. c, p. 36 SS.):
1. Pron. 3. Pars. Sing. Ms. le und Plur. les an se = lat. sl:
sei 260, ses 1111.
2. Le und les an si (lat. sie) :
cel 1132, ses 1216.
3. Le (Ms. und Neutr.) und les an ne (lat. non):
Ms. Sing, nel 256, 385, 644, 654, 760, 1479.
Neutr. nel 187, 1117, 1155, 1372, 1449.
Ms. Plur. 7ies 768, 1087. 1090, 1105, 1116, 1138, 1506.
4. Neutr. le und Ms. Plur. les an qiie:
qiiel 827, qiies 348, 873.
4 a. Les an qui:
ques 307, 912, [1199], 1544, 1560.
5. Les an ce (lat. ecce hoc):
ces 191.
6. Les au Je (lat. ego):
jes 1094, 1156.
Nach den — heute allerdings nicht mehr ganz zutreffenden —
Resultaten von Karl Gengnagels Untersuchung „Die Kürzung der Prono-
mina hinter vokalischem Auslaut im Altfranzösischen" (Diss. Halle a. S.
1882), worin er S. 31 schreibt: „Im 13. Jahrhundert beschränkt sich
die Zusammenziehung auf die folgenden sechs Fälle :
Das altfranzösiscbc Eastacliinsleben 493
Nel, Sil, Jel,
nes, sis^ Jes,-^
würde das Verhalten unseres Dichters hinsichtlich der Inklination auf
das 12. Jahrhundert weisen. — Selbstverständlich kommen neben diesen
verschiedeneu inklinierten auch die nicht inklinierten Formen vor.
2. Hiatus und Elision.
Die obligatorische Elision der tonlosen Pronomina me^ te, s(\ le, /a
vor dem Verb (To., 1. c., p. 60) ist durchgeführt. Ebenso bei den Ar-
tikeln le, la und de (ib. ib.), sowie bei ne (lat. non) vor Vokal (ib.
p. 60-1).
Zu der fakultativen Elision von 7ie (lat. nee), ce, que, qui, Je, se
(lat. s/), se (lat. sic\ li (Artikel) (To., ib. p. 60 u. 64) ergibt sich folgendes:
1. ne (lat. »^-c): Hiatus ^H.) 188; 442, 755, 875, 1000, 1324, 1458.
Elision (E.) 540, ISc^O, 1363.
2. ce (lat. ecce hoc):
H.: 162, 163, 1019, 1365, 1496.
E.: 801, 943, 1017, 1168, 1374.
3. qiie (Konj., relat. Adv. und Akkus, des Relativpron.):
H. : 43, 136, 148, u. s. w., im ganzen etwa 35mal.
E.: 99, 167, 188, u. s. w., im ganzen etwa 66mal.
4. Qui (relat. Pron.) meist Hiatus:
H.: 22, 131, 156, 209, 511, im ganzen etwa ISmal.
E.: 795 (To., 1. c, p. 64).
5. je (lat. ego):
H.: 747.
E.: 379, 755, 760, 765, 861, 976, 1037, 1041, 1128, 1313.
6. se (lat. si):
H.: 363, 435, 770, 942, 1054, 1110, 1139, 1199, 1214, 1331.
E.: 474, 912, 952, 1032, 1210, 1508, 1534, 1551, 1552, 1553.
7. se, si (lat. sie):
H. : 29, 641, 726.
E.: 862.
8. //:
a) Nom. Sing. Ms. des Artikels:
H.: 32, 230, 239, 310, 422, 470, 518, 605, 645, 678 (2mal),
787, 826, 829, 837, 840, 865, 10S8, 1261, 1277, 1431, 1535.
E.: Il9(2mal), 311, 835, 1257, 1286, 1289, 1426, 1437, 1479.
b) Nom. PI. Ms. des Artikels:
H.: 533, 734, 1161.
c) Dat. Sing. Pron.:
H : 116, 403, 788, 801, 818, 823, 1234.
E.: vor en (lat. inde) 36 (To., 1. c, p. 63).
494 Andreas C. Ott
Nichtelision von -e vor Vokal am Ende mehrsilbig-er Wörter (To.,
1. c, p. 65 ff.) verlangt die Sprache der Überlieferung in:
1. V. 315: En la forest en repaire a esme.
2. V. 536: Dome anz fu, ainz n'an fu nuls reclains.
3. V. 741 : Consoillieiz moi, sire, en eeste afaire.
4. V. 895: Mowlt ot en aux p/oesse et mesure.
5. V. 1124: Eutre mes braz Tautre outre portal.
Im 1. Fall liegt nach Rydberg „Geschichte des französischen a"
(Leipzig- üpsala 1896—1907) logischer Hiatus vor (1. c. p. 117); im
3. Fall ebenso, wegen der Sinnpause (1. c. p. 95); ferner in Fall 4,
vor et (ib. p. 107). — In Fall 2 ist ein Grund nicht ersichtlich; an
Hervorhebung der Zahl wird man kaum denken können, da douse
anderswo (V. 175, 545, 581, 978, 1005) elidiert. Vielleicht hatte der
Dichter quatorze (cf. V. 981, 1087, 1090, 1105, 1321) gesetzt. — In
Fall 5 liegt Muta cum llquida vor (To., 1. c, p. 65).
Was con und cowe anbetrifft (Vlsing, Tobler-Abhandlungeu, S. 119 ff.,
und Fcerster, Anm. zuV. 16 des Karrenritters), so kommen die Verse 122,
149, 186, 220, 247, 284, 387, 460, 499, 604, 797, 905, 999, lOOa 1035,
1038, 1058, 1193, 1218, 1225, 1357, 1358, 1534 in Betracht. Im Wider-
spruch zu Visings Ansicht (cf. To., Archiv f. d. Stud. d. n. Spr. u. Lit.,
Band 95, p. 200) steht V. 1534, der aber durch Nichtelision von se
leicht in Einklang gebracht werden kann. — Zu Foersters Einteilung
passen V. 797 und 905 nicht. — Im Text habe ich nach Foerster unter-
schieden.
II. Reim.
Folgende drei Ausnahmearten von Reimen kommen vor:
a) Reime eines Vokals mit dem zweiten Elemente eines steigenden
Diphthongs (To., 1. c, p. 149-50):
i'.ui in V. 145 — 8: lit -. trestuit : prit : delit ,
V. 1021—4 : delit : prit : lit : nuit.
b) Reime des zweiten Teils zweier steigenden Diphthonge (To., „Vrai
Aniel'-'% S. XXIV):
Str. 50: quens : buens : siens : biens.
Zu diesen zwei Arten, die besonders normannisch und pikardisch
sind, siehe die Litt.angaben bei Frdw., V. R., S. LXXVIII, § 3, unten.
c) Reime mit Gleichheit des Vokals, aber verschiedenem Konsonanten,
dessen Klangschwäche die Erscheinung erklärt. Zu diesen assonanz-
artigen Reimen cf.To., „Versbau"', p. 132—4; G. Paris, Ambroi8e„L'Estoire
de la guerre sainte" (Paris 1897), p. XVI.
1. V. 185 — 8 decoivre : soivre : croire : boivre.
2. V. 305—8 convie : vie : bapfise : mainie.
3. V. 517 — 20 ensanble : resamble : tendre : menbre.
Das altfranzösisohe Eustachiusleben 495
4. V. 553—6 fame : ensanle : dame : anme.
5. V. G65 — 8 giiise : servise : deguerpisse : ni/'se.
6. V. 1033 — G face : menace : sage : face.
7. V. 1189—92 fanies : laisames : dames : armes.
8. V. 1389—92 ivre : arive : delivre : vivre.
9. V. 1445—8 sacre/ice : servise : guise : justise.
10. V. 1453—6 Eustaces : saches : barnages : .sa^es.
Nr, 5 und 9, 6 und 10 sind pikardische Reime. —
Da bei einer Dichtung in Vierzeilern die ganze Stro])lie die Einheit
bildet, so muss sie wohl auch bei der Frage nach den verschiedenen
Reimarten zugrunde gelegt werden. Kommt aber die eine oder andere
Reimart, wenn auch nicht in der ganzen Strophe, so doch in zwei oder
drei Zeilen vor, so wird sie in dem einen oder andern Fall, je nach
der Reimart, Erwähnung verdienen, da es auf die Dichtungsweise des
betreffenden Dichters etwas Licht wirft.
1. Reicher Reim.
Der bei paarweise reimenden Dichtungen eine so grosse Rolle
spielende reiche Reim ist in andern Dichtungen viel seltener (Freymond,
Z. f. r. Ph. VI, S. 21). So sind denn auch im vorliegenden Text nur
zwei bis drei Strophen mit durchgehendem reichen Reim vorhanden :
Str. 86, 233 (zweifelhaft); 238. Dagegen sind die nicht seltenen Fälle,
wo zwei oder drei Zeilen reich reimen — etwa 125 Fälle — , weil wohl
zufällig, für die Beurteilung von unseres Dichters Kunst ohne Belang.
2. Identischer Reim.
Im allgemeinen meiden es bekanntlich die sorgfältigen altfranzösischen
Dichter, ein Wort mit sich selbst reimen zu lassen, es sei denn, dass
ein gewisser Bedeutungsunlerschied vorliegt. — Keine ganze Strophe
der „Estoire d'Eustachius" bietet diese Erscheinung, was sich daraus
erklärt, dass solches Reimen nicht gesucht, sondern gemieden wurde.
Wohl aber sind viele Fälle zweier Zeilen mit identischem Reim, ohne
Bedeutnngsunterschied, vorhanden, so dass in dieser Hinsicht unser
Dichter recht nachlässig erscheint. Allerdings muss daran erinnert
werden, dass den Kopisten leicht ein Reimwort von einer Zeile in die
andere geraten konnte.
a) Identischer Reim mit verschiedener Bedeutung:
V. 74:5 pas („nicht") : /;as („Schritt").
V. 1117 : 18 pas („nicht") : pas („Überfahrt-).
b) Gleiche Bedeutung:
V. 234:6; 329:31; 258:60; 386:8; 494:6; 529:30; 581:4;
721:2; 753:5; 826 : 8 (zu emendieren); 845:6; 861:3; 887:8; 930:2;
945 : 7; 1097 : llOÖ; 1161 : 4 (emendiert); 1209 : 12; 1237 : 8 (emendiert);
4:96 Andreas C. Ott
1273 : 5; 1304 : 1304b (unecht); 1309 : 12; 1321 : 3; 1326 : 7 (emendiert);
1373 : 5 (emendiert); 1418 : 9;' 1497 : 1500.
3. Homonymer Reim (To., 1. c., p. 154s8.).
V. 277 : 8 : voiz {vocem) : voiz {vides).
V. 679:80: face (faciaf) -.face (faciem).
V. 998 : 1000: voie {viam) : voie {videat).
V. 1033 : 36: face (faciem) : face (faciat).
V. 1309:10: respondre {respondere) : respondre [reponere).
V, 1402:4: face {faciat) -.face (faciem).
V. 1434 : 6: face (faciem) : face (faciat).
Ferner einige Keime von gleichen Stämmen, aber andern Formen
(To., 1. c, p. 158-9): V. 227:8; 1357:60; 1470:71; 1501:4.
4. Reim von Simplex und Kompositum (To., 1. c, p. 161).
V. 434 : 5 : faire : afaire.
V. 543 . 4: mis : malmis.
V. 549 : 50: novelle : renovelle.
V. 565 : 8 : sevrS : desevre.
V. 633 : 6 : qiierre : conquerre.
V. 801 : 3: fait : mesfaif.
V. 1037 : 40: venue : descovenue.
V. 1297 : 8 : honor : deshonor.
V. 1405:7: conf ort : fort.
V. 1483 : 4: batre : conbatre.
Ferner einige Reime von zwei, drei und vier Komposita: V. 335:6;
361 : 2 : 4; 561-4; 619 : 20; 741 : 4; 1310 : 11.
Y. Die Sprache des Dichters.
A. Lautlehre.
ü) Vokalismus.
§ 1. Betontes freies lateinisches a ist nicht, wie üblich, zu e ge-
worden, sondern als a erhalten in dem Einsilbner al {*aliim)\ vasalial
267 : 8. -
Lateinisches -alem, -ale erscheint als -el und reimt mit -el aus lat.
-ellum] chastel : sei : hostet : autretel 81—4. —
Ai für a kommt nicht vor. —
Lat. -all + s reimt mit lat. und germ. -ell^rS] iniax : biax : cheviax :
damoisiax 249 — 52.
§ 2. Nach Palatalen ergibt freies lat. a ie\
recovrier : travaillier : pescJüer : trebuschier 13 — 16;
ferner Str. 5, 25, 28, 35, 121 u. s. w.
-iee erscheint durchweg als -ie]
Das altfranzösische Eustachiusleben 497
convie : vie : baptise : uta/itie 305 — 8;
conpaignie : mie : covoitie : folie 1U09— 12.
lue : esmarrie : baptisie : vergoyidie 1057 — GO.
Die Lit.aug. zu diesem Wandel, der sich von der Norinandie Über
den ganzen Norden und Osten erstreckt, macht Frdw., V. K., 8. XXXIV, § ^.
§ 3. -ai im Wortauslaut reimt mit sicli selbst:
cotimandai : laisai : sai : donai 573 — 6;
ferner V. 949—52.
Es reimt mit e aus lat. a in Stroi)he 281;
gu^ : trove : albe : portai.
Ai + Kons, reimt mit e + Kons, in
forez : regrez :paiz : pcda/'s 93 — 96,
terre : repaire : regiierre : conquerre 617 — 20, uud
estre : maisfre : desfre : pestre V. 685 - 8.
Fee., gr. Cliges, S. LIX, /?, erwäbut paiz als eine der wenigen
Ausnahmen bei Christian, wo a/ + Kons. = e.
Ai 4- 2 Kons, reimt mit e in Str. G5 : forest : lait : ahest : hdt.
§ 4. Lat. -anum reimt nur mit sich selbst;
vilains : mains ; t;ams : reclains 317—20.
Ferner Str. 134, 297, 347.
§ 5. Lat. an + Kons, und en -j- Kons, werden geschieden :
1. auf: Str. 9, 32, 66, 111, 129, 226, 232, 236, 291, 332, 383.
2. anz: Str. 44, 62, 93, 106, 127, 137, 182, 252, 272.
3. ent: Str. 16, 82, 214, 308, 323, 327, 333, 354, 385, 390.
4. efiz: Str. 123, 208.
5. ente: Str. 124, 146, 207.
Diese strenge Scheidung vor -aut und -ent tritt deutlich hervor
durch die Folge zweier Strophen (332 und 333), von denen die erstere
auf -ant, die letztere auf -enf reimt. In der ganzen Dichtung findet sich
kein Fall von zwei aufeinanderfolgenden Strophen mit gleichem Keim,
ausser, scheinbar, Strophe 31 und 32, wo es sich eben fragt, ob man
es mit Fragmenten früherer Strophen oder, was wahrscheinlicher ist,
mit überzähligen Versen zu tun hat, die wohl nicht dem Dichter ge-
hören. Die Tatsache, dass sonst in dieser Dichtung keine Keimwieder-
holung vorkommt, dürfte wohl zugunsten von letzterem sprechen. Siehe
auch Anm. V. 124 a und 126 a und b.
Bei den Wörtern auf a»/f/V/ und -entia tritt bekanntlich häufig i'ber-
gang von der zweiten zur ersten Klasse ein (Paul Meyer, ,.Memoire8 de
la Soci^te de Linguistique de Paris", I, Paris 1868, S. 247):
abondance : austinence : continence : apercevance Str. 34.
vengance : sorcuidance : menbrance : puissance Str. 190.
pesanse : lause : cnfance : cognoissance Str. 225.
Romanische Forschungen .\XXII. 32
498 Andreas C. Ott
conoissance : enfance : as^tinence Str. 306.
pesance : lance : dotance : peneance Str. 349.
Die Wörter austinence, continence, apercevance, puissance^ cognoissance,
peneance reimen also auf a.
Vaülent, das Paul Meyer, 1. c, p. 249, weon mit -en gebunden,
als Vermischung beider Ausgänge deutet, reimt V. 832 auf en und
V. 871 auf an. Vaillent ist schon in anderen Texten, die sonst streng
■ant und -ent schieden, im Reim mit -ent festgestellt worden: siehe
Frdw., V. R., S. LII— III. Meines Erachtens gehört vaillent unter die
indifferenten Wörter, indem darin das Resultat von lat. valenfem, unter
Beeinflussung durch die Verbalformen mit Jodelement, neben der Neu-
bildung vaill + ant sich erhalten haben würde. Warum sollte sonst
dieses eine Wort sich „zufällig' bei verschiedenen Dichtern als einzige
Ausnahme finden?
lerne : dame 553 : 5, und 1189 : 91, findet sich ausser dem Zentral-
französischen weit verbreitet, so auch im Pikardischen.
Strophe 89; regne : destraf gne : compaigne : defaigyie, zeigt, dass
'üigrie und -eigne auf« reimen, also e (e) „durch den Eiiifluss des Nasals
in a" verwandelt wurde. Foe., gr. Cliges, S. LXl, 14, unten. Solche
Reime sind auch dem Pikardischen nicht fremd: cf. Appel, ,,Gui von
Cambiai, Baluham und Josaphas" (Halle a/S. 1907), p. LXI.
§ 6. Lat. betontes e in freier Stellung und vor Nasal ergibt ie;
biens : chresfiens : paiens : chiens Str. 23. aaisie : lie : chacie : pie Str. 25.
Ferner V. 159:60; 360, 430, 483, 498, 670:1; 689; 1066; 1198; 1516.
Lat. e -\- i ergibt /; lit : trestuit : ]}>'ii '■ delit Str. 37.
pire : lire : enpire : [lire] Str. 177; delit : pr/7 : lit : nuit Str. 256.
Diese Erscheinung ist dem Osten und Westen des altfranzösischen
Sprachgebietes fremd (Suchiers Karte XII in Gröbers Grundriss I).
Deum reimt mit e aus lat. a:
1. De: V. 1112, 1422.
2. Damede: V. 9, 210, 567, 1542.
§ 7. Freies lat. betontes e und 1 erscheint als oi und reimt meist
mit sich selbst, einmal mit o -\- i:
1. reimt mit sich selbst; moii loi\foi: quoi Str. 1.
Ferner Str. 47, 76, 81, 88, 202, 331, 360.
2. reimt mit q -\- i\ voiz (vöcem) : voiz : quoiz : croiz {crucem) Str. 70.
Der Wandel von ei zu oi ist der Normandie fremd (Suchiers
Karte X in Gröbers Grundriss Ij.
Hinter palatalisiertem Konsonanten wird freies lat. betontes e und
t zu «•; merci V. 294. — Ferner V. 541, 701, 746, 857, 859, 985, 1020,
1089, 1409.
L)a8 altfianzösische Eustacliiusleben 499
§ vS. Lat. -IvHS ergibt is, nicht ins, wie oft im Pikardiseheu (Su..
Aue.*, S. 78); chaitis : mendis : entrepris : aquis Str. 2U. — Ferner V. 702,
704, 799, 1127, 1274, 1410, 1452, 1476.
§ 9. Lat. betontes o vor einfachem Nasal ergibt iie\
quens : biiens : siens : b/eas Str. 50. — Die })ikardi8che Form oi (z. B.
boin) kommt nicht vor.
Lat. betontes freies o + / ergibt iii-, delit : prit : lit : nuit Str. 256.
oi reinit nur mit sich selbst: bois : chois : estois : vois Str. 95.
§ 10. Lat. betontes freies ö und ü ergibt o;
estros : sous : plorous : Ions Str. 118.
escoKS : lous : nos : dous Str. 234.
Vor r ist o wohl erhalten ; empereor : seignor : motor : vavasor Str. 15.
— Ferner Str. 17, 71, 100, 160, 191, 230, 239, 311, 325, 335, .346, 358,
Wie\Yohl in allen diesen Strophen mit o -\- r kein gedecktes ö
vorkommt, dürften «mor (V. 67, 283, 762, 955, 1383) und coM^or V. 1384
für 0 sprechen, abgesehen davon, dass r in Texten, die sonst g in eu
wandeln, o-erhaltend wirkt. Cf. Foe., gr. Cliges, p. LVII, § 10, aß.
b) Konsonantismus.
§ 11. Liquide. Den pikardischen Schwund von / vor Kon;^. finden
wir in Str. 276; tost : od : vout : tot (lat. tollit). — R aus l dürfen wir
vielleicht nicht für den Dichter in Anspruch nehmen in e;<scr;<i;T V. 554 ;
fame : em^anbre : dcune : arme Str. 139, wohl aber in V. 517 und 518;
ensatible : resamble : teiidre : menbre Str. 130.
Im Auslaut wird mouilliertes l^\\l\ cortil : geniil: essil:ßl Str 287.
§ 12. Nasale. Lat. m im Auslaut wird zu n :
non : raison : tralson : confanon Str. 12.
baron : guiardon : pnss'ion : non Str. 330.
Ebenso vor Flexionss; cilains : mains : vains : reclains Str. 80;
vilains : mains : pains : reclains Str. 134; fains : mains : pains : vains
Str. 347.
Ad paisan ist, wie öfters in pikardischen Texten, ein t angetreten
in V. 514. —
Die Hilfslaute (/ und b zwischen gewissen Kousouantengrupi)en
(m — l, m—r, n — r) fehlen im Pikardischen. Dem Urtext dürften sie wohl
angehören in Str. 130:
ensanble : resamble : tendre : menbre, nicht aber in Str. 139: fame :
ensanbre : dame : arme.
§ 13. Dentale. Isoliertes lat. i und isoliertes t aus lat. d ist ge-
fallen in Str. 74, 255, 277, 278, 386; nach" pikardischer Art erhalten
ist es in Str. 140; petit : guerpit : vit : salsit, wo petit und vit für die
Reimwörler t sichern, ferner in V. 459. — Lat. servitium kommt nur in
der älteren Form servise vor, nicht in der jUngern, meist pikardischen
32*
500 Andreas C. Ott
Gestalt Service Foe., gr. Cliges, S. LVU, oben): V. 208, 529, 530, 666, 752,
817, 1196, 1272, 1446. — Cf. indessen § 14, Ende. —
Die Reimwörter der Strophen 259 und 364 dürften vielleicht fin-
den Dichter gelautet haben:
fache: menache : sache : fache und Eustaches ^) : saches : bamachesisaches.
Zu barnaches verweise ich auf Aue,*, S. 78; wo Suchier für sauvaces die
Frage aufwirft, ob man es mit dem Übergang von (j zu ch im modernen
Pikardischeu zusammenbringen darf.
Dass die stimmlose Form für das Suffix -aticum anderswo im Alt-
französischen belegt ist, erwähnt Suchier, 1. c, ebenso Foerster, Cliges^
p. LXXIX, unten. — Indessen wäre auch der Zwitterreim nicht un-
möglich und brauchte nicht unbedingt pikardisch zu sein. Cf. Ebeling,
Auberee, p. 160, Nr. 5. — Die ersterwähnte Strophe bietet uns einen
Fall von ci + Voc. > pikardischem ich. Da in den vielen andern Keim-
wörtern unserer Dichtung, wo das Pikardische ich hätte, kein Fall vor-
handen ist, der die franzischen Reime ausschliesst, ist ein Urteil, was
der Dichter gebrauchte, unmöglich. —
§ 14. Gegenüber den sehr zahlreichen Reimen auf z (Str. 5, 44,
45, 62, 69, 70, 93, 94, 106, 108, 121, 123, 127, 137, 143, 145, 149, 168,
179, 182, 192, 206, 208, 223, 252, 254, 267, 272, 294, 309, 316, 355,
367, 374, 377, 378, 381, 384) findet sich der Reim von -s : -z nur in
drei Strophen:
forez : regrez : paiz : palais Str. 24 ;
pris : guerpiz : mis : vis Str. 363;
2)ris : Esper iz : amis : vis Str. 369, wo indessen durch Umstellung
man leicht ein Wort auf s (mis) in den Reim bringen kann.
Doch brauchen diese Reime von -s : -z für einen Text, der nicht
mehr dem 12. Jahrhundert angehört, kein dialektischer (pikardischer)
Zug zu sein.
S vor folgendem stimmlosen Konsonanten ist verstummt in asist :
remist : perit : prist Str. 115; tost : ost : vout : tot Str. 276. Auch Str. 65
forest : lait : abest : lait beweist dies, da von laier neben laissier m. W.
keine Konjunktivformen vorkommen. —
Stimmhaftes und stimmloses s reimen nach pikardischer Art zu-
sammen in Str. 167; guise : servise : deguerpisse : mise.
^) Wiewohl die richtigere Form dieses Namens Eustathius, frz. Eustace,
ist (A.A. S.S. Sept. VI, p. 106, §1; G.Paris, „La litt. fr. au m. ä. ''^ p. 234),
gebrauche ich doch Eustachius, da diese Form die übliche und ausserdem die
von unserem Dichter sowohl im Latein (V. 309, 1570) wie im Altfranzösischen
(V. 1453) verwendete ist.
Das altfrauzösische Eustachiusleben 5Ui
B. Formenlehre.
a) NouiiDalflexiou.
Der Dichter ist iu der Beobachtung der Dekliiiationsregeln sehr streng.
§ 15. Substantiva. a) Mänuliche. Frere kommt ohne Nomin. -s im
Reim vor in V. 347. Ebenso pere 879, 1217; sire 155, 381, 102(3, 1497,
als Voc. 1500; messire 113, Emperere 193, 1426; Akkus, empereor 761,
1241, 1429. Que7is (comes) 197, Nom. Plur. contor 1384. — Der jüngere
Nomin, barons steht im Innern von V. 641, neben bers 696 und 809.
b) Weibliehe. Auch die Feminina Nom. Sing, cruaufez 178, clartez
273, volontez 373, povretez 570, vertez 1467 weisen ohne Ausnahme das
ursprüngliche s auf), — Ebenso fain^ 1385, moillers 357 und 1253.
Dagegen Nom. Sing, mere 877, 1218, 1428, wohl wegen seines häufigen
Vokativs. Cf. Foerster, gr. Clig^s, p. LXXV, y, s. v. suer.
§ 16. Adjektiva und Partizi])ia. a) Männliche. Moire imaior) 1135.
Nom. Plur. me)ior 59. Nom. Sing, povres (im Innern vor et) 371.
b) Weibliche. Die lat. xVdjektiva mit einer Endung für Mask. und
Fem. sind noch eingeschlechtig und haben das ursprüngliche -s; (fucranz :
avenanz 1006—7. — Im Innern: loial QQ] c/enf/l (124a); graut 149, 648,
920, 1283, 1345; tel 207; itel 1294; quel 528, 617; quex 619. — Die
neutrale Form bieten die Reime aperceu : vertu 143 : 4 und gue : trovS
511 : 2.
§ 17. Pronomina, aj Personalia. i/o/, nicht mi^ gesichert durch die
Reime, in Str. 1: moi\loi\foi:quoi\ ferner V. 324, 349, 1322 Toi, be-
tonter Akk., Str. 81; toi: otroi : loi : moi; ferner V. 352. Sei iuStr. 76;
secroi : soi : loi : foi.
h) Possessiva. Die verkürzte Form no des Nordostens braucht der
Dichter in Vers 530: Et no talaut, no conmant, no servise. Daneben
findet sich nostre, Akk. Si. F. V. 1009.
c) Indefinita. Lit : trestiiit Nom. Ms. PI. 145 : 6.
b) Verbalflexion.
§ 18. Präsens. Die 1. Person Sing. Ind. hat in der ersten Kon-
jugation kein e; toi : otroi : loi : moi Str. 81. Im Innern: pri (vor
Kons.) 504; giieain 604 (Zäsur); lais146 (vor Kons.); 757 (Zäsur); port
1320 (vor Kons.). — In den anderen Konjugationen hat sie kein s;
loi : moi : foi : doi Str. 331 ; soi : loi : doi : 7Hoi Str. 360. —
Mit einer einzigen Ausnahme {aporfe V. 5) hat die 3. P. Sing.
Konj. Präs. der 1. Konjug. kein -e: 1. \m 'Re\m] forest : lait : abest : lait
S<r. 65; ferner V. 451, 1326, 1548, 1550.
2. Im Versinnern; gart V. 148; aut 178; doitit 207; 1108 (vor Vok.);
paust 488; consoit 736 (Zäsur); envoit 859; parolt 1327; ost 1356 (vor
1) Cf. Foerster, gr. Cliges, p. LXXV, y. — Dagegen Sucbier, Gr. Gruud-
riss P, p. 787—8.
502 Andreas C. Ott
Vok.); corost 1497; doini 1553, 1558; maint 1564 (vor Vok.); otroit 1570
(Zäsur). — Nach Osten weist ramenoit 1556 (Inn.), 3. Pers. Sing. Konj.
Präs. (M.-L. Gr. rom. Spr. ü, § 147, S. 188—9).
Von rover lautet sie ruit ; niiit : ruit 1049 : 50; von doner (neben
dem bereits erwähnten doint 207) donge\ longe : donge 4'd9 : 40. — Un-
entschieden bleibt, ob in Str. 219 (refaigne: apartine -.mantine : revigne)
man für den Dichter pikardisches retigne u. s. w. ansetzen muss. — Der
Reim bois : chois : estois : vois Str. 95 sichert für die Verben ester und
aller die 1. Pers. Sing. Ind. Präs. estois und vois. — Die 3. Pers. Sing.
Ind Präs. von aller lautet vait; vait : hrait 465 : 6. — Der Pieim
conmandemant : jugemant : atant : rant Str. 82 sichert diese Verbalformen;
also nicht pikardische c-Formen. — Von der 1. Pers. Plur. kommt keine
Form im Reim vor. Zum Versinnern siehe S.514, § 19. —
§ 19. Futurum und Konditionalis. Neben enmenerai 861 (Inn.) die
sehr verbreiteten enmenroie : voie 997:8; donroie 1336 (Inn.). — Con-
santirez : blamer'iez 1013 : 16. — Einzig averez 841 (Inn.) zeigt das pikar-
dische eingeschobene e. Diese Form ist aber wohl einem Schreiber
zuzuweisen, da der Sinn kein Futur, sondern ^,avez ja'-'' verlangt.
§ 20. Portot : pooit : ot : aloit Str. 301. Wegen des für den Dichter
anzusetzenden poot wird es sich nicht um die auch ausserhalb der
Normandie vorkommende Form -ot aus out handeln (Ebel., Aub., S. 134,
unten), sondern um -ot aus -oit, Form, die sich sowohl im Norden wie
im Osten findet (Ebel, I.e., p. 134). — Ob diese Bildung auch anderswo,
z. B. Str. 54, 233, 303, sowie im Innern des Verses für den Dichter
anzusetzen ist, lässt sich nicht entscheiden. Dem nordfranzösischen
Kopisten ist -ot nicht geläufig: er schreibt 1202 pooit und 1204 aloit.
§ 21. Beim Imperf Konj. sind die endung.-betonteu Formen en-
menesant : atant : [cogHoissant]:faucissant Str. 236 zu erwähnen. Diese
Erscheinung, im Pikardischen selten, ist am häufigsten im Osten (M.-L.,
Frz. Gr., § 288). Christian kennt sie im Erec 1449 als dialektischen Zug
§ 22. Infinitiv. Neben ursprünglichem targer : arainer 1083 : 4
findet sich das jüngere areisoner : parier 973 : 4.
§ 23. ÄraisonS : temjJtS 1423 : 4. — Zur Reduktion von -iee zu -ie
im Part. Perf. siehe Lautlehre, § 2 S. 496-7.
C. Ort und Zeit der Entstehung.
Stellen wir die Hauptresultate der sprachlichen Untersuchung zu-
sammen, so können wir, mit dem Vorbehalt, der bei einer kleineren,
bloss in einer Handschrift erhalteneu, einzelnen, einem unbekannten
Verfasser angehörenden Dichtung zu machen ist (Ebel., Aub., p. 159),
etwa folgendes sagen:
1. Trennung von an + Kons, und en -f Kons, gehört der Pikardie,
mit Ausschluss des Beauvaisis, an.
Das altfranzösiache Eustachiusleben 50H
2. -iee > ie erstreckt sich von der Normandie über den ganzen
Norden und Osten.
3. -ai : e ist nicht pikardisoh (Su., Aue.*, S. 69 — 70), dagegen z. B.,
ausser dem Franzischeu, der Charapngne bekannt.
4. Wegen e + / > / scheidet der Oi^tcn wie der Westen aus. /,
nicht ei, findet sich in der östlichen Normandie, in der Pikardie, Isle-
de- France, Cliampague und in den südlichen Mundarten (Suchiers,
Karle XII in Gröbers Grundriss I).
5. Ol : ei (aus lat, ö und ii + i und lat. e + /) schliesst das Nor-
mannische aus (Karte X, 1. c), ist aber pikardisch.
6. Der Ausfall von / vor Kons, ist pikardisch.
7. Erhaltenes isoliertes t ist pikardisch.
8. In face : menace : sage '.face Str. 259 und in Eusfaces : saches :
barNages:sagesStr.;\Q4: wird man vielleicht Pikardismen erblicken müssen.
9. -ot im Imperf. aller Konjugationen findet sich im Norden wie im
Osten.
10. Die endungsbetonten Formen der 3. Pers. Plur. Imperf. Konj.
sind im Pikardischen selten, weisen nach dem Osten und finden sich
auch anfangs bei Christian als östliches Champenois.
Aus dem allem werden wir wohl für den Dichter pikardische Her-
kunft, aber nach der champagnischen Grenze hin, annehmen dürfen
(Karten IX, X, XII in Gröbers Grundriss I).
Wie es meist der Fall ist, haben wir es mit einer Mischsprache
zu tun: es fehlen viele pikardische Charakteristika, au deren Stelle
franzisch-chiimpaguische Formen treten.
Zeitlich dürfte die Dichtung in das Ende des 12. oder in die ersten
Jahre des 13. Jahrhundert gehören, da die Versturaniung von s vor
stimmlosen Konsonanten es verbietet weiter zurückzugehen. Jünger
dürfte die „Estoire d'Eustachius" nicht sein, weil
1. Das alte Deklinationssystem durchweg erhalten ist.
2. Die 1. Person Sing. Ind. Präs. der ersten schwachen Konjugation
ohne Ausnahme kein analogisches -e hat.
3. Die 3. Pers. Sing. Konj. Präs. der ersten schwachen Konjugation,
mit einer Ausnahme, nur Formen ohne -e aufweist.
4 Das vortonige e im Hiatus allgemein erhalten ist.
VI. Die Sprache der ÜberHeferung.
A.
Wie bereits erwähnt, ist das Eustachiusleben der Pariser Hs. B. N.
fr. 1374 in seiner überlieferten Form von einem Südfranzosen geschrieben
(cf. p.482, oben). Im allgemeinen begnügt er sich abzuschreiben, und zwar
bisweilen sinnlos, weil er nicht versteht. Indessen hat er doch öfter
504 Andreas C. Ott
eiozelne Laute^ Formen; ja ganze Wörter seiner Muttersprache durch-
sehlüpfen lassen.
Bevor wir uns der Sprache des uordfranzösisehen Schreibers, dessen
Text ihm vorgelegen hat, zuwenden, mag kurz das, was wohl dem Süd-
franzosen an der Überlieferung eignet, hier erwähnt sein.
I. Einzelne Laute ^).
a) Vokale.
1. A.
a) Auslautendes hit. a ist als a erhalten:
una 271, 273; parora oia 653; norritura 894; armeura 896; barha
1314; terra 1531.
ß) Lat. a im Wortinnern ist als a erhalten:
crestiane 304; emperaor 651, 761, 817, 820, 822, 850, 918, 947:
chanuz 596, chanue 673; natural 893; ancian 907; ostal 929; aäe (lat.
habutam) 1296; parent (3. P. PI. Ind. Pr. v. paroir) 1316.
b) Konsonanten.
fuguent (lat. fugiunt) 229.
II. Provenzailsche Formen und Wörter.
Per (statt por): bl, 58, 59, 780a, 918 u. s. w.
Per (statt par): 72, 84, 212, 228, 587, 633, 934 u. s. w.
Negune 67, 826, negunm4:-, nims 20, 246, 536, 794, 874, 1050; los
(Pron.) 168; segu (lat. secutim) 253, 257; segra 507; vilans 533; guat
(frz. gue) 566; sas (lat. swas) 588; quine (Pron. Interr.) 617; solats 668;
dotities idominas) 1191; segre (= prov. segrai) 1308; sanz (lat. sanctos)
1539; Eufachl 1570; gloiri 1572.
Für verschiedene Erscheinungen bleibt es ungewiss, ob man sie
dem Süd- oder dem nordfranzösischen Kopisten zuschreiben muss:
1. Fehlen von finalem n.
2. Art, die Mouillierung anzugeben.
3. Nichtdiphthongieren von freiem betontem lat. e > ie.
4. „ „ „ „ „ V b>ue.
5. Fall von finalem s in der 1. Person Plur. Präs. der Verba.
6. „ „ „ t „ „ o. „ „ „ },
In diesen zweifelhaften Fällen habe ich, dem konservativen Prinzip
in der Behandlung der Hs. entsprechend, meist keine Änderung vor-
genommen.
1) Mehrere dieser Beispiele köunten ebensogut auch uuter II eiugereiht
werden und umgekehrt.
Das alttVaiizösisuhe Eustaohiuslebcn 505
Im folgenden stelle ich die wohl dem letzten nordfranzösischen
Schreiber gehörenden charakteristischen Züge in ihrer Hauptsache zu-
sammen.
B Lautlehre.
a) Vokalism us.
1. Betonte Vokale.
§ 1. A.
Pikardisches le flir la findet sich nur V. 1031.
Das Suffix -ahilis erscheint nur in der gelehrten Form ahle: semblable :
resplandisable 129:130: perduroble IDl; durable 348.
Das Suffix -alis ergibt sowohl -aus wie -eus:
z. B. ntortax 340; loiauz 1329.
Quex 373; tex 1458, 1471. -
Während das Suffix -aticum sonst -age ergeben hat (z. B. Str. 10,
196, 227, 261, 288, 310, 317) steht V. 924 vereinzelt da mit /«er3er(7(?.9e =
herber gaige, also mit paraf^itischem /. Indessen dürfte dieser vereinzelte
Fall wohl eher als Schreibfehler (wegen der vorhergehenden e) an-
zusehen sein.
Vor ii nimmt a ein / an in montaigne 561, Espaigne 631. — Malede
(= malaide statt malade) 78, 1553. Im Konj. Irap. laissaissent 154. —
Mundartliches (pikard. ) r/ für a/ findet sieh in mas {magis) 17; segra
(für slvrai) 507; trova 526; orra 769; f>orta 1095: fates 1153. —
Altfranzösisches -iee aus lat. i-\-ata kommt regelmässig, im Keim
und im Versinnern, als -ie vor: enmaiie 951, covoifie 1011; [enbracie) :
liie : haptisie : vergondie 1056 : 7, 1059 : 60; mainie 308, 1246, 1532.
Bei den Verben auf -ier und sonst bei ie aus a + Pal. ist schon
oft ie zu e reduziert: z. B. V. 13—16, 17—20, 75, 112, 137—40, 183,
374 u. 8. w.
Freies a vor Nasal ergibt ai, das bereits mit ei zusammengefallen
ist, was Schreibungen wie z.B. piain (lat. pleni) 144, mainent 344, 351;
maine 952, p>l(tins 1287, 1485, beweisen.
Ä-\- n -\- Kons, und e -f n -j- Kons, werden nicht geschieden: z. 1>.
dampnemanz 13, resplandisable 130, menger 137, essample 1.08, sovanf
165, duremant 192, espoantez 276, revandras 287, defant 368 u. s. w.
Während a -+- e im Pikardischen meist über die Mitte des 13. Jahr-
hunderts als Diphthong erhalten ist (Aue.', S. 69—70). ist es in unserer
Hs. bereits zu e übergegangen; z. B. abest (3. P. Sing. Konj. Pr. von
abaissier) 259; pestre {pascere) 688; e (= ai=habeo) 1122.
§ 2. E.
a) Lat. e.
Fälle von pik.-wallonischem ie aus gedecktem e sind äusserst selten :
iest 649; /es^es 1007; /^o 1359. — Nichtdiphthongierung von freiem be-
HUB Andreas C. Ott
tODtem lat. ^ ist häufig; z.B. 119, 124a, 211, 320, 654, 979, 1055, 1066,
1126, 1196, 1198, 1327, 1352.
1 für ie^ ein pikardisclier Zug-, der besonders vor n vorkommt (Foe.,
Chev, as .II. esp., S. XXXVII), findet sich in den Formen: tint 281;
maintin 499; apartine : mantigne : revigne 874—6; coniinent 887; tinent
917; min 1102; v/gnent 1325, 1555. Daneben z. B. revaine 877; con-
tient 889. —
Das Suffix -ellus ergibt meist -iaus, einmal -eaiis:
1. -iaus:biax 333, 625, 854, 1523, 1533; toriax 1481, toriaux \4Q?,.
— Biauti 130, 1000, 1001.
2. -eaus : beaux 1153.
-celhis > ciaus und -ceaus:
1. donsimiz 224, donsiaiix 1153; Jovenciax 945.
2. oiseanz 92.
il/g/ms > mzöws: 36, 484, 986, 1017, 1019, m/aws 380.
Melior + s > miaudres 696.
Vexlus pro vetulus ergibt t?/rt»s und f/ß?/s:
1. «;/aMs; 715, 723, 725.
2. m>ws: viex 596.
£' + i ergibt /: /?Y 145, 735, 1023; delü 148; esliz 380; pr/se 437;
J9nel034; jr)/s 1362; 7;i/-?>>?^ 1557. — Ferner analog, isoit 122, ?ss/r 405,
m/ (rxii) 755. Cf. Karte XII in Gröbers Grundriss I.
b) Lat. € und ^.
Betontes freies lat. e und ^ ergeben oi: z. B. wo^ 1; foi 3; descroire
18 u. s. w.
Die östliche, speziell burgundische Entwicklung e (i) + w > oiu
findet sich in mehreren Fällen: z. B. poignes (lat. poenas) 546, 728;
amo/'ne 1274; pomes 1468. Ferner poindre (lat. phigere) 900, 901, 909.
Daneben z. B. p/am 144; maine 952; paines 1100.
Ebenso findet sich burgundisches -o<7 < ^//:
csvoille 169, 1256; mevvoille 459, 1260, 1365; cowsozY (3. P. Sing.
Konj. Präs.) 736, 742; c'o>2so/^ 1018, 1399. — Ferner veoiller 734; con-
soillieiz 741. — Daneben merveille 518.
/ -f ^ + Kons, ergibt bald aus resp. auz, bald ews resp. euz: z. B.
1. aws resp. auz (resp. a?/a;): 16, 19, 895, 1147, 1149, 1195, 1330,
1428, 1432, 1484, 1490, 1491.
2. eus resp. euz: 26, 147, 156, 166, 185, 679, 767, 927, 938, 1543.
Consilium + s ergibt consauz 1449, comeux 1456.
Solicidiim + s ergibt 50^aa;259. — Consauz und solaus weisen nach
Biirgund. Cf. Metzke, Herrigs Archiv LXV, 80.
Zu soent = soient 858, drot = droit 918, wo o statt o/, weil nach
pikardischer Art der erste Teil des Diphthongs Überwiegt, cf. Foerster,
Chev. as. II. esp., p. XXXIX, unten.
Das altfr;inzÖ8ieiehe Kuslacliiueloheii C^O?
§ 3. Lat. 7.
Lateiuisches -tvus ergibt -is, nicht, wie oft im IMkardischeu, -iits
oder -ieus: z. B. chaiti!< 77, 702, 1127, 1274; bailliz 704; poesteis 791);
vis 1410, 1452, 147G.
§ 4. 0.
a) Lat. 0.
Betontes freies Ö ergibt im allgemeinen ue: z. B, euer 207, 330,
382, 441, 994, 1028, 1099, 1279, 1402; c«ers 480, 572, 1086, llOO, 1142.
Zu eu vorgescliritten ist ue nur in treuce 440, menrent 888 und
geuent 932, da in den Formen des Verbums voloir:
veuz i;-180, 1509; veut 2bß, 427, 1212, 1310, i<eu zu eu reduziert ist
(cf. Su., Afrz. Gr.S § G6a). — Zu viiez (288, 335, 379) und vuet (388,
407-8, 821, 852, 9C2, 1029, 1031, 12G0, 1479) cf. Sucbier, I. c., p. 100
und M.-L., Frz. Gr. § 305.
0 vor lat. m bleibt o, während es; vor n diphthongiert:
1. hotn „Mann, Mensch", 116, 156, 209, 800, 912,
om „man", 240, 1406, 1552; prodom 29, prodoins 334.
2. que)is (lat. comes) 197.
Zu puent 1380 (3. Pers. PI. Ind. Pr. v. pooir) cf. Foe., Chev. as .11.
esp. p. XLI und Frdw., V. R. ]>. XXXVI, § 12. —
Ecce hoc erscheint als ice 243, 349, 486, 543, 685, 1103; als <;o 4,
175; als ce 12, 57, 58, 59, 259, 340, 352, 1017, 1019, 1365.
Ego ergibt ieii 744, sonst >: z.B. 576, 604, 744, 747, 748, 749, 755,
760, 977 u. s. w. —
Lat. 0 + i ergibt ui: z. B. nuit (nocfein) 391, 400, 510, 512, 538,
789, 1024; anu/f 729; puis (postius) 481, 984, 1008; piiis [*potco) 112,
845; nu/re 802; pui {podium) 834. Enoie 417, 1367 erklärt sich wohl
aus den endungsbetonten Formen (8uchicr, I. c, § 26 b). —
Lat. Ö + / + Kons, ergibt, mit ])ikardischem Wegfall von /, duez
550. —
Focum ergibt franzisches /eu 1039, 1530.
Locum ergibt franzisches leii 1315; Akk. Plur. leus 1510, und
pikardisches Uu 684.
Boscum ergibt nur bois, nicht pikardisches bos\ 96, 110, 221, 254,
377, 509.
Lat. 6 + ^4- Kons, ergibt:
1. pikardisch-champagnisches -iaus (Ebel., Aub., S. 152, 4; S. 160,
Mitte): tax (oculos) 441, 471, 475, 1028; iauz (id.) 382, 1098; diax
{doliu-\-s) 1048.
2, zentralfranzösisches -lern-.
ieuz {pculos) 1404. —
508 Andreas C. Ott
b) Lat ö und ü.
Betontes freies lat. ö und ü ergibt bald o, bald ou: z. B.
1. dos 40; orgoUlos 62; sol a sol 145; plore 441; vos 622; sol 835;
«OS 935; merveillos 1113. — Das Suffix -orew ergibt -or: z.B.empereor:
seignor : minor : vavasor Str. 15; seignor : paor : amor : losengeor Str. 17,
u. s. w.
2. coregons 471, so^<s (sohis) 470, plorous 471, /o?<s {lupus u. lupos)
472, 934, c^oMS 936.
§ 5. Au.
Fauciim ergibt /jo^^ 525, i^o/ 126 b, /)o 268, 798, 799, 1495. Wie
das durch Verwechslung mit pooir durch ^we^ wiedergegebene paucum
V. 1021 anzusetzen ist, lässt sich nicht entscheiden.
2. Zu den unbetonten Vokalen.
§ 6. Hiatus-^ ist getilgt in henoit (Var.) 1069. Cf. „Evang. de
Nie." (S. A. T. Fr., Paris 1885), p. XXIII, Anm. 2 zu p. XXÜ; Ebel.,
Aub., Anm. V. 516. — Gaaignier 486 zählt für zwei Silben. —
Vortoniges lat. Ö und it ist zu e abgeschwächt in volantiers 221;
corecous 471; atwr (lat. honorem) 762, 919; seror 954.
In den vortonigen Diphthongen «/, au fällt gelegentlich der zweite
Bestandteil (pikardisch): 1. /«so/^ 89, lassiez 160, rasen 912, ansi 1135.
— 2. chevacha 225, natonier 402, 410, 418.
^2< für a, das besonders dem Anglonormaunischen eignet, findet
sich in austinence 134.
In «?, ei, oi findet gelegentlieh vor palatalen Konsonanten und
stimmlosem s (Frdw., V. K., S. XXXVII, § 17) pikardische Reduktion
zu i statt: 1. grinor 81; issi 293, 1053; orison bSl ; faucissant 944. —
2. vignant 128 (vielleicht auch analog, zu i;/^«e etc.). — 3. coinnisanf
935, lial 1041.
Umgekehrt o/ statt o in prevoiste 792. Cf. Foe., Chev. as .II. esp.,
p. XL.
Pikardisches u statt o vor Labialis in cuvert 834 (Foe., Z. f. r. Ph.
XXVIII, S. 506). U für o vor Nasalis in plungier 489, conrunpue 750,
volunte 1544.
Zu enmaiie {en statt es) 951 siehe Foe., Chev. as .11. esp., S. L und
Frdw., V. R., S. XXXVH, § 17.
b) Konsonantismus.
Die pikardische Erscheinung, dass Doppelkonsonanz vereinfacht
Avird, und umgekehrt (Foe., Chev. as ,11. esp., S. XLVII), findet sich
häufig, besonders d-as erstere: z. B.
1. Einfacher statt doppeltem Konsonanten: guere 44, ele 55, vava-
sor 60, vile 85, vilain 107, 317, bele 112, isoit 122, resplandisable 130,
Das altfianzösisclie Kustachiiisleben 509
largese 131, apehient 194-5. Ferner V. 22(3, 234, 428, 250, 264, 261,
265, 267, 327, 3:n, 335 u. s. w.
2. Dopiielter statt eiDfachem Konsonaiileu: dessespevS 11 ; ferrir 270;
menacces 438; fon^sier 885: f errat 1044: guisse 1138; parolle 1405;
//o>t/ 1411; guisses 1551.
I. Die Liquiden.
§ 7. Zu / ist ausserdem bereits Gesagten noch zu bemerken, dass:
1. es vor Konsonant, wie im Pikardischen üblich, gefallen ist in
nus 482; traias 622; tot (lat. tollit) 1104; co^J 1316.
2. es ebenfalls gefallen ist in pus (lat. plus) 584 (Foe., Z. f. r. Ph.
XXVUI, S. 504).
3. ^ + r in unserem Text das dem Pikardischen meist fremde ein-
geschobene d kennt: z. B. voudrai 26, 27, 325, 332, 333, 453—4, li85;
voiidrn 28, 332, 333, 453, 996; yowrfrf/s 333; ^OR(/m 369: faildront 848;
asaudra 1248; voudroient 1335.
§ 8. Die pikardische Metathese von Vok. + r zu r + Vok. ist
unserem Text ausser troner = torner 1207 — wenn es nicht auch ein
Schreibfehler ist — fremd, denn in eres = cers 261 und öres = bers Q9Q
kann man wohl bloss Schreibfehler erblicken. Cf. Cloetta, Po. mor.,
p. 95, Nr. 51.
Die umgekehrte Erscheinung (cf. Foe., Chev. as .11. esp., p. XLIX,
unten) findet sich in onterporter 456, permiere 616.
Während in Fällen wie pandre 158, enter 404, toverons 644, moster
763, peoiere 796, fere 878 sich das Fehlen von r durch Dissimilation
erklärt, dürfte sein Ausbleiben in einer ganzen Anzahl von anderen
Versen nur als Schreibfehler infolge von eines Kojji.sten Flüchtigkeit
zu deuten sein: ge 208, 761; aide 496; tetote 629; Fatice 630, 881;
Guece (= Grece) 631, 842; enconte 787; faudont 848; plaindont 880;
conoiste 906; vindent 925; fanchhe 948; edange 957; pove 960 u. s. w.
II. Die Nasalen.
§ 9. In wenigen Fällen bleiben, nach pikardischer und sonstiger
nichtfranzischer Art, zwischen m — r, n—r und ni — l die Hilfslaute h
und d weg: zahlreich sind die Fälle, wo sie stehen:
1. ohne Hilfslaut: vanrez 607; vinrent 774; vanrai 959.
2. mit Hilfslaut: z. B., ausser den Reimen Str. 130 und V. 554:
a) m — r: menbre 520, 1211, raimbre 739.
b) w — r: revandras 287, revendras 291; tendre 519, 1033; vandra
704; vindrent 925, 1146, 1158; vandrez 1009, vendrez 1075; repondre
1310, espondre 1311.
c) m— /: assemblee 221, 228, 833; ensemble 302, 1369; sem^/e^ 621 :
s<;w6;rtwni60, 1166, 1278, 1369; semblent 122ß, 1228; humblementim.
510 Andreas C. Ott
Die besonders im Pikardischen vorhandene Verwechslung von n
und M findet sich z. B. in poignes (= poines) 546, 728, neben poines
1468, ferner esperne 1506.
III. Die Labialeu.
§ 10. In der Lautgruppe bl kommt der pikardisehe Wandel zu vi
nicht vor: z. B. perdiirable 191, durable 348.
Populum ergibt pneple, nicht pikardischesp««^^ (Su.. Auc^^ p. 72, u):
1482, 1504, 1538.
Fvorr ist nicht ausgefallen: z. B. avr'/ons 646; avroiz 855; avrons
1176; ferner 1272, 1304a.
IV. Die Dentalen.
§ 11. T im Auslaut, besonders hinter Konsonanten, aber auch hinter
Vokalen, ist manchmal nicht geschrieben, was pikardisch ist*): z. B.
don [deunde) 274, 617, 1156; tin (tenet) 281; donas 756; cnver 834;
conman 949—50; tan 1385.
Insbesondere fehlt t bei der dritten Person Pluralis des Verbs, was
vielleicht dem südfranzösischen Kopisien angehören dürfte: z. B. fo)i
621, 936; ajosten 776; son 785; feron 918; atarderofi 1010; requeron 1012;
on 1568. — Dagegen ergibt inde nicht pikardisches e??f, sondern en:
z. B. 17, 20, 495 u. s. w.
An finales« tritt öfters t an, wiederum eine pikardisehe Erscheinung:
z. B. raisont 283; ant 370; paisant 514; se/o«^ 585, serow^ (id.) 853;
baront 617; lontent 776; ((?o>2^ {dommus, dominum) 781, 794; c?o«^ (pro
(^owc) 1527.
Ungestütztes auslautendes t ist da und dort, nach pikardischer Art,
erhalten : viel häufiger aber sind die Fälle, wo t gefallen ist. Erhalten
ist es z. B. in perdit 340; guerpit 558; saislt 560; oü 587; entendit 654,
849, 865; connut%12\ respondit I03b; cormt 1216. — Bei allen Perfekt-
formen aber auf -it, die gelegentlich auch -iet (nach dedi) kennen,
scheint hinsichtlich des erhaltenen f ein besonderer Fall vorzuliegen.
Cf. G. Paris et Alphonse Bos „La Vie de Saint Gilles par Guillaume
de Berneville" (Paris 1881, S. A. T. Fr.), p. XXXIII, Anm. 3.
2' + s im Auslaut ergibt meist z, seltener s, was aber nicht ein
mundartlicher Zug zu sein braucht, sondern zeitliche Erscheinung sein
kann. Diese Tatsache, dass z häutiger vorkommt, schliesst nach Wah-
lund „Die altfranzösische ProsaUbersetzung von Brendans Meerfahrt
nach der Pariser Hdschr. Nat.-Bibl. fr. 1553" (Upsala-Leipzig 1900),
1) Im Text habe ich öfters t, teils der Deutlichkeit halber, teils weil
vielleicht da und dort ein Schreibfehler vorlag, wieder eingesetzt. Cf. Anm.
zu V. M.
Dns alttVanzösisclie Eustachiiisleben 5lJ
S. LXXVni, für den Kopisten westpikardisclie Schreibart aus. Z. B. :
entendez 1; tenez 2; senz 4; dampnemanz 13; sanz 13; auz IG, 19;
traiz 20 u. s. w.
«S statt s steht z. B, in: travailles 17; ä/^« 544, 578, 589, 766; drus
595, 892; pars 812; gs^o/-s 821, 864: mors 823; re/g««s 824; pors 824;
cÄe/ms 889, 1342; retenus 890; escws 900; noris 1189; espoantSs 1496;
perdones 1500; oes 1513.
Z statt s steht z. ß, in: voiz 488, 958; se2 505; noz 651; hailliz
704; cAo/Y/^ 1127; s^^ 1419.
§ 12. S ist nicht nur vor stimmhaften Konsonanten verstammt und
in der Schrift gefallen (z. B. we/?»e'285, wa////e 308, ewa/> 583; mellerent
639, wo // eine Spur von 5 erhält wie n» in ainnez \A?>\, mainnie 1532),
sondern auch vor stimmlosen: z. B. sopire 382; c?/^ 383, 431, 721 — 2;
f^ (=gs^) 478; pcnt ASS : f Utes 527 — 8; croit 550; fe'ifes 554, 737; o;'6'/<?
602; repont 605; /re^/e 629; mg//gr634; dechaiisier 659, 663; senechauz
690; niaitre 693; repondu 712; mentites 740; ajoten 776 u. s. w.
Auch im Aushiut, vor Konsonanten, ist es gefallen:
1. im betonten Auslaut: z. B. p/vwe {= jJrenez) 1018; rora 1256;
samble (= samhlez) 621 ; at'g (= örye^) 665 u. s. w.
Das Fehlen von s in der ersten Person Pluralis des Verbums dürfte
vielleicht dem südfranzösischen Kopisten zuzuschreiben sein, da die
Endung on dem Westen des altfranzösischen Sprachgebietes eignet
(Lit.augaben Frdw., V. R., S. LXX, oben»: z.B. conteron 622; troveron
632; avon 643. — Indessen kann man auch da Nachlässigkeit eines
nordfranzösischen Kopisten annehmen.
2. nach tonlosem -e in /r, z. B. 659, 663, 1096, 1190, 1191; in de,
z. B. 916, 1539; in se, z.B. 94, 571; in fe, z.B. 279; in 7ie, z.B. 1138:
in a, z. B. 199.
V. Die Gutturalen.
§ 13. Die Schreibung c für .s gehört dem Osten au und tritt ver-
einzelt auch in pikardischen Handschriften auf (Foe,, Chev. as ii" esp..
S. LIII): z. B. ce (Reflex. Fron.) 24, 234; ce (Konjunktion, lat. sl) 260,
757, c'il 1199, 1210. — Umgekehrt: sers 264; se {vcce hoc) 708, 716; si
{ecce hie) 1196.
§ 14. Scheinbar pikardische Behandlung der Gutturalen hinsichtlich
der beiden pikardischen HaupteigentUmliehkeiten auf gutturalem Gebiete
ist in so verschwindend wenigen Fällen vorhanden, wenn überhaupt man
wegen der Verschiedenheit der Schreibung in diesen Fällen auch auf
Verschiedenheit der Aussprache schliessen darf, dass sie wohl, zum
Teil wenigstens, dem südfranzösischen Kopisten angehören dürfte:
carite 10 neben charite 8, 186, 190,209, 238, 344, 347, 349 u. s. w.;
Cef 1098 neben chief 475, 1314 u. s. w.;
512 Andreas C. Ott
goie {gaiidia) 126a, neben joie 786, 920, 1243, 1290, 1300b, 1370,
und Jarc^m 922. Cf. Suehier, Z. f. r. Ph., XXX, p. 517, 4, gegen Foerster,
ib. XXVIII, p. 504. — Gerredon 524, gerpir 1457 sind pikardische
Schreibungen. Vengance Ibl ist wohl mit g zu sprechen. Frange <
franha 1083, wo man entweder franzisches franche oder pikardisches
franke erwarten würde. Man könnte an einen Schreibfehler resp. au
ein Lesversehen für franke denken^ wenn nicht andere pikardische und
sonstige Texte ähnliches böten. Cf. Frdw., V. R., p. XLIV; Suchiers
Bemerkung (Aue.*', p. 78) zur umgekehrten Erscheinung saiwache statt
sauvage; ferner Fee., Chev. as -ii* esp. p. LIV.
C. Formenlehre.
§ 15. Im grossen und ganzen wird die Zweikasus-Deklination auch
vom Kopisten sorgfältig beobachtet, nur ist wohl dadurch, dass der
südfranzösische Schreiber oft nicht verstand, etwas Unordnung ent-
standen, so dass in der Überlieferung hie und da Akkusative statt
Nominativen und Nominative statt Akkusativen stehen. Der Umstand
aber, dass nicht etwa nur fast ausschliesslich Akkusative statt Nominativen
stehen, lässt erkennen, dass man es nicht mit den ersten Anzeichen von
Schwächung der Flexion zu tun hat.
Dem letzten nordfranzösischen Kopisten dürfte, in Anbetracht seiner
sonstigen Korrektheit, diese Unsicherheit nur zum kleinsten Teil gehören.
1. Akkus, statt Nomin.:
quoi 279; querant 371; alaitant 423; ferner in V. 424, 425, 429,
613, 718, 752, 781, 880, 1006, 1322, 1474. ■
2. Nomin. statt Akkus.:
cevs 278; charz 354; enfant 369; ferner in V. 559, 561, 706, 711,
860, 931, 954, 969, 1041, 1047, 1121, 1151 (zweimal), 1193, 1266.
§ 16. Während im Reim, von seilen des Dichters, nur sire als
Nomin. vorkommt, findet sich (neben sire V. 43, 113, 155, 814, 1064,
1077, 1097, 1497) im V. 381 sires im Reim mit sopire : martire : desdlre^
eehört also sicher dem Schreiber. — V. 445 und 1029 steht sires vor
Konsonant. — In den sehr zahlreichen Vokativen (319, 321, 477, 497,
499, 503, 553, 573, 601, 605, 621, 625, 661, 681, 685, 741, 814, 853,
974, 977, 987, 1037, 1045, 1085, 1109, 1114, 1144, 1165, 1173, 1265,
1313, 1454, 1500, 1501 j kommt nur sire vor. — Vok. Eustace 373. —
Während der Dichter im Reim nur emperere als Nomin. kennt,
kommt im Innern des Verses (neben emperere vor Kons, in V. 42, 45,
1257; vor Vokal V. 1286 und V. 1426 im Reim) empereres vor:
a) fälschlich im Reim, wo die Reimwörter die s-lose Form ver-
langen:
V. 193.
Das alttV.inzösischo Eustacliiuslobon 513
b) sonst im Innern:
V. 396, 633, 645, 697, 7U3, 707, 722, 787, 826, 829, 835, S37 (vor
Vok.), 865 (id.), 1261 (id.), 1277 (id.), 1289 (id.), 1437, 1479.
Nom. Sing. ^je/-^s 425, 465; neben yere 879, 1213, 1217 und mere
5:?7, 877, 943, 1163, 1218. — Nomiu. Hm^. Jions in prodons 334, neben
häufigerem älterem //ow 156, 209, 800, 912, lUOO, 1406, 1420; am 1552:
prodom 20. — Kom. Sing, ber: 809, barons 641. — Nom. Sing, autres
470 und maindres {minor) 903 bewirken eine Silbe zu viel. — Bei den
Adjectiva comuiunia der dritten luteiuisclien Deklination kennt der
Kopist, wie der Dichter, nur eine Form, ausser bei dolante 558 und
itde 1294, wodurch letzterer Vers eine Silbe zu viel erhält : z. B. 69,
124 a, 14U, 153, 161, 202, 207 u. s. w.
Dui Nom. Flur. Ms. 126, 285 u. s. w.; dos, dons, Akk. Piur. Ms.
40, 173 u. s. \\.
§ 17. Artikel. Gen. Sing. Mask. dou findet sich in V. 32, 382,
402, 441, 475, 1098. — Neben dem häufigeren Akkus. Sing. Mask. le
steht bisweilen lo (V. 104, 160, 429, 434, 448, 463, 509, 526, 639, 775,
909 (zweimal), 1314, 1399, 1400, 1411, 1427, 1462, 1464, 1481, 1482,
1525, 1527), wo dahingestellt bleiben muss, ob es sich um die alter-
tümliche nordfranzösische Form oder um einen Eingrift" des siidfianzö-
sischen Kopisten handelt. — Akkus. Sing. Ms. loa 160, 451, 454, 659.
— Nom. Sing. Fem. // findet sich einzig in li dame V. 155, das wohl,
Avegen des darauffolgenden // sire^ ein Schreibfehler ist. Cf. Frdw.,
V. K., p. XLVl, § 35. —
§ 18. Pronomina, a) Persönliche. Lat. ego ergibt immer y'e, auch
ge geschrieben (cf. Lautlehre, p. 507, §4), einmal ieu, V. 741. — Pikaid.
mi, ti, si, statt jnoi (z. B. 324, 349, 478, 1022, 1167), toi (z. B. 320, 321,
336, 352, 522 u. s. w.), sol (z. B. 302, 1349, 1350) komn;en nicht vor.
— Neben häufigcrem le (Akkus. Sing. Mask.) findet sich auch lo (181,
451, 697, 738, 917, 1346, 1516) — vgl. hierzu die Bemerkung zur
gleichen Form des Artikels — und lou 267. — Lui und // sind nur in
V. 802 verwechselt. — Wegen des Akkus. Plur. Mask. aii.'i resp. eus
siehe Lautlehre, S. 506. — 11, Nom. Sing. Fem., erscheint einmal, in
V. 977. Cf. Frdw., V. K., XLVI, § 35. — Akkus. Sing. Fem. le statt
la findet sich nur einmal, V. 1031, so dass auch da die Aimahnie eines
Schreibfehlers naheliegt.
b) Relative.
Qtd und cui werden geschieden:
V. 576, 766, 1152,
dagegen qiä und que (Pron. und Adv.) bisweilen veiwech.selt: \'. 32.
362, 516, 679, 1204, 1209, 1.335, 1545.
Uoinauiüolie Foivc-luinm^ii X.\XII ,'i3
514 Andreas C. Ott
c) Possessive.
Die unbetonten weibliclien Nominativ- und Akkusativformen ine, te,
se kommen nicht vor, sondern nur ma (z. B. 289, 324, 328, 343, 345,
1168), ta (z. B, 285, 323, 327), sa (z. B. 42, 49, 106, 301, 338, 437,
1253, 1279). — Ebenso nur die unbetonten Akkus. Mask. mow, ton, son,
nicht men, ten, sen: z. B. 7non 278, 326, 335, 346, 1041; ton 284, 326;
so« 299, 301, 318, 383, 444-5, 580, 795—6, 1231. — Neben häufigerem
nostre (z.B. 529, 626, 705, 1180, 1194) und vosfre (z.B. 565, 608, 1144,
1438) findet sich in einem Vers (530) die pikardische gekürzte Form
no dreimal ; allerdings ist der Vers verderbt, — Lor hat das analog, -s
nicht (Wahlund, 1. c, p. LXXXI, § 27): z. B. V. 536, 593, 767, 900,
927, 1192, 1238, 1386, 1432, 1548. — Das absolute Possessivpronomen
weist die weiblichen Singularformen moie2Q2; toie'dll, 500; [soie] 687,
auf. Cf. M.-L. „Eist. Gr. d. frz. Spr." § 269. - Neben miens 281, 480;
tiens 436, tien 325; sieiis 1566, sien 434, 807, findet sich V. 1324
pikard. Hex.
d) Indefinita.
Tuü ist nirgends verdrängt: z.B. a) tuit: V. 106, 158, 194, 253 — 4,
391, 627, 695, 777, 793, 917, 1082, 1230, 1429. — b) toz: V. 184, 252,
690, 847, 1238, 1272, 1276, 1333, 1495.
Verbum. § 19. Indikativ. Die 1. Person Sing. Präs. hat kein -e:
z. B. conmant 322, otrol 322, i^ri 336. Ferner V. .3.52, 504, 604, 746,
757, 1320.
Mit einer Ausnahme (sais V. 964) hat sie kein s, weder im Präsens
noch im Perfekt: a) Präsens: z. B. 25, 283, 327,328, 378, 714, 715, 721,
722, 723, 725, 743, 744, 751, 853 : 4, 976, 979, 999, 1019, 1133,
1168, 1318, 1320, 1324, 1439; b) Perfekt: z. B. 1047, 1087, 1094,
1105, 1106, 1118, 1121, 1130, 1134, 1156. —
Scheinbar analog, proi in V. 336 ist wohl ein vom folgenden toi
hervorgerufener Schreibfehler, neben pri .504. —
Als Endung der 1. Person Plur. Präs. und Fut. kommt meist -ons,
selten -0«, einige Male -omes\o\\ Z.B. 1. ons: 201, 205, 206, 623, 624,
644, 646, 649, 652, 681, 683, 1137, 1138, 1174, 1176, 1177, 1179,
1180, 1184, 1191—2, 1196, 1197, 1198, 1200, 1201, 1204, 1205,
1209, 1210, 1407, 1413, 1422, 1423, 1457, 1459, 1460, 1563, 1565.
— 2. -on: 622, 632, 643. — 3. -omes: a) somes 626, 627, 643, 682, 684,
1265, 1421. — b) sonst -omes: poomes 1139. — In der 3. Person Sing.
Imperf. schreibt der Kopist zwar zweimal -ot {alot 221; portot 1201),
indessen muss es ihm nicht sehr geläufig gewesen sein, da er es im
Reim zweimal, wo für den Dichter -ot anzusetzen ist, durch -o/^ ersetzt:
Str. 301 portot : pooit : ot : aloit.
Das altfranzösisclio Eustacliiuslohcn 515
Im Perfekt ist pristrent 882, 1163, 1183, also nicht pikardiseh
häufiges prisenf^ feruer ß reut 387 zu erwähnen.
Fnturun). In der 2. Person Plural is kommt sowohl die Endung -oiz
wie auch -f 2 vor: z.B. 1. -oiz : i^eroiz 286, 1011. 1076, 1391, 1398, 1443;
feroiz 176, 179; avroiz^bb\ jwrroiz 1039, 1154. — 2. -ez: z.B. troverez
708; irez 729; devrez 732; porez 905; avrez 1272; serez 1400, 1444,
1451; vcrrez 1418. — Es gehört avera (V. 841, Varia Icctio) als einzige
Form mit eingeschobenem e. weil nicht in den Zusammenhang passend,
wohl dem Schreiber an. — Daneben die üblichen menra 1242, enmenroie
997, ilonroie 1336. — Pikard. ami u. s. w. findet sich nicht, sondern
z. B. avra^ 367, avroiz 855, avrez 1272.
§ 20. Konjunktiv.
Pikardische Formen des Konjunktivus Präsens auf -ch kommen nicht
vor. — Mit einer Ausnahme (V. 5, Reim (qmrte) lautet die 3. Pers. Sing.
Konj. Präs. I. immer -e los: z.B. abesf2b'd; lall 415; päd 451; a//^504:
fit 724; consoit 736; envoit 859; prit 1022; ruit 1050; demant 1326 : 7;
parolt\?j21\ osn.356; corosn497; perdont 1548; acorn551 ; (/o//<M553,
1558; wa/^(^ 1564; otroit 1571. — liamenoit, 3, Person Sing. Konj. Präs.
von ramener, gehört dem Osten an (M.-L., Gr. rom. Spr., II, § 147,
S. 188-9). —
Beim Imperfektum Konj. ist laissaisse 154 zu erwähnen ; ferner
po'isse 426, polst 564, neben peusse 346, 113(>.
D. Sprache und Zeit der nordfranzösischen Überlieferung.
Im Laufe dieser Untersuchung über des Schreibers Sprache be-
gegneten wir verschiedenen dialektischen Zügen, die teils nach der
Pikardie, teils nach dem Osten und etwas auch nach dem Südosten wiesen.
Wir konnten feststellen, dass, wie es meistens der Fall ist, der
Schreiber nicht etwa einen einheitlichen Dialekt schreibt, sondern dass
er stark unter dem Einfluss der Literärsprache, des Franzischen, steht,
da z. B. die pikardischen llaupterscheiuungen bei ihm so gut wie fehlen.
Somit werden wir wohl annehmen dürfen, dass derjenige nord-
französische Schreiber, der vor dem südfranzösischen Kopisten abschrieb,
ein Pikarde war, der an der champagnischen Grenze lebte. —
Wäre nicht die Beduktion von -ie (aus a + Pal.) zu -e, so könnte
man den letzten nordfranzösischen Kopisten, wegen der gleichen sjjruch-
lich-chronologischen Züge, die wir beim Dichter feststellten, in den An-
fang des 13. Jahrhunderts setzen.
Da manche östliche Züge uns hindern, in ihm einen an der nor-
mannischen Grenze lobenden Pikarden zusehen — was eine viel frühere
516 Andreas C. Ott
Ansetzung gestattet hätte — so dürfte wohl das letzte Drittel des
13. Jahrhunderts das Richtige sein.
Zum Alter des südfranzösischen Kopisten siehe S. 482.
f ° 65, reeto, 1 Seignor et dames, entendez tuit a moi,
1- Sp. Vos qui tenez la crestiene loi.
*I1 est escrit que bone oevre oevre en foi,
*Et foiz senz ovre ne vaut ne go ne quoi,
2 Qui vuelt el ciel entrer, force est Taporte, 5
Et bones ovres, mais autremewt est morte.
*Deables croit, mas sa creance est torte,
Qtmnt il justise ne charite n'aporte.
3 Diable croient et criement Damedeu,
Mais eu lor foi n'a point de Carito. 10
En lor duresse se sont dessespere,
Lor seignor heent et por ce sowt dampne.
4 Lor dampnemanz es^ sanz nul recovrer.
Por ce ne cessent nul temps de travailler,
Cowment il facent la bone gent pescher 15
Et en enfer avuec auz trebuscher.
5 *Plusors en ont durement travailles
Et fait descroire et morir eu pechez
Et en enfer avuec auz trebuschez.
N'an ert nuls traiz par ami ne vengez. 20
G Plusor de nos merci Deu l'ont vencu:
*Cil qui ont fait de sainte foi escu
Et qui cognoissent en la croiz lor salu,
0 lui ce sont longement conhata.
1 Se je l'entent, plusors en sai nomer, 25
Mais a i' d'euz me voudrai demorer.
De sa bataille voudrai a vos parier:
Aprendre i puet qui voudra escouter.
8 Cil fu prodom, si ot non Placidas.
Entendez i et li haut et li bas, 30
1 — 4 Die dreieinhalb ersten Verse sind eingerückt für eine Initiale zu Seignor,
dis aber fehlt. — V. 1 und 4 stehen je auf zwei Zeilen. — 1. Seignor] eignor.
— 3 bone oevre oevre] bonere eure. — 4 foiz] foi. — 5 force] forz. — 7 torte]
torne. — 11 duresse] dureste. — 17 en ont] ennont. — 19 trebuschez] trebuscher.
— 20 nuls] nuns. — 25 l'eiiteiit] ientent. — 26 on in voudrai verunscht. — 30 i] 'i*
Das altfiauzösische Eustachiuslebcu 517
*De lu bataille fu diables ph<s las
*Que n'est li anes qui vieut doii trot a i)as.
9 Oiez l'essemple, li i)etit et li granl,
Li fol, li sage, li povre, li mana^it.
Chascims de nos i puet aprendre tant, 35
2. Öp. Miaux Voü sera a trestot sou vivaiit.
lU Dauz Placidas fu de mouM giant purage,
Et prist moller d'autresi grawt lignage,
Qui mou\t fu belle, proz et cortoise et sage.
Dos enfauz orent de leial mariage. 40
11 Placidas fu riches de manentie,
Li emperere li doua sa baillie,
Que il fust sire sor la chivallerie,
Et par Uli fust mainte guere fenie.
12 '-Li emperere, qui [Trangieus| ot uon, 45
Vit eu Uli seu et proesee et raison;
Onques eu lui ne trova traison,
Conmauda li sou^maistre co>ifanon.
13 11 li savoit faire fin de sa guerre,
II li savoit ses euemis coiiquerve. 50
Sovant les prant et destraint et enserre.
II tenoit pais et justise en sa terre.
14 Tot li avoit une terre co^quise,
Lors tenoit pais et asseur j?<sti8e.
*Car autrement fust ele tot aquise: 55
*0n ne la puet tenir en autre guise.
15 Por ce plaisoit moidt a l'empereor,
Por ee estoit moiiH hien de son seignor,
Por ce l'amoient li haut et li menor,
Baron et prince, borjois et vavasor. 60
lö II tenoit pais entre la povre ge«t,
Les orgoillos justisoit fereme^^t.
Qf/ant tenoit plait par loial jujement,
Avoit cbascuns tot son desrainement.
32 Qne] qui. — 35 puetj pue. — 38 autresi] autre si. — 45 [Traugiensj]
Graciene. — 56 On ne] Ou ne.,— 57 Por] per. — 58 Por] per. — 59 Por] par.
— 64 desraineme/tt] desraniemeut.
518 Andreas C. Ott
17 II iie hiissast por crieme de seigiior G5
Droit au juger, ne por autre paor,
Ne por hainiie ue por nului amor,
Ne por loer ne por loseng-eor.
18 Aiuz de verte ne de loial justise
Ne se parti por nulle covoitise, 70
Ne la vertez, qwant il Tot hien euquise,
Ne fu par Ini gauchie ne malmiBe.
f* 65, verso, 19 Povres paissoit et as nuz donoit dras,
1- Sp. Et les enferms ne roblioit il pas.
As prisoners aloit \)\tis que le pas, 75
4t
20 11 rechatoit les prisoners cliaitis,
II visitoit maledes et mendis,
En son ostel gardoit les entrepris,
Et relevoit les prodomes aquis. 80
21 As plMS prodomes donoit grinor cbastel,
A veves dames donoit et pain et sei,
Les orfenius norit en son ostel,
Et sa moillers faisoit i)ar autretel.
22 0 fust a bore ou il fust a la vile, 85
B«>n enseignoit les diz de l'avangile.
*Mien escient de la mer de Saint Gile
*N'avoit son per de ci [jusqu'Ja Sezile.
23 Ice fasoit et plusors autres biens,
Et neporqrmnt n'estoit pas crestiens, 90
Angois esloit de la loi a paiens.
^Desduit amoit et d'oiseauz et de chiens.
24 Cbacier aloit es parfoudes forez,
*Menoit ses cbieus et cornoit ses regrez.
Beste salvage non avoit pas sa paiz; 95
Es bois estoit plus sovent qu'el polais.
25 Li chien estoient bonement aaisie,
*Ja ne fussent eucople ne Iie.
Qnant estoit pris ce qu'avoient cbacie,
A Icr seignor revenoient au pie. 100
65 ne] nel. — 67 nului] neguue, — 71 Tot] ot. — 72 par] per. —
74 roblioit] reoblioit. — 76 Hs. keine Lücke. — 82 dames] dame. — 83 orfenins]
orfenis. — 84 moiller. — par] per. — 90 neporqt<ant] nepor qi/ant, — 91 paiens]
paies. — 94 ses {2mal)] se, — 96 qu'el] q le. — 99 qu'avoient] que avoieut.
D.MS altfiauzösiscbe Eustacliiiislobeii 519
26 *Li berseor erent amenevi,
*Sovent bersoient sanz abai et sauz cri.
Q/^aiit il tragoient, ja n'i eust failli,
*Lo soir estoit largement desparti.
27 Assez avoit Placidas venoisou; 105
*Tnit avoient plante en sa maison,
E povre genz et vilain et gargoii.
Des meillors pieees avoient si baron.
28 De biauz desduiz iert sa terre pleniere.
Q?<ant il venoit de bois ou de riviere, 110
2. Sp. Ja n'i eust gargon ne chamberlierc,
Que uc li corre eucoutre o bele obere.
29 ChascuHS disoit: „Bien seit venuz messire!
II vient toz jorz sanz corroz et sa»z Ire."
Lors descendoit, si conie^^goit a rire. 115
Ja ne fust hom qui li oist maldire.
30 II descendoit a pie et sanz tengon.
A lui regoivre veuoient li baron^
L'uns a Testier, l'autres a l'esperon.
Au desboser estoiewt li g-argon. 120
31 La dame estoit a reQoivre s'espee,
Qui de la charabre isoit cotn' ime fee,
De lui servir afaitie et menbree.
N'avoit si belle en tote la contree, 124
*(Ne si gentil ne si ben fagonee). 124a
32 Qwant il estoit asin a son talent, 125
Adouc venoient si dui petit enfant, 126
*(A graut desduit et a goie menant, 126a
*De poi d'aje, n'estoieut mie grant.) 126b
Lors les baisoit pb/sors foiz en riawt,
Et lors disoit: „Bien soiez vos vignawt!"
33 Li dui enfant estoie«t mowlt semblable,
Et de biaut6 eiere et replandisable. 130
E la largese q«i estoit a sa table,
Se la disoie, vos resembleroit fable.
103 failli] faille. — 104 Lo soir] wegen genahten Bisses schwer leserlich. —
estoit] cstoient. — 107 gent. — 108 meillors] meillos. — 109 deaduir] desduiz
deduit. — planiere. — 110 liviere] rueire. — 111 chamberlieie] chambaileire. —
112 o] ou. — 111 jorz] ior. — 121 re^oivre] rcoiure. — 123 menbree] nienbrer. —
127 plMsorsj pli/sor. • 121» semblable] sembable. — 130 clere] clor.
520 Andreas C. Ott
34 Car par les tables estoit granz l'aboudaiice.
II et sa ferne avoient austinence,
JEt por ice faisoient cowtinence 135
Qiie as baroDs iie fust apercevance.
35 E q^ant venoit le soir apres mewg-er.
Danz Placidas aloit \)ar tems coucber
Dedanz ses ehambres o sa belle moiller.
Ja n'i eust serjant au deschaueer. 140
36 Dehors estoie«t de riehes dras vestu:
Haires avoient a la cbar du a nu,
Et ue voloient qite fust aperceu,
Taut par estoient piain de saiute vertu.
l'** 06, recto, 37 Q/<aut il estoieut sol a sol eu lor lit, 145
1- ^P- Et l'autre genz se dormoient trestuit,
N'i a cel d'euz qui Damedeu ne ])rit
Que il les gart tot de charnel delit.
38 Oez quels genz et de con graut bonte!
Car abstinawce avoieut a plante, 150
Et en jovence amereut castie,
Et puis refurent mowlt large eu povrete.
39 En tel mesure sosteuirent martire.
Ja ue laissaisseut a joer ue a rire,
Mowlt s'antramoieut et li dame et li sire. 155
Ja ne fust bom qui eu euz meist ire.
40 Qwant itel biew meuoient ii* payen,
Essample i doivent praudre tuit crestien,
Qu'a Damedeu ne mesfaceut de rieu.
Lassiez lo mal et maintenez lou bleu. IGO
41 Mou\t bet diables lor mortel coupaiguie, *
Perdre les ereint, por ce en a euvie.
Et nonporce en sol itaut se fie
Que il ne croient el [fil] Saiute Marie.
42 Sovant porquert sor samaine et feste, 165
Comawt il ait entr'euz quelqwe moleste;
133 gra«z] grant. — 137 venoit] n verwischt, — 141 riehes] riche. —
146 gent. — dormoient] doinoient. — 148 gart tot] gart de tot {nur d int unter-
punktiert). — 149 qiiel gent. — 151 castie] castiee. — 153 tel] tes. — 158 prandre]
pandre. — 161 mortel] motel. — 162 por ce] porce. — 163 nonporce] nou porce.
— 165 feste] faste.
Das altlranzösisclic E\istacIiiiislcbon ö'i l
Sovanl lor dit qu'il sont plus fol que beste,
Et de te»cier sovaiit les amoneste.
43 Au sciguor vicut la uuit i\unüi il s'esvoillc,
170
44 „Ja avez vos dous mouli petiz cnfanz,
Que deussiez d'avoir faire mcuauz.
Se vos tenez eu ^o dcsqu'a xii aiiz, 175
Vos les feroiz povres et pain quenmz.
45 * Tenez le vo.s7re et Tautrui conquerez,
Ne n'aut orniais iceste cruautez.
Que fol feroiz sc vos les maiateuez.
*Avoirs perduz est a tart recovrez." 180
46 Sovent lo fait avoir teniptat'ioii,
Sovent lor vait entor et envirou.
Mais 11 sout bien afaitc champiou,
Toz scs assauz ne prisent 'i boton.
47 Mou\i s'autreniet diables d'euz de^oivre, 185
2. 8p. Com' il les parte de cbarit^ et soi[vrcJ:
Mais il nel volent de la povre g-ent croire,
Qu'il ne lor doignent a maHgier ne a boiv[re|.
48 II ne puet eslre que Dex obliast mic
Lor charite ne la lor conpaignie. IIK)
Por ces mcna en perdurable vie,
Mais ain(;ois l'orent duremant deservie.
4Ü Fornuuit amoit Placida?;/ l'empereres,
Tuit li barou l'ajjcloient lor frere,
La povre genz Tapeloient lor pere, 11 '5
Car il avoit pitie de lor mesere.
50 Dauz Placidas n'estoit ne rois ne quens,
*Mai8 senescbauz et des maus et des buens.
Et as estranges faisoit bie>» et as siens.
En plusors terres pr/rloit on de ses biens. 200
1G8 lee] los. — 170—2 Hs. keine Lücke. — 173 doue] dou. — 175 deequ'a]
des qua. — 178 Ne n'aut orinais] N enaat ormant. — 183 il] is. — champion]
Champion. — 181 assauz] a.«8anz. — 186 Com'] cu?h. — 186 icnd 188 das Zeilen-
ende vom Buchbinder iceggcschnitten. — 194 f'rere] 1. r mif Basur, undeutlich.
— 195 genz] gent. — 196 mesere] nieseres. — 198 Ende des Wortes maus ver-
icischt. — buens] biens. — 19!) Zweites as] a.
522 Andreas C. Ott
51 Or DOS dirons, se vos plait a oir,
Ed quel mesure Dex les vout convertir,
Et quex travauz lor estut a soffrir,
Et quel loier ea ot au departir.
52 *Ce est chose que vos avons promise. 205
Depnons Den, lo seignor de jostise,
Qu'il le me doint esehevir |en tel guise,
Qwe a son gre i face son servise.
53 *Li escrit dient: „Hom qui a charite,
*Dex est en lui et il en Damede. 210
?ar li revenent a voie de verte
Tuit eil qui l'aiment et par li sout salve."
54 Danz Placidas Tamoit et la tenoit,
En maintes guises les ovres [De] faisoit,
Tant i failloit qwe baptisiez n'estoit, 215
Et que les ovres de la croiz ne creoit.
55 Ne ne savoit Placidas escripture,
Sainz cuidoit estre par la loi de uature.
Dex li mostra la forme et \si mesure
De sauvemawt; com'a sa creature. 220
56 Es bois alot Placidas volantiers.
A 'i* matin prist brachez et levriers,
Ensemble "ilii' de ses bons chevaMerB,
P 66, verso, 1 . Sp. De ses donziauz et de ses bons arcbiers.
57 Tant cbevacha tote la matinee, 225
Qw'an la forest vient a une valee.
De cers trova une grant assemblee,
Qui par nature s'i estoit assenblee.
*58 Quani li cerf fuient la trace del lion,
Li "i* sostient a l'autre le menton. 230
59 Q«/ant li premiers est las de lor porter,
Lors ce destorne, les autres lait aler,
203 estut] cstuet. — 205 avons] anous. — 206 Den] Den. —207 esehevir] eschuir,
— 208 gre] ge. — 211 li] lui. — revenent] reneuent (u und n, die oft in IIss.
schwer zu unterscheiden sind, iverden vom Kopisten tviederhoU vertvechselt). —
212 par] per. — li] lui. — 216 croiz] croie. — 217 escripture] escripiture. —
224 doizianz. — 228 par] per. — 229 fuguent. — del] de. — 231 — 2 Es. keine
Lücke.
Das altfianzüsischo Kii«t;icliiüslolioii 5'23
Et eil dericre le rclaissent montev, 235
Et eil tresi)asscnt la oii volent aler.
60 Essample doue par ee la beste mue,
*Q,ue charitez (ne) doit estrc [bien] tenuc,
Et qiie li -i' doit faire a l'autre aiue,
Qua^it om iios fait nulle descovenue. 240
Gl Qwant Placidae ot assez esgarde,
Comajit li cerf se sont entreporte,
A ses baroDS a tot icc mostre.
Li cliien lors corrent, a taut sont desevre.
62 •!• en i ot ijui fu assez plus grauz 245
Qiie nul8 des autres, et legiers et saillanz,
* Et [moultj vielz est, com mostre ses semblauz;
* Et a. ses cornes qu'il avoit plusors anz.
63 *Placida8 vit qu'il estoit mowlt iniax,
* Et nonporcant si li scmbla mo^lt biax. 250
Apres celui fist corre ses cheviax,
Celui porseut o toz ses damoisiax.
64 Taot Tont seu que tuit furent lasse,
Et {\ue tnit sont pc/r le bois esgarc,
Fors Placidam qui moiiM Tot aame: 255
Nel veut laissier dusqu'il Tot arestö.
65 Tant l'a seu par re8))esse forest,
Que mouM fu las, ne set conmant le lait;
Et ja soit ce q?/e li solax s'abest,
Ne set sei scve avant ou ee le lait. 260
66 Li cers le va bellema^t atendant,
Et Placidas lui de pres enchaucent.
Por lui ferir met sou espie avant,
2. Sp. *Li cers s'areste, estal li done grant.
67 "Placidas voit que li cers done [estal], 265
A pie descent, aresne son cheval;
Va loa recjuerre, quar euer ot de vasal,
Mais jusqu'a po ])arlera de tot al.
235 le] les. — 23G tres passeut la on. — 237 done] dons. — par] por.
— 238 charitez] charte. — 239 autie] aute. — 242 entre porte. — 244 lors] l(»r.
— de sevre. — 245 granz] grant. — 24G nuls] nuus. — 247 Et veiles {verwischt)
COJH. — 250 non porcant. — 251 Bei clieviax fehlt ein Strich von u and das
Abkürzungszeichen (cheix). — 252 porseut] persent. — 253 seu] segu. —
256 du8 quil. — 257 seu] segu. — 258 con raant. — 2G0 sene avont on. —
261 cers] eres. — 262 en chaucent, — 263 Por] par. — 265 [estal]] atere.
524 Andreas C. Ott
68 Danz Placidas motdt diiYemant s'argue,
Le cerf voloit ferrir en la char Due, 270
Mais en son front a une croiz veue,
Qui devant lui est del ciel descendue.
69 Apres la croiz desent une clartez,
Dont li pais fu toz enluminez.
Danz Placidas fu prouz et remenhrez, 275
Et nowporqwant mo?^lt fu espoantez.
70 En la elarte desendi une voiz,
Dit au baron: Gart, qiie mon cerf ne voiz?
Remet tes armes ariere et soies quoiz.
Je sui (li) Jhesus qui fu mis en la croiz. 280
71 Li cers est miens, si me tint a seignor.
Tant l'as chacie, si m'as fait deshonor,
Mais je te met a raisout par amor,
Si me fais droit com'a ton creator.
72 Ti dui anfant et ta fame meime, 285
Q«<ant vos seroiz enolnt de sainte cresme,
Ci revandras, et garde ton aesme,
Se tu me vuez droit faire \>ar bataesme.
73 Je te vuel bien a ma loi couvertir.
Praut Saint batestme, si me porras servir. 290
Ci revendras, apres porras oir,
Qu'il t'estovra por moie amor sofrir."
74 Qwant Placidas l'oi parier issi,
A genoillons li vout querre merci.
Jhesus s'en va, li cers s'esvanoui, 295
Et la clartez a tant se departi.
75 Danz Placidas s'an est tornez arriere,
Ses cowpaignons trova en la bruiere.
A son ostel en vint o belle chiere,
Ne laira mais, baptisme ne requiere. 300
270 ferrir] ferri. — 271 une] una, — 273 deseut] de sent. — une] una. —
274 Dont] don. — enluminez] en luminez. — 276 noMporqwant] nonpar qwant. —
277 desendi] de sendi. — 278 Gart] gar. — cerf] cere. — 279 tes] te. — quoiz]
quoi. — 281 tint] tin. — 283 par amor] pamor. — 284 fais] fait. — 286 enoint]
en oint. — cresme] clesuie. — 287 revandras] reuaudras. — 289 convertir]
conuerti. — 290 Prant] pran. — porras] porra. — 292 sofrir] sofir. — 293 parier]
par 1er, — 295 sesuanui. — 296 clartez] chartez. — sede parti. — 297 tornez]
torne.
Das altfranzösische Eustachiusleben 525
76 Q«{'.nt a sa farae ot cont6 son secroi,
F 67, recto, Frist ses enfaiiz ef li ensemble o soi,
1- Sp. Vint a Juhai), l'esvesque de la loi,
De lui a prise la crestieiie foi.
*77 *Q«ant il ot fait, graut piece las co/ivie, 305
*Celeemant les leuiet en la vie.
Jehanz ot uon l'esvesques ques baptise,
Dam Placidas baptise ef sa mainie.
*78 Daiiz Placidas ot non Eustachius,
*Elle Tbepbite, li r Agapit«s 310
*De8 'ii' enfanz, lautres Theophitus.
Cil fii qiii ot XV anz apres et plus.
79 *Qwant Eutacbes ot receu batisme
Et fu enoinz et de Toile et de cresme.
*Eü la forest en repaire a esme. 315
Jbesus revient encontrc lui möesmes.
80 Danz Placidas n'estoit mies vilains.
Vers son seignor estandi ses 'ii- maius:
„Sire", fait il, „je sui lacbes et vains,
Merci te quer, a toi est nies reclains. 320
81 Sire", fait il, ,.je n'ai seignor que toi,
M'arme et mon cors te conmant et otroi.
J'ai receu ton baptisme ef ta loi,
Et ma moilliers et m\ enfant a raoi.
82 Or voudrai faire le tien cowmawdeniant, 325
A mon pooir ferai ton jugema«t,
Ne sai plus dire, mais ta merci atant,
Moi et ma fame et mes anfanz te rnnt".
83 Li rois de gloire entendi sa raison,
Et vit son euer et sa Konfusion. 330
Ne laissera que nel mete a raison,
De lui voudra faire son cbanpioD.
84 „Di, biax amis, conmawt le voudras faire?
Tu es prodons, sages et de bon'aire;
Se tu te vuez a mon servise atraire, 335
Conmenci^ l'as, pri toi ne t'an retraire.
302 li ensemble] lien senible. — .'303 resvc8f|ue] les ucsquc. — 304 crestiane.
— 307 iheanz. — 309 Enstacliius. — 312 Ce fu cel cel (nur e untcrpunktiert).
— 314 en oinz et do loie. — 315 fo lest enre paire/ — 320 reclains] recliains.
— 322 otroi] otoi. — 324 miest fant. — 330 co»fu8'ion] co/isasion. — 331 iiol] ne.
— 3;!3 cnn üu\)it. — 33.') te \ iioz] losiiez. — 33tj pri] proi.
526 Andreas C. Ott
85 *Del ciel chai diables par envie,
De paradis Adam par sa folie,
II et sa fame, ne le mescioire mie,
2. Sp. Par ce deviut mortax et perdit vie. 340
86 Plus que eil furent de paradis gete,
Ne porent estre mi enfant erite,
8e ma creance ue tienent et verte,
Et s'il Dan mainent en loi de charite.
87 Por ce piis char en Marie ma mere, 345
(^ue les peusse acorder a mon pere,
Et (\ue je fasse en charite lor frere,
Et qiies traississe de durable misere.
88 Por ice sont eil acorde a moi
Qui volent prandre la crestiene loi, 350
Et qui bien vivent et qui mainent ew foi.
Por ee la lo a ta fame et a toi.
89 Ne puet entrer el bieneure regne
En quelque guise i\iii sa char ne destraigne,
Et ne puet pas estre de ma cowpaigne 355
Qui de baptisme re^oivre se defaigne.
90 Receu Tas et tu et ta moilliers,
Desores soies i" de mes Chevaliers,
En charite et en foi bien entier.?.
Diables contvo. toi mo^It (par) se fera fiers. 360
91 Ne laissera por toi ne se co?>^bate
A son pooir, et que ne te debate.
Mal es bailliz; se il te vaint et mate,
Defant toi bien, q//e el champ ne t'abate.
92 II en a pris l'escu et le baston, 365
Or estuet estre afaite Champion.
En maintes guises avras temptacion,
Mais defant toi a foi et oraisou.
337 di ables. — 339 ne le] nel. — 342 mi] si. — 343 tienent] tient. —
345 Por ce] porce. — 349 acordö] atorde. — 350 prandre] pandre. — crestiene]
crestine. — 351 vivent] uoient. ~ 353 el] en. — bien eure. — 354 Enquel
que. — char] charz. — 356 regoivre] reconuire. — 358 Dos ores. — cheuliers. —
360 coMtre] cowte. — 361 por toi] partoi. — 362 que] qui. — 363 es] est. —
364 tabate'. — 366 testnit estre afaire. — 368 defant] de fant.
Das altfranzösiselie Eustachiusleben 527
93 II te toudra ta fame et tes eufanz.
Ja le Veras, ains quc passent 'ii- an/, 870
i^ue tu seras povres et paiii queranz,
Par povrel6 seras autrui serjanz.
94 Di, Eutace, quex est ta volontez'V
"Viiez estre au siegle riches et asazös,
Ou por m'amor travailliez et penez, .^75
Et puis 0 moi estre bieneurez?
Ii5 Por toie amor sui venuz en cest bois,
f° G7, verso, De ces ii* choses te met ici a chois,
^- ^'^P- Sc vnez o moi estre la ou j'estois.
Esli le niiauz, car a itant m'a» vois". 380
96 A taut se part de son baron li sires.
Placidas ])lore des iauz, dou euer soi)ire,
E« son euer dit qu'aiuz sofrera martire
Por son seiguor qu'il se vuelle desdire.
97 Nel set diabies mais or tant assaillir, 385
De la loi Deu se vuelle departir.
Tant sofrera con firent li martir,
Son loier vuet avoir au departir.
98 Danz Placidas s'en [vait] a sa moiilier,
Tot li reconte, ne li vout riens noier. 390
La nuit li furent enble tuit si destrier,
Et tuit si nioble tant (\uix 'V sol Denier.
99 Qwaut son avoir ot tot perdu issi,
Tuit si serjant l'ont laissc et guerpi,
Si ahevaMev se sont de lui parti, 395
Et rempereres l'a en grant Le coilli.
100 Q?/ant ot perdu l'avoir et son seignor,
Tuit si ami l'acoillent a haor.
Ne puet plus estre en ccst siegle a honor,
Var nuit en enible ses enfanz d s'oxor. 400
101 Errant s'en vout droitema;<t a la mer,
Au natonicr perolent dou passer.
Tant furent jiovre, ne li out (\ue doner.
Cil ne quiert plus, mais laisse les entrer.
369 toudra] touda. — enfanz] en fant. — 370 veras] uera. — ains] ain. —
anz] ant. — 371 queranz] queiant. — 376 o] a. — bieneurez] bien eiircz. —
380 Bali] Esliz. — 382 iauz] ianz. — 392 tot ses mobles. — 397 d von perdu
fälschlich unterpunktiert. — avoir] anoir. — 398 Tuit] Tui. — 400 nuit] nut. —
enfanz] en fanz. — 402 dou] doD._— 4<t3 ont] out. — 404 (juiert] que. — entrer] euter.
528 Andreas C. Ott
102 Tant ont erre que il durent issir. 405
Li maroners quiert loier au parlir,
Ed gag-es vuet sa moiller reteoir.
Illuec se vuet dauz Placidas marrir.
103 Dauz Placidas se voloit corrocier,
Mais il n'en fu gaires au natonier. 410
Dedanz la mer le voloit trabuchier:
Vousist ou non, li laissa sa moiller.
104 Q?mnt Placidas ot sa inoille/- guerpie,
Plant ses enfanz, antre ses bras les lie.
MoiAt pa/- li grieve qu'il lait sa co«paiguie, 415
2. Sp. Mais il ue set que face ne que die.
105 Mo?dt li euoie qnant laisse sa moillier,
Mais n'ose plus au natonier lancier,
Qu'il le voloit an la mer trebuchier,
Ef ses -ii' fiz ansamble o lui noier. 420
106 Danz Placidas s'en vait o ses awfanz.
Li ainez d'ex n'avoit [mais] que 'iü' anz,
Plore de fain li petiz alaitanz,
N'a que mangier li petiz ne li granz.
107 Qwaut voit li peres ses -ii- a^^fanz plorer, 425
Ne set conmani les poisse cowforter.
*Eu 'V grant [gaut] ne se veut reposer,
Mo'dt estoit las, mais ne fine d'aler.
108 Eu mainies guises fu lo jor essaiez,
De son corrotz fu diables moult liez, 430
Sovant li dit por qu'il fu aprosiez:
„Or trovaras tes antiens pechiez.
109 Or te restuet a mon servise atraire,
Guerpi ta loi et tot lo sien afaire.
Se a moi viens, plus t'en porrai bien faire 435
Que li tiens dex que tiens a debonaire".
110 Ne prise gaires Placidas sa mencoDge
Ne ses menaces vaillaut une eschalonge.
406 quiert son loi anpartir. — 407 vuet] nnet. — 408 id. — 411 le voloit]
la uoit. — 412 ou] ou. — laissa] laussa. — 414 antre] autre. — 415 grieve]
guieue. — 417 enoie] enoit. — 419 an] au. — trebucliie. — 423 Plorent de
fainz li petit alaitant. — 424 petit ne li grant. — 425 awfant. — 427 [gaut]
fu (c/. V. 1121). — 429 fuessaiez lo ior. — 431 por] per. — 432 tes antiens]
tesautiens. — 434 Guerpi] Guer pi. — 435 Se anioi ten viont, plus porrai Itien
faire. — 438 inenacesj menacres.
Das altfranzöeische Eustacliiusleben 51*9
Son chemin va qwa«que la voie est longo,
Ne treuve riens que a ses aiifauz doiige. 440
111 Plore des iax, dou euer va soi)iraDt,
Ne set que face, ne il ne si eufaut.
Sovaut regarde ariere [et] iuaiit,
Et totes ores vait son chemin erraut.
112 Tant a li sires tot son chemin errc, 445
Qu'eu la forest est venuz a 'i* gue.
üu il n'a |)Out ne pasagc trove.
La veissez lo p/odome esgare.
113 Ne set que faire. Arercs s'en alast,
Mais il ne set ancui [onj retornast. 4r)(i
Lou gue redoute, ne set conmant lo past:
Seust a cui, iluec se herberjast.
114 Comawt qw'il soit, outre voudra passer,
f« ()8, recto, Lou gue voudra essaier et tempter.
L Sp. "^L'un des enfanz asit soz -i albrer, 455
Entre ses braz vout l'autre outerporter.
115 L'un a passe, soz "i" arbre l'asist,
Ne sot plus faire, ariere se remist.
Ce fu mervoille qj/aut el gue ne perit,
Q«<ant vos orrez fo;/faitemaut li prist. 4()0
HG El gue sofri mainte temptacion,
De la forest vit venir i" lion,
Qui prist l'anfant dedevaut lo baron :
A tot s'en va, n'i a rcscousion.
117 Q«ant voit li peres que li lions s'an vait, 4r>r)
Et voit son fil (\m giümente et qui brait,
Ne set que face, mais el gue se retrait.
Lors se noiast, mais por l'autre le lait.
118 *Lor8 se noiast el gue tot a estros,
Mais li autre enfes est a la rive sous. 470
Vers lui s'an va core^ous et plorous:
Ainz qu'il i soit, Ten a portc i' lous.
440 anfanzj afanz. — 441 sopiiant] sapiiant. — 443 iiiant] i uant. ~ 44G Qu'on
la] Quen en la. — forest] fores. — 447 Qu] on. — ne] de (cf. v 1122). —
454 tempter] teuipeter. — 455 Lous •ii* efaiit. — 456 sea braz] sos baraz. —
outerporter] outerporte. — 460 orrez] ourez. — 461 maintes tcniptacions. —
403 dedevaiitj dede uaut. — 464 rescous'ion] rcscousion. — 46S mais] mai. —
469 estros] restros. —470 autre] autres. — 471 vors] vor. — plorous] plorous.
Uouiauiache Forsoliuuueii XXXII. •»4
530 Andreas C. Ott
119 Qwant son enfant en vit ensi porter,
S'il fu dolanz, ne l'esluet demander.
Des iax dou chief conmenga a plorer, 475
*Et doucemant se prist a dementer:
120 „Biax sire Dex, mowlt ai g-rant aventure,
Or m'est avis que de moi n'avez eure.
Ha mi anfant, belle g-ente faiture,
MoiYlt vos amoit li miens cuers par natwre. 480
121 Las, onques puis que je ful baptisiez,
Ne fu nus jorz qwe [je] ne fuse iriez.
Se Dex ne fait, Jamals ne serai liez,
Miax me venist que fasse en mer noiez.
122 Je me porrai duremant esmaier, 485
Mais en ice ne puis (je) riens gaaignier.
Tot ai perdu, n'i ai nul recovrier,
Or en paust Dex, que je me voiz noier."
123 Esgarde l'aigue, plungier se voloit anz,
Mais apres l'ire 11 rest venuz li sauz. 490
2. Sp. Del gue s'an ist o granz repautemawz,
De ceste chose fu diables dolanz.
124 Qui douc oist conmawt il se demente:
* Ners Damedeu del tot a mis s'entente,
Mowlt a perdu, mais n'ew quiert uule rewte 495
*En icest siegle, mais en l'autre a s'entente.
125 „Sire", fait il, „quant je me vous noier,
Je fis que fous, mais merei te requier.
Maintin moi, sire, cowme ton ahevaMer^
Por toie amor vuel mon cors travaillier. 500
126 Tu me manras ne sai en quel contree,
Mais itant sai qwe tu l'as esgardee,
Si je muir, sire, en iceste vespree,
P/i toi que m'arme ne s'eu aut esgaree.
127 Tu sez bien, sire, conmant fui tes serjanz, 505
Je t'ai livre ma fame et mes enfanz.
473 en vit] eniut. — 475 chief] chies. — 476 dementer] demder {siehe
V. 474). — 478 in'est] met. — 479 faiture] saiture. — 485 duremant] dure mant.
— 488 paust] pant. — 489 anz] ant. — 491 graut repantemant. — 494 del tot]
de tot. — 495 a] as. — 496 l'autre] ante. — 498 mais] mai. — 500 .amor] airaor.
— 504 aut] ant. — 505 tes] fes. -
Das altfianzösische Eustachiusleben 531
A mon pooir sivrai tes covenauz,
Et tu ii moi, je ii'en sui pas doutanz".
128 A ces paroles a lo bois trespass^,
*A -r hamel l'ont la uuit ostele, 510
Qui estoit pres de l'issue del gue.
Q«ant qu'ot mestier, la Duil li fu trove.
121) Or entendez que firent li eufaut:
L'uu ont rescous an lion paisant,
L'autre pastor, qui les norireut taut, olö
En une vile, que audui fiirent graut.
130 En une vile furent nori eusanble.
N'est pas merveille, li uns l'autre resanible.
Q«<ant il perdirent pere et mere, erent teudre.
Et si petit que il ue lor en menbre. 520
131 Sovent lor dient par gabois li gargon:
Toi escousimes au louf, toi au lion.
Ne savons dire qui estes ne qui nou,
Mais de nos mes nos devez gerredon.
132 Tant estiez enfant de pou d'ae, 525
* Quant vos trova el g-aut joste lo gue,
Qjue ne seutes dire dont futes ne^
Ne de quel terre vos futes ai)or[te.]
f"G8, verso, 133 Por ce devez faire nostre servise,
^- ^V- Et no talant, uo conmant; uo servise. 530
Assez avons vostre lignee enquise,
Ne peumes trover en nulle guisse."
134 Por ce servoiient li enfant les vilains
Par usemant et as piez et as mains.
A lor servise gueaignoient lor pains. 535
*'XII" anz fu ainz n'an fu nuls reclains.
507 sivrai] scgrn. — 510 liamcl] cliauiel. — 512 Quant qu'ot] Qwanquot. —
515 pnstor] partor. — 51G que] qui. — 518 Is'est] Ne. — 520 petit] pertit. —
522 toi] et toi. — 523 Nc savot dires quiestres. — 52G ^aut] gant. — 527 si'utes]
sentes. — dout] den. — 528 quel] que. — apoi[te]-, te vom Buchbinder iceg-
geschnitten. — 520 noutre sevise. — 530 Et noz talant et nos con niant et nos
servise. — 531 avont nos li nages. — 533 ce] cen. — vilains] uilans. — 534 as
piez] popiez. — 535 Bie zweite Hälfte von v. 534 {et a piez et as mains) ist wieder-
holt, und gueaignoient lor pains bildet die folgende Zeile. — 53(j nuls] nuns,
34*
532 Andreas C. Ott
135*Lor mere estoit en une autre contree,
*Del maronier estoit par nuit emblee,
En chastee soffri sa destinee,
N'a geus acertes ainz ne fu adesee. 540
136 Danz Placidas ere en autre pais,
Povres estoit et d'avoir et d'amis.
En une vile estoit a ice mis:
Les bles gardoit, qu'il ne fussent nialmis.
137 * De cest mestier servit plus de xii" aiiz, 545
Moidt i presi et poignes et ahanz.
De sa moiller et de ses 'ii' anfanz
Portoit le duel, qui mowlt li est pesanz.
138 Ainz par nul home n'an pot oir novelle,
Sovant li eroit ses duez et renovelle, 550
Sovant en met ses mains a sa maisseile,
Sovant en prie Damedeu et apelle.
139 „Biax sire Dex, qui me donastes fame,
Et batisier nos feites ensanbre,
Gardez la si, Sainte Marie dame, 555
P«r son pechiö ne soit perdue s'arme.
140 Mi dui enfant, moult estiez petit,
MouU fu dolante q?<ant eile vos guerpit.
Moidt pout avoir grant pitie qui nos vit,
Q«ant li l'ions et li lous vos saisit. 560
141 Le lion vi de la montaigne acorre,
De l'autre part v lou a moi recorre.
Je fui el gue que ne vos poi recorre,
Ne nuls autres qui vos poist secorre.
142 De vos/re mere futes Jone sevre. 565
2. Sp. Le gue passai et vos perdi al gue.
Vos armes sont el regne Damede:
Icelle chose m'a de vos desevre.
537 contree] contee. — 539 soft'ri] fosfri. — 540 Nageus nacertes. — 541 pais]
plais. — 542 avoir] avoit. — 551 mains] maiaf. — 553 Dex] Deu. — 554 en-
sanbre] en sanbre. — 556 pechie] perchie. — 557 enfant] en fant. — moult] mit
(Abkürzungszeichen vergessen), — 558 dolante] do lante. — 559 piti6] pities. —
560 saisit] saisist. — 561 Le lion] Li lions. — 562 moi] ma. — recorre] retorne.
— 564 nuls] negun. — 565 futes] fntef. — Jone] iones. — 566 gn6] guat. — 568 m'a
de] mades.
Das altfranzösieche Eustachiuslobeu 533
143 De Dia moillier sui i)lus espuvuutez,
Crien qiie mal faire li face povretez, 570
Et fame change sovaut ses volontez,
Toi^t est ses cuers et chaiigiez et muez.
144 Biax sire Dex, a vos la conmandai,
Vos savez bleu, a emvis la laisai:
Ne li ponai secorre ue ne sai : • 575
Vos la gardeZ; a cui je la donai."
145 Q^miit riacidas s'est einsi dementez,
Es eliaus aloit et reguardoit ses bh'S,
Que il ne fast de ses voisins blasmez,
De son servise corrociez ne chosez. 580
146 *'XII' auz i fii einsi en celle entente,'
De son loier vit [et] niant de rante.
Öovant s'emaie et sovant sc demente,
A Den seivir met lo pus de s'entente.
147 8elont sa loi vit et selon raison, 585
A Deu a mis tote s'entencion.
A la parfin oit Dex s'orison,
Et vit ses larmes et sa (Konfusion.
148 •!• vespre estoit a ses bles en chemin,
Devant lui vienent errant "ii" pelerin, 590
Qui jadis furent a Bome si voisin.
II le saluent tot solonc lor latin.
14U Dauz Placidas lor rendi lor saluz,
Ostel requerent, il lee a retenuz.
II les commt, car ce fu de ses drus, 5'J5
Cil ne fönt lui, car viex est et chenuz.
löU Et qiiant il furent remes i)or h^rbergier,
P/iveema;it vint son oste preier,
Q»'il li q?/^sist a plante a mangier;
Tot li rendra tro a r sol denier. 600
löl „Sire", fait il, ,,querez nos a plante,
II' pelerin sont o moi otelö.
üTl change] cliang. — ses] se. — 573 conma?Klai] coii nuuidai. — 576 a ciii|
encui. — donai] domai. — 577 dementez] domentez. — 580 chosez] cbose. —
582 loier] lorier. — de lante] desiaute. - 585 raieonj raifon. — 586 a mis] ami.
— 587 parfin] pe fin. — 588 ses larmes] sas hirme. — co/(fu8ion] gsa fusio {ohne
Unterpunltion). — 593 saluz] snlu. — 504 les a retenuz] lor a retenn. — 59(j viex]
veix. — cheuuz] clianuz. - 599 plaut6] panto. — 601 ([uerez] que. — a plante] apaiite.
534 Andreas C. Ott
El mois d'aost retenez de rao>t ble,
P69, recto, l.Sp. Que je g'ueain, lant con vos iert a gre."
152 Repont li ostes: „Sire, mou]t volantiers; 605
Alez aneie, amenez les pauraiers.
Quant vos vaiirez; pres sera li mawgiers.
Vor xostre amor iert larges et pleniers.
*153 - — __- — -- —
Metez les tables et les apareilliez."
610
154 Danz Placidas s'en est veuuz arriere,
Les pelerins salue o belle chiere.
Ne laisera que il dc lor enquiere 615
Conmant il vont en Facaison peimiere.
155 „Dites, baron, dont estes, de quel terre?
Alez a sainz ou estes el repaire?
Et quex reliques alastes vos requerre,
Por le salu de vos ames couquerre?" 620
156 ,.Sire", fönt il, „vos nos samblez prodonie.
De nos travas vos conteron la some,
N'an mantirons le vaillant d'une ponie.
Nous dui sons ne de la terre de Rome.
157 Sachiez, biax sire, que 'iü* anz a passe 625
Que somes bors de uos^re na'ite.
MomU somes [parj travaille et peue,
Por querre i* horae que n'avons pas trove.
158 Cerchie avons treslote Lonbardie,
Et Alemaine et France la garnie, 630
Et tote Espaigne et Greoe et Unguerie.
Si Dex ne fait, ne le troveron mie.
605 li] il. — 606 arrere] rr verwischt. — paumiers] paumieres. — 608 pleniers]
plenieres. — Nach v. 608 sind die drei leisten Verse folgendennassen icieder-
holt, ohne Unterpunktion: Ale areres amenez les pauraiers || Quant uos vanrcz
prest sera li lügiersH por no6Yre amor iert largos et planiers. — 609 — 10, 612
Hs. keine Lücke. — 611 Metez] Metre. — 613 Dauz] dan. — s'en est] se nest.
— venuz] venu, — 614 pelerins] peletius. — 616 l'acaison] larairon. — 617 baron]
baront {wegen folg. dont). — dont] dou. — qnel] quine. — 618 sainz] saint. —
estes] ostes. — 619 alastes] alestes. — 620 Por] par. — conqnerre] con qurre.
— 621 fontj fon. — samblez] samble. — 623 mantirons] mau tirons. — 624 nous]
non. — 625 pass6] passez. — 626 uait6] uaitez. — 627 [par]] pluis. — 628 querre]
querres. — que n'avons pas trove] qui nest pas trouez. — 629 avons trestote
Lonbardie] auont tetote Ion bardie. — 630 France] fance. — 631 Espaigne] est
paigue. — Grece] guece, — Unguerie] unguie. — 632 le troveron] netroueron.
Das altfranzösische Eustachiuslebeii 535
159 Li empereies le nos fait partot querrc,
Qui mouU en a grant metier en sa terre.
II li soloit faire fin de sa guerre, 635
Si li savoit ses enemis conquerre.
IGO Or se sont trait en sus li traitor,
Li mensoDgier et li losangeor,
Qui lo baron meilereut au seignor.
Or va la terre a honte et a dolor. G40
IGl Icil barons si ot uon Placidas,
2. Sp. Trestuit l'amoieut, et li aut et li bas.
Taut l'avou quis que tuit en somes las^
Arriere alons que uel troverons pas.
162 Li anpereres nos avoit co^mande 645
Qw'il s'an venist q?<ant ravrions trove.
II li rendroit tot [sa] seignoritö,
Et sa baillie et sa grant poeste.
163 Or iest li ternies que ne porrons passer,
Or nos estuet arrieres retorner, 650
Et noz uovelles Tempereor conter.
Ne savous mais por lui querre ou ale[r.]"
164 Q?<ant Placidas ot la parole oie,
Ben euteudit que nel conmirent niie.
A son ostel les en condiüt et guie, 655
A son pooir lor fist (cliere) abergerie.
165 Plante lor doue Placidas a mangier.
Müult saintemeut, [por] lor cors aaisier,
Lou lit lor fait, si les vait dechausier,
*— — — - — — — — 660
166 Quant a lor piez lo virent acliner:
„Sire", fönt il, „ice laisez ester,
Laissez les nos dechaueier et laver;
De eest servise faites a deporter.
633 partot] pertot. — 634 en a| en na. — 686 coHquerre] 9 querere. —
640 va] na. — 642 et li bas et Haut. — 643 la uon qui que tui en suinie las. —
644 alone] nrout. — troverons] touerons. — 645 anpereres] an pereres. —
646 l'avr'ions] lauroint. — 647 tot [sa] seignoritö] trestot aeuorite. — 649 iest]
iet. — ne porrons] nos porrons. — 651 lemperaor. — 652 savons] sauont. —
ale[r]; r vom Buchbinder iceyyeschnilten. — 603 parora oia. — 654 coHUurent]
co/nurout. — 656 lor] lo. — 658 [por] lor cors] de los cos. — 659 Lou lit lo fait
sile. — 660 Hs. keine Lücke. — 661 a lor] alo, — 663 les] le. — 664 ade porter.
536 Andreas C. Ott
167 Tant dos avez serviz en autre guise, 665
Qiie bien devez laisier icest servise."
II n'u talant que il lor deguerpisse,
Car as solers avoit ja la main mise.
168 Qwant devant aus se fu agenoilliez,
Et il tenoit entre ses malus lor i)iez, 670
El Chief avoit ime plaie de viez:
Cil la conmwGüt, quant il fu abaissiez.
169 Tant s'abaisserent sor la teste ehenue,
Qu' apertemant ont la plaie veue.
Des qu'il la vireut, bien Tont aperceue, 675
A haute voiz escrient: „Dex aiue!"
170 [Alorsl salirent anbedui eu la place,
Li 'i' l'acole ef li autres l'embrace.
N'i a cel d'ex qui joie ne li face,
Sovant li baiseut et les iex et la face. 680
f"69,verbo, 171 „Sire", fout il, ,^mou\t poons estre lie,
^- '"'P- Q?(ant a celui nos somes abergie,
Q?<'an tantes terres avons quis et serchie.
*Par lui nos somes en taut liu travaillie.
172 Sire," fönt il, „co«ment puet ice estre? 685
Vos soriez estre de Rome maistre,
*Plu8 vos auioit li rois que soe [destrej:
Or menez ei autriii oilles pestre!
173 Vos fusles ja a Rome prox et fiers,
Et senesehauz sor toz les chetaMers^ 690
Sor tot l'empire prevoz et justisiers:
Or estes povres et autrui n^rgoniers !
174 Vos portiez le maitre cowfenon,
* Ef portiez l'escu point [anvirou].
A vos estoient enclin tuit li baron, 695
Ainz miaudres bers ne chauga e^peron.
665 avez serviz en autre guise] aue seruir cn ante guisef. — 668 solcrs]
solara. — 669 devant aus sc] de au ses. — 670 ses mains lor] se main lou. —
673 sa haisserent.— ehenue] chanue. — 675 Des] de. — l'ont] Ion. — 676 escrient:
„Dex aiue!"] estcrlent biax si dex aue. — 677 [Alors]] andni. — 678 l'acole et li
autrcs Tenibrace] lacore et liautes lebaise. — 679 qni] que. — 682 nos souies]
nosomes. — 683 avons] auont. — 684 Par luis nosonics en tanliutraualiae {l-ininkt
auf dem letzten a). — 685 puet] puit. — 687 li rois que soe [destre]] li roi que
soimoiime. — 688 pestre] pestes. — 694 [anviron]] alron. — 695 enclin] en quin.
— 696 berfe] bres.
Das ;iltfraiizö.si.sche Eustacliluslcbon b'Al
175 Li cnj)ererc8. piiis que vos lo guci'intce,
Tot a perdu ce (\uc vos conqucsites,
17ü Or vuit a oute la terre et li paTs,
Robeor preneut cbaitives et ehaitis.
Por go vos a l'eraperercs requis,
Ancor vaiidra (\ue soiez ses bailliz.
177 De vosfvQ. cssil est toz li pais pire, 705
Teiicz cest briet", faites les letres lirc.
Li enpereres vos conmaiide l'enpire:
Sc troverez en rei)itre a lire."
178 Piacidas voil qne il l'out cotiüHu^
Et par les [iex] se sont aperceu. 710
Le brief a pris, si a dedanz veu;
Q«aut Tot leu, si lor a repoudu :
179 „Seignor baion, graut pechie eu avez,
Je ne sui pas icil que vos q?<^rez.
Eusorq«etot viax sui et trespassez, 715
N'est pas eu moi se que vos i cuidez.
180 Taut ai vescu, (jue la barbe ai ehenue^
Ma wertuz est trespassee et ebene,
De graut tormant est ma chars derom])UC,
Ne vos porrai uiais faire uulle aiue. 720
2. iSp. 181 Je croi assez ce ([ite li briez me dit,
Et si croi bien que Pempereres dit.
Mais je sui viax, uc vivrai que petit.
Q/<iere autre aiue meillor, ou plus se fit.
182 Je sui toz viax, plus ai de 'Ix' auz, 725
Si ai perdu nia fame et mes enfanz.
Por qncl bcsoiug seroie nialtirautz
Et sosfreroie poigues et granz aliauzV
697 en perere?. — G98 aper du. — conquesites] comiuerites. —
(i99— 700 Hs. keine Lücke. — 701 vait] nait. — 703 Tor] par. — 70.') vos/re]
uostre. — toz] tot. — 706 brief j bries [Querbalken ivohl vergessen). — Ictrcs
lire] Ictcs riie. — 707 Lenpercres. — 708 en l'epitre a lire] eu laprcretitre. —
710 par] per. — 711 lniof] blies [Querbalken wohl vergessen). — siadedaut.
— 712 Tot] Ins. — 714 icil] siior. — 715 En sor qt/etot. — 718 xeriuz] wcriw.
— 719 tormant] toruian. — 720 poirai] por rai. — aiue] aue. — 723 que] con.
— 72.") pliisj pius. — 726 enfanz] en tanz. - 727 bcsoing] besoig. — inaltirantz]
uiaif tirantz. — 728 g/anz] grant.
538 Andreas C. Ott
183 Or vos irez anuit mais reposer,
Jusqu'a demain me laissiez porpenser, 730
De remanoir, ou d'avuec vos aler.
Tant en ferai, ne m'en devrez blasmer."
184 Quant Placidas se fu alez couchier,
Li autre dorment, il prist a veoiller,
Et en son lit Damadeu a proier, 735
Qw'il le conmM, car il en a mestier.
185 „Biax sire DeX; qni tot le mont feiles,
Homes et fames, et piiis lo rainsistes,
Por lui raimbre ehar hiimaine preisteS;
Car weriQz est et onques non mewtites, 740
186 Consoillieiz moi, sire, en cest afaire,
Qua je ne fuce qiii vos doie deplaire.
Se je remain, mowlt m'estovra maltraire,
Et se ieu vois, je vos recrien mesfaire.
187 Mais neporhiiec itunt m'en est avis, 745
Se lais malmetre mon uat/^;al pais,
Qu'a Rome perde ce que je ai cowquis,
Je meferai a moi et mes amis.
188 Se je m'en vois por maintenir justise
La ou eile est conruw/pue et malmise, 750
Ne sai comant soz eiel en nulle guise
Je puisse a Deu rendre melllor servise.
189 *Ensorquetot mi baron et mi ome.
Q^ant oi soffraile en la terre de Rome,
*QMant j'en issi, n'i ot seignor ne [ome] 755
Qul me donast le vaillant d'une pome.
190 Por ce, [se] lais, ee semblera venganee,
Ou iert orguex ou quelqwe sorcuidance.
f''70,recto, l.Sp. De felonie ne doi avoir menbrance
Que nel secorre, se j'an ai la puissawce. 760
729 reposer] re reposer. — 731 reraanoir] re luanoir. — aler] arele. —
734 dorairent et il prist a ueoiller. — 735 Et en] et in en. — 737 sire] si. —
738 hume et famestes et. — 743 maltraire] maltrare. — 745 ne por huec. —
746 malmetre] mametre. — 747 Qu'a] Que a. — 748 meferai] me ferai. — 750 ou]
OD. — 752 Deu] dex. — 753 E sor que tot, — 754 soifraite] sosferaite. —
755 [ome]] done. — 756 douast] donas. — 757 Por ce, [se]] E porcc. — 759 felonie]
feronie, — doi] doit.
Das altfianz-ösisclie EiistacliiiLslobcn b',\\)
l'Jl lici n'irai pus por gre d'cnipcreor,
Ne po;- riebece d'uvüir nc ])or anor,
Ne por mostrer iiioii seil uc ma valor,
Mais por denfandre mon natival seignor.
192 Et iiej)orhuee j'ai convcuauz fermez 765
A ces p>-odoDies, cui gardoie lor bles.
Se ne pooie d'ex partir a lor grez,
Nes guerpirai tant ([»'aoiiz seit passez.
Iü3 *Encor orra les mesagiers parier,
Se a lor giv me ])Ooie escuser. 770
Je n'ai talant da Rome retorncr,
Assez puis ci mesaises endurer,"
194 A randemain se leva par matin,
Et de la vinrent 11 prodome voisio.
Lo soir les orent mf/>^d6 li pelerin: 775
Davant loncteüs s'ajotent en chemin.
195 Quant li veisin furent tuit ajote,
Et li mesage orent dit lor panse,
Tant ont ensenble o les vilains parle,
Que Plaeidas s'en parti a lor gre. 780
*[Et par Ini eiiide faire fin de sa guerre.) 780a
19G Danz Plaeidas s'en vait o les mesages,
Passent les monz, les vauz et les boehages,
Les aigues douces, la mer et les rivages,
Nes puet tenir ponz ne guez ne pasages.
197 Tant ont errö qu'a Rome sont venu, 785
A uiouh grant joie i furent receu.
Li cnpereres vait euco^tre et si dru,
Son erctagc li a le jor rendu.
198 La nuit li fist noble herbergerie,
Et son baldiv li ceint p«r druerie, 790
7t) 1 gre] gue. — empereorj emperaor. — 762 anor] anior. — 763 mostrer j
raoster. — valor] uolor. — 764 por] par, — 765 ne por liuec. — 771 talant]
tarant. — 77.3 lande inain. — par] per. — 774 la vinrent] laiiire. — 775 pelerin]
pelelin. — 776 lonctens] loutcnt. — s'ajotent] saioten. — clieniin] chamin. —
779 parl6] pale (1 ibt auf r (jeschricheii). — 780 gr6] guo. — 780a par] per. —
Bs. keine Lücke. — 7äl Danz] dant. — o] a. — 782 les monz] lemonz. —
785 qu'a Rome] que arome. — sont] son. — 787 en poreren. — e.icoHtre] encoHte.
— 788 eretages. — 790 ceint] teint.
540 Andreas C. Ott
Et l'andemain li raudi sa baillie,
Sa prevoisfe et sa seneschalie.
199 Tuit li baroü servent o belle chiere
Dant Placidas, ne s'an trait duIs arriere.
N'i a cel d'ex qu'a sod pooir ne quiere 795
2. Sp. Tot son servise, amor et sa pioiere.
200 Tot ansemaMt com'il perdi jadis
En po de teus ce qu'il avoit cowquis,
En po de teiis refu poesteis,
Et riches liom et d'avoir et d'arais. 800
201 C'est granz assauz que diables li fait,
Qui de lui nuire noiant ne s'an retrait.
Quant en poverte voit que riens ne mesfait,
Or li engiegue en lichoise "i" agait.
202 Mais Placidas tres bien s'en aper^oit, 805
As soudoiers done ce qu'il resoit,
A povre geut done tot le sien droit,
Tant solemawt son vivre en retenoit.
203 HLoiiM estoit larges li bers de departir,
Ne tant ne quant ne voloit retenir, 810
Fors solema«t au vivre et a vestir.
De plusors pars le venoient servir.
204 — ----- ---
Por lui servir et por lui avancier,
Mowlt iert li sire sages de guerroier, 815
Et de sa gent garder et enseiguier.
205 L'empereor a rendu grant servise,
Rendu li a la grant terre de Pise,
Et desqw'a Bar a la iervQ conquise,
Puille et Calabre l'empereor sousmise. 820
206 Sor Grece vuet aler o ses estors,
C'on i faisoit l'enpereor granz torz.
792 senescbahie. — 794 s'an trait] fautrait. — nuls] iiuds. — 796 proiere]
l)eoieie. — 797 ansema^t] aiisema«t. — com'] con. — 798 qu'il avoit] que! lavoit.
— 802 luij li. — 803 Quant] Qnt. — en poverte] enpouerte, — luesfait]
mesfrat. — 805 s'en apercoit] sena percoit. — 808 retenoit] retien. — 809 de
departir] dede partir. — 810 voloit] uoroit. — 813 Hs. keine Lücfce. — 814 et
por] et par. — 816 enseiguier] eu seignipr. — 817 L'empereor] Lemperaor. —
820 Calabre] ca labre. — lemperaor sus inise. — 821 estors] esfors. — 822 len-
peraor. — granz] grant.
Das .altfraiizr)8ische Eustacliiuslebeu r)41
*Plusors foies li ont ses liouies mors,
*Et retenus les pasages des pors.
207 Et ses couturaes retiegnent et fcu rcnte. .S25
*Li eupereres ii'i a mis nulle enteute,
Dauz Placidas n'a taleut quel conseiite, ■
*Au reconqueire iiietra tote s'antante.
208 Li anpereres fait semondre ses geuz,
Et Placidas a ses eoDmandemeiiz. 8.^0
Vienent Romain a milliers et a "c",
Cex couduira Placidas li vaillanz,
209 Or sont a Rome les tres granz assemblees,
Cuvert en sont li pui et les valees.
f°70,verso, l.Sp. Q?/ant l'empereres les ot sol esgardees, Sßf)
A plus de "c" milliers les a esmees.
210 Li ampereres a dit a son baroii:
„Amis", fait il, „entendez ma raison,
Vos devez bien porter le confanon,
Et li empires vos doit grant guerredon. 840
211 *Mainte baptaille vos [avez ja] vaincue.
Se vos poez de Grece faire aiue,
Qu'elle nos soit par vostre seu rendue,
De "iü* citez iert vos/'re bonors creue.
212 Je sui malades, ne puis cest ost mener, 84;")
Nos les savez et couduire et mener.
A voö^ ferai toz les barons jurer,
Ne vos faudront por les manbres couper."
213 Quant Placidas entendit la novelle,
L'eupcreor a pris pro- la gonelle, 850
A uue part privecniant l'apelle,
Dire li vuet cliose qui li soit belle.
214 „Sire", fait il, „selont ce que j'antant,
Biax est li dons, grant merci vos en rant-
825 retiegnent] retiegnes. — 82G Li enpcicrcs nimet iiegune entente. — 829 ser-
mondre sa gent. — 830 a son con niandenient. — s.'U vionct. — 832 con duira.
— 833 g/-ant. — 834 Cuver, — 83G milliers] millier. — a esmees] ena asemees.
— 839 confanon] con faion. — 840 vos doit] uodoit. — 841 [avez ja]] auorez.
— 842 de GreceJ deguece. — 843 nos] iios. — par vostre] perure. — 844 vostre]
nos^re. — 84(j conduires, — 847 baron. — 848 faudront] faudont. — por] par.
— 8.Ö0 Len peraor. — 8r)3 selont] seront.
542 Andreas C. Ott
Sor Grece avroiz tot le conmanäemant, 855
Mais au co^«querre m'estuet avoir mouM gant
215 L'ariere him ma^dez par le pais,
Par Yosire terre en soent tuit requis.
*Chascime ville vos envoist "ii" marcbis,
Prodome soieut et en wostre biief mis. 860
216 J'enmenerai toz ices Chevaliers,
* Et s'en ferai maitres co/?fanoniers.
En eiax avra de hardiz Q\ievaUe\'&,
Cil forniront les granz estors pleniers."
217 Li enpereres enteudit del baron 865
Qu'il li dit sen et proece et raison.
Le brief fit faire de la semontion,
Li mesagier s'en vont a esperon.
218 En la semonse vindrent li dui enfant,
Que Placidas perdi au gue passant, 870
i^ui ja estoient grant damoisel vaillant.
N'an connut nuls nullui ne tant ne q«/ant.
2. Sp. 219 Vieueut au pere, priewt li ques retaigne.
Ne set nuls d'ax que il lor apartine,
*Ne il maiimeS; Damedex lor mantigne. 875
Conoistra les einz que de l'ost revigne.
220 Ainz que revaine les conoistra lor mere,
Et savront bleu que il estoient frere,
Et Placidas dira qu'il est lor pere,
Et mainte genz plaindront de lor misere. 880
221 Or vont aissi de France la garuie,
Defors Brandis pristrent h(?rbergerie.
La veissez tante chevalerie,
De ahevaMer^ mainte joste fornie.
222 *La veissiez tante haste forssier, 885
*Tant escu fandre, tant hauberc desmailler.
855 9 ma»äe maot. — 856 ni'cstuet] mest iiet. — 858 per. nosire. —
859 envoist] en vois. — 860 brief] brles {Querbalken wohl vergessen). —
862 9 fanoiers. — 864 fornirons. — 865 en ten dit. — 867 brief] bries (c/. V. 860).
— 868 a esperon] acsperon. — 869 vindrent] uindront. — 871 da moisel. —
872 connut] conniit. — nuls] nul. — nullui] nillui. — 874 nuls] nuns. — 8761*081]
lorst. - 877 les conoistra] lor cor noistra. — 878 frere] fere. — 879 dira]
dires. — 880 genz] gent. — plaindront] plaindont. — 881 aissi] eses. — France]
fance. — 882 Defors] desont (c/. F. 913). — 886 hauberc] laubers. •
Das altfranzösische J>u8tachiusleben 543
Bien se continoni li novel chevaMer,
A honte meurent mtiint baron cherulier.
223 Bien se eontient Placidas li chenus,
Et li diii anfallt qite il out retenu8 890
Et adobez aiuz ques alt conneiiz.
For lor proece les ajoste a ses drus.
224 Li 'ii* aufant s'antr'aiment par nature,
Et se connoisent d'uevre et de norriture.
Moiih ot en aux proesse et mesure, 895
Et d'un semblant esloit lor armeiire.
225 A eex de Grece faisoient grant pesanse,
Sovant lor fönt sentir lor fer de lanse.
Mais ce qu'ofrent retraire en lor eufance,
En lor escus fönt poindre a cognoissause. 900
226 Li graindre fait poindre 'i- lion devant,
Qui en sa boche enporte i* enfant;
Li maindre 'i* louf qui s'an aloit fuiant,
Entre ses dauz porte "i" anfant braiant.
227 Oir porez com'il estoient sage: 905
Q?<ant il ne seveut conoistre lor lignage,
A rem(?»?brance de l'ancien pasage
Font cognoissance de la beste salvage.
228 Por ce fönt poindre lo Ion et lo iTon,
Que il eusseut sinificaciou 910
f"71,recto, I.Sp. Et remen?brance de lor escous'ion,
S'il estoit hom ques meist a rason.
229 Defors Brandis en la grant praerie
Ot Placidas prise li^ rbergerie.
Tant i sejorne o sa grant ost banie, 915
Qn'il ot des Greuz o soi la baronie.
230 Tuit eil de Grece lo tinent a seignor,
Por Uli feront drot a Penpereor,
888 honte] honte. — 889 Bien] bient. — 891 connöuz] conneuz. — 892 les
iostas alor drus. — 893 per natural. — 894 nonitura. — 89G armeiira. —
897 Grece] grace. — 898 fönt seutir] fon scnti. — de] des. — 899 en-
fances. — 900 cognoissanses. — 901 graindre] des g>'ant. — 902 enporte] en
porte. — 903 inaindres. — 904 ses dane] aedanz. — porte] por toite. — 905 com']
con. — 90B conoistre] conoistc. — 907 ancien] anciau. — 'ßOS porce. — Ion]
Ions. — 911 remewibrance] re mewibrance. — 913 Defors] def<»r. — 915 i sejorne]
ise iorne. — 9H; des] de. — 918 Por] per. — feront] feron. — l'enpereor] len
peraor.
544 Andreas C. Ott
'* Et ses treves li randront et s'anor.
Var l'ost eu ont grant joie et gvant buudor. 920
231 L'oz est assise en -i* riebe rivage,
Ou li jardin sont et li cortillage.
Une chaitive i gardoit "i* maiuage,
Joste li prist Placidas herbergege.
232 A -i' matiu vindrent li dui anfant, 925
Var cel vfrgier s'aloient deduisant.
Et de kr armes se vout entr'ex gaba^^t,
Et del lion et del lou racontant.
233 Joste l'ostel ou la chaitive estoit,
*Se sont assis; eile les escoutoit. 930
Del lou et del lioii q?<es enportoit
Geuent et rient; eile les escoutoit,
234 De ce se gabent qu'ainsi furent eseous
Par les vilains as hons et as lous.
„De DOS linages nc coinnisant que nos, 935
Or seioüs frere", fönt il, „entre nos dous".
235 Quant la chaitive les ot isi parier,
De pitie d'ex conmenc^ a plorer.
En son pa'is s'en voloit retornei',
Mais ne savoit ou s'ew peust fier. 940
236 Elle priast que il Ten menesant,
Se eile osast, mais ne se fie a tant.
C'estoit lor mere, ne [la vont] coguoissant;
Mien esciant; ja ne le faucissant.
237 N'ose la dame as jovenciax parier, 945
Porpense soi qu'elle devroit aler
Au seneschal l'enpereor porler,
Por sa franchise, q?('il Ten feist mener.
2. Sp. 238 „He Dex", fait eile, „conmant a lui irai,
A si riebe home, conmant i parlerai? 950
Si m'eeondit, enmaiie en serai,
Et s'il m'an maine, a cui repairerai?
923 mainage] mainge. — 925 vindrent] uindent. — 927 gabant] gaba«. —
929 l'ostel] lostal. — 930 Se sont assis] Sessont assi. — 931 lou] lous. — qwes
enportoit] q«<e il les en portoit. — 934 Par] per. — 936 frere] feie. — fönt] fon. —
dous] dou. — 940 ou] on. — 941 que il] quil. — 942 fie a tant] fiatant. —
943 mere, ne [la vont] cognoissant] mere mais il ne cogoissant. — 945 as
jovenciax] asiove nciax. — 946 Porpense] par penser. — 947 lenperaor. —
948 franchise] fanchise. — 949 conmant] conman. — 950 conmant] conman. —
951 m'eeondit] niecon dit, — enmaiie] en maiie.
Das altfranzösisclie Kusrachiuslelton 54f)
239 Je n'ai a Rome mes fiz ne mo)i seiguor,
Pere ne mere ne freie ne seror,
Ne nnl parent ou truisse nulle amor, 955
Ne coiunoissance qui ja me fnce onor.
240 Je sui ci sole en estrange contree,
|Et| se voiz la, plus serai esgaree,
Qj<ant je vanrai ou pais ou fui nee.
Et ge serai povre maleuree. 900
241 Et Donpoihueo a lui irai parier;
Et si me vuet en mon pais mener,
La porrai vivre d'autrui dras co;neer:
Je 8ai bien coudre en toiles et filer.
242 Je u'avrai mais baren tant que je vive, 905
Ne ne serai mais |a] autrui chailive.
243 Tot droit au tref Placidas est venue,
Au pie li chiet, doucemant le salue. 970
11 l'esgarda; ne l'a pas coinueue,
244 Cortoisemant le sot areisoner:
„Sire", fait eile, „je ves a vos parier.
Se vos me plait o'ir et esconter, 975
J'avrai tost dit, ne vos quier demorer.
245*Sire", fait il, „je sui une chailive,
*Qin 'xiv anz ai este an eeste rive ;
*Ne sai mais ren de quoi i* sol jor vive,
Et fui a Kome jadis poesteive. 980
246 Ge m'en issi xiiii* anz a passe,
0 mow seiner que Dex m'avoit done.
En mer li fui tolue outre son gre,
Assez ai puis mesaises endure.
954 Pere] Peres. — 955 ou] on. — 956 com iioissnncc. — 957 estrauge]
CBtaiige. — 9GÜ mal auree. — JJ61 non per huet'. — ÜG3 vivre] uiue. — co;«reei ]
geer. — 9G4 en toiles et filer] enteres et enfirer. — 967—8 Hs. keine Lücke.
— 969 tref] tres {Querbalken tcohl vergessen). — 971 coinncue] coin neue. —
972 Us. keine Lücke. — 974 ves] uet. — 975 et escoHter] te esgter. — 9S0 jadis]
ia dis. - 981 a passe] apassez. — 983 tolue] tolne.
Komaniiche Forschungen XXXII. 35
546 Andreas C. Ott
247 Ol" m'en voudroie raler eu mon ])ais, 985
Miax me seroit illuec, ce m'est avis.
Por cest besoin, sire, vos ai requis,
Que an cest ost oe soit mes cors malmis.
248 Se je pooie venir en raa coütree,
f"71,verso, l.Sp. Et que par vos i fusse remenee, 990
Que en la voie ne soie esgaree,
Toz jorz seroie vos^re ancelle juree."
249 Quant Placidas Toi" issi parier,
El euer li chiet que trovee a sa per.
Mais ainz que il se vousist demostrer, 995
La voudra mowlt essaier et tenpter.
250 „Dame", fait il, „asez vos en mewroie,
Et troveroie tot le eost et la voie,
Mais je ne sai cowfeitemant vos croie,
Ne je ne hom qui vos^re biaute voie. 1000
251 Fame qui est de la vos^re biaute,
Ainz qu'elle sosfre si longue povrete,
252 Dame, or avez isi este 'xü* anz, 1005
Si con vos dites, et povre et pain quersiüz.
*Vos iestes auques (et) cortoise et avenanz,
Ou puis ou ainz eutes vos anfanz.
253 Dame, or vandrez en nostre eonpaignie:
eist ostoior ne s'atarderont mie, 1010
Vos i seroiz assez tost covoitie,
De vostre cors vos requeront folie.
254 Et puet cel estre, vos le consantirez,
Ou droit feroie ou me blamer'iez.
1015
98(3 ce m'est] cemet. — 987 besoin] besoit. — 988 malmis] mal mis. —
992 jorz] ioz. — 994 trovee] tonee. — 995 Mais] Mains. — demostrer] demostre.
— 997 il, „asez] ihsse. — 998 troveroie] toueroie. — la voie] lanoie. — 999 con-
feitemant] co»fertemant. — 1002 Ainz] ain. — 1003—4 Hs. keine Lücke. —
1005 isi est6] i sieste. — 1006 qtieranz] qwerant. — 1007 iestes] ietes. —
1009 vandrez] uaudrez. — nostre] iiostes. — eonpaignie] con paignie. —
1010 s'atarderont] sartardertm. — 1012 vostre] uontre. — requeront] requeron. —
1014—5 Hs. keine Lücke. — lOlG droit] drois.
Das altfranzösische Eiistachiuslebeii 047
255 Por c'est li miaiis que remaigniez ici,
Par niüu consoil, et si preuez mari.
Ce est li miax, dame, que je vos di :
*Oneor vos puet Dex faire grant merci, 102(»
256 Or vos dirai •!• pue de mon delit:
Veiiez a nioi ainz ((u'autre vos eu prit.
A l'avesprant en venez en mon lit,
Je vos dourai "xx- soi(z por une nuit.
257 Ne me devez ore pas cscowdire, 1025
Que de cest ost sui seucschauz et sire."
La dame Tot, niais n'a talant de rire,
De ses lax plore et de son euer sopire,
258 Li sires voit que conmence a plorer,
Monh li promet et plus li vuet doner. lOHO
En niaintes guises le vuet e»\)ermenter,
2. Sp. S'il la porroit a folie atorner.
259 La dame est belle, si a tendre la face.
Or li promet, or la prie, or (la) menace.
Mais Tlieophitc respondit conme sage 1035
Que n'a talant que dcsloiaute face.
260 „Sire", fait eile, „j'estoie a vos venue
Com'a franc home, vos requeroie aiue.
Ainz me porroiz ardoir en i* feu nue
Que de mon cors face descovenue. 1040
261 J'ai ii' anfanz de lial mariage,
De mo?dt prodonie, de loial ef de sage.
Puis que li fui toloitc el rivage,
Certes ne fis ne ue ferrai ]iutage.
262 Grant i)ec'liie fait, sirc, (jui m'eu apelle: 1045
Anrois serai toz jorz autrui ancelle.
Mes ii" anfanz uori de ma mamelle,
Sovant ni'en croit li diax et renovelle.
1017 Force est li uiaau {ersten a mit i-punkt). — lemaigniez] re maigiez.
— 1018 co^soil] co^isoit. — prenez] preue. — 1021 i)uej puet. — mon delit]
inonde lit. — 1022 ciirautre] qiie autre. — 1023 l'avesprant] la uer prant. —
1024 donrai] dou rai. — por] per. — nuit] niut. — 1020 escoudire] es co/jdire.
— 1U27 talant] traraiit. — 1020 conmence] con mence. — 1030 vuet] uet. —
1034 la prie] lapie. — 1036 desloiautö] des luiantc. — 1037 j'estoie] ie es
toie. — 1040 cors] cor. — face] farce. — 1041 anfanz] anfant. — 1<I42 pro<l(»me]
prodoment. — 1043 toloite] tolite. — 1014 no ne] ne nes. — 1045 ni'en apelle]
mena pelle. — 1040 Angois] ancoi. — autnii] artriii. — 1047 anfanz] anfant. —
1048 ni'on croit] mes croit.
H5 *
548 Andreas C. Ott
263 N'avrai mais joie ne de jor ne de nuit,
West avenant qiie desor nuls me ruit. 1050
*
%_ _ ,«
264 Quant Placidas l'oi issi parier,
• Se il fu liez, ne l'estuet demander.
Ne la quert plus essaier ne tenpter, 1055
*En piez se leve, la prit a [acoler].
265 Et quant il Tot entre ses bras lue,
Elle s'escrie come fame esmarrie:
„Sainte Marie, ja sui je baptisie,
Gardez moi, dame, ne soie vergondie." 1060
266 Placidas voit qu'ele torna a ire,
II est moult liez et se se tient [de rire].
Cortoisemant li conmenga a dire:
*„Ne eriez, dame, ja sui je vos^re sire.
267 Mien esciant, vos ne me cownoissez. 1065
Je sui chenuz et travalliez et vez,
Et de mes armes porter toz cowbrisiez,
Mais esgarder a mes plaies deviez.
268 *Beneoiz soit Dex qui vos m'a rendue,
Et qui vos a gardee et maintenue. 1070
Ja nul jor ne vos eusse creue,
f»72,recto, l.Sp. Se p«r proiere vos eusse veincue.
269 Dame, or vos ai essaiee et temptee,
La Deu bontö vos ai espermeutee.
Or en vendrez o moi en ma contree, 1075
lluee seroiz riebe dume bonoree."
270 Or a li sire sa moiller coneue,
Et ele lui, q?^ant la plaie ot veue.
De desoz l'eaume en la teste cbenue.
Par Tost en est la novelle espandue. 1080
1050 desor] des or. — nuls] nuns. — 1051—2 Es. keine Lücke. — 1054 ne
l'estuet] nelestuit. — demander] de niande. — 1055 quert] quer. — ne tenpter]
nemenpter. — 1056 la prit a [acoler]] si la prit enbracie {von einem Kopisten in
die folgende Strophe einbezogen). — 1057 quant] quan. — entre ses] en treses.
— 1058 come] con. — 1059 Sainte] Saintes. — 1061 qu'ele] quel e \e {kleines Loch
in Hs. zwischen 1. 1 und e). — 1064 criez] tire. — ja] ie. — 1065 ne] nos. —
1068 esgarder] est gardee. — 1069 Benoit soit dex qui mois uos a rendue. —
1070 maintenue] mainte uue. — 1071 ia au nl ior ne fui si mais creue. —
1073 essaiee] essaie. — 1074 La Den] de deu.
I)a8 altfniiizösisclie Eiistaehiuslcbou 049
271 Placidas fait joie de sa nioller,
E si baron et tiiit si Chevalier.
La frauge dame ne se vout plM.s turger,
De ses enfanz vait le pere arainer.
272 „Sire", fait ele, „mostrez moi mes eufanz, 1085
Car del veoir es^ nies cuers desirauz.
Ja nes vi ge pass^ a 'xiiü* anz,
Desqw'an la mer me prist 11 estorma^iz.
273 Moutrez les moi, la vosfre graut merei,
Car passe a •xiiii- aoz je nes vi. 1090
Desqiie de vos et de moi despaiti
Li estormanz qwi a vos me toli.
274 Mo»lt en desir a oir la novelle,
Car jes uorri del hiit de [ma] mamelle;
*Miiinte8 foies les porta sor m'aisele: 1095
Moustrez les moi, je serai vosfre ancele."
275 Quant li sire ot de ses enfanz parier,
Des iauz dou cef co^mienga a plorer,
Et de son euer griement a sosj)irer.
*Li cuers li sere, a paines puet parier. 1100
276 „Dame", fait il, „trop les demandez tost,
Min eseient nen n'a nul en eest ost.
Dex en a fait tot ice que il vout,
Qui done a home ce que il volt et tot.
277 'Xllir [anz] a passö que je nes vi. 1105
Des icel jor qu'en la mer vos guerpi,
Sont li enfant trespasse et feni.
Dex nos doiiit autres, a cels avo«8 failli."
278 „Sire", fait ele, dites moi verite,
2. Sp. Se il vos furent ou tollu ou emble, 1110
Ou ses vendites por vosfre povrete.
Et s'il sont mort, ses comandows a De."
279 La dame fu de merveillos cowfort.
„Sire", fait ele, „q?<ant je ramainz a port,
Li maroniers q/n de moi vos fist tort, 1115
Nes retint mie. C'owment furewt il mort?"
1081 ga] si. — 1087 Ja] Je. — 1088 Desqw'an] des qwant. — estorma»z]
csturmaHZ. — 1089 les moi] lauioi. — 1094 jes] jel. — 109G les moi] lenioi. —
1100 li sere] lisre. — 1102 eseient] estient. — 1104 a] ha. — 1108 doint]
dont. — 1110 outuliu. — 1112 s'il] seil. — 1115 Vor tort steht tost, nur o
und 8 unterpunktiert.
550 Andreas C. Ott
280 „Ma foi", fait il, „nel vos celerai pas.
Le jor meisme qiie \os guerpi el pas,
Les portal tant que toz estoie las,
Et que del jor estoit li vespres bas. 1120
281 Par "i" g-raiJt gaut vin errawt a 'i* gue,
Oll n'e poi pont ue passage trov6.
*L'un des enfaiiz assis soz -i' albe,
Eotre mes braz l'autre outre portai.
282 Ne soi plMs faire, soz -i* arbre l'asis, 1125
Por l'autre enfunt arrere el gue me mis,
Qni a la rive ploroit, qui ert chaitiz.
Aiiiz que g'i fusse, Ten ot "i* lions pris.
283 Ainz tant ue soi ne corre ne erier,
Que je peusse a mon euhmt aider. 1130
Vers l'autre enfant comewgai a errer:
Gel revi prendre, a "i- lof anporter.
284 Yerte qtiercz, ne !a yos doi pas taire.
Si les ])erd\, seeors ne lor poi faire.
Ans! niorirent li petis et li maire. 1135
Dolauz en sui, q^<ant moi l'estuet retraire.
285 De CCS enfanz lait^ons le duel ester,
Far nulle guisse nes poons recovrer.
Mais se a Eome poomes retorner,
Ancor nos puet Dex des autres doner." 1140
286 Quant ot lu dame de ses filz tel novelle,
Toz li fremit li cuers soz la mamelle.
Ne set (|ue face, mais son seignor apelle:
„Sire", fait ele, „enlendez vos^re aucele.
287 *Hui matinewt estoie en mon cortil. 1145
Devant moi vindrent 'ii* damoisel gentil,
Qui niowlt parloiewt eiitr'aux de lor essil:
f*'72,verso,l.Sp. Mien escient, eil estoient nii fil.
Entr'ax parloient de lor enfantillage,
Qu'il ne savoient le uom de lor lignage. 1150
1121 gaut] gauz. — gii6] guez. — 1122 trove] trovor. — 1124 Entre] Etre,
— portai] portoi. -— 1129 ne crier] iiecrie. — 1131 errev] erre. — 1132 an-
porter] aporter. — 113G eii s'.ii] euliii. — Testuet] estuct. — 1138 nes poons]
nepoons. — 1140 autres] hautres. — 1146 gentil] getil. — 1149 enfantillage]
en fantillonge. — 1150 le nom] uomer.
I);i8 altfijuizösisclic Eustaeliiusleben 551
Ne mais c'iui lou et 'i- hon salvage,
A cui il furcDt escous en r bouchagc.
289 Fates, beaux sire, les donsiaux apeler,
A euz porroiz enquerre et demander
*DoDt il »oiil [ne], uel vos doiveut celer, 1155
E qua ce fu, dont jes oi parier.-'
290 A ces paroles sont raande li doncel,
Devant lor pere vindrent li jovencel.
Chevalier fuient adobe de novel,
Ambedui sont d'un semblant e mowlt bei. 1100
291 Devant le pere sont venu li enfant,
En mainte guise les va espermenta/it,
Tant que la mere se va apercevant
A lor viaire que moidt erent [semblant].
292 „Sire", fait ele, „ne puet niner nature, 1165
Moidt vos resemblent de forme et de mesure,
Et moi del vis et de l'esgardeure:
Je croi enfiu que c'est ma porteure."
293 La ou li pere met se.<4 filz a raison,
Tot environ escoutent li baron, UTO
Ce que eil dient del lou et del lion,
E des vilains et de l'eseousion.
294 „Sire", fönt il, „vos uos avez maudez.
Nos vos dirons, des que xos le volez,
De quel gent fumes et de quels parentez. 1175
Tost avrons dit, se vos nos escoutez.
295 Nos ne savons pas que nos soions freie,
Fors de mesaise soffrir et de misere;
Ne ne savons ([ue nos eussons pere:
Ne cognoisons ne lui ne nos^re mere. 1180
296 Mais en i* gaut a l'isue d'un gue
Fumes petit ou laissie ou gite.
Bestes salvages nos pristrewt en vertö,
Assez avons mesaises endur^.
1151 c'un lou et i* lion] cuns lous et i. lions. — 1153 donsiaux] douaiaux.
— 1156 doutj doD. — 1158 vindrent] vindre. — 1164 [semblant]] en fant {von
V. 1161).— 1167 de resg.'irdeuro] dclea gardeuie. — 1170 escoutent] es coutent.
— 1172 de l'eseousion] deles eousion. — 1175 de quels] dequel. — 1177 nos
soions] \08 soiez. — 1179 eussons] eussos. — 1184 endui'6] endurez.
552 Andreas C. Ott
297 La DOS escoutrent et pastor et vilain, 1185
2. Sp. *Moi d'un hon et cestui d'im varaiD.
Puis DOS norirewt et au soir et au main,
Et DOS douereut assez et drap et pain.
298 Noris nos out li vilain et les famea,
Por euz venimes ^a qwant uos les laisames. 1190
Nos les teuons por seignors et por dames,
Car guerredon lor devons de lor armes.
299 Si, con Deu plait, la terre avez conq^ise,
Et a l'empire nos^re seignor sosmise,
Por auz venismes (ga) et por vos^re justise, 1195
De si irons arrer en lor servise.
300 Et ja soit ce que soious ohevalieY,
Ja n'en serons vers les vilains pl?<s fer.
Et c'il est lioni ques veille guerroier,
Deffendrons les au fer et a l'acer. 1200
301 Ce savons Vien que eil qui uos portot
Ne nos savoit secorre ne pooit,
Ainz s'eu noia el gue, tel duel en ot.
Ne savons dire qui iert ne [ou] aloit.
302 Ce savons b/eu, qwant il entra en mer, 1205
Que il i mist o nos soi et sa per.
Mais a leisir n'an pot mie torner,
D'iceste chose Poimes dementer.
303 Nos ne savons dire qui il estoit,
Ne ne savons c'il nos apertenoit. 1210
De ce nos menbre que grant duel desmeuoit
En la forest ou esgarez estoit."
304 Q?<ant ot li pere ses filz einsi parier,
Se il fu liez, ne l'estuet demander.
Ne pot plws qw^rre ne nons epermenter, 1215
En piez se leve, ses eorrut [acoler].
305 Qui donc veist quel joie fait li pere,
Con doucement les acolle la mere,
1190 Por] pa/-. — les] le. — 1191 les tenons] letenous. — daraes] dunues,
— 1192 gnerredon] guerererdon, — 1193 Den] dex. — 1194 sosmisej sns mise.
— 1195 pov] par. — 1196 en lor servise] enlors ervise. — 1199 qnes] quel. —
1200 a l'acer] al acer. — 1202 savoit] savons {vom vorhergehenden Vers). —
1203 noia] voia. — en ot] ennot. — 1204 qui] que. — ne [ou]] neqne. — 1206 o
nos] ouos. — 1207 torner] trouei*. — 1209 qui] que. — 1211 ce] ce ce. — 1215 ne
nons] ennos. — 1216 [acoler]] embracier. — 1217 donc] adonc.
I
Das altliHU^usiaclic Eubtaebiuslebcii bbo
*Ef il meismes, ([Uixut »ovcnt ([irü sunt frerc,
*Plus doucement letraient lor miserc. 1220
306 Q<amt li baroii voicut la conoissauce,
As enfans oient reconicr lor enfauce,
Plore chascons, n'i a nulle astinence,
*
f''73,recto, 307 „Veez", fönt il, ,.con gente creature! 1225
1- '^P- Lor pere semblent de forme et de faiture,
Et de! visage et de rcsgardeiire
Semblent lor mere, u'en set nie^tir nat/ne.
308 Mowlt par est Dex loiauz en jugemc»t.
Tait lor faillerewt et ami et parent, 1230
Et Dex les ])rist eu son maintenemcnt:
II e» a fait icest ajostement.'-
309 Placidas ot ses enfanz ronneuz
Et sa moiller, Dex les li a rendnz.
Lors a mande sea barons et ses druz 1235
Et les ostages de Grece receiiz.
310 Reeeu a de Grece les ostages,
*Lor sairemenz et trestoz lor [omages].
Aquite a les porz et les pasages,
Et or envoie a Korne ses mesages. 1240
311 A Rome ira veoir l'empereor,
0 soi menra ses anfanz et s'oixor.
Or est en joie, diables en tristor,
Tresqu'a petit li troblera s'onor.
312 Mo«lt est dolanz qwant le voit rajoste 1245
0 sa mainie, dont il l'avoit sevre.
*N'i pot riens faire en sa grant povrete,
Or l'asaiidra en sa prosperite.
313 L'empereor fait encroire par senge
Dem Placidum iine estrange mengonge: 1250
Qu'il l'a trai, et si garde si donge.
De faire droit li dit (|^('il le semonge.
1222 enfans] es fans. — 1224 Hs. keine Lücke, — 1220 Veez] yrossc
Initialis V, deren unterer Teil den Platz für 1 in lor V. 1226 versperrt. —
1226 Lor] or. — 1238 Lor] Lo. — [omages]] ostages (c/. V. 1237). — 1244 Tres-
qu'a] Tres qua. — 1246 il] 1. — 1248 l'asaudra] la saudra. — 1249 par) per. —
1250 une estrange] vnestragc. —
554 Andreas C. Ott
314 „ 0 Uli revieuent si fil et sa moillers,
II les a fait de Dovel Chevaliers.
Cil t'ocirout et vandront a deniers. 1255
Ja ne verras passer trois jorz enters".
315 A tant se tait, l'emperere s'esvoille.
Li aversiers s'asist desor s'oroille,
Qui mowlt sovant li redit et comeWle
Que Placidas vuet faire tel mervoille. 1260
316 Li empereres* est •)• matin levez.
Ez vos les mes qui montent les degrez.
En son palais a ses barous mandez,
2. Sp. Que Placidas est a port arivez.
317 „Sire", fout il, „nos vos somes mesage 1265
Dam Plaeidam, qu\ est a cel rivage.
Avuec lui sont de Grece li ostage,
Aquite sowt li port et li pasage.
318 lee sachiez: Grece \os a cowquise,
Et a Tempire de Rome l'a sozmise. 1270
N'i a cite ue chastel ne soit prise,
A toz jorz mais en avrez le servise.
319 Assez i a or et argent cowquis,
Assez amoine chaitives et chaitis.
Far sa proesce a si granz los conqu\a 1275
Que renomez en sara mais toz dis."
320 Li empereres a la novelle oie,
Et fait semblant qw'il ne li poise mie.
Dedauz son quer repont sa felonie,
0 ses barons s'an va [a] la navie. 1280
*321 A joie va encotttre son baion, 1281
Receu l'a a grant procession. 1283
Mais en son euer dote la traison, 1284
Tot droit au temple Apolin et Noiron. 1282
322 Devant le temple sont a pie descendn. 1285
La vont offrir Tenipfrere et si dru.
Mais Placidas, qui est plains de vertu,
N'i vout entrer, devant l'a ateudu.
1253 si filj sefil. — 1256 venasj iierra, — trois] trea. — 1257 s'esvoille]
ses voille. — 1260 nieivoille] nieuoille. — 126G DamJ danz. — 1270 l'a sozmise]
Ijisoz raise. — 1276 dis] die. — 1280 [a]] eu. - 1283 Eeceu] Re ceu. — 1287 plains]
plais.
Das altfiMuzöfiselio Kiistachiuölcbcn 555
323 Qv/aut l'einperercs ot otlcrt son prt'saut
Et faite joie del graut cowqwncuiCDt, 12110
Vient au barou qui as portes Tate/it,
Met l'a raison devant tote 8a geut.
324 ,,Di, Placidas o la burbe clieuue,
Por quoi as fuit itel descoveuue,
Qu'as dauiedex u'as lor grace renduc, 1295
Por quoi tu as ceste victoire eue?
325 Li damedeu t'ont fait yi g-rant honor,
Tu lor as fait et honte et deshonor.
1300
32G Euco>Jtre toi fuuies lajus au port,
Et demanames graut joie et graut desp<»rt.
Del sacrefice as fait a mes dex tort:
P«r jugement as deservi la mort. 1304
f" 73, verso, *(Et tu l'avras certes sanz uul resort, 1304a
1. Sp. *0ci8 seras certes de male mort.) 1304b
327 Or t'eu estuet respondre apertema//t, 1305
Por quoi as fait icest avilemant
As dex, iet) a moi, et a tote ma gent.
Et se l'estuet. sivrai mou jugement."
328 Placidas voit (pi'ü li estut respondre,
Crestieus est, ne se veut pas repondre. 1310
La verite li co^micuce a espondre,
De fauccte n'i veut uiant respondre.
329 „Sire", fait ii, ,.j'ai longuemaMt vescu,
Taut quo la barbe et lo eliicf ai cbenu.
Eu niaint leu l'"ai gent servise rendii: 1315
Encor en perent li cop eu mow escu.
330 Ce saches tu et eil autre baron,
Que a cex dex ne doi nul iiuiardon,
Mais a celui qui soflri pasbion,
Cui erestiens je sui et port son non. 1320
1293 barboj babe. — 1294 itel] itele. — descovemie] des couenue. —
1296 eue] aiie. — 1298 dcslionorj des hoüor. — 1299—1300 Hs. keine Lücke. —
130.3 sacrefi'-e] pa cieficc. — as fait] afait. — 1.304a resort] retor. — 1307 As]
A. — 1308 Testuef] testiier. — sivrai] segrc. — 1310 repmidre] respondre. —
1314 barbe] barba. — 1310 pereut] parent.
55G Andreas C. Ott
331 Xnil. anz [a] que je regiii siv loi,
Et ma moillers et mi enfant o moi.
Ne viiel encor mie laissier raa[foi],
Ne as tiex dex sacrefier ne doi.
332 Et se te plait, vignent ti deu avant: 1325
W\ a cel d'eus qui niant me deraawt,
*Ne qui parolt ne qui ren faut sentant],
Ne qui responde: „Ge ferai ton cowmant."
333 Ti damedeu sowt tuit d'or et d'argent,
li n'a eu aux raison n'entendemant. 1330
Se il estoient en mow cowmandement,
Mowlt en feroie graut Wen a povre gewt.
334 Toz les vandroie tro a i* sol dener,
En autres guises les feroie forger.
Qwant que voudroient doner li monoier, 1335
Donroie as povres Damedeu a nienger.
335 Je ne leiroie por crime de seiguor,
Ne por loier ne ])or losengeor,
Qw'a povres genz ne fussent del meillor.
1340
2. Sp. 336 Q?^ant les paroles entendi Tranglens,
Que Placidas li ehenus anciens
Est en apert devenuz crestiens,
De son baudre li roumpi les Mens.
337 11 Ten avoit §aint par graut druerie, 1345
Quant il lo mist en sa chivallerie.
Or li deseeint par mowlt grant felonie,
Les poilz li ront de la barbe florie.
338 Dedevawt soi le fait nu despoiller,
*Et ses anfanz o soi et sa moller. 1350
Tant les fait batre, derompre et destacher,
Que sor ax n'ot de cuir "i* doi enter.
1322 mi enfant] mes enfanz. — 1323 maloi laissier. — [foi]] loi. —
1324 nedoi sacrefier. — 1326 d'eus] deu. — 1327 parolt] parol. — [ant sentant]]
medemant (cf. V. 1326). — 1331 Der ganze Vers ist in der Es. unederhoU, mit
der graphischen Variante: co«raandemant, — 1335 Quant que] Qwan qui. —
1336 as] au. — 1339 fusse demeillor. — 1340 Hs. keine Lücke. — 1348 poilz]
poinz. — barbe] babe. — 1349 Dedevant] deuantc. — 1351 derompre] de rorapre.
— 1352 cuir] euer.
Das aitfratizösiache Eustachiiisleben 557
339 Apres Ics fail en la chartre giter,
Uoi<\t lor i fjiit mesaises endurer.
Vn. jorz entiers les i fait jeuuer: 1355
II n'ont ami qui les ost esgarder.
340 Qui douc veist con diables l'asaut,
Cow'il li dit: „Mis t'ai eu bas de haut.
MomU par ies durs, mais noiant iie te vaut,
Or t'ai conquis a cest derein asBaut. 1360
341 Tu es mou\t reides, mais je te ferai clop.
Pis te ferai que je ae tis a Job
N'a Jsrael, qui avoit no« Jacob.
Desore dure nos^re bataille trop.
342 Ce est mervoille que tu neu as pitie 1365
De tes eufanz, (|ui taut soni travaillie.
Mouh lor enoie qwant furent baptisiö,
Et de ta ferne avras mo«lt grant pecbi^.
343 Des que peustes eusemblc rajoster,
Deussiez vos joie et baudor mener, 1370
Et deussiez Apolin aorer.
Nel volsis faire, toi Testuet cowparer.
344 Ta duretez a sormonte uature.
Cest contre loi et encontre mesure,
*Mien esciant, et encowtre [escriture], 1375
Que tu de toi et de ta char n'as eure.
345 Voiz tes enfauz: nel ])üent mais sottrir,
Et ta moillers est pres de repe«tir.
f* 74, recto, Trop aspremeut les faiz de fain morir,
1- Sp. Mais se tu veuz, encor puent garir. 1380
346 Se mc voloies cownoitre a ton seignor,
(Je) T'acordcroie tout a l'empereor.
8e te feroie encor avoir s'amor,
Se seras dux et ti enfant co«tor.
347 Voiz tes anfanz: tant les destraint la fains, 1385
A bien petit nc manjuent lor mains.
1353 en la chartre] enlartre. — 1357 asaut] asaust. — 1360 derein] tlerlen.
— 13G4 Desore] des ore. — 1367 baptisi^] baptisier. — 1373 duretez] duresse.
— u sormonte] asor monte. — 1374 euco«tre mesure] en contremesure. —
1375 esciant] es ciant. — [escriturej] nature (c/. V. 1373). — 13H4 enfant] en
fant. — 1385 tant] tan. — 1.38G manjuent] miniuent.
558 Andreas C. Ott
Or saches bien: mesters lor enst pains,
Et tu meismes es de jeuner vaius,
348 Estout estes de jeuuer et ivre.
*Vieu fen a moi et si te reu [arive], 1890
Je querrai tost eoment seroiz delivre.
Se ce ne faiteS; ne poez un jor vivre.
349 De tes enfanz por quoi now as pesance?
*Mo?dt a li glaives de fain ague lance.
Tu les ocis por voir et sanz dotance, 1395
Ja n'eii verras faite la peneance.
350 Je t'en ai or assez amoneste,
Leissez vos vaincre, de moi seroiz prive.
*Et se ce non, j'a lo co^soil done:
*Le matinewt serez ars et vente." 1400
351 *Sainz Eustaces entendi la menace,
Mais n'a talent qiie por lui [nul] mal face,
Car Dex Tavoit raempli de sa grace.
Ses enfanz baise et les ieuz et la face.
352 Apres lor dit paroUe de co^^fort: 1405
„Seignor anfant, hom a \evB xos graut tort,
Mais se volons estre en no^^re loi fort,
353 Des qn'a petit verrons le bei pais,
Le riebe regne et la terre des vis, 1410
Et champ florri et lo saint paradis,
Ou Dex esta, et le nos a promis.
354 Lui et sa mere verrons apertemewt.
Et les sainz angels et tot le firmame??t.
Et les aposires, qui nos seront presefit, 1415
Et les martirs ei l'autre bone gent.
355 JbfSKS meismes q?^i nos a cowjurez,
2. Sp. lUuec verrez les granz bieneurez,
Qu'il a promis a ses hieu eiirez.
Iliuec ne pot nus hom estre aburtez. 1420
1389 Estout] Estord. — 1390 [nrive]] aliure. — 1394 glaives] gliues. —
1398 pnv6] priuez. — 1401 !a menace] lesmenaces. — 1402 [nul] mal] mat. —
1408 Hs. keine Lücke. — 1411 florri] forri. — 1419 a ses] assez.
Dns alttVanzösisclie Eustacliiiislebcn 559
356 A icel regne somes nos ai)ele,
Soioiis p;-odome, si nos teno»8 ii De.
*Le matinent serons araison^,
En maintes gnises essai^ et tempte."
357 De ees paroles se coufovient li frcre. 1425
A l'andemuin les nianda rempercre
Dedevant soi, les enfauz et lo pere.
Avuec ax vait Theophite la mere.
358 Tiiit iiii' vienent dcvant l'empereor,
Por la main tint danz Eustaces s'uxor, 1430
Et des entanz li ainnez le menor.
De lor amis ot apres ax g/ant plor.
359 Devant le roi sont venu eu la place,
La veissez inaiute mollie face.
L'empereor dotent et sa menace, 1435
N'i ot anii (lui nnl secors lor face.
360 Qjmut Tempereres les vit dedevant soi:
,,Di va", fait il, „car laissez vos^re loi.
Je V08 rendrai pb/s que je ne vos doi,
Aeordez \os a mes dex et a moi. 1440
361 Se vos volez as dex sacrefier,
Encor poez estre mi vhevah'er,
Encor seroiz maitre cowfanonier,
Et si serez mi prive cowseiller.
362 Venez avant, rendez lor sacrefice 1445
As damedex, et a moi mo« servise.
Ne poez mais garir en autre guise,
De vos toz iiii- ferai ja la justise.
363 Se vos nel faites, toz est li commxz p^-is,
Qui ne sera ne muez ne guerpiz. 1450
En i- torel d'arain serez la mis,
Se yos ferai illuec ardoir toz vis."
364 *A icest [mot sij li respont Eustaces:
„Sire", fait il, „ice vucl quo tu saclies
Apertema;/t, et tu et tes baruages, 1455
f°74, verso, l.Sp. Que eist co»seux ne vos est mie sages.
1437 dedevant] de dciiat. — 1443 co«f:inonicr] co;<f.ini»ier. — 14'i3 [mot .si]]
mouU.
^
560 Andreas 0. Ott
365 Ne voloDS mie la nostre loi gerpir,
Ne a tes dex nul sacrefice offrir,
Ne toi meismes ne volons plus servir,
Por amor Den volons estre martir. 1460
366 Tant vueil que saches et tu [et] tl baron,
Que tu as moidt lo euer dur et felon.
Mais por noiant te feroie sermon,
Car perdu as lo sen et la raison.
367 Tant as diables serviz et honorez, 1465
Que |tu] es toz chang-iez et afolez,
Et de toi est esloignie vertez,
A mouU grauz poines i seras atornez.
368 Dex nos raaint par sa misericorde,
Et de nos fit vers son pere l'acorde. 1470
Tes fouz corages mant [ne] ne s'i acorde,
*Lie te tient diables eu sa corde.
369 En ton pechie te tient lie et pris, ^
^■Se t'a mis hors del cel Sainz Esperiz, |
Que Dex lendi en terre a ses amis 1475 i
En icel jor que il fu morz et vis." |
370 * Sainz Eustaces le voloit sermoner, ^
Qm'ü se feist baptisier et lever. 'y
Mais l'empereres nel vuet plMs escouter,
Droit au torel les en a fait mener. 1480
371 Li toriax est dedevant lo teatre,
Voiant lo pueple 1 sont mene tuit 'iiii-. £;
Illuec les fit nuz despoiller et batre, ^
Et -r lion aler a ax cowbalre. j^
372 Li lions est plains de moult grant fierte, 1485
*Ne l'osoit on ateudre en la cite.
*Q?«ant qu'il encontre estoit tot devore, ;
Mais an cel jor perdi sa poeste.
373 Or entendez qiie fist la mue beste: -^t'
Vers auz s'aproche et devant auz s'areste^ 1490 '
Mowlt humblema??t vers ax cline la teste, *
1457 nostre] wostre. — 1458 tesj tex. — 1466 Que [tu] es] Ques. — 1471 Tes]
Tex. — 1474 del] de. — Sainz Esperiz] saint esperit. — " 1480 Über enfait ist a
nachgetragen. — 1486 en la cit6] enlatite. — 1490 auz] hauz. — 1492 Hs.' keine
Lücke,
Das altfranzöaische Eustachiiisleben 561
374 Q?<ant li toriaux fu durement chaufez,
*Li lions est as meuistres alez.
Sj). " Eu })0 de tens les a toz devorez, 14t»r)
Voit ce Eustaces, nio//lt est espaontes.
375 Crieut quo vcis liii se corost nos^re siie,
Et porloigiier li face son martire,
Car li baron cowmencereiit a dire
L'empercor: „Qwar li perdones, sire. 15C0
37C) Sire", fönt il, „veez estra»ge chose
^■De cest lion, qu'adeser ue les ose.
*Granz vcitez [est], t\ue sa wertw/. est dose,
Et toz eist pueples vos en blasnie et chose.
377 Li lious a \os serjaus devorez, 1505
Et cex esperue, qu'il nes a adesez.
Avis nos est qiie a tort les ardez.
S'il sont niesfait, autre droit en p/enez.
378 *Ardoir le veuz, ja il estoit tes druz,
Em plusors leus s'est por vos cowbatuz, 1510
De felonie n'est atainz ne vaiiciiz:
*Cist jugemenz n'est oiz ne veuz,"
379 ^„Oes, seig-uor-', ce lor dist [Trangiens],
„11 nos a dit que il est crestieus.
Por ce Tai pris et mis en lues liens, 1515
Por ce l'ardrai, ue lo puet garir [riens].
380 Je Tai ataiut assez de felonie,
Q«ant il sor moi met autre seignorie.
Et mes dex het et ue lor sacrefie.
Por ce Tardrai, n'est qui le me desdie. loiO
381 Et vos- rueismes qui por lui plaidoiez,
Faites m'e« droit, ([lami \os mc desjuge/."
A ces paroles fu li toriaux dreciez,
Dedanz les fait geter nuz et liez.
382 Et quaut il furent mis dedanz lo torcl, 1525
11 et la dame et li dui jovcucel,
Dont loent Dcu disant lo cbant uovcl
*De3 "üü' eufanz qui est en Daniel.
1498 poiloigner] por loigner. — 1502 qu'udeserj que adeser. — 1503 Granz
votuz q?<e lavertez est close. — 1508 mesfait] mes fait. — 1509 estoit] este.
— 1513 [Tiang'icns]] Gratiens. — 1515 mis] mes. — 1516 [riens]] nus.
Honianiäclie rdrscliuiigon XXXII. 36
562 Andreas C. Ott
*383 Lors fu mervoille qwant il leveut lor chant,
Qiie il ne senteut le feu ne tant ne q?<ant. 1530
*La terre tramble, li cieux vait espartawt,
*Et la mainnie s'en tornerewt fuiant.
P75,rectO; *384 Li toriaux est de metail trajetez,
1- Sp- *I1 brait et bruit conme s'il fast desvez.
Li airs eispese, troble en est la citez, 1535
Tote eu tenebres qwant midis fu passez.
*385 Illaec mouterent tuit li -ilii' elemawt,
Voiant le pueple, assez appertemawt,
Que de la mort des sainz erent dolant,
_________ 1540
386 Et qu&nt il orent lor loange chante,
En lor proiere appellent Damedeu,
Que a toz euz rende lor herite
Ques requerout eu bone volunte.
387 A toz icex qui lor feste feront, 1545
Et qui en terre honov lor peteront,
Et as besoignz de mort les requerowt,
Que Damedex lor pecbez lor perdont.
*388 Et por toz ceuz qui avront deBcontort, 1549
S'il sotit en mer, que Dex les mete a port; 1551
De qwdque guisse que Jh^sü^s les aeort: 1550
S'il sont en guerre dont om lor face tort. 1552
389 S'il sont malede, que Dex lor doint sawte,
Et alegier de lor enfermete.
A droit chemin vigneut li esgare, 1555
La povre gent ramenoit em plante.
390 [Aissi] se prient por tote cele gent,
Que Dex lor doint verai repenteme><t.
A tant fenirent, li angel sont pr^sa^^t,
Ques emporterent moMlt gloriosement. 1560
391 Issi passerent de ceste mortel vie.
En cele so«t que il ont deservie.
1530 Que il] Q?n]. — 1531 tene] terra. — espartant] esparnant. —
1534 bruit] nuiit. — 1539 des sainz] desanz. — 1540 Hs. keine Lücke. —
1545 qui] que. — 1547 besoignz] besoign. — les] los. — 1549 toz] tou. — des-
coHfort] des cojifort. — 1550 qttelque] (\ue\ que. — guisse] guisses. — 1552 dont]
dorn. — 1557 [Aissi]] Rasur. — prient] pient.
Das altfranzösische Eiistachiiislobcn 50?^
Or p/ions D6, le fil Saiute Marie,
Qne il nos niniiit en la lo" coni)aignie.
392 Kos devons dire ameu, ce m'est avis, l'Sb
FA De proier tt toz le.-^ sieus auli^^,
Que il nos mete en icel paradis
Oa icil sont et (\ue il ont con^iih.
393 Amen, amew, chasciins de nos en die.
Ci est Tesloiie d'Eustacliius faillie. ir)7<>
Dex nos otroit, li filz Sainte Marie,
2. Sp. Part en la gloire <\ue il a deservie.
Diis luteinisehe Eiislachiusleben der Acta Saiictoriim.
Acta Sanctorum Septembris Tomus Sextus.
[p. 123] Acta Fabulosa.
Ex Ms. Medicaeo regis Franciae, aiietore auonymo, qui se coae-
viim profitetur, cum versione ex Mss. nostris anticjuis cum aliis collata,
suppleta, et hinc inde emendata').
Caput I.
S. Eustatbius mirabili Salvatoris inter cornua cervi apparitione vo-
calur ad fidem, bai)tizalur cum Uxorc ac filiis, ad cgestateni rodigitur,
et profugus Uxorem et Filios amitiii*).
In diebus Trajani iraperatoris, d.ienionum praevalente y. Eusta-
fallacia, erat o,uidani magister niilituni nomine Placidas, huc "-enti-
genere sccundüm carnem insignis, opibus pollens et cunctis lis.miscri-
in lionore [tam in animalibus, quam in auro et argento et ^^^f ^'"^^
niiscros
niancij)ii8 ac universis rebus substantiae suae] praccellens, sed
et daeraonum captus errore. Operibus verö juslitiae et cunctis virtuiibus
erat praeditus et mcritis. Subveniebat oppressis, patrocinabatur gra-
vatis judicii), plures ctiam ä judicibus injustr danmatos suis Ojjibus
relevabat, nudos vestiebat, esurientcs satiabat: et ut vere dicam, cunctis
indigentibus in vita sua dispcn-[p. 1241isan8, ut (sicut in Actibus Aposto-
lorum legi tun etiam in bis teniporibus Cornelius esse videretur. llabe-
bat verö et Conjugem eadem sub daeraonum cultura existentem, sed
similem moribus Mariti scnlentiae. Procreantur eis Filii duo, qiios
1566 D6] dex. — siens] sens. — 1568 ont] on. — 1570 d'Eustachius] deii-
taclii. — 1572 la gloiie] lagloiri.
1) Den Prologus lasse ich weg, da er für unsern Text nidit in Betracht
kommt, und ausserdem allen lateinischen Hdss. unbekannt ist.
2) Der Inhalt der eckigen Klammern ist von den I'ollandisten dem giicchi-
sclien Text entnommen.
36 *
564 Andreas C. Ott
educabant paies propiiae voluiitati. [Erat autem Vir tarn clariis et ce-
lebris ob egregia facinora et gestoriim miineium dignitates, ut et ipsis
barbaris solum nomeD ejus terrori esset, atque bello fortissimi prospe-
räque in omnibus fortiinä utentis aestimationem apud omnes haberet.
Venationi etiam phirimam dabat operam, gaudebatque indies feras in-
sequi.] Sed misericors Dens, qui seuiper et ubique ad se sibi dignos
voeat, bona hujus iion despexit opera: nee voluit benignam et Deo
dignam mentem sine mercede deseri idololalriae contectam tenebris, sed
secundüm quod scriptum est, quod in omni gente, qui operatur justitiam,
acceptus est ei, pervenit ad istum benigna misericordia et eum salvari
tali voluit modo.
in Vena- 3 Exeunte eo una die cousueto more ad mouten venari
ChTs'tcf cum exercitu et omni gloria, apparuit ei grex cervorum de-
pascens; et dispouens solito more exercitnm, conabatur eos
insequi. Cunctis verö militibus circa captionem cervorum occupatis,
apparuit unus cervorum vastus ultra mensuram totins gregis et specio-
sus, qui resiliens ä grege, impetum fecit in sylvam et spissioribus locis™:
quem videns Placidas et desiderans eum capere, relinquens omnes, cum
paucis militibus eum insequitur. Omnibus veiö lassatis, qui cum illo
fueraut, solus perseveravit ad insequendum. Providentia verö Dei nee
equo lassante, nee ipso propter difficultatem loci desistente, sed diu
insequente, longiüs remotus est a suo exercitu: cervus autem ille rupis
occupans altitudiuem stellt desuper. Propiüs verö Magister militum
veniens sine comite, stetit, circumspiciens undique et considerans, quem-
admodum posset capere cervum. Sed totius sapientiae et misericordiae
Dens, qui cunctas vias ad salutem Lomiuum providet, venantem venatus
est: non sicut Cornelium per Petrum, sed sicut Paulum insequentem per
suam ostensionem. Diu verö stante Placida, et aspiciente cervum, et
admirante vastitatem ejus, et deficiente circa captionem, demonstrat
illi Deus indicium tale, quod non timeret, neque supra suae virtutis esset
magnitudinem: sed sicut sub Balaam, tribuens asinae verbum, arguit
ejus insipientiam, sie et huic demonstravit inter cornua cervi formam
sacrae Crucis supra claritatem solis splendentem, et in medio cornuum
imagiuem Domini uostri Salvatoris Jesu Christi. Qui etiam humanam
vocem imponens cervo, advocat Placidam, dicens ei:
ipsi appa- 4 0 Piacida, quid me insequeris? Ecce tui gratiä veni,
"^^^^^ in aniniali isto ut appaream tibi. Ego sum Christus, quem
ignorans colis; e'.eemosynae, quas facis indigentibus, coram me steteruut,
et veni me ostendere tibi per istum cervum et venari te et capere te
retibus misericordiae meae: non enim justum est, dilectum meum propter
bona opera, servire daemoniis immundis et vitä carentibus et vacuis
et insensatis. Ob hoc ergo veni in terram in hac specie, sicut nunc
me vides, salvare genus humanuni. Haec audiens Magister militum,
Das altfranzösisclie Eiif^tacliiiislebfn 565
liniore repletus est maximo, et cecidit de equo in terrnni. Horfi verö
trausactri, ad se rediit et surrexit, et cautius voleus videre, quod ap-
parnerat ei speetaculum, ait iutra se: Quiieestista [vox, quam [p 125]
audio?] Kevela te iiiibi, qui lo(|iieris, ut sie credani in te. Et dixit
ad eum Dominus: Intende Placida. Ego .s um Jesus Christus, qui eaelum
et terram ex nihilo feci, qui indiseretam materiam distinxi, qui lucem
oriri feci, tt tenebras diviei. Ego sum, qui [solem ad lucem diei creavi
i't lunam cum stellis ad lumeu uoctis formavi] Ego sum, qiii tempora
et dies et aniios constitui. Ego sum, qui liominem formavi de limo terrae,
qui propter salutcm generis humaui in terris apparui in earne, qui cruci-
fixus et sepultus, tertia die resurrexi. Haec audieus Magister militum
cecidit iterum in terram, dicens: Credo Domine, (juia tu es, qui fecisli
omnin, qui convertis errantes [qui Ia])sos erigis] et vivificas mortuos.
Dicit ad eum Dominus: Si credis, perge ad civitafem et audi ponti.
ficem Cbristiauorum, et quaere ab ipso ba])ti,smura gratiae.
5 Respondit Placidas: Domine, si jubes me, ut renuntiem ista prodigiose
Conjugi mcae et Eiliis meis, ut et ipsi credsnit in te? Dixit ad eum j^^^^g^e"^
Dominus: Reuuntia illis, et accipientes Signum bajitismi mundamini ü
pollutioue idoloriim, et veni hue, et rursus apparebo tibi et demonstrabo
tibi futura, et patcfaciam tibi salutis mysteria. Descendens ergo de
moute, nocte facta, coepit exponere Conjugi suae omnia, quae vidit.
Postquam verö explevit omnia, exponens visionem et quae ei dicta
sunt, exclamavit Uxor ejus, dicens: Domine mi, Crucifixum Dominum
vidlsti, quem Christian! coluut, ille enim solus est verus Deus, qui per
talia Signa vocat ad se credeutes: [et altiiis exclamans, dixit: Miserere
mei. Domine Jesu Christe, et duoriun Parviilorum nieorum.] Tunc dicit
Viro suo: Transacta noele et ego vidi eum dicenlcni mihi: Crastina tu
et Vir tuus et Filii tili venietis; ad me, [et cognoscetis, quoniam ego
sum] Jesus Christus. Voluit ergo sub tali figiira niirandi spectaculi per
cervuni tibi apparere, ut ejus mirari posses ])otentiam, credens in eum.
Veni igitur hac nocte et eamus et impetremus sanclum baptismum Christia-
norum; ])er hoc enim ejus |troj)rii fiunt, qui in illum credunt. Dixit ad
illam Placidas: Hoc et mihi dixit ille, qui visus est mihi. Medio vero
noctis spatio [clauculüm assumptis duobus Liberis et paucis h famulis]
abierunt ad sacerdotcm Christianorum.
i) [Et soIi facti, relictis ad fores servis], uarraverunt ei Ke Uxoii
omuia, quae facta fnerant vel dicta ad eo-s et confestim "amata c<
' ' piobata,
credere se in Dominum Jesum Christum, dicentes, suppli- baptizan-
caverunt ab eo, ut daret eis signaculum baj)tismati8. Qui ^'if.,?."™
alacri gaudio repletus et glorificans Dominum Deum, qui
vult omnes salvos fieri et ad agnitionem veritatis venire, aceipieus catc-
chizavit cos, et exponens eis mysterium fidci, baptizavit cos in nomine
Sanctissimae Trinitatis. Et Placidam quidem vocavil Eustathium,
566 Andreas C. Ott
iixorem veiö ejus Theopistam, et filios eorum, primogcnitum vocavit
Agapium, et alteium Thcopistum. Et contulit eis sanctura Saerameu-
tum Domiui uostri Jesu Christi et dimisit eos, dicens: Dominus et Jesus
Christus Filius Dei sit vobiscnni, et donet vobis aeterna regna; cognovi
uamque, quöd maiius Domini vobiscum sit. Vos autem cum fruemini
paradiso [voluptatis,] manentote auimae meae Joannis, ita postulo vos.
Mane verö facto, accipiens Eustathius paucos eqiiites seeum, perrexit
ad mon-[p. 126]temj et prope locum veuiens, ubi visionem viderat, misit
milites suos, quasi sub obtentu investigandae venationis, et solus re-
manens, adpropiavit ad locum, et vidit furmam sibi ostensae visionis
))riorem; et cadens in faciem, clamavit, dicens:
Eustatbio 7 Supplico te, Domine, cognovi, quia tu es Jesus
^prodiSr Christus filius Dei vivi, et credo in Patrem et Filium et
leverso Spiritum sanctura, g/ nunc veni supplicans intemeratam tuam
praedi- Divinitatem, ut manifestes, quae promiseras mihi. Et dicit
minentes ad cum Dominus: Beatus es Eustathi, qui accepisti lavacrum
calami- gratiae meae, et qui induisti te immoitalita te. Modo siii)e-
* ^^' rastidiabolum, modo conciilcästi eum, qui te deceperat, modo
spoliästi te corruptibilem hominem et indutus es incorruplibilem, per-
manentem in secula seculorum : modo fidei tuae demonstrabuntur opera,
quoniam invidia commovebilur contra te diaboli, eö quöd illum reli-
quisti, f < festinat omuem adinventionem circa te movere; oportet enim te
multa sustinere, ut accipias coronam victoriae. Ecce enim exaltatus es
usque modo negotiis hujus seculi et temporalibus opibus. Oportet ergo,
te humiliari de alta tua vanitate, et rursus exaltari in spiritualibus
divitiis. Non ergo lua virtus deficiat, nee respicias ad gloriam, quae
tibi fuerat priüs, sed quemadmodum rei)ugnans hominibns cupiebasvictor
ostendi, mortali imperatori festinans placere, sie et contra diabolum
strenue agere festina, et mihi, immortali imperatori, fidem servare:
oportet enim et in his temporibus alterum Job demonstrari per tempta-
tiones et victorem diaboli te ostendi per tolerantiam. Vide ergo, ne
forte in corde tuo cogitatio blasphemiae asceudat; cum enim humili-
tatus fueris, veniam ad te, et rursus restituam te in propriam gloriam.
Et postquam haec dixit Dominus, ascendit in caelos, dicens Eustatbio:
Modo vis accipere imminentem tibi temptationem, au in extremis diebus?
8 Dicit Eustathius: Supplico te, Domiue Jesu, si non
^tim ex^ ^^* possibile evitare, quae ä te nobis decreta sunt, modo
peritur uos magis accipere temptationem jube, et da nobis virtutem
sustinere, quae promi.ssa sunt, ne aliquod malignum verbnm adinvcniens
adversarius, commoveat scusum nostrum ä tua fide. Et ait Dominus:
Concertare Eustathi, gratia enim mea vobiscum est, cuslodieus animas
vestras. Desceudens verö de moute et ingressus in domum, reuuntiavit
üxori suae omnia, quae ei dicta fuerant n Domino, et simul flecteutes
Das alt französische Eustacliiuslebeu 5G7
geuiui, jNiijjplicabaut Dominum, diceutes: Domine Jesu Cbriste, iiut vo-
luutas tua. Paucis verö diebus transactis, contigit aegritudine pestifera
affligi domum ejus, et raoii omnes servos ejus et ancillas. Hoc facto,
sentieus Eustatbius praedictam sibi temptationem fuisse, et gratificc
8U8eii)ien8, poscebat Uxorem suani, iit non defieeret tribulans, et post
ali(iuod tempus oceupavit equos ejus et alia pecora aer (piidam raortifer:
et mortua sunt omnia, quae fuerant illi. Et excipiens et istam tempta-
tionem [cum gratiarum actione] discessit occulte de domo sua, unä cum
IJxore (t Filiis (ad semotiorem locum]. Videntes autem quidam de
malignis [discessum| eorum, aggressi i)er noctera, diripuerunt omnia,
quae ])Ossidebant: aurum ^/argentum \et mancipiaj et vestes; ita ut nibil
relinqueretur de substnntia corum, praeter ea, quibus amicti fuerant.
Cum essent ergo in ejusmodi tristitia, reliqua illorum possessio et sub-
stantia ad nibil um pervenit per fraudcs inimici.
[p. 1271 y In illis diebus. omni populo eelebrante festi- foitunis
vitatem cum imperatore pro victoria, quae in Perside facta spoliatus.
fuerat, oportebat etiam et Placidam festivitatem suam fa- Fuglens
cere in praesentia, quippe cum esset magister militura et princeps seuatüs.
Quaercbatur, et inveniri non poterat. [Omnes itaque tenebat Stupor,
quöd uno temporis momento ita res illorum dilapsae essent, ut nibil
illis superesset eorum, quae possederaut] nee ipse posset inveniri. Moerore
perculsus est imperator, et omnis senatus de eo, et omnes stupebant
de bis, quae acciderant ei. Tunc dicit ei Uxor sua: Quousque exspec-
tamus bic? Veni et accipiamus dnos Infantes nostros, ipsi enim tantüm
relicli sunt nobis. et recedamus binc, in opprobrium enim facti sumus
Omnibus coguoscentibus no.s. Et uocte superveniente, accipientes duos
Infantes, pergebant ad Aegypium. Postquam verö duorum facerent
dierum iter, aj»nropinqiiantes mari, et invenientes navim adplicatam,
volebant ingredi in eam et navigare. Contigit autem, ut dominus uavis
illius barbarus esset et immitis. Ingressi ergo navigabant, et videns
dominus navis Uxorem Eustatbii, quöd esset decora facie, valde con-
cupivit eam. Et cum transfretässent mare, exigebat ab eis naulum.
Non babentibus autem illis, uude redderent, retinuit Uxorem ejus, tam-
quam pro naulo, [boc enim consilium coeperat, cum primiim illam con-
templatus esset, et noluit eam reddere. Cum verö multum contra mo-
veret et obniteretur Eustatbius] innuit dominus navis nautis suis, ut in
medium mare illum projicerent.
10 At, ubi sensit Eustatbius iusidias eorum, reliquit Uxorem
Uxorem suam, et accipiens duos Infantes suos, ibat ingemis- '' ywIob,
cens et dicens: Vue mibi et vobis, quia Mater vestra Iradita
est alienigenac marito. Pergens verö cum genitu et lacrimis, pervenit
ad quemdam fluvium, et propter abundautiam aquarum non est ausus
ingredi cum duobus Filiis in a(iuam. Portaus verö unum Infantem super
568 Andreas C. Ott
humeros 8U0S, reliqiiit alterum circa ripani, et trausposnit lufantem, quem
portaverat, super teriani; et ibat ut reportaret et alterum. Cum venisset
autem in medium fluminis, (nimis autem fluvius dilatatus erat) intendens
vidit, et ecce leo rapuit Filium ejus, et abiit in sylvas. Et desperans
de eo, reversus est in patientia, spem habens alterius, et cum abiret,
vidit, et ecce similiter lupus rapuit alterum Filium ejus, et abiit, et non
potuit eum consequi. Et cum esset in medio fluminis, coepit evellere
capillos capitis sui, plangens et ululans, voluit se projicere in aquam,
sed constantem eum reddidit Providentia Dei, quae futura providebat;
[victoque eo doloris impetu, aquis exivit.] Leo verö rapiens Puerum,
servabat inlaesum per providentiam Dei [et trnusiens superiüs fluvium,
abiit in desertum.] Videntes autem pastores, Puerum portari a leone
vivum, [nuUoque malo affectum, et judicantes, diviuä Providentia Puerum
illum servatum incolumem,eademqueauxiliante,erepturos se illum bestiae,]
insecuti sunt leonem cum canibus. Per dispensationem vero Dei rugiens
leo, projecit Infantem incolumem, et recessit. Alterum verö Infantem,
qui raptus fuerat a lupo [illum quoque divina Providentia servavit:]
namque videntes quidam aratores et insequentes lupum, liberaverunt
inlaesum.
et raerce- H Utrique ergo, sive pastores, sive aratores de uno
a"At"an- fuerunt vico; et accipientes Pueros ediicaverunt apud se.
nis 15. Haec vero Eustatbius nesciebat, sed pergebut, plangens et
lugens pariter et haec dicens: Heu [p. 128] mihi quondam pollenti, ut
arboreS; modo verö nudatus sum! Heu mihi, qui in abundantia nimia
fueram, modo captivitatis more desolatus ^^um. Heu mihi, qui magisler
militum, multitudine exercituum circumdalus fueram, modo solus relictus
sum, nee Filios concessus sum habere! Sed tn, Domine, ne in finem
derelinquas me, nee despicias lacrimas meas. Memini, Domine, dicen-
tem te, quoniam oportet te temptari, sicut Job. Sed ecce plus aliquid in
me fieri video. Ille enim, etsi possessionibus caruit, tarnen stercus habuit,
supra quod sedere concessum est illi: ego verö pevegre eadem patior
tormenta. Hie amicos habuit compatientes ei, ego verö in deserto im-
mites feras habeo in consolationem, quae Filios meos rapuerunt. Tlle
etsi ramis caruit, sed radicem uxoris respiciens secum consolabatnr; ego
verö infelix undique sine radice factns sum [nullam scintillam generis
mei videns?] sed sum similis ramis in deserfo, qui undique procellis
conquassantur. Ne execreris, Domine, tui servi multiloquia, doleo enim,
dum dico, quae non oportet. Pone, Domice, custodiam ori mco [et
ostium muuitionis circa labia mea,] ut non declinet cor meum in verba
malitiae, et ejiciar ä facie tua. Da verö jam, Domine, requiem de multis
tribulationibus meis. Et haec dicens cum lacrymis et gemitu animi,
abiit ad quemdam vicum, qui dicebatur Badyssus, et Ingrediens in eum
operabatur et acguirebat victum. Commorans verö in eo per plurimum
Das altlVauzösiselie Kiistacliiuslcboii ÖG9
tempus. i)Oslulavit cju.sdeiii vici bomincs, et pü.sucrmit cum custodirc
agros suos, et nierccdeui n(C'ij)ieiis, degebut ibi aniiis quiudcciui.
[p.l29] A m Verle cum Combefisio: Per jiraenipta et dcnsioia seiitis et duuietis
luca ac ])lai!b iiiacccssa eninipit etc.
[p. 130j Caput IT.
Euslatbius imperatoris jussu ubique quaesitus, iiivcnitur, copiis
j)raefic'itur, Uxorem et Liberos recupcrai, bello(|ue feliciter functus,
(|uöd idolis sacrificare uollet, raartyrio cum Uxorc et Filiis coronatur.
Filii autcm cju;? educati sunt, sicut sui)ia diximus, iu Imniinciitc
altcro vico. iion cognoscentcs ülteiutrum. quöd esseiit fratres. peratoris
Dominus verö uavis illc alieuigcna, accipiens Uxorem Eustathii,
perdnxit ad suam patriam. Domini verö gratia obumbravit Mulieiem,
ut non se illi commisccret alienigeua in omni ülo tempore: boe cnim
et postulabat ä Dco, ut custodiretur ab alienigenae communione. Con-
tigit verö, illum alicnigenam mori, vt ipsam esse suae ])otestati^;. Post
hos autem dies factus est incursus bostium in illam terram, ubi erat
Uxor Eustatbii; qui exeuntes plurimas invaserunt terra« Romanorum.
In nimio ergo tumultu consistebat imperatov de invasioue hostium, et
commemoratus est Placidam, eö quöd plerumque strenuö egisset contra
ipsos bestes [et renovata saepius de eo meutione] tristabatur de subita
ejus mutatione. Colligens autem exercitum, et inspicieus omnes milites,
de Placida exquircbat^ qui coguovissent de eo, vivere, an mori'? Et
dabat raandatum unicuique militum, ut inquirerent cum. Et misit per
uuamquamque civitatem et terram, quae erat sub imperio suo, ut re-
quirereut cum, dicens: Si quis cum invenerit et indicaverit mibi, am-
pliorcs addam ei honores et emolumentorum augebo solatia. Duo verö
(|uidam milites, nomine Antiocbus et AchaciuB, qui aliquando ministra-
verunt Placidae, pcrrexerunt ad iuqnircndum eum: et peragrantes omnem
terram, quae sub Pomanorum esset imperio, veuerunt in vicum illum,
ubi degebat Eu^tatliius. [Praetcreuntes autem locum illum, ubi custodis
mnuus obibat Eustathius. dubitabant, an illum interrogarent.]
13 Eustatbius verö ä longo considerans, ex consuetudine n,;intlato
incessus eorum recognovit eos, f/ veniens in memoriam ])rioris quaeritur
suae conversationis, coepit pertiirbari, et orans diccre: Domiue Deus
noster, qui de omni tribulatione cruis s})erantes in te, quemadmodum istos
praeter spem vidi, qui aliquando mecum fuerunt, jube, ut videam an-
cillam tuam Conjugcm meam; nam Tufantes mei, scio, quöd propter
meam jiravitatem a feris commesti sunt. Da ergo, Domine [Deus mi-
sericors, qui solus es verus Deus et Jesus Cbristus,] ut vcl in die resur-
rectionis videam Filios mcos. Et bacc dicente eo, audivit vocem de
caelo, dicentom sibi : Confide, Kustatbi, in praesenti enim tempore
remeabis ad tuum prio;em statum, [p. 131] et accipies Uxorem tuam
570 Audreas C. Ott
et Filios. In resurrectione veiö majora hornm videbis, et aeterDorum
bonorum delectationem reperies, et noiuen tuum magnificabitur in geiie-
rationem et geiierationem. Haec aiidiens Eustathius, teirore perculsus
sedebat. [Videns veiö appropinquantes sibi milites, descendens e loco,
ubi sedebat, in via contra ipsos stetit, et propior illis factus] amplius
cognovit eos. Uli aiitem cum non cognoveiuut: qiii dixerunt ad euni:
Ave frater. At ille ait: Pax vobiscum, fratres. At illi rursus dicunt
ci: Die nobis, si nosti hie peregrinum aliquem, nomine Placidam, cum
Uxore et diiobus Filiis? Et si demonstraveris nobis enm, damus tibi
pecunias. Quibus ille dixit: Quapropter eum quaeritis? Qui dixerunt ei:
Amicus noster fuerat, et volumus eum videre post multos annos. Dieifc
ad eos Eustathius: Talem bie virum non cognovi. [Attamen huc sueee-
dite, in domum, in qua hospitorjj uam et ego peregrinus sum. Et as-
sumens eos duxit in hospitium suum, et abiit emere vinum, ut potaret
eos propter aeslum.
inveuitur, 14 Et dixit ad dominum domüs, in qua hospitabat: Noti
11 um jjjjjjj g^Q|. jg^j homines, et propter hoc huc venerunt: praebe
ergo mihi cibos et vinum, ut frnantur, et reddam ea tibi in tempore de
mercede mea. Ille veiö alacriter praebuit eis, quae fuerant necessaria,
Keficiens autem eos Eustathius, non poterat sustinere, recolens priorem
vitam suam, sed perfundebatur lacrimis: plorabat autem foras egrediens,
et lavabat faciem suam, rursusque ingrediebatur et ministrabat eis.
Illi verö considerantes eum, eoeperunt paulatim ad aguitionem visionis
ejus venire, et ad alterum dicebant: Quam similis est iste bomo illi,
quem quaerinius! Unus autem ait socio suo: Valde similis est illi: scio
autem ego, quöd habet Signum aliquod cicatricis in cervice sua ex ictu
belli. Consideremus ergo: si habet Signum in cervice sua, ipse est, qui
quaeritur ä nobis. Considerantes verö cautiüs, vident cicatricem in
cervice ejus, et confestim exilieutes osculabantur eum, et cum lacrymis
interrogabant, si ipse esset, qui aliquando magister militum eorum fuerat.
Ille verö, profusis lacrymis, dicebat: Non sum ego. Demonstrantes
verö illi signuni in cervice ejus et jurantes, quod ipse esset magister
militum Placidas. Et de Uxore ejus et Filiis interrogabant eum et
alia plura c^mmemorabant ei. Tunc confessus est, quöd ipse esset:
et de Uxore et Filiis dixit illis, quomodo mortui essent. Et dum haec
dicuutur, omnes illius viel homines, quasi ad Signum et spectaculum
veuiebant. Tunc ergo milites [sedato tuniultu] exponebant eis de virtute
\'iri et de priori ejus gloria. Audientes autem flebant, dicentes:
Quanta exaltatio Viri, qui nobis mercede servivit!
adductiie, 15 Tunc milites insinuavcrunt ei praeceptum imperatoris,
^TcUur'^^' ^^ iiiduentes illum vestibus optimis, accipientes illum perge-
bant in viara suam. Omnes verö de vico [procedebant cum
eo:] ille verö osculans diniisit eos. Ambulautibus verö illis exposuit eis,
quomodo vidit Christum, et quomodo denominatus est Eustathius in
Das .iltfraiizüjiiöelic Euhstacliiusklicu 5*11
baptismo, vt ([Uac contig-eruut ci, onmiu exposuit eis. Traiisactu vcrö
quiudcciiii dieruin itinerC; vcneruDt ad iniperatorcm, et iugressi niilitcs
uuutiaveiimt ei, quenuidnioduni invcneruut Placidam. Et egressus im-
pcrator in occurj*iiiii ejus, o!?t'ulatiis e.>?t euni, [et multüm lacnmans]
iuteiTogavit eum suac di.secssiouis causam: [p. 132J qui ])er siiigula
exjiosuit imperatori et cimeto senatni. Et de Uxore siia, [et Filiis; illa]
quoniodo in mari relicta esset, et quomodo Filii sui ;i feris capti sunt,
et totiini nioeioicni siium exposuit. Facta est autem magna lactitia
in inventione ejus. [Porrö imperator eum cousolatus est] et cingitur ut
ante niagister militum. Qui discutieus militiam, et cognoscens, non
sufliccre ad cunipcsccudum Lostinm incursiis. jussit tyrones colligere,
{et missi sunt per onines civitates et op])ida Komani imperii, qui tyrones
conscriberent.J Coutigit autem, et illam tciram, in qua educati sunt
Filii ejus, describi, ut darent duos tyrones. Cuncti vcrö illius vici
cultores illos duos Juveues, quippe ut peregrinos decernentes, tradunt
expeditionem facieutibus. Eraut autem grandi statiira et decora faeie
valde, Congregatis vcrö cunctis tyronibus et adductis coram Magistro
militum, qui omnes considerans taxavit in numeris. Videns verö illos
duos Aduiescentcs, quöd essent super omnes dcoori specie et staturä,
constituit eos primos in minislerio suo, et videns in eis generositatem
morum, uaturali affectu impulsus in amorem eorum, jussit inter eonvivas
mensae suae eos adnumerari.
16 Et post disi)Ositam militiam, ut .solitiim est, ])rofectus Contra
est ad bellum, et terram quidem, quam abstuleraut barbari, nroficis*-**
liberavit; ipsis ver6 subjectis. tninsiit fluvium, qui dicitur citur,
Hydaspis. Et [reclo itinere ])rücedeiites peuetrarunt in interiorcm terram
barbarorum, quos bello supcratos, late vastata corum regione, penitus
delere decrevit. Et, jirovidenfia utiquc Dei illuni evocante, eö pervenit,
ubi erat Uxor ejus, quae. sicut dixinms, üeo protegente, ab alienigcnae
illius tyrannide ])rae!?ervata fucrat, atijue, co mortuo, discesserat, et
sola habitabat in hortulo alicujus ex indigenis, cujus gcrcbat curam,
iibiquc, structo tabcinaculo, fructus custodiebat. Cum igitur ])crvonisset
in illum vicum Magister militum, cah^tra metatus est et liabitavit ibi
tribus diebus ropausans exercilum, oportuna enim erat possessio ad
omnem delectationem. Contigit autem, ut tentoria ejus figercntur propc
hortulum illum, quem custodiebat Mulier. Uli ergo duo Adulesceutes
hospitaverunt in tabcinaculo Matris suae, nescientes, quöd ipsa esset
Genitrix eorum. Et, facto meridie, scdentes exi)onebant sibi inviccm
de infantia sua: babebant enim [subobscurc] in memoria eorum, quae
contigerant ei^- Mater vcrö eorum sedens c contra, intcntiiis audiebat,
quae illi exponebant. Diccbat ergu frater major juniori: Ego, dum
infans ess-em, uibil aliud in memoria babco, nisi lioc, quia Pater meus
magister militum fuerat, Mater veiöspcciosa valde, et duos filios liabe-
baut, me, et alterum juniorem [flavis capillis] speciosum et ipsum uimis.
572 Andreas C. Ott
Accipientes verö uos utrosque, eg-ressi 8uut de domo uoctu, et iDg-ressi
sunt in navim nobisciim, nescio, quo volentes ire. Cum autem egrede-
remur de navi, Mater nostra uobiscum non erat: uescio, quemadmodum
in mari relicta est.
17 Pater verö noster portaus nos duos, flens perg-ebat.
feliciter Perveniens autem ad quemdam fluvium, transmeavit cum
gesto, fratrc meo juniore, et me dereliquit supra ripam fluminis.
Cum autem reverteretur, ut et me acciperet, [lupus veniens rapuit illum
minorem fratrcm meum, et antequam ad me appropinquässet] subito de
sylva exiliens leo rapuit me, et duxit me in sylvam: pastores verö
eruerunt me de ore leonis:, et nutritus som in possessione, in [p. 133]
qua et ipse scis, et non potui scire de Patre meo quid sit factum, neque
de Infante. Haec audieus junior, majore fratre dicente, exiliens coe-
pit flere et dicere: Per Deum Christianorum, ut audio, frater tuus sum
ego! [Novi enim, quae narrasti mihi,] quoniam et qui educaverunt
me, haec dicebant, Quoniam de luj)0 te eruimu?. Et amplexi oscula-
bantur se invicem. Audiens verö haec Mater eorum, et considerans,
quae exposuerant usque ad uavigium, [conjectansque ita circa illos con-
tigisse omnia, valde animo movebatur] et perturbabatur in visceribus
suis; ampliüs etiam videns Adulescentes amplectentes se invicem et
osculautes et flentes. Et tum considerans, diu tractare apud se coepit,
si forte ipsi essent Filii sui, maxime propterea, quöd de Patre dixerint,
quöd magister militum fuerat, et quia in mari Mater relicta est. Altera
autem die interpellavit Magistrum militum, dicens: Deprecor te, Domine,
ego de terra Romanorum sum, et captiva adducta huc: perduc me ad
patriam meam. Et haec dicens, eonsiderans, vidit signa, quae erant in
Marito suo; et cognoscens, formidabat cum interrogare. Cum verö diu
continere se non posset, procidens ante eum, dicebat: Precorte, Domine,
ne indigneris contra Ancillam tuam,. sed propitius audi me, et expone
mihi priorem vi (am tuam.
Uxoreni -[^g £g.Q qt^\yq puto, te esse magistrnm militum Placidam,
qui sub eo q^^^i cognominatus est Eustathius [in baptismo.J quem etiam
ignoti dignatus est Salvator ipse per cervum ad se vocare, ut
crederet in eum, et incidens in temptationes, et accipiens üxorem suam,
quae sum ego, et duos Filios, Agapium et Theopistum, perrexit ad
Aegyptum; et cum navigaremus, perdidit me, propter quod dominus navis
barbarus esset [et me retineret, qui me in haue patriam perduxit]. Et
teslis est mihi Christus, quia nee ipse polluit me, nee alter; sed usque
hodie servavit Dominus castitatem meam. Et ecce, ego dixi tibi signa,
et tu cognoscens indica mihi per virtutem Christi Salvatoris. Audiens
autem haec Eustathius, et ipse similiter cousideraus speciem ejus, re-
cognovit eam, et incontinenti laetitia lacrimas eflundens, [inquit: Ego
ipse sum, quem dicis: et surgens ruit in amplexus, et osculati sunt se
Das altfranzösisclio Eustaclüusleben 573
invicem,] et dabant gloriam Salvatori Christo, qui iu omni parte prodest
servis suis, et revocat et consolatur de multis tribulalioiiibiis. Tunc
dieit ei Uxor sua: Domiue uii, ubi sunt Filii nostri? Ciii dixit: A feris
rapli sunt: et exposuit ei quemaduiodum perdidit eos. Et dixit ad eum
Uxor ejus: Gratias agamus Christo, puto enim, (luemadniodum Deus
douavit, ut inveniremus uos invieeui, douavit ctiam recognoscere Fiiios
nostros. Dixit ad eam Eustathiu.s: Dixi tibi, quia ä feris capti sunt.
Dieit ad eum Uxor ejus : Hestcnia die sedens in horto, audivi quosdam
duos Juveues ad invicem ioqucntes [et narrjintes| de intantia sua; et
scio, quöd Filii nostri sunt: nee ipsi invicem sciebant, quia fratres
sunt, nisi per expositionem majoris fratiis [agnovissent se hesterna die].
19 Nunc ergo [cum hoc hactenus ignoras] cognosce quanta luilita-
sit pietas Christi, qui utrisque douavit agnitionem. Disce igitur Jj)"!'* "^^
ab eis, et diceut tibi. Convocans igitur Mag-ister militiini que
Adulesceutes, sciscitatus est ab eis, qui essent, [et (juae victor
illis accidissent?] Et exposuerunt ei omnia, quae facta fuerant, sicut
suprä exposuimus, et recognovit eos, quia ipsi essent Filii sui. Et am-
plexus Eustathius osculatus est eos: similiter et Maler amplexu oscu-
lata est, et [incumbentes super cervices Filiorum suorum, cum lacry-
mis gratias agebant benignissimo Deo de [p. 134] miranda agnitione sua.
Ab hora autem secuuda usque ad hcxtam castra latc percurrit rumor
eorum, quae acciderant, ita ut miraretur congregatiis exercitus et exul-
taret propter eorum inventioncm magis, quam propter victoriam de
barbaris relatam. Maximam verö ccicbritatem pro])ter agnitionem suorum
instituit Eustathius. Et postero die, Deo invocato, cum laude gratias
referebat Domino Christo de muxima ejus benignitate et dementia.] Post-
quani verö subjeccrunt universam circum terram barbarorum, reversi
sunt cum victoria magna, et spolia multa i)ortantes f^ captivos plurimos
ducentcs. Contigit igitur, antequam rcverteretur Eustathius de hello,
obiisse Trajanum impcratorcm, et surgere alteruni pro eo imperatorem,
nomine Adrianum, gentilem ipsum pejorem impietatibus. Keverso ergo
Eustathio occunit ei imjjcrator, ut mos est IJomauis, d victoriae festi-
vitatem celcbravit. Et interrogans, quomodo in praelio viriliter gesserit,
de agnitione Uxoris et Filiorum ejus, prolixiüs extendit convivium.
Altera die perrexit in templum idoloruni pro victoria sacrificium idolis
oblaturus. Intrante verö imperatore in temi)Ium Apollinis, non cum
illo ingressus est Eustathius, sed retrocedens foris stetit.
20 Imperator verö convocans eum, intcrrogavit, quare Romam re-
non sacrificaverit diis propter victoriam, et victimas non pngVue^^dMs
obtulisset eis. maximö propter Uxoris inventionem et Filiorum, sacriHcare,
Qui dixit ad imperatorem: Ego supplico Christum Domimini ^fstiis cum
L xorc €t
meum et offero incessanler ei preces, qui misertus est hu- y\\\\^ f,i,.
milifati meae, et revocavit me de captivitate, et restituit jicitur.
574 Andreas C. Ott
mihi Uxorem et Fi Mos: alium verö Denm neqiie scio, neque colo, uisi
Deum caelestem, qui fecit mirabilia. Tuuc imperalor irä repletus,
jussit ei solvi cingulum, et velut transgiessorem astare pariter cum
Uxore et Filiis, et sie faciebat contra euni quaestiouem. Coü-
siderans igitur imperator immutabilem ejus in Ciiristo fidem, jussit
eum cum Uxore et Filiis introduci in arenam, et dimitti eis leonem.
Accurrens verö leo, et stans prope Beatos, submittens Caput et quasi
adorans recessit, et coepit egredi de arena. Tunc ergo imperator videns
mirabile spectaculum, quöd non tetigisset eos fera, praecepit accendi
bovem aereum, et ibi introduci Sanctos. Convenit verö universa plebs
Fidelium et paganorum, exspectare Sanctos, quomodo introducerentur in
aereum bovem, Introducti verö in machinam, supplicaverunt carnifices,
ut darent orandi spatium. Et exstendentes manus suas [in caelum]
oraverunt, dicentes: Domine Deus virtutum, qui cunctis invisibilis, nobis
verö Visus esse voluisti, exaudi nos deprecantes te. Ecce enim votum
nostrum peractum est, quia recipieutes nos invicem, et [uniti] admerui-
mus sortem Öanctorum tuorum recipere.
lüde il- 21 Sicut tres pueri [Babyloue] per ignem probati sunt,
t -es in ^^ "^'^ *® deuegaverunt, sie et nos finire jube per istum
boveai ignem, [Et suscipiamur hoc igne in hostiam tibi toti con-
canden- sumptij Da verö; Domine, reliquiis nostris gratiam, ut omnis,
jecti,niai- q^i memor nostri fuerit, partem nostri habeat in regno cae-
tyiii lornm, et super terram abundantiam; vel si in mari, aut
in fluvio periclitati fuerint, et invoeaverint te in nomine nostro, libe-
rentur de periculo, et si in peccatis inciderint, ])er humih'tatem nostram
supplicantibus veiiiam jjraesta peccatorum, ('/ o-[p. i;^5]mnibnsmemoriam
nostri habentibus et glorifieautibus te, auxilium praesta et subveni. Da
verö, Domine, et comminationem ignis in terrorem transferri, et in hoc
finire nos jube. Et complace in corporibus nostris, ut non separentur,
sed sie simul reponi ea jube. Et haec illis dicentibus, vox ad eos venit
de caelo, dicens: Ita erit vobis, sicut supplicastis, et ampliüs ab his
fiet. Quia certatores per bonani vitam facti estis, nmllas et magnas
sustinentes temptationes, et non vidi estis, venite in pace recepturi
Coronas victoriae, et pro temporalibus malis in saecula saeculorum fruimini
praeparatis bouis [Sanctis.] Et haec audientes Beatissimi, alacriter
semet ipsos tradideruut igni, [et illis immissis in aeneam machinam]
statim comminatio ignis compressa est. Et glorificantes intemeratam,
et laudabilem Triuitatem, et cautautes hymnum, reddiderunt cum pace
animas suas; et non" tetigit eos ignis, neque capillus capitis sensit
odorem ignis, Post tres autem dies venit impiissimus imperator in locum,
et praecepit aperiri aeream machinam, utvideret, quid factum esset de
reliquiis Sanctorum, et videutes corpora eorum, putaverunt eos adhnc
vivere, et ejicientes, posuerunt eos super terram.
Das altfranzösische Eustachiusleben 575
22 Admiratio auteni eiinctos habuit circumstantes, quia laurcä co-
neque ad capilluni doniinatns fuerat iu eis ignis, sed craiit '"(tnaniiii.
Corpora spleiulentia sujicr iiivem. Et forniidnns impcrator nbiit in pa-
latiiim siium; multitudo vero, quae circumstabat, cxcianuivcrunt, di-
centes: Magnus Deus Cliristiauorum, unus et verus Dens Jesus Christus,
et non est aliuS; quia [servavit Sanctos suos, et\ nee in cajjillis eoruni
dominatus est ignis. Occulte verö Christiani tollentes corpora Sanctoruni,
deposuerunt in celeberrinio loco, et i)0stquani scdata est persecutio,
ibidem Oratorium construxerunt, et dei)08uerunt eos, celebrantes memo-
riam reliquiarum Sanctorum Kai. Novemb. lila est vita [sanctorum ac
inclylorum Martyrum] et hie finis gloriosi corum certaminis. Omnes
ergo, qui mereutur eelebrare memoriam eorum et invocare eos in prae-
sidium, impetrant, quae promissa sunt Sanclis. per gratiam Domini nostri
Salvatoris Jesu Christi, cui est gloria et potestas in saecula saeculorum.
Amen.
Bibliotheea Casinensis, III, Florilegium, p. 351— 4: Passio sancti
Eustasii et uxoris et filiorum ejus*).
[p. 351, 1. Sp.) In diebus Irajani imperatoris, idolorum cultura ipso
auctore pollebat. P^rat autem ea tempestate magister militum quidam
nomine placidas, uobiiissimus et ditissimus valde, tarn in animalibns
quam in auro et argento et manei|)iis, ac universis rebus substantiae
suae. Qui quamvis i)aganus existens studebat subvenire miseris, et
necessitatem patientibus vivendi substantiam niinistrare, ita ut accep-
tabilis fieret coram domiuo deo in operibus suis. Erat autem idcni
placidas magister militum slrenuus bcllator, et in praeliis triumj)hator,
ita ut audito nomine eins contremiscerent et etlugarentur saepius ad-
versarii eius. Erat vero ei consuetudo vcnandi, et dum exisset seeun-
dum cousuetudinem suam ad venanduni, apparuit ei grex cervorum.
inter quos erat unus ]iuh-lierrimus, et omni dccore mirabilis. Quem
videns praedictus magister militum, relictis omnibus qui apparuerant
ei ipsum lantum ])ersequebatur. Et dcficientibus ad perse(iuendum
secum euntibus ipse solus persecutus est cum in silvam condensam, et
pertransivit cervus in verticem montis, et stetit super saxum iu loco
altissimo, et non jiraovaluit placidas apjn'opinqua [2. Sp.] re ad ccrvuni.
stetitque cogitaus qualiter posset ca])crc cum. Et dum cousidcraret
magnitudinem eius ostendit deus magnum miraculum super cornua
eiusdem cervi, et apparuit Signum sanctae crucis super claritatem solis
illustrans eum, et vidit inter media cornua eius imaginem salvatoris,
cuius vocem audivit dicentem sibi : 0 placidas, ut quid me persequeris?
1) Ich scheide zwischen Punkten, Doppelpunkten und Kommata; dor Druck
bringt überall erstere, ausser einigen Strichpunkten am S(;hhiss.
576 Andrens C. Ott
eg'O sum ihesiis , quem tu ignoras , in elemosinis et actibus bonis,
Visus es venerari. Propter qiiod apparui tibi, ut per cervum venarer
te, et mitterem in retia venationis meae.
Quo audito magister militura expavit, et pre timore ceeidit in
terram. Et iterum elevans caput, iutueri coepit mysterium visionis
suae. Et dixit ei dominus: noli timere, sed eonsei va quae dico tibi,
credens fiducialiter, ut non pereas sed habeas vilam aeternam. Et
dixit placidas: credo doniine quia tu es qni revocas errantes, et erigis
cadentes, et resuscitas mortuos. Et dixit ei dominus: si ergo credis,
vade et exqnire sacerdotem christianorum qui te abluat a sordibus
paganorum per lavacri foutem et baptismum regenerationis. At ipse
dixit: si vis domine indicabo haee filiis meis et raatri corum. Et dixit
dominus: vade et indica eis, ut et ipsi credant, et habeant vitam
aeternam. Et veniens magister militum indicavit baec uxori suae et
filiis. Et dixit ei uxor sua: 0 domiue, tu vere deum vidisti quem
cbristiani venerantur. Nam et ego praeterita noete in visu aguovi
magnitudinem mysterii buins. Vidi enim gloriosissimam speciem viri
dicentis michi: ecee vir tuus et filii tui una tecum adhaerebunt michi
per baptismum, ut non pereatis, sed aeternam vitam possideatis.
Credo ergo quod ipse ad me locutus est, qui et tibi apparuit, festine-
mus itaque adimplere quaecumque nobis praecepit. Et mox inquirentes
iuvenerunt quendam sacerdotem cbristiauorum, eui dum occulte iudi-
casseut mysterium visionis suae baptizuti sunt ab eo in nomine patris
et filii et Spiritus sancti. Qui videilcet sacerdos placidam nominavit
eustasium, et primogenitum filium eins nominavit agapitum, et fratrem
eins tbeopistum, matrem vero eorum nominavit tbeopisten, et facti sunt
participes communionis corporis et sanguinis christi.
Deinde post baptismum abiit beatns eustasius in locum montis ubi
apparuerat ei dominus, in quo loco oranti iterum locutus est salvator
dicens : bea-[p. 35-^? 1- öp.]tus es vere quia suscepisti baptismum salutis,
et regeneratus es in nomine patris et filii et spiritus sancti ad vitam
aeternam. Sed dico tibi quia in hoc praescnti saeculo supervenient tibi
tribulationes, temptationes, et pericula multa, donec pereant omnia quae
habere in hoc mundo iuventus es. Oportet enim te in bis tempta-
tionibus existere similem iob. Et iterum cum humiliatus fueris in temp-
tationibus tuis, visitabo te in bonis, et restaurabo te in consola-
tionibus multis, donec pervenias ad martyrii trinmpbalcm corouam.
Deinde cum redisset eustasius in domum suam, coepit decidere familia
eins in aegritudinem, et in lauguores multos, donec consumpti sunt
omnes in mortem, similiter et omnia animalia eins. Latrones etiam
venerunt diripientes omnia de domo eins, aurum scilicet et argentum
ac vestes multas, et nichil aliud remansit ei nisi duo filii sui et mater
eorum. Unde non sr "erentes inter quos noti fuerant confusionem vere-
Das altfranzösisclie Enstachiuslohon f)77
cnndiae suae, recesscrunt occulte noctu ut trau^irent in aeg:yptuiii, et
peiTenerunt ad mare, et ingrcssi sunt iiavcni ubi eiant barbari et ir-
rationabiles homiiies.
Et cum pcrveiiisseut ad portimi, cocpit dicerc iiaiiclerius (jnia con-
cupierat mulierem eins: da mihi naulum meum. Et (piia noii habe-
bat quod daret, teuuit uaucierius iixorem eins. Sed dum nou »luies-
ccret eustasius i)ostulare eiim pro uxore sua, i)raecepil uautis suis ut
iaetarent eum ia mare. Et quouiam sensit eustasius uaucleriiim insidi-
antem sibi, subito accipiens occulte duos filios suos dereliquit matrem
eoruni a})ud nauclerium, et fugiebat, plorans et gemens, dicensquc:
ve Vobis lilii mei, quia mater vestra derelicla est viro alienigeuae et
irrationabili homini. Et euntes cum lacrymis et tristitia multa, per-
vencrunt ad ([uoddani flumcn. Et dubitavit eustasius introire in flumen
cum filiis proj)tcr abuudantiam aquae, et reliquit unum eoium ad ii])am,
et alterum super humeros suos deportavit ad alteram ripam, et coepit
reverti ad filium quem reliqucrat. »Sed autequam perveniiet ad ripam,
prospiciens vidit leouem rapere filium suum, ad quem pergebat, et coe])it
redire post se cum gemitu et fletu et gravi dolore ad filium quem de-
portaverat ad alteram ripam, et prius quam exiret de fiumine ut per-
veniret ad euu), venit lupus et rapuit eumdem filium eius. Egressus
[2. Sp.] vero eustasius de fiumine, erat trahens capillos suoS; et plorabat
amarissime filios suos, et cogitabat semetipsum in aquam praecipitare,
sed nou permisit eum dominus deus, providens illi bona quae erant ei
futura, Tunc leo qui rajmerat filium eius cum deportaret eum, fugatus
est a pastoribus et a canibus et reliquit puerum illesum, et ipse ignorans
quid actum esset de patre eius habitabat cum pastoribus temporibus multis.
Et trater eius qui laptus erat a lupo liberatus est ab aratoribus, ignorans
quid actum esset de patre vel fratre, et habitavit cum illis a quibus
liberatus est multis temporibus. Eustasius vero dum esset in amari-
tudine et doloribus multis, dicebat: ve michi qui aliquando flurcbam
sicut arbor florida et fiuctificaus, et ecce duuc expoliatus sum et de-
uudatus Omnibus bonis. 8cd tu domine omnij)olens et misericors non
derelinquas me, ueque despicias in tribulatiouibus meis. Kecordalus
sum enim (luod dixisti, (|uia oporterct me velut iob sustiuere tribu-
lationes et temptationes multas, sed consideravi quia iob quanquam a
facultatibus suis exiuaniuis fuisset, habuit tamen amicos qui cunsola-
reutur eum. Ego vero agrestes feras inveni quae |)ro consolatione de-
voraverunt filios meos. Job et si privatus fuit filiis et omni substantia,
tameu uxorem suam secum habuit pro aliqua consolatione tenqjtationis
suae. Ego vero et ab uxore viduatus sum. 8cd quid dicamV Nisi tu
domine tolerantiam et sufTereutiam concedas michi, et ponas custodiam
ori meo ut non peccem tibi. Deinde beatus eustasius vcniens in quen-
dam locum, coepit ibi operari manibus suis, donec fpperunt eum homincs
Romanische For.iclningen XXXII. |'57
5t8 Andreas C. Ott
eiusdem loci custodem agrorum suorum, et vivebat ex iis mereedibus
per singulos annos, quod faciens adimplevit in eodem loco quindecim
annos. Nauclerius vero peiduxit mulierem eius in patriam suam, sed
talem feeit dominus deus virtutem cum ea, ut uon prevaleret violare
eam. Deinde contigit ut in brevi tempore nauclerius moreretur, et
mulier absoluta est ad faciendum quod illi placeret. Post aliquot vero
tempus dum a barbaris eiusdem loci vastarentur fines romanorum, coepit
Imperator inquirere quid actum esset de placida qui fuit magister mili-
tum, cuius fortitudine et industria saepius effugati fuissent alienigenae,
et misit idem imperator duos milites qui vocabantur antiochus et agarius
ad inquiren-[p. 353, 1. Sp.] dum eum per omues provincias sub imperio
eius, At ipsi euntes dei nutu ])ervenerunt ad vicum in quo eustasius
erat custos agrorum, et viderunt eum sed non cognoverunt. Ipse vero
cognovit eos, et salutatus ab iis resalutavit eos dicens: paxvobis amici
et fratres. At ipsi dixerunt ei: Rogamus te ut dicas nobis si forte vidisti
vel audisti aliquid de magistro militum qui piacidas vocabatur. Et ipse
dixit: et quae causa est vobis ad inquirendum eum? Et dixerunt ei:
quia magnus amicus noster fuit. Unde qui iudicaverit ipsum nobis,
remunerabimus eum magno dono. At ipse dixit: ego hie peregrinus
sum, et quomodo novi quem quaeritis? Sed rogo vos venite et reficite
apud me. Qos consentientes sibi perduxit in hospitium suum et prae-
paravit quod comederent ipsi apud eum. Qui dum reficerentur, paulatim
in corde suo cogitare coeperunt quod hie esset consimilis illi qui ab eis
quaerebatur. Et dixerunt ad iuvicem: Si hie homo Signum cicatricis
habet in collo suo quod nos scimus, vere ipse est. Quo dicto, erigentes
se viderant in collo eius Signum, et exclamaverunt cum gaudio magno
dicentes: Vere tu es magister militum piacidas quem nos quaerebamus.
Quae omnia nota facta sunt in illis locis. Tunc vero quamvis nolentem
et recusantem honorem saeculi huius, perduxerunt eum ad imperatorem,
de quo imperator valde laetus eö'ectus, constituit eum esse caput exer-
cituS; et congregati sunt ad ipsum ex omni provincia milites, inter
quos venerunt et duo filii eius qui a feris fueraut liberati, nescientes
inter se quod fratres essent, et erant consimiles, rufi capillis et facie
supra ceteros pulcriores. Et placuerunt eustasio in decore aspectus et
in eloquentia oris sui, et fecit eos ceuturiones, ignorans quod fratres
essent vel filii sui. Et audita est inter barbaros opinio quod piacidas
preliator exisset in bellum contra eos, et nocte recesserunt barbari in
solum proprium. At ipse profectus cum exercitu transivit danuvium,
et occupavit provincias multas, donec pervenit in quoddam oppidum,
quod se tradidit ei ne cum pereuntibus damnaretur. Et erat in ipso loco
mulier ei assistens ad fenestram tabernaculi, ut videret exercitum appli-
cantem. Et ecee illi duo iuvenes qui erant centuriones, ingressi sunt
in quendam hortum qui erat iuxta tabernaculum in quo assistebat
Das altfranzösisclie Eiistacliiiisleben 570
miilier supradicta, qnae per feneslram intue- [2, Sp.] batur eos, et
igiiorabunt quod esset mater eoruni. Sed et ipsi inter 86 uesciebant
cognationem siiam, vel quod essent fratres et filii eiusdeni mulieris. Et
dum ibidem colloquerentur de iufautia mn ad invicem, referebat iinus
ad alterum: ego recolo quod pater mcus magister militum fuit, et mater
mea pulcra faeie et magno decore, et fratcr mens rufus capillis et facie
piilcbra. Egressi aiitem occulte uocturnis boris, nescio quo nos pater
iioster cum matre ducebat, donee iolroivimus navem. Deinde exeuntes
de navi matrem iiostram non vidimus, nescientes qnid actum esset de
ea, et ibat pater meus cum fletu et gemitu, donee pervenimus ad quod-
dam flumeii. Et reli(iuit nie pater meus in ripa, et portans fratrem
meum minorem ad aliam partem tran^ivit. Qui dum ad mc rediret iit
similiter me transportaret. rapuit me leO; sed liberatus sum a pasloribus
et babitavi cum eis temporibus multis. Quo audito frater eins, erigeus
se et exultans cum lacrimis dixit: per virtutem cbristi ego sum frater
tuus, quia qnae recitasti omiiium memoror, et ({uia me pater meus trans
flumen deportavit, et dum ad te ipse rediret, ego a iupo raptus sum,
sed liberaverunt me aratores, et babitavi cum eis multis temporibus.
Quibus dictis erant in gaudio magno, amplectentes se et osculantes in
magna caritate fratcrnitatis, quia post longum tempus invicem se re-
cognoscere meruernnt. Tunc praedicta mulier mater eorum assistens
ad fenestram tabernaculi, valde mirabatur si ipsi essent, vel si viverent
filii eins. Et exiens cito mulier de tabernaculo ad interpellandum pro
se principem excrcitus romanorum, eo quod ibidem captiva detineretur.
Ut vidit eustasium recognovit cum, et proiecit se ad pedes ciusdiceus:
ego sum quae derelicta sum in navi apud nauclerium, et alienigena non
tardavit, sed cum omni celeritate defunctus est. Et testis est mihi
dominus qui operatus est mecum banc virtutem, quia neque ipse neque
alius me contaminavit. Quo audito custasius, recogiiovit eam, et con-
versus in gaudium benedixit dominum propter praesentiam eins, et dixit
ad eam: filii nostri a feris comesti sunt. At ipsa dixit: sicut et nobis-
cum ita et cum filiis nostris fecit dominus virtutem suam. Nam et audivi
et vidi duos iuvenes loquentes et agnovi quia et tu pater eorum es et
ego sum [p. 354, 1. S[).] mater ipsorum. Quo dicto fccerunt eos venire
in praesentia et referentes sibi ad invicem quae illis contigerant.
Agnoverunt se et exultavcrunt in magno gaudio pater et mater cum
filiis suis. Et admiratus est omnis excrcitus romanorum de iis quae
illis contigerant. Deinde circumeuntes provincias, regressi sunt romam
cum magno triumi)bo et gaudio, reducentes secum plurcs caj)tivos, et
spolia multa. Sed dum rcgredcrentur mortuus est traianus imperator,
et successit illi in Imperium adrianus paganissimus, qui venit obviam
eustasio redeunti de praelio. Eo quod fecisset victoriam, et con-
gratulabatur ei cum exercitu suo pro triumi)ho victoriae eins, et pro
inventinne uxoris et filiorum eins.
37*
580 Andreas C. Ott
Post haec ingressns est imperator in templum idolorum, et im-
molavit victimas diis suis. Eustasius vero non est ingressus in templnm,
sed neque uxor eins neque filii ipsius. Quo audito imperator, iudig--
natus ad eustasium dixit: quare non introisti in templnm ad offerenda
libamina diis nostris? Et dixit eustasius: qnia ego christianus sum^ et
Christum regem cuelestem adoro, qui me triumphare fecit, et nxorem
et filios meos de multis perieulis liberavit. Tunc iratus imperator,
fecit eum cum uxore et filiis suis in arena recludi, et leouem ad eos
devorandos diraitti. Quos videns leo, territus capite inclinato recedebat
ab eis. Et videns imperator tule miraculum, amplius est indignatus,
et fecit bovem aereum igne succendi ut in eo recluderentur ad com-
burendum. Sed prius quam in vase aereo igne succenso recluderentur,
oravit eustasius dicens: Domine dens omnipotens ad te clamamus,
tuamque clementiam deprecamur, ut fiant corpora nostra per hunc ignem
velut incensum in conspectu tuo, et omnes qui nostri memoriam fecerint
percipiant hubertatem in terris, et cousequantur de coelis tuae gratiae
largitatem. Et hoc nobis domine praestare digneris, ut in uno loco
recondautur corpora nostra. Ut qui viximus separati temporibus multis,
amodo in uno sepulcro adunati praevaleamus subvenire languentibus
vel aegrotiS; et omnibus qui in quacumque tribulatione fuerint constituti
et nostri memoriam fecerint, ut ex hoc cognoscant omnes quia recepisti
nos in gloria regni tui. Quo dicto, facta est vox de caelo dicens:
exaudita est eustasi oratio tua, et ita facio omnia [2. Sp.] sicut postu-
lasti, ut sciant omnes quia dedi vobis coronam victoriae, et palmam
triumphalem in coelis. Deinde missi sunt a paganis in vas aereum
igne succensum. Et sie 3-mnum deo dicentes, suscepti sunt ab angelis
in coelum et de corpore recesserunt. Sed nee capillus de capite eorum,
nee ulla pars vestimentorum aut corporum ab igne combusta est, sed
illesi de vase aer€0 educti sunt. Quos videns imperator cum ministris
suis'), valde sunt admirati, quod neque vestimentu corporis'), neque
capillos capitis'), nee ullam partem membrorum incendia contingere
praesumpsissent. Et dicebat imperator: Vere hoc magicis artibus actum
est ut ab igne non cremarentur. 8ed multitudo magna ex populo
dixerunt^: vere magnus est deus christianorum. Deinde superveniente
nocte^), occulte de loeo illo a christianis sublati sunt, et in uno loco
sepulti. Ubi pacis tempore quiescente perseculione basilica fabricata
est, quorum natalicia sacra devotione mensis maii die vicesima cele-
bramus, ut ipsorum intercessionibus adiuti'), ad perpetua gaudia per-
venire mereamur. Per ihesum christum dominum nostrum, cui est
gloria et imperium in saecula sacculorum. Amen.
1) Im Druck steht ein Strichpunkt.
Das alttraUiiöäiselic L^ustacliiiislcljuu öJSl
Anmerkungen.
3. Zu oe im Wortaulaut cf. C. Wahlund, „Die altfrauzösische Prosa-
übersetzuug vou Breiidans Mcerfalirt (Upsala 1900), p. XLIX, Aum. 2.
3 SS. Der Gedanke, dass der Glaube ohne eutspreclieude Werke nichts
gilt, findet sich Jac. 2, i4, i7, 20; Matth. 7, 2u, •>:.
7 SS. Vom Glauben des Teufels Jac. 2, id.
17. Grioni, £*• 1 — 1, v. 21: Pluxor ue a c.a conduti a morto.
22. de sainte foiescu: i. B. Ps, 18, ;t; Ps. 3, 4; Ps. 7, 11: Eph. 6, m.
31 — 2. Vou dieser wohl sprichwörtlichen Redensart habe ich iu dou
mir zur Verfügung stehenden Abhandlungen Ulrichs und Stengels (cf. Z.
f. frz. Spr. und Lit., XXVII 1, p. 2ü7 ss.) kein Beispiel gefunden.
45. Grioni, f 2 — 2, v. 115: E perro Tinperador traiem.
55 — 6. Muss verderbt sein: indessen sehe ich nicht, was an Stelle
davon zu setzen wäre. Grioni gibt den Passus folgendermassen:
f0 2_l V. 77 Si ch'el feva de tutta la terra
AI so voler paxe et verra.
Molto agraudy l'iuperador
En flu ch'el fo so Recedor 80
E conquista molti paysi
E soto messe li suo iuuemisi.
Pluxor ue al(,'ideva in bataia
Et altri lo menava in seraia,
In grossi ferry et in chadeue 85
Ch^elly sofria molto grau pene.
76. ber Vers scheint auch in der Vorlage Grionis gefehlt zu haben,
da er die ganze Stelle (ausser V. 74) so wiedergibt:
f^ 3 — 1, V. 127 Poveri el paseva soveute
E si dava ally nudy vestiraente;
Ally prixoniery molto spesso
Elly andava luy instesso, 130
Si'nde trareva li sconseiady
E visitava li amalady.
87 — 8. Zu dieser iu den Chansons de (jesie vorkommendeu Formel
cf. Langlois, 1. c., p. 584, s. v. Saint Gile.
92. Der Dichter scheint damit sagen zu wollen, dass die Jagd (die
lateinischen Texte drücken es neutral aus) nicht Saclie eines guten Christen
ist. Dieser Gedanke findet sich auch anderswo im Altfranzösischeu, z. B.
Po. Mor. (ed. Cloctta), Str. 18.
94. Wiewohl der Wegfall von Schlusskonsouanteu vor folgendem Kon-
sonanten eine dialektisch belegte Erscheinung ist, setze ich sie doch zumeist
ein, weil sie aus „Unachtsamkeit" des Schreibers weggelassen worden sein
können. So auch Snchier, Z. f. r. Ph. XXX, S. 517 — 8, entgegen Foerster.
98. Die lyrische Z<äsur, die doch eine Nachlässigkeit bedeutet (To.,
I.e., p. 100), wird durch die Umstellung Ja encopU ne fussent behoben.
101 — 2. God. kennt berseor nicht als Bezeichnung eines Hundes (cf.
dagegen berseret): ebensowenig bcrser ,.jagen-', vom Hunde gebraucht. —
Zu amenevir cf. God. s. v. amenuir.
582 Andreas C. Ott
104. Eiu lauger, grob zusammengenäbter Riss der Hs. Avirkt für diese
Stelle störend, sodass icb das eine Wort — das zweite im Vers — nicbt
lesen konnte. — Grioni scbreibt an dieser Stelle, £"4 — 1, V. 183 — 4:
La sera tutto larga mente
Departia poy in fra soa centc.
106. Die lyriscbe Zäsur wird durcb das aucb vom Sinn verlangte [en]
behoben.
124a. Strophe 31 zählt eine Zeile zuviel. Wir werden wohl in dem
von mir mit 124a bezeichneten Vers die Interpolation sehen, da er als
Gemeinplatz dem Schreiber nach V. 124 leicht in die Feder fliesseu konnte
und der Rest der Strophe sich so ziemlich bei Grioni findet (f° 4 — 1,
V. 201—4):
La donua sua molto honorada
Vegniva a re(;ever la spada,
Che d'una 9aubra fuora insiva,
Flu bella de aguana pareva.
126 a — 1). Diese zwei Zeilen dürften wohl dem Dichter fremd sein,
da von ihnen bei Grioni jede Spur fehlt:
f° 4 — 1 E quando Tera al sso talento 205
fo 4 _ 2 Asexo et al so plaquimento,
Poy li vegnia intranbi doy
Soy fijoly davanti luy,
Et ello spesse volte li abra(,'ava
E dolce mente li baxava. 210
Entranbi era molto somieuti,
En beltä clari e resplendenti.
170 — 2. Für die fehlenden drei Zeilen dürfte Grioni kaum Auf-
schi uss bieten :
f" 5 — 2 De note parea spesso a lur, 270
Allo signor et alla donna,
La quäl era molto honesta e bona,
E si lly reveiava digaudo
Per maginayion mostrando:
„Che ovre fe-vu e che fati? 275
Plu de bestie me pari mati
u. s. w. — Cf. Str. 315.
177. Zu dieser wohl sprichwörtlichen Redensart cf. Aum. V. 31 — 2.
180. Cf. Aum. V. 31— 2.
198. Grioni, f°6— 2, V. 320-4:
Placidas non fo doxe ni Rex,
Prin(;ipo ui conte ni marchex,
Mo fo seschalcho dello inperador,
Chavo del sso Regno et fator,
Sovra tuti quauti rie et bony.
205. Grioni, f« 7—1, V. 348—9:
Che al so grado benedetto
Jo possa fenir questo detto.
209—10. lJoh.4, 10.
Das jiltlVauzö&iöclic Eustachi uslebcu ;")8o
229 SS. Zu dieser Schilderung vom Verhalten versammelter Hirsche
verweist Mouteverdi, 1. c, p. 432 auf Beda „In Psalmur. lib. exegesis'',
Ps. XLl, iu Migue, ,.Patrologia Latina", XCIII (niclit XCII), p. 702, I):
„Est etiam aliud quod et de ccrvis dicitur, et in cervis videtur. Quoniam
enim longiuquas regioues petunt, aut per mare uaudo, aut in agmine euudo,
alter onus cai)itis superponit clunibus alterius, sicquo se invicem portaut,
nee se deserunt, sed propositum iter peragunt. IIos tales cervos alloquitur
Apostülus dicens: Alter alterius onera portate.
231 — 2. Die für diese Strophe iu Betracht kommenden Verse Grionis
(f°8— 1, V. 396— 403) lauten:
Ogn' omo sepa per engual
Che IIa natura del <,ervo 6 tal,
Che quando la tra(,e dco lion
Fu^o per foresta abaudon,
Et iu schiera va tutty ordeuady, 400
Ensembre streti et serady
L'un con l'altro per la foresta,
Tignando sulla cropa la testa.
233—6. Griüui, f^'8— 1, V. 404— 11:
Quando lo primo ch'6 davanti,
Ch'a dosso porta tutti quanti, 405
E stancho del portar et lasse,
El se viem allora a passo a passe
A quel da driedo, con vuy aldite,
La testa sulla cropa li mete,
E quello lo lassa bem far, 410
E cos'i passa o chi vol andar.
238. Grioni, f"8 — 1, V. 414— 5:
(,'o e che charitä die serapre
L'un l'altro tegnir insembre,
247 — 8. Anakoluth, der durch Einsetzen von a vor ses in V. 247
behoben würde. — Grioni, f 8— 2, V. 430— 5:
Un molto grande in quella schiera
En compagnia con quelly cervy era:
Li<;ier parea forte et isnello
Et intro tutti lo plu hello,
Et alle chorne so parea
Che pluxor anny ello avea.
249 — 50. Dieser Gegensatz ist etwas seltsam. Vielleicht stand ur-
sprünglich an Stelle von iniax ein anderes Wort (vielleicht viax und nocli
ein Einsilbner). — Grioni, fS— 2, V. 436— 9:
Pla^idas vete li prexente
Lo (,'ervo si hello e corente,
Folly chaQudo a plaquimento
E Iu a tuto lo cuor atento.
264—5. Grioni, f» 9—1, V. 463—5:
Guardando innanti tutta via,
Vete che'l yervo sovra Iu venne
Ad una fontaua c llv se artcuue. 465
584 Andreas C. Ott
305 — 6. Der Keim convieivie kauu nur = erwartetem convole: voie seiu.
Also latiuisiereude Formen wegen des Reimzwaugs. — Grioni, f°12 — Ir 15,
V. 634—7, bietet nichts.
305 — 12. Hysteron — Proteron.
310—11. Grioni, fMO-1, V. 507— 9:
E IIa donna Teofista noma^
Et un delly fijoli agabito,
Et Taltro menor teofisto.
zeigt, dass in Grionis altfrauzösischer Vorlage die Namen wohl Theopläsie^
Ägapihis und Theophiskis lauteten. — Cf. A. A. S. S., § 6, p. 125 und
Anm. y, p. 129: „ • • • Christiauum ejus nomen in aliquibus Mss. Actis
et Fastis sacris Theospite scribitur, pro Theopiste, seu Theopista, sed
mendose: uti et Agapitus pro Agapio, et Theospitus pro Theopisto''. —
An den zwei andern Stellen (V. 1035, 1428) heisst des Placidas getaufte
Frau Theophite, sodass der Dichter vielleicht in V. 310
El Theophite, li "i- Agapitus
geschrieben hatte.
313. Hier, sowie V. 1401, 1477, bildet das Wort Eustadies lyrische
Zäsur. Ob der Dichter bei diesem Wort, vielleicht wegen Eustachius, ge-
legentlich auch die letzte Silbe als volltouige, nicht unbetonte, behandelte?
Ist es ein blosser Zufall, wenn bei To., „Versbau"^, p. 99, die zwei ersten
Beispiele Eigennamen sind? Oder Hesse sich bei Eigennamen auf eigent-
lich unbetonte Schlussilbe in der Zäsur eine abweichende Behandlung
feststellen ?
315. Grioni, f« 12—2, r 15, V. 658—9:
Ben ave la via in merauoria
Segondo chemo dixe la ystoria.
337. Von des Teufels Neid: Wsh. 2, 24.
374. Da asaxes (das ich in keiner Liste als doppelformig finde * :
penex etc. im Reim der einzige Verstoss gegen die vom Dichter beobachtete
Scheidung von e und ie ist, dürfte wohl asazes nicht dem Dichter gehören.
Ein pikardischer Kopist wird es an Stelle eines Wortes mit ähnlicher Be-
deutung (cf. z. B. Cloetta, Po, mor., p. 253, Anm. zu Str. 196 b) gesetzt
haben, vielleicht an Stelle von onorex.
427. Für das fu der Hs., das ich nicht zu ergänzen — forest passt
niclit — resp. korrigieren weiss, setze ich gaut. Cf. V. 1121. - — Grioni,
fo 17 — 2, — 18 — 1, V. 943— 50: E puo intra in una chanpagna,
f° 18 — 1 La quäl s'iera vesin de un gran boschacjo
E s'iera molto salvaco. 945
A questo luogo heustadio
Consse alla Ventura de dio,
Si como homo che nou savea
Tegnir sentier, strada ne via.
Per entro se messe ad andare, 950
455. Albrer der Hs., das wohl einen Baum oder „Bauvi"' bezeichnet
(cf. V. 457), finde ich nicht bei God. — Ich dachte an eine andere Form
von cmbier „Wasserholunder". Cf. auber im Dict. Gen. s. v. aubier. — Vgl.
V. 1128 albe. — Grioni, fM9 — 1, V. 1021 :
Sotto uno alboro bella mente.
Das altfrnuzÖHiyelic Mu^lactiiiislrlioii fj^f)
469. Restros der 11s. habe ich uicht gefuudeu. Dagegeu jiasst a cslroa
„sofort", hierher. Cf. Foe., Erec, Aura, zu V, 5592. — M.-L., ,.Kom,
Et. Wtb.", Art.3104.— Grioui, flQ— 2, V.1048, übersetzt das Wort nicht.
476. Hern Sclirciber ist aus V. 174 ilcDinndrr statt doiiriücr iu die
Feder getiossou. In seiner ganzen folgenden Rede stellt Placidas keine
Frage. — Grioui, f"20 — 1, V. 1066:
Poy se comeu(;a a lementar.
494, 496. l)ie Wiederholung von entcnte ist, wenn sie vom Dichter
herrührt, eiue Naclilässigkeit. Es liegt nahe, weil diese zwei lautlich und
begrifflich sehr nahen Wörter oft verwechselt werden (Ebel., Aub. V. 64,
p. 70)^ für den Dichter einmal a/oi/e anzusetzen. Cf. V. 826: 8. — Grioni,
f" 20—2, — f 21 — 1, \\. 1101—3) bietet nichts.
510. Der Kopist begann cha^ als ob cliastd, nicht haincL stünde, und
unterpunkticrte niciit c. — Grioni, f'^ 21 — 2, V. 1149 — 56:
Ch'el venne sul dreto chamiu
Ad una villa li a vixin 1150
Che in chavo di quel boscho era :
La eousse heustadio la sera.
Un richo villan trova e vette
In sulia strada, con dio plaxete.
Quelü li fe deniandaxon, 1155
8e albergar vol iu sua maxou.
526. Trova, pikardisch, = /romi : cf. Einl. p. 505, ij 1.
536. Die Zahl xii der Hs. entspricht nicht der benötigten Silbenzahl:
für Hiatus liegt kein ersiclitliclier Grund vor. — Grioni, f" 24— 2, V. 128.8,
bietet die Zahl virrwlni, die wohl auch unscrm Dichter gehören dürfte:
Quatordexe anni cossi stete
Intraiibi fratelly, con vuy alditc.
Che may no sc pote lamentar 1285
Alguu de lor ni blaxemar.
Cf. V. 981, 1087, 1090, 1105, 1321.
537. Da ich ein contee {comitntu'^eo))ii6 war bekanntlich laug fem.,
und ist es noch z. B. iu Franelic- Comic) uicht gefunden habe, setze ich
contree. — Grioui gibt, f*' 25 — 1, V. 1335, m\t paijxe keinen Aufschluss.
538. Die Angabe der lateinischen J'ita {I.e., p. 130, Anfang Kap. II)
und Passiü (p. 352, Sp. 2) ist durch diesen Vers recht ungeschickt wieder-
gegeben. Indessen würde ich niclit, wie Monteverdi (1. c, p. 433) ev. Ver-
derbtheit annehmen. — Darf man dem Dichter ein so grobes Missver-
stäudnis, obumbrare der Vita mit par mal enibler wiedergeben zu wollen,
zutrauen? — Grioni, f" 25 — 1, — 2, V. 1333ss., gibt eiue freie, vom latei-
nischen Text der VUa und Passio gauz abweichende Schilderung.
545. Zur Zahlenangabe cf. Anm. zu V.536. — Grioni, f" 26 — 1, V. 1361 :
Quatordexe anny cossi stete.
581. Cf. Anm. V. 536.
609 — 10, 612. Nach den Versen 1665 — 71 (f"31— 2), die ungefähr
die Strophe 152 wiedergeben, sagt Grioni:
586 Audreas C. Ott ^
E grando honor io li fare.
Or va tostü e si lli tneua,
Che apariar färb da cena
AI to plaxer plena e grande 1675
Con plena de molte viande."
Eustadio lo Reugra(;iä
De questo dito e mercia.
Die einzig erbalteue Zeile der Strophe 153 setze ich iu ungefährer
Schätzuug als zweitletzte an, da Eustachiiis^ Dank bei unserm Dichter
wohl nicht fehlte.
660. Grioni bietet wohl nichts Sicheres:
f° 32—2 Eustadio si lli mena, 1738
Sovra un bancho li fe asentar
fo 33_i E poy li volse deschol(,-ar. 1740
684, Zu tant mit dem Singular eines Substantivs cf. To., V. B. II', 49.
687, Grioni, f° 34 — 2, V. 1825—6:
Pill vu amava Vinperador
Cha la soa destra man tutor.
694. Victor Schirling, „Die AngriffswafFen im altfranzösischen Epos"
(Marburg 1887, Ausg. und Abhdlgen), p. 18, § 56, bietet kein Beispiel,
das die Kicken- oder eher fehlerhafte Überlieferung „point alron" be-
stimmt erklärte. Ich setze anviron ein, das alron einigermassen ver-
wendet. — Eine andere Deutung wäre al l'ion.
699 — 700. Grioni paraphrasiert weitläufig seine Vorlage, was zur
Kenntnis der fehlenden zwei Verse nichts Bestimmtes liefert (f° 34 — 2
bis f° 35 — 1, V. 1833 — 57).
753. Dieser Vers fällt aus der voi'hergeheuden Konstruktion heraus,
und steht anderseits mit dem Folgenden in keiner direkten Verbindung.
Dem Sinn nach muss er wohl mit dem Vorhergehenden so verknüpft
werden: „Ich weiss nicht, wie ich unter dem Himmel in irgend einer
Weise Gott einen bessern Dienst erweisen könnte. Ganz besonders aber
meinen Baronen und meinen Mannen".
755. Grioni, f« 35—2 bis f° 36—1, V. 1907-8:
El non fo femena ni homo,
Che mi desse lo valor d'un pomo.
769. Zu pikardischem orra = orrai siehe Einl. S. 505, § 1.
780a. Vielleicht ist diese Zeile von einem Kopist von einer andern
Stelle her irrtümlich hierher geschrieben worden. Bei Grioni schildern die
Boten zuerst ausführlich, was unser Dichter V. 778—9 kurz abtut (f° 37 — 2
bis f° 38 — 1,V.2 015 — 41), ihr eigenes Suchen, dann des Placidas frühere
Stellung und plötzliches Verschwinden.
Immerhin möglich wäre es, dass die V. 2042 — 51 Grionis ungefähr die
Strophe wiedergeben, von der V. 780 a unserer Dichtung der letzte Rest
wäre. Allerdings würde dann ein ziemlich plumpes Hysteron-Proteron
vorliegen :
f*' 38 — 1 Ancora li conta la vera
Che fexe poy i persiany
A l'inperio et ally romany,
E con li nemixi dello inperio 2045
Das alliiaiizüsisi^lif Kust;Kliiii8lebi.'ii 587
f*^ 38—2 S'afui\a cou grau dexederio
De far sempre tuto '1 mal,
Si como cente deslial
Che al tenipo che n'era lo baron
Stava tuti in 3ubie(,ion. 2050
Perco lo dexira molto forte.
823. Durch Eiusetzen von foiccs anstatt foics wird die lyrische Zäsur
behoben.
I 2 824. Bei der etwas phantastischen Kriegsschilderuug unseres Dichters
ist die an dieser Stelle für pasayc zu wühlende Bedeutung nicht von vorn-
liereiu ersichtlich. Man kann sowohl an „droit de passage", God. VI, 22'',
„Weggeld, Passierabgabe'', wie an „endroit par oü Ton passe", God. X,
288"=, „Durchgang, Pass", denken. Für letzteres spricht V. 825, die Ver-
bindung mit pors (cf. God. X, 288^ das Beispiel Rol. 741), sowie aqnitcr
V. 1239, 1268.
826. Nach Ausschaltung des [)roveuzalischeii ncjjunc zählt der Vers
eine Silbe zu wenig. Für Annahme von nuH'r mit Hiatus ist kein Grund
ersichtlich: es dürfte eine Konjektur am Platze sein, etwa
Li enpereres n'i met mie s'entente
= „der Kaiser ist damit keineswegs einverstanden-'. Cf. God. IX, s. v.
cntente, p. 482. — Grioui, f« 42—1, V. 2268—9:
Per(,'o al cor raolto me'u doio
S^io non abato el so argoio.
828. Zu der Wiederholung des Reimwortes antaate cf. Anm. V. 494,
496. — Ist indessen die Übersetzung von entente V. 826 mit „Einver-
ständnis" richtig, so ist diese Wiederholung wegen der Bedeutungsverschieden-
heit zulässig. Cf. p. 495, s. v. „Identischer Reim-'.
841. Das Fut. avcra der Überlieferung passt nicht in den Zusammen-
hang: vielmehr verlaugt derselbe eine Präsensform. — Grioni bietet nichts.
859. Marchis kann unmöglicli liier „Markgraf" heissen, da es sich
doch um die von der Landbevölkerung gestellten llilfstruppen handelt.
Grioni schreibt denn auch V. 2362 (f" 44 — 1), daraus würde dann das
Fussvolk gebildet werden : E quellor sora vostra pedonaia. — God. X,
p. 123^, bietet nichts. — Ich setze „Krieger aus der Mark" an.
862. Hier, wie auch V. 1443, bietet die Überlieferung confanoier.
Auch God. gibt davon Beispiele. Indessen muss darin sicherlich ein Schreib-
fehler für ronfaiionirr (Ausfall der n-Abkürzuug) erblickt werden.
875. Der Akk. des Personalpronomens ist hier beim Dativ, wie oft
im Altfranzösischen, weggelassen.
885—6. Cf. Anm. zu V. 684.
919. Die lyrische Zäsur lässt sich durch die kleine Änderung „Totes
ses treves" leicht beheben.
930. Das zweimalige escontoit (siehe V. 932) ist verdächtig. Setzt mau
in V. 930 esgardoit ein, so passt dieses Verb besser in den Zusammenhang
xmd findet eine Stütze an der Pnssio, Bibl. Casin. 1. c, p. 353, Sp. 1 — 2:
„Et ecce — intuebatur eos". — Grioni, f" 50 — 2, V. 2740 ss, bietet nichts.
%7— 8. Grioui (f" 51 — 1, V. 2762—75) bietet nichts.
972. Grioui (f« 51—2, V. 2781 ss.) bietet nichts.
588 Aadicas C. Ott
977. Zu i/ = lat. üla cf. Frdw., V. R., p. XLVI, § 35.
978. Hier spricht Theopiste von einem zwölfjährigen Aufenthalt au
dieser Küste, und V. 981 sagt sie, seit 14 Jahren von ihrer Heimat weg
zu sein, sodass sie für unseru Dichter, wenn er bei diesem Zahlen Wechsel
überhaupt an etwas anderes als an die benötigte Silbenzahl gedacht hat,
2 Jahre beim Schiffer geblieben wäre.
979. Diese Bemerkung Theopistes stimmt nicht mit dem früher Ge-
sagten (V. 923).
1003—4. Grioni, f« 54—2, V. 2946—59:
Perco el disse: „bella amiga,
Se cou verita vollfe ch'io diga,
Je no SSO chom'io possa crere
Le parole ch'io ve aldo dire,
Ne io, ni homo che vedesse 2950
La gran beltä che de vu avesse,
A dir cossi se stada in tal mayniera,
Sofrando povertade e pena,
Possando esser Stada vu
A cotal asio cou altrü, 2955
Ch'el uon e Re ni inperador,
Che refudasse lo vostro amor,
Vegaudo la vostra persona
D'ongny belle<ja cossi adorna.
1007. Zu auques ,,sehr", siehe Ebel., Z. f, frz. Spr. u. Lit. XXV, p. 36.
1020. Zu oncor siehe Suchier, Z. f. rom. Phil. XXX, 518, Anm. 2.
1051 — 2. Es lässt sich nicht sagen, ob die Schlussverse Grionis in
Theopistes Rede etc. etwas zu dieser Lücke Gehöriges enthalten:
f° 56 — 1 Or nou voio plu demorar,
Misier, con vuy, ni tiuconar.
Da poy che ben non trovo in vu,
May no demauderb ad altrii
Altro secorsso, se no a die, 3060
f° 56 — 2 Lo benedeto pare mio.
Alle quäl h forsi de plaxer
Ch'io debia sempre romaguer
In queste con trade in chi a la liu".
Poy lo (,ita lo chavo iuclin : 3065
Le lagrime li venne allora
A grau fuson delly ochi fora :
Partir se vollea de prexente,
1056. Ein Kopist, der V. 1056 irrtümlich als zu Str. 265 gehörig
betrachtete, hat ihn des Reimes wegen geändert. — Grioui, f'' 56 — 2,
V. 3072— 4:
Viaya mente a lie se'u vene
El bra(^o al collo si lly tenue,
E ssi Ha baxa por grando amor.
1064. Grioui, f^ 57 — 1, V. 3100: Madonna mia, non cride plu.
Das altfranzösisclio KustachiuHlebcn nSO
1069. Zu heneoir statt des lis. hcnoil muss bemerkt werden, dass die
koiitraliierte Form zwar früh vorkommt (Paul Meyer, Fra;;iiu'iits d'uue Vie
de Saint Tliomas de Cantorbery, Paris 1880 [Soc. Aue. T. Fr.j, p. XXX:
Ebel., Aub., Anm. zu V. 5 IG), auch in nicht normannisclien Texten, dass
aber doch die volle Form dem Dichter vielleicht zugesprochen werden darf.
1095. Zur lyrischen Zäsin- cf. Anm. zu V. 823. — Zu /lor/a = /lorln/
cf. Einl. p. 505, ij 1.
1100. Grioni, f^' 59— 1, V. 3205- ü :
Lo cor si 11 i stren(,'e e serra,
Che ella non pote dir parola,
1123. Zu albr cf. Anm. zu V. 455.
1145. Matinent^ hier powie V. 1400, 1423, tinde ich weder bei God.
noch anderswo. Matiurt ist ja weitverbreitet, indes lasse ich die Form
der Überlieferung stehen, da sie vielleicht in Analogie an a laves-praitl
erklärlich wäre.
1155. IHe fehlende Silbe kann so, wie ich es augesetzt habe, ergänzt
werden, da der Kopist wegen des folgenden nel das erste )ie leicht weg-
lassen konnte: oder auch durch Auflösung von nrl iu )ip Ic.
1186. God. kennt von romi)/ nur dieses eine Beispiel^ übersetzt es
mit „sorte de crocodile'' und verweist auf Littre, s. v. varan. — Siebe dort.
— Diese Deutung dürfte recht unwahrs:;heiulich sein, da doch überall von
einem Wolf die Rede ist. Ich vermute darin eine mit rarou „Wi'lirwolf ■
verwandte Form. — Grioni, f" G5 — 2, V. 3567:
Ch'ellv schösse da un lovo corente.
1219—20. Anakoluth.
1224. Grioni übersetzt Str. 306 ziemlich frei:
f"* 66-1 Quelly che IIa ve, pic^-olly e grandy, 3611
f'^ 66 — 2 N'avea al cor pietade,
Go sapie per veritade,
Vegando lo pluro della legrecja,
Che ella si k cotanta dolceya. 3615
1238. Während oshu/e iu V. 1237 das gleiche Wort des vorhergehen-
den Verses in epischer Weise wieder aufnimmt, ist in V. 1238 das oslac/r
der Überlieferung sicherlich nicht dem Dichter zuzuschreiben, sundern ein
Kopist muss verseheutlich zweimal das gleiche Wort gesetzt haben.
1247. Zu rieuf! cf. Foe., Aiol, p. 435. zu V. 578.
1281-4. Entgegen der Überlieferung setze ich die Reihenfolge der
Verse an, wie rechts angedeutet ist. — Grioni, f" 70 — 2, V. 3829 — 46,
übersetzt frei.
1299—1300. Der Inhalt der Strophen 324, 325 und 320 wird von
Grioni nur zum Teil, und zwar frei und in anderer Folge wiedergegeben,
sodass sich nicht leicht vermuten lässt, was unser Dichter Str. 325 sagte.
Vielleicht spielte er auf das Wiederfinden von Weib und Kindern an:
Grioni, f" 72 — 1 Et ancor te ally ma(,'or mente 3905
Plena grayia donada
Che toa muier tu as trovada
E toy fijolly intraubi do,
Che (,'a perdes-tu tempo fo ? 3909
590 Aiulroas C. Ott
1304a uud b. lu dieser Strophe mit zwei überzähligen Versen sind
die zwei letzten Zeilen eines der vielen Clich6s aus der epischen Rüst-
kammer der Dichter, wie sie einem Dichter von selbst in die Feder fliessen
konnten. — Grioni, f" 72 — 1, gibt den ersten Teil der Str. 326 nicht,
sondern sagt nur am Schluss von Trajaus Worten :
fo 72 — 1 Malvaxio guiderdou li rendis 3910
Quando a llor tu no ateudis(i).
Or dy adoncha, per quäl argoio
As-tu fato cotanto iunoio
A llor et a vuy desenor?
Te tiens-tu plu alt(r)o e ma(;or 3915
Di uostri die, e plu possente?
Or ne respondy studiosa meute,
Aldando tuti rie e bony,
Ch'io te inprometo per raxoii,
Tu as ca meritado la morte, 3920
Tanto e la onfexa grande et forte".
1327. Wiederum hat ein Kopist das gleiche Reimwort zweimal ge-
setzt. — Uuserm Dichter schwebte die Stelle vor, aus dem Alten Testa-
ment, wo Elias die Baalspriester verspottet (1. Buch der Könige, XVIII,
20 SS. ). Ähnlich Elie de Baiut-Gille (ed. Raynaud, Soc. Aue. T. Fr.,
Paris 1881, V. 748 ss., 926 ss.). — Grioni, f 76—1, bis f« 76—2:
Perco non adoro li vostri die, 4165
Che lle ydolle xe taiade
Dell'oro e d'ar(;ento lavorade.
Che non po andar ni vegnir,
Ben ui mal far ni aldir,
Li quäl si a man pie e bocha 4170
f" 70 — 2 E no po sentir chi lo tocha,
Ni came olde ni entende,
Ni se algun li serve ni onfende.
1350._Zum Gebrauch von soi statt lin siehe Frdw., V. R., Anm. zu
V. 838.
1375. Natiire dürfte aus V. 1373 hierher geraten sein. — Grioni,
f° 78—2, V. 4282-5:
Toa grau dure<,a che xe si foi'ta
Si passa natura e sormonta
Et iucontra la scritura
Et ongna raxon e dretura. 4285
1390. Das alivre der Überlieferung bietet keinen Sinn, ist vielmehr
wohl ein Schreibfehler unter dem Einfluss von delivre V. 1391, — Eine
andere Konjektur wäre „et si t'a moi delivre-'.
1394. Zu glaives siehe Frdw., V. R., Anm. zu V. 864.
1399. Zu fa=fai siehe Einl. S. 505, § 1.
1400. Zu matinent siehe Anm. zu V. 1145.
1401. Zur lyrischen Zäsur siehe Anm. zu V. 313.
1408. Aus den Zeilen, die bei Grioni ungefähr der Str. 352 ent-
sprechen, ist nicht ersichtlich, wie etwa der fehlende V. 1408 lautete:
Das nltfranzösische Kustacliiiisleben 591
f" 79 — 2 Fijolly niie, non ve temc iiieuto, 4323
l>iill()r ui famo ui fatiga,
'l'ormento, passiou ui briga, 4325
1423. Zu »laiineni siehe Anm. zu V. 1145.
1453. Grioui, f° 81 — 2, ¥.4444: Questo moto li rositoxe. — Zu
a tceat mal vgl. Ebel. Aub.. Aiini. zu V. 315.
1472. Zu diesem Bilde vgl. Ähidielies Ebel., Aub.. Anm. zu V. 111.
1474. Durch Umstellung (Sainz Esperiz se t'a hors del cel mis) köuute
ein Reim auf -s geschaften werden. ludesscn braucht, wie gesagt (Einl.
S. 500, i? 14), das Reimen von 6^ und r in unserm Text nicht dialektisch
zu sein.
1477. Zur lyrischen Zäsur siehe Aum. zu V. 313.
1486 — 7. Stümperhafte Fiillverse von des Dichters eigener Erfindung.
1492. Bei Grioui fehlt infolge einer Lücke (f" 83 2) die Schilderung
vom N'erhalteu des Löwen gegenüber Placidas und den Seinen.
1494 — 5. Sehr schwache Verse von des Dichters eigener p]rfinduiig.
1502. P]iue andere Art, die richtige Silbeuzahl herzustellen, wäre, die
kontrahierte Form tici = ne Ics einzusetzen.
1503. Ich verstehe diesen Vers so: ,. Es ist eine grosse Wahrheit,
denn seine (des Löwen) Gewalt ist bezwungen-. Eine andere Interpreta-
tion, die ebenfalls eine kleine Änderung an der Überlieferung verlangte,
wäre: „Es ist ein grosses Wunder, dessen wahre Bedeutung nicht ver-
borgen ist (Granz vertuz est, que la vertez u'est close)"'. — Grioni, f" 84 — 1,
bis f'^ 84—2, bietet nichts.
1509. Sehr unmittelbarer Wechsel der Person in der Anrede.
1512. Juristische Formel.
1513. Cf. V. 1341. Grioni, f» 84— 2, V. 4610:
Disse lo imperador traiem.
1528. Dan. III, lüss.
1531 — 2. Die Schilderung der Naturereignisse, von denen die latei-
nischen Texte nichts wissen, ist eine freie teilweise Nachbildung von
Ev. Matth. XXVIl, 51 — 4, wo die Naturereignisse bei Christi Tod be-
schrieben sind.
Str. 383 — 4— 5. Der Dichter hat hier eiue sehr unpassende Änderung
in der Folge der Ereignisse vorgenommen, indem diese ganze Schilderung
verfrüht ist. — Die Ausdehnung des Passu.-; verbietet es, darin die Figur
des Hysteron-Proteron zu erblicken.
1534. Grioni, f'^ 86— 2, V. 4715— 6:
Comen(,a a bray e cridar
E tal enbastia menar,
Str. 388. Entgegen der Überlieferung dürfte sich die angedeutete Vers-
folge empfehlen, da Zeile 3 der Überlieferung Zeile 1 ergänzt.
592
Andreas C. Ott
Glossar
app. onit 126a, G76, 1281, 1283.
aaisier v. tr., verspJieii, es jcm. he-
quem machen 97, 658.
aamer v. tr. liebgewinnen 255.
abai s. m. Bellen 102.
abaissier v. refl. sielt bücken 672.
abergerie s. f. Herberge ; faire ab. a
jemand logiren 656.
abergier v. refl. absteigen, Nacht-
herberge nehmen 682.
abest 259, 3. P. Sing. Conj. Praes.
von abessier, v. refl. sich senken
{von der Sonne).
acaisou s. f. GelegenJteii 616.
acertes adv. sicherlich 540.
acliner v. n. sich beugen 661.
acoillir v. tr. emiifangen 398 ; a. a
haor gegen jem. Hass fassen.
acorde s. f. Versöhnung 1470.
acorder v. tr. {verschied. Constr.) ver-
söhnen 346, 349, 1382, 1440,
1550; V. refl. hcisiimmen 1471.
acorre v. n. herbeilaufen 561.
adeser v. tr. berühren 540, 1502,
1506.
adober v. tr. ivaffnen, 'xvm Ritter
schlagen 891, 1159.
adonc adv. dann 126.
ae s. f. und m. Alter 525.
aesme s. f. Ziel 287.
afaitie 123, afaite 183, Part. Perf.
von afaiticr, v. fr.: wohlgeübt^ ge-
schickt.
afoler v. tr. übel anrichten 1466.
agait s. m. Hinterhalt 804.
agu adj. spitz 1394.
ahan s. ')n. Mühe, Beschwerde 546,
728.
aliurte 1420, j>. perf. von ahurter,
V. n., anstosscn.
aigue s. f. Wasser, Gewässer 489,
783.
aiu^ois, an^ois adv. vorher.^ eher, viel-
mehr 192, 91, 1046.
aiiiue adj. erstgeboren, älter 1431.
ains que 370, ainz que 383, 472
u. s. w., ])raep. 7mt Conj. bevor.
aiuz adv. vorher 540, 549, 696,
aire, -s'. /. Horst, Sippe, Art; de boii'
aire von guter Art 334.
aisele s. f. Achsel 1095.
aissi adv. so 881.
aiue s. f. Hülfe 239 676, 720,
724, 842.
ajostement .s. m. Vereinigung., Wieder-
finden 1232.
ajoter v. tr. und refl. sich vereinigen
mit 776, 777, 892, 896.
al neutr. Pron. anderes 268.
alaitaut s. Part. m. Säugling 423.
albe (?) s. m. 1123. Cf. Anmerkung
%u V. 455.
albrer (?) s. m. Wasserholunder (?)
455. Cf. Anm. %u V. 455.
alegier subst. Inf. Erleichterung 1554.
aler v. n. gehen'. Praes. Ind. 1. vois
380, 744, voiz 488, 958. —
2. ves 974. — 3. vait 389, 421,
444, 465. — 6. voiit 868.
ambcdui aubedui 2)ron. ms. pl. beide
677, 1160.
amenevir v. tr. dressieren 101.
amonester v. tr. ermahne^i 168, 1397.
ampereres s. m. Kaiser 837.
ancelle s. f Magd 992, 1046, 1096,
1144.
aucui adr. noch liente 450.
aiidemaiu (1') 5. m. der folgende Tag
11^, 791.
audui pron. ms. pl. beide 516.
angcl s. m. Engel 1414, 1559.
anor s. m. Elire, Ehrenhe%eugung
762 ; reudre s'anor a jem. als
Lehensherrn anerkennen 919.
anpereres s. m. Kaiser 645, 829.
ansemant adv. also, ebenso 1^1.
ausi eidv. so 1135.
aiitraimer v.refl. einander lieben \hh ^
893.
autremetre v.refl, sich bemühen 185.
Das alt französische Eustacliiusleben
59-i
anuit adv. diese Nacht; n. mais diese
Nacht noch 729.
anz adv. hinein 489,
apareillier v. tr. decken 612.
apartiiie 874; 3. Pers. Sing. Conj.
Praes. von apartenir, v. n. an-
gehören.
apeler (en a.) v. tr. auffordern xu
1045.
apercevaiice s. f. Bemerken 136.
apert (en) adv. offen 1343.
apertemaut adv. deutlich 674, 1305,
1413, 1455.
aquis, adj. part. perf. von aquerre
bewährt 80.
aquiter v.tr. freimachen 1239. 1268.
araiii .s-. ni. Erx 1451.
arainier v. tr. anreden 1084.
ardoir r. tr. verbrennen 1039, 1452,
1507, 1509, 1516, 1520.
areisoner r. tr. anreden 973, 1423.
aresiier v. tr. mit dem Zügel an-
binden 266.
arguer v. refl. sich bemühen, an-
strengen 269.
arme(= anrae) s. f. Seele 322, 504,
567.
arriere bau, s. m. Heerbann 857.
ars 1400 part. per f. von ardoir.
asaiadra 1248, 3. Pers. Sing. Fut. von
asaillir v. tr. angreifen.
asaze adj. begütert 374.
atorner v. tr. xuwemlen 1032, 1468.
atraire v. refl. sich begehen 335, 433.
auqiies adv. etwas, sehr {Ti. f. frz.
Spr. und Lit. XXV, 36) 1007.
anstinence s. f. Enthaltsamkeit 134.
ai;t 3. Pers. Sing. Conj. Praes. von
aller 178, 504, 1327.
autresi adv. ebenso 38.
antrete] (para.) adv. in ehensokJier
Weise 84.
avancier v. tr. unterstützen, fördern
814.
avant (vonir a.) v. n. vortreten 1445.
aventuro s. f. Begebenheit.^ unglück-
liches Vorkommnis 4J11 .
aversiers. w. Widersacher, Teufel \2o%.
Romanische Forschungen XXXH.
avesprant (a l'a.) 1023, von avesprer
V. n. Abend werden.
avilemant s. m. Erniedrigung^ Be-
leidigung 1306.
avnec prp. mit 731.
B.
baillie s. f Macht 42, 648, 791.
baillif s. m. Verwalter, Verweser 704.
baillir v.tr. in eine Lage hingen, be-
handeln 363.
baldr6 .v. //^ Gürtel 790.
banir v. tr. berufen, aufbieten 915.
barnage s. m. Gesellschaft, Gesamt-
heit von Baronen, Kriegern 1455.
baron s. m. Gatte 965.
baudür s. f Freude 920, 1370.
baudie s. m. 1344, siehe baldre.
bers s. m. [Noin. voti baron) Edler,
Kriegsmann, Baron 696, 809.
berseor, s. m. {Bogenschütze, Jäger)
Jagdhund 101.
berser r. n. mit dem Bogen schiessen ;
jagen 102.
biaute s. f. Schönheit 130.
biaujj Nom. Sing. Ms. von bei adj.
schön 109.
bieniüire adj. glücklich, glückselig BbS,
376, 1418.
bocliage, boucbage s.m. Gehölz 7S2,
1152.
bois s. m. Waldjagd 110.
boivre v. tr. trinken 188.
bore s. m. Dorffleclcen 85.
boten s. m. Knopf; bei Neg. {m\ prisior
un boton 184) nichts.
brächet s. m. Bracke 222.
braiant 904 .5. braire.
braire v. n. schreien 466, 904;, 1534,
brief s. m. Brief 700. 711, 721,
860, 867,
bruiere s. f. Heide 298.
bruire v. n. rauschen 1534.
buen adj. gut 198,
C.
(,'a adv. hierlmr 1190.
car adv. {Anfford. mit Imperal.) doch
1438. •
38
594
Andreas C. Ott
carite s. f. 10 siehe charite.
ca8ti6 s. f. Keuschheit 151.
celeemant adv. heimlich 306.
cerchier v. tr. durchforschen 629.
cerf s. m. Hirsch 227, 229, 242
U. S. 10.
chai 337, 3. Pers. Sing. Ind. Perf.
von chai'r, v. n. fallen.
chB.\tii' adj . elend, unglücklich 77,1127.
chaitif s. m. Gefangener 702, 1274.
cbaitive 5. /. Gefangene 702, 923,
929 u. s. w.
chamberliere s. f. Zimmermädchen
111. {Cf God. Compl. B. IX,
p, 32 s. V. chamberiere.)
champ s. m. Kamjyfplatx, 364.
char s. f. Fleisch 142, 270, 345
u. s. w.'^ Kinder 1376.
charit6 s. f Liebe 209, 344, 359.
chartre s. f. Kerker 1353.
cbastee s. f. Keuschheit 539. Cf.
casti6.
chenu, cbenue adj. ergraut 596, 673,
889, 1066.
cbief s. m. Kopf 475, 671.
cbiere, chere s. f. Miene 112, 614,
793.
cbiet 994, 5. Pers. Sing. Ind. Pr.
von cbeoir fallen.
cboser v. tr. tadeln 580, 1504.
ci adv. hier 688, 1572.
cliner v. tr. neigen, senken 1491.
clop adj. hinkend 1361.
cognoissance s. f. Kenntnis 900, 908.
coillir V. tr.; coillir en be Hass
fassen gegen jemand 396.
compaignie s. f. Gesellschaft 415.
conbrisier v. tr. brechen 1067.
coufaitemant, confeitemant adv. auf
welche Weise 460, 999.
confanon s. m. Standarte 839 ; maistre
coofanon Hauptstandarte 48,
confanonier s. m. Standartenträger ^&2.
confort s. m. Trost, Zuversicht HIB.
couforter v. refl. sich trösten 1425.
conjurer v. tr. beschwören 1417.
conmauder v. tr. empfehlen, anver-
trauen ^%, 322, 573, 707, 1112.
conmant s. m. Befehl 530, 1328.
counoitre a v. tr. anerkennen als
1381.
conoissance {cf. cognoissauce) s. f.
Erkemien 1221.
coupaigne s. f. Gefolge 355.
conparer v. tr. bezahlen 1372.
conquerement s. m. Eroberung 1290.
conquesites 698, 2. Pers. PI. Perf.
Ind. von couquerre.
conquerre v. tr. gewinnen^ besiegen,
erobern 620, 636, 698.
conreer v. tr. zurechtmachen 963.
consoil [Nom. cousaux 1449, conseux
1456) s. m. Rat, Beschluss 1018.
consoit 736, 3. Pers. Sing. Conj. Pr.
von consoillier, v. tr. beratest.
coutinence s. f. Verhalten; faire c.
sich eine Haltung geben 135.
continent 887, 3. Pers. PL Ind. Pr.
von conteuir, v. refl. sich verhalten.
contor s. m. Graf 1384 [cf. indessen
Ducange s. v. comitores).
convenant, covenaut s. m. Verab-
redung, VersprecJien 507, 765;
fermer c. eine Verabr. treffen 765.
convier v. tr. begleiten 305.
corage s. m. Sinn 1471.
core(;ou8 adj. betrübt 471.
corre v. n. laufen 251, 1129.
corrocier v. refl. zornig werden 409;
V. tr. erzürnen, ärgern 580.
corrotz, corroz, s. m. Zorn, Kummer
114, 430.
cortil s. m. Obstgarten 1145.
cortillage s. m. eingefriedigter Garten
922.
cost s. m. Aufivand 998.
couper V. tr. abhauen; por les mau-
bres couper utiter der Androhung,
es würden einem die Glieder ab-
gehauen 848.
coutume s. f. Steuer, Tribut 825.
covoitier v. tr. begehren 1011.
covoitise s. f. Begier 70.
creance s. f. Glaube 343.
cresme s. f. Salbe 286, 314.
crieme, crime, s. f. Furcht 65, 1387.
Das altfranzösische Eustachinsleben
595
criement 9 3. Pers. PI. Ind. P):
von creiudre, v. ir. fiirchfcn..
crien 570. 7, Pers. Sintj. Ind. Pr.
von creiudre fürchten.
euer s. m. Herx 382, 441, 1462.
cnir .V. m. Haut 1352.
eure s. f. Sorge; n'avoir c. de sieh
nicht kümmern lon 478, 1370.
D.
dam .S-. ni. Herr 308.
damoisel s. ni. junger Edelmann.,
Knappe 252, 871, 1146.
danipuenieut s. m. Verurteilung, Ver-
dammnis 13.
daut {cf. dam) s. m. Herr 794.
debatre v. tr. schlagen 862.
debonaire adj. freundlich, gütig 486.
de(,'oivre r. tr. betrügen 185.
dechausier r. tr. die Schuhe aus-
xiclien 659, 663.
dedevant j;;7>. wr 1349, 1427, 1437,
1481.
deduire r. refl. sich ergötzen 926.
defaigue 356, 3. Pers. Sing. Conj. Pr.
von defendre, v. refl. sich weigern.
defors prp. ausserlialh 882, 913.
deguerpir v. tr. überlassen 667.
delit s. yn. Wollust., Vergnügen 148,
1021.
delivre adj. befreit 1391.
deinener (joie et desport) r. tr. sich.
hingeben j äusserfi 1302.
dementer v. refl. Idagen 493, 577,
583, 1208.
demorer v. tr. aufhalten 976; v.refl.
verweilen 26.
demostrer v. refl. sich xu erkennen
geben 995.
departir v. tr. austeilen 809: v.refl.
'Weichen, sich trennen 296, 380;
subst. Inf. Hinscheiden 204.
deporter (faire a d.) vcrxichten müssen
auf 664.
deprier v. tr. eindringlich bitten 206.
derain adj. Ictxi 1360.
derompre v. tr. verbrechen, xerfleisclien
719, 1351.
deschaucer 140 siehe dechausier.
desceiiidre r. tr. lösen, abschnallen
1347.
desconfort s. m. Mutlosigkeit 1549.
descoveuue s. f. Unglück, ScJuulen,
Ungehörigkeit 240, 1040, 1294.
descroire v. n. nici/t glauben 18.
desdire v. tr. wider spreclien, ausreden
1520; V. refl. sich lossagen 384.
desduit .<?. in. Vergnügen, Ireude 126a;
Jagdvergnügen 9 2 .
deservir r. tr. verdienen 192, 1304.
1562, 1570.
desevrerr. tr. Ironien h^%'., loskoppeln
244.
deslioser r. u. die Ledergamaschen
aiisxiehen 120.
desjuger v. tr. ungünstig beurteilen,
verurteilen 1522.
desloiaute s. f. Treulosigkeit, Unehr-
lichkeit 1036.
dcsmaillier v.tr. die Ringe lösen. 886.
desmener 1211 siehe demener.
desore, desores adv. nunmehr 364,
358.
despartir v. tr. verteilen 104; v. n.
sich trennen 1091.
desport s. in. Vergnügen; demener
grant d. grosse Freude äussern
1302.
desque conj. seitdem 1091; da ja
1174; desqu'a prp. bis xu 175,
819.
de.srainemeiit .v. 7n. Verteidigung, Recht
[God. s.v. der. „action de prouver
son droit'") 64.
destacher v. ir. u-erfen, xerfleisclien (?)
1351.
destraigne 354, .'). Pers. Sing. Conj.
Pr. voti destreindre v. tr. beengen,
bedrängen, peinigen 51, 1385.
destre s. f. rechte Hand 687.
destrier s. m. Schlachtpferd 391.
desve adj. pari, per f. walinsinniy 1534.
di s. m. Tag: in toz dis immer 1276.
diax 1048" f/. duel.
di va (Imperal. von dire und aler)
wohlan, nun 1438.
596
Andreas C, Ott
die 416, 1569. 3. Pers. Sing. Conj.
Praes. von dire sagen.
dient (lat. dicunt) 521, 1171.
dit s. m. Wort, Vorschrift 86.
doignent 188. 3. Pers. PI. Conj.
Praes. von doner v. tr. geben.
doint 207, 1108. 3. Pers. Sing.
Conj. Praes. von doner.
dolant adj. betrübt 474, 492, 1136
u. s. w.
dolor s. m. in aler a d. ins Elend
geraten 640.
don adv. woher 527.
doncel s. m. junger Mann, Knappe
1157.
donge 440, 1251. 3. Pers. Sing.
Conj. Praes. von doner v. tr. gehen.
donsiaux 1153, Äcc. Plnr. Cf, doncel.
dont adv. da 1527.
donziauz 224, cf. doncel.
dos, dous Acc. PI. zwei 40, 173
u. S. IV.
dotance s. f. Zweifel 1395.
doter V. tr. fürchten 1284, 1435.
drap s. m. Tuch, Kleid 73, 141,
963, 1188.
droit s. m. rechtmässiger Anteil 807;
faire dr. a jem. sein Recht zuteil
iverden lassen 284, 918, 1252,
1522; prendre dr. sich schadlos
halten, ahnden 1508.
droitemaut adv. geradesivegs 401.
dru s. m. Vertrauter, Getreuer 595,
787, 892, 1286, 1509.
druerie s. f. Liebe, Freundschaft 790,
1345.
duel s.m. Trauer b 4:8, 1137,1203.
duez 550 cf. duel.
dui Nom. Plur. Num. zwei 126,
285, 557 u. s. w.
duremeot adv. sehr 1493.
duresse s. f. Härte 11.
dusque conj. bis 256.
E.
ecoudire v. tr. zurückweisen 951.
einsi adv. so 581, 1213 {cf. aissi).
einz adv. eJie 876 {cf. ainz).
emaier v. refl. ausser Fassung ge-
raten 583.
embler v. tr. wegnehmen, stehlen 400,
538, 1110.
empereor s. m. Acc. Sing. Kaiser
651, 761, 517 u. s. w.
emvis (a e.) adv. ungern 574.
enbler 391 cf. embler.
euchaucier v. tr. verfolgen 262.
enclin adj. geneigt 695.
encopler v. tr. zusammenkoppeln 98.
eucontre ]?rp. entgegen, gegen 316,
1281, 1374; adv. entgegen 787.
encroire v. tr. (faire e.) aufbinden 12 A.^.
enfantillage s. m. Kindheit 1149.
enferm adj. krank 74.
enfermete s. f. Krankheit 1554.
enfes s. m. {Nom. Sing.) Kind, Sohn
470.
engignierv. tr. trügerisch ersinnen 804.
euluminer v. tr. erleuchten 274.
enmaiie 951 cf. esmaier.
euoier v. tr. verdriessen 417, 1367.
enoindre v. tr. salben 286, 314.
euquerre v. tr. fragen, forschen rmch
71, 531, 1154.
ensanbre adv. zusammen 554.
enserrer v. tr. einschliessen 51.
ensi adv. so 473 {cf. aissi und einsi).
ensorquetot adv. vor allem 715, 753.
entenciou s. f. Absicht, Verlangen
586.
entendemant s. m. Verständnis 1330.
eutendre a v. n. hören auf 1.
entente, antante s. f. Sinn, Bestreben
494, 496, 581, 584, 828.
entier adj. aufrichtig 359.
eutor adv. herum 182.
entre (nos dous) prp. ivir beide zu-
sammen 936.
entremetre v. refl. sich bemüJien 185.
entreporter v. refl. sich gegenseitig
tragen 242.
entrepris adj. Part. Perf. von entre-
prendre in Not geraten 79.
euvoist 859. 3. Pefrs. Sing. Conj,
Pr. von envoier senden 859.
ere (lat, erat) 541.
Das altfranzösjsche Eustachiusleben
597
eretnge .v. ))i. Erbe, Eigentum 788.
erite adj. Part. Perf., im Besitx,
einer Erbschaft 342.
errant adv. sofort 401, 590.
errer r. tr. und n. gehen 405, 445,
785, 1121, 1131.
eschalonge s. f. Zwiebel aus Ascalon
438.
eschevir v. tr. xu Ende führen 207.
escmnt, escient s. ni. Verstand;
mieu e. soviel ich weiss 87, 944,
1065, 1148.
escondire 1025 siehe ecoudire.
escous 933, 1152, Part. Perf von
escorre v. tr. entreissen, befreien.
escoiisimes 522, 1. Pers. Pliir. Ind.
Perf. von escorre. 6/. ,9. v. escous.
esfousiou s. f. Befreiung 911, 1172.
escoutreut 1185, 3. Pers. PI. Ind. Perf
von escorre. Cf. s. v. escous.
escrlptnre, escritixre s. f. heilige Schrift
217, 1375.
esgarder v. tr. sehen, ansehen 241,
489, 502 u. s. M". ; esgarder a
sehen auf 1068.
esgardeure s. f. Blick, Aussehen 1167.
esgarer v. tr. irreleiten, vericirren
448, 504, 991, 1212.
esgarc subst. Part. Perf. Verinier
1555.
esmaier 485, v. refl. cf. emaier.
esmarrir v. tr. in Bestürzung bringen
1058.
esme (a esme) s. f. Scliätxung 315.
espandre v. tr. verbreiten 1080.
espaonte 1496 cf. espavanter.
espartir v. n. blitzen 1531.
espavanter r. tr. erschrecken 569.
espermenter r. tr. versuchen, erfor-
schen 1031, 1074, 1162, 1215.
csperner v. tr. verschonen 1506.
csperou s. m. Sporn; a e. eilig 'd^'^.
espie s. m. Spiess 263.
espoante 276 siehe espavanter,
espondre r. tr. auseinandersetzen, dar-
stellen 1311.
essaier v. tr. in Versuchung bringen
429.
essil s. m. Unglück 705, 1147.
esta 5. Pers. Sing. Ind. Pr. von
ester v. n.sein, sich befinden 1412.
estal s. m. Stellung ; douer e. stehen
bleiben, Widerstand leisten2G4:, 265.
ester v. n. sein 662.
estor s. m. Kampf, Heer 821, 864.
estout adj. betäubt 1389.
estorman s. m. Steuermann, Schiffer
1088, 1092.
estovoir v. n. nötig sein, müssen:
3. Pers. Sing. Iiui. Pr. estuet 474,
650, 856 ti. s. w.; 3. Pers. Sing.
Ind. Perf estut 203 ; 3. Pers. Sing.
Fut. estovra 292, 743.
estrange adj. imd s. m. fremd, selt-
sam. Fremder 199, 957, 1501.
estre; estrebiende gut stehen mit h%.
estrer s. m. Steigbügel 119.
estros (a e.) adv. sofort, sicher 469.
esvanuir v. refl. verschwinden 295.
ez {lat. ecce) sielte da; ez vos seht
da 1262.
fa(;one adj. geformt 124 a.
faillir v. n. ausbleiben 103; im
Stiche lassen 848, 1108, 1230;
enden 1572.
faiture s. f. Geschöpf, Art, Wesen
479, 1226.
fausser v. tr. nicht halten 944.
folon adj. treulos 1462.
felouie s. f. Treulosigkeit, Schlechtig-
keit 759, 1279, 1347, 1511.
fenir v. tr. beendigen 44, 1559; v.
n. sterben 1107.
fereraent ac?r. unzugänglich, streng G2.
ferir v. tr. treffen 263, 270.
ferraer v. tr. schhessen, treffen (eine
Verabredung) 765.
fier adj. furchtbar, stolz 360, 689,
1198.
fierte s. f. Wildheit 1485.
finer v. n. aufhören 428.
fit 724. 3. Pers. Sing. Conj. P-aes.
von fier v. reß. Vertrauen haben.
flori adj. part. blütenweiss\^i%, 1411.
598
Andreas C. Ott
foie s. f. Mal 823, 1095.
fol adj. töricht 179, 1471: s. m.
Narr: faire que fons wie ein Narr
handeln 498.
folie s. f. Torheit 338; unsittliches
Benehmen 1012, 1032.
furce s. f. Notwendigkeit 5.
formaut adv. sehr 193.
foruir (joste) v. tr. liefern 884.
for ssier v. tr. zertrümmern 885.
frauclnse s. f. Edelmut 948.
frauge adj. fem. frei, edel 1083.
G.
gaber v. refl. scherzen 927, 933.
gabois s. m. ^cherz 521.
gai meuter v. n. wehklagen 466.-
gaires adv. sehr; il n'en est gaires
es liegt nicht viel daran 410.
gavQon s. m. Diener 107, 111, 120:
junger Bauer 521.
garir v. n. sich retten 1447-
garnir v. tr. befestigen, wohl schützen
680, 881.
gart 2. Pers. Sing. Imj^erat. von
garder v. n. gib acht! 278.
gavicliir v. tr. ablenken, verstellen 72.
gaut s. m. Wald 427, 526, 1121,
1181.
gent adj. hübsch 479.
gentil adj. edd., anmutig 124 a.
gerpir 1457 siehe guerpir.
gerredou 524 siehe gnerredou.
glave s. m. Speer 1394.
goie (=: joie) s. f. Ft'eude; meuer g.
Freude äussern 126 a.
gonelle s. f. langes Wams 850.
graiudre {lat. graudior) adj. grösser
901.
grever (5. Sing. Ind. Pr. grieve 415)
V. n. unangenehm sein.
griement adv. schwer, sehr 1099.
griuor adj. (^Accus. von graiudre)
grösser 81.
H.
baire s. f. härenes Getvand, Büsser-
hemd 142.
liamel s. m. Weiler 510.
haor s. f. Ilass ; acoillir a baor
Hass fassen gegen jemand 398.
haste s. f. Spiess 885.
hauberc s. m. Panzerhemd 886.
he s. m. Hass 396. Cf. coillir.
herbergage s. m. Nachtherberge;
preudre h. übernachten, woh)ien 9 2 4:.
herbergerie s. f. Nachtherberge 789,
882, 914.
herbergier v. refl. und n. übernachten,
ivohnen 452, 597.
herite s. f. Erbe 1548.
honor s. /. Lehen 844.
heute (oute) in aler a heute in
schmachvollen Zustand geraten 640,
701.
I.
iauz s.m. pl. obl. Augen 382, 1098.
iax s. m. pl. obl. Augen 441, 475,
1028.
iex s, m. pl. obl. Augen 680, 710.
ice neutr. pron. demonstr. dieses 89,
135, 205 u. s. w.
icest p)ron. demonstr. ms. obl. sing.
dieser 496, 666, 1306.
iceste pron. demonstr. fem. nom. und
obl. sing, diese 178, 503.
\ces pron. demonstr. ins. obl. diese 861.
icil pron. demonstr. ms. sing. nom.
dieser 641, 714; plur. 1568: icel
obl. sing. ?»s. 1106, 1421, 1476,
1567; icelle wow. sing. fem. 568;
icex obl. plur. ms. 1545.
iert 3. Pers. Sing. Fut. von estre
sein 604.
iestes 2. Pers. Plur. Ind. Praes. von
estre sein 1007.
illuee, iluec adv. da, dort 408, 452,
986, 1076, 1452, 1483.
inaut ad^. vorwärts 443.
iuel {nom. sing. ms. iuiax) adj. schnell
249.
ire s. f. Zorn, Kummer 114, 156,
490.
irie adj. p)art. perf. traurig, bekümmert
482.
Das altfranzösische fiustachiusleben
599
isoit 122 3. Pers. Sing. Imperf. Ind.
von issir herausgelien.
is8i adv. so 293, 393, 993, 1053,
1561.
issir v.n. JterausgeJien, aussteigen 405.
ist 491 S. Pers. Sing. Per f. Lid.
von issir heraussteigot.
itaiit adj.n. soviel 502; a \isiat nun-
mehr 380.
itel adj. pron. solch 157, 1294.
ivre adj. betrunken^ verwirrt 1389.
J.
ja adv. schon 668; früher 689: Ja,
doch 1059, 1064, 1087; je 1256;
jetzt, sofort 1448.
joie s. f. l^ycude: faire joie de seine
Freude äussern über 679, 1081,
1217, 1290.
Jone adj. jtmg 565.
jovence s. f. Jugend 151.
jovoncel s. m. Ji'mgling 945, 1158.
joste s. f. Einxelkampf 884.
joste prp. neben, bei 526, 924, 929.
justisier s. m. oberster Gerichtshen;
Lenker 691.
L.
laira, 3. Pers. Sing. Fut. von laier
lassen, unterlassen 300.
lait, 5. Pers. Sing. Ind. Praes. von
laier v. tr. lassen, unterlassen 234,
468.
lait, 3. Pers. Sing. Conj. P-aes. von
laissier v. tr. lassen 258, 260, 415.
lajus adv. da unten 1301.
lance s. f. Lanxenspitxe 1394.
largese s. f. Freigebigkeit, Fülle 131.
las interj. ivehe! 481.
latin s. m. Sprache 592.
leial adj. gesetzlich, legitim 40,
leiroie 1337, /. Pers. Sing. Cond.
von laier v. n. unterlassen.
leu s. m. Ort 1315, 1510.
lever v. tr. aus der Taufe heben 1478;
anheben, beginnen 1529.
levrier s. m. Windhund 222.
lie adj. froh 430, 483, 681, 1054.
liguage .9. m. Geschlecht 38, 906,
935, 1150.
lignee s. /'. Geschlecht 531.
liu s. m. Ort 684.
loer v. tr. loben 352.
loi s. f. Glaube 2, 91, 303, 323,
434, 1321, 1407, 1438.
loial adj. zuveiiäs&ig , treu 63, 69,
1042, 1229.
loier s. m. Lohn, Belohnung 204,
388, 406, 582, 1338.
loiige adj. fem. lang 439.
loiigemeut adv. lange 24.
los s. m. Lob, Ruhm 1275.
losengeor i.\ m. Schmeichler, Betrüger
68, 638, 1338.
lou s.m. Wolf 4:72, 903, 909, 928
u. s. w.
M.
main 5. tn. Morgen 1187.
mainage s. m. Haushalt 923.
maindre {lat. minor) nom. compar.
kleiner, jünger 903.
mainent 344, 351. 3. Pers. PI. Ind.
Praes. von manoir v. n. bleiben,
verhmren, leben.
maiuie (mainnie) s. f. Familie 308,
1246; Schar, Gefolge 1532.
maiut 1564. 3. Pers. Sing. Conj.
Pr. von mener v. tr. führen.
maiutenement s. m. Führung, Schutz
1231.
mainteuir v. tr. beobachten 160 ; unter-
stützen 1070.
maire (lat. maior) nom. compar.
grösser, älter 1135.
mais adv. mehr 422.
maisselle 6". f. Wange 551.
maitre confanonier magister militum
862, 1443.
mal adj. und subst. böse, schlimm;
Böser 198, 1304 b.
malede adj. und sidjst. krank, Kranker
78, 1553.
maleure adj. unglücklich 960.
malmetre v. tr. misshandeln, übel tw-
rkhten 72, 544, 746, 750, 988.
60U
Andreas C. Ott
maltirer v. n. Schaden haben, leiden
727.
inaltraire v. n. leiden 743.
man an t adj. reich 34.
maneutie s. f. Besitz 41.
mauras 501, 2. Pers. Sing. Fut. von
meuer v. tr. führen.
mautigne 875 3. Pers. Sing. Conj.
Praes. von manteuir v. tr. erhalten.
marchis s. m. Krieger aus der Mark
859.
maroner s. m. Matrose 406, 538,
1115.
marrir v. refl. betrübt sein 408.
mater v. tr. besiegen 363.
matiu (par) frühmorgens 173.
matiuent (matinet? Cf. Anm.) adv.
frühmorgens 1145, 1400, 1423.
melier v. tr. zerwerfen, entzweien 639.
menant adj. 174 siehe manaut.
menbrauce s. f. Erinnerung; avoir
m. de sich erinnern an 759.
menbre adj. part. per f. verständig 123.
meubrer v. n. impers. in der Er-
innerung sein 520, 1211,
mendic s. m. Bettler 78.
mener v. tr. ; m.joie Freude äussern
126a; m. itel bien beobachten^
zeigen 157.
meuesaut 941, 3. Pers. PI. Imperf.
Conj. von meuer v. tr. führen.
menistre s. m. Diener 1494.
meuor adj. kleiner, gering h^, 1431.
meuroie 997, 1. Pers. Sing. Condit.
von mener v. tr. führen.
mensougier s. m. Lügner 638.
merci s.f Gnade21, 294, 820, 327,
498, 1020: Dank 854.
mer9onier s. m. Lohnarbeiter^ Miet-
ling 692.
mes s. m. Bote 1262.
mesage s. m. Bote 11'^, 781, 1240,
1265.
mesaise s. f. Unbehagen, Pein 772,
984, 1178, 1184 u. s. w.
mescroire v. tr. nicht glauben 339.
mesere .s. f. Elend 196.
mesfaire v. tr. und refl. schlecht han-
deln, sich vergelten 159, 744, 748,
803, 1508.
messire s. m. fmein] Herr 113.
metail s. in. Metall 1533.
mestier s. m. Dienst^ Bedürfnis;
avoir m. a nützlich, nötig sein
512; avoir m. de bedürfen 634, 736 ;
estre mestiers nötig sein 1387.
miaudres696 {lat. melior) Nom. Sing.
Covip)ar. von buens besser.
miaus, miauz adv. (lat. melius) besser
36, li m. das Beste, am besten
380, 1017.
miax 986, 1019 siehe miaus.
mie, mies Verstärkung der Neg. 126 b,
189, 317, 339, 1278 nicht.
moble s. m. bewegliches Gut 392.
moiller, moillier, mollier s. f. Oattin
139, 324, 357, 389, 407, 412,
413, 417, 547.
moleste s. /'. Schaden, Kummer,
Schwierigkeit 166.
mollier v. tr. benetzen 1434.
mouoier s. m. Münzer 1335.
mortax Nom. Sing. Ms. adj. sterblich
340.
mostrer v. tr. zeigen 219.
moult adv. sehr S7, 173, 249 u. s. w.
mu adj. stumm 237, 1489.
muer v. tr. und n. ändern, sich ver-
ändern 572, 1165, 1450.
muir 503. 1. Pers. Sing. Ind. Pr.
von morir sterben.
N.
uaite s. f. Geburtsort 626.
natival adj. heimatlich 746, 764.
Fehlt bei God.
natonier s. m. Schiffer 402,410, 418,
nature (par n.) der Geivohnheit gemäss
228, 480, 893.
navie s. f Flotte 1280.
ue {lat. uec) und 8, 20, 69, 71,
188 u. s. w.
ueporbuec adv. doch 745, 765.
neporquaut adv. trotzdem 90.
niaut adv. nichts, keineswegs 582,
1312, Cf. noiaut.
Das altfrunzösisclie Eustachiiislebeu
ÜOi
noiant adv. durchaus nicht ^02 \ por
n. umsonst 1463.
uoier (lat. uegare) y. tr. leugnen, ver-
hehlen 390.
uouporcant 250 adv. siehe noiipor-
quaut.
uouporhuec adv. dennoch 961.
nonporquant adv. trotzdem 276.
uorir v. tr. ernähren, aufziehen 83,
515, 517, 1187.
norriture s. f. Erziehung 894.
nuit (par n.) adv. bei Nacht 538.
0.
o jirp- mit 299, 376, 379 u s.w.
oevre s. f. Werk 3, 4, 6.
oez 149, 2. Pers. PL Ind. Pr. von
oir hören.
oflPrir v.n.ein Opfer darbringen 12SQ.
oiez 33, 2. Pers. PL Imperat. von
oir v. tr. hören.
oile s. f Öl 314.
oille s. f. Schaf 688.
oiseaux, desduit fl'o. Vogel, Falken-
jagd 92.
oist 493, 5. Pers. Sing. Imperf. Conj.
von oir v. n. hören.
oisor s. f. Gattin 400, 1242.
oncor adv. noch 1020.
oiiqaes adv. je 47, 481; mit Neg.
nie 740.
or adv. nun 1021.
ores in totes ores die ganze Zeit,
immerfort 444.
orfeniu s. m. Waise 83.
orgiieil s. m. Stolz 758.
oi'ison s. /". Gebet 587.
orrez 460, 2. Pers. PL Fut. von oir,
V. n. höi'en.
ost s. ?n. und f. Heer 845, 876,
915, 920, 988 «. s. w.
ostage s.m. Geisel 12SC), 1237, 1267.
ostel s. m. Quartier, Wohnung 594.
osteler v. tr. beherbergen 510.
ostoior s. m. Krieger, Soldat 1010.
oteler 602 siehe osteler.
otroier v. tr. zu eigen geben, beivilligen
322, 1570.
outre prp. gegen 983.
ovrer v. n. wirken 3.
r
paisaut s. m. Bauer 514.
paistre v. tr. ernähren 73 ; weiden 688.
panse s. m. Gedanke 11^.
par verstärk, adv. seJir 144, 627.
parage s. m. vornehme Abkunft 37.
parfiu s. f. Ende (a la p.) 587.
pariont adj. tief 93.
partir v. tr. trennen 186; v. refl. sich
trennen 881, 395, 780: an partir
beim Scheiden 406.
pas s. ni. Schritt; aler plus que le
pas schnell gehen 75; Durchgang
1118.
pasage s. in. Übergang 907 ; Durch-
gang, Pass 824, 1289, 1268.
paumier s. rn. Pilger 606.
peneance s. f. Busse 1396.
pener v. refl. sich bemühen.^ abmühen
375, 627.
Tper adj. sei7iesgleicJien 88; s. f. Gattin
994, 1206.
perdnrable adj. ewig 191.
perent 1316, 3. Pers. PL Ind. Pr.
von paroir v. n. erscheinen, sich-
zeigen.
perolent 402, 3. Pers. PL Ind. Pr.
von parier v. n. sprechen.
pesance s. f. Kummer 897, 1393.
pestre 688 siehe paistre.
petit adj. klein 423; neutr. ivenig,
kurz 723; a bien petit beinahe
1386; desqn'a petit 1409, tres-
qu'a petit 1244 binnen kurzem.
peter v. tr. erstreben 1546.
plaidoier v. n. p)lädieren 1521.
plaiu adj. voll 144.
plaiudre v. n. klagen 880.
plait s. m. Gerichtsverhandlung 63.
plante s. f Überfluss 106, 657, 1556;
a plante im Überfluss 150, 599,
601.
plenier adj . voll, vollständig 1^^ , 608.
plorons adj. in Tränen 471.
602
Andreas C. Ott
plungier v. refl. sich eintauchen, sich
hineinstürzen 489.
po, poi, poii, piie adv. ivenig 126 b,
525, 798—9; suhst. kurze Zeit 268.
poeste s. f. Macht, Gewalt Qi'^, 1488.
poesteif adj. mächtig 799, 980.
poigne 546, 728 siehe poine.
poiudre v. tr. malen 694, 900, 901,
909.
poine (poigne) s. f. Mühe, Last 1468.
pome s. f. ; (le vaillant d'uue p.)
Verstärkung der Neg. 623, 756.
poise 1278 3. Pers. Sing. Ind. Pr.
von peser v. n. impers. lästig sein,
missfallen.
pooir V. n. und tr, können : 4. P. Ind.
Pr. poomes 1139^ poons 681;
l.P. Imperf. Indic.pooie 767, 989;
l.P. Ind. Per f. poi 563; 3. P.
pout 559; •if. peumes532; ^. porent
342; 4. Pers. Fut. porrons 649;
l.P. Conj. Pr. poisse 426; l.P.
Imperf. Conj. pensse 346; 3. P.
poist 564; subst. in f. Können,
Macht: a mon pooir soviel ich
kann 326, 507; a son p. soviel
er kann 656, 795.
porloigner v. tr. verschieben 1498.
porpenser v.refl. überlegen ISO, 946.
porquerre v. n. suchen 165.
porseut 252, 3. Pers. ting. Ind. Pr.
von porsiure v. tr. verfolgen.
por teure s. f. Leibes fruchtj Kinder
1168.
poverte s. f. Armut 803.
praerie s. f. Wiese 913.
prendre v. tr. nehmen, tvegnehmen
546, 882, 1183; impers. eiyiem
ergehen 460.
prevoiste s. f. Oberrichteramt, oberstes
Richteramt 792.
Q.
quanque conj. so sehr auch 439.
quant ivieviel\ quant que alles was
512, 1487.
quar conj. denn 267 ; adv. doch! [mit
Impierat.) 1500. Cf. car.
quens {lat. comes) s. m. Graf 197.
querre v. tr. suchen, bitten, betteln
294, 628, 633 : quer 1. Pers. Sing.
Ind. Pr. 320; quiert 3. Pers. 404,
406, 495; quesist 3. Pers. Sing.
Imperf. Conj. 599 : pain querant
mn Brot bittend, bettelnd 176, 371.
quoi adj. ruhig 279.
B.
raaiut 1460 siehe raimbre.
raemplir v. tr. erfüllen 1403.
raimbre v. tr. erlösen 739: raaint
3. Pers. Ind. Per f. 1469; raiusistes
2. Pers. PL 738.
raiusistes 738 siehe raimbre.
raison s. f. Wort, Rede; metre a r.
anreden 283, 331, 912, 1169,
1292.
raj oster v.tr. wieder vereinigen I24:b,
1369.
raler v. n. zurückkehrett 985.
ramenoit 1556, 3. Pers. Sing. Conj.
P\ von ramener v. tr. zurück-
führen.
randre v. tr. übergeben 328.
rante, rente s. f. Rente, Belohnung,
Tribut 495, 582, 825.
rechater v. tr. zurückkaufen 77.
reclain s. m. Ruf, Klage, Reklama-
tion 320, 536.
recjoivre v. tr. empfangen 118, 121,
356, 1321.
reconter v. tr. erzählen 390, 1222.
recorre v. n. ivieder laufen 562.
recorre (= rescorre) v. tr. helfen, be-
freien 563.
recovrer v. tr. wiedererlangeil 180,
1138.
recovrier s. m. Rettung 13, 487.
recrieu 744, 1. Pers. Sing. Ind. Pr. von
recreindre v. n. tviederum fürchten.
regres s. m. Rückkehr 94.
reide adj. hart, fest 1361.
reraanoir v. n. zurückbleiben, bleiben
731; reraain 1. Pers. Sing. Ind.
Pr. 743 ; reraainz 1. Pers. Sing.
Ind. Per f. 1114; remaiguiez 2. Pers.
Das altfranzösische Eiistachiusleben
603
PL Conj. Pr. 1017; veraes Nom.
PL 3Is. Part. Per f. 597.
remeubrauce s. f. Erinnerung 907^
911.
reraenbre adj. Part. Per f. klug, ver-
ständig 275.
renoveler r. n. sich erneuern 550,
1048.
repaire s. m. Rückkehr 618.
repairier v.n. zurückkehren Z\h , 952.
repantemant, repentement s. m. Rene
491, 1558.
replaudisable adj. strahlend 130.
repondre, rcspoudre v. tr. verbergen
1279; V, refl. sich verbergen ISIO.
requcrre v. tr. angreifen 267; bitten,
verlangen 300, 594, 987, 1012;
aufsuclien 619; auf bieten! OS u. s. w.
rescorre {lat. reexcutere) v. tr. rettend
abnehmen^ befreien: Acc. Sing. Ms.
Part. Per f. rescons 514.
rescousion s.f Befreitmg^ Rettung 4:Q4:.
resembler v. imp. scheinen 132.
resort s. m. Einrede, Eitispruch, Be-
rufung an ein höheres Gericht
1304 a.
restre v. n. wieder sein 152, 490, 799,
restovoir v. n. wieder nötig sein,
müssen: 3. Pers. Sing. Ind. Pr.
restuet 433.
retraire v. tr. erxählen 899, 1136,
1220; V. refl. sich zurückziehen
336, 467, 802.
riebe adj. mächtig 374, 950; reicJt,
41, 800.
richece, ricboise s.f. Reichtum 762,
804.
rivage 5. m. üßr 783, 921, 1043,
1266.
rive s. f Ufer 978.
riviere s. f. LandscJiaft an den Ufern
eines Flusses ; Jagd in einer solchen
Landschaft 110.
robeor s. m. Räuber 702.
roblier v. tr. wiederum vergessen 74.
Fehlt bei God.
mit 1050, 3. Pers. Sing. Conj. Pr.
von rover v. tr. bitten.
S.
saillaut adj. springend 246.
paiut .'f. ?». pl. nom. Reliquien.; aler
a sainz zu einem Wallfahrtsort p)il-
gern 618.
sairemeut s. m. Schwur 1238.
salir V. n. aufspringen Gl 7.
samaine (sor s.) wochentags 165.
sauvenieut s. m. Rettung 220.
savoir v. tr. 'wissen: sai 1. Pers. Sing.
Ind. Pr. 25, 502, 575; sez 2. Pers.
505; set 3. Pers. 450; seveut
3. Pers. PL 906 ; soi l.Pers. Sing.
Ind. Per f 1125, 1129; sot 5. Pers.
973; seutes 2. Pers. PL 527.
secorre v. tr. helfen 564, 575, 760.
secroi s. m. Geheimnis 301.
seignor s. m. Herr 1, 321 ; Gemahl
953, 982, 1143.
seigiiorite s. f. Herrschaft, Macht
647. Fehlt bei God.
selont prp. gemäss 585.
semblable adj. ähnlich 129.
semblaut adj. ähnlich 1164; s. m.
Aussehen 247, 896, 1160.
semondre v. tr. auffordern, aufbieten
829 ; semoDge 1252, 3. Pers. Sing.
Conj. Pr.
semouse s. f. Aufforderung, Auf-
gebot 869.
semontion s. f. Aufforderung, Auf-
gebot 867.
seu s. m. Vernunft, Klugheit, Ver-
nünftiges ^G, 763, 843,866, 1464.
seueschal s. m. Seneschall (cf. God.
tmd Dict. Geu.) 198, 690, 947,
1026. Übersetzt lat. magister mi-
litum.
seuescbalie s. f. Würde, Amt eines
Seneschalls 792.
sercliier v. tr. suchen 683.
serjant .s. m. Diester 140, 505.
seu 253, 257 siehe siure.
seve 260 siehe siure.
sevrer v. tr. tre?inen 565, 1246;
soivre 186, 3. Pers. Sing. Conj.Pr.
siegle s. m. Welt, pro fanes Leben 374,
399, 496.
604
Andreas C. Ott
siguificatiou s. f. Bedeutung 910,
sire, sires s.m.Herr 43, 445, 1026,
1029, 1037; Gemahl 1064.
siure v. tr. folgen, befolgen, verfolgen;
sivrai 1. Pers. Sing. Ind. Fut. 507,
1308; seve 3. Pers. Sing. Conj.
Pr. 260; seu Äce. Sing. Ms. Part.
Per f. 257.
sivrai 507, 1308, siehe siure.
soffraite s. f. Mangel, Eletid 754.
soi 1125, 1129 siehe savoir.
soivre 186 siehe sevrer.
sol adj. einzig, allein 392, 470,
600; adv. allein, bloss 163, 835;
sol a sol beide allein 145.
soloir V. intr. jiflegen 635.
solonc 592 siehe seloot.
some s. f. Summe, Inhalt 622.
soreuidauce s. f. Vermessenheit, An-
massung 758.
sot 973 siehe savoir.
soudoier s. m. Söldner 806.
sus adv. hinauf; soi traire eu sus
sich zurüekziehen 637.
T.
talent s. m. Sinn, Wunsch, Lust
125, 530, 667, 771, 827, 1027,
1036 11. s. w.
tancier 418 siehe teucier.
taut adj. soviel 885, 886; neutr.
und adv. soviel 174, 779; adv. mtr
808, solange 915; a taut da, dann
244, 296, 381, 942, 1257, 1559;
taut qu'a bis auf 392; taut ue
quaut gar nichts, gar nicht 810,
872, 1530.
targer v. refl. säumen 1083.
tart adv. spät; a tart mit Mühe,
schwerlich 180.
teucier, taucier'2;. n. zankenl%%, 418.
teu(,'ou s. f. Zank 117.
teudre adj. zart, jung 519.
teuir V. tr. halten, beobachten 2; v.
11. verharren 175; tenir a v. tr.
lialtenfür, betrachten als 281, 436,
917.
toldre V. tr. nehmen, entreissen;
3. Pers. Sing. Ind. Pr. tot 1104;
3. Pers. Sing. Perf Ind. toli 1092 ;
3. Pers. Sing. Fut. toudra 369 ;
tollu 1110, tolue 983, toloite
1043, Part. Perf
tollu 1110 siehe toldre.
toloite 1043 siehe toldre.
tolue 983 siehe toldre.
torel s. m. Stier 1451, 1480, 1481
u. s. w.
torner v. n. sich verändern; t. a zu
etwas werden : t. a Ire zornig wer-
den 1061.
tort adj. krimim, tvertlos 7 {feidt bei
God.); s. m. Unrecht; faire t. a.
... de jem. an etwas Unrecht tun
1115, 1303, 1552.
tot 1104 siehe toldre.
tot 691, 807, 998, toz 681, tote
586, 631, neutr. tot 600; nom.
plur. ms. tuit 1, 158, 212 u. s.w.;
adj. all, jeder, ganz, alles ; adv. tot
ganz 148, 393 ; a tot mitsamt 464 ;
del tot gänzlich 494; totes eres
immerfort 444.
toudra 369 siehe toldre.
tracier v. tr. verfolgen, erjagen 103.
traire v. tr. ziehen, herausziehen 20,
348; reß. soi tr. en sus 637,
soi tr. arriere 794 sich zurück-
ziehen.
traississe 348 1. Pers. Sing. Conj.
Imperf. von traire.
tra'itnr s. m. Verräter 637.
traiz 20 Nom. Sing. Ms. Part. Perf.
von traire.
trajeter v. tr. giessen 1533.
travail s. m. Mühsal 203, 622.
travaillier v. tr. anstrengen, quälen
17, 375, 500 u. s. w. ; v. n. sich
Mühe geben 14.
trebuschier v. tr. niederwerfen 16, 19.
tref s. m. Zelt 969.
trespasser v. tr. durchkommen durch
509; V. n. vorüberziehen 286;
fig. vorübergehen, schwinden 715,
718; sterben 1107.
tresque adv. bis 1244.
Das altfranzösische Eustaehiusleben
605
trestot pron. all, ganz 36; fem. sing.
trestote 629; Ms. PI. Nom. trestiiit
642.
treuve 440, 3. Pers. Sing. Ind. Pr.
von trovev v. tr. finden.
treve (reudre treves) .f. f. Waffenstill-
stand, Friede 919,
tristor s. f. Traurigkeit 1243.
tro a prp. bis auf 600, 1333.
troble adj. trübe 1535.
truisse 955, 1. Pers. Sing. Conj.
Pr. von trover, v. tr. finden.
tuit 1, 158, 212 U.S. w. siehe tot.
tollu 1110 siehe toldre.
u.
uevre s. f. Werk, Arbeit 894.
useinaut s. m. GeirohnJteit, Sitte 534.
uxor s. f. Gattin 1430.
V.
vaillant adj. tapfer 832, 871 ; part. pr.
V. valoir 438 im Werte vo?i, tvert ;
subst. le vaillant Wert Q23, 756.
vain adj. schwach 319, 1388.
vait 389, 421, 444 u. s. w. siehe
aler.
varain 1186 s. ni. Wolf{?) Cf. Anm.
vasal s. m. mutiger Mann 267.
vavasor s. m. niederer Vasall 60.
veuir v. n. kommen; Per f. Ind.
G. vindrent 925, 1146, 1158;
Fut. 1. vanrai 959; 5. vandra
704; ö. vaurez607, vandrez 1009,
veudrez 1075; Imperf. Conj. 3. ve-
uist 646; Part. Praes. viguaiit;
bien viguaut ivillkomnien 128;
miax veuir besser sein 484 ; v. re/l.
(en) V. herkonwien 646.
veuoison s. f. Hochuuld, Wildpret 105.
venter v. tr. in den Wind streuen
{die Asche) 1400.
veoiller v. n. wachen 734.
vergondier v. tr. entehre)i 1060.
verte s.f. Wahrheit 69, 7 1 , 21 1 w. s. iv.
vertu s. f. Kraft 1503.
vespre s. m. Abend 589, 1120.
vespree s. f. Abend 503.
veve adj. fem. verwitivet 82.
viaire s. m. Gesicht 1164.
vio s. f. [Latinismus) Weg 306.
vieil, nom. viax, viex, vielz, adj. alt
247, 596, 715, 723, 725.
viez adj. alt 1066; de viez adv. von
Alters Jter, schon lange 671.
vif s. VI. der Lebende, Glückselige
1410.
vilain adj. niedrig^ gemeiji'^ll ] s.m.
Paner 107, 533, 779 u. s. w.
vile s. f. Dorf 516, 517, 543.
vis s. m. Gesicht 1167.
vivre v. n. leben ; sid^st. inf. Lebens-
unterhalt 808; Ger. a trestot son
vivant für sein ganzes Leben 36.
vois 380, 744 siehe aler.
voiz 488, 958 siehe aler.
voloir V. tr. ivollen : Praes. Ind.
7. vueill461, vuel289, 500, 1454;
2. vuez 335, 374, 379; 3. vuelt
5, viiet 852, 1030, 1031, 1479;
6'. voleut 187, 236,350; Imperf
Ind. 3. voloit 409, 411, 419;
Per f. Ind. 1. vous 497; 3. vout
202, 294, 390 u. s. iv.^ vot 1103;
Co)ij. Pr. 3. vuelle 384, 386,
veille 1199.
Eigennamen.
Adam 338.
Agapitus 310.
Alemaine 630.
Apoliu 1282, 1371.
Bar (la terre de Bar) 819.
Braudis 882, 913.
Calabre 820.
Damadeu 735.
Damede 9, 210, 567, 1542.
Damedeu 147, 159,494, 552, 1336.
Daraedex 875, 1548.
Daniel 1528.
60Ö
Andreas C. Ott
D6 214, 1112, 1422, 1563, 1566.
Deu21, 206, 386, 553, 584, 586,
752, 1074, 1193, 1460, 1527.
Dex 189, 202,210,219,477, 483,
488, 573, 587, 632, 737, 982,
1020, 1069, 1103, 1108, 1140,
1229, 1231, 1403, 1412, 1469,
1475, 1551, 1553, 1558, 1570.
Espaigne 631.
Eustaco 373; Eustaces 1401, 1430,
1453; (saiuz Eustaces) 1477.
Eustaches 1496.
Eustacbius 309, 1572.
Eutace 373.
Eutaches 313.
Frauce 630, 881.
Grece 631, 821, 842, 855, 897, 917,
1236, 1237, 1267, 1269.
Greuz (les) 916.
Israel 1368.
Jacob 1363.
Jehanz 307.
Jhesus280, 295, 316, 1417, 1550.
Job 1362.
Juhan 303.
Loubartlie 629.-
Marie 345; Hainte Marie 164, 555,
1059, 1563, 1570.
Noiron 1282.
Pise 818.
Placidam 193, 255, 1250, 1266.
Placidas 29, 37, 41, 105, 138, 197,
213, 217, 221, 241, 249, 262,
265, 269, 275, 293, 297, 308,
309, 317, 382, 389, 408—9,
413, 421, 437, 541, 577, 593.
613, 641, 653, 657, 709, 733,
780—1, 794, 805, 827, 830,
832, 849, 870, 879, 889, 914,
924, 969, 993, 1053, 1061, 1081,
1233, 1260, 1264, 1287, 1293,
1309, 1342.
PuiUe 820.
Romaiu (li) 831.
Roma 591, 624, 686, 689, 747,
754, 771, 785, 833, 953, 980,
1139, 1240-1, 1270.
Saint Gile 87.
Sezile 88.
Theopbite, 1035, 1428.
Tbeopbitus 311.
Tbephite 310.
Uuguerie 631.
Nachtrüge und Berichtigiiiigeii.
S. 483, la. Die Behandlung des Textes, Absatz 3, Zeile 8: nacb dem Satz
„Klammern, u. s. w.", ist binzuzufügen „ferner da, wo der Buchbinder
zu viel abgeschnitten hat."
S. 481, Absatz 4, Zeile 3: bei Jedoch ohne die Anmerkungen" ist nach „jedoch"
„mit einer Ausnahme" einzuschalten.
S. 490, Zeile 12, Mitte ist einzuschalten: Während die Vita nichts davon er-
wähnt, erzählt unser Dichter (V. 1559—60), wie die Passio (S. 354,
2. Sp., Zeile 4—5), Engel hätten die Seelen der Heiligen in den Himmel
getragen.
S. 494, nach Zeile 2: 1. V. 165: Sovant porquert sor samaine et feste, welcher
Hiatus sich wie im Vers 895 erklärt.
S. 495, zweitletzte Zeile: nach „826:8" muss in Klammern als erstes Wort
„event." stehen.
S. 499, § 10, Zeile 4: lies empereor statt empereor.
S. 499, § 13, Zeile 1—4: die Bemerkung von S. 510, § 11, Absatz 4, Teil 2,
gehört auch hierher.
S. 508, letztes Wort: 1. replandisable
Das altfranzösische Eustachiusleben öO?
S. 512, § 15, 1, Zeile 2: es kommen noch hinzu die Beispiele: /oi 4, moiller Si,
gent 107, 146, 149, 195, quel 149, Charte 238.
S. 532, V, 542: da der Schreiber bisweilen ein dem t sehr ähnliches r schreibt,
80 ist die Lesart avoit (unter dem Strich) vielleicht überflüssig.
S. 534, V. 614: Zu peletins (unter dem Strich) vgl. die vorhergehende Be-
merkung.
S. 537, V. 708: eine andere, der Überlieferung noch nähere Deutung, die aller-
dings Assonanz bedingen würde, wäre: en la premiere epitre.
S. 537, V. 722: Um nicht das gleiche Reimwort wie im vorhergehenden Vers zu
haben, könnte man lesen: que l'emperere escrit,
S. 540, V. 792: Trotz God. (s. v. seneschalie) dürfte es besser sein, seneschalcie
(= seneschalciee) anzusetzen.
S. 543, zu V. 894, unterm Strich: con n eisen t.
S. 597, 1. Sp., esmer v. tr. schätzen 836.
Inhaltsverzeichnis.
Seite
Vorwort 481
Einleitung 482
I. Die Handschrift 482
la. Die Behandlung des Textes 483
II. Die Quellen . 483
III. Der Verfasser und sein Verhältnis zu seinen Quellen .... 484
IV. Metrik 490
V. Die Sprache des Dichters 496
A. Lautlehre 496
B. Formenlehre 501
C. Ort und Zeit der Entstehung 502
VI. Die Sprache der Überlieferung 503
A. Der mutmassliche Anteil des südfranzösischen Kopisten . . 503
B. Lautlehre 505
C. Formenlehre 512
D. Sprache und Zeit der uordfranzösischen Überlieferung . . . 515
Deralt französische Text 516
Der lateinische Text der A. A. S. S 563
Der lateinische Text der „Bibliotheca Casinensis" 575
Anmerkungen 581
Glossar 592
VerzeichnisderEigennamen 605
Nachträge und Berichtigungen 606
Herkunft des altfranzösischen Wortes tafur.
Von
Michael Schmitz.
Das von einigen Lexikographen [Raynou ard'), Engelmann^),
Körting^)] als Etymon zu altfrz., piov., altspan. ^a/;<r, neuf^pan. fahur,
ptg. tafid aufgestellte arabische Wort dahül (JJ^Ci.o) „Betrüger" h'A
bereits Dozy*) mit Recht verworfen, weil 1. f?«Ä?7^ nicht der arabischen
Umgangssprache angehört und 2. arabisches anlautendes d französisch
und spanisch nicht zu t wird; ein anderes Etymon aber weiss Dozy nicht an-
zugeben. Diez^) vermutet ebenfalls arabischen Ursprung, ohne jedoch
die Frage „aber welches ist das arabische Wort?" beantworten zu
können. Ich selbst hatte altspan. f(/fiir als Metathese von arab hatür
(j yCä-) „Betrüger" zu erklären versucht^), allein wie Herr Prof. Daist
mich auf eine diesbezügliche Aufrage überzeugte, „steht dieser Erklärung
im Wege, dass tafur nicht aus Spanien, sondern von den Kreuzfahrern
des ersten Kreuzzugs herrührt, die Wiedergabe von arab. Ij ich) durch
/ sich aber nur im Spanischen, nicht im Altfranzösischen findet".
In den altfranzösischen Kreiizzugsliedern (Chanson d'Antioche und
Chanson de Jerusalem) begegnet uns Tafur zunächst substantivisch als
Bezeichnung einer freiwillig dienenden Truppe von raublustigen, ver-
wegenen Gesellen, die meist nur mit Keule oder Sichel bewaffnet
überall voranstürmten und dem Kreuzheere den Weg bahnten, ihren
eigenen „König" hatten und von Christen ebenso wie von Sarazenen
gefürchtet waren (// Tafur: Ant. I, S. 135, 219; II, 13; Jer., VersGl53,
7397; dafür auch la gent tafure: Jer. 621, 18b5; Charroi deNimes, 512).
Sie bildeten grösstenteils die Reste der zuchtlosen, zersprengten Scharen,
die Peter der Eremite im Frühjahr 1096 vor Aufbruch des Hauptheeres
1) Raynouard, Lexique romaii, V (1843), 294.
2) Engel mann, Glossaive des niots espiignols et portugais derivös de
l'arabe (Leyde 1861), s. v. tafur.
3) Körting, Lat.-rom. Wörterb. (^907), Nr. 2739.
4) Dozy et Engelmann, Glossaire des mots espagnols et portugais d6-
riv68 de l'arabe (2. ed., Leyde 1869), S. 386.
5) Diez, Etymolog. Wörterb. der roman. Sprachen (1887), S. 313.
6) S. Körting, a. a. 0., Nr. 2739.
Herkunft des altfranzösischen Wortes tafiir 609
nach Kleinasien geführt hatte. Ausserdem erscheint Tafur adjektivisch
als stehendes Attribut des Führers oder „Königs" jener Truppe {li rols
Tafurs: Ant. I, S. 2J8, 259; 11, 3—9, 19, 20, 27, 127, 221, 222, 254,
294; Jer., Vers 1756, 1765, 1792) i). Guibert von Nogent (1053-1124),
der einzige Geschichtschreiber, der uns über die Tafurs genauere
Kunde gibt, schildert sie in seiner Geschichte des ersten Kreuzzugs
(Buch Vn, Kap. 23) '^), nachdem er die Eroberung Jerusalems erzählt
und einen Rückblick auf die Belagerung Antiochiens geworfen, als
schmutziges, barfuss herumziehendes Bettelvolk, an dessen Spitze sich
ein vom Ritter zum Fusssoldaten herabgesunkener normannischer Krieger
stellte, der darauf den Titel „roi Tafur'-'- erhielt. Dieser nahm jeden
unter seine Mannschaft auf, der sich verpflichtete, kein Geld bei sich
zu tragen; wurde dennoch solches bei ihm gefunden, so bewirkte dies
seinen sofortigen Ausschluss aus der Tafurtruppe. Sodann berichtet
Guibert über die Lebensweise der I'ö/wrs und die guten Dienste, die
sie dem Kreuzheere namentlich als Lastträger, Marodeure, Steuerein-
treiber und in der Bedienung der Wurfmaschinen leisteten und belehrt
uns gleichzeitig über die ursprüngliche Bedeutung des Fremdwortes.
Er sagt: ^Erat praeterea et aliud quoddam in exercitu illo hominum
genus, quod mtdipes quidem incederet, armanidlaportaret, mdlam ipsius
prorsus pecuniae quantitatem habere liceret; sed nuditate ac indigentia
omnino squalidum, universos praecederet^ radicibus herbarum, et vilibus
quibusque nascentiis victitaret. Hos^ quum quidam ex Northmannia
oriiindus, haud obscuro, ut ferunt, loco natus, ex equite tarnen pedes
factus, sine domino oberrare videret, depositis armis et quibus utebatur
induviis, eorum se regem iwofiteri voluit. Inde rex Tafur barbarica
lingua coepit vocari. Tafur autem apud gentUes dicuntur^ quos nos, ut
minus litteraliter loquar, trudemies vocamus, qui ex eo sie appellantur^
quin trudunt, id est leviter transigunt quaquaversum peragrantes annos^^.
Tatsächlich hat das Stammwort, wie wir weiter unten sehen werden,
die Bedeutung „herumirrend, Landstreicher", gehört aber nicht,
wie Guibert meint, den Sprachen der gentiles, d. h, der Sarazenen, also
etwa dem Arabischen, Persischen oder Türkischen, sondern dem
Armenischen an. Armenische Herkunft vermutet auch Paul in
Paris, gerät aber infolge einer irrtümlichen Deutung obiger, aus Guibert
zitierten Stelle, namentlich des Satzes ,^Inde rex Tafur barbarica
lingua coepit vocari"' auf eine falsche Fährte. Er sagt nämlich in seiner
1) Vgl. Ernest Langlois, Table des noms propres dans les chansons de
geste (Par. 1904), S. 629; Godefroy, Dict. de Tancicnne langiie frau^aise, VII,
623; H. Pigeonneau, Le cycle de la croisade et de la famille de Bouillon (Saint-
Cloud 1877), S. 67 und 77; Hagenmeyer, Peter der Eremite (1879), S. 212,
Anin. 2; Kugler, Gesch. der Kreuzzuge (1880), S. 52 f.
2) Recueil des historiens des croisades, Historiens occidentaux, IV, S. 242.
Romanische Forschungen XXXII, o9
ßj^Q Michael Schmitz
Einleitung zur Chanson d'Antioche, S. XVI: „Le bon prince avait pris
le nom de Tafur^ sans doute apres avoir entendu les Armeniens designer
ainsi dans leur langue Tempereur gree". Nach seiner Auffassung wäre
also in dem angeführten Satze rex Subjekt und To/wr Prädikatsnomen.
Wie aber aus dem Zusammenhang des ganzen Kapitels klar hervorgeht,
ist das Subjekt zu coepit vocari der im vorhergehenden Satze
genannte eques ex Northmannia oriundus und rex Tafur dazu das
Prädikatsnomen. Wäre rex Subjekt, so hätte Guibert jedenfalls noch
iste hinzugefügt^). P. Paris kommt sodann zu dem falschen Schlüsse:
„Guibert de Nogent confond sous un meme nom les sujets et le souverain;
mais notre Chanson, bien plus exacte, presente les truands et les ribauds
de l'armee comme les vassaux, et Tafur comme le roi". Letzteres ist
offenbar unzutreffend, denn die truands werden in der Chanson d'Antioche
ebenso gut Tafur genannt wie ihr König, und mit roi verbunden ist
Tafur ebenso wie in rex Tafur nicht Eigenname, sondern Adjektiv. In
seinen weiteren Studien über die Chanson d'Antioche 2), wo er die Tafurs
und ihre Verwendung im Heeresdienst eingehender behandelt, wieder-
holt P. Paris seinen Irrtum bezüglich des roi Tafm\ indem er von
Guibert sagt^): „Cet historien nous apprend que leur roi senommait
Thafur, mot qui chez les barbares, ajoute-t-il, repond a ce que nous
appelons vulgairement truand". Wider Erwarten aber kommt P. Paris
hier auf die in seiner Einleitung zur Chanson d'Antioche (S. XVI) ver-
mutete Abstammung des Fremdwortes nicht zurück und lässt uns somit
über das angedeutete armenische Stammwort, das den griechischen
Kaiser bezeichnet haben soll, gänzlich im Unklaren. Der griechische
Kaiser heisst bei den armenischen Geschicbtschreibern gewöhnlich
Junätz thakavor^)^ „König der Griechen", vereinzelt auch mer thakavör^)^
„unser König". Aus thakavör^) (eigentlich „Kronenträger") aber konnte
französisch nie tafur werden. Offenbar hat P. Paris an die persisch-
arabische Wiedergabe von thakavor, an takfur gedacht, das allerdings
französisch tafw\ wenn nicht eher taifur hätte ergeben können. Wenn
aber, wie P. Paris meint, der Führer des Bettelvolks sich selbst jenen
1) In denselben Irrtum wie P. Paris scheinen auch Hagenmeyer und Kugler
(vgl. die oben angeführten Stellen) verfallen zu sein.
2) Eist, littöraire de la France, XXII, 353—370; XXV, 519—526.
3) Eist. litt, de la France, XXII, 363.
4) So heisst z. B. der zur Zeit des ersten Kreuzzugs regierende Alexius I.
Comnenus bei Mattheos von Edessa (11 — 12. Jahrh.), s. Recueil des hlstoriens
des croisades, Documenta armöniens I (Par. 1869), S. 26, Z. 7 — 8.
5) So wird Alexius' I. Sohn Johannes 11. in der Chronik des Priesters
G rigor (12. Jahrh.) genannt, s. Documents armön. I, S. 154, Z. 3 und Anm. 2.
6) Altarmenisch ^Äa^/arö/-; s. Hübschmann, Armen. Gramm., 1. Teil, Armen.
Etymologie (1897), S. 153.
Herkunft des altfranzösisehen Wortes tafur ßll
l'itel jjeigelegt hätte, so würde er nur Tafur, nicht roi Tafur geheissen
haben, und Tafur wäre nicht so ohne weiteres auf seine Untertanen,
die truands, übertragen worden. Warum aber sollte er schliesslich bei
der Übernahme des armenischen Königstitels der einheimischen Form
thakavor die persische takfür vorgezogen haben, die ihm ausserdem
schwerlich bekannt war? Takfür begegnet uns nämlich zum erstenmal
als Titel Leos IL, ersten Königs von Kleinarmenien (1198—1219), im
persischen Seljökname des Ihn Blbl, das die Geschichte der Sel-
dschukensultane Kleinasiens von 1192 bis um 1225 behandelt. Dort heisst
König Leo IL (armen. Levön) Llfön takfur^) oder takür. Als Bezeich-
nung des griechischen Kaisers aber findet sich takfür zuerst bei dem
arabischen Reiseschriftsteller Ibu Batüta'-^) (gest. 1377), dem jedoch
Bedeutung und Herkunft des Wortes unbekannt sind, indem er takfür
für den Namen des Kaisers [Andronicus IlL] hält.
Ist demnach eine Abstammung des altfranzösischen tafur von
armenisch-persisch takfür vollständig ausgeschlossen, so finden wir
doch im armenischen Wortschatz und zwar in voller Übereinstimmung
mit der von Guibert mitgeteilten Bedeutung des Fremdwortes ein
anderes, tafur fast gleichlautendes Wort thaphur, ein altes echt-
armenisches Adjektiv, wovon Ciakciak(Tschacht8chach), Dizionario
armeno-italiano (Venedig 1837; S. 566^^, Z. 2 ff.) folgende Bedeutungen
gibt: „vuoto, oacuo; ahbandonnto^ derelitto ; solitario, ramingo ; privo,
orbo, ignudo, libero'-'', also fast sämtlich, besonders ramingo („umher-
irrend, unstät") und privo („beraubt, entblössf) zu tafur passend^).
Von derselben Wurzel thaph, die „ausleeren, entblössen, berauben, ver-
einsamen" bedeutet, ist thaphdrh gebildet, das Ciakciak (a. a. 0.,
S. 565*) mit ,,vagabo>ido, vago^ erranfe'-' übersetzt. Guibert irrt also, wie
bereits oben bemerkt, nur darin, 6.i\.&b er tafur als Yon den gentiles, d.h.
den Sarazenen herrührend bezeichnet, indem die arabischen, persischen
und türkischen Ausdrücke für „Landstreicher, Bettler" alle nichts mit
tafur gemein haben*).
Wahrscheinlich hat sich armenisch thaphur bei den Kreuzfahrern
während der Belagerung Antiochiens eingebürgert, weil in der Umgegend
1) Houtsma, Recueil de textes relatifs ä l'hist. des Seldjoucides, Bd. IV
(Leide 1902), S. 9, 40, 60, 61 u. ö.
2) Voyages d'Ibn Batoutah par Defröinery et Sanguinetti, Bd. II
(Par. 1877), S. 393 und 427; vgl. auch Doz y, Supplement nux dictionnaires arabes
(Leyde 1881), I, 149^, s. v. ^ ^9^3 , Barbier de Meynard, Dict. turc. —
fran5ais (Par. 1881/86), Bd. I, 479» s.v. -Ö.
3) Vgl. Hüb 8 eh m au u, a. a. 0., S. 448, Nr. 154.
4) Guibert war ,wie besouders aus seinem über Muhammed (bei ihm Mathonncs
oder Machonms) handelnden Kapitel (Buch I, 3) hervorgeht, des Arabischen
39*
612
Michael Schmitz
dieser Stadt viele Armenier wohnten, welche die Kreuzfahrer eifrig
unterstützten. Der armenische Fürst Konstantin I. (1092—1100), Sohn
Rhupens (Rubens); des Gründers eines neuarmenischen Fürstentums
in Kilikien (Kleinarmenien) und der Dynastie der Rubeniden, erhielt
von den Kreuzfahrern für den ihnen 1097 vor Antiochien besonders
durch Zufuhr von Lebensmitteln geleisteten Beistand den Titel baron^\
den seine Nachfolger bis auf König Leo 11. weiterführten. Infolge des
engen Anschlusses der Rubeniden an die Kreuzfahrerstaaten drangen
im 12.— 13. Jahrhundert viele französische Wörter, namentlich Adels-
und Beamtentitel wie duc, mens (armen, kunts)^ marchis (markiz)^
conestable (kuntstabl), bau, sire (sir) u. a.^) ins Armenische ein, und
es müsste uns demnach verwundern, wenn nicht wenigstens auch ein
armenisches Wort von den Kreuzfahrern in den französischen Wortschatz
eingeführt worden wäre.
Auffallenderweise enthalten weder die armenischen Kreuzzugs-
berichte 3) noch diejenigen der arabischen Chronisten Ihn al-Athir,
Abu'1-Fida', Kemäl ed-diu*) u. a. irgendwelche auf die Tafurs
bezügliche Angaben, was uns um so mehr befremdet, wenn diese wirk-
lich, wie Guibert und die Chanson d'Antioche erzählen, ein Schrecken
der Sarazenen waren und während der Hungersnot, z. B. vor Marra
(arab. Mdarret en-Nu^mön) die Leiber gefallener Türken zu rösten und
zu verzehren pflegten.
Im Altfranzösischen und Provenzalischen^) erhielt tafiir bald die
weitere Bedeutung „Gauner, Dieb, Betrüger, treulos", aber nur das
Spanische und Portugiesische haben tafiir (neuspan. tahw\ ptg. tafid)
als französisches Lehnwort in der Bedeutung „falscher Spieler"^) bis
heute aufbewahrt.
gänzlich unkundig und hatte wohl noch weniger Gelegenheit sich mit dem
Armenischen bekannt zu machen. Irregeleitet durch Guibert schreibt auch
Eöhricht in seiner Geschichte des ersten Kreazzugs (Innsbr. 1901), S. 220,
Anm.: „Sie (die Truands) hiessen bei den Muslimen Tafurs."
1) S. Ed. Dulaurier, Le royaume de la Petite- Arraenie im Journ. asiatique,
5. Ser., Bd. XVII, S. 399 f. und in Documents armöniens, Einl., S. LI.
2) S. Hübschmann, a. a. 0., S. 389—91; Victor Langlois, L'Armenie
sous les Roup6niens in den M6moires de l'acad. de St. Petersbourg, 7. Ser., Bd. III
(1860), S. 54 f.
8) Documents arraßniens I, s. o. .
4) Recueil des historiens des croisades, Historiens orientanx, Bd. I— V (Par.
1872—1906).
5) Z. B. bei Marcabrun, Bertran de Born und G. Figueira; s. Bartsch,
Crestom. prov., Glossaire, s. v. tafur.
6) Dieselbe Bedeutimg hat auch schon altspan. tafur, z. B. in den Cantarea
des Erzpriesters von Hita, Str. 444 und 1594.
La „giema laziosa" di Ciacco deir Anguillaia.
Von
Enrico Sicardi.
La cauzonetta a dialogo ,,Giema laziosa" che il codice Vat. 3793
attribuisce a Ciacco dell' Anguillaia di Firenze, che ormai si puö ri-
teuere tutt' uno col Ciacco fanioso dannato da Dante nel suo Inferno
per il vizio della gola, senza che per questo cessi punto d'essere una
nobile figiira d' uomo e di cittadino, 6 riuscita sempre, in piii d'nu verso,
e specialmente nella chiusa, di difficile intelligenza a quanti hanno
cercato di penetrarne il senso. Cosi e avvenuto che un valente cultore
di questi studi, or non e molto, ha proposto di essa una nuova inter-
pretazione, che non so bene quäle accoglienza abbia avuta da coloro
che studiano con Interesse e simpatia la nostra antica lirica, su cui per
vero si sogliono ripetere tuttavia giudizi un po' troppo sommart. II let-
tore ha giä compreso che io voglio alludere al Professore P. Savj-Lopez
deir UniversitcX di Catania e al suo scritto „La villanella di Ciacco",
comparso una prima volta nel volume in onore di Arturo Graf, Bergamo,
1903, p. 385e sqq.; e poi ripubblicato, con altri bei saggi, in un volume
a parte „Trovatori e Poeti", Palermo, 1906, col titolo di „Mistica pro-
fana". In quanto a me, se io non travedo, la nuova ipotesi del Savj-
Lopez attesta bene la sua larga conoscenza dell' antica lirica nel terri-
torio romanzo, raa non risulta in fine tale da acquetar i nostri dubb!
e riuscire veramente persuasiva. In sostanza, secondo il suddetto pro-
fessore, codesta di Ciacco verrebbe ad essere una canzone pia, mo-
dellata su quel genere particolare di antiche pastoreile, francesi e pro-
venzali, dove il sacro e mescolato col profano, o che, sotto veste profana
cd espressioni d' amore, celano talvolta un contenuto religioso. Or io
confesso cheun siffattosospetto mi sorprendenon poco in chi ha pur con-
futato cosi bene una simile interpretazione mistica tentata, per le poche
poesie superstiti di Jaufre Rudel, dall' Appel, che volle scorgere li can-
tata, al posto della contessa Melisenda, la stessa Vergine Maria, come
giii aveva fatto 1' Eichelkraut con le sei canzoni di Folquet de Lunel.
Ma ad ogui modo, esaminiamo un po' davvicino la nuova ipotesi, che
puö pur riuscire a qualcuno, per piü d'un lato, assai seducente. Noi
ßj^4r Enrico Sicardi
conseutiamo col Savj-Lopez, qiiando ci dice ehe se codesto contrasto e
proprio da attribuirsi, come ormai si ritieue e ci conferma anche col
resto il suo baon toscano, al Ciacco a cui Dante si mostra tanto pie-
toso e deferente, il non sapersi punto che costui sia stato mai un beghino,
uon e poi im argomento tale che ci debba indnrre a negare seüz' altro
che codesto arguto uomo di corte non possa qualche volta aver trattato
im argomento non profano. Diventar magari bigotti anche se giä s' e
fntto d'ogni erba fascio, e cosa che si b ripetuta non solo a' nostri giorni.
E neppure questo e argomento a dirittura inoppugnabile : che codesto
contrasto, in tutta la nostra lirica antica sia, se non m' inganno, rimico
a rappresentarci codesto genere di contaminazione tra contenuto sacro
e forma profana di fronte agli esempi d' oltr' alpe, per vero neppiir essi
molto numerosi e sicuri. Perche infatti si potrebbe pur sempreobiettare:
Ma che forse noi possediamo intera 1' enorme prodiizione lirica italiana
del due e trecento? 0 non piü tosto una piccola, scarsissima parte?
Insomma, non c' b ima ragione logica che possa vietarci di credere che
un antico nostro rimatore, Ciacco o altri, non abbia potuto pensarc ad
imitar qualcuna di quelle curiose poesie d'oltre monti, sacre sotto vesti
profane, di cui il SavjLopez cita pure nel suo scritto qualche esempio.
Quel che invece sta di contro a una interpretazione si fatta della „giema",
e sia pure messa avanti eon ragionevole cautela, e codesta canzone di
per se stessa ; b cioe il linguaggio delle persone che vi interloquiscono,
e che non mi pare, una volta che si sia convenientemente inteso, che
possa lasciar dubbi sul carattere del suo contenuto. Che vuole in con-
clusione il cavaliere che qui s' introduce a parlare? che cosa richiede
egli dalla villanella geutile a cui rivolge le sue parole cosi lusinga-
trici? Ascoltiamolo im po'":
I. — Giema laziosa
adorna villanella,
che se' piü vertudiosa
che non se ne favella;
per la vertute c' äi
per (la) graza del Sengnorc,
ajutami, cli6 sai ;
che son(o) tiio servo, amore —
— Aiutami, che saifarlo; aiutami per la virtü che ne hai, per la grazia
che ti e conceduta da Dio. Che cosa sarä qiiesta virtü o facoltä che Dio
concede a costei? A me uon pare affatto dubbio che essa non derivi dalle
sue qualita fisiche, che non si tratti appunto di que' pregi estrinseci, di
quelle bellezze e grazie corporee, che la gentile creatura ha ricevuto
in dono dal Cielo, e per cui essa puö dare a lui, il cavaliere cosi ac-
corto nel lusiugarla, quel desideratissimo refrigerio che e' le chiede, e
La „giema laziosa" di Ciacco dell' Anguillaia 615
che solo potra togliergli il bruciore d' addosso, e che si sente pur cosi
bene neue sue parole. — Aiutami — le dice — aiutami, poiche puoi farlo
agevolmente. lo son tuo servo, sono cioe tue amante; e quiudi — le
lascia intendere — e quindi, ho un tal quäle diritto d' avere da te ciö
che ti chiedo. Ma la donna, che non e punto quell' ingeuua forosetta
che forse vorrebbe parere (ma auzi !) finge, per stuzzicar di piü 1' altro,
di non capire affatto il latiuo, di uon aver punto quella cosi fatta voglia
di levarlo di peue, come fa appunto qnel fiore d' iugenua verginella
che e la „rosa aulentissima" di Ciullo dal Camo, il cui contrasto ha
parecchi riscontri particolari singolarissimi con questo del nostro Ciacco
toscauo. Gli risponde infatti :
II. — Asai 8on(o) gieme iu terra
ed im fiume ed in mare,
c' ä.nno vertute in guerra
e fanno altrui alegrare;
amico, io nom 8on(o) essa,
di que[lle] tre nesuna;
altrove va per essa,
e ciercha altra persona. —
A cui l'altro, accorto:
III. — Madonna, trop' 6 grave
la vostra rispomsione,
cad io non agio nave
ne non 8on(o) maragone,
ch' io sappia audar(e) ciercaudo
colä ove mi dite:
per voi perisco amando,
86 no mi socorete! —
Eccolo dunque qui codesto cavaliere a chiederle di nuovo „soc-
corso", e a dirle che il suo bisogno e di quelli che non soffrouo indugi.
E la donna, con un' irouia beflfarda che non e poi che un giuoco d'astu-
zia e di civetteria, benche l'altro le abbia dichiarato ben chiaro che non
e punto disposto a muoversi senz' altro di li, per ricercare qualsiasi
altra „gemma" del mondo, pure gli protesta:
IV. — Se perir(e) ti dovessi
per questo ciercbamento,
non crederia ch' avessi [= ci fosse]
in te namoramento;
ma Stil credi morire,
'nanzi ch' esca l'anno
per te fo messe dire,
come altre donne fanno. —
Q\Q Enrico Sicaräi
Ma punto scoraggiato da codeste apparenti ripuhe, il cavaliere
intiapiendeute continua ad insistere ed a piaggiare la proterva:
V. — Oi villanella adorna,
fa' 81 ch' io nom perisca,
che l'omm(o) morto aon torna,
per far(e) poi cantar(e) messa.
Di voi mi da' comforto
madonna, non tardare ;
quand' odi ch'e' sia morto,
non far(e) messa cantare! —
Pur sotto il velo delle sue parole, codesto amatore, nella sua richiesta
appassionata, nou potrebbe essere piü esplicito. Cosi che Dessun dubbio,
per chi voglia intenderlo, puö cadere su quel che egli vnole : e' vuole
ciö che ha giä detto di volere, in im linguaggio che a me appare assai
concitato e reulistico. „Madonna — le dice — deh, non tardate a darmi
conforto DI VOI, ossia — e Ipossibile frantendere? — : datemi subito
quel conforto che puö dare ad un uomo la vostra stessa persona. Ossia,
come le ha giä detto:
per la vertute c' äi
per (la) graza del Singnore,
AIVTAMI, ch6 sai . . .
Codesta „virtü" dunque, non e altro, se non s' e giä detto, non altro
che la possibilitä intrinseca da parte della donna, di offrire all' amante
cavaliere quel particolare aiuto che egli le chiede, e che essa, giovane
e piacente, puö bene dargli, appena lo voglia. Ne in vita ne in morte
non si cura ne curerä punto d'altro codesto volterriano del trecento !
Quand' odi ch' e' sia morto,
non far mesa cantare!
Ma la donna continua, ancora per un po', a finger di non capire, e
torna a bella posta a divagare beffarda (vv. 1—4); uia poi (vv. 5—8)
fiualmeute vien da se stessa a quel che e, giu.sto appunto, il uodo stesso
della questione:
VI. — Se morir(e) non ti credi
molt' äi foUe credenza,
se quanto in tera vedi
trapassi per sentenza.
Ma tu se' Dio tereni,
non ti posso scampare:
guarda che legie tieni,
se non credi a 1' altare! —
lusomma — gli dice in fine — chiunque tu sia, io non posso far
nuUa per te. Se tu credi che una donna non sia punto legata da' voti
di fedeltä fatti, a Dio e al marito; al marito, all' altare (nessun dubbio
La „giema lazlosa" di Ciacco dell' Anguillaia 617
che la villanella non siauna sposa!) se questo tu uon credi, che legge
crediV che legge morale e la tua? Che conta nulla la religione per te?
Ma anzi, rincalza 1' altro per cui ogni argomento, in buona o mala
fede, e sempre ottimo; ma anzi la religioue cristiana comanda appunto
di venire in aiuto di chi e in bisogno estremo; e quiudi io, giusto in forza
dl codesta stessa legge, vi chiedo „merce" :
VII. — Per l'altar(e) mi richiamo
ch' adoran(o) li cristiani;
perö merce vi chiarno:
poi sono in vostre man!,
pregovi in cortesia
che m' aitate per Dio,
perch' io la vita mia
da voi conoscha im fio. —
Poi ch' egli e tutto nelle sue mani, che essa sia buona e Io aiuti,
in nome di Dio ! Solo cosi non io costringerä a morire quel suo estremo
bisogno, e poträ dire a ragione d'aver riavuto la vita, e come in dono,
da lei. Ed ecco che a questo punto codesta „giema", da donna ben pratica
di simili faccende, s'aecorge bene che l'uomo non potrebbe piü essere
impunemente eccitato nel suo desiderio, e che non giova quindi tirar
ancora piü a lungo la fune. E cosi la faceenda ha la fine che era da
prevedere :
VIII. — Sl sai chieder(e) mer^ede
cou amiltä piagiente;
giovar(e) d6ti la fede;
si ami coral(e)mente.
A' mi tanto predichata
e si saputo dire,
ch' io mi sono acordata :
dimmi che(n) t'fe im piaciere. —
L'uomo non se Io lascia dir due volte, e risponde a qucUu domanda
tanto categorica e precisa, spiattellandole chiaro e tondo ciö che e' vuole
da lei. Proprio cosi, se io intendo rettamente il valorc di cerle es-
pressioni :
IX. — Madonna, a me non piacie
chastella n4 monete:
fatemi far(e) la pacie
com que(lli) che vi sapete:
questo adimando a voi
e facciovi fenita;
donna siete di lui,
ed elgli e la mia vita. —
„Fatemi far la pace | con quelli che vi sapete". La perifrasi
„quelli che sapete" riesce qui a velare appena appena 1' ultimo rima-
Q±g Enrico Sicardi
siiglio di pudore in una ricbiesta di qnella tal natura. Ma era ormai
forsc necessariü davvero che codesto sfacciato amatore chiamasse, fa-
cendo getto di ogni decenza, col suo nome crudo e proprio qtiella tal cosa
di lei cui egli accenna parlando di „pace", perche la donna riuscisse a
capire ciö che lui inteudeva dire con quelle parole? Ma forse c'e da
dubitare che colei non avesse ancora capito? 0 non sapeva forse,
l'ingenua, cio che un uonio vuole da una donna, quaudo le parla
d'amore? Ma pol non era chiaro per tutto il discorso fattole in pre-
cedenza? E da quel destro e pratico Don Giovanni che e, ii nostro
ardito cavaliere non conclude da maestro, che „elgli", cioe quella lale
iunominabile cosa che ella gli puö liberamente oftrire, e la sua vita
stessa? ossia e ciö per cui, avutala, potrji conservare la vita sua, ora
che per codesto suo impellente, speciosissimo bisogno, corre gravis-
simo pericolo di sentirsela mancare? Ma avuto quel tal pietoso soc-
corso da lei, oh si che egli poträ ben dire di esser rinato, di tenerla,
la vita, come un suo grazioso dono !
poi [= poiche] sono in vostre mani,
pregovi in cortesia
che m'aitate per Dio,
perch' io la vita mia
da voi conoscha im fio.
Ma pure, come se fosse necessario essere ancora piü chiaro, egli con-
tinua, dicendole che di quella tal cosa „che essa sa", ossia di cui essa
intende bene che egli parli, senza che a lui occorra proprio nominarla, lei
e „donna"; cioe, in altri termini, ne puo ben disporre in tutto come a
lei piace, sol che voglia, e aggiunge ancora, che e ciö che unicamente
poträ dar pace a' suoi infocati desideri. Cosi Ciacco toscano riescenelle
sue richieste d'amore, ancora piü esplicito de! siciliano Ciullo; e non
men pronta ad intendere il suo linguaggio e la sua adorna villanella,
di quel che non fosse giä stata lesta a compreudere il latino del „can-
zoneri" dell' isola la „rosa fresca", eroina nascosta, ma nascosta assai
meno di quel che lei non immaginasse, di non incruente battaglie d' a-
more. Fu dunque un uscir dal seminato V aver supposto, come credet-
tero costamente parecchi degli antichi editori di questo nostro contrasto,
che con „quelli" Ciacco voglia alludere ad „Amore". Ne mancaron di
quelli che a dirittura sostituirono a „quelli" il nome „Amore" in que'
versi, e intesero, nulla di chiaro intendendovi in realtä, che si parlasse
proprio del dio, del „nobile Signore" d'amore, cosi come fu poi coucepito
da' poeti del „dolce stil nuovo". Dando un significato ancora piü spirituale
a quelle espressioni, il Savj-Lopez sospetta ora che qui si possa invece
intendere diDio; cosa che, oltre che con la necessitä di dare un signifi-
cato, che non posso indurmi a creder vero, a parecchi passi della can-
zoue, mi pare anche in contrasto con tutto il contenuto di essa, quäle ci e
La „giema laziosa" di Ciacco dell' Anguillaia 619
permesso di rilevare agevolmeiite. Forse m' inganno, niu tutto ciö credo
sia derivato priucipalmente dal non aver attribuito il suo giusto valore
alla fräse „donna siete di lui", che esprime qui, non gia Tidea della
dipendenza o soggezione rispetto a qualciino — qui, col Savj Lopez,
di uua beghina verso Dio — ma bensi, com' e naturale, quella opposta
deir assoluta pouronanza su qualcuno o qualche cosa. Qualche esempio
in cui e agevole rilevare 1' identica fräse col significato ideutico, renderä
forse piü cbiare le mie parole. Qiiesti: Malispiui, St. fior.^ c. XVII:
„Allora la reina andö a Catelina, e chiesegli di grazia di lasciargli
Centurione con tutta !a sua gente. Kispuose Catelina: Siate donna dl
ciö che vi piace"; Zucchero Benciveuni, Paternosfro, ed. Rigoli,
p, 36: „. . . si che in noi non abbia [= ci sia] proprio senno, ne pro-
pria voluntade, ma la sua [= dello Spirito Santo] tauto [=. soltanto],
solamente sia domui dl tutto il cuore, interamente, e faccia in noi ciö
ch'ella vuole": Dante, Vita Nuova, § XXIV: „...una gentilissima donna,
la quäle era di famosa beltate, et fu giti molte volte donna dl questo
mio amico primo". E non aggiungo altri esempi, che potrebbero essere
infiniti, quanto inutili; a dimostrare il significato preciso di quella fräse
finora non intesa uel linguaggio di Ciacco.
Altra causa che deve aver spinto i critici a frantendere lo sfacciato
linguaggio di codesto cosi focoso amatore, e stata la necessitä che egli
ha sentito di servirsi del velo pur trasparente della metafora a indicare
un atto 0 funzione oscena. Dico la fräse „far pace con qualcuno",
neppure essa intesa da' critici. Infatti, poiche „pace" non puö farsi che
tra esseri auimali, e non tra un uomo e una cosa, sia pur questa cosa
una parte del corpo muliebre; quella cui Ciacco voleva alludere; questi,
volendo usar codesta fräse, e stato costretto a dare a quella tal cosa
con cui desidera di far la pace (quella sua speciosa pace !) la parvenza di
una Vera e propria persona. E cosi ha dovuto completare quella sua
metafora, non poi strana ne iusolifa, con le parole: „con quellt che vi
sapete", e continuare poi con le altre „donna siete di lui", in stretta
relazione con quelle primc, perche sia chiaro che egli continua a parlar
tuttavia d'una cosa medesima: quella che gli preme avere da lei e che
CiuUo chiama eufemisticamente „lo frutto de lo tuo giardino". Com-
preso bene il valore di queste frasi metaforiche, scompare, s' io non
m' iuganno, ogni difficoltä d' intendere il significato ascoso di quest'
ultima strofa, che e la chiave di volta per tutto il resto. Che se egli
avesse detto piü pulitameute di voler pace dalla sua vaga contadi-
notta, come fa per esempio l' autore del Fecorone in una delle ballate
da lui comprese in quel suo novelliere, co' versi seguenti, nessun dubbio
sarebbe stato possibile sulle sue non per certo castissime intenzioni!
Dice Ser Giovanni:
620 Enrico Sicardi
Troverö io pace in te, donna, giammai,
che sai ch'io t'amo piü di me assai?
Tu se' sola colei che puoi dar pace
a l'anima fedel che tanto t'ama.
Adunque apri le braccia, se ti place,
al servo tuo ecc.
Cosi che le parole „Dio", „altare", „fede", „cristiani" che appa-
iono qua lä nella nostra canzone e ci richiamano a cose e idee di re-
ligione, oltre le altre dell' ultima stofe, eioe „quelli", „pace", „donna",
„Uli" che s' e voluto intendere che vi si riferissero, sappiamo oia bene
quäle parte sostanzialmente opposta stiano a rappresentare nel liu-
guaggio qua e lä figurato del contrasto della „giema", su cui ci siamo
forse un po' Iroppo indugiati. In conclusione, esso ci appare a dir vero
una delle poesie piü realistiche, se non si vuol dire piü oscene, della
nostra antica Urica: poesia schietta, vivace, popolaresca, quäle pote-
vamo bene aspettarcela da quel sollazzevole ed arguto novellatore e
buontempone, che sappiamo dal Boccaccio che fu di fatti Ciacco dell'
Anguillaia, concittadino di Dante.
Enrico Sicardi
OSSERVAZIONI AL TESTO.
I, 1. Se il codice, unico, ha „laziosa" e non „leziosa", come hauno
parecchie edizioni, avranno le due voci un medesimo etimo e signifi-
cato? E che cosa vale „laziosa"? Inquanto a me, non arrischio con-
getture. 5 vertute = facoltä, potere, risultante dalla natura stessa dell'
organismo. Cfr. Dante, Furg. IV, 2, e i dizionari del Blanc e dello
Sheldon, s.v. II, 3 "guerra" per difficoltä, travaglio e comune negli
antichi; Ee Federico: Dolze meo drudo, vv. 9 — 10: „Membrandome che
ten vai, lo core mi mena grande guerra"; cfr. anche Dante, Inf.
4—5: la guerra Si del cammino e si della pietate. 6 — 7. E la
risposta di prammatica. La „rosa fresca" di Ciullo: Cerca la terra,
ch' este granne assai; Chiü bella donna di me troverai. III, 3 ne; cosi
gli editori; ma essendo qui il ,,ne" uient' altro che la congiunzione
„e" preceduta da una consonante di sostegno, che comparisce come
tale in tanti altri casi neu' italiano arcaico (cfr. il comunissimo win-
ferno) non credo sia opportune sovrapporci V accento, come si fa nel
caso del „nc" negazione. 1—6. Anche questa risposta fa pensare alla
risposta del cavaliere del constrasto di Ciullo. Qui l'uomo obietta che
non e uno che faccia il mestiere di andare sui mari ; lä s' inventa di
aver cercato invano in tutti i siti del mondo una donna piü bella; e
1' uno e r altro, in fondo, non mirano che a farsi beffe della donna.
IV, 3. avesse = ci fosse. v. 6. Ho staccato questo verso dal precedente
per legarlo al seguente, come a me par che suggerisca il senso. V, 2.
La „giema laziosa" di Ciacco dell' Anguillaia 621
Qiii non si troverä strano che „perisca" rimi con „messa". Si sa ormai
che simili incongrueoze sono tutt' ultro che rare nell' antica poesia ita-
liana, dove spesso alla rimu era sostituita 1' assonanza. 5 da' = dar;
cosi iutendo il „da" del Codice, e iiou da' = dai, cog-li editori; e iiou giä
perche il „voi" e il „tu" non si alteruino spessissimo in iino stesso
componimento, ma non cosi, nello stesso periodo: e qui il „da" h prece-
duto immediatamente da „voi". Inteudo percio: Madonna, non tardare
a darmi conforto di voi. Simili apocopi, tuttora frequenti ne'dialetti,
sono tuit' altro che rari nell' antica nostra poesia. Ne mancano neppnre
nella prosa di carattere popolare, non escluso il toscano. VI, 1—4.
Legg-o „trapassi" col Codice, e non „trapassa", come giä il Nannucci
Manuale, e il Carducci, Cantilene e ballate ecc, e intendo diversa-
mente da essi : „Se tu trapassi per sentenzia" cioe „se osservi quanto
in terra vedi, ossia tutte le cose create dalla natura, e tu (seil, che sei,
come uomo, parte di essa) non credi morire, „molto t' inganui" ecc.
5. „Ma tu se". Cosi nel Codice, e non „ma stu" correzione che credo
inutiie, sopprimendosi il „se" un numero infinito di volte nelle proposi-
zioni del genere, specie quando, come qui, si voleva evitare la vici-
nanza spiacevole di altra sibilaute: stu se. Non credo perciö necessario
chiudere il verso con un interrogativo, come propone ilMonaci, Crest.
273. VII, 2 „Perö" = per questo, cioe: per questo altare. 4. Con questo
verso comincia, secondo me, un nuovo periodo. Do quindi a „poi" il
valore che ha frequentemente di „poiche", e lego questo verso col se-
guente, cosi: Poiche sono in vostre mani, pregovi ecc. 8. „fio"; con-
tratto per „feudo", sicil. feu, ha altri esempi nell' antico volgare. Mali-
spini, St. fior. c. LXII : „e assolse [papa Gregorio] tutti i suoi baroni
[quelli di Arrigo VII] di fio e di sagramento", cioe li esentö di dare
air imperatore le rendite per i feudi da hii avuti con investitura.
Vm, 1. „Si' come semplice rafforzativo, col valore avverbiale di „bene"
ha frequentissimi esempi, in prosa ein versi, del due e trecento; cosi
che riteago chiuso il senso dopo „piagente" del verso seguente. 8. „ac-
cordata" = concorde, d'uno stesso volere. VIII, 3. „far la pacie". Lo
stesso significato osceno di codesta fräse troviamo in altri versi del
Fecorone, giä citato. In quest' opera per esempio si legge, Ball. Un'
angioletta, vv. 15— 18: „Quando m' apparve pria questa angioletta, Con
gli occhi al cor mi trasse una saetta; Poi fece pace meco lascivetta;
r mi partii da lei con hello iuchino". 4. „quelli che voi sapete".
Questa o simile espressione e sempre servita ad accennare a cosa oscena,
che non si vuole o non si osa nominare, e in ispecie a quelle parti del
corpo umano, che tanto la donna che l'uomo curau piü di celare. Per
un esempio, l'Aretino, Ragionamenti^ Firenze 1892, p. 69: „e data la
benedizione con uno di quelli tu m'intendi di vetro, lungo tre spanne,
scese giußo"; e p. 233: „Et assaggiando il mele che usciva da la mia
622 G.fBaist
tu m'intendi, ginrava che il suo zucchero era amaro a compara-
zione". E il Belli, Soti. romaueschi, v. VI, 170, uel „La niadre de le
sante", a questa iiiadre de le sante da, fra i tanti nomi che le suole
dare il popolo, queili di „quer fatto" e „quela cosa", in cui non c'e chi
uou i'iconosca due gemelli di „queili che vi sapete" del nostro Ciacco.
6. „fenita" =fine, e uno de' tanti sostantivi femminili derivati da par-
ticipi passati latini di cui niolti sono tuttora vivi ne' dialetti, anche se
scomparsi nella lingua. Cfr. E. Sicardi, Per due luoghi della „Vita
Nuova" in Zeitschr. f.rom.Philol. XXXV, 532e sg. E. S.
Ferropea.
Von
G. Batst.
Das Wort ist in dieser Form und mit der Erklärung der Akademie
als Fusseisen von Diez 11^ eingestellt. Covarrubias schreibt arropzas,
definiert sie als Handschellen, sonst auch pierdeam/go genannt, die mit
dem Halseisen durch Stäbe verbunden sind, und von den Mauren, den
Gefangenen in den Mühlen angelegt wurden; seine griechische Ety-
mologie ist absurd, aber im übrigen weiss er, was er sagt. Der Dic-
cion. Aut. bezeichnet farropea als asturisch, ferropea als galizisch;
die ältesten Belege bietet Berceo Vida de Sto. Domingo 433b: avia en
SU eglesia moros harropeados die varia lectio erropeados, herropeados,
in denselben Hss. des 14. Jahrh. ib. 664 b Ve al mi monesterio con es-
tas ferropeas — erropeas — herropeas, in der ersten Hs. 735c Elli los mena-
zava de meter en ferropeas, eine vierte Hs. farropeas. Die Stellen
zeigen uns die Fessel so gut in Nordspanien wie bei den Mauren im
Gebrauch, über ihre Beschaffenheit geben sie keine Auskunft, über
arr neben err s. Grundr. T, 893, das Schwanken des Anlauts deutet
sehr entschieden auf ein arabisches A, dieselbe Stelle von der auch
das für Körting noch immer lateinische Halseisen, argolla kommt, etwas
entsprechendes kann ich nicht finden, wobei allerdings zu berücksichtigen
ist, dass der Name der vergänglichen niederen Sprache angehören
konnte; aber auch intervokalisches^? für arabisches 5 ist schwierig, sonst
nur im Auslaut und Anlaut zu belegen. Dass die spanischen so gut
wie die französischen Basken im frühen Mittelalter ein h besassen, ist
möglich aber unerweislich. Für die herkömmliche Deutung scheint
portug. ferropeia zu sprechen, da peia für sich Fussfessel des Tieres
bedeutet („Schlinge" bei Sta Rosa), von Cornu, Grdr. I, 988 als pedica-
Ferropea — Beffe 653
pegida erklärt, mit der sonst nicht gestützten und nicht unbedenklichen
Annahme, dass exidosives g vor i auch nach stimmloser zu stimmhafter
noch gefallen sei. Nur ist die Zusammensetzung unverständlich. Vor
allem aber die Überlieferung. Bei Covarrubias ist der Abfall eines
anlautenden h befremdlich , aber nicht unmöglich , die Hs. H. Filz-
Geralds ist zwar nicht, wie dieser meint, sec. XIV, sondern sec. XV,
damit aber doch viel zu alt, um diesen Schwund zuzulassen, und sie
bewahrt sonst durchweg altes /. Das Wort ist also dunkel und nur
sicher, dass es nicht zu ferrum gehört.
Beffe.
Dass heff onomatopoetisch den Schall wiedergebe, der ertöne,
wenn man höhnisch die Lippen gegen einen zuspitze Z. 10, 171 hätte
nicht wiederholt werden sollen , da auf diese Weise ein merklicher
Laut überhaupt nicht entsteht; woneben weder bei ital. beffa noch
der ganzen Verwandtschaft eine Spur von Lippenspitzen zu finden ist.
Bifidus li. F. 1, 111 liesse sich lautlich und morphologisch über süd-
franz, befe, befi für den grössten Teil der Sippe allerdings konstruieren,
aber unter komplizierten Voraussetzungen, die zu erwägen nur dann
einen Zweck hätte, wenn das lateinische Wort in Bedeutung und Ge-
schichte entschieden auf das römische hinwiese. An beiden Stellen un-
beachtetes, von Diez immerhin berührtes portug. span. belfo habe ich
inzwischen wiederholt betont, Grundr. P, 706 und P, 906.
Wir haben zwei Gruppen zu unterscheiden. Neuprovenz. befi {befe,
befio, befo^ hefro, katal. bifi)^ embefi^ span. (seit Covarrubias) belfo, pg.
belfo bezeichnen adjektivisch die vorstehende dicke oder hängende
Unterlippe, den vorstehenden Unterkiefer, span., galiz. belfo auch den
Eai^zahn, span. angeblich vom Krummbeinigen, prov. „hässlich'' über-
haupt. Noch der Dicciou. Aut. hält^e/V/ „Spott* und belfo auch formal aus-
einander ; befo tritt erst in den Wörterbüchern auf, nachdem beide un-
tiblich geworden sind. Für den Vokal würde provenzalische Herkunft
am bequemsten sein, die Konsonanz ist unverständlich. Afranz. beffe
früh 12. bis E. 13. Jahrb., beferie einmal 16., prov. befar spät 13. (üb-
lich dort bafa, bafar), ital. beffa, beffare 14. Jahrb. und dauernd, span.
befa und befar in den Wörterbüchern ca. 1600, der Entlehnung aus
dem Italienischen verdächtig, ])ortugiesisch fehlend, heisst immer Posse,
ohne Spuren eines konkreten Sinnes. Labialisierte franz. Formen sind
im 13. Jahrb. biifeor, bufois, buferle, daher unter Einfluss von triife
rückgebildet biife, die von bufe Ohrfeige zu scheiden sind; mit dem
Beginn des 16. tritt auf (s. Gdf. s. v. Bemißer, Dict. gen., Lacurne de
Sie Palaye) und geht dem 17. wieder verloren, beßer, bufler, von dem
man das schon von Diez dazu genannte engl, bafle auch nach der Zeit
ß24 G. Baist
des Auftretens schwer ablösen kann, ohne dass doch das Lautverhält-
uis klar wäre. Sehr wohl möglich, dass die Gruppe überhaupt aus
Frankreich kommt.
Wahrscheinlich, wie man sieht, haben beide Dioge gar nichts mit-
einander zu tun. Trotzdem wird man zweckmässig sie zusammen ver-
zeichnen. Und sich des Umhervermutens enthalten.
Calina.
Gegen Zts. 28, 108 hat Meyer-Lübke ib. 32, 498 und REW. 1516,
1517 das spanische Wort zu caligo gestellt, es bedeute dichten Nebel,
namentlich auf dem Meer. Es bedeutet das nie, ist vielmehr die bei
Windstille und Hochstand der Sonne überhitzte zitternde Sommerluft,
vielmehr ein Land- als ein Seewort. Provenz. fortlebend gleichbe-
deutend calina^ npr. auch calinas zeigt toulousanisch die abweichende
SuffigieruDg calimas, die sich nicht nur ins Katalanische {calima)^ son-
dern auch in das Spanische erstreckt hat, wo der Ausläufer asturisch
calisma verzeichnet ist. Letzterer Ersatz einer ganz seltenen durch
eine seltene hochsprachliche Endung bezeichnet das Lehnwort, ima für
ina wird wohl auch von einer Stelle ausgegangen sein an welcher
-im und •in im Streit standen. Für altfranz. chaline „Hitze" (besser
als „Wärme") verzeichnet Gdf. einmal chalin, vermutlich ein Fehler.
Katalanisch calitja wird von Labernia mit calina übersetzt, die
Defiuition aber lässt vielmehr Entlehnung von caligine annehmen, dessen
eigentliche Bedeutung nach Tommaseo ja der Höhenrauch ist.
Verandah.
Die Herleitung des Wortes aus Indien hat schon bei dem gewissen-
haften Weigand (2. Aufl.) Bedenken erregt, dem die Vorkommen an
der Westküste Indiens und im Malayischen eher portugiesisch zu sein
schienen. Inzwischen ist im Petersburger Wörterbuch veranda aus
einem alten Grammatiker belegt worden, der vor jeder Möglichkeit
europäischen Einflusses liegt. Dem gegenüber aber ist span. baranda
zweifellos älter als die Entdeckungsreisen, es steht wiederholt in der
Crönica de Alvaro de Luna vom Wehrgang; und ebenso hat es schon
längst ßaynouard aus Peire Cardinal belegt. Also ist es aus Süd-
frankreich nach Spanien und Portugal gekommen. Die spirantische
Aussprache des Anlauts ist kastilisch seit dem 16. Jh., in Nordportugal
wohl schon früher möglich, übrigens zeigt malayisch baranda auch für
Portugal noch den älteren Anlaut. Die Engländer haben es wohl aus
den Kolonien, aber von den portugiesischen oder spanischen Herrn,
nicht von den indischen Dienern. Das «tt«? Xeyof-isvov im Sanskrit
aber muss anderweit untergebracht werden.
^\
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon
mit einer Einleitung über seine Überlieferung.
Von
•lakob Fourmann.
Literatur.
(Nur die für die vorliegende Arbeit benutzten Werke sind im folgenden angegeben.)
Brächet, F. Dictionnaire du patois savoyard tel qu'il est parle dans le cauton
d'Albertville. (Albertville 1883.)
Chatelain, Henri. Recherches sur le vers frang-ais au XVi6™e si6cle. (Paris
1908.)
C16dat, L. Le patois de Coligny [Ain] et de Saint-Amour [Jura], in Revue
des patois, p. p. L. Clöciat, I. Grammatik und Glossar. Auf letzteres be-
ziehen sich die im folgenden angegebenen Vokabeln. (== C16d.)
Constantin, A. — D^sormaux, J. Dictionnaire savoyard (Paris- Annecy,
1902). (= Const.)
Degen, W. Die Konjugation im Patois von Cremines (Berner Jura); in „Aus
romanischen Sprachen und Literaturen", Festschrift für H. Morf, S. 97 if
Dur et, Grammaire savoyarde.
Fertiault, F. Dictionnaire du langage populaire Verduno-Chalonnais (Saöue-
et-Loire). (Paris 1896.) (= Fert.)
Gaue hat, L. Encore manducatum-manducatam, in Romania XXVII, 270 — 280;
cf. Zeitschrift für romanische Philologie 23, 351 (Meyer-Lübke).
[Gaudy-Lefort.] Glossaire genevois (Genf 1827).
Gillieron, J. Patois de la commune de Viounaz (Bas-Valais). (Paris 1880.)
Gillieron, J. Petit atlas phou6tique du Valais Roman (Sud du Rhone). (Paris.)
Gillieron, J. Atlas linguistique de la France. (= Atl. ling.)
Girardin, J. Le fribourgeois au XV^^^ne siöcle, in Zeitschrift für romanische
Philologie 24, 199—248.
Godefroy, F. Dictionnaire de l'ancience langue frangaise.
Goerlich, E. Der burguudische Dialekt im XIIL und XIV. Jahrhundert, in
Frz. Studien, VII (auch Sonderabdruck). (= Goerl.)
Horning, A. Zur Lautgeschichte der ostfianzösischen Mundarten, in Zeitschrift
für romanische Philologie XIV, 376 ff.
Jeanjaquet. Un Docnment inedit du fran^ais dialectal de Fribourg au
XVi^™e siecle, in „Aus romanischen Sprachen und Literaturen", Fest-
schrift für H. Morf.
Ledieu, A. Petit glossaire du patois de Dömouin (Picardie). (Paris 1893.)
Levy, E. Provenzalisches Supplementwörtorbuch (zu Raynouard). (Leipzig
1894—1907).
Komauisclie FurseUuugen XXXII. 40
626
Jakob Fourmann
Philipon, E. Phonötique lyoniiaise au XIV«* siöcle, Romania 13, 542 — 590. —
Morphologie du dialecte lyonnais aux Xllle et XIV« sifecles, Romania 30,
213 ff.
Piat. Dictionnaire frangais-occitanien (Montpellier 1893),
Raynouajd. Lexique roman (Paris 1838—1844).
Roussey, Ch. Glossaire du parier de Bournois (Canton de l'Isle-sur-le-Doubs,
arrondissement de Beaume-les-Dames). (Paris 1894.)
Thurot, Cb. De la prononciation frangaise depuis le commeucement du XVIe
si^cle d'aprös les t^moignages des grammairiens (Paris 1881 und 1883).
Für diese Werke wird in der folgenden Arbeit nur der Name des Ver-
fassers angegeben. Dabei wird Constantin nicht besonders genannt, wenn die
nachstehend verzeichneten Abkürzungen für savoyische Ortschaften ihn als
Verfasser voraussetzen.
Zum sprachlichen Vergleich werden in dieser Arbeit Teile der als Bruch-
stück im Schloss von Menthon aufbewahrten alten epischen Legende heran-
gezogen, die sich selbst „roraans, romant" nennt und im folgenden als „Roman"
bezeichnet wird').
Abkürzungen.
Bourg.
= Bourgogne;
Morv.
=
Morv an;
bürg.
= burgundisch;
pik.
=
pikardisch;
Fr.-Cte.
= Franche-Comtfe;
prov.
z=.
provenzalisch;
frz.
= französisch;
sav.
=
savoyardisch ;
germ.
= germanisch;
Verd.-Chal
=
Verduno-Chalnnnais
lat.
= lateinisch;
wall.
=
wallonisch.
lothr.
= lothringisch;
Adj.
= Adjektiv;
Ms.
—
Manuskript;
Adv.
= Adverb;
N., Nom.
=
Nominativ ;
Art.
= Artikel;
0., Obl.
=
Obliquus;
F.
= Femininum;
F.
=
Partizipium ;
Ind.
= Indikativ;
P.P.
=r
Partizip. Praeterit.
Inf,
= Infinitiv;
Pl.,Plur.
^
Plural;
Jh.
= Jahrhundert;
Rubr. n.
=
Rubrik nach;
Konj.
= Konjunktiv;
S., Sing.
=
Singular;
M.
= Maskulinum;
Subst.
=
Substantivum.
mod.
= modern;
Der Bogen '"^ über zwei Vokalen gibt an, dass beide für den Vers nur
eine Silbe bilden ; zwischen zwei Wörtern, dass Elision von Schluss-e des ersten
Wortes stattfindet.
^) S. Lecoy de la Marche, Einleitung zu seiner Ausgabe des Mystöres,
S. XXI f., wo er einen Teil dieses „Romans" wiedergibt. Ein anderer Teil
konnte ebenfalls für diese Arbeit verwertet werden infolge der Gefälligkeit der
Grafen von Menthon und von Vivy (H*e-Savoie). Auf eine eingehende Dar-
stellnng der Sprache dieses „Romans" wurde verziehtet, da das ganze Bruch-
stück nicht zur Verfügung stand.
über die Sprache des Mysteie de S. Bernard de Menthon etc. 027
Der senkrechte Strich | dient in Verszitaten dazu, das Ende eines Verses
anzudeuten-, zwischen zwei Vokalen gibt er an, dass jeder derselben für den
Vers eine Silbe bildet (dass sie also nicht als Diphthong zu sprechen sind);
zwischen zwei Wörtern, dass keine Elision des Schluss-e des ersten Wortes
stattfindet vor vokalischem Anlaut.
Die Zeichen „:" und „r." bedeuten: reimt mit, reimend mit.
Eckige Klammern [] in Textzitaten geben an, dass die von den Klammern
eingefaesten Buchstaben vom Herausgeber des Mysteres in den Text eingefügt
wurden.
„Korr." bezeichnet die vom Herausgeber gegebene Korrektur des Textes.
Nicht näher bezeichnete Korrekturen stammen vom Herausgeber.
Der Akut (') auf lateinischen und phonetisch geschriebenen Vokalen be-
deutet den Hauptton, der Gravis (") den Nebenton.
Die Tilde (~) über Vokalen bezeichnet die Nasalierung.
Ein Punkt unter Vokalen bezeichnet ihre geschlossene, ein nach rechts
geöffnetes Häkchen die offene Aussprache; f ist das sogenannte stumme
(labiale) e; e bedeutet f mit Nachdruck und unter dem Akzent.
a = zu e hinneigendes a;
^ = zu 0 hinneigendes o;
u = deutsches u;
ä = englisches dh;
p = englisches </«;
s = stimmloses s;
z = stimmhaftes s]
X = deutsches ch in „Milch";
s = deutsches sch-^
s
s =: zwischen s und I liegender Laut;
n = mouilliertes w;
i = mouilliertes l; r' = mouUiertes r;
10= Semivokal in französischem loi (= Iwa);
ib = Semivokal in französischem lui (= libi) ;
k\ g^ — k, g vor e, i;
k^, g^ =: k, g vor a, au-,
k^, g" =: k, g vor 0, u.
Abkürzungen für Ortschaften
nach Constantin (nur die im folgenden vorkommenden Abkürzungen werden
hier angeführt). Constantin erklärt seine Abkürzungen folgendermassen: „Tont
monogramme renferme nn chiffre et nne majuscule: l'un repvesente l'arroudisse-
ment et l'autre, le canton. Ainsi 1 T, 2 J, 8 M sont l'abrßviatiou de Thonon,
Saint-Julien, Moütiers. Lorsque la majuscule est suivie d'une minuscule, celle-
ci d^signe une commune ruralc de tel ou tel cantou. Cos lettres sont les ini-
tiales des noms du canton et de la commune. Pour le canton de Genöve, les
monogi'ammes n'ont «.neun chift're: G, Go, Gv.
40-
628
Jakob Fouvmann
Quand on cite plusienrs comraunes de suite appartenant äu meme arron-
dissement, on supprime le chiffre. Ainsi on 6crit: „4 A, Aa, Ab, Ac, Ad,
As, etc. au Heu de 4 A, 4 Aa, 4 Ab, 4 Ac, 4 Ad, 4 As."
Liste der im folgenden zitierten Ortschaften Savoyens.
1. — Kreis Thonon.
1 A Abondance
1 Dl Lully
1 Ab Bernex
1 Dm Massongy
1 B Le Biot
1 E Evian-les-Bains
1 Bm Morzine
1 Em Meillerie
1 B' Boege
1 Ep Saint-Paul
1 D Douvaine
1 T Thonon-lea-Bains
1 Db Ballaison
2. -
Kreis Saint- Julien.
2 A Annemasse
2 Js Savigny
2 Aj Juvigny
2 Jv Valleiry
2 C Cruseilles
2 Ka Arbusigny
2 F Frangy
2 S Seyssel
2 Fe Chaumont
2 Sc Clermout
3. -
Kreis B
onneville.
3 B Bonneville
3 Re Etaux
3 C Chamonix
3 S Sallanches
3 Ca Argentiferes
3 Sd Demi-Quartier
3 Gp Passy
3 S' Samoens
3 J Saint-Jeoire
3 T Taninges
3 Jt La Tour
4.
— Kreis
Annecy.
4 A Annecy
4 A'g Gruflfy
4 Aa Alex
4 A'm Müres
4 Aa" Argonnex
4 F Faverges
4 Ab Balme-de-Sillingy
4 Fd Düussard
4 Ac Chapelle St-Mauiice
4 Ff Saint-Ferr6ol
4 AC" Choisy
4 Fm Montmin
4 Ad Dingy-Parmelan
4 R Rumilly
4 Ag St-Germain
4 T Thönes
4 Aj Saint-Jorioz
4 Tb Balme-de-Thuy
4 AI Leschaux
4 Tc Les Clefs
4 Ap Pringy
4 Tc' La Clusaz
4 Aq Quintal
4 Tg Grand-Bornand
4 As Sevrier
4 Tj Saint-Jean-de-Sixt
4 As' SallenOves
4 T' Thorens
4 Av' Vieugy
4 T'g Groisy
4 A'c Cusy
4 T'o Les Oliiferes
über die Sprache des Mystcre de St. Bernard de Menthon etc.
629
Kreis Chambery.
5 A Aix-les-Bains
5 At Trevignin
5 A' Albens
5 A'e Epersy
5 A'in Mognard
5 C Chambery
5 C Le Chätelard
5 C'e Ecole
5 M Montmölian
Kreis Albertville.
6 A Albertville
6 Ac Contians
6 Am Marthod
6 As St-Sigismond
6 B Beaufort
6 Bv Villard-sur Doron
6 Bq Queige
6 U Ugines
6 Un St-Nicolas-la-Chapelle
7. — Kreis Saint- Jean-de-Maurienne.
7 A Aiguebelle
7 Ag Montgilbert
7 C La Chambre
7 J St-Jean-de-Maurienue
7 Jr Montrichier
7 Lb Bessans
7 M Modane
7 Ma' Avrieux
7 M' Saint-Michel-de-Maurienne
8. — Kreis Moütiers-en-Tarentaise.
8 AI Longefoy
8 Bf Sainte-Foy
8 Bs Seez
8 B' Bozel
8 B'a Les AUures
8 B'm Montagny
8 M Moütiers
8 Ma Les Avanchers
8 Mc Celliers
G Genf;
Kanton Genf.
Go Onex;
Gv Versoie.
Anordnung der einzelnen Paragraphen.
Jeder Paragraph gibt in Kegelform zuerst die Schreibungen für das Pro-
dukt des lateinischen Lautes, die dann durch Beispiele aus dem Texte belegt
werden. Dabei werden zugleich die für die Aussprache wichtigen Reime an-
gegeben, und zwar gilt der Reim nur für das Zitat aus dem unmittelbar vorher
angegebenen Vers, falls nicht durch „und" angezeigt wird, dass weitere Zitate
ebenfalls für den Reim in Betracht kommen ; z. B. „maniere, magniere 958
r. ßevre, 3103, 3356 r. priere, 567 und 3419 r. chiere'^ bedeutet: maniere oder
magniere reimt im Vers 958 mit fievre, in V. 3103 hat es keinen Reim (weil es
im Versinnern vorkommt), in den V.V. 567 und 3419 reimt es mit chierc. An
die Beispiele anschliessend wird versucht, die Aussprache der an der Spitze
des Paragraphen stehenden Schreibungen festzustellen.
ß30 Jakob Founnanii
Über die Überlieferung des Mystere de S. Bernard
de Menthon.
I.
Ausgaben und Handschriften.
Das Mystere de S. Bernard de Menthon wurde nach einer in den
Archiven des Grafen von Menthon (Haufe-Savoie) aufbewahrten Abschrift
des 15. Jahrhunderts herausgegeben von A. Lecoy de la Marche in der
Sammlung der Societe des anciens textes, 1888 (Paris, Librairie de
Firmin Didot & Co.). Diese Abschrift ist aber nicht, wie der Heraus-
geber meint, das einzige Manuskript. Es existiert noch eine Handschrift
aus dem Anfang des 17, Jahrhunderts, von der ich durch die gütige
Vermittlung des Herrn Grafen von Menthon eine teilweise Abschrift be-
kam. Nach einer Korrespondenz mit dem Herrn Kanonikus Frutaz in
Aosta hätte Lecoy de la Marche nur eine der zahlreichen dramatischen
Kompositionen des 15. Jahrhunderts über den hl. Bernhard wieder-
gegeben, die durch die vielen Pilger, die das Tal von Aosta aufsuchten,
kolportiert wurden. Noch heute ist in jener Gegend der Kult des
Heiligen sehr verbreitet.
Lecoy de la Marche spricht in der Einleitung zu seiner Ausgabe von
dem Inhalt des Mysteres und, was damit zusammenhängt, dem Autor,
der Abfassungszeit, den Aufführungen, dem Ausseren des Manuskripts
und gibt eine übersichtliche, nach Szenen geordnete Inhaltsangabe des
Stückes. Für das Folgende sei auf diese Einleitung verwiesen, auf die
besonders einzugehen sein wird, um sie zu verbessern und zu ergänzen;
im übrigen ist die Kenntnis der Angaben von Lecoy de la Marche
in den folgenden Ausführungen vorausgesetzt.
Wie schon angedeutet, hatte mir Herr Graf von Menthon eine
partielle Abschrift einer jüngeren Handschrift des Mysteres leihweise
zugeschickt, und zwar mit der ausdrücklichen Bemerkung, dass mit
der zeitweiligen Überlassung der Abschrift nicht auch die Erlaubnis zur
Herausgabe verbunden sei. Ich habe sie daher für das Folgende nur
so weit benutzt, als ich dadurch nicht gegen die Rechte, die der Herr
Graf sich reserviert hat, zu Verstössen glaubte. So werde ich auch bei
Zitaten im allgemeinen nur eine deutsche Übersetzung geben. Auch
auf eine nähere Untersuchung der Sprache, die fast durchweg schrift-
französisch ist und nur vereinzelte Dialektspuren aufweist, habe ich
verzichtet, da ich keine Kopie des Ganzen zur Verfügung hatte. Die
Metrik wird im Schluss des Abschnitts IV dieser Einleitung behandelt
werden.
Die Teilabschrift umfasst die in dem von Lecoy de la Marche her-
ausgegebenen Manuskript nicht enthaltenen, verloren gegangenen Par-
über die Sprache des Myst^re de S. ßeraard de Menthon etc. 631
tieD, uämlich deu Aufang- des Mystcres und die der Lücke auf S. 70f.
der Ausgabe von Lecoy de la Marche entsprechenden Teile.
Im folgenden ist eine Beschreibung des neuen Manuskriptes ge-
geben an der Hand der Teilabschrift und nach den Angaben des
Grafen von Menthon und des Grafen Pierre de Viry, sowie zweier mir
zur Verfügung gestellten Darchzeichnungen. Dabei wird das von Lecoy
de la Marche gedruckte Manuskript mit M nach dem Aufbewahrungs-
ort Schloss Menthon bezeichnet und das jüngere Manuskript mit B nach
der Bibliothek des Grossen St. Bernhard; es ist im Besitze der chanoines
reguliers von Martigny in Savoyen.
Im Gegensatz zu der Einfachheit von M (cf. Lecoy de Ja Marche
S. XXV f.), das keine Verzierungen und keine dekorierten Buchstaben
aufweist, ist dem Ms. B mehr Sorgfalt in bezug auf das Äussere zuge-
wandt worden. Es enthält eine Anzahl dekorierter Blätter mit farbigen
und ornamentierten Buchstaben. Zeichnungen und Dekorationen sind
bemerkenswert; obschon sie zum Teil ziemlich grob und kunstlos in
grell voneinander abstechenden Wasserfarben ausgeführt sind (rot, blau,
grau, schwarz u. s. w.). Originell sind die Köpfe, die an und in den
grossen gezierten Buchstaben angebracht und manchmal gleichsam an-
einander gewachsen sind. Die Ornamente sind Federzeichnungen, wie
sie gegen das Ende des 16. Jahrhunderts üblich waren und besonders
häufig in den dicken Bänden der Recounaissances feodales in Savoyen
vorkommen. Das Format von B ist 10 : 13,5 cm; manche Blätter sind von
Arabesken, Weinlaub- und Traubenzeichnungeu umgeben, so Fol. 4 und 9.
Das Ms. enthält nach dem Mystere vom hl. Bernhard noch eine grosse
Anzahl von Noels, Weihnachtslieder, die die umfangreichere zweite
Hälfte des Mss. einnehmen. Diese Noels sind in derselben Schrift ge-
schrieben und haben ähnliche farbige Buchstaben wie das Mystere.
Die Abschrift des letzteren endet auf Fol. 112 v°, ein Blatt mit nicht
ausgefüllten, weiss gebliebenen Zeilen, ein Anzeichen dafür, dass die
Vorlage von B den Schluss des Mysteres nicht enthielt. M geht weiter
als B, ist also nicht dessen Vorlage. B schliesst mit den Worten:
A Dieu je vous dict.
Diese Worte scheinen später hinzugefügt worden zu sein, da die Tinte
schwärzer ist als auf den übrigen Blättern des Mss. Die beiden vor-
ausgehenden Verse lauten:
Sainct Nicolas est le droict patron
et Sainct Beroard tient le renom-,
sie entsprechen den VV. 4275/76 von M, das erst 64 Verse später
schliesst.
Am Ende des Manuskriptes B befindet sich ein Inhaltsverzeichnis
nach Fol. 407, in dem der Inhalt von 406 Folia angegeben ist. Dieses
Inhaltsverzeichnis beginnt folgendermassen : Table du pnt (present) livre]
ßg2 Jakob Fourmann
diese Worte stebeu in einer Zeichuinig, die ein schwertdurchbohites Herz
darstellt; darauf folgt: Et premierement La vic de Monsieur S. Bernard
mit einem grossen dekorierten L; das Verzeichnis fährt fort mit der
Angabe: fol. 117 . . .
Vor dem mit 1 numerierten Folium von B befinden ssich noch vier
nicht numerierte Blätter, von denen die Rektoseite des ersten die Be-
merkung trägt: Georgius Perrefus, s± Augusta Renngü Curatus-^ es folgt
eine von derselben Hand stammende Abkürzung, die (wie mir der
Herr Graf Pierre de Viry mitteilt) folgendermassen zu lesen ist: Ao mo
seximo quad"^ tertio (= Anno millesimo sexcentesimo quadragesimo
tertio). Darüber stehen Abkürzungszeichen in der gegen Ende des
16. Jahrhunderts üblichen Form, die weniger genau ist, als in den Jahr-
hunderten vorher. Die Keversseite des ersten Blattes ist unbeschrieben.
Auf der Rektoseite des zweiten steht : La uie de S. Bernard de Menton.
Das L ist gross und mit Zeichnungen geziert; in seinem Schaft stehen
in zwei senkrechten Kolonnen die Worte:
Le
Jean
|)nt
Bap
est
tiste
A
Per
De
ret
vot
diacre
sub
& R
die zu lesen sind (wie Herr Graf Pierrede Viry vorschlägt): Le present est
ä Devot Jean Baptiste Ferret snb diacre et Religienx Die Reversseite
des zweiten Blattes ist leer. Das dritte Blatt enthält auf der Rekto-
seite wieder den Titel: La vie de Monsieur Sainct Bernard mit der
Jahreszahl 1615. Diese Seite ist umgeben von einer Titelblattzeichnung.
Auf der Reversseite beginnt das Personenverzeichnis des Mysteres, das
sich auf dem 4. Blatt fortsetzt und bis zur Zahl 50 gelangt. Dann
kommt eine Lücke, ein Blatt fehlt, und so wird das Personenverzeich-
nis unterbrochen. Alsdann folgt das numerierte Fol. 1 mit der Ein-
leitung zum Mystere.
Aus den Rektoseiten des ersten und zweiten Blattes erfährt man
die Namen und die gesellschaftliche Stellung zweier Besitzer von B.
über die Sprache des Mystfeie de S. Rertiard de Menthon etc. 633
„Georges Perrel dstait eure de St-Remy; Jean Baptiste Perret n'etait
que sons-diacre et religieux, probablement a l'hospice du g-rand St-Bcr-
nard. (Un des cantiqnes de la fin du mauuscrit commence par uiie
lettre ornee avec enroulement de ruban sur lequel est ecrit: Joannes-
Baptista Perretus, canonlciis montis-Jovis). La date de 1615 mise au
frontispice correspond ä Jcan-Baptiste; celle de 1643, ä Georges. Ce
dernier etait jieut-etre le neveu du i)remier et avait berite le manuscrit
de son oncle. II y porta, sur la premiere page de garde, sod nom et
la date de sa prise de possession" (Couite de Viry). Das Ms. gelangte
schliesslicb in den Besitz des Malers Joseph Favre, der es 181>9 der
Bibliothek des Grossen St. Bernhard schenkte, wie die Bemerkung am
Schluss des Mss. lehrt: Donnee par AI. Joseph Favre, peintre, d la
ßibliotheque du grand St-Beinard. Äoste^ Novembre 1899.
II.
Inhalt nach B.
Anschliessend an obige Bemerkungen ist der Inhalt derjenigen Partien
in B anzugeben, die nicht in M enthalten sind. B hat zwei Einleitungen,
von denen die erste eine für Leser bestimmte Bucheinleitung, die zweite
ein für den Vortrag berechneter Prolog ist (siehe unter III). Die erste
spricht von der Abstammung des Heiligen, dem Stande und den Eigen-
schaften seines Vaters Richard von Menthon, von der Herkunft seiner
Mutter Bernoline de Duingt, von seiner Flucht am Tage seiner ihm
aufgedrängten Hochzeit nach Aosta, wo er Kanonikus und Archi-
diakon wird, um schliesslich die Teufel von den Bergen Mont-Joux
und Colonne-Joux (Grosser und Kleiner St. Bernhard) zu vertreiben und
daselbst zwei Spitäler zu gründen, die er der Verwaltung von chanoines
reguliers unterstellt. Dann werden die Obliegenheiten dieser chanoines
aufgezählt, ihre Liebestätigkeit gelobt, und daran schliesst sich die Bitte,
das Werk der Nächstenliebe des Heiligen zu unterstützen. Der Schluss
dieser Einleitung fehlt; Fol. 3 ist aus dem Ms. herausgerissen. Als Vor-
lage kommt Richard de la Val d'Isere (Acta Sanctorum Junii, II,
1074 tf.) in Betracht (cf. Einleitung von Lecoy de laMarche, p. HflP.; XX).
Hiernach beginnt auf Fol. 4 die zweite Einleitung, die wie andere
Mysteres aus dem 15. Jahrhundert mit einem Spruch aus der Liturgie
eröffnet wird, an den sich die Ankündigung des Themas schliesst;
darauf wird die Genealogie des Heiligen gegeben, die vollständiger ist
als in der ersten Einleitung. Der hl. Bernhard stammt aus edlem Ge-
schlechtc; sein Vater war Richard, ein weithin geachteter Ritter; die
Mutter war Bernoline de Duingt, die von Ol i vier, dem Pair Karls des
Grossen abstammte; schon in seiner Jugend zeigte sich Bernhards
634 Jakob Foiiriuann
ausseri^ewübnlicbe Begubimg- und Frömmigkeii; seinen Eltern war er
sehr gehorsam; sein Pate war sein Onkel Beruard de Beaufort. Seinen
Studien lag er in Paris ob, wo er Doktor der Tbeologie {en la loij
divinne ; an der korrespondierenden Stelle nach Riehard de la Val
d'Isere steht: Professor eximius in sacra Theologid) wurde; er lernte die
sieben freien Künste, und in der heiligen Schrift war er wohl be-
wandert. Seine einzige Sehnsucht ging dahin, Gott zu dienen, und auf
Eingebung des hl. Geistes wandte er sich nach Aosta, wo er in den
Kirchendienst eingeweiht wurde; bald wurde er Kanonikus und kurz
darauf Archidiakon: als solcher exorzierte er die Juppiterstatue auf
dem Mont-Joux und vertrieb die Teufel daselbst. Sein Leben w^ar ein
heiliges. Er hat die Gegend von Aosta mit Wundern beglückt. Zu
Novara, im Kloster des hl. Laureutius, erkrankte und starb er. Ein
besonderes Verdienst erwarb er sich durch Gründung der Hospize auf
dem Mont-Joux und dem Berge Colonne-Joux. Das Kloster auf dem
Mont-Joux ist noch heute sehr nötig, da es den armen Pilgern zu jeder
Jahreszeit beisteht. Aus diesem Grunde poll auch der Heilige geehrt
werden, dem mau diese Gründung verdankt; und daher soll man Gott
danken und ihn bitten, uns in das himmlische Jerusalem zu führen . . .
Darauf folgen noch einige fromme Ermahnungen; der Schluss besteht
in der Verheissung des Paradieses, wohin wir unter den bekannt ge-
gebenen Bedingungen gelangen können avec U Pere. le filz, et le Sainct
Esprit. Ainsi soit ill Diese Einleitung reicht bis Fol. 8 inkl.
Alsdann beginnt die eigentliche Handlung, die sich in dem (in M
fehlenden) Anfang in vier Szenen abspielt, und zwar abwechselnd in
Paris und auf dem Schlosse Menthon.
I. Szene. Paris. Fromme Unterredung zwischen dem hl. Bernhard
und seinem Lehrer. Dieser zieht Vergleiche zwischen dem tätigen und
dem beschaulichen Leben, von denen das erste gefährlich, das zweite
dagegen ein glückseliges ist. Auf die Frage seines Schülers, wie er
sich am besten dem beschaulichen Leben widmen könne, rät ihm der
Lehrer, dem Beispiele des hl. Nikolaus zu folgen, zu dem sich Bernhard
auch sofort hingezogen fühlt und den er neben der Jungfrau Maria zu
seinem Patron erwählt; er gibt seinen Willen kund, sich dem Dienste
Gottes zu widmen. Sein Lehrer macht ihn aber auf seine Pflichten
den Eltern und seinem Stamme gegenüber aufmerksam, indem er ihm
zu bedenken gibt, dass er der einzige Sohn sei, worauf Bernhard sich
dem Schutze des hl. Nikolaus empfiehlt, der ihm den richtigen Weg
zeigen soll.
H. Szene. Schloss Menthon. Kichard von Menthon und seine
Gemahlin Beruoline beschliesseu, ihren Sohn aus Paris zurückzuberufen;
er habe jetzt genug studiert, er sei Doktor in der Wissenschaft, klug
über die Sprache des Mystere de S. Beruard de Menthon etc. 635
uud tugendhaft, es sei Zeit, dass man den einzigen Erben verheirate.
Der Bote Menthon zieht daher nach Paris.
III. Szene. Paris. Während Bernhard seiner Sehnsucht Ausdruck
gibt, etwas aus der Heimat zu hören, nähert sich der Bote Menthon,
der dem Docteur und seinem Schüler die Griisse vom Grafen von
Menthon bringt und zugleich die Botschaft, Bernhard solle sofort nach
Hause kommen. Bernhard, für den ein sofortiger Aufbruch eine Unter-
brechung in seinen Studien bedeutet, fragt seinen Lehrer um Rat, der
ihn auf die Pflicht des Gehorsams seinen Eltern gegenüber aufmerksam
macht und ihn so zur Abreise nach Schloss Menthon bestimmt.
IV. Szene. Schloss Menthon. Nach vorheriger Anmeldung durch
Menthon begrüssen Bernhard und sein Lehrer den Seigneur Richard
und Dame Bernoline. Der Docteur erstattet nun dem Schlossherrn
Bericht über den Studiengang und die Erfolge seines Sohnes ; Richard
ist mit ihnen sehr zufrieden und gibt seine Zufriedenheit durch ein
reiches Mahl mit Tafelmusik kund. Unter vier Augen mit ihrem Ge-
mahl spricht dann Frau Bernoline den Wunsch aus, Bernhard zu
verheiraten. Der Schlossherr teilt seinem Sohne den Wunsch der
Mutter mit und macht ihn auf die Notwendigkeit des Schrittes auf-
merksam: er sei der einzige Erbe und füglich der Stammhalter des
Geschlechtes. Bernhard bittet um Bedenkzeit. — Hier setzt das ältere
Ms. M ein. Der Vater drängt, der Sohn bittet wieder und wieder um
Bedenkzeit, und auf weiteres Dräugen hin erklärt er seine Absicht,
sich dem Dienste Gottes zu widmen, worauf Richard den Docteur be-
schuldigt, seinem Sohne „diese Hirngespinste" in den Kopf gesetzt zu
haben, was der Docteur jedoch von sich abweist mit der Bemerkung,
er habe Beruhard auf seine Pflichten als Stammhalter eines grossen
Geschlechtes aufmerksam gemacht. Nun verlangt Richard kategorisch
von seinem Sohne, er müsse heiraten, worauf sich dieser dem väter-
lichen Willen unterwirft. Darauf erhält der Bote Menthon den Auf-
trag, den Ritter Bernard de Beaufort und den Seigneur de Duingt,
den Schwager des Grafen, zu rufen. Die weitere Inhaltsangabe nach
dem Ms. M siehe Einleitung von Lecoy de la Marche S. XXV. —
Die der Lücke auf S. 70 f. in der Ausgabe von M entsprechende
Stelle ist in B zuerst eine Paraphrase des lateinischen Hymnus auf den
hl. Nikolaus. Darauf wendet sich dieser an die Mutter Gottes, die nun
seinem Schützling Vorwürfe darüber macht, dass er sich eine andere
Braut neben ihr ausgesucht habe. Nikolaus entgegnet, Bernhard habe
dies nur aus Gehorsam gegen seinen Vater getan, worauf die Jungfrau
ihm ihre Hilfe verspricht unter der Bedingung, dass er ihr treu bleibe.
Darauf wendet sie sich an Gott, der ihr seine Hilfe zusagt. Nikolaus
wird dann zu Bernhard geschickt mit dem Auftrag, ihm zu befehlen,
sofort nach Aosta zu gehen, wo er den Archidiakon Pierre finden
636 Jakob Fourmann
werde, Dach desöcu Weisiiugcn er sich zu richten habe, Nikolaus
führt diesen Auftrag aus und verspricht seinem Schützling auf immer
seinen Beistand. Bernhard ist entschlossen, dem göttlichen Befehle
Folge zu leisten, und schreibt den Abschiedsbrief an Eltern, Verwandte
und Braut, in dem er ihnen seinen Entschluss mitteilt, nie zu heiraten,
sondern einzig und allein seinem Seelenheil nachzugehen. Unterdessen
geht der hl. Nikolaus zu dem Archidiakon Pierre in Aosta, dem er die
Erhörung seiner Bitte verheisst; er spricht zu ihm von Bernhard
von Menthon, der nach Aosta kommen werde. — Hier setzt Ms. M
wieder ein (V. 1603 if.); den Rest des Inhalts siehe in der Einleitung
von Lecoy de la Marche S. XXVII fif.
IIL
1. Yerhältnis der beiden Prologe in B zueinander und zum
ganzen Mystfere.
Auf der sechsten nicht numerierten Seite der Handschrift B gibt
der Kopist ein Personenverzeichnis, wie er es gefunden hat im registre
vievx\ an erster Stelle steht: Le Prologue, Daraus folgt, dass das
Myst^re tatsächlich einen Prolog hatte.
Für die beiden Einleitungen der Handschrift B (cf. unter H) sind
Vorlagen die Vita nach Richard de la Val d'Isfere und die Sequenz
(cf. Einleitung von Lecoy de la Marche S. XX). Hauptvorlage ist
Richard de la Val d'Isere, die Sequenz kommt nur in Frage für die
erste Einleitung.
Im grossen und ganzen geben beide Einleitungen dasselbe und
decken sich manchmal sogar im Ausdruck. So, wenn es heisst:
ä Dieu servil- il east sa voye dressöe
in der ersten Einleitung (Fol. 1 v" 19) und
k Dieu servir il mettait sa eure
in der zweiten (Fol. 5 v" 14);
fust enseignie aux Offices divins
in der ersten Einleitung (Fol. 2 r" 3) und
au divin office fust enseignie
in der zweiten (Fol. 6 r" 6);
lilec toutes maniöres de gents son lepeus
erste Einleitung (Fol. 2 v" 9) und
. . . sont logös ...
touttes maniöres de gens
zweite (Fol. 7 v» 6fif.).
über die Sprache des Myst^re de S. Bernard de Menthon etc. ßp»?
Aus dem Gesagten ist zu schliessen, dass eine der beiden Einlei-
tungen von der anderen abhängig ist, und zwar ist die erstere von einem
späteren Schreiber, wahrscheinlich dem Kopisten von B (wie im folgen-
den zu zeigen ist), dem von ihm abgeschriebenen Mystere vorangestellt
worden, während die zweite Einleitung als Prolog zum Mystere und
als von dem Autor desselben herstammend zu betrachten ist, also den
Prolog darstellt, den der Kopist im regidre vievx gefunden hat. Den
Beweis für diese Ansicht geben die folgenden im einzelnen nachher zu
erörternden Punkte:
a) Sowohl die erste wie die zweite Einleitung hat dieselbe Quelle
(Richard de la Val d'Isöre). Die durch Vergleich beider Einleitungen
zu ermittelnden Angaben der ersten Einleitung, die nicht in der
zweiten enthalten sind, finden sich sämtlich im Mystere (in der Hand-
schrift M), so dass sie aus diesem herübergenommen sein werden und
nicht unmittelbar aus Richard de la Val d'Isere. Dagegen findet
sich eine Anzahl Angaben in der zweiten Einleitung, die weder in
der ersten noch auch im Mystere stehen, die vielmehr direkt aus Richard
de la Val d'Isere genommen sind. Daraus folgt, dass das Mystere und
die zweite Einleitung in B, da sie unmittelbar auf derselben Vorlage
beruhen, denselben Verfasser haben, während die erste Einleitung,
deren Angaben aus dem Mystere stammen, einen späteren Verfasser
voraussetzt.
b) Die zweite Einleitung hat Schreibfehler, die bekunden, dass sie
eine Abschrift ist; die erste dagegen ist fehlerfrei; es ist daher anzu-
nehmen, dass ihr Schreiber auch ihr Verfasser ist, d. h. der Kopist der
Handschrift B ist der Autor der ersten Einleitung, mithin stellt die
zweite Einleitung die ältere dar.
c) Die zweite Einleitung gibt als Gewähr für ihre Angaben mehr-
mals die legende (d. h. die Legende des Heiligen nach Richard de la
Val d'Isere) an, wie auch der Intermede im Mystere selbst, was die
erste Einleitung aber nicht tut.
d) Die zweite Einleitung ist für die Rezitation bestimmt und ganz
im Tone der im 15. Jahrhundert üblichen Prologe gehalten, während
die erste Einleitung sich selbst als zur Lektüre bestimmt kundgibt,
demnach eine für Leser berechnete Bucheinleituug darstellt und sich nicht
als integrierenden Bestandteil der dramatischen Dichtung betrachtet.
Diese vier Punkte sollen im folgenden genauer erörtert werden.
a) Wie schon angedeutet, ist der Gang der Erzählung in beiden
Einleitungen streng parallel. Nur ist die erstere kürzer gehalten und
erzählt die Begebenheiten mehr chronikenmässig, während die zweite,
längere, sich mehr in Reflexionen bewegt nach Art der sonstigen Pro-
loge in unserem Stücke, besonders des Epiloges zur zweiten Journöe,
ß38 Jakob Fourmann
der das Stück abschliesst. Die erste ist insofern vollständiger, als sie
die Hochzeit und Flucht des bl. Bernhard erwähnt, was die zweite Ein-
leitung übergeht, indem sie nur erzählt, dass er auf Eingebung des
hl. Geistes nach Aosta gegangen sei. Diese vollständigere Notiz kann
jedoch aus dem Mystere selbst von einem jüngeren Schreiber herüber-
genommen worden sein. — Die erste Einleitung enthält noch eine
weitere Angabe, die nicht in der zweiten vorkommt, wenn sie sagt,
dass Bernhard von einem Archidiacre, einem bon Seigneur, unterrichtet
worden sei; die zweite Einleitung spricht nur allgemein von einer Unter-
weisung Bernhards im göttlichen Dienste zu Aosta. Diese Angabe, die
Richard de la Val d'Isöre entnommen ist (vgl. die Stelle, wo dem hl.
Bernhard der Rat des ehrwürdigen Pierre versprochen wird: Petri
archidlaconi honitatem prqfessus, qui te in Ulis votis perficiendis yerfecte
diriget), steht auch im Mystere selber, vgl. B Fol. 45 r" Iff:
. . . la citte
lä Oll vous treuverez
l'Archidiacre qne Pierre est nomme
qui vous enseigneraz la mariniere
et Testat de genta d'esglise;
auch die Angabe, dass er ein „guter Herr" sei, findet sich im Stücke
selber, z. B. wenn V. 1632 der Landmann dem hl. Bernhard zur Ant-
wort gibt:
Mais OD dist quil est bien prodon (sc. l'archidiacre).
Eine weitere spezielle Angabe der ersten Einleitung, die sich nicht in
der zweiten findet, ist der Name der Braut, Marguerite, der jedenfalls
dem Mystere entnommen ist. Noch eine Notiz hat die erste Einleitung,
die der zweiten fehlt und die aus der Sequenz des hl. Bernhard stammt,
nämlich die Stelle Fol. 2 v" 5 ff.:
Appres vous y treuverez le procureur
qui a Charge comme gouverneur
de distribuer vivres au cusinier
pour les pauvres passants subvennir;
Vgl. dazu die Sequenz: Procurator numquam latet propinans cibaria.
Diese Stelle einzufügen war für den Kopisten leicht, da vorauszu-
setzen ist, dass die Bernhardsequenz unter der Geistlichkeit Savoyeus
allgemein bekannt war. Andere Stellen der ersten Einleitung, die
offenbar nach einer der genannten Vorlagen gegeben sind, befinden
sich auch in der zweiten Einleitung, so dass sie weder für die Ursprüng-
lichkeit der einen noch der anderen sprechen. Solche Stellen sind z. B.
Fol. 2 v" 14 der ersten Einleitung:
. . . ceste maison
qui est ouvevte ä toiittes salsous
über die Sprache des Mystere de S. Bevnard de Mciithon etc. (339
und Fol. 7 V" 7 der zweiten:
Soit eil yvcr coiiime cn este;
Vgl. die Sequenz: lUa domus ^cmper patet; ferner Fol. 1 v" 17 der
ersten Einleitung-: Bernhard war auf nichts anderes bedacht
sinon pour obeir ä son p6rc et uiere
und in der zweiten Fol. 5 v*'2ff. :
a son seignieur moiiis (?) ü sa dauie
Jamais ne fust desobeissaut;
A son seigneur pere obeist humblemcnt
et de sa möre fist le commandeinent;
beide Stelleu sind die Paraphrase des bei Richard de la Val d'Isere
gegebenen nndtuni ohoedientem, bezw. des in mehreren Manuskripten
stehenden domino pafri sito niatriqne humiliter obedivit. Ferner sind
die genealogischen Angaben zum grossen Teil gleicher Art in beiden
Einleitungen. Nur ist die zweite Einleitung hier vollständiger und
führt Begebenheiten an, die nicht in der ersten Einleitung und nicht
im Mystere stehen, sondern nur von Richard de la Val d'Isere darge-
boten werden, woran man merkt, dass der Verfasser dieser Einleitung
Tatsachen mitteilen wollte, die das Mystere selber nicht hat, gerade
wie in dem Epilog der zweiten Journee solche Begebenheiten angeführt
werden, die im Mystere nicht behandelt wurden bezw. nicht behandelt
werden konnten, in der Absicht, in didaktisch- epischer Form die dra-
matische Erzählung des Mysteres zu ergänzen und so den Zuhörern
ein möglichst vollständiges Bild vom Leben des Heiligen zu geben.
Dasselbe kann man nicht von der ersten Einleitung sagen, da sie nur
solche Tatsachen wiedergibt, die man aus dem Mystere selbst erfährt.
Als Beispiel hierfür mögen folgende Stellen dienen, die nicht in der
ersten Einleitung stehen. Die zweite Einleitung nennt den Stamm-
vater des Geschlechts von Duiugt, welchem die Mutter Bernhards an-
gehört, nämlich Olivier; die Stelle lautet: (Fol. 5 r°2):
. . . daiue Bernollinne
De Duin noble parentiie
L'on ne seaurait raieux Dire
car par verite je peux dire
Que d'Olivier preux et hardy
De part mere sans contredict
Sainct Bernard si fenst sorti.
Vgl. Richard de ia Val d'Isere: conceptus fitit in utero le(jitimac uxoris
snae, inclilne Bcr)io!lnae de Duyno, ortae ex proscqyia /7/nsfr/s Oliverlif
ß40 Jakob Fourmariu
ex paribus Francormn. Diese Angabe steht nicht im Mystere. Ferner
Fol. 5 r" 13:
Car j'ai treuve avant qu'il fuat ne
II fust desja sanctifi6;
die Stelle, wo der Verfasser diese Angabe gefunden hat, findet sich
bei Richard de la Val d'Isere: I?i ipso namque utero inclitae BernoUnae ...
sanctificafus et natiis est. (Wegen Änderung des handschriftlichen
illumine in ne s. weiter unten in diesem Abschnitt.) Dann ist die Ge-
schichte der Kindheit Bernhards nach der Erzählung von Richard de
la Val d'Is6re in kürzerer Form wiedergegeben in der zweiten Ein-
ifclcUng; in deutscher Übersetzung lautet die Stelle in derselben folgender-
massen: „Seine ganze Kindheit gibt den Beweis dafür, dass er von
Gott dieses \ orrecht hatte (nämlich von Geburt an schon geheiligt zu
sein); für die Tugenden war er sehr begabt in seiner Kindheit; unter
den Jugendlichen könnte mau wohl keine Kinder finden, die mehr Ver-
stand hätten". Auch diese Stelle fehlt im Mystere. Ferner ist die Be-
zeichnung des Vaters des hl. Bernhard (Fol. 4 v" 3) als monlt notable
chevallier die Übersetzung von ordine militari insignitum der Biographie
Richards. Ebenso ist Fol. 5 r" 21 und 5 v" 1:
perseverant fust humblemcnt
au Service de Dien puissant
die Übertragung von in sanctitate persittens; ferner ist die Stelle Fol. 5
v" 6 und 7 (in deutscher Übersetzung): „Bernhard von Beaufort war
sein Pate und hielt dieses Kind über die Taufe" eine Übertragung des
lateinischen: tentus in baptismo etlevatus per Bernardum militem, dominum
Bellifortis, eins patrinum. Desgleichen ist die Geschichte seiner Studien-
zeit^ die in deutscher Übersetzung folgendermassen lautet: „Zu Paris
studierte er und wurde ein sehr gelehrter Doktor; im göttlichen Rechte
wurde er unterrichtet, und er erlangte gründliche Kenntnisse in den
sieben freien Künsten; von der heiligen Schrift war er erfüllt", die
Übertragung von: stadiosus valde^ magistratus in Septem artibus, et post
in divinis stndiis generalibus per successus temporum Doctor utriusque
juris, postremo Professor eximius in Sacra theologia^ non cessabat verba
Dei praedicationibus enarrare. Für die angegebene Stelle vergleiche
man auch Fol. 17 r" 11 ff., wo der Docteur dem Vater seines Schülers
Rechenschaft gibt von dem Studiengang seines Sohnes: „Doktor im
Recht ist euer Sohn und in der heiligen Theologie, und von den sieben
freien Künsten wird er ein gut Teil mehr wissen als ich jetzt." Ferner
ist Fol. 7 r" 5 ff., wo von dem Tode des Heiligen zu Novara im Kloster
des hl. Laurcntius die Rede ist, wo er „nach der Legende" (comme la
legende le dit) sein Grab auserwählte, parallel zu dem lateinischen
Text des Richard: Cuius corpus sepultum est in devota ecclesia famosi
über die Sprache des Mystfere de S. Bernard de Menthon etc. G41
monasterü S. Laurentii Diaconi iuxta muros civitatis Novariensis ; cf.
VV. 4321 ff. (Epilog):
. . . le Corps
de sainct Bernard, qui est dehora
Le pais, en la Lombardie
A Novarre, ou fenist sa vie.
Diese Angaben finden sich, wie gesagt, nicht in der ersten Ein-
leitung. Zum Teil ergänzen sie, wie die übrigen Pro- und Epiloge auch,
die dramatische Handlung. Das soll der Prolog bezw. der Epilog nach
Absicht des Autors, der in VV. 4199 ff. den meneur sagen lässt:
Messeignieur, actend6s an po:
Se vous dirons de la legende
Le surplus. Ung n'a peu coinprendre
En cestuy jeu tonte l'ystoyre.
Pour la briesvetß de la memoyre,
Avons ceste ystoire abergiez,
Et sembleinent avons queuliö
La partie plus evidente;
Car je cuyde, scelon m'entente,
Que de .VIIL jour ung n'eut concleu
Entierenient trestout le jeu.
Also weil es nicht möglich ist, im Drama das ganze Leben vorzuführen,
soll der Pro- bezw. Epilog die Vor- bezw. Nachgeschichte zu der Hand-
lung selbst geben und Ereignisse episch-didaktisch erzählen, die im
eigentlichen Mystere nicht berücksichtigt werden konnten.
b) Ein weiteres Element, das für die Ursprünglichkeit der zweiten
Einleitung zeugt, sind die in ihr vorkommenden Schreibfehler, die zeigen?
dass wir es mit einer Kopie zu tun haben, während Schreibfehler in
der ersten Einleitung nicht vorkommen. In der zweiten Einleitung
entstellen diese Schreibfehler geradezu den Sinn; so z. B. wenn es heisst:
Car j'ai treuvö avant qu'il fust illumine
II feust desja sanctifie,
wo das illumine statt ne auf der Identität des nS mit der letzten Silbe
von illumine beruht und auf das Vorkommen dieses illumine am Schluss
des vorhergehenden Verses zurückzuführen ist, wodurch das Auge des
Schreibers getäuscht w^irde, so dass er das Schlusswort dieses Verses
illumine statt ne setzte; auch die schon zitierte lateinische Vorlage
dieser Stelle zeugt für ne: sanctificatus et natus est. Ferner sind
manche Wiederholungen auf die Zerstreutheit des Schreibers zurück-
zuführen; so wenn in drei aufeinander folgenden Versen der Satz:
que chascung Ventende zweimal vorkommt; ebenso Unverständlichkeiten
im Text, wie z. B. Fol. 5 r" 1:
Romanische Forschungen XXXII. 41
ß42 Jakob Fourmann
Car de Menton si tennait la baronnie
qui fust dame Bernollinne
Dö Duin . . .,
WO offenbar ein Vers übersprungen ist, der auf das folgende qui fust
dame Bernollinne vorbereiten sollte. Ein Schreibfehler liegt wohl auch
vor Fol. 6 rM ff. :
Remply fust du Sainct Esprit
qui doucement L'IUuminast
Tant que en Aouste estant conduict
qui sainctement il vesquit,
was wohl heißsen sollte: oü sainctement il vesquit. Desgleichen ist ein
Wort einzuschieben in Vers 9 von Fol. 8 r":
que La chose plus dissolue
de mal en bien convertie,
statt de mal en bien fust convertie. Die erste Einleitung hat solche
Mängel nicht; man kann daraus den Schluss ziehen, dass der Schreiber
der ersten Einleitung ihr Verfasser war, dass mithin die erste Einleitung
ein Produkt des Jahres 1615 ist.
c) Ein Vergleich zwischen der ersten und zweiten Einleitung bezw.
Prolog mit den übrigen Pro- und Epilogen spricht zugunsten der Ur-
sprünglichkeit der zweiten Einleitung. Wie dort, gibt in der zweiten
der meneur häufig als Gewähr für seine Worte die Ugende an, was
nicht in der ersten Einleitung der Fall ist. So z. B.
Fol. 5 r" 13: Car j'ai treuv^ . . ., sc. dana la legende;
Fol. 6 v" 14: . . . en aa 16gende pourront voir plusieurs;
Fol. 7 r" 13 und 14: comme sa legende le dit;
sa legende faict utention;
Vgl. den Intermede in M
V. 3740 En sa legende est r6cit6;
den Epilog
V. 4200 Se vous dirons de la legende
le surplus . . .;
4277: En sa 16gende regardö.
d) Ferner ist die Ausführung der ersten Einleitung kürzer und
chronikenmässiger als die der zweiten, in der die Belehrung einen
grösseren Raum hat; ihr Ton, ihre Anlage passt besser zu den übrigen
Pro- und Epilogen. Wie dort merkt man, dass der meneur zum Volke
spricht. So gebraucht er gleich auf der ersten Seite dieser Einleitung
dreimal des Wort reciter: Je vous veux recitter^ il sera recifS^ reciter
vous voulons en maternel langage. Dieser Konversationston, dieses An-
reden der Zuhörerschaft kommt in der ersten Einleitung erst gegen
Schluss vor, wo der Schreiber um Almosen für das Kloster bittet, eine
über die Sprache des Mystfere de S. Bernard de Menthon etc. 64?»
Parallele zu dem Schlussepilog', Ja, wir erfahren geradezu, dass die
erste Einleitiiog nicht für eine Zuhörerschaft geschrieben ist, sondern
für Leser, aus Vers 16 des Fol. 2 v". :
peu ä peu en lisant vous trouverez . . .
Die erste Einleitung ist am Anfang des 17. Jahrhunderts geschrieben,
wo die Blütezeit der Mysteres vorbei war, so dass für J-B. Perret das
Mystere de S. Bernard de Menthon gleichsam nur mehr ein Lesedrama
war, während die zweite Einleitung- eine Zuhörerschaft voraussetzt.
Die erste Einleitung macht überhaupt mehr den Eindruck eines ausge-
führten und erklärten Titels, ohne dass der Einleitungssatz ein Haupt-
verbum hätte: „Das Leben des glorreichen Freundes Gottes, des
hl. Bernhard, welcher ein Sohn des Eichard von Menthon war" etc.,
ohne Hauptverbum. Die zweite Einleitung- dagegen ist in der Form
der im 15. Jahrhundert üblichen Prologe gehalten. Eingeleitet wird sie
durch die Übertragung einer Psalmstelle, die so frei ist, dass man
zwischen mehreren Stellen schwanken kann. Die französische Stelle
lautet:
Dieu tout puissant, roy glorienx
par sa boute si nous deffende
contra les cruelz enemis
De leurs desseins nous veuillie garentir.
Die in Betracht kommenden Bibelstellen sind folgende: Ps. 70, 4:
Dens meus eripe nie de manu peccatoris, et de manu contra legem
agentis et inigui. Ps. 42, 1 : Jiidica me, Deus^ et discerne causam meam
de gente non sancta; ab homine biiquo et doloso [eriie me. Ps. 17, 48
und 49: Liberator meus de mimtcis meis iracundis. Et ab insurgenti-
bus in me exaltabis me ; a viro iniqiio eripies me. Ps. 140, 9: Custodi
me a laqueo., quem statuerunt mihi: et a scandalis operantium iniqui-
tatem. Ps. 139,5: Custodi me, Dom ine, de manu peccatoris: et abhomi-
nibus iniquis eripe me.
Der Anfang: Dieu tout puissant, roy glorieux kommt in der Liturgie
oft vor und begegnet auch häufig in ähnlichen Bibelstellen, z. B.
Tobiae 13, 4: Quia non est alius deus otnnipotens; cf. auch Judith 16,7:
Esther 13, 9; 16,21; Apocalypsis 4, 8^ 11, 17 etc., s. Concordantia der
hl. Schrift. Dieser Anfang kommt aber auch zu Anfang der Vita nach
Richard de la Val d'lsere vor: Deus virtutum, rex gloriae. Auch das
Ende dieser Einleitung ist eine Stelle aus der Liturgie, ähnlich wie in
mehreren Miracles de Notre Dame, wie z. B. im Miracle de la Nativit^
Nostre Seignieur Jhesu Christ. Die betr. Schlusstelle in unserer Ein-
leitung ist die Anrufung der Dreifaltigkeit. Sie kommt auch vor in
der Einleitung der Vita nach Richard: Deus Virtutum rex gloriae,
sanctissima Trinitas; Pater omni potentia ; Filius cui omnis sapientia,
Spiritus sanctus.
41*
64 i Jakob fouimann
Nach dem Gesagten wird man anzunehmen haben, dass die erste
Einleitung nicht ursprünglich ist, dass dagegen der zweiten diese
Eigenschaft zuzustehen ist, so dass sie den Prolog für die erste Journee
des Mysteres darstellt und mit dem Prolog, den der Kopist von B im
registre vieux gefunden hat, identisch ist. Auch die Handschrift M hat
diesen Prolog gehabt, wie in diesem Paragraphen am Schluss des
zweiten Abschnittes noch gezeigt werden soll.
2. Verhältnis des Mystereanfanges in B zum Myst^re in M. —
Verhältnis der beiden Handschriften M und B zueinander.
Wie die zweite Einleitung in B als Prolog zur ersten Journee an-
zusehen ist, so ist auch anzunehmen, dass der unmittelbar an diesen
Prolog sich anschliessende Anfang der dramatischen Handlung in B
vom Autor des übrigen Teiles des Mysteres stammt, also auch in der
Handschrift M, der der Anfang fehlt, gestanden hat. Zwar meint Lecoy
de la Marche, dass nur wenige Verse zu Anfang fehlen können (cf.
seine Einleitung p. XXHI und Anmerkung zu V. 1), da die Handlung
keine grössere Szenenreihe vermissen lasse. Aber der Herausgeber
von M hat B nicht gekannt. Der Beweis kann erbracht werden, dass
der Anfang der Handlung nach B für die Originalhandschrift voraus-
zusetzen ist, und durch rein äusserliche Vergleichung der Handschriften
M und B kann mit grosser Wahrscheinlichkeit gezeigt werden, dass
auch M jenen Mystereanfang und den zweiten Prolog hatte.
Betrachtet man den Anfang des Mysteres, wie er uns vorliegt in
der Ausgabe von Lecoy de la Marche, so kommt man zu folgender
Erkenntnis: Es müssen Verse vorausgegangen sein, die den Heirats-
vorschlag des Grafen von Menthon enthielten; denn V. 7 ff. bittet
Bernhard um Bedenkzeit, um die er nur bitten kann, wenn er weiss,
um was es sich handelt. Diesen Vorschlag finden wir in den unmittel-
bar vorausgehenden Versen in B. Zum besseren Verständnis der folgen-
den Ausführungen sei der Anfang der Szene nach B hier in freier
Übersetzung wiedergegeben (Fol. 18, r" 14ff.). Der Graf von Menthon
sagt: „Kaum kann ich mich halten vor Lachen; daran zu denken macht
mir wirklich Spass, so wahr mir Gott helfe! Komme einmal her, Bern-
hard, und auch Ihr, lieber Doktor! Ich möchte gern mit Euch reden."
Bernhard: „Herr Vater, hier bin ich: ich bin ganz Ohr!" Graf
vonMenthon: „Bernhard, ich habe Euch etwas mitzuteilen: es handelt
sich um ein Thema, für das Eure Mutter eingetreten ist; sie sagte, ich
solle mein Augenmerk darauf richten, mit Gottes Hilfe für Euch eine
Frau zu suchen, die unserem Stande ebenbürtig ist. Und wenn ich es
überlege, ist es so richtig; ich habe keine anderen Nachkommen als
Euch; Ihr seid unser einziger Erbe. Sagt uns daher Eure Meinung
über die Sprache des Mystfere de S. Beruaid de Menthon etc. 045
hierüber und gebt iius kund, was Ihr zu tun gedenkt!" Bernhard:
„Herr Vater, ich habe Eure Worte wohl gehört und Eure liebe Sprache.
Ihr wollet mir zu meinen Gunsten Euer Eigentum lassen. Ich schätze
mich glücklich, dass ich einen so gütigen Vater habe, und sage Euch
Dank, besonders deshalb, weil Ihr mich jetzt verheiraten wollt. Ich
bitte aber, lasset mir etwas Zeit, mit mir selbst diesen Schritt zu über-
legen, dann werde ich Euch meinen Entschluss kundtun." (Hier setzt
das Ms. M ein; vgl. die dem Anfang von M entsprechenden Verse aus
B am Schlüsse des Abschnittes IV dieser Abhandlung mit denen von
M.) Der Graf von Menthon: „Bernhard, Ihr seid mein Kind, und
deshalb dürft Ihr mir glauben, dass Eure Ehre mir sehr am Herzen
liegt. . ." Die Fortsetzung siehe Ausgabe von M.
Diese Verse sind geradezu unentbehrlich ; sie müssen für den An-
fang der Handlung, wie er uns in dem verstümmelten M vorliegt, vor-
ausgesetzt werden. Mit guter j)sychologischer Beobachtung wird der
Versuch der Einwirkung des Grafen auf seinen Sohn geschildert. Auf
die Bitte seiner Gemahlin hin soll er einen Angriff auf das Herz seines
Sohnes versuchen. Mit Anstrengung vertritt er seine Sache; sein Un-
behagen verbirgt er unter erzwungener Heiterkeit, und zögernd klingt
es am Schluss seiner Rede, wenn er sagt: „Daher gebt uns Eure An-
sicht hierüber an, gebt uns kund, was Ihr zu tun gedenkt." Die Rede
Bernhards entspricht der des Grafen. Anstrengung kostet es auch dem
jungen Mönchszögliiig, auf das eigentliche Thema zukommen und dem
Vater indirekt klar zu macheu, dass er nur aus Dankbarkeit gegen
die Eltern den für ihn so schweren Schritt werde tun können. Wir
hören auch aus der Antwort, die der Graf gibt: „Bernhard, Ihr seid
mein Kind . . ." die Enttäuschung heraus und zu gleicher Zeit ein un-
geduldiges Drängen. Auf die nochmalige ausweichende Antwort des
Sohnes folgt dann ein bestimmter, befehlender Ton in der Rede des
Grafen (V. 11 ff. in M), der seine Wirkung auf Bernhard nicht verfehlt;
er gibt nach, und wie Verzweiflung klingt sein:
Je vous prie que ayes pacience (V. 18).
Den Grafen verlässt dann die geduldige Haltung; der herrische Ritter,
der keine Widerrede duldet, kommt zur Geltung; barsch verlangt er
nun auf der Stelle eine positive Antwort (V. 19ff.). So wird Bernhard
gezwungen, sein Herz zu öffnen. Wie rührend einfach ist das zaghafte
Bekenntnis seines Verlangens im Gegensatz zu der geschraubten Ant-
wort im Anfang, als er diesem Bekenntnis auszuweichen suchte! Der
Graf merkt, dass er auf diese Art seinen Sohn zu einem anderen Ent-
schluss bringen werde; daher lässt er seinen Zorn losbrechen; er er-
geht sich in Schimpf weiten und beschuldigt den Erzieher seines Sohnes;
was die liebevolle Zurede nicht erreichte, bringt der Zornesausbruch
zustande, und sogleich macht er sich die demütige Fügsamkeit seines
ß^ß Jakob Founuanu
Sohnes zu NiitzeD, indem er seineu Boten ausschickt; um den Familien-
rat zusammenzurufen.
Mau sieht, B ergänzt das verstümmelte M auf das Beste; die oben
üTbersetzten Verse haben demnach auf den verlorenen Blättern im Ein-
gang- von M gestanden. Aber uicht nur diese Verse, der ganze Beginn
der Handlung, wie er in der Inhaltsangabe im Abschnitt E kurz skizziert
ist, muss im Original gestanden haben. Man vergegenwärtige sich die
epische Darstellung unseres Mysteres, das Verfahren, die einzelnen
dramatischen Szenen zu verknüpfen, die Ereignisse in der chronologi-
schen Reihenfolge gewissenhaft zu erzählen, wie sie die Quelle Richard
de la Val d'Isere bietet, ohne ein Moment auszulassen! Dazu beruht diese
Szene zwischen Vater und Sohn auf den vorausgehenden Szenen. Der
Graf von Menthon tritt uns hier sicher nicht zuerst entgegen, um uns
sein gezwungenes Lachen zu zeigen; dazu ist das Stück zu naiv; viel-
mehr muss uns vorerst mitgeteilt sein, was die Ursache seiner Heiter-
keit ist, die Unterredung mit der Gräfin von Menthon über das Heirats-
projekt. In dieser Unterredung kommen wieder Voraussetzungen vor,
die auf vorhergehende Szenen deuten. Tatsächlich wird die Exposition
der Handlung mit der Exposition des Hauptcharakters begonnen haben,
und dieser Hauptcharakter wird uns mit seinen Eigenschaften, seinem
Wünschen und Fürchten vor Augen geführt in der ersten Szene des
Mystfereanfangs in B.
Wie schon diese Erwägungen dafür sprechen, dass der Anfang
des Mysteres in B in M gestanden hat, so wird dieser Schluss be-
stätigt durch folgende im einzelnen noch näher zu besprechenden Punkte:
a) Text und Inhalt von M und B stimmen in den in beiden Hand-
schriften überlieferten Teilen im wesentlichen übereiu;
b) wie für M ist auch für B Richard de la Val d'Isere als Vorlage
benutzt ;
c) die Anlage der Handlung, der dramatische Aufbau und die
Charaktere in beiden Handschriften sind dieselben;
d) es gibt in M Verse, die gewisse Stellen im Mystereanfang
nach B geradezu voraussetzen und für die Ursprünglichkeit desselben
zeugen ;
e) die rein äusserliche Vergleichuug zwischen M und B spricht
dafür, dass in M sowohl der Prolog (= zweite Einleitung in B) als
auch der Mystereanfang in B enthalten waren.
Diese fünf Punkte sollen im folgenden genauer erörtert werden.
a) Der Anfang der Handlung in B muss in M und der Vorlage für
B gestanden haben; denn Text und Inhalt von M und B stimmen im
ganzen, abgesehen von der Verschiedenheit der Sprache, die in B um
zwei Jahrhunderte jünger ist, soweit sich beides nach den zugänglichen
über die Sprache des Mystere de S. Beruard de Menthon etc. (j47
Vergleichsstellen beurteilen lässt, miteinander tibereiu (vgl. Textprobe
im Abschnitt IV), so dass man von vornherein zur Annahme geneigt
sein muss, dass auch die in der Handschrift M nicht befindlichen Stellen
von B in M vorhanden gewesen sein müssen.
b) Ferner trifift man, wie im übrigen Mystere, so auch im Anfang
des Mysteres in B auf die lateinische Vorlage. Im Prologe wurde
schon eine Anzahl von Übertragungen aus Richard de la Val d'Isere
festgestellt, und auch für die Handlung in den Anfangsszenen kann man
Belege daraus erbringen. So entsprechen z. B. folgende Stellen des
Mysteres (in deutscher Übersetzung) Parallelstellen der lateinischen
Vorlage: Fol. 11 v" 8 und 9: „Durch ihn (sc. den hl. Nikolaus) sind
schon viele getröstet worden auf dem Land und auf dem Meer" spielt
an auf die Stelle der Vita von Richard, wo St. Nikolaus die Göttin
Digna von Myra vertrieb, die es sich zur Aufgabe gemacht hatte,
attentans naufragiis navigia et nautas gurgitibus maxime profundare ;
Fol. 11 v" 15ff.: „Sobald ihr von ihm sprächet (d. h. vom hl. Nikolaus),
hatte ich ihn in meiner Verehrung" und die Antwort des Docteur:
„Bernhard, Ihr habt Euch einen sehr guten Schutzpatron erwählt" ent-
spricht der lateinischen Stelle: Et suscepit ipsmn (sc. S. Nicolaum) in
sui patronum et direcforetn ; Fol. 13 v" 7 ff., die Stelle, wo der Bote
den Auftrag erhält, Bernhard zurückzurufen von Paris, entspricht dem
Texte des Biographen: tandem ad eum, mtiltum ohoedientem, ad opu-
lentum Menthonis palntium . . ., revocatum; Fol. 17 r" lOff., die Rede
des Docteur: „Doktor der Rechte ist Euer Sohn und in der hl. Theo-
logie, und von den sieben freien Künsten wird er ein gut Teil mehr
wissen als ich jetzt" (vgl. V. 1782 f. in M:
Or pleust a Dieu que je sceus tant
De drois et de theologie!)
entspricht dem lateinischen : magistratus in Septem artibus^ et . .. Doc.tor
utriusque juris, postremo Professor in sacra theologia; Fol. 17 v" 13ff.,
die Rede des Grafen von Menthon: „Ich will, dass die Musikanten laut
spielen mit Trompeten, Lauten, Zithern und anderen Instrumenten
länger als vier Monate" entspricht der Stelle: diversis vestimentis
mutatoriis, et labiorum suavitatibus, cantica canticorum^ in tripudiis
citharisque et epulis abiindantibus concinentium . . . Auch sonst stimmt
der Inhalt der Handlung zu der Erzählung nach Richard de la
Val d'Isere, wie in den übrigen in M und B erhaltenen Teilen des
Mysteres.
c) Wie in letzteren erstrecken sich auch im Anfang des Stückes
in B eigene Zutaten des Verfassers hauptsächlich auf die dramatische
Inszenierung; wie dort, finden wir gleich zu Anfang Zechgelage, mit
denen freudige Ereignisse gefeiert werden, wie die Ankunft Bernhards
von Menthon; und die ganze Szene zur Vorbereitung des Gelages ent-
ß48 Jakob Fourniaiin
spricht in ihrer Anltige derjenigen in M, in welcher die Vorbereitungen
zur Hochzeit getroffen werden (VV. 1400ff.). Auch die Charaktere im
Anfnng und in der späteren Handlung sind völlig dieselben, z. B. der
leichtfüssige, sorgenfreie Bote Menthon, wenn er Fol. 14 r" 6 und 7
sagt: „Ich werde wie der Wind eilen, aber meine Flasche muss ge-
füllt sein"; in M V. 65 sagt er: „Weil Ihr denn so befehlt, soll es von
mir ohne Verweilen ausgeführt werden. Meine Flasche und meine Lanze
werde ich mein Lebtag nicht vergessen." Denselben leichten Sinn
offenbart der Bote V. 2064, wo er die traurige Botschaft von der Flucht
Bernhards nach Miolan bringen soll: „So will ich denn gehen, leichten
FustjeS; traurige Botschaft verkündend" ; und in V. 421 : „Es ist nicht
mehr weit; ich werde in zwei Schritten da sein."
d) Es kommen auch in M Verse vor, die sich auf Stellen im An-
fang des Mysteres in B beziehen und sie geradezu voraussetzen; z.B.
wenn der Graf von Menthon mit seinem Sohne über dessen Heirat
spricht und dabei sagt: „Eure Mutter erinnert mich oft daran; sie
wünscht, dass die Hochzeit vollzogen werde, dass ich Euch verheirate,
und sie hört Tag und Nacht nicht damit auf" (W. 21 ff.), so bezieht
er sich auf die Worte von Frau Bernoline auf Fol. 18 r« 2 ff. in B, wo
sie ihren Gemahl bittet, Bernhard zu verheiraten, und ihm die Gründe
aufzählt, die diesen Schritt nötig macheu. Ferner weist die Stelle in
M, wo der Graf dem Docteur vorwirft, er habe seinem Sohne diese
Hirngespinste in den Kopf gesetzt und wo der Docteur sich entschuldigt
mit den Worten: „Es ist schon lange her, dass ich ihm sagte, er solle
heiraten, um euer Geschlecht und euren grossen Namen zu erhöhen"
(VV. 35ff.), direkt hin auf die Stelle des Mystfereanfangs in B (Fol. 12
v" 7 ff.), wo der Docteur Bernhard auf dessen Vorzüge und seine Fähig-
keiten, sein Geschlecht zu heben, aufmerksam macht und ihn daran
erinnert, dass er der einzige Sohn und Erbe sei und dass seine Eltern
ihn wohl verheiraten wollten. Dazu entspricht auch der Ausdruck in
B völlig dem von M, und die Handlung schreitet hier wie dort rasch
voran. Nach dem Gesagten kann es nicht mehr zweifelhaft sein, dass
wir in B von dem zweiten Prolog ab eine die Sprache modernisierende
Abschrift einer älteren Pavallelhandschrift zu M vor uns haben.
e) Zum Schlüsse soll noch durch eine äusserliche Vergleichung
der Handschriften M und B die Ansicht als zutreffend erwiesen werden,
dass M den Prolog {= zweite Einleitung in B) und den ganzen Mystere-
anfang wie in B hatte.
Das Manuskript M (cf. Lecoy de la Merche p. XXIII) trägt eine
Pergumeutdecke, auf der in Ziffern des 18. Jahrhunderts geschrieben
steht: 677. Partie du livre mantiscript de la vie de S. Bernard de Men-
thon. Das Manuskript besteht aus 8 Heften, von denen jedes 12 Folia
umfasst ausser dem letzten Heft, das nur 10 Blätter hat. Von V. 1563
über die Sprache des Mystfere de S. Uernard de Menthon etc. (349
ab bind eiuige Blätter zervissen: aus dieser Lücke sind 40 zum grös^ten
Teile verstümmelte Verse erhalten (die VV. 1563 — 1604), während eine
Anzahl Verse ganz verloren sind. Die Handschrift B bietet an der
dieser Lücke in M entsprechenden Stelle, Fol. 43— 46 inkl., 176 Verse;
demnach würden, da im grossen und ganzen die Verszahl in B mit
der in M übereinstimmt (cf. Text|)robe am Schluss des Abschnittes IV),
ca. 136 Verse in M an dieser Stelle verloren sein, während 40 zum
Teil verstümmelt erhalten blieben. Zählt man diese 136 Verse zu der
vom Herausgeber angezeigten Verszahl 4340, so erhält man 4476 Verse,
die sich nach dem von Lecoy de la Marche angegebeneu Umfang von
M also auf 94 Folia verteilten, so dass jedes Folium in M im Durch-
schnitt nicht ganz 48 Verse zählt. Die Handschrift B enthält, wenn
man nur den zweiten (ursprünglichen) Prolog und den sich daran an-
schliessenden, in M nicht vorhandenen Mystcreanfang (Fol. 4 — 19 Mitte)
in Betracht zieht, noch weitere 541 Verse, die etwa IIV3 Folia von M
einnehmen würden, da, wie bemerkt, ein Folium in M ca. 48 Verse
hat. Da das Manuskript M aus 7 Heften von je 12 Folia und einem
von 10 Folia besteht, ihm der Anfang fehlt, das erste Heft vollständig
ist (es zählt 12 Folia), so fehlt M ein ganzes Heft von 12 Folia. Die
erwähnten 541 Verse von B (= zweite Einleitung und Mystcreanfang)
würden gerade 12 (bezw. IIV3) Folia von M ausfüllen, also ein im
Anfang von M fehlendes Heft. Wir haben demnach anzunehmen, dass
die betreffenden 541 Verse in dem verlorenen Heft von M gestanden
haben. Der Rest des nur zum dritten Teil vom Text eingenommenen
ersten Foliums des verlorenen Heftes wird den Titel (= Rektoseite) und
einen verzierten grossen Anfangsbuchstaben, der sicherlich trotz der
sonstigen Einfachheit der Handschrift nicht unterlassen wurde und das
erste Drittel der Versoseite einnahm, enthalten haben, abgesehen davon,
dass der Versbestand der beiden Handschriften immerhin etwas diffe-
riert (ef. Textprobe am Schluss des Abschnittes IV).
Während also die zweite Einleitung und der Mystcreanfang in B
auch in M gestanden haben, ist es unmöglich, auch die erste Einleitung
von B in M unterzubringen. Sie enthält 74 Verse (Fol. 1 und 2; ist
aber unvollständig, da Fol. 3 fehlt), ent8j)richt also keinem Heft von
12 Folien, und es ist abzulehnen, dass der Kopist des Manuskriptes M
für den Anfang der Abschrift zwei oder drei einzelne Folia benutzt
haben sollte. Auch dies spricht dafür, dass die erste Einleitung von
B jünger ist (cf. unter 1 in diesem Abschnitt Hl).
Ist nun die ältere Handschrift, auf die B zurückgeht, diejenige, die
uns verstümmelt vorliegt in der Ausgabe von Lecoy de la Marche?
Wohl nicht! Denn, wie schon gesagt, auf der Reversseite des 112. Blattes
versagt B; freigelassene Zeilen deuten darauf hin, dass der Kopist von
B es mit einem dort unvollständigen Manuskript zu tun hatte, während
650 Jakob Fourmann
das Manuskript M weitergehl. So hätten wir zwei Handschriften M
und B, die nicht direkt voneinander abhängig sind, d. h. nicht in der
Weise, dass die jüngere eine direkte Abschrift der älteren wäre,
sondern beide gehen auf eine bis jetzt nicht aufgefundene Urhandschrift
zurlick.
IV.
Verfasser und Sprache.
Über die Frage nach dem Verfasser siehe die Ausführungen von
Lecoy de la Marche p. XVIfP.j die Annahmen des Herausgebers sind
sicher zutreffend. Der Geist, den das Stück atmet, zwingt, einen
Geistlichen als Verfasser zu vermuten; die speziellen von Lecoy de la
Marche angeführten Zitate lassen uns in diesem Geistlichen einen Mönch
des Grossen St. Bernhard erblicken; eine Angabe des Autors oder eine
Namensnennung fehlt. Betreffs der Nationalität des Autors schliesst
Lecoy de la Marche aus dialektischen Eigentümlichkeiten der Dichtung
und ihrer Ortskenntnis, dass er ein Savoyarde war. „Non seulement
l'auteur etait un des religieux du Mont-Joux, mais c'etait aussi un en-
fant du pays: la langue dont il s'est servi est, en effet, l'idiome lit-
teraire de la Savoie, du Valais et du Val d'Aoste. C'est du fran^ais
quelque peu mitige par l'introduction de certains mots ou de certains
tours de phrase appartenant au dialecte local, qui parait n'avoir Jamals
et6 employ^ comme langue ecrite. H resulte de la que les habitants
de cette region, tout en parlant un patois particulier, comprenaient
egalement le fran^ais pur, puisque l'ouvrage a etö compose pour eux"
(S. XVUIf). Chateiain, Le vers fran^ais au XV« siecle, hält dagegen
den Autor für einen Pikarden. „C'est pour le Saint Bernard de Men-
thon que les faits sont les plus complexes. II a plusieurs catögories
de rimes qui apparient ce texte aux textes picards, mais d'autre part
il n'est pas sans rapport avec les textes lorrains et bourguignons, le
Saint Clement, la Passion de Semur, le Saint Laurent; assurement
l'auteur a traverse diverses provinces et il a adopte des prononciations
de la region du sud-est oü il s'est etabli et oü il a compose le Myst6re."
Unter den Reimen, die nach ihm den Dichter als Pikarden erscheinen
lassen, zitiert er auf S. 30 estrainne : fine (V. 568/69), wo estrine ge-
fordert wird, das nach Chateiain pikardisch ist ^) ; auf S. 68 unter 3
mieulx : fieulx (V. 2460/61)'); erege : sortiliege (V. 2798/99). Unter
den Reimen, bezw. Assonanzen, die auch in lothringischen und bur-
gundischen Texten vorkommen, zitiert Chateiain auf S. 66 die Assonanz
1) § 48.
2) § 62.
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 651
age : able^)^ die auch im Saint Clement und in der Passion de Semiir zu
finden ist; ferner das Verstummen des r vor frz. Schluss-^, Schluss-c?'*),
das auch der Passion de Semur eignet (S. 81, Schluss von 2) etc. Be-
treffs dieser Reime und Lautentwicklungen im Mystere de S. Bernard
bemerkt Chatelain S. 57 : „On peut admettre que c'est apres avoir s^-
journe dans d'autres provinces qu'il a pratique ces sortes de rimes in-
connues au Picards." Weiter erklärt er das Verstummen von End-
konsonanten, die sonst noch gesprochen wurden, dadurch, dass der
Autor „probablement originaire de Picardie, a accommode son parier
au parier de la r^gion oü il habita et composa son Mystere, region
oü certaines finales s'amuissent completement"^).
Die von Chatelain als pikardiseh bezeichneten Dialekterschei-
nungen kommen aber auch im Südosten vor und lassen sich aus anderen
mittelalterlichen Texten des frankoprovenzalischen Gebietes belegen,
resp. erkennt man in der modernen Mundart dieser Gegend jene alten
Formen wieder. Die näheren Ausführungen sind in der sprachlichen
Untersuchung über das Mystere de S. Bernard de Menthon gegeben,
in der auf die Darstellungen von Chatelain näher eingegangen und die
Ansicht, dass wir im Mystere ein südostfranzösisches Denkmal haben,
gestutzt wird.
Wie Lecoy de la Marche in den oben zitierten Worten angibt, ist
das Mystere in dem damaligen in der Schrift gebrauchten Idiom
Savoyens für die Bewohner dieses Landes geschrieben und setzt dem-
nach voraus, dass diese neben ihrem Patois das Gemeinfranzösisch
jener Zeit verstanden. (Cf. Gröbers Grundriss I, 754: „So wird in der
Grafschaft Savoyen schon im Mittelalter beständig in der Schriftsprache
geurkundet, nicht in der heimischen Mundart".) Der Dialekt scheint
jedoch noch mehr in der ürhandschrift vertreten gewesen zu sein, als
uns die in der Ausgabe von Lecoy de la Marche vorliegende Kopie
bekundet. Der Kopist hat ziemlich willkürlich mit den Sprachformen
geschaltet; die verstechnisehen Fehler sind wohl zumeist ihm zuzu-
schreiben. Er hat ohne Rücksicht auf Vers und Reim dem Gemein-
französischen Zugeständnisse gemacht, und es gelingt noch, Reime und
Verse, wie sie ursprünglich gelautet haben, wiederherzustellen. Viele
Reime erscheinen rein, wenn man dialektische Formen einsetzt statt
der gemeinfranzösischen, und nicht reimende Verse werden oft dadurch
reimend. Diese Wiederherstellungen werden im sprachlichen Teil unter
den entsprechenden Lautverbindungen begründet werden.
Von der Sprache des Manuskriptes B soll der folgende den ersten
104 Versen vonM entsprechende Teil eine Vorstellung geben. Man beachte,
1) § 16.
2) S. die betreffenden Laute im „Konsunantismus" dieser Abhandlung.
g52 Jnkob Foiirruunn
indem man die Auisgabe von M zum Vergleich lierauziebt, die Vers-
iimstellungen, -aui^lassuiigen und -liinzufüguugen, die willkürliche Keim-
art und Silbenzäblung, durch die hindurch immer noch der ursprüng-
liche Acbtsilbner gleichsam durcbscbimmert. Die Zahlen stellen die kor-
respondierenden Verszablen von M dar.
Le Seignieur de Mentou.
1. Bernard vous estes niön enfant
2. et parce ponves croiie entiereraent
iQiie bien pvea ine toucbe vostre bonneur
'iTant vous ay je dans mon coour.
(4— (3 feblen.)
Sainct Bernard.
7. Monseignieur ne vous desplaise
8. si je vous demande de giace
0. que me donnes ung peu d'espace
10. et le teuips pour nous bien adviser.
Le Seignieur de Menton.
11. Bernard raarier je vous veux
13. Je vous donneray dame de pris
12. Maintenant je lay entrepris
14. respondes moy vostre advis.
Sainct Bernard.
iDemay je vous respondray
'iMouseignieur et luon advis vous direy
17. au plaisir de Dieu de paradis
jje vous prie qu ung peu de patience
vous plaise dhavoir.
<
Le Seignieur de Menton.
19. Par nostre Dame de Hesse
20. cntcndre vous fault ä la besognie
21. vostre uiere tant me presse
22. desireroit quil tust aecomply
23. et que vous prennics une partie
24. nuict et jour eile ne cesse
25. or me respondes sans nul attente
26. et que votre volonte jentende.
Sainct Bernard.
iMon beau sire et seignieur
aultre entente j'avois en mou coeur
un aultre estat j'avois esleu
pour fere service ä Dieu
29. s'il ne fust pour havoir debat
noises ou dissention
32. je serais de religion.
über die Sprache des Mystfere de S. Bemard de Menthon etc. 653
Le Seignienr de Menton.
33. Cest le Docteur qni vous a mise
34. an eerveau ceste fantasie
35. Bien Bcaves bI n'eetes bestes
36. Qo'aultie filz je n ay que voob
37. fere moarir me voulez voas
38. Sans herittiers ou successeurs.
Sainct Bemard.
39. Mon Seignienr ne vons courroneez
jCar veritablement je voas dicts la verite
■(Tont le eontraire le Doeteur m'a ensei^ie
41. mais grand peine il y a
42. de me conduire a cella.
Le Docteur.
43. Par ma foy grand temps haz
Sqne je lui dictz
que en manage il entrast
poor votre ligniage estants
4ö. et pouT accroistre Tostre renommee.
Le Seignienr de Menton.
47. Bemard pour tontte conclusion
4S. de vous marier jay intenrion
49. Tantost ou me feres mal content
50. Car entreprins je lay a present.
Sainct Bemard.
51. II eonviendra de moy marier
52. pour obeir a vostre voionie.
Le Seigniear de Menton.
53. Mentons cheminne sans cesse
54. de Beaufort va querir le seignienr
55. Bernard qui est chenvallier d'honneur
56. mon compeie et mon cousin
57. Beau fil il est vostre parrein
j. ivons luy djsre« secrettemeni
""'que de bon coenr je luy prie
59. qnil vienne sonpper de compagnie
60. et d'Illecq menton secrettement partiras
61. et bon compagnion tu t'en iras
62. par lenvers dröiet a duyn
, jvers mon firere et luy feras entendre en fin
■'quil se trenve demain mattin
et plus Sans plus tarder
64. quil soit iey demain a disner.
ß54 Jakob Fourraann
Menton messager.
65. Puis quil vous piaist me Commander
66. II sera faict sans desmeurer
67-69 fehlen
70. Je m'en tire devers Beaufort
71. Je vois la le chasteau fort
72. et le seignieur qui est a la porte
73. Je prie a Dieu quil vous conduise
74. Monseignieur Dieu vous dont bonjour
ßernard Seig^ de Beaufort.
75. Menton Dieu vous gard de douleur amere
76. que faist vostre mre (= maistre) mon amis et uion compere
Menton messager.
77. Je viens de par luy entierement
78. si vous prie tres cherement
79. que vous veues tout incontinent
80. a Menton car II vous veult parier
81. et vostre conseil vous veult demauder
82. dünne mattiere bien secrette
Bernard Seig' de Beaufort
83. Mentons pouves fere vostre retraicte
84. devers luy car le bon mattin
85. de son vin je yroy boire
s'il plaict a Dieu
■ ' II ny aura poinct de faulte
Menton messager.
87. Mon seignieur je ue vous dictz aultre
88. sinon a Dieu vous eomment
89. chemminner me fault comme le vent
90. jusquea a duin dessus le lac
91. et lUecq mon message ferey
92. car bonne obere je y auray
Bernard Seignieur de Beaufort.
93. Complairre je veux a la priere
94. de mon compere de menton
95. et ny mesnerey qu'un compagnion
96. avec moy et mon eseuier
97. penses de vous apprester
98. car dehors nous convient aller
L eseuier du Seig'. de Beaufort.
99. Arne et corps je suis tout prest
100. pour vous servir honnestement
101. quand vouldres fere departement
102. mettes vous devant et moy appres
über die Sprache des Myst^re de S. Bernard de Menthon etc. 655
Bernard Seig'. de Beaufort.
103. AUons doncques puisque nous sommes prest
104. jusques a Menton nostre voye,
Aucb die beiden Prologe in B haben die in obigen Versen zu be-
obachtende willkürliche Reimart und Silbenzählung'. Versprobeu finden
sich im Abschnitt III dieser Einleitung.
V.
Aufführang des Myst^res.
Zu erörtern ist noch die Frage, ob das Mystere aufgeführt worden
ist und an welchen Orten. Lecoy de la Marche ist der Ansicht, dass
der Grosse St. Beruhard selbst in Betracht komme, und er sucht diese
Ansicht zu begründen, indem er sich auf die VV. 4152 ff. stützt (s.
seine Einleitung p. XVII ff.): „A la fete de Tapotre et du patron de la
montagne, qui tombait le 15 juin, c'est-ä-dire apres la fönte des der-
uiöres neiges de l'hiver, au moment oü la vie renaissait avec la belle
taison, oü les chemins devenaient plus praticables et l'ascension moins
dangereuse, les habitants des vall^es voisines venaient celebrer avec
les moines la memoire de celui qui avait delivrö leurs peres d'un joug
odieux. (Cf. auch V. 3691, wo der alte Graf von Menthon die schöne
Jahreszeit abwartet, um seinen Sohn auf dem Mont-Joux aufzusuchen:
Je yray a cestui^printeraps.) . . .
On leur offrait des rejouissances variees, et certainement le ,,jeu de
Saint Bernard" devait faire partie duprogramme: en plus d'un endroit,
le texte indique que la representation se dounait devant les 'bonnes
gens' de la contree" (s. Einleitung des Herausgebers p. XVIII). Posi-
tive Beweise für diese Ansicht sind nicht erbracht; im Archiv des
Grossen St. Bernhard finden sich keine diesbezüglichen Schriftstücke
(wie mir von dort versichert wurde). Es kann noch die Frage ge-
stellt werden, ob zur Inszenierung nötige Gegenstände auf den Grossen
St. Bernhard geschafft werden konnten. Doch scheint eine solche
Frage müssig, da die Aufführung des Mystferes keiner ausserordentlichen
Szenerie bedarf, namentlich nicht des Höllenapparates, der in vielen
ähnlichen Stücken gebraucht wird.
Aber auch die zu Füssen des Grossen St. Bernhard liegenden
Täler kommen in Betracht, speziell Aosta. Und darauf weist hin die
direkte Anrede an diese Stadt in VV. 4285ft\:
Oste aussy, tu doibs bien servir
Sainct Bernard, et toy resjoir,
Qui as e8t6 ainsy servie
D'ung homme de si sancte vie,
Qui te delivra da servage
Et asseura celluy passage
ß5ß Jakob Fouimann
(nämlich über den Gr. St. Bernhard). Hier sei auch ein beachtens-
wertes Zitat aus einem Briefe des Grafen Pierre de Viry wiedergegeben:
„Le Mystere, au debut, etait sans doute represente dans un but uni-
quement pieux, comme une distraction edifiante, un jour de fete reli-
gieuse, mais assurement dans la suite, sa reprösentation etait l'occasion
d'une collecte faite parmi les assistants en faveur des oeuvres fondees
par S. Bernard et que les aumones des voyageurs ne devaient pas aider
suffisammeut ä vivre. Le prologue du Mystere tel qu'il figure dans
le manuscrit de Jean-Baptiste Perret le prouve suffisamment :
Et pour ce je vous prie par charit6
que l'ausmonne poinct ne refusez
Pour l'eDtretennement de ceste maison.
Une pareille queie avait-elle grand raison d'etre faite au grand Saint-
Beruard meme, alors que les gens ä bourse bien garnie n'y pouvaient
assurement monter comme aujourd'hui en partie de plaisir? — Non.
Je ne crois pas; eile avait bien plus de chauce de rdussir dans la
vallee.
Mais, dira-t-on, ce prologue a peut-etre ete interpole auXVIT'^™« siede,
du temps de Jean-Baptiste Perret. Le manuscrit du Mystere existant
ä Menthon et qui date du XV'^™^ siecle n'a pas de prologue, puisque
tout le debut manque; mais la conclusiou y figure — eile y est plus
complete qu'au manuscrit de J-B. Perret, et des derniers vers (No. 4299
et suiv.) on peut conclure I)" que, au XV»^™^ siecle dejä, on profitait de
la representatiou du Mystere pour faire la quete dans l'assistance;
donc que le lieu de cette representatiou devait etre Aoste ou les en-
virons; II) que cette representatiou etait faite en dehors d'un couvent
de Chanoines augustins. Gar on n'eüt pas dit en pareil lieu
. . . aus ujoines de son couvent
Qui furent ass6s uegligent (vers 4327 et suiv.)
(pour ne pas, saus doute, avoir reclame en temps voulu le corps de
S. Bernard). Ce u'etait pas seulement Thospice du grand Saint-Beruard
qui röclamait ces precieux restes; c'etait aussi
. . . grünt vergoine et grant domage (v. 4325)
Au paus et a son ligniage . . .,
de voir le corps du saint conserve ä Novarre. Comme le dit Mr. Le-
coy de la Marche, le manuscrit de Menthon n'est pas l'original et la
Conclusion" n'existait pas dans celui-ci. — II n'en est pas moins
vrai que, dfes le XV'^™« siecle, les representalious du Mystöre donnees
dans le but de subvenir aux besoins des hospices, voire meme de
rauiasser une somme süffisante pour racheter ä la Basilique de No-
varre les restes du saint — ... mille mars cl'or fin . . . dit le dernier
vers " devaient avoir lieu dans les vallees."
über die Sprache des Mystöre de S. Bernard de Menthon etc. 657
Diesen Ansichteü gegenüber steht das Buch von F. Mugnier,
Le theätre en Savoie (Paris Champion ed. 1887). Der Verfasser zitiert
eine grosse Anzahl von Mysteres, die in Aunecy und in Savoyen auf-
geführt wurden, und erklärt auf Seite 148 bezüglich des Mystere de
S. Bernard, „qu'il ne paratt pas qu'il ait ete representö en Savoie,
malgre le grand attrait qu'il devait avoir pour les compatriotes du saint."
Und nach einer Mitteilung des Herrn Archivdirektors Joseph Serand
(Annecy) enthalten die Archives döpartementales von Haute-Savoie und
die Archive in Annecy nichts in bezug auf das Mystere de S. Bernard.
Dasselbe bestätigt auch das Stillschweigen von Lecoy de la Marche,
der als Archiviste departemental der Haute-Savoie im Jahre 1861 das
Ms. M entdeckte.
Dem gegenüber verdanken wir dem Herrn Kanonikus Frutaz (Aosta)
eine wertvolle positive Mitteilung: „Le Mystere de Monseigneur S. Ber-
nard de Menthon a ete joue plusieurs fois a Aoste ä la Maison de
Saint-Jaqueme, oü residaient le prevot, les novices et douze religieux
du Saint-Bernard. II a ete represente entre autres en 1656 par les
eleves du College d'Aoste dans le verger du Palais Roncas en presence
de la Duchesse Jeanne-Baptiste de Savoie-Nemours et de sou fils le
prince Charles-Emauuel de Savoie."
Auch in Genf war das Mystere de S. Bernard nicht unbekannt. Durch
die gütige Vermittlung des Herrn Privatdozenten Dr. Sechehaye (Genf)
übersandte mir Herr Professor Dr. Ritter (Genf) einen seiner Artikel „Vieux
rimailleurs genevois" (im Almanaeh de la Suisse romande industriel, agri-
cole et litteraire, Geneve, Aunee 1888), in dem er eine französische Über-
setzung eines Teiles der lateinisch geschriebenen Auszüge aus den Genfer
Ratsregistern wiedergibt, die von Jacques Flournois, Pastor von Jussy,
gest. 1693, besorgt wurden. Der uns interessierende Passus lautet in
der französischen Übersetzung: 7 decembre 1484. P. Mantillon^ ser-
rurier. On liä paie., pour la depense qu'il a faite le Jour de la venue
de M. Frangois de Savoie, eveque de Geneve, en l'histoire qu'il a faite
devant la place Longemalle, pour representer Montjoux, six fiorins.
Henri Bordier bemerkt betretls derartiger histoires in der „Ecole
historique de Jerome Bolsec" p. 29: „Dans les fetes genevoises, nom-
breuses d'ailleurs, qui etaient donnees aux eutrees d'eveques ou de
princes de Savoie ou de notabilites diverses, figuraient seulement des
histoires, c'est-a-dire des tableaux vivants, de pompeuses allegories,
des scenes machinees oü d'ordinaire quelqu'uu des personnages etait
chargö de röciter un compliment ou une piece de vers." Auch die
histoire pour reprhenter Montjoux war ein solches „lebendes Bild", das
im engen Zusammenhang mit dem Mystere de S. Bernard, des Heiligen
vom Montjoux, stand und vielleicht eine Darstellung einer oder mehrerer
Szenen aus diesem Mystere war. Diese zufällige Geschäftsnotiz nennt
Romanische Forschungen XXXJI. 42
558 Jakob Fourmann
nur der Ordnung halber das Objekt, für das die 6 Gulden bezahlt
wurden; aber sie beweist doch, dass Darstellungen das Leben des
hl. Bernhard zum Gegenstand hatten. Es wird nur Zufall sein, dass
uns nicht mehr Nachrichten über Theateraufführungen des Mystere de
S. Bernard erhalten sind, oder sollte gerade die Popularität des Gegen-
standes in Savoyen die Vernachlässigung diesbezüglicher Aufzeich-
nungen zur Folge gehabt haben? Denn nur das Seltene hat einen
Reiz für den Chronikenschreiber, das für seine Zeit Gewöhnliche dünkt
ihm des Niederschreibens nicht wert.
Über den Versbau im Mystere de S. Bernard de Menthon.
Keime und Assonanzen.
§ 1. Die Reime sind im allgemeinen rein. Der einfache Vokal
kann mit dem zweiten Vokal eines steigenden Diphthongen reimen
(cf. Tobler S. 149^)): ycy.huy 219/20; jobeis -Je puis 390/93; noblesse:
gentiliesse 1911/12 u. dergl.
§ 2. Besteht der Reim in zwei gleichlautenden Wörtern, so liegt
ein Bedeutungsunterschied vor mit Ausnahme von apert 1420/21 =
„flink" ; lä 2588/89 (passer pour lä und rectrecte vous en la). Homo-
nyme sind: point 1W14 = SubBtanüv und NegationsfUllwort ; point
1384/85 mectre a point (in Ordnung bringen) und im seult point (ein
bisschen); voir 185/86 <videre und verum; gens 426/27 und 2996/97
<gentes und geniti; pourte (< portat) : por^e (< porta, Substantiv)
1933/34; desert 3230/31 = Adjektiv (öde) und Part. Präterit. (zerstört);
penne (Mühe) :a painne (kaum) 4020/21; sains 4086/87 <sanctum und
Sanum; fort 4154/55 = Substantiv (eine Münze) und Adverb; Hoste
(Aosta): oste (< obstat) 4249/50; fim 4339/40 < finem und finum2).
§ 3. Die FällC; in denen eine weibliche Endung mit einer männ-
lichen reimt, lassen sich korrigieren: oheissant: gründe 916/17; hier ist
zu korrigieren grant^ das als Femininform noch neben grande vorkommt
(z.B. in VV. 410, 452, 538 u. s. w.); Gabriel : nouvelle 1340/41, zu ver-
bessern in nouvel (Neuigkeit), cf. Mal nouvel vous ay appourte 2082,
so dass V. 1341 zu korrigieren wäre: De dire a nully cest nouvel (be-
treffs der Änderung von nul in nully s. VV. 1555, 3189); fourmee-.de-
moures 1038/39, zu ändern, wie der Herausgeber vorschlägt, in ont
1) Tobler, Vom französischen Versbau alter und neuer Zeit; 5. Aufl.
Leipzig 1910. Der im folgenden noch öfters begegnende Name „Tobler" weist
ebenfalls auf diese Schrift hin.
2) Nicht hierher gehört ma mie : mie {<^ mica) 1872/73, da in 1872 m'amte
zu schreiben ist.
über die Sprache des Mystöre de S. Bernard de Menthon etc. 659
demouree. In V. 1862/63 barafelivespree liegt Textverderbnis vor^ oder
es fehlen zwei Verse.
§ 4. Korrespondierende Reimwörter fehlen öfters, was auf Zerstreut-
heit des Kopisten zurückzuführen ist ; er vergisst Verse und hat die Nei-
gung, zu seiner Zeit bereits veraltete Ausdrücke durch neue zu er-
setzen ohne Rücksicht auf den Reim. Es ist in den meisten Fällen
nicht möglich, mit Sicherheit ein Reimwort einzusetzen, da schwer zu
unterscheiden ist, ob Änderung des Reimwortes durch den Kopisten
oder Auslassung von Versen vorliegt. Eine Reimwortänderung findet
sich in V. 1943: chambre, wo der Herausgeber mit Recht celle (r.
escandelle) einsetzt; ebenso ist das Reimwort in 2414 verdorben : (2413)
Garde que la ßame \ (2414) D'inffer ne Vatiegnie. Nach dem Schema
der vorausgehenden und folgenden Strophe, nach dem die Strophe
2404—2414 gebaut ist, soll 2414 mit 2413, 2411, 2410, 2409, 2406
reimen, also mit -ame^ so dass 2414 etwa lauten soll: D'infferne l'en-
fame (cf. §6d). In 3845/46 subit:cuer ist nach dem Herausgeber siibit
verdorben oder es fehlen zwei Verse; vielleicht ist aber 3846 so umzu-
stellen: De bon euer Je vous remarcy (r. subit) ; betreffs 7 e remarcy cf.
je pry 2238 r. qiii. Das Reimwort in 2427, condiire^ ist vielleicht in
conclore < cum + claudere umzuändern, reimend mit memoyre^ ylf>y^ß
aus der vorausgehenden Strophe, die selbst wäe^^^or^, (//ore ausgesprochen
werden können'). Dieser Anschluss der gewöhnlichen paarweis
reimenden dramatischen Form an den letzten Vers der vorausgehenden
lyrischen Strophe begegnet noch in VV. 403, 779, 1273, 3989 (cf. § 6). —
Der korrespondierende Reim fehlt nach bezw. vor 2166, 2882, 3024,
3213, 3630. — Ausser den oben vorgeschlagenen Reimkorrekturen seien
noch folgende erwähnt, die vom Herausgeber übergangen wurden. Der
Herausgeber schreibt die VV. 1002/1003: A Saint Rem/\ qu'h bleu )ionie\
Je vouldroy boire a tonte sonime. Die Handschrift kennt keine Akzen-
tuation, keine Interpunktion (s. Einleitung des Herausgebers S. XXIV).
Das im Ms. stehende que ist beizubehalten (nicht qii'e zu schreiben),
ein se ist einzufügen, nome nicht zu akzentuieren, so dass der Vers
lautet: A Saint Rani que (=qui2)) bien se nome (== nomme, r. sotnme).
§ 5. In unserem Mystere kommen Assonanzen vor, weshalb den
Schlüssen aus „Reimen" etwas Unsicheres anhaftet, da in den be-
treffenden Fällen Assonanz vorliegen kann'). Derartige Assonanzen
1) S. im „Vokalismus" unter 0 -f- ^•
2) Cf. § 65.
3) Von diesem Standpunkt aus sind die Schlüsse aus „Reimen" besonders
im Konsonantismus von „Über die Sprache des Mystere de S. Bernard de
Menthon" zu betrachten.
42*
ßßO Jakob Fourinann
sind ymage : deahle 1036/37 ; lengaige : damageahle 2594/95 ; garde : grave
2355/56; archidgaque : place 1627/28; Service : hypocrite 1643/44; eves-
que : prebstres 1056/57, 1649/50; evesque : messe 2620/21. — Besonderer
Fall : ouvrage : large 3248/49 und Saturne : fortune 3468/69 (cf. Tobler
S. 133).
Strophenformen.
§ 6. Das Mystere ist in paarweis reimenden Achtsilbnern geschrieben.
Ausserdem kommen zweimal einreimige Partien in Achtsilbnern vor,
nämlich 3923—3934 und 4230—4242, und ferner lyrische Partien (Ge-
bete) in verschiedenen Formen; diese sind:
a) 370—402.
I. a' a3 b^ I a^ a^ b^ || b^ b' c'' | b'' b' c' |1
IL d' d3 e' 1 d' d« e' || e' e^ P \ e' e» V \\
m. g' g' h' II g' g» i' II h' h3 \\
Bemerkenswert ist der Umstand, dass der Endvers einer Strophe
zum Teil oder ganz in anderer Form den Anfangsvers der folgenden
Strophe bildet: Schluss von I: Je entre contre mon playsir\ Anfang
von II: Mon playsir, hiau sire Dieu] Schluss von II: Contredire je ne
puis'^ Anfang von in : Je ne puis pas contredire^). Der erste Versschluss
von I bildet mit dem des vorausgehenden Achtsilbners ein Reimpaar,
ebenso der des letzten Verses von DI mit dem des folgenden Acht-
silbners.
b) 730—774. Diese Verse sind in Sieben- und Dreisilbnern ge-
schrieben bis auf die VV. 730 und 734, die Achtsilbner sind; daher ist
eine Korrektur angängig, und zwar lässt sich in 730 der Ausruf ha\
und in 734 das unbetonte Pronomen Je streichen, wodurch das Vers-
schema einheitlich wird. Aus demselben Grunde zählt man V. 775
besser nicht zum Versschema, da dieser Vers Überzählig wäre; viel-
mehr bildet er als Achtsilbner (indem soye = Konjunktiv 2. Sing, zwei-
silbig zu rechnen ist) 2) mit den folgenden drei Versen eine Versgruppe
von Achtsilbnern: ab ab. Zwischen 750 und 751 ist das Versschema
durch einen fehlenden Vers unterbrochen; in nachstehender Aufstellung
des Schemas ist die Lücke nicht berücksichtigt; es hat mit den nötigen
Verbesserungen die Form :
a' a' a^ b' (zweimal) | b' b^ b^ a'' (zweimal) ||
c' c^ d' (zweimal) | d^ d^ c'' (zweimal) ||
e' e^ V (zweimal) | P P g"^ (zweimal) | g' g' h' (zweimal).
1) Man vergleiche damit die mos €C[uivoques et retrogrades der Art de
dictier in Oeuvres complötes d'Eustache Deschamps, Bd. VII, S, 277, hsg,
V. Gaston Raynaud in der Societe des auciens textea fran9ai8, 1891.
2) Vgl. die Formenlehre in dieser Abhandlung.
über die Sprache des Mystere de S. Bcruard de Menthon etc. 661
Der Scbluss des ersten resp. letzten Verses bildet mit dem des vor-
ausgehenden bezw. folgenden Acbtsilbners den Paarreim.
c) 1225—1272. Diese Partie besteht aus sechs parallelen Strophen
aus achtsilbigen Versen mit folgendem Schema: abab | bebe. Der
Schluss des ersten resp. letzten Verses bildet mit dem des voraus-
gehenden bezw. folgenden Acbtsilbners den Paarreim.
d) 2392 — 2426 = drei Strophen (Fünfsilbner), von denen die erste
(2392—2403) und dritte (2415—2426) das Reimschema haben: aab|
aab||bbc|bbc. Die zweite Strophe hat denselben Bau bis auf
V. 2413, der als Reimwort atiegnie hat statt des nach dem Reimschema
zu erwartenden Schlusswortes auf -ame. Wahrscheinlich ist einzusetzen
entame (statt atiegnie) \). Ferner fehlt der' zweiten Strophe der Schluss-
vers, der vom Schema verlangt wird und zwischen 2414 und 2415 ein-
zuschieben wäre, so dass etwa folgende Konjektur (in eckigen Klammern)
notwendig wird, um den Schluss der zweiten Strophe mit dem voraus-
zusetzenden obigen Schema in Einklang zu bringen:
Garde que la flame
D'inffer ne r[eiitame!
Je t'en pry, Jhesus !]
Wegen prt/ s. Vers 2238, r. qtti. — Der Schluss des ersten Verses
der ersten Strophe bildet mit dem des vorhergehenden Verses nicht
den Paarreim. Betreffs des letzten Verses und des folgenden Acht-
silbners s. conclure, § 4.
e) 2641—2688. Diese Partie besteht aus vier Strophen (acht
Strophen im Druck der Ausgabe) aus je 12 fünfsilbigen Versen mit
dem Reimschema aab | aab||bbc | bbc. Der Schluss des ersten
Verses bildet mit dem des vorhergebenden Acbtsilbners einen Paarreim,
was nicht der Fall ist beim letzten Vers, denn es folgt unmittelbar
f) 2689—2700, ein Gebet in Achtsilbnern mit dem Reimschema
a a b I a a b II b bc i c d d. Der Schluss des letzten Verses bildet mit
dem des folgenden den Paarreim.
g) 3965—3988. Diese Verse bestehen aus zwei parallel gebauten
Strophen von je 12 fünfsilbigen Versen mit dem Reimschema aab|
aab||bbc|bbc, also wie unter e. Der Schluss des ersten resp.
letzten Verses bildet mit dem des vorausgehenden bezw. folgenden Acbt-
silbners einen Paarreim.
Dieses Prinzip der Reimverbinduug, das wir zwischen lyrischer
Einlage und Text beobachten können und das auch in anderen gleich-
zeitigen Mysteres und Miracles vorkommt, findet sich in der Regel
auch zwischen Rede und Gegenrede, wie in ähnlichen Stücken jener Zeit.
1) Cf. oben § 4.
ßß2 Jakob Fourmann
Silbenzählung im Vers. Hiat.
§ 7. Betreffs der Silbenzählung g-ilt in der Regel der Satz, dass
zwei aufeinauderstossende Vokale im Wortiunern auch als zwei Silben
zählen, wenn dieses im Lateinischen schon der Fall war (cf. Tobler S. 79).
Ausnahmen: deMe 1031, dy abieis) 1039, 1060, 1126, 2700, 2707; da-
neben c?ß/o^/e 1045, dylable 2910; in letzteren Vers fügt unnötigerweise der
Herausgeber ein donc ein, wodurch dyable gelesen werden muss (cf. Tobler
S. 82). — archidyaconS 3903 ; daneben häufiger archidijaque, archedi\aqiie
1149, 1183, 1191, 2304 u. s.w., arcA/c?«//oco>«e 2315 (cf. Tobler S.82). —
crestfens 4246, cJiristtante 2594, 3556, ancien 3467; dagegen paci\ence
1166, pacilense 2062, scilence 1771 (cf. Tobler B. S3).— avaricieux 4233
neben glorileulx 3916, 4086, luxurileux 4234. — relegTon 3907, 3913
neben religilon, relegijon 3102, 3289, 3322 u. s. w.; delyheracion 530;
confacwn 1125; devocton 706 neben devoci\on 1124, 1193. — 2^erpetuelle
3355 neben perpefujellement 3992. — MarTocte 1870, 1872; dagegen
Gabr/'jel 1301, 1337; Dm/ng 320 neben Duigng 62, 90, 105 u. 8. w.; in
471 fügt der Herausgeber ein le ein und lässt äadmch Diigng einsilbig
erscheinen; das le ist aber überflüssig, da dgra absolut gebraucht sein
kann : Mon seignieur de Duyng \le] dyra \ S'ü Imj piaist, que a luy
appartient. — leissijer 4088 (neben laissfer 1712, 2226, leissier 2331,
3579) und chaissijer (< captiare) 1391 beruhen auf der Verderbtheit der
betreffenden Verse ; vielleicht sind die beiden Verse folgendermassen zu
verbessern: 4088 Le crosses [cy]je veult leissier; 1391 II [nous\ faiidra
faire chaissier.
Hiat besteht auch in den Vokalverbindnngeu, die durch Ausfall
eines (lat.) Konsonanten entstanden sind (cf. Tobler S. 74): fulyr 2980
u. a.; edifiler 314A\ daneben edifier 4^29, das sich leicht in edifiler kor-
rigieren lässt, wenn man die 1. Fut. ayderay in den Inf. (abhängig
von Je me vay) verwandelt: Pour Dien je me vay travaillier / Et
m'aydier az edifiler I Vospital . . . — eu < Vortonvokal + utum in den
Partiz. Praeterit. wird ein- und zweisilbig gebraucht je nach dem Vers-
bedürfnis: eue < *habutam 4093 r. veue <*vidutam; der Herausgeber
lässt durch Hiuzufüguug einer Silbe in 4093, zweier Silben in 4092
das eu einsilbig werden, während der Sinn für 4093 keinen Zusatz, für
4092 den Zusatz von nur einer Silbe (ai) verlangt, so dass noch eine,
Deine zu lesen ist; velhiie 289; porvellieu 4224, dessen Dreisilbigkeit der
Herausgeber erreicht durch Streichen eines y im Ms.; daneben proveheu
(zweisilbig) 3494^ vai 929, 2761, 4225 u. s. w.; rechelu (< *reciputum)
über die Sprache des Mystöre de S. Bcrnard de Menthon etc. 663
1689 im Ms,; der Herausgeber setzt unnötigerweise par in den Vers
ein, wodurch recheu erseheint; recheu 432, receu 458, 504 r. surplus,
1177, 1378 r. entendu, 3291 r. dessus; meu (< *movutum) 112, emetiz 3684,
emus 3477 r. viertiis; peidt (< *potutum) 4201 (der Herausgeber kor-
rigiert: peti). — dmssent 1919, deiist 1930, 2066, deustes 2018 neben
delusse 2330, dejussons 2565. — Die 2. PI. Präs. Ind. von voir lautet
velez 3886, vele 3581 ; daneben veez 2306, vels 996, vie 2102, 2475,
3248, vez 4008. — cred(ere) + antia > crejance 1545, 2667 neben creance
1254 (s. § 10). — ecce hac intus > cejans 183, 3756, sejans 444, 852,
3642; daneben ceans 3832, das der Herausgeber zweisilbig erscheinen
lässt durch Auslassung von nous im Verse; st/lans 2331, Si/ans 2160.
§ 8. Schluss-e nach Vokal vor folgendem Konsonanten zählt als
Silbe, z. B. vile 1566, 2394, wie im Gemeinfranzösischen. Scheinbare
Ausnahmen sind nur graphisch, indem eine moderne Schreibung mit
analogischem e eine ältere lautgerechte Aussprache voraussetzt; so
ist vor konsonantischem Anlaut zu lesen prie (= 1. Sing. Präs. Ind.)
in den VV. 112, 206, 734, 1027, 1211, 1922, 2271 u. s. w. für laut-
gerechtes pr/, das als j;r«/ (reimend mit gut) vorkommt in V. 2238;
ebenso (je) marcle 1835, (je) remarcTe 317, 1333, (je) crie 1674, 1975,
2867, 2982, (je) supplie 1551, (je) regracTe 2377, 2547, 3429; daneben
erscheint bereits (je) 2Jn7e 819, 863, 1410, 1777, 3377; (je) 7«am> 443,
665; (je) supplilel242, 2845 u. dergl. — Unetymologisches Schluss-e in
vmj/e (sich beziehend auf Dieu) 391, 3058 ist zu streichen.
§ 9. Das e am Ende der Wörter vor vokalischem Anlaute des
nächsten Wortes hat der Regel nach keine Geltung, sondern wird
elidiert (cf. Tobler S. 55). Die Elision ist für einen Teil der ein-
silbigen Wörter überhaupt fakultativ (s. Tobler S. 60), so für Je, ce, ne
«nee), que, se (< si und sie). Satzunbetontes je:je\tjray 123,
3691;ie/y voye, vois, ai u. dergl. 141, 1147, 1732, 2613, 3327; soy
ge l en 943; dagegen Jel/roy 85, fay 790 u. s.w.; jeyl (=y) ay 791;
jTy seray 422; suy gfarivez 1621. — Satzbetontes > elidiert nicht
vor vokalischem Anlaut: je I missy 1804, 3H1, Je I ossy 1222. — Sinn-
betontes ce(=mod. cela): ce \y 301, pour ce \ estre 2132, poiir cejay
2813, aber pour cfen 642. — ne{<neG, mod. ni): ü n'a remede ne j ex-
cuse 2436, aber ne'aussy (we = ni) 1969, 2133; n'en . . . n'en (= ni
en .. . ni en) 2135. Auch ne^a 1896, wowß = et ist in negativem Satz.
— que (Konjunktion): que, j avant que il 1035; que j d 1134; que j ü
2456, 2796, 3409, aber quil 999; que I honnor^s 161Q, que I entrepris 3344,
quejavec 3964, aber que'^a 472, 2470; que j aultre 36 u. s.w.; auch in
Zusammensetzungen : avant que j il 1035, tarn (tant) que I a moy 1796,
ßß4 Jakob Fouiinann
2114, 2599, aber tem qii'ä 714. — Präposition jusque : jusque \ au 3432,
3500; der Herausgeber korrigiert beidemal jws^wes aw, cf. auch ^i/s-
qiies au 922; daneben jusque a, jusque au 104, 868, 1180. — ^we Relati v-
pronomen: (Nom. Sing. Masc.) que\ az 4fd(}2\ (Nom. Sing. Fem.) Vame
qiie I ou Corps 1493, ramequeja 3966; que j il (que =Ge(im) 2191";
(Nom. PI. Fem.) que \ ont 3610; (Acc. PI. Fem.) qu [e] / aves faictes 1486;
aber quPavesque 2834 (que = Acc. Sing. Masc). — se « si) : se / U
1079, 3831, aber setl 931, s'il (korrigiert aus eil) 472, sfon 1630, s'on
1945, 4143; s'^w 2221, korrigiert aus cen in V. 2206. — se «sie) : se/?/^
(korrigiert aus ce yl-, yl = y) 3220, aber s'm 967. — Der Artikel li
bildet vor vokalischem Anlaut in unserem Mystere immer Hiat: lylung
(Nom. Sing.) 1161; lilennemis (Nom. PI.) 1156, ly j aiiltre (Nom. PI.)
998. Ebenso das Pronomen poss. PL my in V. 1173: my \ enfant.
Anmerkungen. Nach Tobler S. 60 („Für die tonlosen Pronomina
me, te^ se, le, la ist die Elision fakultativ nur, wenn sie einem Verbum
nachfolgen'; stehen sie dagegen dem Verbum voran, so ist die Elision
unerlässlich, V70 sie überhaupt möglich ist") ist der Hiat se / euvre
(„öffne sich") in V. 2022 unerlaubt; sonst steht nur s\ z.B. s'apelle
3661, s'appelloit 4220. Ebenso verstösst gegen die Toblersche Regel
je le { ay 954, doch ist dieser Hiat erklärbar wegen des folgenden ein-
silbigen Wortes (s. unten!); sonst findet Elision nach ^e vor vokalischem
Anlaut statt: leides trouver 121, on Va-pelle 1630. — Unbetontes ce
(mod. cet) vor Vokal bildet Hiat in dem dunklen Vers 1028: cejestre;
vielleicht ist celluy einzusetzen. — Ebenso müsste Elision eintreten
nach Tobler S. 60 („Für die Artikel le, la und für de tritt sie vor
Vokalen immer ein", s. auch seine Fussnote) in folgenden Fällen: Et
les noms de l aultre plusieursldbd] J'oy bleu fait de j aultre voeage 1371;
De I ydolatrie 2645; De I ung ydonne et bleu propice 2442, falls hier
nicht der Hiat ydonne \ et anzunehmen ist; au jour de l huy 1681; hier
hat der Herausgeber den Vers verbessert, und zwar wohl mit Recht:
Au jour de huy [mesme] de feyreorde; cf. au jour de huy 130, 220,
deycy 651. Hiat vor Infinitiv: de\accomplir 3126 (vielleicht ist der
Vers zu korrigieren: Et [je] te promet de acomplir); dejesser 3336 (viel-
leicht ist der Vers zu verbessern: Deesser [i]cy avesque moy); d.deestre
384. — Sonst ist die Toblersche Regel befolgt: la assemblee 3581,
laliaquenee 337; ebenso beim femin. Pron. poss. (s. Tobler S. 59):
m'entention 1692, 1796, 3360, m'amie 2032, m'entente 2208, 2813, 3349,
4207, tn'ame 2378, m^aleimie 3009, s'ameurs 1655, s'egleyse 3693, aber
auch mon ame 3888, mou [son) entente 3327, 3695. — Auch das dia-
lektische Schluss-a, das auf lat. Schluss-a zurückgeht, erleidet im Hiat
das ß-ewöhnliche Schicksal von e : en chartossa, oü 2280.
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Meuthon etc. 665
Hiat findet ferner statt bei umgestelltem pronominalem Subjekt
hinter dem Verbum (cf. Tobler S.69ff.): pourte I Uz 188, passe j il 908,
passe j on 3281.
Weiterhin beg-eg-net Hiat nach Mehrkonsonanz, vor einsilbigen
Wörtern und vor Pause. Cf. Tobler S. 65, Piaget^). Letzterer bemerkt:
„On accorde . . . que certains poetes de la rögion entre le provengal
et le frangais tolerent Thiatus de Ve feminin." In unserem (südostfrz.)
Denkmal begegnen folgende Fälle: Le monde \ habandonner 753 (Mehr-
konsonanz); OureJ /ioste, combien vous faidt 849 (Pause); Giierrir le
monde I au jour de huy 1029 (Mehrkonsonanz und vor einsilb. Wort). —
Die übrigen hierher gehörigen Hiatbeispiele hat der Herausgeber durch
Korrektur des handschriftlichen Textes getilgt, meistens unnötigerweise :
En cest monde ung \bien] grant espace 236 statt des handschriftlichen
En cest monde / ung grant espace, das zu belassen ist wegen der Mehr-
konsonanz und des folgenden einsilbigen Wortes. Nostre mestre, et [puis]
nous apres 968, wo puis überflüssig ist wegen des folgenden apres^ so
dass mestre, / et wegen Mehrkonsonanz, Einsilbigkeit des folgenden
Wortes und Pause zu belassen ist. Nostre evesque oure vous demande
1144 statt des handschriftlichen L'' evesque / oure. Je m'en [re]tourne en
paradix 1338; tourne \ en ist zu belassen wegen Mehrkonsonanz und
Einsilbigkeit des folgenden Wortes. Du bien \et\ a l'ame et ou corps
1515; l'ame l et darf bleiben wegen des einsilbigen et. Au jour dehuij
[mesme] de feyre orde 1681 : hier scheint die Korrektur berechtigt zu
sein. [Et^ moti meistre aussy est present 1737; der Hiat meistre l aussy
ist wegen der vorausgehenden Mehrkonsonanz gestattet. 11 vous ac-
tende[nt] au dist lyeulx 17P)9; der Plural ist berechtigt (=:man er-
wartet euch); wegen der Form actende als 3. Plur. Ind. Präs. cf.
VV. 1025 f. Ha! Jhesusf il Font devorez, j Les ennemis qui l\a\ abite, im
Reim mit dicte (2. Plur.); V. 2803 ciiyde^ korrigiert vom Herausgeber zu
cuyde[nt]. Seignieur a [la r^encontre aussy 1909; hier würde aber schon
a \P]encontre \ aussy genügen; der Hiat ist wegen Mehrkonsonanz ge-
stattet. Je ne sgay comme[nt] il se pourte 1933; comme j il darf stehen
bleiben wegen des einsilbigen il. ...en la eitel D'Oste^ et \nous\ avon
tout passe l La Lombardie . . . 2561 ; der Hiat Oste, I et ist wegen der
Pause und des einsilbigen et erlaubt. Dyable., a quoy [donc] este vous
bofis 2910; die Korrektur ist überflüssig, der Hiat in Dyjabie voraus-
zusetzen (cf. § 7). Je te [re]guiere, et tes complice 2948; wegen des
1) A.Piaget, Le chemin de vaillance de Jean de Courcy et l'hiatus de
Ve final des polysyllabes aux XIV^ et XVe sifeeles, in Komania XXVII, S. 591.
66(3 Jakob Fourmaun
einsilbigen et ist quiere,\et korrekt. Une egleyse et [imis] nn(] couvant
3134; das einsilbige et erlaubt den Hiat egleyse \ et. Deßevreil [ä\
gariz pluseurs 3731; zu belassen ist fievre / il gariz (== 3. Perf.) wegen
Mebrkonsonanz und des einsilbigen ü. Car si bon mei/geü [y] esto/'t
3844; hier ist die Ergänzung von y durch den Sinn gefordert; meyge I il
wäre an und für sieh wegen des einsilbigen il möglieh. Par toy [le]
femme enfanteront 3925; es muss femme \ enfanteront gelesen werden;
/Vmme ist Plural und event. /ipwwes zu sehreiben; der Artikel ist unnötig
(cf.VV. 3930f. Par toy mortalite cherront j Far toy tempeste cesseront; 3927
Par toy hoyteus se dresseront). Poiir quelque grace[en] impetrer 4054;
die Einfügung eines fw (auf eine Person bezogen, cf. Godefroy III, 245b
und c) scheint hier der Sinn zu verlangen.
Im allgemeinen entsprechen die Hiatverhältnisse in
diesem Denkmal den Gesetzen, die die ganze mittelalter-
liche frz. Dichtung beherrschen; vgl. Tob 1er, Vom frz. Versbau.
§ 10. Im Ansehluss an den vorigen Paragraphen seien noch
folgende vom Herausgeber übergangene Korrekturen unregelmässiger
Verse gegeben. Es handelt sich um neunsilbige Verse, die in Acht-
silbner zu verbessern sind. — Salve voz grace^ car a voiis tient 473;
korrigiere salf. — // se pourteras bien, mon seignieur 713 kann durch
Auslassung des e < nachnebentonigem a in pourteras korrigiert werden.
— V. 1238 lautet mit 1237: Car le dyable se veult comprandre (= s'em-
loarer nach Godefroy; se ist Füllwort") / Ton (korrigiert aus toust)
peuple, decepvoir et dampner\ zu ändern in Ton peuple decu, et dampner
(= denn der Teufel will dein getäuschtes Volk an sich ziehen und ver-
dammen). — V. 1254 ist zu lesen De jour en jour pour folle creance:,
cf. Tobler S. 75; Godefroy: creance, crance. — 1895 lautet mit dem
Schluss von 1894: ... au monde n'a fal I Plus neccessaire, ne mieulx
faisnnt-^ verbessere: Plus neccessaire ou. ... — Pourquoy ne suyje mors
ou tue 2006; je ist wegzulassen. — . . . va diffier j Le seignieur de
Menfon et ses gens209l; verbessere: De Menton le sire et ses gens. —
Gel escandelle, tel desplaisir 2709; verbessere escandel; s. Fussnote des
Herausgebers. — Contre celle personne mauldicte 2839; korrigiere ces
personne{s), da der Vernichtungsplan Bernhards allen Teufeln gilt. —
Maintenant sera a Jhesu Crist 3114; a ist überflüssig. — Pour la bries-
vete de la memoyre 4203; briesvete ist zweisilbig zu lesen.
über die Sprache des Mystere de S. Beruard de Mcntbon etc. 667
Über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon.
Laiiilelire,
Vokalismus.
Lateinisches a.
Hochtoniges a.
§ 11. Freies a > e, ey\ a\ ie.
parem > per 3124 r. demonstrer; patrem > ijere 273*J r. maliere;
amaram > awere 1153 r. mafcre; ameyre 2507 r. matire: cleretnentdllS;
cleyre (mod. frz. clairet „bleichrot", Diminutiviim von clair) 1464; ob-
statum > osfei/ 1574; sonst geht das P. P. der 1. schwachen Konju-
gation auf e, ez., es aus (s, § 154); talem > tel 4018 r. tnoriel; > ial
1894 r. hospital\ *sindale > gelehrt cendalz 1427 r. damas < damas-
cum ; specialem > especial 2376. — Im „Roman" : ala (= alle, P.
P. M.) r. acoita (3. Sing. Präterit. Indikativ). — alem + s > -ieulx in
des quieulx 3146 neben qnclz 1451; cf. Goeriich S. 12: lesquieulx u. dergl.;
quieulx kommt auch vor bei J. d'Arras und dem Normannen A. Chartier
(+ 1458), auch sonst noch vielfach bei Dichtern aus fast allen Sprach-
gebieten.
Betreffs der Entwicklung des ä zu etj und a cf. Jeanjaquet S. 282:
„a libre est rendu tantot par a et tantut par ei. Le premier traitement
est celui du parier local, tandis que le seeond est emprunte aux dialectes
frangais de Test et correspondait probablement ä la prononciation habi-
tuelle du fran^ais ä Fribourg." Das gilt auch für unseren Text; vgl.
mit obigem tal r. hospital das mod. sav. teil 4 T, A; tälo 4 T, A, R;
amö., amäre (= amer, -ere) 4 A, A'g. — Der Reim ameyre : matire ver-
langt für matire die Schreibung matiere oder niatere. Das Frz. kennt
im Mittelalter matere, -ire^ -iere, alle drei Formen durch Reime beleg-
bar. Die Schreibung ey neben e setzt eine e-Aussprache voraus, da auch
für ai < a + i die Schreibung ey und e vorkommt (z. B. fetjre^ fere).
§ 12. Freies ä nach i oder Palatal > ie, i, e.
carum > cÄ /er 3836 r. mestier\ cadit > chiet Ruhr. n. 4058; baju-
lare > irt//^/er 3888 r. iravaillier] ad -|- *pariculare > appareillier 96r.
escuir < *scutarium; baseare > baysir 460, baisier 455 r. festi\er\
baissier 2390 r. psaltier (korr. aus psalmiter); pacare > pa'ir (korr.
paier) 813 r. mengier; gamba -i- icare > jambe'ir 1640; laxate > laissir
(korr. laissiez) 2976, laissies, laissie, laisses, laisse (s. § 152); medietatem
> moytie 3895 r. je supplie-^ caram > chiere 332 r. derrire (so im Ms.),
1608 r. manire^ 690 und 898 r. fievre(s) ; lineatam > lignie 743 r.
668 Jakob Fourmanu
malencorie, ai/e^ Marie^ je suppUe^ je maric, il guerrie] Ugnie 1269 r.
Marie^ partie (P, P. F.), 1313 r.acomplie, 1784 r. theologie; dragata >
draygie 214 r. seigniorie; dragie 1433 r. especerie-, *clericatam > clergie
1212; cum + initiatam > commancie, so zu korrigieren aus commancee
1488 r. lye < laetam; der Herausgeber korrigiert commanc[i]ee'.ly[e]e
(cf. unten, Bemerkungen); commancie 3616 r. aije, 3899 r. je notifte\
laxatam > leissie, korr, aus leissiez, 2171 r. je pm; leissie 2189 (P. P.
F.) durch et einem faicte < faetam koordiniert, auf lettre sich beziehend;
in + rabiatam > enragie 2285 r. il marie; pauticem + atam > pancie
2290 r. complie; ad + *bassiatam > abaissie, korr. aus aba/'ssier^ 2664 r.
acomplie] ad + *pariculatam > appareülie 3989 r. follie. — Im „Roman" :
dirigi (= dirige) r. merChy < mercedem (s. Einleitung von Lecoy de la
Marche, S. XXI). — pietatem > pite 996 r. eschape neben pifie 1276 r.
mamene, 2768 u. s. w.
Die durch obige Beispiele gekennzeichnete Entwicklung des freien
a nach Palatal findet sich auch im mod. Sav., z. B. pacare >> pfJ 4 T, pfi
4 A, Aa, pa'i 4 R; payi 3B'; manducare > w«?/ 1 D, Dl; Degen S. 98:
medzlfi. Vom mod. Dialekt und den anderen Beispielen (den Reimen, die
für die Betonung ie sprechen) ausgehend, kann man daher obiges pa'ir,
das der Herausgeber des korrespondierenden Reimwortes mengier wegen
zu paier korrigiert, belassen und in mengier den Hauptton auf i voraus-
setzen = mengier^ ebenso in V, 97 ein appareil/ier r. escutr (s. dazu
§ 13); auf ähnliche Weise darf man in V. 455 für festiler ein dialek-
tisches *feste'ir <C festa + icare voraussetzen (wie jambe'ir <C garaba
+ icare) und das korresjiondierende Reimwort baisier als baisier an-
nehmen, das in V. 460 baysir geschrieben ist; ebenso darf ein dialek-
tisches baissier, baissir in V. 2390 angenommen werden, da ein dialek-
tisches psaltier, psaltir vorausgesetzt werden kann (cf. § 13). Cf. Girardin
S. 210: „La simple graphie par i dans megir <C medicare et charreyr
<C carru + izare ... est un indice que la diphtongue te tendait . . .
ä se reduire ä ^ . . .", indem wohl e an i assimiliert wurde. Von der
mit unorganischem r (cf. § 122) im Ms. geschriebenen Form laissir
<C laxate 2976 aus, die der Herausgeber zu laissiez korrigiert, Hesse
sich die Vermutung rechtfertigen, dass die übrigen Formen von laxate
und überhaupt der 2. PI. Ind. Präs. und Imper. der 1. schwachen Kon-
jugation mit einer Endbetonung -ie zu lesen wären und nicht, wie der
Herausgeber akzentuiert, laissies, laissie (cf. Philipon, Romania XXX, 268:
„2^^ personnes du pluriel . . . laissies . . . Dans les patois actuels du
canton de Vaugneray -es a fait place ä ?, probablement apres avoir
passe par ie: devi^ bevi . . . Cette transformation de -es en -1 est
ancienne: on la constate dejä dans la Bernarda Buyandiri: dependi...
avi . . ."; Degen, S. 98: injdzl^ = 2. PI. Präs. Ind. und Imper. —
Daneben besteht auch die gemeinfranzösische Aussprache, wie dies die
Über die Sprache des Mystfere de S Bernard de Menthon etc. 669
Imperativformen laisses, laisse, aijde (s. § 152) andeuten, in denen das
J-Element bereits geschwunden erscheint,
Betreft's moitie spricht Chatelain S. 12 die Ansicht ans, dass diese
Form anstatt moitie nur bei pikardischen Autoren begegnet, zu denen
er auch den Verfasser unseres Mysteres rechnet. Aber die Endung -ie^
auf die es ankommt, begegnet auch im Südosten im 15. Jahrhundert
in dem Produkt von medietatem, in mettie, zitiert von Jeanjaquet 8.283:
,^Bachie . . . ä cOte de bachiez, indique que la prononciation etait dejä
comme aujourd'hui (sc. im Kanton Freiburg) -7, ou plus anciennement
-te. Cf. les iufinitifs renuncie, . . . logie, . . . etc. De meme clochie <
*cloccarium . . ,, mettie < medietatem, paie < pacatum . . ." (die Beleg-
stellen s. Jeanjaquet). Die lateinische Lautfoige -jalum wird -m in 2 F, Jv:
meäiä < manducatum; medzle nach Degen S. 107 : „In der überwiegenden
Mehrzahl der Verben ergab... -iare(Inf.)und-iatum(P.P.): -If." Cf. Gauchat
284: pedia < pietatem in Ain und Genf: hier auch meytia (= moitie); nach
Roussey wM^e^t. Cf. Girardin S. 208: „a sous l'iufluence d'un son palatal
precedent = au XV^ siecle: ie^ probablement en train de se reduire ä
t par une etape ~ie ou dejä reduit ä i\ medietatem > w£?^/e . . ." Hier-
nach kann moytie keinen Beweis für pikardischen Ursprung unseres
Mysteres abgeben. — Betreffs der Reime chiere mit derrire, manire
\\\idi ßevre s. §§ 13; 32. — Das Ergebnis ie < Palatal-f ata, das auch
pikardisch ist, kommt nach Goerlich S. 16 f. im ganzen Osten als dia-
lektische Eigentümlichkeit vor; cf. Foerster, Yzopet § 11. Goerlich
führt eine Anzahl Beispiele für diese Entwicklung an.
Diese dialektische Entwicklung von iS zu i beruht auf Assimilation
des e an das vorhergehende i und Verschmelzung der beiden so ent-
standenen i: manducatum > mangie > durch Assimilation (= Beibe-
haltung der Zungenstelhing bei e, die bei vorangehendem y stattfand,
daher yi) mangii'^ mangi infolge von Verschmelzung d. i. Aussprechen
des yi in einem Atemzug; ebenso manducatam > mangiee > mangiie
durch Assimilation, >> mangie durch Verschmelzung; manducare >
mangier ^ mangiir durch Assimilation, >• mangir.
§ 13. Anschliessend au das Vorstehende ist die Entwicklung
des Suffixes -arium, -ariam vorzuführen (für das man wohl schon
von frühester Zeit an erium eingesetzt hat), dextrarium > (^es^mr 337;
*ministerarium > menestrier 580, > menestry 201 ; scutarium > escuir
96 r. appareillier; Ruhr. n. 98; escuier 363 r. voluntier, 1375, 1469,
1905, 2193; *precariam > ^r/ere 93 r. chiere^ 3357 r. magniere; *manu-
ariam > maniere, magniere 958 r. fievre^ 3103, 3356 r. i^riere, 567 und
3419 r. chiere^ martere 2146 r. chiere'^ manires (korr. durch den Heraus-
geber manifejres) 1494 r. fievres; manire 1608 r. chiere-^ *viaticum -f-
ariam ^ viagiere 316 r. chiere- *laminariam > lumiere 1544 r. entire
570 Jakob Foiumann
(korr. durch den Herausgeber in enti[e]re)^ 3771 r. fievre\ cuysiner 1445
neben cuisinier 966.
FUr das Produkt aus -arium, -ariam kennt das Ms. demnach die
Schreibungen -ier, -er, -ir resp. -ij, -iere, -ere^ ire^ die reimen mit den
Ergebnissen von Palatal -f- are, -etrO; -^brem (s. die betreffenden
Vokale §§ 12; 32). -«r, -ire sind dialektisch: cf. Goerlich 37, der
mauere und manire u. s. w, anführt, ebenso escuyr (S. 38), wobei er
auf die Möglichkeit eines Schreibfehlers (oder Druckfehlers) aufmerk-
sam macht. Nach Girardin 213 wird -arium im 15. Jahrhundert -ie,
'ye\ -ariam > -ire^ -iere\ im Neufreiburgischen -1, Ire.
Über den Reim esciiir : apareilUer s. § 12, wonach apareillir ein-
gesetzt werden kann; betreffs escuier : voluntier lässt sich bemerken,
dass beide Formen eine modernisierte bezw. gemeinfrz. Schreibweise
zeigen, wobei ähnlich wie in apareilUer der Ton auf dem i liegen kann.
Cf. das mod. apareyi 4 Ag, aparlyi 4 T, Das Suffix -arium, -ariam
wird in neusüdostfrz. Dialekten zu -i, -ire : bfriti, -ire (= berger, -ere)
4 T, A, R; vasi, -irf (= berger, ere) Clöd.; cordani (= cordonnier)
4T, A, A', AI, A'g; barbl (= barbier) Cled.; Imire (= lumiere) 4T, A;
manire (= maniere) 4 T, A, R; prrtre {== priere) 4 T, prfire 4 A;
barrire (= barriere) 4 T, A, Cled.; tahaüre (= tabatiere) 4T, A, Ab; salJre
(= saliere) 4 T, A; prfml, -~ir^. (premier, -ere) 4 A; j}'ivrä (= chevre,
< capram) 4 T, Tc, Tj, Tl, Aj, AI; plevrä 4 Fm zeigt den Übergang 'ifi
von ie zu 7.
Die Schreibung manere wird von Goerlich S. 37 erwähnt; nach
Jeanjaquet 284 wird freiburgisch im 15. Jahrhundert -arium zu -ei, -ey,
-e\ -ariam zu -eire\ nach Gillieron (Valais Roman, Planche 8) wird
-arium, -ariam zu -ei (e)^ eire-^ e, -erf] -i, ire; ä1, -air^\ -ä, -ärf.
§ 14. a) Freies ä vor Nasal im frz. Auslaut > am, en, an:
*patranum > parain bl r. cusim^ 189 r. Duyng < Dulnum ; > parent
192; *superanum > Souveräns 772 r. plains < plenus, je complains^
humains, nioins^ cerfains; > souverain 4119 r. sam^<sanum; Miolanum
(so in den Acta Sanctorum Juuii) > Myolans 279 r. ans, 361 r. enfans.
— Das gelehrte caint 1868 (mod. frz. khan, türkisch = Fürst) hat wohl
die mod. Aussprache kä^ so dass ain also auch ä gelesen werden kann.
— In V. 16 korrigiert der Herausgeber das im Ms. stehende deviant
(wie der Herausgeber liest) zu devant. Der Punkt auf dem angeb-
lichen i fehlt wahrscheinlich im Ms. (cf. Einleitung des Herausgebers,
p. XXIV: les i sont eux-memes assezrarement point^s); wahrscheinlich
bildet das angebliche u (der Herausgeber schreibt v) mit dem angeb-
lichen i zusammen ein jh, so dass zu lesen ist deniant < de + mane;
im Ms. B steht (nach der mir zur Verfügung stehenden Teilabschrift)
deman, wie statt des in der Kopie stehenden demay zu lesen sein wird.
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 671
Der Begriff „morgen" passt besser in den Zusammenhaag als der des
„vorher" (devant).
b) Palatal oder i -\~ freies a vor Nasal im frz. Auslaut
> ietif ian :
medianum > moyent 688 r, mains < minus; > moyen 625 und 3541 r,
bien ; crest/'ens 4246 r. bien ; *antianum > ancien 3467, anchiens 1034 r.
crestiens] daneben ancians 295.
Die Produkte von ä -j- u kommen in folgenden Reimkombinationen
vor: mit i^ + n (pamin: cusi?n); mit a + ni {pain igams SOO)-^ mite + n:
i + a + n:^ + n:i+n {certains : moins ; mains : moyent : bien : chemin)\
mit gedecktem a + Palatal + n {sains : sains < sanetum 4086).
FUr die Aussprache von ain als e spricht die Schreibung parent
(ähnlich wie plent= pleiu, s. § 48a) und das mod. sav. pari in 4 T_, A,
wo es mit parentem zusammenfällt. Constantiu sagt zwar unter joaren:
„On voit que parentem et le latin populaire patranum ont abouti ä une
forme unique (cf. ä Vionnaz, j'Jare), qui peut signifier parent ou parrain.
Dans une scene du Mystere de 8. ßernard de Menthon, Dame Bernoline,
epouse du seigneur de Menthon, s'adresse ainsi a saint Beruard:
„Beruard, venös voir vous parain / Et vers vostre oncle de Duyng."
Bernard repond: „Bien veiguant, parent; et comment vous est ilz?"
(v. 189). Parent a ici le sens de parrain. M. Lecoy de la Marche,
dans le Vocabulaire qui termine le Mystere, se demande si parent n'est
pas une faute pour parrain. On peut croire que parent est simplement
une notation du mot qui en sav. est acluellement paren {=pare)^ issu
de patranum. Sans doute cette forme pouvait dejä s'entendre dans les
deux sens indiques plus haut." Dieses Zusammenfallen von patranum
und parentem in eine Wortform ist nicht in einer lautgerechten Ent-
wicklung von patranum zu suchen, vielmehr in einer Angleichung der
beiden Wörter mit ähnlichem Lautbestand und ähnlicher Bedeutung
(ähnlich wie ßjü 4 Ab = fiUeul, 4 T = fils) begründet. Denn die
regelrechte Entwicklung von -änum ist im mod. Sav. -äimä <manum
4 T, A, Ab, AI, A'g, K; dma < de + mane 4 A; pä K panem 3 B;
4 A, Ab, AI, Aa, T, Tc, Tg, F, T', K; 6 A, Am, B, U; po 3 J u. s. w.
Diese dialektische Entwicklung liegtauch vor in ancia}is2'db. Cf. Goerl. 18:
„Lat. a vor m und n in männlichem Ausgang erscheint sporadisch als a;
reclam . . ." u. s. w. Cf. auch Jeanjaquet 284, der auch -anum> ain
hat und die EinzeUor men ancians, anciannemant, neben ancien, anciains'^
neufreiburgisch «x«- Girardiu 214: a + Nasal > cm im 15. Jahrhundert,
jetzt ä: *antianum > ancian . . . panem > pan . . .
Die Form Souveräns (das auch als souverain vorkommt) im Reim
mit -ain ist wohl zu souverains umzuändern, obwohl diese Form Souve-
räns an und für sich für den Südosten nach den zitierten Stellen und
nach dem mod. Sav. annehmbar ist. Die Form Myolans ist eine ge
672 Jakob Fourmann
lehrte Bildung, die mit -ans aus gedecktem a + n reimt, nicht aber niit
den Produkten aus obiger lleimzusammenstellung.
§ 15. Freies ä vor Nasal in frz. Inlaut y ai, a.
humanam > humainne 3478 r, painne < penam, 3033 r. Je trainne,
1575 r. iüenne\ *superanam > sowi'^rame 3873 r. /^crmwc, 3141r. pe/nwe;
sepmainne 667 r. penne ; in 2653 ff. reimen miteinander humainne^ vainne,
masaßjnne < male -j- sanam, niainne < minat ; humanam > humane 2652
im Versinneru, humatine ^bdS r. painne; certüna -|- mente > certo«»e-
ment 2348; la pourte vendainne 1603; der Herausgeber in einer Fuss-
note: „II faut sans doute corriger Vaudane. C'est le nom de la porte
occidentale d'Aoste." — Im „Roman" : vane (Adjektiv Fem. Nom. PI.)
r. 'profane.
Die Formen masanne, humanne sind wegen der Reime in masainne
und humainne umzuändern, da z. B. das mit ihnen reimende painne,
pe««e< penam heute z=penä 4 A, AI; R ist; an und für sich befremden
die betreffenden Formen nicht; cf. Goerl. 18: „a vor m und n in weib-
lichem Ausgange . . . vereinzelt finden sich Formen mit a: remanet,
huitanes, clame, planes, clament, remanent.^^ Auch das mod. Sav. spricht
für obige Formen, indem in gewissen Teilen Savoyens regelmässig
freies ä -|- Nasal zu (7, resp. annä wird : planam > plannu 4 A, piannä
4 R {piennä 4 T); sanum > sä, Fem. santiä 4 T, A; septimanam >smawwa
4 T, A, R; snannä IB'; 4R; 8 B'm. Die Schreibung ist immerhin
dialektisch.
§ 16. Gedecktes a.
a) -aticum, -adicum y -age, -aige. muriage 399 x. farai ge\ 'iAA: r.
saige\ couraige 14 \. ferai ge\ coraige 283 r. sage^ 2934 r. fesrage,
924 r. rage\ passage 3331 r. saige, 830 r. gaige <*vadicum; passaige
1330 r. image, 3060 r. saige'^ paissaige 3524 r. saige \ visaige 1791 r.
saige; payage 1162 r. gage; lengaige 2595 r. damageahle; ouvrage 3248
r. large; voeage 1371 r. message, 2791; voege 2559.
Obige Beispiele zeigen, dass -age, -aige promiscue reimen und dass
ein und dasselbe Wort die beiden Schreibweisen hat. Dieser Umstand
spricht für eine gleiche Aussprache beider Schreibarten. Dazu kommen
die Assonanzen -aige : -able^ -age : large, die gegen eine e- Aussprache
sind. Die Reime mit Produkten von -abium, -abiem (saige, sage^ t'ctge),
-aginem (image), *vadicum (gaige, gage), -ayo -f- ego (fera[i je], farai
ge) können an und für sich wegen des auch zweideutig geschriebenen
Resultates keinen sicheren Anhaltspunkt geben, indem die Endung der
1. Sing. Fut. I. an anderen Stellen unseres Mysteres blosses a auf-
weisst (§ 150). Vermutlich haben wir hier ein dem a nachtönendes i,
das auch unter Umständen ausgelassen werden konnte. Zu demselben
Resultat gelangte Goerlich S. 29 in betreff -age und -aige. Das heutige
Sav. kennt ein -adu und -eze < -aticum : uiar7adT> (= niariage) 4 T, A,
über die Sprache des Mystöre de S. Bernard de Menthon etc. G78
Ab; marieze 6 Am; koraäo (=courage) 4 T, A, Ab, R; sado (= sage),
sade 4T, A, Ab, AI, R.
Chatelain S. 66 bemerkt: „Le Saint Bernard de Menthon, qui
presente im certain nombre de traits eommuns avec le picard, s'ae-
corde avec le Saint Clement et la Passion de Semur (Texte des Ostens)
pour la rime -age : a^/e."
In voege scheint der Kopist das a vergessen zu haben, das in
voeage^ das zweimal vorkommt, geschrieben ist.
§ 17. ä in -abilem, -abolum>a, ai. faissaihle 229 r. lion-
nerable^ *damnaticum-|- abilem > (faw/a^ea^/e 2594 r. lengaige; deable
1037 r. image.
Faissaible ist wohl Schreibfehler für faissahle. Thnrot, Goerlich,
Godefroy haben kein Beispiel für eine derartige Bildung von -abilem.
Beachte die Assonanzen mit den Produkten von -aginem, -aticum;
cf. § 16.
§ 18. Gedecktes a vor Nasal
a) im frz. Wortinnern: >r/, o in Lausanna 914, Lausonne 2112 r.
J90^ne < pugnet ; wird an in gelehrtem christiante, chrestiante 1156,
2594, 3556;
b) im frz. Auslaut : > ain, en in *manti > maint 1200, 4099, mains
4004 u. s. w. ; mente (Fem.) 3076 spricht für e'-Aussprache des ai in
maint. Ausser dieser in Anlehnung an magnum erfolgten Entwicklung
bleibt sonst gedecktes 4 vor Nasal in frz. Auslaut a mit nasaler Aus-
sprache: tant 2099 r. saing (korr. sang)^ semblant 310 r. saing, aoant
1087, 1687, 4134 u. s. w. ; 926 und 1354 r. grant; cf. mod. sav. tä 4 T,
A, R; avä 4 T, A etc. sanguem > sam^ 310 r. semblant, 2099 (korr.
sang) r. tant., 2159, 4149, 4167, sains 2036 (korr. sang). Cf. mod. sav.
sä 4 T, A Diese «-Aussprache für saing^ sains verlangen die Reime.
Ähnlich dieser Schreibung ist die von Jeanjaquet zitierte (S. 284):
,.L'auteur, habitue ä rendre par ain le an de son dialecte s'est meme
laisse entrainer ä ecrire ^^am <blancu, ä cote de blan.^'
§ 19. 4 -{-Palatal oderi>a, a/, et/, e; oy.
a) magistrum > wa«s^re 208, 414, 911, 2978, 4140 r. cÄ^yes^re < ca-
pistrum, meistre 1423, 1510, 1737 u.s. w., meytre 772, w/es^re 968, Ruhr.
n. 1927; magis >ma/s 794, 958 u. s. w., mays 1811, 4320 u. s. w., mes
792, 961, 1483, 3333 (hier ohne Akzent in der Ausgabe von L. de la
Marche); mas 796; cf. mä nach Fert. im Verd.-Chal., Burg.; mä 6 B,
me 3S; 4T, A, R; Cled.; pacem > y^a/s 3875 r. prest < pressuni ; /a/re
670, 854, 1391, 3260, 4106, fayre 826 r. Äerre <iter; parfaire 3606 r.
herre <\tQr; feyre 1399, 1681, 2408 r. contrayre, 4003, 4026; fereimi
r. debonnayre, 2105; P. P. = fait 111, 851, 3745 r. Cornei; fet 4004,
4174; deffest 1677, deffet 4180; bienfait 3875 r. pre.s^ < pressum ; *tra-
gere > traire 168, atrayre 703, 2405 r. debonnayre, contrayre.^ feyre;
Romanlsclie Forschungen XXXII, 43
ß74 Jakob Fourmann
*tr agat ^trahie (zweisilbig, vor Kons.) 1259; das h ist etymologisch
(nach trahere, cf. confraire, korr. aus contrahire, 1500 r. affayre) ein-
geschoben; a und / sind zusammen einsilbig zu sprechen und stellen
ein a? = e vor. Man könnte hier auch vom mod. Dialekt aus an eine
di-Aussprache denken ; cf. mod. sav. fäire < facere 4 R, mit Schwund
des J-Elementes und Dehnung des a\färe 4 AI, füre 3S'; 6A, Am;
8 Bf, B'm ; daneben fere 6 Ac, Bq; Gv. (Eine Rückbildung aus e vor r
zur Erklärung des a in fär§ ist nicht anzunehmen, da auch vor anderen
Konsonanten als r bei folgendem J-Laul in manchen Gegenden des
frz. Südostens a (bezw. cd) < a -4- Kons, -f- J vorkommt, vgl. aizq, Uze
u. dergl. unter c in diesem Paragraphen. — aquam > aygue 107, 1463,
3956; cf. Goerl. 33: aigue(s), taue, eaue^ aue . . . Nach der von ihm
gewonnenen Übersicht „ist a/'gue als die der Franche-Comte und der
Bourgogne gemeinsame regelmässige Entwicklung des lat. aqua anzu-
sehen. Hiermit stimmt auch die Sprache des Yzopet übereiu, der nach
Foerster § 17 regelmässig aigue hat . . ." Cf. Jeanjaquet 284: aigue
(7mal); mod. sav. egä 4T; Tc, A, Ab, Aj, A'g, Ap, Aq, R; 5 A'; 6 Ac,
Am; 7Jr; 8B'; edyä2Sc] 4T'o; edij^ 4. ko,'" , As',T'; 2A, Aj; evä 7Jr;
8 Bf ; ev^-, ewe 1 A; yakä 8 B'm. Dieses aigue findet sich im Südosten
in einer grossen Anzahl von Ortsnamen (s. Godefroy unter aigue). Die
Erhaltung des Gutturals ist nach Constantin (cf. oben auch Goerl.) ein
spezielles Merkmal für den Süden. — ^daga > daygue (Art Dolch) 353;
Godefroy: dague, t\nmsi[ daygue (bei J. Aubrian, um 1490, lothringischer
Chronist; das Lothringische hat Neigung zur J-Bildung).
b) a -{- k.i : ex -|- faciam > effaisse 764 r. fallasse, espace, trasse,
casse.
c) ä -h s i > as in Nicasium > Nichase 797 r. ayse. Entweder ist
die gemeinfrz. gelehrte Form Nicaise, event. Nichaise, oder ein dialek-
tisches *a.se < *a(n)sium einzusetzen; cf. dizo 8 Bf, aiza (= aise) 8 B',
neben ezo 4T, A, A'g; 7 Jr; ezo 8B'; Fert. Verd.-Chal., bürg., Fr.-Cte.
= äzf, Morv. ääye, wall, äe; „Malgrö cette prouonciation, le Verduuois
dit eze dans un autre cas: ezf = \es etres d'un appartement; Geneve:
äze, Morv. ääyuse (aisance) etc."
d) ä-\-\i: *tripalium > travail 3575 r. hospital; hier scheint die
Mouillierung aufgegeben zu sein; cf. auch mod. sav. trava 5C; da-
gegen hat Cled. travaie.
§ 20. ä-|-Palatal oder i vor Nasal.
a) sanctum > sains 4047, 4086 r. sains < sanum, 4094; saint 4098
r. maint; > sans 4095; Fem. sancte 2426, 2628, 2943, 3186, 3551, 3934,
4288; sanctement 3981, sanctite 3789; mod. sav. sä, satu 3J; 4T, A;
se, setä 4T; complango durch Stammesaustausch > complai. 768 r.
jplains u. s. w. ; plangere > ^^/«wc^re 1977; mod. sav. jiiädre 3S', pledre
4T, A.
über die Sprache des Mystöre de S. Bernaid de Menthon etc. 675
Cf. Goeil. 37: „Id der Gruppe a -f- " -|- Gutt. ist a regelrecht zu
ai, ei, e entwickelt .... AusDahmen: plante, Tossam.^^ Die letz-
teren Formen scheinen dialektische Formen zu sein, wie in unserem
Mystere pkmdre, saus, sancte^ was durch das mod. Sav. gestützt wird;
doch ist die (7-Aussprache durch keinen Reim gesichert.
b) Die entsprechenden Formen des mod. ahisi sind: ainsz 990,
1078, ainst/ 3488, 4287, amssi 3055, ainsst/ 1994, 2017, 2091, 2757;
onssi/ 1337, 1442, 1753, 1759, 2039, 2778, ausst/ 12, 692, 1182, 2227.
Cf. Godefroy I, 238 b und a : ausi (Ruteb. Griesche d'Yver), aiisi
(1290, Ch. des compt. de Dole, Arch. Doubs); Godefroy führte der-
artige Formen auf ein Durcheinandergehen mit *ale -f- sie zurück.
c)äH-ni: extranesim <. est ränge 4317 r. painne, 1203 r. mon-
taignie^ 3676 r. montaigne ; montagnie Rubr. n. 2866; montaignie 2564
r. Alamagnie, 808 und 3306 r. painne {p'enä 4 A, AI, ß), 879 r. estrain-
ne < strenam, 3089 r. plenne < plenam (plennä 4 T, A), 3218 r. Mag-
delenne {Madlennä 4 T, R).
Das frz. inlautende Produkt von a -f- nl, nni > -ange, -agnie, -aigne,
-aignie verlaugt wegen derselben Herkunft und der Reime eine ein-
heitliche Aussprache. Für estrange ist das altfrz. estraigne einzusetzen,
das der Kopist, ohne den Reim zu beachten^ zu estrange modernisiert
hat; cf. mod. sav. drääi (= etranger) 4T, A, R; gmite (< graneam)
4T, A. Der Laut wert von -aignie muss e/ie sein wegen der Reime mit
-ainne^ ewwe<-enam; cf. auch Goerl. 35, der ausführt, dass -aigne die
regelmässige Entwicklung von ä -f- ni ist und dass das i in -aigne
nicht etwa zur Bezeichnung der Mouillierung allein dient, sondern auch
mit dem a zu einem Laut ei, resp. e, verschmolzen ist. Er zitiert
Formen wie Allemegne^ Champegne u, s. w. auf S, 34.
§ 21. a -f- 1 Kons. > «^^(T;^ 0-
aulcime 426, aucune 687, 690, 1522; *ale H- sie > rt2fi;s/ 1424, 1787,
aussy 1426, 1430, ossij 1222, 3325; au hat demnach den Lautwert o.
Betreffs des quieidx s. § 11; regäl(em) -\- \mQYiy reauhne 2406 r. ame,
diffame, Dame, 3939 r. ame; 3969 r. reclame, diffame^ ame, Dame;
2210 r. dame, 2552. Es ist also rea^ne in den Reim einzusetzen, d. h.
spurloser Schwund des 1 in der Aussprache, was mit eine der dialek-
tischen Eigentümlichkeiten des Ostens ist, anzunehmen. Reame im
Reim mit obigen Wörtern erscheint in mehreren altfrz. Denkmälern.
Vortoniges a.
§ 22. Freies ä bleibt, auch vor einfachem Nasal; vor
Labial erscheint auch au.
garir 3804, 3823, 3845, 4083 u. s. w. neben guerir 2810, 4056
(gari 4 T, A, R); es. -{- paventare > espavente 2927. — Der folgende
Labial scheint den Vortonvokal beeinflusst zu haben in Snbaudia>
43^
Q'^Q Jakob Fourmanü
Sauvoye 259; daneben Savoye 295, 1357, 1912; 2093, 4218. In Sauvoye
ist aber eine irrtümliche Doppelschreibung des u (Saiiuoye-^ cf. ennmiy
3543) durch den Kopisten möglich, die nur einfach gelten sollte. —
Entwicklung von pävorem s. unter o (§ 76). — Die endungsbetonten
Formen von amare haben noch a : ame (P. P.) 962, 2531, 3698, fame-
ray 2902, -oy 1491, il amera 706; cf. mod. sav. ämä 4T, A, A'g, R;
ämä 3 S'. — Präfix tra(n)8 > tra(s)-^ tres-, frans- : trapasse (gestorben)
413, traspassez 3995; le trapas (Übergang) 985 neben trespasse 4074,
trespassez 4008, 2434, trespassa im verstümmelten Y, 4331. Von trans-
mittere : tramis (P. P.) 204, 1293, 1473, 1660; tramecte 2731 (wahr-
scheinlich für tramectre\ wahrscheinlich ist 2730 f. zu lesen: A Bernard
je commecte / La puissance de tout tramecte (= tramectre) / Et des-
truire celle estatue = „Ich übergebe Beruhard die Macht, diese Statue
ganz und gar hinwegzuschafien und zu vernichten", wobei du in de
umzuändern und das vom Herausgeber korrigierte Et in 2732 bestehen
zu lassen ist; der Reim tramect[r]e : commecte ist möglich, cf. § 120);
transmise 2bQib'^ trans -f- follem > ^re//b//e 3474. — Cf. Godefroy: trapas
(Droit de la cort li rois d'Alam., ms. Berne), trappassant (1413, 1^*"''
Coli, de lois, Arch. Fribourg) u. dergl.
§ 23. Freies ä wird nach Palatal e, i, gelehrt a, ay.
chenus 2034, 3798; chemin 1207, 1355, 2986 u. s.w., cheminer 369,
921, chiminer 53, 89, 115, 145,631. Cf. Girardin 235: chimin, chemyns;
Philipon 580: chimins. — *canonium > gelehrt chanoinne 1823, chay-
nonne 1688 (zeigt parasitisches i), *canoniam > chanonie 1761.
§ 24. ä -4- unmittelbar folgendes nachnebentoniges ü wird über
eu zu e, i abgeschwächt in male + *agurosum > malereux 902, mali-
reux 1989. Cf. mod. sav. malerö 4 Ab neben mäloroü 4 T.
§ 25, Gedecktes a > a und ai (mit parasitischem i) und erhält
vor gedecktem Nasal nasale Färbung; passage, passaige 830, 1330 u.s. w,,
paissaige 1187, 2604, 3524; *captiare > c/m/ss/^r 1391; *dispactiare >
despachier 1243, 1423, 3242, 3867, despacie 335, neben despechies 1007
(cf. s-depapi 3S; 4 T, A, Ab, R; depape Cled., s-depädzi Roussey);
sapiate > sacÄ/e's 2348, sache 3331, saiches 2040; manu -f- teuere wird
nach Analogie zu mänum maintenir 248, 2037, 2280; daneben mantenir
674, 4301, mantient 291; 8änitatem> sa««^<? 2328, 2359 mit Angleichung
an sain\ cf. Cled. setq\ aber sätä 4 T, A, AI, R.
§ 26. ä-{-l^on8. y au(l), ou(l) in välere -|- Endung: il vauldroyt
683, je vauldrolt 1519 u. s. w. neben il üOu(l)droit 944, 2965, vous
voudrSs (korr. vaudres) 3885 (cf. Formenlehre § 189), Das Durchein-
andergehen der Formen von v^lere -|- Endung und väle* 4- Endung
beruht auf der Ähnlichkeit der Aussprache von ou = u und uu = g. —
ä -\- 1 ^°^^- ^ au, eu in ex -\- *altiare > exaussier 46, exaucier 3523,
3555, 4247 ; euseroit (= hausseroit) 1648 ; der Herausgeber schlägt für
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 677
die letztere Form in seinem Glossar eine Änderung in auseroit vor,
was wohl zu billigen ist.
§ 27. ä -1- i > ai, ei, e; oy ; a. desplayra 2349; despley-
sans 2065; minus -|- *ä[n]siatum > mesms/es 4012, mesesUs 3757; re-
^rec^^ < re 4- traetate 2589; leissier 2P)31, 4088, leissie (P.P. F.) 2171,
2189 u. dergl. (s. loissier § 144); plaisir 482, 526, 1468 u. s. w., pleisir
21d2,pleysir 3559, 3769, plesir 2438, 2814, 3082, 3333, 3493; mayson
199, 466, 504 u. s. w., daneben moyson 279; oroyson(s) 1192, 1227,
1323, 2601 u. s. w., venoyson 1392; /e^/^Mmr < *faeturarium 971; nml-
fecteiir 3072; faire (2. PI. Fut.) 530 u. dergl., feijra 1438, 3157, 4005;
fera 1451, 1460 u. s. w., f€ra[i je] 14; farai ge 399, 402; \q fassoies
(Impf.) 3023; plasant (Part. Präs. von plaire) 2764 (s. Formenlehre,
§ 182) ; sanctitS 3739 (s. § 20 a).
ai < a + i hat nach obigen Schreibungen den Lautwert e. Die
Schreibung oi hat denselben Wert, da auch sonst öfters zwischen oi =
ive und ai = e in unserem Mystere kein Unterschied besteht, vgl. § 44
und § 47. Man braucht daher z. B. in oroyson keinen Suffixtausch
anzunehmen. — Dialektisch ist der Schwund des i in fassoies^ farai,
plasant] cf. Devaux S. 469: fasit (Impf.), fasiant (Impf.) neben fessiet,
f esset, fesiant, fessiant\ faront (Fut.).
k + i^ali in ^ra//w«a < *traginavit 1890 n^hen ay m trayner 944,
traynne 3015, trainne 3034 r. humainne; die Zweisilbigkeit von ai in
trajinna beruht auf Analogie nach dem altfrz. zweisilbigen tra'in <*tra-
glnum und tragino,
§28. Freies ä+l>e (über ai, ei) in we/s < nativus 1773
(cf. Godefroy: naif, neyf; nay r. tablez in den Remed. amoris, ed. Kör-
ting, neben Reimen mit pa'is, pris u. s. w.).
Nachnebentoniges a.
§ 29. Nachnebentoniges a
a) y e, i und schwindet im Hiat vor folgendem Vokal:
Stamm all 4- atura > alleure 928 ; germ. fodr +atura>/orrewre 1428 ; pla-
cui8set> pleiist 1782 neben phtsffj 500 ; demouressies (Konj. der Vergangen-
heit, 2. PI.) 3546; de + ex + hora -f- magis > (fßsorewflf«/s 3111; de +
hora-fmagis> oforcways 3334, c?onwes 3031 ; ]'aydiray (Fut.) 1727;
jiigiment 3500, 3811; testamentum > ^es^ewe/«^ 3878; sacrameutum>
serement 599, 1830, das in den V.V. 619, 795, 809, 2109 vom Heraus-
geber zu serment korrigiert wird des Versmasses wegen. — i statt e
Avird alltägliche Aussprache zur Geltung bringen. — Wegen e in de-
mouressies s. die Erklärung von Goerlich S. 28, Altfranzösisch lautet
die Endung der 2. PI. des Konj.. Präterit. -isseiz, -issies (cf. Schwan-
Behrens, Gramm., § 343);
678 Jakob Fourmann
b) bleibt a (dialektisch und in gelehrten Wörtern): fanfasie 34,
Alamagnie 2565; hahiindament 1453: firmament (= fermenient) 5; hon-
nestament 191 neben honnesfement 460, 2638, 3403, 4028; com(m)anda-
ment 2925, 3339 neben com (m) andement 1175, 1209, 1356, 1756 u. s. w.,
fondament 4210; edifiament (cf. Raynouard : edificament) 3210, lamenta-
ment 2011. Cf. mod, sav. etarame = enterrement nach Brächet (S. 191
im dritten Sprichwort).
c) Nachuebentoniges a -}- n > a« und en (in der Aussprache wohl ä)
im Produkt von melancholia, cf. § 40.
d) e aus nachnebentonigem a kann zwischen rr, n-r ausfallen in
der 1. schwachen Konjugation: demorroH, korr. aus demoreroit des
Versmasses wegen, 331, tu comparras^ korr. aus compareras des Vers-
masses wegen, 3031; je donray, je menray (cf. § 182); wohl auch
pourtras statt pourteras des Versmasses wegen in V. 713 (cf. § 10).
Auslautendes a.
§30. Auslautendes la t. a wird gewöhnlich e, wie im Gemeinfrz. ;
es bleibt dialektisch in einigen Fällen auch a:
Lausnnna 914 r. Morianna 915; Colompna 3516; heura 1734,
chartossa (= chartreuse) 2280; laquella 3431 ; cf. auch den Ausruf
Jiara und haro 2995. Diese Endung -a weist auf das frankoproven-
zalische Gebiet hin. Es ist leicht möglich, dass der die Sprache
modernisierende Kopist die meisten vom Autor dialektisch gegebenen
Endungen getilgt hat, so dass wir in den, angegebenen nur noch spär-
liche Reste haben. Cf. Jeanjaquet, der für das freiburgische Dokument
aus dem 15. Jahrhundert gleichfalls sporadisch das End-a belegt (S. 287);
Devaux 221: ceta., chandela, umana, autra, cella. Cf. mod. sav. örä
(= heure) 4 A, eürä 4 T, R; u. dergl.
Satzunbetontes a.
§ 31. Satzunbetontes a > a, e in ad illos > as 3890, es 1034,
1358, 1730, 2120, 3486, 4012, ez 1919; daneben aux. Cf. Goerl. 122;
Constantin e 4 T, A u. s. w. ; que dames in V. 506 (der Herausgeber
korrigiert qu'aiix dames^ ist als qu^e dames zu lesen; der „Roman" hat
ebenfalls es. o < ad lehnt sich proklitisch an das folgende Wort an,
wobei öfters dessen Anfangskonsonant verdoppelt wird: affaire = ä
faire 1348, asses = ä ces (so ist korrigiert vom Herausgeber) 1286;
assa, korr. ä sa 2189; alliiy = ä lui 2389. Cf. ital. z. B. accanto. —
Das d ist etymologisch beibehalten in ad dimenche (viei. '^ht gehört es
zu den vorhin zitierten Beispielen, indem ad und dimeticn^ im Ms. zu-
sammengeschrieben waren) 1362, ad mode 1462 (Einfluss des latei-
nischen ad).
über die Sprache des Mystöre de S. Beraard de Menthou etc. 679
Lateinisches e.
Hochtoniges e.
§ 32. Freies ^ > ie^ i, e, ei.
laetum >//<?' 21 18 r. retourne; Fem./^el489r, cowmawcee, zu korrigieren
commancie{ci. § 12) ; de H-retro> derrire 3044 (korr. aus derree) v. dire ; der-
rire 331 (korr, f/^rmre vom Herausgeber) r. chiere^ 1629; Petrum > Pi'ere
1630 r. cemete)'ei Pi erre 4061 r.fievre; PereRubr.3271 scheint Schreibfehler
zu sein für Piere, Pierre; fievre 958 r. maniere\ fievres 1494 r. manires
(der Herausgeber korrigiert mani[e]res)\ fievre(s) 690 u. 899 r. chiere(s)^
3772 r. lumiere, 4050 r. Pierre-^ leporem > lyvres 1393, livre 1460;
brevem > brief 1023, 1128, 1292; briefment 1314, 2894; briesment 590;
briesvete 4203; daneben bref 1858; m^dicum > meyge 3821, 3844;
cf. Brächet: mieze, mieze. — *alecrem > gelehrt alegre 673, aleigre 621 ;
davon alegret 1011, alegrement 432, 554, alegrance 46H; *8ortilegium >
sortiliege2l9d Y. erege <haereticum; re^/e3362, m^^e 3514, reygle3b\?>.
Für die Schreibung ie haben wir eine doppelte Aussprache anzu-
nehmen: «V, wie dies der Keim lie : refourne lehrt, und ie wie dies sich
aus ßeimen z. B. Ige : commancie ergibt. Auch die Schreibungen -ire
und Reime von -iere, -ire in den Kombinationen -^tro : Teere, -ebrem : -aria
(cf. § 13), ebenso -eriam (s. § 37 b): syre lassen auf ein im Hochton
stehendes i in ie schliessen, wenn man nicht die Möglichkeit des völligen
Schwundes von e annehmen will. Cf. das mod. sav. deri (= derriere)
3 S'; Cled.; dari, -ire (= dernier, -ere) 4 T, A, R; /f dari 4 T; fivrä
(=fiövre) ID; 4 T, A; Cled.; ptru (= pien-e) 4T, A, R, Fd (während
der männliche Eigenname gelehrt Pyerq lautet); llvrä (= liövre) IDb;
2 A; 4 T, Tc, A, Ab, A'g, Av', Y^^'i.-,' lievrä 5 At. Betreffs der Pro-
dukte anderer Lautverbindungen (-eriam, -ariam, -leere), die im mod.
Sav. ebenfalls ein / aufweisen, s. unter den betreffenden Hochtonvokalen.
Cf. auch Goerl. 47 : ,.Der Übergang von ie zu i ist im Südosten gerade
nicht etwas Seltenes; vgl. nible (neben nieble), nices (=nieces) . . . pie
(pedem) r. 7nie (micam); barbarie r. pie... Andere Fälle eines solchen
Überganges haben wir in escuyr., virge^ lie (leuca) r. niie . . . mauere
r. dire ..." — Die eigentlich pikardische Reduktion von iee > le ist
eine Zeitlang gemeiufrz. gewesen; dialektisch ist / für frz. ie in den
anderen Fällen. — Dass in unserem Text ein Durcheinandergehen der
Schreibungen ie und i (für zu erwartendes /) vorkommt, zeigen die
Schreibungen liere.^ liese, lieses neben eslire (s. unter e + i, § 36).
§ 33. Freies ^ vor Nasal
a) frz. auslautend > ien:
bien 625 und 3542 r. moyew < *medianum, 3311 r. chemin; le syans
(in Analogie nach meum), korr. syens21Q0 r. bien:, riens \i02 r. pelerins,
3832 r. Celans.
630 Jakob Fourmann
Wegen riens : cejans cf. § 50. Cf. mod. sav. re (= rien) 4 T, A;
re 4 A, Ab, AI; m 1 T, D; 2 A, Aj; 3 B; 4 Aa, Tj, T'; be (= bien)
4 T, A, R, seltener öi/e 4 T, A; bi 3 S; a be {= eh bien!) 4 R. —
Das Neusav. und die Reime lassen für das Produkt von frz. auslautendem
e vor Nasal die Aussprache ije annehmen.
b) frz. inlautend:
Freies ^ vor Nasal > ie in niienne 2457 r. d/'gne, das seinerseits
mit divine, benigne reimt. Es ist demnach minne in den Reim einzu-
setzen; cf. mod. minnO (= mien) 4 T, A; minnf 3 S'; ebenso sinuo
(= sien); cf. ähnliche Formen bei Goerl. 45f. : „Lat. e vor n erscheint
... als / in Urkunden aus Cote d'Or und Saone-et-Loire: revigne, avigne,
la sme chose."
§ 34. Gedecktes e; das Suffix -ellam > eile, eille, eile-.danwy-
selle 1380 r. belle, damoisselle 2257 r. imcelle, damoisseille 281, damois-
seile 325.
Auch bei Goerl. 48 ist einige Male e vor 1 (r und s) durch ei
wiedergegeben; er führt an: chapeile, apeile, nouveillement u. s. w. Im
mod. Dialekt Savoyens besteht damivezelä nach Brächet; damivezelä
6 A, -ivezlä 5 A'e, A'm.
§ 35. Gedecktes ^+ Nasal
a) frz. auslautend > «n, ain, an:
centum ^cens 3285, 4279 r. gens\ sams2766. Letztere Schreibung
deutet auf eine e-Aussprache hin, so dass auch e in cent den e Laut
ausdrücken kann, wie in plent < plenum (s. § 48). Cf mod. sav. se.
(= cent) 4 T; 6 Ac; se 4 A, Ab, As, AI, R; 6 B; S(f 4 A; 3 B, T;
di (= gens) 4 T, A; zi 4 F; ze & A; de 4 A, Ab, R; de 4 AI; da
i't, D; 3 B, S', T; 4 Äa; zde 6 B; dze 8 M. — Nach Girardin 219
wird gedecktes ^ vor Nasal im 15. Jahrhundert ä, oft e, jetzt ä, oft e,
also dieselbe Doppelbildung, wie im mod. Sav. — Über parent cf § 14.
— Gemeinfrz. Aussprache wird vorausgesetzt in temps 3691 r. frans
(= francs); contant <C contentum 605, 1291 r. devotemant] -mente,
meutum > -ment und -mant: hiimblemant 2233 r. saulvemant, 1261,
1300 r. incontinant\ hmnblement 3792 r. convant\ noblemant 1470 r.
parement^ 1480 r. parlemant^ 4288 r. souvant; talent 275, 464, tala)it2Q.
b) frz. inlautend. Hier gilt dasselbe wie unter a. mambre 4118
neben membres 4087; cf. mod. sav. etedre (= eutendre) 4 T; sftr^
(== sentir) 4 T, A, R; sftre 8 Bf. Siehe diese Verba in der Formen-
lehre.
§ 36. ^ + i oder Palatal > /, ie {== i), abgeschwächt zu e:
int^gram > entire 1544 r. lumyere ; der Herausgeber setzt unnötiger-
weise enti[e]re ein; der Reim ist bereits in § 13 besprochen. — liere
< legere Ruhr. n. 1971 und 2193, esliere 271, lier- 2192, lieses 2193
neben esliir^ 2451 r. contredyre zeigen ein Durchd jdergehen der
über die Sprache des Mystfere de S. Bcihard de Menthon etc. 681
Schreibungen i und ie für die Lautung i (cf. § 32). — decimus > disme
2837 r. meisme, 2942 r. divine^ 2958; dyjetne 887; dixiesme 939. Der
Herausgeber korrigiert disme wegen des Versmasses zu dis[is]me in
2942, 2958, während er den unvollständigen Vers 2837 durch Hinzu-
fiiguug eines Je ergänzt; ebensogut hätte er auch hier disfisjme ein-
setzen können. Ahnliche Formen auf -isme^ wie die hier neben dem
frz. dixiesme vorkommenden und durch die Reime bezw. Assonanzen
gesicherten, werden auch für die Franche-Comte zitiert von Goerl. 67:
uitisme: novisme^ septisme : rime u. s.w. Mod, sav. lautet dixieme = dylzeme
6 A, treizieme = trpzyemo 4 A; sixieme = ^ezeme nach Brächet;
dieses -eine kommt in obigem (nicht ganz sicherem) di/leme vor und
geht auf -esimus zurück. Wegen des Reimes disme : meisme cf. § 49. —
m^i > my 457, 1173, 4165 neben nies 465 u. s. w. — Satzunbetontes
nee > 7ie (abgeschwächt aus ni) 154, 1020, 1969 u. s. w., ne . . . ne
24, 1895/96, 2921 u. s. w.
§ 37. ^ 4- Konsonant + i-
a) ^ -f- ni: veniat > vignie 3861, viegnie^ veignie (s. venir, § 188);
cf. Goerl. 45 f.: „revigne, avigne'-^.
b) ^ + rj: -eriam > -iere^ -ire, ere: materiam > matiere 481,
1856 r. mystere^ 2738 r. pere^ 2844 r. syre, matire, matyre S2, 229, 518,
583, 2320, 2596 r. ameyre < amaram, matere 1152 r. amere\ ministe-
rium > mestier 3836 r. chier < carum, *cimeterium (coemeterium)
^ cemetere 1629 r. Piere; meieat > mire 1810 r. contredyre^ 3785 und
3870 r. sire. — Wir haben hier geraeinfrz. und dialektische Ansprachen
zu unterscheiden. Die Schreibung matire und die Reime matiere : sire
deuten auf die dialektische Aussprache matire hin; auch matere, ceme-
tere scheint dialektisch und aus anderen Dialekten des Ostens herüber-
genommen zu sein. Die ie und e-Aussprache ist gesichert durch die
Reime mit pere (mod. sav. päre 4 T, A, R, päre 4 A, Ab, Fm) und
amh'e (mod. sav. amäre 4 A, A'g). Betreffs -ire < -eriam cf. das mod.
sav. semtiro (= cimetiere) 4T, A; Roussey: metl (= metier). Cf. Girar-
din 218: 15, Jahrh. cymetiero und simitierut^ mod. s/mf^7r/^ (halbgelehrt);
ministerium > 15. Jahrh. mistir, niistiers (PI), mistier; mod. miti;
*monasterium > 15. Juhrh. motie, mostier^ mod. moti; aus diesen
Schreibungen schliesst Girardin auf einen fallenden Diphthongen tf.
Im Reim mestier : chier dürfen wir demnach auch eine Aussprache auf
I annehmen; cf. chier unter Palatal + ä, § 12.
c) e-fsi: ecclesia > egleyse 2780, 2882, 3100, 3134; es reimt mit
guise in den V.V. 2628, 3238, 4226, mit assise in 2734, mit devise in
3100 und 3127, mit mise in 2812 und 3327, mit inese <. missäm in 3693;
esglise 1255, eglise 1609 und 1717 r. mise, 1689 r. prise (P. P. F.), 1705,
2147 r. misse <missam; eglissed2 r. 7}tise. — Cf. mod. sav. eglizf 4T, A;
egtize 4 Tj. Die Form egleyse ist eine Dialektform, da im Osten e+i
682 Jakob Fourmann
zu ei wird; vgl. Goerl. 52: „Lat. ^ vor J-Element wird dem Gemein frz.
entsprechend zu ?'; doch stehen den Formen mit i zahlreiche mit e^ ei,
selten solche mit ie zur Seite." Ist egleyse also auch mit E-Laut zu
sprechen, so ist nichts gegen den Reim egleyse : mese einzuwenden,
indem in diesem Fall mese regulär aus missam entwickelt ist. Wegen
s : SS {eglisse : mise^ eglise : misse) cf. § 105.
d) e + li oder cl vor Konsonant > ieu(l), ie{l). melius >
myeiilx lbl9r. Dien; 2460 r. filz; mieulx 3S8bY. vieux <*vec\\\s, 41921',
ijeux < oculos; vielz (Acc. PI.) 552, viel (N. S.) 1397 r. festiez 3798;
vieulx (N. S.M.) 237, vieux (N. S. M.) 3886 r. mieulx. — Cf. mod. sav.
vy'e und 'vyq^ Fem. vit^ 3 S'. Betreffs der Nichtvokalisation des l, die
dialektisch ist und hier durch den Reim vielz : festiez gestützt wird,
8. § 128. Daneben kommt das gemeinfrz. Produkt ieu vor. Das in
2460 vorkommende mit myeulx reimende filz ist in fieulx umzuändern,
das 382 mit Heu und Bieu^ 655 mit Bieu reimt (s. § 62). Demnach
können die Produkte von e + li + Kons, (myeulx), e + u (Dieu) und
osum (pieux) miteinander reimen.
§ 38. § + u > ieu^ i.
Deum > Dieu r. Heu in den V.V. 1075, 1703, 3709, 4120; x.lyeulx
1740; r. yeulx 4079; r. myeulx 1520; r. pieux, fieulx < filius und lieux
382, 655; *leguam > //e 1625 r. ai]e. Cf. Foerster, Chevalier as II esp. :
lies-, cf. W. Meyer in Gröbers Ztschr. XI, 539; Goerl. 44: liues^ lie{s);
Floovant: liues neben Heues.
§ 39. e + Föns. > eau(lj, iau(l).
Hier hat innerhalb der Deklination das Gesetz der Analogie ge-
wirkt. — noveaulx (N. S.) 183 r. biaulx (N. S.); nouveaulx (Obl. PI.)
595; beau (Obl. S.) 244; heanx (Vok. S.) 1067; hiau (N. oder Vok. S.)
170, 172, 382, 402, 655, 1273 u. s. w. (Obl. S.) 404; (N. oder Vok. PI.)
465, 3284, 3587; (Obl. PI.) 427, 3681, 4262; biaux (N. S.) 1636, (Vok.
PI.) 3779; biaus (Vok. PI.) 3239; biaulx (N. oder Vok. S.) 57, 184 r.
noveaulx, 395, 1657, 2385; (Obl. PI.) 670, 2761 r. hospitaulx; biaulz
(Vok. S.) 2362, 2366; *hasterellos (s. Körting 4508) > haster iaul x UbS,
hateriaulx 967; chastiaux 1420. Daneben bei 334 r. chastel (Obl. S.)
575, 628, 821 r. muscadel u. ß. w., chastel 333, 2150, 4270, chatel 312,
castel 71, 105; nouvel 128, 2082, 4075 r. bei, 42bl. — Cf, mod. sav.
novyo 4 A, A'c, AI, T; 5 C'e, M; 6 As, Uu; 7 C; 8 AI, B a, Ma, Mc;
nüvyo 7 Ag, nove 1 Ab, B; 2 S; 4 Aa, Ab, T' ; ätrw (= obiges hasteri-
aulx = heute nach Const.r boulettes de foie de cochon hache fin et
plie dans le peritoine) 1 B'.
über die Sprache des Mystere de S. ßeruard de Menthon etc. 683
Vortoniges e.
§ 40. Vortoniges e erscheint sl\b e, ai/, /; analogisches ie; a.
*pedaticum > peage 932, 1231; payage 1162, piage 3490; eglise^
s. § 37 c; iglise 2541; haeresia > heresie 2608, hirisie 1308; quaerere,
nach den Infinitiven der 4. Konjugation umgebildet, > qiierir 3819,
requerir 3820, acquirir 1181. — Das Präf. r^- > re-^ ra- (nach Ana-
logie von re + ad-): refuser 307, 1666 u. dergl., rannjs (P. P. von
re + mittere) 1883, — Cf. Fert. Verd.-Chal. ratur und rf;tur\ raturne]
Berry: ratur^ ratiirne u. dergl. — Auch vor einfachem Nasal : t/'ni/r <C
tenere 704; niod. sav. f/n 4T, A; nach Fert. v^'all. tini, füni; Godefroy:
apartiner (= appartenir, in Pr. de l'hist, de Bourg., 1289). — Vor cl:
*veclum + ard y velliart 2308, vilUars 2034. — Vor ni: viegnant 3428,
veignant 904 (hier gehört das i zur Gruppe ign =■ i'i). — ^ > ie in
lyevrier 1422, analogisiert nach lievre. — Gedecktes ^ vor r > a in
mercedem > marcy 1674, 1975, 2554 u. s. w., marcier 443, 575, 1835
u. s. w. neben merchy 1072, mercier 221, 555. — Cf. marsi 4 T, A;
mersi 1 D; Fert.: marsi in Berry, Burg. — Melancholia > malencorie
773, mallencolieux 692 neben mellencorie 582, metancolie 1160, melen-
colie 2031, melencoliouse 2170. Hier liegt Dissimilation des / und wohl
auch Volksetymologie vor, indem das Fremdwort als male + in +
cor + ia („Schwermut") aufgefasst wurde; cf. ital. malinconia (s. Zauner,
Romanische Sprachwissenschaft I, S. 20).
§ 41. ^ vor gedecktem Nasal > en, an, vor Labial am : pendu
943, 2912, pandu 1859; aframpez 210Q. — Im Futur von venir kommt in
der ersten Silbe analogisches /e vor wie im Neufranzösischen, daneben
e, l in den dialektischen Formen venras, venrez, vindront (s. § 188).
Nachnebentoniges e.
§ 42. Nachnebentoniges e, das nach den allgemeinen Lautregeln
als Silbe erhalten bleibt, erscheint als e, i in benefice 2325, 2329, 2443,
bennifices 1121\ Jieresie 2608, hirisie 1308; pouvritd 3116; surpellis <
*superpellicium, korr. in neufrz. surplis, wie das Versmass verlangt,
1837. — Nachnebentouiges ^ erscheint als a in dem gelehrten con-
facion < confessionem 1125 (nach dem Herausgeber ist vielleicht pro-
cession zu verbessern). Mod. sav. Jfofesö 4 T, A, köfesyö 3 S'. — Vor
gedecktem Nasal; aventure 928, avanture 2059, 3300.
Satzunbetontes e.
§ 43. Satzunbetontes e : per > par 40 u. s. w., per 2704: er-
scheint als pour (in Analogie nach i)Our < pro, das sich in der Be-
deutung oft dem p)ar nähert) 151, 617, 1230, 1254 u. s. w. Cf. mod.
sav. pe, p^, pe-r (vor Vok.), p-, p-r (== par) IT; 3 S' ; 4 T, A, R;
(=pour) 4T, A, Ab, AI, R, A'g; C16d.: per (vor Vok.) = par und pour.
684 Jakob Foiumami
Lateinisches e.
Hochtoniges e.
§ 44. Freies e > oi, oe^ ue, ai, ei, e, (/?), (o ?).
secretuin > secrois 1969, secroyte 82 r, retraite^ secroytement 60;
Viani > voie, voye 1356 und 4219 r. Savoye < Sabaudia; 3314 r.joye;
boyre 642 und 798 r. voyre < veram; cortoise 2288 r. noyse <i nausea;
moneta > monoye 647 w joye\ ])e(n)sat > yoise 2039 und yahe 4170,
beides r. noyse \ verum > ^;o^> 186, 2495, yoer 3826 r. 8oir\ videre>yo^V
186 r. mir < verum, 521 r. voloir, 694, 1029, voer 3831 (foer ist ein-
silbig wie voir\ zwischen se und il IstHiat, wie in 1079); *stelam (für
stellam) > eüuelle\b4^. — iter'^ herre 827 r. fayre, 3607 r. parfaire,
hayre 1349 r. affaire\ herre u. der gl. steht unter dem Eiufluss von
errer < iterare. — vide > voy in voyci 569, 1948, 2074, 3643 ; vey 950,
3976; vecy 3234. -esem (< -ensem) < -eys, -es (geschrieben -es, -es)^
-ez in Compds 257 (= Compois) r. Geneveys 258; Geneveys 1404, Gene
vez 1911, Geneve 1535 r. honore; Valez 817 r. frh'> *friscum; cf. Com-
2)eys in Fussnote zu 257; heres > heir 712, 2035, neben hoir 38. Cf.
Goerl. 59 f.: ,Jiers, her, heir, heirs, . . . hoer, hoers, heoirs . . ." ; Jean-
jaquet 285: ,^haveir, aveir, avoir ..."
Hier gehen gemeinfrz. und dialektische Schreibungen durcheinander.
Das gemeinfrz. oi ist in der Aussprache we, wie die Schreibungen oe
und ue und die Reime zeigen. Das dialektische ei ist in der Aussprache
bereits zu e reduziert, wie die Schreibungen e und ai beweisen. Vgl. auch
§47.
§ 45. me > moy 2295 r. je vois < va(d)o + is; in mi (a mi^
korr. aus amis) 2046, my 352, 2174 r. verny haben wir entweder einen
alten Dativ mihi oder Wandel von nie zu w? anzunehmen; cf. Goerl. 61:
„Der Wandel des lat. e zu /, den Foerster, Yzopet § 31 in vie = voie
und Wendelborn § 31 in v/e = foie und vies : desempachies belegt, ist in
den Urkunden der Bourgogne nur vereinzelt nachzuweisen . . ." Cf. Duret,
Gramm, savoyarde: mi (Dativ und Accus, des unbetonten Pronomens).
§ 46. Von eco in preco > prie ist beeinflusst -Fco, das zu -ie wurde
neben lautgesetzlichem -oie: *supplTco > supplie 740 r. je prie, marie,
Ugnie, guerrie < werra + fcat; *auctorico > octroye 544; ht m octrye
zu korrigieren wegen des Reimes mit je remarcie-, in 2880 korrigiert
der Herausgeber octrye, wie der Reim mit ydolatrie verlangt. —
Analogisch sind die Formen festijer 4bA, 686, festiles 191, festilez 13%'^
dimeheu festoyer^ festoie in 163, 203; festoyrons 462.
§ 47. In V. 610 reimt revoir < re + videre mit anieurs^ in 2425
savoir mit Bedemptcur, doulceur, seignieur, Saulveiir. Der Herausgeber
korrigiert 610 retour : ameur (= amour), 2425 saveur : RedempAeur. Der
Sinn verlangt diese Änderungen nicht, schei. ' 'r aber der Reim. Nun
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 685
lässt sich nach Goerl. 60 die Annahme rechtfertigen, dass im Südosten
im 13. und 14. Jahrh. oi < e den Laiitwert 6i oder öe hatte; für den
Osten ist nach Meyer-Lübke, Gramm. I, § 76 die Reduktion von oi zu
0 in mittelalterlichen Denkmälern zu belegen; er zitiert z. B. avor,
savor u.a. und für Plancher-les-Mines (H*«-Sa6ne) «;ore < verum (s. Index
zu seiner Gramm.); cf. Roussey: vor (= voir), vormä (= vraiment),
rvör (= revoir); nach Fert. wird videre in Doubs wörf; Const. hat rvi
(= revoir) 4 A; save (= savoir) 4 T, A; av^ (= avoir) 4 T, A, A'g;
auch avai 4 R; 8 M; avä 2C; 6 A. Nach dem Gesagten lassen sich
die beireffenden Reime in der Form revor : amor^ savbr : Bedemptor
halten (cf. o, § 76); so dass ein Ersatz der Reimworte unnötig ist.
Die vorhin zitierten mod. sav. Formen avP, savf repräsentieren die
Aussprache e < we (in oi) des ausgehenden Mittelalters (cf. Thurot I,
374 ff.) oder aber die dialektische Aussprache des Ostens ei mit Re-
duktion zu e; cf. obiges //e/r (§ 44); vgl. Girardin 220: „Freies e > im
15. Jahrh. e oder e?, jetzt p oder f\-^ Dann würde aves 3397 die Aus-
sprache avf' darstellen und bedürfte der Korrektur des Herausgebers
zu avoir nicht, da auch Schluss-r dialektisch bereits verstummt war
(s. § 119) und s leicht unorganisch augefügt wird. Auch mouve 3763
< movere darf hierher gezählt werden; da dessen sonstige Formen
nach der starken Konjugation gehen (vgl. § 181) und daher ein Übergang
des Inf. in die 1. Klasse der schwachen Verba nicht anzunehmen ist.
§ 48. Freies e vor Nasal
a) frz. auslautend > ein, ain, en, an. minus > moins 770 r. mit
Produkten von -anum {humains, certains, Souveräns)^ mit complains <
complangO; mit plains < plenum; > mains 688 r. moyent < medianum ;
plenum > 2^/am 1848 r. c?ewam < de + mane ; plaint 379, 754; plaiii
1329, 2249 u. s. w., plent 733; sine > sains 1670, 1678, 1694, 2111,
2408, 2446, 2562 u. s. w., sens 2035, san 2660, sans 1048, 2063, 2410,
2724 u. s. w., sanz 3192, 4298; in > en 267, 291 u. s. w., au 2029.
Das lautliche Ergebnis von freiem e + n in frz. Wortschluss ist
ein f bezw. tve] das zeigen die Schreibungen plain^ plains^ plaint, plent,
sowie die Reime mit den Ergebnissen von -anum, -ane, -ango. Die
Schreibung en in j^^^nt drückt also auch den Lautwert f aus. Die
Schreibung oin ist wohl = ivf, das in mains, der normalen Form aus
minus, als f erscheint. Die Schreibung sains, sens < sine repräsentiert
den Lautwert Sf , ähnlich wie plaiii, plent < plenum, während san,
Sans, sanz gemeinfrz. (aus satzunbetontem sine) sind; die Schreibung
sain < sine auch bei Jeanjaquet 286. Cf. mod. sav. sf (= sans) 4 T, A;
Sf 4 A, Ab, AI, R; r.n (vor Vok.), f, f/ {== en). ßetreff's plaint und
2)lent, sains und sens vgl. auch luingaige 3601 und lencjaiye 1226, 2595;
mod. sav. h'yä (= laugue) 4 T, A; 6B; l(gü 4 A, Ab, AI, As, R, 6A.
ß36 Jakob Fourmann
b) frz. inlautend > f/, a/, e. penam > j9emwe 3140 r. soiwe-
ra/«we < -anaiii ; ^ penne 4020 r. painne, 666 r. se/JwmzH^^e < -anam;
'^ pamne 115 und 3426 r. il mainne < minat; 3598 r. himianne < hu-
manam, 3478 r. hiwiainne, 809 und 3307 r. motitaignie; 4318 r. estrange
<-aneam; plenam > ^:'/f«?ie 1576 r. humainne: 3089 r. montaignie\
minat > ?«ayne 3037; maitine 3427, 4070, 4073; 116 und 3426 r. yainne,
2653 r. humainne-^ amene 466; Magdalena > Magdelenne 3218 r. ^»ow-
taignie; streun'^ estr ahme (= origine) 878 r. montaignie'^ estrainne
{— don) 568 r. /?«e < finam, — Cf. mod. sav. ppui 4 A, AI, K; plfunä
4 T, A; Madlmnä 4 T, ß. — Das Ergebnis von freiem e vor n in
frz. Inlaut ist nach obigen Beispielen ein e-Laut. Das bezeugen die
Schreibungen a/, ei, e und die Reime mit Ergebnissen von -anam,
-aneam. Wegen der Reime mit estrange^ humanne, montaignie^ cf. § 15,
§ 20 c. Betreffs des Reimes estrainne : fine cf. auch das altfrz. chaine
< catena. Der Reim verlangt hier estrine, das sonst belegt wird, z. B.
Bovelles {estrines, estriner), Froiss. {estrine : doctrine), Lai du Conseil
p. 117, Huon de Bordeaux; Froissart hat auch estrainne (II, 2, 108);
Partenopeus V. 21 : estrine. Diese Autoren bezw. Texte sind alle pikar-
disch oder doch aus dem Norden; Littre gibt für etrenne ein wallo-
nisches strinie. Ausserdem kommt estrine vor in den Actes des Apostres,
r. mit doctrine. Die Autoren dieses Mysteres Arnoul und Simon Greban
(15. Jahrh.) wurden in Le Maus geboren, waren daselbst Domherren
und standen in Diensten des Grafen von Maine; ihr Stück wurde vor
König Rene und in Bourges (Dep. Cher) aufgeführt; keine bekannte
Spur weist nach der Pikardie, so dass estrine im 15. Jahrh. nicht aus-
schliesslich pikardisch ist. Wenn Cbatelain S. 30 bemerkt, die Form
estrine sei nur für die Pikardie bezeugt, und wenn er auf S. 230
Greban unter den Autoren der Pikardie zitiert und sieh dabei auf den
Reim eu : ti in feu : tu beruft, um anzunehmen, „ou qu'il a vecu en
Picardie, ou qu'il a fr6quente des gens de cette province", so ist dieser
Annahme entgegen zu halten, dass jene Reime eu : u nicht ausschliess-
lich pikardisch sind; auch z. B. im Südosten finden sich nach Goerl.
85 Belege für einen Wechsel von vlt. o -f- cum zu iu, welches Produkt
mit ?< < ü reimen kann, z. B. liu < locum, und noch heute wird in
manchen Gegenden Savoyens füa gesprochen (cf. § 71). Aus dem
Gesagten ergibt sich, dass estrine nicht eine ausschliesslich pikardische
Form ist. Ihr Vorkommen in einem nicht-pikardischen Text ist, falls
die Form ursprünglich pikardisch wäre (was sie jedoch nach pikar-
dischen Lautgesetzen nicht ist, cf. unten) um so weniger befremdlich,
als im 15, Jahrh. die Sprache einer einheitlichen Schriftsprache zu-
strebt, wobei pikardische Formen und Lautbildungen über die ur-
sprüngliche Grenze wanderten. — Die Form estrainne ist eine Kon-
zession des Kopisten im das Gemeinfrz. (etrenne).
über die Sprache des Mystdre de S. Bernard de Menthon etc. 087
Wie vorhin angedeutet, ist die Form estrine nicht in pikardiseher
Lautregel begründet; cf. etrane {= etrenne) im Glossaire du patois du
val de Saire (Manche), p. Axel Romdal (1881). Die Form mit l konnte
ich nicht in einem mod. Mundartenwörterbuch finden (cf. etrener in
Grangier, Gloss. fribourgeois, etrena C16d.; Herne Guerlin de Guer, Le
parier pop. de Thaon S, 103; ßaynouard hat estrena, Devaux S. 59,
Nr. 57 estrennes, Goerl, 64 estroines); avena > pik. avfne nach Fert.
(geschrieben avhie) und Ledieu (geschrieben aveine); in Savoyen avfnä
4 A, AI u. s. w,, nvnina 1 Dm, 4 Aa; daneben aber auch avinnäb k\.
Diese letztere Form zitiert auch Goerl. 63 als avhia aus einer Ur-
kunde des Bourbonnais. Von beiden Formen ausgehend liesse sich in
estrine < *strena eine Dialektform des Südostens vermuten.
Anm. Meyer-Lübke erklärt in seiner Gramm. I, § 116: „Zweifel-
haft ist, ob altfrz, estrine < *streua hierher (d. i. zu den Fällen der
Vertauschuug des Suffixes -enus mit dem häufigeren -inus) gehört,
oder ob etwa primus, prima eingewirkt haben."
§ 49. Gedecktes e verhält sich im allgemeinen wie im Gemeinfrz.
— fiima + mente > gelehrt firmament 5. — mfssam > mese 3694 r.
egleyse] sonst erscheint missam als mise^ misse^ s. § 37 c. — Wie im
Altfranzösischen wird gedecktes e zu i in ecce illi (+ Nom.-s) ">
cilz (Nom.) 1328, sil (Acc.) 3060, (Nom.) 3331 neben cel 3303 (Nom.),
Celle (zu verbessern cel) 2995. — In *metip8imum > meisme 2836 r,
disme < decimus haben wir einen «-Reim, der zeigt, dass die Super-
lative auf -isme (sa/nfisme u. dergl.) zu meesme ein mejismey inetsme
entstehen liessen; cf. Chans. deRol. 592: melisme= gewöhnliche altfrz.
Form; Goerl. 67 führt aus Floovant mol'lmes an; s. Godefroy: mejisme.
Das mod. Sav. kennt neben memo 4 T, A, R auch mJmo 2Aj; SB,
welche Form die Weiterentwicklung von meisme ist, cf. Girardin 222:
„15. Jahrh. mesme, mod. mimiü^
§50. Gedecktes e vor Nasal >m, an, ain: sensus > sews
911 r. gent^ 3883; senz 513 r. gens, sains (korr. sans) 853 r. seanz <
ecce hac intus; cel ans 3832 r. riens < lem, 936 r. dedens; dedans 2707
r. gens\ inde > «» 419, am 2063, ant 3194 r. alegremeut; findis (2. S.)
y fant 1992 r. malement. Von pensare kommt gelehrtes pense 1206,
pause 5, 3161 (cf. § 55); feminam > /emwe 325 und 2009 r. dame-^ alt-
engl. Engle + terra > Engleterre 4267. — Cf. mod. sav. sf (= sens)
4T, A; sf 4 A, R; sr (= ceans) 4 A, sf 4T; de (^dans) 6B; dye
(=dans) lA, E; 4T, A; dye. 4A, Ab, AI, A'g, R; 5C; 6A; daneben
dyä IT; 2A; 3B, T; 4 Aa, während in 4 T f?« = donc ist; %o(<lin-
guam)_4T, A; 6B; legä 4A, Ab, AI, As, R; 6A; daneben läga IT;
3 S; s^biä (= semblant) 4 R, seblä 4 T, A. — Wir dürfen nach der Schrei-
bung sains, dem Reim ceans : riens, dem mod. Sav. und dem unter freiem
e vor Nasal (§ 48 a) Gesagten eine e- Aussprache für sains, dedens au-
ßg,^ Jakob Föurmann
nehmen und für ceans ein ceens^ parallel zu dedens einsetzen, so dass
e vor gedecktem Nasal die Lautung f bekam. Der Reim senible :
chambre verlangt allerdings eine a-Aussprache, die aber als gemeinfrz.
neben der dialektischen f -Aussprache bestehen kann gemäss dem all-
gemeinen Charakter der Sprache des Mysteres.
§ 5.T. e + Palatal oder i wird zu oi und (analogisiertem) i:
TegGm''S>roi/ 1233, 1395 u. s. w., r. /oy<fidem; benedictum > i^wo/^
654, 2833; begnoy 4090, begnoäe 1891, neben analogisiertem begni^
hegny 775, 997, 1615, begnie 3400. — Cf. mod. sav. beni^ benf 4 AI;
betif, -f<«4R; egä benetu (= eau benite) 4T, Ab.
§ 52. e + Kons. + 1
a) e + U, cl> oi(l), ai(l), ei(l), (e)l^ i(l): bot-f ilium > botaille 67,
boutaille 3268 r. nouvelle] demnach hat hier ai eine ^'-Aussprache ;
cf. Godefroy: botele, boistele; mirahUia. '^ 7nerveille 2729 r. travaille
< *tripaliat, 3296,3665; consilium >■ co«se?7 317 r. appareK. -\ciyx)\um\
*habilia {Im^QV. )'> abillie 347 (s. §58); *soliculum <.soloil 2180, solois
1540, solail 848. — Cf. sulivc und sulof 4T, A; 5A', At; sqlwe 4 R;
sqliwe 6 Ac, u. dergl. neben sTdä 6 B. — vermiculum > vennel 1010.
Nach diesem und dem vorhin zitierten apparel scheint das J-Element
(die Mouillierung) schwach gewesen zu sein; cf. auch parellement
(= pareillement) im „Roman". In solois haben wir bereits das mod.
sav. sqlw^ mit verstummtem /.
b) e + ni> -oignie, -eigne, -igne: insigna (Imper.) > ensoignie 1608;
in8ignia> ansigne 3266 neben enseigne 3372; cf. Goerl. 62: ^ipigne neben
regelmässigem peigne'-^ und S. 78: ,.pignolt, ensignanz"\ cf. § 56. —
Gelehrtes digne 436, 1683, 2343 r. benigne, 3435 r. divine, 2456 r. vii-
enne (s. § 33 b), 1213 r. commune (betreffs des Reimes i : ü cf. benefice :
delusse 2329/30); signe 2490 und 2532 r. divine.
§ 53. e + 1 K«°«-
a) illos > eidx H582 r. religioiix. — Es ist die Vermutung nahe-
liegend, dass religioux als dialektische Form zu lassen (cf. § 76) und
für eidx ein oidx einzusetzen ist (das wohl von ellos über eis, eals,
eols, eos entsteht, wie beaux über bels^ beals, beols^ beos). Godefroy be-
legt Formen wie oms, oux^ ouls u. s. w.; Goerl. 123: „eaus^ eaiix, aux^
hos . . .", S. 129: „ecce illos >cfaws, ceos^ ceoz.'^ Cf. Vignon, Rev. de
phil. frQ. XIV, 3, u. a.: o, «, M<ille; mod. sav. qt (= il, ils) 7 Lb. ;
u (=cela) 5C; 6B; 4T, A.
b) Nach Palatal wird e + 1 ^°"^- zu ieu(l) neben eu(l): ecce illos
y cieulx^ cyeulx 217, 1545,2722 neben ceulx 533,1136,3305 r. religieux
3933. Cf. Goerl. 128, u. a. : ceu(l)x, ciaus, ciaux.
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 089
Vortoniges e.
§ 54. Vor folgendem frz. ü erscheint e noch als silbenbildendes e
oder kann als Silbe für den Vers unberücksichtigt bleiben; s. § 7. —
e + 1 ^ zweisilbiges o'i in rohjne, roline 1395 r. sauvagine^ 2012, 3064;
hier haben wir Anlehnung an roi < regem. — e > e, /, ie in vertus 293,
viertn(s) 1542, 2415, 2745, 2805, 2853, 2859 u.'s. w., virtus 2400, vir-
tuose 282; ßrmament 1820, 2012 u. s. w. neben fiermament 3064; ie
kann hier nur gleichwertig mit / oder ^ sein; presonnier 2984 {cf.prrzo
= prison 4T, A); cristiens 1200, christiante 2594,3556 neben chrestiens
902, crestiens 1035, 4245, crestianU 1156; pTetatem > pitie 1276, 2768,
petie 2588, pite 996; divine 2190, 2533, 3435 neben devim 3515, devln
2784; drabolum > gelehrt delable 1045 neben deable 1037, dmhle 1131,
dyable(s) 941, 1039 u. s. w., cf. § 7. ~ Präfix dis->(/es-, dis-\ Präfix
de->(/e-, di- : destrihuSs 3420,3893; despousez 1961,3628; de/ßer 2099,
2157; difßer 2096, deffiance (korr. aus deffance) 2101; d/ffiement 211b ;
diffmdte 4240, diffinemant 1208; devers 70, 132 u. s. w. neben fZ/«;ers
84, 127, 131, 1603, 2882, 3093, 4070. — e schwindet in (dis)jejunare
> desjuner 64, 2070; W junoit 4016. — quTsque unum > chescun 1219,
2350, 3370, chescum 3882, 3954, 4025 u. s. w., chescung 604, chescune
2606; kontaminiert mit xard unum ; chascun(s) 545, 663, 1069 u. s. w. —
e in labialer Umgebung> o : je 6o2/n/y < bibere + ayo 2126; daneben
il bevoit 4015, nous bevons 566, nous beurens (^korr. beverons^ cf. § 96) 783.
§ 55. e vor Nasal >^ ßw, «w, am, in: pensh 1476, -^ 2342, 3557,
-ons 825, penssez 901; panser 2050, pansez 97; annoyeuse 2169, angt/m
2800, ansigne 3266, commencie 1488, commensiez 2103, couiaucier 1900,
3143, Commander 3358, ramply 2944; fw/er^ 941, 2972, infer(t) 1030,
1606, 2713 u. s. w., inipefrer 4054; lengalye 1228, 2595, laingage 3601.
— Die Doppelschreibung lengaige und laingage, vencu 2970 und vaincu
3096, 3664, 3972 lässt eine ^Aussprache des en in lengaige^ vencu an-
nehmen ; cf. mod. sav. /Jfsä (== pensee) 4 T, A ; komfsi und Ä;wf s/
(= commencer) 4T; fcmfs« 4R; Ames^J 6 A, u. dergi. Cf. e vor Nasal
§ 50.
§56. e + Kons. + i.
e + Di> ߫5'**j egn : ensei gnant 4219, ensegnoit 4237; cf. e + ni,
§52b. — e+U> ß^^i) ß*^^j ^«^^i : evellies 1920, esvellieraz 1925, 6?s-
veeY/cr 1935, esveillier 2073, ye^//er 4024, veillions 4030.
Nachnebentoniges e.
§ 57. Nachnebentoniges e erscheint als e, « in gelehrtem
archidiaque 1140, 1183, 1191, 1289, 1741 u. s. w., archediaque 1149;
clarete 1542; ennemg, -is 1244, 2(i79, 1065 u. s. w neben emümy 2800;
gelehrt es^^r/^ 3375, korr. in 1789 aus esper it, 3938; esper it 1827, 3859,
esperitz 1120, 2946; medecin 4120 neben medicin 3818, 3853; sanctitc
Romanische Forschuugen XXXII. 44
ß9() Jakob Fourmann
3739; visiter 3584, visitez (P. P.) 3830 ueben viseferent (3. PI. Peif.) 3723;
relegion 3289, 3322, 3361, 3678 u. s. w. neben religion 707, 2213, 3102;
relegien(l)x 3292, 3620 neben religieu(l)x 3304, 3338, 3372; von i)Os
sidere das P. P. yossidi 3027 (s. § 142).
§ 58. Nachnebentoniges e vor li > eilll^ ilU, iU : abeillie 355 neben
habilliez 1477, habillienient 1475, ahilliemens 594, 670, mervilieux 1187,
3657, mervilliousse 3482, mervillieuse 3398. i ist Reduktion von ei vor
# in zwischentoniger Stellung.
Unorganisches e.
§ 59. Hinzufügung eines e. e ist unorganisch angefügt in
vrai/e (=:Masc.) 391, 3058 neben vray 749 u. s. w. Beidemal steht es
vor Kons., ohne dass es für den Vers als Silbe zählte ; es ist demnach
nur graphisch. — Schluss-e ist hinzugefügt zu las (= helas), < lassum
in dem Ausruf lasse moy, wo es als Silbe zählt, in den V.V. 1049, 1990,
2128; in 1997 ist lasae in las korrigiert des Versmasses wegen. Die
Hinzufugung des e ist hier psychologisch begründbar: las als Ausruf,
Aufseufzen hat ein gedehnt gesprochenes s, bei dessen Aussprache sich
ein Stütz-f einstellen konnte, besonders da zwischen dem Ausruf und
der Fortsetzung der Rede eine Pause ist.
Lateinisches i.
Hochtoniges i.
§ 60. I wird behandelt wie im Gemeinfrz.: ire 394, dire 233, 301
u. s. w. — Lat. i verliert den Hochtou und wird e, das auch ausfällt
je nach der Silbenzahl des Verses, in gelehrtem esperitz (N. PI.) 1120,
es2)erit 1827, 2946, 3859; korr. zu esprit wegen des Versmasses 1789,
3938; esprit 3375, — t~> ie im Inf. revestier 2786 r. partir] cf. liere
u. dergl., § 36.
§ 61. Das Produkt von 2 + n = m, im in frz. Auslaut reimt
mit den Produkten von freiem ä + n, f + n (cf. die Zusammenstellung
§ 14), so dass hier eine ^"-Aussprache anzunehmen ist: cusim 56 r.
parain, Duyng (< Duluum) 189 r. parain, chemin 3310 r. bien u. dergl.
Diese e-Aussprache hat auch das mod. sav. /e<lfinem 4 T, A, /f ■<
finum 4 T, A, R u. dergl.
§ 62. i + \ Kon8.> 11^ if^u . fiiius>^/s 450, 487 u. s. w., 3705
und 3995 r. paradis, 1701 r. resjoi/, 3074 r. Cr ist; 3667 r. puis, 3688 r.
pais] fils 1652; in V. 2461 reimt ßlz mit mieiilx, wo ficulx einzusetzen
ist ; fieulx 385 r. licux, pieulx (<C *piosum), Dien ; 655 r. Dien. Wir
haben hier ein Beispiel dafür, dass gemeinfrz. Formen und dialektische
nebeinander vorkommen und vom Dichter benutzt werden, je nachdem
sie ihm für den Reim j)assen. Die dialektische Form ßenlx ist für den
über die Sprache des Mystere de S. ßernard de Menthon etc. ()!)[
Südosten belegt von Goerl. 1021: ßeux, ferner fiu, fiuz, fiul\ daneben
ülz, fiz. Med. sav. wird filius tm. fijü 4T; nach Fert. Verd.-Chul. /yö,
bürg. ^, lothr. f'ö, rom. Schweiz fy'6, fyu, fe, Kouchi fyö, pik. ///cJ, fyil,
ebenso Artoin. Die im Mystere mit fieulx reimenden Wörter lauten im
mod. Dialekt: T>ewm> Dyü 3S'; 4 T, A, R; 2Ka; Fert. Verd.-Cbal.
Dyu\ basnorm. Z)/i; Fr.-Cte Dwf, Montret (Saone-et Loire) D^/ü; St-Amour
(SaOue et- Loire) Dye, any. Dyü, \)\k. Dyü^ zyi'i\ Gillieron (Vionnaz) i)//^;
melius > w2/e7i 4T, A, R; myü 5C; 6A; mü GB (neben myoi 7 J;
myo 4 Ab); myö Cled. ; l9cum s. § 71. — Von hier aus ist auch die
Ansicht Chatelains S. 68 (unter 3) abzuweisen, dass ein Reim wie
mteulx : fieulx im Mystfere de S. Beruard betreffs dessen Autor zeige,
„que cet auteur et celui de la Passion d'Arras parlaieut le meme
dialecte," Man kann nur konstatieren, dass ein in der Fikardie vor-
kommender Lautwandel auch dem Südosten eigen ist.
Vortoniges l.
§ 63. Vortoniges l bleibt i oder wird e (Dissimilation) in *prima-
rium > piimier 2749, woneben prem/er 1271, 41ß0; dlvisare > deviser
1446, 1448 u. 8. w. neben diviser 136; finivit > fenist 4324.
Nachnebentoniges T.
§ 64. Nachnebentoniges I schwindet im Produkt von *oblitare:
yombleray 68, tu omhle (Konj.) 734, daneben tu omblie (Konj.) 2381,
omhlier (Inf.) 1485, ombli^ (P. P.) 726, oinblier (P. P.) 1631. Dieses
Verschwinden des sonst analogisch bleibenden i in ombleray^ omble
erklärt sich dadurch, dass nachnebentoniges i zu e geschwächt wird
und mit dem folgenden e < a (der Endung -are bezw. -as von -obli-
tare + habeo bezw. ^oblitas) zu einem e verschmilzt. Eine derartige
Schwächung des nachnebentonigen i zu e findet auch statt in je die-
meneray 1369 neben cheminer 369 u. s. w. ; je vesteray 1837; nons
aconiplerons 2341, je conipleray 1370, je /urner ay 788 uchen /um ii'es
3640, furnyres 1425.
§65. Satzunbetontes I erscheint als e in sie > se (Füllwort)
1396, 4200 u. s. w., ce 339, 2716, 4189 neben s/, sy 179, 284 u. s. w.,
apostrophiert s' 3605; 6l>se (=wenn) 896, 1256, 1266 u. s.w. neben
si 3844 u. s. w.; se {= ob) 931, 981, 3831 u. s. w. neben si 1650
u. s. w. ; senon 297, 1166 neben synon 1189. Vor Vokal kann der Vokal
im Produkt von sie, sl elidiert werden (s. §9); qui > que (Nom. Masc.
undj'em., S. und PI.) 33, 147, 1493 (quelou), 2705, 2915, 2998, 3450
(que a), 3610, 3637 (quelest), 3923, 3966 (quela), 4002 (quelaz), ce que = ce
qui 304, que = ce qui 4065, daneben qui 1174, 1184, 1275 u. s. w.
44-^
(392 Jakob Fourraaim
§ 66. Unorganisches i im gelehrten destruiction (Analogie zum
Infinitiv destruire) 2807 neben destruction 1065, 1288 u. s. w. (Godefroy
zitiert destruiction ebenfalls); vailoit « valere -[- habebat, Analogie
nach vaillant) 4271 neben valoit 4291; charboniee (Rostbraten) 1015 <
*carboniata (Godefroy zitiert nur Beispiele ohne /) reimend mit saUe\
der Reim ist erlaubt nach § 1.
Lateinisches o.
Hochtoniges o.
§ 67. Freies o > eu, ue, ueu^ o:
a) soror > seur 174; cor > euer 3 r. honnenr, 303 und 1697 r.
seignieur, 1593 r. servHew\ 3334 r. asseur < ad + securum; cueiir^
korr. mer, 1092 r. seigneur] chorum > c?<ß20's 2543; (mod. sav. wird cor
zu kö 4 A, Ab, Aj; kör 4 T; kufi(r) 8 B'm); filiolum > filliole 588
neben filieurs (ef. § 122) 249 r. veul < *volo (mod. sav. ßülä 4 R;
Fert.fi/qle im Verd.-Chal.; /^oZf in Berry, Bresse, Genf). — Die Reime
euer : konneur u. s. w. sowie die Schreibungen eti, ue setzen eine ö-Aus-
sprache voraus, die bereits im 13. Jahrhundert aufkam.
b) Besondere Beachtung verlangt freies o vor Labial; es wird
zu 0, OH (Lautung ü) in Jo, Jou, Jonx (< Jovem) 1186, 1894, 2585,
3389 u. s. w. (s. Glossar des Herausgebers); Jou 3635 r. viertus <vir-
tülem, 3907 r. Jus < deQ[r]sum, 4269 r. Cornu < Cornutum, 4130 r.
jouz = betontes Pron. der 1. Sing. Dasselbe o wird als eu, ou dar-
gestellt in movet y niem 1614 r. veiilt < *V9let, operam > euvre ^24:2,
3383, 3344 r. pouvre < pauperem; > ouvre 3616; 6perat> ouvre 3594,
*9perat (für aperiat) y euvre 2022; tropo>je treuve 3467, 4196; aber
*J9vene > Joennes 1636, Jouene, korr. aus jouneur 238; cf. mod. sav.
äoenq 4 Ab, dqe.nno 2 Fe; dpwZno 4 A, AI, R; dwannq 4 Aa; zweno
6 A; zwf7if 4 A; dywanno ID.— Was lehren die Reime Jou:-ü
(viertus, Jus, Cornu)? Ist es erlaubt, Jü einzusetzen? Wie erklärt sich
dann der Reim mit Jouz? Cf. Goerl. 79: „Einige Male begegnen wir
Formen mit u: vult, murt, muttre (= neufrz. meurtre), murtre, June{s)
(neufrz. jeune), aluf, nuf ... Es ist hier zur Erklärung des Über-
ganges von 'ue zu u an die parallele Entwicklung von ie zu i zu er-
innern. Ilorning, Die ostfranzös. Grenzdialekte § 78 und Gröbers Zeit-
schrift XI, 414 erklärt diesen Wandel durch progressive Assimilation".
Vgl. deis Jovis > mod. sav. ddü 4 Tc, dzü 4 T neben ddu 5 A, dzu 7 J, dzu
8 B'm ; C16d. hat züdi. Vgl. auch bovem > mod. sav. bü 4 T, A, Ab, AI, R;
1 Bm ; 5 A', At; 1 B, B', Em; 3 Gp, Jt; 4 T'; daneben i« 3 Ca ; 5 M; 8 Bs,
Mc; 5 A; 6 A; 8 M. Dazu belegt Goerl. 122 für den Südosten auch
über die Sprache des Mystöre de S. ßeruard de Menthon etc. 693
ein ju < ego {jn ai fait). Nach alledem steht der Annahme, dass
wohl Jü einzusetzen ist, nichts im Wege. — Der Reim euvre : pouvre
lässt in euvre eine modernisierte Form für ouvre^ das selbst 3616 vor-
kommt, vermuten; cf. Goerl. 80: „In gar nicht seltenen Fällen kommt
0 oder ou als Vertreter des lat. o vor, und zwar besonders vor v, selten
vor anderen Konsonanten (r und l) : prove, ovre, ouvres . . ." ; cf. auch
mod. sav. uvrä 5 C, üvrä 3 S'; 4 T, A; Girardiu 226: ouvra im
15. Jh.; mod. ouvrä.
c) Hieran anschliessend sei die Entwickl ung von ego erwähnt.
Vit. Substrat ist eo (cf. Gröber, ALL VI^, 386), das in unserem Mystcre
als y^, ge, Jouz, Joje erscheint. Betreffs yoN2;.-Jo(( s. diesen § unter b;
Joje 1041 r. synagogue stellt wohl eine Verdoppelung des jo dar:
jojo^joje ('?). Mod. sav. du 3 C, an 4 T, A; sonst d'r.
§ 68. Gedektes 0 > 0, ou: propositum > prepos 645 r. folz
<folli8 (mod. sav. j^^'opu 3 S'; prupö 4 T, A; parpu 4 AI, purp u Ali;
fii, fidä 4 T, A; 8 B'm); aumonne 3157, 3751 r. Romme; aiimone
3608 und 4295 r. personne, 4106 r. komme; aidmone 3511 r. colompne
(< columnam); aumosne3116{armonnä AT, AI, A'g; 7Jr; armönä 3T;
8 M) ; ad + *follat > affole 1307 r. idole ; Verbalsubstantiv zu reprocher <
*repropiare: reproche 1479 r. nopce < *noptiae (cf. § 115); mod. sav.
rpropo 4 T, A, R; rpruto 4 Aa); Collum > col 3004 r. fol < foUem ;
fol 829 r. repos, 2286, 2293, 2811, 3062 ; floccum > froc 3370, 3381
r. po<paucum; *cloppum > dop Ruhr. n. 4050, 4084, 4104; *clocca
> clouche 2770 r. croce < *croccea, 2775; nostrum > noustre 1658,
2357, 2904 neben nostre 938. 967 u. s. w. (nufrn^ -ä 4 T; nütrö 1 Db u. s.w.).
Kurzformen noz^ nos^ no, noiis s. Formenlehre, § 139; Verbalsubstantiv
zu accorder: acours (korr. aus appourt) 584 r. court, accoiirt 1217 r.
confort (Verbalsubstantiv), und Fem. accorde 1230 r. misericorde^ con-
f9rta(t) > confourte 1316 r. apourte < ad + porta, confourte 1603 r.
pourfe < portam; conforte 72 r. pourfe; pourte 188, 285, 1792, 1933
r. porte < portam. Cf. Goerl. 87: „Lat. o in geschlossener Silbe geht
vor r gern in ou über: fourme . . ."; Girardin 226 führt für das
15. .Jh. an: porta, pourte, mod. pwartä, und meint, bei pourte handele
es sich um eine „fausse francisation" nach dem Muster tor, frz. tour.
Doch haben wir in o > ou eine dialektische Entwicklung des Süd-
ostens, was aus den obigen Zitaten und dem mod. Sav. hervorgeht:
purtä (=porte)4T; 5C; 6B; daneben ^^wr^« 3S'; pörtä 1 Db; 3C;4A,
R; dagegen Inf. /)or^rt 4 T, A, R ; doch c?f pörtö (=je porte) 4 A, R, de
purtö 4 T. Nach diesen Beispielen scheint gedecktes haupttoniges o zu
u zu werden und von hier aus auf dem "Wege der Stammesausgleichung
auch vortoniges o (cf. dieses, § 73 b).
ß94 Jakob Fourmann
§ 69. o + Palatal oder i > ttl {uuy) == normale frz. Entwick-
lung: noctem > nuit 1517 r. tuit < *tücti; in odio > ennimtj 3543 r.
ennemy] *cogito > cmjde 3034, 3176, 4207.
§ 70. o 4- Kons. + i.
a) 6 + ri > oir in memoyre 4116 r. poiivre, 2796 r. encore, r. mit
gloyre in den VV. 2373, 2423, 3355, 3883; r. mit victoyre in 2861 und
3430; r. mit {h)ystoire in 1845 und 4202. - Das Ergebnis von 6 + r i in
-oyre reimt also mit den Ergebnissen von puuperem {pouvre), hanc ad
horam {ei^core), -oriam {victoyre, [h)ystoire, gloyre). Der Reim mit
-oiivre, ore lässt Schwund des J-Elementes vermuten. Betreffs des
Reimes r : vr s. § 96. Beachtenswert ist ferner, dass kein Reim oh\e)
aus o (und o) + ri mit oir{e) aus e + r vorkommt. Das lässt eine
Verschiedenheit der Aussprache des oi beider Provenienzen vermuten.
Thurot I, 370 sagt: „En un certain nombre de mots, oü oi ne vient
pas de ei, et ne sc trouve pas devant une l ou une n mouillees il per-
mute seulement soit avec ou, soit avec o, soit avec i, soit avec eu}''
Tabourot gibt z. B. an: douzil (dezil) d'uu tonneau, mot bourguignon;
Nicot gibt an: doisil. Andere Beispiele s. Thurot. ,,Babiloine, Bahy-
lone: Tabourot (geb. 1547 zu Dijon; studierte in Paris am College de
Bourgogne, dann in Toulouse, verbrachte sein weiteres Leben in Dijon,
also auf südöstlichem Gebiet). Betreffs memore s. Godefroy. Goerl.94
zitiert diese Reduktion von oi zu o u.a. für das Suffix -oria: terretores
zweimal, terretore, memore, glore. — Gestützt auf diese Zeugnisse und die
Reime dürfen wir auch einen Schwund des i für die Aussprache in me-
moyre annehmen; ebenso in gloyre, victoyre, hystoyre, alles gelehrte
Wörter, ursprünglich glorie u. s. w. > glor'e > glore; -oire gehört erst
der Schriftsprache an.
b) 6 + li> eul, oeul, yeu(l), uel^ uil, uys, iieil: 9culum> e«//4220 (eben-
so im „Roman") oeiil 910, 9CUI0S > yeulx 4078 r. Dieu, 4193 r. nujeulx : do-
lium > duel 37 r. seid^ 2028 r. seuz (korr. seul), dneil 2032; *9rgolium >
orguel 2Sb2', or^weV 2949; danach orguiUieux 2851 neben orgiiellieux 42S0]
*volio > vueil, vugl, vuys neben Formen von V9I0, z. B. je veul 250
r. filieurs > fili9lum; s. Formenlehre, § 189. — Nach Goerl. 85 ist die
regelmässige Entwicklung von 9 vor li im Südosten ui, indem das
J-Element in li sich mit dem vorausgehenden Vokal verbindet zu
nei > ui, das wir in je vuys und in orguil, orguillleiix haben. Goerl.
führt an: vuil, fuille . . . orguil., orguel., orguilleux u. s. w., vueil . . ,
veul . . , voil . . . vuel . . .; cf. auch das mod. sav. düi 7 A, neben
döi 7 Ma', dato 4 T; orgive (= orgueil) 3 S'. Auf ein Ausfallen oder
doch schwaches Aussprechen des J-Elementes deutet duel (neben dueil).,
reimend mit seul, seuz hin; beweiseud ist diese Schreibung aber nicht,
da ein Reim i : / {düt : sül) in unserem Text korrekt ist.
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Meuthon etc. 695
c) ü vor ni > oin{g)^ oong, onr. vlt. lonye > loing 150, 635 r.
Menton; loongs (im Ms. zweisilbig-; der Herausgeber lässt es einsilbig-
erscheinen durch Hinzufügen einer Silbe) 421 und 438 r. baron und
venons'^ *canonium > c7/ano»me 1823 r. personne-^ chanogne{s), chanoinne
1725, 1730, 1733 u. s. w. ; chaynonne 1688 r. norme < nonam; *ca-
noniam >■ chanonie 1761 r. bonne <i bonam; *bis + sonium > besoig-
nie 20 r. soignie < soniat; idoneum > ydonne (gelehrt) 2442. — Die
Produkte von 6 + ni reimen demnach mit denen aus 6 in freier Stel-
lung vor Nasal in frz. Inlaut, wie diese ihrerseits wieder mit ge-
decktem o mit folgendem Nasal reimen, woraus sich (cf. das über
o+ri Gesagte!) eine o-Aussprache ergibt, vielleicht mit Mouillierung
des folgenden n, worauf ein Eeim wie chanonie. -bonne hinzudeuten
scheint. Für die o-Aussprache sprechen auch die Schreibungen chog-
nonne (r. bonne), ydonne, loongs (r. Menton, venons, baron) und auch
das mod. sav. Iwä {= loin) 4 Ad, liwä 4 Aa (sonst sind die Endungen
auf f, f, also mit Beibehaltung des ursprünglichen J-Elemeutes); vgl.
auch Babiloinne^ § 79. Der „Roman" schreibt: chanones.
d) 0 + si : *capp[onem] + osium > chaimis (Zimmermann) 3196,
3214, chappu/'s 3235, Ruhr. Seite 142 und 144; angeführt bei Godefroy
(Guiot de Provins, Champagne; 1294, Plait. gen. de Dijon; Dit des
rues de Paris; 1348, Comte, Ch. des comptes de Dole, Arch. Doubs;
Du Pinet, Pline). „Au temps de Menage, chapuis continuait d'etre eu
usage pour dire charpentier, dans l'Auvergne et dans le Dauphine.
Dans le patois lyonn., un charpentier s'appellc eneore chaptiis; Mont-
böliard, Beaume-les-Dames, Poutarlier, chapu, tsapu.^' Devaux 462:
chapuis, -HS. Mod. sav. pajnve 3 S; jjapwi 4 T, A, AI, R.
§ 71. 6 +u.
J9Cum>7>M 1877 r. venns, 4208 r. fOMc/^;« < conclusum, 4224 r.
porveheu < *provedutum : Heu 1074, 1703, 3710, 4120 r. Dieu, lieux 386
r. pieulx < *piosum und -fieidx < filius. — Die 3 ersten Reime bezeugen
eine ?7-Aussprache va jeu\ betreffs porveheu, s. § 87. Cf. Goerl. 84 f. :
„o + cum . . . Neben eu und ue ist gar nicht selten ieu und einige
Male auch in Cote d'Or und Haute-Marne iu anzutreffen , . . Uns
(mehrere Male); Floovant hat auch Uu 931." Godefroy zitiert für
focum u. a. fu, fus, fuc\ für jocum u. a. ju, jus, giu; für locum u. a.
Uli, lins. Cf. mod. nav. füa (=feu) in Semine; füwä 2 F; fwd 4 T,
A, R; 8M. Nach Girardin 227: locum > /'w im 15 Jb., mod. yü. Nach
Jeanjaquet 287 ist locum neufreiburgisch iü oder yü. Cf. Devaux 190:
„Les vieux textes du Dauphin^ montrent lue, fue, aussi lua^'; S. 191:
„Dans la region grenobloise /wf, fyo, dans les arrondissements de
Vienne et de La-Tour-dn-Pin: ftcä, fyu, fy'^i, fiV'' Nach Fert. in Artois
fii\ hwx^. feil, Bresse /%, Montret (Saoue-et-Loire) /ü; Lille fü; pik.
fü] bürg, zni (=^jeu), Lille zu. Wegen der Erklärung der mod.
ß96 Jakob Fourmann
FormeD cf. Gauchat 281, Horniug, Gröbers Ztschr. XIV, 388 flf., Meyer-
Lübke, Gramm. I, § 198.
§ 7 2. y -flKong.
solidos > 80^0 855 r. ^ros < grossum, 1069; colpiim > co^j 856 r.
trop, 1450. — In diesen Beispielen ist das / einmal etymologisch ge-
schrieben, wie der Reim zeigt; das andere Mal ist es auch in der
Schrift unterdrückt, ohne vokaiisiert zu erscheinen, wie ebenfalls der
Reim zeigt; cf. § 127.
Vortoniges 9.
Vor ton. o > 0, ou, e, n.
§ 73. a) Freies 0 : C9raticum > coraige 283 u. s. w, coumige
14; columna > co/owpwe 3510, 4212, 4222, columime 2757, colomp)ia
3516; doleur 2647, douleur(s) 380, 2712; coleurs 4007; noveaulx 183,
nouvel 128, 2082, 4075; nouveaulx 595; *tropare > trouver 121; voloir
520, 2298, vouloir 396, nous volons, nous voulons u. dergl. s. § 189;
il moroit 1525, mourir 2028, 2032, 2342 u. s. w., botaille 67, boutaille
3268, u. dergl.
b) Gedecktes o: *cloccarium > c/om6'Ä/«?4147; vous /ornem 1176,
tornent (Part. Präs ) 3484, fourneront 2894, tourneres 1855, torment
2029, 2362, 2696, 3486; confourter, -e 2018, 2722, 3093 u. s. w. ; des-
conf orter 2081; appourte 2082; empourtevons 2463, emportons 2898,
porter 965, 2485, pourte u. dergl. 213, 713, 1405 u. s. w., fourme(e)
750, 1038; couste 352.
c) 0 > u in altnfrk. *mor^r + Endung > murtrir 901 (cf. Thurot
I, 450).'
Anmerkung. Wegen cronner 4030 < Corona re s. § 195. Wegen
des analogischen e < o in Hiat vor ü s. § 7.
§ 7 4. 0 + i > «y , oy, u :
cusine 1917, cuysine 2908, cuisine 964. Davon cuisinier 966, cw?/-
slner 1445; annoijeuse 2169; cögitatum > cuidiez 975; je cuydoye 1497,
cudoye 153, cuidefntj 2803; nuysable 3805, noysable 2598; coctum -[-
osum > coiteux, coyteux 1483, 2075, coiteusement 2782; *coctare > c//?/-
^/er 2454. — Betreffs der Formen mit ?/ (ohne ?) cf. Goerl, 87, nach
dem 0 + i einige Male als ?^ und tie im Südosten erscheint, z. B, puesf-e
neben pu/esse^ je ^wes, ^rue < troia, cwere < cokere u. s. w. Betreffs
cusine cf. Cled. küzfnä (= cuisine), küz^ni (= cuisinier).
§ 7 5. Nachnebentoniges o
> e, i in orguellienx^ orguillieux ; cf. unter 0 + li, § 70 b.
über die Sprache des Mystfere de S. Berliaid de Menthon etc. 697
Lateinisches o.
Hochtouiges o
§ 7 6. F r e i e s ö > om, eu^ o ; ü.
-orem: -orem in erreurs 1158 r. doleurs; meillenr lUi8 r. servi-
tetir; ameur(s)'öll, 611, 675, 1655 r. Jmmeiir, 1924, 2174, 2272; 3709;
scignieur 1547 r. redemptor, 2867 r. lat. Creator, 1941 r. paour (ein-
silbig) < pavorem; ;jal^r < pavorem 840, 846. — -oiam (-orat):
-oram (-orat) in demeure (Verbalsubst.) 2724 r. il labeure\ horam>
(h)eure 1690, 1732; 1725 und 3220 r. il demeure; heura 1734; houre
3341 r. demeure (Verbalsubst.); il demoure 3853 — -orem : -ürnum
in palour 988 und 2912 r. jour, 977; paour 397, 831, 926, 2754, 2921,
2934; doleur^ douleurs i' . jour(s) in V.V. 74, 3711, 3814; onneur r. jour(s)
in V.V. 2004, 2151, 3538; d/shonneur 2967 r. jour; maiorem > wm^owr
1525 r. Jour (wegen nia/our s. Glossar des Herausgebers; Godefroy:
maior, maiour = superieur, ancetre, parent, maire . . .). — orem:
seeurum in seignieur 3287 r. seurt^ paour 3226 r. seurt. — -oram
(-orat) : securam in il demeure220b r. seure. — -oremror; mit euer
reimen createur 3153, serviteur 1593, monseignieur 1092. — -orem:
-osum m fo7ideurs 3905 r. religieux; pluseurs 1008 und 2646 r. avan-
tageux. — -osum: -osum in perillieux 1186 r. mervilieux^ glorieulx
4094 r. eureiix] piteuse 1251 r. glorieuse-^ fructuose 3382 r. gracieuse\
virtuose 281 r. gracieuse\ religloulx 3504 r. glorieulx\ doleroux 1990 r.
malireux\ dangeroux 3622; velous < vTllosum 1427 (mod. velours);
fyevroux Rubr. n. 3764; jottyouse (*gaudiosam) 480 r. gracieuse-, mer-
villiousse 3482 r. eutrageuse (ultra + aticum + osam); melencoliouse 2170
r. annoyeuse. — -osum : e -f 1^°°^- in reUgieux 3304 r. ceulx; religioux
3582 r. eulx (cf. § 53 a). — -osumisolus in piteux 1645 r. seuz. —
düos> doulx 2691 neben deulx 2760, 2761, 3523, 4078, deux 422, 854,
3457 u. s. w.; satzuubetontes super >sow 4151 (Godefroy: sor, sour),
sur 347, 4016 u. s. w., su 4016. - übi> z* 2084 r. perdu; s. § 85.
Die Schreibungen und Reime weisen zum Teil auf eine o- und
«-Aussprache hin (vgl. die Reime -orem mit latein. crcator, mit -ürnum),
die dialektisch ist gegenüber einer ö-Aussprache (Reime mit dem Pro-
dukt von cor, seeurum, s. dieses, § 87). Betreffs der Reime -osum :
e + lKons. cf. § 53 a. Cf. Goerl.89: „Lat. o in offener Silbe widersteht
im ganzen Südosten der Weiterentwickeluug zu eu; es wird in den
Urkunden regelmässig, ausser vor m und w, durch o und o« dargestellt;
0 ist natürlich die ältere Lautstufc . . . Neben den regelmässigen
Formen mit o und ou taucht nun schon früh in den Dokumenten auch
cu auf..." Cf. Jeanjaquet 286: „o libre devient ou (o'^), representant
la diphthongue qui a persiste jusqu'ä nos jours dans une partie des
parlers fribourgeois: houre < hora, houres, espous, espouses, segniour . . .
ß98 Jakob Fourmann
loin% plusom^ plnsours, soulemant, souleman . . .; la graphic oii est
appliqucc d'nne faQOU cousequente et le traitement frangais eii n'a pas
trouve acces dans la langne de la chancellerie fribourgeoise, Sans
doute parce que ou 6tait aussi la regle dans les documents de Test et
du sud-est." Cf. auch mod. sav. amqr 4 T, amur 7 Jr; 8 Bf.; dolor
4T, AI; dolo 4A; ono (=lionueur) 4A, R; grä (= heure) Cled. ; da-
neben örä 4 A; 'Mira 4 T, R, pavorem > pur 4 Aa ; pu 4 Tb; pur 3 S', T ;
P'h 4A; auch pör 4T, pö 4 A, Ab, R; pä 4 AI; punrp IDb; duos > c?/^
{du-z vor Vok.) 4T, A, Aa, AI, Av', R; 3S', Sd; 7 M'; dyqn 6 B;
dzqil 6 Ac, — Nach dem mod, Dialekt und der im Mystere vorkommen-
den Doppelschreibung doidx, deulx, deux lässt sich auch eine Doppel-
aussprache für unser Mystere voraussetzen, eine dialektische und eine
gemeinfranzösische. Cf. Goerl. 90: „duos ... die regelmässig anzu-
treffende Form ist dous-^ daneben begegnet dann deus . . ." Möglich
ist auch eine Verschreibung, indem das ou in doidx in die Schlusssilbe
des folgenden Wortes geneux gehört, damit dieses in der Form genoux
(genoulx) mit nous^ trestout reime, während das eu in geneux in dem
Zahlwort einzusetzen wäre (was jedoch nach dem vorhin Angeführten
nicht nötig ist), so dass devx genoulx zu schreiben wäre (oder auch
doux genoidx). Betreffs geneux cf. § 79. — Nach dem Gesagten können
wir in der o- resp. «-Aussprache des Produktes aus lat. freiem haupt-
tonigen o eine dialektische Eigentümlichkeit unseres Mysteres sehen,
ohne eine dichterische Freiheit vorauszusetzen, die allerdings im
15. Jahrhundert in ähnlichen Fällen stattfindet und selbst da ou statt
eu zu schreiben erlaubt, wo jedes o zu ö geworden war.
§ 77. Gedecktes <} > o, ou, u; (ui): s^cors 1204 r. cours <cürtum,
3526 r. cors <cürtum, 3911 v. jours; jour 1374 und 2580 r. retour(s)^
r. mit den Produkten von -orem, s. § 76: co[ho]rt.em >^ co?-^ 1913, cotirt
1462 r. co/Y<currit; cor<<currit2608; müttum>»/o^4198 r.po<paucum;
*Agosta> Oste 1304 und 4249 r. os/e<*obstat, 2502 r. noustre,?>b^Q r. hoste-,
roge 817, rouge 4217; subtus > s^/^^- 3362; curtaio > c^r^e Ruhr. n. 347
neben court 585 r. accoiirs, cours 1205 r. secors; cors 3527 r. secors;
*tottum>/OM^ 1402 r. vous; tonte 271 r. je esconte; tont (PI.) 642, 672
u. s. w., *tottT (oder "'tucti) > tu/t 1518 r. nut/t, trestuit 893 r. nnyt. —
Die Doppelschreibung o und ou setzt wohl dieselbe Lautung u oder
sehr geschlossenes q voraus. Das mod. Sav. hat äqr (= jour) 3 S';
4 T, AI; dq 2 Js; 4 A, Ab, R; dö 1 Db; 2 Aj; shqr '{= secours) 4 T;
skq 4 A, R.
§ 78. Freies und gedecktes 6 vor Nasal: wie im Gemeinfrz.:
nomen >wows 1359, non 13.35 u. s. w., nonam > nonne 1687 r. chay-
«o//«e < *canonium; personne 1823 r. chanoinne, 1967 und 2816 r.
hoinme, 4222 r. colompne < columnam, 3608 und 4295 r. aiimone, Romme
1868 r. Babiloinne, 3158 r. aumonne\ colompne 3510 r. aulmone, 4223
über die Sprache des Mystüie de S. Beniard de Meiithou etc. 699
r. personne; Colompna 3516. — Dieses ö, wie auch ö (cf. § 83), wird
vor gedecktem Nasal in der Schrift gern zu u: columpne 909 r. homme,
2757; summe 1361 r. komme; niimbre 1048 r. encombre; confunde (Konj. 3.)
1988, 2916 r. monde; habimde 4274 r. monde-^ sunt 2938; dunt H485
neben dont 129, 221 u. s. w., habundament 1453. — Cf. Goerl. 93:
„Vor n und m wird häufig auf dem südöstlichen Sprachgebiet o durch
H dargestellt." Jeanjaquet 287: ,,iruuc^ frunck, munde^ voluntei, se-
cnnde, assmnption, simf.^^ — q urbüncuhim. ^ charbiicle 4216 mit Verlust
des n (Volksetymologie nach boucle); im „Roman": cavboude.
§ 79. o + Kons. + i.
0 + r i > oir-^ ver.
escriptotjre 353 r. encore; victoyre 2860, 3430 r. memoyre; (floyre
M'IQr. memoire \ territorium > /err/^er 256 (=terroir, 'Aih-z. terreoir). —
Die nicht durcü den Reim gesicherte Schreibung ue für oi deutet
auf die im 15. Jh. übliche gemeinfrz. Aussprache des oi, nämlich we,
hin. Eine dialektische Aussprache ergibt sich aus dem Reime escrip-
toyre : encore, der in oi eine Aussprache o entweder mit geschwundenem
oder doch wenig zur Geltung kommendem J-Element erkennen lässt.
Cf. o+ri, § 70a. Nach Girardin 231 wurde -orium im 15. Jh. om,
jetzt 0«. — o-{-\i> oill in boiili/ (von büUio + itum) 1456. — 6 + cl
+ s > -e<<ic, -eulx, -oulx in geneiix 2691 r. nous und trestout\ geneulx
Ruhr. 3057, genoulx Rubr. n. 2640 und 3117. Der Reim mit nous,
trestout verlangt eine Form genou(l)x statt geneux (cf. § 76). Mod. sav.
ä^neii 4 T, R neben denwj 4 A, d^nä 4 AI. — 6 + n,i: ^iignet "> poigne
2111 r. Lausonne; vergoine 4325, vergoinez 1998; Babiloinne 1868 r.
Romme. Cf. Thurot I: ,.,Babiloinne., Babylone: Tabourot." Der Reim
poigne : Lausonne deutet auf Artikulation des J-Elementes hinter o hin
(jigti)] cf. o + ni, § 70 c. — ö + si>o?^ss, oss in gelehrtem chartroussc
2252, chartossa 2280 < cartusia.
§ 80. 0 + 1^°"^-
je escoiite 272 r. toute\ esode 1227, 1548; escuient (3. PI.) Rubr. n.
2952; Inf. escuter 2615, 3459; daneben escoutez (P.P.) 3998; culpam >
culpe 2135; AvAcQm > deulx 396, doulx 383, 524, 824 u. s. w., Fem.
doulcebll, 1251 u. s. w.; multum > wo?^/^ 282, 310, 401 u. s. w., molt
3661, 4079. — Cf. mod. sav. dulcem > dö, Fem. döfä 3 S; dö, dlhä
4 A, neben dqii^ doüsä 4 T, A, R; demnach lässt sich obige Form
dculx als dialektisch halten, doch sichern die Reime nur doulx. Weitere
Dialektbeispiele cf. § 85.
Vortoniges o.
§ 81. Freies 9 >o, o/^, e^ u:
prodomme 1620, 3752, prodon 1289, 1632, plorer 2216, courroucier
30, -sier 1496, 2186, -ssier 2197, 2269, courrocier 3'J, courosier 2123,
700 Jakob Fouriuaun
courrousier 2223; öo/rts < sölatiiim 745, soulas 2024, 2128, 3715, soide
747, desole, -ez 3111, 4122, desouUe 1661, 2013, consoU 2274, 4123,
consoule 746; deslorhe, -er 2235, 3169; co/?ßi <ahd. *kupphja + ittum
3308 (=soramet); cf. ital. coppa, spao. und port. copa; solum + ittum
'> soullet 1511; espouser 3962; adourer 904, adouroint (3. PI. Impf.)
4223; Präfix prö-y por-, pour-^ pro-^ prou- : porvoir 606 (korr. aus
povoir), 1292, pourvoie 1190, proveheu 3494, porveheu 4224, proumit
(= ponrvoit) 1815; co[n]s[obr]inum > cmsw 340, ci(;s/w 56, 143, cusines
2254, neben cousins 2253; von altnfrk. *bötan (oder lat. St. bot[t]) buta
(Perf.) 3480, 3956, neben boiicter 1455, bouferas 2759, Z'Om^c' 2967, 6oM/e
3078; (cf. Godefroy: buter und bouter\ im Neufrz. gehen auf denselben
Stamm sowohl bouter wie buter zurück); *romarium > rem?>r 2748,
2829, neben romier 1097, 2872; cf. Godefroy: „Dans l'Isere romie
desig-ne encore un pelerin qui vient de Rome" ; liropositum > prepos
{e durch Dissimilation) 645, 1390, 3243, 3456.
§ 82. Gedecktes o > o, o//, «, <?, a; gedecktes ö + 1^°°^- auch ^m.
cortoyse 2287; *frrimjan > furnir {u = ou) 1469, 2439, furnires
3640, funujres 1425, furnyray 3711, fiirneray 788; Präfix sub-: sof-
fisant 2440, 2459, so?/;5^re 556, 691, 1781, 2521, Süffisance 3046, je
sumecte 475, je submecte 3538, souvenir (= subvenir) 196, sousvenir
(korr. aus soustenir) 3778; il sovient 2583, 2587; sospicion 3175; se-
niondre 668, segmonies 1361, la samonsse (e wurde a wegen des folgen-
den Nasals?) 511, soubtilz 1139, soubtis 1051, soubtif 1295, subtifz
2563, Präfix subtus-: sonbstenir 3898, 4022, je soubstendray 3036, somJ-
s^e»«( 3948, 3974, soustenir 3777; il sustenoit 4238 (cf. subtus > s«fe
3362). — ö bleibt graphisch in dem einsilbigen Johan 1631. — ultra
+ aticum + o^am > eidrageuse (mechanische Yerschreibung des Kopisten
für outrageuse?) 3483; daneben oUrmjge (korr. aus octrayge) 3032, om/-
traige 3491.
§ 83. f) -f- Nasal ^Mr« (lediglich Schreibung für oh) in funderas
2760, wwnc/Jr 425, pronunciez (P.P.) 3321; habimdance 627, 1398. Cf.
9 -f- Nasal, § 78.
Nachuebentoniges o.
§ 84. Nachnebentoniges o > o, o«, t<, ?. — In escoutez (P.P.)
3998, escuter 2615, 3459 (s. § 80) und den Produkten von corroptiare
(s. § 81) ist nachnebentoniges o analog den stammbetonten Formen
gebildet; nach seniörem bildet sich seigniorie 213, 1774, 2644; doleroux
1990, honnerable 230 neben honnorable(s) 255, 427, 2397; baboyuum
(s. Ducange) > gelehrt babnyn 2140 (mod, babouin). — Vor Nasal
wird es zu un, an, en: voluntier 1727, vokmtier(s) 1214, 2194, 2340,
3035 u. s. w.; volunte 1499, 1719, 2301, volant^ 2445, 3847, volente
1071, 1081; volentiers ist die gewöhnliche altfrz. Form.
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. '7(>t
§ 85. Die Produkte vod o (ö, ö, nacbnebentonigem o) hnben oft
die Schreibung u, wie die Produkte von lat. ü, so dass mau geneigt
sein könnte, eine dialektische Aussprache //' neben einer gemeintVz, p-
oder ?/-Aussprache anzunehmen. Eine Bestärkung dieser Ansieht bringen
der Keim u < übi : perdu < *perdutum (20;^2/84) und die südostfrz. Dia-
lekte. So wird übi im mod. Sav. zu yü 4 A neben yqü 4 T, A; 5 C;
6 A; Cled. «'; *asculto erscheint als d-ekiho 4 T, A, R neben dem
Infinitiv ekotä 4 T, A, R und ekutä G B; Cled. hat als Inf. ekufe\ pa-
YOYQmypl 4 A, pnr 3 T, S', pwire 1 Db neben pör 4 T, p« 4 AI,
pu 4 Tb, pur 4 Aa; Fert. bürg, peü, Dauph. p)bu; \)u\\QrQm~> püdrä
4 T, As, püträ 8 B'm, *pulsam> p(/'ssa (= poussiere) 5 C, piifä 4 T;
cürtum, -am > kü<^^ kürtä nach Cled., dagegen A-o, kortä 4 A, R
(cf. Schreibweise curte^ § 77); *cortilem > Ä'/7r/«, knlti, kurtil u. s. w.
in der Franche-Comte, kurtil, kürtil im Lyonnes., Forez., knrtl in
Bresse, kurtil, kurtil in Savoyeu [kurti , korti in der Pikardie)
nach Godefroy. Coustantin bestätigt die Angabe Godcfroys für
Savoyen und zitiert Onofrio (Essai d'un glossaire des patois du
Lyonnais, Forez et Beaujolais, Lyon 1864) : „curtil, courtil (spr. kürti^
kurti) . . . en Savoie" ; cülter -j- -atum >> kutrü 4 AI, 6 A, Ac, da-
gegen cultellum> küte 4 T, A, As, R; 6 U; kotl 6 Bq u. dergl. ; nach
Fert. (unter coutiau): kiitt/d in der Franche-Comte, küte in St-Amour
(pik. ktityj nach Fert., kuft/ö nach Ledieu). Im Valais Roman (Iserable)
nach Gillierou dzalü (< zelosum), lü (< lupum) neben Formen auf ö
u. s. w.; ebenso erscheinen in Iserable die Verbindungen ul, ol, al als ü.
Nach Fert. wird *pul!icinuni > p'usse (und p-sse) in Saoue-et-Loire,
pnssf in Genf; 2^Htd in Macon, j^uzf! in St-Amour (wallon. poyd); puäf
3 S'; 4 T, A, Aa, AI; consobrinum, -am>A;wsf, küzenä nach Cled.,
aber kozf^ kozna 4 T, A, Ab, AI, R (cf. die Schreibungen cusin, cusim
u. s. w. § 86); •p\xh{i\VQ) -\- ixx\diVL\ > püflrr 4 T. — Kanu man von
dem einen Reime ii < libi -.pjerdu ausgehend behaupten, dass die in den
angegebenen Diaiektbcispielen vorkommende Entwicklung des o zu n
bereits im 15. Jh. für unser Mystere galt? Immerhin sei auf diese Mög-
lichkeit aufmerksam gemacht, die noch gestützt wird durch die Reime der
Produkte von q vor Labial mit -/^'<ri, s. §67b. — Girardin nimmt an,
dass vortoniges o und o vor haupttonigem i bereits im 15. Jh. zu ü
werden konnte. Philipou, Ro. XIII, 551 ist der Ansicht, indem er
sich auf P. Meyer beruft, dass die Schreibung u (in curtil, cultil, pngins
< *pullicinum, miitons u. s. w.) einen p-Laut ausdrücke, wie o, ou.
Derselben Ansicht ist Devaux S. 197 und 258 f. Er zieht für cusin^
ctivert, die in den von ihm herausgegebenen Texten nur in dieser u-
Schreibung vorkommen und heute kozf und kuze, kove und küve in
der Dauphiue lauten, vergleichsweise pwü., inva, pyq < pütare (= schnei-
den) heran, die bei Demptezieu vorkommen, wo man 1401 poar (ein-
YQC) Jakob Fourmann
oder zweisilbig?) schrieb. Daraus schliesst D., dass i^wa die ältere
Lautstufe darstellt und dass pyo in späterer Zeit (nach Abfassung der
Texte) vorkommt. Dieser Vergleich mit cusin, ciwert ist iosoferu nicht
angebracht, als wir in dem Produkt von pütare es mit zwei im Hiat
stehenden Vokalen zu tun haben, für die die Entwieklungsbedingungeu
naturgeraäss andere sind, als für zwei durch einen bleibenden Konso-
nanten getrennte Vokale, wie in cusin, cuvert.
Lateinisches u.
Hochtoniges u.
§ 86. Freies und gedecktes ü, auch vor Nasal in frz.
intervokaler Stellung, wird im allgemeinen u. Die Aussprache
ist ü, was bewiesen wird durch die (unreinen) Reime deusse (cf. C16d.
de dynsä= 1. Konj. Prät.) < debu(i)ssem 2329 r. benefice; commune <^
communem (Fem.) 1213 r. digrie. — Zu beachten ist culcu 1529 (= cou-
cou), mod. sav. kYjkü 4 T, A, Ab; 5 A'.
Neben ii kommt die Schreibung e« <ü vor: mutet >;weMß 2733 r.
estatue neben mue <mritam 2808 r. estatue, remue 2992; male4-astr(um)
+ utum> malestreu 4152 r. batu; conclusum > concleu 4208 r. jeu <
jocum; jeu mit w-Laut, cf. o + u § 71 und den Keim venu: jeu 1877/78;
sücrum > seucres 1433. — Die Reime zeigen, dass es sich um ein para-
sitisches e handelt in ewCn; ebenso wohl auch in deseur, cf. mod.
sav. sü (=sur) 3 S'; 4 T, A; d>^sü (= sur) Cled.; sü, dem Brächet.
Vom mod. Dialekt ausgehend könnte man dagegen in eu von seucres
einen ö-Laut sehen: sekrü Cled.; nach Fert. im Verd.-Chal. sökr^ und
söke, bürg, sökrr^ lothr. sök, (pik. sük, sük); suhr 1 A, sokrä (= sucrer)
4 T. Vgl. auch den (>-Laut im Produkt von securum, § 87.
§ 87. Vortonvokal im Hiat mit ü. Es ergibt sich u und eu,
letzteres mit dem Lautwert f/w und fü; Beispiele {emus, weu, deussent^
delusse u. s. w.) s. § 7. Ferner securam > seure 2205 r. demeure < de-
morat, securum > seurt 3287 r. seignieur^ 3226 r. paour (einsilbig)
<pavorem; seiir 2139, 2488, 2496, seure 131, 760; seurement 2986,
3165, 3191. — In sem% seure < securum, -am haben wir eine dialek-
tische ö- Aussprache, wie die Reime mit den Produkten von -örat, -orem
lehren, die selbst mit keinem anderen Ergebnis von -ürum, -uram
reimen (cf. § 76). Diese ci- Aussprache findet sich auch im mod. Dialekt:
so 1 Ep; so 4 A, Ab; das Fem. sürä kommt selten vor statl des in-
variablen so; Fert.: Verd.-Chal. sör, Berry und Burg, sör; St-Amour
(Jura) süi'y pik, nach Ledieu: sör\ cf. seucres, § 86.
§ 88. ü vor Nasal in unum, -am: unum> ung 970, 1036, 1659
u. s. w. Artikel -\- imnm > long {=Vong) 3267; der Herausgeber kor-
rigiert Vung; nach que steht 7o» <unum: 9.5,240. Die Form un 2917,
• über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Mentlion etc. 70^
ung 342, 515, 652 n. s. w. steht für das mod, frz. o)i (das vorkommt
iu V. 1337, 1451), das aber uicbt den Lautwert ö liaben kana, wie
das mod. frz. un; daher ist aus der Verwechslung- des pronomiDal
gebrauchten nng (für on) mit dem Zahlwort wig und aus den dialek-
tischen Formen /o», ong (in l'oiig) auf eine ö-Aussprache in ung zu
schliessen, wie denn auch o vor Nasal gern u geschrieben wird (cf.
§ 78); diese Folgerung wird gestützt durch das mod. sav. ö = un-
bestimmter Artikel <unum und Fürwort < homo, 3^0 = Zahlwort unum.
Cf. auch Jeanjaquet 287 : „nnum > o?i" ; nach Girardin 233 wird alique
-[-unus im 15. Jh. aulcons, unum > «m^, mod. ö: „La graphie ung...
peut bien quelquefois representer une forme patoise ö (<?)." (Pikardisch
nach Ledieu = im., spr. ö). — Das Femininum ist unne 685, 1651,
tine 709, 1152; nach que steht hinne 2178. Cf. yen(\ yeno., tfinä
(^ Fem. des Zahlwortes = une), daneben auch unä und mä\ cf. Gi-
rardin 233: una, mod. öna., y'nna, alique + unas > a«/con«es, n^'cune \m
15. Jh. — Der ^-Vorschlag, dem wir im mod. Dialekt wie im Mystöre
begegnen, findet sich auch sonst im Neusav., z. B. y7) = haut 4 T, A.
§ 89. u4-^> "^ ^ i'i ^iUuiy luy u. s. w., ly 354, 449 u. s. w.
Vortoniges ö.
§ 90. ü> u, e, 0, a.
conclüdere + ons > conchlrons 3742, conclerons 1857 ; *urtare ~^-
hurte 1934, *8ucratum > socrez 1461, s. Ergänzungen zum Glossar.
§ 195); *büra (grober Stoff) -\- i^Wumy haratel 1862; prov. harutel,
altfrz. huretel (= Mehlbeutel); s. Glossar des Herausgebers S. 192.
Lateinisches au.
Hochtonig-es au.
§ 91, Vit. äo und äu>o, au, ou, eu.
a[d h]oram > or 176, 217, 263 u. s. w., ore 1133, 1147, 1422 u. s. w.,
oure 331, 465, 573, 650 u. s. w., e?icore 415, 421 u. s. w.; encor (korr.
aus encore des Versmasses wegen) 3707, encoure 4005, 4063, 3436 r.
ore; aure 12, 167, 2963; je response 3839; rejws 828 r. fol; Paulum >
Pol 529; povre 991, pouvre 1343, 1659, 1896, 1990, 2026 u. s. w., 4013
r. euvre<.6peri.\m (s. § 67 b), 4116 r. memoyre (§ 70a); paucum>^e?<
8, 59, 207 u. 8. w., po a poc 703 r. devoz; po 1317, 1934, 2018, 2788;
po a po 3381 r. froc, 3781, 4198 r. mot\ pou 2070, 2589; causam >
chouse 603, 643, 799, 1434, 2168 u. s. w., cJiousse 1801, 2657. — Die
Schreibung 0 für das Produkt aus au weist auf eine o-Aussprache hin
für a}t in aure] ou ist dialektisch; cf. mod. sav. puvre {= pauvre)
nach Brächet, puvro 4 T, A, R, puro (= pauvre) 4 T, A, R; suzä 5 C;
704 Jakob Fourmann
7 J; tsiizä 8 B'm {süzä 3 S'; 4 T, A, Ab, AI, R; styözä 6 A); hq
(z= encore) 3 R; 6 B; äkure (=encore) C!6d. ; örä (= altfrz. ore) 3 B,
S'; yqre 4 A, R. Cf. Goeil. 101: „Lat. au iu offener Silbe erscheint
als 0, das jedoch bereits in der Mitte des 13. Jahrlmnderts anfängt,
iu ou überzugehen: chouse(s), cloiis^ loux, lous^ cloure, clourre . . . pau-
cum wurde auf dem ganzen südöstlichen Gebiet zu po und jjow, nicht
wie im Gemeinfrz, zu poi . . . Paulum ergibt Paul^ Poul, Pol^ Poii . . .".
§ 92, Das im Satze tonlose aut>«?< (korr. om) 2566; ou . . . au
(korr. ou . .. ou) 2636; ou . . . ou 1063, 3589. — Obiges au hat, falls es
zu belassen ist, den Lautwert p, der sich ja dem n nähert; cf. die Ex-
klamation oh! in der Form au (korr. o) 2420.
§ 93. au + i >oi.
nausea > noi/se 2039 r. poise < pe(n)sat, 4170 r. jx^ise < pe(n)sat,
2287 r. cortoyse\ joye 646 r. monoye <moneta, 3314 r. voye < vta, 3704
r. «;o«/e < videam u. s. w. — Das Produkt von au 4- j reimt mit dem
von haupttonigem e, was auf eine i<jf-Aussprache schliessen lässt.
Vortoniges au,
§ 94. Vortoniges au > o, ou, oy:
lolir (korr. loer) 1635; loe 4126, 3006 u. s. \v, ; loyant (Part. v.
louer) 2883; daneben louer 172, 775 u. s. av. (cf. Godefroy: loier neben
louer)', audltum> o\y 1319, 1343 u. s. w., oiily 1273, 1976, 2744; au-
dire + Endung > orra 3407, ores 233, ovrez 1867, ourh 467, Inf. o'lr
1105, 3665, oij (Perf. 1.) 979, 2530; pouvrlU 3116, poser, -e 1131, 3371,
3963, pousez (P.P.) 1583, despouse, -ez 1961, 3628; entrepoiiser 1847,
espouser (= exposer) 1749, repouser 207, 2623; germ. säur + ittum >
soret (vin soret) 1010 (cf. Godefroy: soref, fiouret)-, cf. das Glossar des
Herausgebers.
§ 95. Vortoniges aii + i> o//, ouy in Joyeulx 118 u. s. w., Jou-
youse 481.
Eousonautlsnms.
Betreffs der Schlüsse aus Reimen für den Konsonantismus s. § 5.
Labiale.
Sie werden wie im Gemeinfrz. behandelt.
§ 96. p, b vor r^ok. >y, das schwach artikuliert wurde, falls es
nicht völlig aus der Aussprache geschwunden war, worauf Reime hindeuten:
pouvre r. memoyre (s. § 70 a); deliure 4082 r. sire^ ßevre(s) 691 und
899 r. clu'ere, 959 r. maniere, 1495 r. mani[ejres, 3772 r. lumiere, 4050
r. Pierre. — Im mod. Sav. ist das v geschwunden in 2iitf'o (= pauvre)
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Mentbon etc. 705
4 T, A, R, pure 3 S' neben 2^Mvro 4 T, A, -R. Der Herausgeber stellt
lat. b vor r vokalisiert dar in je bonray < bibere + ayo 2126, das auch
bovray gelesen werden könnte; wie es der Herausgeber im Glossar an-
deutet; in 783 schreibt er beverons für das im Ms. stehende beurens,
das gleichfalls bevrens gelesen werden kann. Entweder ist mit dem
Herausgeber wegen des Versmasses beverons (oder beverens, cf. § 145, 4)
zu schreiben, oder aber der Öilbenbesland des Verses anders herzu-
stellen, etwa durch Änderung des ce in cestut/ (cf. 4202 en cestui/ Jeu);
vor Vokal bleibt v : il bevoit 4015, bevons 566 (cf. § 54).
§ 97, Frz. auslautend ist nachkonsouantisches p in der Aus-
sprache geschwunden: campum > chams (Obl. ISing.) 2066 r. desjjleysmis]
ebenso lat. intervokaler Labial, der in der Schrift meist zu / (wie im
Gemeinfrz.) wird, dessen unorganische Ersetzung durch andere Konso-
nanten aber, wie auch die Keime, auf Nichtaussprache schliesseu lassen:
minus + *capum> meschief 2054, mechiest 2876 r. priez; vifdlb r. amis,
vifz 2371 r. advis^ 2931 r. irris-, contemplatif 3145 r. serviz. Für die
Nichtaussprache dieses frz. öchluss-/ spricht auch seine unorganische
Anfügung in soubtif (nach -ivum) < subtilem 1295 r, peril neben soub-
tiiz 1139, soubtis 1051.
§ 98. Labial als Übergangslaut. Zwischen m und n er-
scheint p, das aber nicht gesprochen wurde, wie die Keime zeigen:
colompne 3075 r. personne^ 3084, 3131 r. ordonne, 3510 r. aubnone^
4212, 4223 r. personne; columpne 909 r. komme, 2757; colompna 3516;
dampnez (P.P.) 3060, -er 1238; condampne 2Sb4:] ö?am^ < damnum 2756
r, gratn <. grandem, — Zwischen n und t erscheint p, wobei n zu m
wird: comptens <. coüieuium 2191 (korr. aus comptes), contemps 300;
daneben content 714, 2266 u. s. w.; das p isc also stumm. — Zwischen
m und r erscheint i, wie im Gemeinfrz,: remembrance 2Q11. — v ist ein-
geschoben (wie gemeinfrz.) unter dem Einfluss labialer Vokale in nous
Ijovon(s) 3439, 3618; il povait 4022; daneben pouoir 1218, 3127; vous
Ijoe 2980; je pouoye 2166. Vielleicht ist in pouoir, pouoye das u als v
zu lesen, wie in povoit, povons^ so dass v zwischen labialen Vokalen
eingefügt wird, wähi-end in poe der zweite, palatale Vokal den Ein-
schiebekonsonanten V entbehrlich macht; cl die Produkte von bibere
§ 96. Mod. sav. ist pouvoir = povdi 4 AI, K, 'pov^ 4 T, A.
§ 99. Das Präfix sub- > sowi-, sub-, su- '. soubtilz 1139, soubtis
1051, soubtif 1295, je sumecte 475, submecte 2538; > sous in sousvenir,
assimiliert in soffisant, souffire u. s. w. s. § 82 ; subtus- > soubs-, sous-,
.SMS-, s. § 82. — Die Willkür, mit der b in Wörtern wie submecte, su-
mecte geschrieben oder ausgelassen wird, deutet darauf hin, dass nur
eine etymologische Schreibung in submecte vorliegt, ohne dass das b
ausgesprochen worden wäre.
Romanische Forschungen X.VXII. 40
706 Jakob Fourmann
§ 100. Schreibungen, Frz. p und / im Inlaut können einfach
oder doppelt geschrieben sein ohne Unterschied der Lautung: chapltre
1690, 1723 u. s. w., chappUre 1735, 2295; c/^o^^;6 < cappani 3001 r. tu
eschape; chapuis 3196, 3214, chappuls 3235; apourU 581, 888, appourte
209, 880; aprh 738 u. s. w., apprest (= apres) 710; infer(t) 1030,
1606 u. s.w., inffer 2414; il soufnj 1225, il souffrit 3563; refuser 307,
1666 u. s. w., reffuser 536; u. dergl. — p und b können etymologi-
sierend vor das aus ihnen entstandene v treten, ohne gesprochen zu
werden: ensepvelly 4023 neben ensevelly 1993; nepveu 335, 628, nep-
veulx 133, 170; debvoir 604, 1219, 1362 u. s. w., vous debves 3522,
4280 u. s. w. ; u. dergl. — Vor anderen Konsonanten als r, l wird der
Labial gern etymologisch beibehalten, ohne gesprochen zu werden,
wie die Reime und unorganischen Schreibungen lehren: sepmamne 667,
4016; nopce(s) 1352, 1451, 1478 r. reproche, niepce 610; escrip 1970,
3467 r. maiddisf ; prebstre {b ist hier an unrichtiger Stelle etymologisch
eingefügt) 1057 und 1650 r. evesgiie, 1274 und 1302 r. reste, 1638 und
2941 r. estre] u. dergl.; mit unorganischem c, das die geschlossene
Aussprache andeuten soll: doctS 698 neben doubter 834, 1454, 3223
u. 8. w. ; briefment (Analogie nach brief) 1314, 2894 neben briesment
590, briesvete 4203; in letzterem ist des Versmasses wegen das f zu
tilgen, parallel zu briefment, briesment, so dass brieste zu lesen und
briete zu sprechen wäre; cf. Godefroy : briete (Brunet Latin p. 253),
bretez (Oresmes). — Ähnlich verhält es sich mit ursprünglich inter-
konsonantischem p : temps 1384, 2498, 3767 r. puissant] compte 1023
r. encontre, li^65, 2243 r. monfe; compter 2065, 3261; daneben contons
982, conteras 2059, sogar conde 651 (Inf.), 2076 (2. PI.) mit unorga-
nischem c. — Latinisierend ist die Schreibung princeps 769 neben
prince 2856.
Dentale.
A. Verschlusslaute.
§ 101. Die allgemeinen frz. Lautregeln finden hier ihre Anwen-
dung. Einzelheiten: '''pitt +antia> ^^/c^a/ice 894,2892 (frz. pitance).
— d fällt nach ??, das verdoppelt wird, in *intendutum > entennu(s)
2198, 2595, 2727, 2744 u. s. w.; d nach n wird t in prente 2771, korr.
prende (2. PI. von prendre). — Das Verbalsubstantiv von adiutare er-
scheint als alyde 2572 (korr. aus quelque ayde des Reimwortes wegen)
r. guide- alye 737 r. Marie, je prie, je supplie, 1266 r. Marie, pa'is,
1626 (korr. aus ayde des Reimwortes wegen) r. lie < leuca, 2642 r. je
p)ie, seigniorie, 3617 r. conimancie. — d in deffendeur (= defeuseur)
2651, in Analogie zum Inf.
über die Sprache des Myst^re de S. Bernard de Menthon etc. 707
§ 102. Dental als Übergangslaut, t tritt zwischen s und r
wie im Gemeinfrz. : estre; daneben esser 3336 (s. Formenleiire, § 156).
— d als Übergangshiut zwischen n und r wie im Gemeinfrz.; es wird
aber auch nicht eingeschaltet: il viendra 563, 1313 u. s. w. (s. § 188);
tu venras 3035; vous venres 2991. Im Futur der Verba auf -er fällt in
unserem Texte (wie auch oft im Gemeinfrz.) das e aus lat. nachneben-
touigem a leicht aus zwischen n und r, ohne dass d als Übergangs-
laut eintritt: il amenra 562, je donray 4150, in V. 13 korrigiert aus
donneray des Versmasses wegen; je donre 570, il donra 1350, 2369;
vous donre 548, vous donres 493; in V. 2335 ist doneres (statt donrh,
wie das Ms. schreibt) eingesetzt wegen des Versmasses; ils douront
3255; daneben kommen die regelmässigen Formen vor.
§ 103. Schreibungen. Frz. t im Inlaut wird einfach und
doppelt geschrieben ohne Unterschied der Lautung: batn 3015, 3971,
4144 u. s. w., comhütre 861, 1062, rabbattre 860; sogar mit unorga-
nischem c'.bactre 4172, vous bactrez 4145, bactaUle 3638; ebenso at-
tendu 2311, atendre 715 u. s. w. — Frz. Öchluss-^ jeglicher Provenienz
nach Vokal oder Konsonant ist stumm, wie die Schreibungen und
Heime zeigen; dieses t fehlt oft oder ist in der Schrift ersetzt durch
s, z : S(du < salutem 2154 r. venu, saluz 3329; mot 4198 r. po <ipauciim,
mos (Obl. PI.) 3457; je pi'om^s 1465 neben je promet 3126; fällt nach
11 das t völlig aus ohne unorganischen Ersatz in der Schrift, so wird
71 leicht zu dem im Auslaut gleichwertigen vi, und zwar ohne beson-
deren Grund: tantum > ^«n 1016, 4316, tarn 763, 1172, 1196, 1251, tem
714, sogar tarnt 2756; daneben tmit 1318, 2100 u. s. w.; gram 2757 r.
damp neben grant (Masc. und Fem.) 195, 831 u. s. w., grans (N.S.M.)
1384, (O.S.F.) 2647, (O.S.M.) 2757 u. dergl.; gwa^;/ < quaudo 138, -590
u. s. w. neben quant 444 u. s. w. ; je und il rem 1580, 1972 neben je
rent 2766; u. dergl. — t tritt unorganisch an, ohne artikuliert zu
werden, in dont < dunque 103, 157, 237 u. s. w. neben donqiie 3585
(gleichsam mit angehängtem Produkt aus lat. -que); adottt 1849, 3723;
2}rest < pressum 162, 779, 3876 r. fait u. s. w. neben jjres 2144 r. n2)res,
apprest 710 neben apres 738, 968 u. s. w.; seult<.&o\\\m 1385 neben
seid; fault < falsum 962, 2954; in den V.V. 2941, 2947, 2968, 2994,
3002, 3532 korrigiert der Herausgeber das fault des Manuskriptes in
faidx, das im Ms, vorkommt in 1120, 2679, faux 1197; ^^r/s^ < prehen-
sum 1554 r. perll, daneben pris 223 u. s. w., plent < plenum 733,
plaint 379, 754 neben plalii 1329 u. s. w., je veuU 3304; romant <i\'o-
manum 3363; sam^< Sanum 4118 r. souverain, daneben sains 4086;
seurt < securum 3226 r. paour^ 3286 r. seignieur, daneben seur 2139
u. s. w.; enfert 941 r. Jupiter, 2972; infert 1606, 2713, 2825 u. s. w.
■neben inffer, infer 1030, 2414. — t bleibt in der Schrift in der Gruppe
kt'¥ in flectier < *flecticare 374, wohl zu korrigieren in altfrz. flechier.
45*
708 Jakob Fourmann
— Lat. d erscheint in ad vor d und m : ad dimenche 1362, ad mode
1462 (s. § 31); auch sonst erscheint im Frz. vielfach lat. ad für a. —
Die Verbindung ts und ds kommt am Wortschluss nicht vor; gewöhn-
lich wird sie durch s, seltener z ersetzt; oft fällt sie spurlos aus:
«sse's < ad + satis 1502, 1927 u. s. w., asse 41, 624 u. s. w.; grans
(= grands) 1377 u.s. w. ; die 2. PI. geht aus auf -e, -^s, -ez (s. Formen-
lehre, § 145).
B. Spiranten.
§ 104. Sie folgen im allgemeinen den frz. Lautregeln. — s er-
scheint als r in dem (eigentlich pikardischen) varlet (< Diminutiv von
*va8allum) 4059, 4064, 4139. — s impurum erhält «'-Prosthese wie im
Gemeinf rz. ; ebenso in escandeUe (= scandale) 1944, 2709; especial
(= special) 2376; estaiiie 1154, 2732, 2808, 3612 neben stattie 2992,
4220. Im „Roman": estatue.
§ 105. Schreibungen und Aussprache. Im Anlaut wird
der Laut s neben s auch c und sc geschrieben : ceuz (= seul) 1874 ;
cest (= ses) 4259, 4299; eil (korr. s'il) 1070; cestnon (korr. senon) 293;
ce < sie 29; 239, 2716, 4189; ce < se 342 (cf. die umgekehrte Schreibung
mit s bei Produkten aus P, § 106); scavoir (nach lat. scire) s. § 111;
§ 185. — Frz. inlautend kommt die Schreibung c für zu erwartendes s
vor in ahucion 2806 neben abusion 1279. s und ss stehen gleich-
berechtigt nebeneinander, wenn auch die regelmässigen Formen in der
Mehrzahl sind, gleichviel welche Stellung das s im Etymon hat und
welcher Provenienz es ist: mervil/ioiisse 3482 r. eutrageuse, neben ein-
fachem s, 8. -osum, § 76; j^essa«^ <pe[n]santem 1932, 2353; plusseurs
3485, 3488, 3522 u. s. w. neben pluseiirs 258 u. s. w. ; refussoye (korr.
aus ressoye) 2519 neben refiiser 307 u. s. w.; conclussion 47; repousser
(korr. repouser) 677 neben repouser 207 u. s. w. (=reposer); chousse
1801, 2657 neben chouse 603 u. s. w. {=chose)-^ devise 107 r. assisse
neben assise 2735 r. egleyse; eglisse 32 r. mise'^ eglise 2147 r. misse
(= mise); baseare > baissier 2390 neben baisier 455, baysir 460 u. dergl.;
ausy 3442 neben uussi, aussy 67, 238, 692 u. s. w. ; succesenrs 1611
neben successeur 712, 2309; pareseux 4236; nach n dargestellt
durch s, SS, c: response 510 r. samonsse, responce 2179 r. esconse\ def-
fence 1256; panssl^e 1182, penssez 901, je pause 5, panser 2öb0 u. s. w.;
ainssy 1994, 2017, 2091 u. s. w., ainssi 3055, anssy 1337, 1442, 1753
u. s. w., daneben ai7isy, ainsi 990, 1078, 3488 u. s. w.; il dansera 341,
dance 2102; das Präfix ad- assimiliert sich vor s; dieses erscheint
einfach und doppelt: asemblee 638, 3382, assemblee 3413 u. dergl. —
Die Inkonsequenz der Schreibweise lässt keinen sicheren Schluss ziehen
für die Aussprache des s verschiedener Provenienz. Doch geht mau
kaum fehl, wenn man die heute im Neufrz. und Neusav. geltende Aus-
über die Sprache des Myetere de S. Bernard de Menthon etc. 709
spräche voraussetzt; cf. die neuf'rz. und neusav. Produkte vou causam
>• säzä = chose 3 S'; 4 T, A, Ab, AI, R, styözä 6 A, suzä 5 C; 7 J;
>> ^•ö^rt = cause (gelehrt) 4 T, A; cessare > sessä = cesser 4 T, R;
passare > passä = passer 3 S'; 4 T; A; u. dergl. — Frz. auslauten-
des s, X, z jeglicher Provenienz ist stumm, wie die Schreibungen und
Reime zeigen. In der Deklination ist der Unterschied zwischen den
einzelnen Kasus verwischt und tritt das s willkürlich im Sing, ein,
während es im Plur. fehlen kann; Schluss-s, -x, -z treten ohne Unter-
schied für einander ein: crucem > crot/s 3266, croix 2390; paradis
2522, 2827, j^aradix 863, 1338 r. hardy, 1814 r. dis u. s. w.; nulz (KS.)
1188, 1940 r. sits, u. s. w., (Obl. S.) 1360, 2041, 4097, (Neutr.) 1943;
lud (Nom.) 1206, 2351; wee = mets 1451 ; ne/z < nativus 1773; sainctz
(PI.) 1871; Uz = il 51, 57, 64 u. s. w. neben U = ils 1395, 1396 u. s. w.;
z wird besonders leicht an das P. P., neben s, angefügt; beides kann
auch fehlen; zwischen Nom. und Obl. wird kein Unterschied gemacht:
trapassez (K. S.) 2434 r. nez (N. PI.) <nati; nez (N. S.) 1669 r. vous
Celle, 2530 r. mne, u. dergl. — Auch in der Konjugation findet sich z
in den verschiedeneu Endungen vor: je rem 3125 neben je rem 1972,
je rent 2766; tu meiiz 1614 r. il veult; il peulz 1188; besonders häufig
in der 3. Fut. und der 2. PI., die ausgeht auf -ez, -es, -e-^ habet > az
41, 43, 109 u. s. w., vgl. die Formenlehre unter den betreffenden
Endungen. — Dieses frz. auslautende s kann stehen und fehlen
ohne Unterschied: mngis > way 1968, mais 794, 958 u. s. w. ; jamay
2324, jamais 960; sine > san 2660 neben sans, sains 3454, 4298 u. s. w, ;
vices»^ 690 neben fot/s (Sing.) 687; Mem > foi/s (0. S.) 927, 1221
u. 8. w. neben foy 1115, 1141 u. s. w.; le = les 159, 431, 435 u. s. w. —
Augenreime liegen vor in: cas 716 r. helas; pas 2856 r. Sathanas,
1974 r. helas: reffus 1841 und 3454 r. Te Benin laiidamus; plus 2557
r. Te Deiim laudamus: /?^0 < fuit 4214 r. PolUcarpus; lassus 1154 r.
Saturnus; pris (P. P.) 1680 r. in sacris; Jhesiis 2883 r. Veni Sande
Spiritus. — Ebenso ist s stumm im frz. Wortinnern in den Gruppen
sf, sp, sm, sw, was sich aus Reimen und Schreibungen schliessen lässt:
demonstre 286 r. gontrex feste 606 r. retrmjte, 1487 r. faides, 2292 r.
faide^ 1900 r. trompetes: hopltal 3502 neben hospital 4257 u, s. w. ;
chatel 312 neben chastel 333, 429, 636; meytre 772 neben maystre
meistre 208, 414 n. s. w.; daneben reimt Itonneste 2496 mit Celeste^ das
im Neufrz. mit s gesprochen wird (AugeureimI), während es 4003
m\{ feste reimt, das selbst mit retrayte^ fcncte(s), trompetes {i^\Qh.Q o\>Qn\)
reimt; ähnlich reimt eccsque 2621 mit wesse <missam ; in beiden Fällen
liegt nur Assonanz vor, während s in oste < obstat r. Oste, Hoste
(<Augusta, heute Aoste, ital. Aosta) 1305 und 4250 als nicht ge-
sprochen vorauszusetzen ist, da der Ort in der sav. Mundart Otä (s.
Gillieron, Atl. ling.) heisst. Der moderne Dialekt entspricht in der Nicht-
7X0 Jaküb Fourmann
ausspräche dieses s dem Neufrz.: fefä (fete) 4 A, As; ätä < hastam,
Gillieroii, Yionnaz 8. 18; u. dergl. • — blasmera 2136 neben il blammoit
4235 ; ebenso ist s stumm in dem Suffix -hme < -^kimus (s hier un-
etymologisch in Analogie nach dh < decem), wie es der Eeim disfisjme
2943 r. divine zeigt. — aumosne 3776, aimionne 3158 und 3751 r. Romme
u. s. w. (s. § 68). — Ebenso ist s aus lat. vorkonsonantischem s in
Präfixen stumm, wie es der Schwund des s oder seine Assimilierung
an den folgenden Konsonanten zeigen: despartir 2071, In despart ie 339
neben departir 629, departie 2189; deffier 2099, 2157, diffier 2096,
diffiement 2115; u. dergl.; minus- > ?^?(?s-, me- : mespris 2553; meschant
3021; mechief^ mechiest 2054, 2876; trans : trestout, trestous u. s. w.
306, 360, 973 u, s. w., tretout 1066; treffolle 3474; traspassS, trapasse
(s. § 22); ex->fs-, e- : eschaperaz 2900, eschape 997 u. s. w. neben
cchape 2897, 3000; esveillier 2073, esveiller 1935, esvellieraz 1925, c'd^e/-
Z/e's 1920. — s wird eingeschoben ohne artikuliert zu werden in
je response <re + pauso 38o9 neben repouser 207 n. s. w.; rescon forter
1164 neben reconfourte 3147 n. s. w.; ecclesia > <'6(;//i.ß 1255, esgleyses
2761 neben eglisse 32, egleyse 2629 u. s. w.; mitlere > mes^re 352, 1064,
1083 u. s. w.; altnfrk. happa > hasper 886.
Palatale.
Die Produkte der Palatale werden in der Schrift entsprechend den
aligemeinen französischen Lautregeln dargestellt. Im folgenden sollen
Besonderheiten angeführt werden, k"^ bezeichnet lat. c vor e, i; k^ lat.
c vor a, au; A;" lat. c vor o, u.
§ 106. Anlautendes k'^'> c,s in centum > cens 3285, sains 2766 ;
mod. sav. sf, s^, sä (s. § 35 a); ^ c, s, ch in re + *cipntum > receu
458, 504, 1177 u. s. w.; rechen 432, 1689; Schreibung mit s in resois
(Imperat.) 1607, Cf. mod. sav. rsevre (= recevoir) 4 T, A; rsälvre
4 R, i'esätvre 8 B' u. s. w. Cled. r(^sevü^ Ind. Präs. z^- r^savu, te resa,
P.P. resü. Die Schreibung ch erklärt sich aus savoyisch- dialektischer
Entwicklung.
Inter vokal es k- wird dem Gemeinfrz. entsprechend zu ?8, iss in
pacem>|9rtes 3164 r. hienfalt^ decem > 6?/a; 982 r. hardi^ 1528 u. s. w.,
dominicclla > c?awo?/sf//f, damoysselle, -eille, -eile (s. § 34); > s in *co-
kina> cusine neben cuysine (s. § 74, wo auch die dialektischen Formen
angeführt sind); > c, cc in dem gelehrten necessite 774 neben ^^eccessüVe
565, 3109, 3651, 3756, neccessaire, neccessayre 1434, 1895, 2500, 4249,
wo cc tonloses s bezeichnet.
Nachkonsouantisches k'^^c, s, cz; er, ch: ecce istum > cest
181, 236, 399 u. s. w., ce 240, 379, 572 u. s.w., se 1619, 1813; che
1153; ecce hin >icy 64, 1407; yci 153, ^c«/ 219, 947 u. s. w., cy CO,
162 u. s. w., s/ 3244, sy 61, 162, 1789, 1808, 2153; ecce \\\oa> yceidx
über die Sprache des Mystfere de S. Beruard de Meuthon etc, 7 Li
1102, ceulx 533; cieulx, cyeitlx 270, 1545, 2722 (s. § 53); ecce hac >
cza 133; 200, 212, 423, 454, 561 u. s. w., sa 2539; cha 1005, 1012;
ecce bac intus > ceans 183, 936 u. s. w.. seans 444, 852 u. s. w.; sijans,
korr, cyans^ 2160; mereedem > ?;?(e>'c% 1072 nebeu marcy 1674 ii. s. w.
(s. § 40 unter ^ vor r); mod. sav. marsl 4 T, A, mT'rsi 1 D etc., se
(= ici), SP 4 A, x'e 3 S'; ^e 4 T; 6 B; Cled. dei^a (= degä). — Im
„Roman" merchy (s. Einleitung' von Lecoy de la Marche S. XXI). —
Sekundär nachkonsonautisches hr' wird in der Schrift zu ss: soiissy
1223, 2684 (von sollicitare).
§ 107. Aulautendes ä;^ bleibt in gelehrtem castell\,\Ob neben
erbwörtlichem chastel 333, 429, 636, chatel 312; gelehrt cause 1670
nebeu lautgesetzlichem chouse 603, 643, 799 u. s. w.; cas 699, 735
u. s. w., caint (== khan, persischer oder türkischer Fürst) 1868 — Cf.
süzä = Ghose 3 S'; 4 T, A, Ab, AI, R; sfyözä 6A; siizä 5 C; 7 J;
Jcözä = cause 4 T, A.
Int er vokales g^, k\ (f verschwindet in legalem > lealQll neben
loyal 711; synagoga > gelehrt syfiagogue 1040 t. joje (Assonanz). —
k^ > ch (graphisch für c) in Nichase < Nicasium (frz. gelehrt Nicaise)
797 ; cf. § 19 c. Lat. ch in Michaelem entwickelt ein i, das auch
fehlt: Michiel 2502, Ruhr. S. 173 und 174, Michel 2382, 3940.
Nachkonsonantisches g\ k\ g^^ gu in der Schrift in longam
> longue 343 r. songe (2. Konj. von *soniare); hier ist statt des nach
dem Masc. lonc, long gebildeten longue das altfrz. lautgesetzliche longe
des Reimes wegen einzusetzen; longuemant 2347 ist gleichfalls nach
dem Masc. gebildet; cf. mod. sav. lade = Fem. von lä (= long) 4 T,
Aa. — k"^ vor ä in der sekundären Lautfolge Konsonant + (i)care > g,
s : *tardicare > i'ar^/er 836, 2063 (= altfrz.); dialektisch tarsier M^^
2985. Mod. sav. wird dieses k'^ zu d, auch i>; ebenso bei Cidsdat, bei
dem die Ausnahmeform parze < carrum + icare wohl ein Druckfehler
ist, wie meze im alphabetischen Register, während er S. 170 mede
schreibt — "'^tardicare > ter(?e Cled. (tardare > tarda 4 T); vindicare
> veäe Cled.; de + gurg(a) + icare > degurde Cled.; praedicare> prepi
4 T, pr'hti 4 A, Aa, prede Ci^d. ; fa bri ca re > /on?« 4 k^ für de Cled.;
judicare > düde Cled.; manducare > wMe ID, Dl; 2F, Jv, mede Cled.;
carrum + icare > pardi 4 T, A, Ab. Cf. Godefroy : tarzer, tarser. —
Eine Schreibung ohne / kommt vor in messager 2074, 2095 neben mes-
sagier 1336. — A;' > qu im Verbalsubstantiv zu ad + *figicare : affiques
(PI.) 1430; cf. Dict. de la langue frangaise (Hatzfeldt und Darmesteter)
wnidx affiquet : «affique, forme uormanno-picardc de „affiche"»; die Form
ist auch belegt von Fert. für das Verd.-Chal.: «.afike (epingle), qui sert
tant lorsqu'on s'ajuste; aiike = to\xi objet de toilette; \)\k.afik!j, Rouchi
afike* ; ebenso im Gloss. genevois unter affits: ''affiques, affiches, epingles,
boucles.* Godefroy u. a. affike (Baudouin de Sebourg), affique (ib.),
'7^2 Jakob Fourraann
afßqiie (Myst. de S'^ Barbe), afficqiies (Poes, attrib. ä Villon) etc. —
h^ in der Gruppe Wk^ vor a erscheint als c^/ in *flecticare>/ec^«er
374 r. pechier (wohl Fehler für ßechier).
§ 108. Anlautendes k'>>c im allgemeinen (colomjme u. s. w.) ;
daneben qu vor ew in qiienlie P. P. 4205 von colligere.
Intervokales h" schwindet, wie im Gemeinfrz., in paucum > ^jo
3381 r. froc ; mit etymologischem c : poc 702 r. devoz < devotum -j- s.
— A;°> ^■ in lacum > /ay 90 r. je ferey, Imjs 134 r. moy (mod. sav.
/(^ 4 A, Ab, As, T). — Gelehrt erscheint k" als c, cÄ in Nicolas 730,
Nijcholas 3106, 3136, 3367, 3505, 4275. Cf. Goerl. 26: Nicholais] im
„ Roma n " : Nich olay.
Na eh konsonantisch es cf, k\ g"^ im frz. Auslaut bleibt in der
Schrift und wird auch ersetzt durch stummes t: germ. bürg- > Z>o/oy/
Ruhr. n. 3282, bourt Vi\\\)v . n. 802, n. 3277, n. 3292; longum > /on/ 3248.
— A;" im frz. Auslaut bleibt, fällt, wird ersetzt durch stummes f, s: clericum
y clerc 2769, 3646, 4238; der 1618, Ruhr. n. 2823, clers (PI. und S.)
1057, 1650, 2900, clert 1802; />-a»s (= francs) 3697; hlanc 2939, ^»/««^
1457; mars (PI.) 4248 (<germ. (?) mark). — kk«> c: floccum (s. Kör-
ting) yfroc 3380 r. po < paucum. Das auslautende c wurde also nicht
mehr gesprochen. — k'^ frz. inlautend in der sekundären Lautfolge
Kons. + (i)cu > f/, s: haereticum > Ä^/Vf/e 971, 1197, erege 2798 r. sorü-
Uege, 3522, herese 1041; medicum > 7w<'?/_r/e 3821, 3844; -aticum > -««/g,
-aige s. § 16. Das doppelte Produkt herege, herese hat seine Parallele
im mod. Sav. äzq < *aetaticum 4 T, A, A'g, rato 7 Jr, so dass s in
herese ein ä vorstellt, falls dieser Laut nicht erst das Ergebnis einer
späteren Zeit ist. Brächet zitiert mieze (für miede? Brächet erwähnt
einen ^-Laut nicht, auch nicht in seiner Einleitung!) und mieze.
Aus dem Reime herege : sortiliege will Chatelain 68 (unter 3) in
betreff des Autors unseres Mysteres schliessen, „que cet auteur et celui
de la Passion d'Arras parlaient le meme dialecte." Dem gegenüber ist
ausser dem vorhin Ausgeführten zu bemerken, dass herege auch sonst
ausserhalb der Pikardie vorkommt (z. B. im Reg. des Arrets du Parlc-
ment de Paris; herege und herese in der Cbron. de S.-Den., Ms. S^'^-Gen.)
und dass herese auch von Pikarden angewandt wurde (z. B. von Mon-
strelet, Chron., 15. Jh.; in Compt. de P. Le Franc, 1447—1448, Arch.
Seine-Inf. ; s. Godefroy).
§ 109. Vorkonsonantischer Palatal. (/ wird noch geschrieben
in cognosco>je cognois 1633, 2047, 2767, tu cognoij 1627 und wird
mit dem folgenden n ein n darstellen, wie im mod. Sav., cf. § 133;
es wird assimiliert in resignare > r£'.s/«Her (korr. aus resonner) 2448;
neben diesem Beispiel zitiert Godefroy resiner (= renoncer) aus Gef-
froy, Chron. — ä; in der Gruppe kr > f/ in dem halbgelehrten alegre <
*al^crem 673, aleigre 621, alegret 1011, alegrement, -ant 432, 554, 618,
über die Sprache des Mystöre de S. Bernard de Menthon etc. 713
3193, 3993, aleyrance 458, 1399, 2303, 3427. — Lat. ch vor r> c, ch
in chrestiens 902, christiante 2594, 3556; crestiens 1035, cristiens 1200,
cresUanU 1157. Der Lautwert des ch vor r ist demnach k.
§ 110. Auslautendes k erhält sich in avec 3921, 231 (korr,
aus cwesques des Versmasses wegen), 1707 (korr. aus avesque des Vers-
masses wegen); daneben aves (korr. zu avec) 3964; gleichsam apud +
hoa -{- (\\\Q> avecqm 96, 1097, 1906: avecques 1618; avesqite 1663, 2296,
3943; avesques 2305, 2834.
§ 1 1 1. Schreibungen.
c wird etymologisch eingefügt vor / in parfaicte 737 neben parfait
3154, 3521; malfecteiir 3072: in verschiedenen Formen von faire und
dire^ s. §§ 161; 165; maiddicte 2839 r. conduite, maldicte 2994 r. ypo-
crite^ lict 3815 r. derd\ auetonte 1058, auctorisier 4281 neben haiitorite
489, saM2Ci5 1141, 1401, 3935 u. s. w., saincte 1871, 3948, sawcife 2426,
2628, 2943 u. s. w. neben saint 529, 787, 2210 u. s. w., sainte 2355;
um tonloses s anzuzeigen in je srais 2195, 2486 u. s. w., aravoir, s. § 185;
c in falscher Etymologie oder um geschlossene Silbe anzudeuten ein-
gefügt vor t in quicte 3542, 3761, Mariocte 1870 neben Mariote 1872;
in Formen von mectre (s. § 166) 102, 166, 212, 318 u. s. w. neben
mettre, tu met\ houcter <C\iöisi\i 1455 neben bouteras 2759 u. s. w. ;
odrayge 3022, korr. zu oltrayge\ ?<oc/(' < notam 9bl r. gargote, nociifier
2053 neben je notifie 3900, ledre Ruhr. n. 1971 neben lettre 2170, 2187;
s^wc/« < sentitum 4071, je sende 4123 neben sentu 2524, je se?«ie 2360;
docte <C dubitate 698 neben il douhte 699, doubter 830, 834 u. s, w.,
actendre 1094, 1210, 1738, 2004 u. s. w., vous ^-ac^res 4145, bactve 4172,
bactaille 3638 u. dergl. — y unetymologisch oder um geschlossene
Silbe anzudeuten eingefügt in segmonies 1361 neben semondre 668; ung
4, 8, 9, 28 u. s. w. neben an 2917, chescu7ig 60i neben chescim, chescum-^
cliascimg 920 (s. §§ 54, 88); soing <C*&onmm 2383 r. bessoing; groing
(Vbsbst. V. *gruniare) 3054 r. poi7it. — Bemerkenswert ist die Schrei-
bung aceptons (1. PI.) 546 neben accepter 2335; sie ist nachge-
bildet den Doppelschreibuugen der Wörter mit Präf. ad-f^" und k^
[aconipaignier 2611, acompaignie 2849, 2864, acompainer 2992; aconi-
plir 527, 589, 592, 1901 u. s. w. acomplie 3616), falls sie nicht einfach
fehlerhaft ist.
§112. Anlautendes qu bleibt in der Schrift wie im Gemeinfrz.:
qitatre 1063, 3729, 4244, quarante 4243, quartier 2929, u. dergl., da-
neben cars < quartum (Münze) 4127, wonach qu den Lautwert k hatte.
lutervokales qu > </?< vor frz. e\ i\ quam '^ nggue 107, 1463,
3956, s. § 19. — gu erscheint in der Schrift als g in langir 2029 <
*languire; der Lautwert dieses g ist der gemeinfranzösische.
714 Jakob Fourmauu
NachkoDSouantiscbes qu: diinque > f?o?;^ (Mst stumm) 103,
157, 237, 1738 ii. s. w.; ad ont 1849, 2723; gleichs. dimque4- que>
donque 3585.
§ 113. y in dem Verbalsubstautivum v, adiutare wird zur selb-
stäDdigeu Silbe: al>jde 2572 (korr. aus ayde des Reimes wegen) r.
guide] a\ije 737 r. Marie, ]e prie, ]Q supplie, 1266 r. Marie, pa'is u. s. w.,
2642 r. je pr/e, seigniorie, 3617 r. commancie\, 1626 (korr. aus ayde des
des Reimes wegen) r, lie < leuca ; adiutet > a\U 273 neben aide (Konj.
3. S.) 999 r. remede-, cf. mod. sav. ä^dä 4 AI (= aide), ätda (= aider)
4 AI, cuddr 8 Bf, neben r^dä 4 T, A, A'g; edä 4 R, eda 4 Ab; 8B'm;
edi 3 S'; ädä 6 A; ädä 6 Am. — ij in *eo (= ego) cf. viendra[ije] •.
deplayse § 114. — Über «/-Vorsehlag s. § 88.
§ 1 14. A;/> c^ss, ch-, auslautend s. in + brachinm + are> embracier
4089, juv(are) + acium>yHtas (Hilfe) 741, *laceum (für klass. laqueum)
y las 1553; machionem > wasson 3196, 3207, 3235; orbum + aceum>
orbache 4196 r. face < faciam (Konj.) ; *croccea > crosses 4088, croce
2771 r. f/oMcÄe <C *clocea ; Francm ^ Franche 1111, France 919 r. obeis-
sance, 1109, 2893 r. p/c/awce < *pett + antia; displacent y desplayse 7
r. viendrafijej. — Die Endung -as < -aceum ist mehr südfranzösisch
als nordfrauzösiscb, cf. Meyer-Lübke, Gramm. II, § 414. — Nach Gil-
lieron (Valais Roman, Planche 27 u. 28) wird ki vor d zu s, s, yt-, xy-,
p, /; vor anderen Vokalen zu s, s, yl, p, f: glaciam > iase, -se etc. ;
nach Girardin 231: parocbia > ^^f >TOc/?e(^s), mod. pfroUe (mot savaut),
Jeanjaquet 295: perroche. Nacb Cled. wird glaciam zu iase, ^bisac-
cium> besäsf;, *calceare> pöse, + itta "^ pö^'td, + uram > pösera
(= cbaussure); ex + faciem + are >• efasS: in +brachium+are>e6r«sf ;
nach Fert. glaci(em) + onem > ^^a.^'o im Verd.-Chal.; pik. glasö; glaciem
"y gles^, ital. ghiaccia: Montret (Saone-et-Loire) giesp (?;Fert. schreibt:
glliaiche), Const. giäf'e 4 T, A, Ab, gldffi 8 B'm; dtax^ 3 S', gtaso
(^ glagon) 6 Am, glaso 8 B'm, giafö 4 T, Ab; giasö 6 A; machionem
> mapo 3 S', T; ma§ä Cled. — Betreffs orbache cf. ital. orbaccio
(= Pejorativum von orbo, in Tommaseo, Dizionario della lingua ita-
liana) ; faciam >> de fasä Cled. S. 175 (=je fasse). Nach dem mod.
Dialekt und den Schreibungen im Mystere lässt sich also ein Wandel
kl > s annehmen für unsern Text. Vom mod. Sav. ausgehend könnte
man auch einen s-Laut für den Reim croce : clouche annehmen, da
croce = mod. sav. krose 4 T, A, R, clo(u)che = kiope 4 T, A, Fm,
kiosie 6 A, iiipo C16d. neben kiösö 4 R, HTjse 3 S'. Cf. die Reime
unter /"/. — Zu dem Reime viendra[ije] : desplayse ist folgendes zu be-
merken: Altfrz. wird placeat regelrecht y^i/ace; nach den obigen Dialekt-
beispielen kann in unserem Mystere dafür plasr eingesetzt werden, in-
dem man einen Reim desplache : viendraje (cf. 1. Fut. je dansera, § 150)
annimmt; also s:z reimen lässt; oder man lässt die moderne Schrei-
über die Sprache des Mystere de S.Beriiard de Menthou etc. 715
bnng und Aussprache desplmjse und verlegt das heutige sav. Produkt
vüu ego ins 15. Jh. (ego > c?f 1 D, Ep ; 2 Aj ; Cled.), so dass z : d
reimen. — Alle diese Annahmen sind mit Vorsicht aufzunehmen, da
bei dem allgemeinen Charakter des Textes es schwer zu entscheiden
ist, ob in einem gegebenen Falle ein reiner Reim, der mit Hilfe des
alten und mod. Dialektes zu rekonstruieren wäre, oder aber bloss
Assonanz vorliegt (cf. § 5).
§ 115. tu
Intervokales tl entwickelt sich regelmässig: orationem > oroyson
1192, 1227 u. s. w., veuationem ~^ venoijfion 1392 (s. § 27), pretium >
pris 1875 r. pays, 3201, 3211 u. dergl. Gelehrt: devocion 706, 1064,
nacion 2663, consolacion 1334, 2717, recrcasion 3411. — Die Endung
-itia ergibt -esse, {-eche) : *largitia > largesse 2277 r. y?^cÄe < ^vliscam,
807 r. /re^cÄß <*frescam; j)igritia + osum > ^)«rese2<a7. — Wegen des
Reimes largesse : ükhe s. die Bemerkungen am Schluss dieses Para-
graphen. — Nachkons 0 nautisch es ^/ (ausser nach s)> c, s, SS, ch, g \
*corruptiare > courrouder 30, courrocier 39, courroussier 2197, 2269,
courrousier 1496, 2186, corrousier 2223, courosier 2123; *exaltiare>
exaucier 3523, 2555, 4247 ; exaiissier 46, euseroit (= hausseroit) 1648
(cf. § 26) ; *dispactiare > despachier 3242, 3867, despachiS 1243, -iez 1423,
despechies 1007 neben despacie 335; ad + *directiare > «c^r^cA/^rs (Inf.)
1356 neben adresier 371; dis + "pett+ iare > f/espec/^/er 954 (= de-
pecer, zerstückeln); cum -{- '^m'itvät^ coitimance 1411 r. dimenche, Inf,
= com(m)ancicr 3143, 3358, 3600; P. P. = conimansiez 2103, *aban-
i\jKYQ'> avancier 3551, avangier 3537, avanciez (F.F.) 3320; avance
(Konj. 3) 3267 r. blanche (Adj. F.); *antianum > «rtdrtws 295, ancie.n
3467, anchiens 1034 (im „Roman": ancliien)-. patientia > pac/ence 1166,
paciense 2062, 2367; neptia> ;««>/)ce 610, nuptiae > ?20/;cg(sj 1352, 1451,
1901, 2094, 1478 r. re^^rocÄe < ^reprobicam, 7iopse 718; factionem >
fosson 187, fassonne 351. — Gelehrt: entention 1692, 3360, entencion
263, 1796, 2213 etc., destniction 1065, 1288 u. s. w., destruktion 2807,
destriicion 2635, — Nach Gillieron (Valais Roman, Planche 27 u. 28)
wird tl^ vor a>s, s', ;f^, yrl, y\j^ /;, /, z. B. *cuminitiare ^- konifsi, -si
u. s. w.; vor anderen Vokalen als ä erscheint es daselbst als s,/l^j),f;
-tionem > -so. Der Atlas lingnistique gibt für *fortia im iSüdösten von
Savoyen fiirse, in Aosta försY', Norden der H^ß-Savoie förse, in der an-
grenzenden frz. Schweiz /os?, forsf u. s. w. an; die Form kommt mit
einem s vor in Isere, Doubs, H.-Saone, H.-Marne, Vosges, Aube, Oise,
Somme, Nord, Pas-de Cal , »Seine-Inf., Calvad., Manche, als s in Arden.,
nicht als s in Meuse und Marne, durch welche Departements die Reihe
der Departements mit s im Produkt von *fortia unterbrochen wird;
sonst vermerkt der Atlas für Haute-Savoie und Savoie Formen wie
försf, fürrse^ ßi'/'se, försf u. s. w. Das mod. Sav. zeigt demnach eine
716 Jakob Fourmann
doppelte Eutwicklimg des ti in *fortia. Cf. auch Cled.: *plattea>
plai^^, + are > plase\ *fbrtiare > furs'f, Ind. Präs. ttf f'ösu^ vii fösö,
Imper. fiir sä lu-^ *fortia > /ose ; Const. förs^ 4 A, A'g, *captia > ^ja.s^'
nach Cled,, *neptia > mese Cled., nuptiae > j?w% Cled.; Const. nöse
4 R, ntjfe 4 T, nöfe 4 AI; distantia > (f/s^äsf Cled., demorare + antia
y dftnuyäsf C16d.; flebilem + itia >/äi/a% Cled.; germ, rikja + itia>"
r^päse Cled.; factionem > fasä Cled., cantionem >■ jfjf so Cled.; ad +
*directiare > «c?resf Cled.; *abantiare > ayes«, Verbalsubstantiv avesu;
Const. aväsi 4 A, AI, T; avdspr 7 Jr; Gillieron (Valais Roman) aväsi^
aväsi n. s. w.; Verbalsubstantiv aväse 4 T, A, AI, A'g; 7 Jr; *cumini-
tiare > Ä;m^sr' 6 A, kmesi 4 A, Ab, hnfsi 4 T, A; *cuminitiat> homT'srt
8 Bf (s. Constantiu unter j^?e); antianum > asf , Fem. äsinä 4 AI, A'g;
7 Jr; in Freiburg äxä (nach Jeanjaquet).
Der Wandel ti > s lässt sieh nach den Schreibungen und Reimen
in unserem Text bis ins 15. Jh. zurückverlegen: anchiens, despachier,
despecJtier (= depecer), commance r. dimenche, avance r. blanche^ lar-
gesse r. fleche und freyche\ nopce r. reproche. Vom mod. Dialekt aus
liegt aber auch die Möglichkeit vor, in avance, largesse, nopce eine
gemeinfrz. Aussprache und für ch in blanche, dimenche, reproche einen
s-Laut (vielleici)t p, ä) vorauszusetzen. Denn es wird domenica> de-
lufze nach Brächet (=demede? Brächet si)richt nicht von einem d-
Laut!), dfmäd^ 3 S', d/'mepf' Cled.; nach dem Atlas linguistique in
den nördlichen H.-Alpes d2i/aniö''dza, in Aosta dfämoze, in Savoyen
dem f de, demede, dmtzfi u. s. w. ; *blancam > bläpe 4 T, A; CI6d. ;
reprobicam > rpropT) 4 T, A, R, rprödo 4 Aa; *viisca > im Lokal-
französischen zw flesp 4 A, R unter frz. Einfluss; das lautlich parallele
*frescam > frepe 4 A, T, R, aber frese Cled. — Die Schreibungen
anchien, adrechiers, despachier, despechier u. s. w. lassen annehmen,
dass in den vorhin genannten Reimen avanche, commanche, largeche,
nopclie eingesetzt werden darf. Im übrigen sei auf die Bemerkung
am Schluss des § 114 verwiesen.
§ 116. mi 1> ?{. *8ummionem !> sc»« /ons; 3677 r. relegion, 4216 r.
charbon. So ist mit Constantin das in der Ausgabe von Lecoy de la
Marche vorkommende somonz zu verbessern, indem man sich auf das
mod. sav. södö {= sommet) 4 A, srntö 3 S'; 4 T, Aa; sözö 6 A, Av'
stützt.
§117. bi in camhistYQ "^ changier 345, 645; mit g vor o ge-
schrieben in changons (Im])er. 1. PI.) 600,
Anmerkung. Andere Konsonantenverbindungen mit i bieten
keine Besonderheiten und sind unter den einzelnen Vokalen in ihrer
Verbinduns; mit diesen behandelt.
über die Sprache des Mysti-re de S. Bernard de Menthon etc. 717
Die Liquiden,
r.
§ 118. lutervokales r, tr, rr> r und rr: perilleux 1186 ii.s.w.,
23errilieux 3260; *warire > (/«r/r 4083, 4090 u. s. w., garriront 3928,
fera (Fiit. 3.) neben ferra (s. Formenlehre, § 161); nouris 695 neben
nourris. — P r ä f i x + r. ad + r- > ar-^ arr- : ariere 2694, arestez (P. P.)
3389, arez (= arret) 1191, arest 144, 1417; 1678, 1816, 2111; anvez
(P.P.) 1621, 1770, arrivez (P..P.) 1746. — cum + r-> cor-, corr-'.cor-
roucier 30, courr- 39, 2197, 2269; courrousier 1496, 2186, corr- 2223;
courosier 2123. — rr hat, da es ohne Unterschied in denselben Formen
vorkommt wie r, den Lautwert eines einfachen r.
§ 119. Frz. Schlu8S-r fällt leicht ab, bezw. es wird durch die
Reime als nicht auszusprechen vorausgesetzt; so fällt es im Infinitiv
der -er- und -/r-Konjugation ab in marie 11 und 265 r. adviser, 249;
commande 65, demande 81 r. parier^ trouve 153, destorbe 2235 r. niarie
(Inf.), toc/iie 4146 r. clouchie (< *cloccarium); augmenter 3449 r. ap-
preste (P. P.) u. dergl. — converty 42, 3566, 3572, ensepvelly 4023 r.
soubstenir, failly 3493 r. piesir, parfy Ruhr. 365; dormi 1504, 1960,
dormy 2072 r. desparfir^ 2888 r. mourir', perir 2563 r. sm^^//^; < sub-
tilem. — Ebenso schwindet sonstiges Schluss-r: c';o?i< super 4154, su
< super 401 7, ße///a/ Rubr. S. 43 (zweimal) und 45, neben Belliart, Bel-
liar Ruhr. S. 42 und 45; volantier 3035 r. pies < pedes, volantievs 3641
r. logiez (P. P.) ; pluseurs 1009 r. avantagetix, plnsieurs 903 r. malereux,
fondeurs 3906 r. religieulx; Bernard 2507 r. debat^ c/crs < clericum
2900 r. Brimet. — S. § 125.
§ 120. r nach Konsonant und vor Schluss-f fällt leicht aus, wie
Schreibungen und Reime beweisen: prende (korr. prendre, = Inf.) 3275
r. despendre, archediaque, archidyaque 1140 r. Jacque^ 1149, 1183, 1191,
2304, 3990, im Reim mit miracle in den V.V. 3658, 4045 und 4076,
mit tabernacle 3590 und 39^0, mit quotre 4243, prebstre 1057 und 1650
r. evesqiie, 1274 und 1302 r. reste; orde « ordinem, frz. ordre) 1592 r.
misericorde, 1681 r. acorde, neben ordre 1679; chapitre 1729 und 2.090
r. dicte (2. PI.); quatre 3730 r. miracle\ noustre 2503 r. Oste (heute =
Öta, = Aosta); estre 1731 r. ?jrß6'^e < *prestam, mectr e <im\itei'e 1188
r. je remecte) lettre 2187 r. faide < factam; encontre 1023 r. compte;
rencontre 602 r. monte] descendre 2511 r. prende (Konj.); prendre 3891
r. je rende] comprendre 4201 r. legende] ren dre 3S91 r. ]e rende; aidtre
87 r. faulte, ebenso in V.V. 2175, 2458, 2466; Chambre 260 r. il semble;
delivre < deliberat 3936 r. convive.
§ 121. Bemerkenswert sind die Reime: infernum > infert 1606
r. enchaissier (Inf.), 3040 r. rebiter (zu korrigieren rehifer) neben Reimen
mit Jupiter 2713, 2825, 2965, enfert 941 und 1889 r. Jupiter; chier <
718 Jakob Foiu'raann
carum 164 r. festoyer^ 3836 r. mestie r <im\mi>,it\'mm, per <parem 3124
r. demonstrer, je requiers 8754 r. hospitalier. S. § 125.
§ 122. r unorganisch an den Wortschliiss angefügt:
cer^ korr. c^est 3685, pechier(s) <C peccatum 2016^ 3279, neben pechie(s)
765, 1240; 1241 ii. s. w., ariver {= P.P., korr. arive) 119 r. gre; com-
pllr, korr. coniplie (P. P. F.) 22 r. je marie, fuyr 2003 (= P. P. Masc.:
Qni celluy qui croyre pourroit I Qu^i fust fuyr a celhiy jours-^ viel-
leicht ist aber pust^ statt //^s^, einzusetzen, wodurch fuyr Inf. bliebe);
fillieur(s), filieur(s) < filiolum 185, 249 r. je venl, 266, 417, 423, 495,
673, neben filliole <" filiolam 588; laissir 2976, korr. laissiez.
§ 123. Das r wird unorganisch in ein Wort eingeschoben: diar-
trousse < cartusia 2252 neben chartossa 2280; in + dum + interea >
entrementier 210 (altfrz. endementres < in + dum + interim, dcmentier(s)
<dum+ interea u. dergl.). Hier hat Analogisierung in der ersten Silbe
stattgefunden (nach entre-^ gleichs. iuter -f- [d] um -J- interea).
§ 124. Saturne 3468 i\ fortune\ r vor Kons, wurde wahrschein-
lich schwach artikuliert, oder es liegt hier Assonanz vor.
§ 125. Folgerungen aus dem über r Festgestellten. Die Reime
und Schreibungen, wie auch die unorganische Anfügung des r, be-
zeugen eine Nichtaussprache oder schwache Aussprache des Schluss-r
der Verba der -er- und -/r-Konjugatiou, sowie des r in der Sehluss-silbe
vor f und nach Konsonant. Der Schwund des aushiutenden r wird
für den Südosten von Goerl. 106 schon für das ausgehende 13. Jh.
beobachtet, ebenso das Antreten eines unorganischen r an den Schluss
eines Wortes. Den Ausfall der r nach Konsonant und vor Schluss f,
den gewisse Reime in unserem Mystere für die Aussprache voraus-
setzen lassen und der uns in einigen Schreibungen, wie prende für
lyrendre, orde für ordre, archidiaque begegnet, belegt Goerlich eben-
falls, z. B. chambes^ prestes etc. Das Schluss-r wurde nach Thurot im
16. Jh. stets gesprochen. Für das 17. Jh. bietet Andry folgendes
Zeugnis: «11 (= Saint-Real, geb. in Chambery, H^^ Savoie, 1639) croit
apparemment qü'il faut prononcer lege sans faire sonner Vr, et c'est la
prononciation des Lyonuais, des Picards et de quelques autres provinces,
je ne sgay si ce n'est point celle des Savoyards.» Betreffs der Aus-
sprache des r im Inf. wurde nach Sylvius (1531; geb. zu Amiens)
in manchen Provinzen, wie z. B. im Lyonnais, in der Bourgogne, «oü
l'infinitif est en -ar», das r kaum gesprochen. Betreffs fer^ enfer sagt
nur Fremont d'Ablancourt (1654, geb. zu Paris), dass das r in diesen
Wörtern fast nicht mehr wahrgenommen wurde. Im Infinitiv herrschte
nach Tabourot (1587, geb. zu Dijon) die Tendenz, das r überall zu
unterdrücken. — Das mod. Frankoprovenzalische hat im allgemeinen
dieselbe Tendenz. Infinitive: ämä 4 T, A, A'g, R, äm'i 3 S' neben
amär 8 Bf; apareyi < *adpariculare 4 Ag; aparti 4 T neben apareyer
über die Sprache des Mystöre de S. Bernard de Menthon etc. 719
8 Bf, apareier 7 Jr; ^ar/ < *warire 4 T, A, R; ^ne < finire 4 A, R;
forni 8 B' neben förnlr und furnir 7 Jr; Cled. hat ame < amarC;
w/ff?f < raanducare, (/ar/ < ^warire; Fert.: gärJ im Verd.-Chal.; in
Bourg. geri, Morvan gUri (pik. gar/r). Auch in Würtein wie amaruui
'7> amä 4 A, A'g neben amär 4 T; 8 Bf; 7 Jr; Cled. ama', carum >
pe 4 T, R, A; stie 6 Ac, Cled. [fe, Fem. p'erä, Roussey tsi\ iuferuum
y efä Cled.; Const. zitiert kein Beispiel für infernum; in derselben
Lautfolge steht r in djurnum > f?o 2 Js; 4A, Ab, R; dor 3 S'; 4T, AI.
Nach diesen Ausführungen ist das Schluss-r nur graphisch in
unserem Mystere, und das r nach Konsonant und vor Schluss-f ist
ebenfalls entweder aus .der Sprache geschwunden oder doch nur
schwach artikuliert.
].
§ 126. Intervokales 1; 11. Im frz. Auslaut zeigt die Schrift
oft Sch\vund oder unorganischen Ersatz des l: <\\\Si\Q,m>que 465,
2122 (Fem.), que[l] 3759 neben quel 116, 1108, 1880, 2076 u. s. w.;
malum > »/a (korr. mal] 49; subtilem > sö?/i</s 1051 r. perilz] souhtif
1295 r. perll; soubtifz 2563 r. perir-^ daneben soubtilz 1139 r. perilz-^
solum > seuz 2027 (korr. seid) r. duel <.do\mm, ^eiiz 1646 r. piteux,
ceiiz 1874 (korr. seuz) neben sevU 1385. — Lat. 11: illum > / nach
que: Sing, in den V.V. 112, 251, 287, 336, 644, 1259 u. s. w.; Flur, in
den V.V. 1104, 1407, 3897; daneben qii'il 1276; ohne vorausgehendes
que steht ij (= il) 4232, 4241; sonst il 80, 118, 160 u. s. w., Uz (= Sing.)
57, 64, 66, 78, 86, 109 u. s. w.; ad illos > as 3890; es<in illos (für as
eingetreten) 1034, 1358, 1730, 2120, 3486, 4012, ez 1919, neben aux;
ad illum > au 130 u. s. w.; o\i <in illum 505, 621, 673 u. s. w. —
Wörter mit frz. auslautenden l reimen mit solchen ohne / : *sindale >
cendalz 1427 r. c/awas < damascum ; hospitalem > Aos/uVa^ 4258 r. cas]
follem>/o^2^ (Obl. Sing.) 644 r. prepos] *volet> veult 1613 r. tu tueiiz-,
solides > so^2; 1069, 855 r. gros; nullus > nz<^^ 1940 r. sms; baratel (cf.
§ 90) 1862 r. vespree. —
Das frz. Schluss-/ hat also die Tendenz, in der Aussprache zu
verstummen; cf. den mod. Dialekt: malum > mä 3 S'; 4 T, A, Aa, R;
md IT; 4 Ab; luö Cled.; / = il und ils nach Const. und Cled.; follem
>/w 4 T, A, R; k Cled., Fert.; bellum > %ö 4 T, A; 3 S'; 6 Ac, B,
Bv; Cled.; 6ö 4 Ab; Collum > Ä«« 4 T, A, Ab, R; /w 6 A; 8 M; Cled.
Im mod. Dialekt ist also Schluss-^ verstummt und Vokalisatiou des
1 bezw. Dehnung des voraufgehenden Vokals eingetreten.
§ 127. Vorkonsonantisches 1 (aus lat. 1, 11). Vokalisation
des / findet nur teilweise statt; das / bleibt meistens in der Schrift
beibehalten, auch nach entwickeltem u. — Frz. auslautend: falsum
> fault 902, 2941, 2947 ; faulx 1120, 2679; /rtMa;1197 r. wa?<7a; <*malos(für
mala); maulx\()4A; /m?^/M6, 31 1,848, 3722 u.s.w. hcmUement20\,2h\\\.8.\\.
720 Jakob Fourmaun
dulcem > doulx 3838 r. nous, 3868 r. vous. Entwicklung von bellum 8. §39;
von filius s. § 62. — Frz. inlautend: qualem + que > jz^egwe 1647
(Fem.), quesque 568 (Fem.) neben quelque(s) 707, 729 u. s. w. male +
minatum> mamene 1277 neben malmene(s) 2584, 3766; male -f- *vatiu8
y mavay 2799, mavaise 1279 neben malvais 2959, 3282, malvaise 3463;
male -{- sanam > masafijnne 2657 ; von album albade (Morgenständeben)
1923; maldire 653, 2947, 3054, 3466, maudire 2627, mauldire 2839,
3028, 3465, 3466; aulmo)ie(s) 3511, 3420, aumone^ aiimonne, aumosne
3157, 3751, 3776, 3812 u. s. w.; aultre(s) 2451, 2458 r. faulte, 3049
u. s. w.; aulcune 426, auctine 687, 690, 1522; *ale + sic > aussi/ 1426,
1430, a«ss/ 1424, ossy 1222, 3325; *ultra + aticum > oultmige 3491
neben octra^/ge 3032 {kovr. oltratjge), eutrageuse 3483; oultre 298b, 3177,
saulvemant 2234; saulveur 2120 neben sauvemant 3631; W fault, \\ faut,
il fauldra u. dergl. s. Formenlehre falloir und vouloir, §§ 177, 189;
falsam > /aif/ce 2746, 2798, 2815, 2881 neben /öi^sse 3736; salvam>
salve 473, sa?^/^;e 771; salve 473 ist in sa// (adverbial!) umzuändern
wegen des Versmasses; s. § 10; wegen reaulme, wofür reame einzu-
setzen ist, 8. § 21.
§ 128. NacbkoDsou antisches 1. (Cf. § 37 d.) 1 in der Laut-
folge Palatal + 1 4- Vokal wird in der Schrift durch l ausgedrückt, ist
aber in der Aussprache ohne Vokalisation geschwunden, was die Reime
lehren (= dialektisch), oder es ist vokalisiert worden, zum Teil mit
wiederhergestelltem l (= frz. Einfluss) : *veclum > viel 1397 (0. S.)
x.festiez(?.?.), 3798, neben vieulx231 (N.S. M.), y/ewo; 3886 (N. S. M.) r.
mieulx (cf. § 37 d); periculum > peril 3937 r. esprit, 4251 r. fit (Perf.).
— Gelehrt sind : miracle < miraculum 3657, 3729 r. quatre, 4044, 4077 ;
tabernacle 2741 r. archidyaque, ebenso in 2591 und 3991; diese Keime
zeigen eine dialektische Vernachlässigung des / nach Konsonant und
vor Schluss-f an (s. § 120).
§ 129. l>r in: filiolum > ßl(l)ieur(s) 185, 249 r. je veul, 266,
417, 423, 673, 495; der Reim mit je veul beweist die Nichtaussprache
des Schlusskonsonanten {l und r). Daneben ^7/«o/e < filiolam 588; in
Fremdwörtern: mellencorie 582, malencorie 733, neben melancolie 1160
u. 8. w. (Dissimilation; cf. auch § 40). Permutation von / und r in
dem Eigennamen Bellial Ruhr. S. 43 (zweimal), S. 45, Belliar(t) S. 42
und 45.
§ 130. l etymologisierend hinzugefügt: angel 1341 neben
anges 3088, 3993, 3997. — / unorganisch hinzugefügt: peril
(= peri, P.P.) 2686, korr. peri, r. soussy, resjog; Ymtsii'ey visitel 122
(korr. Visite) r. trouver; hlc > y/, il 791, 1808, 2734, 3220, 4106, 4132;
hospitem > hostel (Analogie nach hospitalem) 802, 819 r. Oste (= Aosta);
cf. hoste = Gasthaus, für hostel, 1177; die Schreibungen (hjoste und
(hjostel in der Bedeutung „Gast" und „Gastwirt" werden ohne Unter-
über die Sprache des Myst^re de S. Bernard de Menthon etc. 721
schied gebraucht: oste 1096, hoste 1C05, 1019, 1067 u. s. w. neben ostel
802, 3170 u. s. w., hostel 3181, 3271 u. s. w.; -OBMmy -eulx \ pieulx 383,
joijeulx 118 u. s. w., glorieulx 3333 r. perillieux, 3916, 4086, 4094 r.
eureiix] religieiilx 3292 r. gracieulx^ 3338, 3905 v. fo?ideiirs ; religioulx
3504 r. glorieulx, neben relegieux 3620, religieux 3304 r. ce«/^; < ecce
illos, 3372 r. eiireux^ 3675, religioux 3583 r. eM^a;<illo8; yreulx 4232;
locum > lijeulx (0. S.) 1739 r. A'ew, neben lyeu 2316, ^/ei< 1948, lieux
(PI,) 4266 u. 8. w.; nepotem > Me;>^;eM/a• 133, 170 neben we^J^e?« 335, 628 ;
il j>^ult < *potet 2371, 3802 r. il oeult; peult (P.P.), korr. pew < *po-
tutum, 4201 ; duos > deiilx 433, 560, 2670 u. s. w., doulx 2691 neben
detix 422, 854, 3457 u. s. w.
§ 131, Schreibungen. Lat, intervokales 1 > ^, U: mellencorie
582, malencorie 733 (s, § 129), pelerins (<1 *pelerinum mit Differenzierung
für peregrinum) 930, 1102, pellerin(s) 1176, 2893, 2938; ense(p)veUy
1993, 4023; vous celle 1670; estolle 1891, 2747 neben fs/o^e 3008, 3186,
ydolle 1046 neben ydole 1280, 2822 u, s. w., escolle 1047 neben escole
2823, 3481 ; se?<7/e 709 neben seule 759, abillitoit (gelehrtes Impf, von
habilitare) 4236, habilem > gelehrt abille 491, u. dergl. — Lat. 11 > II, l:
aller 1403, 4062, 4107 u. s. w., aler 61, 103, 122 u. s. w ; celluy 110,
843, 1185, 1605 u. s. w., celuy 961, 1030, 1032 u. s. w., ceUü(s) 42,
793, 2194 u. s. w.; eile 174 u. s. w., ele 22; chapellain 1713, 2771,
chapelain 1090; die Produkte von *dominicella mit II und ^ s. § 34;
u. dergl, — Die einfache oder doppelte Schreibung des l < lat, 1 oder
11 spricht für einfache Aussprache des l oder II jeglicher Provenienz,
wie im Neufrz. und Neusav, — Schreibungen von i = 11^ ill, lli^ Uli, li:
bailiier 2715, 3888, baillez (Imper.) 2390, je baille 322, on buille 2544,
baille 3499 (P.P.), 3276 (Imper. 2. PL); ballier 1418; fally (3. Perf.)
3743, faillir 2384, defaillir 2351 u. s. w., galliars, -t 834, 993, galiart
1503, 2^ai^icirs, -t 942, 2966; taillie 1649, talie 1803 (der Herausgeber
korrigiert den Vers durch Hinzufügung von est, um talie zweisilbig er-
scheinen zu lassen) ; travaille (3. Präs, Ind.) 2728, travaille 3538, tra-
vaillier 3550, 3887, 4128, travallier 4025; apparellie (P. P. F.) 3989;
apparelier, -ez (P. P. und Imper.) 336, 647, 3215; appareillie, -ez (P. P.
M.) 356, 4191, appareillier 97; esveiller 1935, veillions (Imper. 1. PI.)
4030, vellier A024:, evellies 1920, esvellieraz (3. Fut.) 1925; meilleur W&Q,
meillieur(s) 722, 4186 u. s. w., melUeur(e) 690, 798, abillie (Imper. 2.)
347, abillier 347, habilliez 1477, habilliement 1475, abilliemens 594, 670
u. s. w., abeillie 355 (= abeip)-^ perillieux 1186, 2850, 3332, pcrilieux
3260, fille(s) 269, 404, 2087, fillie 280, 288, 490, 550 r. mille, 1400 r.
Gile < Aegidium, 1408, 2025 r. ville, filie 4108, filiete 1647, fillieur(sj
185, 266, 495, 673, ßlieurs 249, 417, 423, filliole 588.
Roiuauische Forschungen XXXII. 4o
»2^22 Jakob Fourmann
Hauchlaut h.
§ 132. Wie im Gemeinfrz. — Hiat s. § 7. — Das Zeichen h
fehlt oft, wo es etymologisch berechtigt wäre, und andererseits steht
es oft ohne etymologische Berechtigung: hardy, -i 784, 995 u. s. w.;
ardist 2950, ardiement 3063; erminne 1469 < germ. harmo + frz.
Endung. — komme 991, 905 u. s. w., omme 1230, 2008; humains 769
u. s. w., umanite 1543; heure 3220, heura 1734, hoiire 3341, eure 1690,
1725, 1732. — Augusta > i^os^e 1076, 2514, 4249 neben Oste 1056,
1136, 1623 u. 8. w.; *abbreviare > Äaier(/«er, -ie 3726, 3741 neben aber-
gie, -iez 475, 4204; iter > /lerre 3607 u. dergl. — Crist 3114 u. s. w.,
Antecrist 2847, 3113; Jhesus 1225, 1514 u. s. w. ; Sathanas 2857, thyrer
321, thyre 4052, /Ä2>gr 630, je tJnjre 70 neben il ^/re 301, tyrer 2781,
3312, je tyre 3854. — A ist nur graphisch und hindert die Zusamraen-
ziehung zweier Vokale zu einer Silbe nicht: Johan (einsilbig) 1631
(cf. § 82); \n-oveheu (zweisilbig) 3494 (cf. § 7).
Nasale.
§ 133. Sie folgen im allgemeinen den gemeinfrz. Lautregeln. —
In unserem Text herrscht eine Tendenz, frz. intervokales n zu mouil-
lieren, was vielleicht ein Analogieprozess ist nach Wörtern mit etymo-
logisch berechtigtem n : pugni < punitum 1991, 2636, begni, begny 338,
775, 997, 1344, 1615, 1718 u. s. w., begnoy 4090, begnoite 1891, begnye
(P. P. F.) 1577, 3400; daneben benite 3065, benoit 654, 2833, benije
(Konj.) 3564; f?/^^ier < *disjejunare 135, 211, 1412; impregnable 108;
magniere 567, 3103, 3356, 3419 neben mani(e)re(s) 958, 1494 u. s. w.
(cf. § 13); cognus 150, mescognius 3589; veignant (Part. Praes.) 164,
veniant 151, pregniez (= prenez) 3205, pregnie (Konj.) 2329, 3411, 4297
neben prende (Konj.) 2510 r. descendre; ils tieignont (== ils tiennent)
1040; il tiegnie (Konj.) 3714. — Diese Tendenz ist auch von Goerl. 107
beobachtet: „n zwischen Vokalen wird, wie auch sonst, häufig im
Südosten zu //." Das mod. Sav. hat diese Mouillierung ebenfalls: hqnil
(= counu) 4 T, A, Ab, R, kqifdre (= connaitre) 4 T, A, R; kunUire
Cled ; benütrp {=\iim\'), beim {■=\)h\i\) neben 6ewä, benätf Cled.; aber
beni (= benir) 4 T, A, Ab, AI, bfnetrp (= benir) 4 T; dinnä (= diner)
4 T; 6 A, U; 4 R; 8 B' u. s. w., denne Cled.; vmi, vnütä (=venu, -e)
4 As, Aa'"; viiil (Masc. und Fem.) 4 T, A, A'm; vno 3 Rr neben vnü
4 T'g, Ab; vrnü 8 Bf; Go; vni {== venir) 4 T, Tj, A, Ab, Ad, AI neben
vni 4 Ab, Tc', T'g, vmi 2 Js; 6 Am; 8 B'm, venir 7 M, vne 3 S',
u. dergl.
Ebenso ist „der umgekehrte Wandel eines h zu n nicht weniger
oft im Südosten zu belegen" (Goerl. 107); das kommt vor in acompainer
2992, was jedoch nur eine mangelhafte Schreibung für acompaignier
über die Sprache des Mystfere de S. Bernard de Menthon etc. 723
zu sein scheint; letzteres kommt (in verschiedeneu Konjugationsformen)
vor in 2611, 2849, 2864 u. s. w. — Im „Roman" steht dinite (= di-
g-nite).
§ 134. Eins Chi ebung von Nasalen, m eingeschoben vor h
in *oblitare > om^/Zer 1485, yombleray 68, tu omblie (Konj.) 2381, tu
omhle (Konj.) 734, ^ay omblie 726, omblier {F. P.) 1631; rombe (= robe)
1466, 2173 neben robesM^. — n vor t in ???a«^/w/e;'s 2077 < matutinum
+ arium. — Schwund von Nasalen, n fällt in *de + retro + an +
arium ^ derrier 2750, 2928 ; in 844 korr. zu derr[en]ler wegen des
Versmasses; hier liegt Analogie zu c?ermre < de + r^tro vor; recontrer
435 für das Produkt von re + in + contrare, neben rencontre 602; car-
bunculum '^ charbucle (Analogie zu boiicle) 4216; im „Roman": car-
boucle. — Schluss-w schwand, wie gemeinfrz., in satzunbetontem jam
>ja 216, 237 u. s. w.; es bleibt in ^aw 1373.
§135. Schreibungen. Frz. intervokaler Nasal jeglicher Pro-
venienz erscheint einfach oder doppelt ohne Unterschied: famme 3662
(frz. veraltet fäme); debonnayre 495 u. s. w., debonayre 1668; komme
905, 991 u. s.w., home 993, 1139; trayner 944, traynne 3015; u. dergl.
— n und m vor Konsonant bezeichnen nur die Nasalierung des voraus-
gehenden Vokals und treten in der Schrift oft für eiuander ein:
compter 3261, racomtier 227; compris 664, conpris 658; antier 4118,
amtier 4125. — Auch im Auslaut erscheint m und n gleichwertig: fain
<fameml007, 1091, 2890; porc/ow < prode + homo 1829; kons <hoino
681, 4001; om (= frz. on) 1922, 2441 neben on 1337 u. s. w.; riem
292, 2167 neben rien(s) 654 u. s. w., now < nomen 1335, 1631 u. s. w.
neben nom(s) 1354, 3011 u. s. w.; renons (=renom) 3738; inde > em
2273, am 2063; Mediolanum > il/e^aw< 3737, Melan 3578; vim 783, 786,
805 u. s. w. ; neben vin 641, 1006, 1008 u. s. w. ; tantum > tam 763,
1172, 1196 u. s. w., tem 714, tarnt 2756, daneben tan 1016, 4316, taut
1318, 2100, 3342 u. s. w.; u. dergl. — Darstellung des Lautes n in
der Schrift: gn, rgn, gni, igni, ngn, ngni^ ni und n: gaignieiir 405, in der
Ruhr. S. 72 und 73; gaignier 3216, seignieur 27, 43, 404 u. s. w.,
ieigneur 39, segnieurs 159, monseigneur 1092, 1102, monseignieur 1202;
ensoignie {lm\)ei'. 2. S.) IQOS, enseignant 421'i), ensegnoit4221; compagnon(s)
938, 4109, compaignon(s) 1077, 1107, 1119, comimignion(s) 61, 95, 349,
compaignie 59, 69, 157; besongnier 4:24:, besongne 1145, bessoignie 2055,
3213, bessoigne 1751, bessognier 1743, 1828 (korr. aus messognier), bes-
sognie 3864, besognie 20 r. sognie < *souiat; digne 436, 1683, 2343,
benigne 437, 1684, 2344; ansigne 3266; montaigne 878, 2758, 3306,3675,
montaignie 1202, 3089, 3218; esparniera (Fut. 3.) 653, esparnie 3843;
acompainer 2992 (cf. Schluss von § 133).
§ 136. Bemerkenswerte Reime.
m:n', dis[is]me 2942 r. flivine-, regime 2540 r. discipline,
46*
724 Jakob Fourmanu
mminn, n; komme 1968 und 2817 r. personne; 3200 r. mimonne;
4107 r. aumone\ prodomme 3752 r, amnonne; Bomme 1SG9 r. Babiloinne
(cf. § 79), 3158 r. aumonne] primme 1918 r. cusine.
mmimpn; komme 908 r. cohimpne (cf. § 98).
nn^ n:mpn'^ aulmone 3511 r. colompne; personne 4222 r. colom^me]
ordonne 3131 r. colompne (cf. § 98).
?in, n:n; divlne 3434 r. digne, 2491 und 2533 r. signe; commune
1212 r. digne (cf. § 86); mienne 2456 r. digne (cf. § 33 b); Lausonne
2111 r.poigne; bonne 1162 r. ckanonie {et %10c,); painne 4311 r.estrange
(zu korrigieren in estraigne), 808 und 3306 r. montaign(i)e\ estrainne
879 r. montaigne] plenne 3089 r. montaignie; Magdelenne 3218 r, wo>«-
taignie-^ die letzteren Beispiele cf. § 21c.
Es können demnach m, n, n miteinander reimen. Die erwähnten
Reime sind im einzelnen in den angegebenen Paragraphen besprochen.
For^nenlelire,
Substantiv und Adjektiv.
§ 137. Eine eigentliche Flexion gibt es nicht mehr. Singular
wie Plural, Nominativ wie Obliquus haben das fiexivische s (x, s)
oder auch nicht, ohne Unterschied (cf, unter auslautendem .s, ar, z,
§ 105). Der organische Nominativ compains < companio + Nominativ-s
wird vokativisch gebraucht 1786, 4171, wie in altfrz, Texten. Das
Produkt von homo wird nur nominativisch gebraucht: kons GSl r.ferons,
1636 r. bons, 4001 r. avons. Die Adjektiva der lateinischen 3. Dekli-
nation; die die gleiche Form für Masc. und Fem. haben, kommen vor
in der organischen oder analogischen Form mit Ende, je nachdem der
Autor die eine oder die andere Form für das Versmass braucht: grant
= N. F. 410, Obl. 452, 538, 637 u. s. w.; gründe Obl. S. 1145 r. je
demande, 1246, 3864 u. s. w.: tel = N. S. F. 315, Obl. 897 (korr. aus
teile wegen des Versmasses), 1494, 2469 u. s. w. teile = Nom. 407,
415; = Obl. 958, 972 u. s. w. qualem > qiiel = Obl. F. 1880, 2076;
que = Obl. F. 2122; despleysans = Obl. F. S. 2065 r. chams <C cam-
pum -\~ s; legalem > leal N. S. F. 611; puissante 3434 ist des Vers-
masses wegen in puissant zu korrigieren. — Die organische Feminin-
form macht sich auch noch in der Bildung der Adverbia auf -mcnt
geltend: brevi + mente '^ briesment 590, briefmant 1314; loyalment
365, 576; in 365 ist loijalment aus /oj/a^ewewi5 korrigiert des Versmasses
wegen.
Anm. In 671 Vostre amijs et vosfre parens j Vons viendront . . .
ist vostre <C *vostri noch ein organischer Nom. PI. (cf. § 139). — Be-
treffs 3925 Par toy[le] femme enfanteront, s. § 9. — In den unsicheren
1
über die Sprache des Myst^re de S. Bernard de Menthon etc. 725
V.V. 1381/2 Qu'elles soient i)arces et helle, j Les chambre, et courline
tendue (korr. aus tendre) ist wohl chamhres zu lesen und der Artikel
les auszulassen : „Schön und geziert sollen Kammern und ausgespannte
Vorhänge sein." Betreffs Auslassung des Artikels s. Schluss von § 0.
Pronomen.
§138. Personalia. Im allgemeinen wie im Gemeinfranzösischen
des 15. Jahrhunderts. — Der Nom. Sing, der betonten 1. Person hat
die Formen: je 1222, 1804, 2725, 3347; jouz und iq/e (s. § 67 c). —
Toy wird satzunbetont gebraucht für das gewöhnliche tu im Nominativ
in V. 741 ; je te prie que toy soyes au jiwas. — Der Obliquus moy,
toy kommt in satzunbetonter Stellung vor neben me, te : pour moy bieu
adviser 10, de moy converty (= convertir) 42; (tu) as voulu . . . toy
demonstret' 3123 (in diesen Beispielen ist moy, toy vor Inf. =
normal!); je toy remarcie 1333, je vous prie que moy pardonnez 484,
mu lignie me guerrie, a moy (für mod. me) oste mon solas 745,
neben je panse que me croyrc 6, vostre honneur me touche 3. In der
Imperativkonstruktion kommen die regelrecht entwickelten Formen
neben den in satzunbetonter Stellung entstandenen vor: Donne moy
la seure voye . . . et me donne tarn espace . . . 760 ff.; alles de grant
et me laisses 928; or me dicfes 1113. — Das Personalpronomen der
3. Person hat ly und luy als betonte und unbetonte Formen neben-
einander; z. B. luy (betont) 125 {a luy), 2237 {par luy) u. s. w., ly
(betont) 184 (divers ly), 1346 (a ly); luy (unbetont, Dativ) 44, 58, 128;
ly (unbetont, Dativ) 570, (unbetont, Accussativ) 573 u. dergl. — Be-
achte mi, my (cf. § 45); unbetont: my fault 352; betont: a mi 2046 r.
huy] de my 2174 r. verny. — Beachtenswert sind manche Formen des
unbetonten Personalpronomens der 3. Person: Sing. Nom. Masc. il
80, 118 u. s. w., Hz bl, 64, 78 u. s. w., i nach que 112, 251, 1259,
1318 u. s. w.; il nach que 1276; ly 2478, 3861; Fem. eile 286, ele 22;
Neutr. il 160, 163 u. s. w., Hz 51, 66, 86; i nach que 287, 336, 644,
1373 u. s. w.; Dativ /^ 354, 449, 548, 1089 u. s. w., list 3660 (korr.
It); lui 551, luy 44, 472, 655 u s. w. Accus. Masc. le, l' 109, 121,
122, 323 u. s. w., ly 573, 3105, 3825 (mod. sav. /f unbetont, iüi be-
tont nach Duret, Grammaire savoyarde), Fem. la, V 289, 290 u. s. w.,
ly 544; Neutr. le, l 12, 364, 546 u. s.w., ly 1769, 2176; Plur.Nom.
Masc. Hz 2636, il 162, 931, 1059, 1063 u. s. w., / nach que 1104, 3897;
Accus. Masc. les 536, le 460, 553, ly 554. — Die Endkonsonanten z
(in Hz) und st (in list) sind nur graphisch; cf. § 105.
§139. Possessiva. Im allgemeinen wie im Gemeinfranzösischen.
Betrefifs mienne s. § 33 b. Der Nom PI. der 1. Person der unbetonten
Form lautet mes 465 u. s. w. und my 457, 1173, 4165; der 3. Person:
1^26 Jakob Fourmann
ce 1345 (zu lesen se\ der Herausgeber korrigiert ses] das s ist stumm,
s. § 105), ces 971, \est (st ist nur graphisch, s. § 103) 4299, sp 971
(cf. Goerl. 125). — Das Prouomen der Mehrheit der 1. und 2. Person
hat neben den Langformen auch die Kurzformen: Sing. Nom. Masc
und Fem. nostre 938, 968, 1620 u. s. w.; noustre 1205, 1920, 1926
u. 8. w.; vostre 1481; voz 4139; vos (korr. aus vostre des Versmasses
wegen) 77; vous 476, 2229; Obl. noustre 1527, 1705; notre 1880; vostre
1221, 1284, 1320 u. s. w., voustre 188, 1657, 2357, 2904 u. s. w. ; noz
2297, 3438, no 1400; nous 3653; voz 1499, 1756, 2874, 3872; vo (korr.
aus vostre des Versmasses wegen) 2107, vous 189, 309, 1175, 1364,
1478, 2037, 2986; Fl. Nom. vostre mmjs 671 (cf. § 137 Anm.); nous
2289, 3712; Obl. nostres 1353, 1472; vostres 493; vostre 3378; nous
1240, 1406, 1416, 2586; vous 177, 1388, 2212, 2446, 3836. In der
heutigen Mundart: nutro^ -rä (Sing. Masc. bezw. Fem.), nutro, -re (Plur.
Masc. bezw. Fem) 4 T; ntrö = notre 4 T, A, R, wwiro 1 Db, Fem.
nüträ 1 Db, nträ vor Konsonant 4 T, A, R, 7itro-n vor Vokal; Plur.
Masc. ntru 4 T, AI, ntro 4 Ä, R, wm^/^^ 1 Db; Plur. Fem. ntre 4 T,
A, R, nütre 1 Db. Ähnlich sind die Formen der 2. Person.
§ 140. Demonstrativa.
Sing. Nom. Masc. cel 3303; in 2995 ist celle ypocrite in cel i/po-
crite zu korrigieren; cilz 1328, sü (korr. eil) 3331; c^^^?/«/ HO, 843,
1605, 1820, celuy 961, 1135. — ce bl% 1086; ces^wy 938, 1036, 1832,
2487, 4045; Fem. celle 1032. — ceste 339, 518; Obl. Masc. cel 1492,
2593; celluy 1185, 2398, 2824, 3002, 3108 u, s. w., celuy 1030, 1032,
2452, 2941. — ce 240, 379, 783, 1116 u. s. w., cest 181, 236, 399, 681
u. s. w., che 1153; cestuy 1441, 1501, 1755, 2421 u. s. w., cestui 942,
3067,3691. Fem. celle 346, 353, 453, 762 u. s. w., tjcelle 1046; — ceste
214, 321, 466, 667 u. s. w. Plur. Nom. Masc. ceulx 533, cieulx 270
(cf. § 53 b), yceulx 1102; ces 1151, 1823, ce^ 2933, cest 1131, 1091. —
Fem. celle 718, 2711, 3474. Obl. Masc. ceulx 3305, c/eu^ic 1545,
cyeulx 2722, s/^ 3060 (korr. eil) ; — ces 810, 1066, cest 1060, 1420, 902,
ce 891; Fem. ce/^e 512, 3523. — Die Formen celluy, cestuy sind sub-
stantivisch und adjektivisch gebraucht.
§ 141. Artikel.
Sing. Nom. Masc. le, t 33 u. s. w., ly 681, lyjuny 1161; 1728,
2140, 3206, 4181; Fem. la, l' 409, 720 u. s. w. Obl. Masc le 54
u. s. w., ly 3429, 4187; Fem. la 215 u. s. w. PI. Nom. Masc. les
171 u. s. w., le (auch le, U vom Herausgeber geschrieben) 431, 3932,
3934 u. s. w.; li ennemis 1156, ly fol et li saige 3062, ly aultre 998,
ly pellerin Ruhr. n. 1182; Fem. les 1380 u. s. w. Obl. Masc. les 765
u. s. w., le (auch le, U vom Herausgeber geschrieben) 159, 435, 3813;
ly 2700; Fem. les 269 u. s. w., le 1495. — Über le rives {le = Accus.
Sing. Fem.) s. § 227 unter rives. — Der unbestimmte Artikel ist wie
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Meiithon etc. 727
im Gemelnfrz. im 2917, iinc/ 4, 8, 9 u. s. w., iine 709, 1152, mine 685,
1651 ; Dach que auch ion 95, 240, iimne 2178. Mod. Dialektbeispiele
s. unter ü, § 88.
Verbum.
§ 142. Übertritt aus der 1. schwachen Konjugation in
die III. Manche sonst zur 1. schwachen Konjugation gehörigen Verba
sind im Infinitiv und anderen Formen in die III. Klasse übergetreten :
forsenir 2890; cf. Godefroy : /ors^wer; Raynouard und Levy: forsenar,
von foris -f- *8innare; lol'ir 1635 (korr. /o?/ßr) < laudare; in 3012 ist
resistir, statt resister, r. oheir einzusetzen; cf. Raynouard II, 136, 1,
Nr. 2: resistir \ Piat gibt ein resisti neben resista an; Godefroy: resistir
(1407, Arch. Fribourg, Afif. de la ville, Nr. 322); diese Zitate verweisen
uns also mit resistir nach dem Süden und Südosten; possidi (P. P.) 3027
r. wa?7/c?/ < maledietum; cf. Godefroy: posseßr, belegt für die Provinz
Namur (1260), poursiiyr (1372) und pouseir (1377) in D6p. Manche;
Raynouard: possedir in Terrier de la Confr^rie du Saint-Esprit de Bor-
deaux; possezir bei G. Riquier, etc. (cf. Raynouard). Auf palatalen
Einfluss sind die Infinitive pa\'ir, baijsir, jamhel'ir zurückzuführen (cf.
§ 12), und von derartigen Verben aus hat sich die -«>-Form wohl weiter
ausgedehnt, so dass ursprüügliche Verba der 1. schwachen Konjug. als
zur Klasse III gehörig angesehen wurden. Vgl. auch Zitate bei Jean-
jaquet 292: atribulr, insfiti(ir, destituir, exercir, coinpellir) Girardin
210: *tirare > 15. Jh. tirie^ mod. teri, *virare > i?fr/. Auch diese
modernen und mittelalterlichen Formen entstanden durch den Einfluss
solcher Verba der 1. schwachen Klasse, bei denen ein der Infinitiv-
endung voraufgehender Palatal im Frankoprovenzalischen ein i ent-
wickelt, wodurch infolge von Assimilation die Infinitivendung / < -iare
entsteht. Beispiele und nähere Erklärung s. § 12.
Übersicht über die Verbalendungen.
§ 143. Die Verbalendungen sind im allgemeinen die gemein-
französischen des 15. Jahrhunderts. Die nicht mehr gesprochenen Kon-
sonanten fallen in der Schrift leicht aus und werden oft unorganisch
ersetzt; vgl. den Konsonantismus. Im folgenden werden die einzelnen
Endungen allgemein besprochen und die Verba, die besondere Bildungen
haben, im besonderen angeführt. — In den Endungen hat die Analogie
stark gewirkt, wie an den betreffenden Stellen hervorzuheben ist. —
Die folgenden Beispiele sind so gewählt, dass sie einen Überblick über
die im Mystere vorkommenden Verbalendungen gewähren; der moderne
Dialekt ist nur da herangezogen, wo er einen Vergleich zulässt und
dialektische Formen als solche charakterisieren hilft. — Die einzeln
728 Jakob Fourmanu
ZU besprecheüden starken Verba werden in der folgenden Übersicht
der Endungen nur da angeführt, wo die schwachen Verba nicht ge-
nügend Material bieten oder wo die starken infolge ihrer Endungen
bemerkenswert sind.
§ 144. Infinitiv.
I. donner 3780 r. grS-, donne 2486; adviser 10, (der 98, parier 80
r. demande (Inf.) 81; visife 122; commmide 65; marle 11; sauve 1226;
— changier 345; tarsier 346 (= tarder), targier 836, flectier (=ßechicr,
cf. § 107), 374, adresier 371, aydier 837, exaussier 46 (ex + *altiare),
courroiicier 30, esveiller 1935, pronuncier 31, employer 1093, conseillie
228, InissTer 1712, 2226, /e?/ss/er 2331, 3579; %sier 3350; /^/ss//er 4088,
dem Ms. nach dreisilbig; wahrscheinlich hat der Kopist ein Wort im
Verse vergessen; vielleicht ist zu lesen: Le crosses cy je veidt leissier\
chaissiler <.csiptiiive 1391; der Vers ist vielleicht zu korrigieren in: II
nous faudra faire chaissier; — appareilUer 97 r. esciur (s. § 12); palr
813, korr. paier, neben paier 854; bai/sir 460 neben baisier Abb r.
festijer] baissier 2390 r. psaltier (korr. ans psalmiter)-, Janibe7r 1640. —
Wie sonst, so sind auch hier gemeinfrz. und dialektische Formen neben-
einander gebraucht, worauf die Schreibungen und Reime hindeuten;
8. § 12. — Das r war bereits verstummt; s. § 119.
II. rendre 3346, 3448, 4069; entendre 20, bactre A112. — Betreffs
des r vgl. unter prendre § 120.
III^ couvrir 2428, 3252, 4028; partir 138, 848, 2429, party 130.
III b. obeir 378, 526, 2621 u. s. w. compUr 399, converfy 3566,
3572. — Betreffs des Schluss-r s. § 119.
§ 145. Präsens Indikativ.
1. I. je donne 543, 1799, 2452; laisse 3022; commant 88, 1172,
1642, 2354, 3160, 3423; conwians 2261 r. puissans\ comment 69; com-
mande 2989; recomande 2378, 3414; pry 2238 r, qui-^ prie 112, 206,
734, 1027, 1211, 1922, 2271 u. s. w.; marcTe 1835; remarcTe 317, 1333;
crVe 1674, 1975, 2867, 2982; siipplfe 1551; reg rac/e 2311, 2547, 3429;
daneben prije 819, 863, 1410, 1777, 3377; marcile 443, 665; supplile
1242, 2845; octryle (< *auctorico) 542; lou\e 661.
U. je rent 2766, renz 3125 neben rende 3892 r. prendre (Inf.), 3822.
m*. }Qsans 3814 neben sen^e 2360, consente 514 r. entente\ sencfe
4123.
III **. j'oi(^/s 390 (korr. aus j'o«/ obeis); fesbayle (analogisch ge-
bildet) 696.
Die 1. Person hat lautgerecht und analogisch gebildete Endungen,
und zwar in allen Konjugationen; betreffs der starken Verba s. diese
(z. B. je remecte, sumecte, submecte, [rejquiere, taise u. s. w. neben den
lautgerechten Bildungen). Cf. auch Nyrop, Gramm, histor. de la langue
über die Sprache des Mystöre de S. Beruard de Mentbon etc. 729
frangaise, 11, § 118, 1, Aum. 1: „Plusieurs vieux textes moutrent im
emploi plus general de Ve final. Dans le Myst. de S. B. de Menthon on
trouve Je consente (v. 514), je me sente bien aggrave (2360, 4123), je
rende (v. 3892), etc. La meme generalisation de Ve se trouve dans
quelques patois modernes, surtout le wallon."
2. I. tu parle 685, 786; laisse 2013. — Auslautendes s ist ver-
stummt (s. § 105).
U. (Vgl. die betreffenden Formen von prendre, § 167.)
3. 1. il mande 2116, 2185, recomande 2184, commande 2617,
amainne (<ad + mmat) 116, amene 466; donne 1580; prilclS; envogle
2187; t/arde 4251; daneben analog-isch (nach der 1. Person) gar 1345;
defg 2157.
II. il atant 1936, atens 3935, rein 1580.
III ^ il consent 1808 r, preseni.
4. I. uous layssons 3726; mercions 555; accptons 546; regardon
557; along (korr. alons) 3582; demorent 357 (korr. -ons); vgl. mit de-
morent die Formen ^fi/r^ws (1. PI, Fut. von boyre), deussent (l.Pl.Konj.
Prät. von debvoir), dcbves (1. PI. Präs. Ind.), korrigiert vom Heraus-
geber in debvons; wahrscheinlich ist aber zu korrigieren: debvens.
Diese Endung der 1. PI. korrespondiert mit dem mod. sav. -| = Endung
der 1. PL, herstammend von -emus; cf. Brächet, Cledat.
II. (Cf. prendre, § 167.) "
III b. acomplesons 592. Das e in -esons beruht auf der öfters
vorkommenden Verdumpfung des i (cf. Fnt. von III*, Präs. Konj. von
III ", 3. PI. Präs. Ind. von IIP).
6. 1. vous conseillies 299; sembU 348; advis6 1130; laisses 2889;
laisse 3041. — Schluss-s ist stumm (s. § 105).
II. (Cf. prendre, § 167.)
III ^. vous soffres 3765.
Von avoir-.avez, -es, -e, -est, -aii, (wegen dieser Endungen s.§ 155);
von vouloir : voulloit. Vgl. mit dieser Endung -oit das in allgemeinerer
Verwendung in ostfranzösischen Denkmälern noch in der 2. Periode
des Altfranzösischen vorkommende -oiz, -o/'s < -eiz (cf. Schwan-Behrens,
Grammatik des Altfranzösischen, § 339, Anm. 4).
6. I. ils habitcnt 1120; abite 1026; cmjdefntj 2803; agmont 972:
payont 1078; demandont 1098.
n. actendefntj 1739.
III b. ils soufricent 2721.
Formen auf -ont bei den starken Verben: sravont 1059, ticgnont
1040, volont 1104.
Neb'en lautgerechtem -ent der 3. PI. findet sich also auch dialek-
tisches -ont vor (<-aut, -ent, -unt); cf. das mod. Sav. nach Brächet
730 Jakob Fourmann
S. 185: ^rö/jö = trompeut; S. 190: ediko=: mdiqaeni; S. 191: merito =
meritent; S. 194: wf2o= mangeut; S. 198: ^/r5 = tirent; S. 199: kito
= qiiittent; Roussey, S. XLVI: tsätä= chanteut; Cled. pö7iä = portent.
Diese Endung- findet sich auch in anderen Zeiten und Modis vor, wo
sie ebenfalls -ant, -eut, -unt vertritt, z. B. Kouj. Prät. (s. § 149). Be-
treffs der Endung ant in der 3. PI. Konj. Präs. neben gewöhnlichem
•cnf, s. § 146, Gegen einen eventuellen Schluss, die Endung -ent habe
parallel zu -ont die Geltung eines -ä gehabt, sprechen die Formen
abtte, cuyde[iU], actende [nt] . Wir haben auch hier ein Nebeneinander
von dialektischen und gemeinfranzösischen Formen. — Bemerkenswert
ist die Form soiiffrkent = Übergang aus der III* in die IIP.
§ 146. Präsens Konjunktiv.
1. I. je marie (abhän'gig von vouloir) 23, 742; pardonne (ab-
hängig von vouloir) 1285 r. bonne.
2. I. tu donnes (abhängig von prier) 2642; omhle (= oublies, ab-
hängig von prier) 734.
3. I. il avance 459; envoyle 1216, 2490; von garder und donner
kommen die lautgerechten und analogischen Formen vor: gart 75, 453,
870, 1077, 2134, 3752, gar 3342, daneben garde 1174, 1224, 2876; dont
158, 424, 612, 1620, 1643, 1698, 1700 u. s. w., doint 74, 864, 1743, da-
neben donne 112, 1652 r. personne.
11. il rende 3435, 3649, 3785, 3875.
III ^ il veste 342 x. feste; euvre (von ouvrir; lautgerechte Form)
2022.
III''. il obeisse 387 r. Service.
4. I. nous laissons (abhängig von avoir paour) 831. Von starken
Verben: nous puisson 3358. Das Fehlen des i in der Endung kommt
auch in der 2. PL und im mod. Dialekt des Südostens in der 1. und
2. PI. vor (s. in diesem § unter 5). — Von estre : nous soyens 3529
neben soyons 1243 beruht auf lautgerechter Entwicklung von *siamus
und stellt die dialektische (ostfrauzösische) Form dar (cf. Schwan-
Behrens, Grammatik des Altfranzösischen, § 340). Cf. mod. saye Cled.,
saye oder seye (nach Victor Duret, Grammaire savoyarde), sage nach
Brächet.
6. I. vous donne (abhängig von demander) 9; appourie (in einem
Relativsatz, der abhängig ist von negativem Hauptsatz; cf 933/34, wo
dieselbe Konstruktion vorliegt) 906; resfe (abhängig von prier) 3548;
pardonnez (abhängig von prier) 484, 3549; ales 121; menne 323; de-
mande 324; recomande 325.
III*. avant que parte 4134. — Von starken Verben: vous tciies
814; venes 79, 2620, 3171; voulez (nach p-e'er) 2265; vuelle[z] 4164;
puissiis 3354, 3566.
über die Sprache des Mystere de S. Bemard de Menthon etc. 731
Die Formen ohne / haben (wie im Gemeinaltfranzösischen) die
Überhand; cf. die 1. Pers. PI. Koiij. Präs. Überhaupt scheint das Be-
dürfnis für Konjunl^tivformen in geringem Masse vorhanden gewesen
zu sein, da Indikativformen auch sonst die Konjunktivformen ersetzt
haben, z. B. bei dire: vons dictes, dicie (uach prier) 1027, 3851, während
in anderen Fällen deutlich ausgeprägte Konjunktivforraeu vorhanden
sind (z. B. bei plaire, faire u, dergl.). — Vergl. auch den mod. Dialekt,
der auch in der 1. und 2. PI. zwischen Konj. und Ind. keinen Unter-
schied macht: Clöd. nu petf = nous chantons und chantions (Konj.),
vu jyetö = V0U8 chantez und chantiez (Konj.); daneben vu jjeta =
2. PI. Konj.
6. ils veignent 3897 ; veignant 904. Parallel zu beiden Endungen
sind die Indikativendungen -ent, -ont\ dialektisch endet die 3. PI, Konj.
auf -ä nach Cledat, wie beim Ind., z. B. äsä und aya (= aieut).
§ 147. Imperfektum.
1. I. je cudoye 153; alloyes (zweisilbig, vor Konsonant) 614; trou-
üoy\e 3324.
Von estre: yestoys 1805, ^estoy 1869, yestoyes 896 r. proie, j'esto/'le
1676. Von starken Verben: je fassoijes 3023, je poiwoye (zweisilbig;
vor Konsonant) 2166; je sgavoie 978 ist im Ms. dreisilbig; der Heraus-
geber fügt plus in den Vers ein, wodurch sgavoie zweisilbig erscheint;
je tenoye (zweisilbig) 2048.
Es kommen also die jüngeren Formen neben den alten auf -e vor;
cf. d. 1. Sing, vom Fut. 11, § 151.
2. tu estoiie 3669; (Cled. ^erf <eras; Brächet t-etya).
3. I. il doubtoit 995; trouvoit 1945, trouvoyt 1646; appellait 421ö.
Von starken Verben: faisoit 3471 u. s. w. povait 4022. — Die
Aussprache von ol ist we, das in ai zu e reduziert erscheint; cf. § 47.
4. I. nous desirilent 3614; von avoir: avient 3182; von faire:
faisiens 3444.
Die Endung -iens, -tent ist demnach ein- oder zweisilbig, falls
3614, welcher Vers im Ms. nicht die richtige Silbenzahl hat, vom
Herausgeber richtig ergänzt ist. — Die Endung geht auf -eamus zurück.
Cf. Cled.: }iu2-ere (lat. eravamus), nuz-ave == noxx^ avions, nujjetT)vf =
nous chantions, nu devf' = nous devions u. s. w.
5. vous est/h 1480.
6. I. ils chantoi[e]nt 3998 muss dreisilbig sein wegen des Vers-
masses; adouroint 4223 ist wohl auch in adouroient zu ändern und
das im Ms. stehende (vom Herausgeber zu ceste korrigierte) la zu be-
lassen.
§ 148. Perfekt.
1. I. je regarday 2144; demandc 3659. — Über die -£/- Aussprache
der Endung ai cf. § 19.
732 Jakob F(Kiimann
111"". je partiz 3222. — SchUiss-0 ist uur graphisch (cf. § 105).
2. I. tu jjcit/as 1231; parkt 3368. — Schhiss-s ist stumm (cf. § 105).
„^ 3. I. il crea 110; confia 1556; fonda 1893; sembla 2145; laissa
2388; compta 3670, 3719; commenga 3719; creas; 4081. — Schluss-« ist
stumm (cf. § 105).
II. il respandi 4149 r. hardi.
III a. il soußrit 3784, soufry 1225, so?/#r/s 2983. — Schluss-s, -z, -t
siud stumm (cf. §§ 103, 105).
5. I. vous alaste 1956. — s ist stumm (cf. § 105).
6. I. ils viseterent 3723; fonderent 4263; donneront 4264, korr.
-erent, r. fonderent; visiteront 4261, korr. -erent.
II. perdlrent 2830.
III«. offrirent 4262.
§ 149. Konjunktiv Präterit.
1. I. yallasse 1004; alaisses 1960, korr. alasse. Das « in alaisse
ist parasitisch; cf. auch § 25.
3. I. enmenas 2365; entraus 45 (< intrav(i)s8et mit vokalisiertem
V V). — Im mod. Dialekt endigt die 3. Sing, auf -ise nach Cledat.
4. deussent 2565 (korr. -ows) ; die Form des Manuskriptes ist eine
dialektische und als solche beizubehalten; cf. Konj. Präs. 1. PI., § 146.
6. I. demouressies 3546; — von estre: fusses 1721; venessSs von
venlr 634. — Hier bestehen die Formen mit und ohne i in der Endung
nebeneinander. Die altfrz. Endungen sind -isseiz, -issiez (cf. Schwan-
Behrens, Grammatik des Altfranzösischen, § 343). — Wegen demoures-
sies s. § 29.
6. deussent 1919; deussont 1063. — Wegen der Endungen s. 3. PI.
Präs. Konj. und Ind. (§§ 145 und 146). Das mod. Patois hat -isa
nach Cledat. Die dialektische Endung -ont, die im Südosten weit ver-
breitet ist, hat sich nach Schwan-Behrens (Grammatik des Altfranzö-
sischen, § 343) unter dem Einfluss der 1. Plur. herausgebildet.
§ 150. Futur I.
Das e aus nachnebentonigem a der I. kann als Silbe für den
Vers zählen oder als solche nicht in Betracht kommen, in welchem
Falle es auch in der Schrift leicht ausfällt, und zwar ist dies der Fall,
wie auch im Gemeinfrz., nach Vokal und in den Verben, in denen das
c zwischen n-r, r-r steht (s. § 29 d). — Das ursprüngliche i in der
III. wird im Fut. leicht zu e, z. B. furneray neben furnyres (cf. l.Plur.
Ind. Präs. der III. § 145).
1, 1. yombleray (= oublierai) 68; laisseray 2248; prieray 2241,
pri\eray 1223; employray 1093, employfeJrS (das Versmass verlangt
4 Silben!) 2113; pay r e AlQl; aydere 3692; layssere^^Ol] garderoy blQ-,
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 733
menray 95 (korr. aus menermj des Versmasses wegen); donray 13
(korr. aus donneray des Versmasses wegen), 4150; donre 570; dansera 341.
II, je rendray 2243.
III =*. je partiray 124; je vesteray 1837.
III ^ je furneray 788; compleray 1370.
Von estre: je serai, -ay, -oit, -a (korr. ai); von poiwoir: ]e pourroy.
Neben der gemeinfrz. Endung -ay^ -^, -oy, -o/^ (aualogisiert nach
dem Fut. II) findet sieh eine dialektische auf -a vor; cf. Brächet, gram-
matische Einleitung: sara (= serai), ara (= aurai), purtera (= por-
terai); dagegen bei Cled. : sere, are^ purtn-'e.
2. I. tu iyri\eras 1261 ; emyetreras 1257 ; comparras 3031 (korr.
aus compareras des Versmasses wegen). — Von avoir: tu auras 1465,
auraz 3140, «/<ra 2768; von estre: tu sems 1252, 1260, tu seret 890
(korr. seras)-^ von fZ/re: tu c?«/ray 1309 (korr. -as) neben c?j/ms 2726
r. cas.
Die (nicht durch den Reim gestützte) Endung -et und -ay in der
2. Fut. ist vielleicht eine dialektische mit einer ^'-Aussprache, so dass
die Korrektur in -as unnötig wäre; cf. mod. t-are (= tu auras), te
purtfre (= tu porteras) nach C16d. und Brächet. Das Schluss-^ ist
nur graphisch (cf. § 103).
3. I. il payjera 1068; esparnjera 653; midtiplyera 3915; envoyra
3422; donra 1315, 2369; amenra 562, 652; mengeraz 1450 w fera.
II. il rendra 920.
III*. servlra 1013.
III^. gariraz 3823. — Schluss-s; ist nur graphisch (cf. § 105).
Von aller: il yrat 61; von estre: il sera 211 u. s. w, serat ßi]. —
Schluss-/ ist nur graphisch (cf. § 103).
4. I. nous Hserons 660; parlerons 1663; prierons 2697; festoyron
462; chanteron 1840, emplogrojit 3708 (korr. in employeroiit des Vers-
masses wegen); s und ;! sind stumm (cf. §§ 103, 105). Betreffs e <
nachnebentouigem a, cf. 1. und 3. Sing.
III '^. servirons 365; servironz 3652.
III '\ acomplerons 2341.
Von esi're: serons 922 u. s. w., serow^ 784 u. s. w.
5. I. vous paires 4164, payre 4144, paieres 4154, pay[e]res (drei-
silbig wegen des Versmasses) 858; c/o« res 493, c?o?/n' 548, f/owcr/s (korr.
aus donres wegen des Versmasses) 2335.
II. vous bactrez 4145.
III •». vous furnyres 1425; acomplires 3639.
Von faire: feres, -e, -ay (korr. -es) s. § 161. Schluss-.'? ist stumm
(s. § 105).
734 Jakob Fourmann
6. I. tourneronf 2894; passeront 3306; multiplieront 3813; fieront
3933; donront 3255.
III''. garriront 3928.
§ 151. Futur n.
1. I. yameroy 1491; — von aller: \'yroie (zweisilbig) 4062; von
avoir: yaroi/e 3615, aroy/e 1720; von sravoir: sgaiiroy/e 860, serotjje
292; von dire: je dyroje (wahrscheinlich zu korrigieren in di/ioije)
2599; von estre: je s^ro/s 633, je seroit 746, je s^r««/ 4056, je seroye
(zweisilbig) 2207, 2365; je layroie (zweisilbig) 3865 (s. die betr. Verba).
Hier bestehen die alten zweisilbigen Formen der Endung neben
den modernen, analogischen einsilbigen, wie im Impf.
2. I. tu pecheroi'lejs (so korrigiert wegen des Versmasses) 2520,
ayderoy 719. (Cf. Anm. zur 1. Sing.).
3. I. il doubteroit 830; demorroit (korr. aus demoreroit wegen
des Versmasses) 331. — Von avoir: aroit 1724; von estre: seroit 384
u. s. w. ; von pouvoir: pourroy 1846.
4. Von avoir: nous aresine 3443; von estre: seriesmes 3291; von
sgavoir: sariesmes 3449, korr. sariesme (wegen des folgenden Vokals,
um den Vers achtsilbig erscheinen zu lassen; s. unter sgavoir, § 185);
von pouvoir : pourriens 3438. — Die Endung -iens ist die altfranzösische;
sie begegnet im mod. Patois bei Cled.: niiz-are {■= nous aurions);
Brächet hat dagegen dem mod. Gemeinfrz. entsprechend arö (ohne i-
Laut). — In -iesme(s), -esme(s) liegt wohl eine -Wies-Bildung vor für
-iens (vgl. somes für soms) wie im Perf. und in faimes, dimes.
6. Von avoir :i\a aroient 2717.
§ 152. Imperativ.
2. 1. escoute 1227; donne 760, 2383 u. s. w.; ahillie 347; garde
2413; prile 2262, 2691.
III*. vest (korr. aus veste des Versmasses wegen) 346.
4. I. alons 103, alon 635; montons 2919.
111«^. partons 360.
5. 1. chiminez 53; pansez 97; priez 1170; donnes 3421; aUs 358,
-e 362; pourte 213; appoiirte 209; ^«rt/e 574, 2429, 2895, 3247; we//-
giez 815; courrociez 39; approchies 176, 456; despechih 1006, despacie
335; jjöye's 1072; laissiez 905, ^ö/ss?e's 2219, /am^■e 935, /a/sse's 582, 928,
2011, /a/ss(' 1360; f/«/r^^ 4166.
Die Formen «//rf^', laisses-, -& neben laissiez, -ies, -ie deuten auf
den beginnenden Schwund des i mit palatalem Ursprung hin (cf. 2. PI.
Ind. und Konj. Präs., Part. Perf.). In 2976 ist laissiez korr. aus lays-
über die Sprache des Mystöre de S. Bernard de Menthon etc. 735
s/r mit unorganischem r; von hier aus Hesse sich vermuten, dasa die
Formen laissies, -ie (der Herausgeber setzt die Akzente) laissle [fesifj
lauten sollen, so dass diese Formen die dialektische Aussprache dar-
stellten neben einer gemeinfranzosischeu der handschriftlichen Formen
laisses, -6 (cf. § 12, wo näher hierauf eingegangen ist).
§ 153. Partizipium Präsens (resp. Gerund.).
I. desyrant 22; priant 2049; convoiant 614; tornent 3484.
II. rendant 3858; actendant 1210.
lllb. perlssant 1253; obeissant 916.
§ 154. Partizipium Präterit.
I. entente 27, mariS 48, advise 290, Imjse (= laisse) 4210, abeil-
lie 355 (= habille), accusez 1675, trouvez 1676, prisiez 451,534; i^aiez
850, imssez 1018; laisse 2200, laissiez 2270, leissiez 2156; betreffs des
palatalen / s. unter Imperativ 2. PI., § 152; omhlier (== oublie) 1631;
ostey 1574. — Betreffs der femininen Endung von Palatal -\- ata,
s. § 12; betreffs ostey s. § 11.
II. actetidu 2004; bafu 4144, 4153; rendu 3939, 4039; descendu
1767 (N. PI. Masc.) ; corrompue (Fem.) 1199.
IIK parti (N. S. M.) 311, partis (N. PI. M.) 1108, partie (F.) 1271.
— Beachte die auch sonst im Altfrz. vorkommenden Doppelformen
sencti 4071 und sentu 2524, vesti 2939 r. icy und vestu 1480. — Laut-
gerecht entwickelt ist coiivers 1969 (N. S. M. ; ist Adj. = verschlossen,
von Personen), ouver (Acc. S. M.) 1970; daneben nach der I. ouvres
1729, wenn wir hier nicht einen Schreibfehler des Kopisten haben.
IIl". rejoij 129 (N. PI. M.), 160 (N. S.M.); guery 4056 (N. S. M.),
^anY4084, gariz (N. M. S. und PI.) 4050, 4090, 4100, 4194; acomplh
(N. S. M.) 3082; co7nplie (N. S. F.) 23, acomplie 1312, 2661.
Anmerkungen. Betreffs der Stellung des P.P. gelten die alt-
französischen Regeln; cf. z. B. die Stellung des P.P. vor dem Hilfs-
zeitwort im gewöhnlichen Aussagesatz: 617 Poiir le corps Dien, receu
nous ont . . .; 1199 Tont corrompue U ont la loy, ferner die Stellung
eines substantivischen Bestimmungswortes oder Objektes zwischen Hilfs-
zeitwort und P.P.: 657 f.: Onqites ne fust myeulx mariage | Conpris st
bien a mon talent\ 2813 Pour ce ay je m'entente mise; 2637 Vous avez
bien la crie oy (r. piigni). Das P. P. kann im Genus u. s. w. mit dem
zugehörigen Substantiv übereinstimmen, auch wenn es dem Substantiv
vorangeht, z. B. 33 f.: Cest le docteur que (= qui) voks a mise (r.
Eglisse) \ Celle fantasie en la teste-, 1309 f. j'ay oije (r. hirisie) \ Sa
priire , . .; 3694 f. Dieu soif loe, quam il (sc. Bernard) az mese (r.
736
Jakob Fourix,anü
egUyse) \ Son entente a le bien servir; 1199 Tout corrompue il ont la loy.
Audererseils vergleiche dag-egeu: 2637 Vous avez bien la crie oij (r,
■pugnij; 3059 quam vietoyre tu m'a donnez (r, damnez); 4255 (il) nous
a garcU et deffendu.
Hilfszeitwörter.
§ 155. avoir 622, ]276 u. s. w. — Präs. Ind. 1. ^ay 290, 497
u. s. w., j'e 2781; j'm y a (korr. mj) 3061; j'a (korr. a[y] 3227^);
2. tu as 749, 1228 u. s. w., a^) 2021, 3059, 3066; 3. a 1868, 1966, az^)
1264, 4103; ait mal, korr. a il mal 3829; 4. avons 921, 1117 u. s. w.;
5. avez 926, 3607, aves 246, 511 u. 8. w., ave 801, 1957, avest 223,
am/i 1823, korr. aye^"^). 6. ont 617, 1092, p« 1824. — Präs. Konj.
2. tu aije 2101, 2754; 3. ayt 179, a?Y 924, 1742, aye (einsilbig) 1215,
1262, 3301; 4. ayons 2630; 5. a//es 1778, 2367, aies 3369; 6. aijent
(zweisilbig) 3174. — Impf. 1. avoye 27, 403 (zweisilbig), 2552 (zwei-
silbig), 3323 (zweisilbig); 3. avoit 702, 3390; 4. avVent 31825). —
Per f. 3. ot 1036, 4216; 6. enrent 1854. — Konj. Prät. 2. eusses 955,
1495; 3. eust 691, eiit 1963, 4208, Ae?^ 330. — Fut. I. 1. auray 3138,
-oy 283; 2. aras 1465, 2756, -«^3140, -a2768; 3. aiira 86, 267; 4. an-
rons 894, 918; 5. aures 159,590; 6. auront 3934. — Fut. II. 1. aroy\e
1720, (korr. aus avoye), aroi\e 3615; 3. aroit 1724; 4. aresme 3443;
6. amm^ 2717«). — Imper. 2. ay\es 2423; a?|es 3154; 6. ayh 2385,
a«Vs 3868. — P.P. eu 1022, 1117.
1) Cf. Clecl. z-a {■=■ j'ai); Gloss. genev. S. 331: z-ä (= j'ai), i-ä avü (=
j'ai eu); dagegen d-'e oder ft-e (= j'ai) 4 T, A, R u. s. w.; t-e (= tu es) 4 T,
A, R; 5 C u. s. w.; e (= est) 4 A, Aa u. s. w.; f-ä (= tu as) 4 T, A, R; t-h
(=r tu as) 4 A, Ab. — 2) ^« a: s ist verstummt uud hier auch in der Schrift
gefallen (cf. § 105). — 3) il az: Schluss-^; ist nur graphisch (cf. § 105). —
4) Schluss-s, -z sind verstummt (cf. §105); Schluss-si ist nur graphisch (cf. § 103).
Die Schreibung avait ist eine pseudophonetische, indem ai einen J57-Laut dar-
stellt (cf. §§ 19, 47); insofern wäre eine Korrektur zu avez unnötig. — 5) Cf.
Cled. nuz-ave = nous avions. — 6) Cf. Cled. z-are = 1. S. Fut. I., z-arä =
1. S. Fut. II.'; nuz-are = 1. PI. Fat. II.
§ 156. es^re 51, 621; 1731 r. preste; este 4152 « stare), ester
3726; esser 3336 (in einer Fussnote: „corr. ester?^^). — Präs. Ind.
1. suis 237, 469, suys 1209, 1298, sui 990, 1129, suy 728, 1621; soy
1623; 2. es 785, 907, est^) 1266; 3. est 491, 583, 766 r. pres; es 4155,
4315, ^ 162, 238 u. s. w. ^) 4. sonimes 225, 356, somme 3542, dummes
1116, sumes 226, 492, 779 u. s. w., sume 103 2); 5. estes 437, 833, este
1, 35; 6. sont 162, 270, so« 436, 883, sunt 2938 3). — Präs. Konj.
1. soile 4050, soyle 761, 2430, 3378, so^^ 777, 943, soit^) 796, s^02/e 1675;
2. i.-02//es 1615, so^z/e 775, 2518, soile 4085; 3. soit 251, 336, so«/i! 2302,
über die Sprache des Mystfere de S. Bernard de Menthon etc. 737
soye 2127; 4. soijons 1243, soijens 3529^); 5. soySs 48, 440, soyez 2950,
soU"^) 2239, soys, korr. soyes, wie das Versmass es verlangt in 149, 198;
6. soient 1381, 2895, so^e>«M31, 1378, 1411 (einsilbig), 1407 (einsilbig). —
Imp f. 1. estoys 1805, -oy 1869, -oyes 896 r. proie^ -oile 1675 ; 2. es^o//e3669;
3. estoit 29, 413; 5. esties 1480; — Per f. 1. fus 1019, 4125, fu 976,
2633, /MSiJ 2527, 2530^)2); 3. fust 994, 995, ^s 3469, 4243, fuz 2660,
4214, fu 991, 3743; 4. /«sme 2584; 5. /"«s^e 1669, 1877; 6. furent
3473, 3485. — Konj. Prät. 2. fusses 114; 3. /MSiJ 22, 412, fuz 3632;
5. /wss^s 1721; 6. fiissent 1518. — Fut. I. 1. je serai 2737, sera?/ 422,
949, seroit 508, korr. sero/; saray 2837^), sera 1367, korr. seray^)]
2. seras 1252, 1260, seret 890, korr. seras vom Herausgeber''); 3. sera
211, 416, serat 66; 4. seyons 922, 1084, seront^) 784, 2574, 3226. 6. seres
714, 811, sere^ 851, 2358, sere 1089, sm-ö's 1693, 3642. 6. seront 432,
718, 1396, 3115, saront 8896). _ p^t jj. I. sero/s«) 653^ .^^^ 4056^
-o?e 613, -oyle 2207, 2365; 3. s^ro«^ 384, 414; 4. seriesmes^) 3291. —
Im per. 2. so/e 391, soye (einsilbig) 3141, soyles 1339, 2401, 2403, 2650;
4. soyons 847; 5. soyis 329, 673, soije 2357, so^e's 1112, 1137. — P. P.
in fay este 4095, il a(z) este 985, 1351, 3110, 3982, nous avons este
servi 1074.
Bemerke: La grant puissance Dieu est eue 493 (= a ete), il y est
260 (=ilya); ef. Const. unter u: „w (= m) part. passe du verbe avoir;
precede du verbe etre, il aä Samoens le sens de ete: cZ-se-^-M = j'ai 6te."
1) Schlus8-Äi ist mir graphisch (cf, § 103). — 2) Schluss s ist verstumiot
(cf. § 105). — 3) Schluss-« ist verstummt (cf. § 103). — 4) Schluss-i ist nur
graphisch (cf. § 103) — 5) Betreffs soyens s. § 146, 4. — 6) Cf. Brächet : sara
= 1. Fut. I., saro = 3. PI. Fut. I. (S. 193); C16d. äf sfrf = 1. Fut. I., de
sfrä = 1. Fut. II. Betreffs des a der Stammsilbe cf. Const. sar, sarf, saif
(formes differentes, suivant las localites) = il serait; cf. das Ital. — 7) Cf. unter
Fut., 2. Sing. (§ 150). — 8) Cf. § 151.
Verba mit besonderen Formen.
A. Schwache Konjugation.
§ 157. I. aller 135, 163, aler 131, 1404, nie 154. Präs. Ind.
1. vay 677, 1513, 3423 (r. quotj); ves 1321, voy 1094, 1147,2295 (r. moy),
vois 1220 (r. foys < fidem), voijs 367, 2613, voye 2299, voijie 156, voir
1143, vayre (wohl Fehler wegen des folgenden faire) 3917, korr. vais^)',
3. va 147, 1255, 1296; 4. along 3582, korr. alons; 5. ale 1865; 6. vont
1046, 2811. — Präs. Konj. 1. voye 141; 3. aille, korr, aus ales, 2104
r. esmodaillies; 5. ales 121. — Impf. 1. alloyes (zweisilbig) 614; 6. aloyenf
3489. — Per f. 5. alaste 1956. — Konj. Prät. 1. alaisses 1960, korr.
a/asse, rt/asse 10042). _ Fut. I. 1. t/ray 122, 1081; 3. yras 2748; 3. yrat
RomanUche Forschungen XXXII. 47
738 Jakob Fourmann
61; 4. tjrons 328, 2638; 5. ijre 615, yres 1424; 6. «/ron^ 1908. — Fut. II.
1. ^Jroie (zweisilbig-) 4062. — Im per. 2. va 419, 1301; 4. alons 103,
423, o^w 635; 5. a^e^ 1504, 2770, -t's 358, 1126, alles ^21, a/e 362, 445,
rt//e366. - P. P. alez(== N. S. M.) 1951, 1979, 1999, 2199, ales (N. S. M )
1964.
1) Die verschiedenen Formen auf oi, ai, e beruhen auf der Erscheinung,
dass die drei Schreibweisen eine ähnliche Aussprache voraussetzen (pseudo-
phonetische Schreibung), cf. §§ 19, 47. — 2) Cf. § 149.
§ 158. I. Von einem im Mystere nicht vorkommenden Inf. laier
die Formen: Fut. I. 6. layront 3280 neben je layssere 3801, -ay 2248.
— Fut. n. 1. layroie (zv^eisilbig) 3865. — Im per. 2. lais, korr. aus
laisse des Versmasses wegen, 4162, neben laisse 1239, 2981, 3009; s.
die Formen von laissier § 144 if,
§ 159. 111 ^ faillir 628, 1442. — Präs. Ind. 1, faiit 953;
3. fault 3070. — Präs. Konj. 1. faillisse 388. — Fut. I. 3. fauldra
1385, 3809; 4. fauldrons 601.
§ 160. 111. otr 1105, 3665. — Per f. 1. oij 979, 2530. — Fut. I.
(Ausfall des nachuebeutonigeu /); 3. orra 3407; 5. ores 233, orvh 1867,
oures 467, aures 1736, 1849, aurez 1843, aurrez 1753. — P. P. oy 1034,
1319 r. resjoij, ouy 1273, 2744; Fem. oije 1309.
B. Starke Konjugation.
§ 161. J. faire 670, 854, fayre 305, 606, feyre 1399, 1681, fere
(ßre) 1667, 2105 1). — Präs. Ind. 1. fais 3166, 3953, fay 537, fait
118, 2973, 3339, fa?jt 12282); 2. fait 3025; 3. /«?Y 76, 644, fef 4295,
/■« 756^); 4. /a//.so;«s 2462, /"^y-so^s 3978; 5. faites 3558, /*0!2c/e 195,308,
877. — Präs. Konj. 1. face 4197 r. orbache (cf. § 114); 2. /«me*)
2517, fasses 3Ö0b, face 2698; 3. /ossß 1415, 2494, 2905,4294, face 1149
r. grace, 1514 r. pi^ace, 1654, 1922 r. jjlace, 2056 r. passe-, faisse 1915,
/a/se 1219*). — Impf. 1. faissoiles 3023 s); 3. faisoit 3471, 3476, 3673;
4. faisi7ns 3444«). — Per f. 2. ^/^ 1232, korr. ^«; 3. fist 1820, 2190,
3961, 3988, ßt 1811, 4252 (r. peril), fis 4167 (r. desconfis, P. P.), ^
4245'); 6. >reni! 3474, /m'«/ 42608). ... Konj. Prät. 3. /y 689. —
Fut. I. 1. feray 789, 1214, ferey 91, 2473, /a/r^ 530, fayre 2176, /ara^
^£> 402 r, mariage')] 2. /eras 736, 1469; 3. fera 604, 898, -as 332, -a^
92, /erm 966, fayra 1438, 3157, /e«//Y/ 4005; 4. /^roHS 364, 563,
feronz 3418; 5. /em 101, 895, -S 1496, 3625, -ay 1755 (korr.
-ez\ feyrh 49 9); 6. feront 3019, 3236. — Fut. II. 3. feroit 1524. —
Imper. 2. /««s 1362, 1607, fay 2683, /oi7 2902, 3107 (korr. fais)\
4. faysons 200, 316, 606, /a2/so« 566; 5. fayte 917, /a/c^e 528, 1494,
/rt/cf^s 903, 1099. — P. Präs. /a/san^ 1895. - P. P. /a/M17, vS51,
3201 r. plest, 3745 r. Cornet, fais 3032 r. dorimk, fay 2021, fet 4004
über die Sprache des Mystfere de S, Bernard de Menthon etc. 7P)9
r. plest^ 4174 r. varlet] faicte (F.) 1310 r. requeste, 1853, 2187; faictes
(F. PI ) 1486.
1) Betreffs der SchreibuDg ay, ey, c cf. § 19. — 2) Schlass-i ist nur gra-
phisch (cf. § 103). — 3) Cf. Const. unter fere: o fa {= on fait) 4 A; CI6d.
S. 174: i fä (= il fait). — 4) Das i in faisse ist parasitisch, cf. § 19b. —
b) Das a in der ersten Silbe von fassoies, farai ist dialektisch, cf. § 27; wegen
des Reimes farai ge: mariage s. § 16. — 6) Cf, § 147, 4. — 7) Schluss-f und
-st sind stumm, cf. § 103. — 8) ie in fierent ist nur Schreibung für i ; cf. § 32
und § 36. — 9) Cf. § 155, Note 4 wegen der Endung -ay.
§ 162. \. voir 185, 521, 694, voet- 3831 1). — Fräs. Ind. 1. voij
71,105,146, voyt 161, vofjs 1800 (y. voix <\ocem), 32662); 2. voi/s 376,
1253; voijt 774') ;_ 3. prouvoit (= pourvoit) 1815; 5. voyh 242, velez
3886, vele 3581, veez 2306, vees 996, v7e 2102, 2475, 3248, vez 4008. —
Präs. KoDJ. 1. votje 142 (r. voye., Konj. 1. S. v. aller), 3703 (r. Joye);
3. pourvoile (korr. aus pouroie) 1168, pourvoyle 1190. — Per f. 1. vi/
181, 2291; 4137, vis 109, 288, vit 1968, v/^ 1928 r. donmj; 3. t^y^ 1984;
5. victes 18793). — Konj. Prät. 1. z;mse 3773, 4068. — Fut. I. 4. ver-
ront 3707; 5. verres 1438, 1856; 6. verront 3926. — Fut. II. 1. ver-
royle 175. — Imper. 2. yo?/ in voycy 569, 1948, 2074, 3643, vey 950,
3976, ^Jß in vecy 3234; 5. ye/e 3581, vei 177, 636, 946, 1436 u. s. w.,
vels 1447, vez 1358, 1818. — P. P. vm 929, 2781, 4225; proveheu (zwei-
silbig) 3494, porveheu 4224 ist im Ms. zweisilbig; der Herausgeber
streicht y im Verse, wodurch porveheu dreisilbig erscheint; velhuje {F.)
289*). Cf. unter e, § 57a). Mod. sav. vyü 3S'; 4 T, Am; vyo 4 AI;
5 C, 6 B, 7 J; yü 6 Ac.
1) Cf. § 44. — 2) Schluss-5 und -t sind nur graphisch (cf. §§ 103 u. 105).
— 3) Betreft's des c in victes cf. § 111. — 4) Cf. § 7. Mod. sav. vyü 3 S'; 4 T,
A'm; vyg 4 AI; 5 C; 6 B; 7 J; ?/« 6 Ac.
§ 163. n. ardoir. Präs. Konj. 3. arde 3955.
§ 164. n. conduire. Präs. Konj. 3. conduie 1000, 2875. —
Fut. I. 1. conduiray 2755; 3. conduira 2778.
§ 165. n. dire 302, 2079. — Präs. Ind. 1. dy 126, 1673, 4317,
dis 1813,3117,4047, dist 278,3654,3760; dile in dem allerdings (wegen
Joje) unsicheren Vers 1041 (cf. § 145, 1). 2. dis 4131, dist 1634, 1794,
2089 r. paradix, dy 1336, die 1996; 3. dit Rubr. n. 2514, di[t] Kubr.
u. 3169, dy Rubr. n. 4118, dist 449, 1632, 3282; 5. dides 2000, dicie
513, 517 Y.Marguerite, 523, 619, 2319 r. jje^/^e. — Präs. Konj. S.nKtnl-
die 3465 r. ydolafrie-, benie, korr. aus benigne^ 802 r. compaignie, benyle
3564; 5. dictes, dicte (nach prier) 1027,3851. — Impf. 3. disoit 2141.
— Per f. 3. dist 1960, 3670. — Fut. I. 1. dyray 2391; 2. dyms 2726
r. cas, dyray, korr. dyras 1309 (cf. § 150, 2); 3, dira 1751, dyra 471,
2446; 4. f//ro;?.>< 468, 4200; 5. dires 58, 2162, dyres 1754. — Fut. II.
47*
-y^Q Jakob Fourmann
1. dyrole, 2599, wohl zu korrigieren: dyroile. — Im per. 4^c?/soms
3309, 4031 ; 5. dictes 309, 522 (dictes omj), 935, dicte 263, 523 (dictPaussy) ,
547,1730. — Part. Präs. resp. Gerund, disant 3476, endisans 20^1.
— P.P. dist 44, 599, 797, mauldist 653; dicte (F.) 3128, 3903; begnij
338, benoit 654.
§ 166. U. metfre 397, mectre 318, 1188, 1192, m<?s^re 352, 1064,
1138. — Präs. Ind. 1. promet 697, 2240, 3126, promes 1465, remecte
AIAl r. (je) sumecte (Ind.) 475; remecte 1189 r. mectre (Inf.), submecte
3538 r. remecte (Konj.); wegen des analogischen Schluss-e 8. § 145, 1;
2. »we^ 1256; 3. met 1308. — Präs. Konj. 1. remecte 2539 r. (je) sub-
mecte (Ind.); 3. mecte 2292. — Impf. 3. mectoit 3479. — Fut I.
1. mectre 3379, mesiray 1083; 5. wec^r^ 2920. — Im per. 2. mete 2699
(korr. aus met des Versmasses wegen); 4. mecton 2482; 5. ?>?e^^^'s 1005,
1124, mecte 102, 166, 212. — P.P. mis 748, 762, 2375, mys 2120; m/s«
(F.) 2813 r. egleyse^ 1610 u. 1718 r. eyl/'se, misse 2148 r. eglise; mese
3694 r. egleyse (s. unter ^ + si, § 37 c. — Betreffs des vor t erschei-
nenden c s. § 111.
§ 167. II. prendre 275, 313. — Präs. Ind. 2. prent 3026;
3. prend 2936, j^re«^ 2287, 2932, 3957; 4. prendons 939; 5. pregniez
3205. — Präs. Konj. 1. pregnie 2329; 3. prende 2510 r. descendre,
3954; pregnie 3411, 4297. — Fut. I. 3. prendra 3201; 4. prendrons
253, 832; 5. prendra 1679. — Im per. 2. ^^rews 214; 5. /^rewes; 3781,
prendez 2941, prendS 965 (der Herausgeber schreibt hier 2??'ßw rfe /a ;
wahrscheinlich- ist prendS la zu schreiben), prente 2771 (korr. prende).
— P. P. ^;r/s 223, 597 ; pr/s< 1554 r. jjer/7.
§ 168. n. querre 4101; requerre 4100; jMßr/r 54, 137, 1140, 1150
u. 8. w. requer ir 1046, 2811, requirer, korr. requerir 900 r. murtrir. —
Präs. Ind. 1. requier 370 r. adresier (Inf.), 2265 r. octroier, reqiders
2233, 3562, 3754 r. hospitalier, 4075; [rejquiere 2948 (wegen des Schluss-r
s. § 119; wegen des analogischen Schluss-e s. § 145, 1); 3. reqiiiert
1290, requier 496; 5. queres 3330. — Fut I. 1. quer ray 4,121 \ 4. reg'?^/-
rons 875; 6. requerront 3923. — Im per. requier 1250. — P. P. regzi/s
1805 r. amys.
§ 169. II. seoir. Imper. 5. soyesvous 811, 1747, selesvotis 1012.
— P. P. F. assise 2735, assisse 106 r. devise. — Über s und ss cf. § 105.
§ 170. II. traire 168. — Präs. Konj. 3. trahie 1259 (s. ä + i,
§ 19 a).
§ 171. III. apparoir. Präs. Ind. 3, appart 1781.
§ 172. III. boyre 581,642, boire 1003. — Impf. 3. bevoit 4015.
— Fut. I. 4. beverons, korr. aus beurens 783 (s. § 96). ■ — Imper.
2. boit 823; 4. 6e^•ons 566, 823; 5. beuves 815. — Cf. § 96.
§ 173. III. chaloir. Präs. Ind. 3. chault 5.50, 795, 2104. -
Präs. Konj. 3. chaillie 1678.
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 741
§ 174. III. connoistre. Präs. Ind. 1. cognois 268, 1633, 2047;
2. cognoij 1627. — P. P. cognus (Obl. S. M.) 150, cognue (F.) 290. —
Wegen der Aussprache des gn cf. § 133.
§ 175. III. cropre 2716, 4020. — Präs. Ind. 1. crog 953, 993,
1053, crogs 1793. — Part. Präs. creant 1246. — Im „Roman": ils
crelent (Präs. Ind.).
§ 176. III. debvoir (als Substantiv) 1362, 1613, 2297. — Präs.
Ind. 1. dog 3162, do/bs 1716, doibt 30, 307, 378, dogle 2118 mit ana-
log, e (cf. § 145, 1); wahrscheinlich ist aber dogje in dog je zu korri-
gieren; 2. doibs 4285, doibt 3385; 3. doit 1635, doibt 663, 711, 787;
4. debvons 2433, 2498, 4034, debves 2842, korr. debvons; Avahrscheinlich
ist aber zu korrigieren: debvetts; s. § 145,4; 5. deves 1489, debves 224,
676, 1963; 6. dogvent 4246. — Konj. Prät. 1. delusse 2330; 3. c?eMSi5
1930, 2066; 4. delussent 2565, korr. -o»8; die Form des Manuskrj|i{es
ist eine dialektische und als solche beizubehalten; cf. 149, 4; 5. deustes
2018, deusses 2067; 6. deussent 1919, deussont 1063. — Betreffs der
Endung -ont cf. § 149, 6.
§ 177. III. falloir. Präs. Ind. 3. /«m^ 266, 965, fault 302, 834,
faul 3039; Schluss-^ und -^ sind stumm; cf. §§ 103; 126. — Fut. I.
3. fauldra 51, 134, 305. — Fut. IT. S. faiddroit 952, 1139.
§ 178. in. gesir 1956. — Präs. Ind. 3. Wgiest SOÖ, die Schrei-
bung ie hat den Lautwert /; cf. §§ 32 und 36; 5. gesiez 3758.
§ 179. m. eslire 2451, liere Ruhr. n. 1971, esliere211. — Präs.
Ind. 3. eslit 2139. — Präs. Konj. 3. liese 2192. — Fut. T. 5. eslircz
2466. — Im per. 2. lg 1971; 5. lieses 2193. — Die Schreibung ie hat
den Lautwert /; cf. §§ 32 und 36.
§ 180. III. mourir 2028, 2032, 2889 r. dornig (Infinitiv). — Präs.
Ind. 1. meure (zweisilbig) 2023, 2909; (wegen des analogischen e s.
§ 145, 1). — 3. meurt 1523. ~ Präs. Konj. 1. meure 37. — Impf.
3. moroit 1525. — P. P. mort 1986; in 3174 bedeutet mort = „tue":
ils ont mort ou pris.
§ 181. III. mouvoir; mouve (Inf.) 3763 (cf. unter e, § 47). —
Präs. Ind. 2. meuz 1614 r. veult. — P. P. meu 1113 r. venu, emeuz
(Acc. S. M.) 3684 r. receu, emus (N. PI. M.) 3477,
§ 182. UI. 2}lagre 2318. — Präs. Ind. 3. piaist 230, 335, 339,
3594 r. parfait, plest 4A4, 838 r. est, 1190 r. arez, 1958 r. fait, 3366
r. apres, 3308 r. copet, 4004 r. fet « factum), platt 52 r. arest, 4065
r. varlet, plais 655. jylag 141. — Präs. Konj. 3. plaise 206, 1234, des-
plaise 591, desplagse 368 — Impf. 3. plaisoit 2364, 3328. — Konj.
Prät. 3. pleust\1^2,plus[t]m^. — Fut. I. 3. plairaAlQ),m2% plagra
138, 304. — Part Präs. desplegsans (Fem.) 2065; plasant21Q4: {= dia-
lektische Form; s. § 27).
742
Jakob Founuann
§ 183. III. pouvoir (substaDtivisch pouoir 3218, 3127). — Präs.
Ind. 1. puis 393 r. fobeis, 394, 2167, pw/s 3780, puij 2001; 3. peut
4299, peu 3191, peuU 314, 720, 2351, 2941, 3165, 3802, peulz 1188;
4. povons 3043, 3439, 3618; 5. poiwe 231, poves 628, 2962, iwues 2, 83,
521, 1363, j^o/e 2980. — Präs. Konj. 1. imisse 2551, 3789, 4078;
3. puisse 1443, jmist 2858 (nach je ne double pas)^ 3013, puis 876 (nach
Verb, des Bittens); 4. puisson 3358; 5. imissies 3.354, 3566. — Impf.
1. pouvoye (zweisilbig) 2166; 3. povoit 4022. — Fut. I. 1. pourroy
3142; 2. pon-as 3038; 3. pourra 3803; 4. pourrons 463, 1858, 3416,
yorrons 3645; 5. pourrh 313, 2^^^^"^^ 14A2, 4063, powres 274, 1409,
porres 1105; 6. porront 3062. — Fut. H. 1. porroye 757, pourroy 845;
3. pourrolt 3667, 4104, pourroy 1846, ^;orro/# 3963, 4020, 4055; 4. _po?<r-
mws 3438. — P. P. ^^w/^ (korr. jje?^ 4201.
§ 184. III. recepvoir (wegen des ^ cf. § 100) 1388, 1472, 1715.
— Präs. Ind. 4. recepvons 1839. — Fut. 1. 4. recepvrons 3417. —
Imper. 2. resois (wegen Schreibung mit s cf. § 106) 1607; 5. receve
573. — P. P. receu 504 r. surplus, 458, 1177, 1378 r. entendti, 3291 r.
dessus, 3683; recheii 432 (N. PI. M.), cf. § 7.
§ 185. ni. s^ttiJoeV (wegen des anlautenden sc s. § 105) 1363,
1605. — Präs. Ind. 1. sray 254, 289, 680, sces 140, scet 3204; 3. sgay
1951, 2084; 4. sayo»s 1118, sra«'o«s 3311; 5. .srot;^« 35, 217, 218, 241;
6. sgavont 1059 (wegen der dialektischen Endung s. § 145, 6). Präs.
Konj. 1. Sache 934; 3. sache 515 (korr. aus sachtes)'^ 5. sachiez 4013. —
Impf. 1. sQttvoie 978; im Ms. dreisilbig; der Herausgeber fügt ein ^9/?^s
in den Vers ein und lässt so sqavoie zweisilbig erscheinen. — Konj.
Prät. 1. sceus 1782. — Fut. I. 4. serons 3179, korr. sarons (die
Schwächung des a zu e in der ersten Silbe findet sich im Ms. auch
in der 1. Sing. Fut. II); 5. sgares 2969; cf. mod. sav. vö sari (= vous
saurez) 3 S. — Fut. 11. 1. sraiiroyje 860, scaroye 296, sgaroye 2450
(Ms. Je ne scaroyle contredire\ der Herausgeber verbessert: Je ne sga-
royefyj contredire), 2451 {sgaroye aidtre), seroyle (vgl. oben nous serons)
292; 4. sariesmes (wegen der dialektischen Endung s. § 151, 4) 3449,
korr. sariesme vor asses des Versmasses wegen'; man könnte aber auch
nous auslassen; im Ms. steht: Nous ne sariesmes asses comprendre. —
Imper. 5. sachi^ 2348, sacM 3331, saighes 2040.
§ 186. ni. taire 2953. — Präs. Ind. 1. je m'en tais 2^ZT2 r.
pays (■< pacem), je m'en taise 1807 (wegen des analogischen e s.
§ 145, 1). — Imper. 2. taise toy 2891, 2959.
§ 187. III. tenir 1490, 2999; mantenir 4301, tinyr (wegen i in
der ersten Silbe s. § 40) 704. — Präs. Ind. 1. tient 298 r. bien-,
3. tient 3044, 3451, 4143; 4. tenons 913, 3373; 6. tiegnont 1040 (wegen
der dialektischen Endung s. § 145, 6). — Präs. Konj. 3. fiegnie 3714,
tiengne 1148, tiegne 2256; 5. tenes 814. — Impf. 1. tenoye (zwei-
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 743
silbig) 2048; 3. tenoit 3481, sustenoit 4238. — Fut. I. 1. tiendray 3050,
mayntlcndray 2280, soubstendray 3036; 4. fyendrou 625. — Imper.
2. tien 4152; 4. tenons 202; 5. tenes 1441, 3425, tene 862. ~ P. Präs.
tenant 3246. — P. P. ienu (N. S. M.) 441, 796, fenus (N. S. M.) 294;
tenue (N. S. F.) 4221.
§ 188. III. venir 637, 1062, devenir .^326. - Präs. Ind. 1. viens
11, vient 425; 3. vient 216, 2075, convient 987; 4 vmons 420, 1110;
6. viegnent 4169. - - Präs. Konj. 3. viegnie 1738, 1817, 2611, veignie
59, vignie 3861 (cf. § 37 ii); 5. venes (nach prier, Commander) 79, 2620,
3171; 6. veignent 3897, veignant 904 (wegen der dialektischen Endung
s. § 146, 6). — Im per f. 3. venoit 3733, convenoit 1079; 6. venoyent
1395. — Per f. avin 2169. — Konj. Prät. 3. venist 500; 5. venesses
634. — Fut. 1. 2. venras mSb; 3. mwc/m 563, 1313; 5. viendre 1662,
vendres 1080, venrez 2991; 6. viendront 672, vindront 900 (wegen der
ersten Silbe der Fnturformen s. §41). — Imper. 2. ^J/e« 4060; 5. yenes
133, 189, 433, veiu' 1953, 2769. — P. Präs. venhint 151, veignant 164,
169, 192, viegnant 3428 (ef. § 40) — P. P. venu 1103, 2516, venus
(PI.) 149, 492.
§ 189. III. vouloir (substantivisch 396, voloir 520). — Präs.
Ind. 1. veul 2.50 fr. ßUeurs), 233, 630, 631, veidz 93, veult 48, 2224,
2788, 3304, ven 1378, ?r?<^ 2252, 2479, vuel 135, 228, 2389, «J?/e?7 11,
306, 435, 524. vmjl 3197, viiys 203, z;o?^^ 842, voye (korr. yoyO 459,
2;o?/s (korr. vuel) 4183, ?;o/;! 185 (korr. voil)\ venlle 3253 mit analogi-
schem e, s § 145, 1. Die Formen mit oi, die in keinem Reim vor-
kommen, sind dialektische Formen des Kopisten; cf. mod. sav. de vicf
(= je veux) 4 T, A, Ab, dr vw'e 3 S'; betrefifs je vuyl, viiys cf. de vwi
6B; — 3. veut 2334, 3209, veidt 23,80, 1237, 1613 r. meuz « movet),
veul 1028, 2448, 3347, ven 742, veuz 3212; 4. voulons 632, 813, 3130,
volons 1127, 3300, 4304; 5. voidez 1866, 2236, voule 37, 597, 1637,
vonles 1712, 3316, 3335, voulles 3272: voulloU, korr. voullez, 2309, die
handschriftliche Form darf stehen bleiben, s. § 145, 5; 6. volont 1104
(s. § 145). — Präs. Konj. 2. veulles 4077, 2J^^^//es 1241, vuelle 372,
1236, t;o/7/es4116; 3. vuellie8?jl, vueillie 2(jQ3, vueille nbi, vuelle 2Q94,
veulle 1164, 1442, 3778, voellie 1787; 5. voulez (nach prier) 2265, vuel-
le[z] 4164. — Impf. 1. vonloilemi^, vo^/e 2493; 3. vouloUl02; 6. vo-
loijent 2716. — Ful. T. 1. vonldray 3371, -oy 1809; 2. vouldras 3037;
3. t^owMra 3884; 4. vouldront 2578; 5. vouldres 101, 264. — Fut. II.
1. vouldroy 1003, -o/.s 3325, -o?7 1518, 3761, -oie (einsilbig) 3772, 4067,
■oye (einsilbig) 205, 411, 2282, -oyle 689, 2235 (korr. aus -oyf wegen
des Versmasse^), -oile 3545 (korr. aus -oient), 2220 (korr. aus -oit
wegen des Versmasses); vaiddroyle (wegen des au in der ersten Hübe
cf. § 26) 196; 3. vouldroit 4173; 5. voudries ?)'i2\. — Imper. 2. vuelle
3702; 5. veulle 507, vuellez 2708; vueilles 3313. — P. P. mit Hilfszeit-
Y44 Jakob Fourmaan
wort: il az voulii 4035, il a voulu 3094; daneben je suis voulu venir
3092, ils sont volu venir 1151 (vom Herausgeber korr. in ont volu,
während er suis in 3092 belässt); das P. P. ist hier adjektivisch ge-
fasst (= „gewillt").
§ 190. Unregelmässiges naistre. P. P. nez (lautgerecht
entwickelt) 1669 und 2530 (N. S. M.), 2435 (N. PI. M.); Fem. nee
2014, 2897.
§ 191. Unregelmässiges vivre 2347. — Perf. 3. vesqui 4244.
— P. Präs. vivant 2328, 2527. — P. P. vescu 2412, 3967.
Anhang.
§ 192. Präfixe und Suffixe.
a) Wechsel von Präfixen; Doppelformen: re- statt in-:
re + combr(um) + Endung > recombrie 3193 = altfrz. encomhrier {re-
comhre in Godefroy-Bonnard-Salmon, Lexique de Tancien frangais);
re- statt re + in-: reconire (wohl Schreibfehler) 435 neben rencontre
602; ad- und ex- für in-: arage (korr. aus aragie) 2109, aragier 91b,
esragier 2934, neben enragie (P. P. F.) 2285, yenrage 2931; ex- für
ad-; estachie (P. P.) 1860, 3016, estachier 3000 neben atachiez, -e, -er
1892, 3004, 3051, 2229 u. s. w. ad- für ex- und kontaminiert
mit -ex: assaier 4132 (= essaj^er).
b) Suffixe.
-antia, -itia: alegrance 458 r. il s'avance, 1399 r. habtmdance,
2303 r. puissance, 3427; liance 19 r. pacience; daneben: lilesse 2256 r.
noblesse^ 3714 r. alegresse; alegrance zitiert von Godefroy (Ben., D. de
Norm, etc., Bersuire, T. Liv. ms. St.-Gen.); prov. alegransa; Piat: ale-
granso] für Hesse gibt Piat nur liesso an; liance kommt auch nicht bei
Godefroy vor; es scheint lokaldialektisch zu sein, da es in Verbindung
mit einem sav. Orte vorkommt; cf. die Fussnote des Herausgebers zu
V. 19: „Notre Dame de Liesse est le nom d'une eglise d'Annecy, autre-
fois trfes veneree"; -ittam für -ariam: tahleie 1648 (= Schürze,
tabliere) r. filiete-^ in dieser Bedeutung nicht in Godefroy; - ab i lern
für -ibilem: noysable 2598, nugsable 3805 (cf. Godefroy; bei Ben., D.
de Norm.; Marie, Ysopet u. s. w.); -ald für -ard in gaillaut 1645,
gaillaiis 32d] beides bedeutet wohl gaillard <C kelt. *gal -f-i -f- germ.
Suffix hard; für letzteres ist Suffix -aldum eingetreten, gleichs. *gali-
aldum. Die Übersetzung „gaillard" passt für beide Stellen, während
die vom Herausgeber im Glossar vorgeschlagene („mauvais plaisant")
nicht für 329 passt; -alium für -aticum in parail (= parage) 277,
falls das Wort nicht verdorben ist (s. Glossar des Herausgebers);
-Hern für -Tcium in ceril 4014 (für cilice): *cri-|-ilem für cilicium >
ceril mit Dissimilation des ersten l\ -^11 um für -alem in der ge-
über die Sprache des Mystere de S. Bernard de Menthon etc. 745
lehrten Form escandelle 1944 {ting grant escandelle) r. celle (konjiziert
für chambre); 2709 (korr. zu escaudel des Versmasses wegen); -osum
für -elem in crueux 1191, crueuse 2Q9d; diese Bildung- ist gemeinaltfrz.
§ 193. Verdoppelung von Anfangskonsonanten. Nach
einem proklitischen Wort verdoppelt sich leicht der Anfaugskonsonant
des folgenden Wortes (wie im Italienischen, z. B. accanto), so dass
man an eine dem Italienischen entsprechende Aussprache denken kann:
allui/, affayre, asses, assa s. § 31; enss// (korr. en sy) 173, illet 418
(korr. il est).
§194. Methatesen. prouvoH 1815, proveheu 3494 neben poiir-
voie 1190, porveheu 4224, porvoir 1292, 606 (korr. aus povoir); abergie
(von *abbreviare) 475, habergie 3726, habergier 3741, abergiez (P. P.)
4204; forment 805 neben froment 1397.
§ 195. Ergänzungen zum Glossar des Herausgebers.
atire 2680. Der Herausgeber setzt im Glossar ein Fragezeichen
nach diesem Wort. Die Gleichstellung mit niedre lässt in atire einen
Infinitiv vermuten: Delivre . .. ton peuple de Vire / Bu faulx ennemy /
que {= qui) ne fait qu atire \ Et mectre a martire / Ton peuple . . .;
atire ist eine volkstümliche Kontamination von attraire und attirer.
comant 3796: Mon bei ßlz, Je voiis ay comant (r. convant) / Qu'eni
ce monde je ne puis plus / Demoure ... ist wohl zu korr. in: Mon
bei filz, je vous recomant . . .
cronner 4030 (cf Godefroy coronner, queronner)-, das vortonige o
von coronare, das in queronner (s. Godefroy) zu e geschwächt er-
scheint, ist in cronner völlig geschwunden; cf. croller < corrutulare,
Ärrörtf < coronare in Pontoy (Kreis Metz-Land) = mit dem Bein einen
Bogen über einen kleineren Schulkameraden schlagen (Kinderspiel);
ebenda kqrqn^ de se Bernar = Regenbogen. In unserem Text be-
deutet cronner wohl „aufbahren" = mit dem Leichentuch einen
Bogen über die Leiche schlagen, oder einfach: die Leiche bekränzen,
schmücken. Der Herausgeber übersetzt: celebrer avec pompe les ob-
scques (mit ?).
Mariocte^ Mar o teile. Der Herausgeber sieht in beiden Wörtern
weibliche Personennamen, die sie ihrer Ableitung nach (von Maria)
auch sind. Marotte ist der Narrenstab, an dessen Spitze ein Gesicht
geschnitzt ist (cf. Sciences et lettres au moyen äge, p. Paul Lecroy,
p. 265). Cf. Godefroy unter marotte.
rebiter 3039. Der Herausgeber: „faute pour regiber, regimber,
ruer?" Einfacher wäre die Konjektur rebifer., rebiffer^ da t und /
durch den Kopisten beim Abschreiben verwechselt werden konnten;
rebijfer ist nach Godefroy = se rengorger, sich brüsten. Diese Bedeu-
tung passt in den Zusammenhang; in V. 3035 f. sagt Juppiter: „Ich
746 Jakob Fourmann
werde mich gut auf meinen Beinen halten; führe mich [nun] hin,
wohin Du willst!" Und Beruhard antwortet: „Entwischen kannst Du
mir nicht; du brauchst Dich gar nicht so zu brüsten!"
rives 62. Ptiis s'en yratle compaignon I Par le rives droit a Dnijng^^
= am Ufer entlang geradezu nach Du3mg. Bive < ripa ist nur weib-
lich (s. Godefroy). In le haben wir den weiblichen Artikel zu sehen,
wie im Pikardischen und heute in gewissen Gegenden des Südostens,
z. B. im Dep. Doubs; cf. Gillieron, Atl. ling., Tafel „force": l^ = la.
Vielleicht haben wir aber einfach einen Schreibfehler in le anzu-
nehmen, vielleicht wegen rivage. — Douleiir, das in V. 4033 mit dem
Artikel le und in V. 1885 einem emnj gleichgesetzt erscheint, ist im
15. Jahrhundert auch männlich; in V.V. 2721 und 3814 ist es weiblich:
la doletirs, grande doleurs.
Syon (= Sion, Stadt in der Schweiz mit Bischofssitz), wie in der
Handschrift steht (statt Lyon) ist einzusetzen in dem von Lecoy de
la Marche in der Fussnote von S. 131 gegebenen Zitat aus dem „Ro-
man". Eine Verbesserung in Lyon ist unangebracht, da Lyon zu weit
westlich und Sion näher am St. Bernhard liegt.
so6•re^ < sucratum 1461; trestnoulletes en socres; tresmoulletes sind
ein Gericht, zu dem Zucker verwendet wird; cf. Godefroy VIII, 52, c;
socrez bedeutet eine zuckrige Masse oder Frucht; cf. Littr6 IV, 2068, b :
Sucre unter 4": sucre vert ou sucrin vert; sucrin = süsse Melone
(melon sucrin), sucrin vert=:sorte de poire d'Angleterre verte, juteuse
et sucree.
somonz s. unter mi, § 116.
rzce < Vitium 2338. Der Herausgeber: „satisfaction, avantageV"
Godefroy hat diese Übersetzung übernommen; sein einziges Beispiel
ist die betr. Stelle aus unserem Mystere. Der Herausgeber deutet in
einer Fussnote zu 2338 die Korrektur ,^malice^^ für „ma vice^' an. Das
italienische vezio, vezzo „Lüsternheit" kann mit der Übersetzung von
vice „eigener Vorteil" in Zusammenhang gebracht werden: Lüsternheit,
Sinnen auf eigenen Vorteil, Egoismus.
In der vorliegenden Arbeit wurde nach einer Einleitung über die
Überlieferung des Mystere de S. Bernard de Menthon seine Laut- und
Formenlehre dargestellt und zugleich versucht, ans Schreibungen und
Reimen und mit Zuhilfenahme des modernen Dialektes die Aussprache
zu ermitteln. Dabei wurde festgestellt, dass eine Anzahl von Korrek-
turen des Herausgebers zu Unrecht gemacht wurden, dass vielmehr
viele in der Ausgabe verbesserten Wörter des Manuskriptes dialek-
tische Schreibungen sind, dass also der Dialekt doch mehr vertreten
ist, als der Herausgeber in seiner Einleitung zum Mystere annimmt.
Ferner wurde durch Vergleich der in Frage kommenden dialektischen
Eigentümlichkeiten des Textes mit der alten und modernen Mundart
über die Sdiache des Mystke de S. Beinard de Meuthon etc. 747
Savoyens und der Pikardie der Versucb gemacht zu zeigeu; dass die
Sprache unseres Mysteres das im 15. Jahrhundert in Savoyeu ge-
brauchte literarische Idiom ist, das, der Hauptsache nach gemein-
französisch, eine Anzahl dialektischer Besonderheiten hat, die wir alle
in anderen Denkmälern und im heutigen Patois des Südostens wieder-
finden, indem diejenigen, die Chatelain als pikardisch beanspruchen
möchte, ebenso gut im frankoprovenzalischen Gebiet vorkommen konnten,
während die anderen, die nicht pikardisch sein können, gerade als
südostfranzösische sich dartun.
Das altfranzösische Ebrulfusleben.
Eiue DichtuDg- aus dem 12. Jahrhundert.
Nach dem Manuskript 19867 der Nationalbibliothek zu Paris
mit Einleitung und Anmerkungen neu herausgegeben
von
Ferdinand Danne.
Die Abschrift von dem vorliegenden altfranzösischen Ebrulfusleben
habe ich während meines Aufenthaltes in Paris im W.-S. 1909/10 und
S.-S. 1910 in der Nationalbibliothek dortselbst nach der einzigen bisher
bekannten Handschrift (Man. frau^. 19867, 14. Jahrh.) angefertigt, nach-
dem Herr Geh. Reg.-Rat Prof. Dr. Andresen mir in überaus liebens-
würdiger Weise einige Texte zur Auswahl angezeigt hatte. Erst als
ich die Kopie der Handschrift beendigt hatte, erhielt ich Kenntnis von
der 1887 in Bulletin de la societe historique et arch^ologique de l'Orne,
tome VI, erschienenen Edition desEbrulfuslebens des Abb6 J. B. N. Blin,
die in Gräbers Grundriss H, 1, 1902, p. 933, wo die Ebrulfuslegende
erwähnt wird, nicht angemerkt ist. Aus Gründen, die ich in der Ein-
leitung (vgl. p. 756) näher ausführe, bestärkt auch durch das Urteil des
Herrn Prof. Dr. Joseph Bedier über die Blinsche Ausgabe, sowie dessen
freundlichen Zuspruch, beschloss ich dieses m. E. durchaus beachtens-
werte Heiligenleben in möglichst genauster Anlehnung an die Hand-
schrift zu veröffentlichen.
Bevor ich mit dem Werke beginne, kann ich es mir nicht versagen,
meinen sehr verehrten Herren Lehrern Geh. Reg.-Rat Prof. Dr. Andresen
und Prof. Dr. J. Bedier an dieser Stelle meinen tief empfundenen Dank
auszusprechen. Zu besonderer Dankbarkeit bin ich auch Herrn Prof.
Dr. Alfred Pillet verj)flichtet, der mich bei der Ausführung wesentlich
unterstützt hat.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 749
Einleitung.
Weun wir uns den durchaus richtigen Gesichtspunkten, unter denen
P. Meyer (H ist. litt. XXXIII, p. 328 ff.) die altfranzösischen hagio-
graphischen Legenden betrachtet und gruppiert, anschliessen, so unter-
scheiden wir deren folgende 3 Gruppen:
1. Legenden der ersten christlichen Jahrhunderte, die vielfach unter
die Offizien der Breviere aufgenommen worden sind; sie sind reich an
wunderbaren, nicht selten dramatisch bewegten Ereignissen;
2. Legenden von sogenannten Lokalheiligen, deren Verehrung auf
einzelne Diözesen beschränkt war;
3. Legenden späterer Jahrhunderte, nicht selten von Zeitgenossen
der betreffenden Heiligen durgestellt.
Die meisten dieser legendarischen Bearbeitungen sind entstanden
in der Normandie, der Ile de France, der Picardie und der
Champagne.
Der Normandie entstammt das altfranzösische Ebrulfusleben, das uns
das Man. fr. 19867 der Nationalbibliothek zu Paris in einer Hand-
schrift des 14. Jahrh. tiberliefert. Diese Legende, die nach P. Meyer
der Gruppe 2 zuzurechnen wäre, hat ihren Ursprung in jener Gegend,
wo der grosse GrUnder und Ordner des Klosterlebens in Neustrien,
Ebrulfus, gelebt und gewirkt hat, das ist dort, wo noch heute die
Ruinen des Klosters St. Evroult d'Ouche (bei Argentan, Dep. Orne)
von einstiger Grösse und Pracht Zeugnis ablegen.
Der Kult des hl. Ebrulfus scheint sich unmittelbar nach dessen
Tode, der nach den Annalen von St. Evroult und nach der An-
nahme der meisten Historiker^) 596 erfolgte, entwickelt zu haben.
Denn es heisst in dem Man. 11 der Bibliothek zu Alengon, wohl
dem ältesten der bisher bekannten Ebrulfusmanuskripte, das uns nach
L. Hommey, (Bullet, de la societe histor. et archeol. de l'Orne 1887
VI, 3, p. 261 ff.) den Bericht eines Augenzeugen der letzten Jahre des
Heiligen überliefert: „Qitetn fratres cum mag)w decore comjjositunt,
feretro^ et in oratorio deportatum, atqiie tridiio custodientes corims
sanctum psalmorum ymnos per ordinem concinebant, expedans (wohl
exspectantes) donec et episcopus adveniret atque servoruni Dei magnus
congregarettir conventtis. Sed cum sepidturae protelaretur ofßcia, ad
demonstrandum mundo meritum servi Dei, qnod seqicitur miraculum est
demonstratum.^^
1) Näheres darüber Blin, Vies des saints du diocöse de Seez I, 255,
(Laigle 1873) ferner Bullet, de la soo. bist, et arch. de l'Orne VI, 3, 260 (1887).
750
Ferdinand Danne
Schon bald nach dem Tode des Heiligen pilgerte das Volk von
fernher zu seinem Grabe, wo Jahrhunderte hindurch Wunder geschahen.
Das Fest des hl. Ebrulfus wurde am 29. Dezember jeden Jahres ge-
feiert vor einer grossen Versammlung von Gläubigen; nach Blin (vgl. Vies
des saints du diocese de Seez) findet sich in den ältesten Misseis
der Diözese Lisieux sowie der Abtei St. Martin de Seez ein
Offizium zu seiner Ehre.
Schon früh scheint der Ebrulfuskult sich auch in anderen Diözesen
verbreitet zu haben, in Bayeux, der Geburtsstätte des Heiligen, Chart res,
Meaux, Orleans, Blois, Le Mans, Angers.
Die Verehrung scheint auch im Laufe der Jahrhunderte nicht er-
loschen zu sein; denn zu Ordericus Vitalis Zeit im 12. Jahrh. war
sie noch in hoher Blüte. Freilich war zur Zeit der Normanneneinfälle
die herrliche Abtei St. Evroult von rohen Kriegern fast zerstört
worden; allein ca. 1050 wurde sie restauriert und war nun herrlicher
denn je. Der wackere Thierri de Mathonville wurde Abt von St. Evroult.
Zu dieser Zeit begannen auch wohl schon gelehrte Mönche sich
mit den zahlreichen Erzählungen, die über den grossen Heiligen im Volks-
munde kursierten, und die zum Teil auch zweifelsohne in einer Bio-
graphie des Klosters aufgezeichnet waren, näher zu befassen. So schrieb
Jean von Reims (gest. 1125), Mönch zu St. Evroult, um 1108 eine
Vita sti. Ebrulfi in lat. Versen, die er dem damaligen Erzbischofe
Raoul le verd von Reims widmete').
Nicht viel später bekam auch der grosse Geschichtsschreiber
Ordericus Vitalis von seinem Abte Roger den ehrenvollen Auf-
trag, eine Kirchengeschichte zu schreiben und insbesondere auch eine
umfassende Darstellung von dem Leben und Wirken des hl. Ebrulfus
zugeben. Ordericus schrieb nwn aeme berühmte Historia ecclesia-
stica, die er selbst in 3 grössere Abschnitte zerlegt hat:
1. de quibusdam amicis dei, dominisque ac rectoribus populi sui
(2 Bücher);
2. plurima de monasterio in Uticensi saltu tempore Guillelmi ducis,
postea regis, honorifice restaurato (4 Bücher);
3. de morte Guillelmi regis et de filiis eins et iter Hyerosolimitanum
eventusque varios nostris temporibus contingenles addidit (7 Bücher).
Von dem Werke ist besonders der zweite Teil, der unsere Legende
in umfassender Darstellung darbietet, authentisch; dieser wie auch der
dritte Teil des Werkes bilden trotz mancher Mängel eine reiche Quelle
für die mittelalterliche Geschichte.
Da der Dichter unserer vorliegenden altfranzösischen
Legende in der Hauptsache aus der Historia ecclesiastica des
1) Vgl. darüber Histoire litt, de la France XI, p. 19.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 7ril
Ord. Vit. — er neunt ihn Viel und erwähnt ihn Vers 681 fit'., 833,
1262, 1565, 1741, 1816, 1922, 3201 ii. a. — geschöpft bat, so werden
wir uns vorerst mit den Quellen beschäftigen müssen, die Ordericus
bei der Abfassung der Ebrii Ifaslegende benutzt hat.
Nach Leopold Delisle (vgl. Preface de l'hist. ecclesiastique) lag
ihm eine Sammlung älteren Datums vor, deren Inhalt uns eine Hand-
schrift des 13. Jahrb. (anc. fonds lat. 1864 de la Bibl. Nat.) überliefert,
die Mahillon mit den Man. von Bec und Conches in Händen gehabt
hat, bei Abfassung seiner Acta sanctorum ordinis sancti Benedict!.
Diese Sammlung hat zweifelsohne aus jenem alten Berichte geschüiift,
den das Man. 11 zu Alengon (12. Jahrb.) uns daiHbietet^.
Wenn der Schreiber des Mau. 1864 sehr frei über seiner Quelle
arbeitete, indem er die Berichte über die letzten Lebensjahre des Heiligen
willkürlich abkürzte, im übrigen aber wichtige Momente hinzufügte, wie
den Aufenthalt des Heiligen zu St. Evroult de Montfort beiGace,
bevor er die Einsamkeit des Ouchewaldes aufsuchte (V. 829 ff.),
ferner die Berufung des jungen Ebrulfus an den Königshof (V. 180),
so nahm Ordericus diese Einzelheiten naturgemäss in seine Historia
eeclesiastica auf, da er einen besonders ausführlichen Bericht
über das Leben und Wirken des Gründers seines Klosters geben
wollte.
Ordericus kannte zum wenigsten auch die oben erwähnte Vita
des Jean von Reims, benutzte auch eine in der Abtei damals vor-
handene Sammlung von Wundern, der er wohl die Geschichte des
llualdus entnommen hat, der wunderbarerweise mit Hilfe des hl. Ebrulfus
aus dem Gefängnisse zu Domfront entsprang (Vers 4300 ff.). Er hat
auch aus den äusserst fabelhaften „Gesta antiqua Roraanorum",
die heute verloren sind, geschöpft, insbesondere bei der Darstellung
kriegerischer Ereignisse. Manches zeichnete er endlich auf aus den Er-
zählungen, die er als Knabe von Greisen gehört hatte. So erklären sich
Episoden, wie die Gründung der Abtei Deux Jumeaux (V.681{i'.),
das Alter der Schlösser Uism es und Gace (V. 835 ff.), der wunder-
bare Ursprung der Quelle St. Evroult (V. 1274 ff.), der Besuch
des Königs Childebert und seiner Gemahlin zu St. Evroult
(V. 1573ff.), die Geschichte des Teufels von Eschaufour
(V. 1795 ff.).
Man darf diesen Zutaten des Ordericus wohl Zweifel entgegen-
bringen, sie jedoch nicht, wie auch Leoj)old Delisle (zu Ord. Vit.,
Preface) meint, vernachlässigen; denn die Wahrheit mancher solcher
1) Vgl. L. Hommey, Bullet, de la soc. bist, et arch. de l'Orne VI, 3, 2ßl;
Das Man. 1337 (public, von Blin, Bull, de 1. Soc. b. et arcli. de rOrne VI, 1, p. 72)
scheint ein Abriss des Ms. 11 v, Alen^on zu sein.
'^r)0 Kci'din.'UHl Dnim«
l<ir'/,JiliIunf::(ni (Ich VolkHinimdoH IhI von (ImcliauH ^•|jiul)wllr(lif!;cn (JlnouiHtcii
vcrbllrj;!. worden.
Was (lio Zeit der AhfuHKUnj!; dos (>. lUicbos der llistoriu
(M'cIcHi iiKÜ (' «, (Ins uns di(^ FibriilfuHlc^f^cindo in der llnuplsnclio djir-
Hlcllt, nnj;('lit, ho ist duH .lalirzclml, von ll.'ll 1141 an/ust^l/cii; wcdd
j^ügcn Il.»r) bcf^ann OrdoricuH djiniil. II b c r 1 i c f c r I, iH(, uns die
lÜHtoriu ('(M'lcsiiislicji in TJ lIundHcdiriftcn. \)cr Arc^bciypnM (lut.nnoC)
|2 Vol.l nnd bil. lOlHH |1 Vol.J) bildet :\ Voluniinu, die der Diebter
iniBCror «lifriinzÜHiacben Lo^^eudo unter Au^en gobubt bat.
Am l'esle do^ bl. KbrulfnK, <biH man aHjalirlicb zu St. lOvroult,
wie Hcbon oiu'n f;eHa^l, mit {;roHser Keierlicbkeit be^inp, strümten
}j;ronHe Scbaren VoIUch zur Abt(M, wo n>an Bieberlicb in Predigten
ancb daH li(d)en und Wirken deH Heiligen zur i'^rbauunf;- und Nacb-
eiferunj;' vortrug". Da ma^ wob! einer der Möncbe, der diebleriHcboH
Talent in Hieb l'llldU^ den KntHeblusK {i^efasöt baben oder vielleiebt nueb
von Meinen Oberen den lUilcdd eriialten baben, die l<i brnl fusie^ende
(liebteriHcb /u beliandeln. Mii^lieberweiHe wusnle OrdericuH f^ur
darum, docb blitte daH der Diebler wobl niebl unerwäbnt geblasen').
Sei dem wie ibm w(dle! I'iin Mi) neb oder Oeistliebcr war unser
Diebter; daa j^ebl. deullieb aus dem («ejjrägc des Werkes sowie den
kürzeren und längeren religiösen netracbiungen und Bemerkungen, die
er auf eigene l*'au st seiner (Quelle beigelllgl bat, bervor. Dass er ferner
ein reebt gebildeter Mann war, zeigt uns seine genaiie Kenntnis der
lateiniseben und franzöHiseben Sjjrnebe und der bl. Sebrift.
Aus den Worten, die den ersten 'l'eil der Legende besebliessen
(vgl. V. L*()(>r)): „AÄr/'//V/7 ri/a sdnc/i rd/ris itostrl Khnilji In j/a/ico''',
könnten wir mit lUin (IJull. de la soeiete bist, et ureb. de TOrne VI, I,
I». 1 (ISS?) sebliessen, dass vv sogar — was obnebin sebr wubr-
seiieinlieb ist — ein Mönc^b von St. KvrouH war. Doeb wäre es
gewagt, IdosH auf Orund des Ztisatzes nostri einen sideben Sebluss
zu zielien. llbrigens lesen wir am Seblusso seiner Diebtung: Kv/iiiciunt
mir((nil(i saue// ilhnilfi obne nostri. Seinen NamcMi sowie die Zeit
der Abfassung versebweigt der Diebter gänzlieli; doeb können wir aus
einigen Versen (vgl. V. 420111.) wenigstens fllr die Zeit einen wiebtigen
Aiduiltspunkt gewinnen.
•l^f)!^) sagt er: . . . <\\w ie nü ll»>iiri,
lil/, (iiiilloiiiio doiit io ni'onri,
(|uant luu Hoiiviüiit liien (io h:i vi(«,
(liroiit a HOulVrir pur tiirhorio,
(pii iilz fii dou roy lo iiioiioiir . . .
1) VfvI. VoiH l'.tCl, t;2n'.
Das .'iltlVanzfisiaclio Kbniirii.sloli(Mi ']'t)',\
(|ui hicn (mi HHioit In toiiour,
il liouvmct bi(Mi l;i in.inioro,
coniiiu'iit. il fiit lioiitö !in'i(M'0
üt vil ((Hill Uli«! f;ran( picco; . . .
Der Kcinif^, (losson iiiiHcr Dichter sich orinnort, isl Heinrich I.,
zweilcr Sohn Wilhelms <h'H Krohcrcrs. Kr fllhrlo. im U!t/t(Mi Jjihr-
zchnt (Ich ILJahrh. mil, seinem UruchM- Koh. II., der hcü 1(»H7 llorzo^^
der Nonnundie wjir, Kric^j; und hatte nsuncnilich in den .Inhren lOill
und 1()*.»'2, als er auf dem Munt St. Michol l)(>lji^''erl, wurde, viele
DcmUtigun^^en zu erleiden '); scddiesHlich jedoch f;in^- er auH den« Krie^^-e
ttJB Sieger hervor und vereinigte die Normandie mit «ler Krone von
England; er stnrl) 1 1 af) (vgl. Anni. zu i:Mt'.>i. In <ler Aht<'i St. Kvroult
war er im Jahre 111.'$ zu UchucIi.
Unser Dichter, der, wie man auH den V. IL'f)! 11'. hes. — „(plant nie
souvicnt bien de sa vi(^" schiicHsen künnle, Heinrichs Jüngerer Zeit
genösse war, gedenkt zweif(ds(>hne der .Inline lOlll und 10'.>2, die er
allerdings kaum erlebt bat, von denen aber dor Volksnnind ihm zu
berichten vvusste.
So wllrdc denn unsere Dichtung, die erst nach IM! d. i. nach der
Beendigung der llistoria e(M'le8iastica abgcifasbt H(Mn kann, in der zweitiin
llälfl(> (l(!s rj. .lalirh. enistanden sein. Nehnuiu wir an, dass der Dichter
sein Werk Behuf, als er in der „«x/ui) /^/oi»" stand, so kommt der ZcMt-
raum von llOf) -1180 in lietraeht.
Die :ing(!rnhrUMi Verse bicHiMi wohl den einzigen sicluiren Anhalts
punkt rilr die pJitstehungHzeit unserer Dichtung; er mag Ubrigxms ;uich
genügen.
Man könnte ferner noch restHtelhüi, dass der Dichter nicht über
1211 hinaus hibte. in diesem Jahre hatt(^ nändich (;in(! feicirliclu! (llxir
i'übruug von Keli<iuien des hl. Kbrullus statt, die auch in der
1) Vgl. darllbcr auch lUin, Hull. do ia hoc liin(. ttt, ardi, ^U^ l'Orii«! VI.l.p.Ü.
lilin i\\t!;i liiii/ii, (InNH <lio KriniKüUii^'' .-ni dio Ii<;i<l(;n IIciiiricIiM „un protoiid iii«''priH
))our li'H lioiiiHMiiH du iiiondü" in dem DicIiUM' oi/.ciigt, li:ilic, whh man jcdocli
in. K. auB don Worten do» Ttixt«« nicht oliii« weiteren (;ntnelinien l<;inn. VV;ih
IJlin dann ferner p. 2 der lOdition hji^I: „»dies (die oben an/^el'iiluten Vorne)
inontront aiiHui quo i'e])0(|we, ä la({uelle il 6crivait, (Jlait HBHez öloif^nöe d<! l:i
niort d(! CO princc;, \)(>u\- (\n'U pfit eii parier «ur lui ton auHHi lftg<!r, n!inH oxciler
loH HMH(;oplil»iliteH de» priiiccH de hh lüniiilo, (pii re^^iiHioiil eneore Hur l;i N<»riii;indiü;
C'OHt donc 'i la fin du l'A" Hieehi tpi'il coiivieiil (b« rapjxntejr Ia, eonipoMiUon
du CO itoönio," kann ich niclit aln riclitif^ aiiorl<(!nneii. Di«; Nacbl<<»rnMi<!n lleiiir. I.
rogierton bis V2(>\) über dio Norniandii; und würden Mieiierli<-Ii un^(;ru(;lilferliglu
AngrifFo und lieicidigiuigen, die; man tilw.a K<'K«n einen ihrer Ahnen rii-hlote,
um l'JOO nii'lit wonif^or H)ren}^«i t^ealindet haben alu olwa inn IKK).
Uiiiiiuiilnrlii) l''orHf.liiiii|{<)ii XXXII. 4o
754 Ferdinand Dai:>ne
Chronik der Abtei erwähnt wird. Man kann mit Blin schllessen,
dass der Dichter diese Feierlichkeit nicht übergangen haben würde,
wenn er sie erlebt hätte; er berichtet ja aie Überführung von ßeliquien
des Heiligen, die im Jahre 1130 stattfand. (Vgl. V. 4093 if.) Wenn Blin
aber daraus, dass ihm unser Dichter den Normannen mehr zugetan
scheint als den Franzosen, schliessen will, dass dieser, wenn er sein
Werk nach der Eroberung Philipp Augusts abgefasst hätte, sich
vorsichtiger und zurückhaltender ausgedrückt haben würde,
so müssen wir einem solchen Schlüsse grosse Bedenken entgegen-
bringen. Zweifelsohne liebte unser Dichter, der Normanne war (vgl. p. 23 ff.),
die Normandie als sein engeres Vaterland mehr als Frankreich. Keines-
wegs aber können wir, wie Blin es möchte, aus VV. 2625 — 2629 und
2804ff. die Gesinnung des Dichters erkennen, der hier wie durchweg
in der Dichtung nur der Dolmetsch von Ordericus Vitalis Ge-
fühlen und Worten ist.
Unsere altfranzösische Ebrulfuslegende wurde also zufolge dem
Gesagten wahrscheinlich in der zweiten Hälfte des 12. Jahrb. verfasst
und seit dieser Zeit insbesondere am Feste des Heiligen vorgetragen;
das sagt — wollen wir nur ein wenig zwischen den. Zeilen lesen —
uns der Dichter ja selbst V. 29 ff.:
„Pour ce fet Ten des saina memoires
es eglises, et les histoires
list Pen . . .", sowie V. 1959.
Auch die zahlreichen Pilger, Ritter und Fahrenden mögen, soweit
es angängig war, von der Dichtung auf die eine oder andere Art und
Weise Kenntnis bekommen haben. Sie, die alljährlich unausgesetzt die
Abtei St. Evroult besuchten und dann auf der Pilgerstrasse nach Süden
zogen, werden auch viel dazu beigetragen haben, dass der Ebrulfuskult
sich so weit nach Süden verbreitet hat (vgl. p. 750).
Unser Dichter wollte mit seiner Dichtung ein erbaliliches, gott-
gefälliges Werk schaffen; diese Absicht ist deutlich aus dem Ganzen
ersichtlich. Wenn schon bei Ordericus hie und da eine fromme
Mahnung eingeflochten ist, so ist dies bei dem Verfasser unserer
Legende noch weit häutiger der Fall. An Ausführlichkeit wollte er
Ordericus keineswegs nachstehen; daher können wir uns die oft breite,
umständliche Art seiner Übersetzung der Hist. eccl. erklären, die uns
häufig wenig angenehm berührt^).
1) Bezüglich der Art der Übersetzung im einzelnen vgl. die beigefügten
Anm. zum Texte!
Daa altfranzösische Ebrulfusleben 755
Einen geeigneten Prolog schien seine Quelle ihm nicht zu bieten;
darum nahm er „ab auetore perantiquo" einen sehr gedanken-
reichen und doch nicht allzu langen Prolog zum Gegenstande s. Ein-
leitung (vgl. V. 1—70)'}. V. 70ff. folgt der Dichter in der Biographie
des Heiligen sowie auch in der Darstellung von dessen Wundern im all-
gemeinen der Geschichte des Order. Vitalis^), fligt jedoch seinem
Berichte über die Jugend des Heiligen, dessen Verehelichung,
Trennung von seiner Gemahlin, Abschied von der Welt viele
Einzelheiten bei, die sich weder bei Ord. noch in den übrigen erhaltenen
Ebrulfushandschriften finden, die er also auf eigene Faust, um sein
Werk recht interessant zu gestalten, beifügte. (Über s. Sprache etc.
vgl. p. 766.)
Von unserem altfranzösischen Ebrulfusleben scheint nur ein ein-
ziges Manuskript zu St. Evroult vorhanden gewesen zu sein. Es
musste wohl zwei Jahrhunderte hindurch seine Dienste tun und war
dann abgenutzt. Darum und vielleicht auch, um das Werk, das nun-
1) Übrigens setzte Mab. diesen Prolog, den er in den MM. von Bec und
Conches gefunden hatte, — vgl. Acta sanctorum ord. sancti Benedicti 1668, I,
p. 354 — seiner Vita sancti Ebrulfi voran.
2) Hier drängte sich mir unwillkürlich die Frage auf, ob noch andere alt-
französische Dichter das Geschichtswerk des Ordericus Vitalis bei Abfassung
ihrer Dichtungen benutzt haben. In der Tat war dieser so „zeitgemässe" Ge-
schichtsschreiber wenig oder gar nicht bekannt unter seinen Zeitgenossen; von
den Historikern des 12., 13., ja 14. Jahrh. wird er kaum erwähnt, — Gerechtig-
keit widerfuhr ihm, wie L. Delisle sagt, erst nach vollen 4 Jahrhunderten.
Benoit in seiner normannischen Chronik bat neben den Hauptquellen Dudo
und Wilh. von Jumieges auch Ordericus benutzt und zwar besonders in
der Darstellung der Geschichte Wilh. des Eroberers. Andresen (Rom.
Forsch. II, p. 515) handelt ausführlich über die von Benoit benutzten Quellen
und führt die zahlreichen diesbezüglichen Stellen an, von denen ich die folgende
zitiere :
Ord. Vit. II, 249. 0 saecularis pompa, quam despiciabilis es! qua minus
vana et labilis es! Recte pluvlabilibus bullis aequanda diceris, quae in momento
valde turgida erigeris subitoque in nihilum redigeris. (Vgl. Benoit IH, 292;
V, 39 699—39 704.)
„Ahi terriene noblece
e tote mundaine richesce,
gloire, seignoremenz d'enpire
tant par fereiz a despire (Andr. will „fereie")
que tot vostre sol haucement
repaire e revert a neient.
V. 39715-16.
nule riens n'est joie mondaine
que le ballon on la fontaine,"
48*
756 Ferdinand Danne
mehr sicherlich schon manche dem Volke ungeläufige, wenn nicht gar
fremde Ausdrücke enthielt, zum besseren Verständnisse zu „verjüngen",
liess man im 14, Jahrh. eine Kopie anfertigen. Der Schreiber, der da-
mit beauftragt war, veränderte nun leider die Orthographie des Werkes,
liess einzelne Wörter aus u. s. w. (vgl. weiter unten p. 764) und be-
einträchtigte so die Dichtung nicht wenig. So manche Verse, die uns
verstümmelt vorliegen, so manche Reime, die gegen die Flexion Ver-
stössen u. a., hat er so gestaltet.
In Anbetracht dieser Tatsachen hat sich nun der Abb6 Blin ver-
anlasst gesehen, den vorliegenden Text in seiner Edition zu etablieren
nach der Sprache des Dichters (12. Jahrh.); er glaubt das dem letzteren
schuldig zu sein — „qui aurait lieu de se plaindre, si nous agissions
autrement"; fürwahr ein schwieriges Unterfangen, weil nur eine
einzige Handschrift vorhanden ist, ein glänzendes allerdings, wenn
gelungen. Als gelungen aber können wir das Unternehmen Blins
durchaus nicht bezeichnen. Die Änderungen, die er vornimmt, ganz
uubegreiflicherweise, ohne sie dem Leser als solche kenntlich zu machen,
der somit jegliche Fühlung mit der Handschrift verlieren muss, mögen
wohl zum ganz geringen Teile das Richtige treffen; zum grössten
Teile sind sie nichts weiter als höchst unsichere Konjekturen,
die sich, wie angedeutet, ohne weiteres nicht einmal nachprüfen lassen.
Vgl. Blinsche Edit. VV. 1. 122, 135, 213, 283, 565, 603, 941 u.a.; H. 191,
518, 519, 599 u.a.; IH. 200, 220, 519, 684, 765; IV. 55, 691, 829 und
viele andere. Eine genaue Untersuchung der Handschrift sowie ein
Vergleich seines Textes mit der lateinischen Quelle würde Blin vor
mancher falschen Schreibung und Auslegung bewahrt haben, manch-
mal auch andere Interpunktionen bedingt haben. Die Absicht, den
Text zu etablieren im Sinne des Dichters, hat Blin auch keineswegs
konsequent durchgeführt; manche Stellen, an denen er den Hebel
der Verbesserung hätte ansetzen müssen, lässt er unberücksichtigt —
Im übrigen ist Ord. II, 178 — III, 250 benutzt worden von Benoit III, 244
V. 38347— III, 293 V. 39735, wenn auch, wie oben bemerkt, neben den Haupt-
quellen.
Ferner hat der Dichter der altfranzösischen „Estoire de saint Aedwart le
Kei" (vgl. R. Fritz, Über Verfasser und Quellen d. altfr. Est. de s. Aedw. le rei,
Diss. Heidelbg. 1910) einiges aus der Eist. eccl. frei übersetzt. Es sind im
wesentlichen die Verse:
4067—4102 vgl. Patrol. lat. 188, 283,
4305—4308 vgl. Patrol. lat. 188, 284.
Auch die Verse (3615—3634) — (3895—3922) — (4066-4102) — (4265-4310)
sowie (4445 — 4510) sind wahrscheinlich unter dem Einflüsse der Hist. eccl.
entstanden.
Das altfranzösische Ebrulfiisleben 757
warum sonst die zahlreichen Schreibungen in seiner Edition, die erst
im 14. Jahrh. gebräuchlich sind? — andere, durchaus richtige ver-
ändert er. Wie er selbst sagt, wollte Blin das Ebrulfusleben für die
Priester der Diözese Seez in erster Linie veröffentlichen; das hätte ihn
veranlassen sollen, sich genau an die Handschrift zu halten, weil die
Sprache des 14. Jahrhundert leichter zu verstehen ist als die des
12. Jahrh. 0.
Mein Bestreben wird es min sein, die Ebrulfuslegende in mög-
lichster Anlehnung an die Handschrift zu veröffentlichen;
grössere Konjekturen, die übrigens nur ganz selten notwendig sind,
unterlasse ich, führe hingegen jede — wenn auch falsche — Schreibung
des Man. au: so kann der Leser, der ein genaues Bild der Handschrift
vor Augen haben soll, nach freiem Ermessen den Text auffassen. Die
Sprache des Autors sowie des Kopisten werde ich einer knappen
Betrachtung unterziehen, auch das Metrum kurz behandeln. Dem Wort-
laute des Textes, der unschwer zu verstehen ist, füge ich nur selten
erläuternde Bemerkungen bei; hingegen werde ich bezüglich der
vorkommenden Personen- und Ortsbezeichuungen anmerken, was mir
geboten schien; in Klammern füge ich jedesmal die betreffende lateinische
Bezeichnung des Ordericus bei, auch Abweichungen von diesem notiere
ich gelegentlich.
Zuvor jedoch gebe ich eine kurze Beschreibung des „Manu-
scrit fr. 19867" der Nationalbibliothek zu Paris, das uns, wie gesagt,
das Ebrulfusleben überliefert. Es ist eine Pergamenthandschrift
im kleinen Quartformat, enthält insgesamt 131 folios, die
ca, 2 Dezimeter hoch und 16 cm breit sind. Auf
fol. 1. steht: Hie continetur catalogus abbatum sancti Ebrulfi et benefici-
orum ad hoc monasterium peitinentium • es folgt dann
fol. 2. die Liste der Äbte von St. Evroult seit Thierri de
Mathonville 1050 — 1366 =von einem Schreiber; — von anderer
Hand dann fortgesetzt bis 1586. —
fol. 3. Bemerkung über Robert von Grentemesnil, Restau-
ra teur der Abtei.
1) Wenn ich so das Verfahren Blins verwerfen muss, auch seine Behand-
lung der Legende kritisieren muss, so verkenne ich doch nicht die Mühe, die er,
der sich namentlich um die Forschung der Heiligenleben der Diözese
S6ez grosse Verdienste erwarb, auf die Ausgabe des altfranzösischen Ebrul-
fuslebens verwandt, auch nicht die zahlreichen durchaus richtigen Bemerkungen
der Einleitung. Den schönen Zweck, das Leben des grossen Kiostergrüuders in
Gestalt der dichterischen altfranz. Behandlung seinen Confratres sowie den
Freunden der Literatur des Mittelalters näher zu bringen, hat er gänzlich er-
reicht.
758 Ferdinand Danne
fol. 4 ff. Verzeichnis der Kirchen und Kapellen, über welche der
jeweilge Abt von St. Evroult das Patrouat hatte*).
fol. 8 ff.— 68. Leben des hl, Ebrulfiis\
fol. 69(^-)ff-— 108. Wunder des hl. Ehrulf iis.
fol. llOff. Regel des hl. Benediktus in französischer Sprache.
fol. 131ff. Katechese, Zwiegespräch zwischen Lehrer und Schüler
(unvollständig).
Auf fol. l'- der Handschrift steht oben 4 mal (nicht wie Blin meint
3 mal) und sogar ein fünftes Mal, wenn auch fast unlesbar, der Name
„Jehan de Pluvies", darunter links: „il a este abbe pesiblement"
von derselben Hand, die auf eine andere zum Teil abgerissene Seite
schrieb; „quand Aub. fiist il abbe."
Auf fol. 1^- steht mit roter Tinte ein Name geschrieben, wohl der
des Illuminators.
Zu verschiedenen, wenigstens Jahrzehnte von einander getrennten
Zeiten sind Eintragungen in das Man. gemacht worden. Die Regel des
hl. Benediktus ist wohl ältesten Datums.
Das Ebrulfu sieben, das für uns in erster Linie in Betracht
kommt, ist mit tiefschwarzer Tinte in Lettern von ca. 5 mm Höhe
künstlerisch gemalt. Die Verse Iff. — 344 sind von einem Hluminator
mit roten, verzierten Initialen versehen worden; die folgenden,
bei denen der Kopist ebenfalls Raum dafür gelassen und kleine, fast
unlesbare Buchstaben aufgezeichnet hatte, entbehren leider der ver-
zierten grossen Anfangsbuchstaben.
Der Versbau.
Das altfranzösische Ebrulfusleben ist abgefasst in dem paarweise
gereimten Achtsilbner, jenem in der aitfraazösischen Poesie bei der
zum Vorlesen bestimmten metrischen Erzählung und lehrhaften Dich-
tung so häufig angewandten Verse. Der Dichter hat insbesondere nach
der metrischen Seite hin die grösste Sorgfalt auf sein Werk verwandt;
das zeigen uns — richtig betrachtet — die durchweg korrekt gebauten
Verse, insbesondere aber der mit vieler Mühe behandelte Reim. Wenn
auch bei der Herstellung der Silbenzahl mitunter grössere Frei-
heit herrscht, so sind doch fast nur Wörter gebunden, die gleiche
Bildungsbedingungen haben; der Reim allerdings wird häufig sozu-
sagen „künstlich" auf Kosten der Satzkonstruktion und des Flusses der
Rede geschaffen. Caesuren scheint unser Dichter nicht beabsichtigt zu
haben, wie es bei der Kürze des Achtsilbners auch verständlich ist;
1) Vgl. Bull, de la soc. bist, et archeol. de l'Orne VI. 1, p. 74, wo Blin
dieses Verzeichnis veröffentlicht.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 759
wenn man in manchen Versen einen Einschnitt entdeckt, so ist er wohl
mehr oder weniger das Ergebnis des Zufalls.
Unzulänglichkeiten sind ihm auch unterlaufen; denn wenn der
Schreiber auch manche Verse entstellt haben mag, so sind doch auch
manche andere, insbesondere wohl solche, die zu lang sind, vom Dichter
inkorrekt behandelt worden. (Vgl. V. 580, 2602 (!), 2823, 3168, 3998.)
Solche Verse begegnen verhältnismässig selten; in weit grösserer An-
zahl aber finden wir zu kurze oder zu lange Verse, die der Schreiber
durch Verlängerung bezw. Kürzung von Silben oder Wörtern so ge-
staltet hat. Manchen korrekt gebauten Vers entstellte er dadurch, dass
er sich durch Silben des vorhergehenden Satzes verleiten Hess, diese
zu wiederholen (vgl. 3472), was besonders dann eintrat, wenn diese
Silbe oder dieses Wort des vorhergehenden Satzes ein ähnliches war
(vgl. 165), oder dass er, dessen Gehörseindrücke — wie ans zahlreichen
Schreibungen hervorgeht — grösser waren als die Gesichtseindrücke,
sich einen Vers vorlas oder vorlesen liess, vgl. V. 443, 4350, und dann
manches Wort so niederschrieb, wie er es auszusprechen pflegte (vgl. die
Verwechselungen von s und c). Die vom Schreiber verursachten Ent-
stellungen betreffen glücklicherweise nur einzelne Wörter, selten ganze
Sätze (vgl. p. 764)»).
1) Der Schreiber hat dreimal infolge Unaufmerksamkeit einen Vers aus-
gelassen (vgl. 2537, 3146, 3518). Blln konstatiert (edition p. 6), dass der Schreiber
ferner V. 2924 eine Anzahl Verse absichtlich überschlagen habe, die die Rede
des Herzogs Hngo von Orleans enthielten, die dieser voll Zorn an seine Krieger
hielt, als der König von Frankreich seinem selbstherrischen Vorgehen Einhalt
gebot, eine Kede, in der er sogar Lästerungen gegen seinen König auszustossen
wagte. (Vgl. Ord. Vit. VI. 10.) Die Tatsache, dass einige Verse an dieser Stelle
fehlen, ist unbestreitbar. Doch hat m. E. einzig und allein die Unaufmerk-
samkeit des Kopisten deren Verlust verschuldet, nicht aber die Furcht, unehr-
erbietige Worte gegen den König von Frankreich vor dem Volke zu rezitieren.
Unrichtig ist die Behauptung Blins (6d. p. 6), dass man aus V. 2925tf. nicht
erkennen könne, dass der Herzog von Orleans den Befehl zur Plünderung ge-
geben hatte. Schon die nächsten Verse lassen uns darüber nicht im Zweifel.
Es heisst 2925 fi".:
„Donc sont fourriers partout alez
et ont ceulz du pais malez,
qui cuidoient estre a seur
souz le duc, or ont grant peur ;
quer lez larrons partout courrirent
et lez commanz leur mestre firent,"
vgl. Ord. Vit. VI. 10. Eis ita dictis (d. i. die Rede des Herzogs) dissoluti prae-
dones per provinciam dift'usi sunt, improvisos pagenses; qui iam sub tutela
Hugonis tuti esse putabaut, circumdederuDt[,] et absque raisericordia ducis
iussa peregerunt. Es folgt dann die Schilderung der Plünderung — nach Ord. Vit.
760 Ferdinand Danne
Eine kurze metrische Untersuebung der Verse wird uns über unseres
Dichters Versbau eine Übersicht verschaffen.
I. Elision und Miat.
Die Hiatverhältnisse sind sowohl im Wortinnern als auch zwischen
Wörtern keine festgeregelten; zudem ist der Brauch des Dichters vom
Schreiber vielfach entstellt worden. Im grossen und ganzen findet
sich Hiat bezw. Elision
1. bei einsilbigen Wörtern und zwar:
a) bei de, le, me, te, se, (lat. se), la, bei ma, ta, sa stets Elision;
jedoch ist sie fakultativ bei me, te, se, le, la, wenn diese einem Verbum
folgen;
b) bei que (Conj.) (im allgemeinen mehr Elision als Hiat). Hiate:
618, 788, 1476, 1636, 1862, 1902, 1955, 1956, 2779, 3051, 3516 u. a.;
ferner bei que (quam) 1125 que el;
c) bei que (pron. rel.) Hiate: 299, 333, 711, 1469, 1479, 1531,
3542 u. a;
d) bei qui (pron. rel.) (im allgemeinen nicht elidiert) Hiate: 997,
1330, 3408, 1162 u. a. Elision: 778 u. a.
An manchen Stellen hätte der Hiat sehr leicht vermieden werden
können; einigemale elidiert der Schreiber da, wo der Vers Hiat ver-
langt; 1450, 2845;
fj bei se (lat. si) Hiate: 639(!), 786, 1096 (!) Elision ist häufiger
als Hiat ;
g) bei si (lat, sie); mehr Hiat als Elision findet statt: Hiate 1454
einsi, 936 si ont;
h) bei je, ce ist durchweg elidiert, desgl. le (Art. u. Pron.) ;
i) bei li (als Pron.) — als Artikel kommt es kaum vor, obgleich
der Dichter es wohl immer schrieb; der Kopist verwechselt es fort-
während mit lui — begegnet stets Hiat; Elision findet sich nur
vor en;
k) bei ne (lat. nee) zeigt sich häufiger Hiat als Elision (vgl. Hiat:
213), während ne (lat. non) durchweg elidiert wird.
2. Bei mehrsilbigen Wörtern:
a) bei Wörtern mit einfacher Konsonanz vor e ist wohl Elision
vorwiegend. Doch sind noch relativ zahlreiche Hiate vorhanden, eine
Blin rügt ferner eine „trausposition maladroite" von selten des Kopisten,
der irrtümlicherweise V. 802 dem V. 805 folgen Hess, diesen Irrtum jedoch am
Rande durch die Zeichen a, b berichtigte, was Blin wohl übersehen hat.
V. 97, den Blin als zu kurz bezeichnet — der Cop. habe hier jeunerent für
ieunowerent des Dichters geschrieben — wird wohl vom Schreiber richtig über-
liefert sein; jeunerent ist 3 silbig in V. 97 wie sehr häufig im Altfranzösischen.
Die V.2027 und 2028 stehen, wie Blin richtig anmerkt, fälschlich vor 2025-
Das altfranzösische Ebrulfaslebeu 761
für unser Denkmal charakteristische Erscheinung. 1559 ore en, 1596
roiue en, 2083 moine et, 2121 frere est, 2125 paine et, 346 fame ou,
451 cele eschieie, 2187 Farne assez, 2336 malade ou, 3181 fere au,(!)
2546 bele et, 3691 l'eglise est, 3976 ele est od. juste et, 4231 grace a;
einige von diesen Hiaten wären durch eine leichte Konjektur zu be-
seitigen. — Auffallend war mir, dass in der Mehrzahl bei derartigen
Hiaten Liquide im Spiele sind.
b) Bei mehrfacher Konsonanz vor e herrscht Elision vor. Hiate:
315 comme escript, 475 estrange et oder une estr., 479 mettre et,
1017 estre en, 1167 siecle a, 1421 ceste euvre, 1488 monde aille, 1519
puisse et, 2601 regne et, 2645 conte einsois, 2913 terre au, 3401 France
ala, 3399 autre usage od. vie en, 3671 pierre a, 3754 d'ordre et, 3855
angoisse a, 3682 escripre a, 4125 Hildeburge a od. prise a, 4221
miracle out; wie ersichtlich geht dem e sehr häufig muta cum liquida
voran, was auch sonst im Altfranzösichen, wenn uns derartige Hiate
begegnen, meistens der Fall ist.
c) Das auslautende dem Touvokale unmittelbar folgende e hat
meistens vollen Silbenwert; folgt darauf ein mit Vokal beginnendes
Wort, so tritt Elision ein. 237 joie^n. Hiate: 21 obvie a, 1398 voie
aprestee, 2673 Normendie et, 2726 Hue oi. Inklination findet
sich in unserer Dichtung sehr häufig. Aphairese begegnet insbesondere
bei ce häufig.
Silbenzahl einiger Wörter.
Neben ele, eile erscheint auch el 655, 666, 1627, 3942; neben eles
finden wir eulz 1630, 1872, 2730, 3338 u. a. und eis bezw. elz 1387, 1452
(masc).
come, comme, com, cou (1024 con il) begegnen nebeneinander,
ohne dass man eine Anwendung im Sinne Försters (Z. f. rom. Phil.
XXVni, 507) erkennen könnte. Der Kopist hat an derartigen Wörtern
wohl manches verändert.
Analoges e findet sich nicht allzu häufig bei grande, tele, quele;
sonst grant, tel, quel-; 1822 nul ame.
oncques, doncques, ouc sind ohne Unterschied gebraucht.
Die Verbaleiidung ions (Imp. Ind.) ist meistens zweisilbig 3279,
1231, 3303, 3298, iez Ind. Imp. meistens wohl einsilbig 640, 642.
Sonstige Endungen ion sind, wie es der Vers erfordert, ein- oder
zweisilbig angewandt : Vgl. 547 devocion : vivon, 2297/98 region : devocYon,
893/94 devocion : mansion, 2261/62 devocion : entencion, 1 101 /02 habitation :
mansion, 2525/26 permission:circoncision, 2605 /06succes8ion:incarnacion,
3324 dedicacion im Versiunern, desgl. 1750 devocion. Wie die Beispiele
zeigen, begegnet i/on weit häufiger als ion.
Für veez findet sich ganz selten vez; 2285.
762 Ferdinand Danne
ueis ist häufiger zweisilbig (533) als einsilbig gebraucht; desgl. meisme
zwei- bezw. dreisilbig. V, 599 zweisilbig, 2791 dreisilbig.
realme erweckt merkwürdigerweise oft den Anschein zweisilbig zu
sein : 2457, 2602, 2877, 3218, 3221. Dreisilbig 3219, 4004, bew. Hiat
roine 1581, roine 1596, 1619, reine 1633, 1673, 1710.
Mit der Silbenzählung der Eigennamen verfährt unser Dichter —
manches mag der Kopist freilich entstellt haben — sehr willkürlich.
Rju)l einsilbig 2815, 3290, (Rollo), zweisilbig 3033, 3160-75—84, ein-
silbig 3133, (Radulfus).
Die Reime.
1. Homonyme Reime: 212 prive; 647, 149, 3757 monde; 517,
eir
2443 issi; 525 acort; 799, 1013 desert; 2585 avoir; 1755 emble; 1775
este; 2103 tempeste; 2231, 2981 estre; 2285 loer; 2219 reprins; 2668,
3555, 4005 conte; 2854 conseillier; 3297 mains; 3895 couvent; 3931
estoit (!); 1055 face; 2579 St. Pierre: pierre; 2305 enfers; 1601 place.
2. Identische Reime (Reime mit sich selbst): 200 mainteuir;
3393 a; 4045 lui; 4325 durement; 3149 partie; 3523 fame; 2792 va;
3897 refusez.
3. Reiche sowie leoninische Reime sind in sehr grosser Anzahl
vorhanden, während genügende Reime verhältnismässig selten be-
gegnen.
4. Zahlreich sind die Fälle, in denen Simplex mit Compositum
(991 retourne : tourne) oder Compositum mit Compositum (2473
mespreneit : enpreneit) reimt, weniger zahlreich hingegen die Fälle, in
denen an Stelle des einen Reimwortes ein zusammengesetzter Wort-
komplex tritt: 3164 donna : don a; 272 amis:a mis; 1235 rachata:
rachat a; 1731 en la valee : avale (sog. rimes equivoques).
5. Es begegnen auch Beispiele des Verfahrens, von dem Tobler
Versbau 152 handelt. Einem weiblichen Reime (diligence) ist ein
einsilbiges Wort mit einer vorhergehenden Silbe (en c6) so gegenüber
gestellt, dass der mit diesem einsilbigen Worte schliessende Vers um
eine Silbe kürzer i8t[,] als der damit reimende, so dass also im Grunde
ein weibl. Reim einem männlichen gegenübersteht: vgl. 2123 Les freres
0 grant diligence sont apreste tost et en ce, 8. S. Ferner: V. 17 pro-
vidence : en ce; 113 grace : a ce; 1283 negligence : en ce; 785/6 consci-
ence: en ce.
6. Sogar Fälle, in denen der oder den eigentlichen Reimsilben
noch andere voraufgeheu, die untereinander assonieren, sind mir hin
und wieder begegnet, (nach Tobler 135 „Doppelreim", nach Freymond
Z. f. rom. Phil. VI. 35 „paronymer Reim", nach Stengel, Gröbers
Grundr. II. 1, 66 „Assonanzreim") 423/4 nous pouirona cc avcnii- quepuisson
Das altfranzösische Ebrulfusleben 763
a dieu parvenir; 1429/30 qui a li s'en vousist vcnir, s'il en bien se voiisist tenir;
3910 mcz entr'elz si bei se portereiit, et o eulz si bei se boutercnt. Aber waren
solche Reimspielereien vom Dichter beabsichtigt?
7. Ich führe noch einzelne Reimverbindungen an, die wohl zum
grössten Teile als korrekt bezeichnet werden können, die uns aber,
— mehr oder weniger infolge der Schreibung des Kopisten — auffallen,
und von denen manche wichtig und beachtenswert sind.
ä:e, die schon gleichlauteten; negligence : muence 1561; non-
chalence : oubliance 1953; relaschance : penitance 1093.
ai + mouillierter Nasal: ei+n. remaignent : feignent 3345;
deingne : refraingne 3863; ouvragne : fengne 2019.
e:ai (wie oft im Altfr.) jedoch nicht immer auf gleicher Grundlage:
(1009, 3367. 3251).
e reimt auch mit e aus lat. a. afere : pere 265, 3227, 3211;
fere:rere 2209; peres : giieres 439, 3395; freres : gueres , 3729;
fere : frere 2319 u. a.
ieerie acompagnie (Part, fem.): a vostre compagnie 513; cerchie:
mie 3439 u. a.
Das Bartschsche Gesetz ist in unserer Dichtung durchaus nicht
gleichmässig durchgeführt. Es herrschen allerdings die Formen auf ie
noch vor. Gereimt ist
ie (lat. a): e (lat. a) oft, donne: resongne 101; ierrer. maniere :
mere 503; lessierent : cesserent 3315; bouterent : amolierent 3911; vgl.
auch 3506, 4049, 2650. — Neben pitie findet sich vereinzelt auch
pite 2276.
Für ier findet sich äusserst selten ir; 3546 sentir; — 2477 hingegen
mouster für moustier.
Eine besondere Beachtung verdient der dialektische Reim
lumiere : piere (peior) 2878. —
ei : ei (lat. e, T in offener Silbe); der Kopist schrieb häufig ei : oi
3261, 3264, 3821,' 4143 fpassim^, desgl. oi : ei 3171 u. a., vgl. 3263.
ei reimt jedoch nicht immer mit sich selbst: 9/10 voie: joie, desgl. 1303;
1655 u. a. Eigentümlich ist haie : voie 1325; retraie : voie 2898; praie:
donroie 3134. — ai ist verhältnismässig selten für oi geschrieben. —
Vgl. auch Reime wie grevoient : povaient u. a., desgl. oe : oe (vlt. fr. 9,
bezw. o [u] vor Labialen) auch ue : ue (351, 2363 u.a.); sehr auffällig
ist der Reim böen:Röen 3191; — zu bemerken ist auch jenne :
ahenne 2708.
afr. our : our begegnet sehr häufig, dafür auch sehr oft die franzische
Schreibung eur.
afr. euse:ouse merveilleuse : joiouse 2487 u. a.
764 Ferdinand Danne
Als beachtenswerte Reime merke ich noch an: fiout : out 1763;
gardoit:gardeeit 2989; grace : aiace 1273; viiide : multitude 2706; en-
voie : ioie 3959 ; Andren : envieu 4065; prientraient 4055; commen^on:
ten^on 65 (westfrauz.); ceuz : esmeuz 3187; prisme (proxim.) : abisme
455; senripeur 2927; schliesslich den Reim traitre : chapitre 2852*).
Der Schreiber.
Schon mehrfach wurde im Laufe unserer Abhandlung darauf hin-
gewiesen, wie der Schreiber, der im 14. Jahrh. von unserer Dichtung
das Manuskript 19867 anfertigte, durch die zahlreichen Veränderungen,
die er insbesondere durch die Anwendung der Orthographie seiner Zeit
an dem Werke vornahm, es nicht wenig entstellte. Seine Absicht, die
Ebrulfuslegende zwecks leichteren Verständnisses zu verjüngen, hat er
durchaus nicht konsequent durchgeführt. Das zeigen uns die äusserst
zahlreich vorhandenen älteren Formen des 12. Jahrh., solche, die im
14. Jahrh. in anderer Gestalt uns begegnen müssten, als es der Fall ist.
Infolge seines Verfahrens, die Worte vielfach „phonetisch" niederzu-
schreiben (vgl. p. 759) ist seine Orthographie sehr inkonstant. Sehr
häufig schreibt er etymologisch. Das Zweikasussystem, das schon ein
Jahrhundert vor seiner Zeit in Auflösung begriffen war, ist bei ihm mit
wenigen Ausnahmen (vgl. 91, 261, 195) aufgelöst. S im Singular fehlt
bei ihm durchweg, während es sich im Plural als s und z meistens
findet. Das feminine e behandelt er nicht konsequent. 1 und u, ie und e,
0, ou (besonders zahlreich) und a, oft auch eu, oe, ue und eu, eau und
iau, m und n (am Ende des Wortes), ene und egne, aine und eine, ei,
ai, oi, und e — und dafür namentlich bei Verbalendungen die nor-
mannische Schreibung e — setzt er fast ohne Unterschied. Ferner be-
gegnet uns r nach der Gruppe st — für die Aussprache s bezw. st
unwirksam — häufig, auch wohl p vor r (escripre); ent ist von ant
geschieden, bei ie, e ee liegt der Ton auf e; (vgl. dazu p. 763).
celui kommt als Adjektiv vor 1234, 1317; für veeir begegnet veier
3397, 4250; veoir und voier 3182, 3374, 3770/71; voeir 2234; ich finde
ferner veil 643, 644, 799, 2118; vel 488, 4118; vuil 508; proier 1747;
orgueil 156; orgueill 157, 2430; tielz 194, 1517, 2282; telz 1523;
tieulx 69; quieulx 3037; suimes 3284; suimez 3308; sommez 1229;
summez 3036. Subjonktiv auf ge 3558, 3563, 3564, 2796, 2797; c in
der 1. Pers. Sing. Praes. Indik.; vinc 483; ot, oient (Imp. Ind.) (passim).
Diejenigen speziell franzischen Charakteristika kommen für uns
besonders in Betracht, die zur Zeit, wo unser Manuskript angefertigt
1) Nicht uninteressant ist es, dass in der Mus. norm, de Louis Petit de
Kouen en patois normand 3658, publiee par Alph. Chassant, Ronen 1853, p. 28
und 95 tritre steht neben sonstigem traistre.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 765
wurde, noch zu wenig iu die Schriftsprache des Normannischen einge-
drungen waren, als dass ein Schreiber, der mit der Ile de France nicht
in Berührung gekommen war, sie so durchgehend hätte anwenden
können, wie es in unserem Ebrulfusleben der Fall ist. Vor allem fallen
uns die zahlreichen Formen auf oi für normannisches ei aus klass. lat.
e und 1 auf, sodann die Endung oie des Imperf. Indik. aller Konju-
gationen 417/18, 421/22, 1227, 1356, 1357, 1849/50 u. a. — was Metzke
(Herrigs Arch. 65, p. 96) als eine Eigentümlichkeit des Franzischen
gegenüber dem Normannischen insbesondere bezeichnet. Ferner begegnet
uns die Schreibung ai für norm, e, (vgl. fere necessaire etc., laissier),
die in Dokumenten der Ile de France schon zu Beginn des 13. Jahrh.
vorkam und sich dann allmählich nach Westen verbreitete, aber im
14. Jahrh. noch nicht allzu häufig in normannischen Urkunden sich fand,
auf Schritt und Tritt. Jedoch kann weder diese letztere Schreibung
des Kopisten, noch können die folgenden, wenn sie auch grösstenteils
franzischer Herkunft sind, für die Entscheidung unserer Frage nach
der Heimat des Schreibers ausschlaggebend sein, weil sie schon im
13. Jahrh. begegnen.
ö (lat. 5, u und o vor Nasalen = normannisch o, ou, u (ou am
häufigsten im Ebrulfusleben) ist vielfach durch eu (franzische Schreibung)
ersetzt, besonders im Versinnern, während am Versende ou steht, wohl
um den alten Reim zu erhalten.
eau aus el + Kons, und il + Kons, treten zahlreich auf, auch iuu
(franzische Schreibung) imperiaux 2823.
s und z am Wortende werden beliebig gesetzt und gereimt — wie
im Franzischen — .
ene für egne (creniez 1007) ist franzisch.
celui als Adjektiv findet sich auch vielfach bei franzischen Dichtern.
Formen vueil, orgueil, veoir (vgl. p. 21) sind mehr franzisch.
Man könnte auf Grund solcher und ähnlicher Schreibungen des
Kopisten, die weniger normannischer als franzischer Art entsprechen,
geneigt sein zu behaupten, dieser sei mit der Ile de France in engere
Berührung gekommen, wenn er nicht sogar ein Franzier sei. Doch darf
mau diese Behauptung nur mit grösster Vorsicht aussprechen ange-
sichts der Tatsache, dass im 14. Jahrh. franzische Art mehr und mehr
durchdrang in der altfranzösischen Literatur und die dialektischen Eigen-
heiten der einzelnen Stämme, namentlich in der Schriftsprache zuerst,
beseitigte; und das kommt für die Normandie in erster Linie in Betracht.
Bezüglich unseres Ebrulfuslebens würden die durchaus normannischen
Formen, die so überaus zahlreich im Versinnern wie auch am Versende
begegnen und das normannische Gegräge des Ganzen uns bewahrt haben,
gar sehr gegen einen frauzischen Schreiber sprechen.
'^ß(3 Ferdinand Danne
Der Dichter.
Wie wir oben gezeigt habeo, schrieb unser Dichter das Ebrulfus-
leben in der zweiten Hälfte des 12. Jahrh. Er war Normanne; darüber
lassen uns die zahlreichen speziell normannischen Formen nicht im Zweifel.
Eine nähere Abgrenzung innerhalb des normannischen Sprachgebietes
lässt sich vielleicht auf Grund gewisser Erscheinungen vornehmen mit
Hilfe der Karten von Suchier in Gröbers Grundriss I ; auch durch Rück-
schlüsse aus den modernen Patois auf den ehemaligen Dialekt lässt
sich hin und wieder ein Einblick gewinnen (vgl. Atlas linguistique).
Ich führe kurz einige wichtige Erscheinungen an, die in der öst-
lichen Normandie begegnen.
Lat. freies o (ausgenommen vor Nasal) > oe bezw. ue. puet,
oevre.
Für aveuC; illeuc sind die vereinfachten Formen ovec, illec und
recht häufig (wohl vom Kopisten) die paragogischen avecques illecques
anzutreffen; heute in der östl. Norm. ö.
Lat. fr. ö vor Labial > oe, ue,eu; meubles; für juene begegnet
einmal die vereinfachte Form jenne2708; heute findet sich in den Patois
des Ostens der Normandie durchweg ö.
Lat. fr. Ö vor Nasal ist zum Teil als o erhalten, zum Teil
ue bew. oe geworden, boens, soens (oft); heute ö, abgesehen von
einigen Wörtern (z. B. bon), die von der Schriftsprache beinfliisst wurden.
Lat. freies ö und ü (ausgenommen vor Nasal) > ou, o, ganz
vereinzelt zu u. seignour, merveillouse plusors, — der Kopist schrieb
nach franzischer Art oft eu.
In den heutigen Patois der östl. Normandie ist vielfach noch die
Entwicklung ou neben eu.
Besonders bemerkenswert ist die Entwicklung des o vor r. Die Tat-
sache, dass 0 vor r bleibt oder zu ou wird, weist uns nach St. Evroult ;
im Pays d'Ouche, Evreux, Dreux wird es nämlich zu eu wie im
Franzischen.
Heute ist altfr. o (lat. ö (u) in freier Silbe zu ö, selten zu ou ge-
worden.
Lat. ö, 0 und ü vor Nasal > o, u (seltener), ou (ganz verein-
zelt), contre, homme, sunt, Roume. Für on (homo) findet sich en, für
volonte, volonte. Für Domfront ist Damfront geschrieben.
o + i>ui in St. Evroult. puis, huit und weiter zu i wie auch
heute. Zu bemerken ist prisme (proximus).
ö (ü) + i (u) + i > oi. croiz (passim) wie heute.
e (i) meistens > ei, e, daneben ai, oi. devaient, devoient, deveit,
(St. Evroult) ; die phonetische Schreibung et für eit findet sich sehr oft,
Das altfranzösische Ebrulfusleben 767
— heute im Auslaut geschlossenes e; ete (ötait), im Inlaut halb-
offenes e; fere (faire).
e + i> ie, selten vereinfacht zu i; — aber piere (peior) steht im
Reim mit lumiere 2878.
Heute durchweg i in der östlichen Normandie. decem (dix).
e in freier Silbe > ie, (piez, pielz) daneben einfaches e. pez,
Andreu 4065 — ; heute ist in der östl. Normandie le aus lat. e in freier
Silbe geblieben.
Lat. fr. a > e vor 1 ist teils erhalten, teils zu e gewandelt, leau-
ment, perpetuel, einige Male auch ie (tielz); heute ähnlich.
Lat fr. a unter den Bedingungen des Bartsch-Gesetzes siehe
p. 7G3. — Die heutige östl. Norm, folgt im allgem. der Schriftsprache.
Lat. ged. a bleibt, aber „lermes".
Lat. a + i>ai, ei, e, wie heute ai vorwiegend geschrieben, ge-
sprochen e. (Weiteres s. unter Metrik !) Demnach käme die östliche Nor-
mandie, wahrscheinlich (vgl. o vor r bleibt oder wird ou) die Gegend
von St. Evroult und Bernay als die Heimat unseres Dichters in Betracht.
Was den Stil des Dichters angeht, so ist er ziemlich ausgeprägt;
die Sprache ist sehr schlicht und nicht besonders gewählt, oft auch
nicht gerade klar. Neben Schilderungen von umständlicher Breite, ins-
besondere den oft unangenehm ausgedehnten Erzählungen der Wunder
des Heiligen erfreuen uns auch Darstellungen voll poetischer Schönheit
und kindlicher Einfachheit (vgl. 2403 ff., 973 ff., 2973ff., 376 ff. u. a.).
Bei der letzteren (d. i. 376 ff.), sowie bei der Darstellung der Jugend
des Heiligen und dessen Herkunft finden wir den Dichter selbständig
schaffend, während er sonst im allgemeinen das Werk des Ordericus
Vitalis übersetzt (vgl. p. 755 ff). Zu dessen Berichten macht er selten
grössere Zusätze, umschreibt sie aber häufig mehr oder weniger breit
(vgl. die Anmerkungen dazu) ; er bedient sich, um interessanter und
lebendiger schildern zu können, auch rhetorischer Kunstmittel, wie Fragen,
Ausrufe, direkter Reden u. s. w. Ein wahrhaftes dichterisches Talent
können wir ihm nicht absprechen, müssen gestehen, dass er für seine
Zeit ein ganz beachtenswertes Werk geschaffen hat.
Um zu zeigen, wie unser Dichter seine lateinische Quelle behandelte,
führe ich einige Stellen aus der Historia ecclesiastica nebst den be-
treffenden Versen unserer Dichtung hier an. (Im übr. die Anm.)
Ord. Vit. VI, 9.
. . . pauper veniens ad januam, eleemosynam postulare coepit. Qui
cum deuegantem se habere quod largiri posset, ministrum inclamaret,
venerabilis pater ait: „Frater, quare negligis clamorem pauperis? Da
quaeso eleemosynam inopi! At ille: „Non habeo, inquit, pater, nisi
dimidium panis, quem reservo parvulis nostris. Nam cetera secundum
iussum tuum erogavi. Cui ille: „Non debes haesitare, fili! xrA.
768 Ferdinand Danne
Vers 1219ff.
II vint un povre en icel Heu,
qui du pain demanda, pour dieu;
haut cria, Saint Evroul l'oy,
qui en dieu mult s'en esjoy;
donquez a dit au celerier:
«N'os-tu pas ce povre crier?»
«Oil, Sire, par Saint Germain;
mes ceens n'a que demie pain
que je a nos jeonez gens gardoie,
je ne sei quant mez pain aroie.
Nous sommez ci en cest boscage
loinB de touz biens; de male rage
pourrion raourir et de fain,
se nous n'avion aucun pain.»
1233 Saint Evroul respondu li a:
< . . . vgl. 1242
va tantost et fe si, t'avance!
Ord. Vit. VI. 10.
Anno ab Incarnatione Domini DCCDC^XL^'in; postquam Arnulfus,
Flandrensis satrapa, Guillelmum ducem Normannorum, cognomento
Longam-Spatam, per proditionem occidit(,) et Ricardus Sprotaides, filius
eius decennis, ducatum Normanniae suscepit hominiumque et fidelitateni
cunetorum optimatum ante humationem patris Rotomagi aeeepit, Ludo-
vicus, rex Franeorum, cognomento Ultramarinus, in Normanniam cum
exercitu venit puerumque ducem secum fraudulenter Lauduuum duxit,
sub iure iurando Normannis promittens, quod eum velnti filium suum
educaret ac ad regendam rem publicam in aula regali erudiret.
Vers 2605 ff.
Donc avint par succession
de temps l'an d'Incarnaciou
de dieu IX^XL treis,
apres ce qu' Ernoul-le-Flandreis
ocist par traison prouvöe
le duc Guillaume-Longue-Esp^e,
que son filz Ricart, qui fu sages,
a Roen prenoit eez hommages
que le roy Loys, dons de France,
vint a Roen, et pour l'esfance,
dist, que l'esfant en menereit
et a sa court l'enseignereit
et aprendre senz et douctrine
du siecle et de la lei diviue,
tant que bien gouverner seust
et que porter armes peust.
Das altfranzösiselie Ebrulftislebeü 769
La vie de saint Evroul.
Le haut conseil et l'ordenance
de hl divine pourveance
com veult a ceulz fere secours
qui a lui courent tout le cours,
5 et qui bleu sont eutalente
de parfere sa volenti;
auxi veult il monstrer a ceulz
qu'a bien fere sont pereceulz,
monstrer parfetement la voie
10 de parvenir a la g-rant joie
par exaraple des sains haus hommes,
qui de penitence grans sonimez
portoient pour leur sauvement,
que auxi facent bonnement
15 et ne recraient de bien fere
si qu'a dieu puissent touz jors plere;
einsi divine providence
humaine frairete en ce
par sa tresgrant misericorde
20 et pecheours a sei acorde,
et obvie a leur pechiez
dont piusours sont trop entechiez,
pour ceu que de male peresce
par bonue example les adresce
25 a fuire a rincliuacion
de l'enferme condiction,
et que seurs, tout sans paour,
soieut 80UZ tel empereour.
Pour ce fet Ten des sains memoires
30 es eglises, et les histoires
list Ten, que de la douce gloire
ait Ten dedens le coer memoire,
Vers 1 — 70 iat gedichtet nach dem Pioh)ge, den wir iu Acta sanctoium
ordinis sancti Benedicti (von Mabillou 16G8, I. 354) finden. Es heisst da:
„Sublime diviuitatis consilium sicut velle semper habere fideliter certantibus
succunere, ita nimquam destitit male torpentibus, ut securius dimicarent,
fiuctnosi laboris exoiuphi proponere u. s. w." Ein Ver^ileich mit unseren Vei-sen
zeigt uns, dass der Dichter bei seiner Übersetzung — nicht gerade glücklich —
die lateinische Konstruktion beibehalten hat.
Romanische Forschungen XXXII. 49
770
Feidinaufl Daune
et leur fes, que iie tardon mie
a venir en leur compagnie.
35 Que vaut loer lez tressaius bommez
qui pas ne furent ce que sommez, H. „fireut"
einz out ja gloire deservie,
se ne voulon sieuvre leur vie?
A ensieuvi'e leur examplaire
40 fut sains Evroul grant luminaire
au monde der et reluisant,
de fez, de diz a nul nuisant,
dedenz divinenient ardant,
dehors de pechie soy gardan-t,
45 qu'en l'abit de religion
demonstra par devotion,
par euvres monstra et par signes,
que de dieu avoir ert bien dignes;
doDC fu droit qu'aparust au moude
50 que eil; qui estoit uet et monde,
et resplendist tout saus fumee,
D'avoit nul mal en sa pensee.
Tout tendoit au regne celestre
vivant en cbar; tant qu'on puet estre,
55 ert tout en contemplacion
de la celestel region.
II monstret conveuablement
au monde tout espertement,
que valoit sa religion
60 envers dieu o devocion.
Mes avant ce que parvenir
de son adret cbemin tenir,
de dire convenablement
eomment il vesqui saintement,
65 de sa vie si commengon
Sans noise, sanz plet, sanz tenQon,
et Uli prion, que nos pechiez
vers dieu .soient tous eflPaciez,
et que il nous face touz eieulx
70 qu'ovec lui puisson estre es eieulx.
Saint Evroul, le pere honorable,
fut uns hons douz et amiable,
71flf, Hier beginnt die Anlehnung des Dichters an Ordericus Vit. VI. 9.
Während dieser nur mit wenigen Worten über die Herkunft des hl. Ebrulfus
Das altfianzösische Ebrulfusleben 77t
qui fu de Bayenx lu cite
de gens de noble antiquite,
75 des plus nobles d'ieel pais;
et si n'estoient pas hais
de leur veisins, mes mout ames,
de bonne vie reclamös.
Mes einssüls que l'esfant eussent,
80 a ce qu'enpetrer le peussent,
vers dieu moult souvent deprierent
devotement, et si dounerent
du leur aus povres largement,
et prierent devotement
85 dieu que itel fruit leur donnast, H. „tel"
qu'en son servise abandonnast
euer et courage tout ensenable,
— et si fist il, si com moy semble —
et successour fust de leur biens
90 espirituelx et terrieus.
Le pere fut uns bons moult sage,
s'aveit fame de baut parage.
Par bien lonc temps ensemble fureut
en mariage comme il durent.
95 Tant prierent devotement
dieu par lonc temps moult doucement,
et mout souvent en jeunerent,
sowie dessen Jugend, Erziehung, Fähigkeiten berichtet, entwirft jener eine
breite Schilderung. Dass die Eitern lange kinderlos waren und dann infolge
ihres Betens, Fastens und Almosengebens ein Knäblein bekamen (vgl. V. 93flf.),
erinnert übrigens an die Eltern Johannes des Täufers und vieler anderer
Heiligen. — Ferner das Fest der Tauie (115), die Erwähnung der Worte des
hl. Gregor (21ü), die Werbung des Vaters um eine Gemaiilin für den jungen
Ebrnlfus (260), die Hochzeit (282), das lange Gespräch der beiden Gatten vor
ihrer Trennung (397 ff. bis 656) und zuvorder innere Kampf des Heiligen (376 ff.);
das alles fügt der Dichter dem Berichte des Ord., dessen Ordnung er jedoch
dabei berücksichtigt, bei.
73. Bayeux (Baiocasina nrbs) — hier wie stets bei Orts- und Personen-
namen füge ich in runder Klammer die betr. lat. Bezeichnung d. Hist. ecclesiast.
bei — la cit6, bis zum 4. Jahrh. Augustodorus genannt, ist eine der ältesten
Städte Frankreichs. Sie liegt ca. 28 km nordwestlich von Caen und ist Haupt-
stadt eines Arr. von Calvados; sie hat über 8000 Einwohner.
91. uns hons (vgl. 40, 184, 194 und zahlreiche andere Fälle gleicher Art)
ist ein Rest der Orthographie des Dichters, die der Schreiber ja nicht voll-
kommen zerstört hat; vgl. Einleitung p. 764.
49*
772 Ferdinand Danne
et souvent aumosnes donnerent,
qiie dieu oist leur oreisons
100 et de leur plours les achesons.
Un bei enfant leur a donn6,
que la dame n'a resongnö.
Tout le temps que dut le porta,
et le prodom la conforta;
105 dieu louerent et mercierent
et de la grace moult liez erent.
Quant temps fu, la dame enfanta;
moult fu liee quant l'esfant a.
Liez en furent touz leur amis
110 du filz, que dieu leur a tramis.
Pere, mere moult chier l'avoient,
quer bien de veritö gavoient
que dieu leur avet de sa grace
donü6; et quant il vint a ce
115 que es sainz fons fu baptiziez,
touz lez parens en furent liez.
Evroul par non Tont apele,
et cel non ne fu pas celö.
Et l'esfant crut et amenda,
120 le pere a dieu le commanda.
Quant ala et parla assez
et out ja pres *Vn- ans passez,
et entendit toute parole,
envoiö Ten ont a l'escole;
125 et dieu tant de sens lui donna
que sen8, avis et reson a.
Touzjours aprent, point ne se lasse,
ses compaignons tantost trespasse
et en assez petit d'espasse
130 de temps ovecques la dieu grace,
qui pourveeit a son eglise H. „pourveit"
itel, qui aprint son servise H. „tel"
a celz qui en temps a venir
peussent a lui parvenir.
135 De vout fu bei et agreable
et en parole si resnable
qu'en lui n'avet nule rien fole,
102. resongner bedeutet hier wohl renoncer ä qu. eh., vgl. 3830 repousser
zurückweisen.
131. son eglise für altes s'eglise; vgl. dazu 147 s'esfance, 539 son raison.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 773
ja nul ne grevet ga parole.
Tant apiint il et si monta H. „il" fehlt
140 que tous sez mestres soarmonta
de sens, de bien et de clergie,
et si mena si douee vie,
et ert si apre en son courage, H. „ert" fehlt
con s'il fust nioine en hermitage. H. „fut"
145 Einsi se contint en esfanee
fernie en la divine creance,
einsi s'esfance demena
et de bien fere se pena
que il plut a dieu et au monde,
150 et de pechie se garda monde,
que einsi vint a joennesce
juqu'a quinze anz plein de simplesce.
Et ja soit ce qu'en cel aage
ne sont pas jouvenceaux en cage,
155 mes voulentiers en lascivie
et en orgueil meinnent leur vie,
onc orgueill ne le sourmonta,
mes toutez foiz bien le douta;
ne onquez n'ama tricherie
160 ne fausete ne ribaudie,
mes ert tout en devocion,
con s'il fust en religion.
Et dieu si grant don ii douna
qu'a touz si bei s'abandonna
165 et si sagement chascun fere
que a cheseun devoit bien plere.
Des gentilz hommes du pais
n'estoit il pas certes hais;
quer moult grant bonnour leur portoit
170 et conseillout et confortoit.
Les orgueillouS; ou les trouva,
abessa moult et reprouva;
les boens partout, ou les trouveit,
ceulz honnourout et exauceit.
165. Übersetze ich: er gab sich dem hin, gegen alle so schön nnd jeden so
weise zu handeln, dass . . ." ; Blin setzt: „et si sagement sout tout fere", was wohl
nicht ohne weiteres von der Hand zu weisen wäre. Man könnte auch an eine
Form von atraire denken, weil chascun dasteht — Rol. Gast. Paris 521 steht
homes atraire—; oder an traire; etwa „si sagement sout chascun traire" —
oder „et si sagement soloit fere".
Y74 Ferdinand Danne
175 Qu'isi com ert, si resplendist H. „esf*
vers dieu et tout a lui tendist;
et fut en la dieu prescience H. „fust"
son bieo et sa noble science.
Com le roy Clotaire envoya querir St. Evroul
et qiie le fist*).
De Uli ala la renommee
180 au roy Clotaire en sa contree,
qui donques estoit roy de France.
Adonc vint en sa cong-noissance,
qu'auxi ert roy de Normendie. H. „que"
Bons hon fu et de bonne vie,
185 filz Clodovieu, le preniier roy,
qui en France regut la loy
crestienne et fu crestien;
et la maintint et garda bien,
et Saint Remy le baptiza;
190 dieu congnut, deable ne*.
Quant ot parier du bon Evroul,
si ne le tint il pas pour foul; H. „il" fehlt
eins li sembla que bien deveit
tielz hons, que dieu si esleveit
195 en tel sens et en tel noblesce,
servir a la real hautesce.
II luy manda qu'a lui venist
et qu'o lui du tout se tenist.
Sa court lui baille a maintenir;
200 et il s'i sout si maintenir,
qu'a dieu et au monde pleseit,
quancque il disoit et feseit.
Oratour noble de parole
et de sens fu si qu'en l'escole
205 de grans biens o les autrez sages
*) Diese marginale Inhaltsangabe ist wie die übrigen (Vers 424 u. a.) von
späterer Hand am Rande des M. gemacht, jedoch nur für gewisse Abschnitte.
175. Blin setzt „Qui si com est, les choses en 6tant lä, en latin (jedoch
nicht bei Ord): „quaecum ita sint", was jedoch za dem, was folgt, nicht be-
sonders passt. „Qu'isi com est" oder besser „ert" scheint mir das Richtige zu sein.
185. Filz Clodovien , . . Vgl. Benoit, clnonique des ducs de Norman-
die I. 294, wo es heisst: „Ceo truis lisant de Clodov6e, Reis fu de France,
crestiens senz faille, tout li premcreins, et si l'baptiz saint Romis eis! cum jeo'n
l'estorie truis."
Das altfranzösische Ebrulfiisleben
775
savoit et disoit les langages;
et en siecle si sc meneit,
de dieu touz jours li souveneit.
Au roy fut mestre consei liier,
210 seneschal fu et tresorier.
Vers le roy n'avet plus priv6,
De en apert, ne a prive.
Mes comment qu'il eust eur,
n'ert-il pas touz jours a seur;
215 quer il n'avoit pas oubli^
que Saint Gregoire avet criö
„que ceulz qui ont honnours en monde,
et qui plus en honnours habonde
graignour reson convendra rendre".
220 Pour ce, s'il puet, s'en velt desfendre
du perillous jour de juise;
quer si com la letre devise,
dieu rendra cbascun sa merite;
s'il peut, du mal s'en ira quite.
225 Si sc maintint en cel servise
que dieu n'oblia ne l'eglise.
Mes en ce que fere saveit,
a ses ieuz dieu touz temps aveit.
Et par sa grant humilite
230 li donna dieu tel dignite
envers le prince terrien
qu'il le lia de fort lien,
qu'il l'esleva si et bauga
que par devant touz l'essau^a.
235 Quant en cel poiut le veit son pere,
grant joie en out, si out sa mere,
et dient que bien fust seson,
que il tenist de soy meson
et que se deust marier;
240 le temps se pourroit varier;
temps fust que il eust lignie
d'une fame bien enlignie.
Si li ont monströ et prie,
et il a ceulz s'est otrie
245 et dist que de leur volonte
fere est touz jours entalente,
et leur dist qu'ilz deivent savoir,
s'entente n'e^t de fame avoir
H. „et si"
H. „maintist"
H. „qu'il"
H. „devient"
776 Ferdinand Daune
pour cause d'acomplir liixure:
250 quer la cause seroit trop dure.
Mes a eulz veult il obeir
et fere que leur deit seir.
Touz ses parens auxi Teu prient
et si li raonstrent bieu et dient
255 que sens et grant honuour sera,
et qu'a dien et au mout plera.
Et il otrie tout a fere,
si que il leur voudra bien plere. H. „se"
Adonc estoit en Beesin
260 uns hons mult liehe, leur veisin,
et mult noble, de grant puissance.
Une fiUe avoit en esfance,
mout graciouse dameisele,
sage, vaillant, plesant et bele.
265 Si parla Ten de cel afere
et ala Ten devers son pere.
Le pere Evroul Tala requerre,
et il ne perdi pas ßon erre.
Einz s'acorderent les ii* peres,
270 et auxi firent lez ii' meres,
et des "ii" pars touz les amis;
et dieu acort entr'elz a mis.
Tant ont parl6, tant ont tretie
que ce conseil ont espletie.
275 A Evroul ferme la pucele,
a lei s'aeorde, et a li ele. H. ,,le" od. „li'
Les amis en ont fet grant feste;
quer c'est une assemblee honeste,
et prient dieu que par sa grace
280 en bien, en honnour les perface.
Grant feste fönt et mult grant joie:
cbascun a festoier s'emploie,
beivres, mengiers i out assez. H. „seivres"
Quant les mengiers furent passez,
259. Beesin, Baiocensis ager od. Baiocassinus tractus, Le Bessin, Umgebung
von Bayeux (pays de Bayeux).
283. beivres scheint hier vom Dichter gesetzt zu sein, zumal da die Hand-
schrift seivres (s ist nicht gut zu unterscheiden) hat, vgl. Godefroi Dict. „mut
nus done volenters, bons beiveres et bons luangers. Letabundus, Ms. Brit.
M. 16 E. VIII. f. 102r'*. Blin setzt seuves = jus (Brühe) sauce, was mir nicht
recht zusagen will.
Das altfr.anzösische Ebrnlfusleben 777
285 et la feste fu departie,
chascun s'en va de sa partie.
Aj)re8 graut temps si devieient
ses amis et a dien alerent,
et le cors de nature emplirent
290 et lez ames a dieu rendireiit.
Evroul a l'ostel demoura
et ses veisins moiit honnora,
et porta bonne compagoie
a sa fame, comme a s'amie H. „sa mie"
295 et espousee leaiiment,
a qui vout porter feaument
fei et leautö, com dit l'Apostre,
qui bien savoit sa patenostre,
apres ice que en avis
300 fu es cielz port6 et ravis.
En ame, en corps — ne set a dire —
on ne vout que son bien empire. H. „nempire"
Aus hommes amer commanda
leur fames, auxi remauda
305 aus fames leur seignours amer, H. „au"
honourer et seignours clamer;
quer dieu si est le chief de l'omme
et l'om de fame — c'est la somme.
Evroul si vout amer sa fame
310 et garder li le corps et Tarne,
et ensengner le bien a fere
et de mal fere la retrere.
Et ailleurs dit saint Pol meismes:
— si comme escript le veismes —
315 „Le temps est brief de ceste vie.
Qui ara fame, ne l'ait mie,
mes seit auxi, com ne l'eust;
et qui du siecle user deust,
seit auxi, com s'il n'i fust mie;
320 quer la fourme en est tost faillie".
Einsi pensa mout lunguement,
ne ne dist son proposement
n'a parent, n'ami, n'a sa fame;
300. Es handelt sich hier um Paulus, der lebend in den Himmel entrückt
sein soll. Vgl. dazu Dante, Inferno IL 28.
313. I. Korintherbrief VII. 19.
778 Ferdinand Danne
mes touz joars pensoit il de s'ame,
325 comment qu'eust des biens assez,
qu'ourent ses pareuz amassez, H. „que"
dont il avoit mout grandement
et ü'en usout pas folement,
du bien fet plus s'esjoisset
330 que du temporel, s'il croisset;
et les fes des sainz anciens
retint et n'en oublia riens,
que es livres avoit veuz,
et les avoit souvent leuz.
335 Comment en soi peust torner
pensout touz jours sanz sejorner,
comment il peust mettre a euvre
ce que la lettre lui deseoevre.
8i comme estoit en tel pensee,
340 il avint en une journee,
que il ala oir la messe.
En l'evangile ot la pramesse,
que dieu fet a ses bons amis;
quer de piega leur a promis
345 que, qui lera ou pere, ou mere
ou fame, ou sa seur, ou son frere, „sa'' fehlt in der H.
esfans, mesons, champs, il rendra ™^° könnte auch
a Cent doubles qu'il despendra, ^^^^^ ^®*^®°-
et aura vie pardurable.
350 Evroul ce ne tint pas a fable
ne n'oublia, ne geta puer,
ains le retint bien en son euer.
Mout ama dieu et sainte eglise
et ceulz qui fönt le dieu servise;
355 voeves, orfelins conforta,
les pouvres soustint et porta
et de ses biens mout leur donna,
que dieu tout 11 guerredonna. H. „dieu li"
345. Bei Ordericus steht zuvor Luc. IX. 23: „Qui vult venire post me, ab-
neget Bemetipsum, et tollat ciucem suam, et sequatur me." Das übergeht der
Dichter anscheinend während er Matth. XIX. 2 9 wieder übersetzt (V. 345 — 350).
351. . . . ne geta l'eur gibt das Man.; ne geta puer schlage ich vor; vgl.
Vers 2364 „et qu'o tres grant desir de euer
avoit servi, et gete puer".
Blin meint fuer (foer), was vielleicht ebenso gut wäre; aber warum setzt er in
sein Glossar fuer =: prix, valeur?
Das altfranzösische Ebvulfusleben 779
Dil 8oen vesqui mout noblement
360 et se contint mout sagement.
Autii mal fere ne voulet,
il ue triebet ne ne boulet;
mes iuste vie demena
et de bien fere se pena,
365 et n'oblia pas la promesse,
qu'il avoit oie a la messe.
Dedens son euer mult bien se coevre
et dit que il mestra a euvre,
et que le loier veult avoir,
370 et qu'il lera fame et avoir H. „qui lera"
et moebles et possessions
pour aquerre les manssions
du ciel, que dieu bien a promises H, „bien" fehlt
a ceulz qui feront ses servises. H. viell. „iceulz"
375 Einsi commencha a penser
et en son euer a retenser,
ou sa compaigne le dira, H. „a" nach ou
ou Sans son seu s'en ira;
quer fere vousist, s'il peust,
380 qu'elle ne autre nel seust,
et ainsi fere le vousist
que nul des soens ne le suivist. H. „suevist"
Mes ovecques ce bien saveit H. „ovec"
qu'a sa fame promis aveit
385 a porter fei et leaut^.
Ne seroit donc pas egaute,
s'il s'en aloit sans son seu,
comment qu'il eust esleu
de aler s'en priveement
390 — il fauceret son serement —
en desert fere penitance;
mout tart seroit la repentance.
Donc s'otrie que li dira,
ne ja ne li en mentira
395 de ce qu'il a en sa peusee.
Donc l'apela uue journee
et li dit: „Bele douce amie,
mon pense ne celere mie; H. „selere"
ains V0U8 dire ma volente;
400 mon euer ai en dieu tout enle H. „euer e en"
et ai pense que ceste vie H. „e ai"
780 Ferdinand Danne
lonc tenips ne nous durera mie,
mes a court terme passera;
et pour ice, qui ne fera
405 aucun bien, tant com i demeure, H. ,;Com l'en"
il sera ne de trop povre heure.
Mon pense est d'aucun bien fere,
tant com vif en ceste misere,
qn'apres la mort me puist valoir.
410 Miez vaut paradis que mal heir.
Or V0U8 ai dit ma volente
de ce dont sui entalente;
et V0U8 le vostre me direz,
n'en soit ia vostre euer irez!"
415 „Sire, dist ele, bien me semble
que un pense avon ensemble.
Pie^'a que volenti avoie
de parier en, mes ne savoie
comment peusse commencier.
420 Mes or vous di tout sanz tencier:
vostre volente est la moie.
Or ditez donc, par quele voie
nous pourron a ce avenir
que puisson a dieu parvenir."
Cotnfnent monseign. St. JEvroiU print congie
d'avecquez sa femtne.
425 „Douce seur, dist il, entendez
et vos oreilles me tendez!
En la vie que nous menon,
sc plus en siecle nous tenou,
ames et corps perdron ensemble;
430 et pour ce est bien, ce me semble, H. ,,e8t il bien se"
que le faus siecle tout lesson
et que vers dieu nous eslesson
et qu'a li couron — c'est la somme — . H. „e qua"
Ne donrroie pas une pomme
435 en trestouz nos biens temporielz,
se perdon lez esperitielz.
Que nous vaudreit si longues estre,
se perdon la joie celestre! H. „la" fehlt
Se plus i sommes que nos peres,
433. li und lui verwechselt wohl der Kopist.
Das altfianzösische Ebrulfusleben 781
440 certes il ne nous vaudra gueres.
Miez nous vaudret si aprester
et fuir tout saos arrester.
L'eschiele dont j'oY conter, H. „le ciecle"
par quoy Ten puet aus eielz monter; H. „ciel"
445 qui si haut se veult eslessier,
11 ne doit ja nul temps cessier
de eele eschiele apareillier.
Or se convient donc conselllier, *
comment pourron lä, parvenir
450 et quel veie voudron tenir;
quer cele escblele n'est mie
de grans fus, ne de gros forgie,
eins est fete de cbarite,
sobrietö et castite,
455 de l'amour dieu et de son prisme; H. „et de Tamour"
autrement va tout en abisme,
tout en enfer, tout en parfont H. „en enfer"
de celz, qui leur desiriers fönt. H. „desirs"
„Sire, dist el, ne doutez mie H. „ele"
460 a dire comme a vostre amie
ce que pensez entierement.
Savoir devez certainement:
a vos vouloirs m'acorderö
et vostre volente ferö.
465 Donc dltez ce que vous plera,
par moy destourbö ne sera.
Autel mestier a vostre amie,
s'ele peut, d'amender sa vie,
et plus encor que vous n'avez.
470 Et vous qui mout de bien savez,
ditez ce que vous plest a feie:
je n'en sere ja du contrere.
Pie^'a que j'ai apercßu
que vous aviez esleu
475 une estrange et sainte vie,
et pour ce ne me celez mie. H. „selez"
Vous me savez bien conselllier,
et pour ce y vuillez veillier
443. l'eschiele dont kann hier nur richtig sein. Blin sagt dazu p. 21
seiner Edition: „l'6chelle mystique des vertus, döerite par saint Jean Cliraaque,
dans un ouvrage qu'il composa pour ses religieux. 11 vivait au VI. siecle".
Y'gO Ferdinand Danne
u mon euer mettre et })Ie8sier
480 a bien fere et a mal lessier.
Je say de veir, qui vous erena,
que dieu eu la face verra.
Quant 0 vous viac premierement,
sens avoie petitement;
485 mes or sai ie, la merclii dieu
et la vostre, en tout bon lieu
* sens, avis et le dieu servise.
Pour ee vel ie, qu'en cele eglise H. „cel"
que voudrez, a vous obeir
490 a mon povair tost et d'air.
Vostre mal conseil onc n'oy,
si en ay le euer esioy.
Quant a compagne me preistes,
fei et leaute me premeistes
495 a porter le temps de ma vie,
et ie a vous — , ie n'en dout niie —
et ie croy bien certainement,
que fet Tavon entierement,
se dieu plest, juquez a ees houres.
500 Sire, donques pas ne demoures,
mes par ieele leaute, H. ,,me" [C. Blin]
que promeis devant Taute,
enseigue mei, en quel maniere
pourre dieu servir et sa mere,
505 si que je puisse avoir sa grace;
ditez, que voulez que je face!
A cele eschiele apareillier
vuil mettre grant peine et veillier,
comment el pourra estre fecte;
510 quer a grant merveille me hete,
que par l'escliieie aler puisson
lä ou bien et gloire truisson.
Puisque dieu m'out aeompagnie
0 vous, a vostre compagnie
515 touz jours m'avez vous hounouree,
vostre merci, nonquez troublee,
se la cause de moy n'issi.
Si ay este o vous issi.
489. obeir hier: „Den Schleier nehmen", Blin entrer, — a könnte wohl
verschrieben sein für o = ovec.
Das .-Utfranzösische Ebrulfusleben 733
Puisqu'homme et fame sont eusemble,
520 une chose sont, — ce me semble — ; H, „se"
et ne pourquant plus digoe est homme
que u'est la fame, — c'est la somme;
si doit son couseil estre avant,
de tant comme il est plus savant.
525 Ponr ce du tout a tel acort,
que vous voudrez, du tout m'aeort,
et si vei ei tout eest pais
a vous enclin et envais
a vous servir et honnourer ;
530 ne ne se veut pas labourer,
lern- besoDgnes ne demener.
11 les vous convient assener,
Neis le roy, vostre seignour,
qui est dez autres le greignour,
535 et lez barons et lez contez
avez de sens touz sourmontez.
Ol* me ditez donc que feray:
et ie a vous obeiray."
Comme monseigneur sainct Evroiil dit a sa feine ce qu'll
y iwolt longuement cele, qu'il» se nietent eii religion
an delaissant le nionde.
Quant eile out son reison finee,
540 le bon Evroul l'a escoutee,
et parfont du euer soupira,
et li a dit qu'or li dira
ce que avet avant cele,
et que dieu luy a revele.
545 Puls li a dit „Ma douce suer!
puisque dieu vous a mis en euer
et menee a devocion,
la vie dune que nous vivon H, „que" fehlt
est bonne, ains l'autre est plus saiucte,
555 eile a essillie ame mainte.
Bele suer, ma tresdouce amie!
veez ceste chetive vie,
comment est fraire, qu'est chetive!
528. envais (vgl. 1396); hier „bereit, beflissen".
784
Ferdiaand Danne
11 n'est nul qui tresbien i vive.
bbb Le monde est piain d'iniquitö:
il n'i a fey ne veritö, H. „i nia"
n'est ou Ten se puisse fier,
mes Tun l'autre velt conchier;
lez bommez guillent leur seiguours
560 chascun jour, celz qui sunt graignours;
et lez seignours grievent leur bommez,
et si leur ostent lez grans sommez
d'aveir, et einsi lez afolent,
lez amez grievent, lez bieus tolent.
565 Auxi ravient il: quant lez peres
ont lez filz nourriz et lez meres,
ceulz qui lez ont mult bieu nourriz H. „qui" fehlt
voudroient qu'eulz fussent porriz
et mors, pour leur grans beritagez
570 aveir, — si ne fönt pas que sages —
et que eulz fussent enfoiz,
ou que s'en fussent loing foiz,
ou que eulz fussent hors boutö
pour ee qu'ilz fussent redoute,
575 comme Absalon fist a son pere
David; mes mult cbier le compere!
Quer dieu cbierement ly rendi;
quer par ses ebevex se pendi
a "i" arbre en sievant son pere,
580 et fu ocis, qni deust desplere.
se bien i voulon esgarder,
si pouvon bien, sans belarder,
peres trouver en ceste vie, H. „troiivon"
a qui de leur filz ne cbaut mie,
585 s'elz sont povres ou mendians,
ou sont hors du pais fuians:
pour ce veit Ten de verite
qu'eu elz a poy de charite
et poy d'amour, si con deust,
590 et comme fere leur leust.
Et quant "ii* hommes sont ensemble
par convenant d'amour, me semble
que fei se deussent porter,
et Tim l'autre reconforter; H. ,,conforter"
595 mes Tun vers l'autre penssera,
comment plus tost le guillera,
Das altlVanzösische Ebrulfusleben 785
neis la fame a son seignour
deust leaut6 mult greignour,
qui de lie meismes se hounist,
600 et quenquez il la comburist;
ne di qiie toutez teles soient,
mes de teles pinsours gens voient. H. „pulsourg"
Qui plus le monde soufferra,
ceulz et autres maus trouvera;
605 pour ce le di, ma chiere amie,
que plus ue nos oblion mie;
con ainz poou, nous enfuion
que nous attra|)ez n'i seon.
De ce poour avoir devon
610 que ceci bien ne nous prouvon
et ne plouron ici dez lermes;
quer de nos viez n'avon termes,
ne savon, quant en partiron, H. „emp"
ne quel paitie nous iron.
615 Pour ce nous convient si ouvrer,
que U0U8 puisson lä recouvrer
aucun bieufet de ceste vie,
que esbahiz ne seon mie,
que Ten ne nous puist reprover
620 nos maus, mes bon hostel trouver
en paradis, en la grant joie:
dieu par sa grace nous en oie!"
„Amen, dist el, par charite H. „ele"
or ditez donc la verite
625 du tout en tout. Que voulez fere?
Quer ce que voulez, me doit plere!"
Comnie monseigneur sainct Evroul et sa feninie donnent
tout pour Vainour de dien et puys entrent en religion
tous deux.
Le bon Evroul adonc respont
et son vouleir tout li espont:
603. „souflferra" hat die Handschrift, nicht wie Blin angibt soflferra. Wie
Bliu sieuvra zu setzen, halte ich für unangebracht.
610. Nach „bien ne" ist eine Partie durclilöchert-, Bl. schreibt „bientost
n'esproYons".
623. Ist zu lang, wollte man nicht für ele „el" setzen. Der Dichter schrieb
auch wohl el wie 655. Vgl. p. 761.
Boinanisclie Forscliungen XXXII. 50
786
Ferdinand Danne
„Tout mon vouleir et ma pensee,
630 que vous ai longuement celee,
est de vendre trestouz iios biens,
si que noiis ne remagae lieus, H. „ne" fehlt
et puis tout aus povres donner
pour celui qui guerre donner
635 le nous pourra, et puis mei rendre
en religion, pour aprendre
a dieu servir devotement;
mes tout avant premierement,
se il vous plest, mult bien voudroie,
640 que vous prensissiez autel voie, H. „preuissez"
en religion entrissiez,
a dieu servir vous tenissiez."
„Sire, fet ele, je veil bien,
contredire ne veil de rien."
645 „Bele seor, dieu en soit loe,
que voulez que vostre avoue
soit le seigueur de tout le monde!
Nete vie et sainte et monde
manrez et vivrez saintement
650 pour Tamour de cel qui ne ment. H, „deeelui"
Vostre ami ert, et vous s'amie,
et il ne vous lessera mie;
einz vous gardera seurement,
se le servez devotement."
655 „Sire, fet el, par saint Germain!
quer j'aim miex ennuit que demain." H. „que j'aim"
A cel conseil se sunt tenus.
Touz leurs biens, et grans et meuus,
ont vendu et donne pour dieu.
660 Et s'eu vindrent en "i saint Heu,
a uue grant bele abeie
de nonnains. L'abeesse en prie
Evroul, que la dame reveste
de ses dras et que snr la teste
665 mete veil de religion, H. „vel"
qu'el requiert en devocion.
649. m'aurez könnte man auch lesen.
660 ft'. Aus den Worten des Ordeiicus Vit: „Conjugem, quam ut patiis
nomen haberet, accepeiat, sacro velamine consecrans coeleati sponso condo-
navit" macht unser Dichter 12 Verse.
Das altfrauzösische Ebrulfuslebeu 787
Et Tabeesse li otrie.
En cloestre mena saiute vie;
sa vie en bieufet despendi,
670 une bele ame a dieu rendi
devotement apres sa vie.
Conmie, quatit la fenitne monseUjneur sainct
Evroul fut en fellgion, il se rendit a Deiix Jwneauioc
et se fist reiigeux.
Et Evroul ne s'oublia mie;
einz devint moine et se rendi
en T Heu, si con j'entendi,
675 en une mult riebe abbeie
se mist et mena sainte vie.
lluee a dieu se commanda,
chascun jour sa vie amenda;
perfet fut en devocion
680 et en sainte religion.
Celui qui nous escript sa vie,
par uon si ue nous nomma mie
le liu, ou a dieu se rendi;
mes par anciens eutendi,
685 qui ee devoient savoir bien, H. „de ce"
meutir n'en vousissent pour rien,
si con je croi bien fermement,
que il fut anciennement
une abbeie a dieu sacree,
6^0 qui Denx Jumeaux fu apelee,
pour ce que "ii" esfans jumeaux,
mout nobles et riches et beaux,
filz d'un noble homme, avant baptesme
ne que enoinz fussent de cresme,
695 furent mors trop soudainement
du vouloir a eil qui ne ment,
072 ff. Der Dichter lehnt sich von nun an enger an seine Quelle; eine
lange Umschreibung der Worte des Ord. unterlässt er.
690. Deux-Juuieaux (Duos-Gemellos). D6p. Calvados, arrond. Bayeux,
canton Isigny. Nach Prövost zu Ord. Vit. (in Soc. de l'Hist. de France) t. 6, p. 53,
Anm. 6 stand hier eine Abtei gleichen Namens. Jedoch ist sie schwerlich vora
hl. Martin (cfr. 701) gegründet, dessen Klostergründungen nicht früher erfolgt
sein können als die des lil. Ebrulfns. Martin aus Nantes war Abt von Vertou,
(Martinus Vertavensis abbas), Loire inf^rieure, südw. von Nantes; gegen tOO
gründete er die Abtei Vertou. Vgl. darüber Acta SS. Ordin. Sti Benedicti
saec. I, p. 371, ferner Gallia ehristiana XI, 818.
50*
Ferdinand Danne
«
bien pres de Baieux la cite,
qiu est de grant antiquitö,
qu'un Saint par don iluec fonda, H. „que im"
700 qui de saint6 mout abonda,
qui Saint Martin fut apele,
a qui par dieu fut revelö,
que il revenist d'Engleterre, H. „revensist"
pour visiter et pour enquerre,
705 comment ses gens fönt en pais,
ou il n'estoit mie haiz. H. „pas haiz mie haiz"
La Vision tost esprouva;
au paiz vint. Lors si trouva
dolenz et marriz ses amis, H. „martiz"
710 a reson donques lez a mis
et demanda que eulz avoient
et pourqaoy tendrement plouroient.
Eulz li ont conto l'aventure
des deux esfans, qui fut trop dure:
715 comment avant crestiente
furent morz. Celui, qui ente H. „celi"
avoit en dieu trestout sou coer,
ne poet soufrir, com a nul foer
soient lez fruiz perdus, qu'il puisse.
720 Or convient donc, ce dit, qu'il truisse,
comment il les suscitera;
grans prieres a dieu fera.
Adonc s'est mis en oreison H. „cest"
et prie dieu, comme est reison,
725 et requiert mout devotement.
Quant out ourö mout longuement
et 80ut que dieu le visita,
les enfans adonc suscita
et lez fist tantost crestiens
730 et leur ensengna mout de biens
et lez fist moines, comme sage,
en lieu ou leur propre heritage,
en l'abbeie, qu'ot fondee,
qui Deux Jumeaux est apelee,
735 pour lez jumeaux, qu'out suscitez,
quant out ses amis visitez. H. „ces"
Encor pert aus granz fondemenz
719. Blin liest „soient li fruit perdu. Qu'il quisse, On convient; donc se dit . .
Das altfranzösische Ebrulfusleben 789
et aus moDs de pierre, ossemeuz,
que de sains habitacion H. „ce qu'il"
740 ennora cele region.
Apres ce que il l'out fondee,
ne sei, ou fu sa demouree,
ne mon livre ne me dist mie
commeut parti de ceste vie.
745 A ieel temps qu'il la fonda,
le bon Evroul mult habunda
en biens et en mult de richescea
et en honnours et en noblesces,
et i mist du soen largement
750 et aida devotement
aus fondeours, qui la fonderent
et qui de leurs biens i donnerent,
et afda et conseilla
et au parfere mout veilla;
755 et pour ce qu'il l'avet fondee
en partie, sa demouree
i out et sa devocion
et eslut s'abitacion
et print l'abit de moniage
760 et le maintint tout son aage H. „maintist"
et mena si parfete vie,
que tant con fut en l'abbäie,
touzjours fu si obedient
a l'abbe, n'i failli neent;
765 et la rieulle parfetement H. „et a la"
Saint Beneest tint saintement,
si qu'onc, qu'il peust, n'i faussa,
mes touz les autres trespassa;
et tant con fu en l'abbaie,
770 par lui noise n'i out öie,
ne teuQon, ne lede parole;
mes ou lez autres a Tescole
et au moustier touzjours estoit
et lez servet et deportoit;
775 l'abbe servet bien et souveut
et ennourout tout le couvent:
759. l'abit de moniage. St. Evroul war kein Priester, wenngleich später
Abt. Im Cap. 40 und 42 der Regel des hl. Benediktus, der selbst auch nur
Diakon war, sind derartige Fälle vorgesehen und behandelt.
790
Ferdinand Danne
et pour la grande sapience,
qn'en lui ert, mnlt graut levereoce
li portoit Tabbe et les freres,
780 si que a peine estet il gueres,
qn'il n'eust bien grant compagnie
de grant gent de chevalerie,
qui toiiz a lui se conseilloicDt
et son coDseil lui demandoient
785 et troubloient sa conscience;
et pour ce, se il ]ioet, en ce
conseil et remede mettra.
Taut a fet que il empetra
vers trois moines, qu'il apelu
790 et son conseil leur revela.
II savoit bien leur volente,
qu'il les avoit avant tente.
Pieee avoit de ceste besongne:
Si les trouva pres sans essongne.
795 „Seigneurs, dist il, er m'entendez,
or j'ai en tout lez ieux bendez
d'honnour et de la seignorie,
qu'en me fet en ceste abbeie;
aler m'en veil en t desert;
800 quer qui a dieu de coer desert,
deit foir le bonban du monde;
quer qui en telz honnors habende,
ne poet estre ne s'i delite.
Cil qui loing en desert habite,
805 il poet vivre plus saintement.
Or me dites donc vroiement,
se vous voulez o mei venir
et mou conseil voulez tenir;
quer je m'en veil de ci aler
810 priveement et avaler
en bois ou en une forest,
pour habiter, pour voir or est
a vous a dire vo plesir,
H.
consience
H. „je eu touz"
H. „de honnour"
H. „poest"
H. „vos'
788. impetra vers . . . God. reclamer, obtenir!
796. or j'ai en tout lez ieux bendez." Der Blinsche Vers ^j'ai en tout
lez ieux bandez" ist zu kurz. Der Inhalt der Rede an die 3 Brüder (vgl. V. 795 flf.),
steht nicht bei Ord., der nur sagt: „quos sibi familiari coUocutione coniunxe-
rat." — Desgl. steht bei Ord. nicht der Inhalt von 817-823 d. i. die freudige
Zustimmung der Brüder.
Das altfraiizösische Ebrulfiisleben 791
que je n'i ai plus de lesir;
815 par nuit m'en irai viaiement.
Eulz li responnent doucement
et li dient: „Mult grant merci,
DOS somes comme en enfeir ci
pour le hant des gens, qui ci viennent
820 et a parole trop vous tiennent.
Alez devant! nous vous suivron H. ^suirron"
et ovec vous nous en fuiron".
A ce conseii sc sunt tenuz
et en fuiant s'ensunt venuz
825 par le pais, que Uismes apelent,
et vont avant; point ne rapelent
leur propos et vont a Montfort,
en beau lieu, mult bei et mult fort.
Conitne rtions. st. JEvroul, apres quHl fu parti de Deuoc
Jiimeaudc avecquez troys des religleux, quHls vindrent
a Montfort,
Iluec ont un poi demoure
830 et prie dieu et mout oure.
Mes 'ii' cliasteaux a envirou,
de quoy un petit vous diron,
si comme Viel nous raconte,
qui en son livre en fet un conte.
835 Uismes et Gace, deux chasteaux, H. „ces deux"
qui erent mult fors et mult beaux, H, „erent mult"
qui au temps Cesar adonc erent,
mout ferment a li resisterent.
Iluec par grant siede habiterent
840 les grans seignours, a qui elz erent,
si que souvent au lieu venoient
et a lui mult se conseilloient;
825. Uismes (Oximensis pagus), Exmes (Dep. Orue, Arrond. Argentan),
früher Hauptstadt der alten Sesuvii.
827. Moutfort (Montis fortis), Saint-Evro«l-de-Montfort, Va Meile nördlich
von Gace, Arrondissement Argentao.
835. Gace (Gaceium) Arrond. Argentan, an einem Hügel, der das frucht-
bare Touquetal beherrscht; heute eines der schönsten Städtchen des Dep. Orne.
Das Kastell Gac^ mag in der Tat schon im 6. Jahrhundert vorhanden gewesen
sein. Bezüglich „gesta Rora;inorum antiqna" vgl. p. 751 und Prevost zu Ord.
t. VI, p. 55.
'j'g2 Ferdinand Daune
quer par la tresgrant renommee
du prodon, qii'ert partout nommee,
845 quant ert en siecle, a sa science
couroient touz, a sa presence,
pour conseil a si sage hom querre, H. „homme"
qui fu seigneur de mult grant terre;
Mes pour ce que trop i hanterent,
850 trop louguement l'enquieterent ;
pour ce lessait il le pais, H. ,.il" fehlt
— quer pour eulz Tavoit enhaiz, —
et leur maneir et la chapele,
qu'elz avoient fete mult bele,
855 en Tenneur saiot Evroul, leur mestre,
et en l'enneur du roy celestre,
qu'eucor i est et i demourent
ceulz qui dieu servent et aourent. H. „ceuz"
Et quant de Beesin issirent,
860 vers Uismes leur erre acuillirent
et ont Olne a un gu6 passee,
d'antiquite mult leur agree;
et des que l'eve pass^ ourent,
par lez plaines d'Uismes s'encourent;
865 et quant grant piece ourent erre,
vindrent a un chemiu perrö
d'ancien temps, qui lez mena
a Huismes, bien lez assena ;
iluee cele nuit ont geu.
870 L'endemain, qu'ont le jour veu,
d'ilec donquez se sunt alez,
en la forest sunt avalez,
qui Ouehe partout est nommee,
d'antiquite si apelee.
875 Touque sont a Gace passez.
847. Der Vers ist zu lang; aber der Dichter schrieb wohl hom, was auf
angängige Weise den AcLtsilbner herstellt.
860flf. Die ausführliche Schilderung des Weges steht nicht bei Ordericus;
auch 870 flf, hat der Dichter sehr erweitert.
861. Olue, Orne, ein Fluss, der bei Ord. hier nicht erwähnt ist.
„Deinde silvam ingressi sunt araatores eremi, quam Uticura proteetantur
incolae."
873. Ouche (Uticensis pagus) bildet einen Teil der Hochnormandie zwischen
der Risle und der Charentonne. Heute gehört es zu deu D6p. Eure und Orne.
875. Touque, Fluss bei Gac6,
Das altfranzösische EbrulfuslebeD 793
mes ne sunt pas pour ce lassez, H. „se sunt"
outre passeut, partout garerent,
lieu n'i avoit, n'i demourerent;
tant ont par le desert al6
880 qu'a un der doet sunt avale;
l'eve virent et bele et eiere;
ilequez segont leur manjere
ont fet une habitacion;
poi leur plut cele region.
885 Puls ont le desert mult cerchi^
et mult quis et mult encerchie;
et leur dras a leur cous pourtoient
comme travailliez qu'elz estoient
partout querant mult a lesir,
890 ne troevent rien a leur plesir;
et puis qu'orent erre assez
et que eulz furent mult laesez,
ne trouvent lieu a devocion,
ou puissent avoir mansion.
895 Lors ont prie mult Dame-dieu,
que monstrer leur veille un bon lieu,
ou elz puissent bien demourer
et dieu devotement ourer;
et Saint Evroul secreement
900 apela dieu devotement: H. „dieu dieu"
„Douz dieu, bon rey, Emmanuel,
qui ton bon pueple Israel H. „quia"
par le desert bien demenas
et a bon lieu les amenas,
905 par jour lez menas 0 la nue,
par nuit 0 feu, 0 grant veue,
si que il ne leur failloit rien,
einz habundoient en tout bien,
dengne nous monstrer par ta grace
910 dedens cest bois aucune place,
ou reposer nous nous puisson,
aucun lieu en aueun buisson
graabl'a nos fragilite!
Ce te requier en charite,
915 si que te puisson ci servir,
que t'amour puisson deservir,
d'Egypte fuion le service, H. „de Eg."
c'est de cest monde la malice."
-^9^ Ferdinand Daune
Si comme ici dien pria,
920 un aogre dieu li envoia,
qui li monstra o mult grant joie^,
ou il devoit prendre sa voie.
L'angre si ala par devant,
et eulz le vont apres suivant;
925 en tel point et einsi lez maine,
qu'elz vindrent a ime fontaine
dont Teve ert bonne et douce et cliere. H. „donc"
De la fontaine ert la maniere,
que mult tresloing pas ne couret,
930 mes en un estanc demouret.
Pres d'ilec lors ont lo6 dieu,
qui leur daigna monstrer le lieu;
l'eise de l'eve ont esgardee
et la place consideree;
935 et l'angre si lez a lessiez.
Si ont lez arbres donc plessiez
et brisiez et fet la meson,
ou eulz furent cele seson;
de branches firent leur maneir, H. „furent"
940 ou eulz devoient lors maneir,
itel qu'assez leur souffiset;
Saint Evroul pas ue despriset; H. „despuiset"
closture i fist et forte et fiere H. „fist fort et fiere"
et cloistre de cele maniere. H. „closture"
945 Iluec ordrenent leur demoure,
ou dieu servirent chascune oure
et chascun jour, et jour et nuit
ensemble, que ne leur ennuit; H. „qui"
quer quant plus leur est delitable,
950 a dieu est il plus agreable;
et quant plus est franc et delivre,
poent miez a dieu vouleir vivre.
Tout le monde ont mis souz leur piez;
ne sunt mes fors a dieu sougiez.
955 La lei dieu souverain gardoient
et pour part avoir la vouloient;
941. Ist zu lesen: „itel, qu'assez leur souffiset, St. Evroul pas ne despriset"
in Übereinstimmung mit dem Ms.; nicht etwa, wie Blin meint: „Itiex quasses
(lor souftiseit), Sainz Evrous pas ne desprisait." B. sagt im Glossar: quasse =
case, chaumifere?
Das altfianzösische Ebriiltusleben 795
adoDC se povaient vanter
et la changon David chanter:
„Sire, tu es ma porcion,
960 en tei est ma devocion;
ta lei voulon touzjours garder;
tu nous veilles donc regarder!"
Endementiers qu'ilec estoient
et dieu devotenient servoient,
965 gueres n'i ourent sejourne,
qu'un larron est vers eulz tourue:
„Ahi, dist, nioines, que querez?
Vostre preü poiDt ei ne ferez,
ci n'a pas bonne demouree
970 a gens de vostre renommee,
n'est pas demeure a bermitez,
mes a larrons qui frans et quitez
demourent ei, quant ont robez
lez gens, et se sont enrobez H. „se son eur."
975 leur corps de leur dras, qu'ilz leur tolent,
eu cest bois ici lez afolent
et tuent et tolent leur biens,
si qu'il ne leur demeure riens.
Certez, se vous me voulez crerre,
980 vous prendrez tost ailleurs vostre erre;
vous ne poez ci labourer,
quer tout voudrion devourer;
lez terres sunt povres, cheitives, H. „et ebeit"
par lonctemps vuides et oisives,
985 si ne poent nul fruit porter,
qui vous peust recouforter.
Forcenerie vous mena,
quant en cest bois vous amena."
Quant le larron out ice dit,
990 Saint Evroul a tout contredit;
son propos a tout retourne
et dit, que pas ne sunt tourne
en ce bois par forcenerie,
mes pour miez amender leur vie,
995 non pas pour usurper leur terre,
mes pour dieu devotement querre,
959. D. i. der Psalm 118, 57. „l'urtio uiea, doniiiie, dixi, custodive legem
tuam!"
796
Ferdinand Danne
1000
1005
1010
1015
1020
1025
1030
qui ici nous a amenez
et pous a mult bien assenez;
et quant nous sommez en sa garde,
ne douton blasme ne rafarde;
ne de ceulz, qui la geut oeient,
n'avon paour, que qua il dient;
quer le vray dieu en l'evangile
a ses amis set mult bien dire:
„Ne crengnez ceulz qui lez gens tuent,
quer de bien en mieuz les transmuent;
mes cel cremez, qui oeist Tarne
et met en pardurable flame;
le Corps tuent qui est tout fraire,
a Tarne ne poent mesfere.
Du labour done as propose,
comme nous sommes ci ose
de demourer en cest desert.
Sachez de voir: eil qui desert
la grace dieu, assez ara,
assez de biens; ja ne sara
estre en si trespovre lieu;
tout puissant est le veray dieu:
Aus soens donne refection H.
en desert et en mansion,
pour ses amis a biens assez,
n'est onc de biens donuer lassez
a toutes mains a sez amis,
einsi con il leur a pramis;
des quiex biens tost assez aroies,
se tu tes maus lessier vouloies
et servir dieu devotement
et lessier touz maus ensement.
Beau filz, dieu dist en Tevangile,
que quant pecheour voudra fuire
le mal et se convertira,
quanqu'a mal fet, oubliera.
H. „ciT'
H. „et a"
H. „vray«
,au soens donner"
H. „ileur"
H. „vouloiez"
997. Solch unvermittelter Übergang von indirekter zu direkter Rede findet
sich häufig im Altfranzösischen.
1005. D. i. Matth. X, 18.
1007. Wohl infolge Unaufmerksamkeit des Schreibers ist eil von cel nicht
immer geschieden.
1011 breit übersetzt und erweitert.
1029. Vgl. Ezechiel XVIII, 21.
Das altfranzösiache Ebrulfusleben 797
Filz, s'as mal fet oiUreement, H. „se as"
n'aiez paour: eil qui ne nient,
1035 est tout puissant de pardonner,
Sans jamez plus aresonner.
Beau filz, dez pechiez la grant somme
ne doute pas; mos le prodomme
David crei, qui dit en son livre:
1040 „Lesse le mal, apren bien vivre!
et que le bien doit Ten ensuivre;
quer lez ieux dieu, tout a delivre,
sunt susjustez, que il lez voient
et que tost leur proieres oient."
1045 Et apres il nous certefie
— que ne veil pas que Ten l'oublie — H. „veeil"
terriblement; et si menaee H. „ci"
et dit, que dieu tourne sa face
arriere de ceulz qui mesfont
1050 et le rend a ceulz, qui le fönt. H. „lez" „lez"
Donquez pert il sensibiement
issi par cest arguement,
quant aus bons se tourne et fet joie
a ce que leur prieres oie,
1055 que aus mauves tourne sa face, H. „au"
que segont leur pechiez leur face
et lez pugnisse duremeut."
Le larron donc isnelement
dedens soi out componction
lOGO et out mult grant devocion;
a tant s'en est d'ilec tourne,
a sa meson est retournö;
toute nuit fu en grant pensee.
L'endemain, a Taube crevee,
1065 iluec neent plus ne sejourne; H. „ne" fehlt
trois pains alis prent — et retourne —
1040, Psalm 33, 15. Diverte a raalo, fac bonum!
1048. Psalm 33, 17. „Vultus autem domini super facientes mala, ut peidat
de terra memoriam eorum."
1066. „pains alis" übersetzt das Wort „subcinerii panes" (unter der Asche
gebacken). Pains alis ist im Altfranzösischen die geläufige Bezeichnung für
Brot, „qui n'est pas leve" Godefr Bliu übersetzt: serre, compacte. — Vgl.
Godefr.: pain d'orges li faisoit mangier tres tüut alis. (Sept sages) Keller.
Prövost zu Ord. t. 6, 59 sagt: „Les eulogies 6taient dans la primitive ^glise
des pains oflferts par les fidöles et bönis par le pretre, dont on röservait une
-798 Ferdinand Danne
et -i* re de niiel ensement;
a eulz retoiirne isnelement;
quant saint Evroul le vit, s'est liez, H. „c'est"
1070 et celui li chei aus piez
et leur baille ce que il porte;
et Saint Evroul le recon forte.
Le larron prie en charite
que dieu prit, que l'iniquite H. „que a dieu"
1075 qu'a fet et lez mesfagons toutes H. „que a"
lui pardoDt. A genouz acoutes
s'est lonc temps devant lui tenu;
et Saint Evroul l'a retenu;
et si pramet qu'il servira
1080 de tout ce que Ten 11 dira
devotement toute sa vie
seurement; n'en doute mie!
Dist Saint Evroul: „Le prames tu?"
„Oil, sire". Adonc l'a vestu
1085 de telz dras, dout eulz se vestoient H. „donc"
comme religious qu'estoieut;
et luy ont rez et barbe et teste,
moine l'out fet a mult grant feste. H. „Ion"
Puis il a dit et preeschie,
1090 que d'or mes se gart de pechie
et Sache bien ceitainemeut,
quant se repent devotement H. „quant il se"
et prent a gre la penitance,
de ses pechiez a relaschance
1095 et en est assous devant dieu,
se il se tient bien en son veu."
Et il pramet qu'ainsi fera H. „qu'insi"
et que rieu n'en oubliera.
Donc fu la propliecie qnite,
1100 que Saint Evroul a devant dite,
que cel lieu n'ert habitation
a larrons, ains ert mansion
a moines et a sains bermites,
pour fere eulz de leur pechiez quitez.
part pour la communion, et dont le reste etait k la fiu de la messe distribue
aux assistants" etc. Ord. sagt: „eulogiae benedictionis".
1083. bei Ord. keine direkte Rede,
1090ff. 1100 bei Ord. steht nur: „amendatiorem vitam pollicitus".
L»a8 altfranzösische Ebrulfusleben 799
1105 Eiüsi fu mome le premier
le larron, qui estoit mult fier.
Quant lez autres oirent dire
que dedens le bois ert tel sire,
qui avoit tele compagnie
1110 et qui menet si sainte vie,
a lui venoient mult souvent,
et il lern* met bien eu couvent,
que ceulz se prenuent a bieu fere,
a mal lessier et a dieu plere.
1115 De touz leur pechiez saus seront
et a dieu et aus gens pleront;
assez leur dit et lez adresce H. „adrece"
a bien fere, et dit, Sans peresce
se veuleut de mal repentir,
1120 et adonc pourront eulz sentir
la grant dougor, qu'est eu bien fere,
qui plus soef que basme flere;
assez plus se deliteront
a bienfet, quant le mal leront,
1125 que a malfet ne firent onques. H, „que el"
Lez larrons lesserent adonques
le malfet et au bien se prindrent,
et lez uns sez moines devindrent,
et lez autrez labourours furent
1130 et vesquirent si comme il durent,
et furent puis bou crestiens
et ourent dez biens terrieus
et cremirent dieu et amerent
et honestement se porterent.
1135 Quant fu seu en la contree,
qu'ilec avet tele assemblee
de moines, qui bien dieu servoient,
mult de grans gens a lui venoient,
qui venoient, pour lui requerre,
1140 que il sembloit un angre en terre;
quer il parloit si doucement
et si tres amiablement,
1105. le premier ist hier wohl adverbiell zu gebrauchen, wie häufig im
Afr. 3107 (vgl. longues 1407).
1138 ff. Vgl. Ord. „desitlerantes eius angelicam faciem contemplare et
iocundissimum sermonem audire".
8(X)
Ferdinand Danue
que leur sembloit, quant il parloit,
qae 'i* angres enti'eulz voloit; H. „un angre"
1145 qui uue feiz l'avet veu
et de son parier ert peu,
raout i revenoit voulentiers:
— un jour i ert oii 'ii- entiers; —
quer de parier lez rasazie,
1150 et de son vout et de sa vie
et de son sermon lez conforte;
chaseun de sez biens li aporte;
et li donnent mult largement,
et il lez redonne ensement.
1155 Tant i sunt alez et venuz
richez, povres, grans et menuz,
et ont donnö si a bondö,
que 'v moustier i ont foud6
et penduz sains et fet clochier,
1160 si fort que nul nel pout hochier.
Mis ont lez moines en l'eglise,
qui ilec fönt mult bei servise,
qui touzjours sunt o saint Evroul,
qui n'est pas ne remis ne moul.
1165 Einz vet touzjours de bien en mieuz; H. „mez"
bele example ont devant leur ieuz;
le siecle a tout mis arriere,
a dieu servir a sa maniere
mise toute et souvent se plesse,
1170 a ourer jour et nuit ne cesse; ;
itel estat a esleu. }
Quant lez bonnes gens l'ont veu j
et sa vie, qu'est sainte et eoie, H. „qui est" |
si s'en retournent a grant joie; \
1175 a ses proieres se commandent,
1157 ff. Von der Klostergründung, die der Dichter so ausführlich darstellt,
sagt Ord. kein Wort. Ebenso fehlt bei Ord. die Überleitung zu dem Berichte
der Wunder (V. 1195-1210).
1167. Ist wohl zu lesen: „le siecle a tout mis arriere; a dieu servir a sa
maniere mise toute et souvent se plesse, a ourer jour et nuit ne cesse", was
auch überliefert ist. Man könnte auch lesen: ... et souvent se plesse a ourer;
jour et nuit ne cesse Blin schreibt:
„Le söcle a tout mis ariöre,
ä dieu servir ä sa maniere;
mes tost et souvent il se plesse
a ourer, jour et nuit ne cesse".
Das altfranzösische Ebi'ulfusleben 80t
de li paroles mult s'espandent
pur le paiz, si qu'a plante
est ja le paiz si hante
qu'a perdu le non d'ermitage,
1180 et le prodom si est si sage,
que quant lez frerez plus espeissent,
et vertuz plus en li escreissent;
singulier fu en pacience
et preeschable en abstinence,
1185 assiduel en oreisons,
liez et baut en saintes resons; H. „et" fehlt
prosperite ne l'esleveit,
aversite ne le fraignet,
et les biens que Ten .lui aporte, H. ,,e les"
1190 a ceulz qui viennent a sa porte
tantost a douner recommande
et dit, que garder la viande
ne deit Ten fors a la journee,
Ten n'i deit mettre sa pensee.
1195 De Saint Evroul öi avez
et l'istoire assez en savez:
d'ou il fu et de quel lignage
et comme il fu vaillant et sage H. „vaülan"
et comment vesqui saiutemeut
1200 et con sa fanie sagement
fist nonnain en une abbeie;
et tout pour amender sa vie
comme il fu moine et demoura
el bois, üu mult grant labour a
1205 eu; comment il i demeure. H. „demoura"
II est donquez et temps et eure H. „donc"
de ses miracles raconter:
comment dieu par lui fet monter
lez bons en bien, lez maus descendre;
1210 bien le poet i'en ici aprendre.
11 avint eu une journee,
que soulement fu demouree
une piece taut soulement
de paiu, que tout proprement
1193. Ord. sagt: „non oportere monachos aliqna de crastinosoUicitudineangi."
1214. Der Vers ist zu kurz; vielleicht könnte man für proprement „prive-
ement" setzen.
Romanische Forsctiangen XXXII. 51
802
Ferdinand Danne
1215 gardoit vers soi le celerier H. „selerier"
pour lez jeunes moines lietier
au matin pour desjeuner.
II n'en poet plus en aver.
II vint un povre en icel Heu,
1220 qui du pain demanda pour dieu.
Haut cria; Saint Evroul l'oy,
qui en dieu mult s'en esjoy;
donquez a dit au celerier:
„N'os tu pas ce povre crier?"
1225 „Oil, sire, par Saint Germain ;
mes ceens n'a que demie pain, H. „seens"
que a nos jeunez gens gardoie; H. „que ie u"
je ne sei quant mez pain aroie.
Nous sommez ci en cest boscage
1230 loins de touz biens; de male rage
pourrion mourir et de fain,
se nous n'avion aucun pain,"
Saint Evroul respondu li a:
„Celui seigneur, qui nous cria
1235 et de son sang nous rachata,
einsi con si grant rachat a,
ne nous lera de fain perir;
assez tost nous pourra merir,
et tant et plus, quant li plera;
1240 ja de fain mourir ne lera H. „ia" oder „la"
homme, qui en lui ait fiance; H. „qui qui"
va tantost et fe si, t'avance!
N'as tu pas en psautier leu
que ceulz sunt a dieu esleu
1245 et benoiz, qui tost secourent
lez povres? — quer dieu pour eulz ourent.
Donne a cel, qui tant a crie, H. ,.cil"
de dieu en seras mercie!"
Et quant il out dit ces paroles,
1250 au moine ne scmbleut pas foles;
il ala et si print le pain,
a "i" valet mist en sa main
et dist: „Va tost sanz sejourner
apres le povre et retourner
1219. Vgl. p. 767.
1244. Vgl, Psalm 40, 1.
Das altfranzüsische Ebrulfuslebeii 803
1255 iiel fe pas, mes le pain li baille!
Haste tei avant qu'il s'en aille! IT. „qui s'eii"
En demeutiers que il pailoit,
le povre touzjours s'en aloit.
Le serjant ala une mile
12G0 eoiirant apres hors de la ville.
— Ce qii'eiisieut n'est pas en sa vie
trouve, ains Viel^ qui n'oblie
rien qu'ii puisse, le nous raconte
en son livre; n'en a pas honte;
1265 aus anciens l'oi retrere
et pour ce ne le vout pas tere. —
La le treuve; le pain li baille
et si li a dit, que sanz faille
Saint Evroul le pain li envoie;
1270 et eil s'eresta en la voie H. „s'esreta"
et son baston en terre fiche.
A 'ii* poins la demie miche
prent et rent a dieu mult g-rant grace.
Coninie la fontaine st. Evroul fut faicte
iniraculeusement.
Son bourdou reprent et l'arace;
1275 si eomme il l'out hoste de terre,
einsois qu'il eust prins son erre,
une fontaine en est issue,
si que le serjant l'a veue,
qui encore present estoit,
1280 qui le pain porte li avoit.
Miraclez i sunt aveuuz
mout grants, que trestouz retenuz IL „tres" fehlt
n'ai pas par lua grant negligeucC;
ne n'ai pas mis ma eure en ce.
1261— G7. Stellt nicht bei Oidericus. Aua den Worten „u'est pas en sa
vie tiüuv6" könnte man schliesseu, dass der Dichter ausser Ordericus noch eine
andere Vita Ebriilfi vor sicii Latte. Das mag dann dieselbe Quelle gewesen
sein, aus der Ordericus geschöpft hat. (Vgl. Einleitung p. 751.)
1277. Die Fontaine St. Evroul in der Nähe der alten Abtei ist noch heute
bekannt unter diesem Namen , und die zahlreichen Pilger und Kranken, die
alljährlich zu den Gebeinen des hl. Ebrulfus wallfahrten, versäumen nicht, diese
wunderbare Quelle autzusuchen, wo man noch in jüngster Zeit wunderbare
Heilungen konstatieren konnte. (Vgl. darüber Letarg in Bull, de la societö bist,
et archeologique de TOrne XVI.)
51*
g()4 Ferdinand Dauue
1285 A plusours en avisioD
a I'en dit, qu'a la mansion
de Saint Evroul tantost alassent H. „st. Evr, que"
et que devotement priassent
et qu'en un bois une fontaine H. „qiieu eu"
1290 trouveront clere, nete et saine,
qui en Ouche est; eulz en bevront
et tantost sante recevront.
Plusours geus i sunt de Bourgongue
venuz et de pres de Gascongne;
12>5 de France et de lointegne terre
i sunt venuz pour sante querre,
et ont pourqui ce oscur lieu
pour le bois o l'aide de dieu;
quant la fontaine ont trouvee
1300 et ont gouste, ou ont lavee
leur face, ou en ont beu,
de tous lez maus qu'elz ont eu,
delivrez sont et, o grant joie,
louant dieu, s'en revont leur voie
1305 — et le saint o devocion —
et revont a leur mansion.
Ce dura en mult grant puissauce
juque au temps a "i" roy de France,
qui Henri estoit apel6;
1310 adone estoit le lieu cele
et deserte par lez Danois;
quer tout estoit forest et bois, H. „que"
que pou de gent i habiteit.
Adonquez en pais estoit
1315 Berengier, 'i* home mult sage,
a qui avint a heritage
celui lieu; pour ce li pesa,
et par plusours feiz entesa
1297. In der Lücke des Mauuskripts hii;ter et stand waluschcinlich „ont".
1305. Hier wird die Erzählung des Wunders unterbrochen; bei Ord. Vit.
übrigens ebenso, bis 1343.
1309. Henri I. (Henricus) war König von Frankreich vom 20. Juli 1031 bis
29. August 1060.
1310 . . . dum post devastationem Danorum raro enltore Uticensis pagus
incolebatur.
1315. Berengier (Berengarius)8age ist ironisch gemeint; der Dichter ge-
brauclit das Adj. sehr häufig und verschieden.
Das altfranzösisehe Ebrulfusleben 805
a estouper cele foutaine;
1320 quer ele estoit en son demaine,
Si lui desplesoit malement,
qu'en i aloit solempnement;
quer blez et prez tout defouloient
ceulz qui si souvent i aloient.
1325 Pour ce la fist clorre de huie,
pour estouper a touz la voie,
Donc fist dieu lez vertuz cessier
au temps d'ieelui Berengier
et de ses hers, tant con vesquirent,
1330 qui ilec leur mansions firent.
L'un out non Lothier, et Gerveise
out non lautre; le tiers, — qui plese —
Guillem out non; le lieu maintindrent
et ilec maindre a (ouzjours vindrent,
1335 et lez miraclez si cesserent H. „sesserent"
tant comme en paiz demourerent,
Ces vertuz ci desor enditez, H, „ees vertuz et od. ci
si avindrent par lez meritez desraem ditez
Saint Evroul, qu'ert ja en la gloire
1340 de paradis, seron l'istoire.
Or delesson ceste matere
et venon au propos arriere,
Quant au povre out le pain donne,
tantost leur fu gueriedonne.
1345 Quer einsque soleil fust couchie,
de la porte s'est aprochie H. „c'est"
un homme, qui i* sommier maine,
si chargie que a mult grant peine
poet aler — de pain et de vin — ;
1350 ce pert -'v mesage devin;
le celerier fet apeler,
et eil ne se voult pas celer,
L'omme si ne l'a pas gäbe;
einz li dist: „Va a ton abbe
1331. Lothier (Leterius), Gervaise (Gervasius).
1337. Oder: „C. v. desor ai enditez", was der Überlieferung entspricht. Blin
liest: „et les vertuz ci desor dites ..."
1344. leur scheint auffällig (Blin setzt dafür 11); aber der Dichter hatte
die Mönche des Klosters im Sinne, die ja in der Tat die Gabe des Fremden
erhielten und schrieb darum leur.
1354ff. ürd. sagt nur: „Vade frater et da tuo abbati!"
gQg Ferdinand Danne
1355 et li di que marcheant sui,
venir ne vouloie pas vui;
ne savoie, s'il li failloit
pain ne via, ne qiii li bailloit
sa despeuse a lui et aus freres".
1360 Donc s'en va, ne demonra gueres;
tost est monte sus son sommier.
A Tabbe vint le celerier
et si bei present li presente,
et Saint Evroul i met s'entente;
1365 au celerier tantost demande,
qui li bailla tant de viaude,
et ou est, et qu'est devenu,
et pourquoy ne l'a retenu?
II respont que hativement
1370 s'enfoy et mult simplement
a lui s'estoit reeommande.
Lors a saint Evroul commande
que dieu mercit hativement
chascun d'eulz et il ensement;
1375 il entent que dieu li envoie
tout cela et li mouteploie H. „et si li"
ses biens par sa misericorde
et rent, a qui en li s'acorde,
et donne assez por poi de chose,
1380 assez plus que nul peuser n'ose.
D'ilec en avant sans doutance
ne leur failli leur soustenanee;
assez oureut puls sans outrage;
ne onques puis de leur aage
1385 ne failli, qu'ert necessiie
a rhumaine fragilit6.
Apres comment qu'elz s'accreussent
1355. marcheant gibt das lat. „foeneratorem" des Ord. wieder. Prevost
zu Ord. t. 6, 62 sagt: „Ce niot, dans son acception habituelle, signifie usurier,
preteur ä usure. Nous pensons qu'il faut le preudre ici dans celle d'einprun-
teur, qui venait rendre avec usure ce qu'il avait regu quelques raomeuts
auparavant." Unser Dichter scheint das Wort nicht im Sinne Pr. aufgefasst
zu haben.
1384. Ich lese dem Ms. genau ent&prcchend: ne onques puis de leur
aage ne failli, qu'ert necessite a Thuniaine fragilite; Blin : ... et »onqucz
puis de leur aage failli querte necessite (= curla, stricte) ä l'humaine frairete.
Ordericiis sagt: ... nunquam defuit illi.s, quod poscit usus huvnanae fragilitatis
Das altfranzösische Ebrulfuslebeu §07
et dez biens temporielz eiissent,
dez biens que ceiilz leur apoitoient,
1390 qui devocioD i avoient,
nourrirent une porcherie,
ussez petite, a leur mesnie
süustenir. Tost en fu seue
des larrons lointuins et meiie
1395 hl renommee en paiz;
et pour ce i sunt envaiz H. „pour ce sunt"
deus fels larrons d'autre contree H. „feus od. fius"
et out leur voie aprestee.
Si s'en sunt a l'ostel venuz.
1400 Lez pors trestouz grans et menuz
ont aculliz et lez ameinent
et d'errer grandement se painent;
mes pour nient; veirement faillent
a leur propos et se travaillent;
1405 entour le bois ont tant erre,
que il fu ja pres d'ajourne.
Quant ourent lougues tournie
et ourent ja bien espie
temps d'Jssir du bois, — ce leur semble — ; H, „se leur"
1410 si comme eulz parolent ensemble,
— l'un voulet l'autre aresonner —
si oirent le saint sonner,
que se levoient a niatines H. „que se vo levoient"
lez freres aus euvres deviues
1415 acomplir; adonc s'esbahissent;
a Saint Evroul vont et geissent
leur larrecin, leur mauvestiez,
qu'avoient fet et que hetiez
estoient d'enbler leur substance,
1420 que venus estoient de France H. „et que"
iluec pour fere cele euvre.
Adonc Saint Evroul leur descueuvre
sa volente et leur pardonne
leur mesfez com sainte personne.
1397. . . . diio saevi latrones . , . sagt Ord., weshalb ich das Blinsche „fin"
verwerfe.
1412. saint statt saiu = signuni (Volksetyraologie), vgl. Foerster, „Erec
und P^nide", Glossar.
1413. Mau wird hier wohl mit Blin quer für que setzen; que und quer sind
übrigens in der Handschrift häufig in gleicher AVeise geschrieben.
808
Ferdinand Danne
H. „qui estoient"
H. „ces"
H. „reffetonr"
1425 Tant leiir dist que se convertirent
et leur penitance o li firent;
et les fist moines sanz delai,
ne refusout ni clerc ni lai.
qui a li s'en vousist veuir,
1430 s'ir en bien se vousist tenir.
A la recommandacion
de la sainte religion
et de la gloriouse vie
du treshouorable homme mie
1435 De devon trespasser ne tere,
ce que dieu vout pour s'amour fere
par un de ces moines premier,
qui estoit son refectourier.
Empres eulz un corbin mennoit,
1440 qui pres du refectour avoit
son ni fet a ses coibineaux,
qui li sembloient assez beaux.
En refectour par la fenestre
mal elose entrout et troublet l'estre.
1445 Les oes chascun jour emportoit
et ses poucins en confortoit;
au refectourier ennnuia,
de Saint Evroul mout s'afia
et pria dieu devotemcnt,
1450 que il leur envoit veugement
de cel, qui si leur biens enporte;
assez tost elz trouverent morte
l'oisel souz Tarbre avec son ni.
Einsi i est mort et honni,
1455 quiconquez soit, qui leur vult uuire,
ne puet durer que tost ne muire,
ou tost perist, ou sanz essoinne
se convertist et devient moine.
Douc eil qui tout set et esgarde
1460 et vcit bien, que pas ne se tarde
de bien fere son champion,
de maintenir religiou,
son euenr lui aferme et conforte,
1437. Ord, sagt: per (luenidam discipiiloniin honorificentissimi viri .
Dichter schrieb : »par uu de ces moiues preiniers
qui estoit ses refectourier«"!
1452. l'oisel . . . morte ist durch den Reim gesichert.
H. „empörte"
H. „veust"
. Der
Das altfranzösische Ebrulfusleben 809
commeiit qu'il ait bjitaille forte,
1465 qu'il veille en bien perseverer,
poiir moDSitrer et pour reveler
a ceulz qiii apres lui vendront,
comment en bien se coutendront.
Ja soit ce que il plus desire,
1470 la com]){ignie des gens fuire
et en un desert demourer,
pour dieu plus en pez aourer, H. „empez"
si veut il estre ou son couvent;
quer il avient trop bien souvent:
1475 quant le fondement d'une chose
a desfaut, que a la parclose
s'en vet decheant l'edefice.
Pour ce vout il en son office
demourer. que il commenga
1480 et maintenu juqu'en ci a: H. „maintenue"
il doute, s'il s'en partireit,
Tedefice vacillereit, H. „vacillerent"
et se doute, se il queist
son aise et son vouloir fäist,
1485 qu'aus autres ne feist domage. H. „que aus"
Pour ce demeure comme sage
le prince de Tost qui bataille ;
contre la char, le monde aille,
o Tost est prest bataille prendre,
1490 et hors Tost set niult bien enteudre H, „soit^'
a j)roier dieu secreeuient
et monter viguerousement
de vertu en vertu drechant
et a dieu touzjours aprecbant.
1495 De sa seiute la reuomuiee
a couru par mainte contrec H. „conti e"
et de sa grant religion
le nun j)ar mainte region
et ala par maintes i)roviuccs,
1500 si que l'oirent reis et priuces;
et pour c'a li souvent venoient
et a lui se recommandoicnt.
148t>. Vgl. Ord. „Persiptit ergo piinceps ngoiiizaütis exercitiis, et in acie
ut luiles pugnans et extra aciem ut furtis ductor per iiicrenuiita virtutuui sese
proferendo flublimans".
g|Q Ferdinand Danne
Sa sainte conversation
les emout a devocion;
1505 mout de nobles a lui venoient
pour le bien^ que en lui savoient,
et lui prient devotement:
qu'en non du sire qui ne ment H. „que en'
veille a leur prieies entendre
1510 et eulz de l'anemi desfendie!
Et de leur biens mout li donnerent
et de leur heritages erent
pres de donner, de leur mesons
et de leur grans possessions;
1515 et par cbarite mout li prient,
pour ce que mout en li se fient :
que il veille tielz Ileus fonder,
ou religion habender
puisse, et fere tel servise,
1520 qui a dieu plese, a sainte eglise,
et veille fonder abbeies
et mettre i gent de saintes vies,
telz gens con bon li semblera
et tele ordre con lui plera,
1525 hommes ou fames, qui voudra,
— quer ja nul d'eulz ne s'en doudra —
et tielz personnes abbes face, H. „abbe"
qui plesent a dieu par sa grace,
et leur sougiez gouverner puissent
1530 et enseigner, si que elz truissent
les biens fez, que issi feront,
tant eomme en vie seront.
Saint Evroul recet leur prieres
et fist tant, — ne demoura gueres —
1535 que quinze abbaies fonda,
ou mout de bien puis abonda:
hommes et fames i asenne;
cbascune gent par soi ordeune H. „gens"
et mist prelaz a s'ordenance,
1540 qui sachent boune connoissance
meuer et gouverner si bien
leur sougiez, que n'i faille rien. H. „qui"
Quant ordene out bien ses cboses
et out bien lez mesons encloses
1545 et ordenees les personnes,
Das altfranzösische Ebrultusleben 811
les moines et auxi les nonnes,
il en son moustier demoura,
ou dieu devotement oura
et ses moines mout amoneste,
1550 que leur vie soit bien honeste,
et que de bien en mieux profitent H. ,,qne bien"
et en bien fere se delitent
et de l'tmemi bien se gardent
niiit et jonr — et point ne se tardent —
1555 de ßou enging, de sa malice
et soient nez de chascun vice.
Le nons dez lieus que il fonda,
ou mout de granz biens abonda,
n'avon pas ore en memoire;
1560 quer par lonctemps en fu l'lstoire
oubliee par negligence H. „oublie"
et de lonctemps par la rauence.
Par 'üü* cens ans demoura
desert, que nul ne restora;
1565 Mes öez que Viel nous conte,
qui a mout grant chose se monte;
quant jeune esfant pieg'a estoit,
que mout volentiers s'aprestoit
et pour öir et pour aprendre
1570 et pour bien lez biens fez aprendre
des anciens, qui jadis virent
les fez dez sains et lez escrirent.
Conmie le roy Cliildehert et la roine viudreut voir
St. Evroul a l'eglise Notre-Dame-dii-hoys.
A cel temps que la renommee
del Saint fu par maiute contree
1575 espandue et mouteplia,
aus oreilles de molz cria,
si vint juquez au roy de France
Childebert de lui congnoissance;
1551. „de" nach Blin hinzugefügt.
1576. crier ist hier in auffallender Weise gebraucht.
1578. Childebert 11. (Childebcrtns), Sohn Sigeberts und der berühmten
Brunehaut, war König von Aiistrieii 570—596. Die Königin hiess Faileube. Der
Besuch des Königs zu St.Evroult hat nach Prev. zu Ord. Vit. t. 6, 61) nach dem
28. März 593 stattgefunden, weil in die.scr Zeit Childeb. von seite-n seines Onkels
Gontran grosse Landstrecken im westl. Frankreich zufielen, die er wohl in Be-
812 Ferdinand Danne
si out de veer le prodomme
1580 mout grünt tulent — ce est la somme —
et aatressi out la roine; H. „aiitressi si"
le roy pria et s'i eneline;
il lui otrie bonnement.
Eulz s'apareillent vistement
1585 et au chemin mout tost se mestent
et d'errer briement s'entiemetent
et ou eulz meinnent leur mesnie;
en Ouche vindrent sanz tardie,
en lieu, ou est ore l'eglise
1590 de Notre-dame bien assise.
Ilec est le roy descendu
de son cJieval et deffendu,
qu'au Saint moleste nul ne face,
mes se painnent touz en la place
1595 d'atorner sei devotement,
et la ro'ine ensement,
pour encontrer le serjant dien,
qui demouret en icel lieu.
Donc sont lez clers appareilliez
1600 dez sainz vestemenz et bailliez
ont reliques et mis en place H. „reliquis"
sus dras de soie, si que place
a dieu leur appareillement
et la croiz et l'encensement. H. „ensensement"
1605 Illuec veulent le saint attendre;
mes le roy coramanda a prendre
les reliques et a porter
contre le saint, pour conforter
sitz nehmen wollte. Einige meinen, es handle sich hier um Childeb. I. (511— .558)
und dessen Gemahlin Ultrogote, was jedoch sehr unwahrscheinlich ist; andere
dachten an Childebert TIT., der unter der Vormundschaft des Meiers Pipin von
Heristal von 695 — 711 regierte, was ebenso unwahrscheinlich ist. Übrigens sagt
das Ms. von Alen^on Nr. 11 ausdrücklich: „Childebert, Sohn Sigeberts". Vgl.
darüber Bull, de 1. soc. bist, et areh. de l'Orne VI. 3, 268 und p. 290. „Hilde-
berto, Sigeberti filio".
1590. Notre-Dame-du-Bois auf dem rechten Ufer der Charentonne, nicht
weit von der alten Abtei, wird hier wohl gemeint sein, obgleich in dieser
Gegend mehrere Kirchen „Unserer lieben Frau" geweiht sind. Nach Prövost
zu Ord. Soc. de l'hist. de Fr. 6, p. 70 weist die V. 1675 bezeichnete Örtlichkeit
gleichfalls auf diese Stelle. Heute steht unweit N.-D.-du-Bois eine Kirche.
1602. place ist Subj. Pres, von plaire neben plaise und pleise. (Vgl.
Bartsch-Wiese, Chrestomathie 9. Aufl. p. 344.)
Das altfrauzösische Ebrulfusleben Si3
sei miez assez, quant les verra; H. „sei oder lei"
1610 quer bien croit que mout li serra; "^'es verra"
au chemin ae met sanz attendre,
et les clers lez reliques prendre
veulent; mes remuer nes pourent;
touz esbahiz ilec demoureut.
1615 A terre a ouraison se mettent,
de prier dieu mout s'entremettent,
qui les puisse d'icele place H. „puisse"
porter avant par soue grace.
La reine devotement
1620 a dieu pria mout humblement,
que s'il lez deugne conforter
et les reliques transporter
let ovec eulz, qu'eu icel lieu
fera fere en l'enneur de dieu
1625 et de sa mere bele eglise,
grant et large, de bele guise;
et quant el out einsi oure,
eulz n'i ont gueres demoure;
aus reliques ont lez mains mises;
16.H0 mes eulz sont si a terre prinses,
que ne lez pourent remuer:
atant se pourroient tuer,
Adone fu triste la reine
et bat mout forment sa petrine
1635 et dit, que c'est par ses pechiez, H. „ces pecbiez"
que ilec sont issi fichiez,
que veer ne peut le saint homme;
doncquez a dit et le consomme:
que, se dieu consent par sa grace
1640 et cele au seint, que de la place
leur reliques puisseut mouvoir,
qu'a dieu pramet, et iert tout voir,
que de marbre une bele pierre
fera tost, por v autel qiierre;
1645 et si le lui presentera
et un autel fere en fera.
Sitost qu'out la parole dite,
1618. par soue grace; soue, das um die Mitte des 13. Jahrh. verdrängt
wurde (vgl. Meyer-Lübke, Gramm. I. 194) findet sich nur dieses einemal und
4101 im Ebrulfusleben. Der Dichter schrieb es wohl häufiger.
814
Ferdinand Danne
pour voier du Saint la merite,
les reliques se remnerent
1650 par eulz; udonques les porterent
et vout vers le saint a Tencontre;
et le prodou si lez rencontre
et des moines grant compag-nie,
qu'il avoit ja o sei cuillie,
1655 et de peuple grant multitude, H. „peiiple rault"
qui mestent grant eure et estude
a recevoir le roy a joie;
encontre Tont enmi la voie;
et Saint Evroul o li l'enmaine,
1660 a hennourer lei met graut peine;
trois jours ilecques sejourna
et au quart si s'eu retourna;
Mes souz seel avant il donne H. „avant donne"
a Saint Evroul en sa persouue
1665 quatre-vins et dis et noef villes,
tielz choses ne tient pas a viles H. „villes"
Saint Evroul, mes mout le niercie.
Et le roy et sa compagnie
a Saint Evroul se recommande,
1670 a chemiuer sa gent commande.
Donc s'en revont en leur contree
sainz et liez touz, sanz demouree.
La reine pas ue s'oblie,
son veu oublier ne veut mie.
1675 En tertre qui au bois s'adonne,
pres du ruissel de Cherentonne
et du bois de l'autre partie,
a madame sainte Marie
a fondee mout bele eglise,
1680 grant et bele a grant devise,
et si a fet parmi la terre
un bei autel de marbre querre,
pour emplir son veu et s'eutente.
A Saint Evroul tost le presente, S
1685 et il l'a fet en euvre metlre; *
et si con Ten trouve en la lettre,
ilecquez par mout d'ans dura;
mes apres, quaut nul n'en cura,
que le lieu si fut tout lessie
1690 et ert desert et tout plessie
Das altfranzösische Ebrulfusleben 815
le bois et chai la chappele
— qui avoit este jadis bele, —
et l'autel quasse et brise
et par pieces tout debrise,
1G95 il avint qiie 'i' chettif bomme,
qui pas ne priseit ime poinme,
une grant piece en enporta, H. „emporta"
en autre lieu la transporta;
et Uli chai par aventure
1700 la pierre, qui estoit mout dure,
et par le milieu la brisa; H. „melieii"
et de ce pas ne s'avisa,
qu'a dien malement despleseit
ce que de la pierre feseit;
1705 quer il en print mout tost veujance; II. „empriut"
ilec demonstra sa puissance:
quer tost avant que l'an passa,
romme du siecle trespassa.
En l'eglise qu'oez retrere,
1710 la reine si a fet fere
deus autex en bele maniere:
Tun devant et l'autre derriere;
eil derrier de la trinite
est fonde par humilite;
1715 l'antre est de la virge Marie,
vers qui tost le mond s'umilie
par reson en subjection
et par droite devocion.
Et si a l'en dit mout souvent,
1720 que de nonnains i out couvent;
et ilec avet cimetiere H. „eimetere"
et i porta Ten mainte biere,
et Corps de moineS; qui mouroient,
que ilecquez touz enterroient;
1725 et mout de nobles la reposent,
hommes et fames ilec posent.
Mout i a de sarquex de pierre,
que Ten treuve, qui lez veult querre.
La cause, pourquoy lez portoient
1699/1701. Ord. „sed casu illud per medium fregit".
1729. Ich lese: „La cause pourquoy lez portoient haut en terre; pour ce
fesoient, que trop d'eve a en la valee". Blin liest: „La cause pourquoy les
portoient, haut cnterrer pour ce fesoient, est que trop d'eve a la va]6e".
816 Ferdinand Danne
1730 haut en terre; pour ce fesoieut, H. „enterrer"
que trop d'eve a en la valee,
qiii du bois i est avalee.
Sitost que la fosse estoit feie,
Teve i sourdet et ert implete.
17r,5 En yver especiaument
i court eve coramunalement;
si que Ten treuve en cele eglise
mout beaus serqueus a grant devise,
si qu'ilec lez serqueus sont signes H. ,.ilet"
1740 qu'elz furent a personnes dignes.
Viel ces ehoses nous raconte
et en son livre en fet grant conte.
Apres avint que le saint homme,
qui ne prisoit pas uue pomme
1745 tout le bonban de ceste vie,
a son vouloir ne poet mie
dieu proier a sa volenti, H. „proir"
que de gens n'eust a plante
touzjüurs 0 lui, qui le troubloient
1750 et de sa devocion mouvoient.
De son moustier a ordene
mout bien; puls ne fut homme n6,
qui seust quel part il ala; 11. „que part"
en une croupte s'avala^
1755 quant fu de son moustier embl6
et s'enfui tout en emble,
si qu'a nuli nel revela, H. „null un revela"
fors qu'a un moine qu'apela,
et si li a tout revele,
1760 et celui l'a mout bien cele.
Marc out uon, son filleul estoit,
si que de lui ne se quetoit,
mes du tout en lui se fiout
pour la graut amour qu'a lui out. H. „aniour" fehlt
1765 II mout de ces seerez savoit,
que Saint Evroul diz lui avoit.
Ord. . . . quoium illnc cadavera bajulabantur ad sepeliendum, quia in valle
palustris huinus erat.
1757. Der Handschrift entsprechend wäre zu lesen: si qu'a nul il n'en re-
vela, H. „si qua nuli = nn oder uu". — Und doch könnte man mit Blin
schreiben: „si qu'a nul il uel revela". Ich schreibe nuli nel.
Das altfranzÖsisehe Ebnilfuslehen ^{'
La croupte la, ou s'est teuii,
qu'u s'abbaie n'e.st venu,
est soulz -i* mout uuilt plaiu de brauelies
1770 il u'i a ue mesou ue g-ranches,
pres d'uu ruissel, qui pas ue grieve;
auxi comme a demie lieve
pres du moustier estoit la croupte.
Ilec va et dedeus se boute
1775 et a illec trois ans este
et en yver et en este,
que ne le sout homme vivaut,
excepte Marc; donc estrivant
sont lez moines communemeut,
1780 Fun vers l'autre trop malemeut.
L'ennemi entr'elz a treuiis
si g-rant envie et anuis
et si grant heigne et tele noise, H. „beige"
que quelque part que Tun s'eu voise,
1785 l'autre si le sieut par envie
et Tun a l'autre ne fuit mie,
chascun de mal a l'autre fere;
si que taut monta cel afere,
et gourgoucerent longnenient,
1790 que la chose ala malemeut.
Taut ont tencic et gourgoucie,
que elz se sont entreblecie,
et tant ja sont en cous ruez, H. „ia en coum ruez'
que ii" se sont entretuez.
Cotnuie apres que 1i dyahJe euf fait entrettiet* deii.r
rellgieu.r en Vahsence de m. st. livvoiil, le hon sainf
j/otirsiiivit le üyahle a liJch((ttfoiir si le honUi en
nne four ehante; et puis apres resuscita ses üeux
relif/ieujc.
1795 Les autres couroucicz en furent;
ou leur nicstre fu, pas ne sureut.
1772. Heisst hier wohl „ungefähr". Vgl. dazu Z. f. r. Phil. 35, 1911, p. 733.
tont aussi con iu der Bedeutung „so gut wie" liegt vor im V. 2380.
1773. la croupte war in der Nähe der Quelle St. Kvroult, (S. zu 1277).
1793. Blin liest „et tant ja cnconstre ruß"?
Ilomanische Forschungen XXXII. 52
g|§ Ferdinand Danne
Quant enlz fureut touz assemblez,
Marc s'en est tantost d'eulz eiublez H. „Marcc'est
et a son mestre va plourant. tantost"
1800 Quant il le voit venir eourant,
il pense bien, que sans resou
n'est il pas parti de meson;
contre lui va, si li enquiert
pourquoy il court et que il quiert ?
1805 Donc li a Marc tantost eonte:
que le contens est tant monte
entre lez moines qu'ont tue,
tous entr'elz tant se sont rue
et fern Tun l'autre et batuz,
1810 que "ii" en sont mors abatuz.
Quant a ce oi, si fremi
et puis a ploure et gemi
et vint tost la, ou euJz estoient
et grantment couroueiez sembloient; H. „grantement''
1815 et quant il vint pres de l'eglise
— si comme Viel le devise —
en Heu, ou l'eglise est fondee
et est de nouvel restoree,
trestouz lez saiuz par eulz sonneient,
1820 mout tres bou son en bois donnerent,
et ceulz du moustier Nostre-Dame,
sans ce que i toucbast nul' ame,
et de Saint Martin ensement,
qui jadis ancieuuement
1825 Elegant estoit apelee,
par excellence einsi nommee.
Ilec lez bonues genz venoient
et le servise dieu ouoient
en cel lieu, qui d'ancessourie H. „daneesourie"
1830 fu apele Bercoterie.
1798. Marc (Malchus).
1814. Der Dichter schrieb wohl grantment (vgl. V. 2133, '2730, 385(5), das
ihm besser in den Vers passte.
1825. Elegant (basilica S. Martini, qui Elegaus dicebatur).
1829. Ea liegt nahe, der Handschrift gemäss zu schreiben „d'ancessourie" ;
aber Ord. sagt: „in loco qui Bercoteria vulgo nuncupatur"; und demzufolge
könnte man wohl dans ce sourie setzen. Blin: „dans la Sourie".
1830. Bercoterie (Bercoteria); dazu führe ich an, was Prevost zu Ord. t. 6,
p. 72 sagt: „II existe sur la commune de St. Evroult nn hameau de la Blotti6re,
Das altfranzösischc EbrulfiiHleben SIVI
Quant reunemi a ce veu
et a poiir voir aperceu
que saiut Evroul ilec retorne,
tautost fet et pas iie sejoiirue
1835 et se met en ime autre giiise
et a tost forme d'omnie prinse
et plus ilecqiies ue sejourue;
s'eufuit trouble et mat et moine,
Saiut Evroul sou filleul apele
1840 et lui a dit paiole tele:
„Veiz-tu, dist il, cel homme la,
qui la s'eufuit, qui se cela II. „sela"
avant que ci veuuz fussou,
ue que ci raperceusson"?
1845 Celui a dit: „Je nel vei mie".
Donc a dit: „C'est eil qui l'euvle
eutre nos freres a meu^
et il s'est bien apperceu, H, „ccst"
que ci pour lui chacier venoie;
1850 pour ce s'est il luis a la voie H. „pour ce cestil"
et a pris huraaiue figure;
quer demourer o mei n'a eure". H. „o met"
Donc s'eu va l'ennemi fuiant;
Saint Evroul le va parsuiaut;
1855 de foir ert mout apreste,
mes par force s'est arresle; H. „c'est"
(juer de foir n'a plus congie,
si a graut piece ilec sougie
tant que saint Evroul est veuu ;
1860 ilecques la pres atendu
dans le iioni duquel M. Stapleton croit reconnaitre uiie alteiation de la Ber-
coterie. Nous regrettons de ue pouvoir nous associer ;i cette conviction-, uiais
nous pensons avec lui qu'au Xle sifecle l'emplacement de l'abbaye faisait
partie du teiiitoiie de Bocquence, et les ciicoiiscriptions feudales ue uüus
paraissent laisser aucun doute ;i cet egard. L'6glise de Bocquence est dediee
ä ,St. Martin, et 11 ue serait peut-etre pas impossible, malgrö la distance d'une
lieue, que ce ne ffit lä qu'il fallüt placer Saint-Martin-rElegaut, si notre auteur
(d. i. Ord. Vit.) ne donnait un d6inenti formel ä cette opiuiou en disaut que de
son temps le teiritoire oii devait etre situeo cette 6glise s'appelait la Ber-
coterie."
1860. Ich lese gemäss der H :
ilecques l'a pres atendu,
et si couit, est si ecliaute H. „e<"
52*
gOQ Ferdinand Danne
et si coiirt, est si escliaufö H. „et sl eschaufö"
que il a boute le malfe
en 'i- four, tout prest de pain cuire,
Sans ce qne a rien peust uuire,
1865 ne aus peins ne aus femmes qu'ierent, H. „au femmes,
qui a cuire le pain porterent. Q^^i ^ erent"
Un liuis de feir ilec trouva,
le prist tan tost et aucrouva, H. „a pris tantost
0 l'uis de feir enferme l'a. et ancrova"
Conitne apres qtie m, st, Bvroiil eut rnys le dyahle en
four ehaultef le pain fnt miranileusenient euyt a terre
devant la four, et ne fist dyahle mal a rien.
1870 Et puis lez femmes apela,
qui estoient mout tormentees;
quer eulz perdoient leur fornees.
Si leur dist: „Ne vous esmoiez,
mes devant le four netoiez
1875 la terre et lez peins i metez
dessus, ne vous entremelez H. „dessus et ne"
de rien plus; quer en ceste place
vous fera dieu mout bele graee."
Einssi fönt comme il leur commandC;
1880 et eu apres si leur remande,
quaut a dieu out fete proiere, H. „fet"
que chascune ses pains arriere
repregnent et si lez enportent;
et Celles mout se reconfortent,
1885 quant leurs pains beaus et bien cuiz voieut
saus feu; adonc le saint deproient,
que du malfe bien lez desfende
et aus ostieux sauves lez reude.
Et il a dieu tost lez envoie. Tl. „a dieu lez euvoie"
1890 N'i a celui, qui ce fet voie,
que ne rende graces a dieu.
Pour ce miracle jcelui lieu
que il a boutö le malfö.
Blin: ilec l'a pris et ateindu.
Est si courous, si eschaufö
qu'ilec a boutö le malfö . .
Das altfranzöaische Ebrulfusleben 821
fut donc apele Eschaufour
poiir lu cause de cel ehaut four,
1895 ou rennerai fu enserre
et enclos ovec l'uis ferro.
Apres au moustier retourna
et longues pas üe sejourna,
que les "ii' mors tost demanda
1900 et aporter lez commända
devant lui; lors fist sa priere
a dien, que eulz en vie arriere
revenissent; et eulz si firent.
Et adoDC, quant saint Evroul virent,
1905 eulz fireut leur confession.
Apres 0 g-rant devocion
il les a tost commeniez H. „il" fehlt
du Corps dieu et rasaziez;
et apres lez ames rendirent
1910 a dieu; et touz ceulz, qui ee virent,
0 grant joie ont dieu mercie
et ont a dieu merei crie;
et Saint Evroul sans plus errer,
les -ii" Corps a fet enterrer;
1915 et si qu'est cert leur sauvement, H. „et qu'est"
a dieu rent graces bonnement.
Comment qu'escript ce ne seit mie H. „qu'escript ne
eoniraunement tout en sa vie, seit"
lez anciens qui apres erent,
1920 aus jeunes freres le noncierent;
ovecques tout cela il dirent H. „ovec tout celadireut"
a Viel, que un ancien virent, H. „que V. un ancien"
qui avet un mult tres bei livre,
ou tout a piain et au delivre
1925 ses bons fez touz escripz estoient
et tout a piain bleu i paroient.
Un jour avint, qu'apres la messe
— i avoit dez gens mout grant presse —
1893. Eschaufour (Escalfou) uach unserem Dichter so genannt „a cause de
cel chaut four". Demnach wäre die Etymologie des Wortes klar, wie auch
M. Stapleton zugibt nach Prevost zu Ord. Vit. Prevost meint, das r sei später
hinzugefügt ähnlich wie bei Velours und den Ortsnamen auf fleur. — Richtig
wird man allerdings von der Zeit an, wo man lat. furnum mit four wiedergab,
auch Eschalfour bezw. Eschaufour gesprochen und geschrieben haben. Das mag
zu Oidericus Zeiten wohl noch nicht der Fall gewesen sein.
822
Ferdinand Danne
remest iine chandele ardant,
1930 nul ne s'ala de ce gardant;
et le feu art, — pas nc se tarde —
et nul de ce De se prent garde;
eulz erent en devocion.
Le feu et la coaibustion
1935 tuntost aus touallles se prent
et art tantost tout et esprent;
et le livre dessus estoit,
Tant comrae chascun s'ajjrestoit,
sont arses touailles et livre,
1940 sique tout fut ars a delivre,
sique du livre l'exemplaire
ne pout nul puis trouver ne fere.
Quant lez moines ont ce veu,
grandement leur a despleu;
1945 quer des fez anciens l'isloire
et des miracles ert menaoire;
et pour ce que ceuz poi savoient,
qui donc ilecques habitoient,
en livre rien de ce n'escripstrent,
19öO mes aus jeunes d'apres le distrent H. ,.geunes'
que veu et oi avoient.
Et ceuz qui poi de bieu savoient,
par peresce et par nonchalence
ont trestout mis en oubliance,
1955 fors que itaut tout souleinent
que un grant clerc mult soutimeut
mist en escript briement sa vie.
Ice temps u'oblie Ten niie.
Eins le list Ten en sainte eglise
1960 tout auxi couime il devise.
Juques ci Viel nous raconte,
ce qiie oi dire par conte:
en escript pas ne le trouva,
par lez anciens le prouva.
1965 Or tournou donc a la matire,
que nous avon lessie arriere,
ce qn'en la legende trouvon
et par le livre le prouvon
de ce, dout nous avon memoire, H. „donc"
195G. un grant clerc — quidam aophisla.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 823
1070 de vie, de mort tout l'istoire
saus rien fausser, que nous puissou
de ricD, que el livre truisson.
Quant "xx- et 'ii* anz passez furent, H. „ xxii- auz"
puisque de 'ii- Jumeaux s'esmurent
1975 Saint Evroul et sa compagnie
el ont mene mout sainte vie,
et il ont vesquu saintement
et miracles fez proprement,
l'ennemi, qui pas ne s'oublie,
1980 de ses biens fez a grant euvie.
et du lieu la, ou il habite,
a tant fet que la mort subite
par la soufrance dien s'est mise H. „c'est mise"
— si con le livre le devise, —
1985 en plus dez freres du couvent,
si que il en mourent souvent;
mes Saint Evroul n'en fuit mie
con le faus pastour, quant il guie
les bestes qui ne sont pas soves, H. „lui' od. „hui"
1990 et de garder les fet granz moves;
mes quant il veit le lou venir,
ne se veult pas o eus tenir; H. „et eus"
eins s'enfuit et lesse lez bestes,
et le lou si leur croist lez testes.
1995 Mes con vrai pastour demoura
o eulz et ou eulz laboura
et 0 eulz en print la bataille,
comment que le lou lez assaille;
et o eulz veut niourir et vivre,
2000 et pour lez diz l'Apostr'ensuivre.
Lie ert o ceulz, qui joissoient,
et plorout 0 ceulz, qui ploroient;
confort et exortacion
leur fist par grant devocion:
2005 „Freres, en dieu vous confortez
et tribulacions portez
en pacience; et s'apareille
1982. la mort subite wohl die Pest; nach Prevost zu Ord. Vit. dieselbe,
die Gregor von Tours für das Jahr 582 erwähnt.
2001. Vgl. Rom. XII. 13, gaudebat cum gaudentibus, flebat cum flentibus.
2006. Vgl. Rom. V. 3.
824
Ferdinand Danne
chasciin tres bieo; nul ne sommeille!
Renouvelon iios esperiz,
2010 les biens fez dos seront meriz!
Bataillon contre le nialfe,
qiii si est vers dous eschaufe.
Tribulacion par sentence
fet hom parfet en pacience.
2015 Un euer et une ame soiez
en dieu et devant vous voiez,
que dieu chascun de nous apele;
chascun de nous ara autele
merite, comme fu l'ouvragne;
2020 pour ce donques nul ne se fengne
de veiller; quer ne savon l'oure
ne le jour, que nous courra soure
la mort. Beneoit eil sera, H. „beuoit''
que dieu veillant bien trouvera;
2025 et Teur de bons, qui est merites, H. „et leur de bons
arout et les maus oiout despites." quiex merites
ry- -^ c c ^ arontet les maus ni
Ems, lez freres conforta, ^^^ despites"
et a bien fere exorta.
Quant einsi soudement mouroient,
2030 au secour saint Evroul couroient:
et pour ce que plus clerement
apparust, que dieu proprement
miracles pour lui fet souvent,
il avint, que de son couvent
2035 un moiue sanz confession
mourut et sanz communion.
Le moiue Aubert fut apele;
son gardain ne l'a pas cele;
a Saint Evroul est tost couru
2040 et dist que le nioine est mouru,
n'est confes, n'a communie;
einz est soudement devie.
2025 und 2026 sind infolge Unaut'im'iksauikeit des Sclireibers in der H.
nach dem Verse 2028 gesetzt; aber auch, wenn wir diesen Schaden ausbessern,
befriedigt uns die Überlieferung nicht ohne weiteres. Man könnte vielleicht
schreiben:
et l'eur des bons, qui est merites,
aront, et les maus mout despites.
2010. Die Form mouru ist durch Keim gesichert. Vgl. Desch, f. 135 peuple
de fain avez mouru (Nyrop. Gr. lii&t. II, 90, 5).
Das altfranzösische Ebrulfusleben 825
„Et pour ce, beau pere, criez,
que de pechie soit desliez!
2045 Yostre oreisou conduit lui face,
qui de communion n'out grace,
et le maiut tost a saiivement,
qui de dien n'out garDissement!"
De laquel chose mout s'aeuse H. ,.l:iquele"
2050 Saint Evroul, mes pas ue refuse
pour luy prier et a sei teuce
et dit que c'est sa negligence.
Au iiet au mort est tost venu,
de plourer ne s'est pas lenu; H. „c'est"
2055 lez armes d'oureison a prinses,
que il pieg'a avoit aprises;
a terre couchie mout oura,
en oreison tant demoura,
que bien par Saint-Esprit senti
2060 que Cil, qui onques ne menti,
ses oreisons a entendues.
Donques a dieu graces rendues
et a haute voiz apela
le mort par non — pas ne cela — : H. „sela"
2065 „Aubert, lieve sus prestement'' !
Cil qui ert mort ja longuement,
se lieve tout sain et beste,
con se mort n'eust point este,
et veit cel, qui l'a delivre H. .,cil"
2070 des mains, ou il avoit este,
et dist: „Bien viengez-vous, beau pere;
quer de senteuce mout 5!mere
suy delivre; sentence avoie,
pour ce que commungie n'estoie,
2075 d'estre de faiu mout tormente;
pour ce sui mout entalente,
beau pere, qu'acommegnie soie,
si ert plus seure ma voie,"
Saint Evroul l'a donc conforte
2080 et commande, que aporte
soit le Corps-Dieu sauz demource.
L'Eucharistie a donc douncc
au moine; et quaut il Tont prinse
de sa niain, en nouvcio giiise
2085 son esperit rendit h dieu,
^26 Ferdinand Danne
veaut tonz qui erent el lieu,
qiii mout esmerveilliez estoient,
qu'ert resuscite si con voient.
Saint Evroul est lie, le bon pere, H. „est ue lie"
2090 certain du salnt de son frere;
toiiz soDt liez ceulz de l'ubitacle
pour hl nouveaute du miracle.
II est lie qn'il seit a decertes^
que rennemi a fet Mi- peites;
2095 quer le moine lui a tolu
et de paine l'a absolu
par la prise du pain de vie,
et va en pardurable vie.
Les freres veulent joie fere,
2100 quer eulz voient bien qu'ont tel pere,
qui enfer a eonfusion
met par sa grant devocion,
et s'ont paour de la tempeste,
qui chascun jour trop lez tampeste,
2105 de la mort, qui est si soudaine.
Süuz le duttour, qui bien lez maine,
ont moins de paour et de deute;
en lui est leur fiance toute.
Taut dura la mortalite
2110 et tant a fet d'iniquite,
et tant est l'efifort enviez,
que dez moiues sont deiviez
LXXVIII par compte,
et dez serjans conbien se monte
2115 le nombre, n'ai pas par estude,
qu'il en mourut grant multitude.
Que d'un aviut en leur presence,
ue veil pas passer sous sillence.
Le jour de la nativite
2120 Nostre Seigneur, pour verite,
d'un frere est Tarne ravie,
dont necessaire estoit la vie. H. „donc''
Lez freres o graut diligence
sout apreste tost; et en ce
2114 — 17. Ord. sagt: „sed et fanuiloruiu non niiniiua itiultitudo''
211G, que = parce que wie häutig in unserer Dichtung.
Das altfranzösische Ebrulfuslebou
827
.lei"
H. „diligement"
2125 mestent grant paine et graut eure:
bors du moustier a sepoulture
l'oDt porte et si atendoieut,
que les messes parditez soient,
pour mettre lui en son dret lieu,
2130 et pour commauder lui a dieu.
Touz plourerent ceulz du couvent,
quer mult de biens leur fist souvent.
Tres diligent procuratour
fu et bon administratour;
2135 et pour ee tendrement l'emoient: H. „enmoient"
quer en lui mout de bien savoient.
Quant Saint Evroul lez vit plourer,
pitie Ten prist sanz demourer.
De la pitie, qu'il a eu,
2140 Saint-Esperit a conceu
en son euer et en sa i)ensee.
En oreison sanz demouree
86 met et si longuement prie
a dieU; que tost revint en vie
2145 le moine, que eulz tant emoient,
pour qui si tendrement plouroient;
sa couppe bat et sa petrine
et de prior a dieu ne fine.
Tant pria dieu et excita,
2150 que le moine ressuscita;
et quant saint Evroul l'a veu,
tantost li est aus piez cheu
et mout grandement le mercie;
quer il li a rendu la vie.
2155 Quant cele chose fu veue
des freres, ue fii pas teue,
chascun a baute voiz s'escrie:
„Beneet seit le filz Marie,
la virge dame gloriouse,
2160 qui de sa grace nous arouse!
Bien veon, que par lez merites
de nostre pere est cestui quitez
H. „dieu que"
H. „de prier dieu"
H. „sef
2133. Für tres diligemcnt (vgl. zu 1814) schreibt Blin „diligent", dem man
wohl beistimmen könnte. Ord. „Procurator qnippc diiigentissiraus".
2158. Beneet. vgl.V. '2023 und 2218 benoit, was in Beneoit zu verwandeln
ist. Bei Ord. ist hier keine direkte Rede.
828 Ferdinand Danne
de mort; partout va la nouvele
de hl chose, qui est si bele,
2165 que saint Evroul lez mors suscite
et si garde de mort soubite,
que c'est veir comme patenostres
qu'il fet lez euvres aus Apostres.
Et pour c'est veir, — tont sans celer, — H. „ce est" |
2170 qu'en le doit TApostre apeler. |
Le moine, qui fut suscite, \
n'est pas de l'office quite. ■
Eins est mis arriere en l'office
qu'il ne fesoit pas comme iiice.
2175 L'office fist mout humblement
et vesqui puis mout longueraent. H. „chout"
Adonc la mortelte cessa,
qui tant le convent abessa.
Comment que cessast renvaie
2180 de la mort, ne cessout il mie H. „sessout"
de prier pour lez trespassez.
Si estoit il ja mout lassez
de veillier, de plourer, d'ourer; H, de ourer"
mout Uli plesoit a demourer
2185 o dieu en grant humilite;
bien soit que vraie charite
pour Tarne assez plus laboure
que pour le corps en chascune houre;
que ja soit ce que par viellesce
2190 de droit aage et par feblesce
fust tout blanc de chanisseure;
resplendissant noble figure
avoit et bele et graciouse;
ne se donnout pas a oesuse,
2195 point espargnier ne se savoit
pour tout l'aage qu'il avoit; 1
touzjours estoit en oreisons,
jour et nuit en toutes scsons,
jouste David, qui du prodomme
2174. Blin schreibt: nice = uovice — ? aber nice ist -gleich sot, dumm,
närrisch, einfältig, was hier einen guten Siun gibt.
2186. soit der Handschrift ist wohl in seit oder besser sot, bezw. sout zu
verwandeln. Onl. „intelligens quia vera charitas ampHus laborat pro anima
quam pro corpore" (vgl. 2305 sait).
Das altfianzüsische Ebnilftisloben 829
2200 (list eu sauter eu itel soninie:
que le prodou jour et iiuit veille
• eu In lei dien, poiut iie sonraeille!
Tout ardant fu en cbarite,
en toutes vertiiz excite.
2205 Aus pecheours mont doucemeDt
pardonnout leur fol errement;
sa boiiche gardoit de frivole,
ja n'en issi male parole,
de son corps ne vout conte fere;
2210 trois feiz en l'an se fesoit rere,
])Our mesfet, ue pour sourcuidance,
par lui n'out niil male veiijauce.
S'aucim lui aportout la perte H. „Aiicuu"
sez bienz temporielz tout aperte,
2215 auxi corame Job responnoit
et sez parolez exponnoit:
„Diex nous douna graut et greignour,
beuoet soit nostre seignour!
II douua et il a reprius,
2220 ja par moy n'en sera reprins!"
Taut de grace et vertu avoit,
que si tres bei parier savoit, H. „paler"
que quiconquez a deseort fusseut,
pour taut qu'a lui parier peussent,
2225 qu'acordez touz ue s'en ralassent
et touzjours mes ue s'entramasseut.
Trestouz ceuz qui a lui veuoieut,
nobles et autres, quelz quil estoient,
povres, pelerins, o graut chiere
2230 reeevoit — c'estoit sa maniere — ,
et ceulz qui hantoieut son estre
liez trestouz touzjours voulet estre. H. „Iie"
Poi ou a paine avenoit,
se aucuu voeir le venoit,
2235 que de lui le lessast partir, H, „que de lui lessast"
qu'il ue lui vousist departir
et donner dou graut ou petit
par amour, o graut apetit.
2201. Psalm I. 2. „Et in lege domini meditabitiir die ac nocte."
2228. Der Dichter schrieb wohl noble et aiitie, danu hatte er eiuen Acht-
silbner.
g30 Ferdinand Danne
Cortois fii et abandonne
2240 de ce que dien lui out donne.
Quant malades a lui venoient
et sa beneigon avoient,
s'en raloient sainz et joianz H, „si s'eu''
et dieu le creatour loanz.
2245 Touz ceulz, qui bien li enqueioient, H. ,.bieu l'euq . . ."
sautö, salu tantost avoient;
mout ierent que fievres grevoient,
si fort que aler ne povaient
a lui, pour leur sante conquerre,
2250 pour feblesce, pour le lonc erre. H. „flebesce''
Si li envoient leur amis, H. ,,si env."
depreans que le bien, qu'a mis
Dieu en lui, en ce point leur vaille,
et aucun poi de sa vestaille,
2255 ou aucun poi de sa saintiire,
qui estoit d'une corde dure,
par charite leur envoiast
et que pas ne leur deneasl,
ou d'entour lui aucune chose; H. „fn dentour"
22()0 quer s'aucun tenist une pose
de lui rien o devocion
de fei, o bonne entenciou,
tost aveit leesce et sante,
ja tant ne fust espuante.
2265 Apres avint qu'en la contree,
qu'une dame mout renommee,
qui riebe ert et de grant lignage,
souffret de fievre si grant rage,
que poi failleit que ne moureit,
2270 Nul miere ne la secoureit
pour chose que donner seust,
ne saveit que fere deust.
En la parfin la renommee
de Saint Evroul lui fu i)ortee;
2275 donc lui requist en charite,
que d'elle veille avoir pite,
et l'ourle de sa vesteure
2258. Neben deneast könnte man auch wolil an deveast denken. V^gl.
289G/97.
2259 — 2265. Ord. „Qui ex fide lioe ipsum contingebant, et pristina dona-
bautur sanitate".
Das altfrnnzösische Ebrulfiisleben 831
Uli envoit pour oster raidure
de la fivre, qui la tourmente.
2280 Aussitost qiie Ten lui presente, H. „sitost''
tantost fu seine et bien garie.
Et miilt d'autrez tielz maladie
oDt escbive parfetement
et en loent dien bonnement.
2285 „Vez-ci miere bien a loer, H. „Voez"
qui tout Sans don et sans loer,
aus preseus donue tost sante,
et ceulz qui point ne l'ont bante,
neis en sentent prestement H. „ne nensentent"
2290 de touz leur maus alegement!-'
Quant donc touz si a lui venoieut
et devotement le preoient
pour certainez necessitez
et fusseut de leur maus quitez,
2295 entre lez autrez, qui i vindrent
et de sez biens aumosnes priudrent,
de bien lointaigne regiou
i vint o grant devocion
un povrC; piain de maladie,
2300 si povre qu'il ne poet mie
dessus sez piez tout dret aler.
Sou Chief couvenet avaler
et sez mains sur sez genouz mettre.
Le dous viellart, qui entremettre
2305 se Salt de garir lez enfers, •
quant sont liez ou sont en fers,
piti^ Ten prent et dit lui a:
„Frere, quant ce mal te lia,
commeut peus-tu ci venir?
2310 Qu'il ne te convint de feuir H. „qu'il ne ne te convint"
ta vie avant que ci venisses,
ne que Taumosne ci preisses!"
„Sire, dist il, par cburitC;
ci par double necessite
2315 sui venu de lointaigne terre,
pour "ii- proieres vous requerre:
que le fameillous säulez
2289. Ich möchte schreiben; neis en sentent prestement . . . was der Über-
lieferung näher kommt als „neis ressentent" (Blin).
,S30 Ferdinand Daune
et me garissez, se voulez;
bleu croi qiie bleu le pourrez fere."
2320 „Or te suesfre im petit, beau frere;
ilec t'asie, ne t'enmiit mie!" —
Saint Evroul donc a dieu supplie
pour le povre. Saute lui douue
et a mengier lui abaudonne
2325 et le fet moiue et lui commaude,
que pour gaaguier sa viande,
eourtillier soit donc et ei face
dez bles et dez chous en la place!
Eiusi con •ii* choses requerre
2330 i viut, bien emploia son erre; H. „i" fehlt
quer trois choses lui sont donueez:
saute, aie, et sont mueez
ses mours, et de plus sainte vie
icil abit et si n'a mie H. „eil"
2335 pour, d'avoir faute de pain,
ou seit malade ou seit sain,
Un autre hom i vint ensemeut, H. „r-'
qui sembloit que trop raalement
malade fust, qui se faignoit
2340 contret; einsi se restraiguoit.
Pour ce le fesoit, qu'il peust ,
avoir plus de pain, s'il seust. \
Quant Saint Evroul lui ot baillie i
l'aumosne, qu'il avoit taillie !
2345 greigneur, sitost comme il l'out prise, f
une fievre en lui s'est mise: H. „c'ctjt mise" r
Que faignet, lui est aveuu j
a certes; illec s'est tenu H. „a" fehlt „c'est" }
et a donc confesse la chose, *,
2350 la mauveste, qui fu enclose
dedenz lui, et assez briement i
kl
vint de vie a defiuement, |
2337. Trotz der Überlieferung „e" nach un autre schreibt ]?liu un autres
i . . . „un autre om" scheint mir der Dichter geschrieben zu habeu.
2352. Nicht Orderic, aber der Verfasser der Vita s. Ebr. von Alen9()n
knüpft an die Erzählung dieses Wunders folgende beherzigenswerte Mahnung:
„Habeaut ab hac poeua exemplum, qui de rebus servorum Dei, seu vi, sive
fraude, subripere quodlibet temptaverunt!" (Zu vgl. Text der Handschrift 11
(Alengon) in Bull, de la soc. bist, et archeologique de l'Urne VI, p. 296). Unser
Dichter berücksichtigt sie nicht für sein Werk.
I
Das altfranzösische Ebrulfusleben
833
Donc entre ces aournemens
de vertuz en acieissemens
2355 le baron, tres bien esprouve,
s'est ßi bien envers dieu prouve, H. „ci bien"
XX
que, quant •iiii" ans aveit
et eraet mout bien et saveit,
que bou sereit Celui veoir,
2360 a qui tout bien plere et seoir H. „soier"
savoit, et pour ee desiroit
Celui veoir, ou se miroit H. „uoir"
et qu'o tres grant desir de euer
avoit servi, et gete puer
2365 tout le mont pour s'amour aveir;
le desleal serjant a veir
repreneit, qui ne veut pas estre
en la prescnee de son mestre.
Donc ehalt il en maladie
2370 de fievre, qu'abreja sa vie,
et fut xl* joura entiers,
que onques vaillant -ii- deniers,
ne 'i , ne denier ne maaille
ne menja de mortel vitaille,
2375 n'autre chose fors soulement
du vrai Corps Dieu le saerement.
Et jaseit ee qu'il fust mout feble
de maladie et mout endeble,
ne cessout d'enseiguer lez freres H. „sessout"
2380 tout aussi eon ne sentist gueres
ou poi ou rien de maladie;
einsi voulet finer sa vie.
Et quant freres d'ailieurs venoient
pour visiter lei et disoient
2385 en preiiunt, que par charite H. „preuant"
eulz l'ont ileques visitö,
en plorant, pour ce qu'il est tendre,
qu'il veille uucune chose prendre,
pour miez soustenir sa nature,
2390 il responneit: „Je n'en ai eure;
tesiez, tesiez-vous, beau douz frere,
ne me veillies pas eunui fere
H. „denier maaille"
2385. Ord. „dum precarentur".
Romanische Forschungen XXXII.
53
334 Ferdinand Danne
n'amonester de chose prendre,
a ma natuie, qui est tendre,
2395 coDtraire, qui me grevereit,
a Tame et au corps mal feroit".
Par dehors fain pas ne presseit,
que Saint Esperit dedens pesseit.
Peu 'estoit de Tesperance H. „pou"
2400 de l'esperital substance;
certain estoit, que pour sa paine
avret il merite certaine.
En la parfin tout l'espira
Saint Espir, et il desira
2405 issir de ceste mortei vie;
8on eieatour n'oblia mie.
Quant sont le jour certainement
que partir vout, devotement
desirout de tout son atour
2410 user dieu vout, son creatour,
adonc les freies apela,
son deces pas ne leur cela.
Adonc commencent a plourer,
qu'o eulz ne voust plus demourer,
2415 dient, qu'apres sa mort feront?
Dolenz et esbahiz seront. —
Donc leur a commencie a dire:
„Beaus dous fiz, or lessiez vostre ire!
Soiez tout un en unite,
2420 joins du lien de charite;
entramez vous parfetement
en dieu, esperitelement.
Gardez vous de la tricberie
l'ennemi, qui touz jours espie;
2400. esperitable oder esperitele (vgl. 2422) wäre hier wohl zu setzen.
2402. Blin bemerkt Ed. p. 46: „Certaine. Ün lit dans le M.S. ainsi; mais
il est bien probable que dans le texte originalen lisait „centaine", c'est-ä-dire,
une rßcompense magnifique. Voir Math. XIII. 8." Ordericua sagt: „certus donari
pro labori commercio beatae immortalitatis".
2407. Ich lese in Übereinstimmung mit der Überlieferung: „Quant sont le
jour certainement que partir vout, devotement desirout de tout son atour user
dieu vout, son creatour". Dazu Ord.: „Deuique instante die, qua ei voluntas erat
dissolvi, et optato perfrui vultu creatoris, convocavit fratres." Blin schreibt:
„Quant sout le jour certainement, que TpsiYtirout, devotement desirout de tout son
atour veoir dieu, vout son Criatour."
i
Das altfranzösische Ebrulfusleben 836
2425 et ce qu'a dieu avez pramis,
peDsez de rendre, douz amis.
Amez tousjours sobriete
et si gardez bien castete. H. „gardes"
Tenez touzjours humilite,
2430 eschivez d'orgueill la vite.
L'un l'autie en bien fesant avance,
et en dieu aiez grant fiance!
Pelerins, hostez recevez
devotement si con devez,
2435 tout pour Tamour d'icelui Sire,
qui V0U8 dit en son Evaugire:
„Hoste fui, vous me receustes
et abevrastes et peustes."
Quant c'out dit et mult d'autres choses, H. „ce out"
2440 qui dedenz lui erent encloses,
adonques lez fieres besä
et de }»arler donc s'aquesa; H. „paler"
et en cel point qu'estet ici,
sa sainte ame du Corps issi,
2445 et au Creatour la rendi.
Et adonc son vout resplendi
si der que ne fu nule doute,
qu'es cielz n'en alast Tame toute,
Le temps que Saint JEvroul deceda»
II trespassa de cest cendrier
2450 quart jour kalendes eu jenvier,
en icel temps qu'a Ses avoit
un evesque, qui mout savoifc
de bien; et si fu mout prodomme.
Robert out non; issi le nomme
2455 tout le pais. Le roi de France
lldebert out non, — sanz doutance —
2437. Math. XXV, 43. — „Hospes fui, et suscepistis me!" „et abrevastes et
peustes" nahm der Dichter nicht aus der Historia eccies.
2451. S^es (früher Seez), Arrond. d'Alen^on, D6p. Orne, alter Bischofssitz.
Über 4000 E.
2454. Robert (Rodobertus Sagiensis) war Bischof von Söes (ungef. 584—628).
Er wird nur in der Hist. des Ord. erwähnt.
2456. lldebert, 1578 lesen wir Childebert. Prevost zu Ord. glaubt, CIo-
taire II. sei hier gemeint, weil Ebrulfus im 12. Jahre seiner Regierung gestorben
53*
§36 Ferdinand Danne
en Tan douziesme de son realme,
que le septre tint en sa palme.
Donc les freres o grant reverence
2460 l'en portent, non pas en silence. H. „emportent"
Eins chautent loenges a dien,
psealmes et hymnes en cel Heu,
et le gardent devotement
et atendent l'avenement
2465 des serjans dieu, que en eglise
0 eulz faeeut le dieu servise.
Trois jours et trois nuiz l'ont garde,
de dieu iogr ne sont tarde;
et puls qu'en la ditte cite
2470 il fu seu pour verite, H. .,i fu seu"
que eil qui tout reconforteit
le pais et si se porteit
que il vers nul ne mespreneit,
mes grans biens a touz en prenoit,
2475 est de cest siecle trespasse,
couroucez sont, maz et lasse.
Au mouster saint Evroul acourent —
lez povres le povre en dieu plourent H. „povre dieu"
et lez riehes le riebe en dieu,
2480 lez elfans leur pere en cel lieu
et lez anciens l'ancien;
et ont joie sur toute rien
d'estre a i'oseque au prodomme,
qui a touz bien feseit — c'est somme — ,
2485 qui a touz biens commun estoit.
Cbaiscun par droit si le plagnoit. H. „droit le"
sei. Aber da das Man. von St. Evroult sowie das von Alen^on „Ildebert" über-
liefern, unser Dichter — was jedoch trotz seiner Versicherung, „sanz dou-
tance" nicht in die Wagschale fallen darf — auch Ildebert schrieb, so werden
wir am besten daran festhalten. Der Abb6 L. Hommey (vgl. Bull, de la Soc.
ling. et arch. de TOrne, t. VI. 3, 268) deutet übrigens sehr richtig, dass die
Mönche bei der Feststellung der Zahl 12 nicht vom Anfange der Regierung
Childeberts II, 575 rechneten, sondern von dem Jahre, wo dieser Herr von St.
Evroult wurde, ausgingen, d. i. 584.
2459 flf. Vgl. Ord. VI, 9 und Einl. p. 749. Der Vers hat eine Silbe zuviel.
2469. la ditte cite (praedicta civitas): nach Prövost ist damit das Terri-
torium der Diözese gemeint.
2478. „en" ist wohl hinter „le pauvre" beizufügen, da auch im folgenden
Verse steht: „le riebe en dieu".
Das altfranzösische Ebrulfusleben 837
Donc une chose merveilleuse
et a raconter bien joiouse, H. „etraconter"
que le saint fist apres sa vie,
2490 que s'ame fu en ciel ravie,
n'est paß a nule fin a tere,
mes a oir doit a touz plere.
II avet dedens l'abbaie
un moine de mout bonoe vie,
2495 que saint Evroul mout cbier avoit
pour le grant bien qu'en lui savoit.
Humble, devot, reiigious,
n'ert de bien d'autri envious.
D'ordre de diacre serveit
2500 et la grace dieu deserveit. H. „est la grace"
Quant il veit qu'est sl abessie
et que son mestre l'a lessie,
s'il fu dolent et tout piain d'ire,
il ne le convient a nul dire.
2505 Dolent fu et si lamenta
et plouie mout longuement a H. „plouie ei mout"
et dist: ,,Helas, que puis-je fere?
Pourquoy me lessez-vons, beau pere?
Helas, pourquoi si m'entrobliez,
2510 pour quoi me lessez et oblies?
Qui tes conselz me reveleies,
pourquoi me lesses, qui ameies,
que treteies comme ton filz, H. „tretoos"
pourquoi me lessez et t'en fuiz?
2515 A deservir ne mis one eure?
Que vousisses a sepouture
avantque raei estre pose?
Je ne sere jaraes ose
de Toel lever ne de mot dire;
2520 dolent et mat et tout piain d'ire
sere mes tant com j'aure vie; H. „com je aure vie"
se dien plest, plus ne vivrai mie."
Einsi regretout et plourout,
2517 que scheint hier auffällig and man könnte es beseitigen, wenn man
schreiben wollte „avant mei estre reposß" — aber der Dichter scheint hier
„avant" komparativ gef.isst und darum que gesetzt zu haben.
2523. Ord. sagt hier „Talia peratabat memorans". Vgl. Aneis II, 650;
ferner Aen. VI, 468.
gßg Ferdinand Danne
que vuiz apres lui demourout.
2525 Donc par la dieu permission
la nuit de la Circoncision
avint que trespassa le frere
par les proieres du saint pere.
Ce apparut apertement:
2530 c'avint par devin jugeraent
que celui, qu'avet tant ame
en cest siecle et ami clame,
ne demourast pas en l'ordure
du siecle n'en la pourreture —
2535 et apparut appertement,
que a ceulz qui devotement
le prieront il aeourra.
Et einsi en cele maniere
0 le Saint qui giset en biere
2540 le moine mort donc aporterent
et jouste le saint le poserent,
pour estre jouste lui en terre,
einsi comme il le volt requerre; H. „voit"
et l'endemain enterrez fiirent
2545 l'un empres l'autre comme il durent.
0 mort bele et gloriouse,
plus que la vie preciouse!
Et pour voir eil qu'osta du monde
est delivre de mort segonde,
2550 et qui estoit en mont jadis,
seur est d'avoir paradis;
vroiement je croi sans doutance,
que Ten doit avoir congnoissance,
2555 que miez lui fut issi fenir,
qu'a vie de mort revenir.
Or est tout cert de sauvement,
ne poet pechier plus louguement; H. ,,nn poet"
s'en vie arriere revensist,
2560 a mout grant peine se tensist
de pechier en mout de pechiez
et en fust mult tost entechiez.
Qui cest miracle considere,
que dieu pour saint Evroul vout fere,
2565 dira que plus legierement
ne deit Ten prendre veirement
Das altfranzösische Ebrulfusleben 839
de eil qu'il apela de vie
a venir a sa compagnie,
le bon abbe, qui tant l'ama
2570 et pour son ami le clama,
que de ceulz qu'il ressuscita
et de mort a vie excita.
Quer autretele seignourie
avoit sur mort comme sur vie.
2575 Donc doit l'en Tun com l'autre prendre
egaus, qui bien i velt entendre.
Et einsi Tenaourable pere
en l'eglise, qu'avet fet fere
Saint Evroul en l'ennor saint Pierre,
2580 en "i- sarquel, mult bei de pierre
de marbre, ont mis en sepouture
et enclos en la pierre dure
mout tres bien honnorablement
et commande devotement
2585 a eil, pour qui amour avoir
metoit touzjours sens et aveir.
Ilec diverses maladies
sont par lui mult souvent garies.
Fait grace dieu par ses prieres H, „la grace"
2590 juques ei et en temps arrieres „fait" fehlt
a touz qui de bon euer le prient
et a dieu par lui raerci crient.
De leur mals absolueion
ont et grant consolacion.
2595 Ce donne le souverain pere
a la requeste, a la priere
de Saint Evroul, son bon amis,
que ja es chielz o sei a mis,
qui Vit en regne, en trinilö.
2600 Par touz lez temps d'antiquite
regna, regne et regnera, —
ja son realme ne finera;
qui du bon saint par lez meritez,
2604 uous face de nos pechiez quitez!
Amen. Explicit vita sanc-
ti patris nostri Ebrulfi in galico.
2563—2576. Ord. „Non ergo istud levius accipiendnm est suprascripta
mortuornm vivificatione".
2571. Vgl. 2085 und 2150.
840
Ferdinand Danne
2605 Donc avint par succession
de temps, l'an d'Incarnacion
de dieu IX« XL treis,
apres ce qu'Ernoul-le-Flandreis
ocist par traison prouvee
2610 le duc Guillaume-Longue-espee, H. „Guille"
quo son filz Ricart, qiii fu sages,
a Roen prenoit sez hommages,
que le roy Loys, dons de France,
vint a Roen, et pour l'esfance
2615 dist que l'esfant en menereit
et a sa court l'enseignereit
et aprendre senz et douctrine
du siecle et de la lei divine
tant que bien gouverner seust
2620 et que porter armes penst.
Mes le livre dit qui le glose,
que il pensoit mult autre chose,
et que pour ce le voulet fere
qu'a nul ne peust james plere.
2625 Tout ce fesoit le roy Franceis
pour le conte Evnoul-le-Flandreis,
qui le voulet desconforter,
qu'il ne peust armes porter.
A Loon l'esfant en mena
2630 et du desfere se pena;
s'avoit il aus Normans pramis
2608. Ernoul-le-FIandreis (Ainulfus, Flandrensis satrapa (918—965) tötete
Wilhelm Langschwert (Guillauiue-Longue-eapöe, Longara-Spatam (927—942) am
17. Dezember 942 durch die Hand seines Kämmerers Baltfou oder ßlason le
Court, dem 943 zur Strafe vom Schwager des Ermordeten die Hände abge-
schnitten wurden. Nach Ord. Vit. geschah dieser Mord 943, was jedoch nach
den Darlegungen des Historikers Prfevost zu Ord. t. VI. 87 unrichtig ist. Louis
d'Outremer (Ludovicus Transmarinus, König von Frankreich (936—954), sehr
zornig wegen dieses Mordes, kam nach Rouen und belehnte den Sohn des Toten,
den jungen Richard Ohnefurcht (943 — 996), mit der Normandie. Wahrscheinlich
im Sommer 943 kam er wiederum nach Rouen, mit Heeresmacht, um gegen die
heidnischen Normannen zu kämpfen. Er siegte und führte nunmehr (oder 944)
den jungen Herzog mit sich nach Laon (Laudunum), vorgeblich um ihn den
Händen der Heiden zu entreissen, tatsächlich, um ihn beiseite zu schaffen. Mit
Arnulf von Flandern söhnte sich der König im Jahre 944 wieder aus.
2617. „aprendreit" oder „aprendret" wäre hier vielleicht zu setzen.
2626 f. instinctu Arnulfi proditoris.
2631. Blin sagt: „Et de ce fere se paina, qu'aveit il . . ."
Das altfranzösische Ebrulfusleben
841
H. „roy a l'arbalestier"
et jnr6, qu'ovec sez amis
garder et norrir le fereit.
Un. Ol, qu'autiement seroit:
2635 Ivon de Creoill non avoit
2635a et des segrez au roy savoit.
II ert au roy Tarbalestier.
Si le vout a Osmont noncier,
qui de l'esfunt esteit tout mestre.
A l'esfaut a dit, si puet estre,
2640 que un poi malade se face
et mestier a de la dieu grace
et se voudreit bien reposer.
Einsi le fist, si que gloser
autrement lez gardes ne sourent,
2645 et n'en fönt conte, einsois courent
ca et la pour eulz pourcbacier.
Un jour vint le roi de cbacier
et tantost au souper ala;
chaseun des gardez s'avala
2650 de la tour et souper alerent;
quer de rien point ne se guetterent. H. „guetierent"
Et Osmont s'en va en la ville,
un fes d'erbe aehata par guille,
con vousist la chanibre son mestre
2655 coucbier pour amender son estre.
Et eil la porta en la tour,
et du fes d'erbe bei atour
en fet a l'esfiint, et Ten porte H. „empörte"
de la tour; einsi par la porte
2660 a son ostel a l'erbe mise
devant son cheval, — qu'avet prise, —
et donques a l'enfant mucie
tant que le soleil fu couchie.
Adonc prent Tenfant si Ten porte H. „empörte"
2665 et s'en va courant par la porte
juqu'a Cocie. La l'a mene
2635. Ivon de Creoill (Ivo de Credolio), Creil bei Senlis, D6p. Oiee.
2636. arbalestier, (balistarius) Armbrustschütze.
2666. Cocie (Codiciacuni), heute das berühmte Coucy-Ie-chäteau, eine der
grössten Burgen der Welt mit einem gewaltigen Turme, im D6p. Aisne un-
weit Laon. .
842 Ferdinand Danne
et a Bernart l'a assenö,
qui de Sanliz estoit lors conte,
et tout le fet tantost liü conte. ,
2670 Et il Va garde comme sage,
quer il estoit de son lignage.
Bernart-le-Daneis qui gardoit
Normendie et tout ardoit
de l'amour de l'esfaut, sans doute,
2675 et qui mout la trai'son doute,
tantost au roi Danois envoie
et lui mande toute la voie,
comment Guillaume-Longue-espee H. „Guille"
avoit sa vie tost finee, H. „fin6"
2680 et de son filz est esbahi,
qui est par lez Flaudreis trahi,
Ernoul, le conte des Flandreis,
Adonc a fet le roy Danois
mult grant menie apareillier,
2685 qui veut son ami conseillier,
s'il puet, et rendre l'eritage.
Done s'est mis a la voie a nage H. „cest"
mult grant et s'en vint a Coustances,
mult i out et escuz et lances;
2690 les Coustentineiz le regurent
courtoisement, si comme il durent;
et ilec 'ii* anz sejourna
2667. Bernard, Graf von Senlis und Valois, war ein Sohn Pipins des
Zweiten und durch seinen Ur-Urgrossvater Pipin, den König von Italien, mit
Karl dem Grossen verwandt. Ord. sagt: „sub tutela Bernardi Silvanectensis
comitis, qui patruus erat . . ." Vgl. 2671. „quer il estoit de son lignage", was
jedoch unrichtig ist. Aber Bernard, Gegner der Könige Arnulf und Harluin,
gewährte dem jungen Prinzen Schutz und Zuflucht.
2672. Bernart-le-D:meis (Bernardus Danus) ist nur den normannischen
Historikern bekannt, denen er wegen seiner List als zweiter Odysseus gilt.
Unser Dichter schreibt von ihm „et tout ardoit de l'amour de l'esfant, sans
doute", wovon Ord. nicht ein Wort erwähnt.
2G76. roi Danois: Harold war König von Norwegen und Dänemark von 933
bis 980, wo er von seinem Sohne entthront wurde. 945 kam er nach Frank-
reich, um gegen Ludwig Transmarinus zugunsten des jungen Richard zu
kämpfen.
2688. Coutances, (Cosedia, dann Constantia), Stadt von ca. 7000 Einwohnern
im D6p. Manche, südwestlich von St. L6 gelegen.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 843
et se pourvit et atourna
sa gent et bon temps atendi,
2695 que la mort son cousiu vendi
ans Franceis, et pour sa lignie, H. „au Franc."
qui estoit eiusi essilie;
quer eulz vindrent a parlement
lez -ii* reis, et tost soudement
2700 mut contens entre les parties, H. „mout"
et ont paraoles departies
entre lez Danois et Franceis.
Et adonc print le roi Daneis
le roy et "ii* de ses consules H. „le roy en ii* de . . ."
2705 Herloin, Lambert, n'i a nules
des gens franceis qui tost ne vuide; H. „qui ne vvide''
quer mors en ont grant multitude.
Entre ce que Richart-Ie-jeune
fu hors de terre, — mult abenne, —
2710 par trois ans a este cbacie,
et le roy se fu pouichacie
et quida bien, que Normendie
toute fust en sa seignourie.
Mes il douta sur toute riens
2715 que Hue, le duc d'Orliens,
lez Normans o lui n'assemblast H. „nasemblast"
et tout le pais lui emblast:
Vismes et tout Coustentinois
et Bayex, juquez aus Mareis,
2720 juque au mont Saint-Micbel lui donne
et lui mande, qu'en sa personne
0 grant est lez Normans requiere
et lez face foir arriere;
2698. Die beiden Könige trafen sieb wahrscheinlich zu Bayeux im
Jahre 94.5.
2708 flf. Vgl. die lat. Konstruktion bei Ord.-, s. auch die historische Be-
merkung von Pr6vost z. Ord. VI, 10, p. 91.
2715. Hue, le duc d'Orliens, Graf von Paris, Herzog von Frankreich, (Hugo
magnus Aurelianorum dux) war der Vater von Hugo Capet. Er besaß großen
Einfluß unter den letzten Karoliugern. Er starb 956.
27 18 ff. Vgl. Ord. „Oximos et ßajocas cum toto Constantiensi pago usque
ad Montem Sancti Michaelis in Periculo Maris eidem donavit".
2720. Mont St. Michel, 17 km östl. von Avranches, 2 km von der Küste
entfernt, (ca. 200 Einwohner) mit einer alten Abtei, die 709 von St. Aubert ge-
gründet war. Im 10. Jahrb. bildete der M. St, Michel eine starke Feste gegen
die Normanneneinfälle.
844 Ferdinand Danne
et eulz a lui touz les soumette
2725 et fierement s'en entremette. H. „senetremente"
Quant Hue oi ces nouveles,
eulz lui semblerent mult tres beles,
et va rompre lez aliances,
qu'out aus Normans, et lez fiauees
2730 et va sur eulz mult cruelment
0 graus esfors et mult griement.
A Gacie vint et demoura
et ileques mult laboura
mult mal labour, et sa mesnie
2735 s'est 9a et la tost espartie.
Et va chascun son ostel querre,
et lez autres vont en fuerre.
Adonques ieii son chaneelier
Herloin; si vint hebergier, H. „si vinst"
2740 et 0 lui Raol de Dragiö.
A Saint Evroul se sont lougi6
chies les moines en Tabbaie;
eulz erent geuz de bonne vie
et amoient dieu et cremeient;
2745 pour ce chies lez moines veneient; H. „et pour ce"
et eulz mult tres grant joie en ourent
et leur firent le miez qu'il pourent.
Par le moustier, par lez chapeles
et par leur mesons lez plus beles
2750 et plus secretes lez menerent
et leur reliques leur monstrerent
et leur plus beles filastieres.
Mes quant retournerent arrieres,
mout leur tourna a grant damage,
2755 a grant dolour et a grant rage.
Quant orent fetes leur prieres
et ont offert aus pbilastieres,
d'ilecquez s'en sont tost tournez
et a leur mestre retournez.
2760 Hue assist Vismes fierement
et eulz desfendent fortement,
2737. Eine Silbe zu wenig.
2740. Raoul de Dragie (Radulfus de Dragiaco) wahrscheinlich von Drachi
bei Soisson.
2760. Orderic. berichtet über den Raub der kostbaren Gefässe, was der
Dichter nur andeutet.
Das altfranzösische Ebrnlfusleben 845
siqu' outre ne pourent passer,
ne lez muvs nulement quasser.
Le roy a Evreux son ost maine
2765 et de tont gaster mult se paine;
Normendie veut tonte prendre,
ardre et gaster, sanz plus atendre.
Quant le boo Bernart reotendi,
a lui ala; plus n'atendi.
2770 Si lui a dit: „Que fetes, sire?
Pour dieu, quer refrengnez vostre ire!
Vous gastez vostre Normendie,
qu'est toute en vostre seignourie;
ßoen et lez autrez citez,
2775 grans et petiz, touz heritez,
vous tienneot touz pour leur seignour,
autre n'ont mendre ne greignour.
Mal conseil vous a Ten donne,
que eulz qui sont abandonne
2780 a vous servir si destruiez.
Se cest mal conseil ne fuiez, H. „ce cest"
ce sera vostre grant damage.
De foul sens et de male rage
fut piain qui ce vous conseilla,
2785 et pour vous bien pas ne veilla,
a vostre terre issi destruire.
Refreingnez vous, beau tresdouz sire!"
Einsi a Bernart taut prie
le roy, que il s'est amolie H. „quil"
2790 et veut que Tost soit departi ;
et lui mei:>mes s'est parti H. „c'est"
et 0 Bernart a Roen va.
De l'üst einsi chascun se va.
Bernart fet a Roen savoir
2795 a touz, que pour la grace avoir
du roy, que encontre lui viengent H. „quencontre"
et touz pour leur seigneur le tiengent.
Einsi le fönt . . Bernart le maiue
enz en paleis et si se paine
2800 de fere feste a son povair.
Plusours jours i fu sans mouvair
a grans honnours et a grans festes: H. „et grans"
trestouz li enclinent lez testes.
2764. Evreux (Ebroicensis pagus) Hauptstadt des Dep. Eure (18000 Einw.).
g^g Ferdinand Danne
Come troys corps mons. st. furent oste^: st. Evroul, saint
JEvremont et saint Aubert, et portes a Orleans.
Un jour se sist le roy en sale
2805 quant out digne; ne fu pas pale,
mes colourö et baut et lie.
adonc s'est Bernart esdrecie H. „c'est Beinart"
et dist en haut, que touz l'öirent,
— et de ce mult grant joie firent — :
2810 „Seignours, barons de Normendie,
grant joie vous est hui bastiC;
de quoi devon dieu gracier.
Juqu'au jour d'ui soulet guier
et gouverner tout cest pais
2815 la lignie Raol, qui hais
fu mout et a bonne reson.
Or est, dieu merci, la seson,
que nous suimes au roy de France,
en qui avon grant esperance;
2820 quer il est de noble lignie •
de roy, d'emperiere enlignie;
nous soulion estre ducheaux,
reaus sommes et emperiaux."
Quant Franceis c'oent, fönt grant feste, H. „ce oent"
2825 et hocha donc chascun la teste;
et Bernart donc s'en esjoi,
prie, qu'il soit un poi oi,
Lors dist: „J'aprouve en mult dez choses
le senz dez Franceis-, quer encloscs
2830 sont bont6 en eulz et value.
Toutez voies si me remue
tout le sanc, quant mes convient dire
ce qu'a fet le roy, nostre sire,
2813. Für guier setzt Blin gnier (regnare) regner; aber guier = conduire
scheint mir hier gemeint zu sein.
2815. „la lignie Raol, qui hais fu mout et a bonne reson"; Ord. sagt ein-
fach: „Hactenus servivimus duci de progenie Kollonis."
2821. d'emperiere enlignie. Ord. „de prosapia Caroli Magni imperatoris".
2832. Blin liest „le sanc, qu'ont . . . mes comment dire", während die
Handschrift überliefert „mes convient dire", was gutem Sinn gibt. Ord. „In
multis sagacitatera Francorum approbo \ verumtamen Dominus meus rex unam
fecit rem quam non laude ..."
Das altfranzösische Ebrulfuslebea 847
qne pas ne lo; quer grant damage
2835 i vei pour lui et grant hontage.
Touz sevent, que le grant duc Hue
est i' teulz hons, qui pas ne mue
son euer, que il ne soit trichierre; H. „quil ne"
Ten a fet faus au roy aererre.
2840 Ce fesoit Hue par lui fere;
pour lui devoit le roy retrere,
pour sauver mieuz sou serement,
qu'il avoit fet premierement
au duc Riebart en son esfance,
2845 tout avant que au roy de France. H. „qu'au"
Or lui a sez honnours creuz
a son grant mal s'est deceuz; H. „cest"
Oismes trestout lui a donne
et Costantin abandonne,
2850 et de bonnes gens grant foeson,
de qui il lieuve la toeson.
Fei conseillier est et traitre,
qui a son seigneur tel chapitre
fet, et qui li veult conseillier H. „et qui veult"
2855 et qui se fet faus conseillier
vers son seigneur en tricherie,
itel son seigneur n'ainie mie.
Sire roy, trop sui merveilliö,
s'a oubliance avez baillie
2860 ja lez fez du temps ancien.
Touz ceulz qui vivent seveut bien,
que Robert, le pere a cest Hue,
contraire fut — n'out souz la nue
graigneur — ; a Challes vostre pere
2865 se rebella et si vout fere
con malus leal a son seigneur,
contraire ne fut onc graigneur;
son diadesme lui embla
et grant ost vers lui assembla
2870 et fut tu6 en la bataille.
2851. Das Blinsche „livre" ist hier sehr angebracht.
2862. Robert L, Sohu Roberts des Starken war König von Frankreich vom
29. Juni 922 bis 15. Juni 923-, er fiel im Kampfe gegen Karl den Einfältigen
bei Soissons.
2863. Contraire: Ord. „traditor".
848
Ferdinand Danne
A bon droit fu, comment qu'il aille.
Hue i fut, quant en Engleterre
voas convint aler, pour requerre
vostre oncle Edelstan, si fustes H.
2875 -vü* ans o lui — onc ne meiistes — .
Hue en cel temps par s'arrogance
troubla muU le realme de France.
II est plus cler que n'est lumiere,
que eil de mauves homs est piere,
2880 qui au roy tel chose amoneste,
que de sa terre se desveste
et descroisse sa seignourie,
pour son anemi fere aie;
ja n'avienge qu'en Normendie
2885 prengne uul o le roy partie!
Mes le roy soul en soit seignour,
ja n'i ait mendre ne graignour!
Soul la gouverne, a lui s'otroie,
a lui se sommet o grant joie!"
2890 Adonc fu le roy couroueie,
qu'avet Hue si avancie
et que tel don lui out donne.
Donc a Bernart a resonne;
conseil demande, et eil lui donne
2895 et dit; que a tele personne
poet et doit tel don deneer,
et si lui face deveer
d'asseer Vismes; se retraie
et s'en revoise tost sa voie
2900 par ou vint, et s'il est rebelle,
que Vismes neent plus empelle,
vos ostes sur lui envoierez
et d'ilec fouir le ferez.
Le roy dist: „Jel veil volentiers."
2905 Donc print Bernart deus Chevaliers,
,ci fustes"
H. „homest"
H.
H.
,ia niet"
„sotrie"
H. „si lui"
H. „envoires"
H. „feres"
2875. Louis d'Outremer war nach Prevost ungefähr 13 Jahre bei seinem
Onkel Adelstan in England, nämlich von 923 — 936, d. i. von der Gefangennahme
seines Vaters Karl bis zu seiner Krönung in Laon 19, Juni 936.
2879. Ord. sagt: „Numquid luce clarius omni senaato patescit, qnod regiae
majestatis reus existit qui regi malitiose suggeret" . . .
2900 flF. Vgl. Ord. „ . • . et si praecepto adhuc rebellis persisteret, com-
munis omnium virtus hello ibidem illura impeteret".
2902, Hier wäre vielleicht zu set/.en: „vos l'ost sur . . ."
I)a8 altfranzösische Ebrulfusleben 849
leur message leur a chargie;
et ceulz ne se sont pas targie;
a Hue vont isnelement
2910 et si lui out dit fiereraent,
que par fole presumpsion
a fet itele invasion
en la terra au roy de France,
et sourquiert par graut sourquidance
2915 son seignour en sa seiguourie;
c'est chose, qui ne lui plest mie.
Vismes, qu'est sa proprietö,
et ou a malus et habite
tousjours, mande, qu'assise lesses H. „qnassisaslesses"
2920 et d'aseer dez ore cesses.
Va-t-en avant soleill couehie,
se non, ja seras aprochie; H. „ce"
et pour ce qu'as vers lui mesprins,
ne soies pas plus malesprins! . . .
2925 — Donc sont fourriers partout alez
et ont ceulz du pais malez,
qui cuidoient estre a seur
souz le duc, or ont grant peur;
quer lez larrons partout courrirent
2930 et lez commanz leur mestre firent.
Donc Herloin, le chancelier,
et Raol de Dragie, chamberier,
eure n'ont onquez de leur praie,
a Saint Evroul prenent leur vaie;
2935 et soudement ens se bouterent,
eulz et leur gens qui tont gasterent.
En l'eglise s'en sont venuz,
touz armez et grans et menuz.
Lez moines nul mal ne pensserent
2940 ne de ceulz pas ne se gardereut.
2910. Hier wie sonst nicht selten berichtet der Dichter in indirekter Rede,
wo Ord. nur direkte Rede anwendet. Auch das umgekehrte Verfahren begegnet.
Vgl. Anm. zu V. 997.
2917. Prevost zu Ord. t. VI. 95 sagt: „Cette Substitution d'Exmes ä
Bayeux est du chef de notre auteur, (d, i. Ord.) qui a cru en avoir besoin pour
motiver la presence de Hugue aux environs de Saint- Evroult. C'est encore k
lui qu'on doit l'elevation toute gratuite (2918) d'Exmes au rang de residence
royale".
2925. Vgl. Einleitung p. 759 Anmerkung.
Romanische Forschungen XXXII, 04
350 Ferdinand Danne
Ou lez sains gesoient, alerent;
trois Corps sains o eulz emporterent:
Saint Evioul et saint Evremont H. „Evrremont"
et Saint Aubert, qui par le mont
2945 n'estoient g-ueres congneuz;
en cuirs de cerfs bien esleuz H. „serfs"
lez ont cousuz et lez en portent; H. „emportent"
lez nioines mult s'en desconfortent.
Leur gens se sont partout boutez
2950 et ont leur biens touz desroutez;
prins ont toute leur soustenanee,
a nul ne portent reverence;
mes tout quanque trouver i pourent H. „trouver
livres, vesteure, quanqu'ourent, pourent."
2955 eulz et leur genz touz en porterent H. „emporterent"
ce que lez moinez leur monstrerent
autrez foiz, quant par eulz passerent
et de rien lors ne lez grevereut.
Quant oreut prins et despoullie
2960 et le sainctuaire souUie,
au chemin maintenant se mestent
0 leur mestres et s'entremettent H. „et leur"
de cheminer isnelement.
Adonc s'en vont mout liement.
2965 Lez moines donquez, quant ce virent,
que illec leur mestres perdirent,
courouciez, dolenz, ne savoient;
comment eulz chevir; quer bien voient
perduz sont, ne savent que fere
2970 ne couseil mettre en leur afere.
Leur conseil est qu'apres iront
et 0 leur mestre essilleront. H. „esissilleront"
2943. St. Evreuiond stammte aus Bayeux. Seine Lebensgeschichte ähnelt
sehr der des hl. Ebrulfus-, er lebte im 7. Jahrhundert, gründete das Kloster
Saint-Didier-sur-Ecouve (Dioz. Seez), das er jedoch auf Befehl seines Bischofs
verlassen musste. Er siedelte wahrscheinlich nach dem Kloster Mons major,
vielleicht Montraöre zwischen Argeutan und Seez, über, wo er gegen 720
starb (Prßvost).
2944. St. Aubert ist wohl jener Mönch, den St. Evroult, weil er ohne Weg-
zehrung gestorben war, zum Leben erweckte, (vgl. V. 2035 ff.) nicht aber Ans-
bert, Erzbischof von Ronen (vgl. 3191).
29ri2. „lenr mestres", Ord. „Denique iuncti reliquaemultitndine" . . . festina-
verunt.
t)as altfranzösische Ebrulfusleben 851
Un priour i out ancien,
Ascelin, un bon crestien;
2975 quaut lez vit plourer touz ensemble,
si va donc et si lez assemble
et dist: „Bien marriz ressemblez
pour nostre mestre, qu'est emblez.
Bien vei que le voulez suir
2980 et ovec lui voulez fuir;
en non de dieu puist ce estre,
et je demourre en eest estre;
puisqu'o lui veillez essillier,
je dout ne vous facez puillier
2985 ne vous puis pas beau retenir.
A tel lieu vous dont dieu venir
et parvenir a si bon estre,
qu'enpez soiez o vostre mestre!
Et qui en eest lieu nous gardoit
2990 et nourrist, de vous la garde eit!
Icest lieu ne lerai je mie,
j'i remaindr^ toute ma vie; H. „ie i remaindre"
j'i ai eu mout de granz biens;
or n'i a il mez nule riens;
2995 bien ou mal, con vendra, prendrei,
de dieu servir ne me feindrei.
Bien sai, que ci a 'i* saint lieu:
Corps sains i a plusours; et dieu
par Tangre au saint le demonstra
3000 et mout de bien i demonstra
a ceulz qui o lui demourerent.
Mout de sains ci dieu aourerent
et servirent; et pour c'es cieulz H. „pour ce es"
0 lui lez en a menez dieulz.
3005 En eest desert demourere
et mes pechiez si plourere,
juqu'a tant que dieu par sa grace
meillour fortune et temps nous face."
Atant sont departiz plourant,
2977 ff. Diese Kede des Mönches Ascelin ist bei Orderic. erheblich länger
ausgefallen als bei unserem Dichter, namentlich im Anfange, wo der Redner
ein Beispiel aus der hl. Schrift heranzieht, was unser Verfasser nicht berücksichtigt.
2991. Ord. „Ego autemüticensem locuranonrelinquam, sedhic, ubimultisbonis
potitus sum, Creatori meo serviam, nee inde quamdiu vitalis color in me fuerit,
non recedam".
54*
852
Ferdinand Danne
3010 apres leur raeslre vont courant
lez moines, ou eulz leur mesnie;
entour xxx, ne cessent mie.
Puis vont apres lez chapelains;
0 eulz se tiennent; mes vilains
3015 sont trop; quer point ne lez connoiss'ent: —
cefontsemblant; que trops'angoissent, H. „sangnois-
que de si pres lez vont suiant sent"
et vont 0 eulz partout fuiant.
Et lez FranceiS; qui eulz pas n'aiment,
3020 pour le tresor qu'eulz portent, ereiment.
Premiere nuit, que la mesnie
et l'ost issi de Normendie,
au seir le duc soupe avoit
et de tout ce rien ne savoit,
3025 avint, qu'entre la ribaudaille,
qui pas ne doutoient maaille
ne Saint, ne sainte, noise murent
et vont gabant plus que ne durent;
et dist au duc un jugleour,
3030 qui estoit mult grant moqueour:
„Ne savez, sire, qu'avant ier
trousserent vostre chancelier
et Raol, vostre chanberier,
— bien se cuiderent avancier —
3035 en leu de trois corps sains abbez
— pourquoy nous en summez gabez —
lez OS de ne sai quieulz vilains
et baillerent aus chapelains
pour reliquez si con disoient
3040 et mult tres grant feste en fesoient
et sont dedenz vostre chapele".
„Di-mei, comraent Ten lez apele!"
„Evroul, Evremont et Aubert."
„J'öi parier de saint Lambert,"
3045 ce dist un, qui ne saveit mie
leur saintee n'auxi leur vie.
Einssi grant piece s'en janglerent
et de ces nons mult se gaberent. H. „ce gaberent"
Donc avint il dreit apres somme.
3015. Oid. „PoiTO ipsi eosdem bene cognoscebant, sed millam illis famili-
aritatem impendebant, quia suspectos formidabaut, et ne pretioso furtim priva-
rent Francos, metnebant."
Das altfianzösische Ebriilfusleben 853
3050 que doit reposer chascun liomme,
que il esclera et tonna
et tempeste fort resonna
et si fort temps fist a eele oure,
que chascim ne seit quel part coure.
3055 Et du plesir au sauveour
il avint, que le jugleour
et ceulz qui tant moques se furent
dez sains, de cel temps touz moururent.
Quant le duc le sout et ensemble
3060 toat Tost, chascun de päor tremble
3060a pour ceulz, qui ainsi tost mors furent;
donc prierent dieu comme il durent.
L'endemain matin apela
le duc l'ost et pas ne cela
ce que la nuit ert avenu,
3065 et ne s'ert pas a tant tenu.
Le chaucelier fist apeler:
il vint tost, ne se vout celer.
Lors lui dist que il venir face
lez reliques en cele place;
3070 et quant eulz furent aportees,
il lez a premier aourees
et puis apres a commande,
que tout l'ost soit illec mande,
et cbascun face sou offrende H. „osfereude"
3075 et sa devocion i rende.
Lez moines et leur gens manda
et la vie leur demanda
de Saint Evroul et dez 'ii- autres.
Lez moines, qui ne sont pas viautres,
3080 mez simples, lui ont tost conte H. „lui ont coute"
des sains la vie et la bonte.
Et il volontiers lez o'i
et d'öir lez mout s'esjöi.
A öir sez gens excita:
3085 chascun de moines recita. H. „cascun"
Adonques a considere
lez moines, qu'ont desidere
3084. Bei Ord. steht noch: „ac ad jiiuliencluiu optimatesBelgicae alacriterasci-
vit". Belgier gab es jedoch nach Prevost zu Ord. VI, 10, p. 100 im Heere des Her-
zogs nicht.
854
Ferdinand Daune
0 leur mestre touz jours venir.
Pitie out, ne se pout tenir.
3090 Ains dist: „Lez os de vostre mestre
ai; eiüz sont ci et en cest estre,
et pour lui vous ai en favour.
Poiir l'araour et pour la savour
de lui commant au chancelier,
3095 qu'o lui vous face herbergier;
et quauque aus reliques vendra, H. „quanquez aurel."
entierement 11 vous reudra
juqu'a tant qu'a Orliens vendray, H. „Oreliens"
qu'est ma cite, la vous rendray
3100 et pourverre de vostre vivre,
puisque le saint vous voulez suivre."
Lez moines en l'estrange terre
se fönt amer, — et va requerre
tout le pais le saint prodomme; —
3105 or et argent offreut grant somme,
si que le bleu, qu'en lui aporte,
lez moiues grandement conforte.
Mez quant sont a Orliens venuz,
et l'ost chaseuD, grans et menuz,
3110 ont lez Ileus pris et encombrez,
lez moineS; qu'a poi sont nombrez,
n'ont pas trouve ou hebergier;
eulz alereut partout cerchier:
un foruil a paine ont trouv6.
3115 Done n'ont pas autre anstel rouve;
cele uuit ilec reposerent,
quer autre lieu pas ne trouverent.
En cel lieu ceulz de la cite,
pour ce qu'eiilz i ont habite
3120 et lez corps sains, i ont fondee H. „lez corps"
une egiise en la renommee
du Saint et en l'eunour de lui.
Par lez merites d'icelui
mout de miracles i aviennent
3098. Orliens (Aureliani), war nicht, wie imser Dichter sagt, Hauptstadt
des Herzogtums Frankreich, sondern der Grafschaft Orleans, die damals Hugo
dem Grossen gehörte.
3114. Ord. „ ... in clibanum quemdam diverterunt."
3121. Der Name dieser Kirche ist nicht bekannt; nach Prevost weiss man
auch nicht, wo sie gestanden hat.
Das altfrauzösische Ebrulfusleben 855
3125 snr lez malades qui la vieuneut.
Lors Herloiu le chaücelier,
qui amoit mout et teneit chier
Saint Evroul, et SaiDt-Pere-en-Pont
abbe estoit, la le repont
3130 de par expres eommandement
du duc, mout honorablemeut.
Adonques fu le chamberier H. „adouc fu"
Kaol de Dragie, fort et fier.
Sa part demande de la praie
3135 et dist: „Je ne la vous donroie
pour or, argent, ne autre cliose."
Et celui plus fere n'eu ose;
quer de Sessons fut ce noble homme; H. ,.futse"
envers lui u'i a cel qui gromme; H. „eil qui"
3140 riche, puissant, et chauberier
le duc estoit tout le premier.
Pour ce ne vout pas l'abbe fere
chose, qui lui deust desplere;
mez par commun asseutement
3145 aporta Ten piesentement
lez reliques, et fiirent parties,
Herloin ert abbe et prestre,
dez chapelains au duc le mestre.
Le Chief out et mult grant partie
3150 des OS Saint Evroul en partie,
et out le livre et Tantelet
3128. Saint-Pere-en-Pont (Sauctns Petrus de Puncto) war ursprünglich eine
Abtei, später eine Stiftskirche, wo der Jahrestag der Überführung der Reliquien
des Heiligen alljährlich am 1. August gefeiert wurde bis zur grossen Revolution.
Heute steht au der Stelle eine Eotunde für den protestantischen Kult, (Vgl.
Prevost zu Ord. t. VI. 101.)
3129. repont = cacher, placer ä l'ecart (Godefr.). Ord. „ibique coUocavit".
8138- de Sessons =^ Soissons (Suessionensinm civitas) im Dep. Aisne.
3139. grommer = grouder. Vgl. groniraeler.
3146. Hier felilt ein Vers. Ord. sagt: „in couspectu judicum allatae sunt
et divisae reliquiae".
3151. autelet = petit autel (God.). Zu „arula" (Ord.) sagt Prev. a. a. 0.
p. 101: „Ce raot a deux siguifications. Dans la premi^re il indique un vase
contenantungriilage pour y faire evaporer des parfums sur des charbons; dans la se-
conde, un autel portatif. DuCange est d'avis qu'il doit etre pris ici dans la premiöre
de ces acceptions. Si nous osions emettre une opinion aupres de la sienne, nous
prefererions la seconde". Die zweite Bedeutung scheint mir hier am Platze zu sein.
g56 Ferdinand Danne
coiivert d'argent mout cointelet, H. „couvrert"
et sa croce et sa saintare
et lettres, ou il mist grant eure.
3155 Des dons fnrent, qiie lui donnerent
lez bonnes gens qui mout ramerent.
Dez untres pas force ne firent:
lez 08 Saint Evremont ciiillirent
ceulz d'Orliens et bien lez garderent;
3160 et a Kaol pour part donnerent
lez OS Saint Aubert, qu'il porta
a Rebez; et mout conforta
lez moines, quant il leur donna;
— n'est pas povre qui tel don a. —
3165 Leur ami ert especial.
Abbe n'i ot, n'oficial,
qui ne voist contre lez reliques,
mult de personues autentiques H. „et mult"
a procession ordenee
■ 3170 cierges, eucensiers, croiz portee H. „ensensiers"
ont encontre, a mult grant joie
ont receue cele preie.
Et juques au jour d'ui la gardent,
cierges et lampes devant ardeut.
3175 Raol donc pour l'eglise a croistre,
pour estre enterre en leur cloistre,
ou en mou stier apres sa mort,
3152. Ord. „ . . . arulam argento coopertam . . ."
3154. lettres (chartasqne douationum nach Ord.). Es soll sich hier nach
Prövost um eine Charte Karls des Einfältigen vom Jahre 900 zugunsten der
Abtei St. Evroult gehandelt haben, die Eob. von Grentemesnil, Abt von
St. Evroult, 1061 gefunden habe. Näheres darüber siehe bei Prevost zu Ord.
t VI. p. 102.
8162. Rebez, Rebais (Resbacum) im Arr. Couloramiers, D6p. Seine-et-Marne.
Die Gebeine des Heiligen wurden niedergelegt in der alten Abtei, die 634 von
St. Ouen gegründet worden war.
3168. Blin liest: „Mult de personnes authentiques
a procession ord6nees
(cierges , encensiers, croix portees)
ont encontre o mult grant joie,
et ont receu cele proie".
Ord. „ . . processerunt, cum cereis ardentibus et thuvibulis fumantibus
reliquias tripudiantes ausceperunt . . ."
Das altfranzösische Ebrulfusleben 857
d' Avmei leur a doune le port
et Bonnoill, ime bonne ville,
3180 d'or et d'argent uue graut pile,
pour refere au saint corps la chasse. H. „pour fere"
Tout ce puet voier qui la passe,
qu'en leur moustier fu enterre
Raol en uu tonbel perre.
3185 En celez permutacions
et de temps et de regions
poent estre aucun deceuz,
qui de folour sont esmeuz
et cuident pour voir et si faillent:
3190 par ou elz veuleut, si eutaillent,
que cest Aubert qu'ert hom böen
fust arcevesque de Röen.
Pour voir vous est, ce n'est-il mie:
c'est celui, qui de mort a vie
3195 fist Saint Evroiil donc revenir,
quant son Heu souleit maintenir;
et puis quant l'out commenie,
est tost arriere deviö
et ala en la gloire Dieu;
3200 en terre avoit tenu bon lieu.
Viel ci nous fet icest conte,
de partir ces sains nous raeonte,
et si nous dit pour verite
que gens de grant auetorite
3178. Aunei (Aimois) (portus Alnonis). Vielleicht ist der Weiler Aunois
zwischen dem Chäteau-Thierry und Bonneil an der Marne gemeint, wie Pr^vost
aus einer Bulle von 1135 schliessen will, wo er den Namen Portelnon lesen will
für das korrupte Porteion.
3179. Bonnoill (Bonolium): wahrscheinlich Bonneuil zwischen Chäteau-
Thierry und Drachi.
3187. Blin schreibt: „Poent si estre aucun de ceuz, qui de folour sont es-
vieuz (egare)", was wohl dem Sinne entspräche, wenn die Form esvieuz nach-
gewiesen und hier möglich wäre. God. führt wohl esvoiö = egare an, was von
esvoier kommt, aber nicht esvieu. Desgleichen ist esvieu dem Dict. La Curne
de Ste.-Palaye unbekannt. Und doch kann man aus der Handschrift so gut
esvieuz wie esmeuz lesen. Esmeuz == en dösordre würde dem Sinne übrigens
entsprechen und ist zweifellos richtig.
3200. Ord. berichtet hier weiter über den Erzbischof von Röuen; der
Dichter übergeht das.
858
Ferdinand Daune
3205 l'öit pour voir conter et dire,
et pour ce le vout il escripre.
II aviüt apres ce tempore,
que Hue-le-Grant de sa gloire
et de cest siecle trespassa.
3210 Et Hue, son filz, si passa
le temps et fu apres son pere
duc et fu de mout grant afere
A ce temps mut dissensions
vers le roy Challes et ses hons,
3215 ses Chevaliers, sa baronnie
si que par leur sourquiderie
ont tant fet et taut pourchacie
que Challes du reaume est chacie.
Et Hue tint tout le reaume,
3220 et sez hers tindrent eu leur paume
du reaume le gouvernement.
Donc estoit adonc eusement
Gefroy, filz au conte d'Angiers,
filleul au duc, fors et legiers,
3225 qu'avet norri et aleve
en sa court; si fu mult greve
et marri de la mort son pere.
Au roy requiert qu'il veille fere
droit et que il lui veille rendre
3230 son droit, s'il lui plest, sanz attendre,
H. „de grant af"
H. „Kalles et si hons"
H. „plame"
H,
H.
„quil"
,si lui"
3210. Ordericus nennt den Sohn Hugos des Grossen ebenfalls Magnus; ein
Beiname, den Hugo Capet nie gehabt hat. Unser Dichter gebraueht bei ihm
die Bezeichnung le Graut nicht, sagt aber von ihm „et fu de grant afere".
3218. Der Dichter schrieb wohl „regne" oder vielmehr „realme" (regalimen)
— Ordericus schreibt ,,regnura".
3218. Karl HI. der Einfältige war 923 von Hugo dem Grossen, nicht dessen
Sohne, wie es nach dem Berichte unseres Dichters scheinen könnte, bekämpft
und besiegt worden. 929 war er in der Gefangenschaft bei Herbert, dem Grafen
von Vermandois, zu dem er geflohen war, gestorben.
3223. Gefroy (Goisfredus, Andegavorum comitis filius) konnte nicht, wie
Ord. und unser Dichter es annehmen, das Patenkind Hugos, des Sohnes Hugos
des Grossen, sein, da dieser ja jünger war als er. Er mag aber zu Hugo in
freundschaftlichen Beziehungen gestanden haben, da er erst am 21. Juli 987
starb und Hugo schon lange vorher als Herzog von Frankreich und Graf von
Paris und dann als König von Frankreich (1. Juni 987—996) grossen Ein-
fluss besass. Wenn er die Reliquien des hl. Ebrulfus von ihm erhalten hat, so
ist das nicht vor dem 3. Juli 987 geschehen. Vgl. Prev. a. a. 0. p. 105.
3223. Anglers (Augers), v. lat. Andegavum (Maine-et-Loire).
Das altfrauzösischc Ebrulfuslebeu 859
et des OS saint Evroul luy face
douner aucun pou, de sa grace,
qu'il avoit a Orliens veuz,
quant lez moines lez ODt seuz.
3235 Hue donc a lui entendi; H. „a lui a eutendi"
son heritage lui rendi;
et dez reliques lui otrie
qu'il en ait aucune partie;
quer il l'amoit et tenoit chier.
3240 Aus Angevius en fist premier
Gefroy dou, et sont autentiquez
de Saint Evroul la lez reliquez
en moustier saint Mainbot gardees
et devotement aourees.
3245 Lez moines qui lez sains suirent
bien longuement ilec vesquirent,
et ourent bonne affeetion
vers eulz ceulz de la region;
et si ourent gvant babundance
3250 de pain, de vin, d'autre substance,
de poissons qui croissent en Laire.
Donc amenda mult leur afere.
Ilec prouverent de fortune
que touz n'est pas egal ne une.
3255 Ilec longuement demourerent
et en bien leurs vies finerent.
Ascelin, raucieu prodomme,
en desert demoura, si comme
dessus est dit, o gent petite
3260 et fu ilec comme un hermite;
Ascelin, son nevou, aveit
et Guibert de Gace ravoit
et Hamon, qu'ert de la Teilleie,
3240. Angevins (Andegavenses) Einw. von Angers.
3243. moustier saint Mainbot (Mainbodus): beute Stiftskirche zu Angers.
3251. Laire (Loir) (Ligeris): kleiner Fluss in der Nähe von Angers, Neben-
fluss der Sarthe.
3253. Ord. „ . . multiuiodasque mobilis fortunae varietates experti."
3259. Vgl. V. 2974 ff.
3262. Hamon de la Teilleie (Haimon de Telleia). Hamon ist ein Weiler
östlich von Heugon.
860
Ferdinand Daune
et aiitres, qu' eDseigner la voie
3265 de bien fere, — quer esfans erent,
et 0 lui g-rant temps demourerent — ;
aprint leur le servise Dieu
a fere chaseun jour en lieu.
En une journee apela
3270 Ascelin de ca et dela
trestouz sez veisins a la feste
Saint Evroul et leur mist eu teste,
qu'a ce jour au moustier venissent
et le servise Dieu öissent.
3275 Et eulz mout volentiers le fireut
et le servise Dieu oirent.
Donc leur a dit apres l'offreude,
que chaseun d'eulz a lui entende:
„Bonnes gens, dist, nous devion
3280 creiudre la comminaeion
divine; aius o l'oil occursi,
et 0 le mal euer endurci
si avon nous tout oblie;
donc nous nous suimes conchiö;
3285 quer la verge est sus nous venue
du baston, qui trop durs cous rue;
jadis Daneis qui paiens erent
0 Hainge cest pais gasterent
H. „une iournee'
H. „osferende"
H. „ains oill"
H. „avon nous'
3264. enseiguer — offenbarer Irrtum des Schreibers, — ist durch „euseig-
neit" zu verbessern.
3286. ßlin schreibt: „du baston, qui trop durs consrue (cousruö =: frappe)";
CS heisst: „qui trop durs cous rue".
3288. Die Worte des Ord.: „Olim dum Daei — qui adhuc pagani erant —
cum Hastingo Neustriam vastaverunt" zeigen deutlich, dass „Haingue" (Hdschr.
„Haing") — Blin schreibt „o haing ne" — geraeint ist. Der Name scheint in-
dessen verschrieben zu sein für Hasting — wie der Held auch bei Wace
heisst. — Das (Kürze)-Zeichen am Ende des Wortes zeigt uns ja an, dass etwas
fehlt. Hasting war einer jener Normannenfürsten, die im 9. Jahrhundert un-
ausgesetzt in Frankreich einfielen; aber in St. Evroult ist er wohl nicht ge-
wesen. Besonders die normannischen Schriftsteller — unser Dichter folgt
Ordericus — im 12. Jahrhundert vermischen seine Geschichte mit der Rollos,
in unserer Dichtung (3290) Raol genannt. Er war ein verbannter norwegischer
Fürst, raubte an den Küsten Frankreichs von 876—911, eroberte Ronen, erhielt
durch Vertrag einen Teil von Neustrien, der Normandie genannt wurde, starb
912 (?) Seine Geschichte ist sehr legendenhaft.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 861
et Normendie autressi toate,
3290 et Raol i revint o grant roate,
qui gasta et moustiers et villes H. „viles"
et mesoDs, et riches et viles; H. , villes"
mez merci Dieu ei nous rausasmes,
a paine de mort eschapasmes.
3295 Or est pis; quer Tire est venue
sur nous, — qui s'eit un poi tenue —
au criatour, quer par lez malus
de eeulz; que nous eremiou mains,
pour ce que nos hostes lors furent,
3300 lez OS saint Evroul qui leur plurent
nous ont emblez et plusours autres;
donc eus ont fet comme feus veautres;
nous lez avion hostelez
et nos secrez touz revelez.
3305 Lez os de nos sains nous tolirent
et nos compagnons lez suirent
et sont, ou eulz sont aourez;
et nous suimez ci demourez,
povres, chetis et raendians.
3310 Le duc d'Orliens sa gent vuiaus
pas n'alerent, lez corps porterent,
livres, vestemenz nous osterent
et quanque de bien avion.
Mez eneore eu ce nous fion,
3315 que la poudre dez chars lessierent
et lez sepulcres la cesserent
et autres choses, que ne pourent
empörter, ne taut d'avis n'ourent,
que ne devon en negligenee
3320 mettre, mez o grant revereuce
trectier et mettre honestement
et garder curiousement.
Un peil de la barbe saint Pere
avon, qu'a dedicacion fere
3325 a son moustier Pape de Romme H. „Roume"
3304. Ord. zitiert bier den Psalm 77, 60, den unser Dichter jedoch nicht
berücksichtigt.
3310. Blin schreibt: „Duc d'Orliens les genz wianz, praierent, les corps
porterent . . ." Die Handschrift überliefert: „Le duc d'Orliens sagent vuians pas
n'alerent, lez corps porterent", was m. E. vollkommen einwandfrei ist.
862
Ferdinand ßatine
trasmist a Evroul, le prodomme.
Autres reliqaes bieii savon
que dedenz cest moustier avou,
que lez anciens i mucerent,
3330 qui ci pie^a lors demourerent.
Je lo, que nous partout veon
et plus seurs donc en seon.
Pour lez mauves gentilz paieus
et pour autres faus crestiens
3335 metton lez si seurement,
qu'estre ue puissent nulement
perdues en temps a venir,
mes que eulz puissent parvenir
a nos successours qui vendront
3340 et mult grant profit leur rendront."
Quant c'ont o'i, mult le loerent
et grandement dieu adourerent.
Aseelin a chante la messe
et le peuple a Dieu aler lesse;
3345 et trois esfans o lui remaignent,
qui de servir pas ne se faignent:
lez eierges et l'encensier portent
si qu'Ascelin mult recoufortent.
II print un machon et le maine
3350 au tombel saint Evroul,- et paine
mettent grant aus pierres lever.
Quant ont fet cela saus grever,
Aseelin va la poudre prendre
de la sainte char qui ert tendre;
3355 auxi comme tourteaux l'assemble
et la eonjoint et met ensemble;
plusours boetes et philatieres
i print, qu'il ne mist pas arrieres,
ou il aveit mult de reliques
3360 de mult de sains mult autentiques.
Et i estoient lez cedulez,
de quoy Ten ne trouva puis nules.
H. „seursen"
H. „ce ont"
H. „sierges
Tensensier"
3349. raachon kommt von machio = Gerüstarbeiter; maceria gibt maislere
(3371.) Fachwand. Prevost sagt: „magou. Ce mot barbare, qui vient de maceria,
est fort ancien". Orderic. sagt: „cum caementario quodam" und „cum macione".
3355. Comme tourteaux (instar tortellorum), nach Pr6vost Brötchen oder
runde Kuchen.
Das altfranzösische Ebrulfusleben
863
Adonc aus enfans commanda
qa'aillent mengier, et demaiida
3365 le machon et o sei le maine
— et de bien oiivrer mult se paine, —
et des vieuz aiicuns necessaires
de ses privez, — mes ne fii gueres, —
et vont croiser une mesiere;
3370 la mucent tout et fönt arriere
la mesiere comme devant,
que nul ne seit apercevaut.
Lez esfans mengier envoier
vout, que eulz ne puissent voier.
3375 L'en le lour ooit puis bien dire, H. „le lourroit"
mez le lieu ne sourent eslire;
du lieu propre sont desvoiez,
quer iceulz furent envoiez. H. „eulz"
C'avint en temps et a la vie H. „Ce avint"
3380 du duc Richart de Normendie,
premier Richart, qui vesqui bien
'lii' ans, n'en faut rien.
Tant fu duc, mez premierement
out a souffrir mout grandemeut.
3385 Mez en la fin tout sourmonta
ses anemis et tout donta.
En trestoutes cez tourmentines H. „ses"
le bon viellart dans Asselines
vesqui louc temps devotement
3390 et vint vers son definement.
Ascelin son nies apela,
un jeune clerc, ne lui cela H. „sela"
3367. Blin sagt: „et des riens aucuus necessaires, ne s'est privez, ines ne
fii gueres"; die Handschrift hat et oder „ot (o bezw. e ist vorgezeichnet für den
Illuminator, also, weil kleiner als die übrigen Buchstaben, schlecht zu entziffern)
(vgl. p, 758) des vieuz aucuns necessaires de ses privez — mes ne fu gueres — ".
Ord. sagt: „et ipse cum macione et maturis necessariisque ministris reliquias
in maceria recondit".
3375. Ord. „Ab ipsis (id. est pueris) nimirum post multos annos liaec audivi-
mus, sed certum locum, ubi reliqniae positae fuerint, scire nequivimus". Blin
schreibt ohne Rücksicht auf die H. und Ord. „Quer Tuns le pourrait puis bien
dire". Es heisst hier wohl: man hörte es sie danach wohl sagen . ..; über den
Dat. vgl. Tobler, Verm. Beiträge P 202. Vgl. auch V. 3703.
864
t'erdinand Üanne
pas sa mort et commis lui a
tout le lieu et quanqu'il i a H. „quanque il"
3395 et mourut, ne demoura gueres,
et ala ovecques ses peres.
Adonc Ascelin, qui veier
voulet le monde et emploier
sa vie en mult autre usage
3400 que demourer en hermitage,
en France ala pour aprendre,
qu'il vouleit sens et bien entendre,
llee l* ans demoura,
en divers labours laboura
3405 et monta tant et crut son estre,
que en la fin devint il prestre.
El siecle tant se delita
0 ceulz, a qui il habita
par trestout le temps de sa vie,
3410 que puis il ne lui süuvint mie,
ne qu'en memoire avoir peust
de rien qu'en Normendie eust,
ne de chose, que lui deist
son onele Ascelin, ne feist.
3415 Entre ce lez gens se moururent,
et lez autres si s'en courureut
en autres lieus; si demoura
le lieu desert; nel laboura
nul lonc tempS; ne n'i habita.
3420 Et le bois crut, resuscita H. „crut et res"
en moustier et par lez mesons,
quer desert fu mult grant sesons,
et les bestes i habiterent,
cerfs et pors, et tout defoulerent.
3401. „en France ala pour aprendre etc. . . ." ist etwas eigenartig, aber
durchaus verständlich. Es bedurfte nicht der Blinschen Schreibung: „En France
ala pour sens aprendre; quer il voleit le bien entendre".
3405. Blin schreibt: „Et mult atant accreut sonestre"; ich lese: „et monta
tant et crut son estre, que . . ." Ord. „et per diversos gradus usque ad sacer-
dotium ascendit."
3420. Ord. „in oratoriis et domibus ingens silva crevit."
Das altfranzösische Ebrulfusleben 865
Conie Vahbaye denioiira seulle et en destor,
3425 En Beauvesin aveit im prestre,
cui dit fut, qu'il lessast son estre
— en songe, — et presist son erre H. „preint"
en Normendie, pour enquerre
en pais d'Ouche, ou demoura
3430 Saint Evroul et o Dieu ouia,
et ou estoit son abbäie
en temps, que il estoit en vie,
et que la alast demonrer,
pour Dieu servir et adourer,
3435 et que loiig-uement i vivroit
et bonne fin ilec prendroit.
Done s'est parti de sa contree H. „c'est partie"
et Normendie a encontree,
si l'a visitee et cerchie
3440 par mult de temps, ne treuve mie
qui le lieu lui puisse ensengner.
Adonc il n'osa desdengnier
la Vision, qu'avet veue;
mes par l'erre, qu'aveit meue,
3445 vint a Saint-Evroul-de-Montfort.
La lui donna mult grant confort
un viel moustier, que la trouva.
Et lui sembla, que ce prouva
que ce fa Tabitacion
3450 a geus donc de religion,
et cuida que ce fust le lieu,
qui lui ert nomme de par Dieu.
Ilec demoura longuement
et servit Dieu devotement.
3455 A Bauquencey avet un homme
lors, qui de bestes out grant some;
un tor i out, qu'avet nom Fale,
3425. Beauvesin (provincia Belvacensis) Le Beauvaisis, Umgebung von
Beauvais, Dep, Oise.
3426. Bei Drei, steht direkte Rede, was wirkungsvoller ist.
3430 — 36. Ord. ,,In Normanniam ad sanctum Ebrulfum vade, ibique per-
frueris dieriim longitudine et felicis vitae jocunditate"-,
3445. Vgl. Anm. zu V. 827.
3447. Des Ordericus „basilica" übersetzt der Dichter hier durch „moustier".
3455. A Bauquencey (in territorio Balgenzaii) Bocquence, canton de la
Fert6-Fr§nel, Arrond. Argentan, Dep. Orne.
Romanische Forscliuugen XXXII. 55
866
Ferdinand Danne
qui fiere beste estoit et male,
qui lez bestes lessout souvent,
3460 eure n'avoit de leur couvent;
du parfout du bois lez lessout,
l'en ne savoit, ou il alout.
0 gens et o chiens le queroient
par mult de feiz; rien ne fesoient.
3465 Apres 'vi* jours ou -vii* venoit
sain et hetie et se tenoit
a l'ostel 0 lez autres bestez.
Puis raloit et fesoit sez festez
dedens le bois comme devant.
3470 Lez pastours l'alöent sevant:
ne savoient que devenoit.
Tel vie trop souvent menoit
tant que mult grant gieu en fesoient
ceulz du pais qui ce veoient.
3475 Et pour ce de querre cesserent
et ou vout aler le lesserent.
Apres grant temps lez pastoureaux,
qui erent jeunez jouvenceaux,
oureut eschar de cele beste,
3480 et jura chascun par sa teste
que eulz saront, quel part il va,
qui tantesfeiz lez eschiva.
Parmi le boys espes se metent
et de querre mult s'entremetent;
3485 et s'ont prins ou eulz Diulet,
qui vet en chascun reculet
et se boute parmi le bois
auxi comme 'I" chenet cortois,
qui les bestes va encerchant
3489a et s'en va partout recerchant.
3490 Tant ala et tant esprova
que le torel gesant trouva
H. Jalouet«
H. „demenoit"
H. „i va'
H, „son prins'
H. „parme'
3465. Ord. „post V vel VII dies . . ."
3479. Blin setzt für das handschriftliche „eschar", was hier guten Sinn
gibt, „discors" ein.
3485. Diulet scheint mir die Handschrift zu überliefern; Duilet würde es
nach Ordericus (Duiletum) heissen.
3488. Ich sehe nicht ein, warum Blin das handschriftliche „chenet" (Hünd-
chen) durch „chevreus" ersetzt.
i
4
Das altf'ranzööische Ebrulfusleben 867
em pez devant l'autel Saint Pierre,
qui estoit ja tout couvert d'yerre.
Lez mesieres sont descouvertes,
3495 lez ruines toutes apertes
fors que d'yerre n'out couverture:
bien pert que a descoufiture.
Grant bois i a, que uul n'i haute,
ne ne hanta par ans ehinquante.
3500 Quant lez anciens ce öirent,
mult grandement s'en esbahirent;
mez assez tost se ravisserent,
comment leur peres leur conterent,
que Saint Evroul out mansion
3505 et plusours de relig-ion
ilec, et si ja habiterent
par mout de temps et Dieu proierent.
De rechief cele avision
reprent o admonitiou
3510 Restout, qui n'a pas plainement
obei au commandement.
Donc requiert eil qui Tamoneste,
en quel maniere plus honneste
aemplir pourra ce que mande.
3515 Adonquez la voiz Uli commande,
que il s'en voist tout dreit en Ouehe
et quiere bien du bois la couche,
la, ou Saint Evroul demoura . . .
et i mena mult sainte vie;
3520 face auxi, ne se fagne mie!
Restout a donc Montfort lessie
et vers Ouehe s'est eslessiö
et mena son filz et sa fame.
Albert out non le filz, la fame
3525 ne sai comment a nom avoit,
ne eil qui escripst ne saveit. H. „sil"
La demoura toute sa vie
Restout 0 poi de compagnie.
3518. Ein Vers fehlt in der H. ; nach V. 1548 muss etwa ergänzt werden:
„ou dieu devotement oura^^.
3521. Restout (Restoldus).
3524—3528. Ord. „ . . . ibique cum conjuge et Ilberto filio suo, prinius
habitavit".
55*
868
Ferdinand Danne
Adonquez a Montfort aveit
3530 Gasce, un Chevalier, qui saveit
mult de bien et de bonne vie
estoit et dieu n'oublia mie.
Dedens son euer souvent pensa
et de bon euer se pourpenssa
3535 et dist, que toutes lez eglises
d'entour lui, qui a nieut sont mises
et cheues, relevera
et que tant, se Dex plest, fera
et i mestra taut de sa paine
3540 et de sez biens sanz chose vaine,
que, se il peut, a Dieu plera
ce que il pour s'amour fera.
Donc refist le moustier Saiut-Pere,
quer il cuida pour c'a Dieu plere.
3545 Uu jour avint que un bouvier
ses boefs gardeit en un sentier;
le meillour lieu leur abandonne
sur le ruisel de Cherentonne ;
entre lez murs l'erbe croisset
3550 graignour; pour c'ilec lez pesseit.
A lui s'eu vint un pelerin,
ue sai o Guillelme, o Guerin
avoit non; jouste lui s'acoute;
travailli^ estoit, ne se doute.
3555 0 lui si sist et si lui conte
mult de cbosez, dont ne tint conte. H. „don ne tint"
Adone lui dist: „Va a ton mestre,
di lui, qu'a mei vienge en cest estre!
Je lui dire un tel message,
3560 dont mieuz ert a tout son lignage."
Donc va le bouvier a son mestre
si lui a dit que, s'il puet estre,
qu'a cel homme parier tost vienge,
et que peresce pas nel tienge!
3565 Mez si fist que pas n'i ala
et dist au bouvier, que ja la
n'ireit, mes que a lui vendreit
H. „ce a"
H. „sentir"
H. „ce ilec"
H. „Guille«
H. „donc mieuz"
H. „paler"
H. „qui ia"
3530. Gasce (Guaszo de Montfortl).
3538. „et que tant — se dex plest — fera" verwandelt Blin in „et que tant
d'esploits il fera". Ord. „. . . et ad tarn laudabile Studium omne Ingenium suum
cum tota possibilitate et substantia medullitus applicaret".
Das altfranzösische Ebrulfuslebeu 869
et sez choses lui aprendreit.
Donc est le bouvier revenu
3570 au pelerin ; aiuz pas tenu
ne s'est a tant; eins lui remaiide H. „ne c'est a"
deus foiz, "iü' foiz et lui commande
au bouvier, que le lui ameine;
mez ce fu parole mult vaiue.
3575 Oeeupe fu, n'i ala mie
si s'en repenti a sa vie.
Le bouvier revient au prodomme
et lui a dit, — ce est la sorame —
que son seigneur pas ne veudra.
3580 Et l'autre dit, plus n'atendra.
Donc le bouvier a apele
et lui dist, ne li a cele:
„Or m'entent et i met ta eure;
je te di en verit6 pure:
3585 cest lieu de Dieu santifie
est de piece a et dedi6;
et i a mult de saintez chosez,
qui sont muciez et enclosez."
Quant out ce dit, si se leva
3590 ester, enme l'estre s'en va
et dist: „Bouvier, ne doute mie,
ci est l'autel Sainte Marie,
la mere Dieu, virge pucele,
et ga, en bout de la chapele,
3595 c'est l'autel de la Trinite,
a Orient, pour verite."
Donc dist au bouvier: „Se venu
fust ci ton mestre, avenu
lui fust bJen, quant je lui mandö;
3600 ainz qu'il m'eust rien demande,
tel chose lui eusse ensengnie H, „euse"
dontmieuzluifustetsalingnie; H. „doncmieuzluietsa"
tel tresor lui eusse ensengnie,
dont bien eust apareillie H. „donc bien"
3605 cest moustier et d'autrez assez
3592. Vgl. 1678fif., 1715.
3595. Vgl. 1713.
3602. Blin: „Dont miez il fust o sa liguee". Man wird nach der H. lesen
müssen „dont mieuz lui fust et sa lingnie" (vgl. 3560 dazu). Dieser Gedanke,
wie auch 3559/60, steht nicht bei Ordericus.
g-^Q Ferdinand Danne
et tel segre du temps passez;
qu'eust valu en Normendie
honnour, et joie acuillie
i eust tres gi'ant, c'est sanz doute,
3610 et prou en Normendie toute."
Quant le bouvier ot tel novele,
a son mestre eouit ne hii cele. H. ^sele"
Adonc prent celui son cheval
et s'en court de mont et de val:
3615 le pelerin quist longuement.
Quant vint au lieu, ou proprement
Taveit donc le bouvier lessie,
ale s'en fut tout eslessie.
Adonc fut il mult couroucie,
3620 que de venir aveit grouciö.
Donc a au bouvier demande,
se il li a rien command^; H. „il i a"
et il dist, que saintefiö
est cest lieu et est dedi^
3625 et beneest de Dieu le pere,
et „vez ci l'autel de sa mere, H. „Vautel sa mere"
et cest est de la Trinite,
si con me dist pour verite."
Apres Gasce parier ala
3630 a Rudolf Frenel, ~ s'avala, —
qui ert d'icel lieu chier seigneur
et ert du pais le graigneur.
Et lui a conte la nouvele
du pelerin, de la chapelc;
3635 dez autiex et dez autrez chosez
et du tresor toutez parelosez,
et qu'o son otrei veult refere
la chapele, s'a Dieu veult plere. H. „sa chapele"
Et celui tantost lui otrie:
3640 en Fanour la vierge Marie
la face, pour s'amour aquerre!
Bien le veut, quant c'est sur sa terre. H. „veust"
3609. Blin schreibt „Tres grant feste i eust out sans doute".
3625. für „le pere" schreibt Bl. „le savere".
3630. Rudolf-Freanel (Radulfus Fraxinellus, Turulfi filius): Er baute das
Schloss La Fert6-Frenel im Arrond. Argentan, Dep. Orne.
3640. „en l'annour" wird hier wohl zu lesen sein, weil bei Ord. steht „in
honore". Blin „l'amour".
Das altfrauzösische Ebrulfuslebeu 871
Donquez a ovrer commencereut
et ilec tant pierre troiiverent
3645 qu'assez en out a tout perfere;
c'est signe qu'a Dien voulet plere.
Ilec mult de sarquex trouverent:
pour le bien, qu'ert dedens, bien perent,
qiie grans seignonrs ileqnes jurent;
3650 pour lez nobleees, qui i furent,
ilec mult de miraclez vindrent,
que sages fables pas ne tindrent.
Hardouin, un grant Chevalier,
entre lez pierres du moustier
3655 vit uue grosse et mult grant pierre;
et tantost il l'envoia querre
et en fist un graut äuge fere,
a sez chevaux mult necessaire.
Quant out commencie l'euvre a fere,
3660 si empira mult son afere;
quer en langour cbai mult griefve,
que pas sa besongne n'aehiefve.
A Touquete ert -v cbevalier
a cel temps, Gonford, qui mult chier
3665 avet Herdoin, qui en songe
oit et lui dist; sanz mensonge,
que la pierre reportereit,
ou il du siecle partireit. H. „partirent"
Donc fist la pierre raporter
3670 en sa cbarete et sei porter
dessus la pierre a Tegllse.
Et tout einsi en cele guise
il confessa qu'aveit mesprins
et fu de bien fere esprins; H. „et fu de fere bien"
3675 et out santö isnelement
du vouleir a eil qui ne ment.
Mout de miraclez sont venuz
el lieu, que n'ai pas retenuz.
3657. Des Ord. „aquarium" gibt der Dichter durch „äuge" (*alvea für alv[e]us)
wieder.
3663. Touquete (Talcheta) heute Touquette, westlich von St. Evroult, can-
tou de la Ferte-Frenel, Arrond. Argentan, Dep. Orne. Gonford de T. (Gurafol-
dus de Tolcheta).
3666. Blin: „oit (et fu dit sans inensonge)". Diese Verbesserung der Hs,
ist nicht berechtigt. Vgl. Ord.
gY2 Ferdinand Danne
Einseis sont mis en oubliance
3680 et aussi par la transmuance
dez genz, qui pas bien ne savoient
escripre et auxi n'avoient
pas si graut sens ne tel memoire
que par euer peussent l'istoire
3685 retenir, et si n'avoit mie H. „auoient"
mult de clers en cele partie.
Adonc quant Teglise fut fete
en bois, en la montagne estrete,
tont le pais en out grant joie;
3690 il n'i a nul, qui dire l'oie
que l'eglise est restablie
el non de la virge Marie;
qui joie n'en face et grant feste.
A Restout, qui est homme honeste,
3695 fu donques la eure ballie
de Gasce et Rodolf, o Taie H. „gasce de"
de l'evesque, en qui dyocise
la dite eglise estoit assise. H. „iglise"
L'evesque d'Evreux la lui baille;
3700 quer c'est son evesque sanz faille.
A icel temps estoit tout mestre
Guillelme, filz Guereu; pout estre H. „Guille"
qu'il oit a aueun vanter,
que Saint Evroul soulet hanter
3705 en son bois, et est sa fontaine,
et que jadis fu son demaine
sur le ruissel de Charentonne,
qui le grant bois tout avironne,
et qu'i a une vielle eglise H. „et quei a"
3710 Saint Pere, du viel temps assise. H. „de S. Pere"
Guillelme adonc airousement H. Guille airousement"
enquist et encerclia briefment
3681 flf. Vgl. Ord. „. . .pro penuria seriptorum, qiiibus tunc Neustria maxime
carebat".
3688. „en bois, en la montagne estrete". Pr^vost meint, es handle sich hier
sicher um die Kirche Notre-Dame-du-Bois am rechten Ufer der Charentonne
(vgl. 1675 flf.); vgl. Prevost zu Ord. VI, 10, p. 113.
3699. „Luxieux" schreibt Bl. ohne Anmerkung trotz „Evreux" der H. und
„quam ab episcopo Ebroiceusi, in cuius territorio (basilica) sita est" des Ord.
3702. Guillelme, filz Guereu (Guillelmus, Geroii filius). (Näheres darüber
s. Prevost zu Ord. III. p. 15, I. p. 181).
Das altfrauzösisclie Ebrulfusleben 873
et tiouva le lieu bieu honeste
a telz genS; qiü n'ont pas grant feste
3715 de couverser ovec le moude.
Le lieu loa et dit qu'abonde
ilee mult bien esperitel,
ne saveit pas que fust itel.
Adonqnes Restoiit demanda
3720 et Eingran et leur commanda
ilee la garde de Teglise; H. „ilecques"
ilec facent le Dieu servise!
Et assez reute leur donna
a Eschaufour, ou foisonna
3725 en mult de biens et de richeces
et en mult de tresgraus noblesces.
Apres avint comme Viel conte, H. „com"
en son tiers livre eu fet raconte,
que le dit Guillelme et sez freres H. „qui le"
3730 et sez nevouz apres non gueres „Guille"
le couvent ilec restorerent
et l'abbäie ilec fonderent.
"xii- moiues adonques prindrent
a Jameges, qui ilec vindrent.
3735 Si i firent le Dieu servise,
fei comme leur rieulle devise,
et vesquirent mult uoblement,
mult humblemeut et saintement.
Come Veglise de Saint Evroul fut tvove^ et restaurez.
Eu Tau de l'Incaruacion
3740 mil ii* inicion H. „Ivii'"
3719. Blin: „Adonc o Restout demaina Engran"; es heisst: „Adonques
Restout demanda et Eingran" . . . Eiugran (Ingerannus).
3724. Orderic. „de redditibus Escalfou". —
3733. Die Zahl 12 steht nicht bei Ord.
3734. Jumeges (Gemmeticum) heute Jumifeges (Seine-Införieure) auf einer
Halbinsel, nahe am rechten Ufer der Seine, 27 km westlich von Reuen gelegen
(1000 Einw.). Man sieht noch die Ruinen der alten Benediktinerabtei, die 654
von St. Philbert gegründet wurde. Aus ihr sind zahlreiche berühmte Männer
hervorgegangen, St. Hugo, Thierry und vor allem der grosse Historiker Guillel-
mus Calculus (Guillaume de Jumifeges), der im 12. Jahrh. seine berühmte Nor-
mannengeschichte schrieb, die heute für uns eine Hauptquelle bildet. U. a.
schöpften Wace und Benoit de St. Maure aus ihr.
3740, Irrtümlich schreibt der Kopist 57 für 51 des Oid. Nach Pr6vo8t zu
Ord. IV, 10, p. 114 war es am 3. Oktober 1050, wo man Thierry de Matouville
^74 Ferdinand Danne
donc restauret on l'abbaie H. „de rest."
de Saint Evroiil en Normendie:
Tyerri en fu abbe premier.
A Jumeges eil Chevalier
3745 le prinstrent, con est dit devant.
Et il ala mult eelevant
le lieu et la religion
et vesqui en devocion.
Par -vii" ans gouverna le lieu H. „'viii'"
3750 si qu'il plut au monde et a Dieu
et soustint le nouvel couvent
et leur ensengna moult souvent
la rielle et la condicion
d'ordre et de religion.
3755 Apres le fez lui ennuia
et lui semble, trop ennui a
a servir a cest mauves monde;
qui i sert, ue puet estre monde.
Adonc renonca a l'osfice,
3760 de son gre, non pour aucun vice.
Pourquoy furent touz courouciez:
Maurille^, qui donc ert crociez
de Röeu, et Hue ensement,
qui avoit le gouverneraent
3765 de Luxies de l'evesquiö.
Tierri s'est a lui adrecie. H. „c'est a"
Tierri lessa le terrien
et se print au celestien ;
et qui Jerusalem celestre
3770 desirout voier, le terrestre
voier cuida et i mist paine
et ala, c'est chose certaine,
juqu'a Cypre, plus ne passa
en avant: ilec trespassa
3775 de cest siecle et fu enterre,
pour ce que longues out erre,
4
(zwischen Ronen und Neufchätel gelegen), nach St. Evroult berief. Er ver-
waltete die Abtei bis zum 29. August 1057; also nicht 8 Jahre, wie es
V. 3749 heisst.
3760. 0. sagt nur „ultro deposuit".
3762. Maurille, crociez de Roen, (Maurilius Kotomagensis) crociez (cruciger)
= eveque (Blin).
3765. Hue de Luxies (Hugo Lexoviensis) L. dep. Calvados, heute Lisieux.
Das altfranzösische Ebrulfusleben 875
dedens une mult bele eglise,
ou ert un coiivent a devise
de moines mult bien ordenö,
3780 qui se sont grandement penc,
pour ce qiie il virent boneste H. „ce quil"
peisonne, si en firent feste;
et l'ont ileques enterrc,
devant l'autel Tont enserre
3785 Saint Nicholas, le bon prodommc;
et ileques Ten le renomme
et tient pour saint, quer bien souvent
fet miraeles en cel couvent.
Adonc lez moines dolens furent
3790 d'Oiiche, qui pas leur pere n'eureut; H. „uurent"
en mult de guise labouroient, H. „labouraient"
comme miez avoir le pourroient;
mez pas leur vouleir n'aeomplirent,
mez reliques ailleurs cuillirent
3795 en mult de Heus, en mult de guises,
et en leur moustier lez ont mises.
Fouques, prevost de l'abbeie,
qui fu puis abbe sanz boidie
du moustier Saint-Pierre-sur-Dive,
3800 fu envoie par cause vive
de Guillelme, roy d'Engleterre, H. „Guille^'
le Bastart, en Brie requerre H. „le querre"
Berte eontesse, pour message
porter segre; lors, comme sage,
3805 d'uu dez chapelains la eontesse,
qui Normant ert, out donc pramesse,
3784. Blin : „devant l'autel tout enserrS".
3788. Ortl. Vit. fügt die Grabschrift (12 Hexameter) bei, die unser Dichter
nicht einmal erwähnt.
3797. Fouques, prevost (Fulco praepositus, postea Divensis abbas), vgl.
St. Pierre-sur-Dive.
3801. Guillelme, roy d'Engleterre (Gnillelmus Nothus, rex Anglorum),
Wilhelm L, der Bastard und der Eroberer, war 1027 geboren. 1066 errang er den
glänzenden Sieg über Harold bei Hastings und eroberte England. 1087 starb er.
3802. Brie (Brigia) d. i. die kleine Landschaft La Brie mit der Hauptstadt
Meaux im Ü6p. Seine et Marne.
3803. Berthe eontesse (Bertha comitissa). Nach Prevost ist dies nicht die
bekannte Berthe von Champagne, sondern wohl deren Schwägerin, Tochter von
Herbert Eveille-chien, erst verheiratet mit Thibaud von Champagne, dann mit
Azzon, Marquis von Ligurien.
876 Ferdinand Danne
— quer prive ert de l'abbele
Saint-Aile-de-Rebez-en-Brie, —
qu'uDe dent de son saint areit;
3810 eil dist qiie grant gr6 le sareit.
AdoDC fist tant ce chapelein
et parla tant au chapitain H. „chapelain"
que une dent lui a donnee.
Et il l'a tautost presentee
3815 a Fouques, le devant dit meine,
et il tantost sanz nul essoinne
la poita a son abbeie;
liee en fu la compagnie
dez moines, et en fönt grant feste
3820 et Font mise en lieu mult honeste.
Un roy Lois adonc reneit
qu'un chanoine a Paris avoit, H. „c'um"
Joubert out non, un os aveit
de l'eschine del saint; s'aveit
3825 volente de s'en delivrer.
Un chapelein lui fist livrer;
au rei Henri qu'ert lors de France
emble l'out et par aliance
d'amour le lui avoit donne.
3830 Mez eil l'aveit mult resonne;
pour aucunes chosez certaines
a delivrer s'en a mis paines
et a mande Fouque, "i" prestre
de Maule, qui saveit son estre,
3835 quant si dist, que il se penast H. „quant ci dist
et feist tant qu'il amenast quil"
le priour, qui estoit de Maule, H. „ert"
tout en pez et sanz point d'escanle, H. „destanle"
3812, Blin schreibt chapitain für „chapelain" H. = chef de maison, abbe,
dem ich nicht zu widersprechen wage.
3821. Lois (Ludovicus) Louis VL, der Dicke (3. August 1108 bis 1. August
1137).
3833. Fouque de Maule (Fulco Manliae presbyter).
3838. Blin schreibt escaule (scala): „sanz point d'escaule, saus pointe de
bataillou, appele autrefois escliiele, c'est-a-dire sans bruit". — Vgl. aber Gode-
froy D. „escaudre" bezw. „escaule", was „scandale" bedeutet. Demnach ist
„sanz point d'escanle" gleich „sans aucun scaudale". Ord. schreibt ja auch
„Manliae".
t)as altfranzösische Ebrulfusleben
877
dam Guillelme de Monstereul. H. „Guille"
3840 Quant vint, si lui a dit le veul,
Lez reliques lui a donuees
et velt, qu'eles soient portees
tantost — ce dist — en s'abbeie.
Donc lez priut et ne tarda mie,
3845 en chemin se mist sauz demouie.
Bien lui avint en icel houre,
quant lez reliques en porta ; H. „emporta"
quer le saint le reconforta.
En chemin print en sa viande
3850 venin; si convient, qu'il s'espande
parmi son corps en chevaucbant;
quer il s'aloit mult avanehant.
Quant le venin au euer senti,'
qui ja pres lui ert desmenti,
3855 d'angoisse a Dieu s'ecria:
„Merci" et granment lui pria
que Saint Evroul par sez merites
lui dont de sez maus estre quites. H, „donc"
Adoncques le veniu geta
3860 par la bouche et si regreta
Saint Evroul et le mercia,
et fut tout sain et mult pria
a Dieu, que conduire le deingne, H. „Dieu que"
que de l'erre pas ne refraingne.
3865 Adqnc a son cbemin tenu,
a l'abbäie est venu.
Lez reliques leur a livrees,
et eulz lez ont bien aournees H. „aourees"
et si lez ont en argeut mises,
3870 et puis ont este mult requises
de genz o grant devocion
du siecle et de religion.
L'an lors de rincarnacion
mil Cent et trente indicion, H. „dicion"
3875 quant l'abbe Guerin, qui estoit
3839. Guillelme de Monstereul (de Mosterolo), G. de Montreuil war der
3. Prior von M. (nordöstlich von Paris).
3852. für avanehant schreibt Blin: avauchant.
8860. regreta = invoquer.
3868. Bl. schreibt für „aournees (schmücken) aour6es".
878
Ferdinand Dannö
septiesme abbe et mult s'estoit
d'aler a Rebez demente,
et mult en ert entalente,
qu'il avoit öi plusours dire
3880 que deme le corps du bon sire
Saint Evroul fu jadis porte
la, s'a sez moines enorte
et enquis eulz, que Ten doit fere,
et leur dist que beet a fere,
3885 deust travaillier et mettre paine.
Donc einsque issist la sepmaine,
s'est mis au chemin vistement.
Deus moines o lui soulement,
Endes de Moustereul ensemble
3890 dan Guerin de Ses, ce me semble,
alerent en sa compagnie.
Au premier bien ne leur vint mie,
quer dan Nöel, qui ert abbe,
ausent fu, si furent gäbe.
3895 Et la volente du couvent
n'ert pas bonne, mez par couvent
entr'elz fet lez ont refusez
et comme ennemis refusez.
Et ceulz meismes du pais
3900 lez ont malement enbaiz
de menaces et de paroles;
mes eulz n'ont pas pensees folgs,
mez grant desir pour pourchacier
ce pourquoy lez voelent chacier.
3905 Adonc l'abbö Guerin pour querre
l'abb^ Noel a prins son erre
tout seul, et ses -ii* compagnons
lessa ovec lez feulz gaignons,
qui au premier mult lez douterent.
3910 Mez entr'elz si bei se porterent
H. „sia'
H. „quiessist"
H. „se me s.'
H.
„premier'
3880. Ich lese: „que dem6 le corps du bon sire", Ord. „ubi medietatem
corporis St. Ebr. esse audierat". Blin „que d'anqui li cors du bon sire . . ."
3884. Blin schreibt: „et lor dit qu'a icele affere veult travailler et
mettre paine". Ord. gibt uns über diese Stelle keine Auskunft.
3890. Guerin de Ses (Guarinus Sagiensis).
3893. Noel (Natalis, Kesbacensis abbas) 1133, war Kanzler von Frankreich
1140, starb 1145 zu Cluny.
Das altfranzööische Ebrulfusleben 879
et 0 eulz si bei se bouterent
que trestouz lez amolierent,
et furent bons amis ensemble
et s'entraruerent, ce leur semble. H. „se leur"
3915 L'abbe Guerin tout soul erra
et dit, que tant Nöel querra
l'abbe que il le trouvera.
Taut erra, que il repera
a la court au conte Thiebaut.
3920 La treuve Noel lie et baut
eufin; adonc hü revela
qu'il quert, et pas ne lui cela;
mez que il ert, ne dist il mie.
Quant eil out la parole öie,
3925 si dit qu'il vet a Clerevaux,
sa gent o lui et sez chevaux,
et s'il veult ovec lui venir,
bien le veult ovec lui tenir.
A Clerevaux ensemble alerent;
3930 lez moines bei lez apelerent.
Don Bernart qui abbe esloit
quitrent, qui alongnie s'estoit
un poi; si Tont tantost trouve;
il fut uns boms mult esprouve
3935 en bien et en sainte eseripture,
et meuout vie sainte et pure.
0 lui parlent et questions
lui fönt; et lui respontions
leur fet a ce que demanderent;
3940 quer sens et clergie en lui erent.
L'abbe Guerin dist sa requeste
qu'el lui sembia bonne et honeste;
pour lui abbe Noel pria.
En couvent lettres envoia
3945 de prieres mult amiables, H. „preres"
que eulz lui fussent favorables,
et facent sa petition
pour l'amour de religion.
3919. Thiebaut (Teobaldus) IL, der Grosse, Graf von Champagne, residierte
zu Rugni bei Tonnerre (Yonne).
3925. Clerevaux (Claras valles), Clairvaux im Arrond. Bar-sur-Aube. Dep.
Aube. 1114 gründete Bernhard die berühmte Abtei. Vgl. dazu die Bemerkung
von Prövost a. a. 0, p. 117.
ggQ Ferdiuand Dannö
Donc ne sont pas plus sejournez
3950 llec, ainz s'en sont retournez;
eusemble donc leur chemin tiennent
et a Rebez tout droit reviennent.
L'abbö Guerin lors a trouve
sez moines, qui se sont proiive
3955 vers le couvent; quer eulz lez aiment
et leur amis souvent lez elaiment.
L'abbe Guerin leur dist s'entente,
lez lettres au couvent presentC;
que dam Bernart pour lui envoie;
3960 eulz lez recevent a grant joie.
Eulz lez prinstrent et si lez virent
et sa volente acomplirent.
AdoDC de la volonte Dieu
erent venuz en icel Heu
3965 deus evesques qui lez prierent
et Tabbe Guerin mult aiderent:
Tun de PariS; de Meaux esteit
l'autre; cbascun s'entremeteit
de aider lez moines d'Ouche,
3970 et chascun prie de sa bouche
devotement et bien souvent
l'abbe et trestout le couvent,
que par dou^our de charite
soient de pitie excite,
3975 et leur facent tost leur requeste;
quer ele est juste et honeste.
Donc se sont a ce otrie
et ont un jour senefic,
qu'en monstrera mult de reliques
3980 de mult de sains mult autentiques.
Et donc le peuple de la terre
veudra ilec pour eulz requerre,
et aront la beneichon
3954. Orderic, berichtet hier Näheres über die beiden Mönche, was der
Dichter jedoch nicht berücksichtigt.
3967. Etienne de Paris (Stephanus Parisiensis), war 1106/19 Kanzler von
Frankreich, 1124 Bischof von Paris, starb 1142. Burchard hiess der Bischof von
Meaux (Burchardus Meldensis episc), von dem hier die Rede ist; er war Bischof
von Meaux 1120—1134, wo er starb.
3969. Nur wenn man liest: „de aider lez moines d'Ouche", erhält man einen
Achtsilbner.
Das altfranzösische Ebrulfusleben
881
de Dieu, et la maleichon
3985 a Tennemi eschiveront.
Et ceulz d'Ouche si s'eu irout
0 ce qu'estoieot venuz querre
liez et bans tantost en leur terre,
Donc furent en bonne esperanee;
3990 mez l'abbe Nöel fist miiance
du coDseil et dist aiitre chosC;
et dist que ce pas fere n'ose
Sans le eongie et l'oidenance
au conte Tiebaut, qui eu France
3995 n'estoit pas eu cele seson;
ale fut par bonne reson
a son oncle, le roy de France.
Lors envoient par bonne esperanee
dam Endes, un dez moines d'Ouche,
4000 qui 0 le conte bouche a boucbe
pareust et sa requeste die;
adonc Ende ne tarda mie.
A Vernon, ou le roy estoit
et du realme ilec tretoit,
4005 s'en vint et i trouva le conte,
Primes va au roy et lui conte
la cause, pour quoy 11 venoit
et pourquoy il mult se peneit
et son abbe, d'avoir s'il puisse
4010 aucun os de braz ou de cuisse
de Saint Evroul, son avoue;
quer a ce s'est pie^'a voue.
Si prie au roy par charite,
que il pas ne l'ait eu vite,
4015 mez au conte, son nevou, prie
qu'il otroit, qu'aucune partie
dez reliques puissent avoir.
Au conte fet donc assavoir
le roy la supplicacion
4020 du moine o grant devocion
et lui prie, qu'il lui otrie
H. „Dieu et"
H. „douche sen"
H, „baus en"
H. „Endes"
H. „ilec trestoit"
H. „et il"
H. „a ce cest"
H. „que auc."
H. „qui lui"
3998. ist um eine Silbe zu lang und lässt sich auf keine angängige Weise
verbessern. Der Kopist hat hier nichts verschuldet. Vgl. 4347.
4000. Ord. sagt nur: „Odo Uticensis ad coraitem mittitur".
4003. Vernon-sur-Seine (Vernonum) Stadt des Arrond. Evreux. (Dep. Eure).
Romanisclie Foi'schungen XXXII. 56
ggg t^erdinand Danne
ce que le moine lui supplie.
Adonc le conte au roy s'acorde
et la supplicacion recorde
4025 a celui qui de la viande
devant lui sert, et tantost mande
a l'abbe de Rebez ensemble
et au couvent, — si com me semble —
que bien veult et que bien otrie,
4030 que de leur reliques partie
dongent a ceulz qui tant lez prient:
lez moines d'Ouche ; quer eulz dient,
que ceulz dient qu'eulz ont leliquez H. „que eulz"
de Saint Evroul mult autentiquez. H. „de leur Saint
4035 Adonques au chemin se meltent mult"
Endes, Andren, et s'entremestent
de cheminer; et l'escuier
Andren qui estoit messagier,
si ne vint pas cele journee
4040 a Rebez, qu'en fist la monstree
des reliques; eins s'entourna
en un chatel, ou sejouvna
un poi de temps, que Ten apele
Colnmniers, une vile bele.
4045 La vint l'abbe Guerin a lui,
l'abbe d'Ouche et mena o lui
Guerin de Ses et un Andren,
qu'ert moine du devant dit lieu.
Quant Andren lez vit, l'escuier
4050 beau lez regnt et va prier, H. „beau lez ressut"
que notre Seigneur ponr lui prient ;
volentiers le feront, ce dient.
Lors leur a dit quüec l'envoie
le conte et que bien s'otroie
4025. „celui, qui de la viande . . ." Andreas hiess der Mann (Andreas dapi-
ferus). Blin setzt ohne siclitbaren Grund „Andren" für „celui" in den Text.
4047. Hier handelt es sich um einen anderen alsV.4025, Andren de Columniers
(Andreas Columbensis). Was Prevost vermutete, macht unser Dichter zur Tatsache:
Andren war Mönch von Coulombs und stammte wohl aus Coulommiers (Colum-
baria) d. i. Coulommiers en Brie, zwei Meilen von Rebais entfernt, jedoch nicht,
wie Pr6vost fälschlich anmerkt, an demselben Flusse wie diese Stadt (Pr6v.
zu Ord. t. VI, 10, p. 110), Rebais liegt nämlich an einem Nebenflusse des Gr.
Morin, der zur Marne fliesst. Coulommiers aber liegt am Grd. Morin.
i)as altfranzöeische Ebriilfusleben 883
4055 que dez reliquez, pouiquoy prient,
assez bonne partie aieut, H. „partle assez"
et que a ce est mes8agier
envoie plege ce mestier.
Quant Guerin Tot, si fu muH lie,
4060 a Rebez est tost reperie
et monstre a l'abbe rotriance
et si lui prie qu'il l'avance.
Quant Nöel oit ces nouveles,
qu'il ne cuidout pas oir teles
4065 que Ten lui mande par Audreu,
si se repenti de Tenvieu,
qu'a fet aus moines, et leur queste
pour acomplir tantost s'apreste.
Le priouv adonques apele,
4070 le mandement pas lui ne cele. H. „sele"
Le priour, qu'ot non Amalri,
qui de ce point ne fu marri;
le couvent fet matin lever;
quer ceulz ne veult nient plus grever.
4075 Si sont alez touz a l'eglise,
procession en bele guise
ont fet et vont au secretaire,
ou erent tuit li saintuaire.
Si ont tost ouverte la chasse,
4080 qui ert d'argent et assez basse,
ou lez reliques reposoient
de Saint Evroul, que eulz gardoient.
Si en ont Iret hors le bras destre
et une boete, ou deivent estre
4085 mout dez menuez ossemenz. H. „ossement"
Si ont donue moult doucenient
a l'abbe et aus moines d'Ouche.
4055. Blin schreibt: „que eil des reliques receussent bonne partie, assez eu
eussenf^. Die Handschrift überliefert: „que dez reliquez, pourquoy prient, bonne
partie assez aient". Wenn der Reim auch nicht rein ist, so ist doch der Sinn klar.
4066. Ord. : „poenitentia motus quod Uticenses vexaverat".
4071. Amalri (Amalricue).
4078. Blin schreibt „ou est tenuz le sanctuaire". — Aber der Wortlaut
des Man. ist: „oa erent tuit li saintuaire". Der Schreiber hat hier, wie er es
auch sonst wohl tut, den Wortlaut des Archetypus unverändert gelassen. Ord.
sagt nur: „conventus ... ad sacravium vadit".
56*
834 Ferdinand Danne
Adonc grant joie au euer leur touchC;
et eu ont mercie souvent
4090 l'abbe Nöel et le couvent.
Congie prengnent et s'en revieonent;
a saint-Evroul leur cherain tiennent.
Kaiendes de juing jour septiesme
Guerin a Saint Evroul apriesme.
4095 Conlre lui va de gent grant nombre
tant que le chemin tont encombre.
Lez reliquez o mult grant joie
recevent priant, que Dieu oie H. „recevent et prient"
leur prieres par lez merites
4100 de Saint Evroul et face quitez
de leur pechiez par soue grace,
et leur mesfez trestouz esface!
Mult de maladez, quant le sourent,
de lointeing pais i acourent,
4105 et quant eulz ont fet leur prieres,
touz sainz s'en recourent arrieres;
par lez prieres du saint homme
leur fet Dieu grace, e'est la somme.
Et ceulz qui au pais demeureut,
4110 mult souvent au moustier aqueurent;
et sante leur donne lors Dieu,
qu'elz viennent adourer en lieu
Dieu et le saint devotement.
Sains et liez s'en revont briement:
4115 Dieu mercient et le saint prient
et grjindement en lui se fient.
Un miracle d'un homme lai
ne vel pas plus mettre en delai,
qui en Corbonneis demourout,
4093. VII. Kai. jimii, d. i. am 26. Mai 1130.
4113. Blin setzt für das handschriftliche „en lieu Dieu et le saint" — „es
liex ou gist le saint", sagt in der Anmerkung ,,es Hex" erfordere ein Relativ oder
ein Ortsadverbium. M. E. trifft das nicht zu; der Satz ist klar und verständ-
lich. Wenn Bl. weiter meint, „Dieu" sei eine unnütze Wiederholung, so könnte er
damit recht haben. Aber derartige „unnütze" Wiederholungen finden sich in
übergrosser Anzahl in unserer Dichtung wie in anderen altfranzösischen.
4119. Corbonneis (Corboniensis pagus) pays de Corbon, ville ancienne,
situöe prfes de Mortagne (Orue), qui donnait son nom ä la contree voisine.
(Blin),
Das altfranzösische Ebriilfusleben 885
4120 qui en jeunesce devourout
et tolet leur biens par rapine
aus veisiDS; mez grace divine
tost apres si le chastia.
Gefroi out nou, se maria;
4125 Hildebiirge a prise a faine,
qui estoit mult tresbonne dame,
Si l'amonesla mult souvent
et lui metoit bien en couvent
que, se il n'amendeit sa viC;
4130 que bien ne la finereit mie.
Tant lui a dit et preeschie
que lez maus dont ert entechiö H. „donc ert"
a lessiez et va labourer
de ses malus, pour soi procurer
4135 sa vie a lui et a sa fame.
Et il a prins uouvele game; H. „et a"
quer de ce que il aquereit
de son labour, il reteueit
pour lui et sa fame partie,
4140 et l'autre si estoit partie
aus povres g-ens et au clergie,
et aus moines, qui herbergi^
estoient pres ou demoureit;
si que poi pour lui retenoit.
4145 Un jour viut pour fraternite
a Saint-Evroul querre, excit6
de bleu, et l'en lui otria,
et il pas ne s'entr'oublia:
bien la garda toute sa vie
4150 et lez freres n'oblie mie.
Aus festes des sains mult souvent
visitout mult bien le couvent
et leur aportoit de ses biens
pains et vius; n'en failloit de riens.
4155 Un temps avint un poi merri;
deus ans ainz que le roi Herri
mourut, avint une aventurC;,
qui sembla a mult de gens dure.
La nuit dez Innoeens chairent
4159. La nuit dez Innoeens (nocte Natalis Innocentium) das ist die Nacht
des Donnerstags, 28. Dezember 1133 (Prevost). Am folgenden Tage war das
Fest des hl. Ebriilfus. Nach Blin ist das eine „date anglonormande". (!)
ggß Ferdinand Danne
4160 tant de neis, qui trestout emplirent
le pais, si ne souvient mie H. „et s."
a nul homme qui soit en vie,
que il ouques tant en veist
ne que dire a nul öist,
4165 que tant fust 9a ja en arriere. H. „ca en arriere"
Chemin cave ne grant chariere
n'i remest, ne tres grant valee,
qui ne seit aus grans mons planee;
bestes et oiseaus mult tua
4170 et hommes mors souz soi rua;
de mesons, moustiers et chapeles
estoupa lez huis; onques teles
ne furent veues sur (erre.
Giefroy n'oblia pas son erre.
4175 Comme il soulet eucor uagueres
aus festes visiter ses freres,
onc pour le noal temps nel lessa,
ne sa volente ne cessa.
Eins a ehargie sur sa jument
4180 vin assez et pain de forment. H. „asez"
Son filz üvecques soi mena
et d'errer forment se pena;
quer il voulet estre a la feste
de Saint Evroul, qu'est mult honeste.
4185 Juqu'a Rille s'en est venu,
ilec angoisse l'a tenu;
quer grant et parfonde fut Teve,
si n'i osa mettre son eve,
ne comment passer ne saveit;
4190 quer pont ne planche n'i avoit.
4
4166. chemin ist mehr der Fussweg, chariere, wo eine charrette fahren
kann. Der Dichter tibertreibt nicht hier. — Ord. „Montes et valles coaequavit".
Blins Änderung 4165 in : „que tant fust ch6u ariere" ist nicht angebracht, desgl.
nicht die Schreibung 4167: „voirement n'est-il granz val6e".
4180. pain de forment (panibus simiiagineis). Prövost zu Ord. VI. 121
sagt: „pain de fleur de farine de froment. Des pains de ce genre etaient alors
un grand luxe".
4185. Kille (La Risle) (Risela) mündet in die Bucht der Seine. Geoffroi
(Goisfredus) überschritt nach Pr6vost diesen Fluss nach Saint Hilaire oder
Sainte Colombe, um von dort nach Eschaufour zu gelangen.
4188. Blin schreibt: „si n'i osa mettre sans neve"; dem Sinne und der
H. gemäss ist „si n'i osa mettre son eve (equa)",
Das altfranzösische Ebrulfusleben 887
Angoessous fu; si pria Dieu,
que il peust passer cel lieu.
La pitie Dieu ilec prouva ;
quer soudement il se trouva
4195 de l'autre part de la riviere.
Mez quant il vit son filz arriere
et sa jumeut o ee qu'il porte,
trop malement se desconforte.
Adone le filz, qui o'estoit mie
4200 de si grant fei, pas ne s'oblie;
eu Teve se met maintenant,
la jument en sa main tenant
juqu'au nombril, et passe quite
a son pere par sa merite.
4205 Et le bon pain blanc de frument
qui estoit dessus la jument,
qui en Teve trestout mouilla, H, „moulla"
onc ne tant ne quant se souilla. H. „onques ne" „soulla''
Donc est venu a l'abbeie
4210 Gefroy et grandement mercie,
et puis si ne demoura gueres
que pain et vin donna aus freres; H. „que le pein
et leur a conte la maniere et le vin"
comment il passa la riviere
4215 et lez neis a bien eschivees
et lez periz des grans cavees.
Par lez merites du Saint pere
Saint Evroul vout tout ce Dieu fere.
Le peuple, qui la fu venu
4220 a la feste grant et menu,
quant le miracle out öi,
mult en furent touz esjöi
et Dieu louerent mult souvent
et Saint Evroul mult doucement,
4225 pour qui Dieu fet tant de merveilles.
Mult en fet, qui ne sont pareilles
a cestes, ainz plus merveillables,
et cliascuu jour, — ne sont pas fables. —
L'abbe Guerin adone estoit,
4230 et pour ce que Dieu tant presleit
de grace a icel Gieffroi,
qui fermement ert en la foi,
il l'ama mult et conforta
38g Ferdinand Danue
et rault grant honuour Im porta.
4235 Et le prodom toute sa vie H. „prodomme"
hoDDOura touz jours l'abbaie.
Lez miracles souvent avienneut
en lieu; ce sevent qui la viennent.
Lez hors du sens i vont souvent;
4240 et quaut leur a fet le couvent,
comme est en lieu aeoustume,
eil qui viennent tout enfume
et orz et vils et mal tretiez, H. „treciez"
s'eu revont touz sainz et hetiez
4245 par lez prieres du Saint homme.
Or prion dieu, que aussi comme
sante empetre aus maladies, H, „au maladies"
sante doint a nos foles vies
et grace doint et tel memoire
4250 que veier le puisson en gloire.
Un autre en truis, que ne veil tere,
ains le veil ci apres retrere.
L'an mil de rincarnacion
nouvante "ii- Tindiction
4255 quinzesme, que le roi Henri,
filz Guillelme, dont je m'enri, H. „Guille donc"
quant me souvieut bien de sa vie,
qu'out a souffrir par tricherie, H. „quant a souffris?"
qui filz fu deu roy le menour . . .
4260 qui bien en sareit la tenour,
il trouveret bien la maniere,
comment il fut boute arriere
et vil tenu une grant piece.
Mez avant qu'en errour euehieee,
4265 dirai eon bors de l'heritage H. „de leheritage"
4234. Aus der weiteren Darstellung des Ord. wählt unser Dichter nur noch
Hb. VIII, 19; (siehe V. 4251 flf.). VV. 4235-4250 hat er ohne Anlehnung an
seine Quelle verfasst.
4251. Man kann lesen : „Un autre entniis que ue veil tere, ains le veil ci
apres retrere" und „un autre entrins que ne veil tere . . ." Blin „un autres
entreins que ne". Die erste Schreibung scheint mir am angemessensten. —
4252. Vgl. hierzu die Einl. p. 752. — Ord. schreibt (VIII, 19): „Anno ab
incavnatione Domini M"XC"IP, indictione XV», Henricus, Guillelmi regis filius,
Danfroutem oppidum auxilio Dei suifragioque amicorum obtinuit et inde fortiter
hereditarium jus calumniari sategit.".
4258. Vgl. V. 3384.
Das altfrauzösiscbe Ebrulfusleben
889
fut par v ans com hom sauvage
et lequist Bretons et Franeeis
et lez trouva bons et courteis; H. „boueus"
et tres bou couseil lui donnereut
4270 et le soustindrent et gaiderent; H. „soustrindrent"
et puis 0 ce que Dieu a mis
aide en lui et sez amis,
qui a ce ont miilt bien ouvre,
Danfront a mult tost recouvre,
4275 et comme son droit lieritage
le chaleuga et tint s'eu sage. H. „sou sage"
En la parfin lez Danfronteis
en ont pitie; a granz nobleis H. „grant"
lui manderent, qu'il ert en France,
4280 que il viengne sanz demourance; —
et il vint; et euiz le receurent
honnestement si comme il durent.
Et Robert de Belesme osterent,
en qui egre dangier eulz erent,
4285 et firent Henri tout leur mestre;
et il tantost acreut son estre
et asembla chevalerie
et vers le duc de Normeudie,
Robert, son frere, qui cbacie
4290 l'aveit, s'il puet, ert ponrchacie
comment de lui vengö sera;
si puet, il en espletera.
Son ost maine en la Normendie
et art villes, ne se faint mie
4295 de fere mal ; et sa mesnie,
qui sont touz i)lain8 de desverie,
aussi fönt mal en toutez guises;
et si ont dez gens au duc prises
et mis en prisou durement.
4300 Entre lez autres Rualent,
un dez hommes Saint-Evroul, prinstrent
et durement en prison mistrent
4274. Danfrout (heute Domfiout), Stadt im Dep. Orne (ca. 5000 Einw,).
4283. Robert de Belesme (Rodbertus de Belesmo). —
4289 ff. Ord.: ,,llle vero coutra Rodbeitum, Normanniae coraitem, viriliter
arma sumpsit, incendiis et rapinis expulsionis injuriam viudicavit . . ."
4300. Rualent (Rualedum, de terra S. Ebrulfi).
390 Ferdinand Daune
a Dan front, o un trope d'autres;
et batus fureut comme viautres,
4305 et menerent vie mult dure.
Un jour avint par aventurC; —
yver esteit; — qu'en icel lieu
sist Rualent jouste le feu
et Saint Evroul piia forment
4310 qu'il le gestat de tel torment;
et plouia et dit, con saveit,
que leaument servi l'aveit
toute sa vie; maintenant
qu'out ce dit, par la main tenaut
4315 le prist uns hom; qu'il soumelloit,
ne sout si doimoit ou veilloit. H. „soit"
11 ert lasse; si le mena;
et il s'eveille et se pena
d'aler o lui; done se trouva
4320 tout sain; esvellie le prouva;
quer avant prouvev ne peust
du lieu pour pour qu'il eust; H. „pour pouir"
quer jus de sa jument chai,
qiiant pris fut et fort envai.
4325 Si se douleit mult durement,
qu'il avoit geu durement;
adouc pensa, en quel maniere
pourreit issir; quer sanz lumiere
esteit et si mult se douta,
4330 que eil qui ilec le bouta,
ne le trouvast et le preist
et qu'arriere ne le meist.
Et si aveit mult bien veu,
que il au mielz qu'aveit peu
4335 aveit lez huis mult bien fermez,
quant leens lez out enfermez.
Toutes voies un poi s'avance
et out en Dieu mult grant fiance
et a un huis petit, qu'aveit
4340 celui ferm6, — veu l'aveit, —
4322. Die Handschrift überliefert „pouir" — wohl nicht verdorben aus
„poour" oder „povair". — Nach Godefroy ist das Wort nicht klar; er gibt
keine Bedeutung, wohl aber einen Beleg: „De lances pour pouir et de haces
autant. (Geste du duc de Bourg. 6038 Chron. belg.)"
Das altfranzösische Ebrul fasleben 891
qui devers le courtil ouvreit,
s'en va, pour savoir s^il pourroit
passer par la; l'uis a tenu;
adonc lui est bien avenu;
4345 quer tost de l'uis la fermeure
chai a terie o sa serrure; H. „seure"
outre passe; quant vint a l'issue
du courtil, si a donc veue
de Chevaliers grant compagnie.
4350 Donc tendi sez bras et „las!" crie,
„Saint Evroul, daignes me mener
et a sauvetö assener"!
Einsi comme ert nuz piez et nu
fors d'un viel drap assez menu,
4355 parmi ceus est outre passez
qui ilec erent amassez;
ne point passer outre ne virent,
ne riens ne distrent, ne ne firent.
Donc apert chascun, si n'est foul,
4360 que Dieu ouvra pour saint Evroul,
que celui aveit reclamö,
que il avoit touz jours ame.
Si cou s'en aleit, si regarde,
qu'apres lui vient, — pas ne se tarde, —
4365 le Chevalier qui prins l'aveit.
Adonc le bons hons ne saveit,
qu'i peust fere ne ou tourner,
que ilec ne puet il sejourner.
II a bien pres de lui veu
4370 une tasse de bois; meu
s'est d'ilec et en bois se boute;
le Chevalier passe, qui doute,
et ne l'a point aperceu; H. „et i ne la"
mez il a pres d'ilec veu
4375 bouviers, qui leur labour fesoient;
il leur demande, s'il avoient H. „sil lav."
4346. „serrure", nicht „seure" dürfte wohl zu schreiben sein.
4347. Wie auch Blin meint, ist es wahrscheinlich, dass der Dichter hier
schrieb „trespasse" trotz 4355 und 4357. — Man könnte jedoch — und damit
wäre der V. geheilt — auch schreiben: „outre passe et (für quant der H.) vint
a l'issue ..." Vgl. 4383.
g92 Ferdinaud Daune
veii "r tel home fuiaut,
et leur dist, comme en deduiant,
que "iü" solz a eil donnereit
4380 qui romme lui ensaignereit.
Mez eulz Dien du leur euer douterent, H. „du euer"
si que pas ne lui ensaignerent.
Le ehevalier outre est passe, H. „est outrepasse"
et romme; tout mat et quasse
4385 de pouour, s'en va euz en l'oure
en son pais, pas ne demoure,
0 Taide Dieu, qu'il pria,
et Saint Evroul, ou s'afia,
et vesqui puis mult longuement H. „et vesqui puis
4390 et raconta certainement, longuement"
que ainsi lui ert avenu.
Et pour ce Tai je retenu
et escript; quer il ert proudomrae
4394 et n'en vousist mentir pour Romme.
Expliciunt miraeula sancti Ebrulfi.
Qui me scripsit et beue servabit,
Sit benedictus in secula seculorum.
Amen.
Literatur.
1. Andreseu IL, Über die von Benoit in seiner norm. Chronik benutzten
Quellen nud insbesondere über sein Verhältnis zu Dudo, W. v. Juraiöges
und Wace. (Rom. Forsch. I. 327 flf. u. II. 477 ff.)
2. Andres en H., Waces Roman de Rou, Heilbronn 1877.
3. Blin, Vies des saiuts du diocöse de Seez, Laigle 1873.
4. Blin, La vie de saint Evroult (Bulletin de la Soci6t6 hiatorique et arch6o-
logique de l'Orne, t. VI. 1).
5. Burgass E., Darstellung des Dialekts im 13. sei. in den Departements
Seine-Inf6rieure und Eure (Haute Normandie) auf Grund von Urkunden
unter gleichzeitiger Vergleichung mit dem heutigen Patois. Halle 1889.
(Diss.).
6. Busch E., Laut- und Formenlehre der Anglonormannischen Sprache des
14. Jahrhunderts. Greifswald 1887. (Diss.)
7. Fritz R., Über Verfasser und Quellen der altfranz. Estoire de S. Aedward
le Rei, Heidelberg 1910. (Diss.)
8. Küppers Alb., Über die Volkssprache des 13. Jahrhunderts in Calvados
und Orne unter Hinzuziehung des heute dort gebräuchlichen Patois. Halle
1889. (Diss.)
9. Mabillon, Acta sanctorum ordinis sancti Benedicti 1668, I, 354 ff.
10. Metzke E., Der Dialekt von Ile de France im 13. und 14. Jahrhundert,
(Herrigs Archiv für das Stud. der n. Spr. u. Lit. 64. 65. 1880-81.)
Das altfranzösische Ebrulfusleben 893
11. Meyer P., Les Idgendes hagiographiques en fran^ais. (Eist. litt, de la
France t. XXXIII, 1906, p. 328.)
12. Michel Francisque, Chronique des ducs de Normandie. Paris 1836.
13. Pohl Th., Untersuchung der Reime iu Maistre Waces Roman de Rou et
des Ducs de Normandie. (Rom. Forsch. I, 322 ff.)
14. Pope Mildr. K., Etüde sur la langue de Fifere Angier. Oxford und Paris
(ohne Jahresangabe).
15. Prevost, Ordericus Vitalis, historia ecclesiastica. Edit. erschienen in
Societö de l'histoire de France 1845 — (mit einer Preface von L. Delisle).
16. Rolfs W., Die Adgarlegenden (Rom. Forsch. I).
17. Suchier H., Die französische Sprache und ihre Mundarte«. (Grob. Grundr. I.)
18. Suchier H., Reimpredigt (Bibl. Norm. I).
19. Tob 1er Ad., Vom französischen Versbau alter und neuer Zeit. Leipzig 1910.
5. Auflage.
20. Trigan Charles, Histoire eccl^siastique de la province de Normandie avec
les observations critiques et historiques. 1759.
21. Zeitschr. f. rom. Phil. XIII. 353fif. Eggert, Entwickelung der normannischen
Mundart im D6p. de la Manche und auf den Inseln Guernesey und Jersey.
Berichtigungen.
Seite 749 Zeile 1 von unten lies Soc. statt soc.
751 „ 3 „ „ „ Soc. „ soc.
„ 751 „ 17 „ oben „ V. 179 ff. statt V. 180.
„ 752 „ 26 „ „ „ V. 2604 ff. „ V. 2605.
„ 754 „ 10 „ „ „ p. 766ff. „ p. 23ff.
„ 755 „ 4 „ „ „V. 71 ff-. „ V. 70ft-.
„ 758 „ 2 „ unten „ Soc. statt soc.
„ 760 „ 11 „ „ „ 212 „ 213.
„ 761 „ 9 „ oben „ 314 „ 315.
„ 761 „ 10 „ „ ist 1421 ceste euvre zu tilgen.
„ 761 „ 19 „ „ lies 236 statt 237.
„ 761 „ 18 „ unten „ 2727 „ 2730.
„ 761 „ 1 „ „ „ 3626 „ 2285.
„ 762 „ 4 „ oben „ bezw. „ bew.
„ 762 „ 5 „ „ ist reine vor 1619 zu setzen.
„ 763 „ 9 „ unten lies 1657 statt 1655.
„ 764 „ 8 „ „ „ quienlz statt quieulx.
„ 764 „ 11 „ „ ist hinter veoir einzufügen V. 2359 u. oft.
„ 764 „ 20 „ oben lies 260, 194 statt 261, 195.
„ 765 „ 14 „ unten „ p. 764 statt p. 21.
„ 766 „ 6 „ „ „ Danfrout statt Damfront.
„ 767 „ 21 „ „ „ 963 ft'. statt 973 ff.
„ 768 „ 11 „ „ „ Espee „ Espee.
„ 768 „ 12 „ „ „ prouvee statt prouvee.
„ 778 „ 3 „ „ „ getö statt gete.
„ 782 „ 20 „ „ ist [C. Blin] zu tilgen.
„ 782 „ 2 „ „ n — a könnte . . u. s. w. zu tilgen.
„ 785 V. 616 lies la statt lä.
„ 791 V. 827 Anm. lies Saint-Evroul de Montfort statt Saint-Evroul-de-M,
„ 796 V. 1007 lies H. „creinez" oder „creniez".
„ 799 V. 1105 Anm. ist 3107 zu tilgen.
- 803 Z. 2 von unten lies Soc. statt soc.
Zum „Stamm" barr.
Von
G. Baist.
Embarazo: Ein von Meyer-Lübke 963 verzeichnetes französisches
harras „Hindernis" existiert überhaupt nicht. Das nur Fierabras 4080
belegte provenz. barras ist allerdings nach Ausweis der französischen
Vorlage eine grosse barre von Eichenholz. Mit diesem isolierten
Wort kann aber das evident hierher gehörige von Diez und den
Folgenden übersehene portug. barago „Schlinge des Henkers", baraga
„Rockenband", ,^corda de lago de cagar veados'-', nicht identisch sein,
bei Sta Rosa belegt aus dem Jahr 1126 in peia aut in baraza, 1136
in madeiro aut in barraza vom Wildfang. Imbarazzare und embar-
rasser kommen aus dem Spanischen , wo heute das im Portugiesischen
erhaltene Simplex verloren ist, aber im 16. Jahrh. noch im übertragenen
Sinn gebraucht war*). Über das wir weiter rückwärts nichts wissen.
Denn die aus Sousa von Dozy übernommene Identifizierung des portug.
Wortes mit arab. maras Strick verbietet der Anlaut.
Barraca wird vom spanischen Kriegswesen aus europäisch in der
Bedeutung der Lagerhütte, vereinzelt in Frankreich um 1500, all-
gemeiner erst um 1600. In Spanien selbst ist es ursprünglich un-
kastilisch, wie ja Covarrubias ausdrücklich sagt „las chogas que los
pescadores tienen orilla del mar que por este nombre los llaman en
Valencia; und wie aus dem Artikel der Akademie noch herausklingt:
„vivienda rüstica, propia de la hiierta de Murcia, de base o planta
cuadrilonga, formada por cuatro paredes de adobes con techo de canas
que remata en dngulo, cubiertas ambas pendientes con mantos de albar-
din sobrepuestos^^ . In jener Gegend ist seit 1479 der Ortsname Bar-
racas (Madoz) bei Castellon de la Plana belegt, noch weiter zurück
(Marsh bei Murray) Valencia 1249 concedimus vobis . . . habentibus
baracquas sive (und) patua^) aut loca determinata ad aedificandum, und
ib. 1276 barraques de tapits e vanoves^).
1) Victor 1609 hat baraga emharassement, hrouillis, las Casas 1591 haraza
imbroglio, impedimento; Franciosini 1638 barax impedimento, sturbo zeigt bereits
Vermischung mit barajar.
2) Unklar ob =: mlat. pactuum oder patulum.
3) „Bettbehang" nach Labernia.
Zum „Stamm" barr 895
Dozy hat an noidafrikanische Herknuft gedacht, weil derpereDan
in seiner Hisfoire de Barbarie dort die Zelte so nennen zu hören meinte,
und hat es mit barga des Pedro de Alcuhl in Zusammenhang gebracht.
Aber es hat das niemand wieder gehört, \\uA.}tnQ ^^casapfAiuena pagiza'"''
der Mauren wird von Simouet mit Recht als Hispanismus angesehen.
Barga „kleines Haus mit Strohdach' steht als alt im spanischen und
portugiesischen Wörterbuch, kommt in beiden aus dem Glossar zu
Berganga, wird durch die nordspanischen Ortsnamen La Barga, Bar-
gas etc. gesichert, ist im übrigen ganz dunkel. — Ich selbst habe auf
Grund jener Definition der Akademie an barro gedacht (s. b. Kluge);
die Lehmhütte müsste dann die Beziehung zum Material schon im
13. Jahrh. verloren haben. „Barracas'-^ hatte Covarrubias gemeint, „de
las barras o latas sobre que estan armadas'-^ man würde das kaum so
genannt haben. Ital. trabacca^ das übrigens mit lat. trabs (it. trave)
nichts zu tun haben kann '), klingt an, heisst aber bei ziemlich frühem
Auftreten (Boccaccio etc.) nur Zelt, und eine Beziehung lässt sich nicht
konstruieren. Weiter hat Covarrubias an pana gedacht, und b für p
liesse sich in der Tat aus maurischer Rückübertragung lautlich ver-
stehen; es wäre auch gerade in diesen Landschaften ein sonst fehlen-
der Arabismus verständlich. Nur müssen wir nicht vergessen, dass
wir die Endung weder spanisch, noch italienisch, noch arabisch werden
erklären können. Es bleibt das Wort demnach von der Ausgangsstelle
rückwärts dunkel und gehört ziemlich sicher nicht zu barra.
Baril hat in der Überlieferung seinen Schwerpunkt in Nordfrank-
reich, zeigt dort (gleich barisci und bareuil) seit den Q L R mit seltener
Mehrschreibung einfaches r, wie in Italien, während Provence und
Spanien ihm rr geben; so aber auch das Karolingerlatein, Capit. de
Villis 68: der Iudex soll für den Versand bonos barridos ferro ligatos
bereit halten, keine buttes ex coriis. Schon von Menage als barridus
zitiert, später vergessen. Bedeutungsgleiches provenzalisches barral
(es ist nicht spanisch, höchstens in Aragon gekannt, altfr. auch baral)
hat wenigstens in seiner Heimat stets rr. Barrique., überall ein grosses
Fass, zuerst Ende des 15. Jahrh. in Südfrankreich belegt, wäre nach
R. Stephanus gaskonisch, und damit mag er sehr wohl recht haben,
denn im Spanischen, wohin die Endung an sich passen würde, wird es
noch vom Dicc. Aut. als Seemannswort bezeichnet und es scheint sich
durch den englischen Weinhaudel verbreitet zu haben. Larramendi hält
baskisch barvik natürlich für indigen. Möglich dass das prov. barral
1) So wenig als franz. tref i. d. B. Zelt: begrifflich ist das nicht zu machen
und bei prov. trap lautlich auch nicht; auch zu der germanischen Erklärung
stimmt trap schlecht.
896 ^' ßaist
und franz. 16. Jahrh. bar rot Handelsvarianten zu baril sind, das gas-
konische ganz verschieden und prcähistorisch mit spau. portug. barriga
zusammengehört. Sie mit barre zu verbinden fehlt jede Berech-
tigung.
Barricade. Die Ansicht der früheren Zeiten und noch von Diez
und Littre war, dass das Wort von barrique gebildet sei; der Dict. gen.
holt das französische von dem italienischen, sagt nicht barricare aus
barra, aber meint es, Körting meint es und sagt es, diesem folgt
Meyer-Lübke, ohne es selbst zu merken. Wer Recht hat zeigt gleich
der zweite der Belege bei Godefroy Compl. (aus Pare). „t(n gros corps
de garde rempare de carrettes et palissades, tomies et tonneaux et bar-
riquades remplies de ierre pour servir de gabions'-' ; vgl. ebenda barrique
und barriquer. Die alten Lexikographen wussten genau, was sie sagten:
,^barriques ou autre chose qii'on met aux avenues des rues pour les d4-
fendre''^ Richelet, ,^copia de barricas juntas para formar cubierto"'
Dicc. Aut. u. 8. w. ^Es voz francesa'-^ sagt der letztgenannte, der Be-
leg aus Coloma (E. d. 16. Jahrh.) „comenzaban los franceses a bajar
cubiertos de cestones y barricadas^^ genügt für sich allein, um die Ver-
kehrtheit der Übersetzung „Verrammlung" oder „Verhau" zu kenn-
zeichnen. Die südfranzösische Bildung ist im 16. Jahrh. nach dem
Norden gekommen, tritt dann in Italien zunächst auf der Galeere auf
(1614 Pantero-Pantera), Duez verzeichnet 1660 barricare barriquer und
barricata barricade.
Embargar, ]}roy. embarc, span. e/wiar^o ist spanisch portugiesisch
zwar seit dem 13. Jahrh. üblich, macht aber doch durchaus den Ein-
druck der Entlehnung aus dem Provenzalischen, da es rechtswörtlich
ist ohne mittellateinische Vergangenheit. Weiter scheint es sich zu
altfranz. embargier desbargier zu stellen, die einmal im St. Eloi zwischen
henken und rädern stehen. Damit wird auch hier die Beziehung zu
barra fraglich, bei allen vorausgehenden ist sie ganz oder fast aus-
geschlossen. Es war natürlich, dass Diez diese Dinge zunächst einmal
zusammenstellte, es schien zweckmässig sie miteinander zu behandeln,
einmal, weil sie, wenn wir von dem nur für Körting verdaulichen baril
absehen, ein Menschenalter ungestört beieinander geblieben sind, dann
aber auch, weil die Scheidung dunkler Gleichkläuge ein etymologisches
Ergebnis ist, und als solches festgehalten werden soll.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der
altfranzösischen Literatur.
Von
Walter Becker.
Einleitung.
Der Hinabstieg himmlischer und sterblicher Wesen in die Tiefen
der Unterwelt ist ein uraltes Sagenmotiv. Schon die altindische
Literatur^) bietet Parallelen zu den abendländischen Erzählungen in den
Sagen von Naciketas und Bhrgu. Nach altbabyionischer Anschauung
besucht die Göttin Istar-Veuus die Unterwelt, „das Land ohne Heim-
kehr", und wird lange hinter siebenfachen Toren gefangen gehalten.
Odysseus, Orpheus, Aeneas folgen in der langen Reihe der „Wissenden".
Fahrt zur Hölle war ein willkommener Gegenstand auch für
mittelalterliche Phantasie. Paulus, St. Patricius, St. ßrandan dürfen
ihre Greuel schauen. Visionen, wie sie dem „Songe d'enfer" des Raoul
de Houdenc und Dantes „Divina Commedia" zugrunde liegen, ent-
springen anderen Ideenkreisen und Zwecken: sie wollen ein Spiegel,
ein Gegenbild dieser unserer Welt sein.
Die moderne Forschung hat allen diesen Legenden die grösste
Beachtung geschenkt. Reiches Material über ihre Quellen und Ent-
wicklung ist vorhanden. Aber eine hat sie bis jetzt nur summarisch
und im Zusammenhang mit anderen Motiven behandelt : die Sage von
der Höllenfahrt Christi. Wie beliebt war aber im Mittelalter und wie
verquickt mit der ganzen Literatur und religiösen Überzeugung der
Gedanke einer Hinabfahrt des Herrn, einer Knechtung der Höllen-
mächte! Er gehörte zum Erbgut kirchlicher und literarischer Tradi-
tion*) der gesamten Christenheit und hat noch bis in die Neuzeit') nach-
gewirkt.
1) S. Studien zur vergl. Lit.-Gesch. VIII, p. 123.
2) Vgl. R. P. Wülcker, „Das Ev. Nie. in der abendländischen Literatur".
Paderborn 1872.
3) Man denke nur an „die poetischen Gedanken über die Höllenfahrt
J-Chr." des jugendlichen Goethe, der unter Veränderung des alten Motivs die
Höllenfahrt mit dem jüngsten Gericht identifiziert.
Romanisclie Forschungen XXXII, 57
898
Walter Becker
Auch die bildende Kunst*) liebt das Motiv. In zahllosen Minia-
turen, in zyklischen Darstellungen der Passion — sei es in Wand-
gemälden oder Glasmalereien, sei es in den Skulpturen von Portal und
Altar — immer kehrt die Szene wieder, wie Christus Adam und die
anderen Gerechten aus der erstürmten Hölle führt.
Die Legende von der Höllenfahrt Christi hat ihre feste Form
in dem apokryphen Evangelium Nicodemi, Pars H''), gefunden. Von
da aus ist sie in epischer oder dramatischer Form in die Literaturen
des Abendlandes gedrungen. Fast immer ist sie mit der Passion zu
einem Ganzen verwoben. Nur im ältesten englischen Mysterium
„The Harrowing of Hell" (Ende 13. Jahrhunderts) bildet sie ein für
sich bestehendes SpieP).
Die ersten Spuren des Ev. Nie. begegnen in der ags. Literatur:
ein fälschlich dem Cynewulf zugeschriebenes Gedicht aus dem 8. Jahr-
hundert — fragmentarisch in 137 Versen erhalten — schildert Christi
Eindringen in die Hölle (nicht wie gewöhnlich in die Vorhölle, den
Limbus). Cynewulf selbst erwähnt die Sage im H. Teil seines „Crist"
(in den Hymnen Vers 440 — 778).
Im übrigen verweise ich auf Wülcker und hebe nur noch her-
vor, dass auch Dante*) das Motiv vom Aufenthalt der Altväter im
Limbus verwertet hat.
Mancherlei Faktoren mögen bei Entstehung und Verbreitung der
Sage mitgewirkt haben. Die rein verstandesmässige Erwägung, dass
Christi Geist zwischen Tod und Auferstehung irgendwo sich aufgehalten
haben muss, dass manche Stelle der Bibel auf einen Aufenthalt
in der Hölle hinweist, lasse ich hier beiseite. Andere Momente psycho-
logischer Art sind von Bedeutung, Erstens: das religiöse. Man empfand
die Notwendigkeit, den Sieg Christi, der zu Lebzeiten über Tod und
Teufel triumphiert hatte, auch realistisch auf die Hölle auszudehnen.
Erst mit dem Augenblicke stand der Erlöser in vollkommener, gött-
licher Glorie da.
Zweitens kommt das Gerechtigkeitsgefühl hinzu. Es erschien un-
gerecht, dass alle Frommen, die vor Christi Zeit gelebt hatten, ohne
1) In der Malerei der neueren und neuesten Zeit ist die Höllenfahrt Christi
in ununterbrochener Folge behandelt worden; so von Giovanni di Fiesole (Fresken
zu San Marco-Floreuz und in der Akademie-Florenz), von Mantegna u. a. Dürers
ethisch-tiefe Darstellungen lassen sich der ästhetischen Auffassung des Angelo
di Cosimo gegenüberstellen. Cornelius und J. Ritter von Führich haben sich
noch im 19. Jahrhundert an dem Stoif versucht.
2) „Evangelia apocrypha" ed. C. de Tischendorf, Lipsiae 1876.
3) Ursprünglich selbständig ist auch das kurze frz. Gedicht der Jong-
leurs (s. u.).
4) Dante, „Divina Commedia", Inferno IV, Vs. 49 ff.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 899
ihre Schuld ewiger Verdammnis anheimfallen sollten. Durch den
Neuerer Christus selbst wird so eine Vermittlung des Alten und Neuen
Bundes bewirkt.
Im späteren Mysterium kam dem „Prophetenspiel" eine ähnliche
Rolle zu. Es bedeutet (als Einleitung des Weihnachtsspiels) eine Ver-
schmelzung der alten und neuen Heilsgeschichte.
In dritter Linie hat nicht zum mindesten der hohe poetische Ge-
halt der Sage zum Erfolge verholfen.
Endlich hat als viertes Moment, namentlich in der Zeit der grossen
Mysterien, der Geschmack an grausigen Schreckensszenen der Hölle,
der Kitzel des „Gruseins" beim Schauen unterirdischer Geheimnisse
ausschlaggebend gewirkt.
Allgemeiner Plan der Untersuchung.
In der altfranzösischen Literatur findet sich der Niederschlag der
Christi-Höllenfahrts-Sage in religiös-didaktischen (gereimten und pro-
saischen), in dramatischen und selbst ganz profanen Denkmälern.
Als einzelne Episode der Passion fügt sie sich in den grossen Kahmen
organisch ein. So ist die Tatsache erklärt, dass sie sich in der afrz.
Literatur nie isoliert behandelt findet (doch vgl. das Jongleurgedicht).
Kam ihr ja doch auch im Vergleich zu dem grossen Heilswerke der
Erlösung nur eine sekundäre Bedeutung zu.
Die nachfolgende Untersuchung erstreckt sich auf das ganze Ge-
biet der afrz. Literatur. Innerhalb der einzelnen Dichtungsgattungen
geht sie chronologisch vor.
Die religiös-didaktische Poesie kennt drei mehr oder weniger freie
„Übersetzungen" des Ev. Nie, ferner ein sehr verbreitetes Jougleur-
gedicht über unsern Stoff" aus dem 13. Jahrhundert. Die Abhängigkeit
und das Verhältnis der zahlreichen Hss. sind noch nicht ganz geklärt.
Ein gereimtes „Credo" erinnert endlich an die Befreiung der „Freunde"
Christi. Wenn ich manchmal auf theologisches Gebiet übergegriffen habe,
so brachte es der Gegenstand und vor allem die Quellengeschichte
(Evangelisten, Ev. Nie, Patristik, Dogma) mit sich.
Die Prosaübersetzungen des Ev. Nie. haben kaum literarisches
Interesse und werden nur kurz gestreift.
In der profanen Literatur finden sich manche Anklänge an unsere
Sage in dem Graalzyklus.
Für die dramatische Literatur ist die Höllenfahrt Christi ein un-
entbehrlicher Bestandteil. Der Entwicklungsgang aus der Liturgie
heraus lässt sich nicht so klar darlegen wie etwa bei der Auferstehungs-,
Marien-, Apostelszene, aber immerhin bietet die Liturgie auch für uns
reiche Keime wie die nächtliche Osterprozession, Hymnen u. s. w.
57-*
900 Walter Becker
Kaum ein bedeutendes Mysterium vom Leben und Sterben des
Herrn lässt die Höllenfahrtsszene aus. Die Grundlage der Behandlung
bilden immer das Ev. Nie., Pars II, oder dessen Nacherzählungen im
„Speculum historiale", in der „Legenda aurea" u. ä. Werken. — Doch
auch andere Faktoren sind von Bedeutung gewesen für die Entwick-
lung der Szene, Faktoren, die auf Entstehung und Ausbildung der
Mysterien überhaupt ein Licht werfen. So ist es nicht schwer, aus
unserer Szene Rückschlüsse auf die Abfassungszeit des ganzen Myste-
riums zu machen, auf die Bildung des Verfassers, auf seine Quellen,
auf Kulturverhältuisse seiner Zeit. Z. B. ist in der halb epischen, halb
dramatischen „Fassion d'Autun" der Einfluss des lehrhaften Gedichtes
der Jongleurs zuerkennen. Scholastische Gelehrsamkeit ^) offenbart sich
in der Szene der „Resurrection de Saiute-Genevieve". In derselben
Szene, weit mehr aber noch in der zeitlich folgenden der „Passion de
Semur" stossen wir auf deutliche Spuren der Osterprozession und
liturgischen Gesänge — ein überzeugendes Beispiel des liturgischen
Ursprungs der Mysterien überhaupt.
Bedeutend grösseren Umfang nimmt die Szene in den grossen
Mysterien des Eustache Mercadö, Arnoul Greban und Jean Michel an.
Abhängigkeit dieser Szenen voneinander, nach Inhalt und Form,
ist das eine charakteristische Merkmal. Selbst wörtliche Übereinstim-
mungen kommen vor. Das andere charakteristische Merkmal betrifft
Greban allein: trotz aller Abhängigkeit von seinen Vorgängern leuchtet
bei ihm das Gemüt des wahren Dichters durch.
Mit der Ausdehnung und dramatischen Vervollkommnung nimmt
auf der andern Seite die Erhabenheit der Szene ab. Groteske, sati-
rische und krass realistische Züge dringen ein und nehmen allmählich
überhand. Man merkt es: das Wesentliche sind dem Publikum nun-
mehr die „diableries" und die Darstellung der Höllengreuel.
Im Laufe der Abhandlung hat sich gelegentlich Anlass gefunden,
auf den Zusammenhang der Höllenfahrtsszene mit dem alten Propheten-
spiel, der Auferstehung und der Himmelfahrt hinzuweisen.
im Anhange habe ich versucht, ein kurzes Bild der Inszenierung
der Höllenfahrt Christi auf der mittelalterlichen Bühne zu geben, vor-
wiegend an der Hand der Bühnenanweisungen, welche die fälschlich
1) In wie grossem Masse die Mysterienverfasser von theologischen Trak-
taten abhängig sind, hat Roy gezeigt in ,,Le Mystöre de la Passion en France
du XIV« au XVIe sifecle", Dijon-Paris, o. J., passim. Hauptquellen bilden die
„Catena aurea", die „Summa theologiae" des Thomas von Aquino, die „Postillen"
des Nicolas de Lire. Mit Ausdehnung auf die bildende Kunst zeigte dasselbe
von den „Meditationes" des hl. Bonaventura Male in „Le renouvellement de
l'art par les Myst^res a la flu du m.-ä" (in Gaz. d. b. arts, 3. S. XXXI, 1904).
Die Sage vou der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 901
dem Jean Michel zugeschriebene „Resurrection" enthält. Doch sind
auch die früheren Mysterien berücksichtigt worden.
Teil I.
Die Höllenfahrt Christi in der religiös-didaktischen
Literatur.
A. In der poetischen.
Die „Passion" des 10. Jahrhunderts.
Den ersten nachweisbaren Niederschlag der Legende von Christi
Höllenfahrt in der afrz. Literatur bietet die Clermonter „Passion du
Christ" aus dem 10. Jahrhundert (Hs. 189 zu Clermont-Ferrand). Mög-
lich, dass die kurze in 129 Quatrains uns erhaltene Erzählung vom
Leiden Christi nur einen Teil bildete einer umfassenden Lebensbeschrei-
bung. Für uns ist es lediglich von Wichtigkeit festzustellen, dass der
geistliche Verfasser neben dem Ev. Matth. uud Job. auch die apo-
kryphe Quelle des Ev. Nie. *) benutzt hat, wie Str. 94—97 beweisen.
Str. 94: Nach der Hinabfahrt zur Hölle besiegte J.-Chr. dort
„fort Sathanan". Durch seinen eigenen Tod hat er diesen für immer
vernichtet.
Str. 95: Der erste Mensch und seine Kinder, die kleinen und
die grossen, schmachteten dort seit langen Jahren wegen der Sünde
Adams.
Str. 96—97: Eeflexion des Dichters über die Erlösung aus 'Höllen-
qualen und Einführung ins Paradies.
Ohne Zweifel hat das Ev. Nie. dem Dichter vorgeschwebt (gegen
Wülcker'*)): der Triumphziig zur Hölle, der Untergang Satans,
„li om primers et soi eufiant", die Erwähnung des Paradieses, das ist
die gemeinsame Grundidee in beiden Werken. Zugegeben muss werden,
dass sich wegen der Kürze und unbestimmten Ausdrucksweise aus
unserer Stelle ganz Sicheres nicht schliessen lässt.
Von dogmatischer Bedeutung ist die Erwähnung der „petit" (95 c),
von denen das Ev. Nie. nicht spricht. Die Frage, ob die erbsündlich
geborenen und vor der Taufe gestorbenen Kinder auch des Heils teil-
haftig wurden, hatte in der Patristik wiederholt Anlass zu Meinungs-
1) Auch andere legendarische Züge hat er mitverwoben, z. B. die Legende
vom nahtlosen Rock.
2) Wülcker a. a. 0. p. 24.
902 Walter Becker
Verschiedenheiten gegeben (s.u. p. 12, A. 3). Der geistliehe Dichter
betont offenbar mit Absicht seine liberale Auffassung.
Bei der naiven und unpoetischen Darstellung unseres Textes kann
von literarischem Werte kaum die Rede sein; nur war es nötig, unsere
Legende hier als erstes Glied einer langen Kette — mehr als ein
unumgängliches Denkmal denn als ästhetisch zu bewertendes Erzeug-
nis — näher zu betrachten. —
11. und 12. Jahrhundert.
Eine für unseren Stoff unfruchtbare Zeit! Eine „Passion"') aus
dem Ende des 12. Jahrhunderts, welche dem Titel nach die Höllen-
fahrt zu behandeln verspricht, bringt sie in Wirklichkeit nicht.
Ganz abgesehen von den verloren gegangenen literarischen Denk-
mälern dieser Epoche, ist es immer noch erstaunlich, dass die Produk-
tion an religiösen Gedichten so gering ist in einer Zeit, wo doch
religiöse Überzeugung der Angelpunkt des Lebens ist. Wenn aber
Übersetzungen und Paraphrasen der Bibel, Behandlungen religiöser
und legendarischer Motive') der Mehrzahl nach erst jüngeren Datums
sind, liegt das daran, dass die Kirche vorerst solche Bestrebungen
durchaus missbilligle. „Elle [l'Eglise] pense pour eux [les hommes]
et ne leur permettait pas de penser sans elle"^).
13. Jahrhundert.
Über die Schwelle vom 12. zum 13. Jahrhundert müssen wir hiu-
Uberschreiten, um zahlreiche, erwünschte Belege für die Verbreitung
der Sage von Christi Höllenfahrt zu finden.
Vor der Betrachtung der uns zunächst interessierenden drei ^Über-
setzungen" des Ev. Nie. ist es angebracht, den Begriff der mittelalter-
lichen „Übersetzung" zu definieren. Für den, der die Art kennt, mit
welcher mittelalterliche Übersetzer ihre Originale behandelten, ist es
nichts Neues, dass das Wort „Übersetzung" cum grano salis zu ver-
stehen ist. Nach Gutdünken werden Änderungen vorgenommen, Zu-
taten gemacht, Stellen gestrichen, ja der Sinn dem Milieu und der An-
schauung der jeweiligen Zeit angepasst. „C'est l'individu qui triomphe" *),
Dies erklärt sich aus dem mangelnden historischen Sinn des Mittel-
1) Vgl. Wülcker a. a. 0. p. 24.
2) Ein gereimter Bericht über die Genesis, Psalmeu, das Hohelied, Buch
Hiob und die gereimte „Bible" des Herman de Valenciennes — das sind im
grossen Ganzen die spärlichen Überreste unserer Dichtungsgattung aus dieser Zeit.
3) J. Bonnard, „Les Traductions de la Bible en vers fran^ais au m. ä."
Paris 1884, p. 2.
4) ib. p. I.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 903
alters. Mau besitzt uicht genügend Abstraktionsvermögen, um objektiv
denken und urteilen zu können.
„Roman de Resurrection" des Andre de Coutances.
Wie weit entfernt gerade die beste der drei gereimten „Über-
setzungen" des Ev. Nie.*), der „Roman de Resurrection" des Andre de
Coutances, von einer einfachen Übersetzung ist, wird gezeigt werden
(Hs. im Brit. Mus., N. Add. 10289, fol. 64 — fol. 81^). Adlige Ab-
stammung des Verfassers, gediegene Erziehung, Kenntnis des Alter-
tums, Beschäftigung mit der leichten lyrischen Muse lassen eine freiere,
schwungvolle Behandlung der Vorlage erwarten. Seine lateinischen
Kenntnisse verwertet er gerne, vgl. die lat. Citate nach dem Ev. Nie,
Pars n, lat. A, cap. VIII.
Von dem 2040 achtsilbige Verse zählenden Gedicht entfallen fast
1000 (Vs. 947—1862) auf die Höllenfahrt, die den Kern des Ganzen
ausmacht. Das andere bildet nur den Rahmen, doch sei es für den
Zusammenhang kurz wiedergegeben:
Die Auferstehung Christi verursacht Aufregung und Schrecken im
jüdischen Synedrium. Caiphas, Anna, kurz „li felon juif", folgen dem
Rat des klugen Nicodenms, den Joseph von Arimathia holen zu lassen.
Josephs Bericht über seine wunderbare Befreiung aus dem Kerker ver-
anlasst sie, auch noch Leotinus' und Carinus' (Leucius und Karinus im
Ev. Nie), Bestätigung zu hören. Die aus dem Grabe erstandenen
Zwillingssöhne des Simeon kommen. Aber nicht Beschwörung, sondern
erst das Kreuzeszeichen, das man über ihrer Zunge macht, kann ihre
Stimme*) lösen. Voneinander getrennt schreiben sie folgendes nieder
(Vs. 947 ff., Beginn der Höllenfahrt):
Mit den Patriarchen und Propheten sassen wir in der Hölle, als
plötzlich eine wunderbare Klarheit die Dunkelheit durchstrahlte. Adam,
der Vater des Menschengeschlechts, und alle Insassen der „orrible
marche d'enfer" jubelten dem Lichte entgegen: „König der Ehren, dein
Glanz steigt zu uns hernieder". (Vs. 947—992). —
1) „Trois Versions rimees de l'Evangile de Nicodöme", pp. G. Paris -
A. Bos, in Soc. des. a. T. fr. 1885 (s. a. Herrigs Archiv, Bd. 64).
2) Im Mittelalter ist der Glaube weit verbreitet, die von den Toten Auf-
erstandenen seien stumra, auch sei das Lachen für immer in ihnen erstorben.
So ergeht es dem Lazarus (in der „Passion de Sainte-Genevi^ve"). Auch St.
Patricius, der die Greuel der Hölle geschaut, lacht nie mehr:
„Ki de cel liu revenuz est
Nule riens james ne li plest
En cest siecle, ne james jur
Ne rira mes, adez an plur;
E gemissent li maus ki sunt
E les pechies ke les gens funt." (Roy a. a. 0. p. 48*.)
904
Walter Becker
Und Jesaias erhöhte deu Jubel durch seine Weissagungen (s. Je-
saias 9, 2), undSimeon, dessen Augen den Herrn im Tenopel geschaut
hatten (s. Luk. 2, 25—28), meldete die Ankunft des Erlösers (Vs. 993
bis 1044). —
Allgemein wurde der Jubel, als Johannes der Täufer ^) (in seiner
Eigenschaft als Vorläufer des Herrn) — „uns qui hermite resembla" —
die frohe Botschaft bestätigte. (Vs. 1045—66). —
Und Seth erzählte, als Adam krank darnieder lag, habe er ihn
entsandt, um Öl vom Baume der Barmherzigkeit aus dem Paradiese
zu holen. Der Erzengel Michael aber habe ihm deu Eingang verwehrt
mit der Prophezeiung, dass in 5500 Jahren Gottes Sohn, das ,.milde
Öl der Welt", Adam und das ganze „umain lignage" befreien werde.
(Vs. 1067—1154).
Satan bemerkt den ausbrechenden Jubel, schöpft Verdacht und
gebietet Enfer, sich zum Empfang des Widersachers bereit zu halten,
der sich rühme, Gottes Sohn zu sein. Wie hasst er ihn, der seinen
Klauen so manchen Blinden, Tauben sowie mit Siechtum und Krank-
heit Beladenen entrissen hat! Enfer ist argwöhnischer und weniger
zuversichtlich als Satan. Er ahnt Böses. Umsonst: Satan bleibt an-
massend und siegesgewiss bis zur Verblendung; hat er doch auf Erden
seines Feindes Untergang ins Werk gesetzt:
„Je l'ai fait en un fust estendre
Et vilment comme larion pendie,
Et li ai fait durs cloiis d'acier
Es paumes et es piez fichier;
Fei 0 eissil li destemprai,
De quai en la croiz l'abevrai;
Apres fis ea son saue baignier
La lance d'un mien Chevalier." (Vs. 1253 ff.)
Immer lauter wird der Streit der zwei Teufel. Enfer gerät in Wut
und schreit:
„ . . . Satan mauv6s,
Ennemi de joie et de pes,
Horriblete, honte et puor,
Je voi bien tot apertement
Que destruiz et honiz nos as." (Vs. 1267 flf.)
Auch die Erinnerung an Christi Wundertaten wie die Auferweckung
des Lazarus vermag Satan nicht von der Göttlichkeit des Kommenden
zu überzeugen (Vs. 1155—1360). —
1) „II baptiza moi et je lui" läset Andre den Johannes sagen (Vs. 1060).
Job. d. T. muss er selbst von Christus getauft werden!
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 905
Mitten durch diesen ungeberdigeu Streit ertönt plötzlich wie Donner-
schlag eine Stimme:
„ , . . Orribles bestes,
Princes d'enfer qui leenz estes,
Ovrez vos portes, quer ci vient
Por quoi ovrir les vos covient;
Ovrez tost, si i entrera
Li reis de gloire, et en merra
Tos les sainz que il a raienz".
(Vs. 1369 ff.)
Grosser Aufruhr in der Hölle und leidenschaftliche Vorwürfe Eofers
Satan gegenüber, der von seinem Thron gestürzt wird. Eufer lässt die
Höllentore verbarrikadieren und ruft das Höllenvolk herbei:
„Mes fures, mes orribletös,
Levez tost sus, clöez vos portes
Qui d'enfer sont reddes et fortes;
Ces gonz et ces toroiz fermez,
Et ceenz vos tenez serrez". (Vs. 1394ff.)
(Vs. 1361—1402). —
Die Donnerstimme erhöht die Freude der Gerechten und ihren Mut.
Als die Stimme sich zum zweitenmal vernehmen lässt, wollen sie Enfer
zur Öffnung der Pforten zwingen.
„Qu! est eil roi de gloire?"
fragt Enfer und erhält von David die Antwort, dass es der König ist,
der die Macht der Hölle brechen wird. (Vs. 1403—1482.)
Die Schilderung des höllischen Heeres, das schreckensbleich und
wie gelähmt untätig verharrt, ist ausserordentlich malerisch:
„Es vos enfer tot commeu:
Li deable sont esmeu
Des paroles que il öirent,
Et de la clarte s'esblöirent;
Parmi enfer ullent et braent
Et vers les teniebres se traient.
Tuit füirent a la clartß
Et se mistrent en la nert6.
Mort, qui estoit gonfauonniere
Et d'enfer portout la baniere
De poor devint pale et tristre
Et trestuit li autre menistre,
Les fures, les orribletez
Et les autres maleurtez
D'angoisse, de poor trerablerent." (Vs. 1483—1497.)
Der Herr der Ehren hält von Engeln umgeben seinen Einzug.
Alles weicht ihm.
-II fist d'enfer sa volontö."
906 Walter Becker
Er stürzt Mort in den Höllenschlund; dann überliefert er Satan
dem Enfer und :
„lier l'a feit mout estroit
0 chaiennes ardanz de fer." (Vs. 1525—47.)
Bei diesem Anbück bricht ein wütender Sturm der höllischen „le-
gions" gegen Satan los, ihren Herrn und Meister, der sie so schändlich
ins Unglück gestürzt hat. (Vs. 1548 — 1625.) —
Jesus Christus schreitet nun zur positiven Aufgabe seines Werkes:
zur Erlösung der Gerechten. „Li douz mestre" ergreift Adam bei der
Rechten und nimmt die Anbetung der Gläubigen entgegen, die um ihn
knieen. In langsamer Prozession und unter Absingen von Psalmen und
Hymnen verlässt man die Hölle. Jesus und Adam führen den Zug
zum irdischen Paradies. Am Eingangstor nimmt sie Erzengel Michael
in Empfang, dem Christus die weitere Fürsorge überlässt. (Vs. 1626
bis 1748.)
Es folgen noch zwei Sagenmotive: Elias und Henoch, die erst im
Kampf mit dem Antichrist sterben sollen, kommen den Gerechten ent-
gegen und begrüssen sie; ferner wandelt auch schon im Paradiese
Dismas, der gute Schacher, sein Kreuz auf dem Rücken. —
Der Schluss des Gedichtes ist ohne Belang für uns, er ergänzt den
Rahmen: wörtliche Übereinstimmung der Berichte des Leotinus und
Carinus; Bestürzung der Juden; Rechtfertigungsbrief des Pilatus an
Kaiser Claudius (Vs. 1863-2040). -
Das Ev. Nie. hat ausschliesslich der Bearbeitung Andres zugrunde
gelegen, vgl. des Verfassers eigene Angabe:
„ ... je veil tretier uiie estoirc
Que j'ai de son fil Jhesus Crist,
Si com Nichodenius l'eserist." (Vs. 78 — 80.)
Die Stellen, die dem kanonischen Text der Bibel entlehnt zu sein
scheinen, finden sich auch fast ausnahmslos im Ev. Nie, z. B. die
Prophezeiung des Jesaias: ,,Le pueple qui seeit — En teniebres
et languissoit", Vs. 1001 ff. (Jesaias 2, 9 und Ev. Nie, Pars II, lat. A,
cap.Il); der Bericht Simons, Vs. 1011-44 (Luk. 2,25-28 und Ev.
Nie, cap.Il); der Bericht Johannes' des Täufers, Vs. 1045—66
(Matth. 3, 17 und Ev. Nie, cap.Il); das Wechselgespräch zwischen
Christus, den Teufeln und den Propheten (Ps. 24: „Tollite portas,
principes vestras . . ." und Ev. Nie, cap. V); endlich die Psalmen
(p. 124— 126): „Domine clamavi" (Ps. 29 und Ev. Nie, cap. VIII), „Can-
tate Domino" (Ps. 97 und Ev. Nie, cap. VIII).
Bevor ich auf einen Vergleich zwischen Andre und seiner Quelle
eingehe, muss ich einige erläuternde Erklärungen über die schon mehr-
fach zitierte Quelle (das Ev. Nie) geben. Das Ev. Nie besteht aus
zwei ursprünglich getrennten Teilen:
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfrauzösischen Literatur 907
a) den Gesta Pilati, oder dem eigentlichen Ev. Nie.
b) dem Descensus Christi ad Inferos.
Der I.Teil enthält in cap. I— XVI die Passion, der 2. in cap. XVII
bis XXVII (und mit späterer Hinzufiigung bis cap. XXIX) den Bericht
des Leucius und Karinus über die Höllenfahrt Christi. Dieser Descen-
sus beruht auf einer unter dem Namen des „Leucius Carinus" ver-
breiteten gnostischen Schrift. Ausser den griechischen Redaktionen
besitzen wir zwei lateinische (beide in mehreren Codices), die kaum
voneinander abweichen. Sie seien mit Tischendorf ^) A und B genannt.
Wo es nicht ausdrücklich anders bemerkt wird, ist in folgendem immer
von lat. A die Rede, dem das Mittelalter den Vorzug gibt.
Der Titel „Ev. Nie." führt in Versuchung, Nieodemus selbst, das
Mitglied des Synedriums und den heimlichen Schüler des Herrn, für
den Verfasser zu halten, und der Prolog, der ihn als solchen beglau-
bigt, könnte uns bestärken. Aber Tischendorf^) zeigt, dass diese An-
nahme irrig ist: der Prolog ist spätere Zutat, und der Name „Ev. Nie."
stammt erst aus der Zeit Karls d. Gr. — Der Name ist vielmehr zu
erklären aus der vielfach geübten Manier des Mittelalters, einem Werke
den Namen des darin vorkommenden Haupthelden zum Verfasser zu
geben (besonders in den Gesta Pilati spielt Nie. eine wesentliche Rolle).
Das trug zur grösseren Glaubwürdigkeit der Erzählung bei. —
Über den Ursprung des Descensus herrschen Meinungsverschieden-
heiten in theologischen Fachkreisen. Ich gehe kurz darauf ein, da sie
zugleich ein Licht werfen auf die Überlieferung des Ev. Nie. Maury»)
sieht im Descensus eine Kompilation aus Werken der Kirchenväter, die
mit grosser Vorliebe die Höllenfahrt zum Gegenstand ihrer Betrach-
tungen gemacht haben (besonders Irenäus [115—202], Origenes,
Epiphanias, Eusebius von Alexandrien, Tertullian, Ambrosius, Firmius
Maternus und Augustin*) in seinem „Serm. de tempore" CLX [alias 137],
endlich Gregor d. Gr.). Und in der Tat, der überraschendsten Paral-
lelen zwischen den Schriften der Kirchenväter und dem Descensus sind
viele. Man findet im Descensus^) „expose, presque avec les memes
paroles, le dogme de la descenle de J.-Chr. aux enfers; c'est le meme
langage, ce sont les memes figures oratoires; seulement dans notre
apocryphe, le tableau s'est agrandi, a pris des proportiones plus fortes
et le cote allegorique a fait completement place ä l'interpretation lit-
terale".
1) Tischendorf a. a. 0. p. LXXV, LXXVII.
2) ib. p. LVIIIss.
3) Maury, A.: „Nouvelles Recherches . . . d'Ev. de Nie." (in „Mem. d. 1.
soc. des Antiq. d. 1. Fr." XX, 1850, p. 351 ff.).
4) Migne: Patrol. lat. Op. Aug. V, 2, col. 2059 ss.
5) Maury a. a. 0. p. 351.
908 Walter Becker
Ich hebe nur einige der wichtigsten Übereinstimmungen hervor:
die wunderbare Khirheit, welche die Hölle erhellt; der dramatische
Dialog zwischen Inferus und Satan (bei Eusebius von Alexandrien in
fast wörtlicher Übereinstimmung mit dem Ev. Nie); der Jubel der
Propheten und der Schrecken der Dämonen; die Sprengung der Höllen-
tore; die Befreiung Adams und seiner Nachkommen, — Tischendorf ^)
und Lipsius*) behaupten — gegen Maury — die Priorität des Des-
census^) den Schriften der Kirchenväter gegenüber. Als Nichtfachmann
bin ich nicht in der Lage, die Frage zu entscheiden, neige aber der
folgenden Meinung Lipsius' zu: Nach ihm ist der Verfasser des Des-
census Leucius Carinus, gnostischer Schriftsteller und berüchtigter
Fälscher aus dem Beginn des 2. Jahrhunderts. Irrtümlicherweise gab
man später den zwei Söhnen Simons diese Namen. Gerade zu der
Idee eines Triumphes Christi über die Schatten der Hölle gibt es in
1) Tisch, a. a. 0. p. LXVIII.
2) Lipsius, R. A,, „Die Pilatus-Acten kritisch untersucht", Kiel 1886,
p. 40iT.
3) Eine kurze Betrachtung über das Dogma von der Höllenfahrt Christi
führt uns bis in die Anfänge des Christentums zurück. Bemerkt sei nur, dass
nach der ursprünglichen Auffassung nur Christi Geist zur Unterwelt fährt, ohne
den Gerechten das Heil zu bringen. Folgende Stellen des N. T., mehr oder
weniger in theologischen Kreisen augefochten, deuten auf die Höllenfahrt hin :
Petrusbrief I, Vs. 18 ff. (die Auslegung ist von dem Sinn abhängig, den man
dem Ausdruck m'svfiara unterlegt); Luk. 23, 43: „Heute noch wirst du mit mir
im Paradiese sein" (jiaQdSsioog bezeichnet nach jüdischem Sprachgebrauch die
Vorhölle, den Aufenthaltsort der Gerechten); Epheser 4, 81f. ; Ap. -Gesch. 2, 27
bis 31; Matth. 12, 40; Rom. 10, 7; Phil. 2, 10; Kol. 2,15; Offenb. Job. 1, 18.—
Aber schon bei den Kirchenvätern dringt die Auffassung durch, dass Christus
die Hölle besiegt hat. Die ältesten Spuren des Dogmas lassen sich auf dem
Konzil von Sirmium nachweisen. Im Apostolikum ist das „Niedergefahren zur
Hölle" seit dem 8. Jahrhundert fest. Wohlverstanden betont das Dogma nicht
den Triumph Christi, aber die katholische Kirche möchte es in diesem Sinne
auslegen. Auch Luther hat mit seiner realistischen Vorstellungskraft den Passus
so interpretiert, dass Christus mit den finsteren Höllenmächten einen erbitterten
Kampf bestanden hat. — Andererseits ist nach Überzeugung eines Teils der
reformierten Kirche dieser Satz nur der Ausdruck des äussersten, schmerzlichen
Leidens Christi. —
Eine andere dogmatische Streitfrage war es, ob das Heil nur den Ge-
rechten des alten Bundes oder auch andern zu teil geworden ist. Morgenländi-
sche, freiere Überzeugung stand der rigoristischen des Abendlandes gegenüber,
die nur die Befreiung des „limbus patrum" zuliess und sogar den „limbus in-
fantium" (der ohne Taufe gestorbenen Kinder) ausschloss (so Conf. orthod..
Augustin, Gregor). Dadurch wird auch z. B, in der dem Jean Michel fälschlich
zugeschriebenen „Resurrection" die Handlungsweise Christi dogmatisch be-
gründet.
t)ie Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 909
deu gnostischen Problemen genaue Analogien, z.B. bei Marcion'). Der
Demiurg der Marcioniten entspricht ungefähr dem Satan der Christen.
Beide lassen J. Chr. kreuzigen in dem Wahne, es sei nur ein gewöhn-
licher Sterblicher. — Andererseits widerspricht es der marcionitischen
Auffassung, dass Christus nur die Gerechten befreit. Bei Marcion werden
gerade die von Demiurg verfolgten Sodomiter, Ägypter, Kain u. s. w.
des Heils teilhaftig. —
Dem Gnostizismus verwandte Zlige sind noch die Sage vom Baum
des Lebens und dem daraus fliessenden Ol der Barmherzigkeit (vgl.
Ev. Nie, Pars II, cap. III), das Gespräch Michaels und Seths am Tor
des Paradieses, die Vorstellung eines provisorischen Paradieses, das
vom himmlischen bis zum jüngsten Gericht getrennt ist.
Die Uridee der Höllenfahrt im Gnostizismus ist abstrakt. Der
Descensus symbolisiert den Triumph des Lichtes über die Finsternis,
den ewigen Kampf des guten mit dem bösen Prinzip. Wer dächte nicht
an Ormuzd und Ahriman der persischen Religion, an germanischen
Mythus? Gutes und Böses, Leben und Sterben, Licht und Finsternis:
der Kern eines jeden Mythus! Poetisch verklärt gibt das Ev. Nie,
Pars H, cap. II (s. a. Jesaias 9, 2) deu Gedanken wieder: „Nos autem
cum essemus cum omnibus patribus nostris positi in profundo in caligine
tenebrarum, subito factus est aureus solis calorpurpureaqueregalis lux".
Sonst aber hat die symbolisch gnostische Auffassung im Ev. Nie.
eine starke Wandlung zum Wörtlichen, Realistischen erfahren.
Andre übergeht keinen Zug seines Originals, doch spinnt er die
Reden aus und gestaltet die Handlung lebhafter. So sind die Weis-
sagungen des Erzengel Michael (in der Szene mit Seth) bedeutend er-
weitert, namentlich die Worte, die auf die Höllenfahrt hinweisen
(Vs. 1001 ff.); so betont er wiederholt die Tatsache, dass nur die Ge-
rechten erlöst werden:
„Les boens mist iiors, lessa las maus"
(Vs. 2040, vgl. a. 1641/3);
so gibt er dem Streite zwischen Satan und Enfer Zusätze (Vs. 1267 ff.).
Und bei solchen Zusätzen geht dann und wann die Phantasie mit ihm
durch, und der logische Faden wird durchgerissen, denn die Verse 1592 ff.
einerseits und IGll, 1614, 1642, 2040 andererseits widersprechen sich:
die Hölle ist vollständig entvölkert und doch bleiben die Sünder in
der Hölle! —
Wie seine Quelle, so kennt Andre auch nur typische Vertreter des
guten oder bösen Prinzips. Individuelle Züge zeigt nur der leichtgläubige,
anmassende, naive Satan. Fast komisch mutet die Redeweise der Teufel
an, wenn sie sich der biblischen Terminologie bedienen, so wenn es
1) Vgl. Baur, „Christliche Gnosis", 1835, p. 273 ff.
910 Walter Becker
heisst: „Ita nunc scio, salvator est generis humani" (Ev. Nie, Pars 11^
cap. IV). Ein guter Christ kann nicht christlicher reden!
Über Christi Person lässt sich nicht viel sagen. Nicht als ob sie
in den Hintergrund träte, im Gegenteil, sie beherrscht die ganze Szene.
Aber seine einzige Eigenschaft ist Maiestas divina. Wenn der Glanz
seiner Persönlichkeit durch die leidensvolle Rolle des „Schmerzensmannes"
verblasst, so ist die Höllenfahrt ein geeignetes Gegengewicht. Hier ist
Christus der Triumphator. Vollendete Göttlichkeit spricht aus seinem
Handeln, aus seinen wenigen Worten. Selbst später, als in den Mysterien
die Szene grosse Dimensionen angenommen hat, behält Christus seine
stille Grösse bei. Seine Worte bleiben auf ein Mindestmass beschränkt.
Vor allem charakteristisch für den französischen Dichter des
13. Jahrhunderts sind die realistischen Ausschmückungen. Einige wenige
finden wir schon im Keime im Ev. Nie, so wenn es von den Höllen-
toren heisst: „claudite portas crudeles vestras et vectes ferreos sup-
ponite" (Pars II, cap. V); es bedarf aber erst der mittelalterlichen
Phantasie eines Andre, um dem Bilde der Hölle mit ihren unheimlichen
Gestalten Leben und Form zu verleihen. „Seiner Engel grosse Schar"
lässt er mit Christus in die Unterwelt hinabsteigen. Vollständige Dunkel-
heit herrscht hier:
„Entra onques mes en ta porte
Lumiere iiule ne clarte?" (Vs. 1272/3.)
Zwei Teile bilden die Hölle: die Vorhölle (=Limbu8) und die tiefe
Hölle (= bas-enfer). Die Vorhölle ist eine Art „gute Stube". Die
Heiligen und Gerechten sind dort gefesselt, anscheinend ohne besondere
Qualen zu erleiden. Folgender Prozess hat sich im Lauf der Jahr-
hunderte in der Auffassung vom Los der Gerechten vollzogen : Die
Uridee ist, dass sie nur moralische Qualen leiden. Sie dürfen, von
Dunkelheit umgeben, das Antlitz Gottes nicht schauen. Mehr und mehr
bildet sich im Mittelalter — jedoch sehr schwankend — die Vorstellung
von körperlichen Qualen heraus.
Die „Passion du Christ' des 10. Jahrhunderts lässt die Gerechten
nur schmachten'), doch schon im Passionsgedicht der Jongleurs
spricht Adam von seinen „unerhörten Schmerzen". So überträgt man
die Vorstellungen von der eigentlichen Hölle allmählich auf die Vorhölle,
doch nur zum Teil; denn die Gerechten haben immer eine bevorzugte
Stellung vor den Sündern. Auch der Limbus-Turm der Mysterien er-
innert an die Unterscheidung : er ist vollständig von der Hölle getrennt.
1) So auch bei Dante:
„Non avea pianto, ma'che dl sospiri
Che l'aura eterna facevan tremare:
E ciö avennia di duol senza martiri ..."
(Div. Commedia IV, 26 ff.)
t)ie Sage von der Höllenfcahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 911
Dass die Gerechten hier aber auch Qualen irgendwelcher Art ausstehen,
beweisen ihre Klagen, beweist auch die Abbildung*) der Passionsbühne
von Valenciennes: aus dem Linibus-Turm dringen Qualen und Feuer
hervor.
Andre erwähnt folgende Gerechten mit Namen : Carinus und Leotinus
(Ev. Nie: Leucius)^ Adam, Symeon, Johan Bautiste, Ysaie, David, Seth.
Zusammenfassend sagt er oft: „tuit 11 saint". Er erwähnt nicht aus-
drücklich Habacuc und Michaeas (des Ev. Nie).
Die zerstreuten Angaben über das „bas-enfer" sind unbestimmt.
Satan und Mort werden durch Christus „eu abisme" gestürzt. Wir
haben uns einen klaffenden Abgrund zu denken, in dem die Sünder
gemartert werden (vgl. Vs. 1613-15, 1642-43).
Die Bezeichnungen für die ganze Hölle sind mannigfach, doch
meist allgemein gehalten: „l'orribie marche d'enfer" (Vs. 966), „crtiel
ostel" (Vs. 988) u. s. w.
Ein mächtiges Tor bildet den Eingang zur Hölle (s. a. Ev. Nie,
Pars n, cap. V). Bei der x\nkunft des Herrn wird es mit eisernen
Riegeln geschlossen. Die Vorstellung von dem Höllentor und seiner
Sprengung durch Christus ist eine der wesentlichsten Grundlagen der
Höllenfahrt. Es ist dasselbe Tor, welches in Dantes Versen ewig lebt:
„Per me si va nella cittä dolente:
Per me si va nell'eterno dolore:
Per me si va tra la perduta gente.
Lasciate ogni speranza, voi ch'entrate."
(Div. Commedia III, Vs. Iff.)
Die Torwölbuug und die am Boden liegenden Torflügel sind auch
ein immer wiederkehrendes Motiv der Hölleufahrtsdarstellung in der
bildenden Kunst (in der byzantinischen Kunst sind nach dem „griechischen
Malerhandbuch" fallende Schlüssel und Riegel unerlässliche Attribute). —
Überraschende Ähnlichkeit mit diesem Tormotiv (und auch mit
anderen Vorstellungen) zeigt das altbabylonische Epos^) der Istar- Venus.
Auch hier hat die Unterwelt je nach dem sittlichen Tun verschiedene
Abteilungen für Gute und Böse (vgl. Scheol und Gehenna, Hades und
Tartarus!); auch hier verschliessen Tore den Eingang zum Hades; es
sind ihrer sieben, mit Riegeln und Schlössern befestigt.
Bei der Eintrittszene der Istar-Venus glauben wir Christi Donner-
stimme des Ev. Nie. zu hören, wenn es heisst'):
12. Istar wie sie anlangt am Tor des Landes ohne Heimkehr, des
fernen, —
1) S. Petit de Julie vi 11 e, „Histoire . . . ", II, chap. VIII.
2) E. Scb rader, „Die Höllenfahrt der Istar", Giessen 1874,
3) Ib. Vs. 12 ff.
912 Walter Becker
13. Dem Wächter des Tores das Gebot sie zurief,
14. Dem Wächter des Wassers: „Offne deine Pforte,
15. Offne deine Pforte; denn traun! eintreten will ich!
16. Wenn du nicht öffnest die Pforte, und ich nicht kann eintreten,
17. so zertrümmere ich die Pforte, zerbreche den Riegel,
18. zertrümmere die Schwelle, zerschlage die Tore."
Ein Theologe könnte vielleicht feststellen, ob hier babylonisch-
assyrische Vorstellungen durch Vermittelung des Judentums zum Christen-
tum gelangt sind.
Die teuflische Bevölkerung der Hölle bildet eine ganze „Hierarchie",
wenn das Wort hier am Platze ist, mit Satan an der Spitze, der in-
mitten der Hölle throot (vgl. Vs. 1391). Sein Name ist auch „Beizebub",
„prince de dampnacion". Seine Untertanen, „qui parmi enfer ullent et
braent", reden ihn mit den gröbsten Schmähworten an:
„Beelzbub, chaitif, doleros,
Sor tote rien uialeuros,
Orribletö, puor, ordure,
Eschar de tote criature
Plein de tote maleurtö . . ." (Vs. 1555 fr.)
„Enfer", die Verkörperung der Hölle, spielt nebst Satan die Haupt-
rolle. Ihm wird der gefesselte Satan zur ewigen Haft überliefert. Mort
ist in dem streitbaren Heere „gonfanonniere et conuestable". Die übrige
Menge der Teufel wird zusammengefasst in den Worten :
„trestuit li autre menistre, les fures, les orribletez et les autres
maleurtez" (Vs. 1494 ff.) und „totes les pöestez" i^Vs. 1352). Das Ev.
Nie. erwähnt ausser Satan, Inferus, Mors die „Officia impia" (cap. IV),
„(cum) crudelibus ministris" (cap. VI), „omnes legiones daemonum" (ib.).
Wir sehen, Andre schildert ein Milieu voll Kraft und Leben. Dass
im Grunde sein Werk nicht original ist, vergessen wir ganz. Und wir
vergessen es mit Recht, denn mittelalterliche Literatur ist durchaus
nicht nach dem modernen Gesichtspunkte der Origiüalität zu bewerten.
Molieres Spruch: ,,Je prends mon bieu oü je le trouve" gilt für jene
Zeiten in noch viel grösserem Masse. Sind doch häufig ganze Stellen,
die man für typisch mittelalterlich hält, Übersetzungen oder Bearbeitungen
lateinischer Originale (Bonnard).
Die beiden anderen gereimten Übersetzungen des Ev. Nie.
Es erübrigt sich, auf die beiden anderen gereimten Übersetzungen
des Ev. Nie. einzugehen, in denen die Höllenfahrt unter strenger An-
lehnung an die Quelle wiedergegeben ist. Beide haben erbaulichen
Zweck (s. Näheres bei G. Paris-Bos^)).
1) A. a. 0., Traduction A und C.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 913
Popularisierung der Höllenfahrt durch lateinische Werke.
Zur Verbreitung und Popularisierung der Hölleufuhrtssage bat in
hobem Masse beigetragen die Wiedergabe der Szene (etwas gekürzt,
sonst aber getreu nacb dem Ev. Nie.) in:
1. dem „Speculum bistoriale"*) (um 1250) des Dominikaners und
GUnstlings Louis IX. Vincentius Bellovacensis (über VII, cap. LIX— LXI) ;
2. der „Legenda aurea" -) des Genuenser Biscbofs Jakobus a Voragine
(cap. 54 „De resurrectione Domini"). Er scbickt der Höllenfahrt eine
kurze Wiedergabe des „Serm. de temp." (137) Augustins voraus, der
von Einfluss auf die dramatische Gestaltung unserer Szene ist;
3. den „Meditationes", dem heiligen Bonaventura fälschlich zu-
geschrieben (cap. 85), die besonders Jauchzen, Jubel und Lobgesänge
der heiligen Väter hervorheben, sonst aber Handlung und Milieu-
schilderung vernachlässigen. —
Auf andere Szenen der Mysterien haben die „Meditatioues" hervor-
ragenden Einfluss ausgeübt und durch die Mysterien auf die Kunst ^).
Ihre eindringliche, volkstümliche Sprache, ihre ausschmückenden Bilder
gehen zum Herzen und regen die Phantasie an. —
Eine kurze, in mehreren Sätzen gehaltene Paraphrase der Höllen-
fahrt Christi findet sich im „Lebensbaum"*) des Bonaventura. Hier wird
nach Art der so beliebten „Biblia pauperum" ^) das Werk Christi mit
Samsons Heldentaten in Parallele gesetzt.
Zu der eben genannten Kategorie von W^erken gehört eigentlich
nicht der sog. „Belial" *) des Jakobus de Teramo, auch fällt er in
spätere Zeit (um 1400). Er ist ein in juristischer Form gehaltener
Prozess'') des Teufels gegen Jesum, der seine Hölle zerstört hat. — Ich
führe das Werk hier an, ist es doch ein weiterer Beweis von der Be-
liebtheit des Stofles der Höllenfahrt. In enger Anlehnung an das Ev.
Nie. nimmt Jakobus die Höllenfahrt Christi zum Ausgangspunkt seiner
Ausführungen. Charakteristisch ist der kriegerische Geist*), der seine
1) Ins Französische übersetzt durch Jean de Vigny um 1320 (lat. Druck
von 1494).
2) Ins Französische übersetzt durch Jean de Vigny und Jean Belet. —
„Legenda aurea", ed. Th. Graesse, Lipsiae 1850.
3) Die Geburt Jesu, der Abschied von seiner Mutter Maria, die Kreuz-
annagelung, „Fietä" und manche andere Szene verdanken ihre realistische Aus-
malung den „Meditationes" (s. Male: „Le renouvellement . . ,", p. 104).
4) „Lebensbaum" aus dem Lat. des heiligen B., Freib., Herder, 1886, p.4Gf.
(s. a. Detzel „Christi. Ikonographie" I, p. 464).
5) „Biblia pauperum", ed. Laib-Schwarz, 1867, tab. 13.
6) Jakobi de Teramo „Belial" („Compendium . . ."), Aug. 1472.
7) Vgl. den Prozess „Advocacie N. D. (s. u. p. 23).
8) Sehr wahrscheinlich hat ihn dabei die szenische Darstellung beeinflusst
(s. u. p. 67).
Romanische Forschungen XXXII. 58
914 Walter Becker
Nacherzähluög belebt. So heisst es gegen Anfang: „ ... et qui
[Christus] temporal! raorte superatus fortibus viribus angelorum et
arehangelo celestium exercituum invictus et in vietore vexillum in manum
tenens. et sicut potens in proelio mox descendit ad inferos etc. . . ."
„et in albo vexillo cruce rubente per muros et turres ex timore
praecipitat . . ."
Im einzelnen ist für die Höllenfahrt unmöglich zu entscheiden, in-
wiefern die französischen Dichter auf das Ev. Nie. direkt oder auf
dessen Bearbeitungen zurückgreifen, zumal die Bearbeitungen sich ziem-
lich streng an das Ev. Nie. halten. Von Wichtigkeit ist aber, dass die
„Legenda aurea", das „Speculum historiale", die „Meditationes" u. s. w.
Werke von kultureller Bedeutung sind. Dadurch, dass sie Gemeingut
wenigstens aller Gebildeten werden, wird der alte traditionelle Stoff
zu neuem Leben erweckt. Man wird ihre Rolle erst ganz zu würdigen
wissen, wenn man sie mit der heutigen Romanliteratur vergleicht. Was
der modernen Welt der Roman, das ist der mittelalterlichen die religiöse
und legendarische Erzählung (wie sie vor allem in jenen Sammelwerken
anzutreffen sind).
Das Jongleurgedicht über die Höllenfahrt Christi.
Geistliche Dichter und weltliche Jongleurs verarbeiteten die Stoffe
zu episch-religiösen Gedichten. Eine ungemein regsame Tätigkeit
herrschte überall. Als eifrige Kolporteure trugen die Jongleurs — und
der niedere Schlag ihrer Zunft: die Bänkelsänger — die Stoffe von Ort
zu Ort, die so auch dem des Lesens unkundigen Publikum vermittelt
wurden. Im 14. und 15. Jahrhundert standen die religiös-legendarischen
Gedichte ebenso auf dem Programm der Jongleurs wie die chausons
ae geste. Über den rohen Geschmack der Zeit braucht kein frommes
Gemüt mehr in Klagen ^) auszubrechen. Christi Passion hat den Kämpfen
Rolands und Oliviers den Rang abgelaufen.
Um Jesu und Marias Leben bildete sich ein ganzer Zyklus von
Legenden. Paul Meyer '^j glaubt in dem bis jetzt wenig gesichteten
Material fünf ursprünglich selbständige Gedichte zu erkennen, die in
den erhaltenen Hss. zu einem grossen Gedicht verschmolzen sind. Ihren
ersten Anfängen nach gehen sie ins 12. und 13. Jahrhundert zurück.
Folgende fünf Kreise sind zu einem verwachsen:
1. Die Legende vom heiligen Fanuel, der die Geschichte der heiligen
Anna und die Geburt der Jungfrau Maria folgt.
2. Die Geschichte Marias und Jesu.
3. Die Passion.
1) Vgl. Roy a.a.O. p. 27*/28* und Stengel, „Mitteilungen aus franz. Hss.
der Tuviuer Univ.-Bibl."
2) Romania XVI, p. 222.
t)ie Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 915
4. Die Höllenfahrt Christi und die Auferstehung.
5. Die Himmelfahrt.
Wir wenden uns nun wieder der Höllenfahrt zu. Auch mir erscheint
es ziemlich sicher, dass sie (in Verbindung mit der Auferstehung) ur-
sprünglich ein unabhängiges Stück des Repertoires der Jongleurs gebildet
hat. Dies geht rein äusserlich aus der Art der Einfügung in den
Rahmen der Passion hervor, es geht auch mit einiger Wahrscheinlichkeit
aus der Erwägung hervor, dass die Passion ursprünglich ohne apo-
kryphe Quellen verarbeitet worden ist. Und hier ist wieder die Quelle
das Ev. Nie., wie unten gezeigt werden wird.
In verschiedenen Hss. beginnt der Jongleur mit einer Einleitung,
die auf das Kommende als auf etwas Neues aufmerksam macht:
„Or entendez selon l'escrit" (Hs. Arsenal 5201).
„Or entendez tuit por amor" (Hs. Grenoble 1137),
In elf Hss/) ist uns das Jongleurgedicht über die Passion und
damit gleichzeitig das über die Höllenfahrt erhalten. Die Hüllenfahrt
nimmt einen je nach der Hs. mehr oder weniger grossen Platz zwischen
der eigentlichen Passion und der Auferstehung ein. Nur die Texte von
Grenoble 1137 und Arsenal 5201 — und diese auch fragmentarisch —
sind von Paul Meyer ^) mitgeteilt worden.
Die Stelle, an der die Höllenfahrt an die Passion angeknüpft ist,
lässt sich noch erkennen, doch recht geschickt ist der Übergang z. B.
ausgemerzt in der Hs. Grenoble 1137:
„Lora enclina son chief Jhesu,
Son esperit en est issu
En enfer en est venu droit
Pour ses amis que taut amoit . . ."
Den besten Beweis für die ursprüngliche Trennung von Passion und
Höllenfahrt liefert die Hs. Arsenal 5201. Die Passion hat soeben mit
kurzer Erwähnung der Auferstehung, Höllenfahrt (Vs. 1760—8) und
Himmelfahrt geschlossen und wird durch folgende Verse ausdrücklich
als beendet erklärt: „QuI vit et regne et regnera
In seculorum secula Amen."
Doch nun erst beginnt die eigentliche Höllenfahrt mit der Überschrift:
„C'est 11 parole que dit a la porte d'enfer" (vgl. a. das ms. 24301 bei
Koy'). —
Ich gebe den Inhalt des Jongleurgedichtes in Prosa nach der Hs.
Arsenal 5201*) wieder:
1) S. Romania XVI, p. 47. Bonnard erwähnt auch elf, z.T. aber andere!
2) Romania XVI, p. 228/29 und ib. p. 51/53 (Höllenfahrt).
3) Roy sc. a. 0. p. 36*.
4) S. a. eine verlorene Hs. : „Not. et Extr. des mss. d. 1. B. N.", XXX, 1,
p. 54—55; und eine verkürzte Lesart in Waces „Conception N. D." (s. Rom, XVI,
244/5).
58*
916 Walter Becker
„Hört die Worte nach der Schrift, die unser Herr gesprochen, als
er an den Toren der Hölle angehalten. Er rief: „Offnet eure Tore, ihr
bösen Teufel, der Tag eures Unterganges ist da! Von höllischen Qualen
will ich meine Freunde befreien. Mit meinem Blute habe ich euch los-
gekauft, kommt allC; die ich schon lange geliebt!' Schrecken bemächtigte
sich Adams und aller anderen, als sie Gottes Stimme vernahmen.
Schreckensbleich ergriff auch „la male gent" die Flucht. In grosser
Pein war da die ganze Hölle. Als Gott der Vater sah, dass keine Seele
entweichen konnte, brach er die Tore und die Riegel, die Stangen und
die Schlösser. Gottsohn trat in die Hölle ein und befreite daraus Eva
und ihre Söhne und Adam, Noah, Abraham, Moses, Aaron, David, den
König, Salomon, Zacharias, Jesaias, Hesekiel, Jeremias, die heilige Isa-
bella, die heilige Sarah und seine Propheten ^.qu'il ama". —
„Meine Lieben", sagte er „für euch bin ich ans Kreuz geschlagen,
für euch bin ich zur Hölle herabgestiegen, die ihr nun verlassen sollt". —
Welche Wonne empfand Adam beim Anblick des Herrn und bei
dessen Worten ! Er erinnerte sich des Paradieses, vergoss heisse Tränen
und flehte den Herrn um Verzeihung an : „0 Herr, Du kommst zur
rechten Stunde. Lange Jahre hindurch habe ich meine Schuld gebüsst.
Tag und Nacht habe ich unerhörte Schmerzen ertragen und laut ge-
stöhnt. Längst wäre ich gestorben, aber zu stark litt ich! Demütig
flehe ich Dich an: Vergib mir mein Verbrechen! Ich folgte nur Evas
Rat. Durch sie bin ich von Dir gestossen worden." —
Eva, traurigen und hässiichen Angesichts, hielt sich im Hinter-
gründe . . ."
Hier bricht der von Paul Meyer mitgeteilte Text der Arsenal-Hs.
5201 ab. Der Rest der Szene ist aus dem „roman de Fauuel" zu er-
gänzen, der in dieser Evaszene (nach Paul Meyer) eng verwandt mit
der Hs. Arsenal 5201 ist (s. u. p. 24).
Bemerkenswert ist noch, dass sich die Lesart derHs. Grenoble 1137
erheblich von allen anderen unterscheidet, so dass man an ein un-
abhäugiges Gedicht glauben möchte. Aber unzweifelhaft gehen Arsenal
und Grenoble (samt den andern oben erwähnten Hss.) auf ein Original
zurück, wie textliche Anklänge und Übereinstimmungen zeigen:
Arsenal 5201: Grenoble 1137:
Vs. 3: Quant en enfer fut droiz venuz. 15. En enfer en est venus droit.
4r Devant la porte s'est restuz. 17. Devaot la porte en est venus.
6: A haute voiz s'eat ecriez. 19. Ains s'escria a haute vois.
7/8: „Ovrez, dist il, mauvaise gent 25/26. „Ouvres la porte, male gent.
Hui en cest jor saroiz dolaut." Hui en cest jor serez dolent."
18/19: Quant il la voiz Deu entandirent 29/30: Quant il ont la voiz Dieu oie
Fuiant s'an vont tuit esmarri. Chascuns de paor torne en fuie.
21: Paor orent la male gent. 27. Li deables graut paor ont.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 917
23/24: Et qnant Dex li peres ce voit 43/44. Dien vit qu'il nes ouverront pas
Que d'enfer nule gent n'itroit. Les portes, li mal Sathenas.
25/26: Les huis pegoie et les verreax, 46/48. Toutes les portes derompi
Les sarräures et les posteax. Et froissa toutes les closturez
D'enfer et les grans sereurez.
29/31: Quant Dex dedanz enfer entra, 49/51. Et puis dedens enfer entra;
Ses amis toz en delivra. Mout de ses amis il trouva
Eve et ses fiz et Adam. Eve et Adam qui longuement . . .
39: „La moie genz", fait Jhesu, 59. „La moie gent", dist Jhesucrist.
Die Höllenfahrt') der Jongleurs ist nach dem Ev. Nie. verfasst,
wie die Übereinstimmung der wesentlichen Tatsachen zeigt: Christus
steigt zur Hölle (vgl. Ev. Nie., Pars H, cap. H) — verursacht dort
allgemeinen Aufruhr durch seinen Ruf: „Ouvrez les portes . . ." (cap. V)
— sprengt die verriegelten Tore und tritt ein (cap. V) — wendet sich
an seine Freunde, vorzüglich au Adam, der ihm für sein Kommen dankt
(cap. VIH) — und führt sie ins Paradies (cap. IX).
Im Vergleich zum Ev. Nie. und zur Übersetzung des Andre de
Coutances ist unser Gedicht bedeutend verkürzt. Arsenal 5201 zählt
72 Verse (+ Eva-Episode), Grenoble 1137 60 Verse.
Auch inhaltlich sind hier und da Unterschiede zwischen Ev. Nie.
und Jongleurgedicht. Hier steigen wir mit Jesu zur Hölle hinab; im
Ev. Nie. werden wir von Anfang an ins Innere geführt. Da der Dichter
mit Christus selbst handelnd vorgeht, sind als überflüssig weggelassen
der Charakter einer Rahmenerzählung und damit die Personen des
Carinus und Leucius, ferner die Ankündigung Simons, Johannes' des
Täufers, die Sage vom Ol der Barmherzigkeit fSeth), der lebhafte Dialog
zwischen Enfer und Satan. —
Warum auch die Bestrafung der Teufel durch Christus weggelassen
ist, leuchtet nicht ein. Dem Dichter fehlt offenbar das Verständnis für
dramatische Wirkung. Und damit komme ich zur Kritik des Gedichtes.
Der literarische Wert ist nicht bedeutend. Es verrät zu deutlich die
Spuren wiederholter Umarbeitungen. Als Vortragende und Dichter zu-
gleich tragen die Jongleurs kein Bedenken, an die ursprüngliche Form
zu rühren. Unser Gedicht mit seiner unfesten Form charakterisiert die
Tätigkeit der Jongleurs in typischer Weise: es fehlt ihm an fester
Komposition, es fehlt ihm dagegen nicht an Wiederholungen und stereo-
typen Wendungen. Hier einige der Wiederholungen:
1) Einen besonderen Typ repräsentiert das ms. Hamilton (Mus. Fitzwilliam,
Cambr.). Nach den 32 Versen, die Rom. XXV, p. 522 veröffentlicht sind, tritt
vor allem die Liebe Christi zu seinen „Freunden" in der Hölle in den Vorder-
grund.
9j^8 Walter Becker
Arsenal 5201:
Vs. 11/12: De moD sanc les ai racbetez 40/41: De mon sanc voi ai rachetez
Issez cai fors! plus n'i estez!" Issez §ai fors; plus n'i estez."
15: Adanz öi la voiz Jhesu. 45: Adanz öit la voiz Jhesu.
Grenoble 1137:
Vs. 30: Chascuns de paor torne en fuie
32: Ains commencerent a füir
42: De paor tretous s'en fouirent.
Nicht literarischer Wert, etwas ganz Anderes oifenbart sich aus dem
Jongleurgedicht über die Höllenfahrt. Hier weht der Geist der Kirche.
Religiöse Tendenz und Dogma haben ihm ihr Siegel aufgedrückt. Es
wurde schon betont, dass die Kirche anfänglich dieser Art profaner
religiöser Stoffe feindlich gegenüber stand, aber scharfsichtig genug er-
kannte sie bald den ungeheuren Vorteil, den sie aus der Tätigkeit der
Jongleurs ziehen konnte. Konnte sie eifrigere Diener und Förderer
ihrer Lehren haben?
Im Rahmen unseres kleinen Gedichtes stossen wir wiederholt auf
dogmatisch-tendenziöse Stellen, z. B. vom Sündenfall, von der Erbsünde
(vgl. die Unterhaltung zwischen Christus, Adam und Eva, besonders
Hs. Arsenal 5201, Vs.SOff.); von der moralischen Unfreiheit des Menschen,
von der Notwendigkeit der göttlichen Gnade, vom Heilswerke des Er-
lösers (Arsenal Vs. 40/41, 11, 44; Grenoble Vs. 20 ff, 37), von den
Qualen der Hölle.
Wohl war sich die Kirche dessen bewusst:
„Die Hölle ist der beste Prediger der Christenheit — man fürchtet sie ') ! "
Was war die ganze Passion der Jongleurs im Grunde anderes als
ein ausgesponnener Predigtzyklus über die Passion, ausgesponnen be-
sonders mit Hilfe der durch Roy nachgewiesenen Quellen. Die Grenze
zwischen sermon und literarischem Erzeugnis ist verwischt; nicht zu
verwundern bei dem tief didaktisch moralisierenden Charakter eines
grossen Teils der mittelalterlichen Literatur. Wenn aber die enge An-
lehnung der Jongleur-Höllenfahrt an das Ev. Nie. oben gezeigt wurde,
so ist andererseits auch eine enge Beziehung zu den Passionspredigten
möglich, die neben dem Ev. Nie. auch auf Augustin (Serm. de temp. 137)
und die ganze Patvistik zurückgehen.
Wie die Fäden durcheinanderlaufen, erhellt auch z. B. aus dem
„sermon", der die „Resurrection de Sainte-Genevieve" einleitet, einer
gereimten Passionspredigt mit den typischen Ausdrücken der Jong-
leurs. —
1) Chr. D. Grabbe „Don Juan und Faust« A. I, Sz. 2 [Faust].
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 919
Ein ganz verwandter sermon ist der Prolog zu „AdvocacieN.-D."*).
In folgenden Versen wird der Höllenfahrt Erwähnung getan:
„Et les portes d'enfer brisa
Donc tous ses amis hors mis a
Et adonc fu Tumain lignage
Absouz du premerain servage . . ."
Eine ähnliche Stelle in „Li ver del Jüise", einer Reimpredigt des
13. Jahrhunderts. Christus spricht am Tage des jüngsten Gerichtes von
seinen Leiden:
„mes cors fat consumeiz, s'en alat raes espirs,
enz el pavfunt enfer por vos anmes garir,
les miens en jetai fors, c'un sol n'i relenki,
el si laissai infer trosk' ad jor del jüis."
Dass sermon und Jongleurgedieht in der uns bekannten Form auch
in England Verbreitung fanden, geht aus dem Prolog des ersten, in
englischer Sprache verfassten Mysteriums „The Harrowing of Hell"
hervor; es heisst da, nachdem von Adam und Eva und den Propheten
gesprochen ist und der Passion Christi:
„He nam him J)e rihte wei
Unto helle for sojje to sei;
])o he cam i)er, J)o seide he,
Asse I shal nou teile t)e." (Vs. 39—42).
Poetische Gestaltung hat das Gedicht der Jongleurs über die
Höllenfahrt Christi in dem zweiten Teil des „Roman de saint Fanuel"^)
(A. 13. J.) erhalten. Mau kennt die Sage von Fanucl, dem Vater der
hl. Anna, der an seinem Schenke! ein Messer reinigte, mit dem er einen
Apfel durchschnitten, und der dann aus dem Schenkel heraus eine
„molt gentile demoisele", d. h. die hl. Anna, gebar! — Eine bekannnte
Legende des Mittelalters (s. a. Fauuel Vs. 438 tf. u. passim).
Von Quelle und Einfügung in den Rahmen der Passion gilt das-
selbe wie beim Gedichte der Jongleurs, nur mit der Einschränkung, dass
im „Fanuel" die Höllenfahrt nach der Passion stattfindet.
Das Verhältnis des „Fanuel" zu der grossen Passion der Jongleurs
ist nach Paul Meyer') wahrscheinlich so, dass der „Fanuel" eine Be-
arbeitung des Jongleurtextes darstellt. —
Was die Höllenfahrtsszene angeht, so steht auch sie meiner An-
sicht nach — trotz bedeutsamer Unterschiede — der Jongleur-Höllen-
1) „Adv. N. D. ou la Vierge Marie plaidaut contre le Diable" (Ged. aus dem
14. Jahrhundert), s. extraits d'un ms. d. 1. Bibl. d'Evreux par Alph. Chassant,
Paris-Aubry 1855.
2) „Li Romanz de saint Fanuel", pp. E. Chabaneau, Paris 1889; und
E. d. 1. r. 1880, 1885 (Hs. Montpellier).
3) Romania XVI, p. 48.
920 Walter Becker
fahrt nahe. Es hat ganz den Anschein, dass ein mit poetischer Kraft
begabter Dichter das ihm bekannte, etwas trockene Gereimsei der
Jongleurs in neue Form gebracht hat. So ist hier der Vorgang in
gedrängter Kürze inhaltlich wirkungsvoll und mit kraftvoller Sprache
wiedergegeben. Wiederholungen sind nach Möglichkeit ausgeschaltet.
Auch dass der Dichter zwei der dramatischsten Momente des Ev. Nie.
nicht vergessen hat (wie es das Gedicht der Jongleurs tut), spricht
sehr zu seinen Gunsten; nämlich
1. die Vernichtung Satans:
„Donc saisi Sathenas Jhesus
Desous ees pies l'abati jus"
(Fanuel, Vs. 3334/5 und Ev. Nie, Pars 11, cap. VI);
2. das wunderbare Licht, das von Jesus ausgehend, die Hölle
durchstrahlt (Fanuel, Vs. 3340 und Ev. Nie, Pars U, cap. II).
Wie weit sich der Dichter trotz seiner Individualität von der tradi-
tionellen Fassung des Jougleurgedichtes bat beeinflussen lassen, zeigen
die Verse Fanuel 3337 und Arsenal 9—10, ferner Fanuel 15 und 45
und Arsenal 3347.
Ausserdem ist die Evaszene dem Fanuel und der Arsenal-Hs. ge-
mein (Vs. 3357—88). Dem Ev. Nie. fehlt sie gänzlich. Im Fanuel
nimmt sie fast ein Viertel der ganzen Höllenfahrt ein. Ihr Inhalt ist
kurz folgender:
Eva, von moralischen und körperlichen Schmerzen zermartert, hält
sich hinter Adam zurück, als dieser im Gespräch mit Christus ihr die
Schuld am Sündenfall zuschreibt:
,,Si graut bonte a de son pechi6
Que derriere Adam s'est muchi6;
Mex aime a soufrir la doulor
Qne la honte de sou segnor." (Vs. 3373 ff.)
Ein in seiner psj^chologischen Feinheit überraschend treffender Zug !
Christus erbarmt sich ihres Jammers und verzeiht:
„Donc prist Adam par la main destre
Et Eve prist par la senestre." (Vs. 3387/8.)
Evas Rolle ist die des schwachen, sündigen Weibes (vgl. a. V8.3367ff.)-
Die Szene wirft ein helles Licht auf die Beurteilung des Weibes durch
die Kirche im Mittelalter, „L'Eglise*) craint les ruses de celle qui
perdit le genre humain". Weib, Schwachheit, Sünde — ist der Ideengang.
Auch die Erwähnung des Fegefeuers verdient Beachtung:
„El feu estoit 11 premiers hom
C'on apele pargation". (Vs. 3349/50, vgl. 3394.)
1) A. France, „Jardin d'Epicure", p, 10/11.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi iu der altfranzösischen Literatur 921
Der Dichter spricht offenbar als Kind seiner Zeit; denn gerade im
13. Jahrhundert nimmt die Lehre vom Fegefeuer feste Form und Ge-
stalt an, besonders auf Grund der Lehren des Thomas von Aquino.
Nach Chabaueau existiert die zweite Hälfte des „Fauuel" (die
Passion) auch gesondert von der ersten für sich, aber mit vielen text-
lichen Abweichungen in den Hss. B.N. 1533 (13. Jahrb.), 1768 (14. Jahrb.),
Berne 634, Arras 139\ von denen die erste Hs.*) die umfassendste ist.
Die Höllenfahrt folgt auf die Passion (fol. 28v— 29r). — Derselbe Text
scheint vorzuliegen in der Hs.") I, 1114 der Univ.-Bibl. Turin und ist
dort in die „Bible" des Herman de Valenciennes eingefügt.
Die Sage von Procula, der Frau des Pilatus, ist in die Hs. B. N.
1533 (nach Chabaneau) eingefügt. Beelzebub, der den Herabstieg
Christi zur Hölle fürchtet, erscheint der Procula im Traum und flösst
ihr den Gedanken ein, ihren Gemahl von der Verurteilung Christi ab-
zubringen. Die Mysterien behandeln die Szene mit allem Realismus.
Ausgangspunkt der Sage ist Matth. 27, 19.
Mehrere Tatsachen sprechen dafür, dass das Höllenfahrtsgedicht
der Jongleurs (-1- „Fanuel") unter gewissem Einfluss des liturgischen
Dramas gestanden hat. Diese Annahme scheint im ersten Augenblick
befremdend, da doch das Drama selbst noch in den Kinderschuhen
steckt. Und mehr noch: der umgekehrte Einfluss, nämlich der von
nichtdramatischer Literatur (insbesondere Jongleurpassion) auf das
frühe Drama ist vorhanden und von Koy'') mit zwingenden Gründen
bewiesen worden.
Und doch, auch die Annahme einer entgegengesetzten Strömung
(Drama zu episch-religiöser Literatur) entbehrt nicht gewisser Stütz-
punkte. Ob für die ganze Passion Belege zu finden wären, weiss ich
nicht. Die Höllenfahrt liefert folgendes : Zuerst gibt das „surrexi"
während der Engelszene (Fanuel, Vs. 3324) zu denken. So beginnen
zwei Antiphone, die Christus in dem liturgischen Auferstehungsspiel
singt, nach dem er von den Engeln zum Leben erweckt ist, nämlich
„Resurrexi postquam factus homo . . ." (Tutilo) und „Resurrexi et
adhuc tecum sum." —
Ferner ruft der Vers 3325 („Fanuel"):
„Adonc issi del monumeut"
mit aller Lebhaftigkeit das Hervortreten*) Christi aus dem Grabe vor
1) Vgl. Bonnard a. a. 0. p. 227-3L
2) Vgl. Stengel a. a. 0. p. 20—22 und Bonnard a. a. 0. p. 231/2.
3) Koy a. a. 0. passim.
4) Wie diese Szene auf die bildende Kunst eingewirkt hat, ist von Wilhelm
Meyer (aus Speyer) in seiner inhaltreichen Abhandlung gezeigt worden: „Wie
ist die Auferstehung Christi dargestellt worden?" (Nachr. v. d. k. Ges. d. Wiss.
zu Gott. 1903, phil.-hiöt. Kl., Heft 2.)
922 Walter Becker
Augen, wie es mit grossem Realismus im Osterspiel dargestellt wurde
(in den Hss. Grenoble und Arsenal ist diese Szene ohne Anklang an
das Drama). —
Endlieh sehe ich einen Einfluss des liturgischen Dramas in Vs. 45
der Hs. Grenoble:
„De sa crois "üj" cox il feri".
Das entspricht ganz dem Vorgang in der nächtlichen Osterprozession
(Keim der dramatischen Höllenfahrtsszene), im Verlauf deren der
Priester (= Christus) dreimal gegen die Kirchenlür klopft, die das
Höllentor vorstellt.
Den kirchlichen Spielen und Feiern wohnte jeder Dichter, jeder
Jongleur, jeder „homme de lettres" des Mittelalters bei. Ist es nicht
zu natürlich, dass er sich bei seiner dichterischen Tätigkeit des Ge-
sehenen erinnerte und besonders dramatische Momente verwertete? —
Die Höllenfahrt als wesentliches Attribut Christi.
Wie innig verbunden der Gedanke der Höllenfahrt mit dem Namen
Christi ist, geht daraus hervor, dass häufig in religiösen Gedichten bei
Erwähnung Christi ein kurzes Bild der Höllenfahrt als wesentliches
Merkmal angefügt wird, mag es in den Zusammenhang passen oder
nicht. Charakteristisch für diesen Gebrauch sind z.B. die Verse 388 ff.
des „Fanuel":
Jhesu qu'en enfer entra
Qiii, voyant toz les sathenas,
Brisa enfer et les portax
Si en geta les iunocenz.
Adan no pere et ses enfanz
Qui es tormeuz d'enfer estoient
Et les granz peiues enduroient."
Im Fanuel kommt noch eine Stelle mit den für unsere Legende
typischen Ausdrücken vor. Aber die Idee ist geändert: die Vorgänge,
die sich im Ev, Nie. aus Anlass der Höllenfahrt abspielen, werden hier
mit der Geburt Christi verbunden:
„Mult par fi; grande la clartez
Quant nostre sire Dex fu nez.
Droit en enfer, jusqu'en abisme
Vint la clarte du roi liautisme."
Ein gereimtes Credo.
Zum Schluss sei noch ein gereimtes Credo') erwähnt, das auch
die Befreiung der Gerechten hervorhebt:
1) S. Paul Meyer, Bull. d. 1. Soc. des A. T. fr., 1880, n. 1, p. 39 und
Bonnard a. a. 0. p. 144.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi iu der altfrauzösischen Literatur 923
„crucifi'ez, morz et euseveliz;
A enfer descendi, si ea traist ses amia,
Et au tierg jor resuscita toz vis."
B. In der prosaischen Literatur.
Die Höllenfahrt Christi allein ist als selbständiges Prosadenkmal
in der afrz. Literatur nicht vorhanden.
Das Ev, Nie. (Gesta Pilati + Descensus) ist mehrere Male über-
setzt^) worden. Als reine Übersetzungen haben diese Werke kein
Interesse für uns.
Ein Leben Christi folgt auch auf den „Lancelot" in der Hs. 409
der B. N. (14. J.). Hierin wird — offenbar in Prosa — die Höllenfahrt*)
erzählt.
Jean d'Outremeuse ^) hat den ganzen zweiten Teil des „Fanuel"
in seinen „Myreur des hystors" eingeschoben — in Prosa, und hat mit
dem Rahmen der Passion dann auch die Höllenfahrt übernommen.
Teil n.
Die HöUenfahrt Christi in der profanen Literatur.
Auch die profane Literatur hat sich den poetischen Gedanken einer
Höllenfahrt Christi zu eigen gemacht und ihn mehrere Male in den
Zyklus vom heiligen Graal verwoben. Im „Joseph d'Arimathie" *), den
Robert de Boron im Anfang des 13. Jahrhunderts für den Grafen
Gautier de Montbeliard verfasste, findet sich zu Beginn eine Anspie-
lung allgemeinen Charakters auf die Personen, die in die Hölle ge-
fahren sind: Adam, Eva, Abraham, Jesaias, Jeremias. Das Lösegeld
wurde diesen „bonnes genz" durch unsern Herrn Jesu Christo gebracht
(„Saint-Graal", Vers 593 ff.).
Zu Anfang seines „Merlin"^) (Fragment von 500 Versen) bewegt
sich Boron in Ausdrücken, die ihm das Jongleurgedicht und der Pas-
sionssermon geliefert haben müssen:
1) Ich verweise auf Wülcker a. a. 0. p. 27/8.
2) S. G. Cohen, „Histoire de la Mise en scene dans le Theätre religieux
du m. ä," (in Ac. roy. de Belg. Cl. des lettres. Mem. N. S. 1. 1906, p. 123 u.
Min. pl. V).
3) Vgl. R. d. 1. r. 1888, p. 363 und Chabaneau a. a. 0. p. 106.
4) S. ,,Le Roman du Saint-Graal", pp. Fr. Michel, Bordeaux 1841 (s. a.
Soc. des A. T. fr. 20 Einl. u. ib. 23 I).
5) Ib. Vs. 3515«.; s. a. Wülcker a. a. 0. p. 24/5.
924 Walter Becker
„Mout fu li Ennemis courciez
Qaant Enfer fu ainsi brisiez;
Car Jhesus de moit suscita,
En Enfer vint et le brisa.
Adam et Eve en ha git6,
Ki la furent en grant viutö,
0 lui en mena ses amis
Lassus au ciel, en Paradis."
Die Fortsetzung- beweist aber, dass der Dichter auch an der direkten
Quelle des Ev. Nie.') geschöpft hat:
,. Quant Deable ce aper^urent,
Ausi com tout enragi furent ;
Mout durement se merveillerent
Et pour ce tout s' atropelerent,
Et disoient: .,Qui est eist hon
Qui ha teu vertu et tel non?
Car noa fermetez ha brisiees,
Les portes d'Enfer depeciees . . ."
(vgl. Ev. Nie, Pars II, cap. VI).
„Perceforest."
Erwähnenswert ist noch ein Prosaroman, der zur Beliebtheit des
Ev. Nie. und damit auch der Höllenfahrt beigetragen hat: der „Perce-
forest"'). Der Priester Natael, welcher seinen König Arfaran begleitet;
erzählt den heidnischen Königen Gadiffer von Schottland und Perce-
forest von England die Passion Christi. Der Verfasser des Romans
legt dem Priester den Bericht des Ev. Nie. ohne Änderungen in den
Mund. Die Höllenfahrt endet schon mit dem Dialoge Satans und
Enfers, ohne dass Christus selbst in der Hölle erscheint. Aber die
Schlussworte lassen auf die Rettung der Gefangenen schliessen: „ ... et
le dieu tout puissant par leurs prieres les traict hors de moy."
1) Das beweisen auch Anklänge an das Ev. Nie. in der Ratsversammlung
der erzürnten Teufel. Um die verlorene Menschheit wieder in ihre Gewalt zu
bekommen, sinnen die Teufel den Plan aus: Einer von ihnen näheit sich einem
unschuldigen jungen Mädchen im Schlaf. Ihr Kind ist Merlin, in seiner Doppel-
natur eine Vereinigung der elterlichen Naturen darstellend.
2) Ausg. von 1532 (Egidius Gormontibus)-, in vol. VI, cap. 66, fol. 120b bis
121b ist die Höllenfahrt erzählt (Exemplar der Bibl. Göttingen). — S. a.
Wülcker a. a. 0. p. 28,
l)ie Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 925
Teil III.
Die Höllenfahrt Christi in der dramatischen Literatur.
Der „Descensus Christi ad Inferos" wirkt schon wie ein drama-
tischer Anhang des Ev. Nie. Und dass dieser Stoff wie geschaffen zur
Dramatisierung ist, haben Kirche und Mysteriendichter des Mittelalters
erkannt.
Das mittelalterliche Drama entwickelt sich aus den liturgischen
Feiern. Einführung von Sequenzen und Tropen bedeutet den ersten
Schritt zur dramatischen Gestaltung der Liturgie. St. Gallen gibt den
Austoss, aber es bestätigt sich immer mehr, dass das Kloster saint
Martial zu Limoges „für Frankreich etwas Ähnliches war wie St. Gallen
für Deutschland" i).
In der dritten Stufe der Entwicklung des liturgischen Spiels (Ein-
teilung nach Lange ^)) findet sich zum erstenmal eine direkte Erwäh-
nung der Befreiung der Heiligen; in der Hs. Orleans, fol. 120 aus dem
13. Jahrhundert (bei Lange), wie überhaupt dieses Orleaner Spiel einen
verhältnismässig entwickelten Typus aufweist, z. B. in den Hymnen
u. 8. w. Die drei Marien kehren soeben vom Grabe Christi zurück:
„Item prima dicat: Kesurrexit hodie rex angelorum.
Secunda: Ducitur de tenebris turba piorum.
Tertia: Keseratur aditus regus coelorum."
Niemals hat die Höllenfahrtsszene in der liturgischen Feier eine
feste Form besessen wie z. B. der Weihuachtstropus der Hirten und
die Szene der drei Marien. Sie wird verschieden an den verschiedenen
Orten dargestellt (vgl. Wilh. Meyer'). Das katholische Ritual bietet
eine Menge Möglichkeiten zu ihrer Darstellung, vor allem die be-
rühmte Antiphone, die unter dem Namen „Canticum triumphale" be-
kannt ist. Es wird in der Morgenmesse des Ostersonntags nach dem
dritten Responsorium und vor dem „Te deum laudamus" eingeschoben.
Seiner Wichtigkeit wegen gebe ich es in extenso wieder:
„Cum rex gloriae Christus infernum debellaturus intraret et chorus
angelicus ante faciem eius portas principum tolli praeciperet, Sanc-
torum populus qui tenebatur in morte captivus, voce lachrymabili cla-
maverunt:
Advenisti, desiderabilis, quem exspectabamus in tenebris, ut educeres
hac nocte vinculatos de claustris.
1) G. M. Dreves (S. J.): „Analecta hymnica medii aevi". VII: »Die
Prosen der Abtei St. Martial zu Limoges", Leipzig 1889, p. 3.
2) C. Lange, „Die lateinischen Osterfeiern", München 1887.
3) Wilhelm Meyer, ,, Fragments Burana" (in Festschrift zur Feier des
löOjähr. Bestehens der kgl. Ges. d. Wiss. z. Gott.), Berlin 1901.
926 Walter Becker
Te nostra vocabant suspiria.
Te larga requirebant lamenta:
Tu factus es spes desperatis, magna consolatio in tormentis."
Das „Canticum triumphale"^) beruht auf dem „Serm. de temp."
(137); der dem Augustin zugeschrieben wird; eine Wiederholung
ist auch, wie gesagt, in der „Legenda aurea" zu finden. Teilweise
kann auch das Ev. Nie, Pars II, cap. VIII als Grundlage gedient
haben. —
Weiter finden zur Darstellung der Höllenszene Verwendung die
Schlussverse des Ps. 24 (schon im Ev. Nie, Pars II, cap. V wirkungs-
voll verwandt; in der Osterprozession s. u. p. 32):
„Attollite portas, principes, vestras . . . ,"
Hier nimmt saint Martial den ersten Rang ein. BeiDreves*) finde
ich nicht weniger als drei Prosen, die ausschliesslich die Höllenfahrt
Christi behandeln, ausserdem noch in den Prosen 56, 57, 58 ff. mannig-
fache Anspielungen. Die Prose Nr. 54: „In Resurrectione DN", die
wirkungsvollste, gibt ein ausserordentlich malerisches Bild von Christus,
der die Hölle sprengt, mit göttlicher Glorie das Dunkel durchdringt
und die Sehnsucht der Gefangenen erfüllt. Ich gebe sie ganz wieder:
1. Clara gaudia,
festa pascbalia
2 a. Congaudet coetus 2 b. Dulce decautans
per omnia AUeloja.
3 a. In qua Christus per crucem 3 b. A protoplasto quotquot
redemit animas Inferno in hoc saeculo progenitae
deditas, fuerant;
4 a. Patriarcharum 4 b. Detinebantur
omniumque simul claustra tartarea
prophetarum mortis
regum pontificum cruore retrusae
5 a. Donec victor mortis 5 b. Cum crucis trophaeo
dominus omnium infernum penetrans
atque sanctus sanctorum, abegit claustra saeva.
6 a. Quis es, daemones 6 b. Fugans tenebras
ululant, fulgurat
crucifer, qui nostra theatralis horror
ut Dens rutilans
solvis vincula cuncta? lumlne perlustrata.
1) H.A.Daniel, „Thesaurus hymnologicus", Lipsiae 1841/56, vol.II, p. 315.
A. J. Rambach, „Anthologie christlicher Gesänge", 1817, Bd. I, p. 69. G.
Milchsack, „Die Oster- und Passionsspiele I. Die lat. Osterfeiern". Wolfenbüttel
1880, p. 130.
2) Dreves a. a. 0. p. 65 f, Nr. 53: „In Oct. Paschae" : 1. 0 beata . . .;
p. 66 f., Nr. 54: „In Res. DN" : 1. Clara gaudia . . .; p. 73, Nr. 60: „In Res.
DN«: la. Coelica ...
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der jiltfranzösischen Literatur 927
7 a. Clamabant sancti:
advenisti,
0 jam Domine, regnm
rex, ave,
8 a. Tunc Jesus cum laeta
sanctorum gloria
processit
nostra vita,
7 b. Quem olira vates
praecinere,
jam nos salva, redemptor,
rex Christel
8 b. Cui psallere laudes
sub omni cardine
nou cessat
omnis aetas.
9. Decantans Alleluja.
Der Dichter läset Christus mit „crucis trophaeo" in die Hölle driiigeo.
Das Ev. Nie. hat ihm dieses Bild nicht gegeben, aber die bildende
Kunst stellt den HöllenstUrmer immer mit Kreuzesbanner dar.
Wie gross allerorts der Reichtum der auf die Höllenfahrt bezüglichen
Hymnen usw. ist, geht auch aus den Sammlungen von Kehrein') und
Mone") hervor; hier sind es allerdings nur einzelne Verse in den Auf-
erstehungsliedern, welche auf die Höllenfahrt hinweisen, so bei Kehrein:
p. 80, Nr. 82, Vs. 9; ib., p. 86, Nr. 90, Str. 6; ib., p. 88, Nr. 92, Vs. 15:
Jam Victor Christus baratro populo, mortis principe vinculato ab inferis
pompa regreditur nobili," (Notker Balbulus); Mone: I, p. 190, Nr. 141,
Vs. 5 ff.: „Cum rex ille fortissimus mortis confractis viribus, pede con-
culcans tartara solvit catena miseras." (Ev. Nie, Pars II, cap. VI:
„conculcans mortem . . ."); ib. p. 186, Nr. 140, Vs. 9tf.:
„Surrexit enim dominus ab inferis,
devicta morte cum triumpho rediit,
Victor iniquum gpoliavit tartarum,
claustra gehennae fregit et cyrographum
mortis cruore diluit rosifluo."
Christi Sieg über die Hölle ist auch in einer Reihe ^) von Antiphonen
dargestellt worden durch den Mönch Hartker von St. Gallen.
Greifbare Gestalt gewinnt die Darstellung der Höllenfahrt in der
Prozession, die zum Gedächtnis der Auferstehung Christi in der Oster-
nacht veranstaltet wird. Diese Prozession, welche den siegreichen
Einzug Christi in die Unterwelt symbolisiert, wird von bedeuten-
dem Einfluss auf die Mysterien werden. Direkte Belege des Vor-
kommens der Prozession in Frankreich habe ich bei Du Möril, Cousse-
maker. Lange, Milchsack nicht gefunden. Sie ist nur für Süddeutsch-
land*) bestimmt bezeugt. Doch bei dem durchaus internationalen
Charakter der liturgischen Gebräuche und Feiern ist es unzweifelhaft,
1) J. Kehrein, „Lateinische Sequenzen des Mittelalters", Mainz 1873.
2) F. J. Mone, „Lateinische Hymnen des Mittelalters" L Freiburg 1. B. 18.53.
3) S. Wilhelm Meyer, „Fragm. Bar.", p. 61.
4) R. Fronin g, „Das Drama des Mittelalters" L Stuttgart 1891 (Kürsch-
ners DNL. Bd. 14, 1 und 2). S. den Artikel über die ersten Passionsdramen.
9^g Walter Becker
dass sie in Frankreich in ganz derselben Weise veranstaltet worden ist').
Milchsack teilt p. 127 eine Prozession (allerdings jüngeren Datums, und
p. 135 eine kürzere) mit, nach dem Ordo Augustensisl (1487) 2. Comme-
moratioDominiceResurrectionis Ich gebe die uns angehendeStelle wieder:
8. . . . Aspergatur, thurificetur sacramentum et crucifixum et deinde
deportetur ad altare sacramentum, velatum tarnen, et circa finem
pulsuum, vel sub ultimo pulsu per dominum episcopum, pontificalibus
preter dalmaticas et casulam indutum, in cappa vel pluviali; vel per
sacerdotem, indutum alba et cappa, portetar solemniter, sequendo pro.
cessionem per ambitum vel cimiterium et submissa voce cantetiir:
9.^) Cum rex glorie [Christus infernum debellaturus intraret etc. . . .]
usque ad ultimam ianuam, que claudatur, et dummodo officiator
pervenerit ad eam, cantet antiphonam:
10.') Tollite portas, principes, veslras, et elevamini porte eternales.
Chorus: Et introibit rex glorie.
Episcopusprimo ad antiphonam pulset semel cum baculo, sed officiator
cum pede ad ianuam. Levita junior, vel alius in ßgura diaboli grossa
voce querat:
11. Quis est iste rex glorie?
Chorus respoudeat:
12. Dominus fortis et potens, dominus potens in prelio.
Secundo dominus episcopus, sive officiatur cantet antiphonam:
13. Tollite [portas ....], ut supra, modicum altius incipiendo et
pulsando duabus vicibus sub antiphona ad ianuam clausam, choro
respondente: [Et introibit rex gloriej. et levita querente:
[14. Quis est iste rex glorie ?J et c h o r o iterum respondente, ut supra :
[15. Dominus fortis et potens, dominus potens in prelio].
Tercio dominus episcopus, sive officiator cantet predictam anti-
phonam, iterum modicum altius incipiendo et pulsando ter sub antiphona :
[16. Tollite portas etc. . . .
Chorus: Et introibit rex glorie]- et diaconus [sc. levita) dicat:
17. Quis est iste rex glorie?
Chorus respondeat sab priori melodia:
18. Dominus virtutum iste est rex glorie. Aperiatur ianua et cir-
cumeundo novum chorum cum antiphona:
1) Lange hat in Zs. f. d. A. XXIX, p. 249 u. 255 zwei weitere Prozessionen
mitgeteilt. Die erste insbesondere (aus einer Bamberger Agende von 1587)
scheint den umgekehrten Einfluss von selten des Dramas erlitten zu haben.
(S. a. Wilhelm Meyer, „Fragm.Bnr.",p.44, A.l ; vgl. dazu die dramatische Szene
bei Hoeynck: „Geschichte der kirchlichen Liturgie des Bistums Augsburg".
Augsburg 1889).
2) Vgl. das „Canticum triumphale".
3) Vgl. Ps. 94 und Ev. Nie, Pars II, cap. V.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 929
19. Cum rex glorie etc. . . . altius cantando, quam prius, fiat pro-
cessio ad altare plebani.
Es bedarf kaum einer Erklärung hierzu. Der e|)i8copus oder
officiator stellt Christum vor, der levita den Teufel, der Chor vertritt
die Engel, die den Heiland zur Unterwelt begleiten. — Die Prozession
zieht unter feierlicher Absingung des „Canticum triumphale" über den
Kirchhof zur äusseren Kirchentür, wo das dramatische AVechselgespräch
zwischen den Aussenstehenden und dem innen sich befindlichen „Teufel"
stattfindet. Nach ein-, zwei-, dreimaligem Klopfen, von anfangs leiser,
dann immer gebietenderer Stimme') des Bischofs begleitet — wobei der
„Teufel" mit rauher Stimme antwortet — öffnet sich die Kirchentür,
bezw. das „Höllentor". Die Hölle ist bezwungen.
Die zweite Periode des geistlichen Dramas.
In der zweiten Periode^) des geistlichen Dramas vollzieht sich eine
wichtige innere und äussere Änderung : Das Spiel wird aus der Kirche
verlegt, Laienelemente beteiligen sich, der religiöse Charakter nimmt ab.
Ein Typ dieser Zeit ist in der agn. „Resurrection"^) erhalten (An-
fang des 13. Jahrb.; Fragment von 366 Versen), die leider nach der
Grablegung abbricht, aber der Prolog besagt, dass der Hinabstieg
Christi zum Limbus und die Prozession der Propheten und Patriarchen
zum Paradies dargestellt werden*):
„Enfer seit mis de cele part
Es mansions de l'altre part
E puis le ciel . . . .« (Vs. 9—11).
Die dritte Periode des geistlichen Dramas: Die Mysterien.
Nicht übermässig gross ist der Kaum, den die Höllenfahrtsszene
in den grossen zyklischen Mysterien des 14. und 15. Jahrh. bean.
sprucht, aber es ist eine Szene voll dramatischer Kraft. Wenn Cohen»)
sagt: „toute la scene de Jesus aux enfers est, dans ses moindres details,
empruntee ä l'Evangile apocryphe de Nicodöme qu'il suffit de versifier
et de dialoguer completement pour le transformer en un mystere du
XV siecle", so schiesst er mit seiner Behauptung meines Erachtens weit
1) Vgl. die Donnerstimme des Ev. Nie.
2) Einteilung nach Stimm ing: Vorlesung über afrz. Didaktik, Lyrik,
Drama, Prosa, (Göttingen, 1908/9.)
8) Hgg. von Mo n ra e rquö- M i ch e 1 in „Le Thöätre fr. au m. ä."
Paris 1839.
4) Eine in den primitiven Spielen beliebte Art der Lokalitäten- Aufzählung,
die oft nötig war, um das „Angedeutete" der Szenerie verständlich zu machen.
5) G. Cohen a. a. 0. p. 98.
Romanische Forschnngen XXXII. 59
930 Walter Becker
über das Ziel hinaus. Es ist schon gesagt: das Ev. Nie. bildet aller-
dings die Grundlage und gibt die immer wiederkehrenden Motive.
Daneben aber geben andere Faktoren, wie Einfügungen, Variationen,
Beziehungen der Dichter untereinander, Einfluss der liturgischen Feiern,
Individualität der Dichter, Zeitströmuug, Volksgeschmack der Szene
ein stetig wechselndes Gepräge.
Wie in der religiösen Epik, so ist auch im Drama die Höllenfahrt
Christi immer mit der Auferstehung verbunden. Entweder*) geht sie
der Auferstehungsszene voraus oder sie folgt ihr unmittelbar. „Hinab-
gefahren zur Hölle, am dritten Tage wieder auterstanden von den
Toten", lehrt das Credo. Trotzdem sind sich im Mittelalter die kirch-
lich-gelehrten Kreise nicht eins, die Dichter sind es noch weniger.
Mit der Frage nach der Szenenfolge ist die identisch, ob Körper
oder Geist Christi zur Hölle fährt; denn erfolgt zuerst die Auferstehung,
so fährt ja der leibliche Christus zur Hölle; erfolgt aber zuerst die
Höllenfahrt, so bleibt sein Körper im Grabe und Christi Geist allein
fährt zur Unterwelt.
Das Ev. Nie. lässt Christum zuerst seinen „Descensus" machen
und zwar „in forma hominis" (cap. V); dann iolgt die Auferstehung
(vgl. cap. I: „Non solus resurrexit"). Beim Drama kommen Schwierig-
keiten hinzu, die Prosa und Epik nicht kennen: nämlich das Erscheinen
eines Geistes auf oflener Bühne. Die ersten Mysteriendichter zögern
daher offenbar aus Wahrscheiulichkeitsrücksichten, die Seele Christi ohne
Körper auf die Bühne zu bringen. Darum lässt der Verfasser der
„Passion d'Autun"'*) vorher den Heiland durch die Engel erwecken:
„Lj^eve toy sus, ma joye . . ."
(p. 44*j, dann steigt Christus zum Limbus hinab. — Dieselbe Szenenfolge
beobachten die „Passion de Sainte-Genevieve"') und die „Resurrection
de Sainte-Genevieve"').
Die späteren Dichter zeigen weniger Ängstlichkeit: Die Seele
Jesu-Christi („l'ame" oder „l'esperit") übernimmt alle Eigenschaften des
Körpers : sie geht, spricht, handelt. So verlegen sie denn die Höllen-
fahrt vor die Auferstehung, z.B. spricht die Seele in der „Passion de
Semur"*):
„Je veux arrier mon corps reprendie". (Vs. 8819.)
1) In den deutschen Spielen hat mit Ausnahme der „Frankfurter Rolle" die
Auferstehung vor der Höllenfahrt statt. (Vgl. Wilhelm Meyer, „Fragm. Bur.",
p. 62; Froning a. a. 0. I, p. 363/4; II, 819 ff.; E. Zimmermann, „Das Als-
felder Passionsspiel und die Wetterauer Spielgruppe". Diss. Gott. 1909, p. 116.
2) Roy a. a. 0. p. 40* ff.
3) Jubiual, „Mysteres inedits du XVe siöcle", II, Paris 1837; p. 290 ff.
und 332 ff.
4) Roy a. a. 0. p. 169 ff".
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 931
Ähnlich bei Eustache Mercade^:
,,Je veul reparier niaintenant
A mon Corps et lui rendre vie." (Vs. 1247/8).
Das Gespräch der Teufel bei Arnoul Grebau*) lässt auch keine
Zweifel über des Dichters Absicht:
Lucifer: „. . . l' esprit de Jhesus.
Nous a desrobes sus et jus. —
Lucifer: Et son corps?
Sathan: 11 est au tombeau." (Vs. 28949/50 u. 28966.)
In der dem Jean Michel^) zugeschriebenen „Resurrection" gibt die
Seele wieder selbst ihren Charakter an:
„Mon Corps qui gist maintenant mort".
Dass diese Art die Seele darzustellen, selbst zu jener Zeit be-
fremdend gewirkt hat, geht aus dem Prolog der „Resurrection" hervor,
in dem der acteur um Verzeihung bittet, dem Geist Christi eine körper-
liche Existenz verliehen zuhaben, da er doch unsichtbar sei: „Comment
les [esprits] rendre sensibles aux „simples", sans les leur faire voir?"
Petit de Julleville*) fügt mit Recht die ironische Bemerkung hinzu:
„Peut-etre la chose n'eüt eile pas ete plus aisee, meme si Ton avait eu
atfaire aux ,sages'-' (II, p. 396).
Dass aber trotz dieser Bedenken der realistische Materialismus bis
auf die Spitze getrieben wird, geht aus folgenden Versen hervor, in
denen der Engel Michael die Seele Christi bittet, den im Grabe ruhenden
Leichnam besuchen zu dürfen :
„Ma dame [!], vous nous donnerez,
S'il vous piaist, en ceste presence,
Gracieulx congö, et licence
D'aller vostre corps visiter."
Der Behandlung der Mysterien stelle ich zwei Punkte voran.
Auch auf die Mysterien bezieht sich, was oben (p. 14) über die
Rolle gesagt ist, welche Christus spielt: er redet verhältnismässig wenig.
Doch spielt er darum durchaus keine „passive" Rolle, wie Mall ^) meint.
Mall gibt dem Christus in „The Harrowiug of Hell", der mit dem Teufel
1) „Le Mystere de la Passion . . . d'Arras" [Eustache Mercad^], pp. J. M.
Richard, Paris 1893.
2) Arnoul Greban, „Le Mystöre de la Passion", pp. G. Paris - G. Raynaud,
Paris 1878.
3) Jean Michel[?J, „Le Mystöre de la Resurrection" (Parfait: „Histoire
du Theätre fr.", vol. II; s. a. P. Paris: „Acad. d'Inscr. et B. L.", 1861.
4) Petit de Julleville, „Les Mysteres", Paris 1880, 2 vol.
5) „The Harrowing of Hell", herausgeg. von Mall, Berlin 1871, p. 541.
59*
932 Walter Becker
um sein Recht streitet, den Vorzug. Meiner Empfindung nach verliert
er gerade an Grösse durch diesen Streit,
Vom Prophetenspiel konstatiert Marius Sepet in seiner Studie „Les
Prophetes da Christ", dass es in der fünften Stufe ^) seiner Entwicklung
eine wesentliche Veränderung erfahren hat: schon seit dem 12. Jahrhundert
und besonders im 15. Jahrhundert wird es als Einleitung der „Nativite
N.-S." aufgeführt. Ferner treten die Propheten im Limbus auf: „la
8c6ne meme des Prophetes reparait sous une nouvelle forme dans le
drame de Rouen, Adam, Eve, Abraham et Jacob enfermes dans les
limbes des Peres s'entretiennent du Redempteur promis et de l'heure
ardemment desiree de sa venue."
Warum nun die Propheten in der Vor hölle ihre V^'^eissagungen vor-
bringen, hatSepet nicht betont. Hier (z. B. „Nativitö N.-S." Jubinal,
p. 22 ff., p. 44ff. : Isaie, Daniel; „Passion de Semur", Vs. 4186 ff.:
Adam, Abraham, David, Johannes Batiste; Greban, Anfang der 1«'
Journ6e, Vs. 1741 ff.: Adam, Evc, Ysaie, Ezechiel, Jheremye, David)
liegt der Einfluss der Höllenfahrtsszene auf der Hand. Bei der Höllen-
fahrt Christi war man gewöhnt, die Altväter und Propheten im Limbus
zu sehen und ihre Prophezeiungen und Klagen zu hören. So lässt man
sie jetzt vom Anfang des Passionszyklus an in der Vorhölle auftreten.
— Ein Übergangstyp ist zu sehen in dem „Jeu d'Adam"'^), wo erst die
Propheten auf Erden weissagen und dann von Satan in die Hölle ge-
schleift werden. —
Jetzt, wo die Propheten in der Vorhölle sitzen, ändert sich auch
der Charakter ihrer Reden: die Prophezeiungen sind mit Klagen und
Bitten vermischt — und beziehen sich nicht mehr allein auf die Geburt
Christi, sondern auch im engeren Sinne auf die Höllenfahrt, die Szenen
nach der Geburt natürlich nur noch auf das Kommen Christi zur Hölle.
— Auch in der Auswahl der Personen des Prophetenspiels lässt sich
eine Anpassung an die Höllenfahrt nachweisen: Salomon, Sybilla,
Balaam, Augustin (Einfluss der Augustinerpredigt: „Vos inquam . . .")
scheiden aus und die Personen werden an die Tradition (nach dem Ev.
Nie.) angeglichen.
Dergestalt ist eine richtige Verschmelzung von Prophetenspiel und
Höllenfahrt hergestellt, eine Verschmelzung, die eine Art einigendes
Band um den grossen Passionszyklus schlingt.
1) Bibl. de l'Ec. des Chartes XXXVIII, p. 413 f.
2) „Adarasspiel", herausgeg. von Dr. K. Grass, Halle a. S. 1891, p. 44
(in Rom. Bibl. 6).
Die Sage von der Höllenfahrt Christi iu der altfranzösischen Literatur 933
Die „Passion d'Autun".
Im ältesten uns bekannten französischen Mysterium, der „Passion
d'Aiitun" ') (Ende des 13. Jahrhunderts), unterscheidet sich die Höllenfahrt
Christi nicht wesentlich von dem Gedicht der Jongleurs, sov7ohl was
Formals auch Inhalt angeht. Bei dem halb-epischen, halb dramatischen
Charakter der „Passion d'Autun" (vgl. „Harrowing of Hell" !) könnte
man schwanken, welcher Gattung es zuzuweisen sei. — Epische Ein-
lagen sind keine Seltenheit, so z. B. die folgende, welche die Höllen-
fahrt inhaltlich vorwegnimmt:
„Et puls tout droit il descenda
Es enfers, et la trova
Adam et toute la lignie,
Aussy grande compagnie
De prophete et de chrestien [!]
Qui sa venue la actendoien." (Roy, p. 48*.)
Der epische Charakter des Mysteriums tritt um so mehr hervor,
als die erzählenden Verse mit dem Dialog reimen. (Im Katalog der
B. N. trägt das ms. n. a. fr. 4085 die Bemerkung: „Passion dialoguöe".)
Die volkstümlichen Passionsgedichte ^) der Jongleurs haben die
„Passion d'Autun" iu hohem Masse beeintlusst. Gerade an Hand der
Höllenfahrt ist es wieder möglich, enge Beziehungen zwischen Epik
und Dramatik nachzuweisen. So weit gehen die Übereinstimmungen
zwischen Jongleurgedicht und Mysterium, dass mehrere Verse in dem
Textfragment, das Bedier') gibt, direkt dem epischen Gedicht der
Jongleurs entlehnt zu sein scheinen:
Passion der Jongleurs Passion d'Autun.
(Arsenal 5201).
Adam :
„Merci! sire, se vos volez, Sire rois, la vostre merci,
De mon forfait merci te quier, — — — —
Mais ce fit Eve raa moillier Por ce que menjai de la pome,
Que je crois ..." Je fui deceu par ma ferne".
(Vs. 68flf.) (Vs. 2, 6—7.)
1) Vgl. ausser Roy auch Romania XXIV, p. 86 — 94, wo B6dier das
Fragment einer Hs. veröffentlicht, das den Text des Autunmysteriums ver-
vollständigt.
2) Eine ganze Anzahl von Legenden der „Passion des Jongleurs" erscheinen
wieder in dem Mysterium von Autun (vgl. Roy, a. a. 0. p. 40*); so z. B. die
Abenteuer Johannes' und Petrus' bei Pilatus: die Sage vom Schmied und von
seiner Frau, die an Stelle ihres Mannes die Nägel des Kreuzes schmiedet; die
Sage von der heiligen Veronika u. a. m.
3) Romania XIV, p. 87/8.
934 Walter Becker
Auch der ganze GedankeDgang- dieser Szene zwischen Christus
und Adam ist derselbe. Adam, der das Ende seiner Leiden nahen
sieht, empfängt den Erlöser mit Freudenrufen:
ib.: ib.:
„[Adam] fu liez quant l'ot veu! „Lon tens ai ceanz demorö!
(Vs. 46.)
Tant ai ceanz et nuit et jor Or sui joanz: tu es 11 sire
Dolors et cris et piain et plor." Qui me trera de cest martire."
Eine weitere Vergleichung ist mir leider nicht möglich, da die von
Roy') angekündigte Veröffentlichung der „Passion d'Autun" meines
Wissens noch nicht erfolgt ist. Für den Gesamtcharakter der Szene
muss ich mich darauf beschränken, die kurze Inhaltsaugabe Roys
wiederzugeben (nach dem ms. B. N. n. a. fr. 4085, fol. 172r*' — 175 v"j:
„Jösus ressuscite aussitot du tombeau et promet ä son P6re d'aller
delivrer ses amis. „Le Roy de gloire" descend en effet aux enfers dont
les „ennemis" ou les diables defendent en vain les portes; il re^oit les
benedictions d'Adam et emmfene ses amis au paradis" (p. 44*).
Bei der Benützung des Ev. Nie. hat der Dichter ein bekanntes Motiv
verwertet. Im Ev. Nie, Pars II, cap. III (vgl. Andre de Coutances,
Vs. 1149) prophezeit der Erzengel Michael dem Seth an den Toren des
Paradieses, Adam müsse 5500 Jahre im Limbus warten, bis ihm das
„Ol der Barmherzigkeit" zuteil werden werde. Die „Passion d'Autun"
legt darum dem Adam folgende Klageworte in den Mund:
„•iiir m anz ai estö ci,
•III* C et •iiii* toz compliz."
Bedier'*) hat recht, wenn er dem Verfasser einen Rechenfehler
nachweist! Mit Eusebius hat man 5232 Jahre von Erschaffung der Welt
bis zum Tode Adams zu zählen. Zieht man nun von dieser Zahl die
930 Lebensjahre Adams ab, so erhält man 4302 Jahre und nicht 4304,
wie unser Verfasser (so auch Dante: 4302 Jahre).
Die Motive des Ev. Nie.
Ein Schema der einzelnen dramatischen Motive des Ev. Nie, Pars II
(Descensus) wird dadurch gerechtfertigt, dass jeder Mysterienverfasser
je nach Geschmack und Erfordernis seine Auswahl getroffen hat. Folgende
Momente treten besonders hervor:
1. Die himmlische Klarheit, welche die Hölle bei der Ankunft
Christi durchstrahlt (cap. II: aureus solis calor purpureaque regalis lux).
2. Die Prophezeiungen Jesaias', Johannes' des Täufers und Simeons
(cap. II).
1) Roy a. a. 0. p. 55*, n. 1.
2) B6äier a. a. 0. p. 86—94.
Die Sage vou der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 935
3. Die Sage vom Öle der Barmherzigkeit (Seth, cap. III).
4. Der dramatisclie Dialog zwischen Satan und luferiis über die
Göttlichkeit ihres Gegners (cap. IV).
5. Ankunft Christi vor den Höllentoreu und der zweimal wieder-
holte Donnerriif: „Tollite portas . . ."
6. Aufruhr in der Unterwelt. Verteidigungsmassregeln der Teufel
und Barrikadierung der Tore.
Frohlocken der Proitheten und Patriarehen und ihr Drängen^ die
Tore zu öffnen (cap. V).
7. Siegreicher Einzug Christi. Lösung der Fesseln (cap. V).
8. Anrede der Hölle an ihren Bezwinger: „Quis es tu qui . . ."
(sechsmal wiederholt; cap. VI).
9. Der Umschwung des Dramas: „Tunc rex gloriae maiestate sua
conculcans niorlem et comprehendeus Satan principem tradidit inferi
potestati, et attraxit Adam ad suam claritatem (cap. VI).
10. Vorwürfe der Hölle Satan gegenüber und Verfluchungen (cap. VII).
11. Das Heilswerk Christi: „Et extendens dominus manum suam
dixit: „Venite ad me, saneti omues qui habetis imaginem etsimilitudinem
meam" (cap. VIII).
12. Bevorzugte Rolle Adams: „ . . . tenens autem dominus manum
dexteram Adae dixit ad eum: ,Pax tibi . . .'" (cap. VIII).
13. Huldigungen „geuibus advoluti":
a) Adams: „Exaltabo . . ."c
b) omues saneti: „Advenisti" (cap. VIII).
14. Prozession zum Paradies („dominus . . . tenens dexteram Adae
ascendit ab infeiis; et omnes saneti secuti sunt eum").
Lobgesänge der Erlösten: Davids, Habakuks, Michaeas (cap.VIII).
15. Einführung ins Paradies: „Dominus autem tenens manum Adae
tradidit Michaeli archangelo : et omues saneti sequebantur Michaelem
archangelum, et introduxit omnes in paradisi gratiam gloriosam" (cap. IX).
16. Elias, Henoch und der gute Schacher im Paradies.
Motiv 1 nehme ich vorweg. Das dramatische Motiv der himmlischen
Klarheit fehlt zu Eingang der Hölleufahrtsszene in den Mysterien, mit
Ausnahme der dem Jean Michel zugeschriebenen „Resurrection", in
welcher nach der Bühnenanweisung bei dem Kommen Christi „torches
et faloz ardaus" angezündet werden sollen. Textlich gibt auch sie
keine Anspielung.
Möglich, dass man teils aus bühnentechnischen Gründen das Motiv
unterdrückt hat. An seine Stelle treten gemeinhin als Einleitung der
Szene die Beratschlagungen der Teufel oder die vertrauensvollen oder
klagenden Gebete der Gerechten, die ihre Befreiung vorausahnen.
Mercade findet einen geschickten Übergang zu der Höllenfahrts-
szene. Er lässt statt des Lichtstrahls den Gefangeneu die Erlösung
936 Walter Becker
durch den Engel Gabriel mitteilen und lehnt sich offenbar hierin an
eine Szene an, die ihm die „Nativite de Sainte-Genevieve" (Jub. EI,
p. 46/7) bietet.
Die Mysterien von „Sainte-Genevieve".
Zweimal ist die Höllenfahrt Christi in dem aus vier Spielen: „Nati-
vite N.-S., Geu des trois Rois, Passion N.-S., Resurrection N.-S." zu-
sammengesetzten Mysterienzyklus von Sainte-Genevieve (15. Jahrhundert)
behandelt worden; das einemal in 200 Versen in der „Passion N.-S.",
das andere in der „Resurrection N.-S.", deren vierten Teil (ungefähr
400 Verse) es fast ausmacht.
a) „Passion de Sainte-Genevieve".
Im Grunde ist hier die Höllenfahrt Christi nur eine ungeschickte
Versifikation gewisser Partien des Ev. Nie, denn von dramatischer
Handlung ist nichts zu spüren In ihrer Art als ein auf der Bühne
gesprochener Dialog erinnert die Szene noch lebhaft an die „Passion
d'Autun".
Wie der Verfasser in talentloser und wenig origineller Weise seiner
Quelle, dem Ev. Nie, gefolgt ist, lässt sich auf Schritt und Tritt ver-
folgen. Ziemlich unvermittelt reiht sich unsere Szene an die der Grab-
wächter an, wenn man von den lange vorher (unmittelbar nach dem
Tode des Herrn [Jub. II, p. 253]) gesprochenen Worten und der Gabriel-
szene in „Nativit^ N.-S." (Jub. II, p. 46/7) absieht. Sie beginnt mit
einer Unterhaltung Sathans und Beelzebus', die fast Wort für Wort
mit dem Dialog zwischen Satan und Inferus (Ev. Nie, Pars II, cap. IV;
s. Motiv 4!) übereinstimmt. Nur einige Parallelen als Beweis:
Ev. Nie, Pars II. Passion de Sainte-Genevifeve.
„[Jesus] est homo tiraens mortem et „Jhesu est hons qui a doubtee la mort
dicens Tristis est aniraa mea usque II dist s'ame troublee jnsques a mort
ad mortem. Et per multa adversatus Estoit, et adversaires
est mihi male faciens" (cap. IV, 1). M' a est6 en tous mes affaires"
(Jub. II, p. 290).
ib. ib.
„Lignum praeparavi ad crucifigen- ',11 a estö crucefiez par moy"
dum eum." (J'ib. II, p.290).
Indessen hat der Verfasser den selbstbewussten Ton, der aus den
Worten Satans im Ev. Nie. spricht, offenbar nicht verstanden ; denn er
legt gleich darauf Satan die wenig logische Äusserung in den Mund:
„II vuidera tout cest estage*)
Sy com je pens en mon courage".
1) „estage" hier in der bühnentechnischen Bedeutung des Mittelalters =
„mansion", ein Haus oder eine Örtlichkeit der Bühne.
Die Sage vou der Hölleufahrt Christi iu der altfranzösischen Literatur 937
Sehen wir uns das Werk des „nachempfindenden" Dichters
weiter an:
ib. ib.
„Quis est iste Jesus, qui per verbum „Qui est ce Jhesu qui fait vivre
suum mortuos a me traxit sine pre- Par sa parole seulement
eibus . . ." (cap. IV, 3). Las mors? Dy, je le te deraant.
Et non pour quant par aventure . . ."
(Jub. II, p. 291.)
Die Zufüguug des Dichters (von „Dy ..." an) ist nur Phrase.
„Forsitan ipse qui Lazarum quatri- „C'est eil qui de la charte obscure
duanum foetentem et dissolutum etc. ... De seens le ladre getta . . ."
inferus dixit ad eum Coniuro te per
virtutas tuas et meas ne perducas eum B: „Par tes vertns je te conjur
ad me." (ib) Que tu ne m'amenes mie." (ib.)
Die grosse Szene der Ankunft Christi vor der Hölle (Motive 5—6)
hat der Dichter etwas freier behandelt, sicherlich nicht zum Besten
der dramatischen Wirkung. Im Augenblick der höchsten Spannung
bringen David, Jesaias, Johannes der Täufer in schlecht angebrachter
Weise ihre Prophezeiungen vor, die mit einigen Variationen aus dem
Ev. Nie, cap. IT, genommen sind. Im Ev. Nie. gehen sie der Ankunft
Christi voraus, sind also am Platze. Das „Aperi portas tuas" der Ge-
rechten im Ev. Nie. während des Wartens Christi dient als retar-
dierendes Moment zur Erhöhung der Spannung. —
Im Gegensatz zum Ev. Nie. nimmt in der „Passion de Sainte-Gene-
vieve" Sathan die Verteidigung in die Hand, nicht Beelzebus (= Inferus) :
Ev. Nie. Passion de Sainte-Geneviöve.
Inferus: Sathan:
„Claudite portas crudeles vestras . . ." ,,Fay que eil huis soient verroule . . .''
(cap. V.) (Jub. II, p. 292.)
Der Dialog zwischen Inferus und David des Ev. Nie., Pars II,
cap. V, 3 wird im Mysterium von Beelzebus (= Inferus) und Abacuc
gesprochen:
B: „Qui est ce roy de gloire? dictes"
A: „C'est le sire puissant et fors." (Jub. II, p. 294.)
Gott- Sohn tritt ein, bricht die Ketten (Motiv 7):
„Non pas une seule, mais toutes",
wiederum nur ein trivialer Zusatz des Dichters. —
Die Anrede Sathans an Christum, seine Fesselung, Beelzebus' Vor-
würfe (Jub. II, p. 394/5) sind stark gekürzt nach Ev. Nie, Pars II,
cap. VI/VIl wiedergegeben (vgl. Motive 8—10).
938 Walter Becker
In der folgenden Szene wirken einige zwar unwesentliche, aber
nicht unglückliche Zusätze besser als die früheren. Sathan bittet in
aller Unterwürfigkeit um Gnade:
„Jhesu, tu es moult amiable . . ." (Jub. II, p. 295);
aber umsonst. Christus überliefert ihn dem höllischen Feuer:
,,Car je vueil que tous jours mais arde." (Jub. II, p. 296.) —
Der Schluss der Höllenfahrt ist bei offenbarer Anlehnung an Ev.
Nie. (cap. VIII/IX und Motive 11 — 15) beträchtlich gekürzt: nämlich
die Szene mit Adam (+ Eva) und den anderen Gerechten, der Zug
ins Paradies (Jub. II, p. 296/7):
„Regardez tous se il a cy
Beau Heu: je le vous abandonne.
Mon pere a chascun de vous donne
•I- lieu tout pour l'amour de moy",
spricht Christus mit Hinweis auf das Paradies. Man vergleiche mit
dieser Szene die Skulpturdarstellung am Portal zu Reims 0, wo Jesus auch
den Gerechten den Himmel mit dem Finger zeigt (abweichend von
der sonst typischen Darstellung in der bildenden Kunst, wie Jesus
Adam bei der Hand ergreift). Dem bildenden Künstler muss das sze-
nische Bild vor Augen geschwebt haben: ein Beitrag zu der Wechsel-
wirkung von Mysterien und bildender Kunst. —
Die Gesamtheit der „Sainte-Genevieve"-Mysterien zeigt Abhängig-
keit^) von der epischen „Passion" der Jongleurs; auch unsere Szene
lässt in einigen inhaltlichen und sprachlichen Anklängen Einfluss ver-
muten. Die Worte Adams und Evas (Jub. II, p. 297) erinnern stark
an die Arsenal-Hs., Vs. 51 flf. (und „Fanuel", Vs. 3367 ff.), doch mögen
diese Übereinstimmungen in der Gleichheit der behandelten Stoffe ihre
Ursache haben. Immerhin lassen Ähnlichkeiten im Ausdruck fast mit
Bestimmtheit auf Einfluss des Jongleurgedichtes schliessen (und des
,:Fanuel"):
Fanuel: Passion de Sainte-Genevi^ve: ^
(Jesus führt die Seinen):
„Ses mist en parmenable vie" „Droit en la vie pardurable."
[les prophetes] (Vs. 3462). (Jub. II, p. 292.)
Hs. Grenoble 1137: ib.
„Gar je veul avoir mes amis." «Gar j'en vueil oster mes amis.'*
ib. (Jub. II, p. 295.)
„Venez o moy en paradis." „Yenez o moy beneure."
(Jub. II, p. 296.)
Hs. Arsenal 5201. ib.
,Jssez gai fors! plus n'i estez!" „Issez hors trcstuit de cest estre."
(Vs. 12 und 42.) (Jub. II, p. 296.)
1) Vgl. „Revue de l'Art chrötien", 1907, p. 324.
2) S. a. Romania XIV, p. 497 u. R. d. 1. r. 1888, p. 363.
Die Sage vou der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 939
b) „Resurrection de Sainte-Genevifeve."
Die Höllenfahrtsszeue in der „Resurrection de Sainte-Genevieve"
springt am meisten von allen aus dem traditonellen Rahmen hinaus.
Das Ev. Nie. liefert hier zwar auch die Grundidee: Zerstörung der
Hölle und Befreiung der Altväter, aber alle Einzelheiten verdankt die
Szene der originalen Konzeption des Dichters. Ausserdem macht sich
der Einfluss der nächtlichen Osterprozession geltend. —
Die Originalität tritt besonders hervor in der scholastischen, manch-
mal mystischen Gelehrsamkeit, der moralisierenden Tendenz und der
lyrischen Ader des Verfassers — also gedanklieh steht die Szene un-
endlich über derjenigen der ,,Passion"^).
Schon die Art der unmittelbaren Anknüpfung der Höllenfahrt Christi
an die Schöpfung der Welt und an den Sündenfall ist bezeichnend.
Nach Petit de Julleville -) ist das ganze Vorspiel (Schöpfung, Süuden-
fall) spätere Interpolation. Mir scheint aber gerade, dass diese Szenen-
anordnung charakteristisch für den moralphilosophischen Dichter ist.
Die Welt ist geschaffen und mit ihr entsteht die Sünde. Adams erste
Sünde lastet auf dem ganzen Menschengeschlecht. Nun führt uns der
Dichter den Sündenfall vor un(f seine verhängnisvollen Folgen. Wir
sehen die ganze „lignee humainc" in der Hölle schmachten und der
Stunde der Erlösung entgegenbangen. Der Ideengang des Dichters
scheint mir wohl überlegt zu sein.
Der tiefempfundene Eingang der Höllenszeue entstammt inhaltlich
der Gedankenwelt des Verfassers. Es sind Klagen und Reflexionen
Adams, Evas, Johannes' des Täufers und Noahs über ihr Unglück.
Äusserliche Anregung könnte gegeben haben Ev. Nie , Pars II, cap. II
(s. Motiv 2).
Ein ähnliches Verhältnis besteht zwischen dem folgenden Abschnitt
(Jub.Il, p. 334 ff.) und seinem Vorbild Ev. Nie. Pars II, cap. IV (Motiv 4):
äusserliche Uebereinstimmung, aber inhaltlich gänzliche Verschiedenheit.
Der alte Dialog des Ev. Nie. hat den Zweck, Christi Göttlichkeit zu
beweisen — überflüssiges Unternehmen im 15. Jahrhundert ! Unser
Dichter ersetzt den Dialog der Teufel durch eine philosophische Ab-
handlung über Lucifer und den Sturz der Engel (vgl. 2. Petri2, 4).
Belgibus und Belias, die Teufel selbst, entwickeln das System. Er-
zürnt über das Stöhnen und Beten der Gerechten, „qui remplirout
encoir les cieux, de quoy nous a hors beute Diex'', geben sich Belgibus
1) Dieser Unterschied gilt nicht nur für unsere Szene. Im ganzen „Sainte-
Genevieve"-Zyklus stehen sich zwei Gruppen gegenüber: die mehr naive „Pas-
sion" und auf der anderen Seite die „Nativit6", das „Geu des trois Rois" die
„Resurrection" mit Szenen voll Kraft und Tiefe.
2) „Les Myst^res" ... II, p. 393.
940 Walter Becker
(„premier deable") und BeJias gegenseitig das Versprechen, niemals „sy
orde chose" entkommen zu lassen. Haben doch diese menschlichen
Wesen kein Recht auf die „himmlischen Sitze":
„ou nous fusmes assis jadis.
Chascun de nous plus der estoit
•IX* foys que ly solaux n'estoit,
Et Luxcifer nostre bon mestre
•IX" foys de nous estoit son estre;
Et l'orgueil et intencion
Qu'il vouloit mestre en action,
Estre vouloit semblable a Dieu.
Et pour ce Dieu le trabucha
Et en s'abisme le ficha
Et nous aussy qui le suismes;
Nomm6 est menistre de feu
Et tuit sommes cy compaignon
Que tous avons commission
De Dieu, qui est noz souverains
De teinpter toute creature . . ." (Jub. II, p. 335.)
Belgibus ahnt ans den Reden der Propheten und „I* Jehan", dass
Gott-Sohn von einer Jungfrau geboren und dass durch ihn seine Macht
zerstört werden wird.
Der dramatische Höhepunkt der Szene: Christus vor den Toren
(Jub. II, p. 338 ff.) ist nach zwei Gesichtspunkten hin zu betrachten
Im Monolog^) Christi, „levant du tumbel", macht sich der didaktische
Geschmack des Verfassers stark fühlbar. Der Auferstandene führt
lang und breit aus, er wolle seine Freunde herausführen „d'une partie
qui limbe est appelee et dicte", und entwickelt dabei die Idee des
Heilswerkes. Hier geht die scholastische Terminologie ins Mystische
über und erinnert an das Dogma der griechisch-orthodoxen Kirche, nach
dem die „mit der Göttlichkeit verschmolzene menschliche Seele Christi"
zur Hölle fährt:
„Acompliray ce que j'ay empris.
Quant mon pere glorefiß
Apr6s mort m'a vivifie
Le Corps ou mon vray esperit
Conjointement le resprit
1) Man beachte die Anklänge des Monologes an das Gedicht der Jong-
leurs, z. B.
„Droit en enfer aler m'estuet ..."
Schon oben ist von dem predigtartigen Prolog der Mysterien gesprochen worden.
Sein liturgischer Ursprung ist offenbar. Über seine Zusammenhänge mit den
Jongleurgedichten s. o. p. 22/23. Im Prolog der „Resurrection" (Jub. II, p. 316)
Erwähnung der Höllenfahrt.
Die Sage von äer Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 941
Par la vivification
De la glorification
Divine qui finer ne puet,
Droit en enfer aler m'estuet , . ." (Jub. II, p. 338.)
Der andere bemerkenswerte Zug ist, dass sich Spuren der nächt-
lichen Osterprozession nachweisen lassen; erstens in den Bühnen-
anweisungen, z.B. „Cy voise Dieu en enfer et lez ames chantent: Veni
Creator Spiritus et S. Jehan commance" (Jub. 11, p. 339). Auch die
Osterprozession über den Kirchhof zu dem Höllentor (Kirchentor) voll-
zieht sich unter Absingung des „Canticum triumj>hale" (s. o. p. 31—33).
Zweitens scheint der Dialog zwischen Gott-Sohn und den Teufeln
in seiner kurzen, lateinischen Form unmittelbar von der Prozession in
unsere Szene übergegangen zu sein:
Dieu le Filz:
„Atolite portas . . ."
Lez Diables:
„Qui es iste rex gloriae?" (Jub. II, p. 339.)
Genaues über die Sprengung der Tore erfahren wir nicht. Der
Verfasser, der sich um äussere dramatische Effekte nicht sorgt, lässt
Christum nur bemerken:
„Les portes de ceste niaison
Vueil brisier sanz arrestoison" (Jub. II, p. 339).
Die Teufel verlassen ihre Behausung.
Der Dichter setzt sein Verfahren fort, nämlicl unter Beibehaltung
des äusseren Motivrahmens des Ev. Nie , den betreffenden Personen ganz
andere Reden in den Mund zu legen. Die Verzweiflungsrufe der Hölle
im Ev. Nie, Pars U, cap. VI (Motiv 8) verwandeln sich in unerwartete
Unterwürfigkeit — in dramatischer Hinsicht eine schwache Lösung,
aber eine Lösung, die der Auffassung des Verfassers entspricht, nach
der selbst die Dämonen in Gott ihren „souverain'* sehen (Jub. H,
p. 340 f.).
Schmähungen des Inferus' und die Bestrafung der Teufel fehlen
gänzlich! (S. Ev. Nie, Pars H, cap. VH und Motive 9—10.)
Durch die Worte Jesu an seine ,,cousins" Adam, Eve, Abraham,
David, Noel, S. Jehan schimmert auch wieder ein scholastischen Vor-
stellungen entspringendes Bild:
„Regardez sur quel parchemin
Vostre delivrance est escripte."
(Cy monstre Dieu ces plaies) (Jub. II, p. 341.)
Auch erinnern die Anspielungen an Sündenfall und Erlösung an
das Jongleurgedicht. —
Fortsetzung der originalen Methode des Dichters in den Huldigungen
und Lobpreisungen der Gerechten (Jub. H, p. 393 ff.). Im Ev. Nie.,
9^2 Walter Becker
Pars. II, cap. Vlll: Psalmen und Paraphrasen biblischer Texte; hier:
Danksagungen und Reflexionen in erhabener Sprache über den Kuhm
des „Eternel roy puissant et fin sanz commencement et sanz fin", über
menschliche Sünde und göttliche Gnade.
Vollendete Sorglosigkeit hinsichtlich dramatischer Wirkung offen-
bart sich noch einmal darin, dass des Aufbruchs aus der Hölle und
des Einzugs ins Paradies nur ganz kurz Erwähnung getan wird (Motive
14-15):
Dieu: „En gloire, en gloire, eu repos,
Vous metray cy "
Die Hymne „Gloria in excelsis" deutet den Gang zum Paradiese
an (Jub. II, p. 394 f.).
Eine Art Epilog schliesst die Szene. In massvoll ernstem, für
unseren Verfasser charakteristischem Ton schildert er die Ratlosigkeit
und Verzweiflung der Teufel (Jub. II, p. 345 f.).
Der Dichter ist ein Mann von starkem, sittlichem Empfinden. Sein
Gerechtigkeitsgefühl lässt ihn sogar von dem „droit infernal" sprechen,
das Christus verletzt.
„Die Hölle selbst hat ihre Rechte?"*) fragen wir erstaunt mit Faust.
Von der Moral zur Satire ist nur ein Schritt, und der Verfasser tut
ihn. Seine Angriffe, die im Munde eines Teufels um so beissender
klingen, richten sich gegen das Laster:
Belgibus: „Cez gloutoiis et cez orguilleixx,
Cez desperans, cez euvTeux
Qui remplis sont de convoitise,
Ceulx qui luxuie art et atise
Et cez faulx jures rechiniez,
Ne les avons nous mie gaigniez ?" (Jub. II, p. 337/8.)
gegen die allgemeine Verderbnis und Unaufrichtigkeit;
Belias: „Je voy le monde bestouruer
Ne plus ne sgay quel part tourner.
Au monde n'a que descevance,
Dieu va contre son ordenance. [!]
Son dit ne vault une escorce.
Verit6 est au siede mortel." (Jub. II, p. 346.)
„Passion de Semur."
Die Höllenfahrtsszene in der „Passion de Semur" (2. Tag. Vs. 8425
bis 8780) ist ein Übergangstyp, wie das ganze Mysterium'), das
1) Faust I, Studierzimmer. Bei Goethe hat „Rechte" allerdings den Sinn
von „Vorschriften, Bestimmungen".
2) Vgl. Roy a. a. 0. p. 73* ff.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfrauzösischen Literatur 943
uns zuerst Aulkläruiig über die so wenig- bekannte Zeit gegeben bat,
welcbe den grossen Mysterien des 15. und 16. Jabrb. vorangebt. Die
„Passion" ist vor Mitte des 15. Jabrbunderts verfasst (die einzige Hs. 1488
zu Semur geschrieben). — Wenn auch durch Roy*) noch starke Ab-
hängigkeit des ganzen Mysteriums von der „Passion de Sainte-Genevieve"
erwiesen ist (Verlauf der Handlung, gemeinsame Legenden, textliche
Uebereinstimmungen), so sind doch Behandlung und Auffassung des
Stoffes wesentlich anders.
Der Fortschritt tritt auch wieder im engen Rahmen der Höllen-
fahrtsszene deutlich zu Tage: das Bild ist erweitert, die dramatische
Handlung entwickelt, das Realistische betont und mit den „diableries"")
fängt das komische, groteske Element an, den ernsten Grundton der
Szene zu übertönen. Uebrigens ist ja schon das Ev. Nie, Pars H, mit
seinen Teufelszeneu ein idealer Boden, auf dem die Saat dann im Mittel-
alter aufgekeimt ist.
Ob die Einführung des komisch-grotesken Elementes in die Mysterien
einen Fortschritt bedeutet, wer möchte es entscheiden? Sicherlich hat
der Missbrauch des Komiseben und des Burlesken schliesslich dem
religiösen Drama mit den Todesstoss gegeben. Aber manche Keime sind
aus dieser Vermischung des Ernsten mit dem Scherzhaften, des Er-
habenen mit dem Grotesken für das spätere Lustspiel entsprossen (z. B.
Moliöre, Romantik).
Aus vier Quellen ist im wesentlichen die Höllenfahrtsszene in der
„Passion de Semur" geschöpft: aus dem Ev. Nie, der „Passion de
Sainte-Genevi6ve" (und vielleicht der,;Resurrectioü"), der Osterprozession
und dem Anteil der „diableries'". —
Wegen der toben gezeigten) oft wörtlichen Übereinstimmung der
beiden Quellen: Ev. Nie. und „Passion de Sainte Geuevieve^' ist es
unmöglich, sie scharf in der ,, Passion de Semur" zu trennen.
Vor allem im Anfang der Höllenfahrtsszene macht sich in der
Anordnung der Motive ein Einfluss der „Passion de Sainte-Genevieve"
bemerkbar. Unter unmittelbarer Anknüpfung an die GrabbUterszene
(wie in der „Passion de Sainte-Genevieve") beginnt die Szene auch (wie
die Vorlage) mit dem Rat der Teufel (Vs. 8425-505). In der Ein-
führung der Auferweckung Christi durch die Engel und in dem Auf-
treten des guten Schachers (Vs. 8506 — 83) weicht der Dichter allerdings
von seinem Vorbild ab, mit gutem Grunde; denn abgesehen von der
dramatischen Wirkung der Erscheinung der Engel in der Auferstehung,
bietet das Motiv eine geschickte Hinleituug zu der Hauptszene vor den
Höllentoren.
1) Roy a. a. 0. p. 87 ff.
2) „Diableries" sind im Mittelalter auch besondere Spiele, meist von 4 Teufeln ;
daher heute noch „faire le diable ä quatre".
944
Walter Becker
Das nun Folgende verrät wieder stark die Abhängigkeit von der
„Passion de Sainte-Genevieve", erhält aber durch einige Änderungen
bedeutend eindrucksvolleren Charakter. So ist jetzt der Dialog zwischen
Christus und den Teufeln (Vs. 8584— 612) von dramatischer Knappheit.
Die Handlung- wird nicht wie in der Vorlage durch Prophezeiungen
aufgehalten (mit Ausnahme der des David). Die Bestrafung „Morts"
einerseits (Vs. 8613—17) und die Fesselung Sathans andererseits (Vs.
8717 — 35) rahmen geschickt die Lobpreisungen Adams und der
„saints" ein. —
Textliche Übereinstimmungen zwischen den beiden Passionen lassen
sich schwer feststellen. Der Dichter der „Passion de Semur ' klammert
sich nicht an den ihm vorliegenden Ausdruck an. Trotzdem kann man
ihm (wenigstens mit einiger Wahrscheinlichkeit) nachweisen, wie er
kopiert:
„Passion de Sainte-Geneviöve.*'
Sathan :
„Or sommes nous trestuit en guerre.
Ceens nous convient enfermer,
Nos portes et nos huis fermer,
En nostre enfer appareillier,
Car Jhesu nous veult traveillier.
II le nous convient recevoir
Jhesu est hons qui a doubtee la mort."
(Jub. II, p. 290.)
ib.
David:
„Je le prophetizö jadis
Qu' il nous menoit en paradis."
(Jub. II, p. 293.)
,, Passion de S6mur."
Sathan:
„Jhesu y est quil nous fait guerre,
— — — — — — (Vs. 8429)
Car ce n'est ungs hons quil nous
doubte
Et mout grandement nous redoubte.
Et, tu, Enfer, saiches de voir
Qu' il le te covyent recepvoir,
Soies tout prest et t' appareille."
(Vs. 8483 ff.)
ib.
David :
„Avec ly nous en menera
En sa gloire de paradix
II fut prophetise jadix."
(Vs. 8605—7.)
Weniger beweisende Parallelen sind:
ib. ib., Vs. 8498/9.
Beelz. (zu Sathan):
„Que tu m' amenes . . . etc."
(Jub. II, p. 291.)
ib. ib., Vs. 8494/5.
Beelz. (zu Sathan):
„Et sces-tu . . . etc."
(Jub. II, p. 292.)
ib. ib., Vs. 8584/6.
Dieu : „Princes d' enfer . . . etc."
(Jub. II, p. 292.)
ib. ib., Vs. 8727/8.
Dieu (zu Sathan):
„Mais en enfer . . . etc."
(Jub. II, p. 295).
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur Ö45
ib. ib., Vs. 8738 ff.
Dieu (zu den Gerechten):
„Regardez tous . . . etc."
(Jub. II, p. 297.)
Bei den Dankesworten der Erlösten (Vs. 8624—91) iiiuss unser
Verfasser die entsprechende Stelle aus der „Resurrection de Sainte-
Genevieve" (Jub. II, p. 342—4) vor Augen gehabt haben. Der sich
ähnelnde Inhalt der Szenen, derselbe lyrisch-erhabene Charakter sprechen
für diese Annahme. Jeder Gerettete (in der „Resurrection": S. Jehan,
Adam, Eve, Nöel; in der „Passion de Semur": Adam, Anima Johannis
Batiste, A. Moisy, A. Yssaie, A. Danielis, A. Jeremie) trägt ungefähr
denselben Spruch vor, der vom Tod des „glorieux roi des cieux", von
seiner Höllenfahrt, von den früheren Qualen und jetzigen Glücks- und
Dankesgefühlen der Seelen handelt. In der „Passion de Semur" fügt
jede Anima hinzu:
„Moy qui suis l'ame de . . .",
primitive Art im dramatischen Spiel, sich dem Publikum vorzu-
stellen. —
Die direkte Benützung des Ev. Nie. durch den Verfasser der
„Passion de Semur'* stellt man am besten an dem Vorhandensein von
Motiven fest, die in der „Passion de Sainte-Genevieve" fehlen, also von
dort nicht übernommen sein können. Da ist zu nennen die Erzählung
Sathans inmitten seiner Helfershelfer, wie er Jesum mit „trois gros
cloux" hat kreuzigen lassen (Ev. Nie, Pars II, cap. IV^ und „Semur",
Vs. 8430 — 46); dann die Worte Davids: „C est le Dieu de puissant
victoire ..." („Semur'-, Vs. 8599—611), welche eine Paraphrase von
Ev. Nie, Pars H, cap. Vg sind; ferner die lateinischen Zitate Johannis:
„Agnus Dei etc." (Ev. Nie, Pars U, cap. II3 und „Semur'", Vs. 8635 ff.);
der Anruf Inferus' an Christum, den Überwinder, hier aber von Sathan
gesprochen (Ev. Nie, Pars II, cap. VI und „Semur", Vs. 8692—726); end-
lich Inferus' Schmähungen gegen Sathan (Ev. Nie, Pars II, cap. VII),
welche in der „Passion de Semur" aber erst nach dem Aufbruch
der Gerechten losbrechen (Vs. 8744—58). —
Das dritte bedeutungsvolle Element der Szene ist besonders für
die Inszenierung und die Gesänge von Wichtigkeit. Ich nehme in diesem
Falle schon die Inszenierung vorweg, da sich an ihr die dramatische
Fortentwicklung der Hölleufahrtsszene gut zeigen lässt. Der Ausgangs-
punkt der Darstellung ist Matth. 28, 2—3: „Und siehe, es geschah ein
grosses Erdbeben...". Die Bühnenanweisung lautet: „Tunc descendant
Angeli de paradiso et veniant ad monumentum, et dicat Michael ad monu-
mentum, genu flexo . . .'' (p. 169). — Michael weckt Christum auf und erinnert
ihn an sein Heilswerk. „Tunc exiat Anima Christi de quodam lacu id est
sepulcro'' (p. 169). Diese Szene ist hervorgegangen aus dem alteo
Romanische Forschungen XXXII. 6Q
946 Walter Becker
liturgischen Osterspiel. Engel, in weissen Gewändern, weckten Christum
auf, indem sie Antiphone^) sangen, wie: „Exsurge, quare obdormis,
domine?" — „Exsurge et ne repellas in finem'^ Der Herr erhob sich
und antwortete*): „Resurrexi postquara factus homo, tua jussa paterna
peregi" (Tutilo) oder „Ego dormivi et somnium cepi etc." ') —
Hierauf wird Christus mit den königlichen Abzeichen versehen und
gekrönt: „Tunc coronetur". In den deutschen Spielen wird er mit den
„vestibus triumphalibus" umgeben.
Es folgt die eingeschobene Schächerszene, welche auf Ev. Nie,
Pars H, lat. B, cap. VH, beruht.
Der Augenblick des Aufbruchs zur Hölle ist da: „Jhesus roy veult
faire guerre a l'ennemy'' (Vs. 8580), Jesus mit den Engeln zieht zur
Unterwelt, deren Höllenrachen ihm auf der rechten Seite der Bühne
entgegenstarrt: „Modo ferat [Cherubim] crucem ante Animam Christi,
et ante eam Michael, et Raphael Stent, unus ad dexteram, alter ad
sinistram cum torcis ardentibus, et cantant himnum: ,,Vexilla Regia
prodeunt" in eundo ad infernum". Also ein feierlicher Zug nach Art
der nächtlichen Osterprozessiou, nur dass hier im dramatischen Spiel
die Antiphone: „Vexilla regis . . ." statt des „Canticum triumphale''
gesungen wird. Auch die Szene vor den Höllentoren ist bezeichnend.
Dreimal wiederholt Christus seine Aufforderung in der „Passion de
Semur" (Vs. 8584 ff., 8595 ff., 8612), während die Teufel dreimal ant-
worten. Dreimal klopft auch der dranssen Einlass begehrende Bischof
bei der Prozession gegen die Kirchentür, und bei jedem Schlage ant-
wortet der innen stehende „Teufel". —
Die Altväter im Limbus stimmen Wechselgesänge au, die auch der
Liturgie entstammen. Adam fordert sie auf „grant hoire" zu singen.
, .Prima et secunda Anima, scilicet David et Ysaias dicat:
„Kirie leison".
Tercia, scilicet Moise, respondeat:
„Qui passurus advenisti*) propter uos,
Christe leison."
1) Fron in g a. a. 0. I, p. 35.
2) Wilmotte in „Bull. d. 1. Classe des Lettres de l'Ao. royale de Belg."
1901, p. 725.
3) Froning a. a. 0. p. 32.
4) Vgl. die liturgische Antiphone: „Advenisti, desiderabilis . . .", welche
so in die deutschen Mysterien aufgenommen ist, wie überhaupt unsere Szene
im deutschen Drama noch mehr den liturgischen Ursprung verrät als im fran-
zösischen; vgl. z. B. im „Alsfelder Passionsspiel" (Froning): „Tunc Salvator
cum angelis faeit processionem ad infernum cantando: Cum rex gloriae
etc. usque „Advenisti". — Deinde anime infernales cantant: Advenisti usqne
te nostra . . . etc."
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 947
Prima et secunda, et Moise iterum, dicat;
„Vita in ligno, moriteur Infernus,
Et Mors lugens spoliateur."
Johannes, Daniel, Jeremias :
„Kirie leison." (p. 171.)
Die Hölleutore geben Christo nach: „Modo cadant porte inferni. —
Mors, seilicet quartus Diabolus, cadat ad terrani; Dens ponat pedem
suum dextrum super Collum ejus, et dicat . . ." (p. 171). Diese An-
weisung entspricht dem Text B des Ev. Nie, Pars U, cap. VIII: ^pe-
demque suum sauctum ei posuit in gutture."
Nach der Befreiung der Altväter und Propheten behandelt die
nächste Bühnenanweisung den Zug aus der Hölle zum Paradiese: „Modo
eant in paradiso, hoc ordiue: primo Cherubin cum cruce, secundo
Anima Christi, Michael et Raphael, unus ad dexteram, alter ad sinistram,
cum cereis ardentibus, tertio Adam et. due Auime, prima Anima una
ad dexteram, altera ad sinistram ... Et sie asceudant in paradiso
terrestre, et Anima Christi sedeat in quadam cathedra, et alii sedeant
ad pedes ejus, exceptis Angelis qui stabunt hinc et inde" (p, 173).
Es folgen Lobgesang der Engel und Krönung der Gerechten im
irdischen Paradiese: „Et Michael Coronet alios de capellis roseis"
(p. 175). Noch ganz im Sinne des alten liturgischen Osterspiels ist
folgende Anweisung: „Michael vertat se ad populum et dicat: Chan-
tons, chantons, en melodie . . ." (p. 174). —
Christus kehrt zur Erde zurück, „son corps reprendre", tritt heim-
lich in sein Grab, und dann erst erfolgt die eigentliche Auferstehung.
Der Dichter der „Passion deSemur'^ schätzt Teufelsszenen und realisti-
sche Ausmalung des Schaurigen, und das Publikum des 15. Jahrhunderts
schätzt solche Zutaten nicht minder. — Das Höllenpersonal hat sich in
unserer Szene um einige Mitglieder vermehrt. Neben Sathan, Inferus.
Mors (wie im Ev. Nie.) treten auf: Baucibus, Desroy, Lucifert uud die
allegorische Gestalt Tempest mit ,.sei!t Chevaliers bien appris." Ihre
lächerlich-prahlerischen Reden vor der Ankunft Cbristi finden im Ev.
Nie, Pars II, cap. IV nur ein schwaches Vorbild (Vs 8447 81). Die
Einzelheiten entstammen der Phantasie des Dichters. Die Teufel
brennen vor Begierde, Christum zu martern. Jetzt ist es ihnen schon
eine Wonne, sich die grausamen Qualen aufzuzählen, die er erdulden
soll: Baucibus (zu Sathan):
„Sire, l'ame me soit rendue!
Sire, que j'en ay cy grant joye !
Je la tourneray en la roye,
Je la uiectray ou piiis d'enfert,
60*
948 Walter Becker
Je la vous lieray de fert,
En gresle, en froidure, en tempeste
Je ly feray trop male feste,
Je la tempteray fortement. ..." (Vs. 8447 flf.)
Dantescher Geist weht durch die Schilderung dieser und besonders
der folgenden Schreckensszenen:
Desroy (zu Sathan):
„Sire, baill6s la moy en mon demaine,
Je ly feray souffrir tel painne,
Tant de torment, tant de martire
Que langue ne le pourroit dire.
Je le pendray de cloux ardans,
Je ly aracheray les dans,
Je le vous randray conffondu,
Je le mectray en plonc fondu,
En pugnaissie et en ordure,
Je ly feray tant de laidure,
C'onques ame n'an souffrit tant." (Vs. 8458 ff.)
Das komische Element zeigt sich auch schon, wenn auch noch
schüchtern, in den Schmähungen gegen Sathan (Vers 8744-80; vgl.
Motiv 10),als Inferus zetert:
„Hee! Sathanas, tresvil, tresors,
Tu nous as bien le dos frotte.
Trestout chiö, plux vil que boe,
Tu nous as bien faict la baboe." (Vs. 8747 ff.)
„Passion" des Eustache Mercade d'Arras.
Die „Passion" des Eustache Mercade (f 1440) ist das erste fran-
zösische Mysterium grossen Stils. Das Riesenwerk von 25000 Versen,
welches alle späteren Mysterienverfasser für ihre Passionsdarstellungen
beeinflusst hat, erfordert nicht weniger als 112 Spieler für seine vier
Spieltage. Wie das Ganze, so ist auch die Episode der Höllenfahrt
Christi zu bis dahin unerhörten Dimensionen angewachsen. Sie um-
fasst die Verse 17557—729, 18059—231. 20300-21253. Also nicht
mehr eine in sich geschlossene Szene haben wir vor uns, sondern eine
Zerlegung in dramatische Episoden: die Höllenfahrt selbst wird durch
zwei Episoden in der Unterwelt vorbereitet.
In der ersten Szene (Vs. 17557 — 729) kommt Cerberus schnurstracks
von der Kreuzigung Christi. Sein Bericht ist geeignet, den Höllen-
beherrschern böse Ahnungen einzuflössen. Als er und Sathan die
Seele des frommen Schachers haben entführen wollen, hat es der
Engel Michael ihnen verwehrt mit den Worten, nicht nur diese Seele
werde gerettet, sondern die ganze Hölle werde durch einen Menschen
geleert werden. —
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 949
Der Sturm bricht in der nächsten Szene los (Vs. 18059—231.)
Unter fürchterlichem Wutgeheul bringt Sathan die Bestätigung des
nahenden Unheils von seiner Erdfahrt mit. Lucifer sucht ihn zu tadeln^
er habe die Seele des gefährlichen Gegners abfangen müssen:
„Tu as ouvr6 mauvaisement." (Vs. 18091.)
Und damit ist Mercade mitten in seinem Elemente, hat er doch
eine ausgesprochene Vorliebe für die „diableries", denen er 613 Verse
auf 1300 der ganzen Höllenfahrt einräumt. Listig versteht es Sathan,
sich noch einmal aus der Schlinge zu ziehen. An Ausreden fehlt es
ihm nicht. Er hat alles versucht, um den Tod Christi zu verhindern.
Er ist der Frau des „prevot"') erschienen (vgl. die Szene Vs. 14176ff.);
er hat Christum zu Herodes führen wollen, und endlich hat er Pilatus
selbst versucht („temptö"). —
Lucifer ist zufrieden gestellt und lässt die Hölle verbarrikadieren:
„Fnrnissiez tres bien no infer,
Fren)ez le a barrieres de fer
Et as chaines de fer ardans,
Aux portes soiez bien gaitans,
Qu'il n'y ait fenestre ou pertuis
Qui ne soit pourveus et furnis
De culuvres et de canons [!],
Et se de la pourre n'avons
Prendez sorcieres et sorciers . . ." (Vs. 18165ff.)
Wenn diese Verse nur eine — ausgeschmückte — Nachahmung
von Ev. Nie, Pars II, cap. V (vgl. Motiv 6) sind, so bringt die Folge
dagegen Neues. Mercade lässt der Satire die Zügel schiessen. Laster
und Lächerlichkeiten werden unbarmherzig vorgenommen. Ein gut
Stück Kulturbild — allerdings wenig erfreulicher Art — entrollt sich
vor unseren Augen:
Lucifer: „Prendez sorcieres et sorciers,
Faux convoiteux, faulx usuriers,
Larrons, murdreux, faulx advocas
Qui contre droit et par nefas
Ont acquis ceans l'heritaige,
Prendez, mettez les au potage,
Car de telz gens est bien raison
Qu'on face pourre de canon,
Prendez l'avoir de convoiteux
Car oncques ne voulrent donner
Une aulmosne as povres gens,
Tant fussent nuds et indigens,
Prendez cros, kennes, tatiffös
1) D. h. des Pilatus. Vgl. hierzu die Sage der Procula in der Passion
der Jongleurs, welche Meradö und Greban verwerten.
950 Walter Becker
Et plusieurs aultres affiques,
DoDt les femmes se vont parant.
Faictes ent feu der et ardant . ,
Prenclez les grans estas aussi,
Chapperons, cottes a ces bours,
Prendez yvrognes et gloutons,
Riiez les ans, nous le voulons,
Mettez avec eulx les brouvetz
Qu'ilz ont mengiez aux cabaretz" etc. (Vs. 18173flf.)
Die eigentliche Höllenfahrtsszene vereinigt viele Züge, welche ihr
die Tradition des Ev- Nie. und die früheren Passionen liefern, wenn-
gleich durch Anhäufung der „Teufeleien" und Umstellung und Ände-
rung von Motiven das Bild geändert ist (Vs. 20300—21253).
Gabriel verkündet dem „humain lignage" die nahe Erlösung. Diese
Ankündigung vertritt den himmlischen Lichtstrahl des Ev. Nie. (s. o.
p. 39 f.). Die Einführung der Engelstimme „empres les portes d'infer"
hat eine weitere Änderung zur Folge: nämlich die inhaltliche Umwand-
lung der Reden der Propheten und Patriarchen. Die Klagen und Bitten
der „Resurrection de 8aiute-Genevieve" (die häufig Mercades Vorbild
gewesen ist) weichen hier zuversichtlicher und siegesfroher Überzeugung
nahenden Heils:
Adam: „Resjöissons-nous, mes amis,
NöuB serons temprement remis
Oll lieii de paradis terrestre." (Vs. 20338—40.)
Abhängigkeit von der „Resurrection de Sainte-Genevieve^' zeigt
sich auch in den Beratschlagungen der Teufel (Mercade, Vs. 20529— 46
und „R6s", Jub. II, p. 334) und in den Worten Sathans über die ge-
fallenen Engel (Mercade, Vs. 20633-56 und „Res", Jub. H, p. 334— 6),
mit der Einschränkung, dass Mercades Darstellung bedeutend realisti-
scher ist. So höhnt z. B. Sathan über die frohlockenden Propheten:
„Que voiis fault-il, gent maleuree?
Avez V0U8 la feve trouvee
Que vous menez teile ruychon?" (Vs, 20540—2.)
Direkte Beziehungen zwischen Mercade einerseits und der „Passion
de Sainte-Genevifeve" oder „Semur" andererseits kann ich für die Höllen-
fahrtsszene nicht nachweisen. Allenfalls klingt Adams Aufforderung,
sich über das kommende Heil zu freuen (Mercade, Vs. 20934/5) an die
Verse 8588/9 der „Passion de Semur" an.
Alle anderen Anklänge sind wahrscheinlich wieder dem Umstände
zuzuschreiben, dass für alle Passionen die gemeinsame Grundlage das
Ev. Nie. ist. Eine kurze Aufzählung der durch Mercade dem Ev. Nie.
entlehnten Motive mag genügen:
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 951
Die PropliezeiiiDgen ') Jesaias', Simeons, Johannes' des Täufers,
Vs. 20363—451 (Ev. Nie, Pars ü, cap. II; s. Motiv 2);
die Legende vom ,,Ö1 der Barmherzigkeit'', Vs. 20452—522 (Ev.
Nie, Pars II, cap. III; s. Motiv 3);
die Anschauung, dass Sathan den Heiland hat kreuzig;en lassen,
Vs. 20771 ff. (Ev. Nie, Pars H, cap. IV);
der Dialog zwischen Christo und den Teufeln, Vs. 20899 ff. (Ev.
Nie., Pars II, cap. V, s. Motiv 6);
Apostrophe Lucifers an Jesus, Vs. 20956—93 (Ev. Nie, Pars 11,
cap. VI, s. Motiv 8; die Verse 20986— 93 sind Ev. Nie, Pars II, cap. IV
entlehnt);
die Bestrafung Sathans und Lucifers, Vs. 21 007 ff. (Ev, Nie, Pars II,
cap. VI; s. Motiv 9);
der freundliche Empfang der Gerechten durch Christus; Dank-
sagungen; Vs. 21030 21115 (Ev. Nie, Pars U, cap. VII- VIII; s.
Motive 11—13);
die Einführung;*) ins Paradies, Vs. 21116— 253 (Ev. Nie, Pars U,
cap. IX und X; s. Motive 14—16).
Die Worte Christi an die Erlösten im Paradiese (Vs. 21213-50)
sind dem Ev. Nie fremd, haben aber in den früheren Passionen ihre
ersten Ansätze. Lyrischer Schwung zeichnet sie aus. Schon das
Versmass, Achtsilbler mit Viersilblern vermischt, weist auf beabsichtigten
Effekt hin:
„Ca Heu est nommö paradis
Dont vous fustes privez jadis,
C'est le fleur de toute leesse
Qu vous n'avrez jamais tristesse
Ne desplaisir" etc. (Vs. 21216—20.)
Liturgischen Charakter weist die Szene noch in den gemeinschaftlichen
Hymnen (p. 242—3) auf, welche teils dem Ev.Nie (cap. VIII: Exaltabo
te Domine" . , ., „Advenisti redemptor noster", „Cantate Domino canti-
cum novum") entnommen sind, teils wohl — in ihrem Charakter als
Chorgesäuge — Reminiszenzen an die Osterprozession darstellen.
Die Teufelsszenen, eines der wesentlichen Elemente bei Mercade,
wie schon oben hervorgehoben ist, verdienen auf ihren Inhalt und Geist
hin betrachtet zu werden.
Die eigentliche Höllenfahrtsszene beginnt mit der „revue des
diables", einem sehr beliebten Spiel der mittelalterlichen Bühne. Häss-
1) In ihnen sind auch noch Reminiszenzen des alten Prophetenspiels zu
sehen (s. o., p. 36).
2) Samt der Episode des Dismas (des guten Schachers), des Henoch und
Elias.
952 Walter Becker
liehe Ungeheuer tummeln sich in und ausser der Hölle. Auf Lucifers
Geheiss strömen sie alle herbei:
„Diables, diables diables raaudis,
Diables dampnös, diables noircis." (Vs. 20529—30.)
Ein anderesraal befiehlt er Sathan, „la grant assemblee des diables
a une hüee" zu machen (Vs. 20801/2). Brüllend ertönt Sathans
Kommando :
„Haha! haha! haha! haha!
Hors ca, de par le diable, ga!
Cerbere, Astaroth, Bnrgibus
Diables cou^s, diables cornus,
Venez ga tous, diables d'infer." (Vs. 20810 flf.)
Ein drittes Mal fragt Lucifer nach dem Rest seiner Mannschaft,
nach „Urbant, Tantalus, Bufar, Nazar et Fernagus, Erroiiillart, Kifflart
et Dentart, Fouant, Zaroes et Frougnart, Gombaut le maistre des
diablesses" (Vs. 20882 ff.).
Ein buntes Gewimmel von Namen, teils der klassischen Mythologie,
teils der Bibel entlehnt oder auch — mit sinnvoller oder sinnloser
Bedeutung — selbst gebildet. Grobe Beleidigungen, fürchterliche
Drohungen, das ist der Verkehrston untereinander; Lucifer:
„Venez avant, faulse merdaille" (Vs. 20531 flf.).
Die Teufel antworten ihrem Obersten ganz in derselben Weise.
Die Einfachheit der alten religiösen Spiele und frühen Mysterien
liegt weit hinter uns. Das Volk will sich amüsieren. Mit Gefühlen,
aus Freude und Schrecken gemischt, folgt es dem grotesken Spiel der
Teufel, das in Wut und Streit (vgl. Grebau, Vs. 20591 tf.), oft auch
in einer wüsten Schlägerei auf der Bühne, erst die allseitig befriedigende
Lösung findet. Wie schon betont, bietet das Ev. Nie. bereits Keime zu
solchen Szenen; dort rühmt sich Sathan seiner Heldentat, der Kreuzigung
Christi, und zieht sich die bittersten Vorwürfe Inferus' zu. Bei Mercade
sind die Gegensätze realistisch verschärft. Sathans Prahlereien ver-
wandeln sich in ebenso viele drohende Anklagen seiner Genossen (s.
schon die Szene Vs. 18059 ff.). Eine gründliche Tracht Prügel ist die
Folge; vgl. Cerberes Worte an Sathan:
„Tu seras plus battu que plastre
Sur teste, sur dos et sur bras . . ." (Vs. 20681 flf.)
und Sathans Schmerzensrufe post eventum:
„Ahors! j'ay la teste espautree!
Larrons, murdreux, tenez vos quoys". (Vs. 20785/6.)
Sathan selbst nimmt ein böses Ende. Christus stürzt ihn in das
„parfont d'infer". Der arme Teufel! Fast könnte man Mitleid mit
dem betrogenen Betrüger haben. Doch das mittelalterliche Publikum
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 953
empfindet Schadenfreude und wohltuende Befreiung von innerer Spannung
und Angst bei diesem Anblick. In allen möglichen Variationen kehrt
das Thema vom „betrogenen Teufel'' in den mittelalterlichen Literaturen
wieder.
Eine Nebenfigur hat Sathan in dem prahlerischen Flachault, der
in bramarbasierendem Tone schreit:
„Tons 11 diables se puissent pendre
Tout au plus haut gibet d'infer,
S'il vient, se d'un gravet de fer
Je ne lui eft'oudre la pance". (Vs. 20851 — 54).
Doch sein Mut und sein Eisenhaken helfen ihm nichts: Christus
schlägt die Hölleutore nieder und sperrt das ganze Gezücht auf ewig
in seine eigene Hölle ein.
„Passion" des Arnoul Greban.
Wenn der gelehrte Dichter Arnoul Greban sich rühmt, kein ;,apo-
cryphe'^ in sein „Mystere de la Passion", das Meisterwerk aller Passionen
(verfasst 1452), aufgenommen zu haben, so dürfen wir ihn nicht beim
Worte nehmen. Wir wissen und Greban wusste es nicht minder, dass
die ganze Höllenfahrtsszene apokryphen i) Ursprungs ist.
Greban geht häufig auf die ursprüngliche Quelle, das Ev. Nie, zu-
rück, wie z. B. das lateinische Zitat in der Rede S. Jehan Baptistes
zeigt: „Agnus Dei ... tu tollis peccata mundi", Vs. 26306/8 (vgl. Ev.
Nie, Pars H, cap. Hg), wie auch die Szene „Attolite portas . . ." zeigt.
In diesem, auf seine einfachste, lateinische Form reduzierten Wechsel-
gespräch zwischen Christo und den Seelen des Limbus macht sich auch
wohl noch Einfluss der Osterprozession geltend. Auch die Bühnenan-
weisung „Tcy doivent cheoir les portes quand Jhesus frappera sa
croix encontre" (Greban, p. 342) erinnert an das Klopfen des Bischofs
gegen die Kirchentür.
Das Hauptcharakteristikum für Grebans Quellen ist seine Abhängigkeit
von Mercade. Das Verhältnis zu dessen „Passion" im ganzen ist von
Roy ^) und Richard*) kurz behandelt worden. Eine Bemerkung Richards
allgemeiner Art hebt zutreffend die Schwierigkeiten solcher Abhängig-
keitsuntersuchungen hervor, auf die wir auch schon gestossen sind:
„L'identite des sitiiations et des sentiments resultant de dounees fournies
par les memes sources, devait amener eutre ces drames des approche-
ments forces, des concordances de pensöes, peut-etre d'expression".
1) Die Verwendung anderer apokrypher Legenden weist Roy a. a. 0.
p. 276 nach,
2) Roy a. a. 0. p. 276.
3) Richard a. a. 0. p. XII/XIII.
954 Walter Becker
Ausser den drei anDähernden, textlichen Übereinstimmungen, welche
Richard für andere Szenen aufführt, möchte ich für die Höllenfahrts-
szene zwei Parallelen erwähnen, die allerdings auch nicht ganz über-
zeugend sind:
Mercadö: Greban:
Jhesns zu den diables: L'Esperit Jhesus zu Sathan;
„ . . . et si en menray „longtemps as icy detenue
Malgre vous tout rbumain lignage humaine lignee enfermee,
Que vous tenez en vo servage . . ." qui par moy sera deffermee
(Vs, 20915 — 17.) maugre toy sans riens empescher".
(Vs. 26262—65.)
ib. ib.
Jhesus: L'Esperit Jhesus:
„Adam ma paix soit en tous temps „Adam, amis, paix aoit o toy
Sur toy et sur tous tes enfans." et tous tes filz justes et bons".
(Vs. 21038/9.) (Vs. 26283/4.)
doch vgl. auch Ev. Nie, Pars II, cap. VIII.
Wenn Greban auch in der Hüllenfahrtsszene auf Mercade fusst, so
wird der Mangel an Originalität durch sein reiches dramatisches Talent
in der Behandlung des Stoffes wieder wett gemacht. Was epischen
Charakter bei seinem Vorgänger hat, wird bei Greban dramatische
Episode, z B. Sathans Lauern am Kreuze Christi (Vs. 25026— 65); sein
Versuch, Christi Seele zu fangen (Vs. 26006—19). —
Die Höllenfahrtsszene selbst zeigt straffe und wohldurchdachte
Komposition und vermeidet die ermüdenden Längen Mercadös. Un-
wesentliches ist ausgelassen, z. B. die Sage vom „Ol der Barmherzig-
keit" (lang und breit behandelt bei Mercade, Vs. 20452—522).
Folgende Motive verwendet Greban für die engere Höllenfahrts-
szene, die nur aus 202 Versen besteht: Verteidigungsmassregeln der
Teufel; Christus vor den Toren und Dialog'): „Altolite portas . . ."•
— Einzug in die Hölle und Bestrafung der Teufel. — Lobgesänge
der Befreiten") — Verzweiflung der Dämonen (vgl. die Motive 5—7,
9-15).
1) Eine unlogische Änderung lässt Greban dadurch eintreten, dass er die
aus dem Ev. Nie. und allen französischen Passionen bekannte Frage der Teufel:
„Quis est iste rex gloriae '?" den „Arnes du Limbe" in den Mund legt. Diese
aus fingierter Unwissenheit gestellte Frage darf nur von dem Teufel ausgesprochen
werden. —
2) Es sind: Adam, Eve, S. Jehan Baptiste, David, Ysaie, Ezechiel, Jhe-
remie.
Bei Mercade: Adam, Eve, S. Jehau Baptiste, Ysaye, Jheremie, David und
Symeon, Seth. —
Einige Personen kehren in den französischen Passionen immer wieder:
Adam, Eva, Johannes d. T., David, Jesaias. Im übrigen lässt die Bezeichnung
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösiscben Literatur 955
Den endgültigen Abschlnss hat die Höllenfahrt Christi bei Greban
in der Himmelfahrt, an welcher auch die Patriarchen^) teilnehmen
(Vs. 32785—947, Bühnenanweisung p. 433, Vs. 33252—88). Nach den
früher dem Bonaventura zugeschriebenen ,.Meditationes"'^) (ca]). 97) fährt
Christus mit den Patriarchen gen Himmel, öffnet das Tor des Paradieses,
kniet vor Gott nieder und übergibt ihm die Patriarchen, seine Freunde.
In dieser Form ist die Szene in die Mysterien eingedrungen, und vom
Mysterium hat das Motiv in etwas veränderter Gestalt seinen Weg in
die bildende Kunst gefunden (s. u. p. 71 A. 1 u. 4).
Die eigentliche Überlegenheit Grebans seinen sämtlichen Vorgängern
gegenüber ist innerlicher Art: die Überzeugung einer in ihrer Art
grossartigen Weltanschauung, die auch im Rahmen unserer Höllenfahrts-
szene zum Ausdruck kommt. Der Philosoph der „Resurrection de
Sainte-Genevieve" kommt ihm darin am nächsten. In den Klagen
Adams und Evas hat sich Greban auch inhaltlich an diesen (Jub. II,
p. 332) angeschlossen. Gott- Vater selbst sieht vom Thron des himm-
lischen Paradieses herab die Leiden des „gendre humain ou limbe
forclos et latent" und sendet seinen Engel Michael als Verkünder des
nahenden Heils hinab (Vs. 23204—41). Vom Himmel zur Hölle geht
die Handlung. Die Gefangenen') vernehmen hier die tröstende Stimme,
ohne dass die Zuschauer den Engel sehen und hören. Aus der Hölle
wird der Zuschauer zur Erde geführt, wo Sathan, der Höllenbote, schon
bei dem Gedanken frohlockt, das seinen Ränken Christus bald zum
Opfer fällt:
„J'ay tout gaignö, j'ay tont gaigne". (Vs. 23342—59.)
Von dort kehrt er zur Hölle zurück, um unmittelbar darauf auf
der Erde in Proculas Schlafzimmer zu erscheinen, auf Lucifers Geheiss.
So spinnen sich unaufhörlich die Fäden durch die drei Reiche mittel-
alterlicher Weltanschauung: durch Himmel, Hölle und Erde.
Niemand hatte vor Greban die dramatische Kunst in solchem Masse
beherrscht, niemand hatte seinem Werke solche Tiefe gegeben. Eine
beabsichtigte Wirkung ist auch in der unmittelbaren Anreihung der
Höllenfahrt Christi an die schmerzensreiche Kreuziguugsszene zu sehen.
Eben noch schwerstes Leiden, jetzt höchster Triumph. Damit nimmt
des Ev. Nie, Pars II, cap. III und passim: „patriarchae omiies et prophetae"
und ,,omne8 sancti" der Phantasie grossen Spielraum. Mit Namen erwähnt das
Ev. Nie: Adam, Seth, Simeon, Leucius und Karinus, Jesaias, David, Michaeas,
Habacuc.
1) S. a. im Anhang die Inszenierung der dem Jean Michel zugeschriebenen
„Resurrection".
2) S. Male a. a. 0. p. 104.
3) Greban liebt lyrische Einlagen, s. z. B. den Lobgesang der Seelen:
„Menons feste . . ." (Vs. 23254 flf.)
956 Walter Becker
unsere Szene eine aussergewöhnliche Stellung ein, nämlich noch vor
der GrabhUter- und Longinusszene^). Von neuem ziehen wir mit Christo
zur Hölle, wo unser kleines Drama mit der Befreiung der Gerechten
und Knechtung der Teufel sein Ende erreicht. Ewige Gerechtigkeit
und Gnade triumphieren. — Trotz ihrer Erhabenheit kann man Grebans
Weltanschauung doch nicht im wahrsten Sinne sittlich nennen.
Fatalistische Gewalten spielen eine zu grosse Rolle, die Selbstbestim-
mung des Menschen leidet darunter. — Doch was Innigkeit der Emp-
findung augeht, so weht schon eine Vorahnung Dürerschen Geistes
durch Grebans Szene. Wahre Tiefe und reine Menschlichkeit hat Dürer
selbst erst (in seineu beiden Holzschnittpassionen und in der Kupfer-
stichpassiou) hineingetragen. Trotz der göttlichen Glorie spricht aus
Haltung und Miene des sich niederbeugenden Erlösers ein so tief
empfundenes, menschliches Erbarmen, wie es nur ein Künstler wie
Dürer ausdrücken kann. Auch bilden hinter Christo Adam und Eva,
aneinandergeschmiegt, Blick in Blick versenkt, eine wohltuende Gruppe
des Friedens; für Beschuldigungsszenen, wie sie der „Fanuel" bietet
(s. 0. p. 24), hat das menschliche Empfinden Dürers keinen Platz.
Beziehungen zwischen den Teufelsszeuen der einzelnen Dichter
suchen zu wollen, wäre fruchtlose Arbeit. Die ernsten Motive, welche
das Ev. Nie. liefert, lassen sich natürlich immer feststellen. So ent-
spricht die Szene zwischen Lucifer und seinen Untertanen (Vs. 23270
bis 334) dem alten Dialog zwischen Satan und Inferus; aber ein
anderer Ton spricht jetzt aus den Reden, so wenn Fergalus prahlerisch
schreit:
„Je ne le crains pas deux deniers". (Vs. 23324.)
Die anderen Teufelsszenen sind durch Tradition, persönlichen und
Zeitgeschmack bestimmt. Groteske und realistische Züge nehmen mehr
und mehr zu.
Ein wunderbarer Realismus spricht aus der Szene, wie Sathan um
Christi Kreuz schleicht, um die Seele zu fangen. Sieht mau ihn nicht
gierig lauern, als er seinen Plan entwickelt:
„ . . . me tendray icy reppost
autour de ceste croix maudite
pour veoir la fin et la conduite
que ce Jhesus cy sortira-,
et quand son ame partira,
se je puis asseoir aus ma pate,
eile s'en vendra lasse et matte
avec moy au puis tenebreux". (Vs. 25058—65.)
1) Longinus wird durch das aus Christi Seitenwunde tropfende Blut wieder
sehend.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 957
Nach dem Abzug der befreiten Patriarchen und Propheten gibt
Greban eine Szene voll massloser, teuflischer Wut (nach dem bedeutend
gemässigteren Vorbild des Ev. Nie, Pars II, cap. VII). Aber — höchst
bezeichnend — es schleicht sich in diese Szene der höchsten, ent-
fesselten Leidenschaft die reinste Possenreisserei, wenn Lucifer sich an
Sathan verendet:
„Passe 9a, Sathan.
Sathan:
Je ne puis:
le haiilt braire ne vous y vault:
Je suis tii6 ou peu s'en fault;
plus ne remue pie ne teste.
Lucifer:
Dragon') pourry, puante beste,
serpent hideux, vieulx cocodrille,
ta sobstance puant et ville
ne mourra pas si doulcement:
vien tost.
Sathan:
Je ne puis aultrement,
encore vois je trop en haste.
Lucifer :
Pourquoy ?
Sathan:
Je cloche d'une pate:
a peu me puis je remouvoir.
Helas!
Lucifer:
Fergalus, dit il voir?
cloche il si fort qu'il va haant?
Fergnlas :
Nennin, nies il fait le trnant,
si tres bien que c'est grand piti6." (Vs. 26 379—94.)
Am Ende der Höllenfahrtsszene fügt Greban ein den früheren Pas-
sionen^) fremdes Motiv hinzu. Um der entvölkerten Hölle wieder neue
Bewohner zuzuführen, wird Sathan entsandt, die Seelen der beiden
Schacher zu holen. Dieses Herbeischleppen*) einzelner „armer Seelen''
ist ein beliebtes Spiel der mittelalterlicher Bühne.
1) Vgl. die bei Mercade (s. 0. p. 56) gegebene Bemerkung über die Unter-
haltungsart der Teufel.
2) Mit Ausnahme der „Passion de S6mur'', in der das Motiv durch die
Worte des „Tempest" angedeutet ist. (Vs. 8760 if.)
3) Bekannt sind die Szenen auf der mittelalterlichen Bühne, in denen die
Satire trimphiert. Wohlbekannte Typen der Stadt, der Wucherer, der Geizige,
der Heuchler u. s. w. werden von den Teufeln in die Hölle gezerrt.
958 Walter Becker
Passion^ des Jean Michel.
Da mir der ganze Text der HöUenfahrtsszene iu der Jean Michel-
schen „Passion" nicht vorliegt, muss ich mich auf einige kurze Be-
merkungen beschränken; und kann es auch, da die ganze „Passion"
(und mit ihr unsere Szene) durchaus nichts Neues bietet, sondern nur
eine, wenn auch ausserordentlich belieble Umarbeitung des Greban-
schen Werkes ist. Die Szene ^j vor den Höllentoren entspricht fast
wörtlich der bei Greban. Doch hat Jean Michel nicht die Inkonsequenz
Grebans, vielmehr lässt er im Anschluss an die alte Tradition die
Frage: „Qui est ce roy dont uous exortes?" durch die Teufel und nicht
durch die „Arnes du Limbe" stellen. Burlesk-komische Züge^j sind
bei ihm auch oft zur Hauptsache geworden.
Die dem Jean Michel irrtümlich zugeschriebene „Resurrection".
Die Linibusszene in der dem Jean MicheP) fälschlich zuge-
schriebenen „Kesurrection" weicht nach den mir zugänglichen Aus-
zügen*) etwas von der bekannten Gestaltung ab. Die Verwendung ein-
zelner Motive aus dem sonst weniger benutzten Text B des Ev. Nie.,
Pars U ist für uns von Interesse: der Hinabstieg des guten Schachers
mit Christo zur Hölle (vgl. Text B, cap. YH) und die Fesselung und
der Sturz Sathans in den „puits denfer" (vgl. Text B, cap. VIH: „eum
elisit in tartarum").
Die Einzelheiten der Inszenierung sind im Anhang behandelt.
Eine im Grunde unwesentliche Änderung hat ihren Anlass in In-
szenierungsrücksichten. Christus verharrt im Limbus „tant que ceux
qui s'ensuivent (Cayphas und les Juifs) aient parle."
Die Höllenfahrt Christi im Mysterium des 16. Jahrhunderts.
Das Schicksal unserer Legende im 16. Jahrhundert ist für die
vorliegende Studie nicht von grossem Interesse, ganz abgesehen davon,
dass mir die betreffenden Texte nicht vorliegen.
Die innere Entwicklung der Höllenfahrtsszene ist abgeschlossen,
wie die der ganzen Passion. Sind doch die Passionen des 16. Jahr-
hunderts nur Verschmelzungen und Umarbeitungen der Werke Mercades,
Grebans und Jean Michels. Grosses Kompilationstalent, Mangel an
Originalität; Entartung im Stoff geben dem sterbenden religiösen Drama
das Gepräge. Man glaubt, einen nie erreichten Höhepunkt erklommen
1) S. die Auszüge bei Wülker a. a. 0. p. 93/4.
2) S. Roinania XXXV, p. 374 und Roy a. a. 0. p. 295 flf.
3) S. darüber Roj^ a. a. 0. p. 271 imdMaccon (in Bull, du Biblioph. 1898,
p. 329 ff.), dazu Romania XXVII, p. 623.
4) Parfait a. a. 0. vol. II undP.Paris (in Ac. d. J. etB.L. V, p. 103flF.).
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 959
ZU haben — und lebt von der Grösse vergangener Zeiten. Äusserer
Glanz, innerer Verfall ; auch hier ist die Kunst ein Spiegel des Lebens.
Der Parlamentsbeschluss von 1548 verbietet endlich die Aufführung
der Mysterien, weil sie das Geheiligte profanieren. Schon lange haben
sie — und das Beispiel der Hölieufahrtsszene hat es gelehrt — ihren
ernsten und würdevollen Charakter verloren.
In folgendem gebe ich eine kurze Übersicht der Mysterien; in
welche die Höllenfahrtsszene eingeflochten gewesen ist:
1. ms. de Troyes 2282, das einen grossen biblischen Zyklus ent-
hält, ausserdem das Werk Grebans (Petit de JuUeville „Les Mystferes"
n, p. 411 ff.).
2. ms. B. N. 904, enthält Creatlon, Passion, Resurrection; fol. 213/4:
Limbus (Petit de JuUeville II, p. 418 ff.).
3. Die zwei verschiedenen Passionen von Valenciennes:
a) ms. 421. Bibl. Valenc; Passion in 20 Tagen, am 15. Tage die
Höllenfahrt Christ (Petit de JuUeville II, p. 428 ff.).
b) ms. B. N.; 25 Tage (Petit de JuUeville U, 422 ff.).
4. Eine grosse Passion von 1507, in Paris aufgeführt. Sie ist
eine Verschmelzung der Texte Grebans und Jean Michels.
5. Nicht als dramatische Szene, sondern als epischen Nachklang
verwertet der Verfasser des „Mystere des Actes des Apotres"*) die
Höllenfahrt Christi. Am ersten Spieltage sind alle Teufel zum Hat
vereinigt. Lucifer erinnert sie an den Triumphzug Christi in die Hölle:
,,De nos infers vint les portes briser
Et tellenaent par force debriser
Qne maulgrö vous il en mena les peres
Ja de long temps euclos eu noz repaires
Et enfermez aux manoirs infernaulx
Des deux larrons . . .
L'ung nous osta . . .'* (fol. IV.)
8chlu88.
Vom reinen Symbolismus der gnostischen Lehre ist die Höllenfahrt
Christi ausgegangen. Die Auffassung^) von ihr hat im Lauf der Jahrhunderte
eine völlige, innere Umwandlung erfahren. Schon die Kirchenväter
geben der gnostischen Erzählung vielfach eine wörtliche Deutung. Die
1) „Mystere des Actes des Apötres", Paris 1537.
2) Einen analogen Verlauf nimmt die Darstellung der Höllenfahrt Christi
in der bildenden Kunst; ich kann nur kurz darauf eingehen. In den frühesten
Darstellungen sehwebt Christus in der Mandorla, mit dem Kreuzbanner be-
960 Walter Becker
■»•
Dichter des Mittelalters schreiten auf dieser Bahn fort und schmücken
die Sage mit allem^ der mittelalterlichen Phantasie zu Gebote stehen-
dem Realismus aus. Symbolischen Charakter trägt aber noch die nächt-
liche Osterprozession der Kirche. Im Mysterium dagegen verschwindet')
alles Symbolische. Die Bühnendarstellung richtet sich an Auge und
Ohr der Zuschauer. Am besten tritt der Realismus in der Inszenierung
zutage. Hier hat er seinen Höhepunkt erreicht (s. Anhang!).
Wenn Sainte-Beuve *) dem alten französischen Theater vorwirft, es
biete keine dramatische Schönheit irgend welcher Art, so genügt allein
die Höllenfahrt, um seine Behauptung zu entkräftigen. Im Gegenteil,
die dramatische Kunst steht auf einer verhältnismässig hohen Stufe,
wenn auch der naive Realismus oft unserm modernen Empfinden nicht
mehr entspricht.
Der wirkliche — innere — Fehler des mittelalterlichen Theaters
liegt anderswo : es ist der Mangel an Idealismus, Welch elendes Ge-
schöpf ist der Mensch! Ränke der Teufel, göttliche Gnade, das sind
die Pole, zwischen denen sein Leben haltlos hin- und herschwankt.
waffnet, zu den seiner harrenden Gerechten hinab. Diese transzendentale
Auffassung weicht bald einer mehr realistischen: Christus beugt sich zu Adam,
dem Anführer der Patriarchen, hernieder und fasst seine Hand. Er tritt die
Tore der Hölle — und oft auch den Teufel — mit Füssen. Beispiele sind
zahlreich. —
Ein neuer Typ ist der Höllenrachen der französisch-englischen Miniaturen
des 12, und 13. Jahrhunderts. Um dieselbe Zeit auch wird die Hölle als Burg
oder Felsenhöhle dargestellt.
Auch scholastisch-mystische Züge mischeu sich ein : Der untere Arm des
„lebenden Kreuzes" hämmert auf die Hölle los (s, P, Weber. ,, Geistliches Schau-
spiel und kirchliche Kunst", Stuttgart 1894, p, 116tf.),
Realistische Details mehren sich von nun an: spukhafte Teufelsgestalten,
Öfen, in denen Seelen schmoren u. s. w. Komische Züge treten hinzu: der Teufel
liegt jämmerlich gequetscht unter dem Tore, oder er sucht einen der Gerechten
festzuhalten; des Teufels Grossmutter, ein scheussliches Ungeheuer mit Hänge-
brüsten, erscheint. —
An der Hand der Höllenfahrt Christi Hessen sich interessante Schlag-
lichter auf das schwierige Problem der Beeinflussung der darstellenden Künste
durch die Mysterien werfen (vgl. die Abhandlungen von Meyer und Male), doch
muss eine solche Untersuchung einem Kunsthistoriker überlassen werden.
1) Die Kreuzigung und Auferstehung müssen eine ähnliche Umwandlung
erleiden (s. Cohen a. a. 0. p. 272).
2) Sainte-Beuve, „Tableau de la poösie frgse, au XVI« siöcle", p. 182.
II
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 961
Anhang.
Die Inszenierung der Höllenfahrt Christi.
Wie die Inszenieruug die causa movens des mittelalterlichen
Mysterientbeaters ist, wie ihr der materialistische Sinn des Mittelalters
zu erstaunlicher Höhe verhilft — auf Kosten des Reichtums an innerer
Handlung und psychologischer Motivierung — das hat Cohen glänzend
dargetan.
Geheimnisse, Rätsel gibt es für die mittelalterliche Bühne nicht
mehr. Die Greuel der Hölle, die Wonnen des Paradieses, das wechsel-
volle irdische Leben inmitten, alles zeigt sie dem Zuschauer wie in
einem grossen Gemälde^). Die Räumlichkeiten der Bühne, die „man
sions" oder „estages"*), sind alle nebeneinander sichtbar, nach vorne
geöffnet; oft laufen sogar zwei Handlungen gleichzeitig parallel neben-
einander her. Auf dem „champ", dem grossen Bühnenraum vor den
„mausions", ziehen die Darsteller von eiuer Ortlichkeit zur anderen.
Tritt ein Schauspieler für eine Zeit ausser Tätigkeit, so begibt er sich
in seine „mansion" und zieht den Vorhang vor.
Die Hölle') befindet sich auf der vorderen Bühne*), dem „champ",
1) Die Bretter bedeuten für ihn im wahrsten Sinne des Wortes die Welt.
2) „Tout cest estage" (= Hölle) in Passion de Sainte-Gen. Jub. II, p. 290.
3) Im Vergleich zu der „Resurrection" bieten die anderen Mysterien nicht
viele Anhaltspunkte für unseren Zweck : hier und da einige Bühnenanweisungen;
das andere muss man aus dem Texte schliessen. Und da ist natürlich grösste
Vorsicht geboten; weiss man doch nicht, was in Wirklichkeit dargestellt wird
und was der Phantasie des Dichters entspringt. —
Die „portes" und die „huis" der Hölle spielen eine grosse Rolle Passion
de Sainte-Gen. Jub. H, p. 290. — Mercad6 20875 ff. — Greban 26230 ff.
Dass die Gerechten im „limbe" schmachten, wird wiederholt betont: In der
Res. de Sainte-Gen. bricht Christus auf „devers une partie qui limbe est appellee
et dicte" (Jub. II, p. 329). Eine Bübnenanweisung bei Greban (p. 303) bezeichnet
den Aufenthaltsort Adams und seiner Gefährten als „limbe". Der Limbus nimmt
einen besonderen Platz neben der Hölle ein (s. u. p. 69f.). —
Ferner ist die Rede vom „parfont d'infer" (Mercad6 21012), in dem die Teufel
durch Christo eingeschlossen werden. Anspielung auf diesen Teil der Hölle bei
Greban: „il demeure encore a foison
de dampnös en notre maison
au fons de nostre enffer la bas." (Vs. 26364ff.)
Mercade spricht vom „donjon principal" (20892). —
Die Namen der Hölle sind teils recht bezeichnend:
Palais diabolicque (Mercadö 20898).
Chartre hideux (Greban 25052).
Puis tenebreux (ib. 25066).
Fontaine de Tartarus (ib. 26358) etc.
4) S. die Darstellung der Passionsbühne von Valenciennes bei Petit de
JuUeville. „Histoire . . .", II, chap. VIII.
Romanische Forschungen XXXII. Q\
902 Walter Becker
vom Zuschauer aus gesehen rechts. Ein lebendiges Bild entwirft
Cohen von ihr: Ein Festungsturm, ein „puits", in das Sathan gestürzt
wird (gleich dem „pit" der englischen Bühne), und ein grosser Eingang
in Gestalt eines ungeheuren Rachens'). Manchmal wird der Eingang
mit „chappe d'Hellequin" (< Arlequin) bezeichnet. Der Schlund öffnet
und schliesst sich unaufhörlich, speit Teufel aus und nimmt zurück-
kehrende wieder in sich auf. Feuer und Rauch dringen aus der Unter-
welt hervor und aus der Tiefe hört man Schreckens- und Schmerzens-
schreie der gemarterten Seelen.
Über dem Eingang ist das „parloir", auf dem die Dämonen ihre
tobenden Versammlungen abhalten.
Das Innere der Hölle ist dem Publikum nicht deutlich sichtbar.
Durch die vergitterten Fenster hindurch sieht es nur ein buntes Ge-
wimmel von Teufeln, welche in Kesseln, Töpfen, Pfannen die ver-
dammten Seelen schmoren oder sie mit anderen Marterwerkzeugen
bearbeiten. — Das Äussere*) der Teufel, welche auch oft das Höllen-
innere verlassen, ist schreckenerregend. Rabelais (Buch IV ,j) hat uns
eine groteske Beschreibung dieser Ausgeburten mittelalterlicher Phantasie
hinterlassen.
Über den Limbus s. u. p. 965 f.
Selbstverständlich ist die Hölle nicht immer auf dieselbe Weise
dargestellt worden. Einen festen Typ gibt es nicht. In den ersten
Zeiten hat man sich auf die einfachste Ausstattung, oft nur auf An-
deutungen beschränkt. In einem deutschen Spiele sitzt Lucifer in einer
Tonne, welche den „puits" vorstellt!
Übrigens sind wir in der glücklichen Lage, genaue Angaben über
Hölle (und Paradies) zu haben, während die anderen Lokalitäten der
Bühne in den Bühnenanweisungen recht kurz wegkommen. Bedürfen
ja auch „temple, palais, Nazareth, Jerusalem u.s. w." (bis zu 22!) nicht
der gleichen Ausstattung wie Hölle und Paradies.
Diese kurze Skizze mittelalterlicher Inszenierung mag genügen
zur Orientierung über die nun folgenden Einzelheiten der Höllenfahrts-
szene.
1) Der Ausgangspunkt der Darstellung ist Jesaias 5, 14 u. Hiob 40, 20.
2) Zu den Namen vgl. die „revue" bei Mercadö 20812 flf., 20882 ff.; (s. o.
p. 55f.)
Der Text der Höllenfahrtszene liefert folgende — wenige — Anspielungen
auf das Äussere der Teufel:
„Diables couös, diables cornus" (Mercade 20815);
Lucifer tritt ein: „dans sa fumee" (Greban 28877);
Sathan hinkt, denn er hat: „pie a boulle" (ib. 25056);
er sitzt auf seiner „pate" (ib. 25063);
er hinkt „d'ane pate" (ib. 26389);
Astaroth schwört: „par mon crochet" (ib. 24522).
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 963
Die Inszenierung der Höllenfahrt Christi.
Ich halte mich vor allem an die ausführlichen Bühnenanweisungen
der fälschlich dem Jean Michel zugeschriebeneu „Resurrection". Wir
werden sehen, dass der allgemeine Plan der Hülle von dem Typ, den
Cohen gibt, beträchtlich abweicht. Die „Resurrection" bietet eine Fülle
von Einzelheiten. In ihr haben wir die Inszenierung par excellence
vor uns.
Die spärlicheren Anhaltspunkte aus den andern Mysterien gebe ich
in Fussnoten (mit Ausnahme der „Passion de Semur", welche schon
oben p. 945 ff. vorweggenommen worden ist).
Religiös-erbauliche Werke wie die „Meditationes" u. a. m. haben oft
in ausserordentlich fördernder Weise auf die Mysterien eingewirkt. Im
„Belial" des Jakobus de Teramo scheint mir die umgekehrte Wirkung
stattgefunden zu haben ; bietet er doch zu Anfang ein getreues Spiegel-
bild der szenischen Vorgänge, wie Christus von Engeln begleitet, mit
dem Kreuzbanner bewaffnet, — „vexillum in manu tenens" — , zur Hölle*)
hinzieht und dann „in albo vexillo cruce rubente" den Sturm gegen die
Höllentore beginnt. Die Reinheit ihrer Seelen tut sich schon äusserlich
durch weisse Gewänder^) kund. —
Die Dämonen sehen ihren Feind heranrücken. Es gilt den Ver-
zweiflungskampf! Sie rüsten sich zur energischen Verteidigung: „Tous
les diables, excepte Sathan, viennent tous a l'entree d'Enfer; et lors
comme espovantez feront signes amiratifz en mettant Coullevrines,
Arbalestes et Canons par maniere de deffence'): et eulx estans sur le
1) In der Passion de Sainte-Gen. lässt sich aus dem Texte schliessen,
wie Christus zur Hölle steigt. Pinceguerre, einer der Grabhüter, sagt nach
Christi Auferstehung:
„Mais je vois •!• blanc home la
Qui SU8 son col une crois porte". (Jub. H, p. 288.)
Folgende Bühnenanweisungen beziehen sich auf den Beginn der Höllenfahrt:
Bös. de Sainte-Gen.: „Cy voise Dieu en enfer ..." (Jub. II, p. 339.)
Mercade: „Cy vient Jhesus en esperit querir ses amis et les delivrer hors
d'lnfer« (p. 241).
2) Die guten Seelen tragen in den Mysterien weisse (seltener auch rote)
Gewänder, so Christus und die Engel, die Erzväter und Propheten im Llmbus
(vgl. „celestial vestements", Mercad6 21158). Die „schwarzen" Seelen sind auch
äusserlich durch schwarze Kleider gekennzeichnet (gelegentlich auch durch
rote), z. B. der böse Schacher.
3) Bühnenanweisungen fehlen in den anderen Mysterien. Dem Text nach
zu schliessen, hat die Verteidigung einen ähnlichen, kriegerischen Charakter. Sie
besteht zumeist darin, dass die Teufel Fenster und Tore schliessen und nach
allen Regeln der Kriegskunst verriegeln; so z. B. Passion de Sainte-Gen.,
Jub. II, p. 290.
61*
gg^ Walter Becker
Portal, TAme de Jesu-Christ, accompaignee de quatre Aoges, et de
rAme du bon larron, viendra aux Portes d'Enfer'); trainant apres eile
Sathan enchesne d'une chesne-" („Eesurrection", Parfait II, p. 476).
Unglücksfälle'^) sind bei solchen „Artillerie"- und Kampfszenen
keine Seltenheit. —
Aller Widerstand ist vergebens. Christus sprengt^) die Tore wie
Mercadö: Lucifer:
„Fault tout barrer comment qu'il soit", (20804.)
Cerbere:
„Je viens de fermer no hucquiet,
Et s'ay abaissiet la barriere,
Et tout clö8 devant et derriere
Tant que nous soromes bien asseur." (20875 ff.)
Dass ein „Bollwerk unter dem Hauptturm" hergerichtet wird (20890fif.), ist
wohl nur zur Erhöhung der Einbildungskraft da. —
Lucifer:
„Furnissiez tres bien no infer,
Fremez le a barrieres de fer,
Et as chaines de fer ardans,
Aux portes soiez bien gaitans,
Quil n'y ait fenestre ou pertuis
Qai ne soit pourveus et furnia
De culuvres et de canons." (181ß5ff,)
Die letzten Verse stimmen mit der Bühnenanweisung der„R68urrection" überein.
Greban: Lucifer:
„barrez nos huis a gros verrous,
tenez nos portes bien fermees . . ." (24510 f.)
Lucifer :
„Sus! deables, horrible commun,
serrez ces portes a puissance,
bendez verroux en habondance,
chargez barres plus d'ung millier" . . . (26230 ff.)
1) Der Höllenrachen wird in den sonst so ausführlichen Bühnenanweisungen
der „R6surrection" merkwürdigerweise nicht erwähnt. Er spielt aber eine Haupt-
rolle z. B. in der grossen „monstre" (Schauzug) von Bourges (vgl. Cohen a. a. 0.
p. 95fif.). — Dass er ein uuerlässliches Requisit des Höilenapparates ist, geht
auch aus den zahlreichen, bildlichen und plastischen Darstellungen gerade in der
französischen Kunst hervor (vgl. dazu A. Haseloff: „Eine thüringisch-sächsische
Malerschule des 13. Jahrhunderts" in Stud. z. d. Kunstgeschichte 1897, Heft 9,
p. 158 ff.; und Male: „l'Art religieux en France" (Xllle s.), p. 261 ff.).
2) S. Cohen a. a. 0. p. 160/1 und 240/1.
3) Die Sprengung der Tore und Vernichtung der Teufel gibt den anderen
Mysterien Veranlassung zu folgenden Anweisungen:
R6s. de Sainte-Gen.: „Les diables yssent hors d'enfer" (Jub. II, p. 340).
Mercadö: „Cy abat Jhesus les portes d'infer et le grant diable aussi
et passe sur lui [vgl. auch Vs. 21011 ff.] et trait ses amis hors d'infer" (p. 242).
„Adonc les [diables] enclot en enfer" (p. 242).
J
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 965
durch ein Wunder. „ley Tarne de Jhesns et les dictes anges lYent
Satban piez et malus et puls le mettent sur la marche du puls d'enfer"
(Cohen a. a. 0. p. 94). Diese Fesselung Sathans hat überraschende
Ähnlichkeit mit Text lat. B des Ev, Nie, cap. VIll. Auch mag die
Vorstellung von den „vinculis aeternis" (Ep. Judae, Vs. G) mitgewirkt
haben. —
Die Bestrafung Sathans vollzieht sich auf folgende Weise: „Notez
que l'Ame de Jesus jecte Sathan au Puis, et crie moult horriblement.
Et icellui Puis doit estre edifie jouxte le pallour [= parloir] de dessus
le Portal d'Enfer, entre icellui Portal et la Tour du Limbe pardevers
le champ du Jeu; pour mieulx estre veu. Et doit estre faict ledict
Puis en teile maniere, qu'il ressemble par dehors estre massonne de
pierres noires de taille. Et si doit estre si large, qu'il puisse avoir
separacion entre les deux par lies: en l'une desquelles soit fait feu
de souffre, ou autrement saillant continuellement hors dudit Puis. Et
doit estre fait par soufflez ou autrement, subtilement qu'on ne s'apper-
goive. Et en l'autre partie du Puis, en laquelle sera gecte Sathan,
n'aura point de feu, et s'en istra ledit Sathan par une fenestre qui sera
faicte par devers Enfer, assez bas. Et aprös qu'il aura este gectö,
ledit feu doit gecter plus grande flambe que paravant. Et doit on
tirer aucuns Canons en ce faisant, et avoir tonneaux pleins de pierres,
et d'autres choses, que Ton doit faire tourner, aiTin qu'ilz fassent la
plus horrible noise^), et tempeste que l'on pourroit faire, apres lesquelles
choses ainsi faictes, silence doit estre imposee." („Resurrection", Par-
fait, II, p. 477 n. f.)
Nachdem Christus Sathan samt seinen Helfershelfern (s. deren
Namen Parfait II, p. 478) unschädlich gemacht hat, schreitet er zum
Limbus. Auch zu dieser Szene gibt die „Resurrection" interessante
Anweisungen: ,,Notez que le Limbe doit estre au coste du Parlöer
qui est sur le Portal d'Enfer, et plus hault que ledict Parlöer,
en une habitacion, qui doit estre en la fasson d'une grosse
Tour quarree, environnee de rez et de filez, ou d'autre chose clere,
afin que parmi les Assistans puissent voir les Ames qui seront, quant
l'Ame de Jesus aura rompu ladicte porte, et sera entree dedens. Mais
paravant la venue de Tarne de Jesus en Enfer, ladicte Tour doit estre
garnie tout a Tenviron par dehors de rideaux de toille noire, qui
couvriront par dehors lesdits retz et filetz, et empescheront qu'on ne
voye, jusques a Tentree de ladicte Ame de Jesus; et lors, a sa venue,
Greban: „Icy doivent cheoir les portes quand Jhesus frappera sa croix
encontre" (p. 342). — Verurteilung der Teufel s. Vs. 26273 ff.
1) Die „noise", ein „Höllenlärm" der schlimmsten Art, gehört unbedingt
zu diesen Szenen; vgl. a. Greban: Jesus führt die Seelen aus dem Limbus tort,
„taudis fönt grant tempeste les diables en enfer" (p. 343).
966 Walter Becker
seront iceulx ridaux subtilement lirez a coste, tellement que les Assistans
pourront veoir dedens la Tour.
Et nolez que a la venue de TAme de Jesus, doit avoir plusieurs
torches et falotz ardans dedens ladicteTour, en quelque Heu qu'on ne
les puisse veoir, qui feront grande clarte". —
Mit peiDlich-uraständlicher Genauigkeit gibt also die ,,R6surrection"
alle Einzelheiten über den massigen, viereckigen Limbusturm, der das
„Parlöer" über dem Höllenportal noch überragen soll. Vor der Ankunft
Christi ist der Turm mit schwarzen Vorhängen umhüllt, die nach der
Sprengung der Limbustore plötzlich weggezogen werden. Durch durch-
sichtige Netze sehen jetzt die Zuschauer die innen sitzenden Propheten
und Patriarchen.
Die Resurrection erwähnt nicht, dass die — weissgekleideten oder
auch nackten — Gefangenen des Limbus' nur von den Hüften') an
aufwärts für das Publikum sichtbar sind. — Im Augenblicke des Ein-
tritts Christi flammen Fackeln im Innern auf, aber so, dass man sie
selbst nicht sieht, sondern nur ihren hellen Lichtschein. Man gibt damit
das purpurfarbene, wunderbare Licht wieder, von welchem das Ev.
Nie, Pars II, cap. II erzählt. Christus zieht die Erzväter und Propheten
aus dem Limbus heraus und ausser ihnen „Judich, Hester, Anne Mere
de N.-D., quatre Innocens, Joseph Mary de la Sainte Vierge, Carin et
Leoncinus." („Resurrection", Parfait U, 478 n. g.) Die beiden letzten
(Karinus und Leucius) erzählen, wie bekannt, im Ev. Nie, Pars H, die
Höllenfahrt Christi und ihre Befreiung. Interessant ist hier ihre Er-
wähnung; man erkennt die alte Tradition. Die anderen Personen, „Judich"
usw., sind willkürlich hinzugefügt.
Hinter dem Limbusturm dringt aus dem nicht sichtbaren „Ort der
Verdammten" fürchterliches Jammergeschrei vieler Seelen, unter
denen sich besonders eine mit einer „bonne voix et grosse" als Führerin
hervortut. Christus hört ihr Flehen nicht, sie sind gerichtet^)!
Zwei Orte noch harren des Besuches Christi: die „Chartre du
Purgatoire" und der „Limbe des Enfants", zwei unterirdische
Verliesse „au dessoubz du Limbe des Peres, a coste." Christus befreit
zehn Seelen aus dem Fegefeuer, das künstlich durch „eaue de vie"
erzeugt wird; dagegen verlässt Christus den „Limbe des Enfants"
wieder, ohne sich durch die Bitten und das Flehen der Kleinen rühren
zu lassen. Vgl. dazu die strenge abendländische Auffassung über die
Erlösung der erbsündlich belasteten Kinder (s. o. p.901 f. u. 908 A.3). Dass
Christi Hartherzigkeit in dogmatischen Lebren ihren Grund hat, ahnt
wohl keiner der Zuschauer mehr.
1) S. das Bild der „Passion de Valenciennes" bei Petit de Julie ville
„Histoire . . .", II, chap. VIII.
2) Vgl. a. Greban 26364 ff.
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 967
Am folgenden Tage*) ziehen Christus, die Engel und die Befreiten,
einander an den Händen haltend, in langem Zuge quer über die Szene
hin zum irdischen Paradiese 2), einem blühenden Garten. Am Tore
empfängt sie der Engel Seraphim „0 vestemens de rouge, tenant
une epee toute nue en sa main". Hier halten sich die Propheten
und Patriarchen bis zur Himmelfahrt Christi, an der sie auch teil-
nehmen, auf.
Da das himmlische Paradies sich auf einer die Szene überragenden
Erhöhung befindet*), so gibt der Aufstieg*) Veranlassung zu einem
„clou" ^) mittelalterlicher Bühnentechnik : Christus und die Engel
werden von einem Balken hochgehoben. Gleichzeitig steigen mit
Christo zum Himmel empor die Patriarchen und Propheten — in Ge-
stalt von 51 Papierpuppen, welche täuschend nachgeahmt und an dem
Gewand Christi befestigt sind: „Les deux filz Symeon ressuscites
et les quarante neuf qu'il menera monteront secretement en paradis
par voye sans qu'on les voye mais leurs statures de papier ou de par-
chemin bien contreffaictes jusquez au dit uombre cinquante et un person-
nages seront atachez a la robe de Jesus et tirez aniont."
1) Die Miniaturmalerei hat dieses Motiv aufgenommen. Jesus mit den
Patriarchen in langer Prozession erscheint seiner Mutter. (In dem Evangeliar
des Cölestins d'Amiens 16. Jahrh.; vgl. Gaz. d. b. arts, 1904 I, p. 228 Ai-)
2) Kes. deSainte-Gen. ; Dieu:
„Or entrez . . ." (Jub. II, p. 342.)
„En gloire . . ." (ib. p. 344.)
Passion de Sainte-Gen.; Dieu:
„Regardez tous se il a cy
Beau lieu; . . ." (ib. p. 297.)
Mercade: . . . „et dist Jhesus al hnmain linage en menant hors."
(p. 242.)
ib.: „Cy en maine Jhesus l'humain linage en paradis terrestre ..."
(p. 242.)
ib.: „Cy montre Jhesus al humain linage le paradis terrestre et leur dist."
(p. 245.)
Greban: L'Esperit Jhesus „prent Adam par la main." (p. 342.)
ib.: „icy les en maine Jhesus hors d'enfer et les met en quelque lieu
determine . . ." (p. 343.)
3) Vgl. z. B. Mercad6 17712.
4) Vgl. zur Himmelfahrt auch die Bühnenanweisung bei Greban:
„Icy monte Jhesus ou ciel avecques aucuns angles et lors se doivent les
patriarches absconser." (p. 433.)
5) Dieser szenische Vorgang verfehlt seine Wirkung nicht. Er dringt in
die bildende Kunst ein, vgl. die Darstellung auf dem Kirchenfenster von St.
Evreux (Male, in Gaz. d. b. arts, 1904 I, p. 278).
968 Walter Becker
Literatur.
Allgemeinen Charakters.
Benutzt wurden die Werke über französische Literatur:
von H. P. Junker, Petit de Julleville, Lanson;
über mittelalterliche französische Literatur:
von G. Paris, A. Stimming (Vorlesung); die „Histoire litteraire de la France";
ferner an wissenschaftlichen Zeitschriften und Publikationen:
Herrigs Archiv, Notices et extraits des mss. fr., Revue des Langues romanes,
Romania, Soci6t6 des anciens Textes fr., Zs. für deutsches Altertum;
ferner an Enzyklopädien, Lexiken etc. :
La Grande Encyclopedie, Grundriss der rom. Philologie, Katholisches Real-
lexikon ed. Wetzer und Weite, Protestantische Realenzyklopädie ed.
Herzog, Godefroy, Körting.
Ferner die Handbücher für kirchliche Kunst:
von Bergner, Detzel, Kraus, Otte.
An Kunst-Zeitschriften:
Gazette des beaux Arts, Revue de l'Art chr6tien.
Speziellen Charakters.
L Texte:
„Advocacie N. D. ou la Vierge Marie plaidant contre le Diable", pp. Alph.
Chassant, Paris-Aubry 1855.
Daniel, H. A., „Thesaurus hymnologicus" (Bd. II). Lipsiae 1841—56.
Dreves, G. M. (S. J.), „Analecta hymnica medii aevii", VII. „Die Prosen der
Abtei St. Martini zu Limoges". Leipzig 1889.
„Evangelia apoerypha" ed. C. de Tischendorf. Lipsiae 1876.
„L'Evangile de Nicodfeuie, trois Versions rim6es de . . .", pp. G. Paris, et
A. Bos, Paris 1885 (Soc. d. a. T. fr. 1885, s. a. Herrigs Archiv, Bd. 64,
p. 159 ff.).
„Fanuel, li Romanz de saint . . .", pp. C. Chabaneau. Paris 1889 (s. a. Revue
des langues rom. 1880, 1885).
Froning, R., „Das Drama des Mittelalters L" Stuttgart 1891 (D. N. L. 14, 1 u. 2).
„Graal, le Roman de Saint — ...", pp. Fr. Michel. Bordeaux 1841 (s. a. Soc.
d. a. T. fr., 23, I).
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Paris 1878.
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„Jeu d'Adam" (= „Adamsspiel"), hgg. Dr. K. Grass, Halle a/S. 1891 (in Rom.
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Diss. Göttingen 1909.
Inhalt.
Seite
Einleitung 897—899
Allgemeiner Plan der Untersuchung 899—901
Teil I. Die Höllenfahrt Christi in der religiös-didaktischen
Literatur 901—923
A. In der poetischen 901—923
Die „Passion« des 10. Jahrhunderts 901—902
11. und 12. Jahrhundert: Unfruchtbare Zeit .... 902
13. Jahrhundert: Begriff „Übersetzung". — „Roman
deRösurrection" des Andr6 de Coutances; Inhalt: Leo-
tinus undCarinus; Wunderbare Klarheit; Prophezeiungen;
„Öl der Barmherzigkeit" •, Dialog zwischen Satan und
Enfer; Christi Donnerstimme; Aufruhr; das höllische
Heer; Eintritt Christi; Bestrafung der Teufel; Wut der
Hölle; Befreiung der Gerechten; Anbetung; Zug zum
Paradies; Elias, Henoch, Dismas 902—906
Quelle: Ev. Nie; Descensus Christi ad Inferos: Titel;
Ursprung; Maurys Theorie; Parallelen zu den Kirchen-
vätern; Tischendorf, Lipsins: Gnostischer Ursprung;
Dogma; Verfasser; Gnostische Züge: Uridee der
Höllenfahrt 906-909
Vergleich zwischen dem „Roman de R^s." und dem
Ev. Nie; Typen; die Person Christi; das Milieu der
Hölle; Vorhölle (= Limbus) ; Los der Gerechten; bas-
enfer; das Höllentor; „Höllenfahrt der Istar"; die
Teufel; „Originalität" im Mittelalter 909—912
Zwei andere gereimte Übersetzungen des Ev. Nie. 912
Popularisierung der Höllenfahrt Christi durch
lateinische Werke: „Speculum bistoriale", „Legenda
aurea", „Meditationes", Bonaventura, „Beüal"; Bedeutung
dieser Werke 913-914
Religiöse Gedichte der Jongleurs 914
Die Sage von der Höllenfahrt Christi in der altfranzösischen Literatur 971
Seite
Das Jongleur gedieht über die Höllenfahrt
Christi: Verschmelzung mit der Passion;^ Inhalt; Ver-
gleich der Texte; Quelle: Ev. Nie: Wert; kirchlich -
dogmatischer Geist; Predigt und religiöse Literatur;
„Advocacie N.-D"; „Li ver del Jüise" ; „The Harrowing
of Hell": — „Fanuel"; Eva-Szene; Fegefeuer; andere
Hss.; Procula-Sage; möglicher Eiufluss des liturgischen
Dramas auf das Jongleurgcdicht 914 — 922
Höllenfahrt als wesentlic hes Attribut Christi . . 922
Ein gereimtes Credo 922—923
B. In der prosaischen Literatur 923
Teil II. Die Höllenfahrt Christi in der profanen Literatur
„Joseph d'Arimathie"; „Merlin"; „Perceforest" .... 923—924
Teil III. Die Höllenfahrt Christi in der dramatischen Literatur 925—959
A. In der ersten Periode
Erste Erwähnung; unfeste Form; „Canticum triumphale";
Sequenzen und Hymnen; die nächtliche Osterprozession. 925 — 929
B. In der zweiten Periode
Die agn. „Resurrection" 929
C. In der dritten Periode 929—959
Charakteristik unserer Szene; Szenenfolge der Höllenfahrt
und Auferstehung (Seele und Körper Christi); die Rolle
Christi; Prophetenspiel und Höllenfahrt 929—932
„Passion d'Autun": Typischer Charakter ; Beeinflussung
durch das Jongleurgedicht; r6sume; Legende von den
4302 Leidensjahren Adams 933—934
Die Motive des Ev. Nie, Pars II 934—936
Das Motiv der himmlischen Klarheit in den Mysterien . 935—936
„Passion de Sainte -Genevieve": Charakter; Ver-
gleich mit dem Ev. Nie.; Eintritt ins Paradies: Mysterium
und bildende Kunst; Einfluss des Jongleurgedichtes . 936 — 938
„R6surrection de S ainte-Gene viöve." Allgemeiner
Charakter; Anknüpfung an Sündenfall; Originalität des
Dichters; Verhältnis zum Ev. Nie.; Sturz der Engel;
didaktische Tendenz; Mystik; Einfluss der Osterprozession;
geringes dramatisches Talent; Schluss der Szene; Moral
und Satire 939—942
„Passion de S6mur. " Übergangstyp; Fortschritt der
Entwicklung; das komisch-groteske Element; vier wesent-
liche Elemente der Höllenfahrtsszene; Ev. Nie. und
„Passion de Sainte-Genevieve" in unserer Szene; die
„Resurrection de Sainte-Genevieve"; die Osterprozession;
„diableries" 942—948
„Passion" des Eustache Mercade d'Arras. Umfang
und Charakter unserer Szene; Preambulum; Vorliebe für
Teufelsszenen; Kulturbild in Form einer Satire; die
972 Walter Becker
Seite
engere Höllenfahrtsszene; Einfluss der „Resurrection de
Sainte-Geneviöve" und der anderen Passionen ; Motive
des Ev. Nie; Schlnssworte Christi; liturgische Reminis-
zenzen ; Teufelsszenen; „revue"; Verkehrston; Schlägereien ;
Geschmack des Publikums; der „betrogene Teufel"; der
„prahlerische Teufel" 948—953
„Passion" desArnoul Greban. Das Ev. Nie; die
üsterprozession ; Mercadß und Greban ; dramatisches
Talent; Himmelfahrt Christi und der Patriarchen und
Propheten; innere Vorzüge der Szene bei Greban; seine
Weltanschauung; Szenenfolge; Greban und Dürer; „di-
ableries"; neues Motiv: Herbeischleppung „armer Seelen" 953—957
„Passion" des Jean Michel. Michel und Greban . . 958
„Rfesurre c ti on" (irrtümlich dem Jean Michel zuge-
schrieben). Motive aus Ev. Nie., Pars H, lat. B . . . 958
Die Höllenfahrt Christi in den Mysterien des
16. Jahrhunderts. Allgemeine Charakteristik; Über-
sicht; epischer Nachklang in den „Actes des Apötres" 958 — 959
Schluss. Vom Symbolismus zum Realismus; Christi
Höllenfahrt in der bildenden Kunst; dramatische Kraft
im Mysterium; Mangel an Idealismus 959 — 960
Anhang. Die Inszenierung der Höllenfahrt
Christi. Welt und Bühne; die Hölle; unsere Szene in
der „Resurrection" und in den anderen Mysterien; „Belial",
ein Spiegelbild der szenischen Vorgänge ; Verteidigung der
Hölle; Höllentore; Fesselung Sathans; Puis d'Enfer;
Limbusturm; Erläuterung der Limbuszene; Ort der
Verdammten; Chartre du Purgatoire ; Limbe des En-
fants; Zug zum Paradies; die Himmelfahrt, ein ,,clou"
der Bühnenkunst 961—967
Literatur 968-970
Sonets
da
C. Bardola.
Decleranza.
A scopo, cha la successiun Ventura possa resentir ils celebers
merits da tschertas ouvras edittas, e fats eroics, ha scriptur quitras
voglü bonorar ils editturs resp. scripturs, e 'Is acturs da quellas tras
sequaints Sonets, anuvand allura a quels eir aileh oters, eun resenti-
maints naorals per la vita.
Vua 6. Scbner 1912.
1. AI p. m. trapassä, ma immortal poet, meis snppost präceptor
1ie\^^ Martinas ex Martinis da Ramosch.
Seba eu tscbantscbar sa boz, o bain o mal Ladin,
Schi stov'eu ingrazebar, qiie sgür il plü a Tai,
Cbi'm hast ellectrisä, a lejer da per niai,
T'as ouvras graud scriptur, per chant e pled Divin.
Las qualas ün sto dir ,,La basa dal Romantsch"
Tant Philomel 'il vers, co TAbifs dat a gllim;
Chi boz amo'l coneuorS; per spiert zelant e fin
Po'n far, e eultivar cun verva e cun scblantsch.
Gia sur duos seculs sun, cha Tu esch nella tomba,
E pur T'as ouvras fan, tuot boz amo plasebair;
See füfs a qui preschaint, a nofs revair Ti'ombra;
La quala, cun sonora, Tia vuscb riainta,
Our dal lontan clamefs, a tuot fand a savair:
Attent signuors attent, cha Philomela chanta!
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2. AI p. m. trapassä ma immortal poet ReT»*» Giovaüi Batt.
Frizzoui da Cellerina.
Sulet la Biblia det a Tai directiun,
Pro classic vers, in Tias ouvras dattas;
Chi bod duos seculS; sco clinöd sun stattas,
Nel culto Keformä — a pro devotiun. —
Mossand il pled a niis, prezifs sco stat favlä,
Sainz' investir a quel — tin' otr' ideja; —
Percio, a'T port eu hoz — ii crauz d'urbeja —
Chi qua poet esch degn, dad esser honorä.
In lingua netta — Jambo e Corea —
Uni Dactilue, hast Teis chant ornä;
Pro figural - stupenda melodia —
Chi'l cour e'l spiert sustegna elevä;
Clin schvol celest, scons disch T'a poesia,
Per ans unir, — nel lö desiderä.
3. AI p. m. trapassä, ma immortal poet Sig^ Zacharias Pallioppi
da Cellerina.
Co admiresch eu Tia poesia —
Teis classic vers e metric majestus!
Co m'instupischa Tia fantasia —
Tuot natural e netta — da vapurs — !
Co rest eu fraid, lejaud Teis Variante,
Tras tuot ils peeis contschaints, nel mond poet!
E CO am s-choda que, vezzand T'a spranza,
Stin Un avgnir, da quaid repos eilet!
Oh grand esch Tu, poet dell' Oengiadina!
E grandas sun T'as ouvras dat a nus,
Qua cultivand T'a lingua — la Ladina —
In classic möd profuond e majestus;
Chi tuot, sco'l schvol celest da rondolina,
S'adozza vers il tschel, — quel lö bramufs — .
4. AI contschaint poet S'ig^ Giovaüi Mathis da Cellerina.
Arschaiva meis salüds poet per Teis vers-in,
Schabain cha quel talvouttas eir zoppaja,
Ma'l cour e verva, saimper bön manaja,
Fand ressentir il fat, tras pled e spiert sublim.
I
975
Lapro ais dutsch la tschern' e dutsch FexpressiiiD,
Chi' declamand, indutscba svels la lingua;
Staat nel Romantsch Teis pur Ladiu s'diBtingua,
Scöl vegl soDor Tinguach, dals trapassads babiins ;
Qual da Martin' a Segl, s'ha conservä sonor,
Nel conversar, nel scriver, vers e prosa —
Egual SCO tuot las fluors lur genuin colur.
Perciö, contin'usche, sün quella basa,
Chi svefis eleiv'il cour dal patriot leetur;
Lejand gugent T'a clera püra frasa.
6. AI celeber editiir della Chrestomathie Rätho roinantscha,
Sig^ Professor D»" Casper Decurtins da Truns.
Relscbaiv'ils grats salüds, celeber editur,
Per la coUecziun uscbe voluminusa;
In registrand tscbert tocs, onr d'ogni bun scriptur,
Sco classic monumaint, da lingua amurusa.
Pero, non sul quist far, ozzet il figl Griscbun,
Seis stiidis l'ban dozza, plü bod in sa vallada;
Servind sco guidatur, contin eir al Chantun,
Cun sabi seis cussaigl e penetrant ögliada.
Usche, ch'el svefs amo, nels meglders ans da vita,
Subit qua guit tscberuU Ciissglier nazional;
11 post ch'el occupet, trent' aus e plü la gitta,
Rendant quatras honur, a seis pajais natal;
E finalmg clamä sün ün plü ot proceder,
Ha banduna'l politic e munta'l catheder.
6. Copgiä dal fögl d'Oeng. Nr. 42. dals 21. Oct. 911.
AI contsehaint C. Bardola in Vna.
Dal grand scriptur Martinus ex Martinis
Hast Tu survgnieu, sco'ns disch instrucziuns^),
Stüdgiand sias ouvras Philomel e'l Abiss,
Per ans orner in sequit cun Tieus duns.
Non sul in prosa, ma eir sün la rima,
A'T best ris-chö, a satisfacziun;
Sco pUr sü'l metrik, per cha l'Engiadina
Pofs as guarnir, sper otra natiun.
') Yide fögl d'Eng. del p. p. April.
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A'ns dant allur, las „Strias" e la „Lupa"
„L'Epiphania" e la „Chalavaina"
Uni'l „Tschanuff"; sco dramag da plaschair.
Perque, contin'usche sün quella basa,
Cun Tia püra, genuina frasa,
A pro dlvertimaint e bei giodair. Giov. Mathis.
7. Copgiä dal l'ögl Nr. 62. dals 30. Dec. 911. A nofs Nestors
ladins, G. Mathis e C. Bardola.
Per quant eir, cha vieplü's perfeezionescha
L'art d'Esculap, e milli preparats
Per tuots maloms pussibels s'anunziescha;
Istefs, da quels amo non's han chaltads,
Chi tgnessan sü da Cronos la grand prescha!
Be sti'il Parnass s'vezz ailcb priveligiadß,
Chi sau ingio quel magic Nectar crescha,
Chi sfid il grisch e l'alb d'ottas etadsl
Barba Giovanes 'vains a Cellerina
E sper Tschanufif Bardola senior:
Chi sa, 8cha quels ans defsan la masdina?
Sperains da bain! In ogni möd da cour,
Giavüschar 'luius amo blers, buns, bels dis,
A nofs poets Bardola e Mathis! Chasp. Poo.
8, Resposta. AI Signor Chasper Poo Tri est e.
II letterä poet mett'in donianda,
Diversas chosas, chi al stan sü'I pet;
Sperand, cha ün dels duos fors' al responda,
Sur Esculap e Cronos cler e net?
Sco pur, ingio quel magic Nectar crescha,
Chi sfid'il grisch e Talb d'ottas etads;
E vit' humana bain reficiescha,
Sper otras tantas bunas qualitads?
Ch'El vegna pur dimen'in Oengiadina,
E baiv'il magic Nectar sUn nofs munts,
Quist ais la megldra buna medicina,
A tuots maloms possibels per far fruut!
Allur a'L dain il man sün lunga vita,
E'L grattulain da cour pro ogni gitta!
I
Sonets 977
9. Fat eroic, nella gnerra dellas gialinas 1475. AI yalorus
guerrier Gnaglielm Barth da Ramosch.
AI chastelan da Naiiders e seis drama,
Hast TU Clin spiert e bratsch eroic traversä;
Cur quel, dals da Chade, a scopo trama,
Pe'l carnaval als dumandeiv'ün gial chastra.
Da nus? disch Tu: Ne gial ne pur gialina!
Que ais schapür dovair, dals sciavs e teis vasals;
Slin que, cun rotschas fin Ramosch feslina,
Dschand: Per desdrUer tuot, las rafsas e'ls scufsals.
11 comandant, ün Joan Martin — fand beffa
A'T clama — Mütscha, mütscha Barth Guaglielm,
Uschgliö, la vit'a't euosta, sehild e heim!
Tu qua sfidä, sUn Diou mettand T'a spranza!
L'hast atterrä, in mod chi fa terrur;
Clamand: „Morir pols eu, ma cun honur"!
10. AI nobel flgl Grischun mordriti dj. 24. Sehner 1639.
Georg Jenatsch da Samaden.
Unguott' a Tai stramainta per la patria,
Ne sforz, ne privels fan a Tai guinchir;
Schi, svefs il credo sto a que servir,
Per metter nel Grischun toccanta sboria.
Servind a potentads cun quella mera,
D'havair nel bsögn ün di dad eis succuors,
Non tscherchas TU daners, ne hast' a Tai honurs;
Ma non T'gradind, schi volvast la bandera.
Svefs, barratand la chanzla cun la spada,
Esch tandem arrivä a tuots Teis plans;
Ma tradimaint pro feista preparada,
Qua a conjur'esch TU crodä nels maus
E mordriji a Cuoir'in chasa Fausch;
0 Rhätia di'm, co't has qua deportada?
11. II sehvilnp del spiert, nella Tit'humana.
L'human non sta salda ne ferm ün momaint,
Percio, ch'ün as sdaisd'e festina;
Sch'el sdouvla e's mouva, schi va'l inavant,
Nun brich, inavo quel chamiua.
Romanische Forschungen XXXII, 62
978 C. Bardola
II sabi, chi's craja bastaut seis savair,
Cnpida e dorem' in poltruna ;
Seis spiert dvainta muff, chi culpisch' il podair,
Ch'EI moura contschaint sco' na nulla.
II sfrign nella vita impuon' a pensav;
A't sdaisda dimen'e refletta:
A't sdouvla e't smouva, raa non cupidar
E tegna l'ögliada qua netta;
L'intera t'a vita per ir inavant —
Siand, ch'ün svefs moura contin imprendant.
12. La vit'huniana. Fensnm als Sig^* theologs.
11s dids del human sun fixads diferent,
Seis auns sun dombrads in nasclientscba:
Pro'ls blers bnst'ils üners, pro'ls oters — fin tsebient.
Refletta human t'a partenza!
Tuot oter Un quinfa dals archi - antics,
Chi seculs plU seculs viveivan,
Eu pens, cba da seri'ans servau quels dits,
Sco quel, cha la bos-cba favleva.
Siand, cba tuots asters, la glün'e'l solai,
Eir lefs temps, sco boz cbaminevan;
Sü'is quals, eir ils arcbis a que ch'ün po vair,
Lur dids e lur anns calculevan;
U pUr — cba natura buman'as vefs vout —
II chC; non ais facil a crajer que tuot.
13. Provorbial: L'h'uman ais il faTgor da sia fortüna.
Mincb'üu ais uad pro ailch exeptuä,
Scha la fortüna voi, ch'el tscherna quella brantscba,
Schi fa'l [irogrefs iiüens e vain da tuot stima,
Sco „non plus ultra" nell' humauitä.
II Pharmacist, chi as prepar' unguents,
Quel po spüdar in terr' e far laudrour'na lozza;
Douvrar allura quella franc pro seis pazients
Chi sgür non falla ün, da tuot ils tschients
Intant, cha quel modest as tscbern' in sbaigl
Ün otra brantscba — a resparm u a cba])rizzi —
El reista qua modest, ma sainza minim sehlantscb.
(
Sonets 979
Refletta tu !a tseliern'in seis detaigl,
LoDtan da paschiims, ßuperb'e vaun güdizzi,
Schi ponst allui' eir tu, sgiir far \\n buu bilantscb.
14. Vox populis vox Dei. Vusch del pövel, vusch da Diou.
Kefletta lectur qui c g-uarda che schflatscb,
Chi segna — maskra d'ironia — ;
La bos cb'as tscheriiet, sco seis raig il spinatscb
Per dar als humans plü fadia.
Ils stadis, cbi seguan a quist ornamaint,
Sustegnan quatras la nöblia ;
Quais maDgiaa la frütta del hom inozaint
E laschau las spinas sco früa.
T'inchüra perque, da nou dar our da iiiaa,
Sulet be ad tin la pussanza;
E neir brich a plus, quals insembel s'aftau,
Paraints u amis — a balantscha;
Uscbgliö, poderast tii üd di a't sgrattar,
Perche, be il public uou soula fallar.
15. II nom del hom.
II nom ais pesaiit plü co l'aur e l'argient,
Refletta l'a vita intera;
Ün sbaigl inozaiat, fiogia porta il veut,
Siir'onr ils coufins e la sfera.
Perciö, schi t'adüsa a bain reflettar,
Teis pleds e discuors fats — sti'l seri;
Svefs spafs ha seis limits i)er nou surpalsar,
E güir controlla sco miseri.
Tant plü SUD ils fats, eun sabgüda fat bun,
Üu scorü; Chi relascba ün maccal;
II quäl, non as lava cu'l meglder sabuu,
Perqiie non surfar gnanc'ün taccal;
Accio, ogni di possast dir a teis nom,
Nel spafs e nel seri, eir eu sun ün hom.
16. La povertä.
La povertä ais ün flagel,
Chi pressa e rabatta;
Cur ch'ella tocc'il finanziel,
Schi l'hom battü as chatta.
62*
980 C« Bardola, Sonets
Pero, plü greiv battü ais quel,
U deprimi dafatta;
Cur las fa vair spirituel,
Pro seis amis u schlatta.
Perciö, accuorra'l in agüd,
Cun tuot qiie ch'ais possibel;
Tscherchand pe'I pover seis salüd,
Pro ogni mez fattibel.
Quist ais dovair da charitä,
.... Reflett'e fa!
17. 11 chanfar del cnc nella tardira prümavaira 1911.
11 cuc quel ais ün mez striuu,
Chi our dal god qui chanta
E's allegrar palainta,
Cha prlimavaira vegn'a sprun.
Fiogiä nel März clameiv'el pro:
II temp's fä bun, pur craja,
Eu di que sainza baja;
Süd la lavur 'sfat ladavo.
Pero, subit gnit naiv e fraid;
Sü'l ehe Sar Din's filainta
E'l pover cuc 'sresainta,
E disch tuot frane: Eu he fallä,
Mo oters cucs in quantitä,
Sun ultra mai, chi chantan.
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Bd. 32
Romanische Forschungen
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